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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 07:37

Ahmed Ouyahia devant l’APN - «L’Algérie n’a pas besoin de capitaux étrangers»

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Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a indiqué ce jeudi à Alger que l'Algérie n'avait pas «prioritairement» besoin de capitaux étrangers, mais plutôt de savoir-faire, de technologie et de management pour moderniser son économie.
«L'Algérie n'a pas besoin actuellement prioritairement de capitaux étrangers, mais elle est cruellement en manque de savoir-faire, de technologie, de management moderne et de partenaires à même d'ouvrir demain d'autres marchés à des productions en association», a-t-il affirmé en substance lors de la présentation de la déclaration de politique générale du gouvernement devant l'APN.
M. Ouyahia a rappelé que l'Algérie «offre à ceux qui sont disposés à l'accompagner dans son développement des avantages nombreux». Il s'agit, entre autres, d'«un marché solvable et important» renforcé par une dépense publique d'investissement de plus de 280 milliards de dollars sur cinq ans, et d'autres «avantages comparatifs certains», en coût d'énergie, de main-d’œuvre qualifiée et même de charge fiscale inférieure à celle des pays développés. Mais, en retour, ajoute le Premier ministre, «l'Algérie attend des investissements mixtes qui seront réalisés chez elle, le recours aux biens et aux services locaux, le développement du taux d'intégration nationale, le réinvestissement de la contrepartie des avantages fiscaux obtenus et la réalisation de balances en devises positives, d'abord par une substitution aux importations et, ensuite, par une exportation de productions sous leur propre label».
Il a souligné, dans ce contexte, que c'est pour valoriser les atouts nationaux que le code des marchés publics dispose que désormais toute entreprise étrangère désireuse de soumissionner pour un contrat public de biens ou de services en Algérie devra accompagner son offre d'une proposition de participation à la modernisation d'une entreprise algérienne.

Source Infosoir R.N. / APS

Le Pèlerin

 

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 07:30

L’Algérie participe au sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).

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L’envoyé spécial du président algérien Abdelaziz Bouteflika, Abdelkader Bensalah, parlera  de la langue française et du terrorisme au Sahel.

Le 13e sommet de l’OIF, qui réunit une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernements francophones, se déroulera samedi et dimanche, à Montreux (Suisse). Sur les bords du lac Léman, hélicoptères, bateaux militaires, avions, infanterie et brigades canines paradent depuis quelques jours déjà. Mise sous pression par le staff du président français Nicolas Sarkozy, l’armée suisse a mobilisé ses troupes pour assurer une sécurité sans faille du sommet. L’important dispositif sécuritaire déployé serait un caprice de Nicolas Sarkozy, selon l’hebdomadaire satirique le Canard enchaîné.

Tension

De peur des attentats terroristes, un dispositif de sécurité «exorbitant» a été imposé aux autorités suisses par Sarkozy. «En vrac : le gel de l’espace aérien à l’arrivée du président, la présence d’un hélico prêt au décollage, la surveillance aérienne assurée par des avions de chasse, tandis qu’une armada de 5000 soldats et plusieurs milliers de policiers patrouilleront aux alentours», souligne le Canard enchaîné qui estime qu’un tel dispositif est démesuré et se moque de son président, mais également des dirigeants helvètes, qui plient «pour ne pas contrarier l’Elysée».

Regrets

Invitée mais pas membre de l’OIF, l’Algérie sera représentée par le président du Sénat, Abdelkader Bensalah. L’Algérie est un grand pays francophone et pourtant elle ne fait pas partie de la francophonie. Mais Paris y travaille pour qu’Alger rejoigne le club. Et le pas a été franchi en octobre 2002 au Liban. Le président Abdelaziz Bouteflika a participé à Beyrouth  «en qualité d’invité personnel du président libanais Emile Lahoud», au 9e sommet de l’OIF. C’était la première fois qu’un chef d’Etat algérien assistait à un sommet francophone. Jusqu’alors, l’Algérie s’était tenue à l’écart de la francophonie depuis son indépendance en 1962.

Aujourd’hui, la France pleure l’absence du président Bouteflika à Montreux et se réjouit de la présence d’Abdelkader Bensalah. Une deuxième participation de l’Algérie à la «fête francophone» signifie que le chemin de l’adhésion est  bien tracé, jugent les observateurs. Ces derniers estiment également que le président français Nicolas Sarkozy a obtenu la participation d’Alger grâce à une fine opération de marchandage : francophonie contre participation de l’Algérie aux G20 et G8. Parce que la France doit prendre les rênes du G20 pour un an à l’issue du sommet de Séoul des 11 et 12 novembre et celles du G8 à compter du 1er janvier 2011.

Donc,  2011 sera l’année de la présidence française du groupe des 8 pays les plus industrialisés. Les sommets des G8 et G20 sont prévus à Nice et le président algérien Abdelaziz Bouteflika compte bien y participer. Du coup, les pressions de Paris passent comme une lettre à la poste. Nicolas Sarkozy compte beaucoup sur Abdelaziz Bouteflika pour résoudre le problème des otages français au Sahel. Jean-Pierre Raffarin a regretté l’absence du président algérien Abdelaziz Bouteflika.

Sahel

La question de la sécurité au Sahel et de la lutte contre Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi), qui détient aux confins du Mali cinq Français, un Malgache et un Togolais, enlevés au Niger, sera aussi abordée, et le président malien Amadou Toumani Touré sera à Montreux pour parler des otages du Sahel. «Il y a une mobilisation pour qu’il y ait une prise de conscience partagée de cet enjeu terroriste (...) et pour que, le plus possible, la francophonie apparaisse vraiment rassemblée sur ces sujets», indique Jean-Pierre Raffarin, représentant personnel du président français Nicolas Sarkozy pour la francophonie, précisant que sur ces sujets, «il n’est pas souhaité de trop communiquer». «Si tous les Etats de cette sous-région ne se mettent pas ensemble pour y faire face, les terroristes passeront toujours entre les mailles du filet», juge Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF. A Montreux, Abdelkader Bensalah a pour mission d’expliquer, dans la langue de Voltaire,  que la lutte contre Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) passe par l’aide combien précieuse de l’Algérie

Source El Watan Amine Djazairi

Le Pèlerin

 

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 07:05

France - Mobilisation - Ce mercredi, les jeunes étaient à nouveau dans la rue, et 2.790 stations-service étaient en «arrêt ponctuel» par manque de carburant...

