Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 03:40

Algérie - Saïd Sadi : «Des signes confirment que l’après-Bouteflika a commencé»

Said Sadi

Le président du RCD, Saïd Sadi, brosse un tableau sombre de la situation politique et économique du pays. S’exprimant devant les membres du conseil national de son parti, réunis jeudi soir à Zéralda, à Alger, il donne son analyse sur plusieurs questions d’actualité nationale.

Selon lui, la situation politique actuelle confirme le début d’une nouvelle étape qui est celle de l’après-Bouteflika. «L’après-Bouteflika a commencé», lance-t-il. Pour arriver à cette conclusion, le premier responsable du RCD fait le lien entre plusieurs faits qui, selon lui, seraient des signes avant-coureurs «d’une guerre de tranchées au sommet de l’Etat». Ce sont, dit-il, les grandes manœuvres. «L’armée a repris les choses en main avec la mise à l’écart de Yazid Zerhouni (…) Il y a une remilitarisation des institutions de l’Etat avec la nomination du général Hamel à la tête de la DGSN», estime-t-il. Ce fait, ajoute-t-il, a un lien direct avec la situation qui prévaut actuellement en Kabylie. Dans cette région, indique-t-il, le pouvoir se livre à «une provocation récurrente». «Cette provocation entre dans le cadre de la réorganisation des enjeux et de la redistribution des cartes au sein du pouvoir», dit-il.

Code pénal pour les élus

Le blocage de l’aide accordée par le PNUD à la wilaya de Tizi Ouzou et le conflit suscité par la construction d’une nouvelle mosquée dans le village d’Aghrib (Tizi Ouzou) constituent, souligne-t-il, «une provocation institutionnelle de la Kabylie et une démarche de fragmentation de la nation».«Le pouvoir veut montrer son enfermement dans son conservatisme et sa détermination à étouffer les libertés individuelles», commente-t-il. Cette lecture est confirmée, selon Saïd Sadi, par le silence et le mutisme qui caractérisent la diplomatie algérienne. «C’est un indice confirmant que la guerre des tranchées a commencé au sommet de l’Etat», soutient-il. Réaffirmant sa position concernant l’organisation des élections propres en Algérie, le leader du RCD tranche : «Tant que les segments sécuritaires seront présents dans la décision politique, c’est toujours l’impasse.» «Il faut éviter le sceau de l’illégitimité aux institutions à travers l’organisation de scrutins qui obéissent à un cahier des charges et en présence d’une surveillance internationale massive et qualifiée», suggère-t-il.
Evoquant la dernière sortie de l’ancien président de la République, Chadli Bendjedid, Saïd Sadi estime que les déclarations de ce dernier sont adressées au FLN. Saïd Sadi s’interroge, toutefois, sur le timing choisi pour effectuer cette sortie.
Revenant sur le projet du nouveau code communal adopté récemment par le Conseil des ministres, le premier responsable du RCD qualifie le texte «de code pénal pour les élus». «Ce texte réduit les élus locaux à des fonctionnaires subalternes du chef de daïra», souligne-t-il. 

Source: El Watan  Madjid Makedhi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 03:35

Statut de partenaire avancé : l'Europe veut éviter l'erreur marocaine avec la Tunisie

tunisie 2

Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur et chef de la Délégation de l'Union européenne (UE) en Tunisie, a donné une conférence de presse lundi 11 octobre 2010 pour faire le bilan de la coopération entre la Tunisie et l’Union européenne. Il a exprimé, également, son intention de renforcer la coopération médiatique qu’il estime insuffisante en organisant des points de presse plus réguliers.
M. Koetsenruijter a entamé son intervention en reprenant les points cardinaux du discours du président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, sur l’état de l’Union, donné le 7 septembre 2010. Au menu de ce discours, le traité de Lisbonne et le nouveau rôle imparti au président de la commission. La crise financière mondiale, le rôle de l’euro, les enjeux climatiques, la coopération nord sud ont été les autres axes survolés.
Concernant la coopération avec la Tunisie, le chef de la Délégation européenne a insisté sur l’impact réel qu’ambitionne l’Union sur des domaines à grandes valeurs ajoutées tels que le développement agricole ou la gestion hydrique. A titre d’exemple, un budget de 57 millions d’euros a été accordé au nouveau programme d’appui aux politiques publiques tunisiennes dans la gestion des ressources en eau pour le développement rural et agricole.
Sur les négociations en cours en vue d’accorder à la Tunisie le statut de partenaire avancé de l’UE, M. Koetsenruijter a donné quelques éclairages sur la teneur des débats sans toutefois se prononcer sur l’état d’avancement des débats. L’essentiel est, selon lui, de mettre en place un plan opérationnel à vocation économique et d’éviter l’erreur marocaine, à savoir, un accord politique inexploitable.
L’Union pour la Méditerranée est encore à l’ordre du jour et les premiers investissements financiers et humains ont bel et bien été mobilisés. Une politique et des partenariats de voisinage restent dans les priorités de l’Union européenne. Adrianus Koetsenruijter revient, également, sur la faible mobilité Nord Sud et la nécessité de permettre aux compétences tunisiennes de s’exporter pour endiguer l’immigration clandestine.
Diverses questions ont été abordées en vrac dont notamment la nouvelle coopération avec la Libye, les négociations au Proche-Orient et les tensions identitaires en Europe.
Source Business News

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 03:20

Les canaris n'ont pas parvenu à aller en final de la Ligue...

JSK-mazembe_JSK-eliminee.jpg

 

Les canaris n'ont pas parvenu à aller en final de la Ligue des champions

La première finale pour un club algérien dans la prestigieuse Ligue des Champions D’Afrique dans sa nouvelle version n’a eu lieu.

La JSK n’est pas parvenu, ce samedi le 15 octobre 2010, à remonter le score à l’aller (3 but 1) en se faisant accroché au stade du premier novembre de Tizi Ouzou par le TP Mazembe par le score de 0 à 0 pour le compte de la seconde manche des demi-finale de la Ligue des champions.

En première mi temps, les canaris se sont crées plusieurs occasions de but, mais sans résultats. Les congolais ont su contrer toutes les actions des Lions de Djurdjura en appliquant un système défensif impénétrable.    

La mission des canaris était devenu difficile après la sortie de Naili dès la 15e minute de la seconde mi-temps pour cumul de cartons jaunes. Lescoéquipiers d'Aoudia ont jeté toutes leurs forces afin de réduire la marque, en vain.

En dépit de la rentrée en jeu de l’attaquant Yahia Cherif dans le dernier quart d’heure de jeu, le score était resté inchangé.  

C’est ainsi que se termine l’aventure du club phare de Djurdjura dans cette compétition.

Quant au TP Mazembe, il tentera de conserver son titre, obtenu l’année dernière, en ayant comme prochain adversaire en finale, soit Al Ahly du Caire ou l’ES Tunis.

