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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 23:03

Tout savoir sur le changement d'heure

 

C'est le passage à l'heure d'hiver. Meilleure adaptation au rythme du soleil ou perturbation inutile du rythme biologique ? Le débat dure depuis longtemps. Pour ou contre : 90 ans de débat sur l'horaire d'été.
Economies d'énergie, troubles du rythme biologique, impact sur la sécurité routière et l'économie... Les avantages et les inconvénients du passage à l'horaire font débat depuis 1916. Revue des arguments de ses défenseurs et de ses opposants.
Adopté une première fois en France en 1916, l'horaire d'été suscitait déjà la polémique entre partisans "du devoir impérieux de ne négliger aucune source d'économie" en temps de guerre et les opposants à "une mesure aussi grave qui jetterait un trouble dans la vie nationale… pour un bénéfice reposant sur des données assez incertaines."
Trente ans après sa réadoption, les arguments se sont affinés mais restent les mêmes et les Français semblent toujours aussi divisés sur le sujet : selon le "baromètre d'opinion sur les Français et l'énergie" réalisé par le CREDOC en juin 2003, 38 % des Français sont favorables au maintien de l'heure d'été, 40 % y sont défavorables, 22 % sont indifférents.
La réalisation d'économies d'énergie
POUR. Selon l'ADEME, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, les économies d'électricité sont estimées par EDF à 1,3 milliards de kw/h, soit 290 000 tonnes équivalent pétrole en énergie primaire. Cela correspond à environ 4 % des consommations d'éclairage en France, soit la consommation totale d'électricité sur une année d'une ville de 200 000 habitants.
CONTRE. Les opposants rétorquent que ces économies représentent une fraction infime de la consommation française de l'ordre de 0,3 à 0,5 %. Bien plus, ces heures d'éclairage artificiel gagnées le soir sont largement compensées par les dépenses énergétique supplémentaires induites le matin : notamment en chauffage au début du printemps. Des associations demandent ainsi au gouvernement la réalisation d'une étude prospective du résultat énergétique du système d'heure d'été.
L'impact sur l'environnement
CONTRE. Nombre d'opposants à l'heure d'été dénoncent des effets négatifs sur l'environnement de ce décalage horaire. Selon eux, il provoquerait des pics d'ozone car le circulation et l'activité industrielle commencent plus tôt et leu
s pointes coïncident avec les heures les plus chaudes de la journée : le décalage horaire augmenterait ainsi la concentration d'ozone par phénomène de photo-oxydation.
POUR. L'ADEME conteste ces arguments. Selon elle, "les études réalisées n'ont pas donné de résultats significatifs."
Les effets sur la santé
CONTRE. Selon le rapport d'information du Sénat, le monde médical voit dans ces changements horaires "une source supplémentaire de fatigue au moment du printemps." Cette "chrono-rupture" perturberait le rythme biologique et occasionnerait aussi des "troubles du sommeil, de l'appétit, de la capacité de travail, voire de l'humeur." Les écoles, les crèches, les hôpitaux , les maisons de retraite seraient particulièrement confrontés à ces problèmes d'adaptation.
POUR. Les défenseurs soulignent néanmoins que les médecins restent divisés sur ce sujet. Ces effets sont le plus souvent qualifiés de "transitoires" et résorbés dans une période maximale de trois semaines.
L'impact sur l'économie
POUR. Le changement d'horaire impose de nombreuses adaptations de la vie économique : réglage de l'heure intégrée à des équipements (horodateurs, installations informatiques, matériels électroménagers…) modification de l'organisation des transports (en pratique les trains arrivent une heure en retard lors du passage à l'heure d'été et son mis à l'arrêt une heure au retour à l'heure d'hiver). Mais l'informatisation croissante des systèmes rend ces réglages relativement indolores.
CONTRE. Dans les activités de construction ou agricoles étroitement liées à l'heure solaire, le décalage horaire a un impact direct sur l'heure des travaux : dans le bâtiment, il contraindrait à commencer la journée de travail plus tôt. Dans le monde agricole, il empêcherait le début des travaux dès le matin en raison de l'humidité des sols. Dans les deux cas, dans la journée, les travaux seraient souvent effectués aux heures les plus chaudes : s'ils prennent leur pause-déjeuner à 12h30 (10h30, heure du soleil), les travailleurs reprendront en effet leurs activités aux heures de grande chaleur (12h, heure du soleil).
Source l’Internaute Savoir
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 07:12

Algérie - Autoroute Est-Ouest - Cap sur l’entretien

autoroute alger oran

 

Une grande partie des recettes qui proviendront du péage de l’autoroute Est-Ouest sera utilisée pour les travaux d’entretien qui seront lancés périodiquement sur les différents tronçons de ce même axe routier.

Une enveloppe de 150 milliards de dinars sera allouée à cet effet au titre du quinquennat 2010-2014.

«L'entretien des routes qui était considéré, dans le passé, comme le parent pauvre du secteur des travaux publics, est placé actuellement au cœur de sa politique de développement», a souligné, hier, Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, en marge de la mise en service d'un viaduc érigé sur la route menant de Chéraga à Aïn Benian, via les Dunes. Concernant la mise en application de cette politique, M. Ghoul a souligné la difficulté de la tâche. «Il faut reconnaître que nous n'avons aucune expérience en matière de gestion des autoroutes. Nous allons donc nous baser sur la formation pour préparer un personnel qualifié dans ce domaine et pouvoir gérer, dans 5 ou 10 ans, cette autoroute de plus de 1 700 km (y compris pénétrantes et bretelles) avec des compétences algériennes», a-t-il affirmé. Une enveloppe de 150 milliards de dinars sera allouée à cet effet au titre du quinquennat 2010-2014, a-t-il précisé. Evoquant les efforts consentis pour développer l'entretien des routes, le ministre a indiqué que 507 maisons cantonnières avaient été réalisées au cours du quinquennat dernier, et 108 autres sont programmées pour les cinq prochaines années. Le ministère compte également construire un parc pour les engins utilisés dans l'entretien des routes dans chaque wilaya. «L'Algérie ne possédait que 8 chasse-neige au début des années 2000. Elle en dispose de plus de 200 actuellement», a-t-il dit, précisant qu'un guide comprenant les différentes techniques pour entretenir une route a été réalisé au profit des communes. Des cycles de formations diplomantes sont, en outre, organisés régulièrement pour la mise à niveau des personnels chargés de la réfection des routes et des voies express. M. Ghoul a affirmé, par ailleurs, qu'une grande partie des recettes qui proviendront du péage de l'autoroute sera utilisée pour l'entretien de cette infrastructure. Concernant la gestion de cette autoroute, le ministre a expliqué qu’il a été opté pour une gestion en partenariat entre l'Agence nationale des autoroutes (ANA) et une société étrangère spécialisée que nous allons sélectionner prochainement.

Source Infosoir R.N. / APS

Le Pèlerin

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 06:54

Variantes oisives sur le mythe de Sisyphe

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Parce qu'il trompa les instincts profonds, les lois de la nature ou les dieux grecs (leur anciens synonymes), un homme qui s'appelle Sisyphe a été condamné à pousser vers le haut d'une colline un énorme rocher qui irait rouler vers le bas dès que le but est atteint et ainsi de suite. Sans fin. Pas même la mort, car le châtiment a lieu après la mort justement.

