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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 23:15

Algérie - 4e édition de la fête du miel - Rendez-vous à Cherchell

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Le potentiel mellifère est très important dans cette wilaya côtière du Centre du pays.

Pour cette année, la Chambre de l’agriculture et la direction des services agricoles de la wilaya de Tipasa ont délocalisé la 4e édition de la Foire au miel, pour qu’elle se tienne à Cherchell. «Nous avons préféré que la fête du miel soit itinérante à partir de cette année, déclare le secrétaire général de la Chambre de l’agriculture, M. Benzehra, pour vulgariser et sensibiliser les familles, les citoyens d’une manière générale, sur l’apiculture au sens le plus large et les sensibiliser sur l’aspect social, économique et environnemental du travail des abeilles.»

Cette manifestation se tiendra à la maison de jeunes de Cherchell du 25 au 30 octobre. «Effets thérapeutiques du miel», «Traçabilité du miel», «Lutte contre les maladies des abeilles»  tels sont les thèmes de conférences qui seront animées respectivement par le Dr. Bouchareb (Blida), le président de l’Association des apiculteurs de la wilaya de Blida et le président de l’Association des apiculteurs de la wilaya de Tipasa.

Les visiteurs auront l’occasion de côtoyer les apiculteurs des wilayas d’Alger,  de Tipasa et de Blida qui viendront exposer et vendre leurs multiples produits, dont seules les abeilles détiennent le magnifique secret.

Cette fête sera une autre opportunité non seulement pour les apiculteurs qui échangeront leurs expériences, mais également un rendez-vous pour les agriculteurs qui tireront profit de leurs rencontres avec les apiculteurs, afin de renforcer leurs liens.

En effet, la transhumance des abeilles est une initiative engagée par la CAW de Tipasa qui s’est avérée concluante.

L’apiculture est un créneau qui crée de l’emploi, d’autant plus que le secteur de l’enseignement professionnel et la Chambre de l’agriculture forment des apiculteurs et des apicultrices.

Dans le cadre du PPDRI, des ruches pleines sont distribuées aux apiculteurs diplômés. La wilaya de Tipasa compte atteindre 18 000 ruches dans 3 ans, alors qu’actuellement, il  en existe 13 000 qui produisent environ 700 q de miel par an. Malheureusement, la wilaya de Tipasa n’a pas encore identifié l’ensemble de ses apiculteurs. 

Source El Watan M'hamed Houaoura

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 23:07

Algérie - Eradication des marchés informels à Alger Le début de la fin du trabendo ?

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Délocalisation n Avec la fermeture du marché de Bachdjarah, c’est une nouvelle page qui s’ouvre pour ce quartier, qui a connu durant de longues années un tapage incessant, des vols à la tire et même des crimes.
C’est un grand soulagement que les habitants du quartier avoisinant le marché informel de Bachdjarah ont exprimé à l’annonce de sa fermeture. «La délocalisation de ce marché est une bouffée d’oxygène pour nous», lance un retraité habitant un immeuble à proximité de ce marché. «Avant, on ne pouvait ni ouvrir nos fenêtres ni se permettre de prendre l’air sur nos balcons à cause du tapage et du brouhaha qui duraient du lever au coucher du soleil», ajoute-t-il. Plus aucune trace du marché qui a asphyxié plusieurs années durant Bachdjarah.
Le quartier est désormais «aéré», la circulation automobile fluide et les piétons circulent plus librement. Etals, brouhaha, embouteillages, tout a disparu. «Nous avons souffert pendant plusieurs années de la présence de ce marché informel qui a fait de nos vies un enfer», confie hadj Tahar, 67 ans, un habitant du quartier. «Là où l’argent circule au milieu de beaucoup de monde, on voit toujours des disputes, des agressions, des vols, etc. Mais vu que le marché n’est plus qu’une histoire ancienne, je suppose que les interventions de la police ont sensiblement diminué», note avec un grand sourire hadj Tahar. Du côté de la sûreté de daïra, à la question de connaître les retombées de l’éradication de ce marché sur la situation sécuritaire dans la région, on apprend que ce type d’informations ne peut être divulgué que sur autorisation de la Dgsn. Ainsi nous a-t-il été conseillé de nous adresser au Commissariat central pour obtenir des informations sur le sujet. Alors qu’on s’attendait à les voir exprimer une grande joie, plusieurs commerçants du quartier ont affiché, bien au contraire, un franc mécontentement. Ils disent avoir perdu leur clientèle habituelle et s’inquiéter pour l’avenir. «Notre activité commerciale est en chute libre depuis la fermeture du marché», annonce un commerçant. «Avant, beaucoup de gens affluaient des localités d’Alger pour s’approvisionner en différents produits. Maintenant, il n’y a plus personne qui vient», explique-t-i. «Personnellement, je préfère la concurrence déloyale que nous imposaient les commerçants de l’informel plutôt que cette situation. Notre activité n’est plus comme avant», avoue un autre commerçant. «Je souhaite voir ce marché réhabilité», confie-t-il. Au cours de notre reportage, nous apprenons qu’il était prévu l’installation d’un marché de proximité à la Cité les Palmiers à Oued Ouchayeh, mais que les jeunes vendeurs avaient décidé de ne pas s’y installer. «Qui acceptera d’aller jusqu’à cette cité en retrait de la ville ? Les gens qui venaient à l’ancien marché craignaient pour leurs vies. Ils ne se déplaçaient pas dans la cité de La Glacière. Il faut que la sécurité soit assurée aux clients ainsi que des conditions de travail adéquates aux vendeurs», précise un riverain. Ces craintes et appréhensions sont d’autant plus justifiées qu’un crime a été perpétré dans ce même quartier quelques jours seulement avant la délocalisation du marché. «Une personne a été tuée pour... un portable», raconte un habitant du quartier, qui ajoute : «Ce crime n’était pas un acte isolé. Il ne se passait pas un jour sans qu’une dispute éclate ou qu’on assiste à une bagarre, un vol à la tire ou carrément un braquage... C’était là notre lot quotidien.»

Source Infosoir Madjid Dahoumane

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 23:00

Algérie - Blocage dans le financement des projets Ansej et CNAC - Les banques incriminées

banque-badr-alger.jpg 

Tayeb Louh s’en est pris vertement à certaines banques, les accusant de vouloir torpiller le plan d’action pour la promotion de l’emploi et la lutte contre le chômage.

Le financement des projets dans le cadre des dispositifs de l’Ansej et de la CNAC bute sur le refus de certaines banques, déplore Tayeb Louh, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Intervenant au cours d’un point de presse improvisé en marge du regroupement national des cadres de l’emploi des wilayas du Centre, organisé au siège de son département, Tayeb Louh s’en est pris vertement à certaines banques, les accusant de vouloir torpiller le plan d’action pour la promotion de l’emploi et la lutte contre le chômage. «Le financement des projets des jeunes est hypothéqué par certaines agences bancaires. Les responsables de ces agences avancent le prétexte des mesures prudentielles. Ce qui n’est pas normal puisque des garanties leur ont été offertes», a-t-il dénoncé, en pointant du doigt particulièrement la BADR, comme étant l’établissement bancaire où les blocages y sont importants.

