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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 05:53

Condamnation d’un non-jeûneur : SOS Libertés dénonce

dilem chretiens en Algerie

Le collectif SOS Libertés se dit «vivement inquiet des dérives ‘talibanesques’ récurrentes d’un corps de sécurité transformé en police religieuse et de l’instrumentalisation de la Justice par l’idéologie de l’intolérance et de la régression», suite à la condamnation, lundi dernier à Oum El Bouaghi (Est), à deux ans de prison Farès Bouchouata, 27 ans, pour «atteinte aux préceptes de l’Islam».

Il a été surpris, fin août 2010, durant le Ramadhan, par une descente de police alors qu’il déjeunait avec des amis dans un lieu isolé du centre-ville de Aïn Beïda. «La multiplication de ces ‘dépassements’ enregistrés dans plusieurs localités du territoire national laisse penser qu’il ne s’agit pas du zèle marginal de fonctionnaires de province, mais d’une opération planifiée à un niveau supérieur, pour des objectifs qui restent à déterminer. Sans base légale, ces poursuites pour délit de culte sont dictées par des motivations extrajudiciaires qui évoquent la pratique médiévale des procès de sorcellerie», lit-on dans un communiqué publié hier par le collectif. SOS Libertés rappelle que «la liberté de conscience et de culte est garantie par la Constitution algérienne et par les Pactes internationaux ratifiés par l’Algérie, elle est synonyme du droit de chaque citoyen de ‘pratiquer le culte de son choix, ou de ne pas pratiquer’, qu’aucune autorité ne saurait remettre en cause sans se mettre hors la loi.» Enfin, le collectif appelle à une large mobilisation «des partisans des libertés pour soutenir les victimes de l’arbitraire et résister aux assauts de l’inquisition».

Source El Watan Adlène Meddi

Le Pèlerin

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 05:42

L'Algérie plonge dans le déficit budgétaire

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Hier, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a présenté devant les députés sa déclaration de politique générale, assorti d’un bilan de l’action gouvernementale. Mesure décalée dans l’agenda de l’exécutif au regard de la Constitution, mais la forme a été soignée et les députés ont joué le jeu de la présence exceptionnelle à l’hémicycle. Parmi les nombreux sujets abordés : deux grandes omissions, la Défense et les Affaires Étrangères.

Industries : Une part de 10 % dans la PIB en 2014
Le gouvernement projette de porter à l’horizon 2014 la part de l’industrie nationale à 10 % dans la production intérieure brute. «Malgré une timide reprise enregistrée durant ces cinq dernières années, l’industrie nationale a fortement régressé dans la place qu’elle occupe dans la valeur ajoutée nationale : 5,3 % en 2009 soit moins que l’administration avec 6,8 % la même année», a constaté le Premier ministre. Selon lui, les entreprises industrielles privées font face à des difficultés financières et à un environnement hostile lié à l’économie informelle. «Les entreprises industrielles publiques ont quant à elles été dans leur grande majorité marginalisées du fait de leur déstructuration financière», a-t-il ajouté.

D’après Ahmed Ouyahia, les capacités financières limitées du privé algérien l’ont empêché de reprendre des unités industrielles publiques d’envergure alors que certains partenaires étrangers ont choisi de «confiner l’économie algérienne au rang de simple marché». «Certaines expériences -limitées- d’investissements étrangers se sont révélées fondées sur une conduite spéculative déloyale», a-t-il estimé. Il a indiqué que le gouvernement est décidé à soutenir les entreprises publiques qui disposent d’un marché et à mettre à niveau les entreprises privées.

«Les PME privées bénéficieront d’un programme public de soutien de leur mise à niveau qui est sans commune comparaison avec tout ce qui leur a été offert jusqu’à présent et qui reflète une forte volonté politique», a-t-il insisté. A titre d’exemple, l’Etat prendre en charge 20 % de la dépense liée à la certification de l’entreprise dont le coût est limité à 5 millions de dinars. L’Etat est disposé également à accompagner la modernisation des entreprises publiques en l’aidant à accéder aux crédits bancaires. «Le trésor public accompagne l’entreprise dans le rééchelonnement de sa dette bancaire ou dans la mobilisation de crédits bancaires qu’il garantit et bonifie», a indiqué Ahmed Ouyahia.
Le Premier ministre justifie les nouvelles mesures sur l’investissement
Les critiques émises par les opérateurs économiques étrangers et nationaux sur les mesures relatives à l’investissement introduites dans la loi de finances complémentaire pour 2009 et reconduites par la loi de finances 2010 sont qualifiées d’alarmistes par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia. La déclaration de politique générale, présentée hier à l’APN, était l’occasion pour lui de «réagir sans polémique» à ces critiques. C’est aussi la première fois que le Premier ministre s’exprime sur cette question sensible. Le gouvernement, d’après lui, n’a pas l’intention de priver l’Algérie de l’apport des investissements étrangers.

«Les chiffres de la Banque d’Algérie, institution responsable du suivi des mouvements transfrontaliers des capitaux, confirment que les investissements étrangers hors hydrocarbures n’étaient pas là substantiellement, avant les mesures prises par le gouvernement», a-t-il indiqué. Il a cité des données de ces investissements depuis 2000 jusqu’à 2008. Ainsi, la valeur de ces investissements était de 21 millions de dollars en 2000, 434,5 millions de dollars en 2005, 928,4 millions de dollars en 2006 et 1,48 milliard de dollars en 2008. «L’année 2009, qui a vu la mise en œuvre des nouvelles dispositions applicables aux investissements étrangers, n’a pas vu un recul des apports étrangers hors hydrocarbures qui ont atteint 1,6 milliard de dollars», a insisté Ahmed Ouyahia.

Il a rappelé que le Conseil national de l’investissement (CNI) a octroyé des avantages (exonérations fiscales) à des promoteurs de projets d’une valeur globale de 11,1 milliards de dollars. «L’obligation pour l’investisseur étranger de s’associer avec des capitaux algériens tout en gardant la gestion de la réalisation n’est pas une ‘spécificité’ algérienne. C’est une règle en vigueur dans de nombreux pays, y compris émergents. C’est un moyen de faire bénéficier l’économie nationale du savoir- faire des partenaires», a-t-il indiqué. Selon lui, certaines expériences d’investissements étrangers se sont révélées fondées sur une conduite spéculative déloyale. Revenant brièvement sur la privatisation des entreprises publiques, il a accusé certains partenaires étrangers de vouloir confiner l’économie algérienne au rang de simple marché par leur refus de reprendre ces unités industrielles.

