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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 23:36

Algérie - Energies renouvelables : Les enjeux d’aujourd’hui et de demain

champ solaire algerie

 

Les enjeux liés aux énergies renouvelables sont, à l’évidence, de nature stratégique et politique, aux retombées économiques et financières, qu’il serait naïf, voire dangereux, d’en sous-estimer l’impact à moyen et long terme, au plan régional et international.

L’Algérie se situe au cœur de ces défis d’aujourd’hui et de demain, pour des raisons liées à la fois à l’évolution constante des besoins énergétiques de son marché intérieur mais, également, aux contraintes dues à sa position géostratégique, qui suscite et nourrit visées et convoitises extérieures. 
Au demeurant, ce qui se passe à nos frontières sud aujourd’hui ne peut pas ne pas avoir de lien direct ou indirect avec les ressources énergétiques que recèle cette région. 
Troisième pays mondial en termes de capacités d’énergies renouvelables (compte tenu de l’immensité de son territoire et de son potentiel éolien et notamment d’ensoleillement, estimé à 
3 000 heures/an), après l’Allemagne et l’Espagne, l’Algérie, selon certains analystes et experts des énergies alternatives, dispose d’un potentiel énergétique qui représente environ quatre fois la consommation mondiale annuelle. 
Cependant, notre pays, qui fait partie de la région Mena, serait à la traîne des autres pays – de cet espace – tels que l’Égypte, le Maroc, la Jordanie et la Tunisie qui ont entrepris des investissements ambitieux dans le secteur de la production de l’électricité. Ils doivent, en principe, y compris l’Algérie du reste, bénéficier d’un budget de 5,5 milliards de dollars accordés par la banque mondiale pour financer des projets d’énergie solaire qui seront opérationnels à l’horizon 2015, et qui généreront une capacité de production d’électricité de 9 000 MW.  
Sur le front intérieur, les débats entre experts algériens et étrangers nous prédisent, dans un futur pas lointain, un tarissement de nos ressources en hydrocarbures et nous promettent un statut de pays importateur d’énergie d’ici à 2020-2025.

Un effort d’investissement 
très modeste !
Un programme de développement des énergies renouvelables a été défini et arrêté pour la période allant de 2008 à 2017. Dans le cadre de ce plan, l’Algérie prévoit d’investir 317 millions d’euros. Ce qui semble modeste par rapport à l’effort des pays voisins.

 6% de renouvelable seulement dans le bilan énergétique
Bellil (Laghouat) abritera également l’institut algérien des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (IAEREE) dont la mission consistera à former et à développer les compétences nationales dans le secteur des énergies renouvelables. 
Selon certaines sources, l’État algérien prévoit de porter la part des énergies alternatives dans le bilan électrique national à 6% en 2017 et 25% en 2050. 
De tels objectifs nous renvoient nécessairement au projet Desertec, aux enjeux financiers considérables qui le sous-tendent – coût estimatif : 400 milliards d’euros –, à l’engagement des pays européens à participer au financement de ce méga projet à travers notamment des opérations de partenariat et de montage financier avec les États nord-africains, qui impliqueraient leurs entreprises et leurs banques. 
Les résultats attendus de ces investissements consistent, entre autres, à fournir à l’Europe 15% de ses besoins en électricité à l’horizon 2050 et à l’aider à atteindre un seuil de 20% d’électricité propre, contre 8% actuellement. 
Par ailleurs, ce projet, dont on devine aisément les enjeux stratégiques, économiques et financiers, n’est pas du point de vue du concept, très éloigné de la vision algérienne, sauf que notre pays conditionne son adhésion à cette démarche multilatérale (Europe-nord de l’Afrique notamment) par le transfert des technologies, la formation des ressources humaines et par un partenariat gagnant-gagnant.  
Dans ce contexte, et à propos de la position de l’Algérie sur le projet Desertec, l’actuel ministre de l’énergie et des mines a déclaré que “nous allons étudier toutes les possibilités de développement des énergies renouvelables, non seulement au niveau national mais aussi au niveau régional”. 
Il semble ne pas fermer les portes, contrairement à son prédécesseur, qui, il faut le dire tout de même, avait évoqué les conditions du transfert technologique et de la formation des ressources humaines, tout en affirmant que “ce projet n’a pas été soumis aux autorités algériennes”. Il faut rappeler que les Allemands, qui occupent la première place mondiale dans le domaine des énergies renouvelables (18 000 MW), sont les leaders de l’initiative Desertec ou “plan solaire méditerranéen”. Le groupe algérien Cevital, pour sa part, en association avec un groupement d’entreprises allemandes, œuvre à la création d’un bureau d’études en vue d’élaborer les plans d’investissements du projet Desertec. La tenue en Algérie du 1er salon international des énergies renouvelables, du 11 au 15 octobre en cours, est venu à point nommé pour débattre entre professionnels nationaux et étrangers des multiples aspects technico-économiques et environnementaux du développement des énergies renouvelables et échanger leurs expériences respectives dans ce domaine.

Source Liberté A. Hamma 

Le Pèlerin

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 23:29

Algérie - Histoire de la vigne à Médéa

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L’histoire du vignoble remonte à l’ère coloniale. Selon les historiens, cette plante existait depuis l’époque romaine à Médéa. Vers la fin du 19e siècle, Médéa possédait une multitude de vignoble dominée surtout par les variétés Ferrana et Ahmer Bouaâmar. L’arrivée des Alsaciens-Lorrains (1871-1891) fut le prélude à la plantation et à l’extension de la vigne à Médéa. Et bien sûr, la priorité à cette époque a été donnée à la production de la vigne de cuve dont le principal objectif était de satisfaire les besoins de la France mais aussi de produire des vins à fort degré qui permettaient de remonter certains vins du Nord de la France. Mais l’exploitation de ce type de vigne a considérablement diminué au lendemain de l’indépendance et et ce jusqu’à 1985.

