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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 16:45

Algérie  - Commerce extérieur - Les importations atteignent près de 30 milliards de dollars

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L’Algérie a exporté l’équivalent de 41,418 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de 2010, contre 30,702 milliards au cours de la même période de l’année dernière, en hausse de 34,9%, a rapporté l’APS, citant les Douanes algériennes.

Par contre, les importations se sont établies à 29,38 milliards de dollars contre 30,27 milliards de dollars au cours de la même période en 2009, soit une baisse de 2,94%, ajoute la même source. Par conséquent, la balance commerciale a enregistré un excédent de 12,039 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de 2010, contre 432 millions de dollars durant la même période en 2009.

Cette amélioration trouve son origine, particulièrement, dans l’augmentation de 33,87% du montant des exportations des hydrocarbures et par une baisse des importations des biens de consommation non alimentaires (-9,74%) et des biens alimentaires (-4,21%).

Les exportations des hydrocarbures, représentant plus de 98% des recettes, s’élevaient à 40,12 milliards de dollars lors des neuf premiers mois de 2010, contre 29,97 milliards durant la même période de 2009, soit une hausse de 33,87%. Insignifiantes, les exportations hors hydrocarbures étaient de 1,29 milliard de dollars, soit 3,12% des exportations globales. Les principaux produits hors hydrocarbures exportés sont constitués du groupe demi-produits avec 901 millions de dollars (+2,18%), des biens alimentaires avec 225 millions de dollars (+0,54%) et des produits bruts avec 125 millions de dollars (+0,30%),  selon les Douanes.

Pour ce qui est des importations, plusieurs produits ont connu des baisses, dont les biens alimentaires (-4,21%), les biens d’équipements (-2,19%), les biens de consommation non alimentaires (-9,74%) et les biens destinés à la production (-0,24%).

Par ailleurs, les cinq principaux clients de l’Algérie, durant les neuf premiers mois de 2010 étaient les USA, (10,27 milliards de dollars), l’Italie (5,13 milliards), l’Espagne (4,11 milliards), la France (3,44 milliards) et les Pays-Bas (2,80 milliards). Pour les  fournisseurs, la France occupe toujours le podium (4,65 milliards de dollars), suivie de la Chine (3,48 milliards), l’Italie (2,70 milliards), l’Espagne (1,90 milliard) et l’Allemagne (1,76 milliard), selon les Douanes.

Parmi les principaux partenaires de l’Algérie, l’Union européenne vient en pole position avec 51,17% des importations et 48,49% des exportations. Les pays de l’OCDE (hors UE) arrivent en deuxième place avec 16,41% des importations et 36,67% des exportations de l’Algérie. Les pays asiatiques sont en troisième position avec un volume des échanges de l’ordre de 9,16% durant les neuf premiers mois de l’année en cours.

Source El Watan

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 16:30

La corruption est-elle une fatalité ?

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Dans le dernier rapport 2010 rendu public hier par Transparency International, l’Algérie occupe la  105e place sur une liste de 180 pays, avec une très mauvaise note de 2,9 sur 10, loin derrière l’Egypte, la Tunisie, le Maroc, le Malawi, le Ghana, l’Arabie Saoudite et le Qatar.

L’ONG de lutte contre la corruption Transparency International vient de rendre public son Indice de perception de la corruption (IPC) pour l’année 2010, qui touche les administrations publiques et la classe politique dans 178 pays. Cet indice est basé sur différents sondages et enquêtes réalisés par des organismes indépendants.

Il ressort que près des trois quarts des 178 pays composant l’indice ont un score inférieur à 5 sur une échelle allant de 10 (haut niveau d’intégrité) à 0 (haut niveau de corruption).

L’Algérie est classée à la 105e place sur 180 et obtient une très mauvaise note, 2,9 sur 10. Depuis 2003, année où elle a été intégrée dans le classement par TI, elle n’a fait aucun effort pour améliorer son score.

En effet, en 2009, elle a obtenu une note de 2,8 sur 10 en se classant à la  111e place, alors qu’en 2008, elle a eu 3,2 sur 10 et obtenu la 92e place sur 180 pays.

En 2007, Tansparency lui a donné 3 sur 10 et l’a classée 99e. En 2006, sa note était de 3,1 sur 10 et sa position à la 84e place sur 163 pays. En 2005, elle avait obtenu 2,8 et la 97e place sur 159 pays, alors qu’en 2004, elle avait eu 2,7 et était 97e sur 146 pays.

En 2003, Transparency lui avait donné une note de 2,6 et elle est classée à la 88e place sur 133 pays.

