Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:44

Tipasa - Vers le développement de l’apiculture monoflorale

apiculture.jpg

 

Le développement de l’apiculture monoflorale est l’un des objectifs des apiculteurs de la wilaya de Tipasa, a indiqué le président de l’association des apiculteurs de cette wilaya en marge de la 4e édition de la fête du miel tenue à la maison de Jeunes de Cherchell.

Selon M. Slimi Yacine, l’activité apicole dans la wilaya de Tipasa connaît engouement et intérêt surtout de la part des jeunes universitaires dont l’objectif est le développement de l’apiculture monoflorale.

Lors de cette quatrième édition, ouverte lundi et organisée en collaboration avec la Chambre de l’agriculture de la wilaya de Tipasa, une vingtaine de participants proposent aux visiteurs et acheteurs plusieurs variétés de miel dont une bonne partie composée de miel de toutes fleurs ou encore fleurs de montagne dont celui, réputé, de la région d’Aghbal.

Parmi la gamme de miel monofloral exposée lors de cette fête, figure le miel d’oranger, d’eucalyptus, de camphre, de carotte sauvage, de jujubier, d’artémise. L’introduction de nouvelles variétés de miel est une perspective très intéressante non seulement pour la professionnalisation de l’activité qui regroupe 120 apiculteurs adhérents à la chambre de wilaya et plus de 500 identifiés sur le marché, mais aussi sur le plan économique, a tenu à préciser le président de l’association des apicultures de Tipasa à cette occasion.

Il a souligné «l’intérêt porté par des jeunes apiculteurs» à l’exportation de leurs produits vers les pays du Moyen-Orient, «un marché à conquérir dira t-il, «puisque lors d’un Salon dans un pays du Golfe «le prix d’un kilo de miel algérien a atteint pas moins de 300 rials (7 500 DA)». Par ailleurs, M. Slimi a évoqué les problèmes que rencontrent les apiculteurs comme le vol de ruches, soulignant que 20 % de la production de miel (évaluée en 2009 à 700 quintaux) fait l’objet de vols à travers la wilaya notamment pendant la période d’hiver où le miel se vend bien.«L’utilisation de pesticides par les agriculteurs dans les vergers où sont installées les ruches, les maladies de l’abeille, comme la varoise qui peut décimer tout un élevage», sont autant de contraintes «vécues surtout par les nouveaux investisseurs», dit le même responsable. «Ces problèmes sont bien pris en charge», à travers des rencontres et cycles de formation organisés régulièrement par la Chambre de l’agriculture et qui «ont permis à ce jour la formation de 250 apiculteurs», a-t-il ajouté.

Source Le Jeune Indépendant

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:43

Protection de personnalités, libération d’otages, contrôle des frontières et détection de faux documents

algerie terrorisme

 

L’Algérie devient ainsi un interlocuteur incontournable dans la lutte contre le terrorisme dans la région, les Américains l’ont bien compris.

Entre Alger et Washington, la coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme s’intensifie. L’Algérie est considérée par les responsables américains comme étant «un partenaire essentiel engagé dans la guerre contre le terrorisme». Aussi, confrontés à des défis communs, les Etats-Unis et l’Algérie «peuvent grandement bénéficier d’un échange de méthodologie, des leçons apprises et des meilleures pratiques dans le domaine de la gestion des grandes affaires», souligne un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Alger. Le document annonce le déplacement à Alger de trois experts américains, Daniel McDevitt, Tom Williams et Frank Young, qui cumulent à eux trois plus de 90 ans d’expérience dans le domaine de l’application de la loi. Ces derniers dispensent depuis lundi, une formation de 8 jours sur «la gestion des grandes affaires» au profit de 24 officiers supérieurs de la Gendarmerie nationale. Cette formation se déroulera jusqu’au 31 octobre à l’Ecole de police judiciaire de Zéralda. Cette formation entre dans le cadre du programme d’assistance antiterroriste (ATA), elle comprend des conférences, des discussions et des exercices pratiques sur les procédures d’enquête interinstitutionnelles et intra-institutionnelles, la constitution des groupes de travail ainsi que les compétences de gestion nécessaires pour la résolution des affaires criminelles complexes. Depuis l’attentat du 11 septembre, les USA se sont tournés vers l’Algérie, considérée comme étant à la pointe de la lutte contre le terrorisme transnational. Cette coopération s’est accentuée depuis le ralliement du Gspc à Al Qaîda. Cette coopération a été toutefois perturbée par le projet du président américain sortant George W.Bush, d’installer une base militaire américaine en Afrique (Africom). Face au refus affiché publiquement par l’Algérie et par d’autres pays de la région, les Américains se sont rétractés. A l’heure actuelle, le projet est gelé. Les Américains se sont aussi rachetés en effaçant l’Algérie de la black liste. La menace d’Al Qaîda dépasse les frontières algériennes et atteint le Sahel. L’absence de coordination entre les pays de la région et la multiplication des prises d’otages occidentaux compliquent la donne. L’Algérie devient alors un interlocuteur incontournable dans la lutte contre le terrorisme dans la région; les Américains l’ont bien compris.