Albert Camus en fit un mythe encore plus moderne et l'illustration de la condition humaine absurde, sauf avec la dignité de l'effort. L'homme était l'homme, et le rocher son univers : condamné à faire n'importe quoi, le plus longtemps possible dans un monde qui n'a pas de sens. Fascisante illustration qui laisse deviner un abîme de variantes.

On s'imagine par exemple un Sisyphe croyant : il refuse de pousser la pierre, y sculpte un Dieu et s'agenouille devant lui pour que la pierre roule d'elle-même, sans effort, dans le calme miracle de la transgression de la pesanteur. On s'imagine aussi Sisyphe refusant de pousser la pierre, s'assoir en haut de la colline et attendre que quelqu'un passe, comme le font les tiers-mondistes depuis les décolonisations. Ou faire le contraire : s'assoir en haut de la colline, coloniser un pays, prendre ses hommes et les obliger à pousser la pierre à sa place comme le fit l'Occident. On s'imagine aussi la grosse pierre roulant sur Sisyphe, le tuant sans le faire mourir, l'écrasant et lui passant dessus sans fin pendant qu'il essaye de se relever, comme c'est le cas de tous ceux qui vivent dans des pays sales, pauvres et méchants et sans droits de l'homme ni démocratie. On s'imagine, enfin, un Sisyphe plus intelligent : s'attaquer à la colline pour l'aplatir au lieu de pousser sans fin une pierre. C'est la solution de l'Occidental, la source de son développement technologique qui va de la pioche au satellite. On peut aussi trouver un genre de Sisyphe qui, pour échapper à son sort, dynamite la pierre en se dynamitant lui-même par une ceinture d'explosifs au non d'Allah ou de Jéhovah ou de Jésus combattant : la peine étant liée à la pierre, on ne peut changer sa condition qu'en y mettant fin et en la refusant. Une sorte de fast-bouddhisme au TNT.

Le mythe de Sisyphe

Dans la mythologie grecque, Sisyphe, fils d'Éole (le fils d'Hellen) et d'Énarété, est le fondateur mythique de Corinthe.

Il est l'époux de la Pléiade Mérope, fille d'Atlas et de Pléioné, de qui il a trois enfants : Ornytion, Sinon et Glaucos (le père de Bellérophon). Pausanias en cite toutefois deux autres: Almos et Thersandre.

Fondateur mythique de Corinthe, fils d'Éole ; son ascendance et sa descendance sont citées dans l'Iliade. De son vivant, on dit que Sisyphe aurait fondé les Jeux isthmiques en l'honneur de Mélicerte dont il avait trouvé le corps gisant sur l'isthme de Corinthe. Depuis l'époque des poèmes d'Homère, Sisyphe conserve la réputation d'être le plus astucieux des hommes : il avait développé la navigation et le commerce, mais se montrait avare et trompeur et tuait les voyageurs. l passe parfois pour le vrai père d'Ulysse

Sisyphe est surtout connu pour s'être montré assez malin pour déjouer Thanatos lui-même. Quand son heure fut venue et que ce dernier vint pour le chercher, il l'enchaîna de sorte qu'il ne pût l'emporter aux Enfers. S'apercevant que plus personne ne mourait, Zeus envoya Hadès délivrer Thanatos. Mais Sisyphe avait préalablement convaincu sa femme de ne pas lui faire de funérailles adéquates. Il put ainsi convaincre Hadès de le laisser repartir chez les vivants pour régler ce problème. Une fois revenu à Corinthe, il refusa de retourner parmi les morts. Thanatos (ou même Hermès, selon certaines traditions) dut alors venir le chercher de force. Certains disent qu'il avait dénoncé Zeus dans une de ses aventures. Un jour, il vit un aigle immense enlevant une jeune fille et reconnut Zeus en l'oiseau. Quand Asopos rechercha sa fille, Égine, il dénonça Zeus.

Pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné à faire rouler éternellement, dans le Tartare, un rocher jusqu'en haut d'une colline dont il redescendait chaque fois avant de parvenir à son sommet, tel que raconté dans l’Odyssée. Toutefois, Homère ne faisait pas mention de la raison de ce châtiment. Certaines traditions le justifient par la réputation de brigand et de malfaiteur que Sisyphe avait acquise de son vivant.

D'après la théorie solaire, Sisyphe représente le soleil qui s'élève chaque jour pour replonger le soir sous l'horizon. D'autres y voient la personnification des marées ou des vagues qui montent pour soudain redescendre. Il peut s'agir aussi d'une métaphore de la vie elle-même où cette punition signifiait qu'il n'y avait de châtiment plus terrible que le travail inutile et vain. On perçoit l'absurdité du personnage tant dans le désespoir de tenter d'échapper à une mort inévitable, que dans la tentative d'achever un travail interminable.

Dans son premier essai philosophique, le Mythe de Sisyphe, Camus qualifie Sisyphe d'ultime héros absurde. Il y établit pourquoi la vie, malgré l'absurdité du destin, vaut la peine d'être vécue.

Ce mythe n'est pas exclusif aux traditions gréco-romaines. Il existe d'autres exemples de personnages qui parviennent à capturer la Mort en l'attachant dans un sac ou encore, en la cachant dans une bouteille de sorte que personne ne mourait des années durant.

Source Wikipedia

Il y aussi des Sisyphe encore plus malades : le genre de celui qui s'interroge sans fin sur le poids de la pierre, le diamètre de la colline ou la nature de la gravité. Est-ce que la pierre a un poids ou est-ce que la colline a une fin ? D'où vient la pierre et où va la colline ? Un Sisyphe politicien irait s'assoir au sommet de la pente et ferait un discours à la grosse pierre pour la soulever avec sa langue ou la convaincre de rouler dans sa paume.

 

Une énigme : que fais donc Sisyphe quand il dort ? Il se retrouve sous ses propres paupières, avec une autre pierre et une autre colline : les Dieux ont veillé à fermer la brèche du côté du sommeil comme du côté des herbes hallucinogènes.

Dormir n'est pas une solution contre l'absurde. C'est une reconduction de la condition humaine, mais sans le muscle et la mobilité. D'où des éclairages plus nets sur des questions bêtes et méchantes : avec une barbe, on ne pousse ni plus rapidement ni plus lentement sa pierre. Avec un livre, on peut la caler un moment, le temps de se donner des raisons. Avec une corde, on ne fait pas mieux : face à l'univers, on est seul. Avec une machine, la pierre devient plus grosse et la colline plus difficile. Même la géologie n'y peut rien : la pierre est explicable mais pas plus transportable.

Dernière question : pourquoi le mythe a fait de Sisyphe un homme ? Et un homme seul ? Parce que chacun l'est, intimement. Le rocher de Sisyphe, c'est comme les toilettes ou la mort ou la naissance ou l'amour (c'est-à-dire l'essentiel) : on ne peut y aller que seul et ne pas en revenir parfois. Rien ne permet de porter la pierre à la place de l'homme : ni les livres célestes, ni les prêcheurs, ni les idéologies de masse, ni la fuite en avant. Seul peuvent aider des décisions d'homme : la foi, le sens de la dignité, le défi face au vide ou la transgression de la solitude par le chant ou l'entraide.

Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud

Le Pèlerin

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 06:14

Thoursal, sur les hauteurs de Sidi Ali Bounab

Après les terroristes, les salafistes…

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 Le salafisme et le terrorisme font bon ménage. Les deux frontières sont très difficiles à définir. Aujourd’hui, l’islamisme rencontre une insoutenable passivité.

