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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 04:14

Les épices - Des vertus santé fabuleuses

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Du curcuma contre le cancer, du piment pour la digestion, du poivre contre la douleur, du safran pour le cerveau… De plus en plus d’études démontrent les vertus santé des épices.

Voici ce dont vous pourrez bénéficier en parfumant votre cuisine ou en infusion avec les épices des plus connues.

Le curcuma, anticancer

L’OMS reconnaît l’efficacité du curcuma (erq lasfar) pour traiter des troubles digestifs comme les maux et les brûlures d’estomac, la perte d’appétit. Des études sur des animaux ont montré aussi des effets protecteurs sur la muqueuse gastrique. Le curcuma inhiberait la bactérie helicobacter pylori, responsable des ulcères gastriques.

D’où viennent les vertus du curcuma ? L’étude a identifié la substance responsable : la curcumine. En plus d’agir sur les troubles digestifs, elle présente un fort potentiel antioxydant pour la prévention contre les cancers.

Consommation : 3 à 4 pincées par jour. C’est l’épice qui est à la base du curry. Seul hic : la curcumine semble mal absorbée par l’organisme. La solution : toujours la cuisiner avec un peu d’huile.

Du poivre contre la douleur

Selon une étude allemande, la capsaïcine (substance présente dans le poivre de Cayenne) réduirait la douleur. La Food and Drug Administration américaine a approuvé l’usage de crèmes à base de capsaïcine pour soulager la douleur due à l’arthrite rhumatoïde, l’arthrose…

D’où viennent les vertus du poivre ? La capsaïcine stimule localement la production de la substance P, un neurotransmetteur qui déclenche la douleur lorsque l’organisme subit une blessure. Résultat : le corps en a moins en réserve.

Voir en pharmacie des gels à base de capsaïcine.

A éviter si vous êtes allergique au piment.

Le piment pour la digestion

Le piment de Cayenne améliore la digestion. En 2002, une étude italienne a montré qu’il agit sur les lourdeurs. L’extrait en poudre était plus efficace (à raison de 2,5 g/jour sur 5 semaines) que le placebo sur ce symptôme.

D’où viennent les vertus du piment de Cayenne ? La capsaïcine, composé actif contenu dans le piment, a la capacité de stimuler les sécrétions gastriques et d’améliorer la digestion.

Consommation : 1 à 2 pincées/jour dans vos plats en cas de mauvaise digestion.

Attention : à éviter si vous êtes allergique au piment ou souffrez du syndrome de l’intestin irritable.

Cannelle : elle ferait baisser la glycémie

Selon une étude pakistanaise (2003), la cannelle pourrait contribuer à la prévention et au traitement du diabète. Chez les personnes atteintes de diabète de type 2, la prise d’un extrait de 1,3 ou 6 g par jour pendant 40 jours ferait baisser la glycémie de 18 à 29 %, les taux de triglycérides de 23 à 30 %, et le «mauvais cholestérol» (LDL) de 7 à 27 %. Une étude allemande (2006) sur a donné les mêmes résultats à raison de 3 g de cannelle durant 4 mois.

D’où viennent les vertus de la cannelle ? «La cannelle réduit l’augmentation postprandiale de la glycémie et pourrait aider les pré-diabétiques à mieux tolérer les repas», expliquent les nutritionnistes.

Consommation : 1 c. à café/jour dans vos plats.

Du gingembre contre les nausées

Deux études en 2005, l’une allemande, l’autre américaine, ont montré que le gingembre (skandjbir) a un effet antiémétique. En clair, il s’avère efficace pour prévenir ou stopper les nausées et les vomissements.

D’où viennent les vertus du gingembre ? Les gingérols, shoagols et zingérones du gingembre réduiraient les mouvements de l’estomac qui provoquent les nausées.

Consommation : l’équivalent d’un tiers de cuillère à café/jour en poudre ou une tranche de gingembre frais en cas de nausées. Vous pouvez le consommer cru, en infusion, haché frais ou en poudre dans les plats. Veillez à choisir des racines fermes et à le conserver dans un endroit frais et sec.

Le safran contre la dépression

Deux études iraniennes sur des personnes souffrant de dépression clinique légère à modérée ont montré que le safran est plus efficace que le placebo contre les symptômes de la dépression. Dans l’une des études, les chercheurs sont allés jusqu’à comparer les effets du safran à ceux de la fluoxétine (Prozac). Résultat : le safran s’est avéré aussi efficace que le médicament.

D’où viennent les vertus du safran ? On ignore à ce jour le mécanisme par lequel le safran exercerait une action antidépressive. En médecine traditionnelle persane, la dépression est traitée avec cette épice.

Consommation : ajouter régulièrement à votre cuisine si possible.

Le fenugrec pour l’appétit

Le fenugrec (halba) est une épice très utilisée en Inde, notamment dans le curry. En 1990, la Commission E (chargée en Allemagne, par le gouvernement, d’évaluer les effets des plantes) approuvait déjà l’usage médicinal des graines de fenugrec pour stimuler l’appétit et les fonctions digestives.

D’où viennent les vertus du fenugrec ? Les résultats d’une étude française sur les rats en 1995 indiquent que ce sont les saponines du fenugrec qui stimulent l’appétit.

Consommation : faire macérer 500 mg de graines écrasées en poudre dans 1 verre d’eau froide 2 à 3 h; filtrer et boire. Préparer et boire 3 à 4 verres/jour jusqu’à ce que l’appétit revienne.

Déconseillé : aux femmes enceintes, le fenugrec provoque des contractions utérines.

Source L’Expression M.B.

Le Pèlerin

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 23:41

Santé - Gastro: pas de coca, pas de carotte !

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La gastro-entérite est la première cause de mortalité, hors accidents, chez les moins de 5 ans. Mais ce n'est pas la diarrhée elle-même qui menace les plus petits, c'est la déshydratation !

Si les grands peuvent facilement compenser les pertes hydriques et en sels minéraux en buvant beaucoup (eau, bouillons, etc.), c'est un réel problème pour les tout-petits. Chez les nourrissons, il est donc primordial de prévenir précocement cette complication qu'est la déshydratation, à l'aide de solutions de réhydratation orale. Leur efficacité est largement démontrée. Hélas, elles restent sous-utilisées. Ces solutés sont disponibles sans ordonnance en pharmacie. Avant l'épidémie, il est donc conseillé aux parents de nourrissons de compléter préventivement leur armoire à pharmacie avec ce produit. Mais aussi, il faut éviter de donner du coca ! Ce réflexe très répandu, voire systématique, doit être abandonné. Les gastro-entérologues pédiatres sont aujourd'hui très clairs : la prise de coca en cas de gastro peut se révéler dangereuse en aggravant les diarrhées. De plus, la teneur en sodium de cette boisson est trop faible pour compenser les pertes hydriques. Ces spécialistes conseillent également d'oublier les médicaments et la carotte, et de ne pas changer de lait.

Peut-on prévenir la gastro ?

Le principal mode de contamination par les virus est représenté par les mains. Il faut donc respecter une hygiène rigoureuse très simple : se laver les mains soigneusement et régulièrement à l'eau et au savon, et particulièrement avant de cuisiner, en sortant des toilettes, après les transports en commun, et aussi systématiquement avant de s'occuper de bébé !

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 23:22

L’agriculture de conservation, l’alternative

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Le Plan national de développement agricole et rural (Pndar), mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, entre dans ce cadre en vue de consolider et de renforcer l’intensification agricole pour sécuriser la production et réduire la facture d’importation des produits alimentaires. Mais cette intensification en vue d’une production plus importante ne doit pas avoir d’effets néfastes sur l’environnement, les sols… C’est l’agriculture de conservation, une méthode qui adopte des techniques culturales simplifiées, aide et conforte la durabilité de l’agriculture, qui est la seule alternative pour épargner aux terres une érosion certaine.

