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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 05:12

Confidences d'une femme battue

violences-envers-les-femmes.jpg

Elle dit : «Tu as beaucoup vieilli. La mort s'est installée en toi et sape ton corps petit à petit. Bientôt, tu mourras et je me retrouverai seule, sans une âme à qui dire mes joies et mes peines. Tu seras enterré dans un lieu anonyme ; je ne pourrai pas me recueillir sur ta tombe ; cela m'est interdit. Il me faudra alors réapprendre ce langage qui tourne en rond, qui m'épuise et corrode mes nerfs, ce bavardage dégoûtant dans lequel ils ont barricadé ma vie. Viens, approche et allonge-toi à mes côtés. Viens, c'est peut-être la dernière fois que je me confie à toi.

Elle dit : «Tu n'existais pas encore, c'est beaucoup plus tard que tu es venu au monde. C'était un vendredi, trois mois à peine après la nuit de noce, je fus battue jusqu'au sang par l'homme qui est mon mari depuis maintenant 25 ans. Nous venions de commencer à dîner, lorsqu'il cracha brusquement sur le sol et lança violemment en l'air son assiette qui alla se fracasser contre le mur, le barbouillant d'épaisses trainées de sauce. «Cette nourriture est immangeable! Hurla-t-il. J'en ai marre de cette bouffe dégoûtante ! Je ne veux plus que tu t'approches de la cuisine ! Tu m'entends ?». Humiliée et révoltée par ce comportement inattendu et gamin, j'eus le malheur de lui dire que la chose ne méritait pas autant de bruit et de colère. Alors, il explosa. Coups de poing et coups de pied, insultes et crachats, il s'acharna sur mon corps, le cerveau dévasté par une fureur subite et incompréhensible. Sa mère, que Dieu ait son âme, vivait avec nous. Elle tenta à plusieurs reprises de s'interposer, de me délivrer de la haine qui s'était emparée de l'homme que son ventre avait engendré un jour, criant lâche-la, lâche-la, tu vas la tuer, que Dieu te maudisse ! Mais ses protestations n'eurent aucun effet sur le monstre qui, sourd et aveugle, continuait de me rouer de coups. Oui, il ne s'arrêta de me frapper que lorsque son corps fut vidé de la rage qui l'avait subitement envahi.

Elle dit : «Je dois t'ennuyer avec cette histoire que tu m'as si souvent entendue te raconter. Je te demande pardon. Tu es le seul à qui je parle sans réserve. Tu es le seul ami à qui j'ouvre mon cœur sans gêne et sans scrupules. Permets-moi de te narrer encore une fois ma vie d'épouse.

Elle dit : «Sa mère m'emmena dans sa chambre. Elle s'occupa de moi et soigna mes blessures jusqu'à ce que je puisse me relever. Cela dura six jours. Dieu merci, aucun membre de ma famille ne vint me visiter durant ce laps de temps. Car j'avais décidé de ne pas mettre au courant mes parents. Je ne voulais pas non plus que la chose se répande partout, je venais de me marier, et la rumeur chez nous est d'une méchanceté incroyable quand elle rencontre sur son chemin une femme. Les langues se seraient envenimées et personne ne m'aurait pardonné. Ma mémoire était déjà remplie de souvenirs qui m'enseignaient qu'une femme était toujours coupable, et que j'eus le temps de méditer pendant que j'étais allongée sur un matelas, attendant que mon corps se rétablisse. Je dois aussi t'avouer que les paroles consolatrices de sa mère furent pour quelque chose dans mon silence et ma résignation. Ils sont tous comme ça au début, me dit-elle. Ils veulent montrer qu'ils sont des hommes, et que ce sont eux qui commandent. Tu as commis deux fautes graves qu'aucun mari ne pardonnerait à son épouse : Tu as critiqué son attitude, et tu l'as fait en la présence de sa mère. Apprends que le silence est une arme efficace si tu veux conserver ton époux. En ce qui concerne les repas, je t'apprendrai comment lui préparer les plats qu'il aime manger. Il s'est habitué aux saveurs de ma cuisine. Repose-toi maintenant. Il se calmera et te reviendra.»

Elle dit : «Regarde ces étoiles qui scintillent dans le ciel. Je les ai souvent entendues parler de notre amitié. Ce sont des amis ! se disent-elles. Ce sont des amis ! Mais qu'est ce que je vais leur répondre lorsque tu seras mort ? Où est ton ami ? me demanderont-elles. Pourquoi es-tu seule ?»

 Elle dit : «Il ne m'est jamais revenu. Certes, nous avons toujours vécu ensemble, mais quand il rentrait à la maison, il passait le plus clair de son temps avec sa mère. Quand c'était elle qui cuisinait, chaque cuillère de soupe ou de ragoût qu'il avalait, était suivie d'une exclamation et d'un compliment. Elle jubilait. Ils passaient de longues heures, assis ou allongés côte à côte, bavardant sur des sujets divers, les doigts de la mère fourrageant dans les cheveux du fils. Ils regardaient le journal télévisé ensemble. Il lui commentait longuement les visites et les discours du Président de la République qu'il adore. Mais c'est le football qui le passionne particulièrement.»

Elle dit : «Deux mois après, mon mari entra dans une colère pire que la précédente. Et encore une fois, je fus tabassée pour une futilité dont j'ai oublié le souvenir. En me voyant ranger des affaires dans une valise, sa mère essaya de me retenir. En vain. J'avais pris la décision d'informer mes parents. Quand ma mère vit mon visage tuméfié, quand elle m'entendit lui décrire les rages soudaines et insensées de mon époux, elle se mit à pleurer et à se lamenter sur mon sort. Une tristesse infinie défigura son visage. Une immense lassitude s'empara de son corps, et elle se mit à pousser de profonds soupirs. Elle s'allongea. Molle et inutile. Très en colère, mon père quitta la maison en trombe. Il rentra quelques heures plus tard et demanda à voir ma mère. Ils s'enfermèrent dans leur chambre et discutèrent longuement ensemble. De la cuisine où je m'étais installée avec mes sœurs, je ne pouvais pas les entendre, mais des éclats de voix sourds me parvenaient. J'étais assise sur des braises. Les mots consolateurs de mes sœurs ne m'atteignaient pas.»