Nous n’avons pas vu comment ils sont arrivés». C’est la complainte lâchée par un septuagénaire rencontré à Thoursal,  un village perché sur les hauteurs de Timezrith, commune située à cheval sur les wilayas de Boumerdès et Tizi Ouzou.

Même la célébration des fêtes de mariage ou de circoncision avec Idhaballen (troupes de musique traditionnelle) ou un DJ, c’est haram, illicite», lâche notre interlocuteur. Un groupe de salafistes, visiblement très actif,  tente d’islamiser tout le village. C’est réussi en partie, regrette-t-il. Les nouveaux adeptes arrivent en grappes. Kamis, barbe teinte au henné ; ils ont pu imposer aux villageois - mauvais musulmans qu’ils seraient ! - de nouvelles règles de conduite, la manière d’enterrer les morts a changé.   Les rites concernant la lecture du Coran au moment de l’enterrement ou le dernier recueillement sur la dépouille après la toilette du mort ne sont plus autorisés. Le prosélytisme salafiste commence à prendre des allures inquisitrices, en cela qu’il s’ingère, de manière insidieuse, dans le moindre détail dans la vie des villageois. La musique illicite ! 

C’est ce que faisaient les terroristes du GIA lorsqu’ils avaient pris possession des lieux en 1994. A l’époque, ils avaient tout interdit, raconte un habitant de Thoursal : «Ils rentraient même dans les domiciles pour casser tous ce qui est magnétoscope et cassette audio.» Et c’est cela qui avait poussé les habitants à l’époque à prendre les armes et se lancer dans la résistance contre «les fous de dieux». Ils dictaient leur loi. «Je ne comprends pas ce retournement de situation», dit-il, en soulignant toute son inquiétude de voir la situation évoluer en faveur des salafistes qui n’en sont là qu’à leur début. Chaque jeudi, ils font venir un «moudarris» pour donner des fetwas aux jeunes dans la mosquée du village. «L’arrivée de ces gens chez nous laisse entendre que tous nos ancêtres sont en enfer», ironise un jeune.

Le résultat est vite connu, notent quelques habitants. Ils s’élèvent en conscience du village. Ici, le salafisme et le terrorisme font bon ménage. Les deux les frontières sont vraiment difficiles à définir. On bascule facilement vers le terrorisme. Les frontières ? Sur le fil du rasoir. On croyait qu’on avait fait face au plus grand péril, le terrorisme en 1995. Ils étaient plus de 1000 terroristes à écumer les denses forêts de Sidi Ali Bounab, Aït Yahia Moussa, Iaâllallene… Nous les avons combattus, nous avons payé au prix fort pour les déloger. La reconquête de Sidi Ali Bounab surtout n’a été réalisée qu’au bout presque de quatre années. Elle s’est faite à prix fort. «Des Algériens sont morts ici, des militaires, des GLD, des patriotes, de simples citoyens… apparemment, ce n’est pas fini», regrette notre interlocuteur. Ils ont été chassés par la fenêtre, ils reviennent par la grande porte. Comment cela s’est-il passé ? Personne ne le sait. C’est un climat suspicieux qui règne dans cette petite bourgade. Aujourd’hui, l’islamisme rompant rencontre une insoutenable passivité. Il n’y a aucune réaction. Les habitants, dans un climat d’insécurité, semblent résignés.

Lorsque nous nous sommes arrêtés au centre du village, nous rencontrâmes un ancien membre du comité. Après les présentations, il lancera : «Vous voyez ? Sa maison est derrière vous!» «De qui ?», lui avions-nous demandé. «De l’Emir», nous répondit-il. Il s’agit, en fait, du domicile du terroriste Sedik Zizid, alias Al ghoulam. Il est ainsi surnommé pour avoir rejoint les rangs du GIA très jeune, 16 ans en 1994. Il rode encore dans le coin, nous apprennent certaines indiscrétions.

Accompagné de deux de ses acolytes, l’émir du GSPC, bien portant selon ceux qui l’auraient aperçu, aurait assisté à la fête de l’un de ses proches dans un village voisin, à Boughaoua. Il lui arrive même de revenir chez lui pour rendre visite à sa famille.

Un endroit propice pour les attentats

C’est devenu un rituel. Cela devrait être sous la haute la bienveillance des soutiens dont bénéficient les terroristes dans la région. Un villageois confie que la présence de Zizid dans le coin ne passe pas inaperçue. Dès que vous voyez deux de ses proches, l’un est debout à l’entrée du village et l’autre à l’autre extrémité pour faire certainement le guet ; l’on devine qu’il est là.  Nos sources disent qu’à plusieurs reprises, ils sont venus racketter les habitants du village Tala Oughanim. En fin connaisseur de la région, notre interlocuteur indique que les groupes armés ne peuvent pas avoir une telle mobilité sans réseaux de soutien. Les troupes de l’ANP ont ratissé plusieurs fois les alentours, sans rien trouver. «Mais dès qu’elles lèvent le camp, une heure après, ils sortent de leur terrier. Ils sont souvent là où on les attend le moins», précise notre interlocuteur, qui nous rappelle, d’ailleurs, le sanglant attentat qui avait coûté la vie à plusieurs policiers et des enseignants chargés de surveiller les examens du BEM en juin 2009. Ils étaient une quarantaine à surgir sur la chaussée en fin d’après-midi pour commettre cet attentat. Selon des sources bien informées, l’un des terroristes capturé, il y a quelques mois, dans la forêt «Verrou», a révélé la participation dans cette sanglante embuscade de l’émir de l’ex-GSPC, devenu Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droudkel,  Alias Abou Moussaâb Adelawadoud.

Droudkel à Timezrit ? Le relief peut être un endroit propice pour commettre  des attentats, et être leur retraite. Il peut aussi servir de lieu de passage, indiquent nos sources.  Mais ce jour, précise notre interlocuteur, les terroristes s’étaient mobilisés en grand nombre pour s’approvisionner en armes. Ils avaient d’ailleurs pris 6 kalachnikovs et 6 pistolets automatiques. Les groupes terroristes se déplacent avec beaucoup de facilité, vu le relief accidenté de la région. D’ici, de Timezrit,  l’on domine d’ailleurs la forêt dense de Boumehni ;  Aït Yahia Moussa n’est qu’à un jet de pierre. On est également à 20 minutes de Oued Ksari. En somme, tout le Sud-Ouest de la wilaya de Tizi Ouzou est à portée de vue et… de main. Une région d’une complexité incroyable. Et, il suffit de se retourner pour dominer aussi de l’autre côté les Issers, Si Mustapha, Thenia, Bordj Menaïel et Tadmaït.

Bien que le recrutement du GSPC soit freiné, la lutte contre le terrorisme qui a permis  l’élimination de plusieurs terroristes et la reddition de certains émirs de l’organisation de Abdelmalek Droukdel n’a pas dissuadé des jeunes de prendre le chemin du maquis.

Les réseaux dormants du terrorisme

Les deux jeunes qui ont déposé une bombe, il y a un mois, à Bordj Menaïel - un attentat qui a coûté la vie à un policier - n’ont rejoint le maquis que dernièrement. Ce sont de nouvelles recrues, affirme notre source. Ils ont 19 ans chacun, précise-t-elle encore. Il y aurait même eu un troisième adolescent de 15 ans qui a dû rejoindre les groupes armés, mais a fini par se rendre. Les trois sont originaires du quartier Tahrir, à quelques encablures de Bordj Menaïel.

