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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 06:36

Algérie - Cinq ordonnances adoptées hier par le Conseil de la nation : Tayeb Belaiz : «Nous resserrerons davantage l’étau sur les corrompus»

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M. Tayeb Belaiz  dira devant les sénateurs que ce texte vient renforcer l’arsenal juridique mis en place à cet effet par le gouvernement dans le souci de lutter efficacement contre ce phénomène ravageur à multiples facettes. Selon lui, il n’est de secret pour personne que le problème de la corruption constitue une menace redoutable pour grand nombre d’Etats, étant donné qu’il constitue «un frein» au développement national. L’Algérie, réaffirme M. Belaiz, est «l’un des premiers Etats ayant adopté la convention internationale de lutte et de protection contre la corruption et comme elle a décidé de relever le défi de l’éradiquer par tous les moyens juridiques». Le texte en question plaide, indique le ministre, pour la consécration de la probité dans tous les domaines notamment en ce qui concerne la gestion des deniers publics. Au titre des nouveautés, l’ordonnance stipule la mise en place prochaine d’un office central de lutte et de répression des crimes de la corruption. Il aura pour rôle de faire un travail de recherche et de prospection, en s’appuyant sur une police judiciaire spécialisée dans ce domaine. La compétence des officiers de la police, quant à elle, sera étendue à tout le territoire national de façon à contourner et cerner cette menace qui se fait de plus en plus sentir. Entre autres dispositions élaborées en vertu de ce texte, le ministre cite l’établissement à partir d’aujourd’hui du principe de «la déclaration de l’intégrité» qui s’imposera dès à présent à tous les contractuels souhaitant décrocher des marchés publics. De l’avis du ministre, notre pays vient de bénéficier d’un texte d’une grande importance durant cette législature, dans le cadre de la consolidation du cadre législatif de lutte contre les phénomènes dangereux. A noter que le Conseil de la nation a adopté, par ailleurs, l’ordonnance concernant la loi de finances complémentaire de 2010, celle relative à la lutte contre les mouvements des capitaux vers l’étranger, l’ordonnance sur la monnaie et le crédit et la mise en place du Conseil de la comptabilité.
M. Mahmoud Khedri, ministre chargé des Relations avec le Parlement a présenté les quatre ordonnances aux sénateurs, en l’absence de Karim Djoudi, premier argentier du pays pris par d’autres engagements gouvernementaux.

Source Horizons Karima Alloun.

Le Pèlerin

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 06:31

Elus locaux sans pouvoir

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Les réunions de l’Assemblée communale, ses délibérations, l’exclusion d’un élu… sont toutes soumises à l’approbation du wali, selon le projet du nouveau code communal.

On a voulu renforcer les prérogatives des maires, on a fini par les rétrécir davantage», ironise un P/APC à qui nous avons demandé de donner son avis sur le projet du nouveau code communal transféré à l’Assemblée populaire nationale (APN) pour débat et adoption. Ce texte composé de 225 articles, dont nous avons obtenu une copie, renforce encore davantage l’emprise de l’administration sur les assemblées communales élues au suffrage universel.                
Le wali est, à la faveur de ce texte, «la colonne vertébrale» de la gestion des collectivités locales. Il a le droit de regard sur tout le fonctionnement de la commune, de l’élection du président d’APC à la gestion des affaires de cette dernière. Aucune nouveauté n’a été apportée à ce sujet. Pis encore, le contrôle du premier magistrat de la wilaya est plus renforcé.
Les prérogatives du maire tombent à chaque intervention du wali. «En cas de carence avérée, dans l’intérêt de la commune et du citoyen, le wali peut, après mise en demeure, se substituer au président de l’Assemblée populaire communale, dans le cas où celui-ci refuserait d’exécuter tout acte prescrit par les lois et règlements, comme l’adoption du budget ou l’exécution de décisions nécessaires, en matière de sauvegarde de la salubrité et la tranquillité publique», explique-t-on dans l’introduction de ce texte. Les réunions de l’assemblée communale, ses délibérations, l’exclusion d’un élu… sont toutes soumises à l’approbation du wali, comme il a été souligné dans le 1er chapitre de ce code. Le strict contrôle de l’administration sur les élus locaux est confirmé aussi dans ce texte.

Après avoir soumis les déplacements des élus locaux à l’étranger à une autorisation préalable du ministère de l’Intérieur, le jumelage des communes avec d’autres communes étrangères doit être avalisé par le ministère de l’Intérieur. «Le jumelage d’une commune avec une commune ou toute autre collectivité territoriale étrangère est soumis à l’accord préalable du ministère chargé de l’Intérieur, après avis du ministère des Affaires étrangères», stipule l’article 111 du projet en question. Les autorités reculent, en revanche, sur le rôle confié aux secrétaires généraux des APC. Dotés de super-pouvoirs dans la mouture initiale du texte, les secrétaires généraux des communes sont placés, à la faveur de ce projet, sous l’autorité du maire. «Il (le SG) reçoit la délégation de signature du président de l’Assemblée populaire communale, à l’effet de signer l’ensemble des documents relatifs à la gestion administrative et technique de la commune, à l’exception des arrêtés», lit-on dans l’article 134 de ce projet. A ce sujet, la critique de l’opposition ne s’est pas faite attendre. Le FFS voit en ce projet «une nouvelle manœuvre visant à renforcer l’emprise du pouvoir sur la société». «A travers le nouveau code communal qui réduit davantage les prérogatives des élus, le pouvoir veut faire des communes ses postes avancés au sein de la société et ce, dans le cadre d’une politique plus globale qui vise à faire de l’Algérie un vaste commissariat», dénonce le premier secrétaire du FFS dans une récente déclaration.

Pour sa part, le président du RCD, Saïd Sadi, le qualifie «de code pénal bis pour les élus locaux». «Le nouveau code communal réduit les élus à des fonctionnaires subalternes du chef de daïra», fustige-t-il. Selon ce parti, cette nouvelle mouture «achève de vider de sa substance la notion même de mandat de l’élu local». «Ce dernier sera désormais assimilé à un sous-fonctionnaire», estime le parti de Saïd Sadi.
En effet, les élus locaux, en particulier les maires, sont surchargés de missions. Mais ils n’obtiennent en retour que peu de prérogatives et de droits. Sur ce plan, la révision du code communal, comme l’ont affirmé même des maires du FLN, «est ratée». Car l’objectif principal de cette révision est, de l’avis même des membres du gouvernement, de renforcer les prérogatives des élus locaux «pour une meilleure gestion des collectivités locales».

Source El Watan Madjiid Makedhi

Le Pèlerin

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 06:25

Zidane : "Pourquoi pas entraîneur ?"

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Présent dans les tribunes du Vélodrome pour suivre Marseille-Nancy, Zinédine Zidane a évoqué les Bleus de Laurent Blanc, l’OM mais aussi sa volonté de se rapprocher du terrain. Et pourquoi pas, à terme, devenir entraîneur. A Marseille ? Qui sait...

Zinedine Zidane, vous êtes conseiller du président madrilène Florentino Perez. On parle aussi de vous pour travailler avec José Mourinho. Qu’en est-il ?

Z.Z : Florentino Perez en a parlé. Ça sera le cas dans les semaines à venir. Je suis content. Sans parler de banc de touche ou de quoi que ce soit, c’est vraiment la volonté de se rapprocher de l’équipe première et du terrain. Car je me sens plus à l’aise sur le terrain que dans les bureaux. Etre le lien entre l’équipe première et le président. Car je reste toujours conseiller du président.

Et puis vous souhaitez travailler avec Mourinho…

Z.Z : Il a démontré qu'il était un grand entraîneur. Il faut juste qu’il gagne avec le Real Madrid. C’est ce que l’on lui demande. Il en est capable. Le Real avait besoin de quelqu’un comme lui, charismatique et qui amène encore plus de discipline dans le groupe.

Devenir entraîneur, ça vous tente ?

Z.Z : Tout m’intéresse. Pourquoi pas (rires). Il y a trois ans si vous m’aviez posé la question, j’aurais dit non. Mais aujourd’hui, je dis peut-être. Je souhaite me rapprocher davantage du terrain.

Pensez-vous avoir arrêté votre carrière trop tôt ?

Z.Z : Le terrain ne me manque pas. J’ai pris ma décision d’arrêter peut-être un peu tôt. A 34 ans, j’aurais peut-être dû jouer un ou deux années de plus. Mais il faut tout de même être logique avec soi-même. Et puis je préférais que ça vienne de moi. Je ne souhaitais pas que l’on pousse à la retraite.