Source: El Watan Beldjenna

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 03:03

Algérie - La production algérienne de GNL a chuté de 20%

gaz arzew

 

Elle n’était jusqu’ici qu’une rumeur, la baisse de la production algérienne du gaz naturel liquéfié (GNL) vient d’être confirmée par le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi.
Depuis Vienne, capitale autrichienne où s’est tenue, jeudi, une réunion au niveau ministérielle de l’OPEP, le ministre a indiqué que la capacité de production devrait revenir à la normale dans quelques mois. D’après les explications fournies par le ministre à l’agence Reuters, la baisse de la production algérienne de GNL «est due à un accident» sur l’un des quatre complexes. La baisse de la production est estimée à près de 20%. Le cabinet américain de consulting IHS Global Insight a fait état, la semaine dernière, d’une baisse sensible du volume de la production algérienne de GNL, estimant qu’il s’agit de «niveaux inhabituels» pour un des principaux exportateurs mondiaux de GNL. Se référant à d’autres études diffusées par le cabinet américain de conseil Data Service, «cette baisse perdure depuis plusieurs mois et est due à des problèmes sur les sites de production». En effet, le ministre de l’Energie et des Mines a expliqué que la chute constatée sur la courbe de production est provoquée par un problème survenu au niveau des installations. «Nous avons eu une réduction sur nos capacités de production en raison d’un accident. La perte est équivalente à environ 5 à 6 milliards de mètres cubes/an», a indiqué le ministre, sans pour autant fournir plus de détails sur la nature de cet incident.
L’Algérie dispose d’une capacité de production de GNL estimée à 30 milliards de mètres cubes par an. Les analystes du marché du GNL, travaillant pour les deux cabinets précédemment cités, ont estimé la semaine dernière que la production algérienne du gaz naturel liquéfié «est tombée, en septembre, à son plus bas niveau cette année». La mise en service du gazoduc Medgaz, reliant l’Algérie à l’Espagne, prévue dans les mois à venir, devrait alimenter l’Europe à hauteur de 8 milliards de mètres cubes par an. D’après les analystes, ce gazoduc pourrait dynamiser davantage les exportations algériennes en GNL vers un marché «déjà bien fourni». La demande européenne de gaz a fortement chuté en 2009 en raison du ralentissement économique. Selon les déclarations de Youcef Yousfi, répercutées par l’agence de presse Reuters, «la demande mondiale de gaz devrait connaître une amélioration dès cette année et l’an prochain», ajoutant que l’Algérie était en voie d’augmenter sa capacité de production. Les experts algériens estiment que l’ALgérie «peut devenir un leader dans le GNL, mais il lui faut de l’ambition». D’après Mourad Preure, président du cabinet Emergy et expert pétrolier international, l’Algérie «doit monter des partenariats globaux incluant toute la chaîne, dont le GNL, voire faire des acquisitions d’actifs dans les leaders du GNL». D’après l’analyse qui nous a été faite par le même expert, «l’Algérie doit accéder à l’aval gazier européen et à la génération électrique de façon à ne pas subir les nouveaux volumes qui arriveront en spot du Moyen-Orient, mais à les accueillir et les considérer comme des opportunités non plas comme des menaces». C’est-à-dire que l’enjeu futur de l’Algérie est celui de se placer comme acteur énergétique non plus comme source.
Source TSA Ali Titouche
Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 04:58

Le gaz représente entre 40 et 45 % des rentes algériennes annuelles provenant des hydrocarbures.

sonatrach-copie-1

 

Youcef Yousfi a minimisé les effets de cette baisse de production à cause de la diminution de la demande mondiale de gaz à cause de la crise économique internationale.

Dans ce contexte, il a précisé que l’Algérie augmentera dans les prochaines années ses capacités de production à 10 milliards de m3/an après la mise en service du Medgaz.

Le ministre des énergies et des mines, Youcef Yousfi, a indiqué hier que les capacités algériennes de production de gaz naturel liquéfié se stabiliseront dans quelques mois. La production algérienne de gaz a connu une baisse de 20 % suite à l’explosion survenue dans l’usine de liquidation du gaz à Skikda en 2004.

Le ministre a souligné, par ailleurs, que les capacités de production algériennes ont diminué de 5 à 6 milliards de m3 annuellement d’un total de production de 30 milliards de m3 produits annuellement. Pour rappel, le gaz représente entre 40 et 45 % des rentes algériennes annuelles provenant des hydrocarbures.

Youcef Yousfi a minimisé les effets de cette baisse de production à cause de la diminution de la demande mondiale de gaz à cause de la crise économique internationale. Dans ce contexte, il a précisé que l’Algérie augmentera dans les prochaines années ses capacités de production à 10 milliards de m3/an après la mise en service du Medgaz.

Ce dernier transportera environ 8 milliards de m3/an vers l’Espagne. Ainsi, les exportations algériennes vers l’Europe connaîtront une augmentation après que les acheteurs américains eurent arrêtée leurs commandes en gaz algérien après la croissance de leur production de cette matière en Amérique du nord.

Un haut responsable dans le secteur des hydrocarbure a précisé dans une déclaration à « Echourouk » que « la baisse de la production algérienne de gaz est due à la baisse enregistrée dans le champs de Hassi R’mel, ainsi qu’au retard enregistré dans la réception de l’usine de liquidification du gaz à Skikda. Il a précisé, en outre, que la non découverte de nouveaux gisements de gaz importants a causé la baisse des réserves algériennes de ce produit ces dix dernières années.

La baisse des exportations algériennes de gaz a commencé en 2009. À cette époque, seulement 55 milliards de m3 ont été exportés, ce qui est considéré comme le plus bas niveau enregistré durant la dernière décennie.

Cette baisse est devenue une réalité, malgré les efforts de l’ex-ministre du secteur qui avait assuré que sa première mission était d’augmenter les rentes algériennes par l’augmentation de la production et des exportations de gaz et de pétrole. Ce haut responsable a souligné, enfin, que l’Algérie est contrainte de diminuer sa production annuelle qui est de 90 milliards de m3/an afin d’assurer la couverture du marché national pour la plus longue période possible.

