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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 05:57

Chili - Après 68 jours et à 622 mètres sous terre - Mineurs chiliens enfin la délivrance !

sauvetage-chilien.jpg

 

Hier matin à 00h 10 (03h 10 GMT), le premier des 33 mineurs bloqués depuis le 5 août dernier au fond d’une mine d’or et de cuivre a retrouvé les siens. Un à un, les autres mineurs qui ont vécu un calvaire sans précédent sont remontés à l’air libre. L’opération de délivrance, minutieusement préparée, a totalement réussi.

Sous les yeux des caméras du monde entier, le premier à retrouver l'air libre à 00h10 (03h10 GMT) après 68 jours à 622 mètres de profondeur dans la mine d'or de San José, a été Florencio Avalos, 31 ans. Il a entamé à 23h55 (02h55 GMT aujourd’hui mercredi) la remontée vers la surface, selon des images de la télévision chilienne. Son ascension a commencé une vingtaine de minutes après l'arrivée au fond de la mine du premier secouriste. A sa sortie, Florencio Avalos a serré dans ses bras son enfant puis son épouse, et a donné l’accolade au Président Sebastian Pinera. Florencio Avalos a été hissé dans une nacelle de 53 cm de diamètre. Avalos a ensuite été immédiatement dirigé vers un hôpital de campagne installé sur la mine, où il doit subir une première série d'examens médicaux. Le deuxième mineur, Mario Sepulveda, a été ramené sain et sauf à la surface à 01h10 (04h10 GMT), une heure après son premier compagnon secouru. Il a salué son retour à l'air libre d'un puissant : «Viva Chile, mierda !» (vive le Chili, merde !). Il était coiffé d'un casque et avait les yeux protégés par des lunettes spéciales, après deux mois d'obscurité. Il a serré dans ses bras son épouse puis a déclenché l'hilarité en sortant d'un sac des morceaux de roche du fond de la mine, qu'il a distribués aux secouristes, au Président Pinera, au ministre des Mines. Juan Illanes a été le troisième à remonter sain et sauf à 02h10 (05h00 GMT). Cet ancien militaire de 52 ans a émergé en souriant sous les applaudissements, et enlacé son épouse avant une longue série d'accolades, dont une appuyée et émouvante avec le ministre des Mines avant celle avec le Président. Il a ensuite été allongé sur un brancard, et conduit à un hôpital de campagne installé sur place, où il doit subir, comme ses deux compagnons secourus, des examens médicaux. Le Bolivien Carlos Mamani, âgé de 23 ans, a été le quatrième à émerger en souriant avant de partir sur un brancard pour subir une première auscultation. Le cinquième est sorti une heure après, soit vers 6h00 GMT. Le sixième d'entre eux Osman Araya est sorti peu après 05H30 (08H30 GMT). Au moment où nous mettons sous presse, les opérations de secours se poursuivent pour ramener à la surface les autres mineurs.

Un immense drapeau chilien

Un immense panneau recouvert du drapeau chilien a été installé hier, mardi, en début de soirée à la mine San José, masquant l'endroit où devraient émerger les 33 mineurs. Le drapeau blanc, bleu, rouge a été installé à la sortie du puits de secours par lequel les mineurs doivent être extraits. La présence du drapeau signifiait que quelque 500 journalistes installés sur une plateforme à 300 mètres de là ne pourraient voir le moment précis où les mineurs émergeront du puits. Les seules images de la sortie devraient donc être des images officielles que le gouvernement devrait diffuser en différé. Les médias présents ont protesté et le drapeau a été légèrement déplacé sur le côté, permettant de nouveau aux médias de voir, bien qu'à distance. Le ministre des Mines a expliqué que le panneau et le drapeau avaient été placés là pour masquer un conteneur inélégant.

Un retard de deux heures

L'heure de la délivrance a été retardée de deux heures, soit aujourd’hui mercredi à partir de 1h 00 GMT. «Nous sommes à deux heures environ du début du processus de sauvetage», a déclaré le ministre Laurence Golborne peu avant 20h 00 locales (23h 00 GMT), heure initialement annoncée par le Président Pinera du début des opérations. Le ministre a expliqué que le délai était rendu nécessaire par «l'installation des connexions téléphoniques» et «quelques essais» supplémentaires sur la nacelle qui hissera les mineurs un à un vers la surface, à travers un tunnel de 622 mètres de long.

La prière d'Obama

Le Président américain Barack Obama «prie» pour la réussite de l'opération a indiqué, hier, mardi, la Maison-Blanche, peu de temps avant le début du sauvetage. «Nos pensées et nos prières sont avec les courageux mineurs, leurs familles et les hommes et les femmes qui travaillent dur pour les sauver», indique un communiqué de la présidence américaine. «Alors que l'opération de sauvetage est loin d'être terminée et qu'un travail difficile reste à accomplir, nous prions pour que, à la grâce de Dieu, les mineurs puissent sortir sains et saufs et retourner dans leurs familles rapidement», a ajouté M. Obama. «Nous sommes en outre fiers de tous les Américains qui ont travaillé avec nos amis chiliens sur le terrain pour faire tout ce qui est possible pour que nous puissions ramener les mineurs chez eux», a dit le Président américain.

Le Président chilien : «Nous avions la conviction que nous allions les secourir»

«Notre premier mineur est avec nous», s'est réjoui le Président chilien Sebastian Pinera, lors d'une allocution sur place. «Nous avions la conviction qu'ils étaient en vie, que nous allions les secourir (...). Nous disions que nous allions les chercher et nous les avons retrouvés. Et, à présent, que nous allons les secourir sains et saufs et nous allons le faire», a ajouté Pinera.

Le Président chilien : «Nous avions la conviction que nous allions les secourir»

«Notre premier mineur est avec nous», s'est réjoui le Président chilien Sebastian Pinera, lors d'une allocution sur place. «Nous avions la conviction qu'ils étaient en vie, que nous allions les secourir (...). Nous disions que nous allions les chercher et nous les avons retrouvés. Et, à présent, que nous allons les secourir sains et saufs et nous allons le faire», a ajouté Pinera.