«Quel drame y avait-t-il à procéder à quelques ajustements de notre démarche d’économie de marché, dès lors que ce redressement n’est pas synonyme de rupture avec l’efficacité et la compétitivité économiques ?», s’est-il interrogé, avant de poursuivre : «Quel est ce dogme qui, au nom de la liberté d’entreprendre, devait nous empêcher d’introduire des correctifs appropriés à la lumière des constats, des expériences et des circonstances, au moment même où la crise économique mondiale a réhabilité ailleurs le rôle économique de l’Etat, et surtout remis en cause le primat de la libre spéculation sur l’économie productive ?»  Selon Ahmed Ouyahia, l’Algérie, qui faisait l’objet «d’un embargo international non déclaré», a concédé de larges libertés aux investisseurs étrangers.  Aussi, a-t-elle le droit, d’après lui, de reprendre la majorité dans les investissements extérieurs chez elle (la règle de 51/49). «Ce même principe prévaut dans d’attrayantes destinations de l’investissement étranger, au Moyen-Orient et en Asie», a-t-il noté.
Dépenses publiques : Les programmes maintenus en dépit du déficit budgétaire.

Le gouvernement prévoit un important déficit budgétaire à la fin de l’exercice 2010. Cette situation est expliquée par les dépenses liées au nouveau programme quinquennal d’investissements publics (2010-2014), à la hausse des salaires des agents de l’Etat et au recrutement dans la Fonction publique. Cela est également lié aux transferts sociaux qui ont dépassé les 1200 milliards de dinars en 2009. «Une année qui s’est achevée par un déficit budgétaire sensible, le premier de la décennie», a annoncé le Premier ministre lors de la déclaration de politique générale présentée hier à l’APN. Le Fonds de régulation des recettes des hydrocarbures sera sollicité pour alléger le déficit.

«Destiné à son origine à couvrir la charge budgétaire du remboursement de la dette extérieure, le FRR accueille désormais une épargne publique stratégique qui accompagnera le financement du programme d’investissement de l’Etat», a précisé le Premier ministre. Il a indiqué que le montant du FRR est passé de 1842 milliards de dinars en 2005 à 4316 milliards de dinars fin 2009, soit presque 41 milliards de dollars. Le FRR prend en charge le différentiel entre le prix réel du baril de pétrole sur le marché et le prix fixé dans la loi de finances. Selon Ahmed Ouyahia, le remboursement partiel de la dette publique interne, ramené à 800 milliards de dollars en 2009, offre un second levier au Trésor public pour poursuivre le financement du plan 2010-2014. Il a souligné que l’appareil économique n’arrive pas encore à absorber les importantes liquidités financières dans le pays. D’où leur orientation vers le financement des projets publics d’équipement.

«Tout emprunt extérieur demeurera exclu», a précisé le Premier ministre. La dette extérieure est fixée actuellement à 4 milliards de dollars. Selon lui, le programme actuel d’investissements publics n’aura aucun risque sur la balance des paiements du pays «et donc sur son indépendance financière future vis-à-vis de l’extérieur». «En dépit d’une croissance économique préservée et d’une augmentation constante de la fiscalité ordinaire, les recettes tirées des hydrocarbures sont d’un poids tel sur les revenus du Trésor que leur régression ne pouvait rester sans effet sensible», a analysé Ahmed Ouyahia. Selon lui, l’impact du marché mondial des hydrocarbures a fortement heurté les revenus du Trésor à partir de 2009.

«La fiscalité pétrolière globale a chuté de 42%, passant de plus de 4000 milliards de dinars en 2008 à 2400 milliards de dinars en 2009. Cette perte ne pouvait être comblée par la hausse de 20% enregistrée par la fiscalité hors hydrocarbures», a-t-il dit. Les recettes d’exportation d’hydrocarbures ont reculé de 43%, passant de 77,1 milliards de dollars en 2008 à 44,4 milliards de dollars en 2009. «Une stabilisation des importations de biens et services à leur niveau de l’année précédente a évité au pays de connaître en 2009 un retour à une balance de paiement négative après de longues années : celle-ci a clôturé l’année dernière avec un symbolique excédent de 410 millions de dollars seulement», a déclaré Ahmed Ouyahia.  

Les Algériens doivent, selon lui, tout faire pour procurer au Trésor plus de recettes pour que l’Etat puisse soutenir le poids de ses dépenses. «En 2009, toutes les recettes de fiscalité ordinaires dépassaient de peu la seule facture des transferts sociaux de l’Etat. Toutes les recettes fiscales de cette année, y compris la fiscalité pétrolière, suffisent à peine au financement du budget de fonctionnement», a-t-il appuyé. Il n’a pas manqué de noter que 100% des importations du pays sont réglées par des devises provenant des hydrocarbures «qui sont la richesse de toute la nation».
Décryptages
-Lutte contre le terrorisme

«La politique de lutte contre le terrorisme a permis l’isolement des derniers groupes terroristes, d’autant que les pouvoirs tiennent à mettre en œuvre rigoureusement les dispositions énoncées dans la charte pour la paix et la réconciliation nationale.»

-Adnane Bouchaib. Avocat et vice-président de l’association SOMOUD

Ça n’a aucun sens d’autant plus que les dispositions, légalement, ne sont plus applicables. Je rappelle que dans le texte de la charte, il est fait mention d’un délai de six mois  accordés aux terroristes pour se rendre aux autorités. Ce délai est largement dépassé. Je pense plutôt que ce passage est annonciateur d’une amnistie générale. C’est dans l’air depuis quelque temps, et il n’y a pas de fumée sans feu. On veut préparer l’opinion publique à cette annonce. Par contre, ce qui est troublant c’est l’utilisation de l’adverbe «rigoureusement» dans ce passage, comme si on voulait signifier que le président ne pourra pas prendre d’autres mesures que celles contenus dans la charte alors qu’il en a la possibilité. On encadre ses prérogatives.
-Réforme de la justice
«Cinq cent magistrats seront formés annuellement durant les cinq prochaines années. Mise en place de quatre pôles judiciaires spécialisés au développement de la coopération internationale, à l’informatisation des documents et à la réalisation à distance des pourvois devant la cour suprême.»
-Maître Bourayou. Avocat pénaliste au barreau d’Alger.
Je me félicite de toutes mesures qui visent à renforcer les moyens de la justice et qui permettent qu’une justice soit rendue par des magistrats compétents. Mais ces mesures ne peuvent être efficaces que si elles garantissent l’indépendance du juge. Il faut arrêter de tourner autour du pot. La réforme de la justice n’aura un sens que si le juge est à l’abri de toute immixtion de la part des puissants, du politique. Il faut rassurer le juge, le mettre à l’abri de la peur de la sanction. Nous avons d’excellents magistrats qui, malheureusement, travaillent dans une forme de psychose, dans la  peur d’appliquer la loi. Toute la question de la justice est là et pas ailleurs. Je doute que le pouvoir accepte de laisser la justice en dehors de sa zone d’influence.
-Renaissance de l’industrie nationale