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Les syndicats, relayés par les manifestations quotidiennes des jeunes contre la réforme des retraites, ne veulent pas baisser les bras et ont appelé ce jeudi à deux nouvelles journées de mobilisation, le 28 octobre et le 6 novembre, malgré l'accélération du vote au Sénat. L'Union nationale lycéenne (UNL) a également appelé à des actions lors de ces deux journées.

Lycéens et étudiants ont en effet maintenu la pression ce jeudi en manifestant partout en France alors que le Sénat décidait d'accélérer les débats en optant pour le «vote unique», sur les seuls amendements retenus par le gouvernement. Le PS, ainsi que des élus de gauche, des Verts et du Modem, ont dénoncé ce choix le taxant de «coup de force» et de «déni de démocratie».

Un vote avant le week-end

Toujours confronté aux difficultés d'approvisionnement en carburant à la veille des départs en vacances de la Toussaint, le gouvernement a pour objectif de parvenir à un vote avant le week-end par le biais du vote «unique» au Sénat, qui permet d'accélérer les débats. Près d'un quart des stations-service étaient en attente d'approvisionnement jeudi et d'importantes difficultés persistaient notamment en région parisienne, malgré le déblocage de certains dépôts.

Selon le ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Jean-Louis Borloo, 2.790 stations-service étaient en «arrêt ponctuel» en France par manque de carburant. Une réunion sur la distribution d'essence est prévu vendredi pour la deuxième fois de la semaine à Matignon. Selon l'Union française des industries pétrolières (UFIP), l'alimentation des stations-service va prendre «plusieurs jours».

«On n'a pas le droit de prendre en otage des gens qui n'y sont pour rien»

Dénonçant les grèves et les actions de blocages dans le pays ainsi que les violences à Lyon, Nicolas Sarkozy a jugé qu'«on n'a pas le droit de prendre en otage des gens qui n'y sont pour rien, dans leur vie quotidienne» et prévenu: «C'est pas les casseurs qui auront le dernier mot.» Sous le regard d'une trentaine de télévisions étrangères, des jeunes sont descendus dans la rue dans plusieurs villes de France, notamment à Paris.

Ils étaient ainsi entre 4.000 et 15.000, selon les sources, dans la capitale, entre 3.500 et 5.000 à Bordeaux, entre 750 et plus de 2.000 à Lille. Les jeunes étaient plusieurs centaines à défiler à Nantes, à Evry, à Brest, à Marseille, Dunkerque, Maubeuge, Aix-en-Provence, Toulon, Poitiers, Agen, Roanne, etc. En outre, 312 lycées étaient perturbés «à des degrés divers», soit 7,25%, selon l'Education nationale. L'UNL et la Fidl recensaient 1.300 lycées perturbés, dont 700 à 900 bloqués.

245 personnes interpellées mercredi

Entre 7 et 14 universités ou établissements de l'enseignement supérieur étaient perturbés, sur un total de 83 universités, et quatre à cinq établissements fermés administrativement. Quelques incidents ont émaillé dans le centre de Lyon un début de rassemblement de militants CGT et de lycéens, qui ont été dispersés par les forces de l'ordre. A Nanterre, théâtres d'incidents depuis lundi, la journée a été calme et un homme de 18 ans a été condamné à deux mois de prison ferme et écroué pour des pillages survenus après des incidents près du lycée Joliot-Curie.

Ces violences n'ont «à ce stade rien à voir» avec les émeutes de 2005, a assuré le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, qui a annoncé l'interpellation de 245 personnes mercredi, portant à 1.901 leur nombre en octobre.

Source 20minutes.fr B.D. / AFP

Le Pèlerin

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 07:00

Algérie - La menace terroriste a «très fortement régressé», selon Ouyahia

alger securite

 

Le premier ministre, Ahmed Ouhahia, a estimé jeudi le 21 octobre que la menace terroriste sur la sécurité des citoyens et des biens "a très fortement régressé même si la vigilance est toujours requise".

"Cela est très largement dû à la courageuse politique de concorde civile puis  de réconciliation nationale, engagée par le président de la République avec un appui unanime du peuple souverain» souligne Ouyahia dans un document annexe à la déclaration de politique générale présentée à l’assemblée nationale.

Selon lui, "cette politique a permis l'avènement d'un consensus national contre le terrorisme, contribuant à l'isolement des derniers groupes terroristes rejetés par la population, et encourageant ainsi des redditions continues, d'autant que les pouvoirs publics tiennent à mettre  en oeuvre rigoureusement les dispositions énoncées dans la Charte pour la paix et la réconciliation nationale".

Le premier ministre a par ailleurs souligné que la lutte contre ce qu’il qualifiera de «derniers réduits du terrorisme» sera poursuivie avec la même détermination, en même temps que la main de l'Etat demeurera tendue à tous les citoyens égarés.

"Ce résultat se concrétisera encore plus vite dans les régions où subsistent  encore quelques groupes terroristes avec une coopération totale de la population  qui est la cible de ces criminels", est-il encore déclaré.

"Ce même résultat sera également conforté grâce à la vigilance permanente  des citoyens pour se prémunir contre les lâches tentatives d'attentés terroristes" selon lui.         