Hospitalisés pour une batterie d'examens

Les premiers mineurs secourus ont été transférés aujourd’hui, mercredi, par hélicoptère à la ville de Copiapo, pour y subir 48 heures d'examens médicaux approfondis, avant de pouvoir être rendus à leurs familles. Là, ils ont été installés dans une aile de l'hôpital aménagée spécialement pour eux, avec notamment les fenêtres fermées pour protéger leurs yeux de la lumière. Les mineurs n'ont pas quitté leurs lunettes de soleil hyper-protectrices depuis leur extraction de la mine. «Ils se portent bien», a déclaré une source de l'hôpital. Selon le ministre de la Santé, les principaux symptômes présentés par les mineurs à la fin de leurs deux mois et demi de confinement étaient des problèmes dentaires d'une «certaine intensité», et des problèmes cutanés. Mais ce ne sont «pas des malades», avait-il souligné. Aux abords de l'hôpital campent depuis plusieurs jours des dizaines de médias dans l'attente de l'arrivée des mineurs, plusieurs riverains n'ayant pas hésité à louer leur maison avec vue sur l'hôpital.

Changés à jamais

 «Leur vie d'avant est déjà finie», affirme un psychologue de l'Université catholique du Chili, pour qui les mineurs seront confrontés à un grand défi de réadaptation dans une période post-traumatique «pleine de risques».

Les 33 mineurs vont émerger plus forts pour certains, plus fragiles pour d'autres, mais changés à jamais, estiment les psychologues. Le suivi psychologique qui leur sera offert par les autorités, pendant six mois au moins, sera à la merci de toutes sortes d'interférences, entre proches, médias et célébrité nouvelle, sans doute éphémère. «Quand on te change soudainement toutes les conditions de vie, il faut se réadapter et découvrir des aptitudes qui t'aident» à faire face, explique un psychologue. «Une personne qui a été placée face à la mort a réfléchi à sa situation personnelle (...) à ce qu'elle a fait de sa vie et ce qu'elle n'a pas fait, et en cela aussi il faut les accompagner», souligne un autre psychologue. Les 33 mineurs ont remarquablement géré leur calvaire jusqu'à la délivrance. Les risques de lésions oculaires au contact de la lumière du soleil, les problèmes cutanés, les maux de dents, sont identifiés et seront suivis. Les premiers mineurs libérés ont été hospitalisés dès leur sortie. Ces étapes ont été «convenues avec eux, ce n'est pas un caprice», a assuré le ministre de la Santé. «Certains d'entre eux pourraient dire : je me sens si bien que je veux rentrer dans ma famille», mais ce refus «hypothéquerait tout le dispositif légal de protection, d'invalidité, de pension, auquel ils ont droit». Et le gouvernement ne saurait abandonner des hommes devenus des héros nationaux. Il leur offrira «un appui psychologique professionnel minimum de six mois, pendant lesquels ils pourraient avoir des moments de tristesse, de dépression», a précisé le ministre. Le stress post-traumatique «peut durer plusieurs semaines ou plusieurs mois», rappelle-t-il. La «partie la plus compliquée» à gérer sera sans doute l'extérieur, estime un psychologue. «La famille, leur routine, la réalité nationale, tout aura changé.» Des experts de la Nasa, venus en septembre conseiller les opérations ont mis en garde contre les effets «de leur forte notoriété dans le pays, de la pression des médias et de la société». «Les médias vont les oppresser. Nombre d'entre eux se verront bombardés d'offres de télévision, pourraient même y faire carrière. Mais cela va durer quelques mois, d'ici à mars ce sera un souvenir», estime un sociologue. Pour ce psychologue «ils vont réaliser que la célébrité est limitée, qu'il faut capitaliser, puis commencer un nouveau projet de vie». Or, une expérience comme la leur «peut te renforcer ou t'affaiblir, mais ne te laisse jamais le même». D'où un risque de refuge dans les médicaments, l'alcool.

Plus de 2 000 journalistes pour couvrir l’événement

Outre les 800 proches et parents de mineurs, plus de 2 000 journalistes ont accouru du monde entier pour le «happy end» de cette aventure inédite de survie sous terre. Le Président bolivien Evo Morales devait aussi arriver ce matin pour saluer son compatriote Carlos Mamani. En l'espace de deux mois, les «33» sont devenus des vedettes planétaires, recevant des maillots dédicacés de stars du football, des chapelets bénis par le pape, des iPod offerts par le patron d'Apple Steve Jobs, pour les aider à tenir pendant leur calvaire, qui inspire déjà des réalisateurs de cinéma. A peine le père, la mère et les autres membres de la famille du premier des «33» sorti des profondeurs ont-ils commencé à s'embrasser en voyant Florencio enlacer sa femme et son fils de 7 ans, que les centaines de journalistes venus filmer leurs réactions autour de leur tente les ont encerclés. Ils ont joué des coudes pour pouvoir les interroger, la tente a commencé à vaciller et un proche des Avalos a commencé à s'énerver. «Du calme, du calme», lui a lancé Alberto, l'oncle de Florencio, en le prenant par les épaules.
La mère du mineur a lancé aux journalistes «Sortez !» et, effrayée, en a frappé certains avec un drapeau. Son mari, a lui-même quitté les lieux et dans son sillage, des journalistes ont renversé une tente.

«J'ai toujours su que Dieu allait nous sauver»

«J'ai été avec Dieu et avec le Diable», a raconté Mario Sepulveda, aux côtés de sa femme et de ses deux enfants, dans un monologue de quelques minutes devant une caméra de la télévision publique chilienne. «J'ai saisi la main de Dieu, c'était la meilleure main. J'ai toujours su que Dieu allait nous sauver», a-t-il affirmé. «S'il vous plaît, ne nous traitez pas comme des artistes. Je veux continuer à être traité comme le Mario Antonio Sepulveda, travailleur, mineur», a-t-il poursuivi. «Je veux continuer de travailler parce que je crois que je suis né pour mourir sous le joug. Je suis fier de mon éducation.» Le mineur a fini son monologue par une réflexion : «La vie m'a traité durement, mais j'ai appris...»

Source Infosoir

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 05:42

Algérie - Raouraoua, président de la FAF -«Ce n’est pas la fin du monde si on ne va pas à la CAN 2012»

Saadane Raouraoua

 

Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, s’est exprimé sur l’actualité de l’heure en marge de la cérémonie organisée par le quotidien Echourouk en l’honneur de notre confrère Hafid Derradji, journaliste à Al Jazeera.

Le premier responsable du football algérien s’est longuement attardé sur le match de dimanche dernier, perdu 0-2 par les Verts face à la République centrafricaine. «J’ai trouvé très durs les commentaires qui ont suivi la rencontre. Il fallait être à Bangui pour mesurer le caractère de la situation que le groupe a vécu sur place. Les conditions climatiques, d’hébergement, de séjour et même le déroulement (l’organisation) de la partie n’étaient pas aisés», a-t-il souligné.

