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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:40

Transport aérien - L’Egypte L’Algérie sur une liste noire

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L’Algérie est dans une nouvelle «liste noire», égyptienne cette fois-ci, en rapport avec la vague d’alertes aux colis piégés enregistrée ces derniers jours. Les Algériens qui se rendent en Egypte seront sous observation permanente des services égyptiens.

Alors que partout en Europe des mesures sont prises pour faire face à la menace de colis piégés, l’Egypte, qui cherche à sauver son tourisme, a annoncé par la voix de son ministre des Finances, Boutrous Ghali, avoir déjoué l’entrée de colis piégés dans le pays. Selon le ministre en question, l’affaire a été éventée grâce à la collaboration entre les services de renseignements égyptiens et «internationaux».

Le ministre égyptien qui intervenait dans un congrès international des douanes a indiqué que les colis avaient été traités avant leur arrivée en Egypte. Cette affaire des colis ainsi que des menaces visant les Coptes égyptiens ont créé un état d’alerte sécuritaire important en Egypte.

Le ministre a annoncé qu’un nouveau système a été mis en place pour l’inspection des colis postaux à destination de l’Egypte. La mise en place d’une «liste noire» est attribuée aux autorités de l’aéroport du Caire. Celles- ci ont décidé d’y inscrire cinq pays arabes dont l’Algérie dont les courriers, colis ainsi que les citoyens subiront un traitement particulier.

L’Algérie, pour rappel, a mal réagi à son inscription, au début de l’année, par les Etats-Unis et la France dans une liste noire en compagnie de 13 autres pays: Afghanistan, Liban, Libye, Irak, Nigeria, Pakistan, Arabie Saoudite, Somalie, Yémen, Iran, Soudan, Syrie et Cuba, seul pays non musulman de la liste.

Mourad Medelci, le ministre algérien des Affaires étrangères, avait indiqué qu’il avait adressé une lettre officielle à son homologue français Bernard Kouchner «pour protester et pour souligner que la décision de classer l’Algérie parmi les pays à risques est une humiliation».

Suivis et surveillés

En avril dernier, les Etats-Unis ont abandonné, officiellement, cette «black-list» au profit d’un examen des profils des passagers arrivant aux Etats-Unis et une adaptation des contrôles selon les menaces éventuelles. Un responsable à l’ambassade des Etats- Unis à Alger a indiqué que ces mesures «seront appliquées à tous les passagers venus de différents pays, de la même manière».

La France qui a suivi de manière mécanique les Etats-Unis dans l’imposition de la «black-list» avait également exigé que les compagnies aériennes lui fournissent toutes les données sur les passagers se rendant dans l’hexagone, dès la réservation du billet

Dans la black-list égyptienne, l’Algérie se retrouve en compagnie du Yémen, pays présumé source des colis piégés, de l’Irak, de la Somalie et de la Mauritanie. D’autres médias égyptiens ajoutent l’Arabie Saoudite à cette «black-list égyptienne».

Selon une «source informée», cité par la presse du Caire, ces pays figurent dans cette black-list en raison de l’existence, chez eux, d’une branche d’Al-Qaïda.

Concrètement, les Algériens qui voyageront vers l’Egypte subiront des contrôles plus sévères: leurs passeports seront minutieusement examinés et les «suspects» seront suivis jusqu’à ce qu’il y ait l’assurance qu’ils n’ont aucun lien avec l’organisation d’Al-Qaïda.

Certains journaux indiquent que le contrôle des citoyens en provenance de ces pays ne se limitera pas à un sévère examen au moment de leur arrivée à l’aéroport. «Les mesures de sécurité vis-à-vis des citoyens de ces pays comportent, outre un examen minutieux de l’aéroport, un suivi et une surveillance durant leur séjour en Egypte», lit-on dans un article. Avis donc aux amateurs.

Source Le Quotidien d’Oran Salem Ferdi

Le Pèlerin

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:30

Algérie - Allocation touristique, frais pour soins à l’étranger : Les députés veulent un relèvement des montants

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Les députés demandent au gouvernement un relèvement de l’allocation touristique  ainsi que l’allocation pour études et soins à l’étranger, c’est ce que propose  dans son  rapport introductif sur la loi de Finances 2010, la commission des  Finances et Budget de l’APN.

En effet, la commission, au nom des députés appelle le gouvernement  à  «réfléchir à des mécanismes pouvant aider  certains  citoyens, à prendre en charge leurs frais d’études à l’étranger  et d’autres pour des  soins à l’étranger,  probablement des cas de maladies graves qu’on ne peut prendre en charge localement. Il est difficile de croire que la commission qui travaille habituellement en étroite collaboration avec les représentants du gouvernement dans l’enrichissement d’un tel  projet de loi n’ait pas eu l’aval de l’exécutif. Et ce n’est pas la seule. La Commission a fait beaucoup de propositions similaires  telles que «la facilitation de l’octroi de médicaments pour les malades chroniques»  et d’autres aides sociales en faveur des enfants scolarisés par exemple. Mais  cette idée de relever le niveau des transferts est une première. La première  fois que le gouvernement a pensé à une pareille mesure remonte aux années 80 où les Algériens se contentaient des 330 FF  pour se rendre à l’étranger  et  l’on pouvait en plus payer son billet de train, ici en Algérie et en dinars.

L’allocation a fini par passer à l’équivalent de 15 000 DA à transférer, soit 150 dollars. Un pécule qui ne suffirait à couvrir qu’un jour de frais, alors que l’on évalue un séjour minimum de trois jours, en terre étrangère, à 1000 euros. Avec les restrictions liées à l’obtention du visa, peu d’Algériens  se posaient la question de savoir si ce montant était à même de couvrir  leurs frais inhérents, non pas au tourisme mais au voyage.

La réglementation prévoit quatre cas de transfert

La possibilité de disposer d’un compte en devises qui sera alimenté par des opérations de change au noir a ajouté à leur indifférence. Pour le commun des mortels, on ne  comprend pas pourquoi des pays  comme la Tunisie, le Maroc et la Libye pouvaient se permettre «  un pécule qui fait dix fois le nôtre», nous dit un voyagiste qui exclut que ce relèvement puisse constituer «un manque à gagner ou une hémorragie pour nos devises». La cagnotte «est assez conséquente» et les Algériens seront de moins en moins candidats aux voyages  avec «les conditions draconiennes qu’on imagine,  aujourd’hui, dans l’obtention d’un passeport biométrique», ajoute-t-il. La commission de l’APN n’a pas fixé un seuil  mais on peut souhaiter qu’elle (la proposition)  «prenne en  compte ce qui se fait chez nos voisins», nous dit-on. A titre de comparaison, le Marocain a droit à une allocation de change de 1350 euros, le Tunisien à 2.400, celle-ci est passée du simple au double en quelques années seulement.

De plus,  nos voisins ont même la faculté «de cumuler ce montant en deux ans ou de le fractionner pour plusieurs sorties», ajoute notre voyagiste. La réglementation algérienne en matière de change prévoit quatre cas de transfert au profit des  particuliers. Il s’agit de l’allocation touristique, 15 000 DA par an (environ 150 euros), soins sous conditions à l’étranger, allocations études pour les non boursiers ainsi que les frais de rapatriement de corps, 100 000 DA (environ 1 000 euros). En 1996,  la Banque d’Algérie avait institué un droit de change au profit des nationaux résidents poursuivant une scolarité à l’étranger. Le montant a été  fixé à 7.500 dinars maximum par mois pour une période maximale de dix  mois s’écoulant entre le 1er septembre et le 30 juin.

Une autre instruction de la Banque d’Algérie avait, la même année, institué un droit de change  pour soins à l’étranger  fixé à la contre-valeur en devises d’un montant maximum de 120.000 dinars par année civile «sous réserve que les soins suivis à l’étranger ne soient pas couverts par une prise en charge délivrée par un organisme algérien de sécurité sociale», précise le texte.

