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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 07:10

Algérie - Classements mondiaux des universités  Pourquoi l’Algérie est-elle parmi les derniers de la classe ?

universite algerie

 

Pourquoi les universités algériennes sont-elles si mauvaises dans les classements mondiaux, à l’image du prestigieux et très influent palmarès pékinois Shanghai ?
«Il est impératif de s’adapter aux critères d’évaluation et de classement universels», a plaidé, la semaine dernière, le professeur Hamouli de la direction de la recherche scientifique, qui analysait les causes de nos mauvais classements.
Ce responsable, qui animait une communication lors des assises nationales de mathématiques qu’a abrité l’université de Béjaïa, a affirmé que «ce classement de Shanghai était, certes, critiquable, mais puisqu’on ne pouvait changer les indicateurs, il valait mieux nous adapter».
L’université algérienne doit se conformer aux standards internationaux pour pouvoir gagner des places. Pour ce faire, nos universités devront désormais améliorer leurs performances sous tous leurs aspects pour pouvoir gagner des places sur le classement Shanghai. Le classement établi, depuis 2003, par l’université chinoise de Jiao-Tong de Shanghai se base sur des critères tels le nombre de publications dans deux revues scientifiques et le nombre de prix Nobel attribués aux étudiants et aux équipes pédagogiques.
«La nouvelle stratégie vise désormais à accroître la visibilité du travail de nos universités et chercheurs», prône M. Sellami, directeur de la programmation de la recherche, de l’évaluation et de la prospective au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Aux yeux de ce responsable, «beaucoup de travaux de nos chercheurs et universitaires ne sont pas visibles». Cap donc sur la mise en place d’instruments de communication efficaces. Pour ce faire, un portail web est en projet pour y mettre toute la production. Aussi, pour améliorer la communication, une cyber-infrastructure sera mise en place à travers le réseau ARN. «L’Algérie compte 880 laboratoires de recherche qui comptabilisent, en 2010, 23 119 publications internationales», se félicite le professeur Hafid Aourag, directeur de la recherche scientifique et du développement technologique.
Mais ce que ne précise pas le professeur Aourag – et c’est ce qui compte le plus dans le classement Shanghai – c’est le nombre de publications éditées dans une revue britannique, notamment Nature, ou américaine, Science Magazine. Aucune mention non plus sur le nombre d’articles indexés dans l’analyse bibliométrique de la base de downnées internationale Scopus de Elsevier.
La première faculté algérienne à figurer dans le classement Shanghai d’août 2010 est l’université Aboubakr Belkaïd de Tlemcen, qui vient au 3509e rang.
L’Algérie loin derrière l’Égypte et le Maroc
Elle est loin derrière la première université américaine du Caire (Egypte), qui occupe la 466e place. L’université de Tlemcen arrive aussi derrière la marocaine Cadi Ayyad University, classée 1359e. 23 universités algériennes (sur 46) viennent avant leurs homologues tunisiennes. L’université de Sousse, la première en Tunisie, arrive à la… 6719e place. L’Algérie peut donc se targuer de faire mieux que la Tunisie, mais est-ce suffisant ? Loin s’en faut. Il ne suffit pas de publier, encore faut-il le faire sur des canaux reconnus mondialement.
Premier critère d’adaptation : mieux vaut publier en anglais. «Les universités anglophones seraient favorisées.
Les revues francophones ne seraient pas mieux prises en compte», observe M. Hamouli. Même s’il est devenu souhaitable, dans certains secteurs scientifiques, de publier dans une revue britannique ou américaine, la promotion de travaux se fait également lors de conférences ou dans des revues non anglo-saxonnes, et ce, pour des raisons multiples (coût, accessibilité, pertinence, impact, etc.).
Il faut donc vite s’adapter à ce classement chinois. «L’Arabie Saoudite alloue jusqu’à 70 000 dollars de prime d’encouragement à tout chercheur saoudien qui publierait dans le Web Of science», révèle M. Hamouli, comme pour montrer un bon exemple d’encouragement.
Autre inconvénient : la recherche en Algérie se fait davantage dans les instituts de recherche que dans les universités et/ou lorsqu’elle se fait au sein d’unités mixtes (et complexes pour les outils de recherche) associant une université à plusieurs instituts de recherche, la paternité des publications qui en sont issues n’est pas toujours mise en avant de façon clairement reconnaissable. On peut donc raisonnablement penser que le nombre de citations prises en compte pour chacune de nos universités est très faible. D’où le scepticisme de certains à voir le projet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de faire émerger 12 pôles d’excellence pour pouvoir améliorer les possibilités de glaner des places au palmarès.
Le classement Shanghai ne favorise pas les universités, centres de recherche ou écoles travaillant en réseau, comme c’est l’objectif escompté à travers la création de pôles d’excellence. Il y a donc un gros travail de communication à faire pour rendre visibles les travaux qui seront menés dans le cadre des projets prévus par les 34 programmes nationaux de recherche et autres programmes de coopération internationale. Autre point à améliorer : l’attractivité de nos universités. Pour cela, des bourses sont prévues pour attirer les chercheurs et thésards algériens établis à l’étranger. Aussi, la direction de la recherche scientifique annonce un plan visant à «recruter 3000 chercheurs d’ici à 2012». «L’objectif du secteur de la recherche, qui est doté de 100 milliards de dinars de budget quinquennal, vise l’implication de plus de 28 000 enseignants-chercheurs aux côtés de 4500 chercheurs permanents à l’horizon 2012», s’enthousiasme la direction de la recherche.
Le financement est conséquent, l’élément humain sera renforcé, mais est-ce pour autant que la qualité y sera ? Pas si sûr. M. Sellami prône, en tout cas, la promotion «d’un label de qualité scientifique universellement reconnu». Il est vrai que l’entrée pour tous à l’université a fait des dégâts. Parce que la sélection qui ne se fait pas à l’entrée doit se faire bien après. Le rapport nombre d’entrées/nombre de doctorants pénalise considérablement l’université algérienne. La permission donnée à un très grand nombre d’élèves d’entrer à l’université quand autant en sort sans diplôme et sans emploi a montré ses limites.
Source El Watan Cherif Lahdiri

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 23:58

Algérie - Tissu industriel et grands projets d’avenir

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Il reste à l’Algérie une quinzaine d’années pour devenir un pays dit émergent. C’est une période très courte, alors que les défis économiques, sociaux, industriels et culturels sont colossaux. Dans 15 ans, l’Algérie ne sera plus un pays exportateur de pétrole et sa population sera de l’ordre de 50 millions d’habitants, dont 35 à 38 vivront sur une bande côtière d’à peine 150 km de profondeur à partir de la mer. Certes, les gouvernants algériens ont pris les décisions opportunes en injectant environ 600 milliards de dinars dans la réhabilitation des structures économiques et sociales, le développement de l’économie de l’immatériel (dont les Ntic ne sont qu’une des composantes). Même si l’Ecole algérienne se débat et continuera à se débattre dans de grandes difficultés (le ministre en charge du secteur ne doit pas se poser en victime d’un mauvais procès instruit contre lui; il a hérité en 1993 d’une situation passablement calamiteuse), la création de lycées préparatoires aux grandes écoles, l’instauration d’un numerus clausus a minima à l’entrée de l’Université, le partenariat que les grandes Ecoles algériennes seront nécessairement conduites à nouer avec les plus prestigieuses universités du monde; tout cela autorise à garder un espoir raisonnable dans les chances de redressement du système éducatif algérien. Tous les pays comparables sont engagés aujourd’hui dans une compétition mondiale pour la suprématie technologique. La compétition en est de plus en plus âpre. Les entreprises multinationales évoluent avec une rapidité qui n’a pas de précédent dans l’histoire, cependant que la demande de matières premières explose littéralement. Il est évidemment anormal qu’entre 1999 et 2010, il n’ait pas été proposé l’ombre d’une stratégie industrielle au pays, situation qui apparaît rétrospectivement d’autant plus choquante qu’un état des lieux exhaustif des forces et faiblesses de l’industrie algérienne avait été dressé en 1998. L’opinion publique attend du ministre actuel de l’Industrie et de l’Investissement, grand commis de l’Etat, qu’il s’exprime sur ce sujet, au moment où l’Afrique du Sud et la Turquie et bientôt le Maroc et la Tunisie ne se contentent plus de fabriquer des produits conçus par d’autres mais cherchent à innover dans les domaines de haute technologie et se lancent dans des productions à haute valeur ajoutée. Comment rattraper 12 années de retard venues s’ajouter à 20 ans d’impérities économiques et industrielles voulues par les successeurs de Houari Boumediène qui ont précipité ce pays dans un ravin.

Priorité à la recherche et à l’innovation

Seul un effort massif dans la recherche et l’innovation, à l’instar de ce qu’entreprennent sans désemparer les Etats émergents que l’Algérie a vocation à rejoindre (pour peu que nos concitoyens le veuillent vraiment et pas seulement le gouvernement), permettra à l’Algérie d’accélérer sa croissance et de garantir la pérennité de son modèle social, aujourd’hui financé exclusivement par la fiscalité pétrolière. Seule une culture de l’excellence, des scientifiques de grande valeur dans l’ensemble des domaines (y compris dans les sciences sociales et humaines afin que les Algériens comprennent enfin le monde dans lequel ils vivent et ses évolutions prévisibles), des ingénieurs réputés, un tissu d’entreprises utilisant de hautes technologies et un système éducatif en pointe (à l’école, au collège et au lycée) habiliteront notre pays à rompre véritablement avec la logique rentière dans laquelle l’Algérie s’est embourbée, depuis le début des années 1980, sans pouvoir jamais annuler ou seulement réduire son retard. Mais point de nouvelle politique industrielle sans recherche fondamentale. Le défi qui est posé à nos gouvernants (Cf. les mises en garde régulières depuis un an du Pr Chitour dans ces colonnes) est de créer des emplois hautement qualifiés, afin que des entreprises comme Snvi, Sonatrach, Sonelgaz, Cosider, Air Algérie, etc. ne soient pas happées par la mondialisation galopante (personne ne peut, a priori, exclure une OPA étrangère inamicale sur telle ou telle de nos grandes entreprises) ou leur rentabilité à ce point affectée, que l’Etat lui-même reconsidèrerait son rôle d’actionnaire unique. L’ensemble des pouvoirs publics ne doivent pas être obnubilés par le nombre de PME/PMI à créer d’ici 2014, ou obsédés par le niveau de participation du capital local à la réalisation des marchés publics, surtout si l’objectif de l’efficacité est perdu de vue. Il faudra surtout se préoccuper de la mise à niveau de toutes les entreprises algériennes sans exception (y compris celles qui ont noué des partenariats avec des entreprises étrangères), dès lors que, adhésion prochaine de l’Algérie à l’OMC ou pas, l’ouverture de notre économie est déjà une réalité depuis au moins 15 ans. Aucune évaluation objective n’a encore été entreprise de la mise à niveau de nos entreprises. Qu’entend-on par mise à niveau? La capacité de nos entreprises à satisfaire en biens et services une demande globale interne qui se porte prioritairement sur les produits étrangers? La capacité de nos entrepreneurs à exporter? Le montant des exportations hors hydrocarbures qui devait atteindre deux (2) milliards de dollars en 2000, sera de moins de 700 millions de dollars en 2010, alors qu’il aurait dû dépasser les 10 milliards de dollars au regard de tous les ajustements, restructurations, mises à niveau, privatisations, cessions partielles d’actifs, privatisations engagés depuis 1995. Certes, les gouvernements successifs depuis 1999 n’endossent pas toute la responsabilité de cette situation, mais le moment est largement venu de mobiliser tout le pays (y compris la migration très hautement qualifiée qui a exprimé mille fois sa disponibilité à servir son pays) pour faire face aux défis de demain. En 2015, il sera trop tard. Chaque Algérien doit en avoir conscience, car aucun magicien ne sera au rendez-vous de ce moment-là pour sauver l’Algérie.