Mohamed Raouraoua a ajouté : «Ce n’est pas la fin du monde, si on ne va pas à la CAN 2012. On continuera à travailler pour décrocher une seconde qualification à la Coupe du monde 2014. Ces joueurs, doit-on les enterrer après cette contre-performance ?» Et de poursuivre : «Hier, la presse les a montés au ciel et aujourd’hui elle est sans pitié avec eux. Possède-t-on d’autres solutions de rechange pour faire face aux prochains matches ?»

Il ne perd pas espoir de voir les joueurs redresser la situation lors des futures sorties, «il reste 12 points en jeu et notre équipe est capable de les engranger». Il a saisi l’opportunité de la présence des journalistes dans la salle pour renouveler sa confiance au sélectionneur Abdelhak Benchikha : «Nous continuons à faire confiance aux cadres locaux et des voix s’élèvent ici et là pour remettre en cause ce choix à travers de fausses informations. Le produit local joue une carte importante à travers la personne de Abdelhak Benchikha. Si cette option échoue, ce sont les techniciens locaux qui seront perdants.» Ces propos, très significatifs, des intentions du président vis-à-vis de la question du maintien ou non de Abdelhak Benchikha signifient que la piste de l’entraîneur étranger n’est pas à l’ordre du jour. Sur ce chapitre, il tonne : «Quand la fédération a fait appel à Georges Leekens, beaucoup se sont offusqués. Aujourd’hui, des coaches étrangers exercent au niveau des clubs et personne ne trouve à redire.»

Dans la foulée, il a révélé : «Nous sommes en train de chercher à comprendre les raisons de nos échecs. Les U 17 étaient regroupés depuis un an et demi et ils ont été éliminés, dès leur premier match, par le Gabon. Nous comptons plus de 1500 clubs, organisons 3000 matches par semaine et nous ne parvenons pas à franchir les écueils des tours éliminatoires.

Le moment est venu de nous poser des questions. Avons-nous fait les bons choix, pris les bonnes décisions concernant le choix de l’encadrement et des joueurs ? Ce volet sera pris en charge par des experts et des techniciens qui nous situeront sur toutes ces questions.» Au sujet de la santé financière de la FAF, Mohamed Raouraoua, annonce : «Nous possédons, environ, 150 millards, dans nos comptes. La subvention annuelle de la tutelle est de l’ordre de 35 milliards et elle ne couvre que 6 mois d’exercice. Une fédération voisine reçoit 200 milliards de sa tutelle. Autre chose, la ligue française a vendu les droits à une chaîne cryptée (Canal +) pour plus de 600 millions d’euros. Nous, la télévision a fait un gros effort et nous a donné 3 millions d’euros. Nous sommes très loin au niveau des moyens.»

Le président de la FAF s’est exprimé sur le dossier des 28 clubs de la Division nationale amateurs (DNA) qui ont déclenché un mouvement de grève et refusent de prendre part à la compétition «tant que la fédération n’acceptera de faire accéder deux clubs en nationale Une à la fin de la saison», dixit un dirigeant du groupe des 28. Mohamed Raouraoua s’est montré ferme sur cette question. «Chacun assumera ses responsabilités. Si vendredi, les clubs de la DNA campent sur leurs positions, la fédération prendra la décision qu’il faut, et ce, lors de la prochaine réunion du bureau fédéral.

Ces présidents menacent d’aller au TAS. Pourquoi pas au Tribunal pénal international  (TPI) ?»

Source El Watan Yazid Ouahib

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 05:26

Algérie - Les jeunes et le changement

greve enseignants

Intéressé par l'expérience lancée par Ahmed Benbitour sur Facebook, je suis allé «naviguer» sur la page où il invitait les jeunes à s'organiser en Cercles d'Initiatives Citoyennes pour le changement (CICC). Cette visite m'a permis de connaître le regard des jeunes sur leurs problèmes et m'a inspiré ces quelques réflexions.

Qui, plus que les jeunes, aspirerait au changement. Simple loi de la nature, érigée en exigence politique, chaque fois que le pays entre en crise. Loi confirmée par une lecture du blog d'Ahmed Benbitour lançant son nouveau mot d'ordre, traduit à ma manière : «Avec la force de la jeunesse rien d'impossible».

Il y eut une trentaine de réponses, peut-être plus aujourd'hui, mais je me suis contenté des 30 premiers commentaires. J'ai trouvé qu'il serait intéressant et utile d'en faire une analyse pour mieux comprendre et cerner les lignes de force du discours «jeune» au 21° siècle.

Pour faire simple, j'ai regroupé les trente commentaires en deux grandes catégories, selon l'orientation dominante de leur contenu : réalisme et volontarisme.

1 le réalisme

Le slogan, forme suprême de la langue de bois ?

C'est d'abord au niveau de la perception du slogan que s'exprime le réalisme des jeunes. Le premier à ouvrir le feu des réalistes et à mettre tous les politiciens dans le même sac :

Ilyes déclare, péremptoire et sans nuance : «tous pareille !!! Personne ne pense aux intérêts du peuple c'est certain».

Et plus loin

«Vous perdez du temps, il y a rien à changer puisque tout est en place pour ne pas être changé pour changer, le changement aura lieu le jour ou les puits de pétrole seront épuisé»

D'autres le relaient, notamment «Abderahmane Djillali» -(c'est son pseudo)- qui se demande pourquoi Benbitour n'a t-il pas tenu ce langage quand, durant des années, il a servi aux plus hauts postes du gouvernement?

C'est un écueil face auquel sont et seront confrontés tous les hommes politiques qui veulent pour une nouvelle fois, accéder au pouvoir. Toujours est-il qu'un homme politique n'est jamais libre de ses choix et de ses mouvements. Face à un pouvoir totalitaire il ne peut que se soumettre ou se démettre. Ahmed Benbitour, face au viol annoncé de dispositions constitutionnelles, a préféré présenter sa démission.

Farouk et Sid Ali ne veulent pas tomber dans la «sloganite» comme du temps du «FLN, du FIS ou des communistes». Un mot d'ordre étant l'expression d'une tension autour d'un objectif à atteindre, d'une action à entreprendre, ils l'auraient souhaité plus proche du réel et moins porteur de cette langue de bois, mode d'expression favori des partis politiques visant le pouvoir. De ce point de vue, le Collectif central du projet «benbitourien» aurait du innover et non adapter son slogan principal au monde des jeunes. Il aurait ainsi fait, lui-même, preuve de changement.