La sous-secrétaire d’Etat adjointe américaine pour le Golfe et le Maghreb, Mme Janet Sanderson, a déclaré récemment que l’Algérie fait du «bon travail» en matière de lutte antiterroriste et ses efforts lui ont permis de contrecarrer les plans terroristes. La responsable américaine a souligné également que «la situation sur le terrain au Maghreb, notamment dans les pays du Sahel, demeure très réoccupante». La responsable américaine s’est déclaré «très heureuse» de voir que l’Algérie et d’autres pays dans la région, tels que le Mali et le Niger, travaillent de concert pour contrecarrer les desseins d’Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi)».Les Etats-Unis sont «prêts» à apporter leur aide à l’Algérie et aux autres pays du Sahel africain dans leurs efforts de lutte contre l’activité de Aqmi, tout en précisant que si «ces pays veulent mener la bataille contre Al Qaîda sans aucune intervention étrangère, ceci ne pose aucun problème à notre gouvernement». Elle a enfin réaffirmé la position de son pays qui s’oppose au paiement de rançons aux preneurs d’otages. Il est à rappeler que ce n’est pas la première fois qu’un responsable américain félicite l’Algérie pour les progrès réalisés en matière de lutte antiterroriste et de sécurité dans la région sahélo-saharienne en général. A titre de précision, le partenariat algéro-américain dans le cadre du programme ATA a été lancé en 2000. Au moins 322 membres des services d’application de la loi, algériens, ont bénéficié de formations en Algérie ou aux Etats-Unis entre 2000 et 2005. Ces formations ont porté sur la protection des VIP (2000), les mesures de prévention contre les explosions (2001), les enquêtes sur les explosions (2002), un séminaire de sensibilisation sur les équipes de réponse aux crises et les armes de destruction massive (2003), un échange avec l’Académie de police et la gestion relative à la protection du Renseignement (2004).

Le programme ATA, qui est géré par le Bureau de la sécurité diplomatique relevant du département d’Etat américain, a été créé en 1983 sur autorisation du Congrès comme une initiative majeure pour lutter contre le terrorisme international. Ce programme a permis de former des dizaines de milliers d’agents de sécurité dans plus de 112 pays.

Source L’Expression Achira Mammeri

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:09

Algérie - La vie dure du peuple sans issues

realites-algeriennes.jpg

Le quotidien des Algériens devient dur, pénible, absurde. La raison ? On est dans la phase 2 de la décomposition de l'Etat. Pas celle, déjà consommée, des institutions, des hautes administrations et de la légitimité, mais celle du service public de base. On a connu par exemple le cycle des pénuries alimentaires, celui de plaquettes d'œufs ou des pneus ; aujourd'hui, on vit la pénurie de l'argent lui-même.

Dans beaucoup de villes et de villages du pays, l'argent est aujourd'hui rationné : dans les bureaux de poste, il devient rare, distribué selon le jeu de coudes ou de quotas. Beaucoup d'Algériens ne peuvent aujourd'hui disposer que de 10.000 dinars sur la base d'un chèque signé pour le double de la somme. La raison ? Il n'y a pas d'argent liquide, on en donne autant qu'on peut, c'est-à-dire selon les morceaux. Par effet de dominos, les alimentations générales font «crédit» sur la base de la disponibilité réelle, les voisins aussi, ainsi que les revendeurs.

Que faire alors pour payer «les gens qui n'attendent » pas comme la Sonelgaz, le téléphone ou l'eau ? On ne sait pas. Dans les villages, il n'y a pas de réponse. Il n'y a que les routines.

Pour expliquer cette situation, le ministre concerné, c'est-à-dire l'Etat du moment, a fait ce qu'il sait faire : accuser. D'abord le commerce informel, les gens, les anonymes qui gardent l'argent chez eux, les éleveurs de moutons. C'est ainsi depuis toujours : quand le pouvoir est accusé, il accuse. Et à la fin, c'est lui qui peut gagner car il a les moyens, les nôtres, de trouver un coupable et de le présenter au juge ou à la télé. Dans cette logique, un jour, un ministre a même accusé des gens d'avoir construit à l'endroit exact où un avion algérien s'est crashé.

Nous, on est impuissants : on sait que c'est lui, le Régime, le coupable, mais nous n'avons pas le pouvoir de l'arrêter, l'inculper ou le juger. Sauf avec la langue qui n'a jamais soulevé les montagnes.

Sauf qu'il ne s'agit pas seulement de l'argent liquide qui manque. Il y a tout le reste qui, en principe, selon Napoléon, doit prouver qu'un Etat est un Etat : les routes (trouées), les lampadaires (inutiles), la communication, le courrier (incroyablement préhistorique au fil des ans), la connectivité et l'état civil. Car là aussi, l'Etat se décompose en fautes d'orthographe, fautes de frappe, écriture illisible, formulaires indisponibles, employés de guichet illettrés et registres disparus.

Un jour, on reviendra à la filiation à l'ancienne : celle de la mémoire et des traits du visage et de la tribu. Sauf qu'on est déjà dans ce que le professeur Bahloul, un économiste, appelle «le système tribal sans tribu».

Impression tenace de rouille, de choses qui tombent en morceaux, de morceaux qui reviennent à l'ordre de la nature et non de la culture, d'institutions qui manquent de plus en plus d'efficacité et de sens, de procédures absurdes, de l'âne ancêtre de la vapeur.

Du point de vue politique, on est déjà dans cet archaïsme sans échelle de valeurs. La quotidienneté devait donc suivre et s'effondrer à l'image du reste. Bien sûr, le pouvoir ne dira jamais que c'est sa faute.