Des sources bien informées indiquent aussi qu’un autre jeune de Si Mustapha a rejoint les maquis de l’organisation terroriste dirigée par Abdelmalek Droukdel. Notre interlocuteur souligne toute la difficulté de savoir si Al Qaïda au Maghreb islamique continue à enrôler de nouveaux terroristes ou non.

Ce n’est qu’après avoir commis leur premier forfait que l’on sait qu’untel a rejoint l’organisation terroriste. En réalité, le terrorisme n’a plus le même visage, confie notre interlocuteur. Aujourd’hui, du moins dans la région, ils sont dans la société. Le plus inquiétant, ce sont ces réseaux dormants du terrorisme. D’ailleurs, c’est dans ces réseaux qu’AQMI trouve ses nouveaux adeptes. C’est vrai que la misère sociale joue souvent un rôle important dans le recrutement des jeunes par l’ex-GSPC. Mais elle n’explique pas tout. L’idéologie du djihad, guerre sainte, a ses vecteurs et ses animateurs dans la société. Les cellules djihadistes n’ont jamais arrêté d’activer. Il y a plus de 10 jours, nos sources ont indiqué que des témoins ont aperçu un important groupe de terroriste dans la région de Laâzib, versant nord de Sidi Ali Bounab. Une trentaine, lourdement armés, traversaient les bois. Cela fait bien longtemps que l’on n’a pas signalé une telle armada, indique notre source. Dans cette région très pauvre, le chômage fait des ravages.

Ce qui rend très vulnérable les jeunes. La colère qu’ils nourrissent envers les autorités, d’abord, et envers la société, ensuite, les fait se jeter inexorablement dans la gueule du loup. Cela est surtout accentué car certains repentis affichent ostentatoirement leur richesse. A quelques kilomètres du village Aït Messaoud, mitoyen à la localité de Thoursal, s’érige un immense  poulailler appartenant à un ancien terroriste de la région.  «Il roule, indique notre interlocuteur, avec une voiture luxueuse d’une valeur de 280 millions.» «Et les jeunes, quand ils voient cela, en sont malades», ajoute-t-il. C’est l’une, d’ailleurs, des rares richesses du coin. Il a accès à tout, confie notre source. Cela pousse les jeunes, surtout ceux qui sont en difficulté sociale, à penser et à dire que «pour devenir riche et sortir de la misère, il faut passer par le maquis».

Source El Watan Saïd Rabia

Le Pèlerin

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 23:57

Algérie - Contraception : où en est-on ?

femmme algerienne rurale

 

Chaque année, on compte 80 millions de grossesses non désirées représentant 38% de toutes les grossesses mondiales, selon Mme Semrouni-Kerchache Leïla, enseignante sage-femme. Cette dernière intervenait lors de la célébration en Algérie de la Journée mondiale de la contraception initiée à Riadh El-Feth sous le slogan «La contraception, c’est mon choix» par les laboratoires Bayer Schering Pharma Algérie et soutenue par l’Association algérienne pour la contraception familiale (Aacf), présidée par le Pr Kabouya, spécialiste en gynécologie. «Les femmes tentent des avortements de fortune et près de 70 000 y ont perdu la vie. Les pays industrialisés ne sont pas épargnés. La moitié des grossesses serait accidentelle dont un tiers débouche sur un avortement», a-t-elle souligné.

L’Etat a alloué 400 millions de dinars

La politique de population a connu, depuis la mi-décennie 90, une dynamique nouvelle à la faveur d'un engagement réaffirmé de l’Etat, l'intégrant comme axe essentiel de la stratégie nationale de développement social.

L’Algérie connaît une augmentation du nombre de femmes en âge de procréer, estimé à 9 800 000», a noté le Dr Nassira Keddad, directrice de la population au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Dans son intervention intitulée «Politique nationale de population et de planification familiale», elle affirme que la transition démographique a été marquée par l’accroissement naturel de la population qui suit une courbe stable mais en reprise légère de la natalité depuis 1999 et une baisse de la mortalité générale. «La baisse importante de la mortalité générale a été influencée par la baisse de la mortalité infantile dans notre pays. Nous sommes passés de 140 décès pour 1 000 naissances au début des années 70 à 26 décès pour 1 000 actuellement», ajoute-t-elle. «Cette Journée mondiale de la contraception fait partie de la politique globale de la population, car il y a une dimension liée à la planification familiale qui reste importante dans les stratégies publiques de développement économiques et sociales. Nous avons toujours des tranches d’âge importantes aux âges de la reproduction, des femmes de plus en plus nombreuses et des jeunes à sensibiliser», insiste-t-elle. L'accroissement naturel de la population, explique l’intervenante, suit une courbe stable avec une reprise légère depuis 1999, une reprise des natalités et une baisse de la mortalité générale. «Une enveloppe de 400 millions de dinars a été allouée par l’Etat dans le cadre de la loi de finances pour l’achat des contraceptifs oraux», rappelle-t-elle, en abordant les principes directeurs de la politique nationale de population engagée par son département, qui est basée sur un niveau de renouvellement des générations pour atteindre un indice synthétique de fécondité de l'ordre de 2,1%. Cette politique, dont les résultats sont, selon elle, satisfaisants, a permis le renouvellement des générations et la baisse du taux de fécondité de 7,8 enfants par femme dans les années précédentes à 2,1 enfants par femme actuellement, tel que recommandé par l’OMS. L'une des finalités de cette politique, d'après la directrice de la population, est de viser un taux de prévalence de la contraception de l'ordre de 65% en renforçant l'utilisation des méthodes modernes de contraception.

«Au même titre que le dépistage de la tuberculose»

Le contrôle des naissances a fait l'objet, depuis le début du XXe siècle, de diverses politiques visant à la réduction du taux de fécondité, notamment par le biais de la contraception.

Dans son intervention sur l'impact de la contraception sur la santé et la santé de la famille, le professeur Z. Sadi du CHU Mustapha a expliqué que la contraception est un élément important dans la médecine préventive au même titre que le dépistage et la prévention de la tuberculose et d’autres maladies. «On a pu démontrer que certaines grossesses sont à risque pour la mère ou pour l’enfant ou pour la fratrie ou pour la famille, comme les grossesses avant l’âge de 20 ans, les grossesses après l’âge de 35 ans, les grossesses après avoir eu 4 enfants ou plus, les grossesses espacées de moins de 2 ans, les grossesses non désirées», a-t-il cité, tout en précisant qu'il est impératif de programmer les grossesses pour les femmes atteintes de maladies chroniques ou graves comme le diabète, les cancers, les maladies cardiovasculaires, les maladies générales… Le Pr Sadi a énuméré les différentes méthodes de contraception, dont celle par les hormones ou la pilule. Le Dr Nassira Keddad, directrice de la population, a rappelé sur ce point, en marge de la journée mondiale, que la pilule est distribuée gratuitement dans les services publics de santé et qu'elle est remboursée à 100% si elle est achetée en officine. Le Pr Sadi a également exposé d'autres procédés comme les injectables (progestatifs) : «D’autres voies d’administration existent mais elles ne sont pas encore disponibles, comme les patchs et l'implant.»