Les raisons du déclin de la filière

Le secteur de la viticulture a connu des bouleversements profonds liés aux nouvelles donnes politiques, économiques et sociales du pays. La superficie de la vigne de cuve est passée de 3760 à 1644 ha en 1985 puis à 961 ha à la veille du lancement du programme national de développement agricole (PNDA) (1999/2000) pour se stabiliser à 933 ha en 2010 en raison des arrachages successifs, soit environ 3000 hectares dus en grande partie aux difficultés rencontrées dans la commercialisation des produits vitivinicoles sur le marché international. S’ajoutent les conditions conjoncturelles qu’a connues le pays pendant la décennie noire en particulier la région de Médéa qui a souffert des affres du terrorisme. Pour des raisons économiques et de rentabilité, certains exploitants de vigne de cuve dans les coteaux de Médéa ont travaillé, cette année, pour le compte de l’ONCV (Office national de la commercialisation des vins). Les producteurs veulent saisir la notoriété du vin de cuve de Médéa pour renouer avec son exploitation pour une éventuelle exportation du produit. Concernant la vigne de table, le potentiel qui était de 650 ha en 1972 a connu un développement spectaculaire, la superficie exploitée ayant atteint 5534 ha en 1999 à la veille du programme du PNDA pour se fixer à 6273 ha en 2010.

Le raisin de l’ivresse

Le vignoble algérien, fort de son cépage, fait monter l’ivresse d’une large production viticole. Au-delà de traditionnels vendanges, il y a lieu de rattraper le temps perdu pour mettre à niveau nos vins par rapport aux spiritueux méditerranéens. L’Algérie était, en effet, le premier exportateur au monde et le quatrième plus gros producteur de vins il y a un demi-siècle, avec un volume de 18 millions d’hectolitres. Les vignobles représentaient la moitié des exportations algériennes et presque le tiers de son produit national brut. La viticulture entrera ensuite dans une phase de déclin dans les années 60. Pour redresser la barre, un programme de développement viticole s’est fixé comme objectif l’extension des zones dédiées à cette filière. Le sol ainsi que le climat aidant, les vignobles destinés à la production de vinss s’étendent désormais sur 85.000 hectares et fournissent 2,1 millions d’hectolitres. Ce qui confère, de nos jours, à l’Algérie le dix-neuvième rang au classement mondial des pays producteurs de vins. Les prévisions tablent sur une extension des zones viticoles de 11.000 hectares supplémentaires et à l’augmentation de la production. Aujourd’hui, la politique agricole tourne vers l’exportation à travers la réhabilitation de la vigne qui était en passe d’être compromise par le déséquilibre constaté dans l’encépagement, une situation née d’une tendance à replanter le Cinsaut et le Mersegherra. Ces deux variétés choisies au moment du greffage des plants ne correspondent pas au besoin de production de vin de qualité avec lequel l’Algérie ambitionne d’arracher des parts d’un marché international très concurrentiel. La précarité généralisée et l’obsolescence des activités et des installations vitivinicoles persistent encore aujourd’hui. Les techniques de culture et d’entretien des vignobles sont désuètes et peu rentables. Les modèles de gestion et de marketing sont déphasés, les installations et caves sont inadéquates. Les Espagnols sont appelés à la rescousse. Un projet de partenariat est né et devrait être mis en œuvre à Aïn Témouchent. Objectif : améliorer la qualification, les techniques et le savoir-faire des viticulteurs locaux dans le processus de production du vin. Au demeurant, le vignoble algérien continue de mûrir sur table en attendant sa mise en bouteille.

Source Horizons M.K.

Le Pèlerin

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 13:20

Algérie-France : la diplomatie des non-relations

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“Les relations algéro-françaises se portent bien.” C’est la formule choisie par Bouteflika pour décrire l’état des rapports entre les deux pays.
L’énoncé, emprunté au discours médical, exprime plus le démenti que l’assertion. En général, il a pour intention de rassurer les personnes inquiètes de l’état de santé du malade ou désenchanter celles qui s’en réjouissent. Protocolairement, le chef de l’État, qui venait de recevoir une ministre, n’était pas tenu de communiquer, mais en s’exprimant, il n’en a pas assez dit. Qu’est-ce que, en effet, des relations bilatérales qui se portent bien ? Elles ne sont pas malades ? Elles l’ont été et sont rétablies ? Sont-elles convalescentes ? S’en sortent-elles indemnes après avoir failli tomber malades ?
Par la formulation même du message, l’effet recherché prend le dessus sur l’information. Si les relations algéro-françaises ne font que bien se porter, cela veut dire que ce n’est pas la crise et ce n’est pas, non plus, l’idylle. Mais c’est encore moins la normalisation, sinon le président n’aurait pas eu besoin de préciser la bonne santé d’un corps qui ne se plaint de rien.
La gravité de la situation est donc dans ce bulletin de santé. Il n’y a rien à dire d’autre que ce fait que les relations en question “se portent bien”.
On ne sait pas si cet état va s’améliorer ou s’aggraver. Et c’est là la vraie question : elle ne porte pas sur l’état actuel des rapports algéro-français que chacun sait vides, indécis, incohérents… Elle porte sur les perspectives et visiblement, il n’y en a pas. En tout état de cause, pas au niveau diplomatique et de la coopération. On expédie les affaires courantes et on évite la rupture. Tel paraît être ce minimum sur lequel campent les deux gouvernements.
Et comme pour confirmer la vacuité de ces relations, la ministre française use du lamento brelien de “la chanson des vieux amants” pour contourner la panne algéro-française : “C’est comme dans un couple qui se connaît depuis longtemps. Il peut y avoir des énervements, mais c’est toujours le moment de se réconcilier.” Qu’importe qu’il soit fait d’amitié ou d’hostilité, pourvu que le lien reste tendu ?
Elle aurait pu souligner le couplet qui dit que “finalement, finalement, il nous fallait bien du talent pour être vieux sans être adultes”. Ce qui, en matière de relations d’États, n’est pas, ni pour l’un ni pour l’autre, un signe de bonne santé politique.
Les relations algéro-françaises ont beau se cacher derrière leur dose d’affectivité, elles correspondent, en dernière analyse, aux limites politiques des deux pouvoirs. 
Enjeu des politiques intérieures respectives, ces relations ne se sont pas émancipées à un niveau de conception que commandent les incantations prétentieuses autour des thèmes du “pacte d’amitié” ou de “partenariat stratégique”. Ni même au niveau de l’explication mémorielle, “conjoncturellement” brandie puis mise en berne.
Le tout, pour les deux diplomaties, semble être de gérer des non-relations comme si c’étaient des relations.
Dans ce sens, Alliot-Marie a raison : ces relations n’ont pas d’équivalent dans le monde.