Dans la région du  Maghreb, la Tunisie reste le pays le mieux classé avec une note de 4,3 sur 10 et occupant la  59e place.

Elle est suivie du Maroc, qui a amélioré son score avec 3,1 et la 85e place, alors que  la Mauritanie et la Lybie occupent respectivement les 143e et 146e places.

Par rapport aux autres pays arabes, l’Algérie est classée en 11e position derrière l’Egypte  qui occupe la 85e place (au niveau mondial), le Qatar classé en tête de la région et 19e au niveau mondial avec un score de 7,7 sur 10.

Par rapport aux pays africains, l’Algérie est classée 17e, au même niveau que le Sénégal, le Bénin, le Gabon et l’Ethiopie.

Selon TI, l’Algérie ne commerce pas avec  les 10 pays les moins corrompus dans le monde comme le Danemark, la Nouvelle Zélande, Singapour, la Finlande, la Suède, le Canada, les Pays-Bas, l’Australie, la Suisse et la Norvège. Mais ses principaux fournisseurs occupent de mauvaises positions.

Il s’agit de l’Allemagne 15e place, du Japon 17e, des USA 22e,  France 25e, Espagne 30e, Corée du Sud 39e, Turquie 56e, Italie 67e et la Chine 78e.

Ainsi, à la lecture du rapport de l’ONG, l’Algérie «n’a fait aucun progrès» en matière de lutte contre la corruption, «mais bien au contraire, cette stagnation s’explique par l’absence de volonté politique au plus haut niveau de l’Etat à lutter contre la corruption : les discours des pouvoirs publics ne changent rien à la donne». Transparency a estimé qu’en dépit du fait que l’Algérie se soit distinguée par «l’adoption ou l’annonce de décisions visant à lutter contre ce fléau, ces décisions demeurent inappliquées».

Cette inertie gouvernementale a davantage été révélée, le 21 octobre 2010, lorsque, devant les députés, le Premier ministre n’a pas été très disert en matière de lutte contre la corruption. Il a juste rappelé l’existence de la directive présidentielle n°3 de décembre 2009 relative à «l’intensification de la prévention et de la lutte contre la corruption», sans présenter de résultats de l’application de cette directive. Il a aussi évoqué «les nouvelles dispositions législatives introduites dans les lois relatives à la lutte contre la corruption», dispositions annoncées par le Conseil des ministres du 25 août dernier, mais le Premier ministre n’explique pas pourquoi à ce jour – deux mois après la tenue de cette réunion –, l’office de répression de la corruption n’a toujours pas été installé, alors que le chef de l’Etat avait  «ordonné au gouvernement de procéder à l’installation rapide» de cet organisme.

Comme il n’a rien dit sur «l’organe central de prévention et de lutte contre la corruption» prévu par la loi du 20 février 2006 et «qui n’est toujours pas opérationnel, quatre ans et huit mois plus tard».

Transparency a rappelé que dans son discours devant les députés, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a fait allusion au nouveau code des marchés publics «mais sans donner de précisions sur la non-publication à ce jour au Journal officiel du décret présidentiel relatif à la nouvelle réglementation sur les marchés publics, décret adopté le 11 juillet dernier, il y a trois mois et demi».

Enfin, l’ONG a appelé l’Algérie à «cesser de s’opposer» à l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption, et «à ne plus  lutter» contre ceux qui se battent contre la corruption, qu’ils soient agents publics, élus, journalistes ou militants de la société civile.

Source El Watan Salima Tlemçani

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 16:30

Article supprimé

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 16:20

SILA 2010 : La saga du livre

livre leila sebbar

 

30 pays participeront à la 15e édition du Salon international du livre d’Alger qui sera ouvert officiellement aujourd’hui. L’Egypte sera absente alors que l’Inde et le Venezuela
marquent pour la première fois leur présence à cette manifestation.
Comme d’habitude, le Salon international du livre d’Alger (SILA) s’ouvre aujourd’hui sur l’esplanade du complexe Mohamed Boudiaf (5 Juillet) au milieu de polémiques. Au-delà du débat, devenu lassant, sur l’organisation du salon sous les chapiteaux ou pas et de la crainte récurrente de la pluie, l’exclusion inexplicable de l’Egypte par le commissaire du SILA, Smaïl Ameziane, a jeté un froid sur la quinzième édition de cette année. Pour éviter les questions embarrassantes, Smaïl Ameziane a évité d’organiser la traditionnelle conférence presse. Les journalistes n’auront donc rien sur la philosophie du programme des conférences, des débats et des commémorations de cette année. Rien aussi sur les raisons du choix du slogan et sur la non-présence de la Bibliothèque d’Alexandrie dont la participation était pourtant annoncée ces dernières semaines pour compenser la mise à l’écart inélégante de l’Egypte.

