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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 00:21

Mise en place du cadre juridique

telephone portable

 

Le cadre juridique de la téléphonie mobile troisième génération est en phase d’élaboration pour le passage de l’Algérie à cette technologie.

L’établissement de cahiers de charges relatifs aux prestations de la téléphonie mobile troisième génération a été annoncée, jeudi dernier à Oran, par le ministre de la Poste et des Technologies de la communication et de l’information, Moussa Benhamadi.

S’exprimant lors d’une conférence de presse avant la clôture des travaux du Congrès international sur les stratégies des TIC à Oran, le ministre a expliqué que son département est en train de préparer un dossier relatif à ce projet qui sera soumis prochainement au gouvernement. M. Benhamadi a indiqué que le passage à la technologie de troisième génération nécessite une base législative et des cadres juridiques.

« Nous oeuvrons à la mobilisation de toutes les potentialités et compétences afin de concevoir une stratégie efficiente à ce projet », a-t-il indiqué, cité par l’APS. Dans le même ordre d’idées, le ministre a souligné que son secteur s’attelle à la recherche de solutions aux questions liées aux contenus, dans le cadre du projet de transfert de technologie de troisième génération, ainsi que de l’adhésion des opérateurs à ce projet et au financement.

Le ministre a affirmé que la concrétisation de ce projet technologique constitue une nécessité absolue pour l’Algérie afin de parachever l’ouverture sur les technologies développées dans les domaines de l’information et de la communication, et pour élargir leur utilisation dans les domaines des prestations et des transactions économiques et commerciales. M. Benhamadi a ajouté que le passage à la technologie de troisième génération garantira le renforcement du marché des communications et des TIC.

« Nous aspirons à réaliser un niveau de gestion électronique des transactions commerciales, en s’appuyant sur les technologies de la téléphonie mobile dans les opérations bancaires et les prestations », a-t-il poursuivi.

Concernant le programme de développement de la société de l’information dans le pays, il a expliqué que la stratégie de son département s’appuie sur l’élaboration d’un projet pilote unique, au moins pour chaque secteur, dans le domaine des TIC, afin d’assurer leur généralisation et leur développement.

Pour étayer ses propos, le ministre a présenté des modèles de ces projets, à l’instar de la numérisation des archives du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et celui de la Justice, ainsi que le projet relatif à la modernisation de l’état civil à travers les systèmes informatiques, pour lequel une équipe de travail a été constituée, composée d’experts et de spécialistes dans ce domaine.

A signaler que M. Benhamadi a noté avec satisfaction la réussite de la 2e édition du Congrès international sur les stratégies des TIC d’Oran, notamment en matière d’échanges d’expériences entre les participants africains.

Par ailleurs, à l’occasion de sa visite effectuée le même jour à l’Institut national des télécommunications et des TIC et ses laboratoires, M. Benhamadi a affirmé, qu’au vu de la formation de haut niveau qu’il dispense, cet institut, qui forme des ingénieurs dans le domaine venus d’Algérie et des étudiants de pays africains, mérite d’obtenir la certification de conformité internationale décernée par l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Source Le Maghreb Mounir M.

Le Pèlerin

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 00:20

Algérie - L'université ou l'illusoire stabilité

universite algerie

 

Ces derniers temps, on ne cesse de gloser sur les dernières augmentations salariales, comme si, à elles seules, elles pouvaient régler le problème d'une université médiocre, installée à la queue du classement international, africain et arabe.

Les syndicats, trop peu présents, appareils absents, exultent, occultant l'essentiel, c'est-à-dire la tragique désorganisation d'une université toujours en quête d'une illusoire stabilité. On continue à distribuer des diplômes qui se dévalorisent vite, ne résistant pas à l'usure d'un temps factice qui laisse à la porte du chômage une grande majorité de sortants et qui posent sérieusement le problème de la qualité d'un enseignement au rabais. Que se passe t-il à l'université ? Pourquoi nos cadres supérieurs préfèrent-ils « caser » leurs rejetons dans des universités étrangères ?

Les choses sont complexes, elles ne peuvent être réductibles à un simple constat, mais relèveraient d'une lecture diachronique mettant en relief les multiples dysfonctionnements caractérisant une université héritée de l'espace colonial. Certes, durant les années 70, des efforts colossaux ont été entrepris pour massifier l'entrée à l'université, mais avaient été vite sabordés par une politique d'algérianisation qui a fortement enlaidi et gravement appauvri une université qui accueillait de très grands professeurs étrangers comme Bettelheim, Balibar, Dowidar, Palloix, Lebray, Ngandu NkashamaCette erreur d'appréciation des pouvoirs publics conjuguée à un discours nationaliste désuet allait fermer une institution dont la vocation première est l'ouverture au monde. Ainsi, le savoir se retrouve condamné à une fonction de gendarme, perdue dans les arcanes de décisions politiques occultant la construction d'espaces symboliques pouvant bénéficier à une Algérie future.

Les jeux démagogiques avaient pignon sur les territoires politiques qui avaient également pris la décision trop rapide de mettre en œuvre une politique d'arabisation, certes légitime, mais sans une sérieuse préparation, déstabilisant encore plus le paysage universitaire et poussant déjà à l'exil de nombreux universitaires. L'écueil de la langue allait engendrer une sérieuse césure. L'enseignement devenait le lieu d'un simulacre de jeu de langues et de tentatives de s'en sortir avec des mots trop approximatifs d'enseignants vite convertis dans une langue qu'ils ne réussissaient pas à maitriser, malgré l'organisation de quelques stages censés leur permettre d'assurer des cours en arabe. Au même moment, les bibliothèques se vidaient, comme si l'Algérie voulait divorcer définitivement avec le savoir. L'enseignement se faisait au rabais préparant des sinistres futurs comme c'est le cas aujourd'hui.