La problématique du financement des projets des jeunes dans le cadre des deux dispositifs ne date pas d’aujourd’hui, díaprès le ministre. Déjà en 2008, un comité interministériel, en présence des responsables des banques, síest réuni pour lever ces contraintes, rappelle líorateur. «La réforme a concerné l’unification des deux dispositifs, le montant fixé donc à 5 millions de dinars a augmenté pour atteindre 10 millions de dinars, semblable à celui de l’ANSEJ. Comme nous avons mis en place un fonds  de garantie des crédits aux PME et nous avons exigé des banques de ne pas dépasser les délais de deux mois pour le traitement des dossiers, comme l’exige la loi», précise le ministre.

Ces réformes visaient la facilitation du financement des projets inscrits au niveau des deux dispositifs, note-t-il. Finalement, presque deux ans après la mise en place du plan d’action pour la promotion de l’emploi et la lutte contre le chômage, les choses ont peu ou prou bougé. «Le problème persiste toujours. Le traitement des dossiers dépasse le délai légal. Il se trouve même que des responsables de certaines agences bancaires veulent même créer leur Etat au niveau des wilayas et agissent à leur guise. Ce n’est pas normal qu’ils bloquent un des programmes du gouvernement», peste Tayeb Louh, non sans indiquer que l’Etat ne va pas fermer les yeux sur ces blocages. «Je serai intransigeant dans le cadre de la loi», menace le conférencier, en exigeant de ses cadres au niveau local de dresser des rapports circonstanciés sur toutes les banques qui persistent à ne pas financer les projets des jeunes demandeurs de crédits dans le cadre des dispositifs Ansej ou CNAC.

Et c’est sur la foi des ces mêmes rapports qu’il compte agir pour débloquer la situation. Interrogé sur le taux de refus des banques, le membre du gouvernement n’a pas souhaité y répondre, se contentant de dire par contre que le taux de non- remboursement des crédits par les jeunes ayant contracté des crédits bancaires est moins élevé comparativement aux taux de crédits accordés par les banques. «Une preuve de plus que certaines banques ne pourront pas faire valoir comme un alibi pour refuser ou bloquer des dossiers», souligne le ministre.

Source El Watan Hocine Lamriben

Le Pèlerin

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 21:35

France - Georges Frêche est décédé

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Avant propos

J’aime les gens qui vont jusqu’au bout de leurs idées, sortent des sentiers battus sans toutefois sombrer dans l’exagération

Georges Frêche aura été surement un bon maire de Montpellier, un remueur de consciences

Les Tabous, il s’y asseyait dessus à une époque ou ces tabous paralysent toute notre activité et notre ingéniosité

Naturellement je n’étais pas toujours d’accord avec ses initiatives mais avec lui on ne risquait pas de s’endormir

Ave c lui on ne risquait pas de s’endormir en politique soporifique…

La France a besoin de bâtisseurs, et de gens qui vous fassent réfléchir sur les problèmes de notre temps

Le Pèlerin

Le président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon avait 72 ans...

Le président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon Georges Frêche est décédé, selon Le Midi Libre. Selon le sénateur Robert Navarro, il est décédé d'un arrêt cardiaque.

L'ancien maire de Montpellier avait été réélu en mars à la tête à la tête du conseil régional de Languedoc-Roussillon, après avoir largement dominé le second tour du scrutin des régionales, réunissant 54,19% des suffrages, devant l'UMP (26,43%) et le FN (15,67%).

La campagne avait été marquée notamment par son bras de fer avec le PS, qui l'avait déjà exclu de ses rangs en 2007 pour ses dérapages verbaux et lui avait opposé une liste conduite par Hélène Mandroux, maire de Montpellier.

Né en 1938, dans le Tarn, il est élu député en 73, maire de Montpellier en 1977 puis président de la région en 2004.

Réputé pour ses prises de position controversées et ses déclarations à l'emporte-pièce, Georges Frêche est aussi l'homme qui a développé la ville de Montpellier, au prix de la mise en place d'un système parfois décrié.

En février dernier, il était venu répondre aux questions des internautes dans les locaux de 20minutes.fr au cours d'un chat et d'une interview vidéo:  Il n'avait d'ailleurs pas résisté à lâcher une petite provocation:

Des hommages en demi-teinte

Les réactions n'ont pas tardé dès l'annonce du décès du président DVG de la région Languedoc-Roussillon...

L'ancien numéro un du PS, François Hollande, a rendu hommage dimanche soir à Georges Frêche, décédé d'un arrêt cardiaque, en saluant «un bâtisseur et un visionnaire pour sa ville et sa région». «Georges Frêche était une forte personnalité. Il avait une conviction telle qu'il pouvait déplacer des montagnes, ce qu'il a fait pour sa ville de Montpellier et sa région. Il était un bâtisseur et un visionnaire pour sa région et sa ville et de ce point de vue-là, il laissera une trace», a-t-il dit à l’AFP.

Pour l'ancien premier secrétaire socialiste, qui avait prononcé son exclusion du PS en 2007, Georges Frêche avait usé de «sa liberté» quitte «à choquer et blesser même» quand «il ne mesurait pas toujours ses propos». Un sentiment révélateur de la vie de Georges Frêche. Mais, a-t-il ajouté, «il était d'une grande intelligence et d'une grande sensibilité».

L'actuelle première secrétaire du PS, Martine Aubry, qui s’était violemment opposée à Georges Frêche allant jusqu’à l’exclure du PS et à présenter contre lui une liste socialiste aux régionales a salué dimanche la mémoire de Georges Frêche, «un grand élu visionnaire et bâtisseur dont le nom restera à jamais lié à Montpellier et à sa région. Au-delà des désaccords que nous avons pu avoir, je souhaite me souvenir d'un homme courageux et engagé», ajoute-t-elle dans un communiqué.

Pour le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, Georges Frêche était aussi «un homme politique qui a compté dans sa région, avec une forte personnalité». «Malheureusement, a-t-il ajouté à l’AFP, il y avait eu dans les dernières années des dérives et il avait tenu des propos condamnables que nous n'avons pu cautionner ni accepter, et qui avaient conduit à une rupture entre lui et nous dans la région.»

Ségolène Royal, que Frêche avait soutenue en septembre 2008 contre Martine Aubry, a également rendu hommage au grand élu local. «Au-delà des polémiques, Georges Frêche restera un grand élu local qui a donné sans compter son énergie au développement des territoires que les électeurs lui ont confiés depuis 1973. En se battant sans relâche pour le développement économique et urbanistique de Montpellier, il a fait de cette ville la grande cité qu'on connaît aujourd'hui», explique-t-elle dans un communiqué.

René Revol, représentant du Parti de Gauche dans l'Hérault et rival de Georges Frêche pendant les régionales. «Je salue la mémoire de Georges Frêche moi qui étais toujours opposé à sa politique. Il a été un grand maire de Montpellier mais c'est entaché par une fin de règne mégalomane.»

