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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:33

Algérie - Les B. et la balance truquée

greve enseignants

 

Pendant que Alliot Marie, ministre de la Justice française, s’entretenait avec Tayeb Belaïz, ministre de la Justice algérien, les juges et procureurs du pays continuaient leur œuvre sans lâcher leur petit marteau d’audience et enfonçaient le clou ; la cour d’Oum El Bouaghi a condamné lundi le jeune B. Fares à une peine en appel de deux ans de prison pour avoir mangé pendant le Ramadhan. Inspiré de l’article 144 bis, le verdict ne serait pas un problème de pure autocratie religieuse si, dans le même temps, 18 mois de prison n’avaient été requis contre le policier qui a tué le jeune B. Hamza de Zemmouri, le 21 avril dernier, et avait déclenché une émeute.

Le bilan est d’une cruauté exemplaire ; un meurtrier est condamné moins sévèrement qu’une personne qui a mangé. La justice contre la jeunesse, la police contre la population. Un meurtre, même par accident, est donc puni moins rigoureusement qu’un acte qui a consisté à manger un sandwich, même pendant le Ramadhan. Si ce n’est qu’un accident, le premier accusé a quand même tué un homme et a fait mal à la victime, à sa famille et à des amis. Le second accusé n’a fait de mal à personne, pas même à son estomac. Après ça, on ne nous fera pas croire que l’Algérie avance dans le bon sens et qu’il y a vœu de réformer la justice.

Ce qu’il y a lieu de souligner, c’est que cachés dans leur infirmité et terrés dans leur incapacité d’assumer, ni Ouyahia, ni Belaïz ni encore Ghlamallah n’ont osé établir la comparaison, se rendant en tant qu’Etat souverain, impuissants à expliquer aux 36 millions de suspects ce qui est le plus condamnable : tuer quelqu’un ou manger quelque chose. Reste un cas à étudier pour la dramatique justice algérienne : si un homme tue un homme qui est en train de manger un sandwich pendant le Ramadhan, quel sera le verdict ? Va-t-on libérer l’assassin pour légitime défense ? Ou condamner à mort le sandwich ?

Source El Watan Chawki Amari

Le Pèlerin

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:30

Francophonie - 13e sommet de l’OIF: 85% des francophones en 2050 seront Africains

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Le 13e sommet de la Francophonie placé sous le signe «Défis et visions d’avenir de la coopération multilatérale francophone» s’est ouvert, hier, en Suisse en présence de 38 chefs d’Etat et de gouvernement, dont le président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, en qualité de représentant du président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika. Il terminera aujourd’hui ses travaux par la publication d’une «Déclaration de Montreux» et la reconduction d’ Abdou Diouf, 75 ans, au poste de secrétaire général pour un troisième mandat de quatre ans.  Au menu : la gouvernance mondiale, le développement durable, le terrorisme et les droits de l’homme. Tous les intervenants ont  plaidé pour une plus grande place de l’Afrique dans les instances internationales. Notamment au Conseil de sécurité. Représentant 27% des Etats-membres de l’ONU, l’Afrique ne dispose que de trois sièges de membres non-permanents au Conseil de sécurité. En 2005, l’Union africaine a adopté une position commune sur cette question. Elle réclame deux sièges permanents. Les non-Africains ont hissé haut la barre sur les bords du lac Léman. Ils proposent en sus de la réforme de l’instance suprême des Nations unies, celle du système monétaire international et du marché des matières premières. Nicolas Sarkozy, le président français qui juge «scandaleux» que l’Afrique qui représente plus de 50% des locuteurs de la langue française en 2010 n’ait pas de représentants permanents au Conseil de sécurité, tente de faire de ce sommet un tremplin pour ses objectifs. Notamment ceux qu’il défendra à partir du 12 novembre au G20 et du 1er janvier 2011 au G8. Pour peser sur les débats internationaux (sécurité alimentaire, biodiversité,  paix, Objectifs du millénaire pour le développement) il demande aux 70 pays de l’OIF (56 membres et 14 observateurs) de serrer les rangs et d’avoir une «position commune». «Face à ces défis, la Francophonie a un rôle à jouer comme plate-forme de dialogue Nord-Sud afin de passer la logique des groupes régionaux ou politiques», explique Doris Leuthard, la présidente de la Confédération helvétique. Abdou Diouf prône «une démocratisation des relations internationales et un multilatéralisme équilibré, qui ne pourra s’accommoder plus longtemps d’une sous -représentation de l’Afrique dans les organes où se prennent les décisions qui la concernent pourtant directement». A Montreux, le Continent noir qui représentera 85% des francophones en 2050 était à l’honneur.

Source Horizons Djamel B.

Le Pèlerin

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:30

Algérie - Le printemps du 20 avril 1980, 30 ans après...Chronologie d’un combat inachevénid-des-aigles.jpg

 

De la création des premiers instituts de langue et culture amazighes aux universités de Tizi Ouzou et Béjaïa, à la constitutionnalisation de tamazight comme langue nationale en 2003, jusqu’à la création d’une chaîne de télévision berbère en 2009, le processus de réhabilitation de l’identité berbère a connu beaucoup de rebondissements.

Aujourd’hui, les militants de l’Académie berbère ont du mal à croire que tamazight est réellement enseignée à l’école, qu’une chaîne de télévision étatique diffuse dans cette langue et que même le président de la République, dans ses discours, parle de tamazight de façon tout à fait ordinaire. Eux, qui ont connu la peur de l’époque de Boumediene où le mot amazigh menait tout droit aux commissariats de police, parlent carrément de miracle quand il s’agit de faire un bref bilan du niveau atteint aujourd’hui par les langue et culture amazighes. Aux jeunes d’aujourd’hui, il serait difficile d’expliquer l’extraordinaire avancée qu’a connue tamazight tant sur le plan politique qu’institutionnel. Les chansons de Matoub Lounès, véritable chronique du temps qui passe, donnent clairement une idée de ce que fut la situation de l’amazighité à la fin des années soixante-dix, puis dans les années quatre-vingt et même au début des années quatre-vingt-dix. Puisque les premières lueurs d’espoir se sont justement dessinées au début des années quatre-vingt-dix. Mais comparativement au stade atteint par la dimension amazighe aujourd’hui, les premiers acquis du début des années quatre-vingt-dix ne sont que miettes. Sur le plan politique, la reconnaissance de tamazight comme langue nationale dans la Constitution est incontestablement historique, dans la mesure où c’est la première fois que cette langue ancestrale est inscrite dans la Constitution.