La démographie

En affirmant que du point de vue démographique (75% de la population ont moins de 30 ans) étant plus nombreux, Berkane conclut très logiquement que le pouvoir devrait revenir aux jeunes. Or la réalité est toute autre, puisque l'un des intervenants, «Algérie Avenir», né en 1962, et se trouvant à l'approche de la retraite, après avoir parcouru le cycle d'une vie bien remplie : des études, du travail, suivi d'une migration à l'étranger où il s'est fait une situation honorable, va revenir, comme Ulysse, «plein d'usage et raison» au pays natal, sans que les dirigeants de 1962, où le système de gouvernance, aient beaucoup changé. Il constate avec étonnement et amertume que rien n'a véritablement évolué de ce point de vue. Alors que dans quelques pays de la «vieille Europe», comme la grande Bretagne, entre autres, les nouveaux dirigeants, au plus haut niveau, ont tout juste, un peu plus de quarante années.

L'immobilisme du système et la caporalisation de la société par le bâillon et la religion, la carotte ou le bâton, du fait d'une gouvernance de type totalitaire, ont eu pour fâcheuses conséquences, la dévitalisation de la vie politique, culturelle et sociale, surtout marquée par la marginalisation des jeunes.

Et «Mossaab» de constater, encore une fois, «Nous sommes détruits moralement de tous les côtés» ; la question «comment se libérer» dans de pareilles circonstances est toujours lancinante pour lui et pour bien d'autres qui ne voient pas le bout du tunnel. Même après le fameux séminaire d'octobre 2007 ayant réuni les membres du gouvernement et les walis, pour définir les contours d'une politique nationale de la jeunesse.

Nora faisant le même constat de marginalisation, regrette que le pouvoir, expert en manipulations ne se serve de la «force jeune» qu'à l'occasion des élections ou autres manifestations similaires. En fait, acheter des voix revient à acheter des consciences en les pervertissant.

Au lieu de leur offrir l'occasion de se former à l'école, le pouvoir a fait de celle-ci, la première institution de conditionnement des esprits et l'étouffoir par excellence, de la démocratie et de l'éducation citoyenne. Un tort qui rejaillira, un jour ou l'autre, sur le pouvoir lui-même. Comme la répression aveugle de toute manifestation; la dernière en date, hautement symbolique, étant celle de la commémoration du 22° anniversaire du 5 octobre 1988.

A bien y réfléchir, tous les constats avancés par les jeunes portent, «en creux», les lignes de force de la rupture et du changement. C'est à ce niveau que les réflexions des Cercles d'Initiatives Citoyennes pour le Changement (CICC) devraient s'exercer, de manière autonome, dans un premier temps ; puis dialectique, en échanges et confrontations inter CICC, dans une seconde étape.

2 - le volontarisme

C'est Salima qui, avec pertinence, lucidité et clairvoyance, balise les voies du changement, en faisant une remarque de taille. Qui, parmi la multitude des jeunes, est véritablement concerné par le changement ? La question est ainsi posée en termes de classes, même si ce n'est pas explicitement abordé, par elle, sous cet angle.

La réponse est claire : les mal lotis de la vie et de la société. Les enfants de nantis ne réclament et ne réclameront pas le changement. Vivant dans l'aisance et le luxe, ils ne se sentent nullement concernés par celui-ci ; leurs intérêts résident, au contraire, dans le statu quo. Aujourd'hui, ils sont tous parvenus à faire fructifier les affaires de la famille ou du clan auquel leur famille appartient, grâce aux chippas mirobolantes prélevées sur la rente pétrolière. Le neveu de Chakib Khelil qui a, bien des fois, défrayé la chronique nationale, doit en savoir quelque chose, maintenant que son beurre est fait et que leur rapt est accompli.

Face à l'immobilisme du système et à l'opération de destruction du moral des jeunes, «Moussaab» prend conscience que «le salut est entre nos mains». Tout autant que Salima qui enfonce le clou en affirmant «Arrêtons de râler et de pleurnicher, il faut nous imposer ! A nous de gravir les marches !».

Avec Ilyes, elle prévient «le jour où il n'y aura plus de pétrole, il n'y aura plus de changement.»

Les deux, mettent en évidence l'incurie du système, incapable de concevoir et réaliser un programme crédible et cohérent pour l'après pétrole, indispensable à la survie de la nation. Certainement, aussi, pointent-ils du doigt la politique vorace de l'ancien Ministre de l'énergie loin de penser à sauvegarder les intérêts des générations futures, en conservant en terre, le pétrole et le gaz qui leur auraient été destinés.

En effet, de ce point de vue, les dix dernières années semblent avoir été perdues ; avec un Temmar incapable de relancer le processus d'industrialisation du pays et un Chakib Khelil plus enclin à servir ses maîtres américains. Mieux, il faillit tout leur livrer avec sa loi mortifère de 2005, qui a vu certains décideurs, intervenir en tant que garants des intérêts de la nation et du peuple.

Révolution et «pétrole gris», l'éducation et le métro

Abdeljalil précise la direction des efforts à déployer et des énergies à mobiliser, en écrivant :

«Je crois d´abord il faut faire une nouvelle éducation pour c jeuns parseque l´education c t un investissement et le best investissement c dans l´etre humain a quoi ca sert par exemple un METRO et le peuple ne sait pas la valeur du METRO.»

Juste rappel, au moment où tout le monde constate que la fin des énergies non renouvelables créera de sérieux problèmes, à un pays ayant quitté, depuis longtemps, les voies salutaires du développement planifié. Mais qui, au lendemain de l'indépendance, choisit la voie royale, celle de l'éducation. L'éducation et la formation des enfants et des jeunes, seules pistes capables d'assurer un développement durable au pays, grâce à un «pétrole gris de qualité». Toutefois, Abdeljalil devrait comprendre que l'éducation et le métro ne sont nullement incompatibles. Bien au contraire, ils se tiennent la main. Et, comme hier, certains parlaient de «l'éducation et de l'électricité», on pourrait se doter d'un nouveau mot d'ordre: «l'éducation et le métro».

Aussi convient-il dés à présent de faire la «révolution» mais la révolution n'est-elle pas un ébranlement global - dans un secteur marqué par près de vingt ans d'immobilisme didactique et pédagogique. Chose inexplicable s'il ne s'agissait d'assurer, coûte que coûte, la pérennité d'un système «à bout de souffle», parce qu'inapte à produire du changement de qualité.

Tout au long de la lecture de ces commentaires, j'ai été plus d'une fois convaincu que les jeunes ne veulent plus de grandes théories ni de textes difficiles à saisir et à traduire en actes. Ils veulent prendre concrètement leur place au soleil d'une société inégalitaire, mais dont la plus grande partie réclame la justice et le droit.