Le maire de Montpellier et ex-rival de Georges Frêche aux régionales Hélène Mandroux était partie en début de week-end au Japon. D'après son service de communication «elle rentre dare-dare».

A droite, les élus locaux ont également fait part de leur tristesse, insistant plus sur la force de l’homme que sur les controverses qu’il a pu susciter.

Jacques Domergue, député UMP de l'Hérault. «Georges Frêche est décédé, c'est le Languedoc-Roussillon qui est en deuil. Il avait un cœur fatigué, tout le monde savait qu'il partirait d'un coup. C'est un homme qui a marqué notre territoire, il est parti avant d'avoir organisé sa succession. Il va laisser un grand vide. J'avais beaucoup de respect pour Georges Frêche que j'ai battu pendant les élections, ce qu'il n'a jamais accepté. Je ne savais même pas qu'il était rentré de Chine. Ce voyage n'était pas l'idéal. Je pense que s'il devait avoir un regret, c'est de n'avoir jamais été reconnu au plan national. C'était un baron local. Il se voyait ministre de l'Intérieur du temps de Jospin en 2002. On est sous le choc.»

Jean-Pierre Grand, député-maire de Castelnau-le-Lez (UMP). «Cela faisait 27 ans que je travaillais pour l'agglomération avec Georges Frêche en parfaite intelligence et avec une vision commune de la politique. L'homme était hors-du-commun, sous une certaine brutalité, il y avait de l'humanité. L'homme de culture et le politique ne faisait qu'un et c'est pour ça qu'il était souvent mal compris.»

Arnaud Julien, président UMP de l'Hérault. «Il y a une page de l'histoire de notre région qui se tourne. Ce que je garderais, c'est le bâtisseur, l'homme qui a fait exploser Montpellier, qui lui a permis d'être une mégapole.»

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 19:08

Naftal achève les travaux de cinq stations mobiles

projet de station service

Distribution du carburant sur l'autoroute Est-ouest

 

Cinq stations mobiles de distribution d’essence sont prêtes. Installées par Naftal au niveau des échangeurs de l’autoroute Est-Ouest – Tadjenant, Bourached, Oued Sly, Yellel et de Sidi Ali Bousidi – elles seront inaugurées incessamment.

Dans six mois, Naftal achèvera la réalisation de 14 autres stations relais sur les 42 dont elle a la charge et qui permettront l’emploi de quelque 600 à 700 personnes. C’est un véritable défi que Naftal va relever en prenant en charge la réalisation des 42 stations-service tout au long de l’autoroute Est-Ouest.

C’est ce qu’a révélé le président-directeur général de l’entreprise, Saïd Akretch, dans une déclaration à El Watan, en présence de son directeur du développement, M. Rabia. Pour le premier responsable de l’entreprise de distribution de carburant, «le défi consiste à prendre en charge non seulement la mise en place des stations, mais également la viabilisation, avec l’amenée d’eau, l’électrification et l’installation du réseau d’assainissement. En fait, le gouvernement nous a donné la totalité du marché des 42 stations d’essence et relais avec tous les travaux y afférents. Nous avons achevé la mise en place de 5 stations mobiles qui doivent être mises en service incessamment  sur cinq échangeurs, à Tadjnenant, Bourached, Oued Sly, Yellel, et Sidi Ali Bousidi.

Les automobilistes y trouveront, en plus du carburant, des sanitaires. Le délai de deux mois qui nous a été imparti depuis le mois d’août expire fin octobre en cours. Nous pouvons dire que nous sommes dans les délais. Il ne reste que les finitions à terminer ces jours-ci». Ces stations, a noté M. Rabia, «sont provisoires, en attendant la réalisation dans six mois au maximum des 14 premières stations». En fait, a expliqué M. Akretch, toute la procédure de cette importante réalisation a changé. «Ce qui a nécessité le recours à d’autres sociétés et la mise en action de tous nos moyens humains et matériels», a-t-il précisé.

Durant l’été 2009, lorsque le gouvernement a décidé d’affecter la réalisation de 14 stations seulement sur les 42, il était question que Naftal ne se charge que de la structure. La préparation du terrain et sa viabilisation incombait à l’Algérienne de gestion de l’autoroute (AGA). «Au mois d’août 2010, le gouvernement a pris d’autres mesures. Naftal a obtenu la réalisation des 42 stations prévues tout le long de l’autoroute, dont 14 doivent être réceptionnées dans un délai n’excédant pas 6 mois. L’entreprise doit aussi prendre en charge tous les travaux de viabilisation des terrains d’accueil. Mais en attendant, vu l’urgence de la situation, Naftal doit installer cinq stations mobiles sur les échangeurs de manière à permettre aux automobilistes circulant dans les deux sens de l’autoroute d’y avoir accès», a noté le PDG. Des mesures qui ont été, a-t-il précisé, à l’origine de l’annulation de l’avis d’appel d’offres que Naftal avait lancé au début vu que le plan de charge a totalement changé et donc toute la procédure y afférente aussi.

«Nous avons confié les travaux de viabilisation et d’assainissement à GCB, une filiale du groupe Sonatrach spécialisée dans le bâtiment, et à Altro (ex-Sonatro). Tout se passe bien et les stations avec relais devraient être réceptionnées dans les délais, sauf imprévu», a révélé M. Rabia. Il s’agira de construire des stations relais avec des cafétérias, des salles de prière, des nurseries, des garages pour la vidange et le graissage, la réparation des pneumatiques, etc. L’autre partie, liée à la construction d’hôtels et de restaurants, toujours à la charge de Naftal, sera confiée à une autre équipe qui réfléchira aux  formules de partenariat, de gérance ou de bail.

«Le plus urgent, pour l’instant, est de mettre  à la disposition des automobilistes et le plus rapidement possible du carburant, des sanitaires et des endroits pour se reposer», a noté M. Akretch. Ce dernier n’a pas omis de mettre l’accent sur le défi que doit relever son entreprise, notamment pour respect des délais de réalisation, d’autant que c’est la première fois qu’un marché d’une telle ampleur lui est confié. «Nous avons détaché toute une équipe de jeunes, que dirige le directeur du développement qui est le chef du projet et travaille avec un comité central de pilotage composé des directeurs des finances, de la stratégie et de la planification, de l’engineering et des ressources humaines. Depuis le mois d’août dernier, cette équipe est à pied d’œuvre sept jours sur sept. Elle a finalisé la réalisation des cinq stations mobiles et est déjà lancée sur celle des 14 stations qui doivent êtres réceptionnées dans six mois», a déclaré M. Akretch, soulignant que ces 14 stations vont permettre le recrutement de 600 à 700 personnes par le biais de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM) sur la base des conditions imposées par Naftal et avec la garantie d’une formation assurée par celle-ci. Ce sont des demandeurs d’emploi des villes limitrophes de ces stations qui seront prioritaires ; les appels à recrutement ont été déjà lancés, a souligné M. Rabia.