Premiers acquis
L’ouverture démocratique ayant succédé aux événements d’Octobre 1988, a permis à tamazight d’occuper le devant de la scène, des années durant. Une mobilisation unique était régulièrement maintenue, notamment en Kabylie et à Alger. De marches en grèves, la population ne cessait de clamer le droit à sa langue maternelle et à sa culture ancestrale. La pression populaire sur le pouvoir allait crescendo. Mais le plus souvent, aucune réaction n’était enregistrée à l’époque du côté des officiels qui continuaient à faire la sourde oreille. Même les médias étatiques, notamment la télévision, ne soufflaient mot sur la détermination des citoyens de la Kabylie à arracher ce droit élémentaire.
Trois années après les événements d’octobre 1988, le gouvernement réagit enfin, quoique timidement, mais symboliquement, les mesures prises à l’époque relevaient d’un véritable défi. En 1991, deux décisions sont prises pour tenter de répondre à la demande populaire: création de deux instituts de langue et culture berbères et lancement d’une tranche de cinq minutes en tamazight dans le Journal télévisé de 13 heures. Certes, il s’agit là de maigres acquis, mais le côté positif de ces deux décisions est le fait d’avoir cassé le grand tabou de tamazight. La tranche en tamazight du Journal télévisé était quotidienne. Alors qu’auparavant, et depuis l’Indépendance, tamazight n’avait droit qu’à une chanson de temps à autre, et plus souvent de chanteurs kabyles ayant fait allégeance au pouvoir de l’époque. Des artistes libres et incorruptibles comme Slimane Azem, El Hasnaoui, Matoub Lounès et d’autres encore n’ont jamais eu accès à la télévision algérienne.

La grève du cartable
Devant ces premières victoires, qualifiées par certaines parties de poudre aux yeux, la mobilisation populaire ne baisse pas. Au contraire, «le combat continue» était le leitmotiv du Mouvement culturel berbère, divisé certes, mais qui trouvait des terrains d’entente jusque-là, car tamazight était un dénominateur commun. Trois autres années s’écoulent avant que le Mouvement culturel berbère ne décide de radicaliser son action mais de façon pacifique. Le MCB lance une grève du cartable à partir de la rentrée scolaire 1994/1995. Le Mouvement est déjà divisé en deux tendances: le MCB-Coordination nationale et le MCB-Commissions nationales. Ces deux factions travaillent sous la chapelle de deux partis politiques qui à l’époque, avaient une crédibilité dans la région de Kabylie: le FFS et le RCD. Malgré cette scission, l’action commune de la grève du cartable est massivement suivie dans les wilayas de Tizi Ouzou et Béjaïa et dans la partie kabylophone de Bouira. A la rentrée scolaire de septembre 1994, aucune école de la Kabylie n’a ouvert ses portes. C’est la première fois qu’une telle action est observée en Algérie.
L’université aussi est partie prenante de l’action du boycott des études. Au premier jour de la grève du cartable, un ministre se déplace à Tizi Ouzou en compagnie des caméras de la télévision afin de simuler une rentrée scolaire «normale».
Le soir, lors du Journal télévisé, le ministre annonce que la rentrée a eu lieu normalement dans la wilaya de Tizi Ouzou. La manipulation était tellement flagrante qu’elle n’a eu aucun effet sur l’action du boycott scolaire illimité. Juste après le lancement de cette action, le MCB initie des marches populaires et des grèves paralysant l’ensemble des secteurs d’activité de la Kabylie.
A chaque fois qu’un appel est lancé, la Kabylie répond comme un seul homme. Les marches drainent régulièrement des dizaines de milliers de citoyens. Mais c’est incontestablement, la marche populaire ayant pour but de revendiquer la libération de Matoub Lounès qui a drainé le plus de foule. En effet, au moment où l’action du boycott scolaire bat son plein, le chanteur kabyle le plus populaire et le plus talentueux est kidnappé dans un endroit populaire à Takhoukht, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Cet enlèvement auquel personne ne s’attendait, plonge la Kabylie dans un émoi total. L’artiste est adulé dans les quatre coins de la Kabylie. Son enlèvement n’est qu’une provocation grave, ont écrit les journaux de l’époque. Pendant quinze jours, les rumeurs les plus folles ont circulé au sujet du sort réservé par les ravisseurs à Matoub Lounès.
Durant ces deux semaines, la mobilisation populaire a connu une ascension incroyable. Après quinze jours de captivité, Matoub Lounès est relâché sain et sauf.
L’événement est accueilli avec liesse. Mais l’action du boycott scolaire se poursuit avec le soutien permanent de Matoub Lounès, qui est resté la figure de proue du combat identitaire.
Le combat pour la démocratie
Les tiraillements entre les deux tendances du MCB s’exacerbent toutefois. Des incidents ont lieu lors de la tenue de plusieurs marches. Le MCB Commissions nationales (proche du FFS) refuse que des slogans contre le terrorisme soient associés à ceux revendiquant tamazight. La position du MCB-Coordination nationale (proche du RCD) est tout autre: le combat pour tamazight est indissociable du combat pour la démocratie et contre le terrorisme.
Après quelques tentatives de maintenir l’organisation d’actions communes, le divorce finit par être définitivement consommé entre les deux MCB. Désormais, aucune action dans l’union n’est possible. En revanche, le boycott scolaire et universitaire se poursuit jusqu’au 22 avril 1995. Une tendance du MCB, à savoir la Coordination nationale, décide d’accepter d’aller négocier avec les représentants du gouvernement. Le MCB-Coordination nationale étaye sa position par sa crainte de voir l’action du boycott s’inscrire dans la durée et finir par un échec. L’autre tendance, le MCB Commission nationale, désavoue le choix de son rival et lave les mains de tout ce qui découlera de ces négociations.
La réhabilitation de tamazight
Le 22 avril, après d’âpres négociations entre le MCB Coordination nationale et le conseiller du Président de l’époque, des accords qualifiés d’historiques sont conclus. La décision la plus importante prise est l’introduction de tamazight dans l’Ecole algérienne à partir de la rentrée scolaire 1995/1996. La décision est incontestablement historique. Après avoir été exclue de tout espace public, tamazight intègre enfin l’Ecole algérienne. En plus de cette mesure, l’Etat algérien en a pris une deuxième: la création, pour la première fois dans l’histoire, d’une institution qui prend en charge la préparation du terrain pour entamer le processus de réhabilitation de l’amazighité. Il s’agit du Haut Commissariat à l’amazighité.
Ce dernier est créé par décret présidentiel. Il est rattaché à la Présidence de la République et bénéficie d’un siège dans la capitale. La troisième clause contenue dans les accords du 22 avril 1995 est le lancement d’un Journal télévisé entièrement en tamazight et quotidien, à partir de juin 1995. Cet acquis vaut aussi son pesant d’or quand on n’ignore pas que tamazight n’a pratiquement pas de place à la télévision.
A l’appel du MCB-Coordination nationale, le boycott scolaire est symboliquement levé. La scolarité reprend dans la majorité des écoles de Kabylie. Mais les acquis arrachés au profit de l’amazighité sont accueillis de façon mitigée. Le MCB commence à être détourné de sa vocation initiale qu’était le combat pour la reconnaissance de tamazight et se transforme en vrai relais des partis politiques cités plus haut. Ses actions ne seront désormais que peu suivies.
A la rentrée scolaire 1995/1996, et contrairement aux appréhensions exprimées, tamazight est introduite officiellement dans le système éducatif algérien.
Désormais, le slogan «tamazight di lakul», qui n’a cessé d’alimenter les manifestations populaires depuis des années est enfin concrétisé.
De son côté, le Haut Commissariat à l’amazighité entame son travail consistant en la préparation du terrain pour la réhabilitation de l’amazighité. Il organise colloque sur colloque. Il lance le Festival du film amazigh et le Salon du livre berbère. Le HCA tente, dans les limites de ses moyens, d’assister et de prêter main forte aux enseignants de tamazight. Désormais, tamazight passe du terrain de la contestation à celui du travail et de la production. Une transition difficile à faire car l’engouement que suscitaient les manifestations de rue ne se retrouvait pas sur le terrain de la productivité et du travail.
La constitutionnalisation de tamazight
En 2003, le Président Abdelaziz Bouteflika prend la décision de constitutionnaliser la langue amazighe comme langue nationale sans référendum populaire. La décision est votée à l’unanimité par les députés de l’Assemblée populaire nationale. Paradoxalement, les députés du FFS et du RCD boycottent la séance où tamazight en tant que langue nationale fait l’objet d’un vote. C’est sans doute un fonds de commerce et non des moindres, qui leur a été extirpé. C’est la seule explication à leur attitude. Depuis 2003, tamazight, au même titre que l’arabe, est une langue qui compte en Algérie.
Depuis sa constitutionnalisation, le Festival du film amazigh a été institutionnalisé par le ministère de la Culture. Une chaîne de télévision entièrement en tamazight a été créée en 2009 et un Centre national pédagogique pour l’enseignement de tamazight a été mis sur pied. On peut dire que «Lezzayer tmazgha u zeka» (l’Algérie amazighe de demain), dont rêvait Matoub Lounès est enfin née même s’il reste beaucoup à faire. Mais tant de chemin a déjà été parcouru.