Concernant l’équipe de France, Laurent Blanc a-t-il réussi son pari de changer les Bleus ?

Z.Z : Oui, c’est une certitude. On assiste à un vrai changement depuis que Laurent est arrivé. Je pense que c’est dû à son vécu et à l’expérience qu’il représente. Il est écouté, tout simplement. Mais cette équipe a aussi de bons jeunes. Il suffit peut-être d’un peu plus de discipline et la dynamique reviendra. Même si la France a joué des adversaires à sa portée, ça passe par là. C’est en gagnant des matches que l’on arrive à réaliser de grandes choses dans le football. C’est bien d’avoir commencé comme ça. Laurent Blanc, c’était l’homme de la situation. Il le démontre. J’espère que l’on reverra une équipe de France qui fait plaisir à tous les supporters et les vrais fans de foot.

Quel meneur de jeu choisiriez-vous entre Samir Nasri et Yoann Gourcuff ?

Z.Z : Il y a beaucoup de joueurs qui peuvent évoluer à ce poste. Nasri et Gourcuff ont montré pas mal de choses, notamment qu’ils pouvaient jouer tous les deux. C’est très important même s’ils n’ont pas eu beaucoup de temps de jeu ensemble. Ils peuvent apporter beaucoup à l’équipe de France. Mais il ne faut pas pour autant chercher un leader en particulier. Le mieux, c’est d’en avoir plusieurs. Laurent Blanc cherche d’ailleurs encore son capitaine. Ça lui permet de choisir sur période plus longue.

Les Bleus sont-ils encore fragiles ?

Z.Z : Fragilité, je ne pense pas. C’est une équipe en reconstruction. Elle peut mieux faire. On en est tous convaincu. Mais pour le moment ils sont premiers du classement. Ils vont pouvoir changer un part importante de leur structure maintenant et monter quelque chose autour de certains joueurs et des leaders. Petit à petit, cette équipe va se former. Il faut la laisser faire doucement. Elle est sur le bon chemin pour le moment.

Un mot sur l’OM ?

Z.Z : Pour le moment, je vis en Espagne (rires). Et à l’OM, pour l’instant, ça fonctionne bien. Il se passe des choses. Marseille, ce fut à un moment donné un regret. Car j’avais envie de venir à l’OM quand j’étais jeune. Plus tard, ça ne s’est pas fait. C’était volontaire de ma part. Mais pourquoi pas un jour ? A chaque fois que je suis à Marseille, je suis en tout cas de content de revenir au Vélodrome. J’ai grandi ici. J’ai d’énormes souvenirs dans ce stade

Source Eurosport

Le Pèlerin

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 04:15

Algérie - Michèle Alliot-Marie « La France est prête à des avancées »

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Michèle Alliot-Marie. Ministre française de la Justice et garde des Sceaux entame aujourd’hui une visite en Algérie. Dans un entretien à El Watan, elle déclare, sur le dossier en litige de la circulation des personnes, que son pays «souhaite que l’Algérie continue de bénéficier d’un régime spécial, plus favorable».

- Vous êtes venue en Algérie en tant que ministre de la Défense, puis de l’Intérieur et aujourd’hui comme ministre de la Justice. Ceci renforce votre maîtrise du dossier de la coopération bilatérale. A ce titre, quel regard portez-vous sur les relations actuelles entre les deux pays ?

La relation entre la France et l’Algérie est sur le point d’entrer dans un nouveau rythme. La venue du président Bouteflika au sommet Afrique-France de Nice était un geste d’amitié qui a été très apprécié.

Les deux visites, cette année en Algérie, du secrétaire général de l’Elysée, et les contacts entre ministres français et algériens ont aussi permis d’établir un haut niveau d’ambition pour notre relation.

Je suis très attachée à la coopération franco-algérienne.

Ce sera d’ailleurs ma troisième visite sur ce thème à Alger, où je suis, en effet, venue comme ministre de la Défense, puis comme ministre de l’Intérieur. Notre coopération doit être au service du développement économique, du partenariat politique dans un monde multipolaire en pleine mutation et surtout de la relation humaine à nulle autre pareille entre nos deux pays. La coopération dans le domaine de la justice y contribue.

- Quel est l’état de la coopération judiciaire entre la France et l’Algérie ? Existe-t-il des chantiers nouveaux que vous souhaiteriez ouvrir au cours de votre actuelle visite ?

Depuis 2005, la coopération est dense et active. Elle a été renforcée par la nomination de magistrats de liaison entre nos deux pays. Elle comprend deux volets : la coopération judiciaire et l’entraide judiciaire. La coopération judiciaire, c’est surtout la formation. Elle a pris la forme de jumelages de cours d’appel françaises et algériennes. Ils ont atteint une ampleur unique au monde. Elle concerne également les écoles nationales de formation.

L’entraide judiciaire, elle, permet de régler des difficultés que connaissent les citoyens et les entreprises des deux pays lors de leurs relations avec l’autre pays. Je souhaite encore l’accentuer. Ainsi, on peut envisager des jumelages entre parquets, des rencontres entre les juridictions spécialisées créées dans les deux pays pour lutter contre la délinquance transnationale, et d’autres types d’échange de magistrats.

Je souhaite aussi que la France et l’Algérie soient les moteurs d’une coopération élargie à d’autres partenaires à l’exemple du réseau euro-arabe de formation judiciaire nouvellement créé.

- Un diplomate algérien, Mohamed Ziane Hasseni, a été inculpé de complicité d’assassinat de l’opposant algérien Ali Mecili, puis a obtenu la relaxe. Une inculpation qui avait provoqué le courroux de l’Etat algérien et jeté un froid dans les relations bilatérales

-La famille de la victime évoque, quant à elle, le poids de la raison d’Etat qui influence le cours de la justice. La justice française a-t-elle la ferme volonté d’aller jusqu’au bout dans cette affaire et réclamer l’assassin de Ali André Mecili

Un juge d’instruction, magistrat indépendant, a été saisi. Il a mené une enquête. Dans ce cadre, ce juge avait mis en examen M. Hasseni. Des investigations complémentaires ont été menées qui ont conduit la cour d’appel à considérer qu’il n’y avait pas de charges suffisantes contre lui. Pour autant, l’enquête se poursuit sur d’autres pistes

- Une autre enquête judiciaire suscite la polémique, celle de l’assassinat des moines de Tibhirine. Le président Sarkozy a déclassifié des dossiers afin de déterminer les causes et les circonstances de l’assassinat des moines trappistes en Algérie en 1996. Que pensez-vous de la tournure prise par cette affaire ? Et pourquoi la justice française a-t-elle attendu 13 ans pour ouvrir le dossier ?

Un juge d’instruction est saisi depuis 2004. Il mène son enquête conformément aux règles du droit français. De nombreuses investigations ont été menées depuis cette date. Les autorités algériennes coopèrent avec les magistrats français dans le cadre de commissions rogatoires internationales. Il ne m’appartient pas de vous en dire plus, car la règle veut que le ministre de la Justice ne commente pas les affaires en cours ni les décisions de justice.

- Les justices française et algérienne réclament l’extradition de l’homme d’affaires algérien Abdelmoumen Khalifa se trouvant à Londres. La France gardera-t-elle le dossier Khalifa ouvert même s’il est extradé et jugé en Algérie ?

Il revient au juge britannique de décider s’il accorde l’extradition de M. Khalifa et en ce cas vers lequel de nos pays. En tout état de cause, je suis persuadée de notre volonté commune qu’il soit jugé pour les faits qui lui sont reprochés.

- Beaucoup de cas de non-respect du droit de garde d’enfants nés de couples mixtes séparés sont recensés. Les conventions bilatérales engageant les deux pays ne sont-elles pas suffisantes pour éviter des injustices qui pénalisent les droits des uns et des autres

Vous évoquez là un véritable drame humain et je comprends la grande douleur des personnes concernées. Nous recensons une quarantaine de cas d’enfants déplacés dans le pays de l’un des parents et qui n’ont pas la possibilité de voir l’autre parent. Nous devons résoudre ces affaires dans l’intérêt supérieur des enfants concernés.

Le cadre conventionnel en vigueur n’est manifestement pas satisfaisant, car il ne prend pas suffisamment en compte les réalités du présent. Il mérite d’être revu sur certains points. Nous devons nous pencher sur ce problème avec beaucoup d’attention et d’humanité.

