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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 03:57

Algérie - Chakib Khelil met en vente son appartement à Alger, pas ses villas aux States

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Où est donc passé Chakib Khelil ? Depuis son éviction du gouvernement le 28 mai 2010, l'ex-ministre de l'Energie et des Mines fait l'objet de diverses spéculations. On le dit en résidence surveillée en Algérie, ou bien parti aux Etats-Unis où il possède des biens immobiliers notamment dans le l'Etat Maryland.
On dit encore qu'il est privé de son passeport... Chakib Khelil se trouve toujours en Algérie, libre de ses mouvements. L’ex-ministre s’est rendu récemment à Oran par route (probablement pour éviter de croiser des gens à l'aéroport) pour rendre visite à des proches. Par ailleurs, Khelil a mis en vente son appartement de 400 m2, avec ascenseur privé, propriété qu’il a acquise auprès de Sonatrach à la résidence Chaabani, non loin du siège du ministère de l’Energie. Des informations déjà parues - jamais démenties par l'intéressé - dés juillet 2008 indiquaient que cet appartement avait été acquis pour la somme de 1,8 millions de dinars. Soit une bouchée de pain.
L'ex-ministre de l'Energie possède également plusieurs propriétés aux Etats-Unis, mais se s'est jamais expliqué sur la manière et avec quel argent il les avait acquises. D'autant plus que ces acquisitions ne sont pas antérieures à sa nomination comme ministre en décembre 1999, mais elles ont intervenues huit ans plus tard. En effet, le 24 juillet 2007, Chakib Khelil, son épouse, Najat Arafat Khelil et un entrepreneur privé, Omar Habour (cité dans le scandale de BCIA) ont acquis une propriété dans le Maryland, aux Etats-Unis, pour un montant de 1,56 millions de dollars.
Le couple a également acquis moins d'une année plus tard, le 30 juin 2008, une maison mitoyenne pour 302 000 dollars ainsi que d’une autre propriété sise en face pour cette fois-ci un montant de 300 000 dollars. En somme, l'ex-ministre et son épouse auront acquis en une année trois propriétés pour un montant total de 2,1 millions de dollars.
La législation algérienne, loi n° 06-01 du 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, fait obligation aux responsables de déclarer leur patrimoine un mois après leur prise de fonction ainsi qu'à la fin du mandat ou à la cessation d'activité. Le texte stipule que «toute personne qui détient un mandat législatif, exécutif, administratif, judiciaire, ou au niveau d’une assemblée populaire locale élue, qu’elle soit nommée ou élue, à titre permanent ou temporaire, qu’elle soit rémunérée ou non, et quel que soit son niveau hiérarchique ou son ancienneté (...) toute autre personne investie d’une fonction ou d’un mandat, même temporaires, rémunérée ou non et concourt, à ce titre, au service d’un organisme public ou d’une entreprise publique, ou de toute autre entreprise dans laquelle l’Etat détient tout ou partie de son capital, ou tout autre entreprise qui assure un service public» (...) «toute autre personne définie comme agent public ou qui y est assimilée conformément à la législation et à la réglementation en vigueur» est dans l'obligation de faire une déclaration de patrimoine.
Or, Chakib Khelil, débarqué du gouvernement en mai 2010, ne s'est pas astreint à cette obligation. L'a-t-il faite en catimini? S'est-il abstenu de se conformer à la législation en vigueur?
Le texte de loi du 20 février 2006 relatif à la déclaration de patrimoine

Source DNA

Le Pèlerin

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 03:52

La région de Tamanrasset sous haute pression

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Depuis février dernier, les services de sécurité sont en état d’alerte maximum à Tamanrasset, la ville frontalière du  nord du  Mali et du Niger, deux régions en proie à une forte activité de terroristes, contrebandiers et narcotrafiquants.
Si les services de sécurité maintiennent toujours la pression, les professionnels du tourisme, les plus touchés par la situation, ne comprennent pas cette inquiétude et vont jusqu’à douter d’une quelconque menace sur la région.
Pourtant, celle-ci est bel et bien réelle, si l’on se réfère aux propos d’un officier de la région : «Des informations ont fait état d’un projet d’enlèvement de touristes au Tassili. Ces données étaient crédibles, puisque nous avions arrêté des personnes chargées de la logistique.» Notre interlocuteur précise que l’attentat a été déjoué à la dernière minute grâce à la vigilance des forces de sécurité : «L’endroit ciblé est très fréquenté par les touristes. Nous avons été obligés de les évacuer pour ne prendre aucun risque, en attendant d’arrêter tous les éléments du groupe.» Mais chez les professionnels du tourisme, cette intervention a néanmoins suscité l’incompréhension, voire la colère : «Pourquoi des mesures aussi importantes et brutales ont-elles été prises sans que nous soyons informés ? Sommes-nous aussi fous pour mettre en péril la vie des touristes ?

Nous connaissons parfaitement la région et si nous avions ressenti la moindre menace, nous aurions nous-mêmes refusé d’aller sur les sites à risque.  En 1993, lorsque la situation a commencé à se détériorer, nous avons nous-mêmes pris la décision de ne plus ramener de touristes, jusqu’en 2000», déclare M. Hamdaoui, président de l’Association des agences de tourisme de Tamanrasset. Entouré d’une vingtaine de représentants des agences locales, il explique pendant des heures les «conditions très difficiles» dans lesquelles les professionnels du tourisme exercent à Tamanrasset.
«Des touristes en bivouac ont été embarqués à bord d’hélicoptères militaires pour être acheminés vers la ville ; d’autres ont été interdits d’accès à de nombreux sites et certains ont été sommés de rebrousser chemin, sur la route Tamanrasset-Djanet, pour des raisons sécuritaires. Nous n’avons jamais été destinataires d’un quelconque document officiel notifiant ces mesures», déclare M. Hamdaoui.  
Une réaction que l’officier des services de sécurité «ne comprend pas». Pour lui, les événements qui secouent le nord du Mali et du Niger «sont suffisants pour mettre tout le monde en état d’alerte. Vous savez très bien qu’avec les rançons, les terroristes sont suffisamment riches pour offrir des sommes alléchantes à certains employés d’agences en contrepartie d’une quelconque information sur la localisation de touristes pour en faire des otages».