Les locomotives de l’Amazighité
Mouloud Mammeri, Bessaoud Mohand Arab et Matoub Lounès sont incontestablement les pionniers du combat identitaire. Aujourd’hui, ils sont devenus les symboles incontournables de l’amazighité.

Si on devait les qualifier autrement, on dirait d’eux qu’ils sont les locomotives de l’amazighité. L’apport de Bessaoud Mohand Arab à la lutte pacifique pour la réhabilitation de la dimension amazighe de l’identité algérienne est incommensurable. C’est durant les années soixante et soixante-dix que Bessaoud Mohand Arab a fait du combat pour tamazight sa raison de vivre.
Bessaoud et l’équipe qu’il a réussi à bâtir autour de lui ont pu éveiller les consciences de milliers d’Algériens au sujet de l’amazighité de l’Algérie. Une amazighité, exclue et interdite, voire combattue violemment. Dans un contexte extrêmement difficile, fait de répression anti-berbère, Bessaoud Mohand Arab crée une organisation qu’il dénomme: l’Académie berbère.
Cette dernière a joué un rôle déterminant dans le combat amazigh. Bien que domicilié à Paris, cet ancien maquisard qui ne sera reconnu en tant que tel qu’après l’arrivée de Abdelaziz Bouteflika au pouvoir, effectue un travail titanesque en direction des militants de la cause amazighe se trouvant en Kabylie et à Alger, ainsi que dans quelques grandes villes comme Oran.
A travers des publications clandestines qui circulaient sous le manteau, Bessaoud faisait découvrir aux siens les caractères tifinagh de la langue amazighe. Etonné de découvrir que leur langue s’écrit, les militants s’initient de plus en plus à cette langue maternelle. L’apprentissage de l’écriture berbère devient dans les années soixante-dix une mode et une passion, en dépit des dangers que cette démarche comportait. Ils sont des milliers aujourd’hui à garder les souvenirs des lettres et des revues que leur envoyait Bessaoud à partir de Paris.
Bessaoud peut donc être qualifié de précurseur du combat pour tamazight, particulièrement sur le volet de la prise de conscience et de la mobilisation.
Sur un autre plan, celui de la recherche scientifique, c’est sans doute le nom de Mouloud Mammeri qui scintillera éternellement quand il s’agira d’écrire l’histoire de la réhabilitation de tamazight.
Il suffit pour cela de rappeler qu’il a été l’auteur de la première grammaire amazighe. Il a publié un nombre considérable de livres inhérents à la culture berbère. Il a récolté et traduit des centaines de poèmes de grands poètes kabyles et les a publiés sous forme de livres. Le travail gigantesque de Mouloud Mammeri dans le domaine amazigh, il l’a fait au détriment de son talent de romancier. Il a vu juste en pensant peut-être qu’il était de son devoir de poser les premiers jalons de la recherche dans le domaine berbère afin de dépoussiérer les dernières traces de cette culture que l’amnésie et l’absence d’écrits menaçaient d’emporter. Dans le domaine de la recherche, Mouloud Mammeri est aujourd’hui la référence. Sans oublier que c’est l’interdiction de sa conférence qui a déclenché les événements du Printemps berbère. Pour tamazight, pour l’Algérie et pour la démocratie, Matoub Lounès a consenti le sacrifice suprême. Ce n’est pas parce qu’il a été assassiné que sa voix a cessé pour autant de retentir sur la terre des hommes libres. Matoub dont la carrière et le parcours de combattant ont commencé deux ans avant le déclenchement des événements du Printemps berbère, est aujourd’hui le symbole de l’amazighité, pas uniquement en Algérie mais aussi au Maroc et chez les Berbères des quatre coins du monde. Poète, rebelle, résistant, musicien au talent inégalé, interprète à la voix exceptionnelle et incomparable, anticonformiste, anarchiste, courageux, incorruptible, généreux, populaire, modeste...Les mots sont insuffisants pour dire Matoub dans un seul article. Il suffit de dire Matoub pour tout dire à son sujet en ce jour anniversaire d’un Printemps berbère où sa voix retentit dans les quatre coins de la Kabylie, même en son absence...

Source L’Expression Aomar Mohellebi

Le Pèlerin

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:21

Etre retraité en Algérie

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Etre retraité devrait signifier en principe savourer un repos bien mérité après des années de labeur, mais pour cela il faut avoir un minimum de moyens. Ce qui est loin d’être le cas pour le retraité algérien à salaire moyen. Sa pension dérisoire l’oblige à se creuser les méninges et à jongler avec les chiffres à longueur de mois pour éviter de trop s’endetter et garder un minimum de dignité. Notre système de retraite nécessite plus que jamais une révision.

