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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 06:20

Rien ne va plus à Algérie Poste : dans de nombreuses wilayas, il est impossible d’obtenir de l’argent liquide.

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Et les arguments - peu convaincants de la direction et du ministre - n’empêchent pas la grogne de s’amplifier. Surtout à la veille de l’Aïd.

-Jijel : Les agents contraints au chômage 

La crise de liquidités dans les bureaux de poste dans la wilaya de Jijel est à son paroxysme. Depuis l’été dernier,  après un bref retour à la normale, la situation est de plus en plus intenable pour les usagers des CCP, contraints de prendre leur mal en patience ou d’aller faire le tour des bureaux de poste dans les régions limitrophes. La wilaya de Mila est depuis un certain temps devenue la Mecque des salariés et autres fonctionnaires payés par voie de CCP venant, notamment de la ville d’El Milia, deuxième grande agglomération de la wilaya de Jijel.

Certains assurent, en effet, qu’ils ont fait le déplacement à Grarem, chef-lieu de daïra relevant de la wilaya de Mila, pour retirer leur salaire par manque de liquidités dans les bureaux de poste à El Milia, El Ancer, Belghimouze ou Sidi Maârouf, pour ne citer que ces régions de l’est de la wilaya de Jijel. Dans le chef-lieu de cette wilaya, la situation est la même dans l’ensemble des bureaux de poste où les agents sont contraint au chômage par le fait d’une crise qui frappe de plein fouet les salariés et les retraités à l’approche de l’Aïd. Priée de nous donner quelques explications sur ce phénomène, une source responsable à la direction de wilaya d’Algérie Poste, nous a plutôt orientés vers le chargé de communication de cet organisme à Alger.

Contacté à son tour, c’est à sa secrétaire que nous avons eu affaire, cette dernière répliquant sèchement que «le ministre a parlé, hier, de ce problème à la télévision». Mercredi, dès l’ouverture des deux bureaux de poste de la ville d’El Milia, le seul mot d’ordre annoncé par les agents et échangé entre les usagers était : «Il n’y a pas d’argent.» «Depuis le début de la semaine et jusqu’à ce jour, l’argent a été disponible les seules les matinées de samedi et dimanche. Depuis il n’y a plus rien !» assure un citoyen, constatant par ailleurs que l’excuse servait aussi à refuser la consultation des avoirs…

-La version officielle

Pour Moussa Benhamadi, ministre de la Poste et des TIC, interrogé sur le problème de manque de liquidités lors de son déplacement à Oran, le problème s’explique «par plusieurs facteurs comme le virement des salaires des travailleurs durant la même période, l’absence d’une culture d’épargne des citoyens et enfin le non-recours à d’autres modes de paiement lors des différentes transactions». Pour lui, il est nécessaire d’encourager les usagers à utiliser des modes de paiement autres que l’argent liquide. Des efforts seront faits pour «généraliser la carte de paiement car, sur les 11 millions de détenteurs de comptes postaux  seuls 6 millions disposent de cartes», a-t-il précisé, ajoutant qu’un projet d’installation de terminaux de paiement électronique est en cours d’étude.

Concernant la question des détournements enregistrés dans plusieurs agences postales, le ministre a souligné que «des dispositions ont été prises  pour enrayer ce phénomène, notamment par des audits et des contrôles systématiques  de toutes les opérations financières. Toutefois, a-t-il précisé, ce phénomène sera réglé avec la généralisation  des modes de paiement électronique».

-Aïn defla : Personne ne croit plus aux discours de la Poste

Une vieille dame attend depuis 7h l’ouverture du bureau de poste situé au quartier Boutane à  Khemis Miliana pour retirer une somme dérisoire. Au bord des larmes, et pleine d’amertume, elle préfère finalement rentrer chez elle. Le calvaire des usagers de la poste désireux de retirer leur argent se poursuit dans la wilaya de Aïn Defla. Les queues interminables observées devant les bureaux de postes tôt avant l’ouverture témoignent de la souffrance des concernés. Ces derniers après une attente de plusieurs heures, repartent souvent bredouilles.

D’autres choisissent de se déplacer dans les  wilayas limitrophes ou jusqu’à la capitale pour retirer leur argent. Une situation intenable que renforce l’absence de communication au niveau des services concernés ou des agents  contaminés sans doute par l’ambiance exécrable qui règne en ce moment aux guichets. Il faut savoir que le spectacle de femmes, d’hommes, parfois très âgés en train de se disputer   une place dans la chaîne n’est pas pour reposer les esprits. Des voix s’élèvent par ailleurs ces derniers jours appelant à l’organisation de mouvements de contestation pour exiger que cesse cette situation. 

«On voudrait qu’un haut responsable se donne au moins une fois la peine de nous expliquer à la télévision les raisons de cette situation tragique», s’exclame une cliente. Mohamed a même dû déposer une demande d’absence au niveau de son établissement pour se déplacer dans une autre wilaya pour retirer son  argent. Tous ici se posent la question de savoir ce qui se passe réellement dans les coulisses des institutions concernées  et ne croient plus vraiment aux thèses officiellement avancées.

-Ouargla : 5000 DA sinon rien !

Les crises de liquidités sont monnaie courante à Ouargla où chaque année apporte son lot de manque de billets. L’actuelle pénurie perdure depuis deux mois avec des pics réguliers.  Banques et bureaux de poste enregistrent une affluence record où un seuil maximal de 5000 DA vous est imposé dans les meilleurs des cas, c’est-à-dire quand il y a de l’argent au niveau des guichets. Le directeur local d’Algérie Poste, M. Halimi, tente maladroitement d’apaiser la population exaspérée sur les ondes de radio Ouargla. Il défend son mode de gestion de la crise et répète  depuis des semaines qu’«il s’agit d’un problème national qui ne concerne pas exclusivement Ouargla. Bien au contraire, on a su maîtriser les choses et canaliser une distribution équitable des billets de banque».

Mais les citoyens ne l’entendent pas de cette oreille et les échos de la rue sont très négatifs. Ils reflètent une tendance accrue à exiger des responsables locaux de se débrouiller un peu plus. Les clients des CCP sont insatisfaits de la prestation de services et se disent obligés de se déplacer vers la soi-disant grande poste qui ne répond plus aux besoins de la population. Avant-hier, des citoyens aux aguets sont vainement restés très tard dans l’attente d’un versement salvateur. A Gherbouz, quartier périphérique, des hommes se relaient nuit et jour devant le distributeur automatique pour traquer le moindre signe de remise en marche du DAB, mais «quand il y a de l’argent, les machines sont en panne», rétorque un citoyen à Aïn Beïda.