- La révision des Accords de 1968 relatifs à la circulation des personnes est au centre d’un désaccord entre les deux pays. On parle de pressions françaises pour mener à une révision contestée par l’Algérie, notamment à travers la non-régularisation des sans-papiers algériens, l’annulation des avantages de l’Autorisation provisoire de séjour pour les Algériens et de pression pour la reconnaissance du droit de propriété pour les Français en Algérie. En tant que ministre de la Justice, pensez-vous qu’il est possible d’arriver à un terrain d’entente sur ce dossier, surtout que les négociations semblent traîner depuis plusieurs mois ?

L’accord conclu en 1968 entre la France et l’Algérie a déjà été amendé à trois reprises. Il prévoit pour les Algériens des avantages par rapport au droit commun. Or, le droit commun a tellement progressé que, sur certains points, le droit applicable aux Algériens, qui devait être plus avantageux, est en réalité moins favorable. Nous souhaitons que l’Algérie continue à bénéficier d’un régime spécial, plus favorable. La France est prête à ces avancées. Elle a aussi des attentes, par exemple en matière de lutte contre l’immigration illégale, dont les migrants légaux sont les premières victimes. Elle souhaite également assurer une véritable réciprocité entre le régime applicable aux citoyens algériens en France et celui applicable aux citoyens français en Algérie. C’est sur ces points que discutent depuis plusieurs mois les services concernés des deux pays, notamment pour la France ceux de mon collègue Eric Besson.

Source algerie 360.com Nadjia Bouaricha

Le Pèlerin

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 23:10

Santé - L’huile d’olive prévient l’Alzheimer

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On sait que l’huile d’olive est excellente pour la santé : elle prévient les maladies cardio-vasculaires, neutralise les radicaux libres responsables du cancer, renforce les os et réduit les inflammations. Des chercheurs américains estiment aujourd’hui qu'elle pourrait permettre de trouver un traitement contre la maladie d’Alzheimer, indique une étude publiée dans le Journal Of Toxicology and Applied Pharmacology.
Des chercheurs ont identifié un élément naturel de l’huile d’olive vierge extra qui prévient la dégradation des cellules, qui provoque la démence des personnes atteintes d’Alzheimer. Cet antioxydant, l’oléocanthal, qui donne sa saveur poivrée à l’huile d’olive, empêche la destruction des synapses dans l’hippocampe, la zone du cerveau responsable de l’apprentissage et de la mémoire, la première à être touchée par la maladie. Les chercheurs n’ont pas établi clairement si une consommation accrue d’huile d’olive protégeait de la maladie d’Alzheimer, mais les résultats de l’étude pourraient déboucher sur de nouveaux médicaments pour prévenir et traiter la maladie d’Alzheimer, soulignent les scientifiques.

Source Le Soir d’Algérie 

Le Pèlerin

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 07:30

«Rien ne va en Algérie»

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Selon la LADDH, la situation des droits de l’homme va de mal en pis. Les libertés citoyennes et individuelles sont menacées et les espaces d’expression sont quasi inexistants, la justice est instrumentalisée. La situation actuelle fait peur. «Censés sécuriser les routes, ces barrages implantés partout bloquent la circulation. On a des files d’automobiles de deux à trois kilomètres sur l’autoroute. On ne fouille pas les Algériens mais on les torture ! Et cela ne se passe dans aucun autre pays au monde, même pas au Liban ou en Irak !» a déclaré hier Me Bouchachi Mustapha, président de la LADDH, lors d’un point de presse qu’il a tenu, avec quelques membres de l’organisation, au siège de celle-ci à Alger.
«Des décisions importantes sont prises sans que les citoyens ne soient consultés. Chaque année, une loi de finances est adoptée, elle gère l’argent du peuple et on n’est pas en mesure de demander des comptes, de savoir comment cet argent est géré ! On ne nous considère pas comme des citoyens mais comme des ressortissants qui doivent obéir à un système politique. Ceux qui disent que l’Algérie progresse en matière des droits de l’homme ne disent pas la vérité. Les droits régressent et les jours qui passent sont meilleurs que ceux qui viennent». Très critique et exaspéré pas la situation actuelle, Me Bouchachi Mustapha a dressé un tableau noir du pays : des jeunes qui se suicident en prenant clandestinement la mer, un chômage croissant, un état d’urgence qui veille toujours à empêcher la société civile de s’organiser et de s’exprimer, une justice instrumentalisée, une corruption qui gangrène le système, la liberté de culte qui n’est plus garantie, les minorités religieuses qui ne sont plus protégées et respectées. «Le danger ne provient pas uniquement du pouvoir mais également de certains citoyens. Ils sont nombreux à ne pas accepter les chiites et les chrétiens ou d’autres confessions.» Le président de la LADDH a expliqué encore que la loi anticorruption adoptée en 2006 a réduit les peines des personnes jugées pour corruption. «Aujourd’hui, un corrompu ne risque que dix ans de prison même s’il a volé tout le pays alors qu’auparavant, c’était la perpétuité. Tout cela ne fait qu’encourager la corruption. » Prenant la parole à son tour, Ali- Yahia Abdenour a estimé que la situation est grave et qu’il est extrêmement difficile pour les militants du mouvement associatif et des droits de l’homme de militer. Il a abordé la situation sociale avec beaucoup de pessimisme. L’inégalité des salaires, l’inflation, la grève des syndicats autonomes, tous secteurs confondus, l’interdiction des manifestations même pacifiques… «Les jeunes sont l’avenir de ce pays, ils sont aussi l’explosion à venir. Le champ politique est lourd comme un orage qui n’a pas éclaté. La présidence est fermé depuis 11 ans et demi, elle doit ouvrir ses portes», a-t-il dit. Maître Boumerdassi a évoqué le volet justice, «une justice aux ordres» qui ne peut assurer des «procès équitables» à tous les Algériens. «Même s’ils n’ont rien commis et ont toutes les preuves, les Algériens se présentent aux tribunaux la peur au ventre. Ils n’ont pas confiance en la justice de leur pays ! La jurisprudence n’est pas uniforme. C’est grave ! Ce n’est pas normal !» «Malgré le discours officiel et les différents amendements, la justice n’a pas du tout progressé ! En Algérie, ce n’est pas un régime de séparation des pouvoirs, mais de confusion de pouvoirs. La justice est l’instrument du pouvoir, on ne peut pas aller de l’avant comme ça», a-t-elle affirmé, citant, à titre d’exemple, la détention préventive.

Source Le Soir d’Algérie  Irane Belkhedim

Le Pèlerin

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 04:21

L’image de l’Algérie a été ternie

dilem chretiens en Algerie

 

Selon le président de la Laddh, «ce genre d’affaire nuit non seulement à l’ image du régime politique en Algérie mais à celle de l’Islam qui apparaît ainsi comme une religion dénuée de tolérance».

Le conséquences du procès intenté contre deux personnes, de confession chrétienne, pour ne pas avoir observé le jeûne pendant le Ramadhan ont été fâcheuses pour l’image de l’Algérie. «Ce genre d’affaire nuit non seulement à l’image du régime politique en Algérie mais à celle de l’Islam qui apparaît ainsi comme une religion dénuée de tolérance», a estimé, hier,

Me Ali Yahia Abdenour épingle Ksentini

Les militants de la Ligue algérienne des droits de l’homme (Laddh) ne sont pas aussi optimistes que ne l’était, il y a quelques jours, Farouk Ksentini, sur la situation des droits de l’homme en Algérie. Maître Ali Yahia Abdenour a pris le soin de préciser lors de son intervention: «Quand on est dans l’Etat, on ne peut être militant des droits de l’homme.» Pour lui, M.Ksentini, président de la Cncppdh, ne serait qu’ «un chargé de l’administration auprès des droits de l’homme».
Par ailleurs, Me Ali Yahia Abdenour a appelé les différents militants de droits de l’homme qui agissent individuellement, à s’unir. «On ne peut agir seul avec un fax et des communiqués», a-t-il fait noter.
Mustapha Bouchachi, président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (Laddh). «Je me demande si ces poursuites judiciaires sont le fait de certains procureurs qui réagissent en référence à leurs propres croyances personnelles ou c’est le système politique qui vise à restreindre cette liberté qui, pourtant, est consacrée dans la Constitution algérienne», s’interroge Me Bouchachi, qui s’exprimait dans une conférence de presse, organisée hier au siège de la Ligue à Alger. Cette affaire des deux «non-jeûneurs» de Aïn Hammam, qui ont été récemment relaxés par la justice, remonte au mois de septembre dernier. Le tort de ces deux ouvriers, Hocine Hocini et Salem Fellaka, était d’avoir mangé sur leur lieu de travail pendant le Ramadhan. Ils seront arrêtés pour atteinte aux préceptes de l’Islam. Le 21 septembre, le procureur a requis trois ans de prison contre ces deux prévenus. Pourtant, ils n’ont pas manqué de préciser par la suite qu’ils sont de confession chrétienne.
Pour ces défenseurs de droits de l’homme, cette affaire est très représentative des restrictions faites à la liberté de culte en Algérie. Mustapha Bouchachi a indiqué que dans tous les cas, l’Etat doit se porter garant de cette liberté. Toujours dans le chapitre des libertés, les conférenciers n’ont pas manqué de dénoncer le maintien de l’état d’urgence qui, selon eux, procède de cette même «volonté de bâillonner le peuple».