Cela avant de rappeler que «la défaite» du terrorisme en Algérie «est aussi le fruit de l'engagement héroïque des forces de sécurité, à leur tête l'Armée nationale populaire (ANP),  et à leurs côtés aussi des citoyens volontaires

Source El Watan

Le Pèlerin

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 05:53

Condamnation d’un non-jeûneur : SOS Libertés dénonce

dilem chretiens en Algerie

Le collectif SOS Libertés se dit «vivement inquiet des dérives ‘talibanesques’ récurrentes d’un corps de sécurité transformé en police religieuse et de l’instrumentalisation de la Justice par l’idéologie de l’intolérance et de la régression», suite à la condamnation, lundi dernier à Oum El Bouaghi (Est), à deux ans de prison Farès Bouchouata, 27 ans, pour «atteinte aux préceptes de l’Islam».

Il a été surpris, fin août 2010, durant le Ramadhan, par une descente de police alors qu’il déjeunait avec des amis dans un lieu isolé du centre-ville de Aïn Beïda. «La multiplication de ces ‘dépassements’ enregistrés dans plusieurs localités du territoire national laisse penser qu’il ne s’agit pas du zèle marginal de fonctionnaires de province, mais d’une opération planifiée à un niveau supérieur, pour des objectifs qui restent à déterminer. Sans base légale, ces poursuites pour délit de culte sont dictées par des motivations extrajudiciaires qui évoquent la pratique médiévale des procès de sorcellerie», lit-on dans un communiqué publié hier par le collectif. SOS Libertés rappelle que «la liberté de conscience et de culte est garantie par la Constitution algérienne et par les Pactes internationaux ratifiés par l’Algérie, elle est synonyme du droit de chaque citoyen de ‘pratiquer le culte de son choix, ou de ne pas pratiquer’, qu’aucune autorité ne saurait remettre en cause sans se mettre hors la loi.» Enfin, le collectif appelle à une large mobilisation «des partisans des libertés pour soutenir les victimes de l’arbitraire et résister aux assauts de l’inquisition».

Source El Watan Adlène Meddi

Le Pèlerin

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 05:42

L'Algérie plonge dans le déficit budgétaire

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Hier, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a présenté devant les députés sa déclaration de politique générale, assorti d’un bilan de l’action gouvernementale. Mesure décalée dans l’agenda de l’exécutif au regard de la Constitution, mais la forme a été soignée et les députés ont joué le jeu de la présence exceptionnelle à l’hémicycle. Parmi les nombreux sujets abordés : deux grandes omissions, la Défense et les Affaires Étrangères.

Industries : Une part de 10 % dans la PIB en 2014
Le gouvernement projette de porter à l’horizon 2014 la part de l’industrie nationale à 10 % dans la production intérieure brute. «Malgré une timide reprise enregistrée durant ces cinq dernières années, l’industrie nationale a fortement régressé dans la place qu’elle occupe dans la valeur ajoutée nationale : 5,3 % en 2009 soit moins que l’administration avec 6,8 % la même année», a constaté le Premier ministre. Selon lui, les entreprises industrielles privées font face à des difficultés financières et à un environnement hostile lié à l’économie informelle. «Les entreprises industrielles publiques ont quant à elles été dans leur grande majorité marginalisées du fait de leur déstructuration financière», a-t-il ajouté.

D’après Ahmed Ouyahia, les capacités financières limitées du privé algérien l’ont empêché de reprendre des unités industrielles publiques d’envergure alors que certains partenaires étrangers ont choisi de «confiner l’économie algérienne au rang de simple marché». «Certaines expériences -limitées- d’investissements étrangers se sont révélées fondées sur une conduite spéculative déloyale», a-t-il estimé. Il a indiqué que le gouvernement est décidé à soutenir les entreprises publiques qui disposent d’un marché et à mettre à niveau les entreprises privées.

«Les PME privées bénéficieront d’un programme public de soutien de leur mise à niveau qui est sans commune comparaison avec tout ce qui leur a été offert jusqu’à présent et qui reflète une forte volonté politique», a-t-il insisté. A titre d’exemple, l’Etat prendre en charge 20 % de la dépense liée à la certification de l’entreprise dont le coût est limité à 5 millions de dinars. L’Etat est disposé également à accompagner la modernisation des entreprises publiques en l’aidant à accéder aux crédits bancaires. «Le trésor public accompagne l’entreprise dans le rééchelonnement de sa dette bancaire ou dans la mobilisation de crédits bancaires qu’il garantit et bonifie», a indiqué Ahmed Ouyahia.
Le Premier ministre justifie les nouvelles mesures sur l’investissement
Les critiques émises par les opérateurs économiques étrangers et nationaux sur les mesures relatives à l’investissement introduites dans la loi de finances complémentaire pour 2009 et reconduites par la loi de finances 2010 sont qualifiées d’alarmistes par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia. La déclaration de politique générale, présentée hier à l’APN, était l’occasion pour lui de «réagir sans polémique» à ces critiques. C’est aussi la première fois que le Premier ministre s’exprime sur cette question sensible. Le gouvernement, d’après lui, n’a pas l’intention de priver l’Algérie de l’apport des investissements étrangers.

«Les chiffres de la Banque d’Algérie, institution responsable du suivi des mouvements transfrontaliers des capitaux, confirment que les investissements étrangers hors hydrocarbures n’étaient pas là substantiellement, avant les mesures prises par le gouvernement», a-t-il indiqué. Il a cité des données de ces investissements depuis 2000 jusqu’à 2008. Ainsi, la valeur de ces investissements était de 21 millions de dollars en 2000, 434,5 millions de dollars en 2005, 928,4 millions de dollars en 2006 et 1,48 milliard de dollars en 2008. «L’année 2009, qui a vu la mise en œuvre des nouvelles dispositions applicables aux investissements étrangers, n’a pas vu un recul des apports étrangers hors hydrocarbures qui ont atteint 1,6 milliard de dollars», a insisté Ahmed Ouyahia.