État d'alèrte

Il rappelle que les mesures restrictives, décidées en février dernier, avaient été  prises alors qu’un Français, M. Germaneau,  venait d’être enlevé et exécuté par ses ravisseurs, quelque temps après, à la suite de l’opération militaire mauritano-française au nord du Mali. «Le dispositif mis en place et le démantèlement des réseaux de soutien ont poussé les terroristes à agir là où l’on s’y attendait pas. Ils ont attaqué, en juillet dernier, une unité de gardes-frontières en patrouille à proximité de la bande frontalière avec le Mali, dans la région de Tinzaouatine, faisant onze victimes», indique notre interlocuteur. Ce qui a justifié le maintien des mesures «draconiennes» et «le refus catégorique» de rouvrir les sites touristiques et la route Djanet-Tamanrasset fermés aux touristes. Mieux, dès l’enlèvement des sept employés d’Areva à Arlit, au nord du Niger, la frontière avec ce pays a été carrément fermée, et ce, pendant une semaine, avant d’être rouverte «mais au compte-gouttes et uniquement aux ressortissants des deux pays», nous dit-on. «La tension est montée d’un cran à la suite de ce rapt et les militaires ont mis la pression sur les agences, dont les employés sont désormais surveillés. La suspicion et les restrictions imposées ont compromis la saison touristique et l’annulation des vols charters du tour-operator français Point Afrique a été comme un coup de grâce porté au tourisme balbutiant», souligne Mohamed, un cadre de l’administration locale. Il regrette que la commission de sécurité, présidée par le wali, n’associe pas les représentants des agences de tourisme de la région «pour plus de transparence», car, ajoute-t-il, la sécurité concerne tous les citoyens et non pas uniquement les militaires, les gendarmes et les policiers. Avis que partagent de nombreux notables touareg avec lesquels nous nous sommes entretenus.

Ces derniers ne voient pas d’un bon œil l’installation, à Tamanrasset, d’un comité commun des chefs d’état-major des armées de la Mauritanie, du Mali et du Niger, même si au fond, ils ne croient pas à des résultats probants sur le terrain. «Le terrorisme s’est installé dans la région grâce à l’argent et ne pourra en être chassé que par l’argent. Il faut que les Etats, y compris le nôtre, comprennent que la misère et la situation d’abandon que subissent les populations locales sont le terreau qui nourrit le recrutement au sein des groupes terroristes. Pour renverser la situation, il faut donner aux jeunes les chances d’une vie meilleure», déclare un  notable d’une tribu targuie. Entouré de plusieurs membres de sa communauté, il exprime son inquiétude de voir ce qui se passe au nord du Mali et du Niger contaminer les régions sud du pays, notamment Tamanrasset qui, selon lui, s’est transformée ces dernières années en un véritable eldorado pour le blanchiment de l’argent de la drogue et de la contrebande, fléaux qui évoluent dans le sillage du terrorisme dont ils profitent pour assurer la sécurité du produit du crime.
Tam, eldorado du blanchiment de l’argent de la contrebande et de la drogue
La situation d’insécurité dans la région n’a fait que multiplier les gains de plus en plus énormes de personnes qui, il y a quelques années seulement, étaient à la limite de la pauvreté.
Ces nouveaux riches sont reconnaissables aux nombreuses somptueuses villas qui poussent comme des champignons, çà et là, sans éveiller les soupçons des services du fisc. Une virée au quartier Sersou Ferraille, au centre de Tamanrasset, permet de constater de visu qu’une multitude de constructions à étages dénotent d’un goût assez porté sur un luxe d’un autre genre. De l’extérieur, certaines maisons ne paient pas de mine, mais il suffit que les lourds portails métalliques s’ouvrent pour qu’apparaissent les signes de richesse. De la faïence d’importation sur les murs, des colonnes et des dalles de sol en marbre, des climatiseurs de dernière génération dans chaque coin des pièces, des lustres en cristal, des meubles venus certainement d’Europe… bref tout pour garnir un espace sans être regardant sur les prix.

Trafic en tout genre

Dès la nuit tombée, des voitures de luxe et des 4x4 des plus puissants et récents stationnent dans les ruelles étroites qui séparent les pâtés de maison. «Le soir, le quartier devient un lieu de rencontre des fraudeurs et des ripoux en tout genre. Ils négocient les affaires, les prix, la drogue, etc. Vous voyez cette Corolla blanche ? C’est celle d’un militaire. Et l’autre, un 4x4 Toyota, appartient à un ancien élu. L’homme qui est assis à côté du chauffeur est un policier. Vous voyez, je vous ai dit qu’il y a de tout et, parfois, il est même dangereux de s’y aventurer. Jamais les services de sécurité n’ont osé faire des descentes dans le quartier, alors qu’ils savent que toutes ces richesses sont le fruit de la drogue, de la contrebande et du trafic d’armes. Certains propriétaires  n’avaient aucun sou il y a à peine cinq ou six ans. D’où ont-ils eu tout cela ?», lance Saâd, notre accompagnateur. Il a très peur. Il panique à chaque fois que des hommes enturbannés nous fixent du regard. Saâd semble connaître bon nombre d’entre eux. Il a servi de chauffeur à un contrebandier qui, une fois devenu trop riche, s’est installé à Oran où il a ouvert une société d’importation. «Je suis certain que cette société est une couverture. L’argent qu’il s’est fait ici avec la fraude lui permet de vivre et de faire vivre ses enfants sur plusieurs générations. Il a même fait dans le trafic d’armes et de drogue. Devant lui, Hadj Bettou est un enfant de chœur.  Aujourd’hui, il est devenu un hadj auquel  beaucoup vouent respect et abnégation dans l’Oranie», note Saâd.
Il nous fait faire le tour de Tam, une ville qui croule sous les ordures que broutent des troupeaux de chèvres. «La saleté prend du terrain chaque jour sans que les autorités ne lèvent le doigt. La fraude est devenue le seul secteur d’activité qui ne s’est jamais arrêté. La drogue dure se vend comme des petits pains dans chaque coin de rue. Les services de sécurité sont concentrés sur la lutte antiterroriste laissant la ville entre les mains des trafiquants», déclare Saâd d’une voix éteinte. La température en cette journée dépasse exceptionnellement les 36 degrés.