«De nouveaux procédés, comme les patchs et les injectables, disponibles sur le marché international, devraient être homologués et intégrés chez nous», a conseillé la directrice de la population. Pour finir, le professeur a rappelé aux couples que les médecins et les sages-femmes «sont à leur service pour les aider dans le choix d’une méthode contraceptive et leur dispenser les conseils pour sa bonne utilisation». Par ailleurs, Semrouni Kerchache Leïla, l'enseignante sage-femme au CHU Parnet, a insisté sur l’importance de la sensibilisation des jeunes et des couples, assurant que «la contraception régulière permet à la majorité des gens d'avoir des enfants quand ils le désirent».

Le stérilet, des avantages trop peu connus

L’utilisation d’une contraception par stérilet comporte certains risques. Ces risques, rares mais potentiellement graves, nourrissent la crainte des femmes.

La prévalence totale de la pratique contraceptive, toutes méthodes confondues, évaluées à 35,5% en 1986, a atteint 61,4% en 2006, a déclaré le Dr Keddad, directrice de la population au niveau du ministère de la Santé, lors d’une conférence intitulée «Politique nationale de population et de planification familiale», à l’occasion de la Journée mondiale de la contraception, qui a été initiée par les laboratoires Bayer Algérie et soutenue par l’Association algérienne pour la contraception familiale (Aacf). En effet, le recours à la pilule est passé de 24,4% en 1986 à 45,9% en 2006. Le stérilet, en revanche, l'une des méthodes les plus utilisées au monde, enregistre toujours un faible taux d’utilisation en Algérie.

En la matière, il n’y a pas eu beaucoup de changements en 20 ans : 2,1% en 1986, 2,3% en 2006.

Le Dr Keddad a évoqué, dans son intervention, le refus de recourir au stérilet dit Dispositif intra-utérin (DIU), se référant à une étude effectuée en 2002 (enquête Papfam -Msprh/Ons - octobre 2002), précisant que 37,6% des femmes ne l’apprécient pas, 35,3% appréhendent ses effets secondaires, 6,5% disent qu’il n’est pas approuvé par leur époux, 7,1% ne le connaissent pas et 7,1 le trouvent compliqué. «Le stérilet devrait être mieux connu, car il est efficace», a-t-elle noté, en marge de la 1re Journée mondiale de la contraception. Aussi a-t-elle énuméré les raisons de l’abandon de l’utilisation de ce procédé : 40,9% des femmes l’ont rejeté pour les saignements qui ont suivi son utilisation, selon la même enquête, 24% pour infection, 10,1% ont exigé un suivi médical régulier, 14,5% en raison de l’inconfort de la méthode et, enfin, 4,8% pour désaccord du mari. La pratique contraceptive a beaucoup évolué de 1968 à 2006 selon le niveau d'instruction, a déclaré la directrice de la population, sur la base du «Rapport préliminaire. Enquête à indicateurs multiples MICS3. Algérie. 2006». Les méthodes contraceptives modernes et traditionnelles sont de plus en plus utilisées par les personnes sans instruction, passant de 43,9% en 1992 à 57,2% en 2006, sachant que les méthodes modernes sont plus sollicitées avec 52,2% en 2006 que les traditionnelles avec un taux de 7,5% durant la même année. Et plus le niveau d’instruction est élevé, plus les moyens contraceptifs modernes sont utilisés. Les niveaux secondaire et universitaire sont passés de 55% d’utilisation de méthodes contraceptives en 1992 à respectivement 66,9% et 62,9% en 2006, dont 45,7% de méthodes modernes en 1992 à respectivement 55,3 % et 51,2% en 2006. Et de 9,3% en 1992 à respectivement 11,6 et 11,7% de méthodes traditionnelles en 2006.

Par ailleurs, la pratique contraceptive a, elle aussi, évolué selon le groupe d’âge, passant de 8% pour les 15 à 19 ans, 20 à 24 ans et 25 à 29 ans en 1968 à respectivement 20%, 43,2% et 58,1% 38 ans après, en 2006. Pour les 30 à 34 ans et 35 à 39, le recours aux contraceptifs est passé de 7% en 1968 à respectivement 67% et 69,01% en 2006. Enfin, pour les 40 à 44 ans et 45 à 49 ans, l’utilisation de ces méthodes est passée de 8% à respectivement 68,9% et 49% en 2006.

Réduction de moitié du taux de mortalité maternelle

Le Dr Keddad a conclu son intervention en précisant qu’«investir dans le développement humain et le droit des femmes à disposer de leur choix reproductif, à l’éducation et à la santé est le garant de la réussite des plans de développement nationaux» «La planification familiale, dans le cadre élargi de la santé productive, continuera à occuper pour les années à venir une dimension incontournable et essentielle dans l’approche des questions de population et de développement.» L’intervenante a relaté, également, les objectifs de la politique de la population qui sont, entre autres, la réduction de moitié du taux de mortalité maternelle enregistré en 1999 «en ciblant un taux inférieur à 60 pour 100 000 habitants ,à cette période et de 30% le taux de mortalité infantile enregistré en 2002» ; un taux d'accouchement en milieu assisté de 95% «avec une augmentation de 10 points pour les wilayas dont le taux actuel est inférieur à 85% et un taux de surveillance des grossesses de 90%» ; la réduction du quart de l'incidence des cancers génitaux chez les femmes en âge de reproduction, estimée en 2002 à 0,02% selon elle et enfin, l’augmentation de l'espérance de vie à la naissance qui devrait se situer en 2010 à au moins à 75 ans pour les hommes et les femmes. Se basant sur les recensements généraux de la population et de l’habitat, la directrice de la population a indiqué, au sujet de l’évolution de la pyramide des âges, que la catégorie des moins de 20 ans est passée de 57,39 % en 1966 à 38,77% en 2008. Les 20-59 ans sont passés, selon la même période, de 35,94% en 1966 à 53,84 en 2008. Pour les personnes âgées de 60 ans et plus, elles sont passées de 6,70% en 1966 à 7,40% 42 ans après. De ce fait, la transition démographique a atteint les 58,2% pour les moins de 20 ans, 36,0% pour la frange d’âge de 20-59 ans et de 5,8% pour la catégorie des 60 ans et plus. Mais 44 ans après, en 2008, ces différents taux ont nettement régressé pour atteindre 38,6% pour les moins de 20 ans, 53,9% pour les 20-59 ans et 7,4% pour les 60 ans et plus.

La pilule, 50 ans déjà

La pilule contraceptive, qui compte 50 ans d’existence, a été créée par Bayer Schering Pharma (BSP). C’est le premier contraceptif oral, commercialisé en Europe en 1961, pour éviter les risques de grossesse non désirée. Outre la contraception orale, l’innovation a été prouvée à travers le système intra-utérin hormonal pour la contraception à long terme. Le président de la Société algérienne de contraception et de fertilité (Safec), le Pr Bouzekrini, lors des journées scientifiques tenues au début du mois de mai dernier, s’est félicité du constat que 65% des couples ont recours aux méthodes contraceptives bien que 10% soient infertiles. En sachant que près de 80% de ces méthodes concernent la pilule. Dans cette même rencontre, un nouveau dispositif intra-utérin de dernière génération Mirena de Bayer Schering Pharma a été présenté. Il est efficace durant 5 ans et est destiné en particulier aux femmes souffrant de ménorragies fonctionnelles, ont affirmé les spécialistes.