Quelle politique industrielle?

Si l’Algérie avait des traditions industrielles ancrées, l’Etat n’aurait pas à décider à la place des industriels des produits à développer, des alliances à nouer ou des marchés à conquérir. Il aurait seulement la responsabilité de créer un environnement propice au développement de grands projets industriels. Et sa stratégie se fût limitée à énoncer un nombre déterminé de programmes, d’une taille significative (dans une perspective de rentabilité) et de se prononcer sur les technologies à adopter. Il n’en est malheureusement rien et sur les secteurs prioritaires comme l’énergie, la santé, les TIC, les transports non polluants et sécurisés, l’Algérie dispose d’atouts mineurs. Quelques questions viennent à l’esprit; elles n’épuisent pas cependant le spectre des incertitudes liées au devenir économique du pays.

1. Faut-il créer une Agence spécialement dédiée au développement industriel et confiée à des experts algériens à la compétence avérée (il en existe au minimum un millier sur l’ensemble du territoire national et quelques milliers à l’étranger) disposant de tous les moyens pour élaborer et suivre une stratégie industrielle véritable, en rupture avec le bricolage qui a prévalu jusqu’ici?

2. L’Algérie peut-elle d’ores et déjà orienter le tissu industriel national vers les secteurs à haute intensité technologique, sachant que ce sont eux qui créeront les emplois de demain (les dispositifs Ansej, Anjem et Cnac s’avèreront très vite inadaptés et sont déjà budgétivores).

3. L’Etat algérien peut-il se donner les moyens de lancer de grands projets d’avenir ainsi que des programmes dont l’horizon dépasserait la capacité nationale de projection de nos finances publiques?

4. Si le partenariat euro-méditerranéen a une raison d’être, c’est bien dans le développement des programmes pour répondre aux défis de l’environnement et des changements climatiques (pile à combustibles, énergie solaire, voiture propre). D’autres pistes peuvent également être explorées comme le perfectionnement de moteurs de recherche multimédias sur Internet, la téléphonie mobile, les terminaux multimédias, les équipements d’imagerie de nouvelle génération pour identifier et traiter des maladies dont l’étiologie reste encore mystérieuse.
En résumé, toutes les institutions de recherche algériennes et les grandes entreprises doivent nouer des partenariats stratégiques avec les pôles industriels et de recherche non seulement de pays européens mais aussi du Maroc, de la Tunisie, de l’Egypte et de la Turquie. Il revient à l’Etat algérien de faire du territoire national, un espace d’attraction pour les investissements étrangers stratégiques, par-delà la nécessité des ajustements dont la LFC pour 2010 sera le siège. Il n’y a plus une seconde à perdre.

Source L’Expression Ali Mebroukine

alimebroukine@yahoo.com

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 23:38

  Santé - En finir avec le mal de dos

abdos

 

Santé. 8 français sur 10 souffrent de problèmes de dos. Parmi ces derniers une grande majorité de maladies professionnelles. La cram lance une campagne de prévention pour gérer l'un des plus grands maux des français.

  «Tiens-toi droit ». Le conseil de papa ou de grand-papa enjoignant les enfants à se redresser surtout à table ne sont plus de mise. Dommage pour le dos agressé dès l'enfance par un ennemi de poids : le cartable. Aujourd'hui le sac de 10 kilos que les enfants de sixième transportent sur leurs épaules d'un cours à l'autre toute la journée n'arrange pas le dos de ces pauvres mômes. À quelques jours des vacances de Pâques, ils en ont vraiment plein le dos

 « Tiens-toi droit ». Voici que face à l'ordinateur la lithanie ancestrale a soudain un pouvoir magique. Mais le mal est souvent déjà fait. Cervivalgies, syndrome de la coiffe des rotateurs, lombalgies etc. La liste des - TMS - troubles musculosquelettiques du membre supérieur est longue. La CRAM (Caisse régionale d'assurance maladie) qui participe toute la semaine à la semaine prévention des TMS s'est fixée pour objectif de sensibiliser les entreprises sur la démarche de prévention. Guy Hourriez chargé du projet de prévention des TMS dans la région Midi-Pyrénées explique : « Les troubles musculosquelettiques du membre supérieur représentent 70 % des maladies professionnelles et les troubles musculosquelettiques du dos 75 %. Ils représentent 93 % des jours d'arrêt de travail soit 7 millions de jours d'arrêt de travail sur une année..»

Aux maladies professionnelles, s'ajoutent les (mauvais) gestes répétitifs d'une maman portant ses enfants, les mauvaises postures pour bricoler ou jardiner etc.Les cabinets de médecins sont remplis de pathologies musculosquelettiques. Plus de 80 % des Français en souffrent. Quelques conseils pour avoir bon dos.

Comment gérer les situations à risqu 

Jardiner et bricoler.

Les conseils de Jérôme Goust qui assure la rubrique « jardinage » le jeudi pour jardiner sans mal de dos. Respectez quelques règles simples : changez souvent de position. Alternez les activités au ras du sol et debout. Ne gardez pas longtemps la même posture. Travaillez de face, le corps et les membres en position moyenne, en semi-flexion. Évitez les positions extrêmes : ni en extension, ni en flexion, ni en torsion.

Côté outils, un bon manche doit être adapté à votre taille.

Après une bonne séance de jardinage ou de bricolage (ces conseils s'adressent aussi aux bricoleurs) il est temps de reposer son dos. La meilleure position est de s'allonger sur une surface plane et rigide avec un petit coussin sous la nuque.

Se coucher.

Éviter les matelas mous et les traversins classiques . Adapter de préférence un sommier tapissier et un matelas dur, sinon interposer entre le matelas et le sommier une planche. Pour la tête, choisir un petit oreiller individuel et moelleux de 50 cm de long sur 30 cm de large.

S'asseoir.

Evitez les sièges trop mous, trop bas, sans appuis lombaires. Un bon siège doit avoir un dossier perpendiculaire.

Ramasser un objet.

Fléchir les membres inférieurs, la colonne vertébrale doit rester droite. Ce sont les jambes qui travaillent.

Conduire

Évitez de conduire bras tendus. L'assise doit être ferme tout le rachis doit appuyer contre le dossier. Utilisez des sièges à suspension adaptée, réglés et entretenus. Ne roulez pas plus de 2 heures sans quelques minutes d'arrêt pour vous étirer, bouger ou marcher.

Travailler devant un ordinateur.

Une souris et un clavier trop éloignés présentent des risques pour le canal carpien. Un écran placé en dessous ou en dessus de l'axe de vision provoque une contrainte cervicale. Bougez et étirez-vous de temps en temps.

Pour travailler sur ordinateur, l'idéal est d'avoir un accessoire qui supporte les bras. D’autres paramètres sont à prendre en compte bien entendu, mais il ne faut pas oublier que les membres supérieurs soulevés en avant sont maintenus par la colonne vertébrale. Il faut compenser cela à

 l'aide d'un support : siège équipé d’appuis coudes, accessoire à installer sur son bureau, etc...

Téléphoner

En cas d'antécédents cervicaux, le médecin du travail peut demander pour vous une oreillette ou un casque. Ainsi, vous éviterez de coincer le téléphone entre votre oreille et votre épaule, pour prendre des notes.

Faire La Vaisselle

Avoir les jambes un peu écartées devant l'évier pour se balancer simplement d'un pied sur l'autre si vous avez besoin d'attraper un plat.

Faire l'amour.

C'est une activité physique comme une autre qui permet donc de libérer des endorphines toujours apaisantes. Mais n'oubliez pas que le dos aime travailler dans son axe. Une femme qui a mal au dos choisira la position du missionnaire à plat dos, ou la levrette. Un homme qui a mal au dos préférera que sa partenaire adopte la position de la cavalière, plus confortable pour lui…

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

 

 

 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 23:25

La liberté de pensée

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C’est le titre d’une célèbre chanson de Florent Pagny, c’est aussi le titre d’un traité philosophique de Voltaire en 1760, mais en ce qui me concerne, je la situe dans le contexte universitaire dans lequel j’évolue.

Pascal nous dit que la pensée fait la grandeur de l’homme, car elle lui permet de se représenter ce qu’il est, de se représenter le réel par concepts. Conjuguée à la liberté, elle repousse les limites de notre cerveau à produire de l’intellect. Le processus de mondialisation qui accélère les changements économiques et sociaux devrait s’accompagner de celui du renouvellement des ressources intellectuelles puisées dans les gisements naturels des laboratoires de recherche, des vagues successives de diplômés universitaires, des nouvelles idées qui émanent de débats contradictoires à travers les associations apolitiques et civiles, des découvertes scientifiques et technologiques qui ont un impact réel et positif sur le bien-être de la population. La formation de l’esprit critique doit commencer dès le plus jeune âge, cependant, le but de mon article est de montrer que ce n’est malheureusement pas dans ce sens que l’on le dirige.

Subordonner l’aspect scientifique aux contraintes et procédures administratives caractérisées par la rigidité, la lourdeur bureaucratique, l’arbitraire (parfois) et le manque d’ouverture spirituelle est de nature à briser les élans et les velléités progressistes et prospectives. Il est difficile d’imaginer l’avenir de l’université si la gestion, telle que conçue par certains, laisse peu de latitude aux sous-responsables qui peuvent être évincés plus pour des raisons d’indocilité que d’incompétence, si on n’arrive pas à dissocier le phénomène de valorisation de la recherche de celui des méthodes et balises qui y conduisent, si ceux qui ont à cœur de nous faire sortir de cette inertie n’ont pas droit (ou plutôt voix) au chapitre, et si le flou persiste pour savoir qui est au service de quoi. Dans les pays communistes, les intellectuels sont poursuivis pour leurs opinions bourgeoises dès qu’elles s’écartent de la doctrine du parti et de la propagande officielle, la liberté de penser est réduite par la censure du pouvoir en Iran où la presse est soigneusement muselée. Les pays préfèrent rechercher le profit à court terme en culminant les compétences utiles et rapides à fabriquer, ils renoncent imprudemment à l’investissement à long terme qu’est celui de la formation de base et de la curiosité scientifique nourrie par la capacité d’exercer « librement » son esprit critique, de pouvoir comparer avant de choisir sur la base de critères viables.