Source www.algerie360.com

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 04:48

Que s’est-il passé dans la nuit du 19 avril 1980 ?

printemps berbere

 

Dans un livre intitulé Avril 80 coordonné par Arezki Aït Larbi, Tari Aziz qui donne son témoignage des événements écrit : «Le 19 avril au soir, le Comité qui dirige le mouvement tient sa réunion quotidienne. Avec, à notre surprise, quelques absents de taille, notamment Hend Saadi, la voix du FFS qui n’a jamais raté une réunion. Les étudiants sont tous présents, donnant ainsi plus de poids à la réunion. Idir Ahmed Zaïd prend la parole pour nous transmettre le message du wali, qui, bien sûr, n’y est pour rien. L’ultimatum ne nous laisse aucun choix : signer immédiatement une déclaration affirmant que nous arrêtons le mouvement, sinon l’intervention aura lieu dans quelques heures ! Nous nous regardons, Gérard, Djamel et moi en hochant la tête pour signifier une fin de non-recevoir. Une autre surprise nous a coupé le souffle, nous laissant sans voix : le groupe du PRS annonce son retrait du mouvement et la fin de son engagement avec nous. Ce qui reste du FFS est partagé entre la poursuite et l’arrêt de la contestation, révélant un manque de concertation sur la stratégie à suivre, ou de profondes divergences […]. Je souhaite une bonne nuit à tout le monde, et sans tarder, je me dirige vers la chambre prévue pour la nuit, sans dire un mot sur le lieu, ni le pavillon. Pour d’évidentes raisons de sécurité, je ne dors jamais dans la même chambre deux nuits d’affilée. L’absence de Hend Saadi torture mon esprit. N’ayant pas de ses nouvelles, je le croyais arrêté. Nous apprendrons bien plus tard que, le jour même de l’intervention des forces de répression, il avait pris l’avion pour Paris. Puis, cette défection inattendue des militants du PRS qui ont décidé, même pas d’une reprise des cours, une position qui aurait été respectable, mais leur retrait du mouvement. Pour nous, cette trahison de dernière minute est un choc. Plus tard, nous apprendrons que leur patron, Mohamed Boudiaf, avait négocié avec le pouvoir une porte de sortie pour ses militants. Je suis en colère. Ces coups dans le dos, ces opérations, ces calculs qui pourrissent l’atmosphère m’ont rendu amer.»

 La mise en cause de Hend Sadi et la version qu’il donne des événements ont suscité une contribution, que nous versons au débat, cosignée par deux maîtres-assistants de mathématiques, Ramdane Achab et Hend Sadi, en poste au Centre universitaire de Tizi-Ouzou en 1980 et acteurs du Printemps berbère, et de Arab Aknine, étudiant en 1980, également activement impliqué dans les événements d’avril 1980.

