Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 07:00

Athletisme - Le champion olympique du 400m LaShawn Merritt, a été contrôlé trois fois à la DHEA...

lashaw-merrit.jpg

 

L'athlète a méricain, LaShawn Merritt, champion du monde de 400 le 28 août 2009

LaShawn Merritt se sent honteux. Mais il assume. Le champion olympique (2008) et du monde (2009) du 400 m a payé cher le fait d’avoir voulu «agrandir son pénis». Contrôlé positifs à la DHEA à trois reprises, il a été suspendu 21 mois par l'agence américaine antidopage (Usada). La sanction de l’athlète de 24 ans a pris effet le 28 octobre 2009, date du premier des trois contrôles positif et s'achèvera donc début juillet 2011.

En avril, lors de l'annonce des contrôles de Merritt, son avocat, Me Howard Jacobs, avait expliqué la présence de DHEA et de prégnénolone par «la prise d'un médicament en vente libre visant à augmenter la taille du pénis, qu'il a utilisé épisodiquement après la saison 2009». L'Américain s'était également expliqué dans un communiqué: «En tant qu'athlète, j'ai toujours travaillé à pousser mes capacités physiques jusqu'à la limite sans aucun produit destiné à améliorer la performance. J’ai toujours été adepte d'un sport propre.» Faire l’amour avec Merritt n’est donc pas un sport propre.

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 06:46

Algérie - Tipasa - Assainissement de la CCI du Chenoua

ruines romaines tipasa

 

A la suite de la découverte de certaines anomalies dans la gestion, qui ont suscité la grogne chez les membres du bureau de la Chambre du commerce et de l’industrie (CCI) Chenoua, une assemblée générale élective extraordinaire a été tenue, hier, pour «éjecter» le président et élire une femme exemplaire.

Architecte de formation,Mme Hachchad Fatma-Zohra Hinda, connue dans la sphère économique locale et nationale, a été choisie par ses pairs pour devenir la nouvelle présidente de la CCI Chenoua.  Cette Algérienne a effectué plusieurs voyages dans le cadre de la coopération économique avec des partenaires américains, européens et asiatiques. Elle compte booster la CCI Chenoua.

«Je veux d’abord installer la sérénité au sein de notre association, après avoir procédé à son assainissement, car des individus, qui n’avaient pas de registre du commerce, figuraient sur la liste de la CCI, nous sommes arrivés à les débusquer», ajoute-t-elle.

Par ailleurs, une convention de jumelage entre la CCI de Tipasa et une association d’opérateurs économiques allemands sera finalisée dans les prochaines semaines. La présidente du CCI Chenoua s’attelle à ouvrir, à court terme, des écoles de formation de transitaires, de comptables et de langues étrangères, avec la collaboration de la direction de la formation professionnelle.
La CCI agira dans le cadre des cours du soir. «La formation est un créneau qui n’est pas exploité, nous voulons donner la possibilité aux jeunes de s’épanouir, pour être plus entreprenants», conclut-elle.                       
                                                                                                                   
Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 03:39

Algérie – Djezzy, rien ne va plus

djezzy-copie-1

 

La tentative de Naguib Sawiris de s’extirper du bourbier financier dans lequel il s’est empêtré, à travers la signature d’un accord avec Vimplecom risque d’être infructueuse.

La transaction pourrait ne pas être conclue eu égard aux sanctions financières qui seront prises à l’encontre de Djezzy. Quatorze jours après l’annonce de la fusion Weather- Vimpelcom, les actionnaires russes et norvégiens s’inquiètent et émettent des réserves sur un accord qui n’est pas encore sellé.

La transaction qui devrait être achevée dans les premiers mois de 2011 risque d’être interrompue pour des raisons que Vimpelcom ignore jusqu’à présent : non seulement, les pouvoirs publics maintiennent toujours leur volonté de reprendre la filiale à travers le lancement d’un appel d’offres international auprès des banques d’affaires et des sociétés de conseil pour son acquisition, mais aussi par rapport au bourbier financier dans lequel s’est empêtré cette filiale.

Pour rappel, l’État algérien lui réclamait 596 millions de dollars d’arriérés fiscaux, les transferts opérés par Djezzy vers l’étranger étaient bloqués. Outre ces pénalités, l’opérateur risque de se voir déplumer davantage, conséquence d’une gestion opaque, transgressant la loi sur la concurrence. Les pouvoirs publics ont mis au point un arsenal législatif et réglementaire qui limite entre autres à 45% au maximum des parts de marchés pour n’importe quel opérateur activant en Algérie.

À la faveur des amendements opérés sur la loi n°2000-03 du 5 août 2000 fixant les règles générales relatives à la poste et aux télécommunications, des sanctions sont prévues pour le non respect de cette limite. Ainsi, le montant des sanctions pourrait dépasser les 100% du montant du revenu global dans le cas où un opérateur surpasse sa limite.

Dès lors, si OTA maintient toujours ses parts de revenus du marché à 65%, il s’exposera à une autre amende représentant plus de 20% du revenu global du marché, soit plus de 30% du montant des ses revenus déclarés. En plus de ces pénalités qui seront prises à l’encontre de cet opérateur, d’autres décisions tomberont au terme d’une analyse en cours de la comptabilité en ce qui concerne le service « Flexy ». Au même moment, Orascom Telecom avait d’autres problèmes.