Source Horizons K. Daghefli.

Le Pèlerin

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:29

Algérie - L'aéroport d'Alger, deuxième meilleur aéroport en Afrique. Tamanrasset, le pire aéroport du continent

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Comme chaque année, le site spécialisé « sleepinginairports.net »publie son classement des meilleurs aéroports dans le Monde après avoir enquêté auprès de millions de passagers dans le monde entier. Et en Afrique, l'aéroport international Houari Boumedienne d'Alger s'en sort plutôt bien puisqu'il est classé à la deuxième position juste derrière l'aéroport de Carthage de Tunis considéré, lui, comme le meilleur aéroport en Afrique. 

En prenant en compte la propreté, la rénovation, l'entretien et la sécurité, ce classement mondial a permis de dévoiler que les voyageurs en transit à l'aéroport d'Alger sont globalement satisfaits de la qualité des services et des installations de cette infrastructure aéroportuaire.

L'aéroport d'Alger se retrouve, d'ailleurs, beaucoup mieux noté par les voyageurs que les aéroports de Johannesburg, le Cap et Addis Abéba, qui sont pourtant des aéroports beaucoup plus fréquentés. 

Ceci dit, si Alger s'en sort bien, il n'en demeure pas moins que l'aéroport le plus mauvais en Afrique est celui de Tamanrasset, selon ce classement établi par sleepinginairports.net. L'aéroport de Tamanrasset préside ainsi la liste des aéroports les plus mal classés en Afrique. Cette liste comprend les aéroports suivants : Lagos, Dakar, Luanda, Douala, Abuja, Freetown, Casablanca, Marrakech et Khartoum. 

Ces aéroports sont tous déconseillés par des voyageurs qui reprochent à ces installations de manquer cruellement de WiFi, de salles d'internet, de salles de prière, de bons restaurants ou de zone sieste de transit. 

Cette enquête prouve enfin que le réseau aéroportuaire Algérien doit se renforcer en modernité et commodités notamment à l'intérieur du pays où les infrastructures aéroportuaires sont souvent délabrées et abandonnées à leur triste sort. Aujourd'hui, il parait urgent de ne plus investir uniquement dans la Capitale pour délaisser ensuite les autres régions du pays. 

Source El Watan Abderrahmane Semmar

Le Pèlerin

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:25

Algérie - Enquête sur la corruption : les vraies raisons d’un refus

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La polémique autour de la demande de commission d’enquête parlementaire sur la corruption formulée par 25 députés de diverses tendances a rebondi à la suite d’une mise au point solennelle du président de l’APN, lors du  débat sur la déclaration de politique générale du gouvernement, le 25 octobre dernier. 

Selon M. Ziari, l’échec de notre démarche est dû à notre méconnaissance des modalités juridiques de la procédure de commission d’enquête.

Celles-ci m’ont, selon lui, été clairement  notifiées dans le texte de la lettre de rejet qu’il m’a adressée en septembre dernier, lettre dont il a ordonné à ses services de remettre une copie à chaque député, séance tenante. Examinons donc de près la pertinence juridique de l’argumentaire de cette fameuse lettre.

Ce courrier, qui m’a été transmis le 7 septembre, précise que c’est «le bureau de l’APN réuni le 1er  septembre qui a délibéré sur ma demande et qui a considéré que son contenu n’est pas conforme aux  dispositions constitutionnelles et législatives relatives aux commissions d’enquête, notamment les articles 161 de la Constitution et 76 de la loi organique 99-02». Que disent donc ces articles ? Le 161 stipule que «chacune des deux chambres peut, dans le cadre de ses prérogatives, instituer à tout moment des commissions d’enquête sur des affaires d’intérêt général».

Le 76 confirme encore : «Conformément aux dispositions de l’art. 161 de la Constitution, l’Assemblée populaire nationale et le Conseil de la nation peuvent dans le cadre de leurs compétences instituer à tout moment des commissions d’enquête sur des affaires d’intérêt général.»

M. Ziari ajoute dans sa  lettre : «Conformément à ces deux dispositions, il faut que l’objet de la demande se rapporte à une affaire précise contrairement à votre demande qui revêt un caractère général ne désignant pas un secteur ou une instance déterminés, chose  de nature à empêcher la commission d’accomplir son travail et d’arriver à des résultats objectifs.»

Faut-il croire qu’il suffirait de reformuler la demande en tenant compte de ses critiques pour qu’elle soit acceptée ?

Rien de moins sûr, sachant la manière hermétique avec laquelle il a géré l’APN jusqu’ici.

Le plus cocasse, mais aussi scandaleux, c’est que ce sont exactement les deux articles que nous avons  invoqués pour fonder juridiquement notre demande de commission d’enquête qui nous sont opposés pour nous la refuser. Seraient-ils donc confus et n’y aurait-il entre nous qu’une divergence d’interprétation ? Voyons cela.

L’intérêt général, premier critère légal

Il y a un seul cas où  le dispositif identique des articles 171 et 76 suscités peut être invoqué pour refuser une commission d’enquête : celui où l’objet de la demande  n’a pas un caractère d’intérêt général. Quelqu’un peut-il affirmer que la corruption n’est pas un dossier d’intérêt général, particulièrement en Algérie où ce fléau à ciel ouvert grève la sécurité nationale, bloque la démocratisation et hypothèque l’avenir des générations futures ? Si tel était le cas, l’ONU n’aurait pas, par ailleurs, parrainé, en 2003, une Convention internationale contre cette forme de criminalité.

Ce critère a-t-il été débattu dans la réunion du bureau de l’APN ? Je ne le sais pas.

Les deux autres conditions

Le deuxième cas possible de rejet d’une  demande d’enquête parlementaire est une condition  de forme. L’art. 77 de la loi organique 99-02 exige de mobiliser 20 signatures de députés. En la matière, et malgré les difficultés de la tâche, nous en avons réuni 25.

La troisième et dernière condition de recevabilité interdit (art. 79) d’interférer avec le pouvoir judiciaire sur des affaires en cours d’examen à son niveau.

C’est pour parer à l’avance à ce genre de riposte que nous écrivions dans l’exposé des motifs de notre demande de commission d’enquête:  «… Qu’il soit bien entendu donc que nous ne prétendons aucunement enquêter sur les cas d’espèce actuellement sous procédure judiciaire.»

Hormis ces trois conditions, tous les autres articles relatifs à la commission d’enquête – du 78 au 86 – ainsi que l’art. 69 du règlement intérieur de l’APN ont trait aux étapes suivantes de la procédure, c’est-à-dire à la composition de la commission et au déroulement de l’enquête proprement dite jusqu’à la possibilité (art. 86) d’organiser un débat général sur le rapport final de la commission d’enquête.

Les critères  abusifs du bureau de l’APN

S’agissant de la prétendue obligation de désigner un secteur ou une instance pour l’enquête parlementaire sur la corruption, chacun constatera aussi qu’il n’y a, dans les articles 161 et 76 sur lesquels s’appuie M. Ziari, nulle trace – explicite ou implicite – d’une quelconque exigence de  «particulariser» ou de «généraliser» ou dimensionner de quelque manière que ce soit l’objet à soumettre à enquête parlementaire.

Ce sont là des conditionnalités nouvelles – donc sans aucun fondement légal – exigées arbitrairement de nous par le bureau de l’APN. Celui-ci étant, pour l’essentiel, une structure de coordination et de  représentation de groupes politiques présents à l’Assemblée, a-t-il la prérogative de créer la loi en lieu et place de la plénière sur des questions qui en relèvent? Ce n’est bien entendu pas le cas.

Mais admettons que le bureau de l’APN possède une marge de prérogatives qui lui permette de remodeler à sa guise l’objet d’une demande de commission d’enquête et examinons son argumentaire.