Source Liberté Mustapha Hammouche 

musthammouche@yahoo.fr 

Le Pèlerin

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 13:15

Énergies renouvelables : les ambitions modestes de l’Algérie

centrale photovoltaique

 

L’Algérie, bien que n’étant qu’un pays exportateur d’hydrocarbures modeste, s’est  toujours placée dans une posture prudente et même inertielle par rapport au développement à moyen et long terme de ses énergies renouvelables. C’est, en tout cas, ce qui ressort des objectifs à moyen terme en la matière fixés par la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg), eux-mêmes revus à la baisse par le ministère concerné. 
D’abord dans son dernier rapport portant “programme indicatif des besoins en moyens de production d’électricité 2010-2019”, la Creg a émis deux scénarii d’intégration de production d’électricité à partir de sources renouvelables. Le premier affiche une introduction de 8% de la production électrique en énergie renouvelable à l’horizon 2020, soit une capacité de 
1 675 mégawatts (MW) représentant un gain cumulé de consommation de gaz de 3,6 milliards de m3. Le deuxième scénario prévoit une introduction de 6% seulement d’énergie renouvelable en 2020, soit 1 180 MW représentant un gain de 2,4 milliards de m3 de gaz. Mais le chiffre qu’il faudra retenir c’est celui du secrétaire général du ministère de l’Énergie et des Mines dans son intervention lors du dernier Salon international des énergies renouvelables d’Alger d’octobre 2010, déclarant que “l’Algérie ambitionne de réaliser son programme énergétique à hauteur de 5% en énergies propres” au même horizon. Il faut quand même rappeler que cet objectif de 5% d’énergies renouvelables dans le bilan énergétique national avait été déjà fixé par la Creg, mais pour 2015. Cela ressortait, pour ceux qui souhaitent consulter la source, de son  programme indicatif des besoins en électricité 2006-2015 de janvier 2006, approuvé par décision ministérielle n° 349 du 2 février 2006. Dans tous les cas, nous sommes loin du compte pour le moment avec 0,5% seulement d’énergies renouvelables dans le panier énergétique du pays. À titre de comparaison, l’Union européenne (UE) s’est fixé un taux de 20% d’énergies renouvelables en 2020 dans son bouquet énergétique contre 8% aujourd’hui.  
Alors qu’a-t-on fait de significatif dans ce domaine en dehors des panneaux solaires dédiés au résidentiel dans quelques régions montagneuses et désertiques du pays ? Un seul projet initié en novembre 2007 et qui entrera en production en janvier 2011 ; celui de Tilghemt à Hassi R’mel, mérite d’être signalé. Cette centrale électrique hybride solaire/gaz aura une capacité de 180 MW. Or, il faut savoir que pour réaliser l’objectif pourtant modeste de 6% d’énergies renouvelables  à l’horion 2020, la Creg a calculé qu’il faut installer 235 MW/an, c'est-à-dire construire annuellement un projet d’une capacité de 1,3 fois plus grande que celle indiquée plus haut. Ce projet, réalisé par Neal, filiale de Sonatrach, Sonelgaz et du promoteur privé SIM, de capacité moyenne, est  orienté vers la couverture des besoins locaux.
Mais pour l’Algérie, s’associer à des mégaprojets d’électricité solaire destinés à l’exportation, tels que le projet Desertec qui est encore un prototype par la nouveauté des technologies proposées mais aussi par l’ampleur des financements requis, requiert une maturation approfondie, d’autant que les marchés européens de l’électricité ne sont pas prêts pour le moment à en accepter les niveaux de prix. 
Cependant, il faudra maintenir les connexions nécessaires avec ce projet mais aussi avec les projets concurrents ou complémentaires car la transition énergétique est bien là. Cela d’autant que l’Algérie dispose de l’expérience opérationnelle, technologique et commerciale des grands projets énergétiques transcontinentaux car elle a essuyé les plâtres des premières usines de gaz naturel liquéfié (GNL) et des gazoducs transcontinentaux vers l’Europe précisément. 
En revanche, à défaut de pouvoir générer pour le moment des productions significatives d’énergies renouvelables, rationalisons au moins nos consommations électriques et de façon plus générale nos consommations énergétiques car nous gaspillons beaucoup. Cela sera toujours cela de gagné. C’est pour cette raison que j’ai trouvé intéressante l’idée des organisateurs du dernier Salon international des énergies renouvelables d’y intégrer “les préoccupations majeures qui se rattachent à l’utilisation et à la maîtrise des énergies, aussi bien dans le domaine de la construction que dans l’industrie”. 
Pour une fois, ne laissons pas l’Agence de promotion et de rationalisation de l’énergie (Aprue) prêcher seule dans le désert. Depuis combien de temps l’Aprue appelle, sans être véritablement entendue, à la promotion du GPL comme carburant et met en garde contre l’utilisation excessive du gasoil (importé pour une part de plus en plus importante) dans le parc automobile algérien ? Depuis combien de temps cette dernière appelle à promouvoir un cadre bâti économe en énergie ? Malgré cela, elle maintient le cap avec le projet “Top-Industrie” soutenu par le Fonds national de maîtrise de l’énergie (FNME) portant notamment sur la réalisation de 150 audits énergétiques dans les cinq prochaines années.
Il y enfin autre chose d’important et de prioritaire à faire : c’est l’élargissement de nos réserves de gaz naturel, y compris celles du gaz non conventionnel, car il est stratégique pour l’Algérie de faire reculer le plus loin possible les échéances de déplétion de ses réserves prouvées. 
Pour conclure, on voit bien que la problématique des énergies renouvelables nous renvoie à celle des hydrocarbures. Et réciproquement, car le financement des énergies renouvelables passe chez nous par un secteur des hydrocarbures performant. Pour combien de temps encore ?