Source Infosoir Souad labri

Le Pèlerin

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 23:52

Algérie - Autoroute Est-Ouest: La douane aux points de péage

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En marge de sa visite à la nouvelle brigade des douanes d'El Amria, dans la wilaya d'Aïn Témouchent, le directeur général des Douanes M Mohamed Abdou Bouderbala, a annoncé un vaste redéploiement de la douane sur l'autoroute Est-Ouest.

Selon le DG des Douanes, les futurs points de péage de l'autoroute Est-Ouest serviront de points de contrôle de la douane. Bouderbala a indiqué qu'avec l'ouverture de cette nouvelle infrastructure, les douanes doivent s'adapter et exploiter les aires de péage pour mieux cerner les activités de contrebande. « Les différents services des douanes ont été dotés de nouvelles infrastructures équipées de moyens modernes de travail ou sont en train de l'être » a-t-il ajouté. Il s'agit, notamment, de scanners manuels de contrôle beaucoup plus efficaces que les outils de travail traditionnels. « Nos agents sont tenus, désormais, à l'obligation de résultats dans leur lutte contre la contrebande qui menace l'économie nationale », a-t-il déclaré. Le DG des Douanes a invité, à cette occasion, les agents de la brigade d'El Amria à préserver ce nouvel acquis et redoubler leurs efforts en matière de lutte contre la contrebande. Concernant la réalisation des infrastructures d'exploitation et de gestion de l'autoroute Est-Ouest, notamment les points de péage, les aires de repos ainsi que les maisons cantonnières , les avis d'appel d'offres internationaux seront lancés avant la fin de l'année en cours.           C'est ce qu'avait annoncé, le mois dernier, le ministère des Travaux publics. «Les appels d'offres des équipements d'exploitation de l'autoroute, à savoir les aires de repos et les infrastructures de péage seront lancés avant la fin de cette année», avait indiqué Hocine Necib, directeur des Routes auprès du ministère. «Toutes ces infrastructures seront conçues et construites selon les standards internationaux », a-t-il tenu à affirmer. Selon lui, les 42 stations-service confiées à Naftal sont prioritaires et seront, de ce fait, construites et mises en exploitation avant les gares de péage et les autres équipements prévus pour cette autoroute dont le tracé s'étend des frontières tunisiennes à celles marocaines. En attendant, 14 stations-service mobiles et provisoires seront prochainement réalisées sur les nombreux tronçons ouverts à la circulation de l'autoroute.

De plus, le corridor de l'autoroute sera parsemé, de part et d'autre, de plusieurs postes de la Protection civile et de la Gendarmerie nationale dont les agents veilleront sur la sécurité des usagers. 55 points de péage, 22 stations d'entretien et 76 aires de repos et de loisirs, 22 postes de la Gendarmerie nationale ainsi qu'un nombre identique de points réservés à la Protection civile seront réalisés le long de l'autoroute. Quant au budget nécessaire à la construction des équipements de l'autoroute, il a été prévu par la loi de finances complémentaire 2009. Plusieurs tronçons totalisant un linéaire d'environ 1.000 km de cette autoroute sont d'ores et déjà ouverts à la circulation, selon les données du ministère. Le projet de l'autoroute, scindé en trois lots, a été confié au groupement chinois Citic-Crcc (lots Ouest et Centre) alors que le japonais Cojaal s'est vu attribuer le lot Est, et ce, pour un coup global de 11milliards de dollars.

Source Le Quotidien d’Oran Djamel Belaïfa

Le Pèlerin

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 23:51

Algérie - Les élites face à la crise

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Définition des élites

Ahmed Benbitour, ancien Chef du gouvernement, propose aux lecteurs de Liberté une réflexion en cinq parties et qui paraitra chaque jeudi en page 2. La réflexion porte sur les élites et la crise multidimensionnelle de l’Algérie.

Il est vrai que le sujet du rôle des intellectuels, durant la période d’après-62, est devenu presque un tabou par ceux-là mêmes qui ont géré et gèrent le pays sans oser aller jusqu’à prendre les rênes du pouvoir. Cette absence de relais a abouti aux événements du 5 Octobre 88 qui, à son tour, a plongé le pays dans une situation qui ne fait que s’aggraver. Le débat est ouvert. Vos réactions seront les bienvenues à l’adresse e-mail suivante : abrousliberté@gmail.com

Définition des élites

Je vous propose un sujet de débat autour du rôle que peuvent jouer les élites dans la résolution de la crise multidimensionnelle que vit notre pays.

à cette occasion, je suggère une lecture inédite, tout à fait nouvelle, de quelques évènements qui ont marqué le déclenchement de la guerre de Libération nationale. Il s’agit du lancement du Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA), de la création du Front de Libération nationale (FLN) et du déclenchement de la Révolution armée le 1er Novembre 1954.

C’est une lecture que je fais aujourd’hui afin d’en tirer quelques leçons pour nous aider à aller de l’avant dans la recherche de solutions à la situation de blocage des institutions et de la panne des réformes. Je ne dis pas que c’est une lecture qui a été faite par les acteurs en 1954, mais c’est une lecture qu’on peut s’autoriser pour des fins d’analyse.

Alors, je vous invite à participer activement au débat pour sauver la nation algérienne.

J’ouvre ce premier sujet de débat pour répondre à la question suivante : comment constituer des élites qui peuvent être capables de jouer un rôle de premier plan dans la résolution de la crise que vit l’Algérie, aujourd’hui ?

Commençons par la définition des concepts d’élites et de crise.

Par élites, il faut entendre : un groupe de gens dans une société, qui sont puissants et qui ont beaucoup d’influence parce qu’ils possèdent richesses et/ou savoir.

Donc, lorsque nous parlons d’élites, nous parlons de groupe de gens, pas d’individus dispersés ; de société, pas d’un désert ; de puissance et d’influence, pas de gens marginalisés ; de richesse et de savoir, pas d’individus dépourvus de moyens intellectuels et matériels.

Comme dans les sociétés normalement constituées, la richesse et le savoir sont les chemins les plus rapides d’accès au pouvoir, nous constatons un abus de langage en qualifiant les tenants du pouvoir, d’élites.

Il se trouve que dans beaucoup de pays en développement, l’Algérie notamment, c’est le pouvoir qui mène à la richesse et non le contraire. Alors que les gens de savoir sont totalement exclus de celui-ci.

Cette définition permet de tracer clairement la feuille de route de départ pour constituer des élites, qui voudraient contribuer à la résolution de la crise :

1- se réunir en groupes et penser institutions pour créer des alliances stratégiques ;

2- mener un travail d’éducation citoyenne pour disposer d’une société à l’écoute et non “prêcher dans un désert” ;

3- construire des capacités de puissance et d’influence par une image d’intégrité sans faille et la démonstration convaincante ;

4- réunir les moyens intellectuels et matériels pour soutenir la mobilisation nécessaire à la résolution de la crise.

Que peuvent faire les élites dans une telle situation ?

Il y a toujours l’attitude qui consiste à dire : “Après tout, c’est le pouvoir en place qui a créé la crise, il n’y a qu’à se débrouiller avec”, et attendre en y allant doucement par la recherche d’une légitimité hypothétique qui viendrait des élections. Le changement ne peut venir d’élections organisées au profit du régime en place !

Il faut s’inspirer de l’expérience de 1954 et innover en matière d’organisation du travail politique, innover en matière d’instruments du changement et parier sur de nouvelles forces.