Le gouvernement italien avait également lancé un contrôle fiscal sur l’opérateur Wind, filiale italienne de l’Égyptien, et lui réclamait 60 millions d’euros. Cela revient à dire que, Naguib Sawiris trouverait de grandes difficultés à vendre ses actifs, pour faire face à son endettement. Vimpelcom accepterat- il de prendre à sa charge une ardoise de dettes non acquittées ? Comment vat- il supporter un gonflement substantiel de la dette du groupe qui sera créé au terme de sa fusion avec Orascom Télécom Holding ? Des indicateurs qui pourraient amplement dissuader le groupe russo-norvègien.

Source  algerie 360.com Hamid Mohand

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 03:35

Algérie – France - Une relation "un peu comme dans un couple", selon Alliot-Marie

mam

La ministre française de la Justice Michèle Alliot-Marie a qualifié lundi à Alger les relations de son pays avec l'Algérie de "très étroites, un peu comme dans un couple", au terme d'une visite  "chaleureuse" de 24 heures dans ce pays. 

"Les relations sont très étroites, un peu comme dans un couple, un couple qui se connaît depuis longtemps", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse.

Et ce couple "a toujours l'occasion de se réconcilier et de se retrouver de façon plus étroite". 

Venue pour discuter de coopération judiciaire et juridique, Mme Alliot-Marie a été reçue par le président Abdelaziz Bouteflika puis s'est   entretenue avec le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Cette seconde rencontre non prévue, a été initiée lors de l'entretien présidentiel par le chef de l'Etat lui-même, a-t-on appris de source diplomatique.

Interrogé par des journalistes français à l'issue de sa rencontre avec la ministre, le président Bouteflika a déclaré que "les relations entre l'Algérie et la France se portaient bien". A la question de savoir s'il se rendrait en France en visite officielle, pour répondre à celle effectuée en 2007 en Algérie par son homologue Nicolas Sarkozy, il a répondu: "Inchallah".

Mme Alliot-Marie a pour sa part beaucoup insisté sur l'appréciation française de la participation de M. Bouteflika en juin dernier au sommet   Franco-Africain de Nice.

La ministre de la Justice a également indiqué qu'elle avait eu l'occasion d'avoir un déjeuner élargi avec cinq ministres, dont certains qu'elle ne connaissait pas.

Elle a beaucoup insisté sur le "caractère chaleureux de tous ses entretiens" algériens. Elle a bien sûr eu une réunion de travail avec son homologue Tayeb Belaiz et s'est rendue à l'école des magistrats et à la Cour d'Alger. Les Français et   Algériens ont des accords de formation de coopération dans ces deux institutions.

Côté diplomatique français, on se félicitait de cette "visite très   réussie".     Il s'agissait de la première visite de Mme Alliot-Marie en tant que   ministre de la Justice à Alger mais sa quatrième en tant que ministre du   gouvernement Sarkozy: une fois quand elle avait le portefeuille de la Défense   et deux fois en tant que ministre de l'Intérieur.  

Source El Watan / AFP

Le Pèlerin

 

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 03:28

Le bois , une ressource que les collectivités veulent développer

 Le-bois-une-ressource-largement-disponible.jpg

Le bois énergie vient à la rescousse d'une filière ariégeoise qui a du mal à vivre, faute de matière présentant des qualités intéressantes sur le marché classique, c'est-à-dire le bois d'œuvre.

L'inauguration la semaine dernière par le président du conseil régional et les élus locaux du pôle bois énergie de Montels, donne un nouveau coup de projecteur sur les énergies renouvelables et sur la filière bois. Dans un département comme l'Ariège qui comporte la plus grande forêt de Midi-Pyrénées (40 % de la surface ariégeoise), on se dit que rien ne semble plus logique puisqu'il y a abondance végétale. Pourtant c'est l'arbre, si l'on peut dire, qui cache la forêt. En réalité une majeure partie du bois existant n'est pas exploitable parce qu'il est de mauvaise qualité, le bois d'œuvre manque. En gros on coupe trois fois plus de bois de chauffage que de bois d'œuvre. Pas de quoi monter une véritable industrie. Et puis le territoire est morcelé en d'innombrables parcelles de propriétés parfois oubliées par des héritiers lointains. Sans parler des problèmes d'accès aux engins d'exploitations sur un territoire qui ne se décidera jamais à être plat. « Ce n'est pas irrémédiable, tempère Élodie Roulier, chargée de mission au PNR, on peut valoriser les beaux arbres en éclaircissant autour, enlever un arbre sur deux, donner leur chance aux arbres de belle venue. » Tout en faisant de la place aux beaux arbres valorisables, on s'assure ainsi d'une récolte de bois qui sera déchiqueté pour en faire du « bois énergie ». Cette nouvelle technique présente un débouché dans la filière bois, une niche jusque-là inexploitée. La communauté de communes du Séronais soutient depuis dix ans le développement d'une filière basée sur la ressource forestière locale sur son territoire boisé à plus de 53 %. En 2001 la première chaudière automatique, fonctionnant au bois déchiqueté, a été installée chez un élu local. Aujourd'hui ce sont pas moins de dix chaudières qui fonctionnent sur les 15 communes du territoire (huit communales et intercommunales, plus deux privées). Une plateforme de stockage et séchage du bois déchiqueté existe à la Bastide-de-Sérou. D'autres projets sont en cours à Pamiers ou à Rimont. Rappelons aussi qu'un projet de centrale biomasse fonctionnant au bois est en cours à Saint-Paul-de-Jarrat. Il fait partie des 32 projets de production d'énergie à partir de biomasse retenus en France par le ministère de l'écologie ; c'est le seul dans le sud de la France. L'objectif est celui qu'Elodie Roulier évoquait plus haut : améliorer les qualités de la forêt ariégeoise. Tous les arbres qui seront abattus pour alimenter cette centrale seront remplacés par des espèces plus nobles. Les 32 projets sélectionnés, après appel d'offres, développeront une puissance équivalente à un quart de réacteur nucléaire. Reste que le bois certifié manque, c'est aussi un objectif pour le syndicat des forestiers privés de Jacques Laffargue. Nous en avions déjà parlé en 2007, nous y reviendrons. L'Ariège a un beau potentiel.