Manœuvres et méconnaissance des rôles

Notons d’abord que la lettre du 2 septembre ne nous invite pas explicitement à reformuler notre demande en la conformant aux critiques du bureau. La demande est rejetée telle que présentée et c’est tout. Pour la jurisprudence, lorsque j’ai déposé, en décembre 2008, une proposition de loi pour l’abolition de la peine de mort, les remarques de forme qui m’ont été faites m’ont été notifiées par la direction des affaires législatives de l’APN et n’ont jamais donné lieu à un courrier de rejet au nom du bureau de l’APN comme c’est le cas dans le présent dossier.

L’exposé des motifs de notre demande d’enquête a décrit la prolifération du phénomène de la corruption dans le but de souligner la gravité de sa généralisation. Le bureau de l’APN a sauté dessus pour arguer qu’on lui demande une enquête trop vaste pour être entreprise efficacement, non sans avoir ainsi avoué tacitement être convaincu de l’ampleur du fléau.

Il prouve, ce faisant, au minimum sa mauvaise foi et au pire sa méconnaissance, feinte ou réelle, de la problématique de la corruption, ainsi que des rôles du député et subséquemment du Parlement aussi.

Quant à la suggestion indirecte de nous faire cibler un secteur ou une instance précis pour y enquêter sur la corruption, elle  pèche par sa visée manipulatoire et – plus grave – par son ignorance, simulée ou sincère, des missions respectives des divers acteurs institutionnels

Député, commissaire, procureur et juge

Quel peut  donc être l’objectif essentiel d’une enquête parlementaire sur la corruption ? S’agit-il, au sens policier, de découvrir des actes de corruption et d’identifier leurs coupables ou plutôt d’enquêter sur les conditions et les moyens juridiques, économiques, sociaux, politiques et culturels qui rendent possible l’acte de corruption, de connaître aussi son ampleur, le traitement qui lui est réservé par les organes de l’Etat qui ont mission de le combattre ? S’agit-il de transformer le député en commissaire aux comptes, officier de police judiciaire, procureur ou juge ou de lui donner la possibilité permanente de contrôler  individuellement et collectivement la gestion des deniers de la nation, l’application de la législation, l’évolution des pratiques et phénomènes sociaux afin d’y conformer la loi et de préserver les intérêts nationaux ?

Pour ma part, je refuse de me substituer à l’appareil judiciaire.

Lorsque je viendrai à connaître ou soupçonner une ou des affaires de corruption dans un secteur ou une institution, je ne m’échinerai pas à réunir vingt signatures de députés pour y regarder de plus près. J’irai droit voir la brigade économique ou le procureur du coin et s’ils ne font rien, j’irai voir leurs échelons supérieurs. Ce n’est qu’en dernier ressort que je ferais intervenir le Parlement et ce sera pour lui faire jouer son rôle de contrôle des institutions de l’Etat qui n’auront pas assumé correctement leurs missions en la matière.

Parlement, commissariat et tribunal

Notre demande ne visait pas à faire enquêter le Parlement pour prouver en soi l’existence ou l’absence de corruption. Cette information est un secret de polichinelle que la presse et les annales judiciaires algériennes, même modestes, révèlent quotidiennement avec force détails.

Il ne s’agit pas non plus de procéder – comme le fait la douane pour les containers au port –  à des sondages sectoriels pour proposer des solutions spéciales. La corruption n’est spécifique à aucun secteur, elle est la même partout. Le «caractère général» ou plutôt généralisé de la corruption ne modifie en rien sa nature juridique unique, celle d’un délit pénal.

Loin de commander de l’aborder secteur par secteur comme le suggère le bureau de l’APN, sa généralisation appelle, aux niveaux politique et législatif, un traitement efficient et global. En l’occurrence, c’est exactement ce que nous avons visé lorsque nous avions demandé à enquêter.

Faut-il rappeler que nous avons précisé dans notre demande d’enquête vouloir «connaître du phénomène de la corruption en général, de ses causes et de la pertinence et perfectibilité des moyens et dispositifs divers qui lui sont opposés.

Plus précisément, il s’agit d’enquêter sur l’ampleur, les sources, les méthodes et les niveaux de responsabilité de la corruption en Algérie puis de proposer les correctifs juridiques et institutionnels susceptibles de mettre un terme à l’hémorragie qui saigne les ressources de la Nation».

L’instrumentalisation du contrôle judiciaire

La suggestion tacite de rediriger notre demande d’enquête sur un secteur ou une instance précis cache également un piège juridique cousu de fil blanc.

M. Ziari et le bureau de l’APN savent très bien que l’art. 79 de la loi organique 99-02 interdit de créer une commission d’enquête parlementaire sur des affaires en cours devant la justice, la justice recouvrant y compris les commissariats de police, les brigades de gendarmerie et les services du DRS.

Dans les vraies démocraties, cette règle a pour noble et légitime but de faire respecter le principe fondamental de la séparation des pouvoirs. Contre l’investigation du Parlement tout comme l’arrêt de renvoi, dans l’affaire Khalifa, a rétréci le champ d’action du juge.

En l’état actuel de la confusion des pouvoirs et de leur soumission à tous – en particulier le judiciaire – à l’Exécutif, le député ne possède aucun moyen sérieux de vérifier si une affaire est véritablement ou non sous contrôle judiciaire. Chaque fois qu’il le voudra, le gouvernement aura tout le loisir de soustraire un secteur, une instance, une institution, une affaire ou un individu ou groupe d’individus au regard d’une commission d’enquête parlementaire.

En vérité et pour clore la polémique sur cette argutie, le subterfuge de «généralité» opposée à notre initiative par le bureau de l’APN n’est pas sérieux, pour la simple raison qu’une commission d’enquête légalement constituée est souveraine pour délimiter et dimensionner l’objet de ses investigations et organiser efficacement son action.

La propension au blocage des initiatives

En réalité, depuis qu’il est à la tête de l’Assemblée, M. Ziari a drivé et/ou adoubé l’avortement de quatre ou cinq demandes de commissions d’enquête, confondant sa mission avec celle de vouer au silence ou à la stérilité toute une  législature. Comment croire à son souci du droit, lui qui refuse de déférer devant la commission juridique une proposition de loi – celle criminalisant le colonialisme – que je n’ai, par ailleurs, pas signée moi-même, qui a réuni plus de cent signatures ?

La brusque découverte du droit par le président de l’APN peut-elle faire oublier son interview à la Chaîne III de la Radio nationale où il disait en substance qu’une commission d’enquête est trop sérieuse pour être confiée à l’Assemblée nationale, oubliant qu’il en est le président ?

Le rejet – signé par le troisième personnage de l’Etat – revient donc à nous dire : nous vous refusons le droit que vous reconnaissent la Constitution et la loi organique. Y a-t-il déni plus franc et surtout plus brutal et contraire au droit ?

C’est un refus assumé de s’incliner devant la Constitution et la loi. Juriste de formation, je n’ai personnellement jamais rencontré un tel argumentaire juridique, hormis lors de situation de coup d’Etat dont l’auteur déclare suspendues Constitution et lois au profit du droit de la force.

Les vrais motifs politiques du rejet

Comme on le constate, le refus opposé par le bureau de l’APN à notre demande ne repose sur aucun argument juridique valable mais regorge de leçons politiques.

Cette affaire confirme de nouveau l’omnipotence de l’Exécutif et l’allégeance inconsidérée de l’instance parlementaire.

C’est un  nouvel épisode de la gestion d’une institution que l’on a décidé de bâillonner après l’avoir délégitimée par la fraude électorale pour en faire le souffre-douleur volontaire et visible d’un système inique et essentiellement occulte.

Cela laisse également comprendre que même avec une majorité écrasante docile, le Parlement est l’enfant mal aimé du système qui étouffe le pays.