Il a été dit que la Bibliothèque d’Alexandrie devait être présente avec au moins 150 titres. Rien aussi sur la confusion que fait le commissaire du SILA entre le chauvinisme footballistique et la culture. La cellule de la communication du SILA a redoublé d’efforts pour envoyer tant bien que mal des informations à la presse. Ainsi, on apprend que 30 pays ont confirmé leur présence au SILA 2010.
Le Venezuela, la Pologne, l’Inde et les Etats-Unis y participent pour la première fois. Le nombre total des éditeurs présents est de 460, dont 130 Algériens. Les livres seront exposés sur une surface totale de 20 000 m2 comprenant les espaces consacrés aux conférences.

La Suisse sera le pays à l’honneur du SILA 2010. C’est une manière de rendre la politesse au pays des Helvètes qui a honoré l’Algérie dans une précédente édition du Salon de Genève. «Sur un stand de plus de 200 m2, original et conçu spécialement pour cette manifestation, une vingtaine d’éditeurs présenteront une vaste sélection de livres, près de 800 titres, dans tous les domaines et genres de l’édition de la littérature aux sciences exactes, en passant par l’histoire, la politique, la sociologie, les sciences humaines», précise-t-on à l’Association des éditeurs, diffuseurs et libraires suisses (Asdel). La présidente de l’Asdel, Sylviane Friederich, fera le déplacement à Alger. Elle sera, entre autres, accompagnée de Marie-Christine Doffey, directrice de la Bibliothèque nationale Suisse, des éditeurs Matthias Huber, Michel Moret et Olivier Babel ainsi que des écrivains Janine Massard, Christian Lecomte, Jean-Michel Olivier et Catherine Lovey. Le stand suisse comprendra deux expositions : «Suisse romande, terre du livre» et «Science suisse».

Cette dernière exposition photographique pose «un regard inhabituel» sur 25 chercheurs et scientifiques de nationalités différentes travaillant en Suisse. L’esprit du Festival culturel panafricain (Panaf), organisé par Alger en 2009, est reconduit cette année aussi. D’où l’invitation de dix auteurs et trois éditeurs africains. Le Béninois Harissou Betira, le Camerounais François Nkeme et la Togolaise Yasmin Zahra Issaka participeront à un débat sur les difficultés de l’édition en Afrique. Plusieurs romanciers, dont le Togolais Sami Tchak, le Camerounais Eugène Ebodé, le Rwandais Gilbert Gatore et la Gabonaise Justine Minsta, évoqueront leurs œuvres et leurs expériences littéraires. Les Afrique anglophone, lusophone et hispanophone demeurent malheureusement absentes du SILA. Une manifestation qui devrait peut-être s’ouvrir sur les autres langues. Le SILA 2010 rendra hommage au romancier algérien Tahar Ouettar, décédé en août dernier, et aux universitaires Abdallah Cheriet et Abdelkader Djeghloul que l’Algérie a perdus ces derniers mois. Lundi 1er novembre, un hommage particulier sera rendu à Lakhdar Bentobal, ministre de l’Intérieur dans le 1er Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), décédé en août dernier aussi, par Rédha Malek. Les deux hommes avaient pris part aux négociations d’Evian qui devaient aboutir à l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Le romancier portugais Jorge Saramago, prix Nobel de littérature, sera honoré à titre posthume. Auteur d’une vingtaine de romans, dont Les intermittences de la mort, La lucidité et L’aveuglement, Jorge Saramago a toujours combattu pour la justice et la liberté. Il a chèrement payé sa lutte contre la dictature de Antonio Salazar qui a étouffé le Portugal pendant 36 ans. «Cette année encore, nous progresserons en tenant compte des insuffisances relevées et des suggestions formulées vers davantage de professionnalisme et de considération à l’égard de notre magnifique public, de nos partenaires et de nos invités en mettant la littérature, la science et l’Histoire au centre des débats, dix jours durant», écrit Rachid Hadj Naceur, directeur du livre et de la lecture publique au ministère de la Culture, dans l’éditorial de la revue du SILA. Habituellement, cet espace est occupé par la ministre de la Culture Khalida Toumi.