Les chiffres

En Ariège , l'accroissement annuel de la forêt est de l'ordre de 800 000 m 3 , alors que le prélèvement est de 200 000m3 . La forêt couvre 200 000 ha sur les 332 communes du département soit 41% du territoire. 43 500 propriétaires privés se partagent 138000 ha de la forêt soit 69% de la surface boisée ariégeoise . Le préjudice économique réel provient de la non récolte de boisements arrivant à maturité et du non renouvellement des vieux peuplements .

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 03:23

Le tracé 2011. Les organisateurs lèveront le voile sur la prochaine édition de la Grande Boucle demain.

tour-de-france-2011.jpg

Carte du Tour de France 2011.

 

Le Tour-2011 sera présenté demain à Paris. Les coureurs devraient passer une bonne semaine dans le Grand Sud et profiter de deux arrivées en altitude dans les Pyrénées

Le jeudi 10 juillet 1975, le Tour de France quitte Albi, traverse tout le département de l'Aveyron pour arriver dans la station auvergnate de Super Lioran. Michel Pollentier gagne seul, Eddy Merckx porte encore un maillot jaune qu'il va bientôt perdre à jamais… C'est la seule visite de la Grande Boucle qui devrait retrouver la station cantalienne en juillet prochain, avant d'effectuer le parcours du siècle dernier dans l'autre sens pour une arrivée qui devrait être tracée à Carmaux. Ce sera l'entrée du Tour-2 011 dans notre région. Il faut certes, attendre demain midi et la présentation officielle au Palais des Congrès de Paris, mais le prochain Tour devrait passer quarante-huit heures dans le Tarn au début de la deuxième semaine de course, et avant l'attaque des Pyrénées. Un contre-la-montre (comme en 2003 à Cap Découverte) a été évoqué à plusieurs reprises mais la distance entre Blaye-les-Mines et Lavaur, départ et arrivée présumée de la 11e étape (67 kilomètres) semble un peu trop importante. On peut alors imaginer, une belle balade tarnaise entre les deux villes.

La suite bien sûr sera montagneuse. Ceux qui espéraient des Pyrénées très light seront peut-être déçus puisque l'on devrait monter à Luz Ardiden d'abord, et au Plateau de Beille ensuite, avec en sandwich entre les deux, une arrivée à Lourdes (avenue du Paradis en plein centre ?). Mais cette étape pourrait se contenter de longer les montagnes, sans s'élever, elle pourrait même se disputer en solitaire contre le temps… Lourdes a accueilli deux fois la caravane, la dernière en 1990 pour un départ et le dernier et seul vainqueur c'est Bartali, « Gino le Pieux » en 1948…

Après Beille et une deuxième journée de repos, le peloton devrait se retrouver au pied d'un copieux menu alpestre avec, deux étapes de montagne (avec le Galibier et l'Alpe d'Huez) et un chrono jusqu'à Chamrousse, juste avant de sauter dans le TGV pour Paris. Christian Prudhomme a trouvé la solution pour coller des sommets aux portes de la capitale (le Ventoux le samedi en 2009, le Tourmalet le jeudi l'été dernier) et il reste fidèle à ses passages en moyenne montagne (avant Super Besse il va peut-être falloir mettre souvent le petit plateau). Confirmations et rectifications demain dans la capitale.

Le chiffre : 12 - repères

cols pyreneens> La Hourquette 12e ascension. Depuis 1910 le Tour de France n'a ignoré les Hautes-Pyrénées qu'en 1992 l'année du tracé européen. Au cours de ses nombreuses visites, le Tour s'est appuyé sur onze ascensions différentes dans le département, la Hourquette d'Ancizan, l'été prochain, devrait être la douzième.

«Le cyclisme n'est pas une discipline avec des moutons égarés au milieu d'un océan de bonheur. Cela ressemble à la vie, à la vie sportive et à la vie tout court... »

Christian Prudhomme, directeur du Tour de France.

Et voilà la Hourquette d'Ancizan

S'il dispute le prochain Tour de France sous son nouveau maillot BMC, Amaël Moinard pourra donner de précieuses informations à Cadel Evans et sera sans doute ravi de retrouver ce superbe coin des Pyrénées au-dessus de la Vallée d'Aure. Cette Hourquette d'Ancizan, dernière difficulté escaladée avant l'arrivée de la 3e étape de La Route du Sud-Dépêche du Midi 2007.