Le témoignage de Aziz Tari, publié dans l’ouvrage collectif coordonné par Arezki Aït Larbi intitulé Avril 80, paru à l’occasion du trentième anniversaire du Printemps berbère, appelle une mise au point. D’une part, il met en cause de manière nominative des acteurs des événements et, d’autre part, il donne du Printemps berbère une version dont la conformité aux faits pose problème. S’agissant du premier point, il cite à trois reprises Hend Sadi, dont le témoignage est absent du livre. Les trois occurrences sont entachées d’erreurs. Si dans les deux premiers cas, les inexactitudes ne prêtent pas à conséquence et peuvent être attribuées à des défaillances de mémoire ou à l’intervention du rewriter qui a réécrit son témoignage, il n’en va pas de même pour la troisième évocation qui porte sur un point-clé : la réunion tenue à Hasnaoua durant la nuit de l’intervention des forces de police, à savoir la nuit du 19 au 20 avril 1980. Il écrit à sujet : «Le 19 avril au soir, le comité qui dirige le mouvement tient sa réunion quotidienne. Avec, à notre surprise, quelques absents de taille, notamment Hend Sadi, la voix du FFS qui n’a jamais raté une réunion.» Cette affirmation, par son ton catégorique comme par son caractère circonstancié, peut difficilement être mise sur le compte de défaillances fortuites de mémoire : «absents de taille», «voix du FFS», «qui n’a jamais manqué une réunion», et même, ajoute-t-il, plus loin «l’absence de Hend Sadi torture mon esprit» ! La question que pose le témoignage de Tari est celle du but recherché à travers ce propos, politiquement coloré puisque Hend Sadi y est présenté comme «la voix du FFS». Ce n’est pas tout. Sur la base de cette allégation, il échafaude, insinue bien des choses : «N’ayant pas de ses nouvelles, je le croyais arrêté. Nous apprendrons bien plus tard que, le jour même de l’intervention des forces de répression, il avait pris l’avion pour Paris.» Puis, dans le même mouvement, il accuse de «trahison» les militants du PRS. C’en est trop pour ce militant qui conclut : «Je suis en colère. Ces coups dans le dos, ces opérations, ces calculs qui pourrissent l’atmosphère m’ont rendu amer.» Aziz Tari se plaît à se présenter comme l’alpha et l’oméga du mouvement en s’attribuant, en particulier, trente ans après, le mérite d’être à l’origine de la première manifestation du 11 mars 1980 (des témoignages déjà publiés, dont certains remontent à vingt ans, contredisent cette affirmation). Donnant de lui-même un profil de militant sincère, défenseur de la culture berbère (kabyle), il charge d’arrière-pensées les autres, notamment les enseignants, qu’il dépeint essentiellement comme représentants de partis politiques mus uniquement par le souci de récupérer au bénéfice de leur formation un mouvement généreux dont il se pose comme le Messie. Son témoignage est caractérisé par un anachronisme qui court du début à la fin de son récit. S’il signe aujourd’hui, et c’est son droit le plus absolu, des déclarations comme militant de l’autonomie de la Kabylie, il est malhonnête de chercher à ancrer cette position dans un itinéraire qui prendrait racine dans son action en 1980. En 1980, Tari Aziz était idéologiquement – au minimum – PAGS et organiquement affilié à une organisation de masse du parti unique, à savoir l’UNJA. C’est dans cette posture politique que les événements de 1980 le surprennent. C’est comme tel qu’il s’était investi sans compter dans le mouvement étudiant essentiellement dominé par la mouvance pagsiste. Son bréviaire politique était la Charte nationale de Houari Boumediene. Il revendique, et c’est à peu près la seule chose exacte dans son témoignage, d’avoir activement œuvré pour assortir toute revendication émanant des étudiants d’une référence à la Charte nationale. Quant à la revendication de tamazight, il ne s’y soumet que pour coller au mouvement. Les polémiques qui l’ont opposé aux étudiants dits berbéristes sont légion. Lorsque les manifestations prennent de l’ampleur, il est interpellé en public par son chef hiérarchique du FLN, responsable de l’UNJA, pour rentrer dans les rangs. Vexé d’être humilié de la sorte devant ses camarades engagés dans le mouvement, il rompt avec l’UNJA pour se mettre sous l’aile du responsable du PAGS qui venait de rejoindre l’université de Tizi-Ouzou en avril 1980. Même après 80, Tari continue de s’opposer au groupe organisé autour de Tafsut pour s’impliquer dans la revue concurrente Tilelliqui tourne le dos à la revendication berbère pour se spécialiser dans la vulgate marxiste et «l’histoire du vrai socialisme ». Enfin, et, peut-être plus grave, il n’a pas hésité à faire chorus avec la presse du régime qui dénonçait l’intervention de la main de l’étranger dans notre mouvement en s’illustrant par des attaques au vitriol en assemblée générale contre l’opposition algérienne installée à l’étranger. Anachronisme également lorsqu’il présente Hend Sadi comme la voix du FFS à l’université. Ce dernier, comme d’autres enseignants rentrés de Paris (Ramdane Achab, Malika Chertouk, Mohand Ouamer Oussalem), tous anciens élèves de Mouloud Mammeri et anciens membres du groupe de Vincennes, étaient perçus comme berbéristes, ce qu’ils étaient effectivement au demeurant. Peu de monde, pour ne pas dire personne, connaissait leur engagement politique en cette époque de militantisme clandestin, et naturellement aucun d’entre eux ne faisait référence au FFS dans ses interventions. Si Tari Aziz savait, à l’époque, que Hend Sadi était du FFS, comment expliquer qu’il lui ait proposé de l’associer à la dénonciation de l’appel à la grève du 16 avril ? Ce que fit le responsable du PAGS (cf. témoignage de Oussalem dans le même ouvrage) en dénonçant au micro le «tirage de tracts extérieurs à l’université». C’est d’ailleurs pour exhorter à un minimum de responsabilité politique qui consiste à arrêter ces délations au micro qui ne profitaient qu’au régime en divisant le mouvement que Ramdane Achab conclura son intervention, le soir du 19 avril, par un : «Vive le FFS ! Vive le PRS ! Vive le PAGS et vive le FUAA !» Anachronisme toujours lorsqu’il se présente comme militant de la liberté en écrivant : «Il [le régime] ne peut accepter la victoire de la liberté dans la région qui risque de faire tache d’huile.» Cela fait sourire tous ceux qui se souviennent de son acharnement à combattre toute référence à la liberté qu’il critiquait comme étant une revendication bourgeoise. Ainsi, lorsque dans l’après-midi du 16 avril, qui a vu l’appel à la grève générale couronné de succès, un comité de coordination populaire regroupant des représentants de tous les foyers de contestation fit une déclaration qui inclut – c’était une première – le slogan «Vive la liberté d’expression !», Aziz Tari fut de ceux qui s’employèrent (avec succès) à le supprimer dans la mouture adoptée par l’université. Pour finir, signalons que si Tari appartient au comité de cité de Oued Aïssi qui, officiellement, organisait la conférence de Mammeri, il n’en est pas à l’origine. Mieux, il a fallu trois réunions pour que Hend Sadi le convainque définitivement, lui particulièrement, de l’intérêt de la conférence. Du groupe d’étudiants contactés par Hend Sadi, il a été le seul à émettre des réserves sur le nom de Mammeri en proposant de chercher un autre conférencier. Ce Printemps 1980, devenu Printemps berbère, a marqué une rupture sur la question culturelle au sein de l’université algérienne et plus généralement dans le paysage politique algérien. C’est le tournant qui voit la revendication berbère conquérir sa place légitime dans le discours politique. Ce discours en faveur de tamazight, porté par des militants qui se sont investis de longue date dans le champ culturel amazigh, a été combattu par Aziz Tari qui ne s’y soumit que pour surfer sur la vague de la contestation. Contrairement à d’autres étudiants qui ont été associés à la préparation des principales étapes du mouvement, Tari, agitateur en vue, qui a émergé dans le cadre de l’UNJA, était perçu comme un élément qui n’avait pas totalement rompu avec l’idéologie du régime, un élément peu sûr, prompt à dénoncer tout ce qui s’écarte de la Charte nationale et du «vrai socialisme ». C’est la raison pour laquelle il a été tenu soigneusement à l’écart de toutes les initiatives qui ont fait le Printemps 1980, en particulier la préparation de la marche du 7 avril 1980 à Alger (à laquelle il a participé comme marcheur) et l’organisation de la grève générale du 16 avril, la première depuis l’indépendance, qui a fait basculer la population kabyle dans une opposition ouverte et frontale au régime. Si donc tamazight et la liberté ont pu s’engouffrer dans l’espace algérien grâce à avril 1980, c’est malgré Tari Aziz ! Enfin, pour terminer, revenons à la mise en cause de Hend Sadi par Aziz Tari qui le déclare absent à la réunion de la nuit du 19 au 20 avril. Comment Aziz Tari peut-il avancer une telle énormité alors que Hend Sadi était présent à cette réunion à laquelle ont pris part une quarantaine de personnes, qu’il est intervenu pour dire combien il était irresponsable de baisser les bras à l’université au moment où, à l’extérieur, toute la Kabylie se solidarisait avec le mouvement ? Hend Sadi n’a quitté la réunion qu’à la fin de celle-ci, après le vote qui s’est conclu en faveur de la poursuite de l’occupation du centre universitaire, à une très courte majorité. L’état d’esprit qui a présidé à l’écriture de ce témoignage qui ne recule ni devant le mensonge pour disqualifier certains militants ni devant la mégalomanie afin d’asseoir son personnage dans l’historiographie nous fait immanquablement penser à l’anecdote suivante : lorsque Staline retouchait les photos officielles pour éliminer telle ou telle personnalité devenue indésirable, les dissidents s’exclamaient devant tant d’aplomb : «Nous ne savons pas de quoi sera fait notre passé !»
Ramdane Achab

Source Le Soir d’Algérie

Hend Sadi Maîtres-assistants de mathématiques au Centre universitaire de Tizi-Ouzou en 1980.
Arab Aknine Étudiant en sciences exactes au Centre universitaire de Tizi- Ouzou en 1980.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 04:27