L’avenir compromis

 Saâd ne veut plus nous accompagner à In Guezzam : «Vous allez faire plus de 400 km pour rien. Les services de sécurité ne vous laisseront pas poursuivre la route vers le Niger. Ils l’ont fermée juste après l’enlèvement des sept étrangers au nord du Niger. Ils ne laissent passer que quelques ressortissants nigériens et algériens qui justifient leur déplacement. J’ai moi-même accompagné quelqu’un qui a dû rebrousser chemin», précise Saâd. Cette situation ne le réjouit pas. Il voit son avenir compromis, lui qui travaille pour une agence de voyages comme chauffeur. Depuis que les militaires ont interdit aux touristes l’accès  à de nombreux sites et que Point Afrique, le tour-operator français, a annulé ses charters sur le Sud, Saâd a très peur. «Habituellement, à cette période, je ne m’arrête pas. Mais là, je n’ai pas eu un seul travail. Je me roule les pouces et l’agence risque même de fermer», lance-t-il tristement. Le pessimisme de Saâd est légitime. Le tourisme saharien est en train de subir les dommages collatéraux du terrorisme et des décisions unilatérales prises par les autorités pour réglementer un secteur qui vient juste de reprendre son souffle. Le décret du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, régissant l’activité des agences de voyages et de tourisme, est senti par l’ensemble des professionnels de la région du Sud comme un coup de grâce : «Pour nous, ce texte est venu casser l’élan d’une activité d’un secteur pourvoyeur d’emplois. Ici, les gens sont pauvres. Ils vivent la misère. Le tourisme constitue, pour eux, une bouffée d’oxygène qui nourrit leurs enfants et leur permet de se fixer et de préserver leur cheptel. Qu’allons-nous leur offrir une fois que le tourisme sera fermé ? Ils seront obligés de faire ce que certains habitants du nord du Mali et du Niger ont fait : s’allier aux terroristes ou aux trafiquants de drogue. Nous ne voulons pas rééditer le scénario des jeunes de Djanet, qui ont pris les armes et attaqué un avion militaire. Il a fallu l’intervention des notables de la région pour les faire revenir à la raison et se rendre. Fort heureusement, ils ont écouté leurs aînés, mais allons-nous être écoutés cette fois-ci ? Je ne le pense pas. Les jeunes de Tamanrasset se sentent totalement marginalisés. Il y a un quartier qui a pour nom Kandahar, et Dieu seul sait ce qui s’y passe de jour comme de nuit. Si nous avons pu retenir tout un pan de ces jeunes à l’écart, c’est parce que le tourisme est pour eux une fenêtre sur le monde. Vous la leur fermez, ils réagiront de la manière la plus violente», lance M. Labir, président de l’APW de Tamanrasset et responsable de l’agence Dromadaire. «Nous avons de tout temps attiré l’attention du wali sur ces questions, mais il n’y avait pas de répondant. Nous pouvons reprendre la situation en main pour peu que les autorités apprennent à associer les représentants locaux lorsqu’il s’agit de décider de l’avenir de la collectivité», conclut l’élu. En dépit des propos inquiétants des uns et des réponses rassurantes des autres, Tamanrasset donne l’image d’une ville que se disputent des trafiquants en tout genre qui blanchissent le produit de leurs crimes, et des terroristes qui n’attendent que l’occasion pour faire parler d’eux et isoler davantage la région.

Source: El Watan  Salima Tlemçani

Le Pèlerin

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 03:47

Mme Alliot-Marie aujourd’hui à Alger

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La ministre française de la Justice, Michèle Alliot-Marie, est attendue à Alger aujourd’hui pour une visite de travail de deux jours axée sur la coopération juridique et judiciaire, a annoncé hier le ministère algérien de la Justice, Tayeb Belaïz. Mme Alliot-Marie, accompagnée d’une importante délégation, rencontrera son homologue Tayeb Belaïz pour des discussions “sur l’évaluation de la coopération juridique et judiciaire et les possibilités de son développement et de son élargissement ainsi que sur le renforcement des relations entre les deux pays”, précise le ministère algérien dans un communiqué. Dans une déclaration à l’Assemblée nationale algérienne jeudi et rapportée samedi par le quotidien officiel El Moudjahid, M. Belaïz déclarait que “la coopération judiciaire et juridique entre Alger et Paris a donné des résultats probants”. Il l’a qualifiée d’“excellente”, notamment dans son volet de formation des magistrats. Interrogé par les députés sur la signature éventuelle de nouvelles conventions entre Alger et Paris, le garde des Sceaux algérien avait jugé que cela “n’avait pas d’utilité” puisque les conventions existantes “ont donné les résultats escomptés”. Des observateurs estiment que le non-lieu décrété le 31 août pour le diplomate Mohamed Ziane Hasseni dans l’affaire de l’assassinat de l’opposant algérien Ali Mécili “a très certainement participé à vite ouvrir les portes d’Alger à la garde des Sceaux française”. Parmi les sujets délicats et en suspens entre les deux pays, il y a aussi l’enquête sur l’assassinat des moines trappistes de Tibhirine en 1996 et l’inscription par Paris de l’Algérie sur la liste des pays à haut risque terroriste. Deux sujets qui seraient abordés lors du séjour de Mme Alliot-Marie à Alger.
La visite de Mme Alliot-Marie intervient après la visite à Alger de la secrétaire d’État chargée du Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, le 19 septembre dernier, qui avait évoqué une “nouvelle étape” dans les relations algéro-françaises, et avant la venue, fin novembre prochain, de l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, chargé de faciliter et de développer les investissements bilatéraux.

Algérie-France Michèle Alliot-Marie | La brouille entre Alger et Paris se dissipe petit à petit au gré du vent favorable que souffle la sacro-sainte préservation de l’intérêt des Etats.