L’université algérienne a atteint un stade avancé de déliquescence. Les revendications restent souvent, en dehors de la production scientifique, absente des travées des établissements universitaires, engluées dans l'organisation de colloques et de journées d'études, dans de nombreux cas, sans lien réel, avec la vocation d'un espace de connaissance. Les revues, souvent sans consistance, n'apportent que trop peu de choses à une université se limitant à gérer les examens, brandissant continuellement des chiffres peu opératoires, marqués du sceau de la pauvreté.     Peut-on parler de scientificité dans un univers où Internet est absent, les bibliothèques trop peu fournies, les enseignants se trouvant sans bureaux ou lieux de travail réunissant leurs doctorants dans des cafés, les « projets de recherche », occupant une sorte d'adresse ambulante ? Il y eut même cette histoire d'un pôle universitaire construit, il y a quelques années, à Annaba, sans bibliothèque, d'ailleurs programmée à posteriori. Dans ce contexte désagréable, les étudiants se trouvent obligés de subir les contrecoups de situations parfois improvisées, comme ce casse-tête permanent du passage de la licence au Master. L'étudiant sait à quoi s'attendre à la porte de sortie.    La miraculeuse « solution » du LMD (Licence, Master, Doctorat), calqué sur le système européen, qu'on a cherché à discuter après avoir déjà pris la définitive décision de l'appliquer n'a pas encore produit de résultats probants. La lecture des programmes et du contenu des enseignements proposés reste très discutable surtout si on le confronte aux données sociologiques algériennes. L'Algérie n'est pas l'Europe. Déjà, avec une licence de quatre années, de nombreuses filières ne s'en sortent pas, le niveau des étudiants et le manque tragique d'enseignants ne permettent pas logiquement d'adopter les contours d'un système qui exige des moyens considérables. Tout le monde tâtonne, l'université s'installe actuellement dans une sorte d'espace expérimental, avec une flagrante absence des moyens didactiques et d'espaces de savoir (salles de travail pour étudiants, bibliothèques bien fournies, actualisées, amphis dépassés et inutilisables). On veut à tout prix atteindre le cap des examens, même si comme dans certains cas, les amphis et les salles utilisés, mal construits, rendent impossible toute possibilité d'assurer un cours. L'échange est ainsi exclu.

Aujourd'hui, malgré les incessants appels à de profondes réformes, l'université reste trop silencieuse, marquée par un corps enseignant, en partie, amorphe et une armée d'étudiants dont trop peu réussissent à construire une phrase correcte en arabe ou en français. Cette situation catastrophique, les douloureuses années 90 et l'absence de compensation matérielle aux méritants ont incité des centaines d'enseignants, souvent, ayant produit des travaux scientifiques sérieux, à quitter le pays pour des universités européennes ou canadiennes. Les autres se sont retrouvés dans des universités du Golfe, moins exigeantes sur le plan scientifique. Nombreux ont paradoxalement bénéficié de « mises en disponibilité » continues alors qu'ils allaient enseigner dans des universités étrangères. Absurde ! Etrange ! Jusqu'à présent, l'université algérienne compte des compétences, souvent marginalisées, produisant des textes et des travaux de grande valeur.

Cette dramatique réalité est aggravée par le recrutement de milliers de vacataires ayant pour diplôme une simple licence. Comment, dans ces conditions, l'université algérienne pourrait former des étudiants brillants ou tout juste moyens ? Déjà, le niveau des enseignants prête, dans de nombreux cas, sérieusement à équivoque. Il faut aussi savoir que les conseils pédagogiques se réunissent très rarement. Ce qui engendre de sérieux malentendus. Il arrive parfois que les uns et les autres s'interrogent sur la fonction des enseignants et leurs relations absentes avec les étudiants comme si la raison d'être de beaucoup d'enseignants n'était pas l'étudiant qui a fortement appris à entreprendre une seule gymnastique, celle d'attendre et de quémander les notes. Des enseignants entreprennent une singulière gymnastique, celle d'additionner le plus grand nombre d'heures supplémentaires glanées ici et là, oubliant parfois d'assurer leurs cours normaux.    N'est-il pas temps d'y mettre fin en les supprimant carrément ? Ne serait-il pas également d'imposer un quota d'achats de livres et d'abonnements obligatoires de revues spécialisées dans le cadre de la prime de documentation et d'éviter de mettre des freins à la recherche en instaurant des autorisations de communiquer en Algérie et à l'étranger. La recherche est l'espace, par excellence, de la liberté.

Le fonctionnement de ce qu'on appelle communément « conseils scientifiques » ne correspond nullement à la vocation scientifique de tels comités aujourd'hui réduits à n'être le plus souvent que des lieux comptables obéissant aux désidérata d'une administration trop peu intéressée par les jeux réels de la gestion d'établissements à caractère scientifique.         Bourses bidon, rapports de soutenance faits à la va-vite, dont le temps de lecture se confond parfois avec le temps de la remise de la thèse, jurys de complaisance, jurys sans spécialistes de la question traitée dans la thèse, le plagiat est monnaie courante, publication d'articles dans des revues suspectesconstituent le lot quotidien d'une culture de l'ordinaire trop marquée par la complaisance et les jeux d'appareil. Les membres de certains conseils scientifiques ont appris, à l'instar de nos députés, à lever la main suivant celle du chef.  L'éthique et la déontologie à la poubelle. C'est démodé et c'est ringard, parait-il. Les membres de ce conseil, ignorant le plus souvent les textes règlementaires (notamment le chapitre 4 du décret du 17 aout 1998 régissant le fonctionnement des conseils scientifiques), méconnaissent leurs prérogatives et évacuent souvent l'administration des questions scientifiques, cherchant parfois à satisfaire l'espace administratif (département, doyen, rectorat) en allant dans son sens, jusqu'à rédiger des communiqués de soutien ou de condamnation, qui ne sont nullement de leur ressort. Quand aura-t-on affaire à des débats scientifiques dans des universités où de nombreux enseignants demeurent encore prisonniers de la reproduction de cours jamais actualisés et d'articles ressemblant davantage à des exposés d'étudiants ? Un fonctionnement démocratique de l'université, avec un système électif, rompant avec cette pratique trop totalitaire des désignations, favorisant l'allégeance et le clientélisme, pourrait permettre de sérieux changements qualitatifs.

Les jeux sont truqués, les pouvoirs publics comme de très nombreux enseignants semblent se satisfaire d'une réalité qui sauvegarde les privilèges du grand nombre et pénalise lourdement les compétences. Il est des professeurs qui ressassent le même cours depuis leur recrutement, d'autres reproduisent tout simplement le cours de leurs professeurs. Le drame de la qualification reste posé dans la mesure où des professeurs et des maîtres de conférences assurent des cours et dirigent des thèses ou des mémoires ne correspondant nullement à leur spécialité. Autre chose : l'institution maladroite d'une prime de 100000 da à chaque enseignant ayant réussi à faire soutenir un doctorant en moins de quatre ans a suscité des arrangements trop peu éthiques.

