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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 08:23

Algérie - Bou Ismail (Tipasa) : Un filon nommé citrouille

citrouille

 

«Auparavant, c’était beaucoup plus les enfants qui pratiquaient ce genre de petit commerce. Les marchandises exposées se résumaient à de petites quantités de fruits de saisons ou bien des produits maraîchers soigneusement rangés dans des petits récipients», se rappelle de cette époque Ahmed de Sidi Amar qui, durant les années 1980, lui et ses amis vendaient, sur la RN 67, des légumes et fruits cueillis dans les fermes de la région. « N’exagérons pas ! Ce petit commerce n’engrangeait pas de gros bénéfices. Au demeurant, cela aidait nos parents en majorité des paysans à avoir une petite rente supplémentaire. En plus les prix que nous pratiquions étaient moins chers que ceux des marchés. Les clients n’espéraient pas mieux», ajoute-il. 
En 2010, cette pratique (la vente des produits agricoles) est toujours de mise dans la wilaya de Tipasa. L’un des endroits où cette pratique s’est développée le plus est sur les spacieux accotements du tronçon de la RN11 reliant Khmisti à Bouharoun. En effet, plus d’une dizaine de vendeurs occupent les lieux. Durant cette saison, c’est la citrouille qui a la côte. Posée à même le sol ou soigneusement rangée sur des étales bricolées à l’aide de chutes de madriers, on en trouve de tous les calibres, de toutes les formes et surtout en grandes quantités. Désormais, il est révolu le temps où la marchandise proposée sur les routes remplissait difficilement un seau. 
Les habitudes ont changé même si le principe est le même. «Je viens d’acheter deux citrouilles. L’une pour ma belle-mère et l’autre pour moi. Les deux je les ai payées 400 DA», confie une dame d’Alger de passage à Bou Ismail. 
Comme elle, nombre d’automobilistes s’arrêtent à cet endroit pour acheter des citrouilles, dont le prix varie entre 200 et 300 DA. L’un des jeunes vendeurs avoue que les affaires marchent plutôt bien. « Cette route est très fréquentée et les conducteurs peuvent stationner à l’aise ici. Donc on ne peut pas rêver de meilleurs endroits pour écouler sa marchandise», explique-t-il. « À vrai dire, ce n’est pas la première fois que je viens ici pour m’approvisionner en légumes et fruits. Cela fait pratiquement trois ans que j’y effectue mes achats. Les prix me paraîssent raisonnables», affirme un client. En plus de la citrouille et selon les saisons, d’autres espèces de produits agricoles y sont écoulés. 
Ainsi, la spécialité du coin en été, selon un habitant de Bou-Ismail, c’est le maïs grillé que les estivants apprécient apparemment bien. «Durant la saison estivale, des barbecues sur lesquels on grille le maïs fleurissent ici comme des champignons. 
Il faut dire que ce produit a du succès auprès des estivants, à telle enseigne qu’il n’est pas rare que des embouteillages se forment à cause des clients qui stationnent sur les deux bords de la route», souligne ce dernier. Durant le mois de Ramadhan, ce sont les olives et les anchois qui tiennent le haut de l’affiche. «En somme, quelle que soit la saison ou bien l’événement, les vendeurs de cette route «commerçante» trouvent toujours preneurs à leurs marchandises», conclut le dernier vis-à-vis.

Source Horizons Amirouche Lebbal.

Le Pèlerin

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 08:02

Agriculture : à quand le décollage ?

moisson

 

Par Décision n Afin de mettre fin à la situation d’abandon dans laquelle se trouvent plusieurs exploitations agricoles et éviter le détournement de ces terres à d’autres fins, un projet de loi sera adopté en vue de leur réorganisation.

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, a souligné lors de la réunion trimestrielle des cadres de son secteur tenue au début du mois d’avril, la nécessité de la réorganisation des Exploitations agricoles collectives (EAC) et individuelles (EAI) et ce, à travers un projet de loi. Cette rencontre a été l’occasion pour le ministre de répondre à ceux qui sont contre ce nouveau projet. Il précisera que l’objectif de la politique de son département n’est pas de nationaliser les exploitations agricoles individuelles et collectives ou de les céder aux étrangers, comme le prétendent les détracteurs de ce projet. Ce dernier a plutôt pour objectif l’implantation d’une organisation innovante en vue de régler tous les problèmes rencontrés dans les nombreuses exploitations agricoles à travers le pays. «J’ai lu dans la presse que des gens parlent de nationalisation ou/de partenariat avec les étrangers. La surenchère ne sert à rien. Nous refusons la situation de statu quo. Nous voulons mettre fin au collectivisme imposé. Le seul but de ceux qui s’opposent à cet avant-projet de loi est de maintenir cet état de statu quo. N’accordez pas d’attention à ce genre de déclarations», a lancé M. Benaïssa à l’adresse des cadres de son ministère.
Selon lui, cet avant-projet revêt une grande importance dans la mesure où il apportera des nouveautés sur le plan de l’organisation et de la gestion des exploitations agricoles, puisqu’il permettra de remplacer le droit de jouissance reconnu aux membres des EAC et des EAI par le droit à la concession limitée dans le temps. Comme il leur permettra d’avoir un acte d’exploitation pour une concession renouvelable tous les 40 ans. Car l’absence de cet acte justificatif comme c’était le cas pour de nombreux exploitants dans le passé, a influé négativement sur la gestion de ces exploitations agricoles et les a soustraites à un réel développement. Cependant, le premier responsable du secteur de l’agriculture a tenu à souligner que seules les exploitations créées en 1987 sont concernées par cet avant-projet de loi. Il est à noter que la superficie de ces exploitations est estimée à 2,5 millions d’hectares. D’une superficie jugée pas très importante par rapport à la totalité des terres agricoles que compte le pays, de l’ordre de 47 millions d’hectares, soit moins de 6%, ces terres méritent, aux yeux du ministre, d’être revalorisées. Grâce à cet acte de concession renouvelable, les exploitants pourront bénéficier de crédits bancaires et signer des conventions de partenariat avec des investisseurs nationaux dans leurs domaines d’activité respectifs. En outre une autre mesure annoncée dans le cadre de ce nouveau projet de loi concerne la création de l’Office national du foncier agricole. L’objectif visé est de créer une certaine transparence pour les pouvoirs publics.