On ne dira jamais que si la biométrisation de l'état civil n'a pas réussi, c'est parce qu'il fallait moderniser le peuple avant de moderniser ses extraits de naissance. On ne dira jamais que si l'argent liquide manque, c'est parce que nous en sommes encore à la préhistoire en termes de monétique et de paiement électroniques. Non. C'est la logique politique qui prévaut : si mon secteur connaît des échecs, c'est à cause des « spéculateurs », de l'informel, du surnombre des demandeurs du S12, etc. Quand ça ne fonctionne pas, c'est parce qu'on s'est trompé de peuple, pas de recettes.

La vie des Algériens dans le pays devient difficile, pénible : c'est une conclusion qui n'a pas besoin d'être mieux écrite.

Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:09

Question de méthode et... d'éthique

corruption-2.jpg

 

L'Indice sur la perception de la corruption (IPC) pour l'année 2010, diffusé hier par l'ONG Transparency International, ne traduit pas d'évolution marquante par rapport à celui publié l'année dernière. Cet indice, construit sur la base de 13 différentes enquêtes menées auprès d'experts et d'hommes d'affaires, donne un aperçu synthétique du degré de perméabilité des Etats de la planète à ce qui est un fléau social et politique.

Le classement reste globalement identique et correspond peu ou prou au niveau démocratique des pays concernés, combiné à l'efficacité des administrations.

Transparency insiste sur la nécessaire mobilisation contre la corruption dans un contexte économique global très marqué par les effets de la crise financière déclenchée à la fin 2007. Les malversations couvertes par les systèmes politiques sont en effet encore plus mal supportées par des populations invitées à se serrer la ceinture, en attendant des jours meilleurs. La corruption porte préjudice aux performances économiques et à l'amélioration des conditions d'existence du plus grand nombre. Personne ne peut contester le caractère éminemment dommageable de cette forme de délinquance sur le fonctionnement des Etats.

En Afrique, la transformation des administrations en acteur informel est une catastrophe aux conséquences immédiatement visibles. Dans les pays avancés, la sclérose des institutions et la formation de castes inamovibles qui détiennent la réalité du pouvoir empêchent la reddition de compte et réduisent ouvertement le contrôle démocratique.

Mais la corruption ne peut en aucun cas être circonscrite à des territoires donnés, elle est depuis longtemps un phénomène global. Cette dimension fait encore défaut à l'Indice de Transparency. Comment considérer la Suisse comme un pays plutôt indemne de corruption quand on sait que les fortunes mal acquises des potentats du tiers-monde sont abritées dans les coffres des banques helvétiques ?

Le combat mené au niveau des nations contre la corruption ne suffit pas à l'évidence. Mettre à l'index des pays sans Etat ou des tyrannies hors de tout contrôle populaire est un exercice à la portée du premier venu. Mais peut-on juger à la même aune et «percevoir» de la même façon la corruption en Hongrie prospère et au Niger famélique? Comment la Somalie, dépourvue d'Etat, de système judiciaire et d'administration, peut-elle figurer dans un tel classement ?

L'IPC n'est qu'un indice, rétorqueront ceux qui, à raison, défendent le principe d'un observatoire des comportements criminels. Mais en tout état de cause, cet indice, pour être plus convaincant, devrait tenir en compte les différences de niveau de développement et d'organisation des différents pays. Il ne s'agit nullement d'absoudre ou de relativiser la corruption, mais d'en situer le niveau réel avec le plus de pertinence possible.

Dans cette optique, la responsabilité des Etats avancés devrait être plus sévèrement pondérée. Les grandes nations, qui tolèrent que leurs entreprises paient des dessous-de-table et dont les systèmes bancaires et fiscaux ferment les yeux sur les patrimoines et capitaux frauduleusement acquis, bénéficient d'une troublante complaisance. Dans ce monde de transactions électroniques instantanées, le corrupteur et le corrompu sont plus solidaires que jamais. Pourquoi les pays d'accueil de l'argent volé et des détournements massifs bénéficieraient-ils d'une mansuétude particulière ? Ils sont, au même titre que les corrompus de queue de classement, les maillons d'un même continuum criminel.

Le travail de Transparency, très appréciable par ailleurs, gagnerait beaucoup en crédibilité s'il intégrait cette dimension.

Source Le Quotidien d’Oran K. Selim

Le Pèlerin

 

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:06

«Mon premier projet en Algérie est de rencontrer Madame Toumi»

frederic-mitterrand-2.jpg

 

Animateur-producteur de télévision, chroniqueur et écrivain, réalisateur de documentaires et de films jadis, mais aussi chevalier de la Légion d’honneur, officier de l’Ordre national du Mérite, grand officier de l’Ordre du 7 Novembre (Tunisie) et désormais ministre de la Culture en France depuis 16 mois, Frédéric Mitterrand évoque avec nous les relations entre l’Algérie et la France.

L’Expression: Quel est le thème central de ces journées audiovisuelles?

Frédéric Mitterrand: Il y a entre autres, la protection des auteurs et des créateurs, qui sera un des aspects importants des conversations qui auront lieu aujourd’hui entre la France et la Tunisie, mais en vérité entre le Nord et le Sud et le tour de la Méditerranée, puisque nous avons beaucoup d’intervenants qui sont autour de nous, aujourd’hui. Je pense que le premier ennui est comment assurer la pratique de plus en plus étendue et, c’est tant mieux, de l’Internet tout en assurant la protection de la création et des auteurs.