Les difficultés à aplanir

Des ressources naturelles, érosion, adoption des techniques culturales pas du tout rationnelles sont entre autres difficultés celles que rencontrent les agriculteurs.

Le Bassin méditerranéen est dominé par l’agriculture pluviale, ne nécessitant pas d’irrigation et qui se développe à partir de 300 mm par an. Cette agriculture devient de plus en plus vulnérable vis-à-vis des changements climatiques, des phénomènes qui s’observent surtout sur la rive sud de la Méditerranée par la rareté des pluies et l’accentuation du caractère aléatoire aussi bien intra qu’interannuel.

A l’instar des pays voisins, l’Algérie n’échappe pas à ces bouleversements aggravant la rareté et la dégradation des ressources naturelles dites de base.

De toutes les ressources naturelles, le sol est le plus menacé par l’érosion hydraulique et éolienne. Les phénomènes érosifs, visibles et pouvant être quantifiés, représentent un réel danger pour la qualité des sols, sur les plans de leur richesse en matières organiques, leur capacité de rétention de l’eau…

Il faut ajouter à cela le dry-farming, une pratique de culture appropriée aux régions semi-désertiques qui permet de cultiver des céréales et des plantes sans vraiment avoir recours à l’irrigation. La technique de cette méthode consiste à labourer en profondeur pour atteindre les couches humides du sol et protéger ainsi l’eau disponible en brisant les mottes superficiellement.

La question qui revient souvent sur le tapis, et que nombre de spécialistes du monde agricole se posent, en Algérie ou dans certains pays de la Méditerranée, est de savoir s’il est possible de continuer à produire avec ces mêmes techniques tout en connaissant parfaitement leurs limites. Avec une pluviométrie irrégulière, des températures basses parfois et très hautes dans d’autres cas, et aussi la conjoncture internationale caractérisée par la pénurie de produits alimentaires de base, tels que les céréales, le lait, la pomme de terre…, méritent toute l’attention des professionnels du secteur agricole.
Plusieurs d’entre eux interpellent l’opinion sur la nécessité de développer une agriculture de conservation sur tout le pourtour méditerranéen. C’est une agriculture perçue comme une alternative dans le contexte méditerranéen, dans la mesure où elle peut bien constituer une réponse aux défis de la rareté et des dégradations de ressources naturelles de base et l’instabilité caractérisant les productions pluviales. L’agriculture de conservation s’inscrit ainsi dans une démarche de développement durable du secteur. Elle est définie par quatre principes importants qui sont : la couverture permanente des sols, le semis direct, la perturbation minimale des sols, la rotation des cultures pluriannuelle. Son impact porte essentiellement sur l’élimination de lourds travaux de sols ou de labours, sur la réduction du volume du travail classique (heures de tracteurs par exemple) et sur la transformation du travail qui implique réflexion et technicité.

De multiples avantages à exploiter

Tout d’abord, elle est d’une grande importance pour le développement de la biodiversité. Car, l’équilibre biologique réduit substantiellement les consommations de pesticides et d’humus. Elle permet aussi l’amélioration des propriétés physiques, chimiques et biologiques des sols, comme elle permet également de réduire le travail des sols. La technique du semis direct est la plus utilisée. En ce qui concerne la couverture permanente des sols, un autre principe de ce type d’agriculture, les études montrent que les couverts végétaux ont une efficacité dans la lutte contre l’érosion. Cela dit, l’absence ou la faiblesse de couverture végétale en automne et en hiver lorsque le climat est très agressif équivaut à une levée de protection du sol. C’est grâce à des rotations plus longues et plus diversifiées que cette technique permet d’effectuer des économies sur l’exploitation agricole : travail du sol, engrais, irrigation, produits phytosanitaires… Ces économies peuvent être directes (économie d’intrants) ou indirectes (préservation de la biodiversité et de l’environnement et qualité des productions agricoles).

Au Maroc, une technique qui paie

Estimation n L’agriculture de conservation gagne du terrain. Elle serait pratiquée sur environ 100 millions d’hectares de terres agricoles, essentiellement en Amérique du Nord et du Sud, mais aussi en Afrique et en Asie.

Vendue comme étant une solution à l’insécurité alimentaire et un mécanisme d’adaptation aux changements climatiques, l’Agriculture de conservation (AC) est en train de donner aux fermiers une raison de sourire dans leurs champs et surtout le chemin vers la banque. «Les agriculteurs s’intéressent à cette technique culturale parce qu’elle leur permet de conserver leurs ressources naturelles, de les améliorer puisqu’elle est, du point de vue ressources, plus efficace et plus rationnelle», affirme Youcef Ferrag, ingénieur agro-pédologue.

Dans les pays du Maghreb, c’est le Maroc qui, le premier, semble s’intéresser à l’agriculture de conservation et ce, en procédant depuis les années 1980 au développement des activités de recherche. Le semis direct, l’un des principes de l’agriculture de conservation qui nécessite des moyens spécifiques, est pratiqué au Maroc depuis 2001 déjà, suite aux premières rencontres de Réseau de grandes cultures méditerranéennes (RCM), animé par la Fondation française pour l’épanouissement et le renouveau de la terre (Fert). Des chercheurs marocains ont conçu et testé ainsi un semoir prototype «semis direct». On parle actuellement de semoir semis direct marocain. Les premières régions où le semis direct a commencé à être pratiqué dans ce pays sont Khemisset, Chaouia….Dans l’autre pays voisin, en l’occurrence la Tunisie, on a procédé au lancement de cette technique en 1999 et ce, avec l’aide d’organismes français et d’autres chargés du développement de l’agriculture. Pour cela, elle s’est donné les moyens pour tester l’approche de cette méthode culturale. L’initiative a mobilisé également d’autres acteurs économiques privés qui commercialisent les semoirs spécifiques utilisés dans le semis direct. D’ailleurs, la Tunisie a pu obtenir des résultats encourageants, puisque la superficie emblavée en semis direct était estimée déjà en 2007 à près de 10 000 hectares.

S’agissant de notre pays, de l’agriculture de conservation seulement, le semis direct a fait l’objet d’un intérêt particulier. Parmi les efforts consentis pour développer cette technique en Algérie, on cite l’acquisition par l’Institut national agronomique en 2000 d’un semoir semis direct, et ce, dans le cadre de l’expérimentation et la recherche au profit des étudiants de fin de cycle d’études.

En 2005, la société Greencoop, spécialisée dans l'importation et la distribution de moyens et facteurs de production agricole, sise à Chéraga (Alger), a introduit un semoir suédois de marque Vaderstad et des surfaces ont été emblavées en semis simplifié dans la région de Aïn Defla. Durant la même période, un essai similaire a été fait dans la région de Sétif. Cependant, le plus important dans l’adoption de cette méthode a été consacré à la participation aux rencontres internationales en direction des agriculteurs et cadres nationaux (universités, Institut technique de grandes cultures, Institut national de la recherche agronomique d’Algérie…). C’est donc à partir de 2005 que des études «plus approfondies» ont été réalisées sur le terrain et ont touché des exploitations agricoles dans quelques régions. Dès lors, des propositions ont été faites aux agriculteurs pour l’essai de nouvelles pratiques dites TCS (Travaux culturaux simplifiés).

Tirer profit de l’expérience des autres

Les 4es rencontres méditerranéennes du semis direct, premières du genre en Algérie, ont été l’occasion propice, pour les participants, à un échange d’expériences et d’idées.