Ne pas écrire signifie-t-il un désaveu de l’action actuelle de Smaïl Ameziane ? Interrogé sur les coûts et sur le choix des prestations autour du SILA, Abdallah Benadouda, responsable de la cellule communication du SILA, a indiqué que le commissariat fait appel à plusieurs entreprises pour la réalisation de supports, de conception de spots et d’affiches. «Nous avons travaillé avec Euro RSCG, une boîte professionnelle qui fait du travail de qualité, qui nous a donné entière satisfaction en 2009 et avec laquelle nous avons décidé de travailler à nouveau pour la conception de l’affiche et des spots radio et télé. Cela dit et afin de réduire au maximum les dépenses, je vous informe que le spot télé de l’année dernière a été reconduit», a-t-il expliqué. Nos confrères d’El Watan Week-end se sont interrogé dans la dernière édition (vendredi 22 octobre) sur le choix de Euro RSCG et ont émis des doutes sur les qualités de ses services. La cellule de communication du SILA se dit disposée à communiquer la liste «des entreprises algériennes» qui travaillent autour du SILA. «Convoqués» par mail à assister à l’ouverture du SILA, certains éditeurs algériens se sont plaints de l’immense retard pris dans l’installation des stands.

Source El Watan Fayçal Métaoui

Le Pèlerin

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 16:12

Algérie – Investissements - Cevital pourrait recourir à la finance islamique

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Issad Rebrab, le PDG du groupe CEVITAL s’est montré intéressé par les Soukouk, les obligations islamiques, pour financer ses projets de construction d’environ 120 centres commerciaux en Algérie lors du Forum économique sur le Conseil de coopération du Golfe et le Maghreb tenu la semaine dernière au Palais des congrès de Montréal (Canada).

L’industriel et homme d’affaires algérien participait à cet événement pour présenter ses projets dans le secteur de l’aluminium au même titre que Rio Tinto Alcan, le numéro un mondial du secteur dont le siège social se trouve à Montréal.  

Issad Rebrab a affiché son intérêt lors de la période des questions qui a suivi les conférences tenues à cette occasion.  En aparté, le patron du groupe CEVITAL  a confirmé à El Watan que pour ses projets de centres commerciaux, il est en discussion avec des émetteurs de soukouks, les obligations islamiques. « Nous avons déjà construit quatre et nous prévoyons  un total de 120. Comme  ce sont des investissements lourds, leur rentabilité est lente. Nous avons besoin de Soukouks, les obligations islamiques. Nous sommes en discussion avec des émetteurs de Soukouks. En réalisant un projet, on le vend à la banque. Elle nous donne l’argent pour construire d’autres et elle nous le revend sous forme de crédit-bail », a-t-il expliqué.

Toujours pour financer ses autres projets industriels, l’homme d’affaires a rappelé que son entreprise s’est développée avec les cash-flows qu’elle dégage chaque année. « Nous avons des projets qui demandent près de 7 milliards de dollars (cimenterie, sidérurgie, pétrochimie et énergies renouvelables).  Si tous ces projets arrivent à être lancés nous aurons besoin de compléter nos financements sur le plan international car nos banques sont limitées par leurs capitaux et leurs règles prudentielles. Nous avons actuellement deux grandes banques internationales qui sont prêtes à nous accompagner. Nous avons déjà signé un accord avec une ».

Issad Rebrab a aussi abordé son projet de ferme de panneaux solaires. « Nous avons actuellement un très grand projet de panneaux solaires  à couche mince d’une capacité de 600 mégawatts par an », a-t-il affirmé.

« Nous sommes en discussions avec deux grandes compagnies pourvoyeuses de très haute technologie pour la production de ces panneaux. Comme nous sommes déjà producteur de verre plat, nous allons produire des gaz spéciaux comme l’hydrogène. On atteindra ainsi une intégration qui dépasse les 95 %.», explique l’ancien expert comptable.

« Une partie de la production est destinée à l’exportation et l’autre sera installée sur place pour produire de l’électricité. », a-t-il expliqué. Toutefois, le projet reste pendant aux autorisations des autorités.

Intervenant à la fin de la conférence donnée par l’avocat et consultant Jean Charles Bancal du cabinet Fasken et Martinaeau sur le protocole de Kyoto et la finance islamique, Issad Rebrab a demandé des explications à propos de la possibilité pour sa compagnie de vendre des crédits carbone.

Pour Jean-Charles Bancal, le projet de panneaux solaires est en plein dans l’esprit du protocole de Kyoto. « Nous pouvons aider CEVITAL pour bénéficier des mécanismes du protocole de Kyoto », a soutenu l’auteur du livre Droit et pratique du mécanisme pour un développement propre du protocole de Kyoto.