Elle dit : «Tu entends ? Ce sont les étoiles qui chuchotent entre elles. Que raconte-t-elle à son ami depuis si longtemps ? se demandent-elles. Ça doit être une bien triste histoire ! Sinon, comment expliquer le silence et l'immobilité de son compagnon ? Quelle étrange amitié !»

Elle dit : «Quand mes parents eurent terminé de discuter de mon problème, ma mère m'appela auprès d'elle. Elle m'informa : Ton père est allé voir ton mari pour lui demander des explications sur sa conduite avec toi. Il m'a dit qu'il lui a durement reproché de t'avoir frappée. Cela s'est passé dans ta maison, selon ton père, ton mari n'a pas proféré un traître mot. La tête baissée, il n'a pas osé un seul instant lever ses yeux sur lui. C'est ta belle-mère qui répondait à ton père. Elle lui a juré qu'il venait tout juste de lui déclarer qu'il regrettait amèrement le fait d'avoir frappé son épouse. Elle a promis qu'elle ne permettra plus jamais à son fils de lever sa main sur toi. Maintenant, écoute bien ce que je vais te dire, ma fille. Nous sommes des femmes, et nous devons nous résigner, accepter notre destin. Nous avons toujours tort. Même si ton père ne m'a jamais battue, il m'a toujours méprisée, tu l'as souvent entendu m'insulter. Je n'ai jamais élevé la voix en sa présence, je l'ai toujours servi, avec la peur au ventre, redoutant sa colère. C'est ainsi et aucune femme ne pourra changer cela. Bien sûr, tu peux demander le divorce, mais est-ce raisonnable ? Tu reviendras alors vivre dans la maison de ton père, mais tu seras la femme divorcée. Tu seras surveillée étroitement et enfermée à vie. Tu ne pourras aller nulle part. Tu n'auras jamais un foyer et des enfants, car aucun jeune homme ne voudra d'une femme divorcée. Si tu as un peu de chance, un veuf ou un vieux célibataire demandera ta main, mais c'est chose rare. Sache aussi ma fille que tes parents ne sont pas immortels. Après notre mort, qui te protègera ? Où vivras-tu ? Tu seras un poids même chez tes frères. Tu seras la servante de leurs épouses. On te méprisera. On te haïra. Accepteras-tu de vivre ainsi ma fille ? Pourras-tu supporter cet enfer ? »

Elle dit : «Quand tu mourras, je répondrais aux étoiles : Mon ami est parti en voyage vers un pays merveilleux où poussent à profusion les fleurs de la jeunesse et de l'oubli. Il m'a promis : Nous serons jeunes et beaux. Nous saccagerons cette triste histoire comme on saccage les barreaux d'une cage, et nous partirons loin de ce monde. Une fois notre mémoire vidée du passé, je t'emmènerai chez mes ancêtres les loups et tu seras notre Reine. Nous te serons fidèles. Nous t'aimerons.»

Elle dit : «Je suis retournée chez moi. Elle avait raison, ma mère. Ce pays appartient aux hommes. Nous avons été créées pour moisir dans une cuisine, en silence. Même nos corps ne nous appartiennent pas. Je me suis habituée à ses fureurs. Qu'aurais-je pu faire ? Divorcer ? Me plaindre à la police ? Je me serais très vite retrouvée seule et désignée par tous les index. Le tuer ? J'en aurais été incapable. Les années passèrent. Nous eûmes des enfants et l'idée de se révolter s'effaça totalement de mon esprit. Après la mort de sa mère, il devint moins violent, et ses accès de colère s'espacèrent. Il s'enfermait dans la chambre de la défunte des heures durant. Sa disparition l'a beaucoup affecté.»

Elle dit : «Ton corps est froid. Je vais te couvrir avec mon châle pour te réchauffer. Demain, je leur dirai que tu es mort. N'oublie pas les fleurs que tu m'as promises. N'oublie pas que tu m'as promis de revenir et de faire de moi la Reine de ton peuple. Je t'attendrai, mon chien.»

Source Le  Quotidien d’Oran par Boudaoud Mohamed

Le Pèlerin

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 00:46

Humour - Service 4 étoiles

12 vatican

 

A Venise, dans un grand hôtel, le garçon d'étage frappe à la porte de la chambre d'un couple :
- Monsieur désire-t-il quelque chose ?
- Non, merci !
- Et pour votre épouse ?
- Ah ! oui... Bonne idée... Apportez moi donc une carte postale
!

Le Pèlerin

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 23:54

Humour - Tu es minable au lit… !!!

humour retraites

 

Ce matin-là au petit déjeuner, un médecin et sa femme avaient une discussion orageuse. En sortant de la maison, le médecin lance à sa femme :
- En plus, tu es minable au lit ! Vers l’heure du midi, le médecin commença à avoir des remords et décide de téléphoner à sa femme pour faire amende honorable. Après plusieurs coups de sonnerie, sa femme répond à bout de souffle.
- Pourquoi as-tu pris autant de temps à répondre, demande le médecin et pourquoi es-tu aussi essoufflée ?
- J’étais au lit.
- Qu’est-ce que tu faisais au lit à une heure pareille ?
- Je demandais l’avis d’un autre médecin
.

Le Pèlerin

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 05:11

Il se retrouve en garde à vue après avoir demandé une «inflation» à Rachida Dati

rachida dati septembre 2010

 

Société - Le quadragénaire est en outre poursuivi pour outrage à personne chargée d'une fonction publique...

Une blague qui se retourne contre son auteur. Un habitant de Bourg-de-Péage dans la Drôme d'une quarantaine d'années a été réveillé au petit matin la semaine dernière par des officiers de la police judiciaire lyonnaise venus perquisitionner son appartement. Son ordinateur a été saisi et il a été placé en garde en vue près de 48 heures», selon son avocat, Me Ivan Flaud, cité dans le Dauphiné Libéré. La raison de cette arrestation? Le quadragénaire avait envoyé un email à Rachida Dati sur sa messagerie au parlement européen, lui demandant «une inflation».

Selon le Dauphiné Libéré, à l'issue de sa garde vue, le Drômois a été déféré devant le parquet puis présenté au juge des libertés et de la détention qui l'a placé sous contrôle judiciaire. Il a interdiction d'entrer en contact avec la «victime» et comparaîtra le 3 décembre pour outrage à personne chargée d'une fonction publique.