L’accord officiel entre la France et la Tunisie dans ces échanges-là, on n’a pas besoin de le sanctifier par un écrit puisque nous sommes dans un dialogue constant et ces journées audiovisuelles sont très importantes, et sont une grande première dans ce domaine et manifestent cette volonté de dialogue constant. Par ailleurs, un certain nombre d’accords particuliers sont soit, en cours d’élaboration soit signés comme celui de ce matin qui remet à la République tunisienne le patrimoine des archives de l’Institut national audiovisuel, c’est-à-dire des films d’actualité qui ont été tournés en Tunisie depuis les années 1940 jusqu’à l’indépendance et c’est bien évidemment un patrimoine historique d’une très grande valeur.

On sait qu’il existe déjà une coopération cinématographique et culturelle entre la France et les pays du Sud. Pourquoi a-t-on encore besoin de ces journées?

Parce que nous sommes dans une révolution qu’est le numérique; les problèmes ne se posaient pas de la même manière il y a 3 ou 5 ans.

Le développement accéléré de la communication en Ligne, que ce soit en France ou aujourd’hui en Tunisie, appelle une réflexion très importante, précisément pour assurer une extension illimitée de la connaissance grâce à ce nouveau média qu’est l’Internet. On est devant un tsunami, car dans dix ans pour nos enfants, tout sera changé. Si nous n’y accordons pas aujourd’hui un intérêt, on sera dépassé et ce sera d’autres cultures et sociétés que nous accueillerions avec respect et qui prendront le pas sur nos préoccupations qui seraient dans ce cas-là le maître d’œuvre.

Qu’en est-il de la coopération avec la télévision algérienne?

Je ne peux répondre à cette question puisque je suis en Tunisie, mais ce que je peux dire, est qu’on est en train de développer considérablement nos échanges avec le sud de la Méditerranée et là, l’un des exemples que je peux vous donner est l’ouverture prévue, au début 2013, à Marseille, du Museum, le grand musée de la Méditerranée qui sera, non seulement une plate-forme pour mettre en valeur le patrimoine, mais pour assurer une meilleure création audiovisuelle

Quels sont au moins vos projets dans l’immédiat, avec l’Algérie, dans le cadre de la coopération audiovisuelle?

Mon premier projet, c’est de rencontrer enfin la ministre algérienne de la Culture dont tout le monde me parle et je sais, à juste titre, à quel point il est intéressant et fructueux de travailler avec elle.

Que pensez-vous du champ audiovisuel algérien qui reste encore verrouillé, comparé à d’autres pays du Maghreb?

Je ne veux pas intervenir dans ce qui me semble être une affaire intérieure à l’Algérie.

Un accord de coproduction cinématographique a été signé entre l’Algérie et la France en 2007 dont le film Hors-la- loi de Rachid Bouchareb en est le fruit. Qu’en est-il de la poursuite de ce programme concrètement?

Il faut le demander aux autres, aux producteurs et réalisateurs, ce qu’ils envisagent de faire. En tout cas les procédures existent pour leur venir en aide. L’Etat n’a pas à intervenir. Le cinéma n’est pas une affaire d’Etat en France.

Que pensez-vous justement de la polémique que le film Hors-la-loi a suscitée en France?

Je ne souhaite pas me prononcer sur cette question.

J’appelle de mes vœux une pleine réconciliation de la France et de l’Algérie et de l’Algérie et la France, c’est la seule chose que je peux vous dire.

Source L’Expression Propos recueillis par O. Hind

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:00

Algérie - L'argent de la «culture» au rabais et le rituel des festivals

festival cultuel europeen alger

 

La sphère culturelle algérienne connait de très sérieux désagréments. De l'argent, il en coule à flots, à tel point que les uns et les autres cherchent à en profiter. Mais point de public à déguster les produits proposés, souvent médiocres, ne dépassant pas quelques rares représentations, désertées par des spectateurs peu enclins à cautionner ce type de choses.

Que se passe t-il concrètement dans l'univers « culturel » algérien ? Pourquoi continue t-on à nier les évidences en n'arrêtant pas d'ânonner que tout va bien dans le meilleur des mondes. Tout le monde soutient, surtout en aparté, même ceux qui profitent aisément de la rente, que la situation vire au tragique. On ne cesse, au niveau du ministère de la culture, d'aligner des chiffres de pièces, de films et de livres produits sans aller au fond des choses, interroger réellement les produits dont il est question et le niveau de leur diffusion, en exposant la billetterie et le nombre de salles susceptibles d'accueillir les films qui n'ont parfois d'algériens que le nom puisque produits ailleurs. On sait qu'un film acquiert la nationalité de son producteur. Absence de salles de cinéma et de structures de cinéma, théâtres fonctionnant comme des administrations, galeries d'art trop rares

Aujourd'hui, les festivals pullulent. Souvent sans objectifs. Comme d'ailleurs certains colloques se passant devant des salles clairsemées alors que de nombreux invités étrangers étaient conviés, totalement pris en charge. Dans de nombreux cas, des «invités» sans CV sérieux, alors que des Algériens connus et reconnus sont exclus. Est-ce une volonté délibérée de pousser les nationaux à l'exil ? Interrogation légitime. Qu'apporte un «événement» littéraire ou artistique quand il est organisé simplement pour faire une sorte de comptabilité administrative excluant le public qui ne compterait pas et qui pourrait payer sa place quand il y a un beau spectacle ? Jusqu'à présent, les festivals et les rencontres artistiques sont organisés sans une préalable définition d'une démarche cohérente et d'objectifs clairs. Des semaines culturelles, bouffeuses d'argent, trop mal conçues, ne fonctionnent que comme des chiffres comptables bons à gonfler le cahier d'activités d'un ministère de la «culture» réduit à la fonction presqu'exclusive d'organisateur de festivals. Cette singulière situation montre le peu de sérieux qui marque le territoire culturel et touristique frappé d'une sorte d'anarchie et de gabegie indéfinissables.