Il faut dire que les caisses de retraite sont de plus en plus confrontées à des difficultés qui risquent de leur être fatales à moyen et long termes si rien n’est fait pour rétablir leur équilibre financier. Ces difficultés sont principalement dues à l’augmentation de l’espérance de vie et à l’arrivée tardive des jeunes sur le marché du travail. S’il est vrai que les uns et les autres divergent sur les solutions qu’il faudra mettre en place pour sauver les systèmes de retraite, il n’en reste pas moins que tout le monde est d’accord pour dire que leur réforme s’impose. Mais comment la question est-elle perçue dans notre pays ? La réflexion a-t-elle été engagée sur le sujet ? Les retraités sont-ils satisfaits des pensions qui leur sont versées ? Avant d’essayer de répondre à ces questions, il y a lieu de rappeler que les responsables de la Caisse nationale des retraites (CNR) ont longtemps tiré la sonnette sur la menace qui pèse sur le système de retraite avant d’observer un silence intrigant, ces dernières années. Cela étant, aussi bien le gouvernement que les partenaires sociaux n’ont évoqué jusqu’ici une éventuelle réforme des retraites dans le sens de modifier l’âge légal de départ à la retraite, qui est actuellement de 60 ans pour les hommes et de 55 ans pour les femmes. Mieux encore, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a indiqué, en juillet dernier, que la question n’est pas à l’ordre du jour. Il en est de même pour l’augmentation des cotisations, envisagée à un certain moment pour alléger les charges de la CNR. La seule modification prévue concerne la retraite sans condition d’âge qui sera définitivement supprimée d’ici à la fin de l’année en cours en application de l’accord conclu entre le gouvernement et les partenaires sociaux lors de la 13e tripartite tenue en décembre 2009. Un acquis de moins pour les travailleurs, pensent les représentants des syndicats autonomes qui réclament un système de retraite «plus juste». Sur ce registre, il y a lieu de signaler que les retraités sont très nombreux à se plaindre du montant de la pension dont ils bénéficient. Certes, leurs retraites sont revalorisées chaque année, mais cela reste insuffisant face à l’inflation qui n’épargne aucun produit ni service. Pour eux, il est urgent de revoir le système de revalorisation de leur pension de sorte à leur permettre de faire face à la cherté de la vie. Reste à savoir si la situation de la CNR le permet. A priori non, puisque ses responsables ont de tout temps attiré l’attention sur son déséquilibre financier. En définitive, le système actuel de retraite ne satisfait personne !

La fin d’un régime

Le groupe de travail chargé du dossier de la retraite a recommandé la suppression de la retraite sans condition d’âge à court terme en application de l’accord conclu lors de la 13e tripartite.

Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a rencontré récemment le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens (Ugta), Abdelmadjid Sidi-Saïd, et les responsables du patronat en prévision de la rencontre tripartite restreinte que présidera le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avant la fin de l’année en cours. A l’ordre du jour : l’examen de nombreux dossiers, dont notamment ceux de l’emploi, des mutuelles sociales et des allocations familiales. La rencontre a permis également d'évaluer l'état d'avancement des travaux du groupe mis en place à l'issue de la dernière tripartite pour l'examen du dossier de la retraite, selon un communiqué du département de M. Louh. La question de la réforme du système de retraite a-t-elle été abordée ? Non, selon des sources sûres. Le groupe de travail chargé du dossier de la retraite a officiellement remis son rapport qui «ne parle nullement de réforme des retraites». En revanche, il recommande la suppression de la retraite sans condition d’âge à court terme en application de l’accord conclu lors de la 13e tripartite. Instituée par l’ordonnance 97-13 du 31 mai 1997, la retraite sans condition d’âge était destinée aux travailleurs «ayant accompli une durée de travail effective ayant donné lieu à versement de cotisations égale à 32 ans au moins» et à ceux âgés de 50 ans et plus (45 ans et plus pour les femmes) «ayant réuni une durée de travail effective ayant donné lieu à versement de cotisations égale à 20 ans au moins». Selon des statistiques de la CNR, 400 000 employés en ont bénéficié jusqu’ici. Un chiffre qui devait sensiblement augmenter dans les prochaines années. Ce qui a poussé le gouvernement à envisager la suppression de cette retraite. Ce sera chose faite d’ici à la fin de l’année. D’ores et déjà, les travailleurs des secteurs de l’éducation et des hydrocarbures, entre autres, crient à l’injustice. De leur avis, la retraite sans condition d’âge est un droit qui ne peut être remis en cause, «notamment pour ceux qui exercent un métier pénible comme le nôtre». «Beaucoup ont bénéficié de ce régime avant nous... Alors, il n’y a pas de raison pour que nous en soyons privés», ajoutent-ils, soulignant au passage que la réforme des retraites, «si réforme il y a», ne doit pas se limiter à la suppression de la retraite sans limite d’âge. Pour l’Ugta néanmoins, ceux qui ouvrent droit à ce régime pourront le faire valoir à tout moment, même après l’entrée en vigueur de la décision.

«L’avenir me fait peur»

Les retraités figurent parmi les couches sociales les plus vulnérables. C’est le moins que l’on puisse dire au vu du montant des pensions dont ils bénéficient.

Beaucoup l’ignorent certainement, mais il y a des retraités qui touchent 3 000 dinars, voire moins. Il s’agit principalement des salariés qui n’ont pas réuni une durée de travail effectif de 15 ans au moins. Que peuvent-ils bien faire avec un tel revenu sachant que les prix des différents produits et services ne cessent d’augmenter ? Ceux qui ont travaillé plus ne sont pas mieux lotis. Fatma-Zohra, 61 ans, est partie à la retraite en 1998, à l’âge de 47 ans. Elle a bénéficié du régime de la retraite sans condition d’âge institué quelques mois auparavant. A l’époque, elle touchait 4 400 dinars par mois. «C’était dérisoire mais je ne mourais pas de faim quand même», souligne-t-elle. Aujourd’hui, sa pension mensuelle est de 7 500 dinars, «ce qui suffit à peine à tenir 10 jours». «Heureusement que je travaille depuis un moment et que je n’ai qu’une fille à charge», dit-t-elle. Ce qu’elle n’arrive pas à comprendre, c’est pourquoi on lui refuse de «racheter quelques années de travail». «J’ai repris le travail il y a quelques années, si on m’avait autorisée à cotiser de nouveau, j’aurais cumulé 32 ans de service, ce qui m’aurait donné droit à une retraite plus ou moins décente», explique-t-elle. «Dans quelques années, je ne pourrais plus travailler, je ne vois pas comment je pourrais tenir le coup franchement, l’avenir me fait très peur», ajoute-t-elle. Même s’il a cumulé 32 ans de service, Mouloud, 70 ans, ne touche que 12 500 dinars. «Nos salaires ont été revus à la baisse alors qu’on s’apprêtait à prendre notre retraite, ce qui était irrégulier. A l’époque, on nous avait promis de ne pas prendre en considération les dernières années dans le calcul de nos retraites. Malheureusement, cette promesse n’a pas été tenue et nous nous sommes retrouvés avec des pensions minables», raconte cet ancien chauffeur qui a exercé dans une entreprise publique du secteur des transports qui a été dissoute dans les années 1990. «A la fin des années 1980, je touchais un bon salaire avec lequel j’ai construit ma propre maison. Mais aujourd’hui, je ne peux même pas joindre les deux bouts ; on nous fait payer les erreurs commises par les responsables de notre défunte entreprise, c’est vraiment injuste», poursuit-il, retenant difficilement ses larmes. Ces deux exemples traduisent parfaitement les souffrances de nombreux retraités à cause d’un système de retraite qui ne prend pas en considération les situations nouvelles engendrées par les mutations économiques qu’a connues notre pays ces dernières années. Alors que sous d’autres cieux, les salariés ne se permettent certains luxes qu’une fois à la retraite, chez nous les retraités passent leurs journées…au travail si leur santé le permet ou, à défaut, à la maison priant que la fin du mois soit «clémente».