Les clients de la BEA Ouargla se disent «humiliés», le DAB affiche un écran noir désespérant depuis des années sans que personne ne s’en offusque. A la BDL, le DAB est tout aussi noir ces jours-ci, mais l’agence arrive tant bien que mal à gérer la demande de sa clientèle, à l’instar des consœurs qui s’adaptent comme elles le peuvent à la crise et là la touche personnelle des gestionnaires est visible. Le directeur de la «BNA 945» alimente  personnellement son DAB tôt le matin et sort volontiers son chiffon imbibé de nettoyant pour astiquer la machine avant l’arrivée des clients.

Les usagers matinaux y trouvent des billets et le retrait est limité à 5000 DA par semaine pour les non-clients de la BNA. Comme quoi, même en matière de banque publique il y a banque et banque. A Touggourt, nul besoin de parler de DAB, la modernité n’est pas pour les Touggourtois, dont certains en sont arrivés aux mains la semaine dernière pour quelques billets. Même topo à Hassi Messaoud, le poumon économique du pays où aucun DAB ne marche depuis plusieurs années. Là encore, le citoyen se dit humilié par la nonchalance des banques et des bureaux de poste où le service, lamentable, ne s’explique pas dans une région où l’argent coule à flots.

-Oran : Tensions en fin d’après-midi

Les receveurs des recettes postales de Saint-Charles, la Grande Poste et de Bir El Djir affirment être quotidiennement alimentés en liquidités en fonction de leurs besoins par le service des finances de la trésorerie d’Algérie Poste. Mais ils ont aussi reconnu que parfois, en fin d’après-midi, ils manquaient d’argent, surtout à l’approche des fêtes ou lors des grandes occasions. La raison ? «Certaines recettes postales, surtout celles qui sont implantées à Oran-ville, dans la périphérie ou dans les chef-lieux de daïra, traitent (uniquement pour le paiement) quelque 500 CCP par jour», nous avance-t-on.

Parfois les recettes font face également au retrait de grosses sommes d’argent, sans aucun avis de la part du détenteur du chèque postal, 48 heures à l’avance, comme l’exigent certaines banques. «Ces retraits perturbent le fonds de roulement quotidien et la bonne marche du travail», précise-t-on. Ce qui pousse les préposés aux guichets à inviter les usagers à se rendre vers d’autres structures postales. Cette situation, surtout pour les personnes âgées, cause des désagréments pour ceux obligés de faire la chaîne devant les guichets dès l’ouverture de la poste. Cette situation entraîne par ailleurs des tensions avec les agents, «accusés de tous les maux». Le véritable problème chez Algérie Poste réside, selon certains clients rencontrés sur place, dans les fréquentes pannes du système informatique, l’affluence des usagers et la non-utilisation des 25 distributeurs automatiques de billets.

Source El Watan Houria Alioua, Aziza L., Tegguer Kaddour

Le Pèlerin

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 06:10

Algérie - Le patron du FMI : «La bénédiction de l’Algérie c’est sa jeunesse»

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Dominique Strauss-Kahn, dans son analyse sur le statut de l’économie algérienne, a insisté sur l’importance qu’il faut accorder à la jeunesse.

«C’est un grand atout pour l’avenir mais c’est aussi une question très aiguë de lui trouver des emplois», a-t-il souligné, d’où l’urgence de développer le secteur privé.

Selon Dominique Strauss-Kahn, qui est depuis hier en visite à Alger, le problème principal de l’Algérie est qu’elle «vit trop sur des ressources publiques venues des hydrocarbures, elle doit arriver petit à petit à se convertir vers une économie où le secteur privé sera plus important». Pour cela, M. Strauss-Kahn insiste sur l’importance qu’il faut accorder à la jeunesse qui est, selon lui, une «bénédiction» pour notre pays. «C’est un grand atout pour l’avenir, mais c’est aussi une question très aiguë de lui trouver des emplois. Et pour cela, il y a une politique en matière d’éducation et de formation professionnelles et encore faut-il que les emplois existent. Et pour que ces emplois existent, il faut que le secteur privé se développe. Chose tout à fait possible. Il faut que les ressources des hydrocarbures soient utilisées à cela. Avoir des ressources naturelles, c’est une bénédiction, car c’est mieux d’en avoir. Mais cela peut être aussi une malédiction si, à cause de ces ressources, on dort sur ses deux oreilles. Il faut transformer les risques de malédiction en bénédiction. Et pour cela, il faut utiliser les ressources naturelles dont dispose l’Algérie comme il convient», a souligné DSK, qui note que le taux de chômage chez les jeunes de 16 à 25 ans est supérieur à 20%. «Il faut que les investissements permettent de développer les activités. Il faut que les Algériens s’en saisissent pour que toutes les opportunités de créer des entreprises soient saisies, car le secteur public des hydrocarbures crée de la richesse mais pas des emplois. Aujourd’hui, on a besoin qu’un changement se fasse dans beaucoup de secteurs et que la mentalité évolue pour que les Algériens, bénéficiant de la manne qu’apporte le pétrole, puissent développer leur économie mais aussi la diversifier», a-t-il ajouté. Le patron du Fonds monétaire international estime qu’il est nécessaire que les Algériens «développent eux-mêmes un secteur privé plus actif». «Pour un pays des plus importants en Afrique du Nord, il faut faire en sorte que les ressources naturelles soient mises à la disposition des générations futures par la création d’une économie prospère. Je ne dis pas que ce sera facile, mais c’est ce qui assurera la prospérité de ce pays pour de longues décennies. Il faut que les infrastructures permettent aux investissements privés d’être rentables. Il faut aussi que l’investissement privé se sente à l’aise. C’est une question qui relève du climat des affaires, de l’environnement juridique et des conditions dans lesquelles l’investissement privé se fait. C’est difficile de faire évoluer les pratiques, mais c’est dans l’intérêt de l’Algérie et des Algériens», a-t-il affirmé.

Source Infosoir B.M.

Le Pèlerin

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 06:01

Algérie - Azouz Begag : La société algérienne est en devenir

azouz begag

 

De la liberté, des crispations identitaires, de ses projets politiques : Azouz Begag, ancien ministre français à la Promotion de l’égalité des chances, a confié à El Watan Week-end ses espoirs pour l’Algérie et ses inquiétudes pour la France. Il sera au salon du livre d’Alger, stand des éditions Sedia, samedi 30 à 15h pour une dédicace de son dernier livre, Dites-moi bonjour, paru en 2009.

- Vous voilà au Salon du livre d’Alger… Dans le pays d’où vos parents sont originaires où, à un moment de votre vie, vous auriez aimé revenir, mais où il vous manquerait quelque chose de fondamental à vos yeux, la «liberté individuelle». D’après vous, cette absence de liberté est-elle plutôt le fait de la société ou du politique ?