Des mémoires de magister et des thèses de doctorat sont dirigés par des enseignants étrangers à la spécialité. D'autres sont de véritables touche à tout. Ce qui pose souvent le problème des mémoires et des thèses soutenus, parfois (euphémisme ?) teintés de plagiat. Cette pratique semble marquer le secteur des lettres et des sciences humaines, mais aussi les sciences exactes. On se souvient des universitaires japonais qui s'étaient plaints à l'administration d'une université algérienne contre le vol de leur travail par un enseignant algérien. Il serait nécessaire de passer au crible tous les mémoires et thèses déposés, en utilisant les logiciels anti-plagiat par exemple. La pratique est devenue ordinaire. Ces derniers temps, l'image de l'Algérie est ternie par des cas de plagiat-avérés ou supposés-de plagiat, rendus publics dans la presse internationale.

Le statut de l'enseignant-chercheur y fait explicitement mention. Le ministre de l'enseignement supérieur a même promis des sanctions contre ces pratiques extrêmement condamnables. On attend également la mise en place de comités d'éthique qui sont, pour le moment, aux abonnés absents. La chose scientifique est dévalorisée dans une université marquée par la primauté de l'espace administratif à tel point que les bureaux des responsables et leurs subalternes occupent des superficies exagérément grandes alors que des professeurs, sans gîte de fonction, côtoient dans les couloirs leurs étudiants, également privés de salles de travail. D'ailleurs, l'administration semble trop passive, fragilisant ce corps hétéroclite, dans sa majorité amorphe et d'un affligeant conservatisme, en mettant en place un système de rente s'accommodant parfois avec l'illégalité comme la nature de la rétribution des responsables (chefs de département, doyens, vice-recteurs ou chefs de domaines ou de filières). Il ne faut nullement parler dans de nombreux espaces universitaires de micro-ordinateurs ou d'Internet, totalement absents de l'univers enseignant et étudiant. Ainsi, la distribution des bourses ressemblant étrangement aux fameux bénéfices de la révolution agraire, pénalise lourdement les réels méritants. Ne serait-il pas plus juste de n'accorder ces émoluments qu'aux seuls enseignants possédant un projet et ne pouvant pas trouver leurs documents ou leur matériel en Algérie ? Il serait utile d'exiger au retour de chaque mission un rapport détaillé pour chaque bénéficiaire qu'examinerait sérieusement l'instance scientifique.

Mais souvent le conseil scientifique a pour fonction de comptabiliser, calculette en bandoulière, les points pour permettre à des centaines d'enseignants de bénéficier de ces bourses. L'université se muerait en agence de voyages. Les responsables bénéficient automatiquement de cette allocation sans passer par le cap de la sélection. Le conseil scientifique qui n'est que consultatif s'intéresse rarement au côté scientifique à tel point que des colloques sans fin, avec des sujets généraux, sont organisés permettant exclusivement aux uns et aux autres de bénéficier d'attestations à présenter à la commission universitaire nationale. Parfois, des enseignants interviennent dans de nombreux colloques en changeant tout simplement le titre de sa communication. L'attestation servirait à un futur dossier pour une éventuelle promotion à un grade supérieur. La thèse subit de sérieuses frappes chirurgicales, se démultipliant en plusieurs morceaux publiés dans des revues encore trop peu performantes, permettant à l'auteur de gagner de nombreux points et de postuler à une promotion où être enfant de chahid ou moudjahid permet à l'heureux élu de remporter la victoire en glanant des points et des années et de devenir professeur en un temps plus court. Quand le scientifique épouse l'Histoire, la fausse couche n'est pas loin. L « habilitation à diriger des recherches », appelée à changer, fonctionne également de cette manière.

La recherche reste encore peu présente dans un univers où trop peu de professeurs ont publié des ouvrages scientifiques, hors des textes à comptes d'auteurs. L'absence d'une structure sérieuse de publication universitaire ne règle pas la question lancinante de l'édition. On ne sait pas si l'OPU (Office des publications universitaires) existe toujours. Elle serait inscrite aux abonnés absents de l'université. Les laboratoires et les projets de recherche restent encore des espaces peu marqués par les jeux de la performance et de la qualité.

Si dans les années soixante-dix et quatre vingt, malgré toutes les contraintes, il existait à l'université des voix intellectuelles, aujourd'hui, nous avons souvent affaire à de simples reproducteurs du savoir, sans interrogation. D'ailleurs, souvent les articles des universitaires sont prisonniers de leurs sources livresques et de leurs références bibliographiques ignorant le plus souvent le terrain ; pour parler de l'Algérie, il faudrait passer obligatoirement par des médiations théoriques livresques.

Dans ce contexte peu reluisant, est-il possible de parler de l'existence dune université nationale ? Les moyens matériels (ronéo, photocopie, micro-ordinateurs) ne sont pas mis à la disposition des enseignants et des étudiants appelés à se débrouiller dans des établissements supérieurs où toute activité culturelle est répudiée, exclue. Ni ciné club, ni théâtre, ni espaces littéraires et de débats. Les bibliothèques sont tellement vides que de nombreux enseignants obtiennent des bourses pour se documenter dans des bibliothèques étrangères comme la bibliothèque El Assad de Damas qui n'est d'ailleurs pas très fournie, sa direction s'est plainte du manque de sérieux de nombreux universitaires algériens. Ce ne sont pas les interminables réunions qui suppléeront au grave déficit sur le plan scientifique et pédagogique. De nombreuses écoles doctorales se sont même substituées à la fonction publique en limitant l'âge pour le concours de Magister ou l'inscription en thèse de doctorat. Il serait plutôt temps de faire un sérieux état des lieux de ces écoles doctorales comme l'école doctorale algéro-française de français par exemple.