Michèle Alliot-Marie

La reprise de langue entre les hauts responsables du pays, depuis la venue à Alger du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, en juin dernier, a déroulé le tapis au ballet diplomatique qui a pris en premier lieu un caractère purement économique.
En effet, la visite de M. Guéant a été suivie en septembre dernier par celle de Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat française chargée du Commerce extérieur, qui avait adopté un ton plus conciliant et compréhensif envers les nouvelles orientations économiques de l’Algérie qui avaient, à un certain moment, irrité les patrons d’entreprises français.
Après la réconciliation commerciale, place à la coopération judiciaire. La très charismatique Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés, est annoncée pour une visite à Alger les 17 et 18 octobre en cours. Au menu de cette visite de deux jours figure en premier lieu la densification de la coopération judiciaire. Nul doute aussi que cette visite participe au réchauffement des relations bilatérales, sujettes depuis quelques années à des frictions et des coups de froid. La coopération judiciaire étant un volet important des échanges entre Etats, il est utile de souligner le caractère politique de cette visite, visant assurément à assainir les dossiers qui enrhument les rapports bilatéraux.
La récente relaxe du diplomate Hasseni dans l’affaire de l’assassinat de l’opposant algérien Ali Mecili a très certainement participé à vite ouvrir les portes d’Alger à la garde des Sceaux française. L’affaire Mecili n’est pas pour autant classée, l’assassinat de l’opposant algérien demeure l’otage de la raison de deux Etats et la justice française réclame toujours l’assassin de Mecili. L’autre dossier sur lequel la justice française planche aussi est celui de l’assassinat des moines trappistes de Tibhirine. Une autre affaire judiciaire qui lie les deux pays et continue à être au cœur des bouderies entre eux.
Est-ce que ces deux affaires figureront au menu des discussions de Mme Alliot-Marie avec ses interlocuteurs algériens ou bien choisira-t-elle d’éluder les questions qui fâchent pour laisser place à la pragmatique préservation des intérêts communs ? Le contentieux entre Alger et Paris ne se limite toutefois pas à ces deux affaires puisqu’il concerne aussi l’inscription de l’Algérie sur la liste des pays à haut risque terroriste et, à un moindre degré, la suspension de la révision des accords de l968 sur l’immigration.
Est-ce que Mme Alliot-Marie, qui est pressentie pour succéder au Premier ministre français, François Fillon, dépassera le cadre de ses compétences de ministre de la Justice pour évoquer toutes les questions qui restent en suspens entre Alger et Paris ? Etant passée dans le gouvernement Fillon par le ministère de la Défense et celui de l’Intérieur, pour s’occuper aujourd’hui de la Justice, Mme Alliot-Marie semble bien placée pour renouer le dialogue avec les responsables algériens sur nombre de questions, notamment sur celle de la lutte contre le terrorisme. A noter que Mme Alliot-Marie sera accompagnée, lors de sa visite à Alger, d’une forte délégation du département de la Justice ainsi que par des journalistes.

El Watan

 Source: Liberté

Le Pèlerin

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 03:45

Dans notre société, le célibat est comme le tabagisme. Il est plus critiqué au féminin qu’au masculin.

femmes-celibataires.jpg

 

Effarant! «41% des femmes âgées entre 25 à 49 ans ne sont pas encore mariées. Les zones rurales sont les plus touchées par le phénomène du célibat».
C’est par ce chiffre et constat alarmant qu’a entamé Dalila Iamarène-Djarbel, sociologue et membre du réseau Wassila, son intervention à l’émission «Femme et avenir», diffusée hier sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Tradition oblige, les femmes issues de ces régions ont du mal à trouver un compagnon. Entre problème de logement, chômage, la priorité aux études supérieures et la vie professionnelle au détriment de la vie en couple...le mariage a de plus en plus de quoi justifier son retard.
Les universités et lycées regorgent de filles. L’invitée de la radio argue mordicus que le célibat féminin n’est pas un «phénomène spécifique à l’Algérie».
A l’exception de la Palestine, où la moyenne d’âge du mariage des filles est à 26 ans, tous les pays arabes sont concernés. A la question de savoir sur quels critères se base actuellement le mariage, Mme Djarbel a affirmé que souvent «c’est la famille qui décide». Et d’ajouter: «Les jeunes filles et garçons sont exclus de la décision». Ce choix à contre-coeur se solde parfois par un divorce prématuré. C’est le déchirement, pour l’un comme pour l’autre. Abondant dans ce sens, le membre du réseau Wassila appuie sa réponse en affirmant: «La conception de la relation entre la femme et l’homme est actuellement basée sur le principe de perpétuer les liens familiaux.»
Un chemin qui, selon ses dires, est parsemé d’épines. Dans une autre optique, la sociologue a longtemps insisté sur le fait que le mariage ne doit pas être le seul destin de la femme. Etayant ses propos, elle affirme qu’actuellement «la femme est assignée à la famille.» Dans notre société, le célibat est comme le tabagisme. Il est plus critiqué au féminin qu’au masculin. Certaines filles admettent leur situation tandis que d’autres endurent le martyre.
Des témoignages? Linda, dont les propos sont rapportés par la radio, estime qu’être célibataire est devenu un fait courant. «Trouver un bon mari de nos jours est rarissime», dit-elle. Son futur époux, poursuit la jeune fille, doit accepter ses conditions. Lesquelles? «Je veux vivre dans mon propre appartement et garder l’argent pour mon compte». N’est-elle pas très exigeante? «Je préfère vivre seule que mal accompagnée», rétorque-t-elle. La sociologue estime que ces propos illustrent fort pertinemment la situation d’une fille qui travaille. «Cette fille a d’autres objectifs qui précédent le mariage. Elle veut être heureuse», explique la spécialiste. Et de dénoncer: «Contrairement à l’homme, on n’arrive pas à donner un statut à la femme célibataire». Dans son intervention, Mme Djarbel appelle les filles «à ne plus attendre l’homme qui frappe à leur porte pour demander leur main. Il faut que ça change, les filles doivent être les initiatrices d’une éventuelle relation».
Est-ce possible dans une société aussi réservée que la nôtre? Peu probable. Quant au recours de certaines filles à des charlatans dans le but de mettre fin à leur célibat, l’invitée de la radio trouve cette pratique comme «une arme des faibles». En termes de statistiques, on rappelle que la proportion des femmes non mariées, dont la tranche d’âge est comprise entre 25 et 33 ans, représente plus de 52%.

Source: L’Expression Fouad Irnatene

Le Pèlerin

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 03:40

Algérie - Saïd Sadi : «Des signes confirment que l’après-Bouteflika a commencé»

Said Sadi

Le président du RCD, Saïd Sadi, brosse un tableau sombre de la situation politique et économique du pays. S’exprimant devant les membres du conseil national de son parti, réunis jeudi soir à Zéralda, à Alger, il donne son analyse sur plusieurs questions d’actualité nationale.