A quoi sert un festival ? Quels sont ses moyens de financement ? Quels sont ses objectifs ? C'est à partir des réponses sérieuses données à ces questions qu'on envisage de mettre en œuvre la préparation d'une manifestation qui absorbe de l'argent et qui ne peut nullement être exclusivement considérée comme une opération de prestige. Cette propension à vouloir organiser des manifestations sans déterminer au préalable les champs possibles de rentabilité, symbolique et/ou matérielle ne participe nullement d'une bonne gestion de la chose publique. Cela relèverait de la dilapidation des deniers publics, pour reprendre les propos repris par El Khabar. Comment est-il possible d'organiser un festival international de cinéma dans un pays où il n'y a même pas de salles ou de structures de cinéma dissoutes dans les années 90 sans espaces de substitution ? Les instances organisatrices oublient souvent que l'argent utilisé appartient à la communauté et que le fait d'être ministre, directeur ou commissaire ne lui permet pas, en principe, d'user de son autorité, en prenant des décisions injustifiées. Les responsables devraient rendre compte de leur gestion. On se souvient de la réaction du ministère de la culture et de l'office national de la culture et de l'information (ONCI) par rapport aux artistes égyptiens et de certains journalistes, suite au match de foot Algérie-Egypte où il était dit que certains invités ne méritaient pas d'être honorés et présents. Quels sont les critères déterminant telle ou telle invitation ? La question ne devrait nullement se poser en termes de nationalité. L'Egypte et l'Algérie restent deux grands pays, ayant des ressources culturelles particulières et un certain nombre d'intellectuels autonomes, respectables. L'Egyptienne, Samiha Ayyoub s'est vu inviter à quatre reprises, avec accompagnatrice, au festival national du théâtre professionnel. Elle avait même fait le voyage, avec sa coiffeuse, frais payés par l'Algérie, Le Caire-Rome-Alger. On peut décidément tout se permettre. Des hommages sans fin à des acteurs ou à des critiques étrangers souvent peu connus, venus en touristes, ne pouvant nullement permettre à l'Algérie de redorer un blason déjà très affecté, à tel point qu'un poète libanais a vivement réagi dans «El Khabar» contre «Okadiat echi'r» organisé par l'ONCI, qui dépenserait beaucoup d'argent, selon lui, pour inviter des poètes obscurs auxquels on accolait le nom d'un pays. Comme beaucoup de troupes de théâtre qui passent ici, ou ces «critiques» participant à des colloques sans préparation sérieuse, consommant énormément d'argent. L'Algérie a beaucoup de fric pour ce type de manifestations qui ne semblent pas profiter à une «culture» déjà agonisante.

Les différents festivals organisés, abstraction faite de la distribution des jeux de rente à des commissaires nommés, souvent au-delà de leurs responsabilités de directeurs de structures publiques, déjà appointés, donnent à voir une image peu reluisante de notre pays. Dans un catalogue de l'année de l'Algérie en France, le FLN de la guerre de libération est qualifié de repaire de terroristes. Personne n'avait réagi. Alger, capitale de la culture arabe a vu la réaction de «cadres du ministère de la culture» dans un écrit rendu public sur Internet dénonçant de graves préjudices. Le festival panafricain aurait dépassé les 150 millions d'euros. Une question légitime se pose : comment avait été dépensé l'argent public durant ces manifestations et qui en a profité ? Comment se sont opérés les invitations et la répartition des enveloppes financières ? Concrètement, qu'ont apporté ces rencontres sur les plans symbolique et matériel à notre culture ? Ont-elles profité aux Algériens, à l'université ? Les colloques ont-ils été organisés en procédant à des appels à communications, évitant par là la médiocrité et les jeux du renvoi d'ascenseur ? Toutes ces questions mériteraient des réponses précises. Parce qu'il s'agit de l'argent public. Cela aiderait à la transparence et permettrait peut-être, la rectification de certaines choses. Actuellement, se tient un «festival international du théâtre», à Alger, procédant de la même logique rentière, avec deux présidents et un commissaire, appointés et beaucoup d'argent à dépenser, programmant quelques troupes trop peu connues que quelques uns des journalistes, parfois grassement payés par les services des festivals pour leur collaboration, foulant ainsi aux pieds l'éthique et la déontologie journalistique, n'arrêtant pas de porter au comble de la perfection tout ce qui vient de leur bailleur de fonds, sans aucun esprit critique. Nous ne pouvons parler de ces productions que nous n'avons pas eu le privilège de voir, mais Internet permet désormais de jauger le parcours de ce type de structures. Pas d'appels à communications, ni choix rationnel de troupes. Que gagneraient nos artistes dans ce type de gymnastique trop peu rentable où il est désormais une tradition qu'une pièce du co-président du festival et du TNA soit présente dans ce type de manifestations? On croirait qu'à la faveur du poste occupé par M'hamed Benguettaf, tout le monde découvre enfin les qualités de ce comédien qui s'essaye depuis longtemps, grâce à Mustapha Kateb, au jeu de l'écriture. Des hommages avaient été programmés, mais certains invités avaient refusé de cautionner ce type de rencontre trop peu sérieuse. Ariane Mnouchkine, du théâtre du Soleil, une extraordinaire femme de théâtre, l'une des plus grandes voix du théâtre d'aujourd'hui, rejette gentiment l'invitation. C'était tout à fait prévisible. Cette désastreuse situation marque tout le territoire culturel qui vogue sans aucun projet clair et cohérent.