De bonnes raisons d’agir

Même si l’âge légal de départ à la retraite est maintenu à 60 ans, il sera modifié dans les faits puisque les salariés seront appelés à travailler au-delà de cet âge sachant qu’ils arrivent de plus en plus tard sur le marché du travail.

Les Algériens arrivent de plus en plus tard sur le marché du travail. Alors qu’ils commençaient leur vie professionnelle à l’âge de 20 ans, voire moins, dans les années 1970 et 1980, ils ne peuvent plus le faire avant l’âge de 28 ou 30 ans en moyenne. Certes, certains débutent leur carrière un peu plus tôt, mais ils sont rarement déclarés à la Sécurité sociale. L’essentiel pour eux, c’est de travailler. Du coup, ils peuvent rester des années et des années dans cette situation. Ce qui leur sera préjudiciable à l’heure du calcul de la retraite sachant que seules les années de cotisation sont prises en considération. Avec la suppression de la retraite sans condition d’âge, ils se retrouveront dans l’obligation de travailler au-delà de 60 ans pour espérer bénéficier d’une retraite complète. Concrètement, s’ils commencent leur carrière professionnelle à 30 ans, ils devront travailler jusqu’à l’âge de 62 ans pour avoir droit à une retraite équivalente à 80 % du salaire des cinq dernières années. Même dans le cas où l’âge légal de départ en retraite est maintenu à 60 ans, il sera modifié dans les faits puisque les salariés seront appelés à travailler au-delà de cet âge sachant qu’ils arrivent de plus en plus tard sur le marché du travail pour cause d’études ou de manque de postes d’emploi. Interrogé à ce propos, un responsable de la Fédération nationale des travailleurs retraités (Fntr) a fait remarquer que le problème va se poser sérieusement dans les prochaines années. «Pour avoir droit à une pension de retraite complète, il faut avoir 32 ans de service à son actif, or une personne qui commence à travailler à l’âge de 40 ans, par exemple, ne peut cumuler plus de 25 ans de service, l’âge maximal de départ à la retraite étant fixé à 65 ans», a-t-il expliqué. Et d’ajouter : «Dans ce cas précis, elle pourra prétendre à une pension minimale de 10 000 dinars, selon le barème appliqué actuellement». Selon lui, la révision de la législation actuelle «s’impose plus que jamais sachant que de plus en plus de personnes commencent à travailler à un âge plus ou moins tardif, ce qui n’était pas le cas par le passé». Dans le même ordre d’idées, le système actuel de calcul des retraites doit être modifié de sorte à prendre en considération les situations exceptionnelles vécues par notre pays et qui ont engendré chômage et travail au noir. A défaut de mesures de «grâce», il faudra au moins offrir aux salariés n’ayant pas cumulé 32 ans de service, la possibilité de travailler et de cotiser au-delà de l’âge de 65 ans. A bon entendeur…

Une revalorisation… à revaloriser

La revalorisation annuelle des pensions de retraite reste insignifiante au vu de l’inflation à laquelle on assiste depuis plusieurs années. En moyenne, les prix des produits et des services augmentent de 20 % chaque année selon des statistiques officielles, alors que le montant des retraites ne progresse que de 5%. Ainsi, des retraités qui touchaient une bonne pension, il y a quelques années, se sont retrouvés avec un revenu qui ne leur permet même pas de joindre les deux bouts en raison de la cherté de la vie. Pour le commun des retraités, la revalorisation des pensions doit prendre en compte l’évolution des prix.

Source Infosoir K.I.

Le Pèlerin

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:06

Algérie - Tipasa: Que faire pour stopper les harraga ?

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Les travaux du Symposium international sur la migration organisé par le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD) se sont clôturés vendredi. Monsieur Ferfara Mohammed Yacine, le directeur du CREAD précise certaines préoccupations des pays du Sud, portant notamment sur le phénomène migratoire, devenu aujourd'hui un problème de société. Il précisera dans ce cadre que «il y'a perte de compétences qui migrent vers le Nord, dont il est impossible d'évaluer le coût induit par ces migrations.» Mohammed Saib Musette, chercheur au CREAD, précise ce phénomène de migration de personnes résidant au sud de la Méditerranée qui tentent l'aventure vers l'Europe le plus souvent au péril de leur vie. Ainsi, le phénomène HARRAGA a été décortiqué. «Il s'agit d'une migration irrégulière facilitée le plus souvent par la proximité géographique avec certains pays européens» a indiqué Med Saib Musette. Plusieurs orateurs ont intervenu pour mettre à l'index les réseaux de passeurs de HARRAGA, et le mal-vivre des jeunes à l'origine de ce désir de traverser la Méditerranée.

Ces mêmes orateurs tout en évoquant les mesures sécuritaires prises par certains Etats du Maghreb pour juguler cette migration intercontinentale, estiment que plusieurs Etats africains ne disposent pas encore de moyens pour lutter contre ce phénomène.

Ainsi, Mohammed Saib Musette conclut que cette migration illégale : «offre les cerveaux et les compétences des pays du Sud aux puissances du marché, cela sans contrepartie» Nonobstant cette réalité, les orateurs sont unanimes pour affirmer que «la migration vers le Nord est en baisse, grâce aux diverses mesures prises pour juguler ce phénomène.»

Source Le Quotidien d’Oran Larbi Houari

Le Pèlerin

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 23:30

 Histoire de l’Algérie - L'Afrique du Nord ottomane

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L'a

rrivée en Tunisie d'Aruj Barabaros, pirate grec de mer Ionienne, plus connu sous le nom de Barberousse, marque au début du XVIe siècle l'émergence de la course ottomane. Dès lors, une lutte acharnée oppose les corsaires de la Sublime Porte aux Habsbourg espagnols pour le contrôle du Maghreb. Jean-Paul Roux nous fait le récit de ce conflit haletant et sans merci dont les Ottomans sortirent vainqueurs.