Un député de la coalition présidentielle m’expliquait pourquoi une commission d’enquête fait peur même lorsqu’elle se compose uniquement de députés de la «majorité» en disant «rien ni personne n’est sûr». Cette donnée souligne à la fois la fragilité politique et institutionnelle actuelle du pouvoir et la gravité de la situation dans le domaine de la gestion des deniers publics.

L’économie nationale souffre de l’absence de volonté officielle de lutter contre le fléau qui la mine. Créé par la loi en 2006, l’organe central de prévention et de lutte contre la corruption est  mis sous le boisseau malgré le décret 06-143 du 22 novembre 2006 qui en fixe l’organisation et le fonctionnement.

Venue pour avorter la demande de commission d’enquête parlementaire, la création par voie d’ordonnance, en septembre dernier, d’un Office central de répression de la corruption géré par des officiers de police judiciaire – une police de plus – est trop balbutiante et incomplète pour être crédible.

Que de tergiversations significatives !

S’agissant d’un dossier aussi déterminant que celui de la corruption, force est de conclure que comme dans celui dit de la tragédie nationale, celui de la mise en veilleuse, durant longtemps, de la Cour des comptes et de l’IGF… les réponses du Pouvoir participent d’une stratégie de neutralisation des appareils de l’Etat et des forces vives de la Nation. Un jour, nous en connaîtrons, peut-être, l’ardoise exacte mais il risque d’être trop tard.

L’autre leçon collatérale, aussi douloureuse que choquante, est le consentement ou au minimum le silence des représentants de l’opposition lors de la réunion du bureau de l’APN qui a bloqué notre initiative, à plus forte raison sur un dossier qui fait partie de leurs argumentaires officiels face au Pouvoir.

C’était là une occasion pour eux de prouver que des opposants (à plus forte raison des démocrates qui se revendiquent comme tels), même brouillés, peuvent s’élever au dessus de leurs personnes et de leurs chapelles lorsqu’il s’agit de défendre des convictions réputées être communes.

Une chose est sûre : tout comme nous avons élargi le cercle des partisans de la levée de l’état d’urgence au sein de l’hémicycle, notre initiative contre la corruption a libéré la parole, même parmi la coalition dite présidentielle. L’enjeu est de se réapproprier la dignité et l’autorité de la fonction et surtout de maintenir vivantes dans la société les questions susceptibles de structurer le chemin vers la conquête de la citoyenneté et de la démocratie.

Source El Watan Ali Brahimi. Député de Bouira

Le Pèlerin

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:20

Airbus - L'A 400M décolle enfin

a400m.jpg 

...Avec le Président d'EADS Louis Gallois? Ils ont annoncé hier un pas important vers le décollage du programme A400M : la conclusion de l'accord de financement des 5,2 milliards d'euros de surcoût entre les 7 pays clients et Airbus Military.

Enthousiaste, Hervé Morin a parlé de « grand jour pour l'industrie européenne de défense. L'A400M a définitivement décollé ».

Louis Gallois, président d'EADS, a parlé « d'efforts équilibrés » tout en rappelant que son groupe avait provisionné au total 4 milliards au titre de l'A400M depuis le début du programme.

Hervé Morin a rappelé que le programme A400M était entré dans une « crise majeure à la fin 2008 avec l'annonce de trois à quatre ans de retard ».

Les contretemps en série (mise au point du moteur, report répété du premier vol etc.) et les dépassements financiers ont rendu indispensable de renégocier le contrat initial.

Malgré l'enjeu de 12 000 emplois en France et de 40 000 en Europe, il a fallu une année de psychodrame à rebondissements pour aboutir à l'accord de principe de mars, et encore huit mois pour le « finaliser ».

« Les États ont renoncé à réclamer des pénalités à l'industriel et ont accepté une hausse du prix unitaire de 11 millions par avion », a déclaré le ministre.

La France prendra livraison de son premier A400M début 2013, puis de sept exemplaires en 2014. La France dépensera 8,4 milliards d'euros pour une commande totale de 50 appareils.

Jean-Jacques Mirassou, sénateur de Haute-Garonne, a réagi à la bonne nouvelle : « Je me réjouis de cet accord

[…] . Ce sont plusieurs milliers d'emplois à terme qui sont concernés par ce projet, et la Haute-Garonne en sera largement bénéficiaire. Un bémol toutefois, car rien dans les déclarations du ministre ne permet d'évaluer le montant, sur les 5,2 milliards d'euros de surcoût, qui sera affecté à la France. »

Source La dépêche du Midi

Le Pèlerin

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:10

Un livre noir publié hier par le réseau Wassila pour dire halte à l’impunité vient d’être édité afin d’éradiquer les violences conjugales en Algérie.

Reseau Wassila

 

En trois ans, 1855 femmes violentées ont contacté les centres d’écoute du réseau Wassila. Parmi elles 556, soit 30%, sont victimes de violences conjugales, dont 20% ont un niveau universitaire. C’est la réalité tragique mise en évidence par le livre noir sur les violences conjugales en Algérie.

Pour marquer son dixième anniversaire et à la veille du 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violence à l’égard des femmes, le réseau Wassila a rendu public, hier, son livre noir sur les violences conjugales en Algérie, réalisé à «la mémoire (...) de chacune des femmes que les violences conjugales ont fini par tuer. En souvenir de toutes ces victimes de crimes impunis, dont la tragédie secrète a été ensevelie dans l’anonymat et l’indifférence, avec la complicité de tous. En marque de solidarité avec les innombrables femmes interdites de parole et qui continuent à vivre l’intolérable. En hommage à celles qui ont le courage de briser le silence, de réagir’ (…)». Son but : dire «halte à l’impunité» et «plaidoyer pour la criminalisation de la violence conjugale mais aussi la mise en place de dispositifs pour la protection des femmes victimes».

Coordonné par Dalila Imarene-Djerbal, en collaboration avec Louisa Aït Hamou, Dr Malika Amrouche, Leïla Benabderrahmane, Pr Fadhila Chitour, Nadia Hamza, Fatma-Zohra Mokrane et Dr Rekia Nacer, le livre retrace les témoignages de nombreuses victimes de violence, «afin de rendre visible et palpable cette douloureuse réalité qu’est la violence conjugale» et de faire entendre «la voix étouffée de toutes les victimes qui restent, en secret, enfermées dans la honte, l’isolement, le silence, la peur». Qu’ils soient directs ou indirects, ces récits révèlent la gravité des violences, confortée d’ailleurs par l’analyse du bilan des activités des centres de prises en charge du réseau Wassila et de ses centres d’écoute, durant la période comprise entre 2006 et août 2009. Les chiffres même alarmants restent en deçà de la réalité, puisqu’il ne s’agit que de la violence déclarée par celles qui ont osé parler. Ainsi, le bilan des centres d’appel, établi entre février 2007 et août  2009, fait état de 1855 victimes à avoir appelé au moins une fois dont 559 sont mariées, soit 30% des appelantes. Parmi ces dernières, 336 (60%) sont victimes de violences conjugales, 32% des victimes ont un niveau secondaire, 33, soit 20%, sont universitaires, 30, soit 18%, ont un niveau moyen et 18, soit 18%, ne dépassent pas le niveau du cycle primaire.

L’écoute montre que les femmes subissent différentes formes de violence à la fois, physique, sexuelle, économique et psychologique, c’est-à-dire qu’en même temps qu’elles sont battues, elles sont dévalorisées, insultées, diminuées, séquestrées, expulsées du domicile. Sur 205 femmes victimes de violences conjugales, 136 ont été suivies sur une période plus ou moins longue. Le système de permanence hebdomadaire, instauré entre 2006 et 2009 dans les centres d’accueil, a permis d’enregistrer 350 victimes, dont 73 souffrent de violences conjugales, avec un pic de 27 cas en 2007, et 21 en 2008. Agées entre 25 et 65 ans, avec une prépondérance pour la catégorie des 35-45, les victimes ont dans leur majorité une moyenne de 2 à 4 enfants, et quatre seulement n’en ont pas. Le plus grand nombre de ces femmes ne travaillent pas en dépit du diplôme dont disposent certaines. Trente-cinq d’entre elles sont mariées, seize divorcées et quatre célibataires. Pour la plupart, la raison principale du divorce, de la demande de divorce ou de la séparation, est la violence répétée de l’époux.