C’est en fait surtout le concept d’individu auquel je suis attaché. J’aime me revendiquer comme une «personne» à part entière, responsable de son destin. En Algérie, comme dans beaucoup de pays du Sud, c’est la notion d’appartenance à une communauté qui est le socle sociologique. En Algérie, ce qui me manquait, au temps où je désirais m’y établir, c’était ce sentiment de liberté individuelle sur lequel je m’étais construit en France, dans ce pays où les présidents sont souvent élus avec 51% ou 53% des voix, c’est-à-dire avec des majorités relatives... donc des oppositions féroces, ce qui fait l’énergie des démocraties. En France, la possibilité qui est donnée de se mouvoir librement en Europe, mais aussi à travers le monde est un immense privilège, surtout quand on est jeune. Comme toutes les sociétés, la société algérienne est en devenir, les générations se succèdent, la politique évoluera avec elles. La liberté est un combat permanent, quel que soit le pays où l’on habite. J’ai appris, en démissionnant du gouvernement français en 2007, qu’il faut accepter d’en payer le prix.

- Lundi, dernier le 1er novembre, nouvel anniversaire de la révolution. Et alors que l’Algérie fêtera dans deux ans le cinquantenaire de son indépendance, il est aujourd’hui beaucoup question de cette «identité algérienne». Pourquoi est-elle si complexe à définir ?

Je viens de relire l’histoire de l’émir Abdelkader de Bruno Etienne et l’on voit dans ce livre combien au XIXe siècle l’Algérie des tribus était déjà d’une complexité redoutable, pour les envahisseurs français comme pour l’Emir qui leur résistait et tentait de construire une homogénéité dans la résistance. Une identité, par nature, est un concept en mouvement, qui évolue dans le temps. Il vaut mieux d’ailleurs parler de processus identitaire plutôt que d’identité. En France, depuis une quinzaine d’années, on voit apparaître dans toutes les manifestations, sportives, mariages, circoncisions... de la communauté algérienne, des drapeaux algériens. Ce drapeau en France soulève bien des polémiques. A croire que les descendants d’immigrés algériens de l’après-guerre se sentent pleinement algérien aujourd’hui, même s’ils ne sont jamais allés dans ce pays. Ils se revendiquent comme tels. C’est la preuve que des identifications sont à l’œuvre des deux côtés de la Méditerranée et qui rendent complexes la question de l’identité nationale. Récemment, avec le président Jacques Chirac, nous parlions de cette mémorable visite à Alger où des voix criaient «des visas, des visas» au chef de l’Etat français. Il est intéressant de noter que pendant qu’à Alger, les jeunes Algériens disaient leur désir de France, en France, les jeunes d’origine algérienne appellent une Algérie qu’ils mythifient.

- Vous avez écrit, après la qualification des Verts pour la Coupe du monde, que la victoire contre l’Egypte avait cassé un mythe : celui de la communauté arabo-musulmane. Dans ce contexte particulier, quel nouveau constat le sociologue que vous êtes fait-il sur l’expression de cette identité ?

Quand il est question de se qualifier pour la Coupe du monde en Afrique du Sud, en effet, il n’est plus question de «frères» arabes ou musulmans : c’est chacun pour soi et Dieu pour tous. La violence dans le football se joue des communautés fraternelles. Le monde du sport montre bien comment s’opèrent les identifications et comment elles construisent à un moment donné les identités. En juin dernier, l’Algérie, à travers son équipe nationale, avait un énorme besoin de reconnaissance et de prouver au monde entier qu’elle pouvait se remettre de dix années de plomb, qu’elle était encore debout sur la scène mondiale. La fierté algérienne, ce n’est pas rien ! On m’en fait souvent le reproche quand mon sang sétifien monte en pression. Elle est un élément constitutif de l’histoire de la formation de la nation. L’Emir Abdelkader l’a bien montré, trahi si souvent par les responsables militaires et politiques français, alors qu’il donnait sa parole sacrée en échange de sa reddition.

- Parmi les raisons avancées par les immigrés qui choisissent de revenir en Algérie après leurs études ou après une expérience professionnelle, le «racisme ordinaire» est une de celles qui revient le plus souvent. Avez-vous l’impression que les discriminations en France (ou en Europe) soient aujourd’hui plus importantes que dans les années 1980 ?

Sans aucun doute ! Toutes les études montrent que les Arabes et en particulier les Algériens subissent de plein fouet les discriminations à l’embauche. En France, la guerre d’Algérie a laissé des traces indélébiles. Le racisme anti-arabe et surtout l’islamophobie font des bonds considérables ces derniers mois. Regardez ce qui se passe dans la région de Strasbourg avec la construction de la grande mosquée prévue en 2011. Une véritable guerre identitaire est engagée. Je suis très inquiet pour l’avenir des relations intercommunautaires en France. Il y a une espèce de guerre ouverte entre «le halal et le cochon», que l’on retrouve dans l’apparition des restaurants QUICK halal, qui est porteuse de grande inquiétude. De plus, l’année 2009, qui était celle des élections régionales en France, importantes pour le pouvoir en place, a vu un déferlement de dérapages islamophobes de la part des responsables politiques, Brice Hortefeux en tête, condamné pour injures raciales et toujours en poste. Ce qui a vraiment de quoi inquiéter. Incontestablement, le Front National sera le grand gagnant de la présidentielle de 2012. Le pays est au seuil de graves conflits intercommunautaires, j’en ai l’intime conviction. Et l’année 2011, pré-électorale, sera critique en provocations.

- Malgré l’échec des régionales, on imagine que vous n’avez pas abandonné vos ambitions politiques… Toujours au centre ? Dans quoi se projette l’ancien ministre pour la Promotion à l’égalité des chances ?

Je travaille avec Dominique de Villepin dans le cadre de son parti République Solidaire, mais j’ai aussi beaucoup d’amitié pour François Bayrou du Modem. Les deux hommes incarnent une France dans laquelle je me retrouve. Le centre va être très courtisé dans les mois à venir, notamment par le président Sarkozy qui s’apprête à offrir Matignon au ministre Jean-Louis Borloo. Quant aux régionales, c’était la première fois dans l’histoire de France qu’un Français d’origine algérienne soit tête de liste pour un parti. J’ai ouvert une porte pour marquer l’avenir. Elle ne se refermera plus. C’est une victoire, non pas une défaite.

- Avez-vous des projets d’écriture ?

Tout ce dont je vous parle ici fait l’objet d’un livre que j’ai écrit, La France identitaire, pour lequel je cherche un éditeur. Pour la première fois en vingt-cinq ans de publication, j’éprouve des difficultés à publier pareil ouvrage sur la montée de l’islamophobie en France. Je ne sais pas pourquoi. Il paraît que c’est la crise...

