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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 23:27

Aéronautique - La liste noire des compagnies aériennes

Boeing-787.jpg

 

Vous aimez voyager ? Comment savoir si la compagnie aérienne que vous empruntez respecte ou non les normes de sécurité européennes ? Pour partir informé, voici la liste noire de la Commission européenne remise à jour le 6 septembre 2010.

1. Pourquoi une liste noire ?

Depuis août 2005, suite à de nombreux crashs (notamment celui, au Venezuela, qui avait tué 160 personnes dont 153 Français le 16 août 2005), la Direction générale de l'aviation civile met à la disposition du public la liste noire des compagnies dans le but de renforcer la sécurité aérienne.
Ces compagnies peuvent être interdites d'exploitation ou faire l'objet de restrictions de vol vers le territoire européen. Le 6 septembre 2010, l'Union européenne a remis à jour cette liste. La voici classée par continent et par pays.
Attention, ce n'est pas une liste exhaustive ! Le fait qu'une compagnie ne figure pas sur cette liste ne signifie pas qu'elle respecte les normes de sécurité en vigueur !
Les avions des compagnies aériennes sont inspectés aléatoirement lors de leur départ ou arrivée dans les aéroports de l'Union européenne. Il est donc impossible de contrôler tous les avions de toutes les compagnies !

2. Les compagnies africaines

Les compagnies suivantes sont interdites de survol et d'atterrissage en territoire européen.
Angola : Aerojet, Air 26, Air Gemini, Air Gicango, Air jet, Air Nave, Alada, Angola Air Services, Diexim, Gira Globo, Heliang, Helimalongo, Mavewa, Pha, Rui & Conceicao, Sal, Servisair, Sonair.
Djibouti : Daallo Airlines.
Guinée équatoriale : Cronos Airlines, Ceiba Intercontinental, Egams, Euroguinena de Aviación y Transportes, General Work Aviación, GETRA (Guina Ecuatorial de Transportes Aéreos), Guinea Airways, Star Equatorial Airlines, UTAGE (Union de Transporte Aéreo de Guinea Ecuatorial).
Liberia : Toutes les compagnies certifiées par les autorités responsables de la surveillance réglementaire du Liberia sont sur la liste noire de la Commission européenne.
République du Congo : Aero Service, Equaflight Services, Société Nouvelle Air Congo, Trans Air Congo.
République démocratique du Congo (RDC) : African Air Services Commuter, Air Kasai, Air Katanga, Air Tropiques, Blue Airlines, Bravo Air Congo, Business Aviation, Busy Bee Congo, Cetraca Aviation Service, CHC Stellavia, Congo Express, Compagnie Africaine d'Aviation (CAA), Doren Air Congo, Entreprise World Airways (EWA), Filair, Galaxy Kavatsi, Gilembe Air Soutenance (Gisair), Goma Express, Gomair, Hewa Bora Airways (HBA), I.T.A.B. (International Trans Air Business), Kin Avia, Lignes Aériennes Congolaises (la compagnie aérienne nationale de la République démocratique du Congo), Malu Aviation, Mango Aviation, Safe Air Company, Services Air, Swala Aviation, TMK Air Commuter, Tracep Congo Aviation, Trans Air Cargo Service, Wimbi Dira Airways, Zaabu International.
République du Bénin : Aero Benin, Africa Airways, Alafia Jet, Benin Golf Air, Benin Littoral Airways, Cotair, Royal Air, Trans Air Benin.

République du Gabon : Air Services SA, Air Tourist, Nationale et Regionale Transport, SCD Aviation, Sky Gabon, Solenta Aviation Gabon.
République du Ghana : Meridian Airways Ltd.
Rwanda : Silverback Cargo Freighters.

Sao Tomé-et-Principe : Africa Connection, British Gulf International Company LTD, Executive Jet Services, Global Aviation Operation, Goliaf Air, Island Oil Exploration, STP Airways, Transafrik International LTD, Transcarg, Transliz Aviation (TMS).
Sierra Leone : Air Rum, Destiny Air Services, Heavylift Cargo, Orange Air Sierra Leone LTD, Paramount Airlines, Seven Four Eight, Air Services LTD, Teebah Airways.

Soudan : Sudan Airways, Sun Air Company, Marsland Company, Attico Airlines, Fourty Eight Aviation, Sudanese States Aviation Company, Almajara Aviation, Bader Airlines, Alfa Airlines, Azza Transport Company, Green Flag Aviation, Almajal Aviation Service.
Swaziland : Swaziland Airlink.
Zambie : Zambezi Airlines.

3. Les compagnies africaines (2)

Les compagnies aériennes ci-dessous font l'objet de restrictions de vol sur le territoire européen. Leurs appareils sont autorisés à atterrir et décoller à condition d'être affrétés avec l'équipage d'une compagnie aérienne ne faisant pas l'objet d'une interdiction d'exploitation.
Comores : Air Service Comores.
République d'Angola : Taag Angola Airlines.
République du Gabon : Afrijet, Gabon Airlines, Nouvelle Air Affaires Gabon.
République du Ghana : Airlift International.

4. Les compagnies asiatiques

Les compagnies suivantes sont interdites de survol et d'atterrissage en territoire européen.
Cambodge : Siem Reap Airways International.
Indonésie : Air Pacific Utama, Alfa Trans Dirgantata, Asco Nusa Air Transport, Asi Pudjiastuti, Aviastar Mandiri, Cardig Air, Dabi Air Nusantara, Deraya Air Taxi, Derazona Air Service, Dirgantara Air Service, Eastindo, Gatari Air Service, Indonesia Air Transport, Intan Angkasa Air Service, Johnlin Air, Kal Star, Kartika Airlines, Kura-Kura Aviation, Lion Mentari Airlines, Manunggal Air Service, Megantara Airlines, Merpati Nusantara, Mimika Air, National Utility Helicopter, Nusantara Air Charter, Nusantara Buana Air, Nyaman Air, Pelita Air Service, Penerbangan Angkasa Semesta, Pura Wisata Baruna, Republic Expres Airlines, Riau Airlines, Sampoerna Air Nusantara, Sayap Garuda Indah, Sky Aviation, SMAC, Sriwijaya Air, Survei Udara Penas, Trans Wisata Prima Aviation, Travel Expres Aviation Service, Travira Utama, Tri MG Intra Airlines, Trigana Air Service, Unindo, Wing Abadi Airlines.
République des Philippines : Aerowurks Aerial Spraying Services, Air Philippines Corporation, Air Wolf Aviation Inc., Airtrack, Agricultural Corporation, Asia Aircraft Overseas Philippines Inc., Aviation Technology Innovators, Inc., Aviatour's Fly'n Inc., Ayala Aviation Corp., Beacon, Bendice Transport Management Inc., Canadian Helicopters Philippines Inc., Cebu Pacific Air, Chemtrad Aviation Corporation, CM Aero, Corporate Air, Cyclone Airways, Far East Aviation Services, F.F. Cruz and Company, Inc., Huma Corporation, Inaec Aviation Corp., Island Aviation, Island Transvoyager, Lion Air Incorporated, Macro Asia Air Taxi Services, Mindanao Rainbow Agricultural Development Services, Misibis Aviation & Developement Corp, Omni Aviation Corp., Pacific East Asia Cargo Airlines, Inc., Pacific Airways Corporation, Pacific Alliance Corporation, Philippine Airlines, Philippine Agricultural Aviation Corp., Royal Air Charter Services Inc., Royal Star Aviation, Inc., South East Asia Inc., Southstar Aviation Company, Inc., Spirit of Manila Airlines Corporation, Subic International Air Charter, Subic Seaplane Inc., Topflite Airways Inc., Transglobal Airways Corporation, World Aviation Corp., WCC Aviation Company, Yokota Aviation Inc., Zenith Air, Inc., Zest Airways Incorporated.
Transporteurs aériens faisant l'objet de restrictions d'exploitation dans l'Union Européenne :
République populaire démocratique de Corée : Air Koryo.