Algérie - Un vieil adage, toujours en usage

Algerie-attentat.jpg

Même munis de nos propres et précieux bagages et sans le moindre barrage, les gens sages nous prennent constamment en otage ! C’est tout de même assez osé sinon sage de notre part d’accepter pour un temps d’être élevé à l’image et au rang de ces êtres humains ayant tous dépassé le bel âge, vrais porteurs de ces merveilleux messages ! Ces derniers éprouvent, à présent, cette douloureuse rage d’assister impuissants devant ce grand carnage qui détruit chaque jour la vie de nos jeunes, partis à la nage regagner l’autre rivage de la Méditerranée, armés de leur seul courage. Ces vieux de la vieille ont bien compris et longuement analysé tous les ratages que comptabilise le pays et que subit la société de front à l’abordage de ce grand déballage politique, provocateur et méchant mais fait parfois de ces ramages conquérants en quête permanente de nos plumages faciles et graciles.
Ces politiciens-là agissent ainsi grâce à l’usage de plusieurs subterfuges afin d’éviter certains dangereux virages pris malencontreusement à visage découvert, prétextant souvent la mauvaise conjoncture du moment si défavorable au changement attendu, souhaité ou prévisible, réclamé à cor et à cri par toute une population agitée et humiliée. Ainsi, à chaque fois ils remettent çà à plus tard, promettant encore et encore un nouveau démarrage susceptible, selon eux, de redonner espoir au peuple, tout en les dédouanant de leurs nombreuses bêtises et autres sottises, en tenant pour l’occasion un tout autre langage ou discours de circonstance lu à la page. Ces gens-là sont très forts dans la manière de concevoir leur « riblage» jusqu’à parfois laisser derrière eux un vrai carambolage mettant aux prises personnes préventionnistes avec celles opportunistes. Leurs slaloms en série et feintes d’instinct de mauvaises intentions se font toujours sans la moindre cupidité ou incurie à l’égard d’autrui et de l’humanité en général. Très conscients qu’ils sont les champions tout indiqués de cette culture de bas étage, ils se font continuellement les uns les autres de vrais lavages de cerveau tout juste pour se tenir pour longtemps encore bonne compagnie et faire tous front commun contre ce présumé ennemi susceptible de leur éventuellement causer un vrai carnage. Et bien souvent, un seul adage, tenant la route sans le moindre cordage, résume -à lui tout seul- toutes ces basses manœuvres et besognes dont ils font grand étalage en public, tout juste pour jouer à la jeune vierge effarouchée ! A ce propos, les personnes sensées, racées et bien placées pour le faire, appelés usuellement « des gens sages», sont leurs vrais ennemis. Parfois jurés ! Pour tout comprendre de notre désastre continu et malheur éternel, écoutons donc ces Seigneurs de la parole osée et dompteurs invétérés des mots au travers desquels ils sont capables de nous pondre ces belles phrases, nous mettant rapidement en extase et en phase avec l’évènement, mais qui happent également notre esprit et nous laissent rêveur pour un bon moment avant que reviennent à nous le souffle et l’éveil au bout de ce instant de vrai sommeil ! Ces sages-là, devrait-on dire, distillent à profusion et à tout leur monde des phrases de bon présage aux fins de leur décryptage, sans vraiment faire ni dans le dérapage des idées ni même évoquer un quelconque motif de sabotage de notre culture ancestrale. Leurs mots sont très justes, courts, drus et parfois très durs. A avaler ou à en digérer leur sens, consistance ou insinuation ! Ces mots-là, précis et concis, n’admettent par conséquent ni bourrage ni truquage. Pas même le moindre pelage de leur forme et aspect au plan du dosage dans leurs nuances et couleurs. Sans verser dans l’inutile bavardage et bien loin de tout bornage dans leurs discours et nombreux cours, ayant toujours cours, ils nous restituent ces vérités tangibles, parfois sèches ou amères tout juste pour nous faire revenir à la raison. Au bon sens et surtout à nous-mêmes dans ces moments difficiles où nous perdons l’essentiel de notre concentration sinon carrément le contrôle de nos nerfs. Ils sont toujours là, en train de nous parler. Prêtons-leur alors d’abord notre oreille. L’un parmi eux nous disait alors un jour : «l’être humain gardera toujours en souvenance deux lieux : là où il a reçu une bonne tannée et là où il s’est bien régalé !».
L’usage de cette expression, pleine de sagesse et de noblesse, ne verse ni dans la maladresse, ni même dans la fabulation de l’acte. Pas même d’ailleurs dans le moindre sujet en net décalage par rapport à son temps. L’ancrage du dicton est si profond dans notre société à telle enseigne que cela le rend parfois si fort pour complètement se moquer à la fois de l’époque et des gens qui dirigent les affaires du pays. Le verbe pour l’occasion usité n’est pas non plus en déphasage avec la mode ou même la bonne expression de son monde. Sans le moindre grabuge, bruit ou tapage, celui-ci nous restitue et retrace tous les évènements marquants de notre vie en société pour nous rappeler l’extrême limite de notre euphorie comme celle de notre rage du moment, la nature de notre breuvage ainsi que le réglage mis dans le brassage et mâchages des aliments que nous consommons régulièrement.
Ainsi donc, nous avons affaire à ces tètes bien faites qui voyagent au gré des vents et du mauvais temps, faisant ces très longs trajets dans ces textes scientifiques et littéraires au cœur même des sciences et consciences. Le bâclage des choses au travers du baragouinage du verbe ou celui du bourrage des urnes et des cranes sinon le bitumage et bétonnage des esprits ne sont pas non plus une simple vue d’esprit comme peuvent le supposer certains, totalement inconscients des dangers et autres répercussions négatives à, au passage, expérimenter tant que les choses nous imposent de nous en référer à la fois aux origines des mots, des faits et des êtres pour toujours prendre l’exemple sur celui qui réfléchit avant qu’il n’agisse, et toujours imiter celui qui observe sans réserve, nanti de cette verve laquelle parfois énerve. Avec ces gens-là, nous sommes prisonniers de leur séduction sans même être derrière leurs grilles de protection. Avec eux, nous sommes toujours en cage, ruminant leurs toutes belles phrases ! Oui, en vraie cage, captifs seulement de leurs mots sages et très doux. Et c’est bien dommage que beaucoup d’entre-nous ne maitrise pas bien ni le sens ni même la portée de leurs missives, sans bavures, nettes et très expressives, exemptées de tout clivage ou même cadrage. Vers quel port sera notre prochain arrimage ? Ou alors attendons-nous un quelconque arrivage pour renforcer nos rangs et tourner encore en rond tout juste pour plaire à nos supérieurs qui ont la tète ailleurs ? Pour bien le savoir, faisons-alors… un gage ! Suivons donc tout simplement les conseils de ces gens modestes, très doués, droits, adroits et justes comme la vérité. Cette autre vérité qui dérange et qui nous a tout le temps manqué dans nos actes et propos. Apprenons alors par cœur ce qu’ils disent et prédisent en chœur et dans la totale ferveur et chaleur humaine. Plus vite nous le ferons, bien mieux nous nous comporterons. Cela est certain ! Faisons-le sans le moindre bricolage, ratage ou même marchandage. Arrêtons systématiquement ce vrai cafouillage ! Revenons plutôt à la bonne page ! Alors changeons, s’il le faut, d’attelage ! Voyons bien loin ce qui nous attend au loin ! Revenons toujours à la charge juste pour bien faire ce magnifique travail dont nous en avons la charge ! Cela est, en fait, un tout autre gage ! Il faut bien l’avouer.
Source Le Quotidien d’Oran Slemnia Bendaoud

Universitaire et auteur. Il est également l’auteur d’un titre devant paraitre incessamment intitulé : «Albert l’étranger, Camus l’Algérien».

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 04:16

Demi-finale retour de la champion’s league - La JSK aux portes de la finale

JSK

 

En affrontant ce samedi le TPMazembe du Congo, la JSK s’apprête à vivre l’un des événements les plus importants de son histoire. Quatre-vingt-dix minutes seulement l’en séparent.