Selon le procureur de la République de Valence, Antoine Paganelli, cité par le quotidien régional, «l'outrage est caractérisé dès lors qu'une expression est de nature à rabaisser la considération réservée à une personne publique. En l'espèce, c'est Mme Dati en tant que député européen, qui est visée à travers sa messagerie.» L'avocat du quadragénaire plaidera pour sa part en décembre la relaxe, car l'infraction n'est pas, selon lui caractérisée: «Il lui a écrit sur ce mail car c'était le seul moyen de la joindre. Il ne s'adressait qu'à Rachida Dati en tant que personne.»

Source 20minutes.fr B.D.

Le Pèlerin

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 04:14

Les épices - Des vertus santé fabuleuses

ginseng.jpg

 

Du curcuma contre le cancer, du piment pour la digestion, du poivre contre la douleur, du safran pour le cerveau… De plus en plus d’études démontrent les vertus santé des épices.

Voici ce dont vous pourrez bénéficier en parfumant votre cuisine ou en infusion avec les épices des plus connues.

Le curcuma, anticancer

L’OMS reconnaît l’efficacité du curcuma (erq lasfar) pour traiter des troubles digestifs comme les maux et les brûlures d’estomac, la perte d’appétit. Des études sur des animaux ont montré aussi des effets protecteurs sur la muqueuse gastrique. Le curcuma inhiberait la bactérie helicobacter pylori, responsable des ulcères gastriques.

D’où viennent les vertus du curcuma ? L’étude a identifié la substance responsable : la curcumine. En plus d’agir sur les troubles digestifs, elle présente un fort potentiel antioxydant pour la prévention contre les cancers.

Consommation : 3 à 4 pincées par jour. C’est l’épice qui est à la base du curry. Seul hic : la curcumine semble mal absorbée par l’organisme. La solution : toujours la cuisiner avec un peu d’huile.

Du poivre contre la douleur

Selon une étude allemande, la capsaïcine (substance présente dans le poivre de Cayenne) réduirait la douleur. La Food and Drug Administration américaine a approuvé l’usage de crèmes à base de capsaïcine pour soulager la douleur due à l’arthrite rhumatoïde, l’arthrose…

D’où viennent les vertus du poivre ? La capsaïcine stimule localement la production de la substance P, un neurotransmetteur qui déclenche la douleur lorsque l’organisme subit une blessure. Résultat : le corps en a moins en réserve.

Voir en pharmacie des gels à base de capsaïcine.

A éviter si vous êtes allergique au piment.

Le piment pour la digestion

Le piment de Cayenne améliore la digestion. En 2002, une étude italienne a montré qu’il agit sur les lourdeurs. L’extrait en poudre était plus efficace (à raison de 2,5 g/jour sur 5 semaines) que le placebo sur ce symptôme.

D’où viennent les vertus du piment de Cayenne ? La capsaïcine, composé actif contenu dans le piment, a la capacité de stimuler les sécrétions gastriques et d’améliorer la digestion.

Consommation : 1 à 2 pincées/jour dans vos plats en cas de mauvaise digestion.

Attention : à éviter si vous êtes allergique au piment ou souffrez du syndrome de l’intestin irritable.

Cannelle : elle ferait baisser la glycémie

Selon une étude pakistanaise (2003), la cannelle pourrait contribuer à la prévention et au traitement du diabète. Chez les personnes atteintes de diabète de type 2, la prise d’un extrait de 1,3 ou 6 g par jour pendant 40 jours ferait baisser la glycémie de 18 à 29 %, les taux de triglycérides de 23 à 30 %, et le «mauvais cholestérol» (LDL) de 7 à 27 %. Une étude allemande (2006) sur a donné les mêmes résultats à raison de 3 g de cannelle durant 4 mois.

D’où viennent les vertus de la cannelle ? «La cannelle réduit l’augmentation postprandiale de la glycémie et pourrait aider les pré-diabétiques à mieux tolérer les repas», expliquent les nutritionnistes.

Consommation : 1 c. à café/jour dans vos plats.

Du gingembre contre les nausées

Deux études en 2005, l’une allemande, l’autre américaine, ont montré que le gingembre (skandjbir) a un effet antiémétique. En clair, il s’avère efficace pour prévenir ou stopper les nausées et les vomissements.

D’où viennent les vertus du gingembre ? Les gingérols, shoagols et zingérones du gingembre réduiraient les mouvements de l’estomac qui provoquent les nausées.

Consommation : l’équivalent d’un tiers de cuillère à café/jour en poudre ou une tranche de gingembre frais en cas de nausées. Vous pouvez le consommer cru, en infusion, haché frais ou en poudre dans les plats. Veillez à choisir des racines fermes et à le conserver dans un endroit frais et sec.

Le safran contre la dépression

Deux études iraniennes sur des personnes souffrant de dépression clinique légère à modérée ont montré que le safran est plus efficace que le placebo contre les symptômes de la dépression. Dans l’une des études, les chercheurs sont allés jusqu’à comparer les effets du safran à ceux de la fluoxétine (Prozac). Résultat : le safran s’est avéré aussi efficace que le médicament.

D’où viennent les vertus du safran ? On ignore à ce jour le mécanisme par lequel le safran exercerait une action antidépressive. En médecine traditionnelle persane, la dépression est traitée avec cette épice.

Consommation : ajouter régulièrement à votre cuisine si possible.

Le fenugrec pour l’appétit

Le fenugrec (halba) est une épice très utilisée en Inde, notamment dans le curry. En 1990, la Commission E (chargée en Allemagne, par le gouvernement, d’évaluer les effets des plantes) approuvait déjà l’usage médicinal des graines de fenugrec pour stimuler l’appétit et les fonctions digestives.

D’où viennent les vertus du fenugrec ? Les résultats d’une étude française sur les rats en 1995 indiquent que ce sont les saponines du fenugrec qui stimulent l’appétit.

Consommation : faire macérer 500 mg de graines écrasées en poudre dans 1 verre d’eau froide 2 à 3 h; filtrer et boire. Préparer et boire 3 à 4 verres/jour jusqu’à ce que l’appétit revienne.

Déconseillé : aux femmes enceintes, le fenugrec provoque des contractions utérines.

Source L’Expression M.B.