Ils aspirent à des mesures tangibles, prises pas seulement dans l'urgence et sous le poids de la crise, pour faire taire de justes revendications, mais durablement installées dans le temps. Un emploi décent après leurs études ; et pas des années de chômage et d'insupportables attentes, au cours desquelles les acquis scolaires et universitaires se dégradent et se dévalorisent. Les crédits de l'ANSEJ ou de toute autre niche ou institution dispensatrice de micro crédits qui finissent par ne plus être opérationnels tant les délais de traitement des dossiers et les exigences d'une bureaucratie tatillonne, finissent par décourager les meilleures volontés du monde. Ajoutez à cela la prolifération de la culture «chipa», le népotisme, le clanisme, le favoritisme, la vampirisation des crédits et des locaux destinés aux jeunes par les maffias installées, ici ou là, dans les insondables grottes d'une bureaucratie budgétivore, et vous aurez compris le désenchantement qui submerge nos jeunes. Et l'on comprendra aussi leur désir de tout plaquer au risque de leur vie.

La pédagogie du changement

En outre, je pense qu'il est certes nécessaire et utile de produire des textes balisant et éclairant les voies du changement, mais qu'il faut penser à leurs futurs utilisateurs, pas tous experts en telle ou telle matière, dans tel ou tel secteur. Ils doivent être lus et compris par la plus grande masse et non par une élite. Le véritable changement doit être de nature démocratique, en offrant au débat public, des solutions alternatives, à la portée du plus grand nombre ; alternatives que la pratique et les luttes réelles des citoyennes et citoyens ne manqueront pas d'enrichir ou de bannir, parce que tout ne peut sortir des seuls bureaux ou des laboratoires. La vie et la société inventent, face à des problèmes réels, leurs propres solutions,

Dans cet ordre d'idées, la conception de fiches débats, simples et fournissant les informations essentielles du problème à résoudre, doivent alimenter le débat citoyen. Avec l'aide de tous les CICC, une nouvelle pédagogie du débat démocratique devrait émerger progressivement et nourrir un nouveau type de relations entre le pouvoir et la société. La pédagogie du changement ne consiste pas à reproduire les schémas anciens, mais à créer ses propres modèles. La pédagogie du changement est, elle aussi, à inventer.

Tout ne doit pas descendre du sommet, comme la parole divine, mais se construire par un perpétuel mouvement alternatif entre gouvernés et gouvernants, qui ne doivent jamais oublier qu'ils sont dépositaires de la souveraineté du peuple. C'est ainsi que naîtra une véritable politique nationale de la jeunesse, conçue par les jeunes et pour les jeunes.

Et que l'Etat, qui, au regard de l'article 11 de la Constitution de la RADP, «puise sa légitimité et sa raison d'être dans la volonté du peuple. Sa devise est «Par le Peuple et pour le Peuple», soit réellement «au service exclusif du peuple.»

Puissent tous ceux et toutes celles qui auront, un jour, à accéder à une responsabilité, s'en souvenir, pour toujours !

Source Le  Quotidien d’Oran Si Mohamed Baghdadi

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 05:26

Algérie - L’informel et le blanchiment d’argent

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Des réseaux maffieux, qui se sont constitués, ont toujours tiré leur épingle du jeu en maintenant un certain contrôle sur les cercle informel du dinar et de la devise dont certains servent des entreprises multinationales non respectueuses des lois algériennes au transfert illégal de capitaux vers l’étranger.

Lorsqu’on sait que le secteur informel absorbe plus de la moitié de la masse monétaire qui circule en Algérie et qu’aucune mesure concrète n’est engagée pour réformer le système financier, on ne peut que s’étonner de la persistance du comportement des Algériens qui continuent de favoriser les circuits non officiels dans toutes les transactions. Mais avant d’arriver au transfert d’argent à partir de l’étranger, il faut d’abord se poser la question de savoir pourquoi le chèque de banque est systématiquement refusé dans les diverses transactions où l’on favorise en revanche le liquide pour être, bien entendu, plus sûr d’avoir reçu la contrepartie financière.

Si le système financier est mis en cause, il n’en reste pas moins que l’attitude des citoyens pousse à perpétuer ce mode de fonctionnement. Et les vieux réflexes ont la peau dure. Cette situation, qui semble perdurer, favorise des phénomènes nouveaux qui menacent sérieusement aujourd’hui la sécurité publique. En l’occurrence la grande criminalité. Le secteur informel est l’un des bastions les plus importants du blanchiment d’argent. Des réseaux maffieux, qui se sont constitués, ont toujours tiré leur épingle du jeu en maintenant un certain contrôle sur le cercle informel du dinar et de la devise dont certains servent des entreprises multinationales non respectueuses des lois algériennes au transfert illégal de capitaux vers l’étranger.

C’est dire que l’urgence d’une réforme du système financier s’impose. La traçabilité des opérations financières et des différents transferts peut aider à mieux cerner tous ceux qui seraient tentés par le trafic.

Les autorités algériennes ont pour ainsi dire du pain sur la planche. Le gouvernement a décidé, à partir de mars 2011, que toute transaction dépassant les 500 000 DA doit passer par un chèque bancaire. La mesure sera-t-elle respectée ?

Source Liberté Salim Tamani

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 05:25

Les ventes des véhicules en chute libre

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Sur les 20 concessionnaires qui forment l’AC2A, seuls 5 voient leur croissance évoluer vers le haut, tous les autres ont régressé, a fait savoir le président de l’association.

À l’occasion de la clôture du 4e salon du véhicule industriel et utilitaire, une conférence de presse a été organisée hier par l’Association des concessionnaires AC2A à la Safex, Palais des expositions, à Alger. Le président de l’association, Mohamed Baïri, accompagné d’autres concessionnaires, à l’instar de Peugeot Algérie, Citroën, Toyota, Ford, pour ne citer que ceux-là, a fait part de ses préoccupations, tout en faisant état de l’amélioration des services et de la nécessité d’aller de l’avant dans ce domaine. “Tous les concessionnaires membres de l’AC2A, et commercialisant les produits concernés par ce salon, redoublent d’effort pour satisfaire leur clientèle et le marché”, dira d’emblée Mohamed Baïri, sauf que pour ce salon, le président de l’AC2A fera remarquer la forte présence des concessionnaires chinois aux côtés des concessionnaires traditionnels et membres de l’association.