«Il est erroné de croire que les lois de finances complémentaires pour les années 2009 et 2010 risquent de priver l’Algérie de l’apport des investissements étrangers.»
-Slim Othmani. Président du CA de Nouvelle Conserverie Algérienne

«La vérité est connue de tous ! Les lois de finances complémentaires de 2009 et 2010, ont eu des incidences négatives auprès des investisseurs étrangers car la formulation des textes a donné lieu à des interprétations abusives. Elles ont crée une forte incertitude. Il faut arrêter de parler de souveraineté nationale quand l’Algérie importe 90% de ce qu’elle consomme. Je suis d’accord pour que le secteur de la distribution soit réservée aux nationaux, comme cela se fait chez nos voisins par contre pour l’industrie c’est une aberration. En outre, ces deux textes sont discriminatoires envers les Algériens non résidents en Algérie car elles les obligent à s’associer avec des résidents pour pouvoir investir dans leur propre pays. Ce n’est pas avec  des méthodes brutales qu’on va attirer des IDE (investissements directs étrangers).»
Publicité :

«La publicité est loin d’être un monopole public. Pour un CA de 13 milliards en 2009, seul 2 milliards sont revenus à l’ANEP. Les nouveaux textes sur l’information et la publicité  permettront un surcroît de professionnalisme et de déontologie.»
Ce n’est pas l’annonce de nouveaux textes devant régir la publicité qui va calmer les craintes des agences de communication. Pour la plupart, elles travaillent dans le flou le plus total. Elles ne savent pas de quoi demain sera fait. «Les agences de communication sont des entreprises comme les autres qui ont besoin d’un environnement stable et des lois claires pour pouvoir travailler dans la sérénité, précise un professionnel du secteur. Et pour l’heure ce n’est pas le cas. D’autant que le gouvernement vient de décider  de prélever 1% du CA des agences pour le reverser dans un fond consacré à la culture.» Les agences ne s’y opposent pas mais elles attendent plus d’éclaircissements pour savoir comment ce prélèvement va avoir lieu et sur quelles bases. 
à chaud :

Mohamed  Kenaï. Président de la commission des finances et du budget de l’Assemblée :«L’aboutissement  du plan quinquennal d’investissements publics (2010-2014) est étroitement lié  au contrôle de ses dépenses. Nous saluons la volonté du Gouvernement de vouloir  assurer le succès du prochain programme quinquennal, mais nous appelons à conférer  davantage de transparence et de contrôle en amont et en aval à la concrétisation  des programmes publics pour que les deniers publics ne soient pas dépensés à  des fins inutiles.»
Layachi Daâdoua. Président du groupe parlementaire FLN : «Nous avons déjà exprimé notre soutien au programme du président de la République. C’est une occasion pour évaluer les différentes réalisations… Le problème qui se pose  concerne la qualité et la durée des réalisations ainsi que la manière avec laquelle  sont gérés les budgets alloués aux différents secteurs, les chiffres contenus dans la déclaration, dénotent la volonté de l’Etat de poursuivre ses efforts de développement et  d’améliorer les conditions de vie des citoyens, nous souhaitons voir les pouvoirs publics accorder plus de soutien au secteur agricole…»
Louisa Hanoune. Porte-parole du Parti des travailleurs : « Nous considérons, malgré quelques réserves notamment sur la qualité des emplois et sur certaines questions économiques,  que le bilan présenté par le Premier ministre, est globalement satisfaisant. Nous qualifions les grandes lignes tracées dans le prochain plan gouvernemental d’ambitieuses. Nous faisons partie des rares pays émergents à avoir tenté d’éviter les affres de la crise économique issue du libéralisme mondial. L’Algérie tente de mettre fin aux appétits des lobbies étrangers et cela reste à saluer… Aujourd’hui que la paix est revenue, nous devons ouvrir les espaces pour les débats et les confrontations politiques afin de permettre l’établissement d’un État de droit  dans une transparence totale.» 
Nourreddine Ait Hamouda. Député RCD Tizi-Ouzou : « J’aurais voulu intervenir aujourd’hui pour faire des suggestions, mais après avoir écouté le discours du Premier ministre, j’ai l’impression qu’on ne vit pas dans le même pays, ni dans la même époque. Ces dernières années, l’Algérie a connu des catastrophes naturelles tels que les séismes de Chlef et de Boumerdes, les inondations de Bab El Oued et de Ghardaïa, mais le tremblement de terre qui n’est pas classé sur l’échelle de Richter est bien la corruption … Les richesses du pays censées être exploitées au profit du peuple se trouvent, malheureusement, entre les mains d’une minorité. Comme à l’accoutumée, c’est toujours les petits qui sont sacrifiés.»

Source El Watan Fayçal Métaoui

Le Pèlerin

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 05:28

Santé - Infections nosocomiales : Le téléphone portable doit être désinfecté

telephone portable

L’une des causes principales : le téléphone portable. Celui-ci est un véritable vecteur  de germes comme les saprophytes commensaux (germes de la peau) ou mêmes pathogènes. C’est ce qui a été révélé à la faveur de prélèvements effectués au niveau de plusieurs services de l’EPH de Birtraria sur le personnel soignant ainsi que des patients sur une période de 05 mois. En plus des germes commensaux qui vivent sur la peau, il a été découvert sur les portables la présence de salmonella. C’est l’un des microorganismes pathogènes pouvant provoquer des septicémies. « Le résultat de ces prélèvements a mis à nu la mauvaise hygiène des mains », souligne le Dr. Oussadou.
 Pour déclarer la guerre à ces bactéries les participants à la deuxième journée des infections nosocomiales et d’hygiène hospitalière, ont proposé hier, la désinfection du téléphone portable.
De son côté le Pr Moussa Achir, chef de service de pédiatrie à Birtraria et président du Conseil Médical, a souligné le nombre important des maladies nosocomiales sur le plan des statistiques. « Bien qu’il n’existe aucun chiffre précis sur les maladies nosocomiales, le nombre de patients qui contractent ces maladies pose un problème de santé publique », a t-il expliqué. « D’où la nécessité de prendre des mesures d’asepsie, d’hygiène collective, et de mettre en place un matériel adapté et un système clos dans les hôpitaux », a-t-il expliqué. Toutefois, a-t-il ajouté, les maladies nosocomiales ne sont pas évitables dans la mesure où les germes sont présents partout et non seulement, ils augmentent mais résistent de plus en plus aux antibiotiques.
A cet effet, le Pr Achir recommande une utilisation adéquate et rationnelle des antibiotiques pour mieux lutter contre les maladies nosocomiales et empêcher ces bactéries de développer des souches plus résistantes.