Jean-Charles Bancal a rappelé que « les pays développés se sont engagés à réduire de 5 % leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à ceux de 1990. Chaque pays développé a un quota qu’il repartit sur ses entreprises.  Ensuite, il y a des possibilités par des mécanismes dits flexibles de faire des projets dans les pays en développement qui vont être réducteurs  d’émissions de gaz à effet de serre et qui vont donner des crédits.  Les entreprises qui n’ont pas assez de quotas, peuvent racheter des crédits sur les marchés carbones ». L’unité, soit une tonne équivalent carbone, vaut 10 euros.

A noter qu’en plus de CEVITAL, l’Algérie était représentée à ce forum organisé par le ministère québécois du développement économique et un groupement de manufacturiers du Québec, par Smail Benamara, ambassadeur d’Algérie au Canada et Nacira Haddad, directrice générale du cabinet conseil INCOSYN et membre du bureau exécutif de l’association des femmes algériennes chefs  d’entreprises (SEVE).

Source El Watan Samir Ben

Le Pèlerin

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 16:07

Algérie - Examen du bac: L'inscription par Internet est facultative

bac algerie

 

L'inscription via internet pour les candidats au baccalauréat n'est pas obligatoire pour cette année. Les élèves ont le choix de s'inscrire par le biais de l'ancienne procédure comme a été toujours le cas ou aller sur le site internet de l'Office national des examens et concours (ONEC), ins.bac-onec.dz. C'est ce qu'a tenu à préciser le ministère de l'Education, dans une note adressée aux directeurs de l'Education de wilayas, pour rassurer les futurs bacheliers et mettre fin à la polémique qu'a suscitée l'introduction de ce moyen de communication moderne de par les couacs rencontrés par les postulants.

Toutefois, si les candidats choisissent de faire la procédure à travers internet, il est du devoir, cite la note du ministère de l'Education signée par son secrétaire général, des directeurs de lycées, d'informer les élèves des détails de l'opération d'inscription, donner les explications nécessaires sur cette opération et veiller à son bon déroulement.

Dans cette même correspondance, dont l'ONEC a été lui aussi destinataire d'une copie, le département de Benbouzid informe les candidats du maintien du système organisationnel adopté l'année scolaire précédente pour l'examen du bac. Ce système consiste à présenter deux sujets d'examen au choix pour chaque matière lors de l'examen du bac de la session 2011. Un seul sujet doit être choisi par le candidat. Il s'agit d'une procédure qui aide l'élève à opter pour le sujet qu'il maîtrise le mieux. Le jour de l'examen, le candidat aura droit à 30 mn supplémentaires sur l'horaire réglementaire de l'examen qui seront consacrées à la lecture du sujet et sa compréhension avant de commencer à résoudre l'exercice.

Concernant, l'approche par compétence, elle ne sera pas appliquée pour la session de juin 2011. Enfin, le ministère insiste pour une mobilisation des chefs d'établissements qui sont tenus de veiller à informer les élèves de la 3ème année secondaire de tout ce qui a été rapporté dans cette lettre et ce dans les meilleurs délais.

Concernant les inscriptions, l'ONEC a enregistré jusqu'à présent un total de 252242 candidats inscrits pour le bac via internet sur un total de 376822 inscrits pour l'année scolaire 2010/2011. Pour les candidats libres, il est enregistré 44857 inscrits plus 986 scolarisés dans les écoles privées et 14733 inscrits dans l'enseignement par correspondance.

Source Le Quotidien d’Oran Mokhtaria Bensaâd

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 16:05

Marché de l’or en Algérie  -  Les prix explosent

or algerien

Le marché de l’or en Algérie connaît une hausse vertigineuse. Tel est le constat fait au niveau des différentes bijouteries de la capitale. Considéré comme une valeur refuge par les ménagères par ces temps d’incertitude, le métal jaune est devenu inaccessible. Son prix ne cesse de grimper atteignant un record jamais égalé depuis 2008, suivant ainsi la tendance mondiale.

«Le marché de l’or a explosé», précise le propriétaire de la bijouterie la Rose, ayant pignon sur rue à Larbi Ben M’hidi à Alger-Centre.  Chez lui, le prix de l’or varie selon l’origine. Le prix du gramme  importé d’Italie est proposé entre 4600 et 4900 DA. Pour le bijou de fabrication locale, le gramme d’or est cédé entre 4200 DA et 4500 DA. «De quoi donner le tournis», ironise le bijoutier. Par contre, chez les bijoutiers artisans de la rue El Kama ex-Chartres (Basse-Casbah), le prix du précieux métal est nettement inférieur à celui proposé dans les boutiques «chics» d’Alger. Ainsi, Ahmed, bijoutier spécialisé dans la fabrication de bijoux en filigrane, vend le gramme d’or à 3500 DA. Pour l’achat des bijoux en casse le prix varie entre 2900 et 3200 DA le gramme : «Selon l’état du bijou», précise Ahmed, propriétaire de la boutique «Z’har». Chez lui, les clients peuvent acquérir un beau bijou sans trop rechigner sur les prix pratiqués. Les raisons ? Ahmed accepte de faire l’échange entre un ancien et un nouveau bijou en contrepartie de la différence du prix. «Mon objectif est d’écouler ma marchandise», résume-t-il.

