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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 16:05

Marché de l’or en Algérie  -  Les prix explosent

or algerien

Le marché de l’or en Algérie connaît une hausse vertigineuse. Tel est le constat fait au niveau des différentes bijouteries de la capitale. Considéré comme une valeur refuge par les ménagères par ces temps d’incertitude, le métal jaune est devenu inaccessible. Son prix ne cesse de grimper atteignant un record jamais égalé depuis 2008, suivant ainsi la tendance mondiale.

«Le marché de l’or a explosé», précise le propriétaire de la bijouterie la Rose, ayant pignon sur rue à Larbi Ben M’hidi à Alger-Centre.  Chez lui, le prix de l’or varie selon l’origine. Le prix du gramme  importé d’Italie est proposé entre 4600 et 4900 DA. Pour le bijou de fabrication locale, le gramme d’or est cédé entre 4200 DA et 4500 DA. «De quoi donner le tournis», ironise le bijoutier. Par contre, chez les bijoutiers artisans de la rue El Kama ex-Chartres (Basse-Casbah), le prix du précieux métal est nettement inférieur à celui proposé dans les boutiques «chics» d’Alger. Ainsi, Ahmed, bijoutier spécialisé dans la fabrication de bijoux en filigrane, vend le gramme d’or à 3500 DA. Pour l’achat des bijoux en casse le prix varie entre 2900 et 3200 DA le gramme : «Selon l’état du bijou», précise Ahmed, propriétaire de la boutique «Z’har». Chez lui, les clients peuvent acquérir un beau bijou sans trop rechigner sur les prix pratiqués. Les raisons ? Ahmed accepte de faire l’échange entre un ancien et un nouveau bijou en contrepartie de la différence du prix. «Mon objectif est d’écouler ma marchandise», résume-t-il.

Ce n’est pas le cas de Saïd. Malgré le renchérissement de l’or, le bijoutier tenant boutique à Bab-Azzoun, celui-ci refuse d’échanger sa marchandise. «Mes produits sont importés d’Italie et je considère que l’or italien et algérien n’ont pas la même valeur», dit-il. D’ailleurs, à l’entrée de son magasin, une affiche, sur laquelle il a noté «pas de crédit et pas d’échange», est accrochée au mur. Chez lui, le prix de l’or ouvragé (poinçonné) est de 4800 DA Cela étant dit, il s’avère que depuis quelque temps, les bijoutiers de la capitale n’enregistrent pas des ventes exceptionnelles. En plus de la bourse de l’or qui ne cesse de grimper, le marché informel de l’or leur pose un réel problème. Les vendeurs en noir ont bel et bien déstructuré le marché. Installés en haut de la rue Ali Boumendjel, ils  proposent des bijoux de toutes sortes pour 3000 DA le gramme contre 2900 DA pour celui en casse. Pour écouler la marchandise, ils  harcèlent les passants en leur demandant s’ils ont quelque objet à vendre ou à acheter. Ces jeunes utilisent les cages d’escalier pour accomplir leurs transactions, lorsqu’un client potentiel se présente.

Pour éviter de se ruiner, les ménagères et particulièrement les jeunes filles devant convoler en juste noce se rabattent sur le toc pour se parer le jour de leur mariage. Ce sont des bijoux importés d’Italie et de Dubaï répliques fidèles aux parures proposées chez les bijoutiers. Seule différence, au lieu de 150 000 DA la pièce, ils sont cédés entre 1200 et 2200 DA. L’art du  plaqué or s’est ancré dans les mœurs algériennes.

Source Horizons Rym Harhoura.

Le Pèlerin

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 16:00

Pour Mourad Medelci, les relations bilatérales ont pris une nouvelle tournure, ces derniers temps, caractérisée par une ambiance nouvelle et un nouveau dynamisme.

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L’Algérie a une vision porteuse d’espoir sur l’avenir de ses relations avec la France. Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, estime que les relations algéro-françaises ont pris une nouvelle tournure, ces derniers temps, caractérisée par une ambiance nouvelle et un nouveau dynamisme. «J’ai espoir que cette nouvelle ambiance souhaitée par les deux parties soit porteuse d’avancées sur plusieurs plans», a déclaré le ministre, lors de son passage avant-hier à l’émission Question d’Actu, diffusée sur la chaîne de télévision Canal Algérie. Reconnaissant que les deux capitales ne sont pas parvenues «probablement à régler tous les problèmes», le ministre souligne l’intérêt objectif liant les deux pays. «Nous avons des intérêts objectifs avec la France. Des intérêts sociaux également, dans la mesure où une communauté algérienne importante a apporté une contribution extrêmement considérable au développement de la France», a déclaré M.Medelci. Le ministre se dit optimiste en ce que les intérêts socio-économico-historiques permettront aux deux pays d’aller vers un développement conjoint dépassant le volet commercial.

Par la même occasion, le ministre a révélé que les dirigeants français ont donné leur accord de principe à ce que la communauté algérienne établie en France puisse bénéficier des dispositions du droit commun. Sur cette question, le ministre annonce la reprise, prochainement, des négociations entre les deux pays. «J’espère que le prochain rendez-vous du groupe conjoint algéro-français sur cette question pourra nous permettre de confirmer cette bonne disposition», a souhaité le ministre. Notons que la communauté algérienne en France est régie par un accord bilatéral de 1968. Lequel accord a fait l’objet de plusieurs rounds de négociation en vue de sa révision. Sollicité pour commenter la déclaration de Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, selon laquelle les relations entre Alger et Paris «ne pourraient être normales tant que la génération de l’indépendance algérienne est encore au pouvoir», M.Meldeci estime que «chacun est responsable de ses déclarations et je n’ai pas à faire de commentaire là-dessus. Nos relations ne sont pas endossées à une déclaration d’un responsable. Elles sont beaucoup plus importantes que cela».