Le Pèlerin

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 23:41

Santé - Gastro: pas de coca, pas de carotte !

fruits-legumes-fibres.jpg 

La gastro-entérite est la première cause de mortalité, hors accidents, chez les moins de 5 ans. Mais ce n'est pas la diarrhée elle-même qui menace les plus petits, c'est la déshydratation !

Si les grands peuvent facilement compenser les pertes hydriques et en sels minéraux en buvant beaucoup (eau, bouillons, etc.), c'est un réel problème pour les tout-petits. Chez les nourrissons, il est donc primordial de prévenir précocement cette complication qu'est la déshydratation, à l'aide de solutions de réhydratation orale. Leur efficacité est largement démontrée. Hélas, elles restent sous-utilisées. Ces solutés sont disponibles sans ordonnance en pharmacie. Avant l'épidémie, il est donc conseillé aux parents de nourrissons de compléter préventivement leur armoire à pharmacie avec ce produit. Mais aussi, il faut éviter de donner du coca ! Ce réflexe très répandu, voire systématique, doit être abandonné. Les gastro-entérologues pédiatres sont aujourd'hui très clairs : la prise de coca en cas de gastro peut se révéler dangereuse en aggravant les diarrhées. De plus, la teneur en sodium de cette boisson est trop faible pour compenser les pertes hydriques. Ces spécialistes conseillent également d'oublier les médicaments et la carotte, et de ne pas changer de lait.

Peut-on prévenir la gastro ?

Le principal mode de contamination par les virus est représenté par les mains. Il faut donc respecter une hygiène rigoureuse très simple : se laver les mains soigneusement et régulièrement à l'eau et au savon, et particulièrement avant de cuisiner, en sortant des toilettes, après les transports en commun, et aussi systématiquement avant de s'occuper de bébé !

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 23:22

L’agriculture de conservation, l’alternative

erosion-agricole.jpg

 

Le Plan national de développement agricole et rural (Pndar), mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, entre dans ce cadre en vue de consolider et de renforcer l’intensification agricole pour sécuriser la production et réduire la facture d’importation des produits alimentaires. Mais cette intensification en vue d’une production plus importante ne doit pas avoir d’effets néfastes sur l’environnement, les sols… C’est l’agriculture de conservation, une méthode qui adopte des techniques culturales simplifiées, aide et conforte la durabilité de l’agriculture, qui est la seule alternative pour épargner aux terres une érosion certaine.

Les difficultés à aplanir

Des ressources naturelles, érosion, adoption des techniques culturales pas du tout rationnelles sont entre autres difficultés celles que rencontrent les agriculteurs.

Le Bassin méditerranéen est dominé par l’agriculture pluviale, ne nécessitant pas d’irrigation et qui se développe à partir de 300 mm par an. Cette agriculture devient de plus en plus vulnérable vis-à-vis des changements climatiques, des phénomènes qui s’observent surtout sur la rive sud de la Méditerranée par la rareté des pluies et l’accentuation du caractère aléatoire aussi bien intra qu’interannuel.

A l’instar des pays voisins, l’Algérie n’échappe pas à ces bouleversements aggravant la rareté et la dégradation des ressources naturelles dites de base.

De toutes les ressources naturelles, le sol est le plus menacé par l’érosion hydraulique et éolienne. Les phénomènes érosifs, visibles et pouvant être quantifiés, représentent un réel danger pour la qualité des sols, sur les plans de leur richesse en matières organiques, leur capacité de rétention de l’eau…

Il faut ajouter à cela le dry-farming, une pratique de culture appropriée aux régions semi-désertiques qui permet de cultiver des céréales et des plantes sans vraiment avoir recours à l’irrigation. La technique de cette méthode consiste à labourer en profondeur pour atteindre les couches humides du sol et protéger ainsi l’eau disponible en brisant les mottes superficiellement.

La question qui revient souvent sur le tapis, et que nombre de spécialistes du monde agricole se posent, en Algérie ou dans certains pays de la Méditerranée, est de savoir s’il est possible de continuer à produire avec ces mêmes techniques tout en connaissant parfaitement leurs limites. Avec une pluviométrie irrégulière, des températures basses parfois et très hautes dans d’autres cas, et aussi la conjoncture internationale caractérisée par la pénurie de produits alimentaires de base, tels que les céréales, le lait, la pomme de terre…, méritent toute l’attention des professionnels du secteur agricole.
Plusieurs d’entre eux interpellent l’opinion sur la nécessité de développer une agriculture de conservation sur tout le pourtour méditerranéen. C’est une agriculture perçue comme une alternative dans le contexte méditerranéen, dans la mesure où elle peut bien constituer une réponse aux défis de la rareté et des dégradations de ressources naturelles de base et l’instabilité caractérisant les productions pluviales. L’agriculture de conservation s’inscrit ainsi dans une démarche de développement durable du secteur. Elle est définie par quatre principes importants qui sont : la couverture permanente des sols, le semis direct, la perturbation minimale des sols, la rotation des cultures pluriannuelle. Son impact porte essentiellement sur l’élimination de lourds travaux de sols ou de labours, sur la réduction du volume du travail classique (heures de tracteurs par exemple) et sur la transformation du travail qui implique réflexion et technicité.

De multiples avantages à exploiter

Tout d’abord, elle est d’une grande importance pour le développement de la biodiversité. Car, l’équilibre biologique réduit substantiellement les consommations de pesticides et d’humus. Elle permet aussi l’amélioration des propriétés physiques, chimiques et biologiques des sols, comme elle permet également de réduire le travail des sols. La technique du semis direct est la plus utilisée. En ce qui concerne la couverture permanente des sols, un autre principe de ce type d’agriculture, les études montrent que les couverts végétaux ont une efficacité dans la lutte contre l’érosion. Cela dit, l’absence ou la faiblesse de couverture végétale en automne et en hiver lorsque le climat est très agressif équivaut à une levée de protection du sol. C’est grâce à des rotations plus longues et plus diversifiées que cette technique permet d’effectuer des économies sur l’exploitation agricole : travail du sol, engrais, irrigation, produits phytosanitaires… Ces économies peuvent être directes (économie d’intrants) ou indirectes (préservation de la biodiversité et de l’environnement et qualité des productions agricoles).

Au Maroc, une technique qui paie

Estimation n L’agriculture de conservation gagne du terrain. Elle serait pratiquée sur environ 100 millions d’hectares de terres agricoles, essentiellement en Amérique du Nord et du Sud, mais aussi en Afrique et en Asie.