Des rencontres sur le semis direct ont été organisées entre le 3 et le 5 mai dernier à Sétif par l’Association trait d’union pour une agriculture moderne (Atu. Pam) de Sétif et la Fondation pour l’épanouissement et le renouveau de la terre (Fert) de France en collaboration avec l’Institut national de la recherche agronomique de l’Algérie (Inraa), l’Institut technique de grandes cultures (Itgc) et la Direction des services agricoles de la wilaya de Sétif (DSA). Plusieurs professionnels et experts du domaine venant du Maroc, de Tunisie, de France et de Syrie ont assisté à ces rencontres. Le programme a comporté deux journées de conférences et d’ateliers, qui ont été l’occasion propice à un échange d’expériences et d’idées concernant l’utilisation des techniques de semis direct dans leurs pays et faire un état des lieux de l’agriculture de conservation (AC) dans les pays de la rive de la Méditerranée. Ce séminaire a eu pour objectif essentiel d’orienter les agriculteurs sur les nouvelles techniques culturales simplifiées utilisées en agriculture et ce, pour faire face à la rareté des ressources et aux difficultés engendrées par les changements climatiques au niveau du Bassin méditerranéen. «Les agriculteurs algériens sont appelés aujourd’hui plus que jamais à passer de l’agriculture traditionnelle aux techniques de semis direct pour s’assurer une autosuffisance alimentaire avec des coûts plus ou moins réduits», ont souligné les participants à ce séminaire. Selon Youcef, Ferrag, ingénieur agro-pédologue, il est temps, pour l’ensemble du monde agricole dans notre pays de se pencher sérieusement sur ces questions très importantes liées à l’agriculture de conservation, qui constitue la seule alternative, pour lutter contre la raréfaction de l’eau dans notre pays. Comme pour les précédentes rencontres, qui se sont tenues à Saragosse (Espagne 2006) à Tabarka (Tunisie 2004) et Settat (Maroc 2001), ces 4es rencontres de Sétif ont, entre autres, permis aux agriculteurs, techniciens, chercheurs et décideurs de discuter des pratiques relatives aux adventices, rotations, couverts végétaux et mécanisation dans le cadre du semis direct.

Source Horizons Mohamed Fawzi

Le Pèlerin

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 23:12

A l'occasion de la Toussaint, Prière Indienne

 

 

 

A une heure où nous pensons à tous ceux qui nous ont quittés, où que nous avons laissés dans une terre lointaine, je vous propose cette prière indienne, qui vous permettra, peut être,   de vous recueillir en pensant à eux. 

« À ceux que j’aime... et ceux qui m’aiment »  

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,   

laissez-moi partir,   

J’ai tellement de choses à faire et à voir   

Ne pleurez pas en pensant à moi,   

Soyez reconnaissants pour les belles années,   

Je vous ai donné mon amitié,   

vous pouvez seulement deviner   

Le bonheur que vous m’avez apporté.   

Je vous remercie de l’amour que chacun m’avez démontré,   

Maintenant, il est temps de voyager seul.   

Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.   

La confiance vous apportera réconfort et consolation.   

Nous serons séparés pour quelque temps.  

Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,

Je ne suis pas loin, et la vie continue...   

Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai,   

Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,  

Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement   

La douceur de l’amour que j’apporterai.   

Et quand il sera temps pour vous de partir,   

Je serai là pour vous accueillir.   

 

Absent de mon corps, présent avec Dieu.  

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer,   

je ne suis pas là, je ne dors pas,   

Je suis les mille vents qui soufflent,  

Je suis le scintillement  

des cristaux de neige,   

Je suis la lumière que traverse   

Je suis la douce pluie d’automne,   

Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,   

Je suis l’étoile qui brille dans la nuit,   

N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,   

Je ne suis pas là,   

Je ne suis pas mort.   

 

(Prière Indienne)  

Auteur inconnu

 

Poème relayé par:

 

Le Pèlerin 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 23:04

La Valise ou la dissolution identitaire

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«J’ai une grande estime pour la religion prêchée par Mohammed parce qu’elle déborde d’une vitalité merveilleuse. Elle est la seule religion qui me paraît contenir le pouvoir d’assimiler la phase changeante de l’existence - pouvoir qui peut la rendre attractive à toute période...J’ai prophétisé sur la foi de Mohammed qu’elle sera acceptable à l’Europe de demain.» Goethe, en 1810

Un événement qui défraie la chronique cette semaine en Europe: l’affirmation d’Angela Merkel quant à l’échec du multiculturalisme. Ceci vise, on l’aura compris, en priorité l’émigration turque qui a accompagné l’Allemagne pendant plus d’un siècle. Souvenons-nous tout le XIXe siècle a vu les coups de boutoir occidentaux russes et principalement anglais et français s’en prendre à l’intégrité du territoire de l’empire ottoman arrachant les provinces chrétiennes, Grèce, Bulgarie, attisant les haines religieuses vers 1856 au Liban pour finalement imposer un «moutassarif chrétien» à même de gérer les communautés chrétiennes mettant à mal les firmans des millets qui ont permis la coexistence pacifique des communautés religieuses pendant des centaines d’années. La fin du XIXe siècle a vu les fameux accords entre le sultan Abdulhamid et le kaiser Guillaume pour la construction du train Bagdad Bahn en réalité pour exploiter les gisements de pétrole sur le parcours jusqu’à Baghdad. La Première Guerre mondiale a vu la défaite de l’Allemagne et de son allié l’empire ottoman qui fut dépecé par Sykes et Picot (les ministres des Affaires étrangères anglais et français) avant même la fin de la guerre. L’émigration turque n’est donc pas récente et il est connu qu’il y a une acculturation, il y a des députés d’origine turque au Bundestag. Pourquoi alors cette déclaration d’Angela Merkel qui, bien que fille de pasteur, ne fait pas de la religion un credo comme George Bush? De plus sa formation de brillante scientifique, elle est titulaire d’un doctorat en Physique quantique, ne la prédispose pas à l’irrationnel. Il est vrai que ces déclarations ravivent le débat sur l’immigration et l’Islam. Comme rapporté dans le Nouvel Observateur, l’Allemagne manque de main-d’oeuvre qualifiée et ne peut pas se passer d’immigrants, mais ceux-ci doivent s’intégrer et adopter la culture et les valeurs allemandes, a-t-elle insisté dans un discours devant les Jeunesses de sa formation conservatrice.

L’Allemagne divisée

Le credo «Multikulti» (multiculturel). Le débat sur l’immigration divise l’Allemagne depuis la publication d’un pamphlet d’un haut fonctionnaire, Thilo Sarrazin, qui, sous le titre «L’Allemagne se défait», affirme que son pays «s’abrutit» sous le poids des immigrés musulmans. Une étude publiée cette semaine montre même que plus de 50% d’entre eux tolèrent mal les musulmans. Plus de 35% estiment que l’Allemagne est «submergée» par les étrangers et 10% que l’Allemagne devrait être dirigée «d’une main ferme» par un «Führer». Angela Merkel semblait ainsi ménager l’aile libérale de sa formation et l’aile conservatrice, incarnée par le chef de la CSU, Horst Seehofer. Ce dernier avait déjà lancé vendredi devant le même public: «Nous nous engageons pour la culture de référence allemande et contre le multiculturel. Le Multikulti est mort». Les déclarations ravivent le débat sur l’immigration et l’Islam-NouvelObs.com 20 octobre 2010. Le Financial Times Deutschland analysant ces déclarations, écrit: «La vie politique allemande ne connaît à l’heure actuelle de problème plus important que l’Islam. Mais pour quelles raisons? Augmentation de la violence? Attentat? Nouvelles révélations désastreuses sur le système scolaire? Pas du tout. La raison est simple: les chrétiens-démocrates craignent de perdre leur base conservatrice. Et voilà que Horst Seehofer, le président de la CSU, et Angela Merkel, la présidente de la CDU, s’imaginent qu’ils vont regagner le terrain perdu avec des concepts des années 80 comme «le multiculturalisme» et «la culture dominante.» (..) On pourrait presque ignorer ce battage à usage interne des dirigeants chrétiens-démocrates sur la culture dominante s’il n’avait un effet dévastateur à l’étranger. La chancelière allemande a également insisté sur la nécessité de se montrer «exigeant» à l’égard des immigrés».(1)