Médiocres résultats dans les zones financées
Le prix de la pomme de terre, qui a atteint au cours des trois premiers mois de l’année , plus de 50 DA/kg, connaît une baisse sensible depuis quelques jours.

En dépit des lacunes signalées au niveau de plusieurs wilayas, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, s’est montré satisfait des objectifs réalisés au cours du premier semestre de cette année, relatifs aux contrats de performances exigés l’année dernière pour l’ensemble des wilayas, dans le cadre de la politique de renouveau rural.
M. Benaïssa a profité de l’occasion lors de sa réunion avec les cadres de son secteur, pour faire le point sur les résultats réalisés depuis le début de l’année 2010. Il cite quelques wilayas, comme El-Oued, Boumerdès, Aïn Defla et Biskra, qui sont même arrivées à dépasser les objectifs fixés en ce qui concerne le maraîchage. Ces quatre wilayas ont cumulé, à elles seules par exemple 51% en ce qui concerne la production de légumes. Le prix de la pomme de terre, qui a atteint au cours des trois premiers mois de l’année, plus de 50 dinars le kilo, a connu une baisse sensible par la suite, grâce notamment aux bons résultats enregistrés à El-Oued et Aïn Defla, deux wilayas réputées pour la qualité de leurs productions agricoles, a noté le ministre. En effet, ces deux wilayas assureraient 48% de la production globale de pomme de terre de tout le pays. En revanche, les rendements agricoles, appréciables durant les premiers mois de l’année 2010 dans ces deux wilayas, sont jugés moins bons. Le ministre s’est montré très critique envers les responsables du secteur dans certaines wilayas, considérant qu’ils n’ont pas réussi à atteindre les objectifs tracés, notamment en matière de plantation d’arbres. En effet, et comme l’a fait remarquer le docteur Rachid Benaïssa, certaines wilayas ne sont arrivées à planter que... 500 ha. Un résultat aberrant et irrémédiablement insuffisant, a noté le ministre, qui a exigé plus de rendement et de performance, rappelant que ces wilayas disposent de tous les moyens et toutes les capacités nécessaires pour mieux faire. «Le comble, c’est que ce sont les wilayas les plus riches qui n’ont pas fourni les efforts attendus !», a- t-il déploré.

L’importation de la poudre de lait en baisse
La facture de l’importation de la poudre de lait, de l’ordre de 64 325 tonnes pour la même période de l’année 2009, a nettement diminué durant les trois premiers mois de l’année en cours. Désormais, elle s’élève à 20 439 tonnes pour le premier trimestre de l’année 2010. Cette baisse s’explique surtout par les 5 600 vaches laitières importées, ce qui a encouragé le recours au lait cru, précise-t-on. S’agissant de la collecte de lait durant les trois premiers mois de l’année en cours, on indique que c’est la wilaya de Sétif qui a dominé la production laitière. En effet, la capitale des Hauts-Plateaux a enregistré 7% de la production globale du pays. Par ailleurs, les wilayas de Sétif, Tizi Ouzou, Constantine et Tlemcen ont enregistré 34 % du volume de collecte pendant la même période. Cependant et en dépit des satisfactions, il y a lieu de souligner que des perturbations ont touché la filière au début de cette année. Dans certaines wilayas comme Alger et même Tizi Ouzou, réputée pour sa collecte de lait, on a noté des manques en approvisionnement en ce qui concerne le lait en sachet.
Dans cette wilaya, des éleveurs avaient même protesté contre les retards accusés dans l’attribution des subventions de l’Etat.
Ces éleveurs avancent même que n’étaient toutes ces perturbations, la collecte de lait aurait été nettement plus importante au cours des premiers mois de l’année.

Les médias appelés à se spécialiser
La création d’ateliers de travail entre les différents services du ministère de l’Agriculture et du Développement rural et les représentants des médias est recommandée pour mieux accompagner la politique du renouveau agricole et rural.

L’Institut national de vulgarisation agricole (Inva) prépare une campagne d’information et de médiatisation de la politique de renouveau agricole et rural et ce, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Il est, à cet effet, prévu le lancement d’une caravane baptisée «Le Mois du renouveau agricole et rural», à partir du premier mai prochain pour la durée d’un mois et qui sillonnera tout le territoire national. L’objectif de cette caravane est de sensibiliser les agriculteurs sur leurs droits et devoirs, les informer de tout ce qui relève de leur secteur afin de les encourager à améliorer leurs rendements. Les initiateurs de cette campagne visent, à travers leur démarche, à expliquer la nouvelle politique de développement et de renouveau agricole et rural. En tout cas, c’est ce qu’a laissé entendre le directeur général adjoint de l’Institut national de vulgarisation agricole (Inva), Hassan Mokrane, au cours d’un point de presse, tenu au siège de cet institut à Alger. «Il y a des agriculteurs qui ne savent même pas que le lait est subventionné par l’Etat. Pis encore, d’autres ne connaissent pas leurs droits ! C’est dans cette logique que l’Inva veut canaliser les informations afin d’éclairer la communauté agricole», a déclaré le conférencier. Cette déclaration reflète clairement le degré «d’ignorance» et de désinformation de certains agriculteurs sur ce qui se passe dans le monde agricole. Les médias ont été également appelés à jouer leur rôle de relais de l’information et de sensibilisation auprès de ces agriculteurs totalement désorientés. A ce sujet, d’ailleurs, l’ex-secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé à l’époque de la Communication, Azzedine Mihoubi, a recommandé en mars dernier la tenue d’ateliers de travail entre les différents services du ministère de l’Agriculture et du Développement rural et les représentants des médias pour définir une méthodologie qui pourra mieux accompagner la politique du renouveau agricole et rural. L’organisation de ce genre de rencontres sur les plans local et national permettra l’élaboration d’une feuille de route pour arriver à dynamiser le rôle de la communication et à vulgariser cette nouvelle politique, qui vise entre autres à mettre en exergue les capacités dont disposent les régions rurales.
Le ministre a appelé la presse à s’orienter plutôt vers un travail médiatique de proximité, aussi bien à travers des émissions radiophoniques que des reportages télévisés et écrits. Un travail, selon lui, à même de sensibiliser l’opinion publique sur l’importance de ces régions rurales pour l’avenir de l’économie de notre pays et qui pourraient devenir même des pôles touristiques et culturels. Il a également proposé aux journalistes de se spécialiser dans le domaine pour de meilleures approches et couvertures médiatiques des crises que connaissent l’agriculture et l’élevage en Algérie, du malaise du monde paysan, de la désertification des campagnes et des débats autour de la politique agricole, des inquiétudes des consommateurs sur la qualité des aliments ainsi que la dégradation de l'environnement…
Cette spécialisation, a-t-il ajouté, se fera sous la forme de programmes en collaboration avec les cadres du ministère de l’Agriculture et du Développement rural.