5. Les compagnies d'Asie centrale

Les compagnies suivantes sont interdites de survol et d'atterrissage en territoire européen.
Afghanistan : Ariana Afghan Airlines.
République du KazKazakhstan : Aero Air Company, Aeroprakt KZ, Air Almaty, Air Company Kokshetau, Air Divison of EKA, Air Flamingo, Air Trust Company, AK Sunkar Aircompany, Almaty Aviation, Arkhabay, Asia Continental Airlines, Asia Continental Avialines, Asia Wings, Associtaion of Amateurs Pilots of Kazakhstan, Atma Airlines, Atyrau Aye Joly, Avia-Jaynair, Beybars Aircompany, Berkut Air/Bek Air, Berkut KZ, Burundayavia Airlines, Comlux, Deta Air, East Wing, Eastern Express, Euro-Asia Air, Euro-Asia Air International, Fenix, Fly Jet KZ, IJT Aviation, Investavia, Irtysh Air, Jet Airlines, Jet One, Kazair Jet, Kazairtrans Airline, Kazairwest, Kazavia, Kazaviaspas, Kokshetau, Mega Airlines, Miras, Navigator, Orlan 2000 Company, Pankh Center Kazakhstan, Prime Aviation, Salem Aircompany, Samal Air, Sayakhat Airlines, Semeyavia, Scat, Skybus, Skyjet, Skyservice, Tyan Shan, UST-Kamenogorsk, Zhetysu Aircompany, Zhersu Avia, Zhezkazganair.
République kirghize : Air Manas, Asian Air, Avia Traffic Company, Aerostan (ex Bistair-Fez Bishkek), Click Airways, Dames, Eastok Avia, Golden Rule Airlines, Itek Air, Kyrgyz Trans Avia, Kirghyzstan, Kyrghyzstan Airline, Max Avia, S Group Aviation, Sky Gate International Aviation, Sky Way Air, Tenir Airlines, Trast Aero, Valor Air.
Les compagnies ci-dessous font l'objet de restrictions d'exploitation dans l'Union Européenne :
République du Kazakhstan : Air Astana.
République islamique d'Iran : Iran Air.

6. Les compagnies d'Europe

Les compagnies aériennes ci-dessous font l'objet de restrictions de vol sur le territoire européen. Leurs appareils sont autorisés à atterrir et décoller à condition d'être affrétés avec l'équipage d'une compagnie aérienne ne faisant pas l'objet d'une interdiction d'exploitation.

Aruba (royaume des Pays-Bas) : Air Astana.

Ukraine : Ukrainian Mediterranean Airlines.

7. Les compagnies d'Amérique

Les compagnies aériennes ci-dessous font l'objet d'une interdiction d'exploitation générale dans l'Union Européenne
Suriname : Blue Wing Airlines.

Source Planetmag Maëlle Boudet

Le Pèlerin

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 23:16

Télévision – L’émission "Des Racines et des ailes" sur Toulouse qui a tant fait fait jaser

 

Louis-Laforge-des-racines-et-des-ailes.jpg

Louis Laforge et son émission ont séduit autant qu'ils ont agacé.

Abondant courrier à la suite de l'émission «Des Racines et des ailes», dont le numéro spécial Toulouse diffusé mercerdi soir sur «France 3» a séduit tout autant qu'il a agacé ses téléspectateurs.

Si le but était de faire parler de l'émission « Des Racines et des ailes » et de Toulouse, la ville sur laquelle « France 3 » a braqué ses caméras mercredi soir en prime time, c'est gagné.

Dès ce jeudi matin, nos lecteurs ont abondamment commenté le numéro « spécial Toulouse » présenté par Louis Laforge, qui, disons-le à la lecture du courrier que nous avons reçu, a séduit tout autant qu'il a agacé ses téléspectateurs.

Violette compte au nombre de ceux qui se réjouissent du spectacle offert mercredi soir par « France 3 ». « Un document admirable, de belles images de la ville, une vision fidèle de Toulouse », écrit cette lectrice dont l'avis fait écho aux louanges tressées par Jean-Jacques, parti loin de la Garonne pour raison professionnelle. « Je vis dans la nostalgie de ma belle Ville rose dont j'ai retrouvé, mercredi soir à la télévision, l'âme, le charme, l'identité forte et éternelle qui me manquent tant ici, au-dessus de la Loire ».

Le rose de la brique, la voix de Nougaro en fond sonore, les merveilles de la Salle des Illustres, « tant de richesses révélées à la France entière et qui, soit dit en passant, valent bien celles d'Albi. A quand le classement de Toulouse au patrimoine mondial de l'Unesco ? », s'enthousiasme Philippe.

« L'écume de Toulouse et de la Garonne »

« Quel reportage convenu, que de clichés poussiéreux » estime, pour sa part, Monique, « Toulousaine et fière de l'être » qui porte ce jugement sans appel : « une émission qui ne traite que de l'écume de Toulouse et de la Garonne. Rien sur l'excellence médicale de la ville, rien sur la recherche, rien sur le Cancéropole », vitupère cette lectrice. « Ringard », grince aussi Nicolas, en ironisant : « un spécial Toulouse dans lequel je n'ai pas reconnu ma ville », écrit cet étudiant. « Quelques images vieillottes de la Cité des Capitouls perdues dans un film soporifique entre Val d'Aran et estuaire de la Gironde. On espérait mieux », conclut le jeune homme dont la déception est aussi grande que celle de Mercedes, petite fille d'immigrés venus de l'autre côté des Pyrénées. « Résumer la mémoire espagnole de la ville à un cours de flamenco est caricatural et ridicule », estime cette téléspectatrice. Un raté historique, mais également « un formidable loupé contre-productif pour Toulouse que cette émission a complètement oublié de projeter dans l'avenir », considère Pierre. « Ce n'est pas ainsi que nous rattraperons notre retard face à Bordeaux », conclut, amer, ce téléspectateur.

A l'inverse, Joëlle, bouleversée par « la beauté de l'émission diffusée mercredi, remercie « France 3 » qui nous a révélé, même à nous Toulousains, les merveilles de notre ville. Toulouse est la plus belle de France ! ».
Sous le Pont Neuf, coule "Des racines et des ailes"

On attendait Toulouse, ce fut Vesoul. Et encore, c'est trop méchant pour le grand Jacques. N'empêche, hier soir, l'émission «Des Racines et des ailes» sur France 3, devait nous illuminer, nous autres Toulousains et patients habitants des berges de la tumultueuse Garonne, du Val d'Aran jusqu'aux rives extrêmes de la pointe de Grave !

Las, le voyage promis tourna court en mauvaise croisière qui fleurait bon la vieille violette recyclée à la mode Technicolor. Tels des conquistadors de pacotille, nos hérauts cathodiques ne nous offrirent que désuètes verroteries et clichés surannés. Ainsi donc, Garonne nous menacerait tous de nous engloutir au moindre Autan mauvais, nous obligeant à vivre dans des cases sur pilotis. Ainsi encore, Toulouse-la-Rose ne serait qu une lente addition de moulins, de pastels, de briques de façade, saupoudrée d'un nuage de Caravelle, de Concorde rangés au musée du Ciel éternel. Le tout miraculeusement sauvé par un A380 royal en rotation sur les Pyrénées. Quel mauvais bouquet !

Est-ce ainsi que les Toulousains vivent ? Bien sûr que non, bien sûr. Quid des défis du temps présent, de la cicatrice d'AZF, aux lignes d' acier de ces trains à grande vitesse dont nous poussons les feux ? Quid encore de nos énergies quotidiennes et répétées pour voler toujours plus haut ? Rien de tout de cela dans ce peu ragoutant plat écran. Trop souvent, la mauvaise télé convoque les morts à table. Nous sommes plus forts : nous nous régalons sans eux…

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 10:05

Gonflé le toubib

docteur-Christian-Sadek.jpg

 

*Il est bien dans les Pages Jaunes....  