Selon lui, la situation politique actuelle confirme le début d’une nouvelle étape qui est celle de l’après-Bouteflika. «L’après-Bouteflika a commencé», lance-t-il. Pour arriver à cette conclusion, le premier responsable du RCD fait le lien entre plusieurs faits qui, selon lui, seraient des signes avant-coureurs «d’une guerre de tranchées au sommet de l’Etat». Ce sont, dit-il, les grandes manœuvres. «L’armée a repris les choses en main avec la mise à l’écart de Yazid Zerhouni (…) Il y a une remilitarisation des institutions de l’Etat avec la nomination du général Hamel à la tête de la DGSN», estime-t-il. Ce fait, ajoute-t-il, a un lien direct avec la situation qui prévaut actuellement en Kabylie. Dans cette région, indique-t-il, le pouvoir se livre à «une provocation récurrente». «Cette provocation entre dans le cadre de la réorganisation des enjeux et de la redistribution des cartes au sein du pouvoir», dit-il.

Code pénal pour les élus

Le blocage de l’aide accordée par le PNUD à la wilaya de Tizi Ouzou et le conflit suscité par la construction d’une nouvelle mosquée dans le village d’Aghrib (Tizi Ouzou) constituent, souligne-t-il, «une provocation institutionnelle de la Kabylie et une démarche de fragmentation de la nation».«Le pouvoir veut montrer son enfermement dans son conservatisme et sa détermination à étouffer les libertés individuelles», commente-t-il. Cette lecture est confirmée, selon Saïd Sadi, par le silence et le mutisme qui caractérisent la diplomatie algérienne. «C’est un indice confirmant que la guerre des tranchées a commencé au sommet de l’Etat», soutient-il. Réaffirmant sa position concernant l’organisation des élections propres en Algérie, le leader du RCD tranche : «Tant que les segments sécuritaires seront présents dans la décision politique, c’est toujours l’impasse.» «Il faut éviter le sceau de l’illégitimité aux institutions à travers l’organisation de scrutins qui obéissent à un cahier des charges et en présence d’une surveillance internationale massive et qualifiée», suggère-t-il.
Evoquant la dernière sortie de l’ancien président de la République, Chadli Bendjedid, Saïd Sadi estime que les déclarations de ce dernier sont adressées au FLN. Saïd Sadi s’interroge, toutefois, sur le timing choisi pour effectuer cette sortie.
Revenant sur le projet du nouveau code communal adopté récemment par le Conseil des ministres, le premier responsable du RCD qualifie le texte «de code pénal pour les élus». «Ce texte réduit les élus locaux à des fonctionnaires subalternes du chef de daïra», souligne-t-il. 

Source: El Watan  Madjid Makedhi

Le Pèlerin

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 03:35

Statut de partenaire avancé : l'Europe veut éviter l'erreur marocaine avec la Tunisie

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Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur et chef de la Délégation de l'Union européenne (UE) en Tunisie, a donné une conférence de presse lundi 11 octobre 2010 pour faire le bilan de la coopération entre la Tunisie et l’Union européenne. Il a exprimé, également, son intention de renforcer la coopération médiatique qu’il estime insuffisante en organisant des points de presse plus réguliers.
M. Koetsenruijter a entamé son intervention en reprenant les points cardinaux du discours du président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, sur l’état de l’Union, donné le 7 septembre 2010. Au menu de ce discours, le traité de Lisbonne et le nouveau rôle imparti au président de la commission. La crise financière mondiale, le rôle de l’euro, les enjeux climatiques, la coopération nord sud ont été les autres axes survolés.
Concernant la coopération avec la Tunisie, le chef de la Délégation européenne a insisté sur l’impact réel qu’ambitionne l’Union sur des domaines à grandes valeurs ajoutées tels que le développement agricole ou la gestion hydrique. A titre d’exemple, un budget de 57 millions d’euros a été accordé au nouveau programme d’appui aux politiques publiques tunisiennes dans la gestion des ressources en eau pour le développement rural et agricole.
Sur les négociations en cours en vue d’accorder à la Tunisie le statut de partenaire avancé de l’UE, M. Koetsenruijter a donné quelques éclairages sur la teneur des débats sans toutefois se prononcer sur l’état d’avancement des débats. L’essentiel est, selon lui, de mettre en place un plan opérationnel à vocation économique et d’éviter l’erreur marocaine, à savoir, un accord politique inexploitable.
L’Union pour la Méditerranée est encore à l’ordre du jour et les premiers investissements financiers et humains ont bel et bien été mobilisés. Une politique et des partenariats de voisinage restent dans les priorités de l’Union européenne. Adrianus Koetsenruijter revient, également, sur la faible mobilité Nord Sud et la nécessité de permettre aux compétences tunisiennes de s’exporter pour endiguer l’immigration clandestine.
Diverses questions ont été abordées en vrac dont notamment la nouvelle coopération avec la Libye, les négociations au Proche-Orient et les tensions identitaires en Europe.
Source Business News

Le Pèlerin

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 03:20

Les canaris n'ont pas parvenu à aller en final de la Ligue...

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Les canaris n'ont pas parvenu à aller en final de la Ligue des champions

La première finale pour un club algérien dans la prestigieuse Ligue des Champions D’Afrique dans sa nouvelle version n’a eu lieu.

La JSK n’est pas parvenu, ce samedi le 15 octobre 2010, à remonter le score à l’aller (3 but 1) en se faisant accroché au stade du premier novembre de Tizi Ouzou par le TP Mazembe par le score de 0 à 0 pour le compte de la seconde manche des demi-finale de la Ligue des champions.

En première mi temps, les canaris se sont crées plusieurs occasions de but, mais sans résultats. Les congolais ont su contrer toutes les actions des Lions de Djurdjura en appliquant un système défensif impénétrable.    

La mission des canaris était devenu difficile après la sortie de Naili dès la 15e minute de la seconde mi-temps pour cumul de cartons jaunes. Lescoéquipiers d'Aoudia ont jeté toutes leurs forces afin de réduire la marque, en vain.

En dépit de la rentrée en jeu de l’attaquant Yahia Cherif dans le dernier quart d’heure de jeu, le score était resté inchangé.  

C’est ainsi que se termine l’aventure du club phare de Djurdjura dans cette compétition.

Quant au TP Mazembe, il tentera de conserver son titre, obtenu l’année dernière, en ayant comme prochain adversaire en finale, soit Al Ahly du Caire ou l’ES Tunis.