Source Liberté Mustapha Mekideche 

Le Pèlerin

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 13:00

La carte Chifa sera généralisée en Algérie en 2012

carte-chifa.jpg

 

"A ce jour, 4 600 000 cartes Chifa ont été établies en Algérie. Le nombre des bénéficiaires de la carte de remboursement Chifa est de 15 millions", a affirmé M. Djawad Bourkaïb, directeur de la sécurité sociale au ministère du Travail et de la Sécurité sociale. Ce dernier a, à cet effet, fait savoir qu’“il existe 8 600 officines conventionnées qui acceptent ces cartes, à l’échelle nationale”. S’exprimant hier sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale, M. Djawad Bourkaïb a dans ce contexte, indiqué que “plus de 17 millions de factures électroniques ont été émises par les pharmaciens et traitées grâce au système Chifa. Six cents médecins conventionnés au niveau de 14 wilayas utilisent la carte Chifa et émettent des factures électroniques. Nous commençons à généraliser le système de transmission à distance de ces factures”.
Dans le même ordre d’idées, l’invité de la radio nationale a expliqué que le système du tiers payant sera élargi aux autres soins de santé, consultations médicales et prévention (tabagisme, maladies lourdes et vaccination saisonnière). Il enchaîne dans ce sens, que : “nous voulons établir un partenariat avec les médecins traitant pour développer la qualité des soins et de la prévention en Algérie, et les mettre dans la vision de la rationalisation des dépenses de santé”. Tout en rappelant que les bénéficiaires actuels du système tiers payant sont les malades chroniques et les personnes âgées, M. Bourkaïb dira que ce système occupe presque 80 % de la dépense de médicaments. “Les contrôles pour les malades chroniques sont exceptionnels et interviennent lorsqu’il y a changement radical du régime thérapeutique”, a-t-il souligné.
Source la Dépêche de Kabylie

Le Pèlerin

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 08:04

Catholiques ou pas, ce sont mes compatriotes libres !

liberte du culte

 

Je suis athée, profondément athée, et j’ai vécu la douleur de l’oppressante religion pendant cinquante-cinq ans de ma vie. Très tôt, on m’a annoncé que j’étais musulman, puis on m’a dit que j’étais Arabe et socialiste et puis encore et encore... On n’a cessé de me dire qui j’étais et ce que je devais penser. Dans le parcours épuisant de ces longues années, je me suis battu pour affronter la bêtise et le danger d’une pression morale qui voulait diriger mon esprit de discernement. Ils se sont épuisés à le faire sans résultat autant qu’ils m’ont épuisé, je dois l’avouer. 

Tout au long de ces années, moi, je voulais leur dire que j’étais tout simplement moi-même et que j’aimais passionnément ce pays où je suis né, sans qu’il soit besoin de déclamer des professions de foi à s’en époumoner. J’ai d’ailleurs bien constaté, de l’étranger, que ceux qui faisaient un étalage outrancier de leur nationalisme ou de leur foi n’ont jamais eu d’état d’âme lorsqu’il s’est agi d’investir ou de résider dans les pays impies et ennemis.

J’ai affronté cette chape de plomb religieuse, me suis profondément protégé contre le racisme et le sort réservé à mes compatriotes berbérophones, et écrit sans relâche ma détestation de ce régime politique infâme. Au nom d’une certaine justice, difficile à faire comprendre, j’ai même refusé de me ranger aux côtés de l’opinion générale consistant à se convaincre que la barbarie des groupes armés justifiait que l’on se rangeât derrière le joug des militaires.

Il est donc naturel, quelles que soient mes opinions vis-à-vis de toutes les religions, que je m’indigne face au sort réservé à des compatriotes qui ont choisi un autre culte, une autre philosophie, un autre dogme. Il ne m’appartient pas de les juger, je n’en ai d’ailleurs aucunement l’intention. L’état d’âme d’un démocrate doit être sans faille, et aujourd’hui comme hier, je m’insurge contre l’acharnement contre des citoyens qui ont un droit inaliénable d’adhérer à un culte religieux, moral ou idéologique, ou d’ailleurs le réintégrer si l’histoire est telle.

Rien de plus lâche que de couvrir sa bêtise derrière un dogme religieux censé être partagé par tous. Ils sont catholiques, et alors ? Je suis bien athée, résolument athée. Et c’est sûrement pour cela que l’on m’a lu dans les tribunes algériennes à défendre, non pas l’intégrisme barbare (attitude dont on nous a accusés si facilement) mais la liberté pour des millions de personnes à se réfugier dans une religion pour manifester leur colère face à un régime brutal, barbare et sans concession.

C’est cela qui m’a amené à essayer de comprendre le soulèvement des populations dans ses débuts. Il m’en a coûté beaucoup car je suis radicalement à l’opposé de leurs positions, à un point qu’on ne peut imaginer. Mais à cet instant, à cet instant seulement de leur histoire, ils manifestaient leur rage devant un régime qui les a outrageusement bafoués. Lorsque l’on s’érige en juge (et qui sommes-nous pour le faire ?) il faut tout mettre sur le banc de l’accusation, pour autant que ce mot ait un sens.

Je suis outré du sort et de l’acharnement envers des compatriotes qui ne demandent qu’à vivre leur vie paisiblement, dans une croyance de leur choix. Cette croyance m’importe peu, je ne la partage pas mais tout démocrate doit être au côté de ceux qui ont une opinion. Que m’importe, je l’ai déjà dit dans une publication précédente, les raisons qui poussent ces compatriotes à se déclarer catholiques. Réalité de l’histoire, sincérité de leur foi, réaction militante contre un pouvoir qui les accable avec la pensée religieuse unique ... ? Que m’importe. La religion n’est pas l’affaire du domaine public, eux comme les autres ne m’intéressent pas par le fond de ce qu’ils déclarent être la «vérité» mais par la liberté par laquelle ils l’expriment.                               
Source El Watan Sid-Lakhdar Boumédiene

Le Pèlerin

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 08:01

Déjà 14 exemplaires ont été livrés à la compagnie de Dubaï

emirates a 380

 

Avec la compagnie Emirates, Airbus a trouvé son ambassadeur pour l'A380. En effet, la compagnie de Dubaï - qui a déjà commandé 90 exemplaires du superjumbo assemblé à Blagnac - réfléchit à accroître encore sa flotte d'A380. Dans un premier temps, Emirates avait acheté 58 appareils puis en a rajouté 32 pour atteindre la barre des 90 exemplaires. Son président Tim Clark a toutefois fait savoir que dans l'idéal Emirates aimerait faire voler 120 A380. Seul souci : l'aéroport de Dubaï ne permet pas d'accueillir autant de très gros-porteurs. Emirates exploite déjà quatorze A380 (quinze le mois prochain) et multiplie l'ouverture de nouvelles lignes. Pour la première fois hier, un A380 d'Emirates s'est d'ailleurs posé à Hong Kong qui est désormais relié depuis Dubaï par un vol quotidien.

Source La Dépêche du Midi G.B.