Ne pas sortir des sentiers battus semble être le maître mot que cela soit au niveau pédagogique, scientifique ou managérial. En effet, l’université demeurée au fil des siècles parmi les rares endroits à l’abri des expressions de force, un lieu où des discours qui professent paradoxalement l’ouverture, est en train de glisser vers un mode à la caserne, où le chef, le professeur, l’agent… ont toujours raison, vers une mise au pas (à l’instar de celle de la société) qui fait craindre des lendemains peu reluisants. Les outils aussi bien que les démarches sont de plus en plus imposés, et par conséquent de plus en plus contestés (les protestations font tache d’huile), réduisant la liberté de pensée, et par ricochet, celle d’agir aux plus simples expressions. Privant les jeunes cadres de réaliser des projets novateurs, marginalisant les compétences qui se dressent en opposition, ce dirigisme fatal est en contradiction avec l’ouverture du savoir et l’objectif de produire des citoyens démocrates ; sans conviction, l’aspect exécutoire prime sur le rationnel. Ce système, une fois mis en place, est autoréplicatif, il se reproduit telle une épidémie à tous les niveaux.

L’étudiant se voit disposer d’une série de faits sans avoir la perspicacité de juger, on assiste à des cours magistraux ternes qui n’intéressent plus, on n’y assiste qu’occasionnellement, où les paradoxes peuvent passer sans soulever le moindre étonnement, sans feed-back, sans participation active, et sans questions-réponses. Ceux qui s’aventurent à comprendre ou s’expriment correctement en français sont tels des extraterrestres, taxés de phénomènes étranges, pointés du doigt s’ils ne sont pas carrément écartés. Par leur soif de percer les mystères de la nature, ils dérangent la quiétude des gardiens du temple du conservatisme nationalo-linguistique. Au niveau pédagogique, l’étudiant, une fois ses modules acquis et par la rareté des explorations académiques hors période de travail (avez-vous vu un jeune bouquiner pendant les vacances ?), il a déjà tout oublié ; à la prochaine rentrée universitaire, il aura entre temps « formaté » son cerveau et suivi une cure d’apprentissage à l’envers. Il n’y a pas de mécanisme de construction des connaissances et d’apprentissage qui facilite leur assimilation par couches, ni leur mémorisation à long terme. Le gestionnaire tétanisé se doit d’appliquer à la lettre les instructions venant d’en haut, et l’enseignant, apeuré par un excès de prudence dans l’exercice de ses pensées, est astreint d’appliquer un contenu peu adapté pour ne pas dire caduque dont il n’est pas imprégné et dont il ne fait souvent pas l’effort d’actualiser.

Les copies, les travaux pratiques, les langages de programmation doivent être conformes à ce que veut l’enseignant. Le contenu des programmes a sacrifié les aspects qui stimulaient l’esprit critique au profit de ce qui aide à avoir des bonnes notes, c’est-à-dire des modèles façonnés et des prototypes prêts à l’emploi, et les sujets d’examen deviennent impossibles à traiter dès que les exercices ne sont pas des reproductions - où on a pris le soin de changer les données - des fiches de travaux dirigés. L’absence cruelle d’imagination commence à l’école par la rédaction ou bien l’expression écrite qui est souvent une simple réorganisation des phrases dans le bon ordre. Dans un marasme durable, tout est objet finalement ; pour tout un chacun et parce qu’on lui dit qu’il n’a pas la maturité pour le faire, il se trouve que l’on a décidé pour lui, réfléchi à sa place et résolu son problème sans considération de cette dimension humaine qui fait la différence pour qualifier ses porteurs d’intelligents. Le résultat est désolant : au lieu d’apprendre à convaincre, nous avons appris à être convaincus ! Nos capés, au contact des autres civilisations, ont du mal à avouer leur ignorance, ou pire encore, s’exprimer correctement dans une langue.

L’étudiant algérien (ce n’était pas le cas il y a quelques années) parti poursuivre ses études à l’étranger, a-t-il les prédispositions nécessaires lorsqu’il se retrouve pantois dans un système impitoyable ayant peu de choses communes avec celui qui l’a formé ? Dépourvu de l’essentiel, c’est-à-dire du sens de l’analyse et celui des responsabilités, il aura tardivement et à ses dépens, à travers la vacuité de ses connaissances pratiques et l’impuissance de son argumentation, compris que réussir n’est pas seulement avoir un diplôme. Cette déficience l’empêche ici en Algérie d’intégrer facilement le milieu professionnel pour lequel il est destiné. Avoir un diplôme - prenez l’exemple du bac cette année - ne lui aura pas servi à grand-chose, pas même à avoir un niveau intellectuel correct, quant aux entreprises, elles éprouvent le manque d’initiatives de ses managers comme un sérieux handicap.

Mon père, n’ayant même pas réussi sa sixième du temps de la France, savait quand même rédiger une lettre. Je revois son image des heures durant, plongé dans son journal avec ses grosses lunettes de presbyte, manifestant de temps à autre des signes de désolation. En lisant une de mes étudiantes un jour, les fautes de français qui ont bourré sa copie donnaient à sourire. Le fou rire passé, je me suis dit que ce n’est pas de sa faute ; enfin pas toute à fait. Est-ce la fierté du système éducatif de nous fournir des bacheliers en quantité ne sachant pas trop quoi en faire ? Comment avec des élèves ayant poireauté des mois aux portes des lycées, une dernière place dans les olympiades des mathématiques, et des librairies transformées en pizzerias (le dernier exemple est celui de l’espace Noûn à Alger), interpréter et être fier de ce chiffre de 61% de réussite au bac ? (la rumeur circule déjà que l’an prochain, il sera encore meilleur). Je viens de lire que pour accéder en pharmacie, il faut avoir 15.94 de moyenne, j’ai alors imaginé un amphi plein à craquer de mention « très bien ». C’est très bien, diriez-vous, une situation que nous envierait n’importe quelle université étrangère ! Quelle aubaine pour les profs de pharmacie ! Par quel miracle s’est réveillé le génie qui est en nous ? Les parents ne sont pas dupes, il n’y a pas de quoi s’enorgueillir, ils savent que ce satisfecit est un leurre et qu’on ne fait que retarder l’échéance fatidique. Arrêtons de nous voiler la face !

Comment dans un système où la fraude tente à s’institutionnaliser, où un accès aux formations spécialisées (genre post-graduations) arrive à contourner sans scrupules l’égalité des chances, pouvoir assurer une intégrité et une crédibilité d’un diplôme ? Heureusement, il se trouve toujours quelques brillants étudiants qui s’accrochent aussi bien ici qu’à l’étranger, grâce également au milieu familial duquel ils sont issus, et qui a su préserver leur attachement à la modernité. C’est d’ailleurs pour ce noyau d’étudiants dont la vigilance objectera toujours aux pratiques qui nous font reculer qu’on a plaisir à travailler. Même les productions scientifiques ne sont pas épargnées. Censées apporter du sang neuf dans les perspectives et les retombées de la recherche, elles sont souvent redondantes et peuvent échapper à la logique ou à la rigueur scientifique. En quantité au détriment de la qualité, objets de business, écrites souvent dans le but de soutenir une thèse, elles ne collent pas avec les préoccupations majeures des entreprises économiques, ou les aspirations réelles de la société. Elles ne sont plus l’aboutissement du travail de recherche, elles en deviennent le but. Pourtant dans l’histoire des sciences, beaucoup d’exemples montrent que c’est en réfutant les thèses et les préjugés du moment fussent-ils écrits par les maîtres, que les grandes découvertes ont eu lieu ; ennemis de l’imprimature, les scientifiques refusaient d’admettre une vérité comme étant définitivement absolue. « Ce n’est pas en cherchant à améliorer la bougie qu’on a inventé l’ampoule électrique », écrit E. Brezin. A l’image de la société où la peur et la résignation ont déjà neutralisé la mobilisation citoyenne et syndicale, la disparition de cet esprit « socratique » ayant presque été constatée à toutes les échelles de la formation, l’université plus que jamais fragilisée dans sa vocation universaliste ne récolte que le produit du système.

Elle laisse ainsi la place à la médiocrité qui ne se fait pas prier pour s’installer car elle suggère désormais l’étouffement des voix discordantes, la place à un immobilisme routinier qui plombe le quotidien et bloque l’horloge du développement. Le divorce entre savoir et culture est patent, il ne faut pas s’attendre - sauf si un sursaut révolutionnaire changera notre mode de perception et nos mentalités - à l’émergence d’une génération mue par la volonté d’innover et capable d’accepter la diversité ou discuter les opinions d’autrui. Cloîtrés (dans le sens hermétiques), habitués à la fainéantise et assommés par la langue de bois, - néanmoins bien perméables aux idées noires ou d’un autre âge -, arrivera un jour où nous renoncerons de penser librement même si la démocratie nous sera offerte ! La période du terrorisme nous a suffisamment indiqué pourquoi il est si facile de manier les esprits crédules pour en faire des machines à tuer. Les populations ont dû subir le diktat des émirs autoproclamés. Niant simplement la valeur de la vie, des centaines (ou des milliers) d’adolescents étaient prêts à l’endoctrinement car n’ayant pas cette aptitude de discernement entre le bien et le mal, stigmatisant les effets et les produits du modernisme comme une matérialisation satanique. Afin d’étayer mes propos, voici un extrait typique d’un écrivain contemporain : « Le reste du monde peut faire de la science, et nous musulmans pouvant la découvrir de nouveau dans le Coran ». Au lieu de nous démontrer que les visions modernistes résonnent harmonieusement avec les crédos islamistes d’une approche réformiste qui nous pousse à travailler, on nous dit que rien ne sert de se creuser les méninges, tout a été prévu.

Sous prétexte parfois qu’il y a risque pour la croyance et pour la stabilité du système à investir les lacunes des connaissances scientifiques, cette léthargie généralisée a tué l’imagination créatrice et figé le moule de la réflexion, ainsi elle affecte la régénération des systèmes de pensée, de raisonnement et de preuve logique. Sans vouloir verser dans l’alarmisme, ceux qui malheureusement règnent en force, ce sont les adeptes de « la nature a horreur du changement ». Pour admettre qu’il est difficile de rompre avec les méthodes du passé, il n’a pas bougé depuis trente ans, pourquoi l’APN est grippée, pourquoi on maintient telle personne à son poste, sur quelle base telle autre est primée, ou alors ce qui se passe pour notre équipe de football, comment sélectionner un sélectionneur ; au lieu d’avoir des objectifs plus ambitieux d’aller de l’avant (celui de marquer des buts), on reste sur la défensive. Après tout cela, on se demande pourquoi le pays, avec toutes ses potentialités, n’avance pas ?