Souvent, quand on parle du problème de la qualité de l'enseignement, on jette la pierre aux étudiants comme sils étaient les seuls à gripper une machine depuis longtemps défaillante. Les étudiants savent bien, qu'une fois les études terminées, la rue les attend ou ce rêve trop illusoire de prendre babor l'Australie pour paraphraser l'ami Fellag. Déjà, à l'université, ils vivaient une sorte de perpétuel ennui que n'arrangeait pas du tout l'absence de livres dans des bibliothèques trop peu fournies et d'activités culturelles.

Aucun débat sérieux, hors quelques colloques, n'est possible à l'intérieur de nos universités. Il est parfois à regretter l'absence de l'enseignement des littératures algériennes d'expression arabe ou de textes arabes récents dans les départements de lettres arabes (graduation), prisonniers des temps anciens, de travaux autonomes (magisters ou doctorats), pas de seconde main, des départements d'Histoire, de communication ou de quelques langues étrangères (« civilisation » par exemple, trop vague).

Il est peut-être temps de réfléchir sérieusement à un statut spécifique de l'université tout en définissant les contours de cette structure sans laxisme ni jeu de passe-passe en l'ouvrant sans complexe à des compétences étrangères. L'université est un espace élitaire exigeant un fonctionnement particulier ; l'enseignant aurait ainsi une place de choix dans une société qui apprendra à le respecter s'il entreprenait une sorte d'autocritique libératrice. L'université devrait être autonome, éloignée des discours néolibéraux qui semblent la viser, dirigée par un personnel élu au niveau de tous les espaces de responsabilité (recteur, doyen, chef de département).

Ce qui lui permettrait de se libérer des carcans bureaucratiques et du poids des désignations, souvent produits d'arrangements extra-universitaires tout en demeurant un véritable service public.

C'est cette université au service des étudiants et d'une Algérie ouverte au monde et au savoir, à travers le recrutement de compétences étrangères qu'il est temps de bâtir. Cette augmentation des salaires, contrairement aux discours des syndicats, ne changera rien à la situation de l'université si des décisions concrètes et courageuses ne sont pas prises dans le sens de la revalorisation du savoir et d'une sérieuse réorganisation de l'université, en partant de situations concrètes.

Source Le Quotidien d’Oran Ahmed Cheniki

Le Pèlerin

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 20:10

Dominique Strauss-Kahn en Algérie

Le patron du FMI appelle à une évolution des mentalités et des pratiques pour diversifier l’économie algérienne

FMI

 

" Au FMI, nous trouvons que l’économie algérienne se porte bien mais le problème principal est que cette économie vit trop sur les ressources publiques". Cette économie doit donner plus d’importance au secteur privé », a déclaré Dominique Strauss-Khan, directeur général du FMI, invité jeudi 4 novembre de la Chaîne III de la radio nationale.

Pour Dominique Strauss-Kahn, l’enjeu pour l’Algérie, « le pays le plus important de l’Afrique du nord », est d’avoir un secteur privé dynamique. « Il faut que les infrastructures permettent aux investisseurs privés d’être rentables et que l’investissement privé se sente à l’aise. Cela est lié au climat des affaires et à l’environnement juridique. Tout ceci, le gouvernement le mesure bien mais c’est difficile de faire évoluer les pratiques », a noté le directeur du FMI.

M. Strauss-Kahn a plaidé pour que toutes les opportunités de créer des entreprises soient saisies pour relancer l'emploi. Selon lui, le taux de chômage parmi les jeunes algériens, âgés entre 16 et 25 ans,  est supérieur à 20 %. « La jeunesse est la bénédiction de l’Algérie, c’est également son problème.  Pour créer de l’emploi, il faut d’autres métiers tels que les services et le commerce. Des activités qui peuvent se développer dans le secteur privé. Il y a peut être une mentalité qui doit évoluer pour que la manne pétrolière permette de diversifier l’économie algérienne », a-t-il dit. Le FMI était prêt à aider le gouvernement algérien à aller dans cette direction, a-t-il ajouté.

Dominique Strauss-Khan a salué le fait que l’Algérie n’a pas pris beaucoup de «mesures protectionnistes » après la crise financière de 2008. « Mais, je ne me réjouis pas », a-t-il insisté. « Ce qui a protégé l’Algérie de la crise financière mondiale est le fait que les banques, largement publiques, ne sont pas encore très intégrées dans la finance internationale. A mesure que l’Algérie va se développer, les liens financiers avec les autres pays augmenteront. L’Algérie sera à la fois un partenaire plus actif mais plus exposé à ce qui se passe dans la mondialisation », a-t-il relevé.

Dominique Strauss-Khan participe aujourd’hui à Alger à un colloque sur l’exploitation des ressources naturelles. « Ces ressources peuvent devenir une malédiction lorsqu’on dort sur ses lauriers », a-t-il observé.

Source TSA

Le Pèlerin

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 12:30

Algérie –Economie - Quand Alger vote un satisfecit au FMI

DSK Bouteflika

 

Les autorités ont déroulé le tapis rouge sous les pas du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, qui a effectué une visite de trois jours à Alger. On pouvait pourtant penser qu'elles se cantonnent à un accueil anodin et sans chaleur pour le «patron» d'une institution qui, dans les années 90, quand l'Algérie était financièrement au fond de l'abîme, lui a imposé un drastique et douloureux programme d'ajustement structurel (PAS) en contrepartie de son soutien. De ce PAS, les Algériens gardent d'indélébiles stigmates et une méfiance absolue à l'endroit de l'institution qui en fut la conceptrice. Les responsables algériens ne sont pas oublieux de cette pénible époque durant laquelle ils ont été contraints et soumis à l'humiliation de passer par les prescriptions du FMI, qui leur ont valu d'être traités d'exécutants serviles de cette institution.

A priori, ils n'avaient pas à entourer la visite du directeur général du FMI de toutes les attentions auxquelles il a eu droit. Mais il se trouve que celui-ci est en convergence d'idées sur beaucoup d'aspects avec les autorités algériennes sur les réformes auxquelles devrait être soumis l'organisme financier qu'il dirige. Lesquelles autorités sont conscientes que, du fait de sa volonté réformatrice qui va dans le bon sens pour elle, il est en butte à des oppositions qui veulent l'empêcher de les concrétiser.