Le PDG de Naftal a noté que son entreprise est capable de relever ce défi, même si les délais de réalisation restent trop courts.

«Nous avons une équipe de jeunes qui a mis le paquet pour réussir ce challenge et offrir aux automobilistes ce qu’il y a de plus moderne et de plus sûr. Il est vrai que les délais sont trop courts, mais nous ferons tout pour livrer les 14 stations prévues dans la première tranche au plus tard à la fin du mois de mars ou au début du mois de mai 2011. Les autres stations seront réalisées dans les mêmes délais, chaque six mois», a conclu M. Akretch

Source El Watan Salima Tlemçani

Le Pèlerin
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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 19:00

Le premier ministre l’a confirmé - L’Algérie a perdu son industrie

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Malgré quelques reprises, l’industrie se voit de plus en plus marginalisée et n’a participé qu’à près de 5% de la valeur ajoutée globale de l’année dernière, soit moins que la part des services de l’administration. Cette déclaration faite par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, devant les députés de l’APN lors de la déclaration de politique générale du gouvernement, résonne comme un aveu d’échec.

Pire, elle se situe en dernière position parmi les secteurs pour sa contribution à la création de richesses nationales. La production nationale connaît des lacunes structurelles et laisse ainsi la place à une progression envahissante des importations de toute nature. Cette situation est qualifiée dans son discours «d’anormale et d’inacceptable, alors que l’Algérie dispose d’une importante base industrielle ayant besoin de relance et de savoir-faire». Les industries manufacturières n’ont pratiquement pas connu de hausses durant plusieurs années, notamment depuis que notre pays est passé de l’économie dirigée à l’économie de marché, malgré les sommes colossales injectées.

Il faut reconnaître aussi que l’industrie du secteur public n’a pas les moyens et ne pourra pas concurrencer celle du secteur privé.

Cette industrie, fortement implantée à l’Est algérien, vit les mêmes difficultés : des usines à l’arrêt, des travailleurs qui n’ont pas perçu de salaire depuis plusieurs mois et du matériel qui a coûté cher à l’abandon. Une situation qui n’a pas pu être corrigée par l’Etat. La relance des entreprises publiques industrielles s’est vu mise en attente de repreneurs privés nationaux dont les capacités financières limitées les excluaient de l’accès aux unités industrielles d’envergure et en attente de partenaires étrangers, dont certains ont choisi de confiner l’économie algérienne au rang de simple marché.

La stratégie algérienne dite «des industries industrialisantes» a montré ses limites dès le milieu des années 1980 à la suite de la baisse drastique des revenus pétroliers qui avaient servi à la financer. Dans la stratégie de redéploiement industriel, de nombreuses contraintes persistent et se transforment souvent en obstacles par rapport aux objectifs recherchés : règlement de la question du foncier économique, réglage des mécanismes de financement, mise en relation des entreprises et des universités et centres de recherche, accès des entreprises aux TIC et leur mise en réseau, portails d’entrée des entreprises et leur accès aux informations et centres experts mis à leur disposition, regroupements en réseau des entreprises, création de noyaux de coordination entre les différentes activités de production, de distribution et d’exportation…

Source El Watan Kamel Benelkadi

Le Pèlerin

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:33

Algérie - Les B. et la balance truquée

greve enseignants

 

Pendant que Alliot Marie, ministre de la Justice française, s’entretenait avec Tayeb Belaïz, ministre de la Justice algérien, les juges et procureurs du pays continuaient leur œuvre sans lâcher leur petit marteau d’audience et enfonçaient le clou ; la cour d’Oum El Bouaghi a condamné lundi le jeune B. Fares à une peine en appel de deux ans de prison pour avoir mangé pendant le Ramadhan. Inspiré de l’article 144 bis, le verdict ne serait pas un problème de pure autocratie religieuse si, dans le même temps, 18 mois de prison n’avaient été requis contre le policier qui a tué le jeune B. Hamza de Zemmouri, le 21 avril dernier, et avait déclenché une émeute.

Le bilan est d’une cruauté exemplaire ; un meurtrier est condamné moins sévèrement qu’une personne qui a mangé. La justice contre la jeunesse, la police contre la population. Un meurtre, même par accident, est donc puni moins rigoureusement qu’un acte qui a consisté à manger un sandwich, même pendant le Ramadhan. Si ce n’est qu’un accident, le premier accusé a quand même tué un homme et a fait mal à la victime, à sa famille et à des amis. Le second accusé n’a fait de mal à personne, pas même à son estomac. Après ça, on ne nous fera pas croire que l’Algérie avance dans le bon sens et qu’il y a vœu de réformer la justice.

Ce qu’il y a lieu de souligner, c’est que cachés dans leur infirmité et terrés dans leur incapacité d’assumer, ni Ouyahia, ni Belaïz ni encore Ghlamallah n’ont osé établir la comparaison, se rendant en tant qu’Etat souverain, impuissants à expliquer aux 36 millions de suspects ce qui est le plus condamnable : tuer quelqu’un ou manger quelque chose. Reste un cas à étudier pour la dramatique justice algérienne : si un homme tue un homme qui est en train de manger un sandwich pendant le Ramadhan, quel sera le verdict ? Va-t-on libérer l’assassin pour légitime défense ? Ou condamner à mort le sandwich ?

Source El Watan Chawki Amari

Le Pèlerin

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:30

Francophonie - 13e sommet de l’OIF: 85% des francophones en 2050 seront Africains

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Le 13e sommet de la Francophonie placé sous le signe «Défis et visions d’avenir de la coopération multilatérale francophone» s’est ouvert, hier, en Suisse en présence de 38 chefs d’Etat et de gouvernement, dont le président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, en qualité de représentant du président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika. Il terminera aujourd’hui ses travaux par la publication d’une «Déclaration de Montreux» et la reconduction d’ Abdou Diouf, 75 ans, au poste de secrétaire général pour un troisième mandat de quatre ans.  Au menu : la gouvernance mondiale, le développement durable, le terrorisme et les droits de l’homme. Tous les intervenants ont  plaidé pour une plus grande place de l’Afrique dans les instances internationales. Notamment au Conseil de sécurité. Représentant 27% des Etats-membres de l’ONU, l’Afrique ne dispose que de trois sièges de membres non-permanents au Conseil de sécurité. En 2005, l’Union africaine a adopté une position commune sur cette question. Elle réclame deux sièges permanents. Les non-Africains ont hissé haut la barre sur les bords du lac Léman. Ils proposent en sus de la réforme de l’instance suprême des Nations unies, celle du système monétaire international et du marché des matières premières. Nicolas Sarkozy, le président français qui juge «scandaleux» que l’Afrique qui représente plus de 50% des locuteurs de la langue française en 2010 n’ait pas de représentants permanents au Conseil de sécurité, tente de faire de ce sommet un tremplin pour ses objectifs. Notamment ceux qu’il défendra à partir du 12 novembre au G20 et du 1er janvier 2011 au G8. Pour peser sur les débats internationaux (sécurité alimentaire, biodiversité,  paix, Objectifs du millénaire pour le développement) il demande aux 70 pays de l’OIF (56 membres et 14 observateurs) de serrer les rangs et d’avoir une «position commune». «Face à ces défis, la Francophonie a un rôle à jouer comme plate-forme de dialogue Nord-Sud afin de passer la logique des groupes régionaux ou politiques», explique Doris Leuthard, la présidente de la Confédération helvétique. Abdou Diouf prône «une démocratisation des relations internationales et un multilatéralisme équilibré, qui ne pourra s’accommoder plus longtemps d’une sous -représentation de l’Afrique dans les organes où se prennent les décisions qui la concernent pourtant directement». A Montreux, le Continent noir qui représentera 85% des francophones en 2050 était à l’honneur.