Source: El Watan Beldjenna

Le Pèlerin

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 03:03

Algérie - La production algérienne de GNL a chuté de 20%

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Elle n’était jusqu’ici qu’une rumeur, la baisse de la production algérienne du gaz naturel liquéfié (GNL) vient d’être confirmée par le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi.
Depuis Vienne, capitale autrichienne où s’est tenue, jeudi, une réunion au niveau ministérielle de l’OPEP, le ministre a indiqué que la capacité de production devrait revenir à la normale dans quelques mois. D’après les explications fournies par le ministre à l’agence Reuters, la baisse de la production algérienne de GNL «est due à un accident» sur l’un des quatre complexes. La baisse de la production est estimée à près de 20%. Le cabinet américain de consulting IHS Global Insight a fait état, la semaine dernière, d’une baisse sensible du volume de la production algérienne de GNL, estimant qu’il s’agit de «niveaux inhabituels» pour un des principaux exportateurs mondiaux de GNL. Se référant à d’autres études diffusées par le cabinet américain de conseil Data Service, «cette baisse perdure depuis plusieurs mois et est due à des problèmes sur les sites de production». En effet, le ministre de l’Energie et des Mines a expliqué que la chute constatée sur la courbe de production est provoquée par un problème survenu au niveau des installations. «Nous avons eu une réduction sur nos capacités de production en raison d’un accident. La perte est équivalente à environ 5 à 6 milliards de mètres cubes/an», a indiqué le ministre, sans pour autant fournir plus de détails sur la nature de cet incident.
L’Algérie dispose d’une capacité de production de GNL estimée à 30 milliards de mètres cubes par an. Les analystes du marché du GNL, travaillant pour les deux cabinets précédemment cités, ont estimé la semaine dernière que la production algérienne du gaz naturel liquéfié «est tombée, en septembre, à son plus bas niveau cette année». La mise en service du gazoduc Medgaz, reliant l’Algérie à l’Espagne, prévue dans les mois à venir, devrait alimenter l’Europe à hauteur de 8 milliards de mètres cubes par an. D’après les analystes, ce gazoduc pourrait dynamiser davantage les exportations algériennes en GNL vers un marché «déjà bien fourni». La demande européenne de gaz a fortement chuté en 2009 en raison du ralentissement économique. Selon les déclarations de Youcef Yousfi, répercutées par l’agence de presse Reuters, «la demande mondiale de gaz devrait connaître une amélioration dès cette année et l’an prochain», ajoutant que l’Algérie était en voie d’augmenter sa capacité de production. Les experts algériens estiment que l’ALgérie «peut devenir un leader dans le GNL, mais il lui faut de l’ambition». D’après Mourad Preure, président du cabinet Emergy et expert pétrolier international, l’Algérie «doit monter des partenariats globaux incluant toute la chaîne, dont le GNL, voire faire des acquisitions d’actifs dans les leaders du GNL». D’après l’analyse qui nous a été faite par le même expert, «l’Algérie doit accéder à l’aval gazier européen et à la génération électrique de façon à ne pas subir les nouveaux volumes qui arriveront en spot du Moyen-Orient, mais à les accueillir et les considérer comme des opportunités non plas comme des menaces». C’est-à-dire que l’enjeu futur de l’Algérie est celui de se placer comme acteur énergétique non plus comme source.
Source TSA Ali Titouche
Le Pèlerin

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 04:58

Le gaz représente entre 40 et 45 % des rentes algériennes annuelles provenant des hydrocarbures.

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Youcef Yousfi a minimisé les effets de cette baisse de production à cause de la diminution de la demande mondiale de gaz à cause de la crise économique internationale.

Dans ce contexte, il a précisé que l’Algérie augmentera dans les prochaines années ses capacités de production à 10 milliards de m3/an après la mise en service du Medgaz.

Le ministre des énergies et des mines, Youcef Yousfi, a indiqué hier que les capacités algériennes de production de gaz naturel liquéfié se stabiliseront dans quelques mois. La production algérienne de gaz a connu une baisse de 20 % suite à l’explosion survenue dans l’usine de liquidation du gaz à Skikda en 2004.

Le ministre a souligné, par ailleurs, que les capacités de production algériennes ont diminué de 5 à 6 milliards de m3 annuellement d’un total de production de 30 milliards de m3 produits annuellement. Pour rappel, le gaz représente entre 40 et 45 % des rentes algériennes annuelles provenant des hydrocarbures.

Youcef Yousfi a minimisé les effets de cette baisse de production à cause de la diminution de la demande mondiale de gaz à cause de la crise économique internationale. Dans ce contexte, il a précisé que l’Algérie augmentera dans les prochaines années ses capacités de production à 10 milliards de m3/an après la mise en service du Medgaz.

Ce dernier transportera environ 8 milliards de m3/an vers l’Espagne. Ainsi, les exportations algériennes vers l’Europe connaîtront une augmentation après que les acheteurs américains eurent arrêtée leurs commandes en gaz algérien après la croissance de leur production de cette matière en Amérique du nord.

Un haut responsable dans le secteur des hydrocarbure a précisé dans une déclaration à « Echourouk » que « la baisse de la production algérienne de gaz est due à la baisse enregistrée dans le champs de Hassi R’mel, ainsi qu’au retard enregistré dans la réception de l’usine de liquidification du gaz à Skikda. Il a précisé, en outre, que la non découverte de nouveaux gisements de gaz importants a causé la baisse des réserves algériennes de ce produit ces dix dernières années.

La baisse des exportations algériennes de gaz a commencé en 2009. À cette époque, seulement 55 milliards de m3 ont été exportés, ce qui est considéré comme le plus bas niveau enregistré durant la dernière décennie.

Cette baisse est devenue une réalité, malgré les efforts de l’ex-ministre du secteur qui avait assuré que sa première mission était d’augmenter les rentes algériennes par l’augmentation de la production et des exportations de gaz et de pétrole. Ce haut responsable a souligné, enfin, que l’Algérie est contrainte de diminuer sa production annuelle qui est de 90 milliards de m3/an afin d’assurer la couverture du marché national pour la plus longue période possible.