En ces temps de crise mondiale financière et économique, par son aisance monétaire, l'Algérie fait partie du lot de pays qui peuvent contribuer à aider Strauss-Kahn à réaliser les réformes qu'il a en tête. C'est surtout cette disponibilité de l'Algérie que le directeur général du FMI est venu se faire confirmer à Alger. Par les voix de Bouteflika, qui l'a reçu en audience, et d'Ahmed Ouyahia, il en a reçu la pleine assurance. Ce dernier l'a publiquement fait savoir en attribuant un satisfecit appuyé à l'hôte de l'Algérie et à son action à la tête du FMI, en estimant mesurer «combien, sous la direction de Strauss-Kahn et à la lumière aussi de la crise, la doctrine et l'approche du FMI conservent toujours leur première vocation, mais se sont profondément humanisées».

«L'humanisation du FMI» est un objectif que l'Algérie ne peut ne pas faire sien. Instruits que l'absence de celle-ci dans la médication que le FMI a administrée à l'Algérie quand elle a eu besoin de son intervention, les pouvoirs publics ne peuvent qu'aider à son instauration dans les rapports du FMI avec ses «patients». Rien ne dit en effet que l'Algérie, qui est sortie de sa dépendance des prescriptions de cette institution, ne sera pas contrainte un jour ou l'autre à requérir à nouveau «ses soins».

Dominique Strauss-Kahn n'a pas été insensible à l'accueil qu'il a reçu à Alger et à l'approbation des responsables algériens à son action à la tête du FMI. A double titre. D'abord ès qualités, et ensuite en tant que personnalité française à laquelle il est prêté l'intention de briguer la fonction suprême dans son pays. Dans les deux cas, la sollicitude et la compréhension de l'Algérie ne sont pas d'un impact négligeable.

Reste que le mieux pour l'Algérie est d'être gérée de telle sorte que le FMI, «humanisé» ou pas, ne soit plus un recours pour elle. Strauss-Kahn aura été, on l'espère, de bon conseil dans ce sens pour ses interlocuteurs algériens.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 12:29

De la sécurité de l’A380

Airbus-x.jpg

 

Commandes chinoises

China Aviation Supplies Holding Company (CAS) a signé un accord avec Airbus, pour un total de 102 appareils incluant une nouvelle commande de 66 avions. Cette dernière est composée de 50 appareils de la famille A320, six A330 et dix A350 XWB.

Cet accord a été signé aujourd'hui au Palais de l'Elysée à Paris par Li Hai, Président de CAS et Tom Enders, Président et CEO d'Airbus, en présence du Président chinois Hu Jintao, du Président Nicolas Sarkozy, du Ministre de l'industrie du Royaume-Uni, Mark Prisk, et du CEO d'EADS, Louis Gallois.

La sécurité de l'A380 pas en cause

Après l'atterrissage d'urgence d'un A380 de Qantas, EADS a déclaré que la sécurité de l'avion n'était pas en question

C'est le premier incident de cette gravité pour le gros porteur d'Airbus. L'avion de la compagnie australienne aurait souffert d'une avarie moteur qui l'a contraint à atterrir en urgence à Singapour. Une anomalie avait été signalée en août sur les moteurs Rolls Royce par l'agence européenne de la sécurité aérienne (AESA).

Source Challenges.fr / AFP

Le Pèlerin

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 12:15

Les députés semblent avoir définitivement tourné le dos à leurs missions et prérogatives.

apn-algerie-copie-1.jpg

Ce constat s’est nettement confirmé jeudi dernier à l’occasion du débat en plénière sur le projet de loi de finances 2011. L’hemicycle était, en effet, aux trois quarts vide.

Tristement vide. Cette image, et alors que le débat était transmis en direct par la télévision, atteste si besoin en est de l’état de déliquescence dans lequel est désormais plongée l’institution législative en Algérie.

Car les députés ont donné l’impression d’avoir boudé le débat sur ce projet de texte qui porte, de surcroît, sur la plus importante loi puisqu’elle traite du budget et des finances du pays pour une période d’une année. Depuis le début du débat, mardi dernier, les députés se sont illustrés par une présence assez clairsemée dans l’hémicycle.

Le comble a été atteint en effet ce jour là lorsque le quorum, indispensable pour le début des travaux, n’a pas été atteint. Le président de l’assemblée, Abdelaziz Ziari, saisi de panique a, à juste raison, interpellé les chefs des groupes parlementaires pour « rameuter les troupes ». Et si le président de l’APN a évité le pire cette fois, il n’est pas dit qu’il aura toujours la chance de son côté.

Car le phénomène de l’absentéisme à l’APN est d’ordre structurel et non conjoncturel. Ce n’est pas la première fois que les élus du peuple agissent de la sorte. A vrai dire, rares sont les fois ou l’hémicycle arrive afficher le plein. Cela n’arrive, en fait, que lors des séances d’ouverture et de clôture des sessions d’automne et de printemps.

C’est aussi le cas lorsque le Premier ministre présente le plan d’action du gouvernement ou la déclaration de politique générale. D’ailleurs, cela a en effet été constaté le 28 octobre passé lorsque le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a présenté le bilan de 18 mois de l’action du gouvernement même si, comme cela a été relevé par les présents, certains siéges de l’hémicycle sont restés vides.

Cette attitude des députés ne fait que discréditer davantage l’APN aux yeux de l’opinion publique nationale. Une crédibilité fort malmenée pour la majorité des Algériens tant les élus du peuple ne font que lever les mains pour dire oui à toute initiative du gouvernement.

En somme, ils ne remplissent pas leurs véritables fonctions qui sont celles de légiférer d’abord et de contrôler l’action du gouvernement ensuite. « Ils ne sont préoccupés que par leurs salaires » disent, à l’unisson, les Algériens qui ne comprennent pas, par conséquent, pourquoi les élus du peuple sont grassemment payés alors qu’ils ne font rien. En effet, l’opinion publique considère que le salaire de députés, qui avoisine les 30 mille DA est loin d’être justifié.

De plus, l’APN passe aux yeux des partis d’opposition pour n’être qu’une chambre d’enregistrement qui adopte les lois sans la moindre opposition. On comprend dès lors pourquoi des voix, de plus en pus nombreuses, s’élèvent pour revendiquer ouvertement la dissolution de la chambre basse et organiser des élections législatives anticipées alors que le mandat de l’actuelle législature s’achève au printemps de l’année 2012.