Source Horizons Rabéa F.

Le Pèlerin

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 23:33

La facture pourrait augmenter l’année prochaine

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Selon les chiffres du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, sur les 41 milliards de dinars de dettes, l’Etat en a déjà effacé 37 milliards au profit de 77 000 agriculteurs.

Intervenant au cours d’une rencontre nationale avec les membres du conseil de l’Union nationale des paysans algériens (Unpa) à Zéralda, Abdelaziz Belkhadem a souligné, hier, que la facture alimentaire en matière d’importations pourrait augmenter l’année prochaine suite à des facteurs externes dont le recours de certains pays de l’Est par exemple au biocarburant «ce qui augmenterait les prix de ces produits alimentaires».Cette facture, a rappelé le ministre d'État, représentant personnel du chef de l'Etat, est passée de 8 milliards de dollars en 2008 à cause de la spéculation mondiale due à la crise financière, à près de 5,5 milliards de dollars en 2009. «Les mesures prises par l’Etat algérien ont permis l’augmentation de la production et le recul de la facture alimentaire.
Ce taux connaîtra une stabilisation durant cette année 2010 avec 5,5 milliards de dollars d’importations. Mais l’année prochaine, la facture alimentaire dépasserait ce taux suite à certains facteurs externes», a-t-il souligné. Raison pour laquelle, selon l’intervenant, l’Etat mise sur une politique agricole basée sur la production, avec en priorité les produits de première nécessité. Cela en plus de certaines procédures au profit des agriculteurs pour les inciter à travailler davantage, dont l’effacement des dettes. Selon les chiffres du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, sur les 41 milliards de dinars de dettes, l’Etat en a déjà effacé 37 milliards au profit de 77 000 agriculteurs. Un dossier clos, selon lui. Interrogé par InfoSoir sur la question de la facture alimentaire et la déclaration de Belkhadem, Benaïssa a répondu : «Maintenant nous observons le marché international parce que certains produits sont en train d’augmenter. Nous ferons en sorte que cette augmentation n’ait pas d’effet sur la facture.» Et d’ajouter : «Pour confirmer que cette année la facteur alimentaire se situerait au même niveau qu’en 2009, soit 5,4 milliards de dollars. On verra dans quelques mois.» En outre, M. Belkhadem a salué l’initiative de l’Etat concernant certaines procédures dont l’expérience réussie dite «couloir vert» qui consiste en la spécialisation dans la production agricole, citant l’exemple des dattes algériennes.

Les intervenants ont été fermes quant aux terres agricoles. «Aucune excuse ne sera donnée aux agriculteurs qui vendent leurs terres ou ne les exploitent pas», selon Mohamed Alioui, président de l’Unpa. Après avoir appelé les fellahs à en finir avec la politique du doute et de l’attente, le ministre a informé qu’en matière de terres agricoles, l’Office national des terres agricoles est déjà mis en place et jouera un grand rôle dans ce sens. Cette rencontre vise, selon les organisateurs, à expliquer et à apporter toutes les clarifications nécessaires aux membres du Conseil national qui les expliqueront à leur tour aux agriculteurs, sur les dispositions de la nouvelle loi 10-03, fixant les conditions et les modalités d’exploitation des terres agricoles du domaine privé de l’Etat. Cette loi stipule, pour rappel, que «la gestion, l’exploitation et la préservation des terres et des biens superficiaires doivent être assurées de façon régulière, permanente et conforme aux dispositions de la législation en vigueur», cite le petit recueil législatif établi par la Caisse nationale de mutualité agricole (Cnma).

Source Infosoir Souad Labri 
Le Pèlerin

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 23:31

Algérie - Marché parallèle à Tipasa : Hadjout renaît de ses affres

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Ceux qui connaissent Hadjout, commune relevant de la wilaya de Tipasa, mais n’ayant pas foulé son sol depuis au moins une année, y remarqueraient assurément un changement de taille. En effet, l’un de ses «repères», ou plutôt, un de ses lieux constamment envahi par les citoyens de la ville et ceux des localités environnantes vient tout bonnement de disparaître. Il s’agit du marché informel.