Source Horizons Djamel B.

Le Pèlerin

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:30

Algérie - Le printemps du 20 avril 1980, 30 ans après...Chronologie d’un combat inachevénid-des-aigles.jpg

 

De la création des premiers instituts de langue et culture amazighes aux universités de Tizi Ouzou et Béjaïa, à la constitutionnalisation de tamazight comme langue nationale en 2003, jusqu’à la création d’une chaîne de télévision berbère en 2009, le processus de réhabilitation de l’identité berbère a connu beaucoup de rebondissements.

Aujourd’hui, les militants de l’Académie berbère ont du mal à croire que tamazight est réellement enseignée à l’école, qu’une chaîne de télévision étatique diffuse dans cette langue et que même le président de la République, dans ses discours, parle de tamazight de façon tout à fait ordinaire. Eux, qui ont connu la peur de l’époque de Boumediene où le mot amazigh menait tout droit aux commissariats de police, parlent carrément de miracle quand il s’agit de faire un bref bilan du niveau atteint aujourd’hui par les langue et culture amazighes. Aux jeunes d’aujourd’hui, il serait difficile d’expliquer l’extraordinaire avancée qu’a connue tamazight tant sur le plan politique qu’institutionnel. Les chansons de Matoub Lounès, véritable chronique du temps qui passe, donnent clairement une idée de ce que fut la situation de l’amazighité à la fin des années soixante-dix, puis dans les années quatre-vingt et même au début des années quatre-vingt-dix. Puisque les premières lueurs d’espoir se sont justement dessinées au début des années quatre-vingt-dix. Mais comparativement au stade atteint par la dimension amazighe aujourd’hui, les premiers acquis du début des années quatre-vingt-dix ne sont que miettes. Sur le plan politique, la reconnaissance de tamazight comme langue nationale dans la Constitution est incontestablement historique, dans la mesure où c’est la première fois que cette langue ancestrale est inscrite dans la Constitution.

Premiers acquis
L’ouverture démocratique ayant succédé aux événements d’Octobre 1988, a permis à tamazight d’occuper le devant de la scène, des années durant. Une mobilisation unique était régulièrement maintenue, notamment en Kabylie et à Alger. De marches en grèves, la population ne cessait de clamer le droit à sa langue maternelle et à sa culture ancestrale. La pression populaire sur le pouvoir allait crescendo. Mais le plus souvent, aucune réaction n’était enregistrée à l’époque du côté des officiels qui continuaient à faire la sourde oreille. Même les médias étatiques, notamment la télévision, ne soufflaient mot sur la détermination des citoyens de la Kabylie à arracher ce droit élémentaire.
Trois années après les événements d’octobre 1988, le gouvernement réagit enfin, quoique timidement, mais symboliquement, les mesures prises à l’époque relevaient d’un véritable défi. En 1991, deux décisions sont prises pour tenter de répondre à la demande populaire: création de deux instituts de langue et culture berbères et lancement d’une tranche de cinq minutes en tamazight dans le Journal télévisé de 13 heures. Certes, il s’agit là de maigres acquis, mais le côté positif de ces deux décisions est le fait d’avoir cassé le grand tabou de tamazight. La tranche en tamazight du Journal télévisé était quotidienne. Alors qu’auparavant, et depuis l’Indépendance, tamazight n’avait droit qu’à une chanson de temps à autre, et plus souvent de chanteurs kabyles ayant fait allégeance au pouvoir de l’époque. Des artistes libres et incorruptibles comme Slimane Azem, El Hasnaoui, Matoub Lounès et d’autres encore n’ont jamais eu accès à la télévision algérienne.