Vendue comme étant une solution à l’insécurité alimentaire et un mécanisme d’adaptation aux changements climatiques, l’Agriculture de conservation (AC) est en train de donner aux fermiers une raison de sourire dans leurs champs et surtout le chemin vers la banque. «Les agriculteurs s’intéressent à cette technique culturale parce qu’elle leur permet de conserver leurs ressources naturelles, de les améliorer puisqu’elle est, du point de vue ressources, plus efficace et plus rationnelle», affirme Youcef Ferrag, ingénieur agro-pédologue.

Dans les pays du Maghreb, c’est le Maroc qui, le premier, semble s’intéresser à l’agriculture de conservation et ce, en procédant depuis les années 1980 au développement des activités de recherche. Le semis direct, l’un des principes de l’agriculture de conservation qui nécessite des moyens spécifiques, est pratiqué au Maroc depuis 2001 déjà, suite aux premières rencontres de Réseau de grandes cultures méditerranéennes (RCM), animé par la Fondation française pour l’épanouissement et le renouveau de la terre (Fert). Des chercheurs marocains ont conçu et testé ainsi un semoir prototype «semis direct». On parle actuellement de semoir semis direct marocain. Les premières régions où le semis direct a commencé à être pratiqué dans ce pays sont Khemisset, Chaouia….Dans l’autre pays voisin, en l’occurrence la Tunisie, on a procédé au lancement de cette technique en 1999 et ce, avec l’aide d’organismes français et d’autres chargés du développement de l’agriculture. Pour cela, elle s’est donné les moyens pour tester l’approche de cette méthode culturale. L’initiative a mobilisé également d’autres acteurs économiques privés qui commercialisent les semoirs spécifiques utilisés dans le semis direct. D’ailleurs, la Tunisie a pu obtenir des résultats encourageants, puisque la superficie emblavée en semis direct était estimée déjà en 2007 à près de 10 000 hectares.

S’agissant de notre pays, de l’agriculture de conservation seulement, le semis direct a fait l’objet d’un intérêt particulier. Parmi les efforts consentis pour développer cette technique en Algérie, on cite l’acquisition par l’Institut national agronomique en 2000 d’un semoir semis direct, et ce, dans le cadre de l’expérimentation et la recherche au profit des étudiants de fin de cycle d’études.

En 2005, la société Greencoop, spécialisée dans l'importation et la distribution de moyens et facteurs de production agricole, sise à Chéraga (Alger), a introduit un semoir suédois de marque Vaderstad et des surfaces ont été emblavées en semis simplifié dans la région de Aïn Defla. Durant la même période, un essai similaire a été fait dans la région de Sétif. Cependant, le plus important dans l’adoption de cette méthode a été consacré à la participation aux rencontres internationales en direction des agriculteurs et cadres nationaux (universités, Institut technique de grandes cultures, Institut national de la recherche agronomique d’Algérie…). C’est donc à partir de 2005 que des études «plus approfondies» ont été réalisées sur le terrain et ont touché des exploitations agricoles dans quelques régions. Dès lors, des propositions ont été faites aux agriculteurs pour l’essai de nouvelles pratiques dites TCS (Travaux culturaux simplifiés).

Tirer profit de l’expérience des autres

Les 4es rencontres méditerranéennes du semis direct, premières du genre en Algérie, ont été l’occasion propice, pour les participants, à un échange d’expériences et d’idées.

Des rencontres sur le semis direct ont été organisées entre le 3 et le 5 mai dernier à Sétif par l’Association trait d’union pour une agriculture moderne (Atu. Pam) de Sétif et la Fondation pour l’épanouissement et le renouveau de la terre (Fert) de France en collaboration avec l’Institut national de la recherche agronomique de l’Algérie (Inraa), l’Institut technique de grandes cultures (Itgc) et la Direction des services agricoles de la wilaya de Sétif (DSA). Plusieurs professionnels et experts du domaine venant du Maroc, de Tunisie, de France et de Syrie ont assisté à ces rencontres. Le programme a comporté deux journées de conférences et d’ateliers, qui ont été l’occasion propice à un échange d’expériences et d’idées concernant l’utilisation des techniques de semis direct dans leurs pays et faire un état des lieux de l’agriculture de conservation (AC) dans les pays de la rive de la Méditerranée. Ce séminaire a eu pour objectif essentiel d’orienter les agriculteurs sur les nouvelles techniques culturales simplifiées utilisées en agriculture et ce, pour faire face à la rareté des ressources et aux difficultés engendrées par les changements climatiques au niveau du Bassin méditerranéen. «Les agriculteurs algériens sont appelés aujourd’hui plus que jamais à passer de l’agriculture traditionnelle aux techniques de semis direct pour s’assurer une autosuffisance alimentaire avec des coûts plus ou moins réduits», ont souligné les participants à ce séminaire. Selon Youcef, Ferrag, ingénieur agro-pédologue, il est temps, pour l’ensemble du monde agricole dans notre pays de se pencher sérieusement sur ces questions très importantes liées à l’agriculture de conservation, qui constitue la seule alternative, pour lutter contre la raréfaction de l’eau dans notre pays. Comme pour les précédentes rencontres, qui se sont tenues à Saragosse (Espagne 2006) à Tabarka (Tunisie 2004) et Settat (Maroc 2001), ces 4es rencontres de Sétif ont, entre autres, permis aux agriculteurs, techniciens, chercheurs et décideurs de discuter des pratiques relatives aux adventices, rotations, couverts végétaux et mécanisation dans le cadre du semis direct.

Source Horizons Mohamed Fawzi

Le Pèlerin

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 23:12

A l'occasion de la Toussaint, Prière Indienne

 

 

 

A une heure où nous pensons à tous ceux qui nous ont quittés, où que nous avons laissés dans une terre lointaine, je vous propose cette prière indienne, qui vous permettra, peut être,   de vous recueillir en pensant à eux. 

« À ceux que j’aime... et ceux qui m’aiment »  

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,   

laissez-moi partir,   

J’ai tellement de choses à faire et à voir   

Ne pleurez pas en pensant à moi,   

Soyez reconnaissants pour les belles années,   

Je vous ai donné mon amitié,   

vous pouvez seulement deviner   

Le bonheur que vous m’avez apporté.   