Le discours d’Angela Merkel est du pain bénit pour les extrémistes en France d’Ivan Rioufol, pyromane. Ecoutons-le déverser sa bile: «Nicolas Sarkozy est-il prêt à reprendre les propos tenus par Angela Merkel? Le constat de faillite du système multiculturel, dressé par la chancelière, est identique à celui qui s’observe en France ou partout en Europe. (...) Merkel est poussée par une opinion qui est en train de se radicaliser vis-à-vis de l’immigration et singulièrement de l’Islam. «Nous nous sentons liés aux valeurs chrétiennes. Celui qui n’accepte pas cela n’a pas sa place ici». Elle estime néanmoins nécessaire une immigration qualifiée et ajoute que «l’Islam fait partie de l’Allemagne». Cette volte-face allemande, qui officialise la mise en danger de l’identité occidentale par la poursuite d’immigrations de peuplement heurtant les valeurs des pays d’accueil, est une déclaration de guerre au politiquement correct et à son idéologie antiraciste.(...) Or, cela n’est pas vrai. Le multiculturalisme, loin d’être une addition de richesses, se vit comme un appauvrissement de la cohésion nationale et comme une source croissante de tensions ethniques et religieuses. Mais, l’Elysée persiste à tenir un discours ambigu sur ce multiculturalisme, même si Sarkozy en a suggéré les limites en rendant hommage, par sa visite à Benoît XVI, aux racines chrétiennes de la France. (...) Sarkozy aurait tout intérêt à la suivre aussi dans son analyse de la faillite du métissage, que les faussaires s’emploient à nier. Osera-t-il?» (2)

Dans le même ordre et dans toute l’Europe de droite, «on se bat» pour faire retrouver à l’Europe ses valeurs et son fond rocheux chrétien. C’est le cas des mouvements populaires européens mis en branle par une «volonté de résister» à la destruction des identités nationales, la ligue du Nord en Italie, le mouvement de Geert Wilders en Hollande,l’English Defense League en G-B. On assiste ainsi en Europe à des tentatives lancinantes pour stigmatiser la communauté émigrée d’origine musulmane, pour attiser les tensions, et semer la haine. Les médias occidentaux, acquis dans leur majorité à ce discours, tendent graduellement vers une lepénisation des esprits par une doxa incantée comme une certitude.(3)

Pour rappel, L’Express a publié une enquête début 2006 sur la montée de l’Islam en Europe. Malraux, lors de la campagne présidentielle en 1974 écrivait: «Politiquement, l’unité de l’Europe est une utopie. Il faudrait un ennemi commun pour l’unité politique de l’Europe, mais le seul ennemi commun qui pourrait exister serait l’Islam.» Déjà en 1956 au plus fort de la Guerre d’Algérie, Malraux traçait à sa façon le chemin à des idéologues comme Huntington et surtout Bernard Lewis. Que disait-il?: «La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera.»(4)

«Pendant des décennies, écrivent Eric Conan et Christian Makarian, la plupart des pays ont compté sur leur force d’attraction et d’intégration pour que ces nouveaux fidèles se fondent dans leurs modèles. Ils s’aperçoivent aujourd’hui que certaines revendications remettent en question leurs propres valeurs. En 1989, l’Europe avait cru sortir des tensions de l’Histoire avec l’effondrement de l’hydre soviétique. (...) Comme si, dans l’histoire longue du continent, la parenthèse refermée de la courte confrontation Est-Ouest du XXe siècle laissait à nouveau la place au face-à-face entre Islam et Occident balisé par quelques dates immémoriales dans l’histoire de l’Europe et du monde musulman: 732, la victoire de Poitiers; 1492, la reconquête de la péninsule Ibérique; 1571, la bataille de Lépante; 1683, le siège de Vienne, et 1918, la chute de l’Empire ottoman. Une histoire qui a laissé des traces profondes dans la vie quotidienne des Européens, dont beaucoup trempent tous les jours un «croissant» dans leur café sans savoir que ce rite date de la défaite de la «Horde» (l’armée turque) devant les remparts de Vienne» Au début des années 1990, M.Bolkestein commissaire européen, a déclaré incompatibles les valeurs des musulmans et celles de son pays. S’agissant de l’adhésion de la Turquie: «Si cela devait arriver, la libération de Vienne, en 1683, n’aurait servi à rien. Nous «les» avions arrêtés à Poitiers...Nous «les» avions arrêtés devant Vienne. Nous «les» arrêterons encore...sinon, l’Europe sera musulmane d’ici à la fin du siècle.»(5)

Pourquoi cette tension?

Après avoir fait un état des lieux du sort des émigrés musulmans qui sera de plus en plus difficile, nous allons expliquer pourquoi ce regain de tension et ensuite comment le christianisme a toujours coexisté d’une façon paisible avec l’Islam. Il est vrai qu’il y a curieusement un emballement de la diabolisation de l’Islam depuis 2001, et un certain discours du pape à Ratisbonne. La machine est lancée Dans son document «L’instrument de travail du Synode», le 6 juin, le pape Benoît XVI attire l’attention de la communauté internationale sur la situation des chrétiens du Moyen-Orient, il demande le respect des droits des chrétiens et la solidarité de l’Eglise universelle. Sans la voix chrétienne, les sociétés moyen-orientales seraient appauvries.» (...) La montée de l’Islam politique, à partir des années 1970, est un phénomène saillant qui affecte la région et la situation des chrétiens dans le Monde arabe. Le système des «millet» (communautés ethnicoreligieuses) a assuré une certaine protection aux chrétiens au sein de leurs communautés, ce qui n’empêchait pas toujours les conflits de caractère religieux et tribal à la fois. Pour rappel, le christianisme dont se réclament ceux qui en font une valeur fondamentale en Europe, n’est pas européen ni même occidental, il est oriental! Jésus-Christ était un sémite, un araméen, un cousin arabe, il n’avait vraisemblablement pas les yeux bleus, les cheveux blonds avec une peau blanche; bref, il n’avait rien d’occidental. Les témoignages suivants nous font percevoir qu’il n’y a pas de conflit actuel entre les Arabes chrétiens et les Arabes musulmans. Nous allons donner la parole à trois Arabes chrétiens nous parler du christianisme, de l’Islam et de la coexistence que nie le pape. Ecoutons d’abord le Père Manuel Musallam, curé de Ghaza depuis 1995, témoin des Intifadas et héros, qui a survécu à l’opération israélienne «Plomb Durci». Il est, à 72 ans, un résistant sans arme. «Ghaza est toujours sous la pression d’un crime contre l’humanité. C’est un crime de guerre qui dure depuis des années. Nous, les chrétiens, sommes d’abord Palestiniens. Nous ne voulons pas cohabiter avec les musulmans. Nous voulons vivre avec les musulmans. Je ne suis pas le curé seulement pour les 300 catholiques de Ghaza, mais pour 1,4 million de personnes qui vivent à Ghaza.» Ecoutons ensuite Hayat al Huwik Atia, journaliste libanaise de confession maronite interpellant le pape lors de son voyage en Israël: «L’Elglise d’Orient refuse d’être entraînée dans le processus de judaïsation de l’Occident chrétien. (...) Nous, l’Orient arabe chrétien, nous ne voulons pas de ce néochristianisme judéo-chrétien et nous refusons que l’Occident chrétien utilise l’influence spirituelle occidentale des églises, catholiques et protestants pour implanter en Orient et particulièrement dans le monde arabo-chrétien l’idée ou l’influence de judaïsation.Votre Sainteté le pape, sachez que je suis une chrétienne arabe! (...) Par conséquent, en ma qualité d’Arabe, je m’incline devant vous par respect pour votre personne, mais cela ne m’empêche pas de vous rappeler ma fierté d’appartenir à cette terre arabe. Cette terre est le berceau de toutes les Religions et de toutes les Révélations monothéistes. (...) Votre Sainteté, le pluralisme n’est pas venu vers nous du fait de la migration ou de la colonisation, mais du fait que nous vivons depuis toujours sur notre terre arabe avec des Arabes comme nous qui sont de plus, nos frères dans la foi. Chacun de nous sur cette terre a choisi librement sa religion et son culte.(...) La deuxième raison, est que c’est l’Occident qui est le générateur historiquement du racisme et du sionisme avec tous les résultats connus et, notamment ceux que cet Occident exerce depuis des décades contre le Monde arabe pour saper cette cohésion sociale et religieuse dans le Monde arabe. (..) En conséquence, Votre Sainteté, sachez que nous - Arabes chrétiens - nous ne sommes une minorité en aucune façon, tout simplement parce que nous étions des Arabes chrétiens avant l’Islam, et que nous sommes toujours des Arabes chrétiens après l’Islam. La seule protection que nous cherchons est comment nous protéger du plan occidental qui vise à nous déraciner de nos terres et à nous envoyer mendier notre pain et notre dignité sur les trottoirs de l’Occident». (...) Les Arabes, ici ou ailleurs, n’ont jamais persécuté les Juifs un jour, et ils ne les ont pas obligés de vivre un jour dans les ghettos à l’intérieur des pays arabes..»(6)