Bio express :

Azouz Begag, 53 ans, est né à Lyon, dans une famille d’immigrés algériens arrivée en France en 1949. Ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances de 2005 à 2007 sous le gouvernement De Villepin, il s’est ensuite engagé dans plusieurs batailles électorales aux côtés de François Bayrou. Aussi chercheur en économie et sociologie, chargé de recherches du Centre national pour la recherche scientifique à l’université de Paris IV, il a écrit une trentaine de livres, la plupart sur les problématiques liées à l’identité, l’immigration et les phénomènes urbains. Il est régulièrement invité dans les plus grandes universités américaines en qualité de visiting professor.

Source El Watan Mélanie Matarese
Le Pèlerin 
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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 06:00

La démocratie dans le monde arabe tarde à venir.

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C’est en effet ce que relève l’ONU dans son dernier rapport, publié jeudi le 04 novembre 2010, qui souligne que "si les populations dans les pays arabes ont fait de grandes avancées sur de nombreux fronts, de sérieux défis demeurent dans le domaine de la participation à la vie publique et celui de la possibilité de demander des comptes aux responsables".

"Peu de pays arabes ont connu une profonde démocratisation" et même si certains ont des systèmes multipartites cela ne "donne pas lieu toujours à une démocratie où les partis peuvent se livrer à une véritable compétition". Cela n'empêche pas des progrès dans d'autres domaines", indique le rapport.

Le même rapport souligne que «certains pays arabes ont fait des progrès significatifs en matière de développement humain mais les défis restent de taille».  

L’Organisation des Nations unies précise que cinq de ces pays figurent parmi les dix nations du monde qui ont fait le "plus de progrès" sur l'indice de développement humain par rapport à leur point de départ il y a quarante ans.

Plus en détail, le rapport note que le sultanat d'Oman a fait le plus de progrès depuis 1970 parmi les 135 pays recensés alors que l'Arabie saoudite se classe au cinquième rang, la Tunisie à la septième place, l'Algérie à la neuvième et le Maroc à la dixième place.

L’ONU explique les progrès de ces pays par les "succès sur le long terme des politiques de l'éducation et de la santé" plus que par les revenus pétroliers, relève le principal auteur du document, Jeni Klugman.

Le document de l’ONU souligne par ailleurs que l'inégalité des sexes existe toujours sur le marché de l'emploi, en matière de participation à la vie politique et dans le secteur de la santé de la mère et de l'enfant.

Source El Watan Rabah Beldjenna

Le Pèlerin

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 05:52

Sud algérien - Inondations de 2008 à Ghardaïa

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Les commerçants dans la tourmente

Des dizaines de commerçants se sont retrouvés du jour au lendemain sans rien, suite aux inondations et crues qui ont frappé toute la vallée du M’zab dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2008. Des pluies torrentielles se sont abattues durant plus de 48 heures sur plus de 8 communes, ainsi que sur le chef-lieu de la wilaya de Ghardaïa, provoquant un débordement des oueds, dont le fameux oued du M’zab.

Ruinés, ils changent d’activité

Anéantissement n De nombreux commerçants sinistrés ont fait part de leur mécontentement face au traitement reservé à leurs dossiers d’indemnisation.

Aux premières heures de la journée du 1er octobre, jour de la fête de l’Aïd El-Fitr, les constructions, les véhicules et les routes... étaient inondés. Une véritable catastrophe naturelle qui a endeuillé plus de 40 familles, engendré des blessures pour plus de 50 personnes, inondé près de 30 000 constructions et endommagé des vestiges historiques de la vallée du M’zab. Les inondations ont également détruit nombre de commerces et locaux commerciaux. A ce jour, 2 ans plus tard, les commerçants sinistrés déplorent le manque d’intérêt qu’on leur accorde.

Des commerces entiers ont totalement disparu. Lors de notre virée dans cette ville, nous avons constaté que nombre d’entre eux n’ont jamais repris leurs activités. Sur les murs ou à l’entrée principale, la trace du niveau des eaux, dépassant les 7 à 8 mètres est toujours là. «Ils n’ont pas été relancés ni bien nettoyés pour une réouverture faute de moyens financiers», commente le représentant du bureau local des commerçants de la commune de Ghardaïa, Mustapha Siwsiw.

Certains commerçants, de peur d’être mal vus, animés par un sentiment de honte après avoir tout perdu, n’osent plus travailler dans les localités où ils étaient connus par leurs grands commerces, selon le secrétaire général de l’Union des commerçants de la wilaya de Ghardaïa, Mohamed Debdaba. Pour combler le vide laissé par ceux-là, de nouveaux commerçants sont venus s’installer dans cette ville, qui reprend vie petit à petit. D’autres, choqués par l’ampleur de la catastrophe, ont carrément «quitté la wilaya pour s’installer ailleurs, travailler chez «les autres», refusant d’être vus par leur famille ou leurs collègues dans une situation aussi déplorable. Les chalets ? Ils ont catégoriquement refusé de s’y installer», a-t-il ajouté. De son côté, le président du bureau local des commerçants de Ghardaïa, Mustapha Siwsiw, a souligné que des commerçants sinistrés ne sont pas satisfaits du traitement de leurs dossiers quant au remboursement et à l’effacement de leurs dettes. L’Union des commerçants de la wilaya de Ghardaïa compte plus de 1 100 adhérents, dont plus de 500 sont sinistrés, selon le secrétaire général du bureau de wilaya, Mohamed Debdaba.

En réponse à une de nos questions à ce sujet, Dahmane Messaoud, vice-président de la commune de Ghardaïa, a précisé que «les dossiers des commerçants sinistrés ont été ficelés par la direction et la Chambre de commerce», sans donner plus de détails. En parallèle, les commerçants que nous avons rencontrés disent attendre toujours le traitement de leurs dossiers.

«Des commerçants ont complètement changé de wilaya. Agés de plus de 50 ans pour la plupart, que peuvent-ils espérer ? Qui peut les accepter ailleurs ? D’autres qui étaient gérants, sont devenus ouvriers. Ils n’ont pas pu supporter cette situation et ont changé de domaine d’activité. D’autres encore sont complètement anéantis après avoir perdu un ou plusieurs membres de leurs familles. D’autres ont perdu leurs propriétés, leurs marchandises et leurs locaux», se désole M. Debdaba.