A propos de la visite à Alger de l’ancien Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, le chef de la diplomatie algérienne affirme que l’envoyé spécial français et le ministre algérien de l’Industrie, de la Petite et moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi, «ne sont pas désignés pour régler des problèmes ponctuels». L’autre signe qui annonce l’apaisement entre les deux pays est le non-lieu prononcé en faveur du diplomate Hasseni. L’invité de l’émission Question d’Actu a souhaité, par ailleurs, que les deux pays trouvent une solution à la question d’accès aux archives politiques et surtout à la question de mémoire. «Personne ne peut effacer la mémoire», a déclaré le ministre.

«Pas de sous-traitance au Sahel»

Abordant la question du Sahel, le ministre a réitéré la position de l’Algérie. Dans son intervention, Mourad Medelci a souligné qu’il appartient aux pays de la région d’assumer leurs responsabilités et d’assurer la sécurité de leurs citoyens. «Chacun des pays doit prendre sa responsabilité. On ne peut pas la sous-traiter avec les autres. La sécurité dans le Sahel est indivisible», a déclaré le ministre. Interrogé sur les vélléités d’ingérence de certains pays extra-sahéliens, M.Medelci répond: «Si d’autres pays hors du Sahel souhaitent apporter leur contribution pour atteindre les objectifs en matière de développement des pays qui ont en besoin, cette intervention doit être transparente. Elle doit porter sur des actions de développement. Mais elle ne doit en aucun cas remplacer les institutions» de nos pays, a-t-il indiqué. Sur sa lancée, le ministre dira que la surmédiatisation du Sahel par ces pays ne fera que jeter plus le trouble dans la région. D’ailleurs, il regrette que la résolution 1904 de l’ONU, sur le paiement de rançons et la prise d’otages, ne soit pas respectée. «Les raisons sont simples. Les pays dont les ressortissants sont pris en otage préfèrent payer. Payer la rançon c’est encourager le prise d’otages», a-t-il conclu sur ce chapitre.

Blocage de l’UPM et de l’UE

Sollicité sur la situation de stagnation qui caractérise l’Union pour la Méditerranée, M.Medelci affirme que la prochaine réunion prévue pour le mois de novembre est vouée à l’échec en raison de la situation au Moyen-Orient. «On ne peut pas parler d’avancement de ce processus ni de la concrétisation des projets alors qu’Israël continue dans sa politique de massacre du peuple palestinien», a déclaré le ministre. Concernant l’Accord d’association de l’Algérie avec l’Union européenne, le ministre annonce qu’un nouveau round entre l’Algérie et l’UE est prévu dans une quinzaine de jours à Alger pour discuter encore la révision du démantèlement fiscal.

Source L’Expression Tahar Fattani

Le Pèlerin

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:59

Algérie - Réformes de la retraite - «On les veut en douceur»

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Les réformes portant sur le système national de retraite en Algérie se déroulent dans le calme, car conformes aux principes des fondements mêmes du système de sécurité sociale.

C’est ce qu’a déclaré, hier, Tayeb Louh, en marge du séminaire technique sur «les réformes de la sécurité sociale» organisé, en collaboration avec l’Association internationale de la sécurité sociale (Aiss), à l’hôtel El-Aurassi. Le ministre, a affirmé que les réformes reposent sur deux principes fondamentaux de financement : «la répartition et la solidarité nationale intergénérationnelle». Et d’ajouter : «Actuellement nous n’avons pas touché à ces principes sur lesquels est fondé le système de la sécurité sociale, mais nos réformes ont essentiellement porté sur les moyens de pérenniser la Caisse nationale des retraites afin de sécuriser les générations à venir». Ces réformes se déroulent de manière continue, a-t-il encore ajouté. Dans le même contexte, le ministre rappellera que la retraite a fait l’objet de réformes notables en Algérie : il s’agit d’abord de l’ensemble des mesures dans le cadre de l’amélioration du pouvoir d’achat des retraités dont la revalorisation annuelle des retraites, précisant que la dernière mesure de 2010 relative à l’abattement de l’IRG est applicable aux pensions comprises entre 20 000 et 40 000 DA. Dans le même ordre d’idées, le ministre a rappelé la décision présidentielle concernant la création d’un fonds national de réserve des retraites dont le financement sera assuré essentiellement par 2% du produit de la fiscalité pétrolière. Abordant les différentes mutations de la réforme de la sécurité sociale, M. Louh expliquera qu’il s’agit du premier axe relatif à l’amélioration de la qualité des prestations : «1 400 structures à l’échelle nationale, soit près de 550 nouvelles structures en moins de 10 ans» . S’agissant du système du tiers payant, le ministre dira que ce système a connu une évolution continue pour le médicament puisque en 2010 on dénombre plus de 2 400 000 bénéficiaires. Il mentionnera entre autres, que le dispositif de conventionnement du médecin traitant (médecin de famille) instauré en 2009, est actuellement en cours de déploiement et sera généralisé en 2013. Pour ce qui est des structures sanitaires et sociales, il parlera de la réalisation de quatre centres régionaux d’imagerie médicale, précisant qu’«en janvier 2010, une opération de dépistage précoce du cancer du sein par mammographie a été lancée au profit des femmes assurées sociales et ayants droit d’assurés sociaux âgées de 40 ans et plus. «Plus de 7 700 femmes ont déjà bénéficié de mammographies gratuites dans le cadre de cette opération». Selon M. Louh Le deuxième axe repose sur la modernisation de la carte électronique de l’assuré social «carte Chifa» et le 3e axe a trait à la préservation des équilibres financiers du système national de sécurité sociale.