La grève du cartable
Devant ces premières victoires, qualifiées par certaines parties de poudre aux yeux, la mobilisation populaire ne baisse pas. Au contraire, «le combat continue» était le leitmotiv du Mouvement culturel berbère, divisé certes, mais qui trouvait des terrains d’entente jusque-là, car tamazight était un dénominateur commun. Trois autres années s’écoulent avant que le Mouvement culturel berbère ne décide de radicaliser son action mais de façon pacifique. Le MCB lance une grève du cartable à partir de la rentrée scolaire 1994/1995. Le Mouvement est déjà divisé en deux tendances: le MCB-Coordination nationale et le MCB-Commissions nationales. Ces deux factions travaillent sous la chapelle de deux partis politiques qui à l’époque, avaient une crédibilité dans la région de Kabylie: le FFS et le RCD. Malgré cette scission, l’action commune de la grève du cartable est massivement suivie dans les wilayas de Tizi Ouzou et Béjaïa et dans la partie kabylophone de Bouira. A la rentrée scolaire de septembre 1994, aucune école de la Kabylie n’a ouvert ses portes. C’est la première fois qu’une telle action est observée en Algérie.
L’université aussi est partie prenante de l’action du boycott des études. Au premier jour de la grève du cartable, un ministre se déplace à Tizi Ouzou en compagnie des caméras de la télévision afin de simuler une rentrée scolaire «normale».
Le soir, lors du Journal télévisé, le ministre annonce que la rentrée a eu lieu normalement dans la wilaya de Tizi Ouzou. La manipulation était tellement flagrante qu’elle n’a eu aucun effet sur l’action du boycott scolaire illimité. Juste après le lancement de cette action, le MCB initie des marches populaires et des grèves paralysant l’ensemble des secteurs d’activité de la Kabylie.
A chaque fois qu’un appel est lancé, la Kabylie répond comme un seul homme. Les marches drainent régulièrement des dizaines de milliers de citoyens. Mais c’est incontestablement, la marche populaire ayant pour but de revendiquer la libération de Matoub Lounès qui a drainé le plus de foule. En effet, au moment où l’action du boycott scolaire bat son plein, le chanteur kabyle le plus populaire et le plus talentueux est kidnappé dans un endroit populaire à Takhoukht, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Cet enlèvement auquel personne ne s’attendait, plonge la Kabylie dans un émoi total. L’artiste est adulé dans les quatre coins de la Kabylie. Son enlèvement n’est qu’une provocation grave, ont écrit les journaux de l’époque. Pendant quinze jours, les rumeurs les plus folles ont circulé au sujet du sort réservé par les ravisseurs à Matoub Lounès.
Durant ces deux semaines, la mobilisation populaire a connu une ascension incroyable. Après quinze jours de captivité, Matoub Lounès est relâché sain et sauf.
L’événement est accueilli avec liesse. Mais l’action du boycott scolaire se poursuit avec le soutien permanent de Matoub Lounès, qui est resté la figure de proue du combat identitaire.
Le combat pour la démocratie
Les tiraillements entre les deux tendances du MCB s’exacerbent toutefois. Des incidents ont lieu lors de la tenue de plusieurs marches. Le MCB Commissions nationales (proche du FFS) refuse que des slogans contre le terrorisme soient associés à ceux revendiquant tamazight. La position du MCB-Coordination nationale (proche du RCD) est tout autre: le combat pour tamazight est indissociable du combat pour la démocratie et contre le terrorisme.
Après quelques tentatives de maintenir l’organisation d’actions communes, le divorce finit par être définitivement consommé entre les deux MCB. Désormais, aucune action dans l’union n’est possible. En revanche, le boycott scolaire et universitaire se poursuit jusqu’au 22 avril 1995. Une tendance du MCB, à savoir la Coordination nationale, décide d’accepter d’aller négocier avec les représentants du gouvernement. Le MCB-Coordination nationale étaye sa position par sa crainte de voir l’action du boycott s’inscrire dans la durée et finir par un échec. L’autre tendance, le MCB Commission nationale, désavoue le choix de son rival et lave les mains de tout ce qui découlera de ces négociations.
La réhabilitation de tamazight
Le 22 avril, après d’âpres négociations entre le MCB Coordination nationale et le conseiller du Président de l’époque, des accords qualifiés d’historiques sont conclus. La décision la plus importante prise est l’introduction de tamazight dans l’Ecole algérienne à partir de la rentrée scolaire 1995/1996. La décision est incontestablement historique. Après avoir été exclue de tout espace public, tamazight intègre enfin l’Ecole algérienne. En plus de cette mesure, l’Etat algérien en a pris une deuxième: la création, pour la première fois dans l’histoire, d’une institution qui prend en charge la préparation du terrain pour entamer le processus de réhabilitation de l’amazighité. Il s’agit du Haut Commissariat à l’amazighité.
Ce dernier est créé par décret présidentiel. Il est rattaché à la Présidence de la République et bénéficie d’un siège dans la capitale. La troisième clause contenue dans les accords du 22 avril 1995 est le lancement d’un Journal télévisé entièrement en tamazight et quotidien, à partir de juin 1995. Cet acquis vaut aussi son pesant d’or quand on n’ignore pas que tamazight n’a pratiquement pas de place à la télévision.
A l’appel du MCB-Coordination nationale, le boycott scolaire est symboliquement levé. La scolarité reprend dans la majorité des écoles de Kabylie. Mais les acquis arrachés au profit de l’amazighité sont accueillis de façon mitigée. Le MCB commence à être détourné de sa vocation initiale qu’était le combat pour la reconnaissance de tamazight et se transforme en vrai relais des partis politiques cités plus haut. Ses actions ne seront désormais que peu suivies.
A la rentrée scolaire 1995/1996, et contrairement aux appréhensions exprimées, tamazight est introduite officiellement dans le système éducatif algérien.
Désormais, le slogan «tamazight di lakul», qui n’a cessé d’alimenter les manifestations populaires depuis des années est enfin concrétisé.
De son côté, le Haut Commissariat à l’amazighité entame son travail consistant en la préparation du terrain pour la réhabilitation de l’amazighité. Il organise colloque sur colloque. Il lance le Festival du film amazigh et le Salon du livre berbère. Le HCA tente, dans les limites de ses moyens, d’assister et de prêter main forte aux enseignants de tamazight. Désormais, tamazight passe du terrain de la contestation à celui du travail et de la production. Une transition difficile à faire car l’engouement que suscitaient les manifestations de rue ne se retrouvait pas sur le terrain de la productivité et du travail.
La constitutionnalisation de tamazight
En 2003, le Président Abdelaziz Bouteflika prend la décision de constitutionnaliser la langue amazighe comme langue nationale sans référendum populaire. La décision est votée à l’unanimité par les députés de l’Assemblée populaire nationale. Paradoxalement, les députés du FFS et du RCD boycottent la séance où tamazight en tant que langue nationale fait l’objet d’un vote. C’est sans doute un fonds de commerce et non des moindres, qui leur a été extirpé. C’est la seule explication à leur attitude. Depuis 2003, tamazight, au même titre que l’arabe, est une langue qui compte en Algérie.
Depuis sa constitutionnalisation, le Festival du film amazigh a été institutionnalisé par le ministère de la Culture. Une chaîne de télévision entièrement en tamazight a été créée en 2009 et un Centre national pédagogique pour l’enseignement de tamazight a été mis sur pied. On peut dire que «Lezzayer tmazgha u zeka» (l’Algérie amazighe de demain), dont rêvait Matoub Lounès est enfin née même s’il reste beaucoup à faire. Mais tant de chemin a déjà été parcouru.

Les locomotives de l’Amazighité
Mouloud Mammeri, Bessaoud Mohand Arab et Matoub Lounès sont incontestablement les pionniers du combat identitaire. Aujourd’hui, ils sont devenus les symboles incontournables de l’amazighité.