Les femmes plus sujettes aux violences physiques

Les agressions les plus utilisées par le mari sont l’abandon du domicile conjugal avec 18 cas, l’abandon de famille avec 11 cas, la répudiation un cas et le remariage hors consentement avec 5 cas. Néanmoins, les violences les plus récurrentes sont celles physiques : 65% des femmes sont victimes de violences diverses par «armes naturelles» – telles que les gifles, coups de poing, coups de pied – ou à l’aide d’objets : table de nuit, ventilateur, marteau, bouteille de verre, barre de fer, balai, eau chaude, cigarette allumée. Ce type de violence entraîne dans la majorité des cas des ecchymoses en diverses parties du corps, plusieurs fractures au niveau des membres. Six femmes ont subi des blessures par arme (couteau). Quatre ont été menacées avec des armes (couteau, arme à feu) et trois ont été menacées de mort. Mais les coups et blessures volontaires viennent en premier avec 38 cas sur 73. Parmi elles, 3 victimes ont été battues à coups de hache, une à coups de couteau et une (enceinte) a reçu des coups au ventre.

Deux victimes ont eu une fracture au bras et à l’épaule, une autre a été torturée avec des décharges électriques ou des brûlures avec des mégots. Au niveau des centres d’écoute, sur les 336 femmes qui ont appelé entre février 2007 et août 2009, 205 ont été victimes de coups et blessures volontaires (dont six étaient enceintes), trois d’avortement forcé, 37 d’insultes et d’humiliation, 15 de violences sexuelles, six de menaces avec une arme, trois de menaces de mort, quatre ont fait état d’inceste sur enfants, 15 ont été victimes d’ extorsion de salaire, biens, bijoux, voiture, héritage, 29 ont été abandonnées, 30 menacées d’une mise à la rue, de répudiation ou de divorce, cinq dont l’époux s’est remarié, huit ont été menacées de remariage, 13 ont évoqué les relations extraconjugales, 18 de privation de ressources, 13  victimes de séquestration et de réclusion, 12 d’interdiction de travailler et trois de refus de soins ou de médicaments.

Les violences psychologiques et économiques, moins évoquées

Les violences psychologiques sont citées par 37 femmes sur 336 prises en charge dans les centres. Il s’agit de victimes âgées ayant subi des violences physiques plus tôt dans leur vie conjugale, mais qui continuent à être insultées ou menacées de répudiation. Humiliées, déconsidérées, 13 cas des femmes ont déclaré être enfermées, ou est interdit pour elles d’aller travailler à la condition de remettre leur salaire. D’autres interdits, comme celui de travailler, ont été soulevés par 12 femmes. Les violences économiques sont dénoncées par 15 femmes et se définissent par l’extorsion du salaire, parfois par ponction directe sur le compte postal, l’époux signant et encaissant les chèques avec la complicité d’agents administratifs, vol de la pension ou de l’aide des parents, des revenus du travail à domicile, de biens divers comme voiture, de l’héritage, des bijoux. Dix-huit femmes sont laissées sans entretien ni nourriture, elles et leurs enfants, 29 femmes ont été abandonnées, 30 ont été expulsées de la maison conjugale, 11 ont été menacées d’être mises dehors ou répudiées, 13 femmes ont été victimes d’adultère tandis que cinq femmes ont vu le remariage de l’époux.

Sur 205 femmes victimes de violences conjugales, 136 ont été suivies sur une période plus ou moins longue. Pour mieux rehausser l’enquête, des témoignages poignants font de ce livre noir un réel «un cri d’alarme». «La plupart des récits contiennent une telle douleur que la violence conjugale mérite de sortir définitivement de la banalisation et du laxisme. Il est inacceptable aussi qu’elle demeure encore un sujet tabou alors qu’elle casse, rend malade, tue parfois et détruit un nombre de femmes qui restera toujours impossible à évaluer parce qu’en réalité il sera, quoi qu’on fasse, toujours bien supérieur à ce que les meilleures statistiques quantifieront.» A ce titre, il est important qu’elle soit qualifiée de «violence spécifique et non pas noyée dans le chapitre des violences en général, des coups et blessures volontaires (CBV) ou accidentels (…) Elle permettrait d’introduire un facteur aggravant lié à l’identification de l’agresseur : l’époux …»

Source El Watan Salima Tlemçani

Le Pèlerin

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 00:21

Mise en place du cadre juridique

telephone portable

 

Le cadre juridique de la téléphonie mobile troisième génération est en phase d’élaboration pour le passage de l’Algérie à cette technologie.

L’établissement de cahiers de charges relatifs aux prestations de la téléphonie mobile troisième génération a été annoncée, jeudi dernier à Oran, par le ministre de la Poste et des Technologies de la communication et de l’information, Moussa Benhamadi.

S’exprimant lors d’une conférence de presse avant la clôture des travaux du Congrès international sur les stratégies des TIC à Oran, le ministre a expliqué que son département est en train de préparer un dossier relatif à ce projet qui sera soumis prochainement au gouvernement. M. Benhamadi a indiqué que le passage à la technologie de troisième génération nécessite une base législative et des cadres juridiques.

« Nous oeuvrons à la mobilisation de toutes les potentialités et compétences afin de concevoir une stratégie efficiente à ce projet », a-t-il indiqué, cité par l’APS. Dans le même ordre d’idées, le ministre a souligné que son secteur s’attelle à la recherche de solutions aux questions liées aux contenus, dans le cadre du projet de transfert de technologie de troisième génération, ainsi que de l’adhésion des opérateurs à ce projet et au financement.

Le ministre a affirmé que la concrétisation de ce projet technologique constitue une nécessité absolue pour l’Algérie afin de parachever l’ouverture sur les technologies développées dans les domaines de l’information et de la communication, et pour élargir leur utilisation dans les domaines des prestations et des transactions économiques et commerciales. M. Benhamadi a ajouté que le passage à la technologie de troisième génération garantira le renforcement du marché des communications et des TIC.

« Nous aspirons à réaliser un niveau de gestion électronique des transactions commerciales, en s’appuyant sur les technologies de la téléphonie mobile dans les opérations bancaires et les prestations », a-t-il poursuivi.

Concernant le programme de développement de la société de l’information dans le pays, il a expliqué que la stratégie de son département s’appuie sur l’élaboration d’un projet pilote unique, au moins pour chaque secteur, dans le domaine des TIC, afin d’assurer leur généralisation et leur développement.

Pour étayer ses propos, le ministre a présenté des modèles de ces projets, à l’instar de la numérisation des archives du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et celui de la Justice, ainsi que le projet relatif à la modernisation de l’état civil à travers les systèmes informatiques, pour lequel une équipe de travail a été constituée, composée d’experts et de spécialistes dans ce domaine.

A signaler que M. Benhamadi a noté avec satisfaction la réussite de la 2e édition du Congrès international sur les stratégies des TIC d’Oran, notamment en matière d’échanges d’expériences entre les participants africains.

Par ailleurs, à l’occasion de sa visite effectuée le même jour à l’Institut national des télécommunications et des TIC et ses laboratoires, M. Benhamadi a affirmé, qu’au vu de la formation de haut niveau qu’il dispense, cet institut, qui forme des ingénieurs dans le domaine venus d’Algérie et des étudiants de pays africains, mérite d’obtenir la certification de conformité internationale décernée par l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Source Le Maghreb Mounir M.