Source Infosoir Samia Lounes

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:50

Algérie - Conséquence du démantèlement des marchés informels : Les propriétaires de magasins augmentent les prix

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Et pour cause, la concurrence déloyale que leur faisaient subir les vendeurs à la sauvette les obligeant à diminuer sensiblement leur marge bénéficiaire, semble un mauvais souvenir. Les agents de l’ordre et les vendeurs à la sauvette s’adonnent au jeu du chat et de la souris à longueur de journée.

Tentant de se réinstaller sous les arcades, les vendeurs sont sommés de plier bagages. Au moindre geste, ils sont de suite renvoyés par les hommes à l’uniforme bleu. Certains, déterminés, ne veulent pas baisser les bras. Ils s’arrangent par tous les moyens pour squatter un immeuble ou une ruelle transversale pour exposer leurs marchandises. A la rue de la Lyre, leurs tentatives sont devenues vaines. L’artère en effet est devenue un véritable boulevard où les piétons peuvent désormais circuler en toute liberté sans pour autant se faire bousculer. Une situation très appréciée par les propriétaires des magasins existants. Pour Mohamed, propriétaire d’un magasin spécialisé dans la vente de sacs à mains, depuis que les vendeurs à la sauvette ont été chassés, sa boutique se voit désormais de loin. «C’est une bouffée d’oxygène», dira t-il. Et d’ajouter : «Les vendeurs nous faisaient de l’ombre». Même constat chez Abderrahmene. Spécialisé dans la vente de tissus pour la confection de robes de soirées, cet algérois n’hésite pas à lancer un long soupir. «Il était temps que ces vendeurs décampent pour nous laisser travailler», lance-t-il.

Selon lui, certains d’entre eux sont devenus très audacieux. «Il m’est arrivé plus d’une fois de trouver un vendeur qui me bloquait carrément l’entrée de mon propre magasin avec sa marchandise», se rappelle-t-il. «Maintenant, j’exerce tranquillement et je veille à récupérer ma clientèle disparue à cause de la foule qui caractérisait cet endroit», espère-t-il. Même espoir exprimé par Mourad, vendeur de parure de draps. Lui a failli déclarer faillite. «J’ai dû baisser rideau durant trois mois», dit-il.

A la rue de Chartres, autre haut lieu du marché informel, l’ambiance d’antan a laissé place à la quiétude. Depuis l’interdiction des étals et autres tables, le flux des chalands a drastiquement diminué. Seul inconvénient, les clients semblent avoir du mal à dépasser le seuil des commerces, habitués qu’ils étaient aux prix abordables des vendeurs à la sauvette.

Une halte chez un vendeur de rideaux d’intérieur renseigne sur les prix affichés. Proposés à 280 DA le mètre il y a moins d’un mois, le prix des rideaux pour chambre d’enfants est désormais fixé à 450 DA le mètre. Sur cette sensible augmentation, le propriétaire assure que c’est le prix initial. «Avant, je soldais ma marchandise à cause de la concurrence déloyale», précise-t-il. Dans ce quartier du vieil Alger, seules les ruelles spécialisées dans la vente de vêtements et d’accessoires pour mariées «Znek Laârayess» restent très fréquentées, particulièrement par les femmes. Quant aux propriétaires des magasins, ils essaient de remonter la pente en attendant que les clients renouent avec le marché …formel.

Source Horizons Rym Harhoura.

Le Pèlerin

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:44

Tipasa - Vers le développement de l’apiculture monoflorale

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Le développement de l’apiculture monoflorale est l’un des objectifs des apiculteurs de la wilaya de Tipasa, a indiqué le président de l’association des apiculteurs de cette wilaya en marge de la 4e édition de la fête du miel tenue à la maison de Jeunes de Cherchell.

Selon M. Slimi Yacine, l’activité apicole dans la wilaya de Tipasa connaît engouement et intérêt surtout de la part des jeunes universitaires dont l’objectif est le développement de l’apiculture monoflorale.

Lors de cette quatrième édition, ouverte lundi et organisée en collaboration avec la Chambre de l’agriculture de la wilaya de Tipasa, une vingtaine de participants proposent aux visiteurs et acheteurs plusieurs variétés de miel dont une bonne partie composée de miel de toutes fleurs ou encore fleurs de montagne dont celui, réputé, de la région d’Aghbal.

Parmi la gamme de miel monofloral exposée lors de cette fête, figure le miel d’oranger, d’eucalyptus, de camphre, de carotte sauvage, de jujubier, d’artémise. L’introduction de nouvelles variétés de miel est une perspective très intéressante non seulement pour la professionnalisation de l’activité qui regroupe 120 apiculteurs adhérents à la chambre de wilaya et plus de 500 identifiés sur le marché, mais aussi sur le plan économique, a tenu à préciser le président de l’association des apicultures de Tipasa à cette occasion.

Il a souligné «l’intérêt porté par des jeunes apiculteurs» à l’exportation de leurs produits vers les pays du Moyen-Orient, «un marché à conquérir dira t-il, «puisque lors d’un Salon dans un pays du Golfe «le prix d’un kilo de miel algérien a atteint pas moins de 300 rials (7 500 DA)». Par ailleurs, M. Slimi a évoqué les problèmes que rencontrent les apiculteurs comme le vol de ruches, soulignant que 20 % de la production de miel (évaluée en 2009 à 700 quintaux) fait l’objet de vols à travers la wilaya notamment pendant la période d’hiver où le miel se vend bien.«L’utilisation de pesticides par les agriculteurs dans les vergers où sont installées les ruches, les maladies de l’abeille, comme la varoise qui peut décimer tout un élevage», sont autant de contraintes «vécues surtout par les nouveaux investisseurs», dit le même responsable. «Ces problèmes sont bien pris en charge», à travers des rencontres et cycles de formation organisés régulièrement par la Chambre de l’agriculture et qui «ont permis à ce jour la formation de 250 apiculteurs», a-t-il ajouté.