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 07:58

Sahel – Vers l’ « afghanisation » de la région

niger-rebelles-touareg

 

Il est clair, aujourd'hui et plus que jamais, que la situation au Sahel est dangereuse, voire explosive l Elle appelle à une réaction urgente
des Etats de la région avant que d'autres n'en fassent un deuxième Afghanistan…

Enlèvement de cinq ressortissants français et deux autres africains, au nord du Niger puis transférés au nord du Mali, raid militaire mauritanien contre un groupe de terroristes en territoire nigérien, non loin de Tombouctou, où Al Qaîda au Maghreb islamique se replie et concentre ses activités. En face, Bamako se contente de «suivre de près la situation» et de mettre ses forces «en état d'alerte». Le président Amadou Tounami Touré l'a bien déclaré à la fin de cette semaine aux médias français : «Nous ne participons pas aux opérations contre les salafistes, mais avons autorisé les pays riverains à les poursuivre sur notre territoire.» Le président malien ne semble pas concerné par la situation chaotique qui prévaut au nord de son pays et qui compromet dangereusement la sécurité et le développement de toute une région, livrée désormais aux hordes de Belmokhtar et Abou Zeïd, les deux chefs rivaux du GSPC qui se partagent la zone.

Une zone d'où sont menées les attaques meurtrières contre les forces de sécurité mauritaniennes, nigériennes et algériennes, mais également les enlèvements de ressortissants étrangers. Il est important de rappeler que le kamikaze, Idris Ould Yerba, qui s'est fait exploser contre une caserne en Mauritanie, le 25 août dernier, est un Mauritanien originaire de Touadj, une tribu arabe du nord du Niger. Il avait été élargi par Bamako dans le cadre de la libération de l'otage canadien et son adjoint. C'est en 2005 qu'il a intégré les rangs de l'Aqmi, au nord du Mali, et pris part à de nombreux actes terroristes. Le kamikaze est apparu, il y a quelques mois, sur un enregistrement vidéo, diffusé par le GSPC sur Internet, consacré au «djihad», comme animateur et présentateur. Il a été arrêté en 2008 dans une mosquée à Tombouctou (nord du Mali) par l'officier malien Lwwamana Ould Elbou, avant d'être libéré en échange des otages canadiens, Robert Fuller, et son adjoint, Louis Guaye, enlevés en décembre 2008 au Niger. Ould Idriss avait été libéré en même temps que Teyeb Ould Sidi Ali, Hammada Ould Mohamed Keirou et l'Algérien Belghacem Zaïdi, alias Abou Oussama. Dès sa libération, en guise de représailles, il a organisé l'assassinat de l'officier Lamana, à Tombouctou, en juillet 2006. Encore un autre dommage collatéral des décisions de Bamako.

L'achat d'armement auprès de militaires véreux

Tout récemment, vers la fin du mois d'août dernier, à peine quelques jours après avoir encaissé plus de 7 millions d'euros en contrepartie de la libération des deux otages espagnols (grâce aux bons offices de Bamako), des sources locales affirment que Belmokhtar aurait reçu une importante cargaison d'armes et de minutions dans son campement, à Tombouctou, où il réside avec sa famille. La cargaison, ont précisé nos interlocuteurs, «serait arrivée sous bonne escorte assurée par les émissaires qui avaient négocié avec la présidence malienne la libération des otages et également participé à la remise des deux Espagnols aux autorités».

D'autres sources, notamment des nomades de la région, affirment qu'un «groupe de sous-traitants d'AQMI ayant pignon sur rue dans le nord du Mali (eu égard à leurs relations privilégiées avec certains hauts responsables militaires maliens) est venu à bord de cinq véhicules tout-terrain, dont deux chargés d'armes et de munitions, vers la fin du mois d'août dernier, à Tigharghar, dans le campement d’Abou Zeïd, d'où il est reparti un jour plus tard». Pour nos sources, les deux groupes se seraient partagé la somme et acquis «ces cargaisons auprès de certains militaires véreux, ceux-là mêmes qui font la course aux négociations après chaque prise d'otages». Un spécialiste de la région n'écarte pas «un éventuel deal entre Bamako et le GSPC selon lequel point d'attentat sur le sol malien en contrepartie de la passivité des autorités. En conséquence, c'est le chaos dans la région», dit-il.

Le chaos chez les Touareg

Le groupe accroché par l'armée mauritanienne était puissamment armé, ce qui fait dire à nos sources qu'il pourrait s'agir des éléments de Belmokhtar. Mais pour l'instant rien n'est sûr.
Du côté des Touareg, c'est «l'impasse, mais aussi la nullité de l'accord d'Alger de juillet 2006, ayant mis fin à la rébellion au nord». Dans ce contexte, l'on se demande si le signe même de l'Alliance démocratique pour le changement (ADC) n'a pas rendu aussi l’âme. «Le bureau issu de la rencontre d'Alger de janvier 2010 pourrait assurer la continuité qui tienne compte du contexte présent…», déclare un cadre de l'Alliance. Il explique que «dans la conjoncture actuelle, marquée par les départs massifs des ONG humanitaires, l'insécurité, la sécheresse et les maladies, les responsables du mouvement ainsi que les chefs traditionnels des Touareg mènent depuis plusieurs semaines des campagnes de sensibilisation pour éviter aux jeunes Touareg sans repères d'intégrer les rangs des groupes d’AQMI.

Pour l'instant, les terroristes ont du mal à recruter parmi nos jeunes et la population commence à se rendre compte qu’AQMI est en train de jouer l'orchestre de l'Etat malien, c'est-à-dire aucune action de développement au profit des populations locales du nord qui dépendent des ONG européennes, son étouffement progressif. Tant que Bamako continue à refuser de s'investir dans une vraie solution de paix avec les acteurs du Mouvement touareg et préfère conforter et encourager les activités des groupes d’AQMI ainsi que les animateurs de la drogue, la menace d'Al Qaîda au Mali et dans toute la sous-région ne fera que s'amplifier».