Source: L’Expression Hadjer Guenanfa

Le Pèlerin

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 04:11

La décolonisation chère aux chouhada n’a pas eu lieu

vie algerienne

 

«Il est très dangereux de dire ce que l’on pense, très pénible de ne pas le dire et très pernicieux de dire le contraire.»
(Saint Augustin de son nom berbère Aourègh n’Aferfan)
Ils étaient, assurément, dans la vérité sublime, tous ceux qui croyaient sincèrement qu’une action de décolonisation, pour être en phase véritable avec les aspirations du peuple, doit œuvrer à reconstruire l’homme dans la plénitude de sa dignité et s’appliquer à restituer aux citoyens leurs droits fondamentaux et leurs valeurs essentielles, tous ces droits et valeurs, longtemps outragés par une succession de dominations étrangères aussi dévastatrices et aussi âpres les unes que les autres. Dans un des documents adoptés par le Congrès de la Soummam rapporté par Khalfa Mameri, dans son livre consacré à Abane Ramdane, il est écrit : «La révolution algérienne veut conquérir l’indépendance nationale pour installer une république démocratique et sociale garantissant une véritable égalité entre tous les citoyens d’une même patrie sans discrimination.» Cette décolonisation, indépendantiste et révolutionnaire, dans ses principes et ses desseins déclarés, n’a, malheureusement, pas eu lieu. Elle était pourtant un rêve fusionnel de tout un peuple mobilisé, elle était l’idéal sacralisé pour lequel des centaines de milliers d’Algériens ont consenti le sacrifice de leur vie.
Les martyrs d’une Algérie libre, morale, juste et égalitaire
Il est des moments privilégiés de très forte densité socio-historique, où l’histoire impose à un peuple des impératifs existentiels et lui révèle des hommes exceptionnels, plus doués que d’autres à s’élever à la hauteur du destin national. Ces hommes lucides et courageux savaient et disaient, qu’on ne fonde pas une nation viable, sûre et durable sur la seule notion d’une indépendance même très chèrement conquise. Ils savaient aussi et surtout, que le sentiment de liberté ne pouvait être qu’une simple et volatile exaltation de l’esprit, dans tous les cas où les valeurs de justice, de morale et d’égalité ne lui donnent pas une essence et un sens. Les peuples, qui ne savent pas ou ne veulent pas cultiver la mémoire des hommes d’exception, que l’histoire, en général, révèle parcimonieusement, sont des peuples, qui contribuent eux-mêmes, probablement sans en avoir conscience, à la déconstruction de leur propre histoire et à l’annihilation de leur propre génie. Abane, Amirouche, Ben Boulaïd, Ben M’hidi, Didouche, Haouès, Lotfi, Zighoud dominent l’histoire du mouvement de Libération nationale. Je les cite par ordre alphabétique, afin de ne pas paraître les hiérarchiser. Je suis intimement convaincu que sans leur disparition tragique et prématurée, le destin de l’Algérie indépendante n’aurait pas été aussi hasardeux.
Aux historiens le devoir de vérité, non le droit au monopole
Les historiens s’assignent à eux-mêmes la mission de rechercher la vérité historique et le devoir de l’enseigner et de la transmettre en toute honnêteté et en toute objectivité. Encore faut-il convenir d’une définition consensuelle du concept d’objectivité en histoire, des critères, du champ et des limites de sa démonstration. Nulle part il n’est écrit que les historiens s’octroient le droit de monopole de l’histoire, de son étude et/ou de son écriture. Ils n’ont jamais revendiqué l’exclusivité de ce droit. Les historiens, gens de culture et de disponibilité intellectuelle, savent mieux que d’autres, que l’histoire est la mémoire collective de tous les hommes, de ce fait sa connaissance et sa diffusion n’appartiennent à personne en particulier ; quand bien même, l’enseignement universitaire, l’érige, pour des raisons didactiques et pédagogiques, en une discipline scientifique spécifique dévolue aux historiens. Ceci étant, quiconque détient un segment de vérité historique et qui possède le talent de l’écriture ou le don de la narration orale, possède le droit, voire le devoir de témoigner. L’histoire événementielle n’est pas toute l’histoire, aussi scrupuleusement fidèle au déroulement des faits historiques soit-elle, tant qu’elle est mutilée des valeurs idéologiques et morales, qui la sous-tendent et l’animent. L’histoire du mouvement national algérien, telle qu’elle nous est présentée à la lecture, amputée de ses dimensions essentielles et particulièrement dégradée par l’anecdotique au détriment de l’historique, n’a pas le pouvoir scientifique ni la qualité éthique de nous convier à cultiver une considération positive des acteurs de l’histoire algérienne. En effet, l’histoire algérienne est, très souvent pour ne pas dire toujours, réduite à de malencontreuses narrations anecdotiques où l’ambition suicidaire des uns le dispute sans cesse à la vanité démesurée des autres, dans des luttes fratricides, où l’égoïsme l’emporte souvent sur l’intérêt général. Tout n’est que conspirations et intrigues sur fond de sectarisme et de tribalisme. Les divergences d’opinion et l’affrontement des idées, ailleurs développées comme forces dynamiques de l’évolution des peuples, sont présentées dans l’histoire de l’Algérie comme d’irréductibles tribulations dues au choc des motivations subjectives et à l’incompatibilité caractérielle des acteurs de l’histoire nationale. L’histoire de l’Algérie, en général, celle du mouvement national algérien et de la guerre de Libération nationale, en particulier, sont écrites pour se lire comme un roman historique de facture ordinaire. Il est inimaginable pour un esprit sain d’accepter que l’histoire d’un peuple puisse être à ce point rendue insignifiante. C’est de l’enseignement de l’histoire qu’un peuple tire les raisons et la force de croire en son passé, en ses aînés et se donne la confiance en soi, les motivations positives et la volonté de se construire un présent fait de dignité et un avenir fait d’espoir. C’est certainement parce que les Algériens aspirent à cet idéal, qu’il y a en Algérie un immense besoin de l’histoire, la grande et vraie histoire, n’ont point de simples narrations des faits divers de la toute petite histoire.
A propos du témoignage de Sadi consacré aux colonels Amirouche et Haouès Je tiens à souligner qu’il n’est pas dans mes intentions de raviver inopportunément et tardivement un débat à propos duquel je ne détiens, par-devers moi, aucune donnée historique inédite. La publication du témoignage de Saïd Sadi consacré au colonel Amirouche a suscité, j’aime à le dire, plus d’enthousiasme, qu’il n’a provoqué de désapprobation. Les dénigreurs de l’ouvrage ont fait à son auteur de nombreux griefs, dont je ne retiens que quatre d’entre eux : - Le grief fait à Saïd Sadi pour «exercice illégal d’écriture de l’histoire » est d’une aberration évidente. J’ai fait, plus haut, allusion à l’inanité du droit de monopole de l’histoire que certains, par ruse inavouée, concèdent aux seuls historiens patentés, lesquels, il faut le reconnaître, n’ont pas été dupes et n’ont pas, à ma connaissance, surenchéri dans ce sens. - D’aucuns, tout en débitant des flots ininterrompus d’éloges exaltés à l’adresse de quelques personnages politiques de leur choix ont indécemment reproché à Saïd Sadi d’avoir, davantage, fait l’apologie du colonel Amirouche, que de lui avoir consacré un témoignage historique objectif. Etrange posture intellectuelle et morale que celle qui consiste à s’octroyer complaisamment le droit et la latitude de louanger en toute liberté, tout en s’évertuant à les proscrire à autrui. - D’autres ont fait à Saïd Sadi le reproche d’avoir élaboré sa version des circonstances de la mort des colonels Amirouche et Haouès à partir de données exposées sans preuves de leur véracité historique. Curieux reproche, quand on sait que ces contradicteurs n’ont fourni, ce faisant, aucune preuve tangible à l’appui de leur contre-version des mêmes faits historiques. Il ne faut point