Des fermes-pilotes ouvertes au privé
Un groupe a été créé pour leur gestion et sera placé sous la tutelle de la Société de gestion des participations et du développement rural (SGP SGDA).

Le Conseil des participations de l'Etat (CPE) avait décidé, le 19 avril 2010, d'ouvrir aux capitaux privés, algériens ou étrangers, l'acquisition des quelque 70 fermes-pilotes que compte le pays.
Ces fermes-pilotes sont appelées à se consacrer à trois activités principales de production de semences et de plants de qualité, de l’aliment pour le bétail, destinés à accompagner le programme public de développement de l’agriculture ; à développer des investissements agricoles avec des partenaires étrangers, dont la production est destinée principalement à la satisfaction du marché national et à œuvrer au développement agricole intensif avec des investisseurs nationaux présentant des références professionnelles.
Des groupes seront créés et auront pour mission de promouvoir les produits du terroir, tels que les dattes, les produits oléicoles, les produits de la vigne. Un autre groupe sera chargé de la production de semences, de plants et de géniteurs. A l’instar de celui des fermes-pilotes, ces groupes rejoindront le portefeuille de la SGP SGDA, une société spécialisée dans les travaux de reboisement, dans la lutte contre la désertification, l’aménagement des bassins versants et de nouveaux périmètres agricoles. La Société de gestion de participation productions animales (SGP Proda) a eu l’aval du Conseil des participations de l’Etat (CPE) pour la création prochaine d’une nouvelle entreprise chargée de la gestion des activités de cette filière pour notamment développer les capacités publiques dans la filière des viandes rouges. Quatre centres d’élevage du portefeuille de cette SGP seront rattachés à cette entreprise. Il a été décidé en outre de confier la construction et la gestion de trois abattoirs modernes, qui seront implantés dans les wilayas d’El-Bayadh, de Djelfa et d’Oum El-Bouaghi, à la SGP Proda.

Source Horizons Mohammed Fawzi
Le Pèlerin

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 07:55

Algérie - Hannachi convoqué devant la commission de discipline de la FAF

 Raouraoua veut le radier

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Des sources prêtent au président de la FAF l’intention d’arriver à la sanction suprême : la radiation du boss de la JSK du mouvement sportif national. Une affaire à suivre et qui devra dévoiler tous ses secrets quant à cette guerre que se livrent les deux hommes.

Les deux hommes ne se «sentent» pas : c’est un secret de Polichinelle. Mais depuis l’élimination de la JSK en Ligue des champions d’Afrique, l’affaire semble prendre des proportions alarmantes. Raouraoua n’aime pas qu’on le défie mais Hannachi reste un homme de défi et ne recule devant rien lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts de la JSK.
Entre les deux hommes, surtout après l’épisode du fret de l’avion, qui avait emmené la délégation kabyle au Nigeria pour disputer le dernier match de poule en Ligue des champions face au FC Heartland, et les accusations qui s’en sont suivies, la situation s’est considérablement dégradée. Pas le temps de souffler puisqu’une deuxième affaire est venue tendre dangereusement les relations entre les deux puissants hommes du football algérien. En effet, l’entourage de la JSK soupçonne des proches de Raouraoua d’avoir «aidé» le club congolais du TP Mazembe lors de son séjour en Algérie.
L’adversaire des Canaris en demi-finale avait pris ses quartiers à Alger une semaine avant la date officielle du match qui s’est déroulé samedi dernier au stade du 1er-Novembre sans en avertir la direction kabyle. Cette dernière s’est étonnée de s’apercevoir que le TP Mazembe a trouvé toute l’aide nécessaire de la part de certains «compatriotes».
Hannachi n’a pas hésité, alors à déclarer que l’agence touristique qui avait «pris en charge» les Congolais était proche du premier responsable de la FAF ! Une accusation très grave. La réaction du patron du temple de Dely Ibrahim était prévisible et attendue. En effet, nous avons appris que lors de la dernière réunion du bureau fédéral, le cas de Hannachi a été discuté. On affirme que Raouraoua serait en passe de proposer une lourde sanction contre le président de la JSK, Mohand-Chérif Hannachi. Même si aucune décision n’a été prise d’une manière officielle, il est certain que le boss kabyle devra comparaître prochainement en conseil de discipline de la FAF. Certaines personnes avancent même qu’il encourt deux ans de suspension. D’autres sources nous ont révélé que Raouraoua envisagerait de faire une proposition de radiation de Hannachi du mouvement sportif national aux membres de l’assemblée générale de la FAF dans le but d’avoir leur aval avant de la soumettre au ministère de la Jeunesse et des Sports, l’instance seule habitée à prendre de telles décisions. L’affaire dérive et les deux hommes semblent décidés à aller jusqu’au bout de leur règlement de compte. Le président de la JSK ne va certainement pas se taire. On se rappelle qu’après l’affaire du fret de l’avion qui a mené son équipe au Nigeria, Hannachi n’avait pas hésité à défier Raouraoua, au point de déclarer : «Si je commence à parler, Raouraoua ne sera plus en place.»
Quel est ce secret que garde soigneusement Hannachi qui pourrait compromettre l’avenir du président de la FAF dans le football national ? Il est clair que ce sera l’atout majeur du boss des Kabyles, surtout qu’il bénéficie du soutien de toute une région où des pétitions ont été signées en sa faveur. Affaire à suivre.