Seule équipe algérienne encore en lice en Champion’s league africaine, la JS Kabylie parviendra-t-elle à renverser la vapeur en affrontant ce soir à 20h 15 au stade du 1er- Novembre de Tizi Ouzou le TPMazembe du Congo? On se rappelle, qu’au match aller, les Algériens avaient réussi à tenir la dragée haute aux détenteurs du trophée en ne s’inclinant que dans les toutes dernières minutes de la rencontre sur deux erreurs d’appréciation et d’inattention. Mais le but qu’ils ont inscrit au cours de ce match est très précieux et surtout très important car il leur permettrait, en cas d’égalité parfaite entre les deux équipes, de se qualifier pour la finale. Ils ont deux buts de retard à remonter, une tâche facile et difficile à la fois.

 

Facile parce que la JSK nous a habitués aux renversements de situation. De plus, elle aura l’avantage de jouer au 1er-Novembre, son stade fétiche, et devant son public, un atout non négligeable dans ce genre de confrontations. Difficile, car, en face, il y aura, comme son nom l’indique, le Tout-Puissant Mazembe qui n’est autre que l’actuel champion d’Afrique en titre. Méfiance donc, sachant qu’il y aura probablement d’autres paramètres, d’autres surprises. Le football africain, ce n’est pas le football européen.
Des arbitres sud-africains pour le match

Un trio d’arbitre sud-africain sous la conduite de Jérôme Damon dirigera la demi-finale retour de la Ligue des champions entre la JS Kabylie (Algérie) et TP Mazembe (RD Congo), prévue ce soir à 20h15 au stade du 1er-Novembre à Tizi Ouzou, a indiqué, jeudi, la Confédération africaine de football (CAF). Damon, qui a arbitré à plusieurs reprises en Algérie, sera assisté de ses compatriotes Molefe T.Enock et Rezeers Andrew. Le quatrième arbitre est Volgraff Daniel. Au match aller disputé à Lubumbashi, la JS Kabylie s’était inclinée sur le score de 3 à 1.
L’autre demi-finale, devant opposer l’ES Tunis (Tunisie) et Al Ahly (Egypte), prévue demain soir au stade Radès (Tunis), sera officiée par des arbitres ghanéens.
Le directeur du jeu est Lamptey Joseph, assisté de Haruna Ayuba et Badiu Ibrahim. Le quatrième arbitre est Lathbridg Reginald.

Al Ahly s’est imposé lors du match aller au Caire sur le score de 2 à 1.

Source L’Expression Kaci Aggad

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 04:08

Algérie - Saïd Sadi : «Le régime est obnubilé par sa survie»

Said Sadi

 

C'est un Saïd Sadi particulièrement critique qui s'est exprimé hier. Il a fustigé un régime obnubilé par sa survie et dénoncé «un climat de doute et de censure qui en a désespéré plus d'un».
Saisissant l'occasion d'un colloque sur l'environnement organisé par sa formation politique, le leader du RCD a fait un discours sur la conjoncture nationale qu'il estime «dominée par l'instabilité politique, les scandales et un marasme économique sans précédent ». Saïd Sadi considère que la crise n'en finit pas, ce qui, dit-il, «nous rive sur des questions d'urgence politique et sociale mais nous gardons le cap sur notre stratégie de force de contestation mais aussi de proposition». Un exercice que Sadi estime difficile puisque, dit-il, «nous savons combien il est difficile d'avoir accès à des données officielles. On a souvent dit, à juste titre, que la culture de l'opacité prive opérateurs et observateurs du minimum de données pour élaborer une analyse sur les dossiers concernant notre avenir collectif». Transition toute faite pour évoquer le débat ouvert par son parti au sujet de l'Histoire. «La confiscation des archives historiques, sur laquelle nous avons lancé un débat qui s'est avéré particulièrement vif dans le pays, n'est qu'un exemple parmi d'autres de cette décision de déposséder la nation des repères sur lesquels elle pourrait se reconstruire », considère Sadi qui pense qu'il «y a aussi une part de négligence, d'incompétence, de désorganisation et de manque d'intérêt pour tout ce qui a trait au moyen et long terme». Rappelant le parcours de son parti, Saïd Sadi martèle que «nous ne ferons aucune concession face aux abus qui accablent notre peuple quelle qu'en soit la nature. Mais nous savons qu'il est important que les structures durables, crédibles et performantes montrent les chemins de la reconstruction nationale en donnant la parole à ceux qui ont le savoir et la volonté de formuler les solutions et les vérités», ajoutant : «Nous avons construit notre identité sur la revendication d'une action politique fondée sur la contestation mais aussi sur la proposition. Nous avons de tout temps refusé la surenchère et le populisme dans lesquels se sont abîmés tant d'autres acteurs politiques car notre conviction comme notre parcours nous interdisent de recourir aux manœuvres populistes. Seuls ceux qui doivent s'inventer des crédibilités qu'ils n'ont pas su se donner dans un combat pérenne se réfugient dans la mousse des conjoncture et le maquillage des modes. Cet engagement nous légitime dans notre fonction d'acteurs ouvrant des voies que d'autres ne peuvent ou ne veulent envisager.» Le RCD, dit son président, fut «le premier à alerter la nation sur les risques de la démission devant le fondamentalisme dans un pays dont on a mutilé l'identité, nous avons imposé le combat et le débat sur les droits de l'Homme dans la cité algérienne, nous avons condamné sans réserve le code de la famille, nous faisons des réformes de l'Etat, de l'éducation et de la justice, des préalables à toute entreprise de résurrection nationale». Petit clin d'œil au thème du colloque, Sadi a affirmé qu’«en tant qu'animateur privilégié du débat algérien d'attirer l'attention de nos concitoyens sur le désastre écologique national et l'irresponsabilité qui caractérise la vacuité des politiques en matière d'intégration environnementale, au moment où le monde fait de ce challenge une des grandes priorités du millénaire».

Source Le Soir d’Algérie Nawal Imès

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 23:32

France - Réforme des retraites 2010 : le point

amour-senior.jpg

 

L'Assemblée nationale a adopté le 15 septembre le texte de la réforme des retraites. A l'heure où le projet de loi est discuté au Sénat, Planet.fr fait le point sur les mesures envisagées... Vont-elles vous toucher ?