Des indemnités qui tardent

En réponse à la demande d’indemnisation et d’aide aux commerçants sinistrés, la lettre du ministère du Commerce datée du 25 janvier 2009, dont nous avons une copie, fait état de pertes, suite à une expertise sur terrain, évaluées à 1 126 290 000 DA. «A ce jour, les commerçants n’ont rien reçu», selon le secrétaire général de l’Union des commerçants de Ghardaïa, qui rappelle encore que la catastrophe du mois d’octobre 2008, qui a frappé la vallée du M’zab, «dont une grande moitié des commerçants, surtout ceux qui ont tout perdu, a eu de grandes conséquences. Ces pertes ont affecté les commerçants aussi bien dans leurs finances que dans leurs âmes». «Suite aux requêtes et aux demandes d’aide, le ministère du Commerce nous a répondu par le biais d’une lettre réconfortante, nous informant que cette corporation sinistrée bénéficiera d’une indemnisation de l’ordre de 1 126 290 000 DA, qui devait être prise en charge par le ministère des Finances.» M. Debdaba revendique la prise en charge des commerçants sinistrés, à l’instar des artisans et des fellahs qui ont vu leurs pertes prises en charge à 100% par leur tutelle.» «La vallée du M’zab est le centre névralgique de tout le Sahara, et Ghardaïa est la plaque tournante du commerce saharien», a-t-il enchaîné.

Pourquoi ne pas suivre l’exemple de Benbada ?

Tout en applaudissant l’initiative du ministre des PME - PMI, M. Benbada, qui a eu l’idée d’exploiter la Caisse des artisans pour indemniser les artisans pour leur permettre de reprendre leur activité commerciale, M. Debdaba, secrétaire général de l’Union des commerçants de Ghardaïa, déclare que son union propose un grand projet de réalisation d’une zone de commerce de gros et d’entrepôts de 45 000 m2, au niveau de la zone Bouhraoua Est, à la sortie de la ville de Ghardaïa, et ce, dans le cadre du Comité d’assistance, de localisation et de promotion de l’investissement (Calpi).

Cette zone de commerce permettra de créer quelque 450 postes d’emploi permanents et compterait 80 locaux commerciaux, un hôtel, des restaurants et des cafétérias.

La plaie est toujours ouverte

Outre leurs difficultés psychologiques après la catastrophe naturelle qui a endeuillé Ghardaïa à la veille de l’Aïd El-Fitr 2008, les nombreux commerçants sinistrés ont le sentiment d’avoir été abandonnés. Ils témoignent.

Le niveau des eaux a atteint plus de 8 mètres à Berghayet», affirme Hichem, propriétaire depuis 2006 d’un taxiphone et prestataire de service (traitement de textes et photocopie…). Avant la tragédie, il activait avec un capital de plus de 70 millions de centimes. «Du jour au lendemain, j’ai tout perdu. La veille, au dernier soir du Ramadhan, il pleuvait beaucoup. Je m’étais préparé aux nombreuses demandes de mes clients, comme la recharge flexy. J’avais déboursé une belle somme d’argent ce soir-là pour approvisionner mon magasin en objets divers», se souvient Hichem, qui n’a pu relancer son commerce qu’une longue année après les crues dramatiques qui ont frappé la ville. «J’ai pu racheter une autre photocopieuse par facilités», reprend-il, se désolant de l’état du magasin de son voisin, qui a, lui, complètement abandonné son activité. A quelques mètres, un pharmacien qui avait perdu son stock de médicaments lors des crues, annonce : «A ce jour, aucune suite n’a été donnée à nos demandes de remboursement en tant que commerçants sinistrés.»

Cette pharmacie, qui a repris son activité 2 mois après les inondations, sur la base d’un endettement conséquent, n’avait pas de couverture sociale. Les pertes, poursuit notre interlocuteur, ont été évaluées par conséquent à près de 160 millions en médicaments. Smaïl, un vendeur de vêtements, qui affirme avoir difficilement repris son activité souhaite que «des solutions soient trouvées le plus rapidement possible, car nous sommes endettés jusqu’au cou. Des collègues, choqués, ont abandonné leur profession et d’autres ont carrément quitté la région.» Hamza, un autre commerçant sinistré, dit n’avoir pas déclaré son commerce et pas contracté d’assurance en cas de catastrophe. Les murs de son local inondé jusqu’au plafond, gardent encore la marque du niveau des eaux. Hamza a perdu l’équivalent de 150 millions de centimes. A l’annonce de l’aide de l’Etat aux sinistrés, ce jeune commerçant, optimiste, a rapidement voulu gagner du temps en engageant tout de suite des travaux de restauration avec un emprunt, qu’il avait prévu de rembourser à la perception de ses droits. «J’ai acheté un nouveau matériel de travail par facilités. Aujourd’hui, je croule sous les dettes. L’aide de l’Etat n’a concerné jusqu’à aujourd’hui que les artisans et les fellahs», précise-t-il, dépité. «On nous a promis une aide au début, ce qui nous a énormément encouragés à recourir à l’endettement. Mais voilà ! Deux années sont passées et... rien à l’horizon. Là, on risque d’être ruinés et d’abandonner nos activités . Comment allons-nous nourrir nos familles ?», s’interroge-t-il, alarmé.

Mohamed Debdaba * à InfoSoir - «Nos commerçants n’ont pas la culture de l’assurance»

InfoSoir : Où se situe l’Union des commerçants de la wilaya de Ghardaïa pour aider ses commerçants ?

Mohamed Debdaba : Depuis la tragédie du 1er octobre 2008, nous n’avons jamais cessé de revendiquer les droits des commerçants sinistrés.

Nous avons réuni plus de 500 dossiers qui ont été envoyés à notre tutelle, mais les commerçants attendent toujours. Les remboursements évalués en 2009 par le ministère des Finances sont toujours bloqués.

Qu’espèrent les commerçants en priorité ?

L’effacement des dettes et des impôts et l’aide de l’Etat. Le décret présidentiel avait pourtant décidé juste après la tragédie de dispenser les commerçants sinistrés des impôts.

Cependant, rien n’a été fait à ce jour. C’est la même chose pour l’effacement des dettes. Un grand nombre de sinistrés des crues de 2008 ont tout perdu. Leurs locaux, leurs maisons, leurs véhicules et même des membres de leurs familles pour certains. Ils sont devenus démunis du jour au lendemain.

Vous parlez d’autres contraintes...

Pis encore, des dizaines ont quitté la wilaya pour aller travailler chez les autres. Ceux qui sont restés sont endettés suite à des crédits contractés pour reprendre leur activité au plus vite. Ni dans la zone industrielle ni parmi les grossistes, on n’ose pour le moment réclamer l’argent prêté à ces pauvres commerçants qui ont voulu continuer à vivre dans la dignité...

Les commerçants ont-ils assuré leurs locaux ?

 Malheureusement, non. Nos commerçants n’ont pas la culture de l’assurance. Sur les 500 dossiers recensés, seulement 5 avaient assuré leurs locaux, soit un très faible taux de1%.

Du nouveau au profit des commerçants ghardaouis ?