Son apparition, qui remontait aux années 80, d’après quelques habitants de la ville, serait un fait et surtout une conséquence inexorable de la configuration nouvelle de la carte du commerce d’alors, du moins celle concernant le créneau du détail qui a cédé le pas face à la prolifération fulgurante de l’informel. Devant la concurrence déloyale imposée par cette place de négoce, les autres commerces de la ville se vidaient peu à peu de leurs clients. 
Même le marché couvert des fruits et légumes, dont l’ouverture date depuis l’époque coloniale, n’a pas été épargné par la nouvelle vague du marché parallèle. Ses tables, naguère pleines à craquer de produits maraîchers, arrivent à capter difficilement les pères de famille. Les poissonniers ont carrément quitté l’une de ses ailes abritant une pêcherie, lui préférant les étals bricolés à même le trottoir qui le borde. 
«On était pour ainsi dire tout à fait dans le creux de la vague provoqué par le marché informel voisin. Nos produits s’écoulaient difficilement, non pas parce qu’ils étaient de mauvaise qualité, mais c’était à cause de la concurrence insoutenable, en matière de prix, pratiquée dans le marché voisin», se rappelle un vendeur de fruits et légumes exerçant dans le marché couvert de l’époque durant laquelle l’informel écrasait toute concurrence loyale. 
Ce constat fait aussi l’unanimité chez les consommateurs. «Avant la délocalisation du marché informel, j’y faisais régulièrement mes achats pour la simple raison que les prix affichés défiaient toute concurrence, même ceux pratiqués dans l’ancien marché couvert», atteste à ce propos Kader de Hadjout. 
Ainsi donc, la réputation du marché parallèle de l’Ex-Marengo, s’était raffermie davantage en brandissant un atout imbattable. Celui des prix abordables qui y étaient pratiqués, au grand bonheur des petites bourses et des familles à faible et moyen revenus. Devenue en conséquence, notamment durant les années 90 jusqu’à sa fermeture en 2010, la source d’approvisionnement privilégiée des habitants de Hadjout, cette place de négoce où se vendaient aussi d’autres produits, tels que les vêtements et les articles de ménage,  rayonna également sur l’ensemble des localités voisines. Peu à peu, les étals et autres baraques commençaient à déborder de la grande surface qui l’abrite.  A tel point que la rue la séparant du marché couvert a été complètement obstruée par une juxtaposition de tables qui exposaient tous types de produits. Les autres artères alentours n’avaient pas, elles aussi, échappé aux squat. «Il fallait jouer des coudes et des pieds, surtout le jour du souk, pour s’extirper de la promiscuité imposée par les vendeurs squattant les trottoirs. Alors, pour les automobilistes désirant rejoindre la grande rue depuis les artères traversant les quartiers situés en haut du marché, c’est carrément l’enfer. D’ailleurs il m’arrive souvent de parcourir en voiture un long circuit pour enfin atterrir ici (la grande avenue du 1er-Novembre). C’est vous dire l’ampleur des tracasseries que nous subissions à cause du marché», confie Hamid, un autre habitant de la ville. 
Et d’ajouter «maintenant avec son éradication, j’ai l’impression que la chaussée s’est élargie et les accotements sont devenus désormais accueillants pour les piétons. J’ai actuellement 27 ans, et c’est la première fois que je découvre le vrai visage de ce quartier». 
La fin d’une période faste
Pour venir à bout de ce marché, les autorités ont opté pour sa délocalisation pour un nouvel endroit situé à l’entrée ouest de la ville à proximité de la cité du 18-Février. «Présentement, Hadjout, en plus de son marché couvert, compte un autre lieu où se sont installés les commerçants qui exerçaient au niveau de l’ancien marché informel», confie Mazouni Yacine le président d’APC de Hadjout. L’un des objectifs atteints par l’ouverture de ce nouveau marché, affirme un responsable de la wilaya de Tipasa, est «de fixer définitivement le commerce non sédentaire autrement dit informel dans la ville de Hadjout». 
Pour sa part, Badjou Mohamed, le chargé de communication de la wilaya, qui a rappelé que cette opération a été inscrite comme l’une des priorités pour l’agglomération en question, indiquera : «Afin d’éradiquer le marché informel qui échappe aux règles de contrôle des pouvoirs publics et porte préjudice à l’environnement et à l’urbanisme commercial, le wali a opté pour une alternative consistant à intégrer ces jeunes vendeurs qui s’étaient improvisés commerçants, faute d’emploi, en leur donnant la possibilité de bénéficier soit d’un local à usage professionnel s’ils sont éligibles ou bien ils disposeront d’un local dans le nouveau marché». Avant d’ajouter «la superficie abritant le nouveau marché s’étale sur 11.500 M2. Il est doté de 26 locaux en structure métallique et d’un bloc sanitaire qui ont coûté pour leur réalisation 7,5 millions de dinars. Pour ce qui est du revêtement de toute l’assiette de terrain, le drainage des eaux pluviales et l’éclairage public, les autorités ont débloqué une enveloppe financière de l’ordre de 18,2 millions de dinars, car cet espace commercial sera également utilisé comme marché hebdomadaire».  
«Le marché est conçu pour abriter jusqu’à 800 carreaux de vente. C’est dire son envergure et son impact sur le commerce local», renchérit de son côté le maire de Hadjout. Selon toujours ce dernier, l’autre avantage indirect de l’éradication du marché en question est la diminution sensible des cas d’agression et de vol dans la ville. «Le deuxième marché de Hadjout est doté de toutes les commodités et répond aux normes d’hygiène et de sécurité. Ceux qui s’y rendent se sentent vraiment en sécurité. La preuve, à peine, après quelque temps de sa mise en service, il connaît déjà un engouement très appréciable», conclut le maire.

Horizons A.L.