Le Parti des travailleurs, qui fait même le forcing pour cette question, est rejoint par le FNA ainsi que le mouvement Ennahda et El Islah. Mais pour l’heure, rien n’indique que cette demande sera exaucée.

Source Midi libre Amine Salama

Le Pèlerin

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 12:10

Le DHA fait l’état des lieux, « Hygiène, l’affaire de tous »

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La division de l’hygiène et de l’assainissement (DHA) «est en mission de rattrapage et de mise à niveau pour optimiser le processus de collecte des ordures ménagères avec une prévision de 60 bennes-tasseuses pour juin 2011, le parc roulant étant défectueux à 68% actuellement», a-t-on appris jeudi du délégué à la DHA, M. Briksi.

En effet, la DHA qui enregistre un important manque en moyens humains et matériels, prévoit de renforcer ces capacités afin d’assurer ses missions de collecte et de nettoyage et pallier le déficit actuel. Dans ce cadre, le même responsable a affirmé que «la livraison de 10 bennes-tasseuses mécanisées est attendue, d’une capacité de dix mètres cubes chacune».

Le projet d’acquisition de dix autres nouvelles bennes est au stade d’approbation, ajoute la même source. Lors d’un point de presse organisé jeudi passé, au niveau de la DHA, M. Briksi a tenu à souligner que «l’amélioration actuelle des opérations de collecte a lieu grâce à l’intervention du wali, qui a débloqué la situation en ouvrant le marché à des opérateurs privés, notamment le marché de réparation des camions et bennes en panne avec la SNVI, ce marché ayant traîné durant des mois». Sur ce point, le conférencier a précisé que la livraison des véhicules en réparation au niveau de la SNVI se fait à un rythme soutenu et rassurant.

L’on apprend également que 48 camions ont été transférés à la SNVI pour réparation, sur les 146 dont dispose la DHA, qui est chargée de la collecte au niveau de dix secteurs urbains, les deux restants étant Es-Seddikia et El Otmania, assurés en sous-traitance avec des EPIC managés par la wilaya. Concernant les besoins, M. Briksi a fait savoir que ses services ont besoin de 100 bennes, chiffre idéal pour assurer une collecte optimisée. En matière de moyens matériels toujours, il ressort de la rencontre que la division de l’hygiène et de l’assainissement compte introduire des balayeuses automatiques sur les circuits de nettoyage ainsi que 5.000 bacs à ordures et 5.000 autres en 2011.

S’agissant des horaires de collecte, la même source indique que 70% des opérations de collecte sont nocturnes, soit à partir de vingt heures jusqu’à après minuit. Intervenant sur ce point, des contrôleurs présents lors de ce point de presse ont attiré l’attention sur le comportement de certains citoyens qui ne respectent pas les horaires de ramassage des ordures.

Un travail de sensibilisation a été fait sur ce sujet afin d’inciter les habitants de la ville à participer à améliorer leur propre cadre de vie, adoptant des gestes qui éviteraient la prolifération de rongeurs et d’insectes nuisibles ainsi que des maladies liées à l’hygiène et à la salubrité publique.

Il a été révélé lors de cette même rencontre, que la DHA enregistre un déficit en moyens humains également. Le problème de recrutement de personnel se pose depuis des années. «Trois à quatre éboueurs sont affectés à un camion, alors qu’une benne nécessite sept employés pour un travail de qualité», a expliqué le représentant syndical des éboueurs, conforté dans son exposé par M. Briksi qui a évoqué le problème de recrutement des employés, qui sont par la suite affectés à d’autres services de l’APC. En somme, une multitude de problèmes dépend de l’adoption du nouveau plan de gestion communal.

Source L’Echo d’Oran Redouane Benchikh

Le Pèlerin

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 12:00

Baisse des investissements directs étrangers

Algérie - Baisse de 60% des investissements étrangers en 2009

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L’Algérie a enregistré une baisse de 60% des investissements étrangers en 2009 par rapport à l’année 2008, a indiqué, jeudi, le chef de la mission du Fonds monétaire international, M. Joël Toujas-Bernaté, qui a séjourné pendant deux semaines en Algérie pour éplucher les données économiques et financières du pays.

Cette baisse est-elle la conséquence des mesures d’encadrement des investissements directs étrangers prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009 ou est-elle liée à la conjoncture mondiale morose ? En tout cas, le FMI s’est posé la question des effets négatifs de ce recul sur l’attractivité de l’économie algérienne. “Quand on regarde l’évolution des IDE en Algérie en 2009 et au début 2010 on observe, dans le secteur hors hydrocarbures et hors secteur financier, une baisse d’environ de 60% en 2009 par rapport à 2008. En 2010, alors que dans beaucoup de pays émergents, on observe une reprise assez importante des flux de capitaux, on n’a pas observé un tel rebond en Algérie”.

En 2009, l’Algérie a enregistré seulement 285 millions de dollars d’IDE. Au 1er semestre 2010, le montant d’IDE est estimé à 271 millions de dollars. “C’est toujours difficile de faire la part des choses, la baisse de l’an dernier s’est produite dans un contexte où au niveau mondial, il y a eu une baisse des flux des capitaux. Cette baisse en Algérie est particulièrement marquée. Il y a eu sans aucun doute un impact de ses mesures sur le comportement des investisseurs étrangers”, a indiqué M. Joël Toujas-Bernaté. Interrogé sur l’impact de l’affaire Orascom sur le climat des affaires en Algérie, le chef de la mission du FMI estime que “c’est une affaire très particulière”. Minimisant son impact, M. Joël Toujas-Bernaté affirme que “ce n’est pas forcément ce type d’affaires qui est plus significatif pour l’environnement global des affaires en Algérie”. Ce qui est plus important, selon lui, c’est de voir comment des investisseurs, même des plus petites tailles, peuvent venir et trouver des partenaires au sein de l’économie algérienne.