Si on devait les qualifier autrement, on dirait d’eux qu’ils sont les locomotives de l’amazighité. L’apport de Bessaoud Mohand Arab à la lutte pacifique pour la réhabilitation de la dimension amazighe de l’identité algérienne est incommensurable. C’est durant les années soixante et soixante-dix que Bessaoud Mohand Arab a fait du combat pour tamazight sa raison de vivre.
Bessaoud et l’équipe qu’il a réussi à bâtir autour de lui ont pu éveiller les consciences de milliers d’Algériens au sujet de l’amazighité de l’Algérie. Une amazighité, exclue et interdite, voire combattue violemment. Dans un contexte extrêmement difficile, fait de répression anti-berbère, Bessaoud Mohand Arab crée une organisation qu’il dénomme: l’Académie berbère.
Cette dernière a joué un rôle déterminant dans le combat amazigh. Bien que domicilié à Paris, cet ancien maquisard qui ne sera reconnu en tant que tel qu’après l’arrivée de Abdelaziz Bouteflika au pouvoir, effectue un travail titanesque en direction des militants de la cause amazighe se trouvant en Kabylie et à Alger, ainsi que dans quelques grandes villes comme Oran.
A travers des publications clandestines qui circulaient sous le manteau, Bessaoud faisait découvrir aux siens les caractères tifinagh de la langue amazighe. Etonné de découvrir que leur langue s’écrit, les militants s’initient de plus en plus à cette langue maternelle. L’apprentissage de l’écriture berbère devient dans les années soixante-dix une mode et une passion, en dépit des dangers que cette démarche comportait. Ils sont des milliers aujourd’hui à garder les souvenirs des lettres et des revues que leur envoyait Bessaoud à partir de Paris.
Bessaoud peut donc être qualifié de précurseur du combat pour tamazight, particulièrement sur le volet de la prise de conscience et de la mobilisation.
Sur un autre plan, celui de la recherche scientifique, c’est sans doute le nom de Mouloud Mammeri qui scintillera éternellement quand il s’agira d’écrire l’histoire de la réhabilitation de tamazight.
Il suffit pour cela de rappeler qu’il a été l’auteur de la première grammaire amazighe. Il a publié un nombre considérable de livres inhérents à la culture berbère. Il a récolté et traduit des centaines de poèmes de grands poètes kabyles et les a publiés sous forme de livres. Le travail gigantesque de Mouloud Mammeri dans le domaine amazigh, il l’a fait au détriment de son talent de romancier. Il a vu juste en pensant peut-être qu’il était de son devoir de poser les premiers jalons de la recherche dans le domaine berbère afin de dépoussiérer les dernières traces de cette culture que l’amnésie et l’absence d’écrits menaçaient d’emporter. Dans le domaine de la recherche, Mouloud Mammeri est aujourd’hui la référence. Sans oublier que c’est l’interdiction de sa conférence qui a déclenché les événements du Printemps berbère. Pour tamazight, pour l’Algérie et pour la démocratie, Matoub Lounès a consenti le sacrifice suprême. Ce n’est pas parce qu’il a été assassiné que sa voix a cessé pour autant de retentir sur la terre des hommes libres. Matoub dont la carrière et le parcours de combattant ont commencé deux ans avant le déclenchement des événements du Printemps berbère, est aujourd’hui le symbole de l’amazighité, pas uniquement en Algérie mais aussi au Maroc et chez les Berbères des quatre coins du monde. Poète, rebelle, résistant, musicien au talent inégalé, interprète à la voix exceptionnelle et incomparable, anticonformiste, anarchiste, courageux, incorruptible, généreux, populaire, modeste...Les mots sont insuffisants pour dire Matoub dans un seul article. Il suffit de dire Matoub pour tout dire à son sujet en ce jour anniversaire d’un Printemps berbère où sa voix retentit dans les quatre coins de la Kabylie, même en son absence...

Source L’Expression Aomar Mohellebi

Le Pèlerin

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:21

Etre retraité en Algérie

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Etre retraité devrait signifier en principe savourer un repos bien mérité après des années de labeur, mais pour cela il faut avoir un minimum de moyens. Ce qui est loin d’être le cas pour le retraité algérien à salaire moyen. Sa pension dérisoire l’oblige à se creuser les méninges et à jongler avec les chiffres à longueur de mois pour éviter de trop s’endetter et garder un minimum de dignité. Notre système de retraite nécessite plus que jamais une révision.

Il faut dire que les caisses de retraite sont de plus en plus confrontées à des difficultés qui risquent de leur être fatales à moyen et long termes si rien n’est fait pour rétablir leur équilibre financier. Ces difficultés sont principalement dues à l’augmentation de l’espérance de vie et à l’arrivée tardive des jeunes sur le marché du travail. S’il est vrai que les uns et les autres divergent sur les solutions qu’il faudra mettre en place pour sauver les systèmes de retraite, il n’en reste pas moins que tout le monde est d’accord pour dire que leur réforme s’impose. Mais comment la question est-elle perçue dans notre pays ? La réflexion a-t-elle été engagée sur le sujet ? Les retraités sont-ils satisfaits des pensions qui leur sont versées ? Avant d’essayer de répondre à ces questions, il y a lieu de rappeler que les responsables de la Caisse nationale des retraites (CNR) ont longtemps tiré la sonnette sur la menace qui pèse sur le système de retraite avant d’observer un silence intrigant, ces dernières années. Cela étant, aussi bien le gouvernement que les partenaires sociaux n’ont évoqué jusqu’ici une éventuelle réforme des retraites dans le sens de modifier l’âge légal de départ à la retraite, qui est actuellement de 60 ans pour les hommes et de 55 ans pour les femmes. Mieux encore, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a indiqué, en juillet dernier, que la question n’est pas à l’ordre du jour. Il en est de même pour l’augmentation des cotisations, envisagée à un certain moment pour alléger les charges de la CNR. La seule modification prévue concerne la retraite sans condition d’âge qui sera définitivement supprimée d’ici à la fin de l’année en cours en application de l’accord conclu entre le gouvernement et les partenaires sociaux lors de la 13e tripartite tenue en décembre 2009. Un acquis de moins pour les travailleurs, pensent les représentants des syndicats autonomes qui réclament un système de retraite «plus juste». Sur ce registre, il y a lieu de signaler que les retraités sont très nombreux à se plaindre du montant de la pension dont ils bénéficient. Certes, leurs retraites sont revalorisées chaque année, mais cela reste insuffisant face à l’inflation qui n’épargne aucun produit ni service. Pour eux, il est urgent de revoir le système de revalorisation de leur pension de sorte à leur permettre de faire face à la cherté de la vie. Reste à savoir si la situation de la CNR le permet. A priori non, puisque ses responsables ont de tout temps attiré l’attention sur son déséquilibre financier. En définitive, le système actuel de retraite ne satisfait personne !

La fin d’un régime

Le groupe de travail chargé du dossier de la retraite a recommandé la suppression de la retraite sans condition d’âge à court terme en application de l’accord conclu lors de la 13e tripartite.

Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a rencontré récemment le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens (Ugta), Abdelmadjid Sidi-Saïd, et les responsables du patronat en prévision de la rencontre tripartite restreinte que présidera le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avant la fin de l’année en cours. A l’ordre du jour : l’examen de nombreux dossiers, dont notamment ceux de l’emploi, des mutuelles sociales et des allocations familiales. La rencontre a permis également d'évaluer l'état d'avancement des travaux du groupe mis en place à l'issue de la dernière tripartite pour l'examen du dossier de la retraite, selon un communiqué du département de M. Louh. La question de la réforme du système de retraite a-t-elle été abordée ? Non, selon des sources sûres. Le groupe de travail chargé du dossier de la retraite a officiellement remis son rapport qui «ne parle nullement de réforme des retraites». En revanche, il recommande la suppression de la retraite sans condition d’âge à court terme en application de l’accord conclu lors de la 13e tripartite. Instituée par l’ordonnance 97-13 du 31 mai 1997, la retraite sans condition d’âge était destinée aux travailleurs «ayant accompli une durée de travail effective ayant donné lieu à versement de cotisations égale à 32 ans au moins» et à ceux âgés de 50 ans et plus (45 ans et plus pour les femmes) «ayant réuni une durée de travail effective ayant donné lieu à versement de cotisations égale à 20 ans au moins». Selon des statistiques de la CNR, 400 000 employés en ont bénéficié jusqu’ici. Un chiffre qui devait sensiblement augmenter dans les prochaines années. Ce qui a poussé le gouvernement à envisager la suppression de cette retraite. Ce sera chose faite d’ici à la fin de l’année. D’ores et déjà, les travailleurs des secteurs de l’éducation et des hydrocarbures, entre autres, crient à l’injustice. De leur avis, la retraite sans condition d’âge est un droit qui ne peut être remis en cause, «notamment pour ceux qui exercent un métier pénible comme le nôtre». «Beaucoup ont bénéficié de ce régime avant nous... Alors, il n’y a pas de raison pour que nous en soyons privés», ajoutent-ils, soulignant au passage que la réforme des retraites, «si réforme il y a», ne doit pas se limiter à la suppression de la retraite sans limite d’âge. Pour l’Ugta néanmoins, ceux qui ouvrent droit à ce régime pourront le faire valoir à tout moment, même après l’entrée en vigueur de la décision.