Il a rappelé que le Conseil national de l’investissement (CNI) a octroyé des avantages (exonérations fiscales) à des promoteurs de projets d’une valeur globale de 11,1 milliards de dollars. «L’obligation pour l’investisseur étranger de s’associer avec des capitaux algériens tout en gardant la gestion de la réalisation n’est pas une ‘spécificité’ algérienne. C’est une règle en vigueur dans de nombreux pays, y compris émergents. C’est un moyen de faire bénéficier l’économie nationale du savoir- faire des partenaires», a-t-il indiqué. Selon lui, certaines expériences d’investissements étrangers se sont révélées fondées sur une conduite spéculative déloyale. Revenant brièvement sur la privatisation des entreprises publiques, il a accusé certains partenaires étrangers de vouloir confiner l’économie algérienne au rang de simple marché par leur refus de reprendre ces unités industrielles.

«Quel drame y avait-t-il à procéder à quelques ajustements de notre démarche d’économie de marché, dès lors que ce redressement n’est pas synonyme de rupture avec l’efficacité et la compétitivité économiques ?», s’est-il interrogé, avant de poursuivre : «Quel est ce dogme qui, au nom de la liberté d’entreprendre, devait nous empêcher d’introduire des correctifs appropriés à la lumière des constats, des expériences et des circonstances, au moment même où la crise économique mondiale a réhabilité ailleurs le rôle économique de l’Etat, et surtout remis en cause le primat de la libre spéculation sur l’économie productive ?»  Selon Ahmed Ouyahia, l’Algérie, qui faisait l’objet «d’un embargo international non déclaré», a concédé de larges libertés aux investisseurs étrangers.  Aussi, a-t-elle le droit, d’après lui, de reprendre la majorité dans les investissements extérieurs chez elle (la règle de 51/49). «Ce même principe prévaut dans d’attrayantes destinations de l’investissement étranger, au Moyen-Orient et en Asie», a-t-il noté.
Dépenses publiques : Les programmes maintenus en dépit du déficit budgétaire.

Le gouvernement prévoit un important déficit budgétaire à la fin de l’exercice 2010. Cette situation est expliquée par les dépenses liées au nouveau programme quinquennal d’investissements publics (2010-2014), à la hausse des salaires des agents de l’Etat et au recrutement dans la Fonction publique. Cela est également lié aux transferts sociaux qui ont dépassé les 1200 milliards de dinars en 2009. «Une année qui s’est achevée par un déficit budgétaire sensible, le premier de la décennie», a annoncé le Premier ministre lors de la déclaration de politique générale présentée hier à l’APN. Le Fonds de régulation des recettes des hydrocarbures sera sollicité pour alléger le déficit.

«Destiné à son origine à couvrir la charge budgétaire du remboursement de la dette extérieure, le FRR accueille désormais une épargne publique stratégique qui accompagnera le financement du programme d’investissement de l’Etat», a précisé le Premier ministre. Il a indiqué que le montant du FRR est passé de 1842 milliards de dinars en 2005 à 4316 milliards de dinars fin 2009, soit presque 41 milliards de dollars. Le FRR prend en charge le différentiel entre le prix réel du baril de pétrole sur le marché et le prix fixé dans la loi de finances. Selon Ahmed Ouyahia, le remboursement partiel de la dette publique interne, ramené à 800 milliards de dollars en 2009, offre un second levier au Trésor public pour poursuivre le financement du plan 2010-2014. Il a souligné que l’appareil économique n’arrive pas encore à absorber les importantes liquidités financières dans le pays. D’où leur orientation vers le financement des projets publics d’équipement.

«Tout emprunt extérieur demeurera exclu», a précisé le Premier ministre. La dette extérieure est fixée actuellement à 4 milliards de dollars. Selon lui, le programme actuel d’investissements publics n’aura aucun risque sur la balance des paiements du pays «et donc sur son indépendance financière future vis-à-vis de l’extérieur». «En dépit d’une croissance économique préservée et d’une augmentation constante de la fiscalité ordinaire, les recettes tirées des hydrocarbures sont d’un poids tel sur les revenus du Trésor que leur régression ne pouvait rester sans effet sensible», a analysé Ahmed Ouyahia. Selon lui, l’impact du marché mondial des hydrocarbures a fortement heurté les revenus du Trésor à partir de 2009.

«La fiscalité pétrolière globale a chuté de 42%, passant de plus de 4000 milliards de dinars en 2008 à 2400 milliards de dinars en 2009. Cette perte ne pouvait être comblée par la hausse de 20% enregistrée par la fiscalité hors hydrocarbures», a-t-il dit. Les recettes d’exportation d’hydrocarbures ont reculé de 43%, passant de 77,1 milliards de dollars en 2008 à 44,4 milliards de dollars en 2009. «Une stabilisation des importations de biens et services à leur niveau de l’année précédente a évité au pays de connaître en 2009 un retour à une balance de paiement négative après de longues années : celle-ci a clôturé l’année dernière avec un symbolique excédent de 410 millions de dollars seulement», a déclaré Ahmed Ouyahia.  

Les Algériens doivent, selon lui, tout faire pour procurer au Trésor plus de recettes pour que l’Etat puisse soutenir le poids de ses dépenses. «En 2009, toutes les recettes de fiscalité ordinaires dépassaient de peu la seule facture des transferts sociaux de l’Etat. Toutes les recettes fiscales de cette année, y compris la fiscalité pétrolière, suffisent à peine au financement du budget de fonctionnement», a-t-il appuyé. Il n’a pas manqué de noter que 100% des importations du pays sont réglées par des devises provenant des hydrocarbures «qui sont la richesse de toute la nation».
Décryptages
-Lutte contre le terrorisme

«La politique de lutte contre le terrorisme a permis l’isolement des derniers groupes terroristes, d’autant que les pouvoirs tiennent à mettre en œuvre rigoureusement les dispositions énoncées dans la charte pour la paix et la réconciliation nationale.»