Pour ce cadre de l'Alliance, «les indicateurs sont au rouge depuis que le nord du Mali est utilisé comme lieu d'atterrissage de la cocaïne colombienne au vu et au su des autorités, qu'une garnison d'armes (à Kati) prenne feu, que des officiers soient compromis dans des trafics d'armes et que des terroristes impliqués dans des attentats soient libérés. Autant d'éléments qui favorisent et multiplient les actes de banditisme sans que l'Etat n'intervienne, tant que cela se passe dans la partie non utile du pays». Une analyse que partagent de nombreuses sources sécuritaires au fait de la situation dans le Sahel. «Toutes les initiatives de lutte contre le terrorisme régional restent vouées à l'échec tant que le deal entre le Mali et le GSPC n'est pas rompu», estime-t-on. «Cet accord tacite a permis aux terroristes de renflouer leur trésor de guerre et de s'acheter la complicité de tous dans ce no man's land, où la misère fait ravage. La multiplication des prises d'otages a déjà pour conséquence la prolifération de mercenaires qui font la chasse aux Blancs, dont la valeur marchande ne cesse d'augmenter. Accepter de négocier avec les terroristes, c'est aussi participer à leur financement et encourager leurs activités criminelles», conclut notre source. Force est de croire que la région a atteint aujourd'hui un seuil d'insécurité alarmant qui appelle les Etats à une prise de conscience rapide et urgente, avant que d'autres n'en fassent un deuxième Afghanistan…

 Source El Watan Salima Tlemçani

Le Pèlerin

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 07:52

Le rejet des historiens algériens

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De nombreux historiens au fait du sujet expriment tout leur scepticisme quant à cette fondation, dont ils se tiennent à l’écart.

La  Fondation pour la mémoire, qu’il a installée hier matin aux Invalides,  n’a pas fini de susciter la polémique. Selon le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, Hubert Falco,  elle a vocation à devenir «l’outil indépendant dont nous avons besoin, ici, comme de part et d’autre de la Méditerranée, pour parcourir ensemble ce chemin de mémoire, celui de toutes les mémoires, qui n’occulte aucune mémoire !» Pourtant, cette fondation soulève la réserve d’éminents historiens spécialistes de la période et des événements en question et d’autres porteurs de mémoire, à l’instar de  la FNACA.

Cette structure va fonctionner pour partie sur fonds publics, à hauteur de 3 millions d’euros environ, et pour une autre sur fonds privés à hauteur de 4 millions d’euros. Les structures associatives qui ont apporté une contribution sont les Gueules cassées, la Fédération de la ligne Maginot et le Souvenir français. Ayant rang de fondateurs, ces associations font partie de fait du conseil d’administration. Les associations qui, semble-t-il, n’ont pu apporter de contribution financière ne font pas partie des donateurs et n’ont donc pas accès au conseil d’administration. Ainsi, Wladyslas Marek, le président, la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (Fnaca), qui rassemble le plus grand nombre d’anciens appelés, réagit : «C’est l’argent qui sert de critère. Le conseil d’administration ne reflète pas la diversité nécessaire. Or il faut aborder cette guerre avec objectivité. Nous allons observer cette structure de l’extérieur avec circonspection.»

Les associations de harkis ne sont également pas représentées dans la nouvelle structure. Le conseil d’administration de la fondation, qui s’est réuni hier matin, devait élire Claude Bébéar, ancien PDG d’AXA, ancien appelé en Algérie,  à sa présidence.
«La Fondation est au service de l’histoire. Elle doit faire avancer la recherche historique et être ouverte à tous. La réconciliation ne passe ni par l’oubli ni par la falsification de la réalité, mais par le fait de regarder les réalités. La Fondation doit être ouverte à tous : historiens, scientifiques, militaires français, harkis, rapatriés, proches du FLN ou sympathisants de l’OAS», a déclaré le ministre dans un entretien à France Soir, hier.

La part belle aux «nostalgériques»

De très nombreux historiens au fait du sujet expriment tout leur scepticisme quant à cet objectif et se tiennent à l’écart de cette fondation.
Pour l’historienne Sylvie Thénault, spécialiste de la guerre d’Algérie, cette Fondation  vise surtout à flatter «les nostalgiques de l’Algérie française à des fins électoralistes». Selon Gilles Manceron, spécialiste du colonialisme et vice-président de la Ligue des droits de l’homme, les associations membres de la Fondation comptent dans leur rang des généraux signataires d’un manifeste qui «justifie et minimise l’usage de la torture en Algérie». L’historien Jean-Pierre Rioux redoute, lui, que «la vision des rapatriés soit privilégiée». «Rien n’est prévu pour associer les Algériens», précise-t-il.

Selon l’historien Olivier Le Cour Grandmaison, «cette Fondation s’inscrit dans le droit fil de la loi scélérate du 23 février 2005 dont elle est le prolongement institutionnel. A ce titre elle ne fait que confirmer l’offensive actuelle de la majorité et son désir de soumettre, sous prétexte de mémoire, l’histoire de la guerre d’Algérie à des impératifs de politique intérieure. C’est pourquoi tous ceux qui sont attachés à l’indépendance indispensable de la recherche doivent refuser d’être associés, sous quelque forme que ce soit, à cette initiative» (interview à El Watan du 13 février 2010, ndlr). Et il rappelle que la loi du 23 février 2005 a émané  d’un lobby activiste de nostalgiques de l’Algérie française qui se sont appuyés, ou qui ont fait pression, sur des élus de la majorité, représentant en particulier les circonscriptions du Sud-Est, là où ont fleuri les stèles d’hommage à l’OAS : Nice, Toulon, Marignane, Perpignan, etc.

La Ligue des droits de l’homme (LDH) s’interroge, elle aussi : «Quel crédit accorder à une Fondation créée par un Etat qui a été incapable à ce jour de reconnaître son implication première et essentielle (…) dans les traumatismes engendrés par la colonisation en Algérie ?» (journal La Marseillaise du 14 août 2010).  La LDH  s’interroge également sur l’ «opportunité » de confier la mise en place d’une telle Fondation à «un homme politique qui n’hésite pas à faire régulièrement fleurir un monument d’hommage aux ‘martyrs de l’Algérie française’». Hubert Falco est également maire de Toulon depuis 2001 et président de la communauté d’agglomération de ce grand port militaire (depuis 2002), après avoir été président du conseil général du Var de 1994 à 2002.

5 millions de personnes concernées par la guerre d’Algérie en France

Selon le défunt historien Claude Liauzu (El Watan du 21 avril 2005), «cette volonté de mémoire renvoie à des transformations culturelles profondes, à un malaise de l’identité française. Il est alors évident que des sensibilités se tournent vers le passé et que des forces cherchent à instrumentaliser ce malaise, s’emparent du passé pour contrôler le présent soit pour défendre la nation, soit pour la critiquer. C’est pour moi un signe de crise grave. Je suis inquiet. La mémoire de la société française, c’est un capital que des forces très opposées, de l’extrême droite à l’extrême gauche, cherchent à utiliser. C’est dangereux, il faut réfléchir à cela. Comment prendre en charge cette question ? Aujourd’hui, la nation a submergé la République».