Mecherara : “Aucune sanction n’a été prise contre Hannachi”

Selon le président de la ligue nationale de football,  M. Mohamed Mecherara, le président de la JS Kabylie, Mohand-Chérif Hannachi, n’a fait l’objet d’aucune sanction par le bureau fédéral de la FAF et encore moins par l’instance qu’il dirige, à savoir la ligue nationale de football (LNF), et ce, suite aux informations parues hier dans la presse  faisant état de la suspension du boss kabyle pour deux ans. “Je démens cette information qui n’a aucun fondement. Que cela soit à la FAF ou à la LNF, il n’a jamais été question d’une telle sanction”, a confié hier à liberté M. Mecherara qui a refusé du reste de s’étaler sur le sujet.
Cependant, selon une autre source, nous apprenons que Hannachi sera prochainement convoqué par la commission de discipline de la FAF, présidée par l’ex-président de la FAF, M. Hamid Haddadj, pour s’expliquer sur ses dernières déclarations à la presse dans lesquelles il fustigeait le président de la fédération, M. Mohamed Raouraoua, en l’accusant de “mener en solo l’instance fédérale”, et les membres du bureau fédéral coupables, selon lui, “de ne rien faire pour s’opposer au premier responsable de la FAF”. Autrement dit, Hannachi est passible de sanction.
Pour revenir aux déclarations de Hannachi contre Raouraoua, il faut savoir que ce n’est pas seulement lui qui en a gros sur le cœur, mais aussi… les égyptiens qui ont tiré à boulets rouges sur le président de la fédération algérienne de football. En effet, dans une déclaration au site Kora Arabia, l’un des dirigeants d’Al-Ahly du Caire, Adly el-Kaii, a rendu responsable Raouraoua de l’élimination d’Al-Ahly en demi-finale de la ligue des champions d’Afrique contre l’Espérance de Tunis. “La CAF et Raouraoua sont derrière l’élimination d’Al-Ahly en désignant l’arbitre ghanéen qui a validé un but d’Eneramo entaché d’une main flagrante”, martèle-t-il. Adly el-Kaii a, en outre, accusé Raouraoua d’avoir contribué à la défaite d’Al-Ahly contre la JSK à Tizi Ouzou et d’avoir tout fait pour que “les sanctions contre la JSK suite aux incidents souvenus à la fin de la rencontre soient minimes (simple avertissement + amende).”

Liberté Samir Lamari

Source Horizons Dj.O
Le Pèlerin

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 07:54

Algérie - Préservation et amélioration du pouvoir d’achat : 1000 milliards DA consacrés à l’augmentation des salaires

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Parmi les stratégies adoptées par les pouvoirs publics, figure l’augmentation substantielle des rémunérations de l’ensemble des salariés, des pensions et même des bourses des étudiants. Diverses mesures ont été mises en place pour l’amélioration et la préservation du pouvoir d’achat des citoyens.
 En janvier 2010, le salaire national minimum garanti a été relevé de 25%, passant de 12.000 à 15.000 DA, alors que durant la dernière décennie, le SNMG ne dépassait pas les 6000 DA en 1999 et 10.000 DA en 2005. C’est dire l’envergure des mesures entreprises par les pouvoirs publics, à l’exemple des nouveaux salaires des fonctionnaires, découlant de la révision du statut général de la Fonction publique. Pour d’autres catégories, les salaires ont été augmentés à la faveur de l’institution d’un nouveau régime indemnitaire. Autre avantage pour les salariés, la rémunération est caractérisée par un effet rétroactif à compter du mois de janvier 2008. Cette révision s’est, d’ailleurs, soldée par  la promulgation de quarante statuts particuliers et deux régimes indéminitaires. L’Etat, lui, a cependant consacré une enveloppe financière de 1000 milliards DA (soit la quasi-totalité des revenus du Trésor hors hydrocarbures) pour faire face aux augmentations induites par le nouveau régime indemnitaire et son effet rétroactif.
Comme convenu, lors de la tripartite tenue en décembre 2009, la revalorisation des salaires a également concerné les travailleurs du secteur économique. Cette catégorie a bénéficié, dans la quasi-totalité des branches, de la revalorisation de leurs émoluments. Autre acquis à relever : l’engagement du patronat  privé. Il a conclu avec l’UGTA un accord pour une révision salariale oscillant entre 10 et 20% en fonction des branches d’activités.
LES TRANSFERTS SOCIAUX SE SONT ÉLEVÉS À 1227MILLIARDS DA EN 2010
La rémunération ne s’est pas confinée aux salariés.  Conformément aux instructions du président de la République et en vue d’améliorer les conditions de vie et le pouvoir d’achat de certaines catégories, les pensions et allocations de retraite ont été revues à la hausse.
En somme, près de deux millions de personnes ont bénéficié d’une revalorisation de 5% en 2009 et d’une seconde de 7%, alors que plus d’un million de titulaires de faibles pensions directes et pensions principales de réversion ont bénéficié pour la deuxième fois au début de l’année écoulée de relèvements substantiels financés par le budget de l’Etat, à l’initiative de la solidarité nationale entre les générations.
Pour répondre aux aspirations des étudiants, notamment, stagiaires et apprentis, en termes de moyens financiers, les pouvoirs publics ont décidé l’augmentation des bourses au profit des trois catégories. La bourse des étudiants a été augmentée l’année dernière de 50%.
Faut-il rappeler que la stratégie adoptée ne pouvait être effective sans l’implication directe de l’Etat, à travers  les subventions soutenues par le budget public au prix de plusieurs produits ou prestations (carburant, électricité et gaz, logement, eau, céréales, produits laitiers, loyers…). Sans toutefois négliger l’aide octroyée aux démunis par le biais de la solidarité nationale.
Il y a lieu de rappeler que durant la dernière décennie, l’incidence financière des transferts sociaux est passée de 254 milliards DA en 1999 à 460 milliards DA en 2005, pour atteindre les 1227milliards DA en 2010
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Source Horizons Safia D.
Le Pèlerin