Source Le Jeune Indépendant

Le Pèlerin

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:43

Protection de personnalités, libération d’otages, contrôle des frontières et détection de faux documents

algerie terrorisme

 

L’Algérie devient ainsi un interlocuteur incontournable dans la lutte contre le terrorisme dans la région, les Américains l’ont bien compris.

Entre Alger et Washington, la coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme s’intensifie. L’Algérie est considérée par les responsables américains comme étant «un partenaire essentiel engagé dans la guerre contre le terrorisme». Aussi, confrontés à des défis communs, les Etats-Unis et l’Algérie «peuvent grandement bénéficier d’un échange de méthodologie, des leçons apprises et des meilleures pratiques dans le domaine de la gestion des grandes affaires», souligne un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Alger. Le document annonce le déplacement à Alger de trois experts américains, Daniel McDevitt, Tom Williams et Frank Young, qui cumulent à eux trois plus de 90 ans d’expérience dans le domaine de l’application de la loi. Ces derniers dispensent depuis lundi, une formation de 8 jours sur «la gestion des grandes affaires» au profit de 24 officiers supérieurs de la Gendarmerie nationale. Cette formation se déroulera jusqu’au 31 octobre à l’Ecole de police judiciaire de Zéralda. Cette formation entre dans le cadre du programme d’assistance antiterroriste (ATA), elle comprend des conférences, des discussions et des exercices pratiques sur les procédures d’enquête interinstitutionnelles et intra-institutionnelles, la constitution des groupes de travail ainsi que les compétences de gestion nécessaires pour la résolution des affaires criminelles complexes. Depuis l’attentat du 11 septembre, les USA se sont tournés vers l’Algérie, considérée comme étant à la pointe de la lutte contre le terrorisme transnational. Cette coopération s’est accentuée depuis le ralliement du Gspc à Al Qaîda. Cette coopération a été toutefois perturbée par le projet du président américain sortant George W.Bush, d’installer une base militaire américaine en Afrique (Africom). Face au refus affiché publiquement par l’Algérie et par d’autres pays de la région, les Américains se sont rétractés. A l’heure actuelle, le projet est gelé. Les Américains se sont aussi rachetés en effaçant l’Algérie de la black liste. La menace d’Al Qaîda dépasse les frontières algériennes et atteint le Sahel. L’absence de coordination entre les pays de la région et la multiplication des prises d’otages occidentaux compliquent la donne. L’Algérie devient alors un interlocuteur incontournable dans la lutte contre le terrorisme dans la région; les Américains l’ont bien compris.

La sous-secrétaire d’Etat adjointe américaine pour le Golfe et le Maghreb, Mme Janet Sanderson, a déclaré récemment que l’Algérie fait du «bon travail» en matière de lutte antiterroriste et ses efforts lui ont permis de contrecarrer les plans terroristes. La responsable américaine a souligné également que «la situation sur le terrain au Maghreb, notamment dans les pays du Sahel, demeure très réoccupante». La responsable américaine s’est déclaré «très heureuse» de voir que l’Algérie et d’autres pays dans la région, tels que le Mali et le Niger, travaillent de concert pour contrecarrer les desseins d’Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi)».Les Etats-Unis sont «prêts» à apporter leur aide à l’Algérie et aux autres pays du Sahel africain dans leurs efforts de lutte contre l’activité de Aqmi, tout en précisant que si «ces pays veulent mener la bataille contre Al Qaîda sans aucune intervention étrangère, ceci ne pose aucun problème à notre gouvernement». Elle a enfin réaffirmé la position de son pays qui s’oppose au paiement de rançons aux preneurs d’otages. Il est à rappeler que ce n’est pas la première fois qu’un responsable américain félicite l’Algérie pour les progrès réalisés en matière de lutte antiterroriste et de sécurité dans la région sahélo-saharienne en général. A titre de précision, le partenariat algéro-américain dans le cadre du programme ATA a été lancé en 2000. Au moins 322 membres des services d’application de la loi, algériens, ont bénéficié de formations en Algérie ou aux Etats-Unis entre 2000 et 2005. Ces formations ont porté sur la protection des VIP (2000), les mesures de prévention contre les explosions (2001), les enquêtes sur les explosions (2002), un séminaire de sensibilisation sur les équipes de réponse aux crises et les armes de destruction massive (2003), un échange avec l’Académie de police et la gestion relative à la protection du Renseignement (2004).

Le programme ATA, qui est géré par le Bureau de la sécurité diplomatique relevant du département d’Etat américain, a été créé en 1983 sur autorisation du Congrès comme une initiative majeure pour lutter contre le terrorisme international. Ce programme a permis de former des dizaines de milliers d’agents de sécurité dans plus de 112 pays.

Source L’Expression Achira Mammeri

Le Pèlerin

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:09

Algérie - La vie dure du peuple sans issues

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Le quotidien des Algériens devient dur, pénible, absurde. La raison ? On est dans la phase 2 de la décomposition de l'Etat. Pas celle, déjà consommée, des institutions, des hautes administrations et de la légitimité, mais celle du service public de base. On a connu par exemple le cycle des pénuries alimentaires, celui de plaquettes d'œufs ou des pneus ; aujourd'hui, on vit la pénurie de l'argent lui-même.

Dans beaucoup de villes et de villages du pays, l'argent est aujourd'hui rationné : dans les bureaux de poste, il devient rare, distribué selon le jeu de coudes ou de quotas. Beaucoup d'Algériens ne peuvent aujourd'hui disposer que de 10.000 dinars sur la base d'un chèque signé pour le double de la somme. La raison ? Il n'y a pas d'argent liquide, on en donne autant qu'on peut, c'est-à-dire selon les morceaux. Par effet de dominos, les alimentations générales font «crédit» sur la base de la disponibilité réelle, les voisins aussi, ainsi que les revendeurs.