Le Pèlerin

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 00:20

Algérie - L'université ou l'illusoire stabilité

universite algerie

 

Ces derniers temps, on ne cesse de gloser sur les dernières augmentations salariales, comme si, à elles seules, elles pouvaient régler le problème d'une université médiocre, installée à la queue du classement international, africain et arabe.

Les syndicats, trop peu présents, appareils absents, exultent, occultant l'essentiel, c'est-à-dire la tragique désorganisation d'une université toujours en quête d'une illusoire stabilité. On continue à distribuer des diplômes qui se dévalorisent vite, ne résistant pas à l'usure d'un temps factice qui laisse à la porte du chômage une grande majorité de sortants et qui posent sérieusement le problème de la qualité d'un enseignement au rabais. Que se passe t-il à l'université ? Pourquoi nos cadres supérieurs préfèrent-ils « caser » leurs rejetons dans des universités étrangères ?

Les choses sont complexes, elles ne peuvent être réductibles à un simple constat, mais relèveraient d'une lecture diachronique mettant en relief les multiples dysfonctionnements caractérisant une université héritée de l'espace colonial. Certes, durant les années 70, des efforts colossaux ont été entrepris pour massifier l'entrée à l'université, mais avaient été vite sabordés par une politique d'algérianisation qui a fortement enlaidi et gravement appauvri une université qui accueillait de très grands professeurs étrangers comme Bettelheim, Balibar, Dowidar, Palloix, Lebray, Ngandu NkashamaCette erreur d'appréciation des pouvoirs publics conjuguée à un discours nationaliste désuet allait fermer une institution dont la vocation première est l'ouverture au monde. Ainsi, le savoir se retrouve condamné à une fonction de gendarme, perdue dans les arcanes de décisions politiques occultant la construction d'espaces symboliques pouvant bénéficier à une Algérie future.

Les jeux démagogiques avaient pignon sur les territoires politiques qui avaient également pris la décision trop rapide de mettre en œuvre une politique d'arabisation, certes légitime, mais sans une sérieuse préparation, déstabilisant encore plus le paysage universitaire et poussant déjà à l'exil de nombreux universitaires. L'écueil de la langue allait engendrer une sérieuse césure. L'enseignement devenait le lieu d'un simulacre de jeu de langues et de tentatives de s'en sortir avec des mots trop approximatifs d'enseignants vite convertis dans une langue qu'ils ne réussissaient pas à maitriser, malgré l'organisation de quelques stages censés leur permettre d'assurer des cours en arabe. Au même moment, les bibliothèques se vidaient, comme si l'Algérie voulait divorcer définitivement avec le savoir. L'enseignement se faisait au rabais préparant des sinistres futurs comme c'est le cas aujourd'hui.

L’université algérienne a atteint un stade avancé de déliquescence. Les revendications restent souvent, en dehors de la production scientifique, absente des travées des établissements universitaires, engluées dans l'organisation de colloques et de journées d'études, dans de nombreux cas, sans lien réel, avec la vocation d'un espace de connaissance. Les revues, souvent sans consistance, n'apportent que trop peu de choses à une université se limitant à gérer les examens, brandissant continuellement des chiffres peu opératoires, marqués du sceau de la pauvreté.     Peut-on parler de scientificité dans un univers où Internet est absent, les bibliothèques trop peu fournies, les enseignants se trouvant sans bureaux ou lieux de travail réunissant leurs doctorants dans des cafés, les « projets de recherche », occupant une sorte d'adresse ambulante ? Il y eut même cette histoire d'un pôle universitaire construit, il y a quelques années, à Annaba, sans bibliothèque, d'ailleurs programmée à posteriori. Dans ce contexte désagréable, les étudiants se trouvent obligés de subir les contrecoups de situations parfois improvisées, comme ce casse-tête permanent du passage de la licence au Master. L'étudiant sait à quoi s'attendre à la porte de sortie.    La miraculeuse « solution » du LMD (Licence, Master, Doctorat), calqué sur le système européen, qu'on a cherché à discuter après avoir déjà pris la définitive décision de l'appliquer n'a pas encore produit de résultats probants. La lecture des programmes et du contenu des enseignements proposés reste très discutable surtout si on le confronte aux données sociologiques algériennes. L'Algérie n'est pas l'Europe. Déjà, avec une licence de quatre années, de nombreuses filières ne s'en sortent pas, le niveau des étudiants et le manque tragique d'enseignants ne permettent pas logiquement d'adopter les contours d'un système qui exige des moyens considérables. Tout le monde tâtonne, l'université s'installe actuellement dans une sorte d'espace expérimental, avec une flagrante absence des moyens didactiques et d'espaces de savoir (salles de travail pour étudiants, bibliothèques bien fournies, actualisées, amphis dépassés et inutilisables). On veut à tout prix atteindre le cap des examens, même si comme dans certains cas, les amphis et les salles utilisés, mal construits, rendent impossible toute possibilité d'assurer un cours. L'échange est ainsi exclu.

Aujourd'hui, malgré les incessants appels à de profondes réformes, l'université reste trop silencieuse, marquée par un corps enseignant, en partie, amorphe et une armée d'étudiants dont trop peu réussissent à construire une phrase correcte en arabe ou en français. Cette situation catastrophique, les douloureuses années 90 et l'absence de compensation matérielle aux méritants ont incité des centaines d'enseignants, souvent, ayant produit des travaux scientifiques sérieux, à quitter le pays pour des universités européennes ou canadiennes. Les autres se sont retrouvés dans des universités du Golfe, moins exigeantes sur le plan scientifique. Nombreux ont paradoxalement bénéficié de « mises en disponibilité » continues alors qu'ils allaient enseigner dans des universités étrangères. Absurde ! Etrange ! Jusqu'à présent, l'université algérienne compte des compétences, souvent marginalisées, produisant des textes et des travaux de grande valeur.

Cette dramatique réalité est aggravée par le recrutement de milliers de vacataires ayant pour diplôme une simple licence. Comment, dans ces conditions, l'université algérienne pourrait former des étudiants brillants ou tout juste moyens ? Déjà, le niveau des enseignants prête, dans de nombreux cas, sérieusement à équivoque. Il faut aussi savoir que les conseils pédagogiques se réunissent très rarement. Ce qui engendre de sérieux malentendus. Il arrive parfois que les uns et les autres s'interrogent sur la fonction des enseignants et leurs relations absentes avec les étudiants comme si la raison d'être de beaucoup d'enseignants n'était pas l'étudiant qui a fortement appris à entreprendre une seule gymnastique, celle d'attendre et de quémander les notes. Des enseignants entreprennent une singulière gymnastique, celle d'additionner le plus grand nombre d'heures supplémentaires glanées ici et là, oubliant parfois d'assurer leurs cours normaux.    N'est-il pas temps d'y mettre fin en les supprimant carrément ? Ne serait-il pas également d'imposer un quota d'achats de livres et d'abonnements obligatoires de revues spécialisées dans le cadre de la prime de documentation et d'éviter de mettre des freins à la recherche en instaurant des autorisations de communiquer en Algérie et à l'étranger. La recherche est l'espace, par excellence, de la liberté.