Ce n’est pas le cas de Saïd. Malgré le renchérissement de l’or, le bijoutier tenant boutique à Bab-Azzoun, celui-ci refuse d’échanger sa marchandise. «Mes produits sont importés d’Italie et je considère que l’or italien et algérien n’ont pas la même valeur», dit-il. D’ailleurs, à l’entrée de son magasin, une affiche, sur laquelle il a noté «pas de crédit et pas d’échange», est accrochée au mur. Chez lui, le prix de l’or ouvragé (poinçonné) est de 4800 DA Cela étant dit, il s’avère que depuis quelque temps, les bijoutiers de la capitale n’enregistrent pas des ventes exceptionnelles. En plus de la bourse de l’or qui ne cesse de grimper, le marché informel de l’or leur pose un réel problème. Les vendeurs en noir ont bel et bien déstructuré le marché. Installés en haut de la rue Ali Boumendjel, ils  proposent des bijoux de toutes sortes pour 3000 DA le gramme contre 2900 DA pour celui en casse. Pour écouler la marchandise, ils  harcèlent les passants en leur demandant s’ils ont quelque objet à vendre ou à acheter. Ces jeunes utilisent les cages d’escalier pour accomplir leurs transactions, lorsqu’un client potentiel se présente.

Pour éviter de se ruiner, les ménagères et particulièrement les jeunes filles devant convoler en juste noce se rabattent sur le toc pour se parer le jour de leur mariage. Ce sont des bijoux importés d’Italie et de Dubaï répliques fidèles aux parures proposées chez les bijoutiers. Seule différence, au lieu de 150 000 DA la pièce, ils sont cédés entre 1200 et 2200 DA. L’art du  plaqué or s’est ancré dans les mœurs algériennes.

Source Horizons Rym Harhoura.

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 16:00

Pour Mourad Medelci, les relations bilatérales ont pris une nouvelle tournure, ces derniers temps, caractérisée par une ambiance nouvelle et un nouveau dynamisme.

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L’Algérie a une vision porteuse d’espoir sur l’avenir de ses relations avec la France. Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, estime que les relations algéro-françaises ont pris une nouvelle tournure, ces derniers temps, caractérisée par une ambiance nouvelle et un nouveau dynamisme. «J’ai espoir que cette nouvelle ambiance souhaitée par les deux parties soit porteuse d’avancées sur plusieurs plans», a déclaré le ministre, lors de son passage avant-hier à l’émission Question d’Actu, diffusée sur la chaîne de télévision Canal Algérie. Reconnaissant que les deux capitales ne sont pas parvenues «probablement à régler tous les problèmes», le ministre souligne l’intérêt objectif liant les deux pays. «Nous avons des intérêts objectifs avec la France. Des intérêts sociaux également, dans la mesure où une communauté algérienne importante a apporté une contribution extrêmement considérable au développement de la France», a déclaré M.Medelci. Le ministre se dit optimiste en ce que les intérêts socio-économico-historiques permettront aux deux pays d’aller vers un développement conjoint dépassant le volet commercial.

Par la même occasion, le ministre a révélé que les dirigeants français ont donné leur accord de principe à ce que la communauté algérienne établie en France puisse bénéficier des dispositions du droit commun. Sur cette question, le ministre annonce la reprise, prochainement, des négociations entre les deux pays. «J’espère que le prochain rendez-vous du groupe conjoint algéro-français sur cette question pourra nous permettre de confirmer cette bonne disposition», a souhaité le ministre. Notons que la communauté algérienne en France est régie par un accord bilatéral de 1968. Lequel accord a fait l’objet de plusieurs rounds de négociation en vue de sa révision. Sollicité pour commenter la déclaration de Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, selon laquelle les relations entre Alger et Paris «ne pourraient être normales tant que la génération de l’indépendance algérienne est encore au pouvoir», M.Meldeci estime que «chacun est responsable de ses déclarations et je n’ai pas à faire de commentaire là-dessus. Nos relations ne sont pas endossées à une déclaration d’un responsable. Elles sont beaucoup plus importantes que cela».