Le Pèlerin

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 23:27

Algérie - Exploitation du vignoble à Médéa sur les hauts de hurlevent

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Des champs de vignoble s’étendent, en effet, à perte de vue transformant les pleines et les collines en un tapis verdoyant formant un paysage féerique. Plus de 80% du potentiel viticole est localisé au niveau de trois communes : Ouezra, Si- Mahdjoub et El-Omaria. Des localités où l’on cultive le raisin depuis des générations. Mais, selon les agriculteurs, le rendement, ces dernières années, est nettement en deçà des potentialités existantes. Mais, le délaissement partiel du vignoble par les viticulteurs a induit la dépréciation de la qualité des raisins produits. Nombre de contraintes, tel le déficit en moyens matériels (tracteurs, chenilles...) qui sont indispensables, puisque 95% du potentiel viticole est localisé en coteaux à pentes très accentuées, annihilent les efforts des aviculteurs. Ceci sans parler des exploitations abandonnées pour cause de conflits entre familles héritières qui, souvent, n’arrivent pas à trouver une solution et ce, même en recourant à la justice. 
Benchicao, la vallée de «Ahmar Bouaâmar»    
A Benchicao (daïra de Ouezra) (1240 m d’altitude), la viticulture est une affaire de familles, c’est un métier ancestral qui se transmet de père en fils. Dans cette région, la vigne se cultive avec passion. «Ahmar Bouaâmar» est une variété très prisée de raisins. Elle a aussi cette particularité d’être arrachée tardivement, sa cueillette pouvant s’étendre jusqu’à la fin du mois d’octobre. Ce produit du terroir, qui se distingue par sa couleur rougeâtre et sa qualité supérieure, se vend à plus de 150 DA le kilogramme. «Ahmar Bouaâmar et Mokrani (Valencien) ont une spécificité. Ces deux qualités de raisins peuvent être cultivées dans d’autres régions du pays, mais elles ne peuvent avoir une meilleure qualité que celle des coteaux de Médéa et plus particulièrement dans la daïra de Ouezra», nous dit Lounès Bachir, un ingénieur agronome à la DSA. Selon lui, un atelier sur le vignoble a été organisé récemment à Médéa et lors duquel des propositions ont été faites par les spécialistes pour au moins préserver les 7200 ha de vigne qui sont exploités dans la wilaya de Médéa dont l’âge dépasse vingt ans pour une grande partie de ces plants. Selon le spécialiste, il est primordial de procéder à l’amélioration du potentiel du vignoble par la plantation de nouvelles vignes et ce, à l’effet d’augmenter la capacité de production et de pouvoir procéder à l’arrachage des vieilles vignes. Pour l’ingénieur, cette opération ne peut être réalisée qu’avec l’appui de l’Etat car, selon les prévisions, la plantation d’un hectare de vigne coûte plus de 70 millions de centimes. Un montant au-dessus des moyens des viticulteurs dont le grand souci présentement est de combattre l’oïdium et le mildiou, des maladies cryptogamiques qui déprécient rapidement le raisin et stoppent son développement. Sur les hauteurs de Benchicao, Hamadi Hocine, un ancien viticulteur ayant bénéficié de plusieurs hectares de terre lors du lancement de la révolution agraire par le défunt président Houari Boumediene, est déçu par la mauvaise récolte en raison des attaques de l’oïdium et du mildiou. Il a investi toutes ses économies dans la culture de trois hectares de vigne «Ahmar Bouaâmar» et compte brader sa récolte au marché local se contentant du tiers de son prix de vente réel. Accompagné de ses deux chiens qui ne le quittent jamais, le vieil homme raconte, et se souvient lorsque l’Etat lui a envoyé un camion plein de matériel composé de piquets et de fil de fer pour pouvoir planter sa vigne. Il nous montre un piquet : «vous voyez ? Il date de la création de cette exploitation en 1972», dit Hamadi, approuvé par son fils Kadour. Le potentiel viticole dans la wilaya de Médéa est détenu en majorité par des EAC (Exploitations agricoles collectives).
A l’EAC de Si Antar N°1, dans la commune de Ouezra, un groupe d’agriculteurs exploite plusieurs hectares de raisin de table et de pommiers. Hocine est le gérant de cette exploitation. Pendant toute la matinée il s’échinait, avec ses collègues, à réparer un tracteur qui date des années 70 et qui est pourtant complètement amorti. Cet engin semble être le tracas du gérant de l’EAC. Fort heureusement, les 4 hectares de vignoble «Ahmar Bouaâmar» n’ont pas été touchés par l’oïdium ou le mildiou. Toute la récolte est déjà vendue à un commerçant qui n’a pas encore commencé l’opération de récolte. 
L’Oïdium et le Mildiou, ces ennemis redoutables
Rares sont les récoltes qui sont épargnées par l’oïdium et le mildiou. Les viticulteurs sont découragés par ce fléau qui se propage d’une manière très rapide et apparaît lorsque la vigne commence à se développer. Les multiples produits spécifiques de traitement de la vigne, disponibles sur le marché, s’avèrent inefficaces pour combattre ces deux maladies. Seuls le soufre et le cuivre peuvent éradiquer ces maladies des vignes. Mais ce traitement (soufre) est non seulement peu disponible sur le marché, mais sa vente est réglementée, selon Mme Kherroubi, chef du service production au niveau de la DSA. Seuls le viticulteur ayant la carte d’exploitant peut acquérir ce traitement, le reste des vendangeurs sont contraints d’utiliser le soufre à base d’eau qui est sans aucune efficacité. Face à ce dilemme, les viticulteurs traitent la vigne quatre à cinq fois pour éviter les attaques de l’oïdium et le mildiou qui restent les premiers ennemis de la viticulture. Malgré la menace continuelle de ces maladies, la récolte de cette année a été encore meilleure, passant de 321 400 quintaux en 2009 à 432 980 qx en 2010. Ce résultat est le fruit des efforts des viticulteurs qui veillent sur le traitement de la vigne à chaque fois qu’il est nécessaire.

Source Horizons M.K.

Le Pèlerin

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 09:11

L’Algérie perd 10 milliards de dollars

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Cet argent aurait pu servir à la recherche scientifique, au financement des microentreprises créées par les jeunes chômeurs, ou même à la construction des écoles afin d’endiguer la surcharge des classes