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 07:44

Dérive judiciaire à Oum El Bouaghi

non-jeuneur-condamne.jpg

 

L’affaire remonte à la fin du mois d’août dernier, lorsque ce jeune de 27 ans a été arrêté lors d’une descente de police pour non-observation du jeûne. Les organisations des droits de l’homme dénoncent une énième atteinte à la liberté de culte.

Contrairement à l’issue du procès de Aïn El Hammam et celui, bien avant, des non-jeûneurs de Biskra qui tous ont fini par être relaxés, à Oum El Bouaghi par contre, la justice n’a pas jugé utile d’appliquer la jurisprudence dans l’affaire qui implique un autre non-jeûneur. La cour d’Oum El Bouaghi a condamné en effet, lundi dernier, le jeune Bouchouata Fares à une peine de deux ans de prison ferme et 100 000 DA d’amende pour atteinte à un précepte de l’Islam.Une décision inspirée de l’article 144 bis du code pénal, venue confirmer le verdict rendu il y a quelques semaines par le tribunal de première instance.

L’affaire, qui a provoqué la stupeur au sein de la population de Aïn El Beïda, remonte à la fin du mois d’août, en plein milieu du Ramadhan. Agissant sur renseignement, la police de Aïn El Beïda (25 km au sud-ouest d’Oum El Bouaghi) a effectué une descente dans un lieu abandonné, au centre-ville, à la recherche d’un groupe de citoyens qui était en train de casser la croûte au beau milieu de la journée. Sur place, les policiers n’ont pu arrêter qu’un seul parmi les présumés non-jeûneurs, alors que les autres ont réussi à prendre la fuite.

Le jeune homme, âgé d’environ 27 ans, a ensuite été présenté devant le procureur de la République qui a décidé de le placer sous mandat de dépôt. Dans sa plaidoirie, maître Belaïd, avocat de la défense, a vainement tenté, lundi, de convaincre le tribunal de l’inexistence de loi qui condamne les récalcitrants et qu’il relève de la liberté individuelle de ne pas pratiquer tel ou tel précepte. Le verdict a été prononcé tard dans la journée. Pour le même grief, le jugement diffère d’un tribunal à un autre.

S’agit-il d’une justice à deux vitesses ? Selon maître Mustapha Bouchachi, «les magistrats d’Oum El Bouaghi ou d’ailleurs ne sont pas tenus de rendre le même verdict que celui de Aïn El Hammam, mais en tout cas, ce genre de poursuite n’a aucun fondement juridique». Le président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) réitère aussi la position de son organisation sur ce genre de procès à la mode, lié à un excès de zèle et de religiosité de la part de l’institution judiciaire, en dépit du fait que la liberté de culte soit garantie par la Constitution algérienne. «Nous considérons que c’est une atteinte à la liberté de culte.

Ce genre de condamnation fait plus de mal à l’Algérie et à l’Islam lui-même. Nous donnons l’image d’un pays fermé», souligne notre interlocuteur. «Bien sûr, on est tenu de respecter la foi des autres, mais si on s’amuse à ça, on va mettre en prison des gens qui ne font pas la prière et ne vont pas au hadj», ajoute-t-il. Le jeune Fares Bouchouata n’a droit qu’à un dernier recours devant la Cour suprême et, peut-être, à un autre élan de solidarité de la part de l’opinion

 

Source El Watan Nouri Nesrouche
Le Pèlerin

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 23:45

Médicaments pour hommes

medicaments2010.jpg

 

Après plusieurs années de recherches, les laboratoires Pfizer annoncent l'arrivée en pharmacie de nouveaux traitements qui atténuent les conflits de couple, tout en occasionnant très peu d'effets secondaires.
Il s'agit en fait d'une quadrithérapie, à prendre tous les jours au moment des repas.
Bien lire le nom du médicament pour ne pas vous tromper.
Délivrés sous ordonnance mais pas encore remboursés par la sécurité sociale

Le Pèlerin

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 23:36

Algérie - Energies renouvelables : Les enjeux d’aujourd’hui et de demain

champ solaire algerie

 

Les enjeux liés aux énergies renouvelables sont, à l’évidence, de nature stratégique et politique, aux retombées économiques et financières, qu’il serait naïf, voire dangereux, d’en sous-estimer l’impact à moyen et long terme, au plan régional et international.