Je vous remercie de l’amour que chacun m’avez démontré,   

Maintenant, il est temps de voyager seul.   

Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.   

La confiance vous apportera réconfort et consolation.   

Nous serons séparés pour quelque temps.  

Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,

Je ne suis pas loin, et la vie continue...   

Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai,   

Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,  

Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement   

La douceur de l’amour que j’apporterai.   

Et quand il sera temps pour vous de partir,   

Je serai là pour vous accueillir.   

 

Absent de mon corps, présent avec Dieu.  

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer,   

je ne suis pas là, je ne dors pas,   

Je suis les mille vents qui soufflent,  

Je suis le scintillement  

des cristaux de neige,   

Je suis la lumière que traverse   

Je suis la douce pluie d’automne,   

Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,   

Je suis l’étoile qui brille dans la nuit,   

N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,   

Je ne suis pas là,   

Je ne suis pas mort.   

 

(Prière Indienne)  

Auteur inconnu

 

Poème relayé par:

 

Le Pèlerin 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 23:04

La Valise ou la dissolution identitaire

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«J’ai une grande estime pour la religion prêchée par Mohammed parce qu’elle déborde d’une vitalité merveilleuse. Elle est la seule religion qui me paraît contenir le pouvoir d’assimiler la phase changeante de l’existence - pouvoir qui peut la rendre attractive à toute période...J’ai prophétisé sur la foi de Mohammed qu’elle sera acceptable à l’Europe de demain.» Goethe, en 1810

Un événement qui défraie la chronique cette semaine en Europe: l’affirmation d’Angela Merkel quant à l’échec du multiculturalisme. Ceci vise, on l’aura compris, en priorité l’émigration turque qui a accompagné l’Allemagne pendant plus d’un siècle. Souvenons-nous tout le XIXe siècle a vu les coups de boutoir occidentaux russes et principalement anglais et français s’en prendre à l’intégrité du territoire de l’empire ottoman arrachant les provinces chrétiennes, Grèce, Bulgarie, attisant les haines religieuses vers 1856 au Liban pour finalement imposer un «moutassarif chrétien» à même de gérer les communautés chrétiennes mettant à mal les firmans des millets qui ont permis la coexistence pacifique des communautés religieuses pendant des centaines d’années. La fin du XIXe siècle a vu les fameux accords entre le sultan Abdulhamid et le kaiser Guillaume pour la construction du train Bagdad Bahn en réalité pour exploiter les gisements de pétrole sur le parcours jusqu’à Baghdad. La Première Guerre mondiale a vu la défaite de l’Allemagne et de son allié l’empire ottoman qui fut dépecé par Sykes et Picot (les ministres des Affaires étrangères anglais et français) avant même la fin de la guerre. L’émigration turque n’est donc pas récente et il est connu qu’il y a une acculturation, il y a des députés d’origine turque au Bundestag. Pourquoi alors cette déclaration d’Angela Merkel qui, bien que fille de pasteur, ne fait pas de la religion un credo comme George Bush? De plus sa formation de brillante scientifique, elle est titulaire d’un doctorat en Physique quantique, ne la prédispose pas à l’irrationnel. Il est vrai que ces déclarations ravivent le débat sur l’immigration et l’Islam. Comme rapporté dans le Nouvel Observateur, l’Allemagne manque de main-d’oeuvre qualifiée et ne peut pas se passer d’immigrants, mais ceux-ci doivent s’intégrer et adopter la culture et les valeurs allemandes, a-t-elle insisté dans un discours devant les Jeunesses de sa formation conservatrice.

L’Allemagne divisée

Le credo «Multikulti» (multiculturel). Le débat sur l’immigration divise l’Allemagne depuis la publication d’un pamphlet d’un haut fonctionnaire, Thilo Sarrazin, qui, sous le titre «L’Allemagne se défait», affirme que son pays «s’abrutit» sous le poids des immigrés musulmans. Une étude publiée cette semaine montre même que plus de 50% d’entre eux tolèrent mal les musulmans. Plus de 35% estiment que l’Allemagne est «submergée» par les étrangers et 10% que l’Allemagne devrait être dirigée «d’une main ferme» par un «Führer». Angela Merkel semblait ainsi ménager l’aile libérale de sa formation et l’aile conservatrice, incarnée par le chef de la CSU, Horst Seehofer. Ce dernier avait déjà lancé vendredi devant le même public: «Nous nous engageons pour la culture de référence allemande et contre le multiculturel. Le Multikulti est mort». Les déclarations ravivent le débat sur l’immigration et l’Islam-NouvelObs.com 20 octobre 2010. Le Financial Times Deutschland analysant ces déclarations, écrit: «La vie politique allemande ne connaît à l’heure actuelle de problème plus important que l’Islam. Mais pour quelles raisons? Augmentation de la violence? Attentat? Nouvelles révélations désastreuses sur le système scolaire? Pas du tout. La raison est simple: les chrétiens-démocrates craignent de perdre leur base conservatrice. Et voilà que Horst Seehofer, le président de la CSU, et Angela Merkel, la présidente de la CDU, s’imaginent qu’ils vont regagner le terrain perdu avec des concepts des années 80 comme «le multiculturalisme» et «la culture dominante.» (..) On pourrait presque ignorer ce battage à usage interne des dirigeants chrétiens-démocrates sur la culture dominante s’il n’avait un effet dévastateur à l’étranger. La chancelière allemande a également insisté sur la nécessité de se montrer «exigeant» à l’égard des immigrés».(1)

Le discours d’Angela Merkel est du pain bénit pour les extrémistes en France d’Ivan Rioufol, pyromane. Ecoutons-le déverser sa bile: «Nicolas Sarkozy est-il prêt à reprendre les propos tenus par Angela Merkel? Le constat de faillite du système multiculturel, dressé par la chancelière, est identique à celui qui s’observe en France ou partout en Europe. (...) Merkel est poussée par une opinion qui est en train de se radicaliser vis-à-vis de l’immigration et singulièrement de l’Islam. «Nous nous sentons liés aux valeurs chrétiennes. Celui qui n’accepte pas cela n’a pas sa place ici». Elle estime néanmoins nécessaire une immigration qualifiée et ajoute que «l’Islam fait partie de l’Allemagne». Cette volte-face allemande, qui officialise la mise en danger de l’identité occidentale par la poursuite d’immigrations de peuplement heurtant les valeurs des pays d’accueil, est une déclaration de guerre au politiquement correct et à son idéologie antiraciste.(...) Or, cela n’est pas vrai. Le multiculturalisme, loin d’être une addition de richesses, se vit comme un appauvrissement de la cohésion nationale et comme une source croissante de tensions ethniques et religieuses. Mais, l’Elysée persiste à tenir un discours ambigu sur ce multiculturalisme, même si Sarkozy en a suggéré les limites en rendant hommage, par sa visite à Benoît XVI, aux racines chrétiennes de la France. (...) Sarkozy aurait tout intérêt à la suivre aussi dans son analyse de la faillite du métissage, que les faussaires s’emploient à nier. Osera-t-il?» (2)