“Quelques entreprises sont assez grandes et dotées d’assises financières assez larges pour être des partenaires majoritaires avec des investisseurs étrangers, mais globalement, le secteur privé algérien est encore relativement faible et fragmenté. D’un autre côté, les investisseurs étrangers sont réticents pour s’engager avec des entreprises publiques”, constate-t-il. Le responsable du FMI affirme avoir dit aux autorités algériennes que les investissements directs étrangers peuvent jouer un rôle très positif pour le développement et la diversification de l’économie avec des transferts de savoir-faire, des transferts de technologie qui sont primordiaux pour contribuer à l’augmentation de la productivité. Par contre, M. Joël Toujas-Bernaté a qualifié l’amendement de la loi relative à la monnaie et au crédit de “très positif”. Et les banques privées “ne voient pas d’un mauvais œil” la mesure relative à l’action spécifique de l’État, selon le chef de mission du FMI. Cette mesure “pourra favoriser le dialogue entre les banques privées et les pouvoirs publics, pour mieux comprendre comment les banques privées peuvent répondre au mieux aux besoins de financement de l’économie algérienne”.

157 milliards de dollars de réserves de changes à fin septembre 2010

Le FMI prévoit une croissance hors hydrocarbures de 5%, grâce à une bonne performance des secteurs tirés par le programme d’investissements publics. La production des hydrocarbures devrait, quant à elle, se stabiliser et conduire à une croissance du produit intérieur global de 3,3%. Le chef de la mission du FMI relève une baisse du taux d’inflation à 4,6% en moyenne annuelle en 2010, en raison de la baisse des prix des aliments frais.

L’inflation hors aliments frais demeure relativement modérée grâce à une politique monétaire prudente, un soutien au prix de certains produits alimentaires de base et le contenu élevé en importation des dépenses publiques. Pour autant, M. Joël Toujas-Bernaté estime qu’il faudrait que les autorités algériennes soient vigilantes, pour que les augmentations de salaires ne se répercutent pas sur l’inflation. La position extérieure s’est améliorée par rapport à 2009, avec des réserves internationales de changes qui ont atteint 157 milliards de dollars à fin septembre 2010.

En 2011, le secteur hors hydrocarbures devrait continuer à enregistrer une bonne performance, équivalente à celle de cette année. Le secteur des hydrocarbures devrait également connaître une légère amélioration de son activité et contribuer à une croissance globale de 3,7%. Les perspectives à moyen terme restent favorables, même si l’activité hors hydrocarbures pouvait se ralentir quelque peu, avec la stabilisation des dépenses d’investissements publics et un secteur privé qui ne semble pas encore être entièrement en mesure de prendre le relais comme moteur de la croissance.

Les principaux défis pour l’économie algérienne

Malgré des progrès importants, le défi principal pour l’économie algérienne demeure de créer suffisamment d’emplois pour les nouvelles générations en s’appuyant sur une diversification de l’activité économique. Il sera également important de poursuivre le renforcement de la qualité des dépenses publiques, afin qu’elles contribuent à des progrès économiques et sociaux durables. Le FMI plaide pour l’approfondissement des réformes structurelles, visant en particulier à améliorer le climat des affaires. “Actuellement les banques algériennes sont liquides, mais l’intermédiation bancaire reste relativement faible comparée à d’autres pays”, note M. Joël Toujas-Bernaté. Du coup, il faut poursuivre la réforme financière. De telles actions, estime le FMI, favoriseront le développement de l’investissement privé et la diversification de l’économie et amélioreront sa compétitivité et son attractivité pour les investisseurs étrangers. Par ailleurs, le chef de la mission du FMI relève que la productivité par tête en Algérie est faible et ne s’est pas améliorée au cours des années 2000, contrairement aux autres zones qui ont enregistré des gains de productivité assez conséquents. “Il y a un retard qui s’accumule pour l’économie algérienne et qu’il faudra combler à l’avenir, si on veut qu’elle puisse se diversifier et trouver des nouvelles sources de croissance”, estime le chef de la mission du FMI.

Source Liberté Meziane Rabhi

Le Pèlerin 

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 11:55

La négociation se faisait par entretien téléphonique avec le premier ministre Ouyahia

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Aucun démenti à propos de ce contact entre les deux hommes n’a été émis, jusque-là, du côté officiel algérien.

Encore une fois le magnat égyptien, détenteur d’Orascom Télécom Holding (OTH) dont Djezzy en est la filiale algérienne, réagit aux déclarations algériennes en apportant de l’eau au moulin.  “La position de l'Algérie au sujet de la fusion entre Weather Investment et le russo-norvégien Vimpelcom ne la fera pas échouer”, coupera Naguib Sawiris, lors d’une apparition sur la chaîne de télévision Al-Arabiya comme repris par le site électronique Maghrebemergent.info, révélant ainsi qu’il a eu une conversation téléphonique avec le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, pour expliquer son refus de se soumettre aux conditions de l’Algérie, alors que ces dernières ont été, à nouveau et pas plus tard que la semaine dernière, soulignées avec force lors du passage de Ouyahia devant les députés prenant ainsi à témoin toute l’opinion publique.

Il réaffirmera, à l’occasion, l’intention du gouvernement de continuer dans la logique d’achat mais non sans préalables. Il parlera, en outre, de l'assainissement de la situation fiscale d'OTH vis-à-vis de l'État algérien “pour lequel il est redevable de la somme de 17 milliards DA”, le règlement par Djezzy de sa dette contractée auprès d'autres parties en Algérie dont l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) et le règlement de la situation des travailleurs de la société de téléphonie fixe dissoute Lacom, dont les salaires n'ont pas encore été versés.

La troisième condition est que Djezzy se doit d'appliquer la décision souveraine de la justice concernant la plainte déposée par la Banque d'Algérie pour fraude dans le transfert et la législation des changes pour 190 millions de dollars.

M. Ouyahia abordera, en conclusion, la question de l’obligation pour Djezzy de payer 20% de la plus-value à l’Algérie au moment de la vente, conformément à la législation algérienne.  Une sortie considérée parSawiris comme une tentative de le désavouer auprès de ses futurs associés alors que la fusion avec Vimpelcom n’a pas encore eu lieu et ne serait effective qu’en février prochain.  Ceci a donc poussé, sans nul doute, Sawiris de sortir de sa réserve et révéler ce nouveau contact avec Alger, laissant libre cours à toute interprétation sans que l’information ne soit démentie, jusque-là, par le canal officiel.  Très prudent comme à son habitude, le patron d’OTH ne dira pas les choses aussi crûment et se contentera d’indiquer qu’il a fait part à Ouyahia de la “situation difficile traversée par son entreprise depuis le début de la crise algérienne” et qu'il attendait qu'une date soit fixée pour le début des négociations avec le gouvernement algérien sans pour autant commenter la déclaration algérienne qui insiste à ne reconnaître que OTH comme vis-à-vis.