L’Algérie se situe au cœur de ces défis d’aujourd’hui et de demain, pour des raisons liées à la fois à l’évolution constante des besoins énergétiques de son marché intérieur mais, également, aux contraintes dues à sa position géostratégique, qui suscite et nourrit visées et convoitises extérieures. 
Au demeurant, ce qui se passe à nos frontières sud aujourd’hui ne peut pas ne pas avoir de lien direct ou indirect avec les ressources énergétiques que recèle cette région. 
Troisième pays mondial en termes de capacités d’énergies renouvelables (compte tenu de l’immensité de son territoire et de son potentiel éolien et notamment d’ensoleillement, estimé à 
3 000 heures/an), après l’Allemagne et l’Espagne, l’Algérie, selon certains analystes et experts des énergies alternatives, dispose d’un potentiel énergétique qui représente environ quatre fois la consommation mondiale annuelle. 
Cependant, notre pays, qui fait partie de la région Mena, serait à la traîne des autres pays – de cet espace – tels que l’Égypte, le Maroc, la Jordanie et la Tunisie qui ont entrepris des investissements ambitieux dans le secteur de la production de l’électricité. Ils doivent, en principe, y compris l’Algérie du reste, bénéficier d’un budget de 5,5 milliards de dollars accordés par la banque mondiale pour financer des projets d’énergie solaire qui seront opérationnels à l’horizon 2015, et qui généreront une capacité de production d’électricité de 9 000 MW.  
Sur le front intérieur, les débats entre experts algériens et étrangers nous prédisent, dans un futur pas lointain, un tarissement de nos ressources en hydrocarbures et nous promettent un statut de pays importateur d’énergie d’ici à 2020-2025.

Un effort d’investissement 
très modeste !
Un programme de développement des énergies renouvelables a été défini et arrêté pour la période allant de 2008 à 2017. Dans le cadre de ce plan, l’Algérie prévoit d’investir 317 millions d’euros. Ce qui semble modeste par rapport à l’effort des pays voisins.

 6% de renouvelable seulement dans le bilan énergétique
Bellil (Laghouat) abritera également l’institut algérien des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (IAEREE) dont la mission consistera à former et à développer les compétences nationales dans le secteur des énergies renouvelables. 
Selon certaines sources, l’État algérien prévoit de porter la part des énergies alternatives dans le bilan électrique national à 6% en 2017 et 25% en 2050. 
De tels objectifs nous renvoient nécessairement au projet Desertec, aux enjeux financiers considérables qui le sous-tendent – coût estimatif : 400 milliards d’euros –, à l’engagement des pays européens à participer au financement de ce méga projet à travers notamment des opérations de partenariat et de montage financier avec les États nord-africains, qui impliqueraient leurs entreprises et leurs banques. 
Les résultats attendus de ces investissements consistent, entre autres, à fournir à l’Europe 15% de ses besoins en électricité à l’horizon 2050 et à l’aider à atteindre un seuil de 20% d’électricité propre, contre 8% actuellement. 
Par ailleurs, ce projet, dont on devine aisément les enjeux stratégiques, économiques et financiers, n’est pas du point de vue du concept, très éloigné de la vision algérienne, sauf que notre pays conditionne son adhésion à cette démarche multilatérale (Europe-nord de l’Afrique notamment) par le transfert des technologies, la formation des ressources humaines et par un partenariat gagnant-gagnant.  
Dans ce contexte, et à propos de la position de l’Algérie sur le projet Desertec, l’actuel ministre de l’énergie et des mines a déclaré que “nous allons étudier toutes les possibilités de développement des énergies renouvelables, non seulement au niveau national mais aussi au niveau régional”. 
Il semble ne pas fermer les portes, contrairement à son prédécesseur, qui, il faut le dire tout de même, avait évoqué les conditions du transfert technologique et de la formation des ressources humaines, tout en affirmant que “ce projet n’a pas été soumis aux autorités algériennes”. Il faut rappeler que les Allemands, qui occupent la première place mondiale dans le domaine des énergies renouvelables (18 000 MW), sont les leaders de l’initiative Desertec ou “plan solaire méditerranéen”. Le groupe algérien Cevital, pour sa part, en association avec un groupement d’entreprises allemandes, œuvre à la création d’un bureau d’études en vue d’élaborer les plans d’investissements du projet Desertec. La tenue en Algérie du 1er salon international des énergies renouvelables, du 11 au 15 octobre en cours, est venu à point nommé pour débattre entre professionnels nationaux et étrangers des multiples aspects technico-économiques et environnementaux du développement des énergies renouvelables et échanger leurs expériences respectives dans ce domaine.

Source Liberté A. Hamma 

Le Pèlerin

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 23:29

Algérie - Histoire de la vigne à Médéa

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L’histoire du vignoble remonte à l’ère coloniale. Selon les historiens, cette plante existait depuis l’époque romaine à Médéa. Vers la fin du 19e siècle, Médéa possédait une multitude de vignoble dominée surtout par les variétés Ferrana et Ahmer Bouaâmar. L’arrivée des Alsaciens-Lorrains (1871-1891) fut le prélude à la plantation et à l’extension de la vigne à Médéa. Et bien sûr, la priorité à cette époque a été donnée à la production de la vigne de cuve dont le principal objectif était de satisfaire les besoins de la France mais aussi de produire des vins à fort degré qui permettaient de remonter certains vins du Nord de la France. Mais l’exploitation de ce type de vigne a considérablement diminué au lendemain de l’indépendance et et ce jusqu’à 1985.

Les raisons du déclin de la filière

Le secteur de la viticulture a connu des bouleversements profonds liés aux nouvelles donnes politiques, économiques et sociales du pays. La superficie de la vigne de cuve est passée de 3760 à 1644 ha en 1985 puis à 961 ha à la veille du lancement du programme national de développement agricole (PNDA) (1999/2000) pour se stabiliser à 933 ha en 2010 en raison des arrachages successifs, soit environ 3000 hectares dus en grande partie aux difficultés rencontrées dans la commercialisation des produits vitivinicoles sur le marché international. S’ajoutent les conditions conjoncturelles qu’a connues le pays pendant la décennie noire en particulier la région de Médéa qui a souffert des affres du terrorisme. Pour des raisons économiques et de rentabilité, certains exploitants de vigne de cuve dans les coteaux de Médéa ont travaillé, cette année, pour le compte de l’ONCV (Office national de la commercialisation des vins). Les producteurs veulent saisir la notoriété du vin de cuve de Médéa pour renouer avec son exploitation pour une éventuelle exportation du produit. Concernant la vigne de table, le potentiel qui était de 650 ha en 1972 a connu un développement spectaculaire, la superficie exploitée ayant atteint 5534 ha en 1999 à la veille du programme du PNDA pour se fixer à 6273 ha en 2010.