Nous sommes représentés dans toutes les commissions de recours concernant les impôts, la Casnos et la Cnas. Une nouvelle commission a été créée, il y a moins d’un mois. C’est la Commission d’invalidité qui décide du pourcentage d’invalidité du commerçant en cas d’accident et du respect de ses droits. Nous avons également des conventions avec des compagnies d’assurance dont certaines ont réduit leurs taux à 50% au profit des commerçants et d’autres à 60%. L’autre point positif est qu’en cas d’affaire judiciaire portée devant un tribunal, nous ne sommes plus convoqués avec le public pour ne pas perdre de temps dans l’attente. Le commerçant est convoqué entre 13h 30 et 15h, un moment de la journée où généralement l’activité commerciale est en baisse à Ghardaïa.

Des projets ?

Nous attendons la concrétisation de notre projet pour dégager la vallée du M’zab avec la construction de grands hangars pour les grossistes, à travers le Calpi. On est toujours dans l’attente d’un local pour l’Union des commerçants de Ghardaïa, qui active actuellement dans la Chambre de commerce.

Un dernier mot...

Mon appel s’adresse aux responsables qui doivent étudier la situation de nos commerçants – dont certains sont devenus des SDF– pour trouver les meilleures solutions.

* Secrétaire général de l’Union des commerçants de la wilaya de Ghardaïa

Source Infosoir Souad Labri

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 05:45

Le défi de l’emploi reste à relever

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“On ne peut pas s’appuyer sur une économie qui tournerait sur les ressources qui viennent des hydrocarbures”, estime le n°1 du FMI.

Malgré un contexte international incertain, l’Algérie continue d’enregistrer une bonne performance économique tirée par les dépenses publiques. C’est ce qu’à indiqué, hier, le directeur général du Fonds monétaire international, M. Dominique Strauss-Kahn, lors d’une conférence organisée à la résidence d’État Djenane El-Mithaq. Le directeur général, qui a été reçu par le président de la République et par le Premier ministre, a affirmé que les politiques macroéconomiques prudentes suivies par le passé ont permis à l’Algérie de constituer une position financière confortable. Cependant, a-t-il relevé, malgré “des progrès importants”, le taux de chômage demeure élevé, particulièrement chez les jeunes. Du coup, le défi principal de l’économie algérienne, souligne le directeur général du FMI, est “de créer suffisamment d’emplois pour les nouvelles générations en s’appuyant sur une diversification de l’activité économique”. M. Dominique Strauss-Kahn a constaté que, dans ce contexte, “le gouvernement a entrepris des mesures visant à améliorer la compétitivité de l’économie et à assurer la croissance à moyen terme, en particulier un programme ambitieux d’investissements publics”. Le directeur général du FMI estime que la poursuite des réformes structurelles et en particulier l’amélioration du climat des affaires renforceront les perspectives de croissance à moyen terme en Algérie. De telles actions, indique M. Dominique Strauss-Kahn, favoriseront le développement de l’investissement privé et la diversification de l’économie, et la rendront ainsi plus compétitive et plus attractive pour les investissements étrangers. “On ne peut pas se reposer sur une économie qui tournerait sur les ressources qui viennent des hydrocarbures”, estime M. Strauss-Kahn, même s’il affirme que ces ressources ont permis à l’Algérie, au cours des dix dernières années, “de maintenir un taux de croissance très satisfaisant, avec une politique économique raisonnable, comme d’ailleurs le traduit le niveau relativement faible de l’inflation actuellement”. Le risque, “bien connu, selon lui, c’est que, se reposant sur les ressources naturelles, le reste de l’économie a du mal à se développer. Cela arrive dans tous les pays qui ont une grande proportion de ressources naturelles, parfois pétrolières comme le Nigeria ou non pétrolières à l’exemple du Chili”. Le directeur général du FMI pense que notre pays a bien bénéficié des ressources d’hydrocarbures et qu’il va en bénéficier longtemps encore. “Il reste encore une part du territoire qui n’est pas exploré”, a-t-il relevé. “Il reste que ceci fournit à l’Algérie des ressources, mais pas tellement d’emplois. Vous avez un taux de chômage légèrement au-dessus de 10%. Mais quand on le regarde avec plus de détail, on voit bien qu’il est plus élevé au-delà de 20% pour les jeunes”, précise M. Dominique Strauss-Kahn. Du coup, le DG du FMI recommande à ce que les ressources des hydrocarbures soient “utilisées pour pousser en avant le secteur privé qui est encore assez balbutiant”. M. Dominique Strauss-Kahn a maintenu les prévisions du Fonds sur la croissance de l'économie algérienne pour 2011, “si l'environnement mondial s'améliore”. Le FMI prévoit un taux de croissance positif pour l'Algérie qui devrait s'établir à 3,8% en 2010 et à 4% en 2011, contre 2,4% en 2009. Interrogé sur une participation éventuelle de l'Algérie à des émissions obligataires pour renforcer les liquidités du FMI, M. Strauss-Kahn a indiqué que l'appel lancé à Londres de 500 milliards de dollars en avril 2009 avait déjà été bouclé. “Cela peut être une voie que l’Algérie décidera d’utiliser. Ce n’est que dans l’hypothèse où nous lancerions un autre jour une autre tranche que le problème se posera. Mais pour le moment, le problème ne se pose pas trop parce que les 500 milliards de dollars d’emprunt émis ont été déjà achetés”, a précisé le directeur général du FMI. M. Strauss-Kahn participera jeudi à un colloque international axé sur ces questions : “Ressources naturelles, finance et développement : faire face aux anciens et nouveaux défis”, conjointement organisé par le FMI et la Banque centrale d'Algérie. Le Fmi a constaté que la gestion des pays dotés de ressources naturelles est parfois plus compliquée. Avoir des ressources naturelles est une bénédiction qui pourrait parfois se tourner en malédiction si elles étaient mal gérées. Concernant les mesures protectionnistes prises par l’Algérie, le directeur général du FMI estime que “le mouvement a été faible”.

Source Liberté Meziane Rabhi

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 05:30

“Je trouve magnifique qu’on célèbre le livre”

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Il fait partie des invités d’honneur de la 15e édition du Salon international du livre d’Alger. Il n’est plus à présenter. Il a parlé de sujets qui sont d’actualité. Il a aussi annoncé le projet d’un livre sur sa carrière.

À 17 ans, il a écrit son premier livre. Son parcours professionnel est des plus enviés : près de 30 ans de présentation du 20h (10 000 journaux télévisés à son actif), officiant aussi sur les plus grandes chaînes de radio et de télévision (“Vol de nuit”, “Ex-Libris”)… À la veille de la conférence qu’il devait animée hier dans le cadre des activités littéraires du Sila, Patrick Poivre d’Arvor a tenu, mardi passé, en fin d’après-midi à rencontrer la presse algérienne.