-Adnane Bouchaib. Avocat et vice-président de l’association SOMOUD

Ça n’a aucun sens d’autant plus que les dispositions, légalement, ne sont plus applicables. Je rappelle que dans le texte de la charte, il est fait mention d’un délai de six mois  accordés aux terroristes pour se rendre aux autorités. Ce délai est largement dépassé. Je pense plutôt que ce passage est annonciateur d’une amnistie générale. C’est dans l’air depuis quelque temps, et il n’y a pas de fumée sans feu. On veut préparer l’opinion publique à cette annonce. Par contre, ce qui est troublant c’est l’utilisation de l’adverbe «rigoureusement» dans ce passage, comme si on voulait signifier que le président ne pourra pas prendre d’autres mesures que celles contenus dans la charte alors qu’il en a la possibilité. On encadre ses prérogatives.
-Réforme de la justice
«Cinq cent magistrats seront formés annuellement durant les cinq prochaines années. Mise en place de quatre pôles judiciaires spécialisés au développement de la coopération internationale, à l’informatisation des documents et à la réalisation à distance des pourvois devant la cour suprême.»
-Maître Bourayou. Avocat pénaliste au barreau d’Alger.
Je me félicite de toutes mesures qui visent à renforcer les moyens de la justice et qui permettent qu’une justice soit rendue par des magistrats compétents. Mais ces mesures ne peuvent être efficaces que si elles garantissent l’indépendance du juge. Il faut arrêter de tourner autour du pot. La réforme de la justice n’aura un sens que si le juge est à l’abri de toute immixtion de la part des puissants, du politique. Il faut rassurer le juge, le mettre à l’abri de la peur de la sanction. Nous avons d’excellents magistrats qui, malheureusement, travaillent dans une forme de psychose, dans la  peur d’appliquer la loi. Toute la question de la justice est là et pas ailleurs. Je doute que le pouvoir accepte de laisser la justice en dehors de sa zone d’influence.
-Renaissance de l’industrie nationale

«Il est erroné de croire que les lois de finances complémentaires pour les années 2009 et 2010 risquent de priver l’Algérie de l’apport des investissements étrangers.»
-Slim Othmani. Président du CA de Nouvelle Conserverie Algérienne

«La vérité est connue de tous ! Les lois de finances complémentaires de 2009 et 2010, ont eu des incidences négatives auprès des investisseurs étrangers car la formulation des textes a donné lieu à des interprétations abusives. Elles ont crée une forte incertitude. Il faut arrêter de parler de souveraineté nationale quand l’Algérie importe 90% de ce qu’elle consomme. Je suis d’accord pour que le secteur de la distribution soit réservée aux nationaux, comme cela se fait chez nos voisins par contre pour l’industrie c’est une aberration. En outre, ces deux textes sont discriminatoires envers les Algériens non résidents en Algérie car elles les obligent à s’associer avec des résidents pour pouvoir investir dans leur propre pays. Ce n’est pas avec  des méthodes brutales qu’on va attirer des IDE (investissements directs étrangers).»
Publicité :

«La publicité est loin d’être un monopole public. Pour un CA de 13 milliards en 2009, seul 2 milliards sont revenus à l’ANEP. Les nouveaux textes sur l’information et la publicité  permettront un surcroît de professionnalisme et de déontologie.»
Ce n’est pas l’annonce de nouveaux textes devant régir la publicité qui va calmer les craintes des agences de communication. Pour la plupart, elles travaillent dans le flou le plus total. Elles ne savent pas de quoi demain sera fait. «Les agences de communication sont des entreprises comme les autres qui ont besoin d’un environnement stable et des lois claires pour pouvoir travailler dans la sérénité, précise un professionnel du secteur. Et pour l’heure ce n’est pas le cas. D’autant que le gouvernement vient de décider  de prélever 1% du CA des agences pour le reverser dans un fond consacré à la culture.» Les agences ne s’y opposent pas mais elles attendent plus d’éclaircissements pour savoir comment ce prélèvement va avoir lieu et sur quelles bases. 
à chaud :

Mohamed  Kenaï. Président de la commission des finances et du budget de l’Assemblée :«L’aboutissement  du plan quinquennal d’investissements publics (2010-2014) est étroitement lié  au contrôle de ses dépenses. Nous saluons la volonté du Gouvernement de vouloir  assurer le succès du prochain programme quinquennal, mais nous appelons à conférer  davantage de transparence et de contrôle en amont et en aval à la concrétisation  des programmes publics pour que les deniers publics ne soient pas dépensés à  des fins inutiles.»
Layachi Daâdoua. Président du groupe parlementaire FLN : «Nous avons déjà exprimé notre soutien au programme du président de la République. C’est une occasion pour évaluer les différentes réalisations… Le problème qui se pose  concerne la qualité et la durée des réalisations ainsi que la manière avec laquelle  sont gérés les budgets alloués aux différents secteurs, les chiffres contenus dans la déclaration, dénotent la volonté de l’Etat de poursuivre ses efforts de développement et  d’améliorer les conditions de vie des citoyens, nous souhaitons voir les pouvoirs publics accorder plus de soutien au secteur agricole…»
Louisa Hanoune. Porte-parole du Parti des travailleurs : « Nous considérons, malgré quelques réserves notamment sur la qualité des emplois et sur certaines questions économiques,  que le bilan présenté par le Premier ministre, est globalement satisfaisant. Nous qualifions les grandes lignes tracées dans le prochain plan gouvernemental d’ambitieuses. Nous faisons partie des rares pays émergents à avoir tenté d’éviter les affres de la crise économique issue du libéralisme mondial. L’Algérie tente de mettre fin aux appétits des lobbies étrangers et cela reste à saluer… Aujourd’hui que la paix est revenue, nous devons ouvrir les espaces pour les débats et les confrontations politiques afin de permettre l’établissement d’un État de droit  dans une transparence totale.» 
Nourreddine Ait Hamouda. Député RCD Tizi-Ouzou : « J’aurais voulu intervenir aujourd’hui pour faire des suggestions, mais après avoir écouté le discours du Premier ministre, j’ai l’impression qu’on ne vit pas dans le même pays, ni dans la même époque. Ces dernières années, l’Algérie a connu des catastrophes naturelles tels que les séismes de Chlef et de Boumerdes, les inondations de Bab El Oued et de Ghardaïa, mais le tremblement de terre qui n’est pas classé sur l’échelle de Richter est bien la corruption … Les richesses du pays censées être exploitées au profit du peuple se trouvent, malheureusement, entre les mains d’une minorité. Comme à l’accoutumée, c’est toujours les petits qui sont sacrifiés.»