Aussi, il fera savoir que la concurrence a changé de critères et il ne suffit plus de baisser les prix pour cibler davantage de clients. “De nos jours, la concurrence est telle qu’en matière de véhicules industriels et utilitaires la vraie bataille se déroule dans le domaine des services au client ; le prix bas n’est pas suffisant”, indiquera-t-il. Au nom de l’association qu’il préside, Mohamed Baïri ne s’empêchera pas de faire le tour de la conjoncture économique actuelle, notant une légère régression du chiffre d’affaires de plusieurs concessionnaires. “Je saisis cette occasion pour évoquer la conjoncture et l’environnement socioéconomiques dans lesquels évoluent les concessionnaires. 70 agréments ont été délivrés par le ministère de l’industrie et 20 d’entres eux sont adhérents de l’AC2A. L’examen des statistiques des premiers trimestres de 2009 et de 2010 fait ressortir les constats suivants : l’AC2A a importé en 2009 moins de véhicules qu’en 2008, soit 83% ; sur les 20 concessionnaires qui forment l’AC2A, seuls 5 voient leur croissance évoluer vers le haut, tous les autres ont régressé”, ajoutera-t-il. M. Baïri a tenu à faire savoir que les concessionnaires souffrent ; les ventes depuis l’année 2008 sont en chute libre et la concession du port d’Alger aux Émiratis a porté un coup dur aux membres de l’AC2A. La délocalisation vers les ports de Djen Djen (Jijel) et celui de Mostaganem a provoqué des problèmes de retard dans la livraison, selon les membres de l’AC2A.

Il faut savoir en effet que 40% des véhicules importés sont immatriculés au centre du pays, ceci sans oublier les taxes qui augmentent du coup et les mesures prises par le ministère de l’Industrie qui, selon l’AC2A, “visent à réduire les importations”. La suppression du crédit automobile n’est pas en reste. Il constitue, selon le représentant de Peugeot Algérie, “le coup de grâce” porté au développement de l’activité des concessionnaires. Face à une telle évolution de la situation, et en raison de cette baisse de l’activité qui semble s’inscrire dans la durée, Mohamed Baïri n’a pas manqué de tirer la sonnette d’alarme à cette occasion en demandant aux constructeurs de “s’impliquer sur le terrain, dans le processus d’investissement en Algérie et la création d’emplois, conformément à la démarche du gouvernement”. En somme, les concessionnaires membres de l’AC2A, tout en se voulant concernés par les objectifs que le gouvernement veut réaliser par le biais de ses nouvelles orientations, souhaitent être partie prenante du processus en cours, surtout qu’aujourd’hui on évoque le montage de voitures en Algérie.

Source Liberté Chérif Memmoud

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 05:22

Menace sur les libertés

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Chaque ramadan, on assiste à plusieurs arrestations de citoyens algériens ayant été surpris en train de manger ou boire.

Des femmes, des couples, des jeunes... ont été interpellés par la police puis relâchés. C’est le même scénario chaque année…

C’est le cas cette année des ouvriers du chantier d’Aïn El-Hammam. A-t-on le droit de les arrêter ? Si oui, sur quelle base juridique ?

Intolérance et inquisition

Le débat sur le droit de ne pas observer le jeûne durant le ramadan doit refaire surface, mais cette initiative ne doit pas être considérée, bien entendu, comme un appel au non-jeûne, a fait remarquer, Me Benbraham, avocate.

Jugeant ces arrestations «ridicules», Me Benbraham a estimé que si l’on applique cette «procédure», cela veut dire que tous les non- musulmans doivent être bannis dans ce pays. Or, enchaîne-t-elle, «l’Etat algérien a garanti et toléré la liberté de culte. Je ne vois pas en quoi cela pourrait faire l’objet d’une provocation ?» «Le fait de ne pas jeûner est une expression de l’exercice du culte pratiqué ouvertement par certains citoyens. Cela veut dire : ‘’Je ne suis pas musulman’’, c’est tout ! Et puis, je considère qu’il est préférable pour ces citoyens d’exercer ce culte au vu et au su de tous, plutôt que de se faire passer pour musulmans. L’hypocrisie sociale est à bannir. L’Etat reconnaît l’exercice du culte chrétien en terre algérienne.» La preuve, poursuit-elle, «l’existence des églises à Alger, Annaba, Tlemcen…». A-t-on le droit d’imposer le jeûne du ramadan à un chrétien ou à un juif ou tout simplement à un non-musulman ? «Bien sûr que non», répond-elle. Dans la foulée, Me Benbraham ajoute qu’une autre question mérite d’être posée : les Algériens sont-ils tous musulmans ? «Non, non…», affirme-t-elle. Pour appuyer ses dires, cette avocate met en avant l’article 144 bis alinéa 2 du code pénal qui stipule : «Quiconque offense le Prophète (Qsssl) et les Envoyés de Dieu dénigre le dogme et les préceptes de l’islam, que ce soit par écrit, par la parole, par le dessin, par une déclaration ou tout autre moyen, est puni d’un emprisonnement allant de 3 à 5 ans et d’une amende de 50 à 100 000 DA.» «En quoi donc un juif peut-il porter atteinte à notre Prophète (Qsssl) ? Le fait qu’un chrétien n’observe pas le carême est-il une preuve d’insulte contre notre religion ? Et puis, il ne faut pas omettre que bon nombre de citoyens algériens rompent le jeune à cause de leurs maladies. Certains diabétiques ne jeûnent pas sur conseil de leurs médecins. Il y a aussi les fous, les malades mentaux… Il nous appartient à nous, en tant que musulmans, de respecter notre religion. En d’autres termes, respecter ses principes de tolérance. L’islam est une religion complète, entière, souple et large qui prône l’islamisation en douceur et pas un islam de la violence, que ce soit physique ou judiciaire. En ce sens, c’est une grave erreur que d’appliquer cet article qui ne correspond aucunement aux faits reprochés à ces citoyens», note l’avocate. «Ces faits ont attisé toutes les polémiques ; que le monde extérieur et l’opinion internationale ne manqueront pas de diriger contre nous, comme il y a quelque temps dans un rapport américain : ‘’Contre l’intolérance religieuse en Algérie’’», précise-t-elle.

Que signifie la «relaxe» ?

La loi ne considère pas le non-jeûne comme une infraction. Les agents qui ont actionné l'appareil judiciaire en feront-ils les frais et seront-ils sanctionnés pour abus d'autorité ?