Ce samedi de juin, le Normand, alors installé à Toulouse dans le quartier Saint-Michel, avait eu la bonne idée de croire jusqu'au bout en ses chances, débordant le pauvre Massimo Giunti qui avait eu le malheur de lever les bras avant de passer la ligne. C'était la première victoire de Moinard chez les pros, et depuis, l'Italien court toujours après le succès…

Ce jour-là, Christian Prudhomme le patron du Tour de France avait pris place, comme il le fait chaque année, dans la voiture de Francis Auriac. Il s'était dit que le Tour ne pouvait pas ignorer beaucoup plus longtemps cette difficulté naturelle inédite, entre Aspin, le Peyresourde et le Pla d'Adet, trois très hauts lieux de l'Histoire de l'épreuve.

La Hourquette d'Ancizan, c'est d'abord un très joli nom, c'est ensuite un décor de carte postale, c'est enfin une petite route tranquille qui devrait être envahie par des dizaines de milliers de spectateurs, en juillet prochain. Par rapport au peloton « sudiste », la caravane empruntera le col par l'autre versant. Les grimpeurs vont pourvoir s'en donner à cœur joie sur les pentes où Lilian Jegou et Yoann le Boulanger avaient lourdement chuté en 2007.

Un peu plus de dix kilomètres d'ascension (10,330), 7,8 % de pente moyenne pour un dénivelé de 805 mètres, voilà pour la fiche technique de cette nouvelle escalade. Quatre ans après l'entrée du Port de Balès sur le livre d'or du Tour, une découverte de plus pour l'élite du peloton mondial. Cette ascension (lire par ailleurs), si elle est confirmée demain à Paris, ne sera pas isolée, mais devrait constituer un des sommets de l'étape reine des Pyrénées probablement le dimanche 14 juillet. Déjà à l'origine du baptême du Port de Balès, cadre d'un des épisodes clés de la dernière Grande Boucle, François Fortassin, président du groupe des Amis du Tour de France au Sénat n'a pas manqué de plaider la cause de la Hourquette d'Ancizan auprès des organisateurs. Il devrait être récompensé si l'intronisation est confirmée officiellement demain.

candidates

Cugnaux et Limoux sur le départ

Au cœur de l'été, le ciel s'est soudainement obscurci en quelques minutes, le vent s'est levé et les organisateurs ont eu toutes les peines du monde à protéger les structures d'arrivée. L'orage a éclaté à quelques kilomètres de Cugnaux où était jugé le final de cette étape de la Grande Boucle féminine… Par miracle, pas de blessés trop graves mais quelques grosses frayeurs. Future championne du monde de cyclo-cross, la Sarthoise Laurence Leboucher n'oubliera jamais. « Je me suis carrément pris un arbre sur le dos, je suis passé tout près du fauteuil roulant… »

Dix-sept ans après (c'était en 1994), Cugnaux pourrait retrouver un peloton international, mais de garçons cette fois. La cité banlieusarde figure en effet parmi les favorites pour rejoindre dès 2011, Colomiers, Blagnac et Saint-Orens-de-Gameville qui ont tour à tour, tout près de Toulouse, eu le privilège d'accueillir la Grande Boucle. Avec le dédoublement désormais très répandu des villes étapes (une arrivée X pour un départ Y), la liste des heureuses élues s'est considérablement allongée ces dernières années. Certaines villes sont même devenues spécialistes du départ (sur cinq visites, Castres a servi trois fois de « piste d'envol »).

Parmi les candidates qui reviennent le plus dans les pronostics, aux côtés de Cugnaux, on retrouve Limoux, où le Tour de France n' a encore jamais posé ses (lourdes et nombreuses…) valises, mais aussi Saint-Gaudens, une vieille et fidèle habituée du tracé (12 fois visitée depuis la victoire de Gino Bartali en 1950 au départ d'il y a deux ans), et aussi Blaye-les-Mines puisque le Tour, c'est une certitude va s'offrir deux journées dans le département du Tarn.

Déjà informés, les élus des différentes communes et départements sont tenus au secret comme l'exige la tradition, mais tous vont prendre demain matin le chemin de la capitale et de la Porte Maillot, où chaque automne, le Tour de l'été suivant débute vraiment.

Cugnaux, Limoux, Blaye-les-Mines (on a aussi évoqué Cagnac-les-Mines…), le Tour n'en finit pas d'exiger de nouveaux décors. Il y aura des heureux demain matin, mais aussi quelques déçus qui auront toujours le droit de patienter. Christian Prudhomme est formel, « nous présentons le Tour-2011, mais les grandes lignes de l'édition 2012 sont déjà en place… »

Luz Ardiden-Plateau de Beille, association inedite

Depuis la victoire de Pedro Delgado dans le brouillard de l'été 1985 (ce jour-là, Bernard Hinault avait conservé son maillot jaune et depuis, aucun Français n'a plus gagné le Tour de France), la Grande Boucle s'est hissée six fois en haut de l'Ardiden. La dernière, c'était lors du Tour du centenaire avec un numéro extraordinaire de Lance Armstrong victime d'une chute au pied de la montée mais vainqueur solitaire en sortant des fameux lacets qui mènent au pied des pistes.