La naissance de la course ottomane

Au début du XVIe siècle, l'Afrique du Nord que les Ottomans nomment Maghreb, après avoir connu une brillante civilisation, est en pleine décadence. Frappée de plein fouet par la Grande Peste de 1384, elle n'a pas opéré son redressement démographique et poursuit une désertification amorcée depuis longtemps déjà par les invasions hilaliennes, celles d'Arabes bédouins qui encombraient l'Égypte et que les Fatimides avaient lancés sur elle (1052). La région qui correspond à l'actuelle Algérie, déchirée entre le Maroc et la Tunisie – nommée alors Ifriqiya – sombre dans le chaos. Les chérifs marocains, déjà vers 1500, comme plus tard encore la dynastie sa'adienne (1554-1659), sont impuissants en face des Portugais qui s'emparent de leurs côtes océaniques, étapes sur leur nouvelle route vers le cap de Bonne Espérance. Les Hafsides de Tunis, au pouvoir depuis 1228, s'essoufflent et ne contrôlent plus ni la mer ni les terres. C'est en vain qu'un sang nouveau et riche coule dans ses veines, celui des musulmans d'Espagne qui commencent à affluer après la destruction du royaume de Grenade en 1492 ; en effet, leur arrivée multiplie les problèmes, à commencer par celui de leur assimilation. Enivrés par leurs succès maritimes et coloniaux et par l'achèvement de la Reconquista, Portugais et Espagnols rêvent de s'emparer de l'Afrique, sachant bien qu'il leur est impossible d'obtenir des succès décisifs contre les Turcs ottomans en Europe orientale. Ils ont la maîtrise des mers et devant leur flotte il n'y a guère que des pirates dont les repaires sont encore au Levant, hors de leur portée, des gens que meuvent seulement leur goût de l'aventure, leur soif du gain et de la rapine.

Depuis toujours il y a des pirates en Méditerranée et, comme le disait Braudel, la piraterie y est « une institution antique et généralisée ». Les corsaires qui se différencient des pirates – bien que la distinction ne soit pas toujours nette entre les uns et les autres – sont plus récents. Ce sont, en principe, des marins indépendants qui se sont mis au service d'un prince ou d'un État, agissent pour leur compte et dépendent d'eux. Ils sont autorisés à attaquer les vaisseaux et à piller les rivages des ennemis, en temps de guerre certes, mais aussi en temps de paix, pour se dédommager des frais ou des pertes qu'ils ont eus lors des conflits. Bien que les Arabes aient agi en véritables corsaires aux premiers siècles de leur expansion dans le monde, et plus encore à partir du Xe siècle, la course ne fut vraiment institutionnalisée qu'au XIIe siècle par les Européens et, pendant des décennies, vaisseaux gênois et catalans ravagèrent les côtes nord-africaines sans susciter de réactions significatives. La situation change radicalement au début du XVIème siècle. Les corsaires musulmans tiennent désormais le devant de la scène, se montrent partout, deviennent d'une fantastique audace. Ils la conserveront jusqu'au XIXe siècle, mais avec de moins en moins d'efficacité au fur et à mesure que la puissance de l'Europe s'affirmera.

La course turque naît de la rencontre de circonstances favorables et d'hommes capables de les exploiter. Les circonstances sont celles qu'offre la Tunisie sur le point de succomber sous les coups des Espagnols. Les hommes sont quatre frères grecs renégats, les Barbaros, dont nous avons transformé le nom en Barberousse, et d'abord de l'un d'eux, Aruj ou Orudj. Depuis longtemps les Barabros se livraient à la piraterie en mer Ionienne d'où, parfois, ils poussaient des pointes jusqu'en Méditerranée occidentale. Le chef de leur famille, Orudj, n'avait pas connu que des succès. Capturé en 1501, il avait ramé trois ans sur les galères des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Quand il recouvre la liberté, il a la chance de recevoir du souverain hafside de Tunis aux abois l'autorisation d'utiliser le port de La Goulette et, peu après, l'île de Djerba. Entré ainsi au service d'un prince, il cesse d'être pirate pour devenir corsaire et bientôt il ne tarde pas à avoir maints émules. De tous ces marins qui se manifestent alors, quelques-uns, très peu, sont des Turcs, comme Dragut – Durgut – ou de naissance musulmane. La plupart sont des chrétiens apostats, des Calabrais, des Siciliens, des Corses, parfois même des hommes du Nord, tels que les Danois. Ils arborent le titre de reis – chef – mais en Europe on les nomme tous « barbaresques », en jouant sur les noms « barbares », « berbères » et « Barbaros ». Certains ne manquent pas de noblesse de cœur. Les autres sont au contraire des hommes sans foi ni loi, des bêtes féroces. Mais ils sont courageux, savent naviguer, se battre et révèlent rapidement une redoutable efficacité.

Habsbourg et Ottomans, la lutte pour le Maghreb

Orudj remporte de brillants succès. Il arrête à Djerba (1511) la marche triomphale du corsaire Pedro Navarro qui avait pris Oran, Bougie, Tripoli, et à l'appel des Algérois, il parvient à enlever Alger aux Espagnols, tout en leur laissant le fort du Penon, et il s'y fait proclamer sultan (1515). Il meurt peu après au combat contre une armée de Charles Quint évaluée à cent mille hommes. Exagération ? Sans doute. Son frère Hayrettin, qui lui succède, comprend que le Maghreb ne pourra pas résister aux chrétiens, même avec l'appui des corsaires, qu'il lui faut une grande puissance sur qui s'appuyer et il se place spontanément dans la vassalité du sultan de Constantinople qui vient de se rendre maître de tout le Proche-Orient (1518). Il est aussitôt nommé beylerbey, gouverneur de province, et reçoit des renforts en hommes et en canons. L'Algérie entre dans l'Empire ottoman.

Une lutte acharnée commence entre les Ottomans et les Habsbourg pour la possession de l'Afrique du Nord. Elle durera sans discontinuité jusqu'en 1581. Aurait-elle pu être abrégée ? On a suggéré que ni Barberousse ni le grand amiral génois Andrea Doria n'ont jamais voulu remporter la victoire décisive qui les eût rendus moins indispensables. C'est peut-être vrai. Les Ottomans réussissent pourtant fort bien. En 1520, Barberousse chasse les Espagnols du Penon, faisant d'Alger une base désormais imprenable. Nommé grand amiral de l'Empire, il s'empare de Tunis (1534), mais est obligé de s'enfuir devant l'immense armada – quatre cents vaisseaux – que Charles Quint mène en personne (1531). La Sublime Porte – le gouvernement ottoman – décide alors de se doter enfin de la flotte qui lui manque encore et elle le fait avec une rapidité stupéfiante. Dès 1551, Dragut prend Tripoli ; en 1560, Piyale Pacha et Djerba. Trente-cinq ans plus tard, après la bataille de Lépante (1571) et l'anéantissement de l'escadre turque – et l'immense cri de joie qu'a poussé toute la Chrétienté – les reis reprennent Tunis (1574), cette fois définitivement. Après Alger, la Tunisie devient province ottomane.