Source El Watan Fayçal Métaoui

Le Pèlerin

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 05:28

Santé - Infections nosocomiales : Le téléphone portable doit être désinfecté

telephone portable

L’une des causes principales : le téléphone portable. Celui-ci est un véritable vecteur  de germes comme les saprophytes commensaux (germes de la peau) ou mêmes pathogènes. C’est ce qui a été révélé à la faveur de prélèvements effectués au niveau de plusieurs services de l’EPH de Birtraria sur le personnel soignant ainsi que des patients sur une période de 05 mois. En plus des germes commensaux qui vivent sur la peau, il a été découvert sur les portables la présence de salmonella. C’est l’un des microorganismes pathogènes pouvant provoquer des septicémies. « Le résultat de ces prélèvements a mis à nu la mauvaise hygiène des mains », souligne le Dr. Oussadou.
 Pour déclarer la guerre à ces bactéries les participants à la deuxième journée des infections nosocomiales et d’hygiène hospitalière, ont proposé hier, la désinfection du téléphone portable.
De son côté le Pr Moussa Achir, chef de service de pédiatrie à Birtraria et président du Conseil Médical, a souligné le nombre important des maladies nosocomiales sur le plan des statistiques. « Bien qu’il n’existe aucun chiffre précis sur les maladies nosocomiales, le nombre de patients qui contractent ces maladies pose un problème de santé publique », a t-il expliqué. « D’où la nécessité de prendre des mesures d’asepsie, d’hygiène collective, et de mettre en place un matériel adapté et un système clos dans les hôpitaux », a-t-il expliqué. Toutefois, a-t-il ajouté, les maladies nosocomiales ne sont pas évitables dans la mesure où les germes sont présents partout et non seulement, ils augmentent mais résistent de plus en plus aux antibiotiques.
A cet effet, le Pr Achir recommande une utilisation adéquate et rationnelle des antibiotiques pour mieux lutter contre les maladies nosocomiales et empêcher ces bactéries de développer des souches plus résistantes.

Source Horizons Rabéa F.

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 23:33

La facture pourrait augmenter l’année prochaine

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Selon les chiffres du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, sur les 41 milliards de dinars de dettes, l’Etat en a déjà effacé 37 milliards au profit de 77 000 agriculteurs.

Intervenant au cours d’une rencontre nationale avec les membres du conseil de l’Union nationale des paysans algériens (Unpa) à Zéralda, Abdelaziz Belkhadem a souligné, hier, que la facture alimentaire en matière d’importations pourrait augmenter l’année prochaine suite à des facteurs externes dont le recours de certains pays de l’Est par exemple au biocarburant «ce qui augmenterait les prix de ces produits alimentaires».Cette facture, a rappelé le ministre d'État, représentant personnel du chef de l'Etat, est passée de 8 milliards de dollars en 2008 à cause de la spéculation mondiale due à la crise financière, à près de 5,5 milliards de dollars en 2009. «Les mesures prises par l’Etat algérien ont permis l’augmentation de la production et le recul de la facture alimentaire.
Ce taux connaîtra une stabilisation durant cette année 2010 avec 5,5 milliards de dollars d’importations. Mais l’année prochaine, la facture alimentaire dépasserait ce taux suite à certains facteurs externes», a-t-il souligné. Raison pour laquelle, selon l’intervenant, l’Etat mise sur une politique agricole basée sur la production, avec en priorité les produits de première nécessité. Cela en plus de certaines procédures au profit des agriculteurs pour les inciter à travailler davantage, dont l’effacement des dettes. Selon les chiffres du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, sur les 41 milliards de dinars de dettes, l’Etat en a déjà effacé 37 milliards au profit de 77 000 agriculteurs. Un dossier clos, selon lui. Interrogé par InfoSoir sur la question de la facture alimentaire et la déclaration de Belkhadem, Benaïssa a répondu : «Maintenant nous observons le marché international parce que certains produits sont en train d’augmenter. Nous ferons en sorte que cette augmentation n’ait pas d’effet sur la facture.» Et d’ajouter : «Pour confirmer que cette année la facteur alimentaire se situerait au même niveau qu’en 2009, soit 5,4 milliards de dollars. On verra dans quelques mois.» En outre, M. Belkhadem a salué l’initiative de l’Etat concernant certaines procédures dont l’expérience réussie dite «couloir vert» qui consiste en la spécialisation dans la production agricole, citant l’exemple des dattes algériennes.

Les intervenants ont été fermes quant aux terres agricoles. «Aucune excuse ne sera donnée aux agriculteurs qui vendent leurs terres ou ne les exploitent pas», selon Mohamed Alioui, président de l’Unpa. Après avoir appelé les fellahs à en finir avec la politique du doute et de l’attente, le ministre a informé qu’en matière de terres agricoles, l’Office national des terres agricoles est déjà mis en place et jouera un grand rôle dans ce sens. Cette rencontre vise, selon les organisateurs, à expliquer et à apporter toutes les clarifications nécessaires aux membres du Conseil national qui les expliqueront à leur tour aux agriculteurs, sur les dispositions de la nouvelle loi 10-03, fixant les conditions et les modalités d’exploitation des terres agricoles du domaine privé de l’Etat. Cette loi stipule, pour rappel, que «la gestion, l’exploitation et la préservation des terres et des biens superficiaires doivent être assurées de façon régulière, permanente et conforme aux dispositions de la législation en vigueur», cite le petit recueil législatif établi par la Caisse nationale de mutualité agricole (Cnma).

Source Infosoir Souad Labri 
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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 23:31

Algérie - Marché parallèle à Tipasa : Hadjout renaît de ses affres

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Ceux qui connaissent Hadjout, commune relevant de la wilaya de Tipasa, mais n’ayant pas foulé son sol depuis au moins une année, y remarqueraient assurément un changement de taille. En effet, l’un de ses «repères», ou plutôt, un de ses lieux constamment envahi par les citoyens de la ville et ceux des localités environnantes vient tout bonnement de disparaître. Il s’agit du marché informel.