A propos de la visite à Alger de l’ancien Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, le chef de la diplomatie algérienne affirme que l’envoyé spécial français et le ministre algérien de l’Industrie, de la Petite et moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi, «ne sont pas désignés pour régler des problèmes ponctuels». L’autre signe qui annonce l’apaisement entre les deux pays est le non-lieu prononcé en faveur du diplomate Hasseni. L’invité de l’émission Question d’Actu a souhaité, par ailleurs, que les deux pays trouvent une solution à la question d’accès aux archives politiques et surtout à la question de mémoire. «Personne ne peut effacer la mémoire», a déclaré le ministre.

«Pas de sous-traitance au Sahel»

Abordant la question du Sahel, le ministre a réitéré la position de l’Algérie. Dans son intervention, Mourad Medelci a souligné qu’il appartient aux pays de la région d’assumer leurs responsabilités et d’assurer la sécurité de leurs citoyens. «Chacun des pays doit prendre sa responsabilité. On ne peut pas la sous-traiter avec les autres. La sécurité dans le Sahel est indivisible», a déclaré le ministre. Interrogé sur les vélléités d’ingérence de certains pays extra-sahéliens, M.Medelci répond: «Si d’autres pays hors du Sahel souhaitent apporter leur contribution pour atteindre les objectifs en matière de développement des pays qui ont en besoin, cette intervention doit être transparente. Elle doit porter sur des actions de développement. Mais elle ne doit en aucun cas remplacer les institutions» de nos pays, a-t-il indiqué. Sur sa lancée, le ministre dira que la surmédiatisation du Sahel par ces pays ne fera que jeter plus le trouble dans la région. D’ailleurs, il regrette que la résolution 1904 de l’ONU, sur le paiement de rançons et la prise d’otages, ne soit pas respectée. «Les raisons sont simples. Les pays dont les ressortissants sont pris en otage préfèrent payer. Payer la rançon c’est encourager le prise d’otages», a-t-il conclu sur ce chapitre.

Blocage de l’UPM et de l’UE

Sollicité sur la situation de stagnation qui caractérise l’Union pour la Méditerranée, M.Medelci affirme que la prochaine réunion prévue pour le mois de novembre est vouée à l’échec en raison de la situation au Moyen-Orient. «On ne peut pas parler d’avancement de ce processus ni de la concrétisation des projets alors qu’Israël continue dans sa politique de massacre du peuple palestinien», a déclaré le ministre. Concernant l’Accord d’association de l’Algérie avec l’Union européenne, le ministre annonce qu’un nouveau round entre l’Algérie et l’UE est prévu dans une quinzaine de jours à Alger pour discuter encore la révision du démantèlement fiscal.

Source L’Expression Tahar Fattani

Le Pèlerin

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:59

Algérie - Réformes de la retraite - «On les veut en douceur»

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Les réformes portant sur le système national de retraite en Algérie se déroulent dans le calme, car conformes aux principes des fondements mêmes du système de sécurité sociale.

C’est ce qu’a déclaré, hier, Tayeb Louh, en marge du séminaire technique sur «les réformes de la sécurité sociale» organisé, en collaboration avec l’Association internationale de la sécurité sociale (Aiss), à l’hôtel El-Aurassi. Le ministre, a affirmé que les réformes reposent sur deux principes fondamentaux de financement : «la répartition et la solidarité nationale intergénérationnelle». Et d’ajouter : «Actuellement nous n’avons pas touché à ces principes sur lesquels est fondé le système de la sécurité sociale, mais nos réformes ont essentiellement porté sur les moyens de pérenniser la Caisse nationale des retraites afin de sécuriser les générations à venir». Ces réformes se déroulent de manière continue, a-t-il encore ajouté. Dans le même contexte, le ministre rappellera que la retraite a fait l’objet de réformes notables en Algérie : il s’agit d’abord de l’ensemble des mesures dans le cadre de l’amélioration du pouvoir d’achat des retraités dont la revalorisation annuelle des retraites, précisant que la dernière mesure de 2010 relative à l’abattement de l’IRG est applicable aux pensions comprises entre 20 000 et 40 000 DA. Dans le même ordre d’idées, le ministre a rappelé la décision présidentielle concernant la création d’un fonds national de réserve des retraites dont le financement sera assuré essentiellement par 2% du produit de la fiscalité pétrolière. Abordant les différentes mutations de la réforme de la sécurité sociale, M. Louh expliquera qu’il s’agit du premier axe relatif à l’amélioration de la qualité des prestations : «1 400 structures à l’échelle nationale, soit près de 550 nouvelles structures en moins de 10 ans» . S’agissant du système du tiers payant, le ministre dira que ce système a connu une évolution continue pour le médicament puisque en 2010 on dénombre plus de 2 400 000 bénéficiaires. Il mentionnera entre autres, que le dispositif de conventionnement du médecin traitant (médecin de famille) instauré en 2009, est actuellement en cours de déploiement et sera généralisé en 2013. Pour ce qui est des structures sanitaires et sociales, il parlera de la réalisation de quatre centres régionaux d’imagerie médicale, précisant qu’«en janvier 2010, une opération de dépistage précoce du cancer du sein par mammographie a été lancée au profit des femmes assurées sociales et ayants droit d’assurés sociaux âgées de 40 ans et plus. «Plus de 7 700 femmes ont déjà bénéficié de mammographies gratuites dans le cadre de cette opération». Selon M. Louh Le deuxième axe repose sur la modernisation de la carte électronique de l’assuré social «carte Chifa» et le 3e axe a trait à la préservation des équilibres financiers du système national de sécurité sociale.