C'est quelques mois avant qu'un des héros de Lépante, Cervantès, ne soit capturé par le corsaire algérois, Dali Mami, qui le vendra d'ailleurs à l'un de ses collègues, Hasan Bacha, un Vénitien renégat. L'auteur de Don Quichotte passera cinq ans dans les bagnes algérois avant d'être racheté par les Trinitaires, ces pères missionnaires spécialisés dans la libération des chrétiens tombés aux mains des Barbaresques (1580). Il faut lire ce qu'écrit le célèbre captif sur ces geôles, inhumaines bien sûr, où s'entassent quelque vingt-cinq mille hommes. Nous sommes, il est vrai, sous ce rapport, à la pire époque : il n'en restera plus que trois mille vers 1750, que trois cents à l'arrivée des Français en 1830 ; et il est vrai que le sort des musulmans captifs des Occidentaux n'est pas meilleur.

En 1581, Philippe II d'Espagne renonce enfin à la lutte. Il signe avec les Ottomans un traité par lequel il abandonne toutes ses possessions africaines, à l'exception de Mers el-Kebir, de Melilla et d'Oran – qui ne sera « libérée » qu'en 1792 – et reconnaît comme possession turque les Régences d'Alger et de Tunis, la Cyrénaïque et la Tripolitaine. Cela n'empêchera pas l'Espagne de tenter à plusieurs reprises des opérations contre l'Afrique du Nord, ainsi en 1775 quand elle débarquera à Alger. Mais c'est surtout l'Angleterre et la France qui prendront le relais. La première bombardera les bases barbaresques en 1622, 1635 et 1672, la seconde en 1661, 1665, 1682 et 1683. Ces attaques n'empêchent pas au reste que se développent des relations culturelles et économiques entre les Africains et les Européens. Dés 1577, il y a un consulat marseillais à Alger.

Autorité et influence ottomanes

Au plus fort de la lutte, dans la première moitié du XVIe siècle, les reis et les gouverneurs envoyés par la Sublime Porte vivent sur mer ou retranchés dans leurs ports. Les Bédouins sont livrés à eux-mêmes et l'anarchie perdure. C'est seulement à partir de 1550 que les conquérants commencent à s'occuper de l'arrière-pays. Cette année-là, Hasan Pacha, fils de Hairettin Barberousse (1544-1552), fait de Tlemcen un centre militaire et administratif sous contrôle turc et son successeur, Salih Reis (1552-1556), installe une garnison permanente à Biskra, puis s'avance dans le Sahara où il occupe Touggourt et Ouargla. Plus à l'ouest, les Ottomans se heurtent aux Marocains lors du sac de Fès en 1553. A Tunis, en revanche, la conquête de l'intérieur ne sera vraiment achevée que par Ali Beg (1759-1782) et Hammudi Bey (1782-1814).

Succès des Ottomans ? Oui, en théorie. En fait ceux-ci, les Turcs en particulier, ne sont pas très nombreux au Maghreb, et si au XVIe siècle, leurs troupes contribuent largement aux succès, leur rôle ne cesse de décroître au profit des indigènes. C'est ainsi qu'à Tunis, au XVIIe siècle, il y a en tout et pour tout quatre mille janissaires. En conséquence, les provinces jouissent vite d'une très large autonomie, presque de l'indépendance. À Alger, le dey est un quasi-souverain. À Tunis, la dynastie des beys husainides exerce un pouvoir presque sans contrôle à partir de 1705. Ici et là, on ne paie plus le tribut, mais on envoie des cadeaux aux sultans. On se montre certes obséquieux, mais plus on l'est, moins on obéit. En Tripolitaine, plus proche du centre de l'empire, l'occupation du pays par les troupes ottomanes demeure en revanche réelle et la soumission des beylerbey est absolue. Mais ce sont les janissaires qui, comme ailleurs, inclinent à la révolte. En 1609, pour les mettre au pas, les deys sont contraints d'agir en dictateurs. En 1711, les Karamanli s'auto proclament deys et pachas, ce qu'entérine la Sublime Porte après deux ans d'hésitations, et ils gouvernent le pays jusqu'en 1835. Cette année-là, les Ottomans, qui tentent de réformer et leur Empire et ses institutions, envoient un corps expéditionnaire pour rétablir intégralement leur autorité. Néanmoins, quand l'Italie attaquera la Libye en 1911, il y aura bien peu de soldats turcs pour la défendre et l'énergique résistance d'Enver Bey, ancien attaché militaire à Berlin, y sera surtout l'œuvre des recrues indigènes. Du moins l'Empire ottoman luttera-t-il.

Au siècle précédent, quand la France s'était emparé d'Alger, le gouvernement du sultan s'était contenté d'adresser de platoniques protestations, tout en refusant de reconnaître le fait accompli de l'annexion. Un peu plus tard, lors de l'établissement du protectorat français sur la Tunisie (1881), seule la fiction d'une souveraineté ottomane avait été maintenue.

Il est malaisé de mesurer l'importance des influences turques sur le Maghreb. Il demeure aujourd'hui quelques grandes familles, dont celle de l'ancien dey d'Alger, qui se souviennent de leurs origines turques ou se disent turques. Quelques monuments affichent leur filiation avec Istanbul, des minarets polygonaux ou cylindriques dans ces pays qui demeurent attachés au minaret sur plan carré, hérité des églises syriennes ; des mosquées sous grande coupole centrale, ainsi celles de la Pêcherie à Alger (1660) ou celle de Sidi Mahrez à Tunis (vers 1675). On discute pour décider si l'art des tapis, très florissant, mais de moindre qualité que dans le monde turco-iranien, existait avant l'arrivée des Ottomans. D'aucuns le prétendent à la lecture des textes qui parlent au XIIIe siècle de « tapis sarrasins », sans pouvoir affirmer qu'ils évoquent des tapis noués, de haute laine, ou des fortes étoffes tissées – nommées généralement kilim. D'autres le refusent en constatant que les productions de Kairouan, comme celles d'ailleurs de Sétif ou de Rabat, présentent au XVIIIe siècle des motifs purement anatoliens. Malgré ces influences et d'autres, perceptibles dans le décor des objets manufacturés, armes, céramiques, on peut se demander si l'Afrique du Nord ottomane ne s'est pas mise surtout à l'école de l'Italie. La présence de celle-ci est flagrante tant dans l'architecture que dans la décoration, peut-être aussi dans une certaine manière de vivre et de penser. Avant d'être colonisée par elle, l'Afrique du Nord s'est ouverte à l'Europe.