La relaxe ?! Que signifie cette relaxe ? Qui garantit que ces abus et violations des droits humains ne se reproduiront plus ?», s’est interrogée Nacéra Merah, sociologue et militante pour la défense des droits de la femme. Sur la question de la reconnaissance des droits à la liberté de conscience, elle avance : «Ces deux hommes ont-ils été libérés parce qu’ils ont plaidé non-musulmans. Ou alors, y a-t-il derrière cela la mobilisation de toute la population du village ?».

Ce sont là autant de questions posées par cette sociologue qui n’est pas la seule à vouloir connaître les détails des procédures de jugement de cette affaire. Exprimant sa curiosité quant au dernier procès, qui s’est déroulé devant le tribunal correctionnel de Aïn El- Hammam, Mme Merah évoque la question liée au respect des droits constitutionnels. «J’insiste pour la reconnaissance des droits garantis par la Constitution.» Selon elle, ce «ridicule problème» n’est pas réglé. «La preuve, dit-elle, chaque ramadan, le même scénario se répète. Des poursuites judiciaires sont engagées contre des citoyens qui ont osé manger ou boire pendant ce mois. Et ils finissent par être condamnés pour le motif de non-observance du jeûne et non-respect des préceptes de l’islam.» Pour étayer ses dires, Mme Merah ajoute : «Il y a quelques années, des couples non jeûneurs ont été interpellés par la police et poursuivis en justice. Résultat : la juge du tribunal de Chéraga les a relaxés. Le problème n’est pas pour autant réglé.» «C’est exactement la même affaire que celle des deux ouvriers de Tizi Ouzou : ils ont été interpellés, le procureur a requis une peine de 3 ans de prison ferme ; ensuite, arrive le non-lieu et les deux prévenus sont relaxés. Que fera l’Etat, après cela ? Il est clair qu’une affaire non fondée a été enrôlée. Qui en fera donc les frais ? Sont-ce des agents de police qui ont créé ce problème ? Ou bien le procureur qui les a mis en cause sans aucun fondement juridique ? La loi ne considère pas le non-jeûne comme une infraction. Dans ce cas, les agents qui ont actionné l'appareil judiciaire feront-ils les frais de cette affaire et seront-ils sanctionnés pour abus d'autorité ? Le procureur, qui a requis la prison, sera-t-il relevé de ses fonctions pour incompétence dans une audience publique, au nom du peuple ? Qui paiera pour atteinte à l'image de l'Algérie et le climat d’inquisition qui a été instauré. Ces mis en cause iront-ils jusqu’à demander des indemnisations pour préjudice moral ? Cela serait légitime !», annonce-t-elle.

Dans le passé, il y a eu plusieurs autres arrestations toutes aussi arbitraires qui ont été jugées sur la base de «délation malveillante». Ces arrestations ont concerné une femme à Annaba, un couple à Laouinat, Tébessa, et des jeunes dans cette même ville. Si d’autres cas se produisent à l’avenir, la même relaxe sera-t-elle prononcée. Et jusqu’à quand ?

Une dérive de la justice»

La Ligue pour la défense des droits de l’homme a estimé que l’inculpation n’est pas fondée juridiquement et que l’arrestation des ouvriers de Aïn El-Hammam est une dérive...

A-t-on le droit d’emprisonner des non-jeûneurs ? En réponse à cette question, Maître Zehouane, président de la Ligue pour la défense des droits de l’homme, a estimé que ces arrestations constituent une véritable dérive de la justice algérienne et ne sont fondées que sur une dénaturation des textes de loi ainsi que sur l’ignorance des magistrats. «Cette dérive est très inquiétante. Nous allons prendre toutes nos dispositions pour soutenir ces jeunes, nous avons même établi un communiqué dans ce sens. La Laddah a eu la même réaction lors des autres affaires, d’Akbou, de Larbaâ Nath Irathen... Il va falloir faire une synthèse pour aller vers un exposé exhaustif à travers une conférence de presse. Pourquoi le parquet général et la chancellerie au niveau du ministère de la Justice se laissent-ils faire ? Ils peuvent parfaitement donner des instructions aux procureurs et leur intimer d’arrêter d’engager des poursuites judiciaires contre les non-jeûneurs», tonne-t-il. Plus loin, il s’interroge : «Comment peut-on revendiquer un droit aux Etats-Unis en réaction à l’interdiction de la construction d’une mosquée, ou alors en Suisse après la contrainte des minarets ou bien même l’incitation de protéger les musulmans en Europe de manière générale, alors qu’ici, chez nous, il y a une répression des cultes ? La Ligue pour la défense des droits de l’homme a estimé que l’inculpation n’est pas fondée juridiquement. S’il y avait eu condamnation des ouvriers de Aïn El-Hammam, cela aurait été une dérive et un préjudice à l’Etat algérien et à la réputation de l’Algérie, quelle que soit la condamnation même s’il s’agit d’une amende de 100 DA. Cela témoigne d’une dégradation du système moral algérien en tant que système démocratique. Ce serait aussi une violation des droits de l’homme, voire une grande atteinte aux principes constitutionnels», a-t-il conclu. Abondant dans le même sens lors de son passage sur les ondes de la radio nationale de la chaîne III, le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Cncppdh), Farouk Ksentini, dit être surpris par l’arrestation des non-jeûneurs en Kabylie. «J’ai été surpris par l’arrestation des jeunes qui n’ont pas observé le ramadan. Je trouve inopportun de faire comparaître des jeunes devant la justice pour avoir étanché leur soif en plein jour», regrette-t-il. Evoquant certaines lacunes dans la justice algérienne, Farouk Ksentini, estime, également, que «la justice algérienne n’est pas à la hauteur de ce qu’elle devrait être. L’urgence est de réformer le système judiciaire». «Il est plus difficile de juger une personne que de procéder à une intervention chirurgicale», argue-t-il. Selon lui, la formation des magistrats dont le niveau a été remis en cause doit être revue en totalité. «Pour une justice de qualité , il faut des juges de qualité», a-t-il soutenu.

Me Hocine Zehouane* à Infosoir - «Les libertés individuelles sont censées être protégées»

InfoSoir : Nous assistons à chaque ramadan à une série d’arrestations contre des non- jeûneurs...