Il serait utile de revoir le fonctionnement des entreprises culturelles et des démarches suivies jusqu'à présent par les pouvoirs publics, trop intéressés par une sorte de gymnastique de chiffres à aligner, occultant la question très actuelle du public tragiquement absent des travées de la représentation artistique et littéraire. La gestion des espaces laisse sérieusement à désirer. De véritables ouvertures au monde et à l'université, favorisant des interrogations sur la nature du théâtre à faire et promouvant une sérieuse politique, loin de ces rencontres dites pompeusement de formation organisés par certains théâtres régionaux, est à entreprendre. Ainsi, tous les métiers devraient être encouragés, permettant une meilleure connaissance d'arts vivants fonctionnant comme des machines cybernétiques, pour reprendre Roland Barthes. Faut-il continuer dans la même démarche qui fait de certains théâtres sans spectateurs payants, les lieux où se multiplient les « festivals » (un cachet pour le dirlo), où le « patron » se métamorphose en directeur de la production (un autre cachet, une première dans le monde) et où on se sucre en frais de mission intégraux ? Faut-il accepter que l'Algérie soit privée d'images après la disparition des structures publiques de cinéma ? Est-il normal de « post-produire » un film sorti deux ans avant pour l'introduire dans une manifestation ? Est-il correct d'éditer dans le cadre d'un festival des livres mal traduits, d'ailleurs absents des librairies? Serait-il rentable de bouder la Safex pour organiser le salon du livre sous un chapiteau ?

L'Algérie a besoin d'un véritable projet culturel permettant la redécouverte du public et la définition précise d'objectifs pouvant fournir au pays la possibilité de donner à voir une autre image marquée par la mise en œuvre d'un discours et d'attitudes citoyens où l'exclusion serait bannie et la liberté de parole respectée. Ainsi, ne serait-il pas temps d'ouvrir un débat national sur les questions culturelles et de penser sérieusement au problème du public sans lequel aucune activité artistique ou littéraire n'est crédible. Quel théâtre faire ? Quel cinéma devrait-on mettre en œuvre ? Quelle politique éditoriale est-elle possible aujourd'hui ? Comment devrions-nous encourager la peinture ? Ce sont autant d'interrogations pouvant articuler de véritables discussions mettant en scène le présent et le devenir de pratiques artistiques et littéraires vivant actuellement de sérieuses crises. Ce serait une bonne chose, au-delà de discours redondants, de récupérer des pans de notre mémoire culturelle en favorisant la mise en place de structures spécialisées. Ce travail fondamental n'est pas encore réalisé par les pouvoirs publics qui devraient s'y atteler le plus vite possible tout en redéfinissant les contours des espaces institutionnels et législatifs. Ainsi, seraient redéfinies les prérogatives des « coopératives », trop floues, parfois nées uniquement pour bénéficier de la manne des subventions accordées dans une totale opacité. Autre chose : le plagiat fait des ravages. Nos écrits et nos conférences sont l'objet de quelques actes de pirateries par quelques « critiques » qui devraient, au moins, avoir la correction de citer le nom de l'auteur.

Mais dans ce contexte chaotique, évoluent heureusement quelques belles hirondelles dans une saison trop maussade, comme ces clubs littéraires et de cinéma de Bejaia, apportant un baume au cœur, en touchant un très large public, ou des associations comme celle de Bordj Bou Arreridj, Tedj, ou ces jeunes de Sedrata qui, même enterrés dans un environnement peu amène, sont là, présents, ou ces rares journalistes, à l'instar de l'excellent Said Khatibi d'El Khabar