Sans faire de l’anti-Sarkozisme primaire, je viens de recevoir ce courrier qui évoque bien des problèmes que vit notre société, la question des retraites mise à part…

Je vous fais partager ce courrier car les sujets abordés me semblent dignes d’interet et sont de bons sujets de réflexion

Début de citation

Docteur Christian Sadek Médecin généraliste Les Prades 46250 Cazals

à

Monsieur Nicolas Sarkozy Président de la République Française  Cazals ,
Monsieur le Président de la République, 

Avec tout le respect que je vous dois dû à votre fonction, je me permets de vous adresser ce petit présent : un croc de boucher. Ce n'est pas pour y suspendre Monsieur Dominique de VILLEPIN et n'a rien à voir avec les balles de 9mm qui vous ont été adressées anonymement.
Moi, je vous dis qui je suis, et pourquoi je vous adresse cet objet.
En temps que médecin de campagne, je suis tous les jours au contact de la France « d'en- bas », des agriculteurs, des artisans, des professions libérales, des commerçants, des employés salariés qui doivent travailler toujours plus pour en fait gagner de moins en moins.
Je côtoie aussi des personnes au R.S.A. qui travaillent au noir, arrivent à toucher de nombreuses allocations diverses et variées et qui en fait ne payent pas d'impôts et s'en sortent beaucoup mieux que ceux qui sont au SMIC, et qui travaillent 7 H /jour, et bien mieux que de nos agriculteurs qui eux travaillent plus de 60 H/ semaine et 365 jours par an et qui parfois sont obligés de fréquenter les Restos du Cœur pour nourrir leurs enfants.

Et que dire de nos retraités qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Tous les jours, je mesure la température de la population de notre canton et, je ne sais si c'est une conséquence du prétendu réchauffement climatique, mais la température monte, monte lentement mais sûrement et un jour cela va éclater. Je pense que c'est comme le « big one » sur la faille de San Andréa :

On sait que cela va arriver mais on ne connaît pas la date.
C'est ce que je perçois sur le canton de Cazals et aussi ce que je pressens dans les autres cantons de France.
Il serait dommage que notre Pays qui est au bord de la faillite, faillite en grande partie liée à l'incompétence et à la corruption de nos énarques, soit victime d'une troisième révolution qui achèverait de le ruiner.
Comme en 1789, la Révolution pourrait éclater pour une parole de trop : en 1789 ce serait Marie-Antoinette qui l'aurait prononcée « Ils n'ont plus de pain alors qu'ils mangent de la brioche ». L'ENA n'existait pas mais déjà nous avions une énarque qui ignorait comment se faisait le pain et la brioche : aucune réalité de la condition de vie des gens sur le terrain. C'est peut être pour éviter cela que nos énarques et hommes politiques font de longs discours qui nous endorment et ne veulent plus rien dire : au moins cela évite de mettre le feux aux poudres et ils se sont fait plaisir en alignant des mots mais aucune idée. Nous sommes en présence d'un Etat qui devient de plus en plus inquisiteur envers ses citoyens, de plus en plus répresseur envers les honnêtes gens, de plus en plus laxiste pour les voyous : auriez-vous peur des voyous Monsieur le Président?
Pourtant ce sont les honnêtes gens qui feront la prochaine révolution parce qu'ils en ont assez que 1789 ne serve à rien et qu'ils ne soient bons qu'à payer des impôts. Je pense, en tant que médecin, que la révolution c'est comme le vaccin : de temps en temps il faut des rappels.
Il y a trop longtemps maintenant que le dernier rappel a été administré.

Après le dépistage des délinquants à l'âge de 3 ans, la taxe carbone qui épargne les plus pollueurs (vos petits copains), les radars « pompes » à fric, qu'allez vous nous pondre : le rétablissement des lettres de cachet ? Pourvu que je n'en sois pas la première victime !

Vous êtes en train de nous faire une France à l'Américaine. Mais pas celle d'Obama ! Celle de Bush, marionnette de la C.I.A., des lobbies de l'industrie et de l'armement. Votre idole était G.W. Bush : cela « crevait » les yeux. L'Europe géographique avait un pays à la botte des américains (l'Angleterre), maintenant elle en a deux. Lors de l'invasion en Irak, par les américains, je devrais dire par la C.I.A. et les industriels de l'armement et accessoirement G.W. Bush, Jacques CHIRAC a eu probablement la meilleure initiative de ses mandats : ne pas y aller. Sil n'en avait pas été ainsi, je pense que notre pays, qui compte 1/6 de musulmans explosait de l'intérieur. En médecine il y a un dicton qui dit « primum no nocere » - d'abord ne pas nuire- et il a su l'appliquer.

Vous êtes, lentement mais sûrement, en train de transformer le pays en dictature car vous avez l'esprit d'un petit dictateur ; il existe une grande similitude entre vous et Napoléon III dit Le Petit (dixit Victor Hugo). Mis à part quelques ministres, vous vous êtes entouré (mais cela est peut être voulu) d'incompétents notoires qui n'ont aucune réalité du terrain, comme par exemple Madame R. Bachelot qui nous a montré ses talents dans la gestion de la « grosse » épidémie de grippe A. Heureusement que le virus H1 N1, quant à sa virulence, n'avait rien à voir avec le H5 N1, auquel cas elle aurait participé à décimer le pays : elle aurait peut être résolu le problème de chômage en créant un maximum d'emplois...dans les funérariums.

Il y a un proverbe qui dit « au royaume des aveugles, les borgnes sont rois » :
Je crains que vous l'ayez fait vôtre. Mais au fait, cette épidémie de grippe, n'était-ce pas une diversion, pour faire parler d'autre chose que de la crise ce qui aurait risqué d'échauffer les esprits ? En vous adressant ce présent, je ne fais pas de menaces, je m'inspire un peu de vous - après tout c'est vous qui en avez parlé le premier, du croc de boucher - Je fais seulement de la prévention.

Il serait en effet regrettable que votre absence de bon sens, votre éloignement de plus en plus grand de la France « d'en bas », comme avait dit Jean Pierre Raffarin, vous conduise à vous y trouver suspendu par le peuple, ou pire encore, que la Guillotine, reléguée au musée par Robert Badinter, reprenne du service et fonctionne au rythme qu'elle a connu sous la Terreur. Je vous rappelle que vous êtes le Président de tous les Français même si tous n'ont pas voté pour vous et que vous avez été choisi pour vous occuper de notre Pays, pas pour l'anéantir.

Je suis un libéral, mais je suis pour le libéralisme choisi et non subi et imposé. Vous êtes en train de créer un système de santé à l'américaine, c'est-à-dire à deux voire trois vitesses, alors que Monsieur Obama lui veut faire machine arrière et rendre l'accès aux soins à tous les Américains qui en étaient exclus. Vous êtes en train d'anéantir l'enseignement qui est le type même d'investissement à long terme où l'on dépense aujourd'hui de l'argent (nos impôts) qui sert à former les cerveaux qui feront l'élite intellectuelle de demain. Les pays nordiques comme la Finlande l'ont bien compris. Avec la suppression du juge d'instruction, vous êtes en train de créer une justice aux ordres du pouvoir : la France va devenir une République Bananière si elle ne l'est pas déjà. A l'allure où vous allez, la France sera le premier pays sous développé d'Europe : plus d'université, plus d'hôpitaux, plus d'industries, plus de services publics, plus d'agriculture.,. une réserve de gaulois pour touristes étrangers tout au plus. Attention ! Les Gaulois à l'image d'Astérix et Obélix pourraient bien entrer en Résistance.

Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy accompagnée de son "cadeau" le crochet de boucher. Vive la liberté d'expression !!!!!
Docteur Christian Sadek Médecin généraliste Les Prades 46250 Cazals "

Début de citation

Le Pèlerin

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 08:18

Tourisme: La destination Maroc renoue avec le succès

serpents2.jpg

 

· Les campagnes de promo ont porté leurs fruits
· Arrivées et nuitées en hausse de plus de 10% à fin août
· Des fondamentaux solides
D’abord les bonnes nouvelles. La destination Maroc continue sur son trend haussier. Sur les 8 premiers mois de l’année, les arrivées et les nuitées ont augmenté de 10% par rapport à la même période de l’an précédent. Marrakech, la première destination touristique, est en tête de ces réalisations, malgré un léger recul de 1% en termes d’arrivées en août. Ce qui reste une prouesse pour un mois où les fortes chaleurs et le ramadan ont détourné les MRE de la ville. «En revanche, les touristes étaient bien là», relève Abdelhamid Addou, directeur de l’Office national marocain du tourisme (ONMT).
Le moins réjouissant, c’est qu’on ne peut pas faire plus. L’Office espère maintenir le même trend pour l’an 2011. Année durant laquelle il n’y aura pas de grande évolution de produits et ce, pour l’ensemble de la destination Maroc.
En 2010, alors que les scénarios les plus optimistes prévoyaient une année presque aussi catastrophique que celle de 2009, les réalisations ont déjoué tous les pronostics, bien loin de la morosité qui a continué de frapper le secteur dans d’autres contrées. «Ces réalisations nous confortent dans notre choix. Nous avons des fondamentaux solides: notoriété de la marque, l’open sky, la mobilisation des professionnels», explique modestement Addou.
N’empêche que la super année touristique a pu être réalisée grâce aux efforts promotionnels entrepris par l’Office. Présence sur les TV, campagnes d’affichage dans tous les pays émetteurs, multiplication des éductours. Le dernier en date est celui des «Experts du Maroc» qui a démarré le 6 octobre et s’achèvera le 12 du même mois. Son principe est un programme de e-learning pour former les agents de voyages sur les produits marocains.
Ce programme compte 25.000 agents de voyages. 500 d’entre eux ont été retenus pour participer à cette troisième édition des Experts du Maroc. Ils ont découvert les produits axés sur les Spas à Marrakech et à Essaouira. Le Spa est désormais un des produits d’appel de la destination Marrakech. Destination pour laquelle l’Office a mis les bouchées doubles tout en suscitant une dynamique de promotion entraînant dans son sillage les privés. «Et les résultats ont été à la hauteur de ces choix», dit Addou. Cette reprise à Marrakech est notamment le fruit de ce partenariat et de toutes les campagnes (TV et RP) consacrées à la marque. A moyens exceptionnels résultats aussi exceptionnels. Depuis le début de l’année 2010, le nombre d’arrivées et de nuitées est en hausse dans la cité ocre et le taux d’occupation, à des variations près, se stabilise à 50%. En 2009, a été lancée par exemple une communication interactive à travers le portail Marrakech Travel et qui a d’ailleurs remporté le trophée de la meilleure campagne marketing en France en 2010, se réjouit Addou. Toujours pour la cité ocre, les campagnes TV se sont multipliées dans les 6 pays émetteurs durant 2009 et l’année en cours.
Mais si 2010 a été, à tous les niveaux, une année extraordinaire pour le tourisme, c’est aussi grâce aux budgets colossaux (budget de promotion en plus de l’enveloppe additionnelle) qui lui ont été consacrés.
Globalement, ces budgets ont boosté toutes les destinations. Les professionnels espèrent qu’ils seront maintenus pour les années prochaines. Ce qui n’est pas garanti et ce n’est pas uniquement du ressort de l’Office.
Source L'Economiste Badra Berrissoule

Le Pèlerin

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 08:08

Reportage en Algérie - Les Marocains vus par les Algériens

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A Alger ou encore Oran, en immersion totale, une Marocaine se met en avant pour comprendre le regard que portent réellement les Algériens sur les Marocains, au-delà de la propagande et des politiques. Récit de regards croisés d’Algériens sur une identité voisine connue, reconnue ou encore méconnue.

Arrivée à l’Aéroport Houari-Boumediene d’Alger, c'est avec un sourire affiché et un “wakha ya lalla” que je suis reçue par la police algérienne.

Le chauffeur de taxi reconnaît aussi l’accent marocain. Plus qu’aimable et content de voir une Marocaine en Algérie, il prend soin de jouer le rôle de rapporteur et insiste pour parler du lot quotidien servi par la presse algérienne et ses gros titres contre le Maroc: “Heureusement que tous les Algériens ne se fient pas aux dires de la presse aux ordres des galonnés d'Alger. Nous sommes voisins et frères, partout il y a du bon et du mauvais. Il est normal de trouver des petites frictions entre peuples voisins, cela est le cas partout dans le monde. Il faut savoir faire la différence entre les relations diplomatiques entre Etats et les relations entre les peuples.”

Tout au long de ce voyage, les regards sont bien distincts selon les situations de chacun. Voici donc les regards des gens du peuple sur ce qu'ils appellent le “marroqui”.

“Le plus beau des pays”

Saliha a 23 ans, elle est secrétaire et ne connaît pas du tout le Maroc. D’après le peu de Marocains qu’elle a croisés en Algérie, elle s'est fait une opinion : ce qu’elle aime chez les Marocains, c'est qu'ils ne critiquent jamais leur pays qu'ils considèrent comme étant le plus beau des pays même s'ils vivent parfois dans la misère”.

Mustapha, manutentionnaire dans une quincaillerie, âgé de 39 ans, lui, c'est la télé marocaine qu'il apprécie et à travers laquelle il a découvert le Maroc: “Je trouve que la TV marocaine affiche une certaine ouverture qu’elle doit aux influences étrangères. Ce qui montre bien que les Marocains savent s’adapter aux changements sans pour autant s'écarter de la tradition. Ils en font plutôt un atout, et c’est ce qui me plaît chez eux.”

Il y a ceux qui ne connaissent pas de Marocains, et qui ont pourtant leur mot à dire comme Nouria, femme au foyer, âgée de 34 ans, qui a découvert le Maroc et les Marocains, à travers les mariages.

“Je ne suis jamais allée au Maroc, je ne connais aucun Marocain. Mais ce que je sais, c’est que le Maroc est un pays de tradition. Et d’ailleurs leur tradition nous a été exportée indirectement. Celle-ci prend même une place de référence dans des événements importants telle que la célébration du mariage, notamment pour tout ce qui touche les tenues pour l’occasion”, dit-elle.

“A quand l'ouverture de cette foutue frontière?”

Puis, il y a ceux qui sont déjà allés au Maroc et qui ont déjà leur petite idée comme Samir, cadre supérieur dans une entreprise de télécom marié à une femme qui a passé son enfance au Maroc. Lorsqu’il s’est rendu au royaume, il a été surpris par l’accueil qu’il a reçu en tant qu’Algérien. “J'y suis allé à deux reprises ces quatre dernières années et l'accueil que j'ai reçu sur place m'a surpris. Quand j'ai dit que j'étais d'origine algérienne, on m’a très bien accueilli. Les Marocains sont d'un accueil exemplaire, je ne comprends pas cette pseudo friction entre Algériens et Marocains. A quand l'ouverture de cette foutue frontière pour qu'on puisse aller et venir à notre guise?!”.

Sabrina, étudiante âgée de 27 ans, lors de son séjour estival au Maroc, a été surprise selon elle par l’expansivité et l’ouverture des Marocains. “Lors de mon voyage, j’ai trouvé les Marocains très ouverts. Ils ont dans leur nature, cette capacité d’être à l’aise, d’aller vers les gens pour discuter, échanger… En tout cas en tant qu’Algérienne, tout en étant au Maroc, c’est ce que l’on ressent sur place. Cela concerne en particulier les jeunes qui sont plus expansifs que leurs aînés.”

Nabil, comptable, âgé de 33 ans est un fan de la culture marocaine, et de la manière de... marchander des Marocains. “Ce que j’adore au Maroc, c’est qu’on peut toujours marchander avec un Marocain. En Algérie, c’est à prendre ou à laisser, aucun moyen de négociation!”.