Dans ce point de presse, l’ex-vedette de TF1 a abordé plusieurs sujets en réponse aux questions posées par les journalistes présents. Parmi les points évoqués, il y a celui de la prolifération de chaînes satellitaires d’information arabes et leur influence et/ou place dans le paysage médiatique français. “En France, ces chaînes sont relativement peu écoutées”, a-t-il répondu et d’ajouter que ce n’est pas le cas dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, où ces chaînes ont une bonne assise.

Il a toutefois reconnu le professionnalisme de ces chaînes, qui font entendre la voix du monde arabe dans toute la planète.

Par ailleurs et dans un registre un tantinet différent : le champ audiovisuel en Algérie, il a tenu à préciser qu’“il n’aime pas se mêler”. Mais il a quand même donné son avis en affirmant : “Je pense qu’il est toujours utile qu’il y ait de la concurrence !” Et de préciser qu’ “il faut des garde-fous” en relation avec les principes des médias : informer, cultiver et distraire.

Pour lui, “il faut que ce soit avec un cahier des charges bien précis”. Il se penchera sur le traitement du conflit israélo-palestinien, affirmant que quel que soit l’angle de traitement, les deux parties protestent. Et pour qu’il y ait un certain équilibre, il est nécessaire de maîtriser le sujet.

Il a aussi abordé la politique actuelle en France concernant la communauté étrangère. À cet effet, il a affirmé qu’“il y a, hélas, souvent dans les pays riches un raidissement quand il y a des crises économiques”. Et dans ces cas-là, c’est l’étranger qui en fait les frais. Il explique cet état de fait à la méconnaissance de l’autre. Il a entre autres parlé du président Sarkozy et sa relation particulière avec la presse française, de la censure durant sa carrière. Il estime qu’il n’a jamais été censuré, mais “sanctionné pour avoir dit des choses qui ne plaisaient pas”.

Sollicité pour donner un ou deux conseils aux journalistes, l’invité du Sila, en toute modestie, a déclaré : “Qui je suis pour donner des leçons !”

Pour lui, pour pratiquer ce métier, il faut de l’enthousiasme, beaucoup de générosité et ne pas avoir d’a priori. Il a aussi insisté sur le fait qu’une bonne culture générale est un acquis certain pour pratiquer le journalisme. Sila oblige, Patrick Poivre d’Arvor, a effectué un comparatif du livre de 1980 à 2010 : réduction du tirage et publication de livres fugaces (qui tiennent une courte période).

Concernant son avis sur ce rendez-vous livresque, il a affirmé : “Je trouve magnifique qu’on célèbre le livre(…) C’est une belle tradition !” Toujours dans le registre littérature, parmi les personnalités littéraires algériennes qui l’ont marqué : Rachid Mimouni qu’il qualifie d’admirable et de courageux, Kateb Yacine : un grand personnage “après l’avoir rencontré, vous en sortez plus intelligent”. Il a aussi été marqué par Abdelaziz Bouteflika.

Rendez-vous du 15e Sila

Aujourd’hui :

Conférences (pavillon A) 14h : “Football et mondialisation”, avec Pascale Boniface. 17h : “Le roman noir dans les pays scandinaves” avec Henning Mankell.

Demain :

Hommage à José Saramago, à 14h au pavillon B.

Table-ronde (pavillon C) 14h : “La critique littéraire” avec Abdou El Khal, Rachid Boudjedra, Merzak Begtache, Patrice Nganang et Abdallah Salem Malitan.

Conférence (pavillon A) : “Les acteurs de l’Ugema” avec Cklément Moore Henry

Source Liberté Amine Idjer

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 11:25

«L’étranger est devenu un bouc émissaire en France»

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C’est beaucoup plus la star de la télévision française qui a intéressé les journalistes.

A la veille de sa conférence, prévue pour hier dans le cadre de la 15e édition du Salon international du livre d’Alger, Patrick Poivre d’Arvor a animé une conférence de presse devant les journalistes de la presse algérienne. C’est beaucoup plus la star de la télévision française qui a intéressé les journalistes, puisque la majorité des questions étaient centrées autour de l’audiovisuel. Interrogé au sujet des chaînes d’information arabes en continu qui se sont imposées depuis leur lancement, l’orateur n’a pas vu d’un mauvais oeil cette nouveauté. Au contraire, a-t-il précisé, la concurrence est bonne. Il a rappelé qu’elle crée la stimulation et de ce fait, il y a création.

PPDA a précisé que ces chaînes font preuve de professionnalisme. Elles constituent de véritables concurrentes pour les chaînes françaises, notamment dans les pays du Maghreb où elles sont très suivies, ajoute PPDA. En revanche, ce dernier a indiqué qu’en France, elles n’ont pas d’audience.

Abordant un autre sujet, PPDA a précisé que l’ensemble des médias appartiennent à des groupes industriels et ça a toujours été comme ça partout à travers le monde: «Les plus grosses fortunes ont intérêt à ce que leurs chaînes soient regardées par le maximum de téléspectateurs. Mais dans ce créneau, il ne faut pas oublier qu’il y a une âme. C’est l’âme du métier et ce sont les journalistes qui détiennent cette dernière.»

Un autre journaliste a demandé de savoir quel était l’avis de PPDA au sujet de la politique de l’Etat français vis-à-vis des étrangers qui y résident. Le conférencier a d’abord rappelé que la France a des aspects de terre d’accueil incontestables et ce, de tout temps.

C’est aussi la terre des droits de l’homme qui n’est pas un vain mot en France, a ajouté PPDA. Mais ce dernier explique qu’il se trouve que ces derniers temps, il y a une crise économique qui vient chambouler tout.

«Quand cette crise économique est née, on s’est mis en France à chercher des boucs émissaires. On a trouvé que c’était l’étranger qui est là sans être là. Il vit en France sans les droits d’un citoyen français. On assiste donc à des réactions xénophobes regrettables.»

Il a rappelé que si la France a, dans le passé, utilisé les travailleurs algériens, c’est qu’elle en avait besoin à une certaine époque: «Actuellement, nous vivons en France des moments économiques moins glorieux».

Ce sujet a été l’aubaine pour PPDA de parler de la relation qu’il entretient avec l’étranger et avec l’Algérie: «L’étranger est une belle source d’inspiration. Mon premier contact avec l’Algérie date de mes dix-huit ans. J’ai fait le tour de la Méditerranée.

C’était l’occasion de découvrir l’Algérie de l’intérieur. J’avoue que cette visite a été un moment magique. J’ai découvert qu’il n’y avait aucun rapport avec la perception qu’on avait en France, qui était faite de méfiance au sortir de la guerre d’Algérie. La méconnaissance de l’autre entraîne assez souvent la bêtise, mais quand on connaît l’autre, on apprend à l’aimer.»