Que faire alors pour payer «les gens qui n'attendent » pas comme la Sonelgaz, le téléphone ou l'eau ? On ne sait pas. Dans les villages, il n'y a pas de réponse. Il n'y a que les routines.

Pour expliquer cette situation, le ministre concerné, c'est-à-dire l'Etat du moment, a fait ce qu'il sait faire : accuser. D'abord le commerce informel, les gens, les anonymes qui gardent l'argent chez eux, les éleveurs de moutons. C'est ainsi depuis toujours : quand le pouvoir est accusé, il accuse. Et à la fin, c'est lui qui peut gagner car il a les moyens, les nôtres, de trouver un coupable et de le présenter au juge ou à la télé. Dans cette logique, un jour, un ministre a même accusé des gens d'avoir construit à l'endroit exact où un avion algérien s'est crashé.

Nous, on est impuissants : on sait que c'est lui, le Régime, le coupable, mais nous n'avons pas le pouvoir de l'arrêter, l'inculper ou le juger. Sauf avec la langue qui n'a jamais soulevé les montagnes.

Sauf qu'il ne s'agit pas seulement de l'argent liquide qui manque. Il y a tout le reste qui, en principe, selon Napoléon, doit prouver qu'un Etat est un Etat : les routes (trouées), les lampadaires (inutiles), la communication, le courrier (incroyablement préhistorique au fil des ans), la connectivité et l'état civil. Car là aussi, l'Etat se décompose en fautes d'orthographe, fautes de frappe, écriture illisible, formulaires indisponibles, employés de guichet illettrés et registres disparus.

Un jour, on reviendra à la filiation à l'ancienne : celle de la mémoire et des traits du visage et de la tribu. Sauf qu'on est déjà dans ce que le professeur Bahloul, un économiste, appelle «le système tribal sans tribu».

Impression tenace de rouille, de choses qui tombent en morceaux, de morceaux qui reviennent à l'ordre de la nature et non de la culture, d'institutions qui manquent de plus en plus d'efficacité et de sens, de procédures absurdes, de l'âne ancêtre de la vapeur.

Du point de vue politique, on est déjà dans cet archaïsme sans échelle de valeurs. La quotidienneté devait donc suivre et s'effondrer à l'image du reste. Bien sûr, le pouvoir ne dira jamais que c'est sa faute.

On ne dira jamais que si la biométrisation de l'état civil n'a pas réussi, c'est parce qu'il fallait moderniser le peuple avant de moderniser ses extraits de naissance. On ne dira jamais que si l'argent liquide manque, c'est parce que nous en sommes encore à la préhistoire en termes de monétique et de paiement électroniques. Non. C'est la logique politique qui prévaut : si mon secteur connaît des échecs, c'est à cause des « spéculateurs », de l'informel, du surnombre des demandeurs du S12, etc. Quand ça ne fonctionne pas, c'est parce qu'on s'est trompé de peuple, pas de recettes.

La vie des Algériens dans le pays devient difficile, pénible : c'est une conclusion qui n'a pas besoin d'être mieux écrite.

Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:09

Question de méthode et... d'éthique

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L'Indice sur la perception de la corruption (IPC) pour l'année 2010, diffusé hier par l'ONG Transparency International, ne traduit pas d'évolution marquante par rapport à celui publié l'année dernière. Cet indice, construit sur la base de 13 différentes enquêtes menées auprès d'experts et d'hommes d'affaires, donne un aperçu synthétique du degré de perméabilité des Etats de la planète à ce qui est un fléau social et politique.

Le classement reste globalement identique et correspond peu ou prou au niveau démocratique des pays concernés, combiné à l'efficacité des administrations.

Transparency insiste sur la nécessaire mobilisation contre la corruption dans un contexte économique global très marqué par les effets de la crise financière déclenchée à la fin 2007. Les malversations couvertes par les systèmes politiques sont en effet encore plus mal supportées par des populations invitées à se serrer la ceinture, en attendant des jours meilleurs. La corruption porte préjudice aux performances économiques et à l'amélioration des conditions d'existence du plus grand nombre. Personne ne peut contester le caractère éminemment dommageable de cette forme de délinquance sur le fonctionnement des Etats.

En Afrique, la transformation des administrations en acteur informel est une catastrophe aux conséquences immédiatement visibles. Dans les pays avancés, la sclérose des institutions et la formation de castes inamovibles qui détiennent la réalité du pouvoir empêchent la reddition de compte et réduisent ouvertement le contrôle démocratique.

Mais la corruption ne peut en aucun cas être circonscrite à des territoires donnés, elle est depuis longtemps un phénomène global. Cette dimension fait encore défaut à l'Indice de Transparency. Comment considérer la Suisse comme un pays plutôt indemne de corruption quand on sait que les fortunes mal acquises des potentats du tiers-monde sont abritées dans les coffres des banques helvétiques ?

Le combat mené au niveau des nations contre la corruption ne suffit pas à l'évidence. Mettre à l'index des pays sans Etat ou des tyrannies hors de tout contrôle populaire est un exercice à la portée du premier venu. Mais peut-on juger à la même aune et «percevoir» de la même façon la corruption en Hongrie prospère et au Niger famélique? Comment la Somalie, dépourvue d'Etat, de système judiciaire et d'administration, peut-elle figurer dans un tel classement ?

L'IPC n'est qu'un indice, rétorqueront ceux qui, à raison, défendent le principe d'un observatoire des comportements criminels. Mais en tout état de cause, cet indice, pour être plus convaincant, devrait tenir en compte les différences de niveau de développement et d'organisation des différents pays. Il ne s'agit nullement d'absoudre ou de relativiser la corruption, mais d'en situer le niveau réel avec le plus de pertinence possible.