“Plus proche d’un Marocain que d’un Tunisien”

Rabah, ingénieur en informatique, âgé de 36 ans, est né en Algérie et a vécu au Maroc, jusqu’aux études secondaires. Depuis il vit en France et a épousé une Marocaine. “Mes sœurs se sont même mariées avec des Marocains. A mon tour, j’ai épousé une Marocaine. Je trouve que nous avons à peu près la même culture, je ne ressens pas vraiment de différences. D’ailleurs un Algérien se sent plus proche d’un Marocain que d’un Tunisien”, déclare -t-il.

Et Rabah d'ajouter: “Il y a tout de même une chose qui me peine et dont je suis victime chaque année: je trouve qu’il existe des choses difficiles à gérer émotionnellement et sur lesquelles nous n’avons aucun pouvoir. Dans mon cas, c’est cette déchirure qui subsiste entre des familles qui sont de part et d’autres des frontières, surtout lorsqu’elles ne peuvent pas se voir pendant des années, alors qu’elles habitent à quelques kilomètres l'une de l'autre (...).”

“L'art de s’approprier les choses”

Kamel, 29 ans, n'a jamais connu de Marocain avant d’aller vivre en France où il s’est fait son opinion. “Ce que je peux dire sur eux, c'est qu'ils ont l’art de s’approprier les choses. Je m'explique: le couscous est marocain, le thé est marocain, la chorba est aussi devenue marocaine... et j'en passe!”

Nourredine, dans la même situation que Kamel, n’a découvert les Marocains qu’en France. “J’ai quelques amis marocains en France. Ce qui m’a étonné chez eux, c’est leur capacité à se complaire dans ce qu’ils ont et surtout leur patience salutaire. Les Marocains ont moins l’habitude de se plaindre que les Algériens, qui expriment facilement leur insatisfaction!”

Les Marocains aussi apprécient les Algériens

Réda, Marocain, 42 ans, salarié dans le secteur du bâtiment en Algérie depuis 16 mois environ, nous parle du regard que portent les Algériens à son égard. “J'ai souvent été surpris par l'amour de nos frères et sœurs en Algérie, par rapport à notre culture marocaine. Musique, cuisine, histoire, rien ne semble leur échapper. Parfois j'ai eu l'impression qu'ils la respectent mieux que la majorité des Marocains. Une attitude que les Marocains ne rêveront jamais de trouver dans les pays d’Orient, ou encore chez nos partenaires du nord.”

Marwane, un harraga de 26 ans, repêché sur les côtes oranaises, partage avec nous ses impressions sur ce pays où il a atterri par hasard.

“Je suis marocain et j'aime les Algériens. Je fais abstraction des messages hostiles de la presse à notre égard, puisque c’est de l’intox et rien d’autre. Nous sommes assez intelligents pour réfléchir et juger par nous-mêmes”, clame-t-il.

Marwane ajoute: Il y a un conflit politique certes, mais je trouve que nos deux nations se ressemblent beaucoup... Cela fait quelques mois que je vis ici, je n’ai eu aucun problème relationnel avec un Algérien. La plupart des Marocains n’aiment pas les Algériens et ne savent même pas pourquoi. De l’autre côté, les Algériens sont même reconnaissants à notre égard. Ils nous aiment mais ne nous le disent pas, question de fierté, peut-être !”

Au bout du compte, à travers ces témoignages croisés, on se rend compte que ces deux nations sont moins opposées qu'on ne veut bien le dire et que les différences restent minimes aux yeux des deux peuples.

L'expérience et la propagande politique a bien façonné deux imaginaires, mais peut-être a-t-elle échoué dans la vraie relation qui unit ces deux peuples. Au quotidien.

Le contexte

Les relations entre les deux pays ont connu ces dernières semaines un regain de tension surtout après l’enlèvement, le 16 septembre à Tindouf, de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la police du Polisario. Ce dernier, lors d’un séjour au Maroc, s’était prononcé en faveur de la proposition marocaine d’une large autonomie accordée aux provinces du sud. S’en suivirent meetings populaires marocains aux frontières et le refoulement de journalistes marocains qui souhaitaient se rendre dans les camps de Tindouf. Bien que sa libération eut été annoncée, aucune nouvelle de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud n’est venue à ce jour détendre l’atmosphère. Dernier rebondissement en date, seize ONG marocaines ont exprimé leur volonté d’aller à Tindouf afin de demander aux autorités algériennes et au Polisario de dévoiler son lieu de détention, à préserver son droit à la vie, à garantir sa sécurité et à procéder à sa libération immédiate. C'est donc dans ce climat tendu que notre envoyée spéciale a donné la parole à la rue algérienne.

http://www.aufaitmaroc.com Lamia Kaghat, envoyée spéciale

Le Pèlerin

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 07:55

Nouvelles révélations sur la base militaire US en Algérie : La station d'écoutes se trouve à Illizi

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Cette fois-ci c’est l’hebdomadaire VSD qui remet le sujet sur le tapis. Avec des détails, des précisions, donc nouvelles révélations. Dans son édition du 7 au 13 octobre 2010, l’hebdomadaire français révèle que les Américains ont installé une base secrète dans le sud algérien, «un centre d’écoutes et d’interceptions de la National Security Agency (NSA), les «grandes oreilles» de l’Oncle Sam. Cette fois, la base ne se trouve pas à Tamanrasset, mais à Illizi, à 2000 km d’Alger.

Lire également : Les Américains disposent d’une base militaire dans le sud algérien, selon Le Canard Enchaîné (Vidéo de Marines dans le Sahara)
Selon VSD, cette base se trouve non loin de l’oasis d’Iherir, à 200 km de Djanet. «Longtemps mise en doute, écrit le journal, l’existence de cette base est aujourd’hui «avérée par une bonne partie des services européens. A Washington, le Pentagone refuse de confirmer «officiellement» cette information, mais avoue du bout des lèvres qu’un détachement de GI est présent au bureau de la CIA à Tamanrasset. Il a même permis tout récemment au journaliste Jonathan Karl, de la chaîne américain ABC, de filmer le «sergent Mike» à l’entrainement avec ses douze bérets verts –les commandos de l’US Army – au milieu de soldats d’élite algériens dans les environs de Tamanrasset.»
L’existence de cette base américaine dans le sud algérien revient cycliquement au devant de l’actualité depuis quatre ou cinq ans, mais Algériens et Américains ont systématiquement botté en touche. L’hebdomadaire Le Canard Enchainé a remis une louche le 22 septembre dernier en affirmant que Washington a installé une base d’écoutes à Tamanrasset dans laquelle travaillent 400 «barbouzes» qui ne contentent pas d’écouter les téléphones cellulaires des terroristes d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) mais s’intéressent également aux conversations des forces armées algériens et celles du DRS. Qu’y a-t-il de nouveau sur cette base qui n’a pas été déjà écrit?
VSD révèle que c’est le président Barack Obama qui a convaincu son homologue algérien de la nécessité d’installer un centre d’écoutes dans le Sahara. Cette sollicitation a été introduite lors de la visite à Alger, le 22 novembre 2009, du général William E. «Kip», Ward, 60 ans, commandant en chef de l’Africom, le commandant des États-Unis pur l’Afrique «Reçu discrètement à la présidence de la République, il convainc Abdelaziz Bouteflika d’ouvrir une base d’écoutes sur le sol algérien. » L’argument du général? Une partie de ces interceptions téléphoniques et des informations recueillies par les radars bénéficiera aux autorités algériennes. Lors d’une conférence de presse tenue le 25 novembre à l’ambassade US à Alger, Ward jure qu’il n’y aura pas de base américaine en Algérie. Ce démenti de la part de Ward a été émis à la demande du président Obama. Mais précise, VSD, les choses n’en sont pas restées là. C’est Abdelmadjid Saheb, commandant de la 4ème région militaire, qui a été chargé de coordonner, côté algérien, l’acheminement du matériel et des équipements de la future base. Mr. Saheb effectuera ainsi quatre voyages aux États-Unis entre novembre 2009 et juillet 2010.
Le choix s’est donc porté sur la zone de l’oasis lutherie, située à 200 km de la frontière libyenne et à 120 km d’Illizi. C’est à Illizi que 32 touristes occidentaux avaient été enlevés en 2003 par un groupe terroriste dirigé à l’époque par El Para. Les antennes de la NSA, ajoute l’hebdomadaire, couvrent «une zone allant de Dakar (Sénégal) à Khartoum (Soudan), et d’Alger à Lagos (Nigeria). En toute discrétion, une petite armée secrète capte et intercepte la totalité du flux d’informations électroniques» (téléphones satellitaires, GSM, textos, mels, Twitter) de la région.»
VSD affirme encore que la surveillance de ce site a été confiée à une société de gardiennage basée à Pretoria en Afrique du Sud qui «emploie un certain commandant Damink, ancien des services de renseignements sous le régime de l’apartheid, aujourd’hui présenté comme spécialiste des réseaux islamistes dans le monde.» Toutefois, ces deux éléments rapportés par l’hebdomadaire ne sont pas nouveaux. L’existence de cette société de gardiennage ainsi que la présence de ce commandant Damink a déjà été mentionné dès …septembre 2003 par un site spécialisé dans les recherches sur le terrorisme.
Source DNA Tayeb Belmadi

Le Pèlerin

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 07:41

Poésie – De qui s’agit-il ?