En réponse à une autre question, PPDA a affirmé qu’il a été marqué par beaucoup d’Algériens qu’il a interviewés à l’instar de Rachid Mimouni qu’il qualifie d’admirable et de courageux, de Kateb Yacine plein d’intelligence et du flamboyant Matoub Lounès.

L’orateur a aussi indiqué qu’il a interviewé l’actuel président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qu’il connaît depuis qu’il était ministre de la Jeunesse.

PPDA a précisé qu’il a eu des entretiens très fructueux avec le Président Bouteflika.

L’invité du 15e Sila a sévèrement critiqué la presse à scandale très en vogue en France et qui porte atteinte dangereusement à la vie privée des gens.

«Personnellement, il y a deux à trois rumeurs qui sortent à mon sujet chaque semaine. En arrivant ici à Alger, j’ai même appris que ma visite était annulée», illustre, avec une pointe d’humour, PPDA.

Enfin et au sujet de la situation du livre et de la lecture, l’orateur a regretté leur recul partout dans le monde. La disparition des émissions littéraires à la télévision, la faiblesse de leur audience et la baisse des tirages des livres sont autant de preuves de ce qu’il avance: «Il y a trente ans, pour être qualifié de best-seller, un livre devait vendre plus de 200.000 exemplaires. Aujourd’hui, on parle de best-seller à partir de 50.000 exemplaires».

Source L’Expression Aomar Mohellebi

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 11:19

Algérie - A quoi carburent les députés ?

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Les tarifs de l'eau n'augmenteront pas. Tant mieux, diront probablement les Algériens. Pour le gasoil, le gouvernement n'a même pas essayé de proposer une augmentation qui se heurte au rejet constant des députés. Ces derniers avaient trouvé dans le rejet de toute velléité d'augmenter le prix du gasoil l'unique moment où ils manifestent leur «indépendance».

L'ancien ministre de l'Energie, Chakib Khelil, qui ne manquait pas d'arguments, a dû, de guerre lasse, renoncer durant les dernières années à soumettre la proposition. Il a ainsi évité de donner l'opportunité aux députés de paraître, à peu de frais, les grands «défenseurs» du pouvoir d'achat des Algériens. Les mauvaises langues soulignent surtout que leurs voitures carburent globalement au diesel… Et que ceci expliquerait cela. Pas touche donc au gasoil.

Ce serait vers une exemption de la vignette pour les voitures roulant au GPL que le gouvernement s'orienterait, afin d'inciter les automobilistes à se reconvertir à ce carburant peu polluant. L'initiative est louable, et il faut espérer que les députés «diésélophiles» ne s'y opposeront pas.

Cela n'empêche pas de noter le surréalisme de la situation : la facture de l'importation du gasoil augmente alors que son prix reste bas. Les propositions de l'ancien ministre de l'Energie ne manquaient pas de pertinence et de cohérence : augmenter le prix du gasoil pour réduire la consommation et éviter l'accroissement des importations. En contrepartie, on baisse les prix de l'essence, du GPL et du GNL. C'était une incitation forte aux automobilistes qui s'est heurtée au refus des députés

Et bien entendu, ce refus est justifié par leur souci de ne pas alourdir la charge des agriculteurs et des transporteurs qui utilisent le gasoil. Si tel est vraiment leur souci, il est préférable d'apporter une aide directe à ces catégories plutôt que de maintenir le prix du gasoil à un prix tellement bas qu'il dissuade les automobilistes d'aller vers le GPL ou le GNL. Les agriculteurs deviennent ainsi un alibi à une politique d'incitation au tout gasoil très coûteuse.

Le gouvernement aurait dû, quitte à ce que la démagogie se manifeste encore au Parlement, maintenir cette proposition d'augmenter le prix du gasoil en l'assortissant de mesures de soutien direct aux catégories sociales que l'on veut prémunir de l'effet de la hausse. C'est un exercice de pédagogie nécessaire auquel on ne devrait jamais renoncer.

Après tout, la politique du gouvernement est de dissuader les importations superflues. Dans le cas du gasoil, il n'a pas besoin de mesures bureaucratiques, il suffit que la vérité des prix soit mise en avant pour réduire les importations et encourager les reconversions. Il n'est pas normal que l'Algérie accepte d'être importatrice de gasoil alors qu'elle dispose de solutions alternatives. Les problèmes de pollution sont réels. Il suffirait de comptabiliser le coût des prises en charge des pathologies liées à la dégradation de l'environnement. Des formules peuvent être trouvées pour les transporteurs et les agriculteurs, ne rien faire est la plus mauvaise des options.

Il est vrai aussi que l'Etat peut commencer par donner l'exemple en imposant d'autorité que le parc automobile des administrations et des entreprises publiques passe au GPL ou au GNL...

Source Le Quotidien d’Oran M. Saâdoune

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 11:13

Algérie - L’échec 135 fois recommencé

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A la fin des successifs plans de relance économique et du troisième mandat de Bouteflika, l’Etat algérien aura donc injecté 500 milliards de dollars dans l’économie. Soit de quoi créer un pays ex nihilo, à partir de rien, de quoi relancer l’économie de tout un continent ou de quoi sortir une vingtaine de pays du sous-développement. Pourquoi cette énorme somme d’argent mobilisée n’a-t-elle rien donné, à part une faible croissance, une inflation dangereuse et la même et forte dépendance des hydrocarbures ? La corruption? La législation inadaptée ? Le poids des lobbys importateurs ? Ou simplement, l’équipe économique au pouvoir, qui change régulièrement d’avis et n’a pas de réelle vision en dehors de construire des infrastructures. Dans son infinie et suffisante arrogance, le chef de cette équipe, Ahmed Ouyahia en l’occurrence, n’a pas daigné expliquer aux Algériens quelle en est la raison.

Reléguant la relance au futur et décalant les espérances de croissance à 2014, le Premier ministre s’est retrouvé rigidifié sur son décalage permanent avec la population et la réalité du marché. En premier lieu, il ne reconnaît pas son échec. En second lieu, il se permet d’invectiver tous ceux qui lui font remarquer qu’avec 500 milliards de dollars, à défaut de développement, il aurait au moins pu construire un hôpital digne de ce nom, où les gouvernants algériens pourraient se soigner au lieu d’aller en France. Triste constat, en ce 3 novembre 2010, soit 56 ans et deux jours après le déclenchement de la Révolution d’indépendance, l’euro vient de franchir la barre symbolique des 130, coté au marché parallèle à 135. Oui, 135 DA pour 1 misérable euro, tel est le verdict du marché, qui se passe de toute déclaration officielle. Bien sûr, M. Laksaci, gouverneur de la Banque centrale peut toujours l’établir officiellement à 95 DA. Un billet, même un vrai, regarde-t-il l’ENTV ?

Source El Watan Chawki Amari

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