Source Infosoir Samia Lounes

Le Pèlerin

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:50

Algérie - Conséquence du démantèlement des marchés informels : Les propriétaires de magasins augmentent les prix

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Et pour cause, la concurrence déloyale que leur faisaient subir les vendeurs à la sauvette les obligeant à diminuer sensiblement leur marge bénéficiaire, semble un mauvais souvenir. Les agents de l’ordre et les vendeurs à la sauvette s’adonnent au jeu du chat et de la souris à longueur de journée.

Tentant de se réinstaller sous les arcades, les vendeurs sont sommés de plier bagages. Au moindre geste, ils sont de suite renvoyés par les hommes à l’uniforme bleu. Certains, déterminés, ne veulent pas baisser les bras. Ils s’arrangent par tous les moyens pour squatter un immeuble ou une ruelle transversale pour exposer leurs marchandises. A la rue de la Lyre, leurs tentatives sont devenues vaines. L’artère en effet est devenue un véritable boulevard où les piétons peuvent désormais circuler en toute liberté sans pour autant se faire bousculer. Une situation très appréciée par les propriétaires des magasins existants. Pour Mohamed, propriétaire d’un magasin spécialisé dans la vente de sacs à mains, depuis que les vendeurs à la sauvette ont été chassés, sa boutique se voit désormais de loin. «C’est une bouffée d’oxygène», dira t-il. Et d’ajouter : «Les vendeurs nous faisaient de l’ombre». Même constat chez Abderrahmene. Spécialisé dans la vente de tissus pour la confection de robes de soirées, cet algérois n’hésite pas à lancer un long soupir. «Il était temps que ces vendeurs décampent pour nous laisser travailler», lance-t-il.

Selon lui, certains d’entre eux sont devenus très audacieux. «Il m’est arrivé plus d’une fois de trouver un vendeur qui me bloquait carrément l’entrée de mon propre magasin avec sa marchandise», se rappelle-t-il. «Maintenant, j’exerce tranquillement et je veille à récupérer ma clientèle disparue à cause de la foule qui caractérisait cet endroit», espère-t-il. Même espoir exprimé par Mourad, vendeur de parure de draps. Lui a failli déclarer faillite. «J’ai dû baisser rideau durant trois mois», dit-il.

A la rue de Chartres, autre haut lieu du marché informel, l’ambiance d’antan a laissé place à la quiétude. Depuis l’interdiction des étals et autres tables, le flux des chalands a drastiquement diminué. Seul inconvénient, les clients semblent avoir du mal à dépasser le seuil des commerces, habitués qu’ils étaient aux prix abordables des vendeurs à la sauvette.

Une halte chez un vendeur de rideaux d’intérieur renseigne sur les prix affichés. Proposés à 280 DA le mètre il y a moins d’un mois, le prix des rideaux pour chambre d’enfants est désormais fixé à 450 DA le mètre. Sur cette sensible augmentation, le propriétaire assure que c’est le prix initial. «Avant, je soldais ma marchandise à cause de la concurrence déloyale», précise-t-il. Dans ce quartier du vieil Alger, seules les ruelles spécialisées dans la vente de vêtements et d’accessoires pour mariées «Znek Laârayess» restent très fréquentées, particulièrement par les femmes. Quant aux propriétaires des magasins, ils essaient de remonter la pente en attendant que les clients renouent avec le marché …formel.

Source Horizons Rym Harhoura.

Le Pèlerin

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