Que peut-il ? Tout.
Qu'a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance,
en huit mois un homme de génie
eût changé la face de la France,
de l'Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France
et n'en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène :
il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ;
ne pouvant créer, il décrète ; il cherche
à donner le change sur sa nullité ; c'est
le mouvement perpétuel ; mais, hélas !
cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir
a épousé une princesse étrangère
est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots,
ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit
et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme,
il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.
On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds,

lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !
Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé.
Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit Réédité chez Actes Sud
Avouez que vous pensiez à un autre...
Le Pèlerin

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 07:40

Les mesures de la LFC 2010 sont “peu propices”

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Les récentes mesures prises pour limiter les importations pèsent sur la consommation des ménages et sur l’activité du secteur privé, selon le dernier panorama des risques établi par la Coface.

“En 2010, la reprise est portée par le rebond de la production d’hydrocarbures qui s’ajuste à une demande extérieure en hausse progressive et aux quotas décidés par l’Opep. L’économie pourrait, cependant, pâtir d’une demande européenne de gaz plus faible que prévu. Hors hydrocarbures, l’activité devrait continuer à progresser à un rythme honorable, soutenue par les dépenses publiques.” C’est ce que relève la Coface dans son dernier panorama des risques publié le 3 octobre dernier. La Coface précise que depuis décembre 2005, l’Algérie est accréditée de la note A4. La note pays (@rating) indique dans quelle mesure un engagement financier d'une entreprise est influencé par les perspectives économiques, financières et politiques du pays concerné. Concernant l’Algérie, du point de vue de la Coface, les perspectives politiques et économiques peuvent être marquées par quelques fragilités. Une relative volatilité de l'environnement des affaires est susceptible d'affecter les comportements de paiement, la probabilité moyenne que cela conduise à un défaut de paiement restant acceptable. Le document indique que “les revenus pétroliers mis en réserve au cours des années précédentes dans le Fonds de régulation des recettes (FRR) permettent de poursuivre un vaste programme d’investissements publics (infrastructures et habitat)”. En revanche, souligne-t-on, les récentes mesures prises pour limiter les importations pèsent sur la consommation des ménages et sur l’activité du secteur privé.

“Baisse des revenus pétroliers et politique expansionniste ont fait apparaître un déficit public en 2009, qui devrait perdurer en 2010, malgré la remontée des cours du baril. Les réserves du FRR (60 milliards de dollars) sont, néanmoins, suffisantes pour financer ces déficits. Le pays a, en outre, un très faible endettement public, ce qui lui fournit une marge de manœuvre  certaine”, indique la Coface. “Par ailleurs, avec le rebond des exportations, la situation financière extérieure solide doit être confortée par d’imposantes réserves de changes. De plus, une politique active de désendettement extérieur, par le remboursement anticipé de la dette rééchelonnée et l’interdiction faite aux entreprises d’emprunter à l’étranger, a ramené les ratios afférents à des niveaux très faibles”, ajoute le document.

La Coface rappelle que des mesures de protectionnisme visant les importations et les investissements étrangers ont été introduites fin juillet 2009, dans le cadre de la loi de finances complémentaire (LFC). “La LFC de fin août 2010 a légèrement assoupli certaines de ces mesures, tout en introduisant de nouvelles dispositions contraignantes”, relève le panorama. Pour la Coface, “ces restrictions sont peu propices, à court terme, à une amélioration de l’environnement des affaires et, à plus long terme, au développement de l’économie”.

Dans un panorama des risques, publié le 19 juillet dernier, l’assureur-crédit à l’exportation français, tout en maintenant la note risque pays A4, avait annoncé avoir mis sous surveillance négative la note B, environnement des affaires de l’Algérie.  La Coface indique que “les politiques restrictives à l’égard des importations et des investissements directs étrangers justifient la mise sous surveillance négative de la note B, environnement des affaires”, relevant une dégradation du climat des affaires depuis 2009. La note B veut dire que l’environnement des affaires est moyen. La fiabilité et la disponibilité des bilans d’entreprise sont très variables. Le recouvrement de créances est parfois difficile. Les institutions présentent certaines fragilités. Les entreprises évoluent dans un cadre instable ou peu performant. C’est un facteur de risques à prendre en compte pour les transactions interentreprises.  Pour la Coface, les mesures prises pour limiter les importations et les sorties de capitaux pénalisent les opérateurs, en renchérissant et en retardant leurs approvisionnements. Elles ont, en outre, accru le poids d’une bureaucratie déjà trop important. Le climat des affaires pâtit également, indique la Coface, des restrictions s’appliquant aux investissements étrangers, qui rend le pays de moins en moins attractif alors que l’économie en a le plus grand besoin pour créer des emplois et de la croissance. 

Source Liberté Meziane Rabhi

Le Pèlerin

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 07:26

Algérie – France - Dieu, les hommes et les hors la loi

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L’apaisement entre l’Algérie et la France est-il encore possible?

«Il faut relever ce peuple, il faut cesser de le parquer dans son Coran (..) il faut que la France lui donne, je me trompe, lui laisse donner l’Evangile, ou qu’elle le chasse dans les déserts, loin du monde civilisé....Hors de là, tout sera un palliatif insuffisant et impuissant». Cardinal Lavigerie

«Imaginons quatre millions d’Allemands ou de Russes établis en France par le droit du plus fort et mettant en coupe réglée un pays exsangue, se ménageant un revenu moyen vingt fois supérieur au nôtre et tous les privilèges d’une caste supérieure. Imaginons l’indigénat, les élections truquées, l’arbitraire policier, la ségrégation raciale, Imaginons la misère noire, la famine et la maladie, la brutalité des rapports humains, l’analphabétisme, la haine. La révolte éclatera. On s’apercevra alors que les victimes des révoltés sont les victimes de la France,». R. Bonnaud.Revue Esprit: Juin1957

Voilà en quelques phrases, résumés 132 ans de déni de dignité, de massacres et de racisme mais aussi de prosélytisme débridé. Le film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb résume jusqu’à la caricature le déni de dignité. Le film est articulé autour de trois faits: la dépossession de la terre vers 1926 (la loi Warnier date de plus de cinquante ans plus tôt). Le deuxième évènement est le déroulement des massacres du 8 Mai 1945. Pour rappel, selon les sources françaises il y aura 10.000 à 15.000 morts du côté algérien et 106 morts parmi les Européens. Selon les sources algériennes, il y aura plus de 45.000 morts dans les jours qui vont suivre. L’enquête du général Tubert, le 16 mai, confirme les chiffres de quelques milliers de morts avancés par le général Duval le «bourreau de la ville» de Sétif. Par ailleurs, des arrestations massives vont être opérées dont celles des principaux dirigeants nationalistes. La répression judiciaire est confiée à des cours martiales, elle aboutit à 4560 arrestations, 1307 condamnations, dont 99 à mort et 64 aux travaux forcés à perpetuité. Certains, déportés à Cayenne, et qui ont fait souche dans ce pays, reviendront en Algérie après l’Indépendance.