se leurrer, les circonstances de la disparition des colonels Amirouche et Haouès ne sont pas de celles dont on laisse le secret au hasard des investigations indiscrètes. Très certainement, les preuves existent, consignées quelque part, dans les archives de l’armée coloniale française. - Ceux qui ont reproché à Saïd Sadi d’avoir manqué d’objectivité et de neutralité feignent d’ignorer que l’écriture de l’histoire n’est pas vraiment le lieu de prédilection pour une démonstration idéale de l’esprit d’objectivité et de neutralité. Cette observation d’ordre purement théorique relève, à vrai dire, de la compétence académique à n’aborder qu’avec circonspection. Il faut que la sagesse et la raison triomphent et que le débat retrouve sa juste mesure. Saïd Sadi n’a pas, que je sache, produit ou voulu produire un manuel d’histoire de grande ambition savante. Il a tout juste rendu un hommage particulier à une figure emblématique de la guerre de Libération nationale. Amirouche mérite bien plus que cet humble hommage et Saïd n’a pas démérité à le lui rendre. Le reproche majeur à faire éventuellement à Sadi, s’il en est un, ne peut se rapporter qu’à la véridicité de la trame historique du témoignage. Or, ceux habilités à lui faire ce reproche de vérité, à savoir ceux qui ont combattu en Wilaya III, qui mieux que d’autres connaissent son histoire et ses hommes n’ont, à ce jour, produit aucune réserve de nature à déconsidérer le témoignage de Sadi.
La séquestration des dépouilles de Amirouche et Haouès est une abomination
La séquestration des corps des colonels Amirouche et Haouès, durant plus de vingt ans, dans une cave d’une institution militaire algérienne, est un acte sacrilège d’une très grande abomination. Un acte aussi démentiel ne pouvait être que l’œuvre d’une conscience morbide en proie aux affres de sa propre malédiction. Face à une si profonde déchéance humaine, la raison, les sentiments et la morale perdent toute leur signification ; on est, comme l’écrivait Nietzsche, le philosophe allemand, «au-delà du bien et du mal», on est dans l’anéantissement de toutes les valeurs morales et mentales. Certains contradicteurs du témoignage de Sadi, par déficit d’arguments et/ou par stratagèmes intellectuels, renvoient tout prosaïquement les circonstances de la mort des colonels Amirouche et Haouès aux avatars et aux vicissitudes d’une histoire, dont chacun propose une lecture et une interprétation propres à lui. L’énigme de la très longue séquestration des corps des deux illustres colonels, par deux fois martyrs, me dissuade de croire tout bonnement à la véracité de cette antithèse faite d’une infâme banalité. Deux questions essentielles se posent : - Pourquoi les protagonistes, au plus haut sommet du pouvoir, n’avaient-ils pas, respectant en cela, les traditions officielles établies par eux, érigé une stèle commémorative à l’époque même où fut découvert le lieu où sont tombés – morts pour la patrie – Amirouche et Haouès ? - Pourquoi avoir séquestré plus d’une vingtaine d’années leurs dépouilles dans une cave— ô comble de l’horreur ! — avant de leur offrir des sépultures décentes? Ceux qui savent, quoiqu’approximativement, répondre à cette double question, sont très peu nombreux et ils se taisent honteusement ; ceux qui ignorent tout de la question sont une véritable légion et ils épiloguent à profusion. Le silence insondable des uns et le vacarme assourdissant des autres ne peuvent pas occulter la monstrueuse réalité des faits historiques cachés.
L’Algérie aujourd’hui dans l’incertitude de demain
L’Algérie est entrée malencontreusement dans la configuration de la tourmente et de l’incertitude au lendemain même de la proclamation de sa décolonisation officielle et de la célébration populaire de son indépendance et de sa souveraineté recouvrée. Les Algériens exultaient, ils croyaient fortement que leurs rêves, forgés dans les dures épreuves plusieurs fois séculaires, allaient enfin se réaliser. Désorientés par le déferlement d’une violence surgie de là où personne ne l’attendait, le peuple impuissant, déçu et frustré, ne pouvait ou ne savait que réclamer la paix en scandant le seul mot d’ordre «Sept ans, ça suffit !», dont il avait encore le droit de jouissance. Dans leur grand désenchantement, les Algériens, les uns optimistes, par tempérament, d’autres par fatalisme, tous croyaient avec sincérité que dans une Algérie algérienne enfin gouvernée par des Algériens, la raison et la fraternité allaient naturellement triompher de l’adversité, de l’égoïsme et des haines. Ils ne tarderont pas à apprendre, à leurs dépens, que les hommes — natifs du pays ou venus d’ailleurs – qui par ambitions équivoques ou par intérêts matériels sordides s’emparent d’un pouvoir absolu par la violence l’exerceront toujours par l’usage de la force et de l’arbitraire. A proprement parler, il n’y a aucune différence dans les motivations psychologiques et les conduites politiques des uns et des autres, de nature à leur réserver des appréciations distinctives ; quand deux malfaisances sont d’un même genre et se manifestent selon une même intensité, le bon sens moral élémentaire exige qu’on les réprouve avec la même rigueur. Remonter aux conflits fratricides pour la prise du pouvoir survenus durant l’été fatidique de 1962, à la recherche de l’origine première du système politique, qui prévaut en Algérie depuis l’indépendance et des causes fondamentales du désastre national, est une démarche intellectuelle, qui ne convainc plus personne de nos jours. Non pas que cette démarche manque de pertinence ou de sens des réalités, peu s’en faut, mais parce que l’opportunisme politique est moins hasardeux que la rigueur intellectuelle. En un peu moins d’un demi-siècle de règne absolu et arbitraire, ce pouvoir politique et les hommes qui le composent ont donné la pleine mesure de leur nuisance morale et de leur insuffisance intellectuelle. Dans leur déchéance inexorable, ils ont précipité la nation algérienne dans la déshérence et la morosité et l’ont impitoyablement fourvoyée dans une impasse inextricable. Dans une contribution — intitulée Lettre à la nation algérienne, parue dans Le Soir d’Algérie des 18, 19, 20 et 21 novembre 2007 –, j’avais ébauché un état des lieux des réalités socioculturelles, économiques et politiques de l’Algérie, le constat globalement négatif et particulièrement alarmant s’est, on ne peut, aggravé depuis lors. Force est de constater que trois années après, les processus de dégradation et de régression ne font qu’empirer et s’accélérer à un rythme de plus en plus inquiétant. Nul besoin d’être un économiste émérite pour constater que les gouvernants algériens – puisque, c’est d’eux qu’il s’agit – n’ont jamais opté sérieusement pour un modèle économique définissable, cohérent et clair. Ils ont toujours excellé dans l’art facile et dangereux de la bricole, obéissant chaque fois à leurs pulsions démagogiques. La vérité historique et politique atteste que ce sont les mêmes hommes issus directement ou par filiation du coup de force de 1962, qui pérennisent le même système et règnent en maîtres sur l’Algérie d’aujourd’hui. Autrefois, ils étaient de fiers militants de l’idéal socialiste ; hier, à la stupéfaction nationale, ils se proclamaient adeptes convaincus des bienfaits de l’économie de marché ; aujourd’hui, ils s’apprêtent à professer les vertus salvatrices du patriotisme économique. C’est vrai que, pour un certain temps, la manne pétrolière leur permettra encore de se livrer impunément, hélas, à leurs agissements dilatoires. En un demi-siècle de gestion calamiteuse de l’Algérie, le délabrement économique, ou de ce qui tient lieu d’économie nationale, inscrit dans la durée, a provoqué un marasme social généralisé et un mal-être sérieux de l’homme et de la société. Ce qui est advenu aux Algériens, en ce laps de temps historique, est tout aussi singulier que vraiment consternant ; ils ont déconstruit le sanctuaire des valeurs essentielles que des générations d’anciens ont mis des siècles à construire. L’hécatombe tient de l’hallucination : déliquescence des liens sociaux, perversion des valeurs individuelles et sociales, une effarante vacuité morale, des symboles de la nation mutilés et un martyrologe profané. Le peuple algérien est, probablement pour l’une des rares fois de son histoire, confronté à lui-même, face à des horizons obstrués et à un avenir incertain. Assurément, le pire reste à craindre, car, en dépit de leur faillibilité prouvée et de leur âge bien avancé, ces gouvernants, étrangement inconscients des nuisances commises, s’obstinent ostensiblement à ne pas vouloir quitter le pouvoir et surtout la caverne d’Ali Baba.