Dans le même ordre et dans toute l’Europe de droite, «on se bat» pour faire retrouver à l’Europe ses valeurs et son fond rocheux chrétien. C’est le cas des mouvements populaires européens mis en branle par une «volonté de résister» à la destruction des identités nationales, la ligue du Nord en Italie, le mouvement de Geert Wilders en Hollande,l’English Defense League en G-B. On assiste ainsi en Europe à des tentatives lancinantes pour stigmatiser la communauté émigrée d’origine musulmane, pour attiser les tensions, et semer la haine. Les médias occidentaux, acquis dans leur majorité à ce discours, tendent graduellement vers une lepénisation des esprits par une doxa incantée comme une certitude.(3)

Pour rappel, L’Express a publié une enquête début 2006 sur la montée de l’Islam en Europe. Malraux, lors de la campagne présidentielle en 1974 écrivait: «Politiquement, l’unité de l’Europe est une utopie. Il faudrait un ennemi commun pour l’unité politique de l’Europe, mais le seul ennemi commun qui pourrait exister serait l’Islam.» Déjà en 1956 au plus fort de la Guerre d’Algérie, Malraux traçait à sa façon le chemin à des idéologues comme Huntington et surtout Bernard Lewis. Que disait-il?: «La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera.»(4)

«Pendant des décennies, écrivent Eric Conan et Christian Makarian, la plupart des pays ont compté sur leur force d’attraction et d’intégration pour que ces nouveaux fidèles se fondent dans leurs modèles. Ils s’aperçoivent aujourd’hui que certaines revendications remettent en question leurs propres valeurs. En 1989, l’Europe avait cru sortir des tensions de l’Histoire avec l’effondrement de l’hydre soviétique. (...) Comme si, dans l’histoire longue du continent, la parenthèse refermée de la courte confrontation Est-Ouest du XXe siècle laissait à nouveau la place au face-à-face entre Islam et Occident balisé par quelques dates immémoriales dans l’histoire de l’Europe et du monde musulman: 732, la victoire de Poitiers; 1492, la reconquête de la péninsule Ibérique; 1571, la bataille de Lépante; 1683, le siège de Vienne, et 1918, la chute de l’Empire ottoman. Une histoire qui a laissé des traces profondes dans la vie quotidienne des Européens, dont beaucoup trempent tous les jours un «croissant» dans leur café sans savoir que ce rite date de la défaite de la «Horde» (l’armée turque) devant les remparts de Vienne» Au début des années 1990, M.Bolkestein commissaire européen, a déclaré incompatibles les valeurs des musulmans et celles de son pays. S’agissant de l’adhésion de la Turquie: «Si cela devait arriver, la libération de Vienne, en 1683, n’aurait servi à rien. Nous «les» avions arrêtés à Poitiers...Nous «les» avions arrêtés devant Vienne. Nous «les» arrêterons encore...sinon, l’Europe sera musulmane d’ici à la fin du siècle.»(5)

Pourquoi cette tension?

Après avoir fait un état des lieux du sort des émigrés musulmans qui sera de plus en plus difficile, nous allons expliquer pourquoi ce regain de tension et ensuite comment le christianisme a toujours coexisté d’une façon paisible avec l’Islam. Il est vrai qu’il y a curieusement un emballement de la diabolisation de l’Islam depuis 2001, et un certain discours du pape à Ratisbonne. La machine est lancée Dans son document «L’instrument de travail du Synode», le 6 juin, le pape Benoît XVI attire l’attention de la communauté internationale sur la situation des chrétiens du Moyen-Orient, il demande le respect des droits des chrétiens et la solidarité de l’Eglise universelle. Sans la voix chrétienne, les sociétés moyen-orientales seraient appauvries.» (...) La montée de l’Islam politique, à partir des années 1970, est un phénomène saillant qui affecte la région et la situation des chrétiens dans le Monde arabe. Le système des «millet» (communautés ethnicoreligieuses) a assuré une certaine protection aux chrétiens au sein de leurs communautés, ce qui n’empêchait pas toujours les conflits de caractère religieux et tribal à la fois. Pour rappel, le christianisme dont se réclament ceux qui en font une valeur fondamentale en Europe, n’est pas européen ni même occidental, il est oriental! Jésus-Christ était un sémite, un araméen, un cousin arabe, il n’avait vraisemblablement pas les yeux bleus, les cheveux blonds avec une peau blanche; bref, il n’avait rien d’occidental. Les témoignages suivants nous font percevoir qu’il n’y a pas de conflit actuel entre les Arabes chrétiens et les Arabes musulmans. Nous allons donner la parole à trois Arabes chrétiens nous parler du christianisme, de l’Islam et de la coexistence que nie le pape. Ecoutons d’abord le Père Manuel Musallam, curé de Ghaza depuis 1995, témoin des Intifadas et héros, qui a survécu à l’opération israélienne «Plomb Durci». Il est, à 72 ans, un résistant sans arme. «Ghaza est toujours sous la pression d’un crime contre l’humanité. C’est un crime de guerre qui dure depuis des années. Nous, les chrétiens, sommes d’abord Palestiniens. Nous ne voulons pas cohabiter avec les musulmans. Nous voulons vivre avec les musulmans. Je ne suis pas le curé seulement pour les 300 catholiques de Ghaza, mais pour 1,4 million de personnes qui vivent à Ghaza.» Ecoutons ensuite Hayat al Huwik Atia, journaliste libanaise de confession maronite interpellant le pape lors de son voyage en Israël: «L’Elglise d’Orient refuse d’être entraînée dans le processus de judaïsation de l’Occident chrétien. (...) Nous, l’Orient arabe chrétien, nous ne voulons pas de ce néochristianisme judéo-chrétien et nous refusons que l’Occident chrétien utilise l’influence spirituelle occidentale des églises, catholiques et protestants pour implanter en Orient et particulièrement dans le monde arabo-chrétien l’idée ou l’influence de judaïsation.Votre Sainteté le pape, sachez que je suis une chrétienne arabe! (...) Par conséquent, en ma qualité d’Arabe, je m’incline devant vous par respect pour votre personne, mais cela ne m’empêche pas de vous rappeler ma fierté d’appartenir à cette terre arabe. Cette terre est le berceau de toutes les Religions et de toutes les Révélations monothéistes. (...) Votre Sainteté, le pluralisme n’est pas venu vers nous du fait de la migration ou de la colonisation, mais du fait que nous vivons depuis toujours sur notre terre arabe avec des Arabes comme nous qui sont de plus, nos frères dans la foi. Chacun de nous sur cette terre a choisi librement sa religion et son culte.(...) La deuxième raison, est que c’est l’Occident qui est le générateur historiquement du racisme et du sionisme avec tous les résultats connus et, notamment ceux que cet Occident exerce depuis des décades contre le Monde arabe pour saper cette cohésion sociale et religieuse dans le Monde arabe. (..) En conséquence, Votre Sainteté, sachez que nous - Arabes chrétiens - nous ne sommes une minorité en aucune façon, tout simplement parce que nous étions des Arabes chrétiens avant l’Islam, et que nous sommes toujours des Arabes chrétiens après l’Islam. La seule protection que nous cherchons est comment nous protéger du plan occidental qui vise à nous déraciner de nos terres et à nous envoyer mendier notre pain et notre dignité sur les trottoirs de l’Occident». (...) Les Arabes, ici ou ailleurs, n’ont jamais persécuté les Juifs un jour, et ils ne les ont pas obligés de vivre un jour dans les ghettos à l’intérieur des pays arabes..»(6)