Ces «Français» d’ailleurs

Qu’a-t-on reproché à ce film? De n’avoir pas parlé de la centaine de morts européens? Il est curieux de constater que les détracteurs du film sont les plus grands laudateurs du mythe de l’Algérie française et sont en fait des émigrés de la première, de la deuxième ou de la troisième génération. Rachid Bouchareb décrit en six minutes sur deux heures les prémisses de la Guerre d’Algérie par les massacres de Sétif. (1)

Qui en est le porte-drapeau? Il y a d’abord Hubert Falco, le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants dont les ascendants sont italiens. Il fait examiner le film de Bouchareb pour voir s’il est conforme aux «faits historiques» à la demande d’un deuxième émigré de la deuxième génération, le député Lionel Luca, fils d’un émigré roumain qui s’engagera dans la Légion étrangère. Lionel Luca est de ceux ayant âprement défendu l’article 4 de la loi du 23 février 2005. Il y a enfin le beur (l’arabe chrétien) le député Elie Aboud né le 12 octobre 1959 à Beyrouth (Liban) et qui en rajoute selon le fameux principe. «Etre plus royaliste que le roi». Elie Aboud, qui a fait sa carrière en caressant les pulsions revanchardes de l’électorat nostalgique, Rachid Bouchareb a beau rappeler que le film est un film de fiction, une saga qui raconte l’histoire de trois frères algériens et de leur mère sur une période de plus de trente-cinq ans, du milieu des années trente à l’indépendance de l’Algérie en 1962. Hors-la-loi est une fiction. On n’a jamais reproché à Francis Ford Coppola, le réalisateur d’Apocalypse Now, de n’avoir pas filmé la guerre du Vietnam dans l’ordre où elle devait être racontée.´´» (1)

L’historien Gilles Manceron a relevé quelques inexactitudes historiques de la part du réalisateur. Pour lui: «Cette polémique témoigne d’un phénomène qu’on connaît déjà, c’est-à-dire l’existence de milieux nostalgiques de la colonisation qui sont portés par l’extrême droite, mais qui sont aussi représentés au sein même de la majorité politique actuelle en France (...). Il y a un discours selon lequel il faut que la France regarde son passé, y compris les pages sombres de ce passé, et les reconnaisse, notamment tout ce qui renvoie à l’histoire coloniale et à l’histoire franco-algérienne; et puis il y a l’idée selon laquelle il n’y a rien à regretter du point de vue de ce passé colonial qui serait une oeuvre positive. A mon avis, la reconnaissance est inévitable, la France ne pourra que le faire parce que c’est intenable d’être dans la dénégation.» (2)

Le troisième repère est celui du 17 Octobre 1961. Il me semble que le film a pris trop de liberté avec la réalité, le titre lui-même ne parle pas de la guerre en Algérie, mais en France où on ne parle pas de hors la loi. De plus, l’idéologue ne correspond pas avec une figure connue et reconnue de la Fédération de France qui a porté à bout de bras le combat du FLN en France à la fois contre le MNA (symbolisé d’une façon rapide par un cafetier étranglé) et contre le pouvoir français (on ne voit que l’assassinat du commissaire). Par contre, l’épisode qui consiste à faire rentrer les armes est digne de Dillinger. Brutalement après cela, deux des trois frères meurent et le film se termine par l’indépendance de l’Algérie. Au-delà de l’effort fait pour présenter une fiction qui décrit une partie du calvaire algérien, on peut se demander quel est le degré de fidélité a ce film par rapport à la réalité de ceux qui l’ont vécu. Bouchareb dit s’être entretenu avec des militants qui ont vécu les évènements. A-t-il lu, aussi, deux ouvrages de référence: La 7e Wilaya de Maître Ali Haroun et l’ouvrage de Omar Boudaoud qui fut pendant cinq ans à la tête de la Fédération de France? Les deux ouvrages sont parus aux éditions Casbah. Pas un mot des réseaux de Francis Jeanson, Hubert Curiel, et des «porteurs de valises» réduits à des personnes anonymes comptant des billets de banque. Pas un mot des religieux qui aidèrent la révolution. Ces dialogues auraient pu donner une dimension humaine au film pour faire paraître la justesse de la lutte pour l’indépendance comme une cause naturelle qui a des défenseurs même chez les citoyens français. En toute honnêteté, ce film n’a pas la densité de La Bataille d’Alger ou mieux encore de Chronique des années de braise et de L’Opium et le bâton voire plus simplement du premier film de Bouchareb Indigènes.

Le film Hors-la-loi est sorti concomitamment avec le film Des Hommes et des Dieux mais est-ce un hasard? Ou une manoeuvre pour contrecarrer l’éventuelle consécration du film Hors-la-loi? Nous avons voulu comprendre en dehors de toute manipulation que nous ne pouvons pas exclure- continuer à entretenir la vision d’une Algérie à feu et à sang qui s’en prend à de paisibles religieux- le fond du film. En dehors de l’unanimité de façade, il y a quelque chose qui remue dans ce film. Le film Des Hommes et des Dieux, de Xavier Beauvois, évoque les trois dernières années de la vie des moines trappistes du monastère de Tibhirine, jusqu’à leur assassinat en 1996, et relance les nombreuses questions autour de ce massacre, qui avait suscité une forte émotion à l’époque et qui reste entouré de mystère. Fondé en 1938, le monastère trappiste de Tibhirine est situé au cœur des montagnes de l’Atlas, dans la région de Médéa. Très intégrés et proches de la population à laquelle ils apportent notamment une aide médicale, les moines se consacrent à la prière et vivent du travail de la terre. Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, à 1h15, une vingtaine de personnes pénètrent de force dans l’enceinte du monastère, où ils enlèvent sept moines. L’enlèvement des religieux français est revendiqué le 18 avril par Djamel Zitouni, chef du Groupe islamique armé (GIA). Le 21 mai, un communiqué attribué au GIA annonce la mort des moines.(3)

Catholiques ou non, les comédiens ont, à la demande de Xavier Beauvois, fait précéder le tournage d’une retraite dans une abbaye. Plus exactement à l’abbaye de Tamié (Savoie), où, au début de l’été 2009, il traîne ses comédiens pour une retraite de quelques jours. Là-bas, on ne parle pas. Jamais. On écoute. Ainsi, quand l’équipe débarque, à l’automne 2009, au monastère bénédictin de Tioumliline, au Maroc, les acteurs, sont véritablement devenus des moines. Il règne une étrange ambiance. Sérénité et recueillement. L’armée marocaine, elle, se plie aux exigences du cinéaste. Il a ainsi pu dresser un mât avec le drapeau algérien et coller des stickers de l’armée algérienne sur leurs hélicoptères. Ovationné et récompensé à Cannes, plébiscité par la presse, le film célèbre, à travers la mémoire des moines disparus, l’homme et la vie. Le film de Xavier Beauvois ne traite pas de la foi ou de la religion, mais de l’engagement. Et l’athée comme le croyant et le footballeur, y trouveront source de réflexion et l’écho de leur propre existence.

Une scène poignante

Parmi les moines de Tibhirine il y a avait

2 anciens militaires qui ont fait la guerre d’Algérie: Christian de Chergé, le Père prieur supérieur du monastère qui fut sous-lieutenant appelé dans un régiment de cavalerie qui a sévi dans l’Ouest algérien de 1959 à 1961 et le «frère Jean-Pierre» qui servait au 8e Rpima à peu près à la même époque. Le thème du sacrifice, voire du martyre, devient peu à peu majeur. La fiction épouse alors l’histoire, avec la lecture, en voix off, d’extraits de la lettre-testament du prieur des moines de Tibhirine, Christian de Chergé, qui aborde cette éventualité d’une mort violente qu’il n’aurait pas recherchée. Sans montrer le dénouement de l’histoire, la mort des moines et les conditions dans lesquelles elle s’est produite, Xavier Beauvois montre l’essentiel: le choix difficile, fait en conscience par ces hommes, de rester au monastère et dans cette région, quels que soient les risques encourus Ce thème du sacrifice culmine dans une séquence évoquant la dernière Cène: la caméra, dans une émouvante série de travellings, dépeint le visage des moines, lors d’un repas qui suit leur décision de ne pas partir. Accompagnée par la musique du Lac des Cygnes, de Tchaïkovski, cette scène est considérée, par plusieurs observateurs, comme l’une des plus poignantes du film.