Quelle prospective et quel avenir pour l’Algérie ?
Tenter une prospective positive et optimiste, dans ce contexte national marqué par une chienlit permanente et un désarroi généralisé, est un défi immense à la raison, et pour cause : - un peuple, qui ne crée aucune richesse significative, qui ne produit que fort peu de ce qu’il consomme, qui ne survit péniblement que par la grâce d’une rente fossile, ne saurait prétendre à un avenir fiable ; - une nation, qui a perdu ses repères essentiels, le sens élémentaire de civisme et de civilité, qui ne cultive plus les sentiments de la justice et de la solidarité, est une nation qui s’est notablement départie de tout génie d’imaginer un destin décent et de toute volonté apte à le construire ; - un peuple, qui privilégie, à toute entreprise productrice de richesses, la pratique du simple mercantilisme, source d’enrichissement rapide et d’immoralité féconde, qui importe tout ce qu’il commercialise, qui n’exporte que les hydrocarbures en raréfaction accélérée, ce peuple n’a aucune force d’affronter les rigueurs d’un Sahara en expansion mais sans gaz ni pétrole ; - une nation, dont les gouvernants inamovibles et arrogants, entretiennent la culture mortifère de la haine, de l’ostracisme et de l’intolérance, et qui, dans l’impunité totale, pratiquent avec cynisme la corruption débridée et la subordination éhontée, n’est pas une nation moralement armée pour se forger un avenir de grandeur. La passivité psychologique peu ordinaire avec laquelle le peuple endure l’agressivité virulente de ces méfaits socio-politiques, qui, de jour en jour, s’exacerbent, laisse présager que le très proche avenir algérien sera indubitablement théocratique et obscurantiste ou ne sera rien de bien définissable. Quel genre de sortilèges a-t-on jeté au peuple algérien, lui qui a démontré une longue histoire de bravoure et d’honneur, pour qu’aujourd’hui, il exhibe, au monde qui l’observe et s’étonne, une image confuse d’un peuple soumis aux lubies meurtrières d’une caste de malfrats ? En vérité, il est impossible de comprendre, qu’un peuple, hier encore valeureux et d’un attachement légendaire à sa dignité, puisse, aujourd’hui, tolérer, outre mesure, de semblables dérives et d’aussi monstrueuses forfaitures, qui, plus est, toujours commises par les mêmes gouvernants aux commandes du pays, un demi-siècle durant.
Aux anthropologues : le mot de la conclusion
Après l’histoire, la sociologie et la politique, j’en appelle à présent à l’anthropologie culturelle, non point pour conclure, mais plutôt pour m’autoriser l’occurrence de hasarder une réflexion par laquelle j’aurais dû introduire ce texte. Ceci étant, c’est probablement judicieux ainsi, car très souvent, les lecteurs retiennent mieux d’un texte les termes de sa conclusion que les énoncés de son introduction. Science de l’homme par excellence, l’anthropologie développe l’intelligence d’appréhender globalement les phénomènes humains dans l’interactivité de leurs dimensions matérielles et immatérielles. Aussi enseigne-t-elle que les peuples ne se différencient les uns des autres et ne se singularisent que par l’originalité de leur culture et de leur histoire. Les anthropologues connaisseurs avisés des peuples berbères savent que les Algériens, en dépit des apports et des influences culturels, plus ou moins contrariants ou plus ou moins significatifs, sont demeurés des hommes particulièrement épris de liberté et profondément attachés aux valeurs de justice, de solidarité sociale et de démocratie politique. Ces anthropologues savent aussi que ces valeurs supérieures ont, de tout temps, constitué le substrat éthique et le socle culturel des sociétés berbères. Par ce mot de la conclusion, je tiens à rappeler quelques vérités situées aux confins de l’anthropologie culturelle et de l’histoire de l’Algérie berbère. Pour ce faire, je me limite à ne citer très brièvement que trois témoignages d’une grande autorité : - le premier attribué à Aristote et rapporté par Eugène Guernier, dans son ouvrage ( L’Apport de l’Afrique à la pensée humaine) considérait l’organisation sociale et politique des Berbères comme «la meilleure Constitution pour éviter les excès de pouvoir, les dictatures et les révoltes populaires» ; - le second, nous le devons à Justin, historien romain, qui dans ses œuvres consacrées à l’histoire universelle, écrivait : «Des textes réglementant l’exercice du pouvoir populaire, fort ancien en Berberie, existaient bien avant le Ve siècle de notre ère.» ; - le troisième est tiré de l’ouvrage ci-dessus mentionné d’Eugène Guernier : «Il est impossible de ne pas reconnaître chez les Berbères un sens politique très avisé, une notion exacte de la pensée démocratique et un penchant vers le social, qui constituent les assises intéressantes d’une société moderne. Les civilisations, aussi bien carthaginoise que romaine, n’ont pas altéré ce caractère démocratique et social du Berbère.» N’était la fascination du pouvoir, pour les privilèges et les honneurs, qu’il prodigue ; n’étaient la vanité outrancière et l’attrait ignominieux du lucre et de la luxure exercés sur les Algériens, qui, à l’époque, détenaient la puissance armée de la décision, le peuple algérien aurait pu faire de l’instant de la décolonisation une opportunité idéale, d’une puissante densité symbolique, pour se réapproprier ces valeurs essentielles et engager une extraordinaire entreprise de renouveau national et fonder une nation viable et apaisée, juste, égalitaire et démocratique. Un peuple ne rate jamais impunément le rendez-vous majeur de son histoire, moment et lieu sanctifiés entre tous, en dehors desquels rien de grand ni de viable jamais ne se conçoit. Ainsi, subrepticement dévié de sa trajectoire naturelle de prédilection, dépossédé brutalement de sa victoire suprême remportée sur le mauvais sort plusieurs fois séculaire, frustré de ses rêves les plus chers, outragé impudiquement, le peuple algérien s’est trouvé, depuis lors, dangereusement exposé aux pires tribulations. Les Algériens, qui dédaignent tout à la fois les enseignements de l’anthropologie culturelle et de l’histoire générale et qui demeurent au stade de l’effarouchement réactionnel, se contentant de s’étonner, de vitupérer et de condamner les conduites psychosociales qui altèrent sensiblement la société et mettent en grave péril son harmonie et son équilibre, ces Algériens, par l’incomplétude de leur posture moralisante, sans réels efforts d’investigation circonstanciée des causes premières et sans volonté sérieuse d’y remédier, vouent, peut-être sans en avoir pleinement conscience, l’Algérie à une régression certaine. En beaucoup moins d’un siècle, les gouvernants algériens, par leur gabegie et leur égoïsme intempérant, auront épuisé une richesse fossile et non renouvelable, que la nature avait mis plusieurs millions d’années à produire. Un tour de force stupéfiant et une forfaiture révoltante, au regard des larges couches de la population demeurées dans un état d’extrême pauvreté. Quoi qu’il en soit, il n’est pas nécessaire d’être devin pour deviner que, dans l’état actuel de grande misère morale où nous sommes, l’épuisement imminent et drastique de la manne pétrolière n’augure, d’ores et déjà, d’aucun avenir rassurant.
Source Le Soir d’Algérie  Ahcène Bouaouiche.