En attendant, le doute serait bel et bien semé dans l’esprit du futur acquéreur, notamment auprès du côté norvégien détenteur de 36% de Vimpelcom, à plus forte raison que nul n’est sans savoir que Djezzy est la filiale la plus rentable d’OTH. Jon Fredrik Baksaas, directeur général de Telenor, a estimé, selon la même source, que “l’absence de Djezzy du lot apporté par Orascom Télécom pourrait entraîner, à défaut d’une reconsidération de la fusion, une réévaluation du montant de la transaction qui est de 6,6 milliards de dollars”.

Le président de Telenor, Ole Bjorn Sjulstad, quant à lui, a accentué les doutes en annonçant qu’un réexamen complet du projet de fusion.  Hier, le directeur des relations avec les investisseurs de Vimpelcom, Alexey Subbotin, s’est dit “optimiste” sur la capacité d’OTH de résoudre son litige avec le gouvernement algérien. “Le conseil d’administration de VimpelCom et de Weather Investment vont se réunir à la fin du mois pour finaliser l’accord de fusion même si OTA (Djezzy) ne recevait pas l’accord du gouvernement algérien pour être incluse dans l’accord”, a-t-il indiqué.

“L'opération ne concerne pas seulement l’Algérie. Nous avons une approche beaucoup plus pratique, d’autres actifs de Weather Investments sont attractifs pour nous”, a déclaré Subbotin, qui a refusé de répondre à la question de savoir si VimpelCom était impliqué dans les négociations pour résoudre le différend entre le gouvernement algérien et Orascom Télécom.

Source Liberté Nabila Saïdoun

Le Pèlerin

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 11:50

Douze terroristes d’AQMI tués par l’armée mauritanienne

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L’histoire est-elle en train de se répéter ? Le même espace géopolitique : le Sahel ; les mêmes acteurs étatiques : le Niger, le Mali, la Mauritanie et la France ; le même acteur non étatique : Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Il est de même pour le scénario : prise d’otages et opération militaire mauritanienne au Mali. Les ingrédients de la crise sont donc identiques et, une fois de plus, c’est cette région qui fait les frais de déterminants stratégiques qui dépassent de loin le Sahel et ses populations.

La prise d’otages de jeudi dernier au Niger a été reléguée au second plan par les combats survenus depuis vendredi dernier au Mali. En effet, selon des officiels mauritaniens, l’armée a attaqué un repaire d’AQMI en profondeur du territoire malien. «L’armée encercle actuellement une vingtaine de véhicules des éléments armés d’AQMI, près de la localité malienne d’Areich Hindi, non loin de Hassisidi (à une centaine de kilomètres au nord de Tombouctou, NDLR) où les combats de vendredi s’étaient déroulés», a déclaré une source militaire mauritanienne. «Notre armée a tué 12 terroristes armés et en a blessé autant dans les affrontements de vendredi », a déclaré ce responsable militaire, évoquant un premier bilan. «Deux militaires mauritaniens ont été tués et quatre autres blessés», a-t-il affirmé. Selon des sources sécuritaires à Nouakchott, cette offensive survient au moment où une fenêtre d’opportunité est disponible pour attaquer une katiba d’AQMI. Un militaire mauritanien de haut rang a affirmé que cette attaque démontre «la détermination de notre armée à éradiquer le terrorisme, qui a déjà visé notre armée à plusieurs reprises et porté atteinte à notre sécurité». La presse mauritanienne donne elle aussi certains détails. Deux compagnies de l’armée mauritanienne, fortes de 30 véhicules, pourchassent une katiba d’AQMI qui dispose, elle, de huit véhicules. Des militaires français participeraient à cette opération dans laquelle des armes lourdes seraient utilisées. Cette offensive a lieu environ deux mois après une première opération militaire franco-mauritanienne contre une base des islamistes armés dans le désert du nord du Mali. Sept membres d’AQMI avaient été tués. Le raid du 22 juillet visait, selon Paris, à libérer le Français Michel Germaneau, enlevé quelques mois plus tôt dans le nord du Niger. Mais AQMI avait annoncé, le 25 juillet, avoir exécuté cet otage de 78 ans pour venger la mort de ses membres. Ces nouveaux combats interviennent dans le désert malien alors qu’AQMI est soupçonnée d’avoir commandité un nouvel enlèvement au Sahel : l’enlèvement de cinq Français, d’un Togolais et d’un Malgache jeudi dans le nord du Niger. Ces otages ont été emmenés vendredi dans le désert malien par leurs ravisseurs, ont assuré vendredi soir des sources sécuritaires nigériennes et algériennes. Ces sept personnes, pour l’essentiel des collaborateurs des groupes français Areva et Satom, ont été enlevées tôt jeudi à Arlit, à 1 000 km au nordest de Niamey, un site d’extraction d’uranium. Appuyée par des moyens aériens, l’armée nigérienne s’était pourtant déployée depuis jeudi dans la zone «pour rechercher les otages et voir si on peut les empêcher de quitter le territoire nigérien», avait indiqué vendredi matin une source sécuritaire nigérienne. Une source proche de l’enquête nigérienne assure en tout cas que le groupe armé a bénéficié de complicités au sein du dispositif sécuritaire du site minier d’Arlit pour pouvoir mener son audacieuse opération. Ces sept étrangers ont été enlevés dans la nuit de mercredi à jeudi à leurs domiciles situés dans des quartiers sécurisés de ce site d’extraction d’uranium. «Ce qui est sûr, c’est que les ravisseurs étaient bien renseignés», a déclaré une autre source proche du dossier. «Il y a des choses bizarres. On s’étonne un tout petit peu que les portes se soient ouvertes aussi facilement dans le camp de Satom», a-t-elle ajouté. Interrogé, Areva a refusé de commenter ces rumeurs.

Source Le jeune indépendant M’hamed Khodja

Le Pèlerin

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