L’historien Gilbert Meynier (El Watan du 11 décembre 2007), précise qu’«il existe nombre de pieds-noirs — j’en connais plusieurs dans ma région lyonnaise — qui ne partagent pas les vues simplistes dichotomiques de leurs groupes mémoriels : c’est le cas à l’association Coup de soleil présidée par Georges Morin, député de l’Isère, qui a été instituteur à Constantine ; de même, il existe des descendants de harkis qui ont une vraie parole citoyenne — comme l’association Harkis et droits de l’homme, présidée par Fatima Besnaci-Lancou».

Certains rappels du travail d’historien et des règles qui le régissent sont nécessaires. Mohamed Harbi et Benjamin Stora dans La Guerre d’Algérie – 1954-2004 ; La fin de l’amnésie. De la mémoire à l’histoire (éditions Robert Laffont, 2004), rappellent : «Au total plus de 5 millions de personnes, dans la France de ce début du XXIe siècle, sont directement concernées par la guerre d’Algérie. Avec des expériences très partielles, très individualisées, très différentes, où il se révèle difficile de délimiter les souvenirs communs. L’Algérie du début d’une guerre qui ne veut pas dire son nom, en 1954, n’est pas l’Algérie de la folie, de la haine ou de la liesse de l’année 1962. Dans la France actuelle, les groupes porteurs d’une mémoire enfouie se sont longtemps réfugiés dans le non-dit… Avec ses ambiguités, les contradictions militaro-politiques de son dénouement, la guerre d’Algérie est longtemps demeurée à demi-taboue… Longtemps la mémoire des acteurs a pesé lourdement sur l’écriture des événements de cette période.»

Pourquoi pas une fondation franco-algérienne pour l’histoire totalement indépendante ?

Les deux historiens avaient également prévenu que «la construction du discours historique se fait dans la multiplicité des points de vue et en fonction des interrogations de chacun. Mais le traitement doit demeurer objectif et le conflit sur la méthode reste analogue à celui que connaissent toutes les recherches scientifiques».
Pour sa part Charles-Robert Ageron, dans une interview qu’il nous avait accordée en 2003, signale qu’«on peut se servir de la mémoire pour aboutir à la vérité historique. Pour y arriver, il ne faut pas se contenter de mémoire, il faut la repasser au crible. Elle aide à reconstruire le passé. C’est une remémoration personnelle. Mais interroger quelqu’un sur le moment et dix ans après, ce n’est pas la même chose».

Gilbert Meynier (El Watan, avril 2005) souligne : «Les missions de l’historien n’ont pas à être reprécisées, en tout cas par aucun pouvoir d’Etat ni aucun pouvoir d’aucune sorte. L’historien a naturellement un rôle social dans les sociétés dans lesquelles il se meut. C’est à lui seul, en conscience, de définir la portée de cette fonction sociale, en corrélation avec la demande sociale, et en aucun cas à des pouvoirs qui ont souvent la mauvaise habitude de manipuler l’histoire dans le sens de leurs intérêts.»
Le mouvement de protestation du collectif d’historiens qui s’était constitué contre la loi du 23 février 2005, notamment son article 4, était fondé sur l’idée que «la recherche et l’enseignement doivent rester libres de toute injonction politique».

Pourquoi pas une Fondation franco-algérienne pour l’histoire totalement indépendante, préconisent ces historiens. «La fondation envisagée, si elle s’avérait prisonnière des associations de rapatriés pieds-noirs et harki(s) auxquelles s’adresse l’ensemble de la loi, ne serait alors pas un lieu pour historiens.»
Reste à méditer ce propos  de André Mandouze, par les politiques français mais aussi algériens  : «(…) Je voudrais qu’ils (l’Etat algérien et l’Etat français, ndlr) progressent dans la vérité, l’un et l’autre. On n’arrange pas la vérité, on se soumet à la vérité» (El Watan du 21 octobre 2004).

Source El Watan Nadjia Bouzeghran

Le Pèlerin

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 07:44

L’Algérie, qui comptait développer le marché de GNL aux USA, a dû réorienter une partie de ses exportations vers l’Asie.

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L’Algérie, qui comptait développer le marché de GNL aux USA, a dû réorienter une partie de ses exportations vers l’Asie. Alors qu’un débat sur la politique énergétique du pays s’impose, une multitude de défis s’offre à l’Algérie.

Les marchés du gaz continuent de valser au rythme d’une perturbation profonde produite par l’émergence de nouvelles technologies dans le secteur gazier. Les Etats-Unis d’Amérique ont sérieusement bouleversé les marchés en accélérant la production du gaz non conventionnel.En 2009, les USA, qui étaient jusqu’ici grand importateur de gaz, ont devancé les plus grands producteurs de gaz, à l’instar de la Russie, grâce à la «révolution» que représente le gaz non conventionnel. Les pays producteurs d’hydrocarbures, dont l’Algérie qui exportait un volume important de son GNL vers les USA, sont confrontés à un double défi : faire face à cette nouvelle donne qui suppose le «dépérissement» de certains marchés et résister à une chute brutale des prix. Les cours du gaz ont ainsi connu une chute vertigineuse ces derniers mois, se situant entre 3,5 dollars par million de Btu et 4 dollars/mbtu pour les contrats de septembre et octobre.

Le prix du gaz des contrats d’approvisionnement de long terme n’a pas échappé à cette règle. Les fervents défenseurs de l’indexation des prix du gaz aux prix du pétrole, dont les politiques de commercialisation se reposaient sans relâche sur la formule des contrats de long terme, ont vu également leurs recettes s’effondrer à la fin 2008 et début  2009. Cette situation est générée par l’effondrement des cours du pétrole. «Alors que la chute des prix du gaz n’a pas entraîné une diminution de la production gazière américaine», lit-on sur Pétrole et Gaz Arabes, dans son édition d’octobre, des pays comme l’Algérie ont vu leur production chuter en 2009, ainsi que les volumes destinés à l’exportation.