Le Plateau de Beille, lui, a intégré la « collection » du Tour en 1998 et compte désormais quatre arrivées d'étapes. Chaque fois d'ailleurs (Pantani 1998, Armstrong 2002 et 2004, Contador 2007) le plus fort sur les pentes ariégeoises s'est imposé à Paris. Le retour du Plateau qui offre toujours un final très spectaculaire (on se souvient notamment de Thomas Voeckler, héroïque dans le sauvetage de son beau maillot jaune à l'été 2004…) pourrait donc nous donner de précieuses indications sur le podium du Tour.

Si Christian Prudhomme confirme au Palais des Congrès le retour de ces deux très belles ascensions sur la carte du Tour 2011, ce sera la première association des deux stations la même année.

Le palmarès

Luz Ardien : 1985 Delgado (E) ; 1987 Lauritzen (N) ; 1988 Cubino (E) ; 1990 Indurain (E) ; 1994 VIRENQUE ; 2001 Laiseka (E) ; 2003 Armstrong (USA).

Plateau de Beille : 1998 Pantani (I) ; 2002 Armstrong (USA) ; 2004 Armstrong USA ; 2007 Contador (E).

14 juillet. La fête en montagne. Le Géant encore escaladé?

Incontournable Tourmalet

Il est parfois oublié. Parfois grimpé seulement jusqu'à La Mongie. Parfois escamoté comme en 2009… Mais il est toujours là. Toujours aussi grand, aussi beau, aussi imposant. Le col du Tourmalet, grande vedette de la dernière édition où les coureurs ont dû l'aborder d'abord, côté Saint-Marie-de-Campan, puis quarante-huit heures plus tard, côté Barèges avec une arrivée au sommet (et le match nul entre Alberto Contador et Andy Schleck) reste un monument incontournable de l'épreuve. Il devrait encore être de la fête l'été prochain et proposera probablement ses flancs pentus au peloton le dimanche 14 juillet lors de l'étape qui pourrait rallier Cugnaux à Luz-Ardiden.

Hourquette, Tourmalet, Luz ?

C'est ce jour-là que la Hourquette d'Ancizan ferait son apparition sur le profil de l'épreuve centenaire, de là, les coureurs descendraient vers Payolle et le bas du col d'Aspin, avant de rejoindre Sainte-Marie-de Campan et les premières rampes du Tourmalet.

Ensuite, descente vers Barèges, Luz-Saint-Sauveur, et, huit ans après l'Armstrong show, la terrible escalade vers Luz-Ardiden. Hourquette d'Ancizan, Tourmalet, Luz-Ardiden (ils ne vont quand même pas oser le Port de Balès et Peyresourde en apéritif !), voilà un enchaînement tout neuf qui sera aussi (si l'on considère le Massif central comme de la moyenne montagne), la véritable entrée en altitude. À partir de là, d'ailleurs, Cavendish, Farrar et leurs amis de l'académie du sprint ne devraient plus avoir beaucoup d'occasions de faire parler la poudre. Les cent bougies du Tourmalet fêtées, ASO va très certainement marquer, comme il se doit, les cent ans de la première escalade du Galibier et la dernière semaine du Tour s'annonce assez musclée…

Source La Dépêche du Midi P.L

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 03:17

Les ex-rebelles touareg se préparent à pourchasser les terroristes

niger-rebelles-touareg.jpg

Des rebelles touareg  sur le pied de guerre

 

Des rebelles touareg  sur le pied de guerre

Face à l’inertie de Bamako vis-à-vis de l’activité terroriste, les anciens rebelles touareg du nord du Mali ont décidé de s’organiser pour pacifier leur région. Des sources proches du mouvement «déplorant» la situation critique au Nord ont annoncé que Ag Bahanga, le chef de l’ex-rébellion, et ses cadres organisent les jeunes anciens combattants pour chasser les terroristes de leur territoire.

Des sources proches des responsables du mouvement de l’ex-rébellion targuie du nord du Mali déplorent la situation «de chaos» qui prévaut dans leur région, qu’elles imputent «au non-respect par le gouvernement malien des clauses de l’accord qu’il a signé à Alger en 2006 avec les Touareg».
Elles «regrettent» que l’appel lancé par les anciens cadres de l’Alliance démocratique pour le changement (ADC), en janvier 2010 à Alger, soit «resté sans écho» auprès de la communauté internationale et de Bamako «dont les autorités se sont plutôt précipitées à renforcer les liens avec les chefs terroristes et les barons de la drogue qui contrôlent une partie sensible du territoire malien.
C’est ainsi que les groupes terroristes d’AQMI, profitant de l’impunité offerte par ces mêmes autorités, ont continué à mener des opérations et des enlèvements d’étrangers dans les pays limitrophes (Niger, Algérie, Mauritanie) et à les détenir au Mali». De ce fait, nos interlocuteurs précisent que devant une telle situation, «Ibrahim Ag Bahanga, (le leader de la rébellion touareg, ndlr) et les cadres politiques du Mouvement touareg du nord du Mali mènent depuis plusieurs semaines une grande campagne de sensibilisation et de récupération des jeunes combattants touareg. Les responsables ont décidé, en fait, de reprendre les choses en main dans les semaines à venir afin de promouvoir une nouvelle dynamique capable d’inverser la situation sur le terrain et lutter contre la présence terroriste, leurs complices et les trafiquants qui sévissent dans la région».