Source Le Quotidien d’Oran Ahmed Cheniki

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 23:57

L’enseignement de Tamazight généralisé à partir de 2015/2016

printemps berbere

La rentrée scolaire 2010/2011, s’est déroulée dans des conditions “normales” à Tizi Ouzou. C’est du moins, la conclusion du rapport de la commission de l’Education, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur présenté, hier au cours de la session ordinaire de l’APW de Tizi Ouzou consacrée à l’évaluation de la rentrée scolaire, de la formation professionnelle ainsi que les réalisations dans les secteur de l’Action sociale, la Culture et la Santé.
L’un des faits marquants de la rentrée scolaire de cette année est indéniablement, est la généralisation de l’enseignement de la langue amazighe dans les 513 écoles primaires que compte la wilaya soit un taux de 100%.
L’enseignement ne touchera par contre que 137 CEM sur les 170 dont dispose Tizi Ouzou alors que l’encadrement existe en qualité et en quantité puisque le Département de langue et culture amazighes forme annuellement des centaines de licenciés condamnés à subir les affres du chômage.
La direction de l’Education a, dans ce sillage, indiqué que Tamazight sera enseigné dans tous les collèges, à compter de la rentrée scolaire 2012-2013, pour le premier palier pour se généraliser par la suite, aux autres niveaux.
Pour le secondaire, il y a lieu de retenir le chiffre de 58 postes budgétaires ouverts pour l’enseignement de la langue amazighe soit une augmentation de 38% par rapport à l’année précédente.
Un taux de scolarisation de 96% à Tizi Ouzou
Sur un autre registre, le rapport présenté hier par la direction de l’Education fait ressortir un taux de scolarisation avoisinant les 96% à Tizi Ouzou, ce qui est bien évidemment important au regard des chiffres réalisés dans d’autres wilayas du pays.
Cependant, il y a lieu de soulever le manque en cantines scolaires dont souffre, malheureusement, certaines localités à l’image de Tizi N’Tleta, dans la daïra des Ouadhias où certains établissements ne sont même pas dotés de structures du genre ce qui aurait pu éviter aux bambins des déplacements particulièrement cette année où l’emploi du temps ne donne, dans certains cas, que 45 petites minutes de pause aux élèves.
Revendiquée à plusieurs reprises par les parents d’élèves, l’école primaire de Tassoukit, à Aït Abdelmoumène continue, malgré les promesses de ceux, qui ont la charge du dossier au niveau de la direction de l’Education, de fonctionner sans cantine scolaire au grand dam des enfants scolarisés contraints à, parfois, à faire l’impasse sur le repas de midi au vu de l’éloignement du domicile parental.
Interrogé sur ce cas, un employé de la direction en charge de l’équipement des cantines, n’a pas été en mesure d’apporter des réponses. S’éclipser face à des doléances citoyennes n’est-il pas la pire attitude d’un responsable de surcroît élu au sein de l’assemblée ? A titre illustratif, le taux des élèves bénéficiaires de la restauration au niveau des CEM est de 59% alors que pour les lycées contre 65% au secondaire.
C’est dire que des efforts restent à faire pour satisfaire les besoins exprimés sur le terrain. Cinq communes de la wilaya de Tizi Ouzou bénéficieront bientôt de la réception de nouvelles cantines scolaires. Il s’agit de Tadmaït, Aït Khellili, Akbil, Fréha et Zekri. Quatre autres nouveaux CEM et cinq demi-pensionnats seront réceptionnés avant la fin de l’année en cours.
Au chapitre des indemnités, le rapport de la direction de l’Education fait état du règlement de la situation financière pour les salaires des mois de septembre et octobre ainsi que la prise en charge de la situation des vacataires et autres contractuels pour un montant de 500 millions de dinars.
Ces régularisations dont certains remontent à plusieurs années concerneront 39 611 cas ont été recensés par la commission de wilaya chargée du dossier.
La commission de l’APW a relevé, par ailleurs quelques exemples pour illustrer l’état dans lequel patauge des établissements scolaires de la wilaya. C’est le cas de l’école de Makouda où la commission a eu à prendre connaissance des dures conditions d’enseigner dans des baraquements en préfabriqué délabrés. A Tizi Rached, le CEM a été le théâtre d’un drame qui a coûté la vie à une enfant de 14 ans en “faisant une chute dans la cour”. Dans ses réponses, le premier responsable du secteur à Tizi Ouzou a souligné que les causes du décès n’ont “rien à voir avec la cour, elle est morte suite à un arrêt cardiaque”, dira-t-il. Des lycées de la wilaya souffrent, relèvent la même commission, d’un cadre environnemental dégradé. C’est le cas de le dire pour le lycée de Tizi N’Tleta qui souffre à ce jour de la “présence” d’une décharge sauvage à proximité de l’établissement, un danger pour la communauté du lycée qui ne comprend pas pourquoi le traitement d’un problème menaçant la santé publique s’éternise.
Des élus de la formation d’Aït Ahmed ont soulevé également la problématique du “poids” insupportable du cartable ce à quoi le directeur de l’Education rétorquera : “Les parents ne doivent pas acheter par exemple, des cahiers de 148 pages en préconisant aux parents l’achat de cahiers de 48 pages”. “Quelles drôles de réponses !”, fera remarquer un élu de l’opposition. Aujourd’hui, c’est le secteur de la Solidarité et de l’Action sociale, qui sera passé au peigne fin par les membres de l’Assemblée populaire de wilaya.
Source La Dépêche de Kabylie

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 23:14

Humour - La jolie institutrice

precoce

 

La jolie institutrice est préoccupée par un de ses élèves dont les résultats devenaient chaque jour plus mauvais. Elle prend l'élève à part et lui demande :
- Alors Toto, dis-moi, pourquoi tes résultats sont-ils plus mauvais chaque jour ?
- C'est parce que je suis amoureux, mademoiselle, répond le petit Toto. Refrénant son envie de rire, elle demande tout de suite :
- Et de qui es-tu amoureux Toto ?
- DE VOUS mademoiselle, lâche Toto, tout heureux d'avoir craché le morceau.
- Mais Toto, continue-t-elle doucement, ne vois-tu pas que cette situation est ridicule ? Un jour, c'est vrai que j'aimerais bien trouver un mari, mais en tous cas, je ne veux pas d'un enfant !
- Oh, ne vous en faites pas, la rassure Toto, je mettrai un préservatif !