Source www.algerie360.com

Le Pèlerin

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 04:48

Que s’est-il passé dans la nuit du 19 avril 1980 ?

printemps berbere

 

Dans un livre intitulé Avril 80 coordonné par Arezki Aït Larbi, Tari Aziz qui donne son témoignage des événements écrit : «Le 19 avril au soir, le Comité qui dirige le mouvement tient sa réunion quotidienne. Avec, à notre surprise, quelques absents de taille, notamment Hend Saadi, la voix du FFS qui n’a jamais raté une réunion. Les étudiants sont tous présents, donnant ainsi plus de poids à la réunion. Idir Ahmed Zaïd prend la parole pour nous transmettre le message du wali, qui, bien sûr, n’y est pour rien. L’ultimatum ne nous laisse aucun choix : signer immédiatement une déclaration affirmant que nous arrêtons le mouvement, sinon l’intervention aura lieu dans quelques heures ! Nous nous regardons, Gérard, Djamel et moi en hochant la tête pour signifier une fin de non-recevoir. Une autre surprise nous a coupé le souffle, nous laissant sans voix : le groupe du PRS annonce son retrait du mouvement et la fin de son engagement avec nous. Ce qui reste du FFS est partagé entre la poursuite et l’arrêt de la contestation, révélant un manque de concertation sur la stratégie à suivre, ou de profondes divergences […]. Je souhaite une bonne nuit à tout le monde, et sans tarder, je me dirige vers la chambre prévue pour la nuit, sans dire un mot sur le lieu, ni le pavillon. Pour d’évidentes raisons de sécurité, je ne dors jamais dans la même chambre deux nuits d’affilée. L’absence de Hend Saadi torture mon esprit. N’ayant pas de ses nouvelles, je le croyais arrêté. Nous apprendrons bien plus tard que, le jour même de l’intervention des forces de répression, il avait pris l’avion pour Paris. Puis, cette défection inattendue des militants du PRS qui ont décidé, même pas d’une reprise des cours, une position qui aurait été respectable, mais leur retrait du mouvement. Pour nous, cette trahison de dernière minute est un choc. Plus tard, nous apprendrons que leur patron, Mohamed Boudiaf, avait négocié avec le pouvoir une porte de sortie pour ses militants. Je suis en colère. Ces coups dans le dos, ces opérations, ces calculs qui pourrissent l’atmosphère m’ont rendu amer.»

 La mise en cause de Hend Sadi et la version qu’il donne des événements ont suscité une contribution, que nous versons au débat, cosignée par deux maîtres-assistants de mathématiques, Ramdane Achab et Hend Sadi, en poste au Centre universitaire de Tizi-Ouzou en 1980 et acteurs du Printemps berbère, et de Arab Aknine, étudiant en 1980, également activement impliqué dans les événements d’avril 1980.