Le raisin de l’ivresse

Le vignoble algérien, fort de son cépage, fait monter l’ivresse d’une large production viticole. Au-delà de traditionnels vendanges, il y a lieu de rattraper le temps perdu pour mettre à niveau nos vins par rapport aux spiritueux méditerranéens. L’Algérie était, en effet, le premier exportateur au monde et le quatrième plus gros producteur de vins il y a un demi-siècle, avec un volume de 18 millions d’hectolitres. Les vignobles représentaient la moitié des exportations algériennes et presque le tiers de son produit national brut. La viticulture entrera ensuite dans une phase de déclin dans les années 60. Pour redresser la barre, un programme de développement viticole s’est fixé comme objectif l’extension des zones dédiées à cette filière. Le sol ainsi que le climat aidant, les vignobles destinés à la production de vinss s’étendent désormais sur 85.000 hectares et fournissent 2,1 millions d’hectolitres. Ce qui confère, de nos jours, à l’Algérie le dix-neuvième rang au classement mondial des pays producteurs de vins. Les prévisions tablent sur une extension des zones viticoles de 11.000 hectares supplémentaires et à l’augmentation de la production. Aujourd’hui, la politique agricole tourne vers l’exportation à travers la réhabilitation de la vigne qui était en passe d’être compromise par le déséquilibre constaté dans l’encépagement, une situation née d’une tendance à replanter le Cinsaut et le Mersegherra. Ces deux variétés choisies au moment du greffage des plants ne correspondent pas au besoin de production de vin de qualité avec lequel l’Algérie ambitionne d’arracher des parts d’un marché international très concurrentiel. La précarité généralisée et l’obsolescence des activités et des installations vitivinicoles persistent encore aujourd’hui. Les techniques de culture et d’entretien des vignobles sont désuètes et peu rentables. Les modèles de gestion et de marketing sont déphasés, les installations et caves sont inadéquates. Les Espagnols sont appelés à la rescousse. Un projet de partenariat est né et devrait être mis en œuvre à Aïn Témouchent. Objectif : améliorer la qualification, les techniques et le savoir-faire des viticulteurs locaux dans le processus de production du vin. Au demeurant, le vignoble algérien continue de mûrir sur table en attendant sa mise en bouteille.

Source Horizons M.K.

Le Pèlerin

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 13:20

Algérie-France : la diplomatie des non-relations

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“Les relations algéro-françaises se portent bien.” C’est la formule choisie par Bouteflika pour décrire l’état des rapports entre les deux pays.
L’énoncé, emprunté au discours médical, exprime plus le démenti que l’assertion. En général, il a pour intention de rassurer les personnes inquiètes de l’état de santé du malade ou désenchanter celles qui s’en réjouissent. Protocolairement, le chef de l’État, qui venait de recevoir une ministre, n’était pas tenu de communiquer, mais en s’exprimant, il n’en a pas assez dit. Qu’est-ce que, en effet, des relations bilatérales qui se portent bien ? Elles ne sont pas malades ? Elles l’ont été et sont rétablies ? Sont-elles convalescentes ? S’en sortent-elles indemnes après avoir failli tomber malades ?
Par la formulation même du message, l’effet recherché prend le dessus sur l’information. Si les relations algéro-françaises ne font que bien se porter, cela veut dire que ce n’est pas la crise et ce n’est pas, non plus, l’idylle. Mais c’est encore moins la normalisation, sinon le président n’aurait pas eu besoin de préciser la bonne santé d’un corps qui ne se plaint de rien.
La gravité de la situation est donc dans ce bulletin de santé. Il n’y a rien à dire d’autre que ce fait que les relations en question “se portent bien”.
On ne sait pas si cet état va s’améliorer ou s’aggraver. Et c’est là la vraie question : elle ne porte pas sur l’état actuel des rapports algéro-français que chacun sait vides, indécis, incohérents… Elle porte sur les perspectives et visiblement, il n’y en a pas. En tout état de cause, pas au niveau diplomatique et de la coopération. On expédie les affaires courantes et on évite la rupture. Tel paraît être ce minimum sur lequel campent les deux gouvernements.
Et comme pour confirmer la vacuité de ces relations, la ministre française use du lamento brelien de “la chanson des vieux amants” pour contourner la panne algéro-française : “C’est comme dans un couple qui se connaît depuis longtemps. Il peut y avoir des énervements, mais c’est toujours le moment de se réconcilier.” Qu’importe qu’il soit fait d’amitié ou d’hostilité, pourvu que le lien reste tendu ?
Elle aurait pu souligner le couplet qui dit que “finalement, finalement, il nous fallait bien du talent pour être vieux sans être adultes”. Ce qui, en matière de relations d’États, n’est pas, ni pour l’un ni pour l’autre, un signe de bonne santé politique.
Les relations algéro-françaises ont beau se cacher derrière leur dose d’affectivité, elles correspondent, en dernière analyse, aux limites politiques des deux pouvoirs. 
Enjeu des politiques intérieures respectives, ces relations ne se sont pas émancipées à un niveau de conception que commandent les incantations prétentieuses autour des thèmes du “pacte d’amitié” ou de “partenariat stratégique”. Ni même au niveau de l’explication mémorielle, “conjoncturellement” brandie puis mise en berne.
Le tout, pour les deux diplomaties, semble être de gérer des non-relations comme si c’étaient des relations.
Dans ce sens, Alliot-Marie a raison : ces relations n’ont pas d’équivalent dans le monde.