Dans cette optique, la responsabilité des Etats avancés devrait être plus sévèrement pondérée. Les grandes nations, qui tolèrent que leurs entreprises paient des dessous-de-table et dont les systèmes bancaires et fiscaux ferment les yeux sur les patrimoines et capitaux frauduleusement acquis, bénéficient d'une troublante complaisance. Dans ce monde de transactions électroniques instantanées, le corrupteur et le corrompu sont plus solidaires que jamais. Pourquoi les pays d'accueil de l'argent volé et des détournements massifs bénéficieraient-ils d'une mansuétude particulière ? Ils sont, au même titre que les corrompus de queue de classement, les maillons d'un même continuum criminel.

Le travail de Transparency, très appréciable par ailleurs, gagnerait beaucoup en crédibilité s'il intégrait cette dimension.

Source Le Quotidien d’Oran K. Selim

Le Pèlerin

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:06

«Mon premier projet en Algérie est de rencontrer Madame Toumi»

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Animateur-producteur de télévision, chroniqueur et écrivain, réalisateur de documentaires et de films jadis, mais aussi chevalier de la Légion d’honneur, officier de l’Ordre national du Mérite, grand officier de l’Ordre du 7 Novembre (Tunisie) et désormais ministre de la Culture en France depuis 16 mois, Frédéric Mitterrand évoque avec nous les relations entre l’Algérie et la France.

L’Expression: Quel est le thème central de ces journées audiovisuelles?

Frédéric Mitterrand: Il y a entre autres, la protection des auteurs et des créateurs, qui sera un des aspects importants des conversations qui auront lieu aujourd’hui entre la France et la Tunisie, mais en vérité entre le Nord et le Sud et le tour de la Méditerranée, puisque nous avons beaucoup d’intervenants qui sont autour de nous, aujourd’hui. Je pense que le premier ennui est comment assurer la pratique de plus en plus étendue et, c’est tant mieux, de l’Internet tout en assurant la protection de la création et des auteurs.

L’accord officiel entre la France et la Tunisie dans ces échanges-là, on n’a pas besoin de le sanctifier par un écrit puisque nous sommes dans un dialogue constant et ces journées audiovisuelles sont très importantes, et sont une grande première dans ce domaine et manifestent cette volonté de dialogue constant. Par ailleurs, un certain nombre d’accords particuliers sont soit, en cours d’élaboration soit signés comme celui de ce matin qui remet à la République tunisienne le patrimoine des archives de l’Institut national audiovisuel, c’est-à-dire des films d’actualité qui ont été tournés en Tunisie depuis les années 1940 jusqu’à l’indépendance et c’est bien évidemment un patrimoine historique d’une très grande valeur.

On sait qu’il existe déjà une coopération cinématographique et culturelle entre la France et les pays du Sud. Pourquoi a-t-on encore besoin de ces journées?

Parce que nous sommes dans une révolution qu’est le numérique; les problèmes ne se posaient pas de la même manière il y a 3 ou 5 ans.

Le développement accéléré de la communication en Ligne, que ce soit en France ou aujourd’hui en Tunisie, appelle une réflexion très importante, précisément pour assurer une extension illimitée de la connaissance grâce à ce nouveau média qu’est l’Internet. On est devant un tsunami, car dans dix ans pour nos enfants, tout sera changé. Si nous n’y accordons pas aujourd’hui un intérêt, on sera dépassé et ce sera d’autres cultures et sociétés que nous accueillerions avec respect et qui prendront le pas sur nos préoccupations qui seraient dans ce cas-là le maître d’œuvre.

Qu’en est-il de la coopération avec la télévision algérienne?

Je ne peux répondre à cette question puisque je suis en Tunisie, mais ce que je peux dire, est qu’on est en train de développer considérablement nos échanges avec le sud de la Méditerranée et là, l’un des exemples que je peux vous donner est l’ouverture prévue, au début 2013, à Marseille, du Museum, le grand musée de la Méditerranée qui sera, non seulement une plate-forme pour mettre en valeur le patrimoine, mais pour assurer une meilleure création audiovisuelle

Quels sont au moins vos projets dans l’immédiat, avec l’Algérie, dans le cadre de la coopération audiovisuelle?

Mon premier projet, c’est de rencontrer enfin la ministre algérienne de la Culture dont tout le monde me parle et je sais, à juste titre, à quel point il est intéressant et fructueux de travailler avec elle.

Que pensez-vous du champ audiovisuel algérien qui reste encore verrouillé, comparé à d’autres pays du Maghreb?

Je ne veux pas intervenir dans ce qui me semble être une affaire intérieure à l’Algérie.

Un accord de coproduction cinématographique a été signé entre l’Algérie et la France en 2007 dont le film Hors-la- loi de Rachid Bouchareb en est le fruit. Qu’en est-il de la poursuite de ce programme concrètement?

Il faut le demander aux autres, aux producteurs et réalisateurs, ce qu’ils envisagent de faire. En tout cas les procédures existent pour leur venir en aide. L’Etat n’a pas à intervenir. Le cinéma n’est pas une affaire d’Etat en France.

Que pensez-vous justement de la polémique que le film Hors-la-loi a suscitée en France?

Je ne souhaite pas me prononcer sur cette question.

J’appelle de mes vœux une pleine réconciliation de la France et de l’Algérie et de l’Algérie et la France, c’est la seule chose que je peux vous dire.