Source Clio.fr Jean-Paul Roux

Directeur de recherche honoraire au CNRS Ancien professeur titulaire de la section d'art islamique à l'École du Louvre

Le Pèlerin

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 23:06

Algérie - Les auteurs du detournement de 9000 milliards sont passés au Maroc

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Selon des sources bien informées sur l’affaire de transfert illégal de plus de 9000 milliards vers l’Espagne dans des valises par les ports d’Alger et d’Oran, et dans laquelle une enquête était en cours au niveau du tribunal de Sidi M’hamed dans la capitale, certains cadres de l’état, impliqués dans cette affaires auraient quitter le territoire national pour le Maroc.

Dans ce sens, nos sources font savoir que certains cadres des entreprises algériennes habitant dans la wilaya d’Oran se seraient enfuit vers le Maroc alors qu’ils étaient mis sous contrôle judiciaire. Ils seraient au nombre de six. A noter que la chambre d’accusation près le tribunal d’Alger avait émis un mandat d’arrêt contre plus de quarante personnes accusés dans la même affaire après à une plainte déposée par la direction des douanes algériennes contre une longue liste de personnalités suite à une correspondance des autorités espagnoles pour une enquête sur l’origine de ces fonds colossaux que ces derniers versaient dans des banques espagnoles.

Par ailleurs, l’enquête sécuritaire et judiciaire a abouti à la définition du montant détourné vers l’Espagne et qui est estimé à 900 millions d’Euros, soit plus de 9.000 milliards de centimes, durant les trois dernières années.

L’enquête a pu aussi identifier les têtes du réseau de détournement de fonds vers l’Espagne, il s’agit de cadres de l’état qui occupent différents postes dans des ministères, des docteurs des universités de l’Ouest et des hommes d’affaires, promoteurs et des importateurs de vêtements.

A noter que les autorités espagnoles avaient présenté des noms de personnes qu’elles ont interrogés, 19 sur un total de 50 personnes à Alger, membres du réseau. La majorité d’entre eux avaient transféré illégalement des fonds vers l’Espagne par l’aéroport Houari Boumediene alors que quatre l’ont effectué par le port d’Alger. La majorité de ces personnes seraient des importateurs de sous-vêtement féminins activant connu dans le milieu à Alger.

Source http://www.tamanrasset.net

Le Pèlerin

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 23:05

 A deux pas de chez moi en Ariège, la carrière de talc Trimouns

A 1800 mètres d’altitude, visitez le site de la carrière de Trimouns, l'une des plus grandes exploitations mondiales de talc à ciel ouvert en activité. Surplombant la vallée de l’Ariège, face à la chaîne des Pyrénées, un immense cirque blanc s’offre à vos yeux. 

Pour plus d’information je vous invite à cliquer sur les liens suivants : 

http://www.vtt-vallees-ax.fr/html/partenaires/carriere_talc/accueil.htm 

http://www.ariege.com/geologie/talc/index.html

Le Pèlerin

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 03:29

Algérie - Mohand-Chérif Hannachi - “Je ne me suis jamais retiré de la présidence de la JSK !”

hannachi JSK

 

Le prétendu retrait de Mohand-Chérif Hannachi de la présidence de la JSK aura suscité, durant tout ce week-end, beaucoup de commentaires et surtout de nombreuses interrogations en Kabylie. Accosté hier après-midi au cimetière M’douha de Tizi Ouzou, où il a tenu à assister aux obsèques de Mustapha Annane, l’ancien milieu de terrain international qui fut son ami et surtout son coéquipier à la JSK depuis les minimes jusqu’en séniors, Hannachi a tenu à nous préciser qu’il n’a jamais été question d’un retrait de ses fonctions de président de la JSK. “Je suis toujours là et je continuerai à servir mon club la JSK tant que Dieu me donnera santé et vigueur.
C’est vrai que je suis malade depuis quelques jours et mes médecins m’ont conseillé de prendre quelques jours de repos et me soigner énergiquement pour ne pas aggraver mon état de santé. Donc, c’est juste un congé et non pas un retrait”, a-t-il déclaré. “J’ai déclaré aux journalistes que je n’avais reçu aucune décision de suspension émanant de la FAF et que de toute façon je ne mérite aucune sanction”, dira Hannachi, qui a été aux côtés de Mahieddine Khalef. “Par ailleurs, je n’ai jamais annoncé la nomination de Mahieddine Khalef comme conseiller technique de la JSK, car Khalef fait partie du club depuis longtemps déjà. Il a toujours aidé et conseillé le club même dans les moments difficiles. Il est là devant vous et il peut vous confirmer qu’il n’a jamais quitté la JSK et qu’il est toujours chez lui. Mieux encore, je peux même lui proposer la fonction de président de la JSK s’il est disposé à le faire. Tout cela pour vous dire que Mahieddine Khalef a toujours servi la JSK et il continuera à la servir de loin ou de près, que ça soit bien clair !”, précisera le président Hannachi, qui ne s’est pas déplacé hier à Bordj Bou-Arrérridj avec son équipe qui affrontait le club local, mais il s’est envolé hier soir vers Paris pour subir un bilan médical approfondi dans un hôpital parisien.
Visiblement malade et surtout terriblement marqué par une semaine éprouvante en raison des échéances africaines de son club et surtout du conflit JSK-FAF, le président Hannachi a donc décidé de prendre quelques jours de repos tout en ayant confirmé l’intérim à deux de ses proches, en l’occurrence Mustapha Ouaked, vice-président de la JSK et Saïd Boukari, secrétaire général de la JSK.

Source Liberté Mohamed Haouchine

Le Pèlerin

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 03:25

France - Retraites - Les députés retraités touchaient un treizième mois

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Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a discrètement supprimé un avantage dont bénéficiaient depuis longtemps les députés à la retraite: le paiement d'un treizième mois.

Les députés retraités touchaient un treizième mois Comment les députés vont réformer leur régime de retraite

e président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a discrètement supprimé un avantage dont bénéficiaient les députés à la retraite: le paiement d'un treizième mois.

Lorsque le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a annoncé mercredi dernier une diminution prochaine de la retraite des anciens députés d'exactement 8%, la mesure a été unanimement applaudie. Elle s'inscrit en effet dans la réforme des régimes de retraite des parlementaires, avantageux et très impopulaires, à l'heure où celui des français passe à la moulinette de la réforme.
Mais cette annonce cachait manifestement un secret bien gardé du grand public. Les anciens députés, devenus retraités, continuent à percevoir un treizième mois. Un avantage qui ne s'appuie sur aucune base légale. Or cette rémunération représente...8% du total des pensions des anciens locataires du Palais-Bourbon.
Bernard Accoyer a donc, en réalité, décidé de la supprimer. Très discrètement.

Source RMC.fr

Le Pèlerin

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