Source Liberté Mustapha Hammouche 

musthammouche@yahoo.fr 

Le Pèlerin

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 13:15

Énergies renouvelables : les ambitions modestes de l’Algérie

centrale photovoltaique

 

L’Algérie, bien que n’étant qu’un pays exportateur d’hydrocarbures modeste, s’est  toujours placée dans une posture prudente et même inertielle par rapport au développement à moyen et long terme de ses énergies renouvelables. C’est, en tout cas, ce qui ressort des objectifs à moyen terme en la matière fixés par la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg), eux-mêmes revus à la baisse par le ministère concerné. 
D’abord dans son dernier rapport portant “programme indicatif des besoins en moyens de production d’électricité 2010-2019”, la Creg a émis deux scénarii d’intégration de production d’électricité à partir de sources renouvelables. Le premier affiche une introduction de 8% de la production électrique en énergie renouvelable à l’horizon 2020, soit une capacité de 
1 675 mégawatts (MW) représentant un gain cumulé de consommation de gaz de 3,6 milliards de m3. Le deuxième scénario prévoit une introduction de 6% seulement d’énergie renouvelable en 2020, soit 1 180 MW représentant un gain de 2,4 milliards de m3 de gaz. Mais le chiffre qu’il faudra retenir c’est celui du secrétaire général du ministère de l’Énergie et des Mines dans son intervention lors du dernier Salon international des énergies renouvelables d’Alger d’octobre 2010, déclarant que “l’Algérie ambitionne de réaliser son programme énergétique à hauteur de 5% en énergies propres” au même horizon. Il faut quand même rappeler que cet objectif de 5% d’énergies renouvelables dans le bilan énergétique national avait été déjà fixé par la Creg, mais pour 2015. Cela ressortait, pour ceux qui souhaitent consulter la source, de son  programme indicatif des besoins en électricité 2006-2015 de janvier 2006, approuvé par décision ministérielle n° 349 du 2 février 2006. Dans tous les cas, nous sommes loin du compte pour le moment avec 0,5% seulement d’énergies renouvelables dans le panier énergétique du pays. À titre de comparaison, l’Union européenne (UE) s’est fixé un taux de 20% d’énergies renouvelables en 2020 dans son bouquet énergétique contre 8% aujourd’hui.  
Alors qu’a-t-on fait de significatif dans ce domaine en dehors des panneaux solaires dédiés au résidentiel dans quelques régions montagneuses et désertiques du pays ? Un seul projet initié en novembre 2007 et qui entrera en production en janvier 2011 ; celui de Tilghemt à Hassi R’mel, mérite d’être signalé. Cette centrale électrique hybride solaire/gaz aura une capacité de 180 MW. Or, il faut savoir que pour réaliser l’objectif pourtant modeste de 6% d’énergies renouvelables  à l’horion 2020, la Creg a calculé qu’il faut installer 235 MW/an, c'est-à-dire construire annuellement un projet d’une capacité de 1,3 fois plus grande que celle indiquée plus haut. Ce projet, réalisé par Neal, filiale de Sonatrach, Sonelgaz et du promoteur privé SIM, de capacité moyenne, est  orienté vers la couverture des besoins locaux.
Mais pour l’Algérie, s’associer à des mégaprojets d’électricité solaire destinés à l’exportation, tels que le projet Desertec qui est encore un prototype par la nouveauté des technologies proposées mais aussi par l’ampleur des financements requis, requiert une maturation approfondie, d’autant que les marchés européens de l’électricité ne sont pas prêts pour le moment à en accepter les niveaux de prix. 
Cependant, il faudra maintenir les connexions nécessaires avec ce projet mais aussi avec les projets concurrents ou complémentaires car la transition énergétique est bien là. Cela d’autant que l’Algérie dispose de l’expérience opérationnelle, technologique et commerciale des grands projets énergétiques transcontinentaux car elle a essuyé les plâtres des premières usines de gaz naturel liquéfié (GNL) et des gazoducs transcontinentaux vers l’Europe précisément. 
En revanche, à défaut de pouvoir générer pour le moment des productions significatives d’énergies renouvelables, rationalisons au moins nos consommations électriques et de façon plus générale nos consommations énergétiques car nous gaspillons beaucoup. Cela sera toujours cela de gagné. C’est pour cette raison que j’ai trouvé intéressante l’idée des organisateurs du dernier Salon international des énergies renouvelables d’y intégrer “les préoccupations majeures qui se rattachent à l’utilisation et à la maîtrise des énergies, aussi bien dans le domaine de la construction que dans l’industrie”. 
Pour une fois, ne laissons pas l’Agence de promotion et de rationalisation de l’énergie (Aprue) prêcher seule dans le désert. Depuis combien de temps l’Aprue appelle, sans être véritablement entendue, à la promotion du GPL comme carburant et met en garde contre l’utilisation excessive du gasoil (importé pour une part de plus en plus importante) dans le parc automobile algérien ? Depuis combien de temps cette dernière appelle à promouvoir un cadre bâti économe en énergie ? Malgré cela, elle maintient le cap avec le projet “Top-Industrie” soutenu par le Fonds national de maîtrise de l’énergie (FNME) portant notamment sur la réalisation de 150 audits énergétiques dans les cinq prochaines années.
Il y enfin autre chose d’important et de prioritaire à faire : c’est l’élargissement de nos réserves de gaz naturel, y compris celles du gaz non conventionnel, car il est stratégique pour l’Algérie de faire reculer le plus loin possible les échéances de déplétion de ses réserves prouvées. 
Pour conclure, on voit bien que la problématique des énergies renouvelables nous renvoie à celle des hydrocarbures. Et réciproquement, car le financement des énergies renouvelables passe chez nous par un secteur des hydrocarbures performant. Pour combien de temps encore ?

Source Liberté Mustapha Mekideche 

Le Pèlerin

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