Plus grave encore, la prétendue croyance est une autre chape de plomb, un quitus pour accéder à certains privilèges ; ce prurit de vertu enveloppé dans du wahabisme sectaire est servi pour justifier la non -raison. Ne pouvant s’affranchir d’idéologie sous jacente ni éviter de sombrer dans une démonstration mystique ou fondamentaliste, se sont libérés au contraire tous les effluves du rejet qui nourrit la rancune, l’extrémisme et la haine ; le dogme de la pensée unique continue d’inspirer pas mal de décideurs zélés qui sentent le danger d’une dé-pérennisation. Ne pouvant résister à l’ambiance rentière, les autres qui passent leur temps à graviter autour du système clanique en attendant leur désignation portent la responsabilité de former ou gérer l’élite de la nation. « La science n’est pas un tas de faits, comme une maison n’est pas un tas de briques », disait Poincarré ; elle n’est pas un processus mécanique, elle repose sur des intuitions individuelles et des consensus ensemblistes, ce n’est donc pas fortuit si la pensée créative s’est appliquée d’abord à la pensée scientifique avant de s’étendre au domaine artistique.

Quand j’étais jeune, je jouais au legos, ce jeu danois qui stimule la réorganisation des pièces afin de construire et de donner libre cours à son imagination. A quoi jouent nos enfants aujourd’hui ? Au pistolet, au gendarme, aux jeux vidéo interdits pour leurs scènes de violence, des heures à surfer ou chatter sur internet sans la moindre utilité ou enrichissement des connaissances… tout ce qui peut abêtir les jeunes de notre époque est l’unique moyen de se défouler. Il faut rechercher peut-être parmi les causes des accidents, cette attitude de défouloir sur les routes comme l’effet d’une des frustrations vécues par les nouveaux permis notamment les plus jeunes, assimilés à des permis de tuer. Dénués de cet exercice intellectuel indépendant de toute forme de pression, celui à même de provoquer leur esprit et d’éveiller leur potentialité en matière d’intelligence, combien jouent aux échecs et aux mots croisés ? La ferveur autour des discussions ou réunions enrichissantes avec des personnalités du domaine (verrouillage médiatique aidant) décline de manière inexorable, et la jeunesse laquelle aucun ordre ne pouvait satisfaire, a perdu beaucoup de terrain, elle a perdu cette spontanéité, cette confiance en soi, et ce caractère rebelle qui a toujours fait sa personnalité. Aux rares appels à l’ouverture dans toutes ses formes, le système dans une totale indifférence lui répond par une surdité nonchalante.

Il y a des propositions de supprimer des programmes tout ce qui est jugé « superflu » : c’est-à-dire l’histoire, la géographie, la philosophie, le français,… Le raisonnement est tout simple : « Répétez après moi, répetez… » Puisqu’il s’agit d’apprendre sans comprendre, autant s’en passer. Dans cette logique, on n’a pas besoin de savoir compter puisqu’il y a la calculatrice, nos enfants vont à l’école plus pour nous faire plaisir car l’ingéniosité (ou la qafza) se mesure par la capacité d’user de la fraude pour gravir les échelons ou s’enrichir de manière illicite par des subterfuges qui violent la loi, ils établissent que les normes de la réussite sociale sont presque inversement proportionnels au nombre d’années d’études. Dans un souci d’aller vite en besogne afin d’accroitre le PIB, il faut une élite technologique, avec des connaissances très pointues, des « robots » téléguidés incapables de sortir de la sphère dans laquelle ils ont été conçus. Cela pour dire que le développement ne se résume pas uniquement en l’acquisition et la consommation des produits technologiques, clés en main, s’il nous manque le savoir-vivre, le sens de l’observation, les principes d’éthique, le civisme et le mode d’emploi. De quoi sont faits les cours d’éducation civile ou le contenu des prêches religieux ? Ont-ils une conséquence positive sur l’éducation de nos enfants et nos adultes ?

Axées sur l’enseignement civique et la culture générale en adéquation avec la réalité de l’environnement, au contraire des approches pragmatiques mettent plus l’accent sur l’instruction des relations et la mobilisation des concepts que sur les notions enseignées. Que ce soit en chimie ou dans la théorie des systèmes, les liaisons ont plus de valeur que les composants. Le diamant est fait d’atomes de carbones. La maitrise des liens entre concepts est le seul moyen d’assurer une grande stabilité, d’en intégrer de nouveaux sans faire appel uniquement à la mémoire et au « par-coeurisme » béat. Entre deux étudiants, l’un ayant récité texto sa leçon, et l’autre tenté d’en exprimer le sens, je vous laisse deviner à qui on donne présentement la meilleure note ? « L’imagination est plus importante que les connaissances », dixit A.Einstein. Les priorités de développement évoluant sans cesse, nous avons toujours essayé de les calquer sur les pays européens alors que ni nos besoins ni nos moyens humains et matériels ne sont les mêmes. Cela témoigne du fait que nous avons tendance à tout importer (ou télécharger) : les schémas stéréotypés élaborés ailleurs, les programmes de licence et master, la bureaucratie, l’obscurantisme de certains illuminés véhiculé par des livres subversifs… du bon, du mauvais avec plus de mauvais que de bon.

Des efforts démesurés sont consacrés à cette adaptation (système LMD) de modèles « standards », phénomène de mode oblige, sans une évaluation objective de tous les paramètres, sans y associer tous les acteurs et sans vision à long terme sur le plan socio-économique et des filières sont supprimées sans faire de bilan. Est-ce que nos enseignants, tous paliers confondus sont en mesure d’inculquer aux jeunes générations les bases du véritable progrès ? Avant de le transmettre aux autres, il faut d’abord le discuter, adhérer à ses principes ! Le progrès ne se décrète pas par simple auto satisfaction en dopant les chiffres si choisir n’est qu’une illusion. Les projets louables de promotion de la recherche ne trouveront des échos que si leur finalité devient la quête de qualité, l’exploitation optimale des richesses et vaincre notre isolement scientifique et culturel. A-t-on aujourd’hui, avec tous les moyens qu’on met à la disposition, des laboratoires censés être le vivier de la matière grise, un cadre adéquat et un objectif pour une mentalité de la recherche ? Quel type de chercheur pourrait bâtir l’Algérie de demain si des dispositifs liberticides jalonnent son parcours ? C’est en encourageant en premier lieu le chercheur que l’on saura assoir une politique viable et efficace de la recherche. En somme, orienter le modèle de la pensée qui se retrouve assujettie à un canevas tout dessiné, ou restreindre les déplacements à l’étranger comme vient de le prôner cette nouvelle mesure du ministère constituent des entraves à cette liberté (sujet du thème de cet article) et confortent la thèse d’un autoritarisme gangrénant.

Il ne faut cependant pas confondre liberté et anarchie ; les enseignants sauront faire la part des choses entre une organisation structurée et devant obéir à une charte, et un abus qui s’érige en monopole (même scientifique) et qui va à l’encontre de la mondialisation. Les étudiants sauront faire la distinction entre indiscipline et liberté en respectant les règlements internes et l’avis des autres, différent soit-il. Il est possible, dans la légalité, d’oser bousculer l’ordre établi, de dénoncer sans braver l’interdit, de reconstruire cette solidarité dissoute. Le Coran, loi divine et suprême, utilisé à bon escient, tout en insistant sur le respect de la chose immuable, n’exhorte-t-il pas les croyants à étudier la nature en utilisant un beau privilège spécifique à l’humanité : « la raison » ? C’est par cette même raison, et non en usant de la force qu’il faut convaincre. Contrairement à se réfugier dans le repli et sombrer dans la désuétude, c’est la démarche d’une perpétuelle investigation qui a fait la prospérité des sciences durant l’âge d’or islamique. « Beyt el hikma » ou maison de la sagesse du temps des Abbassides était une sacrée bibliothèque à une époque où les savants étaient estimés à leur juste valeur dans la société. Tout est possible, il suffit de croire au changement afin d’être un de ses artisans. Alors que nous, on veut y retourner, plusieurs pays sont sortis de leur sous-développement grâce à un déclic : « Il ne faut compter que sur soi-même ! ». Le salut c’est d’abord de se donner un but à son existence, et avant de partir le chercher ailleurs, il faut le définir. L’espoir est dans cette jeunesse qui possède cette volonté de relever le défi, j’en suis certain.

Dialogue rompu, et s’étant rendu compte qu’elle n’a rien à attendre d’en « haut », que son avenir a déjà été hypothéqué par une faillite programmée du système économique, endettée jusqu’au cou et malgré elle, elle est obligée rapidement - car le temps qui passe joue en sa défaveur - par une sorte de conscience collective, de se prendre en charge, de se regrouper autour des idéaux républicains, de refuser de se plier aux exigences parce que ceux sont des exigences dictées, de se débarrasser de cette stagnation qui a été longtemps un frein pour son émancipation - en l’occurrence de l’archaïsme et de la négation de l’autre -, de ne plus attendre aux portes de l’histoire mais d’y entrer quitte à le faire sans frapper, de créer des espaces ouverts de communication afin de promouvoir les idées, de chercher à comprendre, d’aller surfer sur les « bons sites » en prenant internet comme plateforme de libre échange intercommunautaire, de zapper sur les « bonnes » émissions TV en écoutant lorsqu’il y a un débat, de ressusciter cet amour pour la lecture que l’école a fait fuir, d’essayer des casses têtes mathématiques et les mots fléchés, de bannir ce copier-coller, de se poser des questions même si on n’a pas encore de réponses, de demander des explications parce qu’il doit y en avoir, d’avoir le courage de dire « non » lorsque tout le monde a dit « oui » (ou le contraire), de redécouvrir que le véritable patriotisme n’est pas seulement de saluer l’hymne ou le drapeau national, de réapprendre les ABC de la démocratie et surtout se sentir libre à développer ses pensées.

(*)Source El Watan Haffaf Hafid

Professeur en informatique. Université d’Oran

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 23:15

Méfiez-vous des secrétaires !

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Trois jeunes secrétaires discutent à la pause des tours qu'elles ont déjà joué à leur patron.
- Moi, dit la première, j'ai découpé toutes les photos dans son Play-boy, il n'a jamais trouvé qui avait fait le coup...
- Ha! Ha! Ha! Moi, dit la deuxième, il y a quinze jours, j'ai trouvé des préservatifs dans son tiroir, et je les ai tous percés avec une épingle...
La troisième, elle, s'évanouit...

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 13:30

Chili : sorti de la mine, sa femme et sa maîtresse se le disputent

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Le retour à la surface de Yonni Barrios a mis fin mercredi à l'un des plus grands suspenses entourant la sortie des 33 mineurs, depuis que sa femme et son amante se sont battues pour ses beaux yeux sur le camp Espoir, au bord de la mine San José.