Pour sa part, le docteur Rafiq Khoury, prêtre palestinien du Patriarcat latin de Jérusalem, écrit: «(...) les Chrétiens font partie de l’identité de la terre et la terre fait partie de leur identité, avec leurs concitoyens musulmans. (...) L’arabité et la palestinité des chrétiens de Palestine sont des faits acquis, que nous recevons avec le lait de notre mère, comme on dit en arabe». (6) Les relations islamo-chrétiennes en Orient en général et en Palestine en particulier, s’inscrivent dans une longue histoire, qui a à son actif treize siècles de communauté de vie, où nous avons partagé «le pain et le sel», comme on dit en arabe aussi. En 638, le Khalif Omar est aux portes de Jérusalem. La conquête de la Ville Sainte s’est faite pacifiquement. Le Patriarche Sophrone est allé à sa rencontre sur le Mont des Oliviers, à l’est de la ville et lui a remis les clefs de la ville. Et c’est ensemble qu’ils entrent dans la Ville Sainte et visitent l’Eglise de la Résurrection. Comme l’heure de la prière de midi a coïncidé avec cette visite, Omar n’a pas accepté de prier dans l’Eglise même, pour que les musulmans ne disent pas dans la suite qu’Omar a prié là et qu’ils en fassent un prétexte pour occuper l’Eglise. Dans la suite, Omar a publié le fameux firman d’Omar (Al-‘Uhdah Al-Umariyiah), où il reconnaît les droits des chrétiens à leurs églises et à leurs propriétés.(...)»(7) Les Européens sont chez eux et libres. Tous les discours moralisateurs sur la tolérance, l’altérité ne servent à rien. Les musulmans européens doivent s’adapter sans perdre leur âme, ils peuvent et doivent devenir des citoyens modèles à l’ombre des lois de leurs pays d’adoption respectifs. Par ailleurs, seul le savoir permettra aux musulmans de redevenir une Umma de la connaissance et seules la liberté et la démocratie verront émerger le nouveau musulman qui n’éprouvera pas, alors, le besoin de quitter son pays et ses racines.

1.Les petites visées d’Angela Merkel - Le Financial Times Courrier international 20.10.2010

2. Ivan Rioufol: Merkel contre le multiculturalisme Le Figaro18 octobre 2010

3. Chems Eddine Chitour: La doxa occidentale et l’Islam L’Expression: 02-07-2009

4. André Malraux, le 3 juin 1956 Valeurs Actuelles n° 3395 paru le 21 Décembre 2001

5. Eric Conan, Christian Makarian: Montée de l’Islam en Europe. L’Express 26/01/2006

6. Hayat al Huwik Atia: Lettre ouverte des chrétiens arabes du Machrek à Sa Sainteté le Pape http://liberation-opprimes.net/ 24 mai 2009

7. Rafiq Khoury: Les enjeux actuels des relations islamo-chrétiennes en Palestine http://www.gric.asso.fr/spip.php?article243 30.04.2009

Source L’Expression Pr Chems Eddine Chitour

Ecole nationale polytechnique

Le Pèlerin

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 23:04

Humour - A confesse

leon morin pretre

 

Un jeune prêtre nouvellement ordonné vient d'être nommé dans une paroisse de campagne.
Le jour de la confession il dit au curé :
- Je n'en ai aucune expérience, je ne sais pas très bien quelle pénitence donner selon les cas.
- Ce n'est pas grave, dit le curé. Mettez-vous de l'autre côté, vous m'entendrez confesser.
Une première pénitente s'agenouille.
- Mon père, je m'accuse d'avoir trompé mon mari...
- Combien de fois ?
- Trois fois.
- Vous direz cinq "Je vous salue Marie" et vous mettrez dix euros dans le tronc de la Sainte Vierge.
Une seconde pénitente s'accuse elle aussi d'avoir trompé son mari trois fois.
- Vous direz cinq "Je vous salue Marie" et vous mettrez dix euros dans le tronc de la Sainte Vierge.
Après quoi il sort du confessionnal et dit au jeune prêtre de prendre sa place. Une nouvelle pénitente s'agenouille de l'autre côté de la grille.
- Mon père, je m'accuse d'avoir trompé mon mari...
- Combien de fois ?
- Deux fois.
- Alors vous pouvez recommencer, parce qu'aujourd'hui pour dix euros vous avez droit à trois fois...

Le Pèlerin

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 23:03

Tout savoir sur le changement d'heure

 