1. Réforme des retraites : où en est-on en ce moment ?

Alors que le projet de loi pour la réforme des retraites est actuellement discuté au Sénat et que les syndicats entament un bras de fer avec le gouvernement en annonçant une grève reconductible, Nicolas Sarkozy a décidé de faire un geste.
Jeudi 7 octobre, le président de la République a demandé au gouvernement de déposer des amendements au projet de loi, visant à mieux tenir compte de la situation particulière de certains parents.
- Un amendement concerne les mères ou pères d'au moins 3 enfants qui se sont arrêtés de travailler pour les élever : les parents d'au moins 3 enfants, nés entre 1951 (première année touchée par la réforme) et 1955 inclus pourront continuer à profiter d'une retraite à taux plein dès 65 ans. Pour cela, ils auront dû s'arrêter de travailler pendant au moins un an dans les 3 ans suivant la naissance de l'un ou de tous leurs enfants.
Les parent nés à partir de 1956 devront quant à eux attendre l'âge de 67 ans, comme tout le monde, pour partir en retraite avec un taux plein.
- Un second amendement prévoit de conserver l'âge de départ à la retraite sans décote à 65 ans pour les parents d'enfants lourdement handicapés, qui ont nécéssité une présence auprès d'eux.
Ces deux amendements devraient toucher environ 130 000 personnes, principalement des femmes.
Ces mesures devraient coûter 3,4 milliards entre 2015 et 2022. Elles devraient être financées par des hausses de prélèvements :
- Les prélèvements sociaux sur les revenus du capital passeront de 2% à 2,2%.
- L'imposition des plus-values de cessions immobilières passera de 16 à 19%, et non à 17% comme le prévoyait auparavant la réforme.

2. Recul de l'âge légal de départ à la retraite

Cela n'est pas une surprise, l'âge légal du départ à la retraite est repoussé. Le texte de loi fait état du nouveau seuil de 62 ans.
Ce recul de 60 à 62 ans se fera progressivement d'ici 2018, à raison de 4 mois supplémentaires chaque année, à compter du 1er juillet 2011. Ce changement ne prendra donc effet qu'à partir de la génération 1951.
L'autre âge légal : L'âge du taux plein, auquel un salarié peut prétendre à une retraite à taux plein quel que soit son nombre de trimestres de cotisations, était jusqu'ici fixé à 65 ans. Cet âge passe à 67 ans d'ici 2018.
Cette mesure affectera surtout les femmes, qui attendent souvent ce seuil pour toucher une retraite à taux plein car elles ont souvent moins cotisé.
Comme prévu par le gouvernement, qui refusait de revenir sur ces questions, ces deux points clé du projet ont été adoptés par l'Assemblée nationale le vendredi 10 septembre au soir. Début octobre, le Sénat a lui aussi adopté ces deux aspects de la réforme.

3. Durée de cotisation allongée

Le projet de loi sur la réforme des retraites voulait appliquer le principe de l'augmentation de la durée de cotisation en fonction de l'allongement de l'espérance de vie. Cet aspect de la réforme a été adopté par l'Assemblée nationale.
A l'horizon 2012, il faudra compter 41 ans de cotisation pour pouvoir toucher une retraite à taux plein. Pour les personnes nées dans les années 1953 et 1954, donc à partir de 2013, le nombre d'années passera à 41 ans et un trimestre.
Compte tenu des estimations de l'INSEE concernant l'espérance de vie, la durée de cotisation passera à 41,5 ans en 2020.
Selon les calculs des Echos, "la durée de cotisation pourrait atteindre 43 à 44 ans d'ici 2050".

4. Prise en compte de la pénibilité et du travail avant 18 ans

Pour la pénibilité : Le texte de réforme prévoyait de tenir compte de la pénibilité du travail en conservant l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, pour les salariés souffrant d'une usure professionnelle impliquant une incapacité physique égale ou supérieure à 20 %. Suite aux manifestations du 7 septembre, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il envisageait de baisser le taux d'incapacité permettant de partir à la retraite à 60 ans de 20% à 10%. Ce départ anticipé sera donc possible pour seulement 30 000 personnes, au lieu des 10 000 qui auraient été concernées par le taux de 20% cependant.
Ces salariés bénéficieront d'une retraite à taux plein, même s'ils n'ont pas suffisamment cotisé.
Par ailleurs, le projet prévoit la mise en place d'un carnet de santé de travail individuel, pour les salariés exposés à des risques.

Les articles du projet de loi concernant la pénibilité ont été adoptés par l'Assemblée nationale.
Pour les salariés qui ont commencé avant 18 ans : Le dispositif "Carrières longues" est conservé. Les salariés concernés peuvent donc partir à la retraite entre 58 et 60 ans, à condition d'avoir bien cotisé pendant la durée légale et pendant deux ans supplémentaires.
Cet aspect de la réforme a également été adopté par l'Assemblée nationale.

5. De nouvelles impositions pour financer

Pour réformer le régime des retraites, le texte de loi crée de nouvelles impositions visant à percevoir une recette de 3,7 milliards d'euros en 2011.
- Une taxation sur les hauts revenus : création d'un prélèvement de 1 % sur la dernière tranche de l'impôt sur le revenu, ainsi qu'une augmentation de 1 point pour les taxes sur les plus-values mobilières et immobilières, et pour les dividendes et les intérêts.
- Une augmentation des prélèvements sur les stock-options.
- Une augmentation des prélèvements sur les retraites chapeaux (prélèvement de l'entreprise dès le 1er euro de rente versé, et non plus à partir de 1 000 euros).
- Suppression de deux niches fiscales : crédit d'impôt sur les dividendes des particuliers et plafonnement de la quote-part pour frais et charges sur les dividendes des entreprises.
- Calcul annualisé des allègements de charge des entreprises, qui devrait conduire à une diminution des allègements de cotisation de 2 milliards d'euros.
Ces aspects du projet de loi ont été adoptés par l'Assemblée nationale.

6. Une réforme qui touche aussi les fonctionnaires et les régimes spéciaux

Le nouveau texte de loi pour la réforme des retraites a aussi des incidences pour les fonctionnaires et pour les régimes spéciaux.
L'âge légal du départ à la retraite est également relevé à 62 ans en 2018 pour tous les fonctionnaires dont l'âge d'ouverture des droits est actuellement de 60 ans. Pour les fonctionnaires de la "catégorie active", un relèvement de deux ans sera appliqué. Ainsi, ceux qui pouvaient partir à 50 ans ne pourront partir qu'à 52 ans, ceux qui pouvaient partir à 55 ans ne pourront partir qu'à 57 ans, etc.
Pour les régimes spéciaux, l'âge de départ à la retraite est relevé à partir de 2017, pour tenir compte de la mise en œuvre de la réforme de 2008 concernant ces régimes spécifiques.
Par ailleurs, pour les fonctionnaires et les régimes spéciaux, la réforme aligne le taux de cotisation du public à celui du privé. Ce taux passe donc de 7,85 % à 10,55 % d'ici 2020.
Dès 2015, le dispositif de départ anticipé sans condition d'âge pour les parents de 3 enfants ayant 15 ans de service sera fermé. Seuls les parents qui auront déjà 3 enfants en 2012 pourront en profiter.
Enfin, la règle d'obtention du "minimum garanti" sera la même que dans le privé. C'est-à-dire qu'il faudra désormais que les fonctionnaires aient bien cotisé tous leurs trimestres ou qu'ils attendent l'âge du taux plein pour pouvoir en bénéficier.
Plus d'informations sur la retraite des fonctionnaires

7. Mesures d'aide au travail des seniors

Cette réforme des retraitesdevrait aider à développer l'emploi des seniors. Le texte de loi prévoit ainsi une aide à l'embauche, sur une durée d'un an, pour les recrutements de seniors demandeurs d'emploi de plus de 55 ans.
Il entend également favoriser le tutorat entre les seniors et les jeunes, afin de faciliter le transfert de savoir avant que le senior ne parte à la retraite.