Source L’Expression Propos recueillis par O. Hind

Le Pèlerin

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:00

Algérie - L'argent de la «culture» au rabais et le rituel des festivals

festival cultuel europeen alger

 

La sphère culturelle algérienne connait de très sérieux désagréments. De l'argent, il en coule à flots, à tel point que les uns et les autres cherchent à en profiter. Mais point de public à déguster les produits proposés, souvent médiocres, ne dépassant pas quelques rares représentations, désertées par des spectateurs peu enclins à cautionner ce type de choses.

Que se passe t-il concrètement dans l'univers « culturel » algérien ? Pourquoi continue t-on à nier les évidences en n'arrêtant pas d'ânonner que tout va bien dans le meilleur des mondes. Tout le monde soutient, surtout en aparté, même ceux qui profitent aisément de la rente, que la situation vire au tragique. On ne cesse, au niveau du ministère de la culture, d'aligner des chiffres de pièces, de films et de livres produits sans aller au fond des choses, interroger réellement les produits dont il est question et le niveau de leur diffusion, en exposant la billetterie et le nombre de salles susceptibles d'accueillir les films qui n'ont parfois d'algériens que le nom puisque produits ailleurs. On sait qu'un film acquiert la nationalité de son producteur. Absence de salles de cinéma et de structures de cinéma, théâtres fonctionnant comme des administrations, galeries d'art trop rares

Aujourd'hui, les festivals pullulent. Souvent sans objectifs. Comme d'ailleurs certains colloques se passant devant des salles clairsemées alors que de nombreux invités étrangers étaient conviés, totalement pris en charge. Dans de nombreux cas, des «invités» sans CV sérieux, alors que des Algériens connus et reconnus sont exclus. Est-ce une volonté délibérée de pousser les nationaux à l'exil ? Interrogation légitime. Qu'apporte un «événement» littéraire ou artistique quand il est organisé simplement pour faire une sorte de comptabilité administrative excluant le public qui ne compterait pas et qui pourrait payer sa place quand il y a un beau spectacle ? Jusqu'à présent, les festivals et les rencontres artistiques sont organisés sans une préalable définition d'une démarche cohérente et d'objectifs clairs. Des semaines culturelles, bouffeuses d'argent, trop mal conçues, ne fonctionnent que comme des chiffres comptables bons à gonfler le cahier d'activités d'un ministère de la «culture» réduit à la fonction presqu'exclusive d'organisateur de festivals. Cette singulière situation montre le peu de sérieux qui marque le territoire culturel et touristique frappé d'une sorte d'anarchie et de gabegie indéfinissables.

A quoi sert un festival ? Quels sont ses moyens de financement ? Quels sont ses objectifs ? C'est à partir des réponses sérieuses données à ces questions qu'on envisage de mettre en œuvre la préparation d'une manifestation qui absorbe de l'argent et qui ne peut nullement être exclusivement considérée comme une opération de prestige. Cette propension à vouloir organiser des manifestations sans déterminer au préalable les champs possibles de rentabilité, symbolique et/ou matérielle ne participe nullement d'une bonne gestion de la chose publique. Cela relèverait de la dilapidation des deniers publics, pour reprendre les propos repris par El Khabar. Comment est-il possible d'organiser un festival international de cinéma dans un pays où il n'y a même pas de salles ou de structures de cinéma dissoutes dans les années 90 sans espaces de substitution ? Les instances organisatrices oublient souvent que l'argent utilisé appartient à la communauté et que le fait d'être ministre, directeur ou commissaire ne lui permet pas, en principe, d'user de son autorité, en prenant des décisions injustifiées. Les responsables devraient rendre compte de leur gestion. On se souvient de la réaction du ministère de la culture et de l'office national de la culture et de l'information (ONCI) par rapport aux artistes égyptiens et de certains journalistes, suite au match de foot Algérie-Egypte où il était dit que certains invités ne méritaient pas d'être honorés et présents. Quels sont les critères déterminant telle ou telle invitation ? La question ne devrait nullement se poser en termes de nationalité. L'Egypte et l'Algérie restent deux grands pays, ayant des ressources culturelles particulières et un certain nombre d'intellectuels autonomes, respectables. L'Egyptienne, Samiha Ayyoub s'est vu inviter à quatre reprises, avec accompagnatrice, au festival national du théâtre professionnel. Elle avait même fait le voyage, avec sa coiffeuse, frais payés par l'Algérie, Le Caire-Rome-Alger. On peut décidément tout se permettre. Des hommages sans fin à des acteurs ou à des critiques étrangers souvent peu connus, venus en touristes, ne pouvant nullement permettre à l'Algérie de redorer un blason déjà très affecté, à tel point qu'un poète libanais a vivement réagi dans «El Khabar» contre «Okadiat echi'r» organisé par l'ONCI, qui dépenserait beaucoup d'argent, selon lui, pour inviter des poètes obscurs auxquels on accolait le nom d'un pays. Comme beaucoup de troupes de théâtre qui passent ici, ou ces «critiques» participant à des colloques sans préparation sérieuse, consommant énormément d'argent. L'Algérie a beaucoup de fric pour ce type de manifestations qui ne semblent pas profiter à une «culture» déjà agonisante.