Le fonctionnement de ce qu'on appelle communément « conseils scientifiques » ne correspond nullement à la vocation scientifique de tels comités aujourd'hui réduits à n'être le plus souvent que des lieux comptables obéissant aux désidérata d'une administration trop peu intéressée par les jeux réels de la gestion d'établissements à caractère scientifique.         Bourses bidon, rapports de soutenance faits à la va-vite, dont le temps de lecture se confond parfois avec le temps de la remise de la thèse, jurys de complaisance, jurys sans spécialistes de la question traitée dans la thèse, le plagiat est monnaie courante, publication d'articles dans des revues suspectesconstituent le lot quotidien d'une culture de l'ordinaire trop marquée par la complaisance et les jeux d'appareil. Les membres de certains conseils scientifiques ont appris, à l'instar de nos députés, à lever la main suivant celle du chef.  L'éthique et la déontologie à la poubelle. C'est démodé et c'est ringard, parait-il. Les membres de ce conseil, ignorant le plus souvent les textes règlementaires (notamment le chapitre 4 du décret du 17 aout 1998 régissant le fonctionnement des conseils scientifiques), méconnaissent leurs prérogatives et évacuent souvent l'administration des questions scientifiques, cherchant parfois à satisfaire l'espace administratif (département, doyen, rectorat) en allant dans son sens, jusqu'à rédiger des communiqués de soutien ou de condamnation, qui ne sont nullement de leur ressort. Quand aura-t-on affaire à des débats scientifiques dans des universités où de nombreux enseignants demeurent encore prisonniers de la reproduction de cours jamais actualisés et d'articles ressemblant davantage à des exposés d'étudiants ? Un fonctionnement démocratique de l'université, avec un système électif, rompant avec cette pratique trop totalitaire des désignations, favorisant l'allégeance et le clientélisme, pourrait permettre de sérieux changements qualitatifs.

Les jeux sont truqués, les pouvoirs publics comme de très nombreux enseignants semblent se satisfaire d'une réalité qui sauvegarde les privilèges du grand nombre et pénalise lourdement les compétences. Il est des professeurs qui ressassent le même cours depuis leur recrutement, d'autres reproduisent tout simplement le cours de leurs professeurs. Le drame de la qualification reste posé dans la mesure où des professeurs et des maîtres de conférences assurent des cours et dirigent des thèses ou des mémoires ne correspondant nullement à leur spécialité. Autre chose : l'institution maladroite d'une prime de 100000 da à chaque enseignant ayant réussi à faire soutenir un doctorant en moins de quatre ans a suscité des arrangements trop peu éthiques.

Des mémoires de magister et des thèses de doctorat sont dirigés par des enseignants étrangers à la spécialité. D'autres sont de véritables touche à tout. Ce qui pose souvent le problème des mémoires et des thèses soutenus, parfois (euphémisme ?) teintés de plagiat. Cette pratique semble marquer le secteur des lettres et des sciences humaines, mais aussi les sciences exactes. On se souvient des universitaires japonais qui s'étaient plaints à l'administration d'une université algérienne contre le vol de leur travail par un enseignant algérien. Il serait nécessaire de passer au crible tous les mémoires et thèses déposés, en utilisant les logiciels anti-plagiat par exemple. La pratique est devenue ordinaire. Ces derniers temps, l'image de l'Algérie est ternie par des cas de plagiat-avérés ou supposés-de plagiat, rendus publics dans la presse internationale.

Le statut de l'enseignant-chercheur y fait explicitement mention. Le ministre de l'enseignement supérieur a même promis des sanctions contre ces pratiques extrêmement condamnables. On attend également la mise en place de comités d'éthique qui sont, pour le moment, aux abonnés absents. La chose scientifique est dévalorisée dans une université marquée par la primauté de l'espace administratif à tel point que les bureaux des responsables et leurs subalternes occupent des superficies exagérément grandes alors que des professeurs, sans gîte de fonction, côtoient dans les couloirs leurs étudiants, également privés de salles de travail. D'ailleurs, l'administration semble trop passive, fragilisant ce corps hétéroclite, dans sa majorité amorphe et d'un affligeant conservatisme, en mettant en place un système de rente s'accommodant parfois avec l'illégalité comme la nature de la rétribution des responsables (chefs de département, doyens, vice-recteurs ou chefs de domaines ou de filières). Il ne faut nullement parler dans de nombreux espaces universitaires de micro-ordinateurs ou d'Internet, totalement absents de l'univers enseignant et étudiant. Ainsi, la distribution des bourses ressemblant étrangement aux fameux bénéfices de la révolution agraire, pénalise lourdement les réels méritants. Ne serait-il pas plus juste de n'accorder ces émoluments qu'aux seuls enseignants possédant un projet et ne pouvant pas trouver leurs documents ou leur matériel en Algérie ? Il serait utile d'exiger au retour de chaque mission un rapport détaillé pour chaque bénéficiaire qu'examinerait sérieusement l'instance scientifique.

Mais souvent le conseil scientifique a pour fonction de comptabiliser, calculette en bandoulière, les points pour permettre à des centaines d'enseignants de bénéficier de ces bourses. L'université se muerait en agence de voyages. Les responsables bénéficient automatiquement de cette allocation sans passer par le cap de la sélection. Le conseil scientifique qui n'est que consultatif s'intéresse rarement au côté scientifique à tel point que des colloques sans fin, avec des sujets généraux, sont organisés permettant exclusivement aux uns et aux autres de bénéficier d'attestations à présenter à la commission universitaire nationale. Parfois, des enseignants interviennent dans de nombreux colloques en changeant tout simplement le titre de sa communication. L'attestation servirait à un futur dossier pour une éventuelle promotion à un grade supérieur. La thèse subit de sérieuses frappes chirurgicales, se démultipliant en plusieurs morceaux publiés dans des revues encore trop peu performantes, permettant à l'auteur de gagner de nombreux points et de postuler à une promotion où être enfant de chahid ou moudjahid permet à l'heureux élu de remporter la victoire en glanant des points et des années et de devenir professeur en un temps plus court. Quand le scientifique épouse l'Histoire, la fausse couche n'est pas loin. L « habilitation à diriger des recherches », appelée à changer, fonctionne également de cette manière.

La recherche reste encore peu présente dans un univers où trop peu de professeurs ont publié des ouvrages scientifiques, hors des textes à comptes d'auteurs. L'absence d'une structure sérieuse de publication universitaire ne règle pas la question lancinante de l'édition. On ne sait pas si l'OPU (Office des publications universitaires) existe toujours. Elle serait inscrite aux abonnés absents de l'université. Les laboratoires et les projets de recherche restent encore des espaces peu marqués par les jeux de la performance et de la qualité.

Si dans les années soixante-dix et quatre vingt, malgré toutes les contraintes, il existait à l'université des voix intellectuelles, aujourd'hui, nous avons souvent affaire à de simples reproducteurs du savoir, sans interrogation. D'ailleurs, souvent les articles des universitaires sont prisonniers de leurs sources livresques et de leurs références bibliographiques ignorant le plus souvent le terrain ; pour parler de l'Algérie, il faudrait passer obligatoirement par des médiations théoriques livresques.

Dans ce contexte peu reluisant, est-il possible de parler de l'existence dune université nationale ? Les moyens matériels (ronéo, photocopie, micro-ordinateurs) ne sont pas mis à la disposition des enseignants et des étudiants appelés à se débrouiller dans des établissements supérieurs où toute activité culturelle est répudiée, exclue. Ni ciné club, ni théâtre, ni espaces littéraires et de débats. Les bibliothèques sont tellement vides que de nombreux enseignants obtiennent des bourses pour se documenter dans des bibliothèques étrangères comme la bibliothèque El Assad de Damas qui n'est d'ailleurs pas très fournie, sa direction s'est plainte du manque de sérieux de nombreux universitaires algériens. Ce ne sont pas les interminables réunions qui suppléeront au grave déficit sur le plan scientifique et pédagogique. De nombreuses écoles doctorales se sont même substituées à la fonction publique en limitant l'âge pour le concours de Magister ou l'inscription en thèse de doctorat. Il serait plutôt temps de faire un sérieux état des lieux de ces écoles doctorales comme l'école doctorale algéro-française de français par exemple.

Souvent, quand on parle du problème de la qualité de l'enseignement, on jette la pierre aux étudiants comme sils étaient les seuls à gripper une machine depuis longtemps défaillante. Les étudiants savent bien, qu'une fois les études terminées, la rue les attend ou ce rêve trop illusoire de prendre babor l'Australie pour paraphraser l'ami Fellag. Déjà, à l'université, ils vivaient une sorte de perpétuel ennui que n'arrangeait pas du tout l'absence de livres dans des bibliothèques trop peu fournies et d'activités culturelles.