C'est finalement la maîtresse, Susana Valenzuela, qui est venu accueillir cet électricien de 50 ans, 21e mineur à retrouver l'air libre après une ascension de 622 m dans une étroite nacelle de secours.

Susana Valenzuela et Marta Salinas, l'épouse légale de Barrios depuis 28 ans, en étaient venus aux poings il y a des semaines, car elles affirmaient toutes les deux être la véritable compagne du mineur.

Au final, Marta Salinas a décliné l'invitation de Barrios a venir assister aux côtés de Susana Valenzuela à la fin de son calvaire souterrain de 69 jours, rapportent les médias chiliens.

Selon eux, Barrio et Marta Salinas sont toujours techniquement mari et femme, mais ils sont séparés depuis des années et le mineur vit en couple avec Susana Valenzuela.

"Je suis heureuse qu'il aille bien, c'est un miracle de Dieu. Mais je ne vais pas regarder le sauvetage. Il m'a demandé, mais il semble qu'il a demandé aussi à l'autre dame et j'ai ma dignité. Une chose est claire: c'est elle ou moi", a déclaré l'épouse au quotidien El Espectador.

Barrios a servi d'infirmier sous terre car il avait des rudiments de connaissances médicales.

L'angoisse des familles à l'idée d'un retour des 33 à la mine

Un mineur lors des opérations de secours dans la mine de San José le 27 août 2010 à Copiapo Ariel Marinkovic

Le cauchemar est terminé pour les familles des mineurs libérés après 69 jours sous terre au Chili, mais beaucoup angoissent déjà à l'idée d'un retour, sans doute inéluctable, des "33" à la mine.

"Comme père, je leur dirais de changer de travail, qu'ils ne travaillent plus à la mine. Mais c'est eux qui vont décider et s'ils décident de continuer à travailler à la mine, peut-être que je ne dormirai pas bien à cause de ce qui s'est passé," avoue Alfonso Avalos, père de Florencio et Renan Avalos, deux des mineurs secourus mercredi après 69 jours passés à plus de 600 m sous terre.

Dans ce secteur où la sécurité dépend souvent de la taille de la mine, "le mineur ne sait jamais s'il va rentrer chez lui", résumait Jimmy Cardona, parent d'un des mineurs, au lendemain de l'éboulement qui les a piégés le 5 août.

Mais pour les "33", l'avenir est incertain. Huit ont plus de 50 ans, le groupe San Esteban gérant la mine San Jose est au bord de la faillite et ils ont pour seule garantie de toucher leurs arriérés de salaire de septembre et un solde de tout compte, après l'intervention de l'Etat, qui avait fait geler les biens du groupe.

Ils pourraient également toucher des indemnités en justice, puisque leurs familles réclament 12 millions de dollars (8,7 millions d'euros) de compensation aux propriétaires de la mine. Ils vont aussi toucher 2.000 dollars chacun (1.450 euros) d'un entrepreneur anonyme et 10.000 dollars d'un millionnaire excentrique, Leonardo Farkas.

Mais même avec d'éventuels droits d'auteur sur les projets de films ou de livres sur leur épopée, la plupart n'ont pas de quoi prendre leur retraite, surtout les plus jeunes. Et la seule proposition de travail concrète qu'ils ont reçue jusqu'à présent est celle de travailler dans une des mines de Farkas dans la région de Copiapo (nord), où se trouve le site de San José.

Certains ont déjà dit à leurs proches qu'ils pensaient retourner à la mine, où les salaires relativement élevés (1.000 dollars par mois à San José, soit trois fois le salaire minimum) compensent en partie les risques encourus. "Il m'a dit +je suis mineur et je vais mourir mineur+", raconte Silvia Segovia, soeur de Victor Segovia, qui aimerait pourtant que son frère "ne retourne jamais à la mine".

D'autres n'ont pas encore arrêté leur décision, mais leurs familles souhaiteraient aussi qu'ils changent de profession.

"Moi je ne veux plus qu'il travaille à la mine, j'ai peur car les mines souterraines ne sont pas sûres, aucun travail n'est sûr mais généralement les mines souterraines sont très compliquées, un éboulement, une avalanche... Et moi je dis que c'est bon, on a assez souffert", explique Omar Reygadas, fils d'un autre des 33, Omar Reygadas.

Après l'éboulement survenu au fond de la mine de cuivre et d'or de San José le 5 août, leurs proches sont en effet restés 17 jours sans nouvelles des "33". Certains proches, eux-mêmes mineurs, ont cependant parfois un discours différent.

"Je n'ai pas peur", assure Alejandro Contreras, demi-frère de Victor Zamora et mécanicien dans une mine. "Il peut mourir à la mine, mais il peut aussi mourir en dehors. Chacun doit faire ce qu'il lui plaît", relativise aussi son autre demi-frère Cristian Contreras, mineur lui aussi.

Le sauvetage des mineurs chiliens a captivé le monde entier

Des journalistes sur le site de la mine de San José, le 12 octobre 2010

La remontée à l'air libre des mineurs chiliens a été suivie mercredi minute par minute par des millions de personnes à travers le monde, l'événement suscitant un immense intérêt humain et bénéficiant d'une couverture médiatique sans précédent.

La sortie, avant l'aube mercredi matin, dans l'air froid du désert d'Atacama, de Florencio Avalos, premier des 33 mineurs à sortir après avoir été bloqué depuis 69 jours à plus de 600 mètres sous terre, a été retransmise en direct sur les grands réseaux dans le monde.

Le sauvetage des mineurs chiliens était à la Une de toute la presse américaine mercredi, le New York Times et le Washington Post ayant semble-t-il retardé leur heure de bouclage pour publier des photos du premier rescapé.

Les opérations de secours ont été suivies en continu notamment par CNN international, BBC World, Sky News en Grande-Bretagne, iTele et BFM en France, Euronews en Europe, et les principales chaînes japonaises.

"Je devais prendre ma journée et je prévoyais de rattraper des lectures en retard mais je suis resté scotché à mon écran d'ordinateur pour suivre en direct les opérations de secours", a déclaré Tetsuro Umeji, professeur d'anglais à Kudamatsu, au Japon, cité par la BBC.

"C'est absolument incroyable! Félicitations au Chili! Je croise les doigts jusqu'à ce que le dernier des 33 mineurs soit sorti!", a-t-il ajouté.

A Washington, le président Barack Obama a assuré avoir été captivé lui aussi par l'aventure de ces 33 hommes, qui ont établi un nouveau record de survie sous terre.

"Nos pensées et nos prières vont aux courageux mineurs, leurs familles ainsi qu'aux hommes et aux femmes qui ont travaillé dur pour les sauver", a-t-il dit dans un communiqué diffusé par la Maison blanche.

Dans le monde hispanique, le sauvetage des mineurs a totalement dominé les journaux d'information diffusés sur les radios et télévisions et les sites internet.

L'agence de presse et la télévision publique de la République populaire de Chine étaient également sur place tandis que les portails d'information sur internet Sohu et Sina diffusaient des pages spéciales avec tous les détails sur les opérations de sauvetage.

Des internautes ont cependant réagi avec amertume en Chine, où les mines sont considérées comme les plus dangereuses au monde. "Bienheureux ceux qui sont nés au Chili. S'il s'était agi de nous, sans aucun doute nous serions morts enterrés vivants", estimait un contributeur sur sohu.com.

"L'opération de secours au Chili a humilié la Chine. Il suffit de considérer le nombre de mineurs chinois tués dans les catastrophes minières", jugeait un autre internaute dans un message en ligne.

Partout en Asie du Sud-Est, à Singapour, en Corée du Sud, en Thaïlande ou au Vietnam, la nouvelle de la libération des premiers mineurs a été accueillie avec enthousiasme.

En Australie, les opérations ont été également suivies en continu par les stations de radio, les chaînes de télévision et les sites web.

Au Qatar, la chaîne satellitaire en anglais Al-Jazira avait un correspondant sur place qui détaillait les dernières opérations sur la plate-forme mondiale de microblogs Twitter.

Le président vénézuélien Hugo Chavez a également utilisé Twitter pour exprimer sa satisfaction et saluer les mineurs et leurs sauveteurs. "Nous sommes avec le Chili! Que Dieu soit avec vous!", a-t-il écrit.

En Autriche et aux Pays-Bas, le sauvetage des mineurs chiliens fait la Une de la plupart des grands journaux. La télévision autrichienne y a consacré une émission spéciale avec un suivi en direct des opérations, ce qui est rare pour des événements à l'étranger.

Sur le site de la mine de San José, les autorités se sont trouvées à court de badges à distribuer aux médias et ont dû se résoudre à donner des cartes d'accréditation écrites à la main aux journalistes qui ont afflué de très nombreux pays.

Les mineurs sortent renforcés ou fragilisés, mais changés à jamais

Un sauveteur en conversation vidéo avec les mineurs le 4 septembre 2010 à Copiapo

Après l'épreuve de 68 jours confinés à 700 m sous terre, dont 17 jours livrés à eux-mêmes, les 33 mineurs de la mine chilienne de San Jose vont émerger plus forts pour certains, plus fragiles pour d'autres, mais changés à jamais, estiment les psychologues.

Et le suivi psychologique qui leur sera offert par les autorités, pendant six mois au moins, sera à la merci de toutes sortes d'interférences, entre proches, médias, et célébrité nouvelle, sans doute éphémère.

"Leur vie d'+avant+ est déjà finie", affirme Enrique Chia, psychologue de l'Université catholique du Chili, pour qui les mineurs seront confrontés à un grand défi de réadaptation dans une période post-traumatique "pleine de risques".

"Quand on te change soudainement toutes les conditions de vie, il faut se réadapter et découvrir des aptitudes qui t'aident" à faire face.

"Une personne qui a été placée face à la mort a réfléchi à sa situation personnelle (...) à ce qu'elle a fait de sa vie et ce qu'elle n'a pas fait, et en cela aussi il faut les accompagner", souligne Margarita Loubat, psychologue de l'Université du Chili.

Les 33 mineurs ont remarquablement géré leur calvaire jusqu'à la délivrance, aux premières heures de mercredi pour les premiers d'entre eux.

Les risques de lésions oculaires au contact de la lumière de soleil, les problèmes cutanés, les maux de dents, sont identifiés et seront suivis. Les premiers mineurs libérés ont été hospitalisés dès leur sortie, pour 48 heures d'examens médicaux approfondis.

Ces étapes ont été "convenues avec eux, ce n'est pas un caprice", a assuré le ministre de la Santé Jaime Manalich.

"Certains d'entre eux pourraient dire: je me sens si bien que je veux rentrer dans ma famille", mais ce refus "hypothèquerait tout le dispositif légal de protection, d'invalidité, de pension, auquel ils ont droit".