Les différents festivals organisés, abstraction faite de la distribution des jeux de rente à des commissaires nommés, souvent au-delà de leurs responsabilités de directeurs de structures publiques, déjà appointés, donnent à voir une image peu reluisante de notre pays. Dans un catalogue de l'année de l'Algérie en France, le FLN de la guerre de libération est qualifié de repaire de terroristes. Personne n'avait réagi. Alger, capitale de la culture arabe a vu la réaction de «cadres du ministère de la culture» dans un écrit rendu public sur Internet dénonçant de graves préjudices. Le festival panafricain aurait dépassé les 150 millions d'euros. Une question légitime se pose : comment avait été dépensé l'argent public durant ces manifestations et qui en a profité ? Comment se sont opérés les invitations et la répartition des enveloppes financières ? Concrètement, qu'ont apporté ces rencontres sur les plans symbolique et matériel à notre culture ? Ont-elles profité aux Algériens, à l'université ? Les colloques ont-ils été organisés en procédant à des appels à communications, évitant par là la médiocrité et les jeux du renvoi d'ascenseur ? Toutes ces questions mériteraient des réponses précises. Parce qu'il s'agit de l'argent public. Cela aiderait à la transparence et permettrait peut-être, la rectification de certaines choses. Actuellement, se tient un «festival international du théâtre», à Alger, procédant de la même logique rentière, avec deux présidents et un commissaire, appointés et beaucoup d'argent à dépenser, programmant quelques troupes trop peu connues que quelques uns des journalistes, parfois grassement payés par les services des festivals pour leur collaboration, foulant ainsi aux pieds l'éthique et la déontologie journalistique, n'arrêtant pas de porter au comble de la perfection tout ce qui vient de leur bailleur de fonds, sans aucun esprit critique. Nous ne pouvons parler de ces productions que nous n'avons pas eu le privilège de voir, mais Internet permet désormais de jauger le parcours de ce type de structures. Pas d'appels à communications, ni choix rationnel de troupes. Que gagneraient nos artistes dans ce type de gymnastique trop peu rentable où il est désormais une tradition qu'une pièce du co-président du festival et du TNA soit présente dans ce type de manifestations? On croirait qu'à la faveur du poste occupé par M'hamed Benguettaf, tout le monde découvre enfin les qualités de ce comédien qui s'essaye depuis longtemps, grâce à Mustapha Kateb, au jeu de l'écriture. Des hommages avaient été programmés, mais certains invités avaient refusé de cautionner ce type de rencontre trop peu sérieuse. Ariane Mnouchkine, du théâtre du Soleil, une extraordinaire femme de théâtre, l'une des plus grandes voix du théâtre d'aujourd'hui, rejette gentiment l'invitation. C'était tout à fait prévisible. Cette désastreuse situation marque tout le territoire culturel qui vogue sans aucun projet clair et cohérent.

Il serait utile de revoir le fonctionnement des entreprises culturelles et des démarches suivies jusqu'à présent par les pouvoirs publics, trop intéressés par une sorte de gymnastique de chiffres à aligner, occultant la question très actuelle du public tragiquement absent des travées de la représentation artistique et littéraire. La gestion des espaces laisse sérieusement à désirer. De véritables ouvertures au monde et à l'université, favorisant des interrogations sur la nature du théâtre à faire et promouvant une sérieuse politique, loin de ces rencontres dites pompeusement de formation organisés par certains théâtres régionaux, est à entreprendre. Ainsi, tous les métiers devraient être encouragés, permettant une meilleure connaissance d'arts vivants fonctionnant comme des machines cybernétiques, pour reprendre Roland Barthes. Faut-il continuer dans la même démarche qui fait de certains théâtres sans spectateurs payants, les lieux où se multiplient les « festivals » (un cachet pour le dirlo), où le « patron » se métamorphose en directeur de la production (un autre cachet, une première dans le monde) et où on se sucre en frais de mission intégraux ? Faut-il accepter que l'Algérie soit privée d'images après la disparition des structures publiques de cinéma ? Est-il normal de « post-produire » un film sorti deux ans avant pour l'introduire dans une manifestation ? Est-il correct d'éditer dans le cadre d'un festival des livres mal traduits, d'ailleurs absents des librairies? Serait-il rentable de bouder la Safex pour organiser le salon du livre sous un chapiteau ?

L'Algérie a besoin d'un véritable projet culturel permettant la redécouverte du public et la définition précise d'objectifs pouvant fournir au pays la possibilité de donner à voir une autre image marquée par la mise en œuvre d'un discours et d'attitudes citoyens où l'exclusion serait bannie et la liberté de parole respectée. Ainsi, ne serait-il pas temps d'ouvrir un débat national sur les questions culturelles et de penser sérieusement au problème du public sans lequel aucune activité artistique ou littéraire n'est crédible. Quel théâtre faire ? Quel cinéma devrait-on mettre en œuvre ? Quelle politique éditoriale est-elle possible aujourd'hui ? Comment devrions-nous encourager la peinture ? Ce sont autant d'interrogations pouvant articuler de véritables discussions mettant en scène le présent et le devenir de pratiques artistiques et littéraires vivant actuellement de sérieuses crises. Ce serait une bonne chose, au-delà de discours redondants, de récupérer des pans de notre mémoire culturelle en favorisant la mise en place de structures spécialisées. Ce travail fondamental n'est pas encore réalisé par les pouvoirs publics qui devraient s'y atteler le plus vite possible tout en redéfinissant les contours des espaces institutionnels et législatifs. Ainsi, seraient redéfinies les prérogatives des « coopératives », trop floues, parfois nées uniquement pour bénéficier de la manne des subventions accordées dans une totale opacité. Autre chose : le plagiat fait des ravages. Nos écrits et nos conférences sont l'objet de quelques actes de pirateries par quelques « critiques » qui devraient, au moins, avoir la correction de citer le nom de l'auteur.

Mais dans ce contexte chaotique, évoluent heureusement quelques belles hirondelles dans une saison trop maussade, comme ces clubs littéraires et de cinéma de Bejaia, apportant un baume au cœur, en touchant un très large public, ou des associations comme celle de Bordj Bou Arreridj, Tedj, ou ces jeunes de Sedrata qui, même enterrés dans un environnement peu amène, sont là, présents, ou ces rares journalistes, à l'instar de l'excellent Said Khatibi d'El Khabar

Source Le Quotidien d’Oran Ahmed Cheniki

Le Pèlerin

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