C'est le passage à l'heure d'hiver. Meilleure adaptation au rythme du soleil ou perturbation inutile du rythme biologique ? Le débat dure depuis longtemps. Pour ou contre : 90 ans de débat sur l'horaire d'été.
Economies d'énergie, troubles du rythme biologique, impact sur la sécurité routière et l'économie... Les avantages et les inconvénients du passage à l'horaire font débat depuis 1916. Revue des arguments de ses défenseurs et de ses opposants.
Adopté une première fois en France en 1916, l'horaire d'été suscitait déjà la polémique entre partisans "du devoir impérieux de ne négliger aucune source d'économie" en temps de guerre et les opposants à "une mesure aussi grave qui jetterait un trouble dans la vie nationale… pour un bénéfice reposant sur des données assez incertaines."
Trente ans après sa réadoption, les arguments se sont affinés mais restent les mêmes et les Français semblent toujours aussi divisés sur le sujet : selon le "baromètre d'opinion sur les Français et l'énergie" réalisé par le CREDOC en juin 2003, 38 % des Français sont favorables au maintien de l'heure d'été, 40 % y sont défavorables, 22 % sont indifférents.
La réalisation d'économies d'énergie
POUR. Selon l'ADEME, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, les économies d'électricité sont estimées par EDF à 1,3 milliards de kw/h, soit 290 000 tonnes équivalent pétrole en énergie primaire. Cela correspond à environ 4 % des consommations d'éclairage en France, soit la consommation totale d'électricité sur une année d'une ville de 200 000 habitants.
CONTRE. Les opposants rétorquent que ces économies représentent une fraction infime de la consommation française de l'ordre de 0,3 à 0,5 %. Bien plus, ces heures d'éclairage artificiel gagnées le soir sont largement compensées par les dépenses énergétique supplémentaires induites le matin : notamment en chauffage au début du printemps. Des associations demandent ainsi au gouvernement la réalisation d'une étude prospective du résultat énergétique du système d'heure d'été.
L'impact sur l'environnement
CONTRE. Nombre d'opposants à l'heure d'été dénoncent des effets négatifs sur l'environnement de ce décalage horaire. Selon eux, il provoquerait des pics d'ozone car le circulation et l'activité industrielle commencent plus tôt et leu
s pointes coïncident avec les heures les plus chaudes de la journée : le décalage horaire augmenterait ainsi la concentration d'ozone par phénomène de photo-oxydation.
POUR. L'ADEME conteste ces arguments. Selon elle, "les études réalisées n'ont pas donné de résultats significatifs."
Les effets sur la santé
CONTRE. Selon le rapport d'information du Sénat, le monde médical voit dans ces changements horaires "une source supplémentaire de fatigue au moment du printemps." Cette "chrono-rupture" perturberait le rythme biologique et occasionnerait aussi des "troubles du sommeil, de l'appétit, de la capacité de travail, voire de l'humeur." Les écoles, les crèches, les hôpitaux , les maisons de retraite seraient particulièrement confrontés à ces problèmes d'adaptation.
POUR. Les défenseurs soulignent néanmoins que les médecins restent divisés sur ce sujet. Ces effets sont le plus souvent qualifiés de "transitoires" et résorbés dans une période maximale de trois semaines.
L'impact sur l'économie
POUR. Le changement d'horaire impose de nombreuses adaptations de la vie économique : réglage de l'heure intégrée à des équipements (horodateurs, installations informatiques, matériels électroménagers…) modification de l'organisation des transports (en pratique les trains arrivent une heure en retard lors du passage à l'heure d'été et son mis à l'arrêt une heure au retour à l'heure d'hiver). Mais l'informatisation croissante des systèmes rend ces réglages relativement indolores.
CONTRE. Dans les activités de construction ou agricoles étroitement liées à l'heure solaire, le décalage horaire a un impact direct sur l'heure des travaux : dans le bâtiment, il contraindrait à commencer la journée de travail plus tôt. Dans le monde agricole, il empêcherait le début des travaux dès le matin en raison de l'humidité des sols. Dans les deux cas, dans la journée, les travaux seraient souvent effectués aux heures les plus chaudes : s'ils prennent leur pause-déjeuner à 12h30 (10h30, heure du soleil), les travailleurs reprendront en effet leurs activités aux heures de grande chaleur (12h, heure du soleil).
Source l’Internaute Savoir
Le Pèlerin

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 07:12

Algérie - Autoroute Est-Ouest - Cap sur l’entretien

autoroute alger oran

 

Une grande partie des recettes qui proviendront du péage de l’autoroute Est-Ouest sera utilisée pour les travaux d’entretien qui seront lancés périodiquement sur les différents tronçons de ce même axe routier.

Une enveloppe de 150 milliards de dinars sera allouée à cet effet au titre du quinquennat 2010-2014.

«L'entretien des routes qui était considéré, dans le passé, comme le parent pauvre du secteur des travaux publics, est placé actuellement au cœur de sa politique de développement», a souligné, hier, Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, en marge de la mise en service d'un viaduc érigé sur la route menant de Chéraga à Aïn Benian, via les Dunes. Concernant la mise en application de cette politique, M. Ghoul a souligné la difficulté de la tâche. «Il faut reconnaître que nous n'avons aucune expérience en matière de gestion des autoroutes. Nous allons donc nous baser sur la formation pour préparer un personnel qualifié dans ce domaine et pouvoir gérer, dans 5 ou 10 ans, cette autoroute de plus de 1 700 km (y compris pénétrantes et bretelles) avec des compétences algériennes», a-t-il affirmé. Une enveloppe de 150 milliards de dinars sera allouée à cet effet au titre du quinquennat 2010-2014, a-t-il précisé. Evoquant les efforts consentis pour développer l'entretien des routes, le ministre a indiqué que 507 maisons cantonnières avaient été réalisées au cours du quinquennat dernier, et 108 autres sont programmées pour les cinq prochaines années. Le ministère compte également construire un parc pour les engins utilisés dans l'entretien des routes dans chaque wilaya. «L'Algérie ne possédait que 8 chasse-neige au début des années 2000. Elle en dispose de plus de 200 actuellement», a-t-il dit, précisant qu'un guide comprenant les différentes techniques pour entretenir une route a été réalisé au profit des communes. Des cycles de formations diplomantes sont, en outre, organisés régulièrement pour la mise à niveau des personnels chargés de la réfection des routes et des voies express. M. Ghoul a affirmé, par ailleurs, qu'une grande partie des recettes qui proviendront du péage de l'autoroute sera utilisée pour l'entretien de cette infrastructure. Concernant la gestion de cette autoroute, le ministre a expliqué qu’il a été opté pour une gestion en partenariat entre l'Agence nationale des autoroutes (ANA) et une société étrangère spécialisée que nous allons sélectionner prochainement.

Source Infosoir R.N. / APS

Le Pèlerin

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 06:54

Variantes oisives sur le mythe de Sisyphe

sisyphe.jpg

Parce qu'il trompa les instincts profonds, les lois de la nature ou les dieux grecs (leur anciens synonymes), un homme qui s'appelle Sisyphe a été condamné à pousser vers le haut d'une colline un énorme rocher qui irait rouler vers le bas dès que le but est atteint et ainsi de suite. Sans fin. Pas même la mort, car le châtiment a lieu après la mort justement.

Albert Camus en fit un mythe encore plus moderne et l'illustration de la condition humaine absurde, sauf avec la dignité de l'effort. L'homme était l'homme, et le rocher son univers : condamné à faire n'importe quoi, le plus longtemps possible dans un monde qui n'a pas de sens. Fascisante illustration qui laisse deviner un abîme de variantes.

On s'imagine par exemple un Sisyphe croyant : il refuse de pousser la pierre, y sculpte un Dieu et s'agenouille devant lui pour que la pierre roule d'elle-même, sans effort, dans le calme miracle de la transgression de la pesanteur. On s'imagine aussi Sisyphe refusant de pousser la pierre, s'assoir en haut de la colline et attendre que quelqu'un passe, comme le font les tiers-mondistes depuis les décolonisations. Ou faire le contraire : s'assoir en haut de la colline, coloniser un pays, prendre ses hommes et les obliger à pousser la pierre à sa place comme le fit l'Occident. On s'imagine aussi la grosse pierre roulant sur Sisyphe, le tuant sans le faire mourir, l'écrasant et lui passant dessus sans fin pendant qu'il essaye de se relever, comme c'est le cas de tous ceux qui vivent dans des pays sales, pauvres et méchants et sans droits de l'homme ni démocratie. On s'imagine, enfin, un Sisyphe plus intelligent : s'attaquer à la colline pour l'aplatir au lieu de pousser sans fin une pierre. C'est la solution de l'Occidental, la source de son développement technologique qui va de la pioche au satellite. On peut aussi trouver un genre de Sisyphe qui, pour échapper à son sort, dynamite la pierre en se dynamitant lui-même par une ceinture d'explosifs au non d'Allah ou de Jéhovah ou de Jésus combattant : la peine étant liée à la pierre, on ne peut changer sa condition qu'en y mettant fin et en la refusant. Une sorte de fast-bouddhisme au TNT.