Complicités avec AQMI

Ils estiment que «le Mouvement ne peut plus se contenter de la position d’immobilité qui dure maintenant depuis plus de quatre ans (…) Il vient d’adopter une stratégie mûrement réfléchie et porteuse de nouvelles revendications politiques, sociales et sécuritaires concrètes qui tient compte du contexte actuel afin de ramener une stabilité durable dans la région». Par ailleurs, nos sources notent que le Mouvement touareg a pris acte du «chaos créé par Bamako» au nord du pays et annoncent qu’il (mouvement) «assumerait dans un proche avenir ses responsabilités en réoccupant progressivement son espace pris en otage par les groupes armés AQMI avec les complicités flagrantes des autorités maliennes». «Ils estiment que les différentes communautés du Nord sont aujourd’hui contraintes de s’unir et de dépasser leurs divergences pour favoriser l’intérêt de leur région.»
Evitant de donner plus de détails sur la manière de lutter contre les groupes terroristes, ils précisent toutefois que Bamako «a trop peur d’équiper les Touareg ou de leur donner des moyens militaires nécessaires pour chasser les terroristes de la région. Bamako cultive une méfiance permanente à l’égard de la communauté du Nord. Méfiance, faut-il le souligner, qui est à l’origine de tous les conflits armés et politiques entre les Touareg et le régime. Ce dernier a abandonné depuis plus de 4 ans l’idée de mise en œuvre d’unités spéciales de sécurité, conformément à l’accord de juillet 2006. Un groupement provisoire d’unité commandé par le colonel Bah Ag Mossa a été créé à Kidal depuis plus d’un an avec des moyens rudimentaires, ce qui est contraire à l’esprit de l’accord de 2006».
Divertissement politique de Amadou Touré

Selon nos sources, les Touareg «ont de tout temps demandé» qu’on leur donne les moyens nécessaires pour mener une lutte efficace contre les groupes armés d’AQMI, puisqu’ils sont installés dans une zone tampon entre le Sahel et le Maghreb.
«La seule contrepartie exigée est la prise en charge correcte de leurs préoccupations politiques. Il ne faut pas oublier que les Touareg peuvent constituer, s’ils le décident, une force militaire sérieuse et importante dans la région. Ils sont incontournables, si on veut réellement lutter contre AQMI dans le Sahel», expliquent-ils. A propos de la «réconciliation» entre deux tribus touareg,  Imrad et Iforas à Bamako, annoncée par le président malien ATT (Amadou Tounami Touré), le jour même de l’arrivée au nord du Mali des sept otages enlevés au Niger par les terroristes, nos interlocuteurs déclarent : «C’est juste un divertissement politique qui ne trompe aucun observateur de la région. Entre les tribus des Imrad et Iforas, il n’y a pas de désaccord. Il s’agissait plutôt d’un conflit planifié par les services de sécurité durant les années 1990, entre deux mouvements armés touareg sans pour autant avoir des prolongements sur la population. Une réconciliation a été scellée entre ces groupes armés au cours de cette même  période sans la présence de l’Etat. S’il y avait des cicatrices, elles sont oubliées depuis plus de douze ans. C’est plutôt l’absence des actions de développement et la non-prise en charge  des Touareg qui sont issus des différents soulèvements armés qui créent ces frustrations dans ce milieu et qui  finissent par s’accuser mutuellement de la précarité qu’ils vivent tous.» Pour eux, ce qui se passe à Bamako «est un jeu dangereux qui consiste à recréer une situation qui n’est plus dans le but d’encombrer l’esprit des Touareg d’un passé déjà oublié. Cela se passe au moment où leur région sombre dans le chaos et se trouve sous la projection de la communauté internationale et des pays de la sous-région. Mais, faut-il le rappeler, c’est dans les situations difficiles que les Touareg sont toujours solidaires».

Le Mali au pied du mur

Force est de constater que Bamako joue toujours un jeu inexpliqué quand il s’agit de la pacification de la région du Nord, où les groupes terroristes agissent en toute quiétude.
Accusé de laxisme par ses voisins, et d’inertie par certains pays occidentaux, le Mali est mis au pied du mur avec la multiplication des opérations d’enlèvement d’étrangers, échangés en contrepartie de fortes rançons.
La dernière opération en date a été le rapt, au nord du Niger, de sept employés de Areva, dont cinq Français, un Malgache et un Togolais, transférés au nord du Mali, où les négociateurs «attitrés» de Bamako se bousculent pour ouvrir les habituels canaux de communication avec les preneurs d’otages et servir d’intermédiaires pour recevoir, eux aussi, une part de cette activité très rentable.
Les terroristes avaient réclamé dans un enregistrement audio, diffusé par la chaîne Al Jazeera, le montant de 7 millions d’euros et l’abrogation de la loi interdisant la burqa en France. Pour l’instant, la France officielle affirme n’avoir rien reçu, alors que du côté des «intermédiaires», les négociations sont déjà en cours.                 