Psychologue à Constantine

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 04:10

Les propos de Seddik Chihab annoncent-ils une décantation politique qui s’étendra à d’autres questions encore?

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Le RND veut défoncer la camisole dans laquelle sont enfermées les relations algéro-françaises. Seddik Chihab, l’un des membres les plus influents du bureau national du parti de Ahmed Ouyahia, a donné un avant-goût de ce que sera désormais le débat sur la question de la mémoire. «Nous avons chassé la puissance coloniale d’Algérie, nous sommes les vainqueurs et de ce fait, on n’a besoin ni du pardon de la France ni de sa repentance. Ce dont nous avons besoin, c’est de regarder vers l’avenir», a déclaré hier, M.Chihab sur les onde de la Radio nationale Chaîne III.
«La France nous demandera pardon et après...?», s’est interrogé Seddik Chihab qui est également vice-président de l’APN. Il explique que même les moudjahidine qui avaient pris les armes, eux-mêmes n’ont pas besoin d’exiger le pardon de la France. «Laissons cette question du pardon à la conscience de la société française qui la mûrira et la prendra parfaitement en charge», a ajouté ce responsable qui a suggéré une vision plus pragmatique basée sur l’intérêt et le partenariat «au lieu de palabrer et faire de cette question un fonds de commerce». Des déclarations qui font table rase avec la langue de bois sur une question qui allait devenir un tabou au sein de la classe politique nationale. Les propos de Seddik Chihab, qui sont ni plus ni moins, la position officielle du RND, annoncent-ils alors une décantation politique qui s’étendra à d’autres questions encore? L’intrusion du RND dans ce débat en question risque de mettre mal à l’aise le FLN qui a toujours fait de la question de la «mémoire» son cheval de bataille. En tout cas, il est maintenant clair que le traitement réservé au dossier des relations algéro-françaises ne fait pas consensus, du moins au niveau de l’Alliance présidentielle. A chaque occasion, le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, ne manque pas de réitérer le principe de son parti d’exiger de la France «des excuses officielles» pour ses crimes commis durant l’occupation coloniale depuis 1830. Il l’a toujours brandi comme «préalable» à toute normalisation des relations entre les deux pays. En plus du FLN, de nombreuses personnalités politiques algériennes estiment que l’obstacle majeur qui empêche un fonctionnement normal des relations algéro-françaises est directement lié à la question de la «mémoire» et le refus de la France officielle de reconnaître les crimes commis en Algérie. Ce n’est pas la vision du RND et M.Ouyahia l’a fait savoir soulignant que «l’Algérie a des intérêts avec la France et nous devons bâtir une plate-forme basée sur le respect mutuel si nous voulons aboutir à des relations d’exception», marquant ainsi sa différence d’approche avec M.Belkhadem sur cette question. Mais il aurait, selon certaines indiscrétions, longuement abordé le sujet, lors de la réception qu’il a accordée, en juin dernier, au secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, et au conseiller diplomate du président Sarkozy, Jean-David Levitte.
Par la déclaration de Seddik Chihab, le RND propose de regarder vers l’avenir car les dégâts sont déjà énormes. Il y a comme une déception entre les deux rives qui n’ont pas su reconstruire le paradis de l’après-guerre entre les deux pays. Pourtant, ce ne sont pas les exemples qui manquent. La France de De Gaulle a su faire la paix avec l’Allemagne 13 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et le Vietnam est devenu le premier partenaire des Etats-Unis malgré les stigmates, d’une guerre récente. Entre le côté passionnel et la réalité du terrain, il existe tant de choses qui rythment Alger et Paris. Il n’y a jamais eu autant de mariages entre Algériens et Français depuis ces dix dernières années, jamais eu autant d’échanges commerciaux, de rapports économiques et de circulation de personnes. En d’autres termes, jamais le couple Algérie-France n’a fonctionné aussi bien. Mais les hommes politiques semblent incapables de saisir et de comprendre les sensibilités du moment. On n’a pas suffisamment de recul pour regarder ces événements de manière calme et tranquille pour respecter les avis des uns et des autres. Quand des groupuscules d’ultras menacent d’empêcher la projection dans des salles de cinémas français d’une oeuvre artistique par le simple fait que cette oeuvre porte un regard différent sur l’Histoire (Hors-la-loi, Ndlr), il n’y a pas de doute, cela s’appelle du fanatisme. En définitive, la question a fini par glisser vers un débat d’intolérance.

Source: L’Expression Brahim Takheroubt

Le Pèlerin

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 04:00

«Un seul touriste d’enlevé et on n’entendra plus parler du tourisme saharien»

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De nombreux sites touristiques ont été fermés aux étrangers pour des raisons sécuritaires. L’argument ne semble pas convaincre les agences de tourisme. Qu’en pensez-vous ?

La sécurité des touristes est capitale pour nous. Si les services de sécurité ont estimé que ces sites peuvent constituer un danger pour les touristes, c’est que la menace est réelle. Il n’est pas question de jouer avec la vie des gens. Même la France a classé le désert algérien zone orange, qu’elle a déconseillé à ses ressortissants pour des raisons de sécurité. Il faut donc prendre au sérieux le problème. Si depuis 2003 à ce jour il n’y pas eu d’incident sur le territoire algérien, c’est bien grâce aux efforts des services de sécurité. Ils sont les plus habilités à décider d’ouvrir ou de fermer une zone.

- Mais les professionnels craignent que ces fermetures tuent toutes leurs activités dans la région de Tamanrasset…

Il n’y a pas que le Hoggar et le Tassili à Tamanrasset. Il y a d’autres sites, comme la boucle de l’Ahaggar et d’Ahnit, qui sont aussi exceptionnels et riches que ceux fermés provisoirement. Nous avons demandé aux agences de faire la promotion de ces wsites pour éviter la saison blanche. Nous sommes certains que les touristes vont vraiment apprécier ces produits méconnus. Pour l’instant, il y a des risques dans les autres sites et ils sont tous au courant, à partir du moment que certains de leurs représentants avaient pris part à la réunion de la commission de sécurité, présidée par le wali.

- Pourtant, les professionnels affirment ne pas avoir été associés à ces prises de décision, ni avoir été mis au courant…

Ce n’est pas vrai. Nous les avons de tout temps informés. Ils pouvaient ne pas être au courant lorsque les services de sécurité avaient, en plein milieu de la saison écoulée, pris la décision de fermer la route Djanet-Tamanrasset et certains sites, mais pour cette saison, ils sont tous informés et devaient normalement préparer leurs programmes en prenant en compte cette nouvelle donne.

- Certains groupes de touristes ont eu leurs visas après avoir présenté leurs itinéraires qui passaient par les sites fermés. Mieux, certains devaient arriver par Tamanrasset et repartir par Djanet, mais une fois sur place, ils se sont retrouvés bloqués et de ce fait, ils se sont retournés contre le tour-operator. N’y a-t-il pas de coordination entre les services de l’administration pour éviter de tels désagréments ?

C’est aux agences de prendre les dispositions nécessaires pour éviter ce genre de situation. Ils savaient depuis février dernier que la route entre Djanet et Tamanrasset était fermée. Ils pouvaient prévoir des vols par exemple, mais ils ont maintenu leur programme tel quel. Ce qui a provoqué quelques incidents. Un seul touriste enlevé dans la région et on entendra plus jamais parler du tourisme saharien. Vous savez très bien ce qui se passe au sud de la wilaya, et le dernier rapt des sept employés d’Areva, au nord du Niger, s’est passé non loin de la frontière algérienne. Comme nous le savons, au Sahara, les frontières n’existent pas. Alors, il faut juste patienter, le temps de sécuriser certaines régions difficiles d’accès. Ce n’est qu’une crise passagère que nous surmonterons inéluctablement

Doyen des guides, El Mouden craint pour son gagne-pain

Située à une trentaine de kilomètres de la ville de Tamanrasset, Izernane est le plus proche regroupement de Touareg nomades, fixé depuis quelques années seulement.

La route qui relie cette agglomération au chef-lieu de wilaya est une piste difficilement praticable. Pour y arriver, il faut au moins trois heures en 4x4. Sa population est composée surtout de chameliers. Quelques huttes en roseaux, vestiges des anciennes maisons, entourent encore quelques maisons en dur, électrifiées. L’école fait le plein à chaque rentrée, mais le seul dispensaire du village est dépourvu du minimum nécessaire. Les urgences sont la hantise des habitants, obligés de transférer leurs malades à Tamanrasset.
A Izernane, depuis que le tourisme a repris son envol, début 2000, la population vit des chameaux. Une seule bête, louée à des touristes, fait vivre jusqu’à cinq personnes par famille. Une aubaine pour éviter les opérations d’abattage, décidées juste avant, à cause de la misère. Dans ce village, comme dans beaucoup d’autres aux alentours, il n’y a point d’activité, à part le tourisme. Responsable d’une famille d’une quinzaine de personnes, El Mouden est le doyen des guides de la région.