Et le gouvernement ne saurait abandonner des hommes devenus des héros nationaux. Il leur offrira "un appui pyschologique professionnel minimum de six mois, pendant lesquels ils pourraient avoir des moments de tristesse, de dépression", a précisé le ministre. Le stress post-traumatique "peut durer plusieurs semaines ou plusieurs mois", rappelle-t-il.

La "partie la plus compliquée" à gérer sera sans doute l'extérieur, estime M. Chia. "La famille, leur routine, la réalité nationale, tout aura changé".

Des experts de la NASA, venus en septembre conseiller les opérations ont mis en garde contre les effets "de leur forte notoriété dans le pays, de la pression des médias et de la société".

"Les médias vont les oppresser. Nombre d'entre eux se verront bombardés d'offres de télévision, pourraient même y faire carrière. Mais cela va durer quelques mois, d'ici mars ce sera un souvenir", estime René Rios, sociologue de l'Université Catholique. "S'il vous plait, ne nous traitez pas comme des artistes", demandait mercredi à sa sortie Mario Sepulveda, deuxième mineur secouru, mais premier à s'exprimer dans un bref monologue diffusé par la télévision publique.

Pour Enrique Chia, "ils vont réaliser que la célébrité est limitée, qu'il faut capitaliser, puis commencer un nouveau projet de vie". Or une expérience comme la leur "peut te renforcer ou t'affaiblir, mais ne te laisse jamais le même". D'où un risque de refuge dans les médicaments, l'alcool.

Et comme s'ils sentaient les périls au dehors, les 33 exprimaient dans leurs derniers jours de confinement une "grande préoccupation: rester unis, alors qu'ils viennent de zones différentes du Chili. Ils veulent rester unis après le sauvetage", expliquait Alejandro Pino, membre de l'équipe de suivi.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 05:57

Chili - Après 68 jours et à 622 mètres sous terre - Mineurs chiliens enfin la délivrance !

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Hier matin à 00h 10 (03h 10 GMT), le premier des 33 mineurs bloqués depuis le 5 août dernier au fond d’une mine d’or et de cuivre a retrouvé les siens. Un à un, les autres mineurs qui ont vécu un calvaire sans précédent sont remontés à l’air libre. L’opération de délivrance, minutieusement préparée, a totalement réussi.

Sous les yeux des caméras du monde entier, le premier à retrouver l'air libre à 00h10 (03h10 GMT) après 68 jours à 622 mètres de profondeur dans la mine d'or de San José, a été Florencio Avalos, 31 ans. Il a entamé à 23h55 (02h55 GMT aujourd’hui mercredi) la remontée vers la surface, selon des images de la télévision chilienne. Son ascension a commencé une vingtaine de minutes après l'arrivée au fond de la mine du premier secouriste. A sa sortie, Florencio Avalos a serré dans ses bras son enfant puis son épouse, et a donné l’accolade au Président Sebastian Pinera. Florencio Avalos a été hissé dans une nacelle de 53 cm de diamètre. Avalos a ensuite été immédiatement dirigé vers un hôpital de campagne installé sur la mine, où il doit subir une première série d'examens médicaux. Le deuxième mineur, Mario Sepulveda, a été ramené sain et sauf à la surface à 01h10 (04h10 GMT), une heure après son premier compagnon secouru. Il a salué son retour à l'air libre d'un puissant : «Viva Chile, mierda !» (vive le Chili, merde !). Il était coiffé d'un casque et avait les yeux protégés par des lunettes spéciales, après deux mois d'obscurité. Il a serré dans ses bras son épouse puis a déclenché l'hilarité en sortant d'un sac des morceaux de roche du fond de la mine, qu'il a distribués aux secouristes, au Président Pinera, au ministre des Mines. Juan Illanes a été le troisième à remonter sain et sauf à 02h10 (05h00 GMT). Cet ancien militaire de 52 ans a émergé en souriant sous les applaudissements, et enlacé son épouse avant une longue série d'accolades, dont une appuyée et émouvante avec le ministre des Mines avant celle avec le Président. Il a ensuite été allongé sur un brancard, et conduit à un hôpital de campagne installé sur place, où il doit subir, comme ses deux compagnons secourus, des examens médicaux. Le Bolivien Carlos Mamani, âgé de 23 ans, a été le quatrième à émerger en souriant avant de partir sur un brancard pour subir une première auscultation. Le cinquième est sorti une heure après, soit vers 6h00 GMT. Le sixième d'entre eux Osman Araya est sorti peu après 05H30 (08H30 GMT). Au moment où nous mettons sous presse, les opérations de secours se poursuivent pour ramener à la surface les autres mineurs.

Un immense drapeau chilien

Un immense panneau recouvert du drapeau chilien a été installé hier, mardi, en début de soirée à la mine San José, masquant l'endroit où devraient émerger les 33 mineurs. Le drapeau blanc, bleu, rouge a été installé à la sortie du puits de secours par lequel les mineurs doivent être extraits. La présence du drapeau signifiait que quelque 500 journalistes installés sur une plateforme à 300 mètres de là ne pourraient voir le moment précis où les mineurs émergeront du puits. Les seules images de la sortie devraient donc être des images officielles que le gouvernement devrait diffuser en différé. Les médias présents ont protesté et le drapeau a été légèrement déplacé sur le côté, permettant de nouveau aux médias de voir, bien qu'à distance. Le ministre des Mines a expliqué que le panneau et le drapeau avaient été placés là pour masquer un conteneur inélégant.

Un retard de deux heures

L'heure de la délivrance a été retardée de deux heures, soit aujourd’hui mercredi à partir de 1h 00 GMT. «Nous sommes à deux heures environ du début du processus de sauvetage», a déclaré le ministre Laurence Golborne peu avant 20h 00 locales (23h 00 GMT), heure initialement annoncée par le Président Pinera du début des opérations. Le ministre a expliqué que le délai était rendu nécessaire par «l'installation des connexions téléphoniques» et «quelques essais» supplémentaires sur la nacelle qui hissera les mineurs un à un vers la surface, à travers un tunnel de 622 mètres de long.

La prière d'Obama

Le Président américain Barack Obama «prie» pour la réussite de l'opération a indiqué, hier, mardi, la Maison-Blanche, peu de temps avant le début du sauvetage. «Nos pensées et nos prières sont avec les courageux mineurs, leurs familles et les hommes et les femmes qui travaillent dur pour les sauver», indique un communiqué de la présidence américaine. «Alors que l'opération de sauvetage est loin d'être terminée et qu'un travail difficile reste à accomplir, nous prions pour que, à la grâce de Dieu, les mineurs puissent sortir sains et saufs et retourner dans leurs familles rapidement», a ajouté M. Obama. «Nous sommes en outre fiers de tous les Américains qui ont travaillé avec nos amis chiliens sur le terrain pour faire tout ce qui est possible pour que nous puissions ramener les mineurs chez eux», a dit le Président américain.

Le Président chilien : «Nous avions la conviction que nous allions les secourir»

«Notre premier mineur est avec nous», s'est réjoui le Président chilien Sebastian Pinera, lors d'une allocution sur place. «Nous avions la conviction qu'ils étaient en vie, que nous allions les secourir (...). Nous disions que nous allions les chercher et nous les avons retrouvés. Et, à présent, que nous allons les secourir sains et saufs et nous allons le faire», a ajouté Pinera.

Le Président chilien : «Nous avions la conviction que nous allions les secourir»

«Notre premier mineur est avec nous», s'est réjoui le Président chilien Sebastian Pinera, lors d'une allocution sur place. «Nous avions la conviction qu'ils étaient en vie, que nous allions les secourir (...). Nous disions que nous allions les chercher et nous les avons retrouvés. Et, à présent, que nous allons les secourir sains et saufs et nous allons le faire», a ajouté Pinera.

Hospitalisés pour une batterie d'examens

Les premiers mineurs secourus ont été transférés aujourd’hui, mercredi, par hélicoptère à la ville de Copiapo, pour y subir 48 heures d'examens médicaux approfondis, avant de pouvoir être rendus à leurs familles. Là, ils ont été installés dans une aile de l'hôpital aménagée spécialement pour eux, avec notamment les fenêtres fermées pour protéger leurs yeux de la lumière. Les mineurs n'ont pas quitté leurs lunettes de soleil hyper-protectrices depuis leur extraction de la mine. «Ils se portent bien», a déclaré une source de l'hôpital. Selon le ministre de la Santé, les principaux symptômes présentés par les mineurs à la fin de leurs deux mois et demi de confinement étaient des problèmes dentaires d'une «certaine intensité», et des problèmes cutanés. Mais ce ne sont «pas des malades», avait-il souligné. Aux abords de l'hôpital campent depuis plusieurs jours des dizaines de médias dans l'attente de l'arrivée des mineurs, plusieurs riverains n'ayant pas hésité à louer leur maison avec vue sur l'hôpital.

Changés à jamais

 «Leur vie d'avant est déjà finie», affirme un psychologue de l'Université catholique du Chili, pour qui les mineurs seront confrontés à un grand défi de réadaptation dans une période post-traumatique «pleine de risques».

Les 33 mineurs vont émerger plus forts pour certains, plus fragiles pour d'autres, mais changés à jamais, estiment les psychologues. Le suivi psychologique qui leur sera offert par les autorités, pendant six mois au moins, sera à la merci de toutes sortes d'interférences, entre proches, médias et célébrité nouvelle, sans doute éphémère. «Quand on te change soudainement toutes les conditions de vie, il faut se réadapter et découvrir des aptitudes qui t'aident» à faire face, explique un psychologue. «Une personne qui a été placée face à la mort a réfléchi à sa situation personnelle (...) à ce qu'elle a fait de sa vie et ce qu'elle n'a pas fait, et en cela aussi il faut les accompagner», souligne un autre psychologue. Les 33 mineurs ont remarquablement géré leur calvaire jusqu'à la délivrance. Les risques de lésions oculaires au contact de la lumière du soleil, les problèmes cutanés, les maux de dents, sont identifiés et seront suivis. Les premiers mineurs libérés ont été hospitalisés dès leur sortie. Ces étapes ont été «convenues avec eux, ce n'est pas un caprice», a assuré le ministre de la Santé. «Certains d'entre eux pourraient dire : je me sens si bien que je veux rentrer dans ma famille», mais ce refus «hypothéquerait tout le dispositif légal de protection, d'invalidité, de pension, auquel ils ont droit». Et le gouvernement ne saurait abandonner des hommes devenus des héros nationaux. Il leur offrira «un appui psychologique professionnel minimum de six mois, pendant lesquels ils pourraient avoir des moments de tristesse, de dépression», a précisé le ministre. Le stress post-traumatique «peut durer plusieurs semaines ou plusieurs mois», rappelle-t-il. La «partie la plus compliquée» à gérer sera sans doute l'extérieur, estime un psychologue. «La famille, leur routine, la réalité nationale, tout aura changé.» Des experts de la Nasa, venus en septembre conseiller les opérations ont mis en garde contre les effets «de leur forte notoriété dans le pays, de la pression des médias et de la société». «Les médias vont les oppresser. Nombre d'entre eux se verront bombardés d'offres de télévision, pourraient même y faire carrière. Mais cela va durer quelques mois, d'ici à mars ce sera un souvenir», estime un sociologue. Pour ce psychologue «ils vont réaliser que la célébrité est limitée, qu'il faut capitaliser, puis commencer un nouveau projet de vie». Or, une expérience comme la leur «peut te renforcer ou t'affaiblir, mais ne te laisse jamais le même». D'où un risque de refuge dans les médicaments, l'alcool.