Source El Watan Salima Tlemçani

Le Pèlerin

 

 

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 03:12

"Nous avons tant  de défis à relever ensemble"

mam

Mme Michelle Alliot-Marie a clôturé hier sa visite à Alger par une conférence de presse à la résidence Nedjma. La ministre de la Justice française a, tour à tour, évoqué ses entretiens avec le ministre de la Justice, le Premier ministre, «un rendez-vous non prévu» sur son agenda et son audience avec le président de la République.
«Il y a peu de relations équivalentes dans le monde aux nôtres qui sont d’amitié,  de proximité et de confiance». Evoquant la dernière participation du président de la République au sommet de Nice, elle dira que «le geste fut très fortement apprécié en France».
«Nous sommes, dira-t-elle, comme un couple où de temps en temps surviennent des tensions qui sont vite dépassées». Elle a d’ailleurs tenu à relativiser ces irritations. En matière de  coopération judiciaire, il s’agit de renforcer les échanges en matière de formation de magistrats, d’expériences, notamment sur le volet pénal relatif aux jeunes détenus et de jumelage de juridictions. Elle a fait état d’échanges entre écoles de formation de greffiers, de gardiens de prison et de volonté de création de droits. «De nouvelles pistes ont été ouvertes mais il faut mettre en place les mécanismes qui puissent assurer que les bonnes intentions se traduisent sur le terrain».  
Avec M. Ouyahia, les problématiques liées à l’économie ont pris le dessus. «Nous avons discuté sur les  moyens de  sécuriser nos entreprises sur le plan juridique pour qu’elles aient de la visibilité  et ce volet sera approfondi avec la venue de M. Raffarin». Une visite qui, selon elle, «traduit la volonté de bâtir des relations plus solides».   
Mme Alliot-Marie a mis en exergue la qualité des relations pour la lutte contre le terrorisme. A ce propos, elle dira que «la France ne cherche nullement à s’ingérer dans les affaires de pays souverains mais apporte une coopération technique et un soutien aux gouvernements qui le demandent». «Nous avons une bonne coopération entre nos services mais il s’agit aussi d’anticiper, de cerner la nature des menaces». Priée de répondre sur certaines affaires comme celles de la petite Sophie, de l’affaire Mecili ou des moines de Tibhirine, elle dira que «nous n’avons pas abordé de cas particuliers mais discuté pour comprendre que des décisions de juges indépendants ne peuvent remettre en cause la qualité de notre relation». «Il n’y a pas de manipulations ou de sous-entendus politiques dans ces affaires traitées par la justice».
 La ministre a enfin indiqué qu’avec le Président  Bouteflika, elle a abordé les grandes questions relatives à la lutte contre le terrorisme, aux défis que posent la mondialisation et l’émergence de nouvelles puissances».  
 Sans vouloir nier le poids du passé qu’il faut soustraire selon elle «aux politiciens qui sont de piètres historiens», elle a senti chez les dirigeants algériens «cette volonté de regarder surtout vers le futur». «  Nous avons tant  de défis à relever ensemble», a-t-elle conclu tout en soutenant que «nos deux pays ont fort à faire pour eux et pour les autres.»

Source Horizons H. Rachid
Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 03:04

Il a également affirmé que les relations algéro-françaises se portent bien.

bouteflika

 

Interrogé hier à Alger, sur son éventuelle visite en France, le Président Bouteflika n’a ni confirmé ni infirmé ce déplacement laissant la perspective ouverte par la formule bien de chez nous «Inchallah» (si Dieu le veut, Ndlr).
Cette réponse a été donnée à un journalsite, à l’issue d’une audience que le Président a accordée à la ministre d’Etat, ministre de la Justice et des Libertés garde des Sceaux de la République française, Mme Michèle Alliot-Marie. C’est ce que les Occidentaux appellent «le fatalisme arabe».
En fait, l’expression «Inchallah» marque généralement le désir de voir se réaliser un événement dans le futur. C’est la première fois que le président de la République se prononce sur cette visite officielle de deux jours qu’il devait effectuer à Paris en février 2010.
L’argument avancé à l’époque était l’agression israélienne contre Ghaza.
Mais depuis, d’autres éléments se sont greffés et ce déplacement a pris des allures d’Arlésienne.
C’est surtout l’épisode du diplomate Hasseni et la décision de Paris d’inscrire l’Algérie sur la liste noire des pays à risque terroriste qui ont envenimé la situation.
Si bien que les relations entre les deux pays se sont refroidies et sont restées depuis deux longues années au point mort.
Seulement voilà, le Président Bouteflika fait encore une autre confidence aux journaliste toujours lors de la réception accordée à son hôte, Michèle Alliot-Marie. Il a affirmé que les relations algéro-françaises «se portent bien».
«Les relations entre l’Algérie et la France se portent bien», a déclaré M.Bouteflika en réponse à une question sur les relations entre les deux pays.
Il y a réellement un semblant de dégel dans les rapports entre les deux pays depuis ces derniers jours.
Les langues commencent à se délier, notamment par rapport à la question de la mémoire. De son côté, Mme Alliot-Marie a indiqué que les entretiens avec le Président Bouteflika ont porté sur tous les domaines, notamment ceux relatifs à la défense, l’intérieur et la justice.
«Le président de la République m’a fait le grand honneur de me recevoir longuement et nous avons évoqué tous les domaines très larges de la coopération entre la France et l’Algérie», a-t-elle précisé, qualifiant de «très profondes» et de «très intenses» les relations entre les deux pays. «Nous avons développé la coopération dans le domaine de la défense et de l’intérieur, mais également dans celui de la justice, notamment depuis 2004 où nous avons une coopération dans le domaine de la formation», a-t-elle ajouté.
Elle a exprimé son souhait de voir ces relations «se développer, non seulement dans l’intérêt de nos deux pays, mais également dans l’intérêt des autres pays voisins ainsi que pour le développement de la paix et de la sécurité parce que, a-t-elle dit, c’est notre mission profonde».