Cela fait plus de 40 ans qu’il fait ce métier. Il nous invite dans sa modeste maison pour nous faire part de ses craintes : «Le tourisme est notre gagne-pain. Mes enfants ne savent faire que ça. Maintenant, tout est à l’arrêt. Nous ne savons plus quoi faire ni comment vivre. J’ai mes sœurs, ses enfants, les miens et ceux de mon cousin à nourrir. Heureusement qu’il a plu cette année et que nous pourrons faire paître de nos chèvres et nos chameaux, sinon on aurait été obligés de les sacrifier faute de pouvoir les nourrir.» Trois des enfants de ce guide aguerri rejoignent la discussion. Eux aussi ont peur de l’avenir. L’oisiveté les tue, depuis le début raté de la saison. «Nous ne savons rien faire à part le tourisme. Ils ont fermé des circuits pour des raisons de sécurité et oublient que nous sommes les yeux et les oreilles de cette région. Nous savons tout ce qui se passe ici et nous pouvons retrouver les traces de n’importe quel étranger. Nous avons d’ailleurs aidé l’armée à localiser les otages de 2003 et, aujourd’hui, je peux être formel : il n’y a rien ici. Les terroristes sont au-delà de nos frontières. Il faudrait qu’ils reviennent sur leurs décisions pour nous laisser travailler. Nous ne demandons rien à l’Etat, qu’il nous laisse juste gagner notre vie au lieu d’aller voler», souligne un des fils d’El Mouden, âgé d’une trentaine d’années.                

Sommet des chefs d’État du Sahel en Libye - Un sommet et des interrogations

Rien n’a filtré sur le mini-sommet des chefs des Etats sahélo-sahariens qui s’est tenu, dimanche dernier à Syrte, en Libye,
après la clôture du 2e sommet afro-arabe.

Cette réunion, dite de «concertation sur le Sahel», a regroupé, faut-il le rappeler, le président Abdelaziz Bouteflika, le guide de la Révolution libyenne, le colonel Mouammar El Gueddafi, les chefs d’Etat de Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz, du Mali, Amadou Toumani Touré, et du Tchad,  Idriss Deby Itno. Mais on ne sait toujours rien sur les détails des discussions entre ces derniers. Pour de nombreux observateurs, il est clair que cette réunion intervient dans un contexte très particulier marqué non seulement par le trafic de cocaïne colombienne, mais également par la recrudescence des activités terroristes. L’Algérie avait convoqué, au mois de mars dernier à Alger, une réunion des ministres des Affaires étrangères de sept pays de la région, suivie d’une autre ayant regroupé les chefs d’état-major des armées du Mali, du Niger, de Mauritanie et d’Algérie, dans le but de coordonner les efforts et multiplier la coopération régionale, en matière de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel. Un commandement militaire commun entre ces armées a été créé et installé à Tamanrasset, alors qu’un centre de renseignement sur le Sahel a été mis en place à Alger il y a quelques jours.

Complicité des autochtones

Sur le terrain, la facilité avec laquelle a eu lieu l’enlèvement de sept travailleurs d’Areva de leurs domiciles à Arlit, au nord du Niger, et la rapidité avec laquelle ces derniers ont été transférés au nord du Mali pour négocier leur libération, montrent que les phalanges d’Al Qaîda au Sahel ont gagné en nombre et en logistique grâce non seulement aux fortes rançons que les Etats leur versent, mais aussi aux complicités qu’ils achètent auprès des notables de la région de Tombouctou, Gao et Kidal, au nord du Mali.
En effet, dès l’arrivée des sept otages (employés d’Areva) à Timetrine, au nord du Mali, les négociateurs «attitrés» du palais présidentiel ont ouvert les habituels canaux de communication avec les terroristes. Hier, ils ont alerté l’AFP sur l’état de santé de la seule femme otage, qui, selon eux, a «un besoin urgent de se faire soigner d’un cancer». «Les ravisseurs d’Aqmi sont ouverts à toute négociation.» «Je reviens de chez les ravisseurs, dans le désert, où j’ai rencontré deux représentants du groupe qui les détient ; l’otage française est malade et ne peut plus rester longtemps sans soins.» Le médiateur malien a ajouté : «La femme française est malade. On nous a dit qu’elle a été soignée peu de temps avant son enlèvement, mais elle nécessite un suivi.» A en croire ces négociateurs, les ravisseurs «feront bientôt connaître leurs revendications».
Certainement une somme encore plus importante que celle payée par le gouvernement espagnol et la libération de certains de leurs acolytes détenus au Mali, en Mauritanie ou au Niger.

Mohamed Rouani. Président de l’Union nationale des associations des agences de tourisme alternatives - «Il y a une volonté de tuer dans l’œuf le tourisme saharien»

Pourquoi, selon vous, le décret régissant l’activité des agences de tourisme et de voyages et promulgué au mois de juillet dernier porte-t-il atteinte aux activités des professionnels du tourisme saharien ?

Les dispositions de ce décret sont mortelles pour le tourisme saharien. Elles ne répondent pas au mode d’exploitation, à l’éthique et à la mentalité de la culture locale. Nous activons dans une région spécifique, qui diffère totalement des régions du Nord ou des Hauts-Plateaux. Ses guides n’ont rien à voir avec ceux qui activent ailleurs.
Ce sont des locaux qui, en dépit du fait qu’ils ne sont pas instruits, connaissent comme leur poche tous les coins du désert, sa faune, sa flore et son histoire. Ils n’ont pas de diplôme, mais sont excellents dans leur métier de guide qu’ils ont appris sur le terrain. Comment peut-on leur exiger un titre, alors qu’ils n’ont jamais mis les pieds à l’école ? Il y a quelques années, nous avions demandé aux autorités de leur dispenser une formation orale, mais cela n’a pas été pris en compte. Le tourisme saharien n’a rien à voir avec le tourisme de masse. C’est une activité très particulière et le décret qui vient d’être promulgué ne peut être appliqué. Si les pouvoirs publics avaient impliqué les professionnels du tourisme dans l’élaboration de ce texte, il ne serait pas dans sa version actuelle. Ce décret prévoit le retrait de la licence si une agence ne travaille pas durant une période de six mois. Or, au Sud, la saison touristique s’étale du mois d’octobre au mois d’avril. Les autres six mois, il n’y a rien du fait du climat. Allons-nous tous nous retrouver sans licence ? Plus grave, ceux qui ont rédigé ce texte n’ont prévu comme sanction que le retrait définitif de licences quelle que soit la faute. De plus, ces licences ne sont même pas transmissibles aux enfants, alors que dans la région, l’activité est plus familiale qu’individuelle. Nous apprenons à nos enfants le métier et les connaissances y afférentes, pour qu’ils les prennent en charge une fois que nous ne seront plus de ce monde.

- En tant que professionnels du tourisme, avez-vous été impliqués dans l’élaboration de ce décret ?

Jamais. A aucun moment nous n’avons été sollicités. Sa promulgation a été une grande surprise pour nous. C’est toute l’activité qui est en danger. De toute façon, nous sommes en pleine saison blanche.

- La saison s’annonce-t-elle blanche à cause de ce décret ou à cause de la situation sécuritaire ?

Il est vrai que la fermeture inexpliquée de nombreux sites du Hoggar et du Tassili, le cœur même du tourisme à Tamanrasset, a porté un sérieux coup à l’activité. L’argument sécuritaire n’est pas convaincant, d’autant que depuis 2003, il n’y a jamais eu d’incident dans la région.
 Nous aussi sommes responsables de la sécurité de nos invités. Nous ne pouvons risquer leur vie. Nous savons que des décisions de ce genre ne pouvaient être prises sans l’avis des professionnels des agences de tourisme, dont l’activité fait vivre tout un pan de la société. Cela n’a pas été le cas et nous avons subi de plein fouet les réactions brusques des services de sécurité qui ont transféré des groupes de touristes par hélicoptère des sites touristiques à la ville, sans aucune explication, et ont fermé carrément la route reliant Djanet à Tamanrasset. Il y a comme une volonté de tuer dans l’œuf le développement du tourisme saharien. C’est une catastrophe pour la région et plus de 120 agences de Ghardaïa, Tamanrasset et Djanet vont mettre les clés sous le paillasson

- Qu’allez-vous faire maintenant que ce texte est promulgué et que dans un délai de trois mois, toutes les agences doivent être conformes aux nouvelles dispositions ?

Nous effectuons actuellementdes démarches pour exposer nos préoccupations aux plus hautes autorités, à commencer par le ministre du Tourisme, puisque c’est sur rapport de ce dernier que le texte a été élaboré.
Une concertation avec les associations de Tamanrasset, Djanet et Ghardaïa est en train de se faire pour présenter un rapport commun aux autorités. Nous pensons que celles-ci vont être attentives et répondront favorablement à nos préoccupations pour sauver la saison qui s’annonce morte après les annulations de certains tour-operators, suite à la prise d’otages de Arlit, au nord du Niger.

 Source: El Watan  Salima Tlemçani

Le Pèlerin

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