«L’avenir me fait peur»

Les retraités figurent parmi les couches sociales les plus vulnérables. C’est le moins que l’on puisse dire au vu du montant des pensions dont ils bénéficient.

Beaucoup l’ignorent certainement, mais il y a des retraités qui touchent 3 000 dinars, voire moins. Il s’agit principalement des salariés qui n’ont pas réuni une durée de travail effectif de 15 ans au moins. Que peuvent-ils bien faire avec un tel revenu sachant que les prix des différents produits et services ne cessent d’augmenter ? Ceux qui ont travaillé plus ne sont pas mieux lotis. Fatma-Zohra, 61 ans, est partie à la retraite en 1998, à l’âge de 47 ans. Elle a bénéficié du régime de la retraite sans condition d’âge institué quelques mois auparavant. A l’époque, elle touchait 4 400 dinars par mois. «C’était dérisoire mais je ne mourais pas de faim quand même», souligne-t-elle. Aujourd’hui, sa pension mensuelle est de 7 500 dinars, «ce qui suffit à peine à tenir 10 jours». «Heureusement que je travaille depuis un moment et que je n’ai qu’une fille à charge», dit-t-elle. Ce qu’elle n’arrive pas à comprendre, c’est pourquoi on lui refuse de «racheter quelques années de travail». «J’ai repris le travail il y a quelques années, si on m’avait autorisée à cotiser de nouveau, j’aurais cumulé 32 ans de service, ce qui m’aurait donné droit à une retraite plus ou moins décente», explique-t-elle. «Dans quelques années, je ne pourrais plus travailler, je ne vois pas comment je pourrais tenir le coup franchement, l’avenir me fait très peur», ajoute-t-elle. Même s’il a cumulé 32 ans de service, Mouloud, 70 ans, ne touche que 12 500 dinars. «Nos salaires ont été revus à la baisse alors qu’on s’apprêtait à prendre notre retraite, ce qui était irrégulier. A l’époque, on nous avait promis de ne pas prendre en considération les dernières années dans le calcul de nos retraites. Malheureusement, cette promesse n’a pas été tenue et nous nous sommes retrouvés avec des pensions minables», raconte cet ancien chauffeur qui a exercé dans une entreprise publique du secteur des transports qui a été dissoute dans les années 1990. «A la fin des années 1980, je touchais un bon salaire avec lequel j’ai construit ma propre maison. Mais aujourd’hui, je ne peux même pas joindre les deux bouts ; on nous fait payer les erreurs commises par les responsables de notre défunte entreprise, c’est vraiment injuste», poursuit-il, retenant difficilement ses larmes. Ces deux exemples traduisent parfaitement les souffrances de nombreux retraités à cause d’un système de retraite qui ne prend pas en considération les situations nouvelles engendrées par les mutations économiques qu’a connues notre pays ces dernières années. Alors que sous d’autres cieux, les salariés ne se permettent certains luxes qu’une fois à la retraite, chez nous les retraités passent leurs journées…au travail si leur santé le permet ou, à défaut, à la maison priant que la fin du mois soit «clémente».

De bonnes raisons d’agir

Même si l’âge légal de départ à la retraite est maintenu à 60 ans, il sera modifié dans les faits puisque les salariés seront appelés à travailler au-delà de cet âge sachant qu’ils arrivent de plus en plus tard sur le marché du travail.

Les Algériens arrivent de plus en plus tard sur le marché du travail. Alors qu’ils commençaient leur vie professionnelle à l’âge de 20 ans, voire moins, dans les années 1970 et 1980, ils ne peuvent plus le faire avant l’âge de 28 ou 30 ans en moyenne. Certes, certains débutent leur carrière un peu plus tôt, mais ils sont rarement déclarés à la Sécurité sociale. L’essentiel pour eux, c’est de travailler. Du coup, ils peuvent rester des années et des années dans cette situation. Ce qui leur sera préjudiciable à l’heure du calcul de la retraite sachant que seules les années de cotisation sont prises en considération. Avec la suppression de la retraite sans condition d’âge, ils se retrouveront dans l’obligation de travailler au-delà de 60 ans pour espérer bénéficier d’une retraite complète. Concrètement, s’ils commencent leur carrière professionnelle à 30 ans, ils devront travailler jusqu’à l’âge de 62 ans pour avoir droit à une retraite équivalente à 80 % du salaire des cinq dernières années. Même dans le cas où l’âge légal de départ en retraite est maintenu à 60 ans, il sera modifié dans les faits puisque les salariés seront appelés à travailler au-delà de cet âge sachant qu’ils arrivent de plus en plus tard sur le marché du travail pour cause d’études ou de manque de postes d’emploi. Interrogé à ce propos, un responsable de la Fédération nationale des travailleurs retraités (Fntr) a fait remarquer que le problème va se poser sérieusement dans les prochaines années. «Pour avoir droit à une pension de retraite complète, il faut avoir 32 ans de service à son actif, or une personne qui commence à travailler à l’âge de 40 ans, par exemple, ne peut cumuler plus de 25 ans de service, l’âge maximal de départ à la retraite étant fixé à 65 ans», a-t-il expliqué. Et d’ajouter : «Dans ce cas précis, elle pourra prétendre à une pension minimale de 10 000 dinars, selon le barème appliqué actuellement». Selon lui, la révision de la législation actuelle «s’impose plus que jamais sachant que de plus en plus de personnes commencent à travailler à un âge plus ou moins tardif, ce qui n’était pas le cas par le passé». Dans le même ordre d’idées, le système actuel de calcul des retraites doit être modifié de sorte à prendre en considération les situations exceptionnelles vécues par notre pays et qui ont engendré chômage et travail au noir. A défaut de mesures de «grâce», il faudra au moins offrir aux salariés n’ayant pas cumulé 32 ans de service, la possibilité de travailler et de cotiser au-delà de l’âge de 65 ans. A bon entendeur…

Une revalorisation… à revaloriser

La revalorisation annuelle des pensions de retraite reste insignifiante au vu de l’inflation à laquelle on assiste depuis plusieurs années. En moyenne, les prix des produits et des services augmentent de 20 % chaque année selon des statistiques officielles, alors que le montant des retraites ne progresse que de 5%. Ainsi, des retraités qui touchaient une bonne pension, il y a quelques années, se sont retrouvés avec un revenu qui ne leur permet même pas de joindre les deux bouts en raison de la cherté de la vie. Pour le commun des retraités, la revalorisation des pensions doit prendre en compte l’évolution des prix.

Source Infosoir K.I.

Le Pèlerin

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