Nous avons voulu connaître le cheminement du Père supérieur, Christian de Chergé (1937-1996), religieux français trappiste. On apprend que Christian de Chergé a passé une partie de son enfance à Alger où son père est commandant au 67e Régiment d’artillerie d’Afrique.

Il revient en Algérie en 1959 comme jeune officier, et il se souviendra toujours d’avoir eu la vie sauve au cours d’une embuscade grâce à un Algérien qui risqua sa vie pour le sauver: Mohamed, un musulman garde champêtre, père de dix enfants.

À Christian qui lui avait promis de prier pour lui, Mohamed avait répondu: «Je sais que tu prieras pour moi. Mais vois-tu, les chrétiens ne savent pas prier!» «Dans le sang de cet ami, j’ai su que mon appel à suivre le Christ devrait trouver à se vivre, tôt ou tard, dans le pays même où m’avait été donné le gage de l’amour le plus grand.» Après la guerre, il est ordonné prêtre en l’église Saint-Sulpice de Paris en 1964. En 1984, l’Abbaye Notre-Dame de l’Atlas devient un simple prieuré. Il en est élu, en 1984, prieur titulaire. Il avait une connaissance approfondie et une grande estime pour l’Islam et la culture arabe, et connaissait en plus de la langue arabe plusieurs autres langues, dont le latin, le grec et l’hébreu (4).»

Sa vie durant, il n’aura de cesse d’approfondir cette foi dans une unité entre les deux religions. Il étudiera et méditera les sourates du Coran relatives à «Jésus, fils de Marie», aux «Gens du Livre» et aux chrétiens, comparera les termes des deux religions, les concepts, comme celui de la Miséricorde et du «Miséricordieux», «Ar Rahman», et «Rahma» Miséricorde (bonté)). Il travaillera sur un des principaux noms d’Allah, le Dhikr et sur la parabole des Vierges folles et des Vierges sages. Il cherchera à percer la clef du mystère de la place de l’Islam dans le «Mystère du Salut», il aimait commenter cette sourate du Coran: «Ceux qui sont les plus disposés à sympathiser avec les musulmans sont les hommes qui disent: «Nous sommes des chrétiens.» Cela tient à ce que ces derniers ont parmi eux des prêtres et des moines et à ce qu’ils ne font pas montre d’orgueil.» (Coran, 5, 82). (4)

Nous sommes troublés en découvrant cette importante dimension mystique de ces moines qui ont fait vœu de pauvreté, de compassion devant la détresse humaine et qui, d’une certaine façon, ont voulu se repentir devant Dieu de la faute de ces conquérants imbus de la certitude qu’ils appartiennent à la race supérieure. Les deux films décrivent les deux faces d’un engagement, celui de l’intellectuel du film Hors-la-loi pour qui la conduite de la révolution devait primer sur les parcours de chacun, et celui du religieux qui se place dans une dimension de sacrifice individuel pour expier une faute celle de la France coloniale mais aussi une rédemption personnelle qui fait qu’au-delà des parcours religieux de chacun il y a certainement de la place pour un lien «une ribat as salem», «un lien de paix» qu’avait appelé de ses vœux Christian de Chergé. La relation algéro française est «prise en otage» par ceux qui trouvent leur compte dans ce flou où chacun y trouve son compte. En France, ce sera les nostalgériques du «bon temps des colonies» qui arrivent encore à mobiliser et à être un électorat sur lequel la droite comme la gauche compte... En Algérie, nous sommes encore englués dans une vision monolithique et dans l’attente d’une écriture sereine de l’Histoire trois fois millénaire du pays et dont la partie concernant le huitième envahisseur qu’a été l’invasion coloniale attend aussi d’être écrite. C’est à cette condition que l’on pourra parler de relations apaisées entre l’Algérie et la France.

1. C.E. Chitour: Hors la loi «coloniale»: Brève histoire d’un passé qui ne passe pas L’Expression mai 2010

2. Nadjia Bouzeghrane - Gilles Manceron:

«Le film est dénigré pour de mauvaises raisons» El Watan 5 mai 2010

3 Treize ans après, le massacre de Tibhirine suscite toujours le trouble. Le Monde.fr 11 09 2010

4. Père Christian de Chergé: Encyclopédie libre Wikipédia

Source L’Expression Pr Chems Eddine Chitour

Le Pèlerin

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 07:25

Plus de 3,1 millions de tonnes déjà acheminées vers l’Algérie

moisson

 

Les pays du Maghreb consomment chaque année plus de 17 millions de tonnes de blé, et la consommation par habitant est l’une des plus élevées au monde, selon les statistiques de France Export Céréales, présentées hier à Alger à l’occasion des Rencontres franco-algériennes des céréales. Pour 2010, l’Algérie, qui représente le plus gros marché du Maghreb, a déjà importé plus de 3,1 millions de tonnes de France, le traditionnel fournisseur de la région.

Se référant aux statistiques du Centre international des céréales, la même source a affirmé que «plus de 60 % des quantités consommées dans les pays du Maghreb proviennent des importations en raison des conditions climatiques de ces pays qui resteront structurellement importateurs dans les années à venir». Le blé dur au Maghreb est destiné à la production des semoules, pâtes, pains et pâtisseries.

La France, qui est le cinquième producteur mondial de blé avec 35,5 millions de tonnes de blé tendre et deux millions de tonnes de blé dur en 2010, demeure le principal fournisseur des pays de la région, notamment l’Algérie, qui a importé 3,7 millions de tonnes de blé tendre français en 2009, selon le président de France Export Céréales, Jean-Pierre Langlois-Berthelot.

Pour l’année en cours, le représentant du Syndicat français du commerce extérieur des céréales, Frédéric Guillemin, a indiqué que la France dispose d’une quantité importante de 11,50 millions de tonnes à exporter vers le Maghreb, dont 3,1 millions de tonnes ont déjà été acheminée vers le marché algérien.

Expliquant le recours fréquent des pays maghrébins à la France, M. Guillemin a souligné que «la proximité géographique de la France donne un avantage logistique indéniable par rapport à d’autres pays producteurs tels les Etats-Unis, le Canada et l’Argentine».

Dans le même ordre d’idées, le représentant de l’Institut du végétal, Arvalis, Jean-Philippe Leygue, a confirmé que le bassin méditerranéen est la principale destination des exportations françaises de céréales d’autant que la France est le premier pays exportateur céréalier de l’Union européenne.

Dans cette région, l’Algérie représente l’un des plus gros marchés puisqu’elle absorbe 10 % des exportations françaises dans le pourtour méditerranéen, presque le même taux que celui de l’Espagne et de la Belgique (13 %), contrairement au Maroc (5 %) et l’Egypte (3%). L’orateur a précisé que la plus grande partie de la production française est destinée au marché extérieur. En effet, sur les 35 millions de tonnes de blé tendre, une tonne sur deux est exportée.

Par ailleurs, sur les deux millions de tonnes de blé dur produites, deux quarts sont destinés à l’export, soit 1,5 million de tonnes. Pour la récolte céréalière 2009-2010, la France a produit 35,5 million de tonnes de blé tendre dont 27 millions de tonnes exportées, confirmant sa place d’important producteur et de fournisseur sur les marchés internationaux. Par ailleurs, l’absence de la Russie sur le marché mondial en raison de la sécheresse qui a endommagé sa récolte, laisse le champ libre à la France et à d’autre pays exportateurs comme les Etats-Unis.

Source Le jeune indépendant Z.M.

Le Pèlerin

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