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 17:34

Algérie - Internet à haut débit - 2 millions d’accès à la fin 2011

google-copie-1.jpg

 

M’hamed Dabbouz, DG par intérim d’Algérie Télécom (AT), a abordé hier la question de la convergence fixe mobile non seulement comme une technologie à déployer mais aussi comme un challenge. Préalablement à cette phase, le patron d’AT a argumenté l’importance d’un plus grand déploiement de l’Internet à haut débit et surtout l’amélioration de la qualité. En marge de la rencontre nationale des directeurs des systèmes d’information (DSI) organisée hier au siège d’AT,
M. Dabbouz a annoncé aussi qu’à la fin 2011 l’Algérie enregistrera 2 millions d’accès Internet haut débit avec l’ambition d’atteindre en 2014 les 6 millions d’abonnés comme prévu dans le cadre du programme quinquennal.
Une projection plutôt démesurée par rapport à l’état actuel dans lequel se trouve l’Algérie. Autrement dit, un secteur très peu développé ou en deçà des attentes comme estimé par un rapport émanant du cabinet Oxford Business Group en 2009. Malgré des chiffres prometteurs, la situation n’a guère évolué du moins pas au rythme souhaité, et ce, malgré tous les moyens dont disposent le pays. M. Dabbouz, plutôt optimiste, parle d’avancées conséquentes notamment depuis le lancement du Msan (nœud d’accès multiservice) qui donnerait une connexion de haut débit, de meilleure qualité avec la possibilité d’atteindre les 20 mégas pour les professionnels et 8 mégas pour les résidentiels, mais pas seulement.  En plus d’Internet, c’est aussi une technologie qui offre plusieurs services à valeur ajoutée dont l’IPTV, la visioconférence, la visiophonie, des lignes spécialisées et des contenus multimédias comme le gaming et la  HD vidéo. Destiné en premier lieu à désenclaver les localités dépourvues du téléphone et des services Internet ainsi que les quartiers fortement touchés par les perturbations à répétition de la connexion, le réseau Msan est actuellement déployé à travers cinq wilayas, à savoir Alger 100 000 accès, Oran 100 000, Constantine 100 000, Chlef 50 000 et Sétif 50 000.
La première phase de mise en place de cette technologie acquise chez les fournisseurs chinois ZTE et Huawei porte, en effet, sur 400 000 équipements dont 123 500 accès déjà disponibles. à Alger, 24 500 accès ont été installés à travers 82 sites et 15 000 lignes sont prêtes à la commercialisation à travers plusieurs localités dont Batalha et Chrarba qui bénéficient chacune de 1 000 accès et Heaoua de 1 500 lignes. Le nouveau centre commercial de Bab-Ezzouar, situé dans le nouveau quartier des affaires d’Alger raccordé par 1 500 équipements Msan, était la première infrastructure à bénéficier de cette nouvelle connexion dont profite aujourd’hui donc un peu plus de 1 000 clients algérois.
En attendant la généralisation avec toute l’équité requise pour les régions enclavées, il n’est pas question de négliger les autres aspects. Les systèmes d’information participent aussi et directement à la création de valeur et sont une source d’innovation. Les échanges entre DSI permettront d’ailleurs de structurer et coordonner la demande et surtout d’avoir suffisamment de poids pour imposer aux fournisseurs des conditions plus avantageuses. Ils doivent aussi permettre de dynamiser le marché local et l’industrie des Tic.
Des arguments qui ont poussé le ministère de tutelle à initier le processus de création d’un espace de concertation des DSI des entreprises et autres administrations algériennes.

Source Liberté Nabila Saïdoun
Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 17:26

Algérie - Autoroute Est-Ouest - Des sociétés algériennes exigent des comptes des Chinois

trancon alger constantine

 

Chèques sans provisions, factures non réglées, arnaque, responsables introuvables, les Chinois de l’entreprise Citic/CRCC Ouest, chargés de réaliser la partie ouest de l’autoroute Est/Ouest, sont accusés d’avoir ruiné une trentaine de sociétés algériennes.
En effet, depuis 15 mois que lesdites sociétés de transport, de matériaux de construction et de location d’engins, n’ont pas touché un sou. Plus grave encore, les Chinois ont même délivré des chèques sans provision (dont nous détenons des copies) qui se chiffrent en milliards de dinars. Pas moins d’une trentaine de sociétés se retrouvent, du jour au lendemain, ruinées par une entreprise chinoise indélicate sans que le ministère des Travaux publics n’intervienne pour sauver ce qui peut l’être afin d’éviter le pire. “Pour le moment nous organisons un sit-in devant le siège de la direction générale de la Citic/CRCC située à El-Kerma-Oran pour trouver une solution à la situation. Mais, face au mutisme des responsables chinois, dans une semaine nous passerons à la deuxième phase en bloquant les quatre chantiers de l’entreprise chinoise qui se trouvent dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès”, déclarent les patrons des sociétés victimes de l’arnaque avant d’ajouter :  “Regardez cette première liste de 16 sociétés seulement, les montants dus s’élèvent à 33 milliards de centimes. Nous n’avons plus rien pour nourrir nos enfants et pour payer nos ouvriers. Nous sommes de petites entreprises”. Arrivés sur les lieux, nous avons pu constater la détresse des protestataires groupés devant une tente qu’ils ont dressée en face du siège de la direction générale de l’entreprise chinoise, et apparemment ils sont décidés à faire valoir leurs droits.
Cependant, ni les autorités locales, ni ceux chargés de défendre les droits de nos entreprises  ne sont venus prêter main forte aux victimes de l’escroquerie puisque c’en est une. “Oui, c’est une escroquerie. Nous avons des chèques et après ? Qui va nous ramener notre argent puisque les responsables chinois sont introuvables et leur compte bancaire est vide. Il y’a aussi des dizaines de factures non réglées. Le service fait a été accordé il y a 15 mois mais aucun interlocuteur du côté chinois n’est venu s’expliquer. Nous lançons un appel de détresse à notre ministre Amar Ghoul pour nous sauver des griffes des Chinois”, lancent les victimes, la rage au ventre.

Source Liberté Noureddine Benabbou
Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0