Gérer les grands projets n’est pas le maillon fort de l’Exécutif. Certaines réévaluations découlant de l’insuffisante maturation des études coûtent très cher aux caisses de l’Etat. Les chiffres officiels font très peur. Les erreurs ont dépassé le seuil du tolérable. Au titre de l’année 2010 seulement, le programme en cours a enregistré une réévaluation de 815 milliards de DA, soit près de 9 milliards de dollars.
C’est à trois milliards près le budget de l’autoroute Est-Ouest. En une seule année, l’Algérie perd beaucoup d’argent au moment où le monde entier prône l’austérité, se serre la ceinture et rétrécit les budgets de fonctionnement pour faire face aux répliques de la crise financière. Une question s’impose alors: mais comment fait-on pour en arriver à cette situation?
Les 9 milliards auraient pu servir à la recherche scientifique, au financement des microentreprises créées par les jeunes chômeurs, ou encore à la construction des écoles afin d’endiguer la surcharge des classes. En Algérie, cet argent est jeté par la fenêtre. Ce gaspillage institutionnalisé a nécessité l’intervention du président de la République.
Des slogans sont lancés dès lors par le ministre des Finances ou encore le Premier ministre pour faire cesser cette hémorragie financière. Une batterie de mesures furent prises. La plus paradoxale prévoit que toute «réévaluation d’autorisation de programmes qui s’avérerait indispensable devra être précédée par la suppression d’un montant équivalent, d’un projet de la nomenclature du secteur concerné».
Les experts évoquent une fuite en avant: on sacrifie un projet au lieu d’insister sur la maturation des études. Le bilan du gouvernement qui sera présenté jeudi à l’APN, même s’il se veut positif et optimiste sur les perspectives de l’économie nationale, annonce, toutefois, des signes qui font craindre le pire sur les équilibres financiers du pays. L’on apprendra aussi que le niveau des améliorations des revenus des fonctionnaires, notamment la charge induite par le nouveau régime indemnitaire (avec ses rappels), a exigé la mobilisation de 1000 milliards de DA, soit la quasi- totalité des revenus du Trésor hors hydrocarbures. Une autre question mérite d’être posée: et si le prix du baril de pétrole chutait à 10 dollars? Les experts écartent cette possibilité, mais serait-il judicieux de planifier des augmentations sur la base d’un revenu instable qui dépend de surcroît du marché international?
Ouyahia défend les orientations du gouvernement
Malgré l’impact de la crise financière, la croissance aura été, selon le bilan du gouvernement, au rendez-vous en 2009. Avec une hausse globale du PIB de 2,4%. La croissance du PIB a connu l’effet réducteur de l’inflation qui enregistre une remontée, avec 5,7% en 2009. Cela est le résultat «d’une forte injection monétaire découlant de la dynamique d’investissement et de la hausse des salaires».
Le document détaille la croissance enregistré pour chaque secteur. Avec une priorité bien évidement au secteur des hydrocarbures, qui dépend du marché international. La reprise de la croissance dans ce secteur projetée pour 2010 «pourrait être différéee à l’année 2011 avec la baisse récente des enlèvements de gaz par les clients de l’Algérie en Europe», précise le rapport. Bon résultat par contre pour l’agriculture avec une croissance évaluée à 20% en 2009.
Le secteur du bâtiment maintient sa croissance substantielle, avec une hausse de 8,7%. La redynamisation de l’industrie relevée en 2008 s’est poursuivie en 2009 avec une progression de 5% de la valeur ajoutée. Au chapitre du pouvoir d’achat, Ouyahia n’omettra pas de souligner que les 18 derniers mois ont connu une augmentation substantielle des rémunérations de l’ensemble des salariés, des pensions et même des bourses. En premier lieu, il y a le relèvement du Snmg de 25%. Par ailleurs, les fonctionnaires perçoivent, pour certains, leurs nouveaux salaires découlant du statut général de la Fonction publique, alors que pour d’autres c’est le nouveau régime indemnitaire qui leur a déjà été servi. Près de 40 statuts particuliers et 2 régimes indemnitaires ont été promulgués.
Parmi les autres mesures défendues, il y a la revalorisation des pensions et allocations de retraites. En outre, plus d’un million de titulaires de faibles pensions directes et pensions principales de réversion, ont bénéficié, pour la deuxième fois, de relèvement substantiel financé par le budget de l’Etat.
Au total, les transferts sociaux de l’Etat ont fortement évolué durant la dernière décennie, passant de 245 milliards de DA en 1999, à 460 milliards en 2005. Enfin, le bilan de Ouyahia parle de création de 1,5 million d’emplois en 2009 (400.000 permanents), cela a réduit le taux de chômage à 10,2% en 2009.
La paix sociale et les surenchères politiciennes
Les travailleurs qui ont payé un très lourd tribut à la crise économique et à l’ajustement, savent, précise Ouyahia dans son rapport, qu’«il est de leur propre intérêt de tenir l’exercice du droit syndical loin de toute manipulation politicienne», et éviter aussi que leurs revendications sociales n’aboutissent à la mise en faillite de leurs propres entreprises.
Le gouvernement reconnaît que la réussite du saut économique qualitatif nécessaire pendant ce quinquennat, a fortement besoin d’un climat de sérénité, qui libère les énergies au travail, met en confiance l’investisseur national et étranger, «en un mot, d’une stabilité sociale et de progrès dans la productivité et dans la compétitivité économiques».
Les ressources budgétaires qui seront investies en commandes publiques ne pourront être renouvelées sans cesse: «Il importe donc que le développement économique se prépare d’ores et déjà à vivre et à prospérer par le seul fait du marché.»
Les médias
La presse écrite qui est l’une des plus dynamiques du monde arabo-africain, totalise plus de 300 titres dont 70 quotidiens, bénéficiant d’un réseau de 24 imprimeries (12 pour les journaux et 12 pour les magazines) dont une nouvelle imprimerie publique à Ouargla, en attendant l’ouverture de celle de Béchar.
Les pouvoirs publics projettent aussi d’encourager la mise sur pied d’un véritable réseau de distribution de la presse écrite.
S’agissant de la publicité, et à l’inverse d’une opinion répandue, les annonceurs privés tiennent une place majeure.
La publicité est loin d’être un monopole public ni l’objet de répartition discriminatoire.
Ainsi, sur un chiffre d’affaires global de 123 milliards de DA de publicité en 2009, seuls 2 milliards DA ont été régis par l’Agence publique (ANEP) et près de 5 milliards DA de dépenses publicitaires sont le fait d’opérateurs privés.
Le transport urbain
Pour le métro: Le réseau initial d’Alger est achevé et sera mis en circulation durant l’année 2011, alors que son extension a été entamée. L’étude du métro d’Oran est, quant à elle, en voie de lancement.
Le tramway
La première ligne d’Alger sera réceptionnée l’année prochaine, alors que les chantiers des lignes d’Oran et de Constantine sont en cours. Les études des tramways de 6 autres villes ont déjà été contractées.
L’habitat
L’année 2010 s’achèvera avec le lancement de 200.000 nouveaux logements et la réception de 200.000 unités. L’année 2009 a enregistré la livraison de 218.000 logements et la mise en chantier de 270.000 autres.

Source L’Expression Achira Mammeri

Le Pèlerin

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 09:00

Audrey Pulvar a écrit une lettre ouverte à l’adresse de Jean-Paul Guerlain, intitulée «Nègre je suis, nègre je resterai».

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Audrey Pulvar en mars 2009 aux "Y'a bon awards" Pariente Jean-Philippe

MEDIAS - «Nègre je suis, nègre je resterai» écrit la journaliste...

La journaliste de la matinale de France Inter revient sur la phrase du parfumeur, prononcée vendredi 15 octobre sur le plateau du JT de 13 heures de France2: «J’ai travaillé comme un nègre, je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin…».

Audrey Pulvar, d’origine martiniquaise, dénonce «le crachat, que ce très distingué Monsieur Guerlain a jeté à la figure non pas seulement de tous les Noirs d’aujourd’hui, mais surtout, cher Monsieur Guerlain, sur la dépouille des millions de morts, à fond de cale, à fonds d’océan, déportés de leur terre natale vers le nouveau monde». 

Négritude

C’est aussi l’absence de réaction de la part du monde médiatique et politique qui indigne la présentatrice. «On a bien cherché, on a bien attendu pendant tout le week-end, dans la bouche de tous ces responsables politiques, un début de condamnation, d’émoi, d’indignation (…). En France, on peut donc prononcer des paroles racistes à une heure de grande écoute, sur un média national sans qu’aucune grande voix, politique, intellectuelle ou artistique ne s’en émeuve».

Et après avoir cité quelques vers d’Aimé Césaire, chantre de la négritude, elle rappelle la façon dont

le poète répondit un jour: «Eh bien le nègre, il t’emmerde!»

Source  20minutes.fr C.P.

Le Pèlerin

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 08:53

Algérie - Paul Robert - Un « oublié de l’histoire », ressuscité à Chlef

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Natif d’Orléanville  (aujourd’hui Chlef), l’éditeur et lexicographe français, Paul Robert, a eu droit à un hommage mérité, à l’occasion d’un colloque international organisé  dans sa ville natale du 17 au 19 octobre 2010.

Organisée par le département de Français de l’Université Hassiba Benbouali de Chlef, la rencontre a  été rehaussée par la présence d’imminents professeurs Français et Algériens, ainsi que le petit-fils de Paul Robert.