Bien entendu, cela commence par la constitution d’une élite (voir la première chronique).

L’innovation en matière d’organisation du travail politique peut venir de l’utilisation des possibilités offertes par les Nouvelles Technologies de l’Informatique et des Télécommunications : réseaux sociaux, facebook, Internet, youtube, etc.

L’innovation en matière d’instruments du changement peut se résumer en 5 éléments :

1. Une force motrice : c’est un discours politique mobilisateur qui explique clairement l’inéluctabilité du changement et qui définit le choix devant lequel se trouve la Nation algérienne : se taire aujourd’hui et subir le changement dans le désordre avec tous les risques de dérapages, ou se mobiliser dans le calme et la sérénité, identifier les problèmes et se préparer à les résoudre, concevoir le changement dans le long terme au bénéfice de tous.

2. Une vision qui expose la situation de l’Algérie d’aujourd’hui, avec tous ses risques et ses dérives et qui donne les contours de sa mutation grâce au changement proposé. De même qu’une feuille de route qui explicite clairement les missions et les étapes de mise en œuvre du changement, ainsi que les engagements des différentes parties prenantes au changement et le système de contrôle et de validation.

3. Un leadership collectif, capable de donner un sens au changement, de réaliser le consensus et de mener rapidement l’Algérie vers la prospérité. Il ne pourra être constitué que de compétences nationales de très haut niveau, avec à leur tête un groupe de personnalités respectées, réfléchies, visionnaires et au-dessus des partis, des clans et des intérêts privés.

4. Un certain nombre de personnalités et/ou de groupes d’appui ayant une présence de caution au sein de la société et disposant d’une respectabilité pour soutenir le leadership et la stratégie d’implantation du changement.

5. Les réalisateurs du changement seront des personnes qui assureront la préparation, la coordination et la mise en œuvre du changement dans tous les secteurs.

Le pari est à faire sur les compétences nationales aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger pour les engager dans la voie de la résolution de la crise.

Il faut bien noter que la mutation ne nécessite pas le nombre. C’est le respect scrupuleux par tous d’un certain nombre de principes qui assurent le succès.

Il s’agit de :

1. L’absence totale de violence, ni dans le verbe ni dans l’acte, lors des revendications pour enlever au pouvoir le justificatif de la répression.

2. La clarté intellectuelle, même si elle présente un grand défi pour le pouvoir avec les risques de répression.

3. La culture démocratique dans le travail au changement : le pouvoir de bas en haut et le respect des règles d’alternance.

4. Les principes démocratiques fondamentaux sont un garant du succès, d’où, il est impossible de réussir en utilisant les méthodes autocratiques.

5. Les forces du changement commenceront en petit nombre qui grossit au fur et à mesure par les relations directes avec la base, le lancement des idées et en présentant une alternative crédible.

6. Plus les gens se mobiliseront autour du changement plus le pouvoir en place perd confiance et se prépare à la négociation d’une sortie honorable.

7. Il faut qu’une personnalité assume le leadership et prenne la tête du mouvement pour le changement.

Les missions pour les élites reconstituées dans la voie du changement sont ainsi clairement définies :

1. Intérioriser la nécessité du changement dans le calme et la sérénité pour sauver la Nation algérienne.

2. Travailler à l’élaboration de la force motrice et de la vision.

3. Travailler à l’établissement d’un consensus pour un leadership assumé.  4. Repérer les personnalités d’appui.

5. Repérer les réalisateurs du changement.

Après cela définir une stratégie de communication qui doit comprendre deux premières étapes probatoires : la première consacrée à l’éducation citoyenne ; la deuxième à l’appel à l’imputabilité (accountability ou moussaala).

C’est le sens du travail que j’ai lancé depuis novembre 2009 (voir www.cicc-dz.net ).

Les élites ont perdu l’opportunité d’assumer le leadership du lancement de la Révolution de Novembre, elles continuent à le payer jusqu’à aujourd’hui. Si elles ratent une opportunité de prendre le leadership du changement, aujourd’hui, ce sera la marginalisation définitive !

Envoyez vos réactions à abrousliberte@gmail.com

Source Liberté Dr Ahmed Bentitour

Le Pèlerin

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 23:41

Algérie - Centre arabe d’archéologie de Tipasa  Un projet qui pose problème

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Le CAA permet de favoriser la recherche archéologique mondiale et le dialogue intellectuel entre les pays arabes en particulier.

Pourquoi le projet relatif à la construction de l’unique centre archéologique du monde arabe est-il à l’arrêt ? Au départ, la wilaya de Tipasa avait immédiatement mis à la disposition de Khalida Toumi, ministre de la Culture, une assiette foncière de 30 000 m2 située à l’entrée est de la ville de Tipasa. Le projet du président Bouteflika avait bénéficié d’un espace privilégié pour que soit érigée cette infrastructure imposante du secteur de la culture. Le choix de son architecture arabo-musulmane n’était pas fortuit.

L’Unesco avait applaudi quand l’administration du département ministériel de Khalida Toumi, qui était en charge du suivi des travaux de ce projet, avait réalisé et achevé les travaux de terrassement, étrangement, en un temps record. Malheureusement, 9 mois se sont déjà écoulés. Le terrain, en question du projet est à nouveau déserté. Point d’entreprises de réalisation. La maîtrise de l’ouvrage est assurée par l’Agence de recherches des projets de la culture (ARPC), dont le siège se trouve à Alger. Toutes nos tentatives locales pour recueillir des informations relatives à la cause de  l’arrêt brutal des travaux de cet important projet sont demeurées sans réponse. Néanmoins, selon nos sources sûres recueillies à Alger, le projet présidentiel, s’il demeure bloqué jusqu’à ce jour, c’est en raison des conclusions de la décision de la Commission nationale des marchés (CNM).

En effet, la CNM continue à émettre des réserves sur le cahier des charges des gros œuvres. La ministre de la Culture, Khalida Toumi, en visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Tipasa, au mois de décembre 2009, avait pourtant promis aux responsables de la wilaya qu’elle entreprendrait des démarches dès son retour à Alger, pour débloquer la situation et permettre à ce projet d’envergure internationale de reprendre les travaux. Il n’en est rien. Une enveloppe financière, d’un montant qui avoisine 250 milliards de dinars, avait été allouée pour les travaux de terrassement, la construction et la viabilisation du Centre arabe d’archéologie (CAA). Un projet que nos voisins ont tout fait auprès des pays arabes, pour son implantation dans le royaume chérifien. La décision de construire le CAA avait été finalement prise lors de la 17e Conférence arabe sur le patrimoine archéologique, organisée à Nouakchott (Mauritanie) au mois de décembre 2003.

Le CAA permet de favoriser la recherche archéologique mondiale et le dialogue intellectuel entre les pays arabes en particulier. Il sera pourvu de deux amphithéâtres d’une capacité globale de 600 places, d’un musée d’archéologie et des arts rupestres, d’un laboratoire de préservation des biens culturels, d’une bibliothèque et d’un institut de formation en archéologie en post-graduation. A l’instar d’autres projets de grande envergure en Algérie, le CAA, de surcroît un des grands projets du président de la République, qui devait être réceptionné au mois de décembre 2011, n’échappera pas à la «gymnastique nationale», à savoir d’abord un retard et, éventuellement, suivi de la réévaluation des coûts de ses futurs travaux, car celui du coût de l’équipement de toutes les infrastructures du CAA, toujours gardé secret, avoisinerait environ 600 milliards de dinars. La préservation du patrimoine archéologique n’a pas de prix, selon de nombreux archéologues.