Son apparition, qui remontait aux années 80, d’après quelques habitants de la ville, serait un fait et surtout une conséquence inexorable de la configuration nouvelle de la carte du commerce d’alors, du moins celle concernant le créneau du détail qui a cédé le pas face à la prolifération fulgurante de l’informel. Devant la concurrence déloyale imposée par cette place de négoce, les autres commerces de la ville se vidaient peu à peu de leurs clients. 
Même le marché couvert des fruits et légumes, dont l’ouverture date depuis l’époque coloniale, n’a pas été épargné par la nouvelle vague du marché parallèle. Ses tables, naguère pleines à craquer de produits maraîchers, arrivent à capter difficilement les pères de famille. Les poissonniers ont carrément quitté l’une de ses ailes abritant une pêcherie, lui préférant les étals bricolés à même le trottoir qui le borde. 
«On était pour ainsi dire tout à fait dans le creux de la vague provoqué par le marché informel voisin. Nos produits s’écoulaient difficilement, non pas parce qu’ils étaient de mauvaise qualité, mais c’était à cause de la concurrence insoutenable, en matière de prix, pratiquée dans le marché voisin», se rappelle un vendeur de fruits et légumes exerçant dans le marché couvert de l’époque durant laquelle l’informel écrasait toute concurrence loyale. 
Ce constat fait aussi l’unanimité chez les consommateurs. «Avant la délocalisation du marché informel, j’y faisais régulièrement mes achats pour la simple raison que les prix affichés défiaient toute concurrence, même ceux pratiqués dans l’ancien marché couvert», atteste à ce propos Kader de Hadjout. 
Ainsi donc, la réputation du marché parallèle de l’Ex-Marengo, s’était raffermie davantage en brandissant un atout imbattable. Celui des prix abordables qui y étaient pratiqués, au grand bonheur des petites bourses et des familles à faible et moyen revenus. Devenue en conséquence, notamment durant les années 90 jusqu’à sa fermeture en 2010, la source d’approvisionnement privilégiée des habitants de Hadjout, cette place de négoce où se vendaient aussi d’autres produits, tels que les vêtements et les articles de ménage,  rayonna également sur l’ensemble des localités voisines. Peu à peu, les étals et autres baraques commençaient à déborder de la grande surface qui l’abrite.  A tel point que la rue la séparant du marché couvert a été complètement obstruée par une juxtaposition de tables qui exposaient tous types de produits. Les autres artères alentours n’avaient pas, elles aussi, échappé aux squat. «Il fallait jouer des coudes et des pieds, surtout le jour du souk, pour s’extirper de la promiscuité imposée par les vendeurs squattant les trottoirs. Alors, pour les automobilistes désirant rejoindre la grande rue depuis les artères traversant les quartiers situés en haut du marché, c’est carrément l’enfer. D’ailleurs il m’arrive souvent de parcourir en voiture un long circuit pour enfin atterrir ici (la grande avenue du 1er-Novembre). C’est vous dire l’ampleur des tracasseries que nous subissions à cause du marché», confie Hamid, un autre habitant de la ville. 
Et d’ajouter «maintenant avec son éradication, j’ai l’impression que la chaussée s’est élargie et les accotements sont devenus désormais accueillants pour les piétons. J’ai actuellement 27 ans, et c’est la première fois que je découvre le vrai visage de ce quartier». 
La fin d’une période faste
Pour venir à bout de ce marché, les autorités ont opté pour sa délocalisation pour un nouvel endroit situé à l’entrée ouest de la ville à proximité de la cité du 18-Février. «Présentement, Hadjout, en plus de son marché couvert, compte un autre lieu où se sont installés les commerçants qui exerçaient au niveau de l’ancien marché informel», confie Mazouni Yacine le président d’APC de Hadjout. L’un des objectifs atteints par l’ouverture de ce nouveau marché, affirme un responsable de la wilaya de Tipasa, est «de fixer définitivement le commerce non sédentaire autrement dit informel dans la ville de Hadjout». 
Pour sa part, Badjou Mohamed, le chargé de communication de la wilaya, qui a rappelé que cette opération a été inscrite comme l’une des priorités pour l’agglomération en question, indiquera : «Afin d’éradiquer le marché informel qui échappe aux règles de contrôle des pouvoirs publics et porte préjudice à l’environnement et à l’urbanisme commercial, le wali a opté pour une alternative consistant à intégrer ces jeunes vendeurs qui s’étaient improvisés commerçants, faute d’emploi, en leur donnant la possibilité de bénéficier soit d’un local à usage professionnel s’ils sont éligibles ou bien ils disposeront d’un local dans le nouveau marché». Avant d’ajouter «la superficie abritant le nouveau marché s’étale sur 11.500 M2. Il est doté de 26 locaux en structure métallique et d’un bloc sanitaire qui ont coûté pour leur réalisation 7,5 millions de dinars. Pour ce qui est du revêtement de toute l’assiette de terrain, le drainage des eaux pluviales et l’éclairage public, les autorités ont débloqué une enveloppe financière de l’ordre de 18,2 millions de dinars, car cet espace commercial sera également utilisé comme marché hebdomadaire».  
«Le marché est conçu pour abriter jusqu’à 800 carreaux de vente. C’est dire son envergure et son impact sur le commerce local», renchérit de son côté le maire de Hadjout. Selon toujours ce dernier, l’autre avantage indirect de l’éradication du marché en question est la diminution sensible des cas d’agression et de vol dans la ville. «Le deuxième marché de Hadjout est doté de toutes les commodités et répond aux normes d’hygiène et de sécurité. Ceux qui s’y rendent se sentent vraiment en sécurité. La preuve, à peine, après quelque temps de sa mise en service, il connaît déjà un engouement très appréciable», conclut le maire.

Horizons A.L.