Etaient également présents, des enseignants et étudiants de l’université ainsi que des invités ayant connu la famille Robert. Les travaux ont été scindés en plusieurs séances portant sur des thèmes bien précis ayant un rapport direct avec la vie et  l’oeuvre de l’éditeur.

En effet, placé sous le thème général de « mémoire, dictionnaires et enseignements», le colloque s’est articulé autour de plusieurs axes, dont  « hommage à Paul Robert, fils d’Orléanville»,  « mémoire et autobiographie», «tendances léxicographiques», «dictionnaire en classe de langue », «lexique et didactique… » et «l’enseignement du vocabulaire et les nouvelles technologies ».

De nombreux intervenants des universités de Cergy Pontoise, d’Aix –en-Provence (France), et celles de Chlef, d’Alger, de Mostaganem, de  Blida et d’autres régions du pays, se sont ainsi succédés  à la tribune pour développer ces sujets, au grand bonheur des présents, dont la quasi majorité ignorait presque tout de l’histoire et de «l’héritage » scientifique  de cet illustre personnage.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, l’auteur du dictionnaire le «Grand Robert » est né à Orléanville (Chlef) le 19 octobre 1910, et décédé en France le 11 août 1980. Il a vu le jour dans la maison  familiale  au centre de Chlef, une maison qui a été transformée après l’indépendance en commerces et cercle de l’équipe de foot ball de l’ASO.

La maison d’édition qu’il a créée en 1950, a donné naissance au premier tome de son dictionnaire en 1953. Par ailleurs, il est à signaler que les hotes de la Wilaya ont été conviés mardi à une visite de la ville côtière de Ténès, notamment sa cité historique, le Vieux-Ténès.

Source El Watan Ahmed Yechkour
Le Pèlerin

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 08:52

Le tonneau des Danaïdes

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 Ahmed Ouyahia, Premier ministre

 

Au bilan positif du gouvernement, viendra s’opposer un contre-bilan qui s’appuie sur les réalités du vécu des Algériens
et qui contraste avec le satisfecit de l’Exécutif.

Que va dire Ouyahia, aujourd’hui, devant les députés à l’occasion de la présentation de la déclaration de politique générale du gouvernement qui ne soit déjà connu et largement commenté à travers les longs communiqués de la présidence de la République rendus publics dans le cadre du cycle des auditions de ministres par le Président durant le mois de Ramadhan et les semaines qui suivirent ?
Au plan des chiffres et des réalisations au niveau sectoriel, l’exercice, pour le Premier ministre, sera d’autant plus facile qu’il sera amené à faire du «copier-coller».

Car on voit mal le gouvernement prendre la liberté de dresser un autre état des lieux du pays dans les différents domaines que celui balisé par la présidence de la République, où tous les voyants sont au vert dans une conjoncture où, paradoxalement, la contestation sociale ne fait que croître. Le pouvoir d’achat qui s’érode de façon inquiétante, la crise du logement, le chômage, la malvie, les écoles surchargées, les structures de santé transformées en mouroirs, etc. Que vaut un bilan de gouvernement, aussi positif soit-il, s’il n’a pas des retombées favorables sur le vécu des citoyens, s’il ne participe pas à l’amélioration de leurs conditions de vie ?

Hier encore, devant l’APN, le gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Laksaci, a bombardé les députés de statistiques à faire pâlir d’envie des pays développés qui peinent, dans cette conjoncture difficile de crise mondiale, à amorcer le processus de retour de la croissance.
Tant et si bien que le moindre frémissement des agrégats économiques provoque une soudain emballement des valeurs et des grandes places boursières. On apprend ainsi, de la part du gouverneur de la Banque d’Algérie, que les secteurs hors hydrocarbures ont enregistré, durant l’exercice 2009, une croissance de 9,3% du PIB. Le secteur du bâtiment et des travaux publics a fait un bond de 8,7%, celui de l’agriculture de 20%, les services de 8,7%, tandis que le taux de chômage est évalué à 10,2%.

Le citoyen, qui n’a pas d’autres instruments d’évaluation de la santé économique, sociale et culturelle du pays que les réalités qu’il vit au quotidien, lesquelles n’incitent pas au même optimisme, ne peut légitimement accueillir qu’avec une moue dubitative ces chiffres qui ne se ressentent pas dans la fiche de paie des travailleurs, dans le panier de la ménagère, dans les écarts encore grandissants existant entre les besoins sociaux exprimés et les réalisations enregistrées dans les différents secteurs.
Le gouverneur a fourni aux députés une explication économique à ce phénomène de la croissance en constante augmentation brandie dans les bilans officiels comme un trophée de guerre lorsque beaucoup les comparent à une Arlésienne : la non-maîtrise de la spirale de l’inflation.

Celle-ci a atteint, durant l’année écoulée, un taux record de 5,7% jamais atteint depuis une décennie au moment où, au contraire, dans d’autres pays, on observe un processus déflationniste. L’économie algérienne ne serait-elle donc qu’un vulgaire tonneau des Danaïdes ? Les chiffres du gouverneur de la Banque d’Algérie ne laissent planer aucun doute face à ce constat.
A quelle aune faudra-t-il alors apprécier le bilan du gouvernement ? L’analyse la plus objective et la plus impartiale commande-t-elle de voir la bouteille à moitié pleine ou, au contraire, à moitié vide ? Les statistiques, surtout dans les pays en développement à la gestion centralisée, sont toujours objet de controverses.

Les députés, qui auront à débattre du document portant déclaration de politique générale du gouvernement qui dresse le bilan de l’année écoulée et trace les perspectives pour les 5 prochaines années, ne sont pas mieux outillés et lotis pour vérifier, recouper, valider les chiffres que leur fournira M. Ouyahia et sur lesquels ils seront appelés à se prononcer. Il leur restera le débat général pour demander des éclaircissements sur les chiffres, sur les politiques sectorielles de développement, sur les préoccupations les plus diverses des citoyens. Sur l’envers du décor.

Au bilan positif du gouvernement, les députés – surtout si le débat est télévisé – seront amenés immanquablement à opposer un contre-bilan en s’appuyant non pas sur les statistiques, mais sur les réalités locales et nationales qui contrastent souvent avec les satisfecit de l’Exécutif. Même les députés de la majorité ne se priveront pas, lors de cette récréation générale, de se joindre à ce jeu de quilles aux côtés des députés de l’opposition

Source El Watan Omar Berbiche
Le Pèlerin

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