Plus de 2 000 journalistes pour couvrir l’événement

Outre les 800 proches et parents de mineurs, plus de 2 000 journalistes ont accouru du monde entier pour le «happy end» de cette aventure inédite de survie sous terre. Le Président bolivien Evo Morales devait aussi arriver ce matin pour saluer son compatriote Carlos Mamani. En l'espace de deux mois, les «33» sont devenus des vedettes planétaires, recevant des maillots dédicacés de stars du football, des chapelets bénis par le pape, des iPod offerts par le patron d'Apple Steve Jobs, pour les aider à tenir pendant leur calvaire, qui inspire déjà des réalisateurs de cinéma. A peine le père, la mère et les autres membres de la famille du premier des «33» sorti des profondeurs ont-ils commencé à s'embrasser en voyant Florencio enlacer sa femme et son fils de 7 ans, que les centaines de journalistes venus filmer leurs réactions autour de leur tente les ont encerclés. Ils ont joué des coudes pour pouvoir les interroger, la tente a commencé à vaciller et un proche des Avalos a commencé à s'énerver. «Du calme, du calme», lui a lancé Alberto, l'oncle de Florencio, en le prenant par les épaules.
La mère du mineur a lancé aux journalistes «Sortez !» et, effrayée, en a frappé certains avec un drapeau. Son mari, a lui-même quitté les lieux et dans son sillage, des journalistes ont renversé une tente.

«J'ai toujours su que Dieu allait nous sauver»

«J'ai été avec Dieu et avec le Diable», a raconté Mario Sepulveda, aux côtés de sa femme et de ses deux enfants, dans un monologue de quelques minutes devant une caméra de la télévision publique chilienne. «J'ai saisi la main de Dieu, c'était la meilleure main. J'ai toujours su que Dieu allait nous sauver», a-t-il affirmé. «S'il vous plaît, ne nous traitez pas comme des artistes. Je veux continuer à être traité comme le Mario Antonio Sepulveda, travailleur, mineur», a-t-il poursuivi. «Je veux continuer de travailler parce que je crois que je suis né pour mourir sous le joug. Je suis fier de mon éducation.» Le mineur a fini son monologue par une réflexion : «La vie m'a traité durement, mais j'ai appris...»

Source Infosoir

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 05:42

Algérie - Raouraoua, président de la FAF -«Ce n’est pas la fin du monde si on ne va pas à la CAN 2012»

Saadane Raouraoua

 

Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, s’est exprimé sur l’actualité de l’heure en marge de la cérémonie organisée par le quotidien Echourouk en l’honneur de notre confrère Hafid Derradji, journaliste à Al Jazeera.

Le premier responsable du football algérien s’est longuement attardé sur le match de dimanche dernier, perdu 0-2 par les Verts face à la République centrafricaine. «J’ai trouvé très durs les commentaires qui ont suivi la rencontre. Il fallait être à Bangui pour mesurer le caractère de la situation que le groupe a vécu sur place. Les conditions climatiques, d’hébergement, de séjour et même le déroulement (l’organisation) de la partie n’étaient pas aisés», a-t-il souligné.

Mohamed Raouraoua a ajouté : «Ce n’est pas la fin du monde, si on ne va pas à la CAN 2012. On continuera à travailler pour décrocher une seconde qualification à la Coupe du monde 2014. Ces joueurs, doit-on les enterrer après cette contre-performance ?» Et de poursuivre : «Hier, la presse les a montés au ciel et aujourd’hui elle est sans pitié avec eux. Possède-t-on d’autres solutions de rechange pour faire face aux prochains matches ?»

Il ne perd pas espoir de voir les joueurs redresser la situation lors des futures sorties, «il reste 12 points en jeu et notre équipe est capable de les engranger». Il a saisi l’opportunité de la présence des journalistes dans la salle pour renouveler sa confiance au sélectionneur Abdelhak Benchikha : «Nous continuons à faire confiance aux cadres locaux et des voix s’élèvent ici et là pour remettre en cause ce choix à travers de fausses informations. Le produit local joue une carte importante à travers la personne de Abdelhak Benchikha. Si cette option échoue, ce sont les techniciens locaux qui seront perdants.» Ces propos, très significatifs, des intentions du président vis-à-vis de la question du maintien ou non de Abdelhak Benchikha signifient que la piste de l’entraîneur étranger n’est pas à l’ordre du jour. Sur ce chapitre, il tonne : «Quand la fédération a fait appel à Georges Leekens, beaucoup se sont offusqués. Aujourd’hui, des coaches étrangers exercent au niveau des clubs et personne ne trouve à redire.»

Dans la foulée, il a révélé : «Nous sommes en train de chercher à comprendre les raisons de nos échecs. Les U 17 étaient regroupés depuis un an et demi et ils ont été éliminés, dès leur premier match, par le Gabon. Nous comptons plus de 1500 clubs, organisons 3000 matches par semaine et nous ne parvenons pas à franchir les écueils des tours éliminatoires.

Le moment est venu de nous poser des questions. Avons-nous fait les bons choix, pris les bonnes décisions concernant le choix de l’encadrement et des joueurs ? Ce volet sera pris en charge par des experts et des techniciens qui nous situeront sur toutes ces questions.» Au sujet de la santé financière de la FAF, Mohamed Raouraoua, annonce : «Nous possédons, environ, 150 millards, dans nos comptes. La subvention annuelle de la tutelle est de l’ordre de 35 milliards et elle ne couvre que 6 mois d’exercice. Une fédération voisine reçoit 200 milliards de sa tutelle. Autre chose, la ligue française a vendu les droits à une chaîne cryptée (Canal +) pour plus de 600 millions d’euros. Nous, la télévision a fait un gros effort et nous a donné 3 millions d’euros. Nous sommes très loin au niveau des moyens.»

Le président de la FAF s’est exprimé sur le dossier des 28 clubs de la Division nationale amateurs (DNA) qui ont déclenché un mouvement de grève et refusent de prendre part à la compétition «tant que la fédération n’acceptera de faire accéder deux clubs en nationale Une à la fin de la saison», dixit un dirigeant du groupe des 28. Mohamed Raouraoua s’est montré ferme sur cette question. «Chacun assumera ses responsabilités. Si vendredi, les clubs de la DNA campent sur leurs positions, la fédération prendra la décision qu’il faut, et ce, lors de la prochaine réunion du bureau fédéral.

Ces présidents menacent d’aller au TAS. Pourquoi pas au Tribunal pénal international  (TPI) ?»

Source El Watan Yazid Ouahib

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 05:26

Algérie - Les jeunes et le changement

greve enseignants

Intéressé par l'expérience lancée par Ahmed Benbitour sur Facebook, je suis allé «naviguer» sur la page où il invitait les jeunes à s'organiser en Cercles d'Initiatives Citoyennes pour le changement (CICC). Cette visite m'a permis de connaître le regard des jeunes sur leurs problèmes et m'a inspiré ces quelques réflexions.

Qui, plus que les jeunes, aspirerait au changement. Simple loi de la nature, érigée en exigence politique, chaque fois que le pays entre en crise. Loi confirmée par une lecture du blog d'Ahmed Benbitour lançant son nouveau mot d'ordre, traduit à ma manière : «Avec la force de la jeunesse rien d'impossible».

Il y eut une trentaine de réponses, peut-être plus aujourd'hui, mais je me suis contenté des 30 premiers commentaires. J'ai trouvé qu'il serait intéressant et utile d'en faire une analyse pour mieux comprendre et cerner les lignes de force du discours «jeune» au 21° siècle.

Pour faire simple, j'ai regroupé les trente commentaires en deux grandes catégories, selon l'orientation dominante de leur contenu : réalisme et volontarisme.

1 le réalisme

Le slogan, forme suprême de la langue de bois ?

C'est d'abord au niveau de la perception du slogan que s'exprime le réalisme des jeunes. Le premier à ouvrir le feu des réalistes et à mettre tous les politiciens dans le même sac :

Ilyes déclare, péremptoire et sans nuance : «tous pareille !!! Personne ne pense aux intérêts du peuple c'est certain».

Et plus loin

«Vous perdez du temps, il y a rien à changer puisque tout est en place pour ne pas être changé pour changer, le changement aura lieu le jour ou les puits de pétrole seront épuisé»

D'autres le relaient, notamment «Abderahmane Djillali» -(c'est son pseudo)- qui se demande pourquoi Benbitour n'a t-il pas tenu ce langage quand, durant des années, il a servi aux plus hauts postes du gouvernement?

C'est un écueil face auquel sont et seront confrontés tous les hommes politiques qui veulent pour une nouvelle fois, accéder au pouvoir. Toujours est-il qu'un homme politique n'est jamais libre de ses choix et de ses mouvements. Face à un pouvoir totalitaire il ne peut que se soumettre ou se démettre. Ahmed Benbitour, face au viol annoncé de dispositions constitutionnelles, a préféré présenter sa démission.

Farouk et Sid Ali ne veulent pas tomber dans la «sloganite» comme du temps du «FLN, du FIS ou des communistes». Un mot d'ordre étant l'expression d'une tension autour d'un objectif à atteindre, d'une action à entreprendre, ils l'auraient souhaité plus proche du réel et moins porteur de cette langue de bois, mode d'expression favori des partis politiques visant le pouvoir. De ce point de vue, le Collectif central du projet «benbitourien» aurait du innover et non adapter son slogan principal au monde des jeunes. Il aurait ainsi fait, lui-même, preuve de changement.

La démographie

En affirmant que du point de vue démographique (75% de la population ont moins de 30 ans) étant plus nombreux, Berkane conclut très logiquement que le pouvoir devrait revenir aux jeunes. Or la réalité est toute autre, puisque l'un des intervenants, «Algérie Avenir», né en 1962, et se trouvant à l'approche de la retraite, après avoir parcouru le cycle d'une vie bien remplie : des études, du travail, suivi d'une migration à l'étranger où il s'est fait une situation honorable, va revenir, comme Ulysse, «plein d'usage et raison» au pays natal, sans que les dirigeants de 1962, où le système de gouvernance, aient beaucoup changé. Il constate avec étonnement et amertume que rien n'a véritablement évolué de ce point de vue. Alors que dans quelques pays de la «vieille Europe», comme la grande Bretagne, entre autres, les nouveaux dirigeants, au plus haut niveau, ont tout juste, un peu plus de quarante années.