Le témoignage de Aziz Tari, publié dans l’ouvrage collectif coordonné par Arezki Aït Larbi intitulé Avril 80, paru à l’occasion du trentième anniversaire du Printemps berbère, appelle une mise au point. D’une part, il met en cause de manière nominative des acteurs des événements et, d’autre part, il donne du Printemps berbère une version dont la conformité aux faits pose problème. S’agissant du premier point, il cite à trois reprises Hend Sadi, dont le témoignage est absent du livre. Les trois occurrences sont entachées d’erreurs. Si dans les deux premiers cas, les inexactitudes ne prêtent pas à conséquence et peuvent être attribuées à des défaillances de mémoire ou à l’intervention du rewriter qui a réécrit son témoignage, il n’en va pas de même pour la troisième évocation qui porte sur un point-clé : la réunion tenue à Hasnaoua durant la nuit de l’intervention des forces de police, à savoir la nuit du 19 au 20 avril 1980. Il écrit à sujet : «Le 19 avril au soir, le comité qui dirige le mouvement tient sa réunion quotidienne. Avec, à notre surprise, quelques absents de taille, notamment Hend Sadi, la voix du FFS qui n’a jamais raté une réunion.» Cette affirmation, par son ton catégorique comme par son caractère circonstancié, peut difficilement être mise sur le compte de défaillances fortuites de mémoire : «absents de taille», «voix du FFS», «qui n’a jamais manqué une réunion», et même, ajoute-t-il, plus loin «l’absence de Hend Sadi torture mon esprit» ! La question que pose le témoignage de Tari est celle du but recherché à travers ce propos, politiquement coloré puisque Hend Sadi y est présenté comme «la voix du FFS». Ce n’est pas tout. Sur la base de cette allégation, il échafaude, insinue bien des choses : «N’ayant pas de ses nouvelles, je le croyais arrêté. Nous apprendrons bien plus tard que, le jour même de l’intervention des forces de répression, il avait pris l’avion pour Paris.» Puis, dans le même mouvement, il accuse de «trahison» les militants du PRS. C’en est trop pour ce militant qui conclut : «Je suis en colère. Ces coups dans le dos, ces opérations, ces calculs qui pourrissent l’atmosphère m’ont rendu amer.» Aziz Tari se plaît à se présenter comme l’alpha et l’oméga du mouvement en s’attribuant, en particulier, trente ans après, le mérite d’être à l’origine de la première manifestation du 11 mars 1980 (des témoignages déjà publiés, dont certains remontent à vingt ans, contredisent cette affirmation). Donnant de lui-même un profil de militant sincère, défenseur de la culture berbère (kabyle), il charge d’arrière-pensées les autres, notamment les enseignants, qu’il dépeint essentiellement comme représentants de partis politiques mus uniquement par le souci de récupérer au bénéfice de leur formation un mouvement généreux dont il se pose comme le Messie. Son témoignage est caractérisé par un anachronisme qui court du début à la fin de son récit. S’il signe aujourd’hui, et c’est son droit le plus absolu, des déclarations comme militant de l’autonomie de la Kabylie, il est malhonnête de chercher à ancrer cette position dans un itinéraire qui prendrait racine dans son action en 1980. En 1980, Tari Aziz était idéologiquement – au minimum – PAGS et organiquement affilié à une organisation de masse du parti unique, à savoir l’UNJA. C’est dans cette posture politique que les événements de 1980 le surprennent. C’est comme tel qu’il s’était investi sans compter dans le mouvement étudiant essentiellement dominé par la mouvance pagsiste. Son bréviaire politique était la Charte nationale de Houari Boumediene. Il revendique, et c’est à peu près la seule chose exacte dans son témoignage, d’avoir activement œuvré pour assortir toute revendication émanant des étudiants d’une référence à la Charte nationale. Quant à la revendication de tamazight, il ne s’y soumet que pour coller au mouvement. Les polémiques qui l’ont opposé aux étudiants dits berbéristes sont légion. Lorsque les manifestations prennent de l’ampleur, il est interpellé en public par son chef hiérarchique du FLN, responsable de l’UNJA, pour rentrer dans les rangs. Vexé d’être humilié de la sorte devant ses camarades engagés dans le mouvement, il rompt avec l’UNJA pour se mettre sous l’aile du responsable du PAGS qui venait de rejoindre l’université de Tizi-Ouzou en avril 1980. Même après 80, Tari continue de s’opposer au groupe organisé autour de Tafsut pour s’impliquer dans la revue concurrente Tilelliqui tourne le dos à la revendication berbère pour se spécialiser dans la vulgate marxiste et «l’histoire du vrai socialisme ». Enfin, et, peut-être plus grave, il n’a pas hésité à faire chorus avec la presse du régime qui dénonçait l’intervention de la main de l’étranger dans notre mouvement en s’illustrant par des attaques au vitriol en assemblée générale contre l’opposition algérienne installée à l’étranger. Anachronisme également lorsqu’il présente Hend Sadi comme la voix du FFS à l’université. Ce dernier, comme d’autres enseignants rentrés de Paris (Ramdane Achab, Malika Chertouk, Mohand Ouamer Oussalem), tous anciens élèves de Mouloud Mammeri et anciens membres du groupe de Vincennes, étaient perçus comme berbéristes, ce qu’ils étaient effectivement au demeurant. Peu de monde, pour ne pas dire personne, connaissait leur engagement politique en cette époque de militantisme clandestin, et naturellement aucun d’entre eux ne faisait référence au FFS dans ses interventions. Si Tari Aziz savait, à l’époque, que Hend Sadi était du FFS, comment expliquer qu’il lui ait proposé de l’associer à la dénonciation de l’appel à la grève du 16 avril ? Ce que fit le responsable du PAGS (cf. témoignage de Oussalem dans le même ouvrage) en dénonçant au micro le «tirage de tracts extérieurs à l’université». C’est d’ailleurs pour exhorter à un minimum de responsabilité politique qui consiste à arrêter ces délations au micro qui ne profitaient qu’au régime en divisant le mouvement que Ramdane Achab conclura son intervention, le soir du 19 avril, par un : «Vive le FFS ! Vive le PRS ! Vive le PAGS et vive le FUAA !» Anachronisme toujours lorsqu’il se présente comme militant de la liberté en écrivant : «Il [le régime] ne peut accepter la victoire de la liberté dans la région qui risque de faire tache d’huile.» Cela fait sourire tous ceux qui se souviennent de son acharnement à combattre toute référence à la liberté qu’il critiquait comme étant une revendication bourgeoise. Ainsi, lorsque dans l’après-midi du 16 avril, qui a vu l’appel à la grève générale couronné de succès, un comité de coordination populaire regroupant des représentants de tous les foyers de contestation fit une déclaration qui inclut – c’était une première – le slogan «Vive la liberté d’expression !», Aziz Tari fut de ceux qui s’employèrent (avec succès) à le supprimer dans la mouture adoptée par l’université. Pour finir, signalons que si Tari appartient au comité de cité de Oued Aïssi qui, officiellement, organisait la conférence de Mammeri, il n’en est pas à l’origine. Mieux, il a fallu trois réunions pour que Hend Sadi le convainque définitivement, lui particulièrement, de l’intérêt de la conférence. Du groupe d’étudiants contactés par Hend Sadi, il a été le seul à émettre des réserves sur le nom de Mammeri en proposant de chercher un autre conférencier. Ce Printemps 1980, devenu Printemps berbère, a marqué une rupture sur la question culturelle au sein de l’université algérienne et plus généralement dans le paysage politique algérien. C’est le tournant qui voit la revendication berbère conquérir sa place légitime dans le discours politique. Ce discours en faveur de tamazight, porté par des militants qui se sont investis de longue date dans le champ culturel amazigh, a été combattu par Aziz Tari qui ne s’y soumit que pour surfer sur la vague de la contestation. Contrairement à d’autres étudiants qui ont été associés à la préparation des principales étapes du mouvement, Tari, agitateur en vue, qui a émergé dans le cadre de l’UNJA, était perçu comme un élément qui n’avait pas totalement rompu avec l’idéologie du régime, un élément peu sûr, prompt à dénoncer tout ce qui s’écarte de la Charte nationale et du «vrai socialisme ». C’est la raison pour laquelle il a été tenu soigneusement à l’écart de toutes les initiatives qui ont fait le Printemps 1980, en particulier la préparation de la marche du 7 avril 1980 à Alger (à laquelle il a participé comme marcheur) et l’organisation de la grève générale du 16 avril, la première depuis l’indépendance, qui a fait basculer la population kabyle dans une opposition ouverte et frontale au régime. Si donc tamazight et la liberté ont pu s’engouffrer dans l’espace algérien grâce à avril 1980, c’est malgré Tari Aziz ! Enfin, pour terminer, revenons à la mise en cause de Hend Sadi par Aziz Tari qui le déclare absent à la réunion de la nuit du 19 au 20 avril. Comment Aziz Tari peut-il avancer une telle énormité alors que Hend Sadi était présent à cette réunion à laquelle ont pris part une quarantaine de personnes, qu’il est intervenu pour dire combien il était irresponsable de baisser les bras à l’université au moment où, à l’extérieur, toute la Kabylie se solidarisait avec le mouvement ? Hend Sadi n’a quitté la réunion qu’à la fin de celle-ci, après le vote qui s’est conclu en faveur de la poursuite de l’occupation du centre universitaire, à une très courte majorité. L’état d’esprit qui a présidé à l’écriture de ce témoignage qui ne recule ni devant le mensonge pour disqualifier certains militants ni devant la mégalomanie afin d’asseoir son personnage dans l’historiographie nous fait immanquablement penser à l’anecdote suivante : lorsque Staline retouchait les photos officielles pour éliminer telle ou telle personnalité devenue indésirable, les dissidents s’exclamaient devant tant d’aplomb : «Nous ne savons pas de quoi sera fait notre passé !»
Ramdane Achab

Source Le Soir d’Algérie

Hend Sadi Maîtres-assistants de mathématiques au Centre universitaire de Tizi-Ouzou en 1980.
Arab Aknine Étudiant en sciences exactes au Centre universitaire de Tizi- Ouzou en 1980.

Le Pèlerin

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