Source L’Expression Brahim Takheroubt

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 02:58

Algérie-France - Les questions qui fâchent

upm2.jpg

 

Un groupe de parlementaires français conduit par le député UMP de la Gironde Jean-Paul Garraud, s’est entretenu, hier en marge de la visite de la ministre française de la Justice en visite officielle depuis dimanche à Alger, avec des députés algériens sous l’égide du groupe parlementaire d’amitié «Algérie-France». D’emblée, le ton est donné par Belkacem Belabbès, président du groupe : «Moi, je suis un député, je fais de la politique et je sais que Mme Michèle Alliot-Marie a l’oreille du président Sarkozy et a sa place sur l’échiquier politique français. Essayons, donc, de faire bouger les choses». Un énoncé qui balisera le terrain pour des échanges, on ne peut plus francs.
- Alger (Le Soir) - Côté algérien, et outre la question des «mémoires», la préoccupation majeure portait plutôt sur le partenariat économique et la réticence des entreprises françaises à investir en Algérie. «Lors de mes entretiens avec nos opérateurs, ils me parlent toujours d’instabilité juridique. Ils me disent que votre structure administrative pose beaucoup de problèmes et les expose à une sorte d’insécurité juridique. Un système fiscal incompréhensible et un droit social instable… Le premier fait 2 500 pages de mesures et le second 2 000 pages… Je ne sais pas si, au sein de l’Assemblée, vous travaillez sur ces dossiers pour au moins simplifier les choses ?», s’est interrogé un parlementaire français. La réplique de M. Belabbès, également membre de la commission des finances et du budget de l’APN, est sans équivoque : «Notre marché est ouvert, mais nous estimons que vous, les Français, êtes portés beaucoup plus sur le commerce de biens et de services que sur l’investissement. Pour montrer notre bonne volonté, nous avons interdit l’importation des véhicules de moins de trois ans et autorisé le crédit à la consommation. Ainsi, l’importation de véhicules a profité plutôt aux constructeurs français Renault et Peugeot et également aux banques françaises installées en Algérie qui ont fait de bonnes affaires. Ces mêmes banques refusent jusqu’à présent d’accorder des crédits aux investisseurs algériens. Or, nous avons interdit le crédit à la consommation parce que nous avons constaté que ça a plutôt surendetté les ménages algériens». Et de rassurer ses homologues français : «L’Etat algérien est garant. Nous avons maintenant un atout majeur à savoir, notre solvabilité vis-à-vis de l’extérieur, plus de dettes comme avant. Pourquoi les Chinois sont-ils là et ne se plaignent pas ? Ils ne comprennent même pas notre longue. Nous remarquons qu’il y a une certaine frilosité de la part des entreprises françaises. Lors de la reprise du chantier du métro, par exemple, un Français m’a dit qu’une telle structure coûterait 4 fois plus cher. Ce que nous leur disons, c’est qu’elles soient un peu plus agressives. » A propos de la circulation des personnes, les députés algériens ont souhaité qu’elle soit abordée dans sa dimension humaine : «Nous sommes contre l’immigration clandestine, c’est clair, mais nous ne comprenons pas pourquoi on refuse de donner le visa à une vieille de 86 ans qui veut aller voir, l’espace d’une semaine, ses arrière-petits-fils. Une personne pareille ne pourrait s’installer là-bas et vivre déracinée à cet âge. Augmentons au mois le nombre de visas pour les universitaires qui sont pour la plupart formés dans la langue française», a-t-on avancé. Côté français, ce sont plutôt les dispositions du code de la famille et du droit du statut personnel qui ne sont pas en phase avec la loi française et qui méritent qu’on se penche dessus, notamment en ce qui concerne la garde d’enfants nés de mariages mixtes. Sur un autre plan, les questions de l’Histoire ont aussi eu leur part dans ce débat. «Nous savons que les blessures sont encore vives et à trop regarder en arrière, nous risquons d’hypothéquer toute tentative de partenariat. Je ne dis pas qu’il faut oublier, mais laissons l’Histoire aux historiens. Il y a un pas à franchir. C’est difficile, mais il faut le faire», estimera M. Garraud. «A chaque fois qu’on avance, des politiques et autres parlementaires français sortent et se lancent dans la provocation. Et à chaque fois on se cache derrière la liberté de la presse et la liberté d’expression pour se décharger de la responsabilité. Il y a quand même la discipline partisane qui doit prévaloir dans ce contexte», dira le président du groupe parlementaire algérien d’amitié Algérie-France. Et comme pour rester dans le contexte de la visite de la ministre française de la Justice, Mme Michèle Alliot- Marie en l’occurrence, les députés français se sont enfin engagés à œuvrer pour résoudre les problèmes juridiques qui empêchent une coopération économique fructueuse. Il convient, enfin, de signaler que le président du groupe parlementaire français d’amitié Algérie- France, le socialiste du PS, M. Bernard De Rosier, n’était pas du voyage.

Source Le Soir d’Algérie Lyas Hallas

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0