L'immobilisme du système et la caporalisation de la société par le bâillon et la religion, la carotte ou le bâton, du fait d'une gouvernance de type totalitaire, ont eu pour fâcheuses conséquences, la dévitalisation de la vie politique, culturelle et sociale, surtout marquée par la marginalisation des jeunes.

Et «Mossaab» de constater, encore une fois, «Nous sommes détruits moralement de tous les côtés» ; la question «comment se libérer» dans de pareilles circonstances est toujours lancinante pour lui et pour bien d'autres qui ne voient pas le bout du tunnel. Même après le fameux séminaire d'octobre 2007 ayant réuni les membres du gouvernement et les walis, pour définir les contours d'une politique nationale de la jeunesse.

Nora faisant le même constat de marginalisation, regrette que le pouvoir, expert en manipulations ne se serve de la «force jeune» qu'à l'occasion des élections ou autres manifestations similaires. En fait, acheter des voix revient à acheter des consciences en les pervertissant.

Au lieu de leur offrir l'occasion de se former à l'école, le pouvoir a fait de celle-ci, la première institution de conditionnement des esprits et l'étouffoir par excellence, de la démocratie et de l'éducation citoyenne. Un tort qui rejaillira, un jour ou l'autre, sur le pouvoir lui-même. Comme la répression aveugle de toute manifestation; la dernière en date, hautement symbolique, étant celle de la commémoration du 22° anniversaire du 5 octobre 1988.

A bien y réfléchir, tous les constats avancés par les jeunes portent, «en creux», les lignes de force de la rupture et du changement. C'est à ce niveau que les réflexions des Cercles d'Initiatives Citoyennes pour le Changement (CICC) devraient s'exercer, de manière autonome, dans un premier temps ; puis dialectique, en échanges et confrontations inter CICC, dans une seconde étape.

2 - le volontarisme

C'est Salima qui, avec pertinence, lucidité et clairvoyance, balise les voies du changement, en faisant une remarque de taille. Qui, parmi la multitude des jeunes, est véritablement concerné par le changement ? La question est ainsi posée en termes de classes, même si ce n'est pas explicitement abordé, par elle, sous cet angle.

La réponse est claire : les mal lotis de la vie et de la société. Les enfants de nantis ne réclament et ne réclameront pas le changement. Vivant dans l'aisance et le luxe, ils ne se sentent nullement concernés par celui-ci ; leurs intérêts résident, au contraire, dans le statu quo. Aujourd'hui, ils sont tous parvenus à faire fructifier les affaires de la famille ou du clan auquel leur famille appartient, grâce aux chippas mirobolantes prélevées sur la rente pétrolière. Le neveu de Chakib Khelil qui a, bien des fois, défrayé la chronique nationale, doit en savoir quelque chose, maintenant que son beurre est fait et que leur rapt est accompli.

Face à l'immobilisme du système et à l'opération de destruction du moral des jeunes, «Moussaab» prend conscience que «le salut est entre nos mains». Tout autant que Salima qui enfonce le clou en affirmant «Arrêtons de râler et de pleurnicher, il faut nous imposer ! A nous de gravir les marches !».

Avec Ilyes, elle prévient «le jour où il n'y aura plus de pétrole, il n'y aura plus de changement.»

Les deux, mettent en évidence l'incurie du système, incapable de concevoir et réaliser un programme crédible et cohérent pour l'après pétrole, indispensable à la survie de la nation. Certainement, aussi, pointent-ils du doigt la politique vorace de l'ancien Ministre de l'énergie loin de penser à sauvegarder les intérêts des générations futures, en conservant en terre, le pétrole et le gaz qui leur auraient été destinés.

En effet, de ce point de vue, les dix dernières années semblent avoir été perdues ; avec un Temmar incapable de relancer le processus d'industrialisation du pays et un Chakib Khelil plus enclin à servir ses maîtres américains. Mieux, il faillit tout leur livrer avec sa loi mortifère de 2005, qui a vu certains décideurs, intervenir en tant que garants des intérêts de la nation et du peuple.

Révolution et «pétrole gris», l'éducation et le métro

Abdeljalil précise la direction des efforts à déployer et des énergies à mobiliser, en écrivant :

«Je crois d´abord il faut faire une nouvelle éducation pour c jeuns parseque l´education c t un investissement et le best investissement c dans l´etre humain a quoi ca sert par exemple un METRO et le peuple ne sait pas la valeur du METRO.»

Juste rappel, au moment où tout le monde constate que la fin des énergies non renouvelables créera de sérieux problèmes, à un pays ayant quitté, depuis longtemps, les voies salutaires du développement planifié. Mais qui, au lendemain de l'indépendance, choisit la voie royale, celle de l'éducation. L'éducation et la formation des enfants et des jeunes, seules pistes capables d'assurer un développement durable au pays, grâce à un «pétrole gris de qualité». Toutefois, Abdeljalil devrait comprendre que l'éducation et le métro ne sont nullement incompatibles. Bien au contraire, ils se tiennent la main. Et, comme hier, certains parlaient de «l'éducation et de l'électricité», on pourrait se doter d'un nouveau mot d'ordre: «l'éducation et le métro».

Aussi convient-il dés à présent de faire la «révolution» mais la révolution n'est-elle pas un ébranlement global - dans un secteur marqué par près de vingt ans d'immobilisme didactique et pédagogique. Chose inexplicable s'il ne s'agissait d'assurer, coûte que coûte, la pérennité d'un système «à bout de souffle», parce qu'inapte à produire du changement de qualité.

Tout au long de la lecture de ces commentaires, j'ai été plus d'une fois convaincu que les jeunes ne veulent plus de grandes théories ni de textes difficiles à saisir et à traduire en actes. Ils veulent prendre concrètement leur place au soleil d'une société inégalitaire, mais dont la plus grande partie réclame la justice et le droit.

Ils aspirent à des mesures tangibles, prises pas seulement dans l'urgence et sous le poids de la crise, pour faire taire de justes revendications, mais durablement installées dans le temps. Un emploi décent après leurs études ; et pas des années de chômage et d'insupportables attentes, au cours desquelles les acquis scolaires et universitaires se dégradent et se dévalorisent. Les crédits de l'ANSEJ ou de toute autre niche ou institution dispensatrice de micro crédits qui finissent par ne plus être opérationnels tant les délais de traitement des dossiers et les exigences d'une bureaucratie tatillonne, finissent par décourager les meilleures volontés du monde. Ajoutez à cela la prolifération de la culture «chipa», le népotisme, le clanisme, le favoritisme, la vampirisation des crédits et des locaux destinés aux jeunes par les maffias installées, ici ou là, dans les insondables grottes d'une bureaucratie budgétivore, et vous aurez compris le désenchantement qui submerge nos jeunes. Et l'on comprendra aussi leur désir de tout plaquer au risque de leur vie.

La pédagogie du changement

En outre, je pense qu'il est certes nécessaire et utile de produire des textes balisant et éclairant les voies du changement, mais qu'il faut penser à leurs futurs utilisateurs, pas tous experts en telle ou telle matière, dans tel ou tel secteur. Ils doivent être lus et compris par la plus grande masse et non par une élite. Le véritable changement doit être de nature démocratique, en offrant au débat public, des solutions alternatives, à la portée du plus grand nombre ; alternatives que la pratique et les luttes réelles des citoyennes et citoyens ne manqueront pas d'enrichir ou de bannir, parce que tout ne peut sortir des seuls bureaux ou des laboratoires. La vie et la société inventent, face à des problèmes réels, leurs propres solutions,

Dans cet ordre d'idées, la conception de fiches débats, simples et fournissant les informations essentielles du problème à résoudre, doivent alimenter le débat citoyen. Avec l'aide de tous les CICC, une nouvelle pédagogie du débat démocratique devrait émerger progressivement et nourrir un nouveau type de relations entre le pouvoir et la société. La pédagogie du changement ne consiste pas à reproduire les schémas anciens, mais à créer ses propres modèles. La pédagogie du changement est, elle aussi, à inventer.

Tout ne doit pas descendre du sommet, comme la parole divine, mais se construire par un perpétuel mouvement alternatif entre gouvernés et gouvernants, qui ne doivent jamais oublier qu'ils sont dépositaires de la souveraineté du peuple. C'est ainsi que naîtra une véritable politique nationale de la jeunesse, conçue par les jeunes et pour les jeunes.

Et que l'Etat, qui, au regard de l'article 11 de la Constitution de la RADP, «puise sa légitimité et sa raison d'être dans la volonté du peuple. Sa devise est «Par le Peuple et pour le Peuple», soit réellement «au service exclusif du peuple.»

Puissent tous ceux et toutes celles qui auront, un jour, à accéder à une responsabilité, s'en souvenir, pour toujours !

Source Le  Quotidien d’Oran Si Mohamed Baghdadi

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 05:26

Algérie - L’informel et le blanchiment d’argent

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Des réseaux maffieux, qui se sont constitués, ont toujours tiré leur épingle du jeu en maintenant un certain contrôle sur les cercle informel du dinar et de la devise dont certains servent des entreprises multinationales non respectueuses des lois algériennes au transfert illégal de capitaux vers l’étranger.

Lorsqu’on sait que le secteur informel absorbe plus de la moitié de la masse monétaire qui circule en Algérie et qu’aucune mesure concrète n’est engagée pour réformer le système financier, on ne peut que s’étonner de la persistance du comportement des Algériens qui continuent de favoriser les circuits non officiels dans toutes les transactions. Mais avant d’arriver au transfert d’argent à partir de l’étranger, il faut d’abord se poser la question de savoir pourquoi le chèque de banque est systématiquement refusé dans les diverses transactions où l’on favorise en revanche le liquide pour être, bien entendu, plus sûr d’avoir reçu la contrepartie financière.

Si le système financier est mis en cause, il n’en reste pas moins que l’attitude des citoyens pousse à perpétuer ce mode de fonctionnement. Et les vieux réflexes ont la peau dure. Cette situation, qui semble perdurer, favorise des phénomènes nouveaux qui menacent sérieusement aujourd’hui la sécurité publique. En l’occurrence la grande criminalité. Le secteur informel est l’un des bastions les plus importants du blanchiment d’argent. Des réseaux maffieux, qui se sont constitués, ont toujours tiré leur épingle du jeu en maintenant un certain contrôle sur le cercle informel du dinar et de la devise dont certains servent des entreprises multinationales non respectueuses des lois algériennes au transfert illégal de capitaux vers l’étranger.

C’est dire que l’urgence d’une réforme du système financier s’impose. La traçabilité des opérations financières et des différents transferts peut aider à mieux cerner tous ceux qui seraient tentés par le trafic.

Les autorités algériennes ont pour ainsi dire du pain sur la planche. Le gouvernement a décidé, à partir de mars 2011, que toute transaction dépassant les 500 000 DA doit passer par un chèque bancaire. La mesure sera-t-elle respectée ?

Source Liberté Salim Tamani

Le Pèlerin

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