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 23:38

La rapporteuse spéciale des Nations unies est chargée de la question des violences à l’égard des femmes

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Mme Rashida Manjoo, rapporteuse spéciale des Nations unies, sera à Alger la semaine prochaine. Sa mission : évaluer la situation des violences en Algérie et constater sur le terrain les suites données aux recommandations du rapport établi en 2007 par la précédente rapporteuse.

A l’invitation de l’Algérie, la rapporteuse des Nations unies pour les questions des violences contre les femmes, Mme Rashida Manjoo, sera en Algérie, la semaine prochaine, dans le cadre d’une mission d’évaluation de la situation liée à la violence contre les femmes, apprend-on de source diplomatique.

L’envoyée spéciale devra également s’enquérir des suites réservées par le gouvernement aux recommandations contenues dans le rapport de mission de Mme Yakin Erturk, la précédente rapporteuse. Celle-ci avait effectué une première visite en Algérie, du 21 au 31 janvier 2007, au cours de laquelle elle s’est entretenue avec les représentants de la société civile et les autorités à Alger, Constantine, Oran, Blida et Tipasa. Discussions qui ont fait l’objet d’un rapport de situation. Dans ce document, la représentante de l’ONU a rappelé au gouvernement son devoir de prendre «des mesures correctives nécessaires» afin d’instaurer l’égalité en droits et devoirs de tous les citoyens et citoyennes à travers la suppression des obstacles qui entravent l’épanouissement de la personne humaine et empêchent la participation effective de tous à la vie politique, économique, sociale et culturelle. Elle a qualifié d’«inadmissibles» les réserves de l’Algérie émises lors de la ratification (en 1996) de la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Elles sont «contraires à l’objet et au but de la convention», a-t-elle écrit dans son rapport. A ce titre, elle a fait état de la situation peu reluisante de la condition féminine qu’elle a constatée sur le terrain et qui est «faite de contradictions».

D’une part, a-t-elle remarqué, «beaucoup de femmes ont réalisé des progrès notables dans le domaine de l’éducation et dans certains domaines professionnels, et d’autre part, l’exclusion et la pauvreté à visage nettement féminin restent étonnamment visibles». Pour la rapporteuse, «les  femmes n’ont pas un accès égal au marché du travail et aux postes de décision et beaucoup font encore l’objet d’oppression et de discrimination dans le cercle familial. Le code de la famille a été considérablement amélioré, mais contient toujours des dispositions qui désavantagent la femme, en particulier en ce qui concerne l’héritage et les conséquences matérielles du divorce». Selon le rapport, les femmes font l’objet de discrimination, notamment les divorcées, les femmes délaissées, les mères célibataires et les femmes des rues sont «particulièrement vulnérables et ont besoin d’urgence d’un soutien accru de l’Etat. Les actes de violence contre les femmes dans la sphère privée commis par divers membres de la famille sont très répandus, mais la société dans son ensemble n’y est pas suffisamment sensibilisée. Chasser des femmes et des filles et les jeter à la rue est une forme particulièrement monstrueuse de cette violence».

L’avortement consécutif à un viol doit être dépénalisé

La représentante de l’ONU a indiqué par ailleurs, qu’en Algérie, le harcèlement et les sévices sexuels au travail et dans les établissements d’enseignement «sont un autre sujet majeur de préoccupation. Les femmes sont soumises à une pression sociale considérable qui les empêche de dénoncer ces crimes, et l’Etat ne fait rien pour encourager, protéger et soutenir celles qui sont prêtes à le faire. Ce manquement apparaît dans les lacunes du droit pénal et du droit du travail, dans l’iniquité du régime matrimonial, le manque de centres d’accueil pour femmes, le sexisme de la police et des jugements laxistes». Elle a affirmé que «les auteurs d’actes de violence sexuelle commis au cours de la ‘‘décennie noire’’ jouissent en fait de l’impunité, alors que leurs victimes continuent d’être confrontées à des problèmes sociaux considérables».

La rapporteuse a appelé le gouvernement à expurger le code de la famille de tous les articles discriminatoires, fondés sur le sexe, en abrogeant les dispositions qui «dénient aux femmes l’égalité d’accès à l’héritage, instaurent la polygamie et le tuteur matrimonial (wali), à reconnaître le mariage de femmes musulmanes avec des non-musulmans et de permettre le partage équitable des biens conjugaux entre les conjoints en cas de divorce».

En outre, la rapporteuse a sommé l’Algérie de garantir la non-discrimination, de renforcer la protection des femmes contre la violence, d’ériger le viol conjugal en délit et de faire en sorte que les violences commises par un conjoint, ex-concubin, ou concubin, soient déclarées comme des violences aggravées de voies de fait, comparables à celles qui s’appliquent aux voies de fait contre les parents ou les enfants. Une requalification judiciaire a été exigée aussi pour le harcèlement sexuel, et ce, quels que soient les liens entre l’auteur et la victime, mais aussi une redéfinition des crimes sexuels en atteinte à l’intégrité physique.

Le gouvernement a été sommé de dépénaliser l’avortement consécutif au viol et de revoir le code du travail «afin d’offrir aux victimes de harcèlement psychologique, sexuel et de sévices sexuels au travail ou dans le cadre du recrutement, une voie de recours utile contre leurs employeurs, y compris le droit à une indemnisation pour les pertes matérielles et les souffrances morales endurées quand les employeurs adoptent de tels comportements ou n’en protègent pas dûment leurs employés».

Pour une meilleure stratégie de lutte contre les violences, la rapporteuse a appelé à ce que le ministère délégué à la Famille et à la Condition féminine soit «un ministère à part entière» chargé de coordonner et de surveiller les mesures prises en matière d’égalité des sexes et de prendre l’initiative de la réforme des politiques et de la législation, de créer des centres d’écoute pour les femmes et des lignes téléphoniques d’urgence pour les femmes et les filles en butte à la violence, au harcèlement ou à des problèmes familiaux, de veiller à ce que les femmes qui vivent dans la rue, les femmes divorcées, séparées, abandonnées ou veuves, les mères célibataires et leurs enfants, bénéficient de mesures de protections spéciales contre toutes les formes de discrimination, de harcèlement et de violence, notamment au moyen d’une aide financière, et à ce que toutes les familles des disparus et toutes les victimes de violences sexuelles commises pendant la décennie noire obtiennent une indemnisation rapide et appropriée.

Il est important de rappeler que la majorité de ces recommandations sont restées sans suite, et il n’est pas exclu qu’à l’issue de la visite de l’actuelle rapporteuse, le même constat sera dressé par l’invitée onusienne. 

Source El Watan Salima Tlemçani

Le Pèlerin

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 23:27

Humour – Ah ces impôts… !!!

 

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Le président du Tribunal dit au prévenu :
- Vous êtes accusé de fraude fiscale pour avoir déclaré vos chiens comme personnes à charge et vos pertes au casino comme diminution de capital.
Plaidez-vous coupable ou non ? 
 - Coupable, monsieur le président.
- Avez-vous quelque chose à déclarer avant que je ne fixe le montant de l’amende ?
- Pourrais-je déduire l’amende de mes impôts ?

Le Pèlerin

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