Le mythe de Sisyphe

Dans la mythologie grecque, Sisyphe, fils d'Éole (le fils d'Hellen) et d'Énarété, est le fondateur mythique de Corinthe.

Il est l'époux de la Pléiade Mérope, fille d'Atlas et de Pléioné, de qui il a trois enfants : Ornytion, Sinon et Glaucos (le père de Bellérophon). Pausanias en cite toutefois deux autres: Almos et Thersandre.

Fondateur mythique de Corinthe, fils d'Éole ; son ascendance et sa descendance sont citées dans l'Iliade. De son vivant, on dit que Sisyphe aurait fondé les Jeux isthmiques en l'honneur de Mélicerte dont il avait trouvé le corps gisant sur l'isthme de Corinthe. Depuis l'époque des poèmes d'Homère, Sisyphe conserve la réputation d'être le plus astucieux des hommes : il avait développé la navigation et le commerce, mais se montrait avare et trompeur et tuait les voyageurs. l passe parfois pour le vrai père d'Ulysse

Sisyphe est surtout connu pour s'être montré assez malin pour déjouer Thanatos lui-même. Quand son heure fut venue et que ce dernier vint pour le chercher, il l'enchaîna de sorte qu'il ne pût l'emporter aux Enfers. S'apercevant que plus personne ne mourait, Zeus envoya Hadès délivrer Thanatos. Mais Sisyphe avait préalablement convaincu sa femme de ne pas lui faire de funérailles adéquates. Il put ainsi convaincre Hadès de le laisser repartir chez les vivants pour régler ce problème. Une fois revenu à Corinthe, il refusa de retourner parmi les morts. Thanatos (ou même Hermès, selon certaines traditions) dut alors venir le chercher de force. Certains disent qu'il avait dénoncé Zeus dans une de ses aventures. Un jour, il vit un aigle immense enlevant une jeune fille et reconnut Zeus en l'oiseau. Quand Asopos rechercha sa fille, Égine, il dénonça Zeus.

Pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné à faire rouler éternellement, dans le Tartare, un rocher jusqu'en haut d'une colline dont il redescendait chaque fois avant de parvenir à son sommet, tel que raconté dans l’Odyssée. Toutefois, Homère ne faisait pas mention de la raison de ce châtiment. Certaines traditions le justifient par la réputation de brigand et de malfaiteur que Sisyphe avait acquise de son vivant.

D'après la théorie solaire, Sisyphe représente le soleil qui s'élève chaque jour pour replonger le soir sous l'horizon. D'autres y voient la personnification des marées ou des vagues qui montent pour soudain redescendre. Il peut s'agir aussi d'une métaphore de la vie elle-même où cette punition signifiait qu'il n'y avait de châtiment plus terrible que le travail inutile et vain. On perçoit l'absurdité du personnage tant dans le désespoir de tenter d'échapper à une mort inévitable, que dans la tentative d'achever un travail interminable.

Dans son premier essai philosophique, le Mythe de Sisyphe, Camus qualifie Sisyphe d'ultime héros absurde. Il y établit pourquoi la vie, malgré l'absurdité du destin, vaut la peine d'être vécue.

Ce mythe n'est pas exclusif aux traditions gréco-romaines. Il existe d'autres exemples de personnages qui parviennent à capturer la Mort en l'attachant dans un sac ou encore, en la cachant dans une bouteille de sorte que personne ne mourait des années durant.

Source Wikipedia

Il y aussi des Sisyphe encore plus malades : le genre de celui qui s'interroge sans fin sur le poids de la pierre, le diamètre de la colline ou la nature de la gravité. Est-ce que la pierre a un poids ou est-ce que la colline a une fin ? D'où vient la pierre et où va la colline ? Un Sisyphe politicien irait s'assoir au sommet de la pente et ferait un discours à la grosse pierre pour la soulever avec sa langue ou la convaincre de rouler dans sa paume.

 

Une énigme : que fais donc Sisyphe quand il dort ? Il se retrouve sous ses propres paupières, avec une autre pierre et une autre colline : les Dieux ont veillé à fermer la brèche du côté du sommeil comme du côté des herbes hallucinogènes.

Dormir n'est pas une solution contre l'absurde. C'est une reconduction de la condition humaine, mais sans le muscle et la mobilité. D'où des éclairages plus nets sur des questions bêtes et méchantes : avec une barbe, on ne pousse ni plus rapidement ni plus lentement sa pierre. Avec un livre, on peut la caler un moment, le temps de se donner des raisons. Avec une corde, on ne fait pas mieux : face à l'univers, on est seul. Avec une machine, la pierre devient plus grosse et la colline plus difficile. Même la géologie n'y peut rien : la pierre est explicable mais pas plus transportable.

Dernière question : pourquoi le mythe a fait de Sisyphe un homme ? Et un homme seul ? Parce que chacun l'est, intimement. Le rocher de Sisyphe, c'est comme les toilettes ou la mort ou la naissance ou l'amour (c'est-à-dire l'essentiel) : on ne peut y aller que seul et ne pas en revenir parfois. Rien ne permet de porter la pierre à la place de l'homme : ni les livres célestes, ni les prêcheurs, ni les idéologies de masse, ni la fuite en avant. Seul peuvent aider des décisions d'homme : la foi, le sens de la dignité, le défi face au vide ou la transgression de la solitude par le chant ou l'entraide.

Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud

Le Pèlerin

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 06:14

Thoursal, sur les hauteurs de Sidi Ali Bounab

Après les terroristes, les salafistes…

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 Le salafisme et le terrorisme font bon ménage. Les deux frontières sont très difficiles à définir. Aujourd’hui, l’islamisme rencontre une insoutenable passivité.

Nous n’avons pas vu comment ils sont arrivés». C’est la complainte lâchée par un septuagénaire rencontré à Thoursal,  un village perché sur les hauteurs de Timezrith, commune située à cheval sur les wilayas de Boumerdès et Tizi Ouzou.

Même la célébration des fêtes de mariage ou de circoncision avec Idhaballen (troupes de musique traditionnelle) ou un DJ, c’est haram, illicite», lâche notre interlocuteur. Un groupe de salafistes, visiblement très actif,  tente d’islamiser tout le village. C’est réussi en partie, regrette-t-il. Les nouveaux adeptes arrivent en grappes. Kamis, barbe teinte au henné ; ils ont pu imposer aux villageois - mauvais musulmans qu’ils seraient ! - de nouvelles règles de conduite, la manière d’enterrer les morts a changé.   Les rites concernant la lecture du Coran au moment de l’enterrement ou le dernier recueillement sur la dépouille après la toilette du mort ne sont plus autorisés. Le prosélytisme salafiste commence à prendre des allures inquisitrices, en cela qu’il s’ingère, de manière insidieuse, dans le moindre détail dans la vie des villageois. La musique illicite ! 

C’est ce que faisaient les terroristes du GIA lorsqu’ils avaient pris possession des lieux en 1994. A l’époque, ils avaient tout interdit, raconte un habitant de Thoursal : «Ils rentraient même dans les domiciles pour casser tous ce qui est magnétoscope et cassette audio.» Et c’est cela qui avait poussé les habitants à l’époque à prendre les armes et se lancer dans la résistance contre «les fous de dieux». Ils dictaient leur loi. «Je ne comprends pas ce retournement de situation», dit-il, en soulignant toute son inquiétude de voir la situation évoluer en faveur des salafistes qui n’en sont là qu’à leur début. Chaque jeudi, ils font venir un «moudarris» pour donner des fetwas aux jeunes dans la mosquée du village. «L’arrivée de ces gens chez nous laisse entendre que tous nos ancêtres sont en enfer», ironise un jeune.