8. Les mécanismes de solidarité renforcés

Plusieurs mécanismes de solidarité sont renforcés :
- Pour les jeunes au chômage : Le texte de loi améliore la couverture des chômeurs non indemnisés. Ainsi, les jeunes en situation précaire profiteront de trimestres validés supplémentaires. Aujourd'hui, ils peuvent valider 4 trimestres au titre de la première période de chômage non indemnisé. Le projet propose de passer à 6 trimestres supplémentaires validés.
- Pour les femmes qui ont connu un congé maternité : Les congés maternité sont souvent cause d'un pension de retraite plus faible. Le texte prévoit d'intégrer l'indemnité journalière perçue dans le salaire de référence pour le calcul de la pension.
Par ailleurs, un amendement du gouvernement prévoit que les mères (ou les pères) de 3 enfants, nées entre 1951 et 1955 inclus, pourront continuer à partir à la retraite sans décote dès 65 ans, à condition qu'elles aient arrêté de travailler pendant au moins un an dans les 3 ans suivant la naissance de l'un ou de tous leurs enfants.
Un second amendement prévoit que les parents d'enfants lourdement handicapés, ayant nécéssité une présence auprès d'eux, pourront continuer à partir à la retraite sans décote dès 65 ans.
A lire aussi : Retraite, une réforme injuste pour les femmes ?
- Pour les retraites agricoles : Le texte de loi prévoit de changer les règles du minimum vieillesse afin que les agriculteurs ayant peu cotisé puissent au moins toucher 709 euros mensuels de pension de retraite pour une personne seule.
Il prévoit aussi de faciliter l'obtention du bénéfice de la revalorisation du minimum de pension agricole pour les femmes exploitantes.

9. Comment seront financés ces changements ?

Le texte de loi régissant la réforme des retraites vise à remettre les régimes de retraites à l'équilibre en 2018.
Les déficits engendrés jusqu'en 2018 seront intégralement financés par le Fonds de réserve des retraites, créé en 1999, théoriquement conçu pour n'être utilisé qu'après 2020. Mais le gouvernement explique que l'accélération des déficits induit logiquement que ce fonds soit utilisé plus tôt que prévu.
Cet équilibre financier des régimes de retraites en 2018 suppose cependant que le scénario du gouvernement soit respecté : c'est-à-dire un retour au plein emploi à l'horizon 2024, un taux de chômage de 4,5 % cette même année, et une croissance de la productivité du travail de 1,5 %.

10. Les réactions de l'opposition et des syndicalistes

Les réactions ne se sont pas faites attendre après la révélation du projet de loi pour la réforme des retraites.
Ainsi, François Hollande, ex-premier secrétaire du Parti Socialiste, interrogé par Canal +, a estimé que Nicolas Sarkozy a opté pour "la réforme la plus injuste". Selon lui, le chef de l'Etat a seulement voulu "envoyer un signal aux marchés et aux partenaires européens" et "a choisi de faire payer les pauvres et ceux qui ont commencé à travailler tôt".
Une opinion partagée par Jean-Marc Ayrault au micro de RTL. Le président du groupe PS à l'Assemblée Nationale a déclaré qu'il s'agissait d'"une mesure profondément injuste".
Le président du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon a exprimé son désaccord dans un communiqué : "Aujourd'hui est jour de tristesse et de colère. La fin de la retraite à 60 ans, c'est la fin d'un monde".
Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière, et Arlette Laguiller se sont exprimées ensemble dans un communiqué où elles dénoncent "un acte de brigandage pour dépouiller les futurs retraités. [...] Les mesures sur la retraite annoncées par Eric Woerth visent tout simplement à rendre plus difficile, voire impossible, le départ à la retraite à taux plein, c'est-à-dire avec une pension complète".
Au centre, Robert Rochefort, eurodéputé et membre du MoDem, estime lui aussi que ce projet pose problème : "Le gouvernement a malheureusement fait le choix d'une réforme dure, rapide et qui comporte ainsi certains éléments d'injustice, en particulier le déplacement de l'âge sans décote de 65 à 67 ans".
Enfin, Marine Le Pen s'est également prononcée. Pour elle, trois mots résument cette réforme : "injustice, inefficacité et poudre aux yeux".
Côté syndicats, on ne paraît pas plus convaincu. Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière, a demandé le retrait de ce projet de loi qu'il juge "injuste socialement" et "inefficace économiquement".
Dans un communiqué, la CFDT estime que "les annonces du gouvernement (...) visent à faire supporter l'essentiel du poids de la crise aux salariés et ne règlent pas à long terme la question du financement des retraites".
Pour lutter contre ce projet de loi, la CGT rappelle dans un communiqué la tenue "des grandes manifestations unitaires et interprofessionnelles le jeudi 24 juin".
Les syndicats patronaux semblent plutôt en adéquation avec le projet. Dans un communiqué, le Medef reconnaît là "un grand pas en avant", bien que certaines mesures lui paraissent "dommageables" pour les entreprises.
Seule la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises) se dit satisfaite par cette réforme qu'elle juge "assez équilibrée" et "raisonnable".
Après les nouvelles propositions du président de la République suite aux manifestations du 7 septembre, les syndicats et l'opposition estiment que cela ne va pas changer grand chose. Pour eux, le gouvernement doit maintenir l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, et l'âge de départ à taux plein à 67 ans.

11. La suite du calendrier de la réforme

- Le 16 juin : le projet détaillé du gouvernement a été présenté. Les différents partenaires ont jusqu'au vendredi 18 juin pour faire part de leurs remarques au ministre du Travail.
- Le 13 juillet : le projet de loi a été présenté en Conseil des ministres.
- Du 7 au 15 septembre : le projet de loi a été discuté au Parlement.
- Le 15 septembre : le texte de loi a été adopté à l'Assemblée nationale.
- Depuis le 5 octobre : le texte de loi est présenté au Sénat.
A lire aussi : Retraite des politiques : quels privilèges ?

Source Planetmag Maëlle Boudet

Le Pèlerin

 

Partager cet article
Repost0