Pour sa part, le docteur Rafiq Khoury, prêtre palestinien du Patriarcat latin de Jérusalem, écrit: «(...) les Chrétiens font partie de l’identité de la terre et la terre fait partie de leur identité, avec leurs concitoyens musulmans. (...) L’arabité et la palestinité des chrétiens de Palestine sont des faits acquis, que nous recevons avec le lait de notre mère, comme on dit en arabe». (6) Les relations islamo-chrétiennes en Orient en général et en Palestine en particulier, s’inscrivent dans une longue histoire, qui a à son actif treize siècles de communauté de vie, où nous avons partagé «le pain et le sel», comme on dit en arabe aussi. En 638, le Khalif Omar est aux portes de Jérusalem. La conquête de la Ville Sainte s’est faite pacifiquement. Le Patriarche Sophrone est allé à sa rencontre sur le Mont des Oliviers, à l’est de la ville et lui a remis les clefs de la ville. Et c’est ensemble qu’ils entrent dans la Ville Sainte et visitent l’Eglise de la Résurrection. Comme l’heure de la prière de midi a coïncidé avec cette visite, Omar n’a pas accepté de prier dans l’Eglise même, pour que les musulmans ne disent pas dans la suite qu’Omar a prié là et qu’ils en fassent un prétexte pour occuper l’Eglise. Dans la suite, Omar a publié le fameux firman d’Omar (Al-‘Uhdah Al-Umariyiah), où il reconnaît les droits des chrétiens à leurs églises et à leurs propriétés.(...)»(7) Les Européens sont chez eux et libres. Tous les discours moralisateurs sur la tolérance, l’altérité ne servent à rien. Les musulmans européens doivent s’adapter sans perdre leur âme, ils peuvent et doivent devenir des citoyens modèles à l’ombre des lois de leurs pays d’adoption respectifs. Par ailleurs, seul le savoir permettra aux musulmans de redevenir une Umma de la connaissance et seules la liberté et la démocratie verront émerger le nouveau musulman qui n’éprouvera pas, alors, le besoin de quitter son pays et ses racines.

1.Les petites visées d’Angela Merkel - Le Financial Times Courrier international 20.10.2010

2. Ivan Rioufol: Merkel contre le multiculturalisme Le Figaro18 octobre 2010

3. Chems Eddine Chitour: La doxa occidentale et l’Islam L’Expression: 02-07-2009

4. André Malraux, le 3 juin 1956 Valeurs Actuelles n° 3395 paru le 21 Décembre 2001

5. Eric Conan, Christian Makarian: Montée de l’Islam en Europe. L’Express 26/01/2006

6. Hayat al Huwik Atia: Lettre ouverte des chrétiens arabes du Machrek à Sa Sainteté le Pape http://liberation-opprimes.net/ 24 mai 2009

7. Rafiq Khoury: Les enjeux actuels des relations islamo-chrétiennes en Palestine http://www.gric.asso.fr/spip.php?article243 30.04.2009

Source L’Expression Pr Chems Eddine Chitour

Ecole nationale polytechnique

Le Pèlerin

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 23:04

Humour - A confesse

leon morin pretre

 

Un jeune prêtre nouvellement ordonné vient d'être nommé dans une paroisse de campagne.
Le jour de la confession il dit au curé :
- Je n'en ai aucune expérience, je ne sais pas très bien quelle pénitence donner selon les cas.
- Ce n'est pas grave, dit le curé. Mettez-vous de l'autre côté, vous m'entendrez confesser.
Une première pénitente s'agenouille.
- Mon père, je m'accuse d'avoir trompé mon mari...
- Combien de fois ?
- Trois fois.
- Vous direz cinq "Je vous salue Marie" et vous mettrez dix euros dans le tronc de la Sainte Vierge.
Une seconde pénitente s'accuse elle aussi d'avoir trompé son mari trois fois.
- Vous direz cinq "Je vous salue Marie" et vous mettrez dix euros dans le tronc de la Sainte Vierge.
Après quoi il sort du confessionnal et dit au jeune prêtre de prendre sa place. Une nouvelle pénitente s'agenouille de l'autre côté de la grille.
- Mon père, je m'accuse d'avoir trompé mon mari...
- Combien de fois ?
- Deux fois.
- Alors vous pouvez recommencer, parce qu'aujourd'hui pour dix euros vous avez droit à trois fois...

Le Pèlerin

 

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