Le Pèlerin

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 23:27

Algérie - Exploitation du vignoble à Médéa sur les hauts de hurlevent

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Des champs de vignoble s’étendent, en effet, à perte de vue transformant les pleines et les collines en un tapis verdoyant formant un paysage féerique. Plus de 80% du potentiel viticole est localisé au niveau de trois communes : Ouezra, Si- Mahdjoub et El-Omaria. Des localités où l’on cultive le raisin depuis des générations. Mais, selon les agriculteurs, le rendement, ces dernières années, est nettement en deçà des potentialités existantes. Mais, le délaissement partiel du vignoble par les viticulteurs a induit la dépréciation de la qualité des raisins produits. Nombre de contraintes, tel le déficit en moyens matériels (tracteurs, chenilles...) qui sont indispensables, puisque 95% du potentiel viticole est localisé en coteaux à pentes très accentuées, annihilent les efforts des aviculteurs. Ceci sans parler des exploitations abandonnées pour cause de conflits entre familles héritières qui, souvent, n’arrivent pas à trouver une solution et ce, même en recourant à la justice. 
Benchicao, la vallée de «Ahmar Bouaâmar»    
A Benchicao (daïra de Ouezra) (1240 m d’altitude), la viticulture est une affaire de familles, c’est un métier ancestral qui se transmet de père en fils. Dans cette région, la vigne se cultive avec passion. «Ahmar Bouaâmar» est une variété très prisée de raisins. Elle a aussi cette particularité d’être arrachée tardivement, sa cueillette pouvant s’étendre jusqu’à la fin du mois d’octobre. Ce produit du terroir, qui se distingue par sa couleur rougeâtre et sa qualité supérieure, se vend à plus de 150 DA le kilogramme. «Ahmar Bouaâmar et Mokrani (Valencien) ont une spécificité. Ces deux qualités de raisins peuvent être cultivées dans d’autres régions du pays, mais elles ne peuvent avoir une meilleure qualité que celle des coteaux de Médéa et plus particulièrement dans la daïra de Ouezra», nous dit Lounès Bachir, un ingénieur agronome à la DSA. Selon lui, un atelier sur le vignoble a été organisé récemment à Médéa et lors duquel des propositions ont été faites par les spécialistes pour au moins préserver les 7200 ha de vigne qui sont exploités dans la wilaya de Médéa dont l’âge dépasse vingt ans pour une grande partie de ces plants. Selon le spécialiste, il est primordial de procéder à l’amélioration du potentiel du vignoble par la plantation de nouvelles vignes et ce, à l’effet d’augmenter la capacité de production et de pouvoir procéder à l’arrachage des vieilles vignes. Pour l’ingénieur, cette opération ne peut être réalisée qu’avec l’appui de l’Etat car, selon les prévisions, la plantation d’un hectare de vigne coûte plus de 70 millions de centimes. Un montant au-dessus des moyens des viticulteurs dont le grand souci présentement est de combattre l’oïdium et le mildiou, des maladies cryptogamiques qui déprécient rapidement le raisin et stoppent son développement. Sur les hauteurs de Benchicao, Hamadi Hocine, un ancien viticulteur ayant bénéficié de plusieurs hectares de terre lors du lancement de la révolution agraire par le défunt président Houari Boumediene, est déçu par la mauvaise récolte en raison des attaques de l’oïdium et du mildiou. Il a investi toutes ses économies dans la culture de trois hectares de vigne «Ahmar Bouaâmar» et compte brader sa récolte au marché local se contentant du tiers de son prix de vente réel. Accompagné de ses deux chiens qui ne le quittent jamais, le vieil homme raconte, et se souvient lorsque l’Etat lui a envoyé un camion plein de matériel composé de piquets et de fil de fer pour pouvoir planter sa vigne. Il nous montre un piquet : «vous voyez ? Il date de la création de cette exploitation en 1972», dit Hamadi, approuvé par son fils Kadour. Le potentiel viticole dans la wilaya de Médéa est détenu en majorité par des EAC (Exploitations agricoles collectives).
A l’EAC de Si Antar N°1, dans la commune de Ouezra, un groupe d’agriculteurs exploite plusieurs hectares de raisin de table et de pommiers. Hocine est le gérant de cette exploitation. Pendant toute la matinée il s’échinait, avec ses collègues, à réparer un tracteur qui date des années 70 et qui est pourtant complètement amorti. Cet engin semble être le tracas du gérant de l’EAC. Fort heureusement, les 4 hectares de vignoble «Ahmar Bouaâmar» n’ont pas été touchés par l’oïdium ou le mildiou. Toute la récolte est déjà vendue à un commerçant qui n’a pas encore commencé l’opération de récolte. 
L’Oïdium et le Mildiou, ces ennemis redoutables
Rares sont les récoltes qui sont épargnées par l’oïdium et le mildiou. Les viticulteurs sont découragés par ce fléau qui se propage d’une manière très rapide et apparaît lorsque la vigne commence à se développer. Les multiples produits spécifiques de traitement de la vigne, disponibles sur le marché, s’avèrent inefficaces pour combattre ces deux maladies. Seuls le soufre et le cuivre peuvent éradiquer ces maladies des vignes. Mais ce traitement (soufre) est non seulement peu disponible sur le marché, mais sa vente est réglementée, selon Mme Kherroubi, chef du service production au niveau de la DSA. Seuls le viticulteur ayant la carte d’exploitant peut acquérir ce traitement, le reste des vendangeurs sont contraints d’utiliser le soufre à base d’eau qui est sans aucune efficacité. Face à ce dilemme, les viticulteurs traitent la vigne quatre à cinq fois pour éviter les attaques de l’oïdium et le mildiou qui restent les premiers ennemis de la viticulture. Malgré la menace continuelle de ces maladies, la récolte de cette année a été encore meilleure, passant de 321 400 quintaux en 2009 à 432 980 qx en 2010. Ce résultat est le fruit des efforts des viticulteurs qui veillent sur le traitement de la vigne à chaque fois qu’il est nécessaire.

Source Horizons M.K.

Le Pèlerin

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