Aucun débat sérieux, hors quelques colloques, n'est possible à l'intérieur de nos universités. Il est parfois à regretter l'absence de l'enseignement des littératures algériennes d'expression arabe ou de textes arabes récents dans les départements de lettres arabes (graduation), prisonniers des temps anciens, de travaux autonomes (magisters ou doctorats), pas de seconde main, des départements d'Histoire, de communication ou de quelques langues étrangères (« civilisation » par exemple, trop vague).

Il est peut-être temps de réfléchir sérieusement à un statut spécifique de l'université tout en définissant les contours de cette structure sans laxisme ni jeu de passe-passe en l'ouvrant sans complexe à des compétences étrangères. L'université est un espace élitaire exigeant un fonctionnement particulier ; l'enseignant aurait ainsi une place de choix dans une société qui apprendra à le respecter s'il entreprenait une sorte d'autocritique libératrice. L'université devrait être autonome, éloignée des discours néolibéraux qui semblent la viser, dirigée par un personnel élu au niveau de tous les espaces de responsabilité (recteur, doyen, chef de département).

Ce qui lui permettrait de se libérer des carcans bureaucratiques et du poids des désignations, souvent produits d'arrangements extra-universitaires tout en demeurant un véritable service public.

C'est cette université au service des étudiants et d'une Algérie ouverte au monde et au savoir, à travers le recrutement de compétences étrangères qu'il est temps de bâtir. Cette augmentation des salaires, contrairement aux discours des syndicats, ne changera rien à la situation de l'université si des décisions concrètes et courageuses ne sont pas prises dans le sens de la revalorisation du savoir et d'une sérieuse réorganisation de l'université, en partant de situations concrètes.

Source Le Quotidien d’Oran Ahmed Cheniki

Le Pèlerin

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 20:10

Dominique Strauss-Kahn en Algérie

Le patron du FMI appelle à une évolution des mentalités et des pratiques pour diversifier l’économie algérienne

FMI

 

" Au FMI, nous trouvons que l’économie algérienne se porte bien mais le problème principal est que cette économie vit trop sur les ressources publiques". Cette économie doit donner plus d’importance au secteur privé », a déclaré Dominique Strauss-Khan, directeur général du FMI, invité jeudi 4 novembre de la Chaîne III de la radio nationale.

Pour Dominique Strauss-Kahn, l’enjeu pour l’Algérie, « le pays le plus important de l’Afrique du nord », est d’avoir un secteur privé dynamique. « Il faut que les infrastructures permettent aux investisseurs privés d’être rentables et que l’investissement privé se sente à l’aise. Cela est lié au climat des affaires et à l’environnement juridique. Tout ceci, le gouvernement le mesure bien mais c’est difficile de faire évoluer les pratiques », a noté le directeur du FMI.

M. Strauss-Kahn a plaidé pour que toutes les opportunités de créer des entreprises soient saisies pour relancer l'emploi. Selon lui, le taux de chômage parmi les jeunes algériens, âgés entre 16 et 25 ans,  est supérieur à 20 %. « La jeunesse est la bénédiction de l’Algérie, c’est également son problème.  Pour créer de l’emploi, il faut d’autres métiers tels que les services et le commerce. Des activités qui peuvent se développer dans le secteur privé. Il y a peut être une mentalité qui doit évoluer pour que la manne pétrolière permette de diversifier l’économie algérienne », a-t-il dit. Le FMI était prêt à aider le gouvernement algérien à aller dans cette direction, a-t-il ajouté.

Dominique Strauss-Khan a salué le fait que l’Algérie n’a pas pris beaucoup de «mesures protectionnistes » après la crise financière de 2008. « Mais, je ne me réjouis pas », a-t-il insisté. « Ce qui a protégé l’Algérie de la crise financière mondiale est le fait que les banques, largement publiques, ne sont pas encore très intégrées dans la finance internationale. A mesure que l’Algérie va se développer, les liens financiers avec les autres pays augmenteront. L’Algérie sera à la fois un partenaire plus actif mais plus exposé à ce qui se passe dans la mondialisation », a-t-il relevé.

Dominique Strauss-Khan participe aujourd’hui à Alger à un colloque sur l’exploitation des ressources naturelles. « Ces ressources peuvent devenir une malédiction lorsqu’on dort sur ses lauriers », a-t-il observé.

Source TSA

Le Pèlerin

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 12:30

Algérie –Economie - Quand Alger vote un satisfecit au FMI

DSK Bouteflika

 

Les autorités ont déroulé le tapis rouge sous les pas du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, qui a effectué une visite de trois jours à Alger. On pouvait pourtant penser qu'elles se cantonnent à un accueil anodin et sans chaleur pour le «patron» d'une institution qui, dans les années 90, quand l'Algérie était financièrement au fond de l'abîme, lui a imposé un drastique et douloureux programme d'ajustement structurel (PAS) en contrepartie de son soutien. De ce PAS, les Algériens gardent d'indélébiles stigmates et une méfiance absolue à l'endroit de l'institution qui en fut la conceptrice. Les responsables algériens ne sont pas oublieux de cette pénible époque durant laquelle ils ont été contraints et soumis à l'humiliation de passer par les prescriptions du FMI, qui leur ont valu d'être traités d'exécutants serviles de cette institution.

A priori, ils n'avaient pas à entourer la visite du directeur général du FMI de toutes les attentions auxquelles il a eu droit. Mais il se trouve que celui-ci est en convergence d'idées sur beaucoup d'aspects avec les autorités algériennes sur les réformes auxquelles devrait être soumis l'organisme financier qu'il dirige. Lesquelles autorités sont conscientes que, du fait de sa volonté réformatrice qui va dans le bon sens pour elle, il est en butte à des oppositions qui veulent l'empêcher de les concrétiser.

En ces temps de crise mondiale financière et économique, par son aisance monétaire, l'Algérie fait partie du lot de pays qui peuvent contribuer à aider Strauss-Kahn à réaliser les réformes qu'il a en tête. C'est surtout cette disponibilité de l'Algérie que le directeur général du FMI est venu se faire confirmer à Alger. Par les voix de Bouteflika, qui l'a reçu en audience, et d'Ahmed Ouyahia, il en a reçu la pleine assurance. Ce dernier l'a publiquement fait savoir en attribuant un satisfecit appuyé à l'hôte de l'Algérie et à son action à la tête du FMI, en estimant mesurer «combien, sous la direction de Strauss-Kahn et à la lumière aussi de la crise, la doctrine et l'approche du FMI conservent toujours leur première vocation, mais se sont profondément humanisées».

«L'humanisation du FMI» est un objectif que l'Algérie ne peut ne pas faire sien. Instruits que l'absence de celle-ci dans la médication que le FMI a administrée à l'Algérie quand elle a eu besoin de son intervention, les pouvoirs publics ne peuvent qu'aider à son instauration dans les rapports du FMI avec ses «patients». Rien ne dit en effet que l'Algérie, qui est sortie de sa dépendance des prescriptions de cette institution, ne sera pas contrainte un jour ou l'autre à requérir à nouveau «ses soins».

Dominique Strauss-Kahn n'a pas été insensible à l'accueil qu'il a reçu à Alger et à l'approbation des responsables algériens à son action à la tête du FMI. A double titre. D'abord ès qualités, et ensuite en tant que personnalité française à laquelle il est prêté l'intention de briguer la fonction suprême dans son pays. Dans les deux cas, la sollicitude et la compréhension de l'Algérie ne sont pas d'un impact négligeable.

Reste que le mieux pour l'Algérie est d'être gérée de telle sorte que le FMI, «humanisé» ou pas, ne soit plus un recours pour elle. Strauss-Kahn aura été, on l'espère, de bon conseil dans ce sens pour ses interlocuteurs algériens.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

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