Le résultat est vite connu, notent quelques habitants. Ils s’élèvent en conscience du village. Ici, le salafisme et le terrorisme font bon ménage. Les deux les frontières sont vraiment difficiles à définir. On bascule facilement vers le terrorisme. Les frontières ? Sur le fil du rasoir. On croyait qu’on avait fait face au plus grand péril, le terrorisme en 1995. Ils étaient plus de 1000 terroristes à écumer les denses forêts de Sidi Ali Bounab, Aït Yahia Moussa, Iaâllallene… Nous les avons combattus, nous avons payé au prix fort pour les déloger. La reconquête de Sidi Ali Bounab surtout n’a été réalisée qu’au bout presque de quatre années. Elle s’est faite à prix fort. «Des Algériens sont morts ici, des militaires, des GLD, des patriotes, de simples citoyens… apparemment, ce n’est pas fini», regrette notre interlocuteur. Ils ont été chassés par la fenêtre, ils reviennent par la grande porte. Comment cela s’est-il passé ? Personne ne le sait. C’est un climat suspicieux qui règne dans cette petite bourgade. Aujourd’hui, l’islamisme rompant rencontre une insoutenable passivité. Il n’y a aucune réaction. Les habitants, dans un climat d’insécurité, semblent résignés.

Lorsque nous nous sommes arrêtés au centre du village, nous rencontrâmes un ancien membre du comité. Après les présentations, il lancera : «Vous voyez ? Sa maison est derrière vous!» «De qui ?», lui avions-nous demandé. «De l’Emir», nous répondit-il. Il s’agit, en fait, du domicile du terroriste Sedik Zizid, alias Al ghoulam. Il est ainsi surnommé pour avoir rejoint les rangs du GIA très jeune, 16 ans en 1994. Il rode encore dans le coin, nous apprennent certaines indiscrétions.

Accompagné de deux de ses acolytes, l’émir du GSPC, bien portant selon ceux qui l’auraient aperçu, aurait assisté à la fête de l’un de ses proches dans un village voisin, à Boughaoua. Il lui arrive même de revenir chez lui pour rendre visite à sa famille.

Un endroit propice pour les attentats

C’est devenu un rituel. Cela devrait être sous la haute la bienveillance des soutiens dont bénéficient les terroristes dans la région. Un villageois confie que la présence de Zizid dans le coin ne passe pas inaperçue. Dès que vous voyez deux de ses proches, l’un est debout à l’entrée du village et l’autre à l’autre extrémité pour faire certainement le guet ; l’on devine qu’il est là.  Nos sources disent qu’à plusieurs reprises, ils sont venus racketter les habitants du village Tala Oughanim. En fin connaisseur de la région, notre interlocuteur indique que les groupes armés ne peuvent pas avoir une telle mobilité sans réseaux de soutien. Les troupes de l’ANP ont ratissé plusieurs fois les alentours, sans rien trouver. «Mais dès qu’elles lèvent le camp, une heure après, ils sortent de leur terrier. Ils sont souvent là où on les attend le moins», précise notre interlocuteur, qui nous rappelle, d’ailleurs, le sanglant attentat qui avait coûté la vie à plusieurs policiers et des enseignants chargés de surveiller les examens du BEM en juin 2009. Ils étaient une quarantaine à surgir sur la chaussée en fin d’après-midi pour commettre cet attentat. Selon des sources bien informées, l’un des terroristes capturé, il y a quelques mois, dans la forêt «Verrou», a révélé la participation dans cette sanglante embuscade de l’émir de l’ex-GSPC, devenu Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droudkel,  Alias Abou Moussaâb Adelawadoud.

Droudkel à Timezrit ? Le relief peut être un endroit propice pour commettre  des attentats, et être leur retraite. Il peut aussi servir de lieu de passage, indiquent nos sources.  Mais ce jour, précise notre interlocuteur, les terroristes s’étaient mobilisés en grand nombre pour s’approvisionner en armes. Ils avaient d’ailleurs pris 6 kalachnikovs et 6 pistolets automatiques. Les groupes terroristes se déplacent avec beaucoup de facilité, vu le relief accidenté de la région. D’ici, de Timezrit,  l’on domine d’ailleurs la forêt dense de Boumehni ;  Aït Yahia Moussa n’est qu’à un jet de pierre. On est également à 20 minutes de Oued Ksari. En somme, tout le Sud-Ouest de la wilaya de Tizi Ouzou est à portée de vue et… de main. Une région d’une complexité incroyable. Et, il suffit de se retourner pour dominer aussi de l’autre côté les Issers, Si Mustapha, Thenia, Bordj Menaïel et Tadmaït.

Bien que le recrutement du GSPC soit freiné, la lutte contre le terrorisme qui a permis  l’élimination de plusieurs terroristes et la reddition de certains émirs de l’organisation de Abdelmalek Droukdel n’a pas dissuadé des jeunes de prendre le chemin du maquis.

Les réseaux dormants du terrorisme

Les deux jeunes qui ont déposé une bombe, il y a un mois, à Bordj Menaïel - un attentat qui a coûté la vie à un policier - n’ont rejoint le maquis que dernièrement. Ce sont de nouvelles recrues, affirme notre source. Ils ont 19 ans chacun, précise-t-elle encore. Il y aurait même eu un troisième adolescent de 15 ans qui a dû rejoindre les groupes armés, mais a fini par se rendre. Les trois sont originaires du quartier Tahrir, à quelques encablures de Bordj Menaïel.

Des sources bien informées indiquent aussi qu’un autre jeune de Si Mustapha a rejoint les maquis de l’organisation terroriste dirigée par Abdelmalek Droukdel. Notre interlocuteur souligne toute la difficulté de savoir si Al Qaïda au Maghreb islamique continue à enrôler de nouveaux terroristes ou non.

Ce n’est qu’après avoir commis leur premier forfait que l’on sait qu’untel a rejoint l’organisation terroriste. En réalité, le terrorisme n’a plus le même visage, confie notre interlocuteur. Aujourd’hui, du moins dans la région, ils sont dans la société. Le plus inquiétant, ce sont ces réseaux dormants du terrorisme. D’ailleurs, c’est dans ces réseaux qu’AQMI trouve ses nouveaux adeptes. C’est vrai que la misère sociale joue souvent un rôle important dans le recrutement des jeunes par l’ex-GSPC. Mais elle n’explique pas tout. L’idéologie du djihad, guerre sainte, a ses vecteurs et ses animateurs dans la société. Les cellules djihadistes n’ont jamais arrêté d’activer. Il y a plus de 10 jours, nos sources ont indiqué que des témoins ont aperçu un important groupe de terroriste dans la région de Laâzib, versant nord de Sidi Ali Bounab. Une trentaine, lourdement armés, traversaient les bois. Cela fait bien longtemps que l’on n’a pas signalé une telle armada, indique notre source. Dans cette région très pauvre, le chômage fait des ravages.

Ce qui rend très vulnérable les jeunes. La colère qu’ils nourrissent envers les autorités, d’abord, et envers la société, ensuite, les fait se jeter inexorablement dans la gueule du loup. Cela est surtout accentué car certains repentis affichent ostentatoirement leur richesse. A quelques kilomètres du village Aït Messaoud, mitoyen à la localité de Thoursal, s’érige un immense  poulailler appartenant à un ancien terroriste de la région.  «Il roule, indique notre interlocuteur, avec une voiture luxueuse d’une valeur de 280 millions.» «Et les jeunes, quand ils voient cela, en sont malades», ajoute-t-il. C’est l’une, d’ailleurs, des rares richesses du coin. Il a accès à tout, confie notre source. Cela pousse les jeunes, surtout ceux qui sont en difficulté sociale, à penser et à dire que «pour devenir riche et sortir de la misère, il faut passer par le maquis».

Source El Watan Saïd Rabia

Le Pèlerin

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