Selon Cedigaz, une association dédiée à l’industrie du gaz, les exportations algériennes de gaz ont chuté de plus de 10% durant l’année écoulée, s’établissant à 52,67 milliards de mètres cubes, contre près de 59 milliards de mètres cubes en 2008. D’après la même source, la production commercialisée de gaz de l’Algérie, un des principaux fournisseurs des USA, aurait baissé de 6% environ durant l’année écoulée, s’établissant ainsi à 81,2 milliards de mètres cubes. Pour l’année 2010, le cabinet américain de consulting IHS Global Insight a fait état, il y a quelques jours, d’une baisse sensible du volume de la production algérienne de GNL, estimant qu’il s’agit de «niveaux inhabituels» pour un des principaux exportateurs mondiaux de GNL.

Depuis Vienne, où a eu lieu, le 14 octobre dernier, une entrevue regroupant les ministres de l’Energie des pays membre de l’OPEP, Youcef Yousfi a confirmé que la production algérienne de GNL a baissé de près de 20%. Le ministre a expliqué que le recul du volume de la production est en relation «avec un incident survenu sur l’un des sites de production de GNL». S’il est vrai que cette baisse est due à un incident technique survenu sur le complexe de GNL à Skikda, l’Algérie risque de subir aussi les contrecoups de l’industrie du gaz non conventionnel développée au USA. D’après certaines indiscrétions, l’Algérie a décidé de réorienter une partie de ses exportations vers l’Asie.

Le marché spot n’est pas une priorité

Autre décision, «il n’y aurait pas d’augmentation du volume de la production et des exportations, car les réserves ne le permettent pas», nous dira un ex-PDG de Sonatrach, pour qui, à moyen terme, le gaz non conventionnel ne représente pas un danger pour l’Algérie, «mais au-delà de 3 à 4 ans, l’Algérie sera appelée à trouver d’autres marchés». Mais dans les bureaux officiels, il y a des formules qu’on n’est pas près à acquiescer ; s’investir sur les marchés spot, tout en prenant en considération les circonstances afin de ne pas perdre au change. Pour l’heure, cette formule de vente est exclue de la stratégie de commercialisation de l’Algérie, laquelle repose sur des contrats de long terme, plus sécurisants.

Notre interlocuteur, actuellement consultant de Sonatrach, estime que «l’impact actuellement du gaz non conventionnel sur l’Algérie est limité. Les chiffres annoncés récemment faisant état d’une accélération effrénée de la production du gaz non conventionnel aux USA ont entraîné la baisse des exportations de GNL vers les Etats-Unis d’Amérique, particulièrement depuis l’Algérie et la Norvège, mais le manque à exporter vers ce pays peut trouver preneur en Asie». En un mot, l’Algérie dispose encore d’un petit sursis afin de développer de nouveaux marchés en Asie et,  éventuellement, décider aussi d’acheminer une partie de la cargaison vers les marchés spot. «Les marchés de long terme se réduisent de plus en plus. Auparavant, on parlait de contrats de 20 ans, mais les contrats ne dépassent pas les 5 à 10 ans maintenant», considère notre interlocuteur.

Ce dernier estime que le marché spot «est inévitable pour l’Algérie, mais il ne faudra pas renoncer aux contrats de long terme, car il sont plus sécurisants». Pour l’heure, le message envoyé par les marchés est mal perçu par l’Algérie. Alors qu’un débat sur la politique énergétique du pays s’impose, une multitude de défis, et non des moindres, s’offre à l’Algérie. Les experts s’accordent à dire que les besoins grandissants du marché interne, dont les volumes sont estimés à quelques 42 milliards de mètres cubes à l’horizon 2019, constituent, sans nul doute, l’une des préoccupations majeures auxquelles sera confronté le pays.

L’inquiétude est là : «Dépérissement» des marchés traditionnels suite à l’avènement de cette nouvelle technologie du gaz non conventionnel qui commence à être expérimentée en Europe, fléchissement important des prix ainsi que l’augmentation de la demande domestique.

Des défis et des inquiétudes

Nicolas Sarkis, directeur du magazine spécialisé Pétrole et Gaz Arabes estime que (voir l’entretien) «le gaz non conventionnel représente une très forte concurrence pour ces pays qui comptaient sur les USA, l’Europe et l’Asie pour développer leurs marchés de gaz et leurs exportations». Pour lui, l’une des questions importantes qui se posent pour l’Algérie est celle de pouvoir s’adapter à ces nouvelles donnes du marché, devenu, en un laps de temps de deux années, fortement concurrentiel.

Selon toute vraisemblance, la stratégie de l’Algérie continuera, du moins à moyen terme, à se reposer sur les mêmes fondamentaux qui font d’elle un pays à vocation gazière. Hors de question de s’investir pour le moment sur les marchés spot, puisque le Medgaz devrait être opérationnel dans quelques mois, ce qui garantirait au pays d’autres contrats plus sécurisants. Cependant, des consultants de  Sonatrach estiment que l’Algérie ne devrait pas augmenter ses exportations dans les années à venir, puisque ses réserves ne sont pas considérables. C’est l’autre enjeu auquel sera confronté le pays dans les années à venir.

Sonatrach qui comptait depuis quelques années développer son marché de GNL aux USA semble être contrariée par une nouvelle donne qui l’obligerait à emprunter d’autres voies. Quelle sera donc la parade de l’Algérie ? Le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, a déclaré, récemment au Congrès mondial de l’énergie, organisé à Montréal (Canada), que l’Algérie envisage de développer l’industrie du gaz non conventionnel. Mais il est peu probable qu’elle modifie sous peu la structure de sa production en énergie. Le recours au concours des firmes étrangères risque d’être si coûteux aussi pour les pays qui veulent se lancer dans l’industrie gazière.

Les grands monopoles commencent d’ores et déjà à prendre forme. Les plus grosses cylindrées du pétrole se sont orientées, dès maintenant, vers le gaz. Shell, à titre d’exemple, a voulu aussitôt mettre à profit le dérèglement du marché du gaz afin de pouvoir s’emparer des premières opportunités qui s’offrent aux investisseurs. Cette compagnie a fait savoir qu’elle allait injecter 4,7 milliards de dollars pour l’achat de East Ressources, une société spécialisée dans le gaz qui détient des participations dans d’importants gisements. Le mois de décembre de l’année écoulée, Exxon Mobil a proposé 41 milliards de dollars pour l’achat de XTO Energy. Ailleurs, l’heure des grands changements a bel et bien sonné. En Algérie, le renversement de perspective n’est pas pour demain.

Source El Watan A. T.

Le Pèlerin

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