Maître Zehouane : Au lendemain de l’Indépendance, même la génération sortie de la Guerre de Libération n’a jamais contesté ceux qui ne jeûnaient pas. Dans la capitale, certains restaurants étaient ouverts durant le ramadan et cela ne posait aucun problème. Des ailes étaient réservées aux non-jeûneurs jusque dans les restaurants universitaires, et cela ne posait pas de problème. Chacun vivait sa foi. Si on part de la même considération, demain on arrêtera dans la rue des gens qui, à l’heure de la prière, ne se rendront pas à la mosquée ou alors des personnes riches qui ne pratiquent pas la zakat ou ne vont pas au pèlerinage. Au niveau de l’argumentation, ça ne tient pas la route. Les libertés individuelles reconnues dans la Constitution de notre pays ont été bafouées, et c’est là le problème de fond. C’est la Constitution qui doit défendre la tolérance. Pourquoi aujourd’hui accuse-t-on des personnes qui ont été obligées de se soulever pour revendiquer un droit ? Les libertés individuelles sont un droit censé être protégé par la loi. Et s’il y a au niveau de la société, même majoritaire, des courants intolérants, l’Etat n’a pas à suivre ou subir l’émeute. Ce sont des droits reconnus par tous et l’Etat doit les protéger. L’Etat doit protéger les Algériens quelles que soient leurs croyances. Les non-musulmans vivant en Algérie doivent être également protégés.

Des juristes ont considéré qu’il y a eu atteinte à l’Islam...

Ce sont là des faits surprenants, dont la recrudescence nous inquiète. Cette situation exprime un état d’intolérance au sein de la société et signifie qu’aujourd’hui l’idéologie intégriste revient. Le plus inquiétant, c’est que ces mesures ont été prises sur instruction des pouvoirs publics. Des procureurs de la République ont agi par eux-mêmes, spontanément. Ces actions, à mon avis, n’ont aucune base légale. Nous avons constaté, également, que les textes de loi ont été dénaturés, en l’occurrence l’article 144 bis alinéa 2 du code pénal, lié à l’ordre public et à l’atteinte au Prophète Mohammed (Qsssl) et aux principes de la religion. Le fait de manger durant le ramadan discrètement chez soi ou dans un local, en quoi cela outrage-t-il le Prophète Mohammed (Qsssl) et les préceptes de l’islam ? L’Algérie étant une République démocratique et populaire, que la Constitution garantit la liberté de croyance et qu’elle proscrit toute discrimination fondée sur la religion, le sexe, la race, l’origine ethnique et la profession, à quel titre donc engage-t-on ces dispositions (…) ? Que se passe-t-il, donc, dans la tête des responsables algériens ?

Le non-jeûne est vécu par certains comme de la provocation...

Ce n’est pas le cas. A Akbou, les jeunes ont mangé dans un lieu privé et clos et les ouvriers de Aïn El-Hammam ont rompu le jeûne en buvant de l’eau sur le lieu de leur travail. La provocation est venue du côté de la police qui les surveillait et non pas du côté des non-jeûneurs... Voilà le fond du problème. Où est la provocation pour un croyant convaincu du sacrifice du mois de ramadan ? Sauf pour certains qui prennent cela pour un dogme imposé. Quelqu’un qui a vraiment la foi ne peut se sentir provoqué par des non-jeûneurs. Au contraire, il faut porter le jeûne comme une adhésion au commandement divin, l’assumer avec ferveur et foi. Selon les préceptes de la charia, si une personne est en état d’être provoquée par les non-jeûneurs, cela veut dire qu’elle ne porte pas sa foi sincèrement. Le jeûne doit se faire par conviction. Si certains ne sont pas capables de résister face à quelqu’un d’autre qui mange, cela veut dire qu’ils sont de mauvais jeûneurs, voire des hypocrites.

* Président de la Ligue pour la défense des droits de l’homme (LADDH).

Source Infosoir Samia Lounes

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 05:01

Algérie - Gestion et réduction du risque sismique : L’Algérie prochainement dotée d’un dense réseau de surveillance

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L’Algérie est en train de construire un réseau très conséquent et dense pour gérer et réduire le risque sismique. Elle sera dotée d’ici la fin 2011 d’un réseau de surveillance sismique composé de 100 appareils numérisés, alors qu’il y a à peine quelques années, elle ne disposait que de 30 appareils analogiques, actuellement numérisés. 66 appareils sont déjà installés, 4 autres le seront prochainement en attendant l’achèvement de l’opération. Laquelle renforcera, grâce à la technicité, la technologie et la recherche sur le réseau GPS, mis en place pour mesurer la déformation. Il s’agit de méthodes satellitaires très précises et sensibles à l’activité  sismique. Ce qui fait dire aux sismologues algériens et étrangers participant hier à la commémoration du 30e anniversaire du séisme d’El Asnam (10 octobre 1980) que les institutions spécialisées et les moyens mis en place sont capables de gérer, sur le plan alerte, le risque sismique à même d’enregistrer la micro sismicité.

Cette performance n’est en réalité qu’une exigence des enseignements tirés par l’occurrence du violent séisme d’El Asnam, ayant fait 2633 morts, plusieurs milliers de blessés et causant d’importants dégâts évalués, à l’époque, à près de deux milliards de dollars. C’est ce qui a, d’ailleurs, déclenché une recherche scientifique en sismologie. Il fallait donc tenter de comprendre le phénomène et d’en déduire des informations pour la compréhension de la sismicité de la région Nord de l’Algérie. Le colloque international tenu depuis hier, au Palais de la culture, s’articule autour des enseignements tirés depuis cette date, des mesures entreprises et celles à entreprendre à l’avenir. Selon M. Yelles, directeur du CRAAG (Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique, la rencontre d’hier n’est que le prolongement de la journée d’étude tenue récemment par le même centre au Palais des Nations. Unanimes, les sismologues estiment que le séisme d’El Asnam imposa à l’Algérie la nécessité de se doter d’un réseau de surveillance sismologique et de lancer des investigations en la matière dans la région Nord du pays.

Un vaste programme a été engagé, impliquant tous les départements concernés par la gestion du risque sismique. Un effort considérable a été déployé. Il a favorisé la mise en œuvre d’une stratégie. Il y a eu la promulgation de la loi 04-20 qui définit parfaitement la stratégie de réduction du risque sismique. Selon M. Yelles, la réduction du risque est une avancée tangible. Elle s’est traduite par l’élaboration de codes parasismiques,  la connaissance des séismes, la sensibilisation au niveau des écoles, l’implication des assurances. «L’expérience de l’Algérie est reconnue au niveau international», a souligné M. Yelles

Il faut maîtriser les failles marines

En dépit de l’installation de réseau de surveillance sismique, les experts plaident l’urgence d’une zonation sismique avec tout ce qu’elle implique comme études et travaux de recherche pour une meilleure gestion du risque sismique. M. Bernard Mercier de Lépinay du CNRS (Géo Azur) reconnaît que d’énormes progrès ont été réalisés en Algérie sur les failles terrestres, estimant qu’il  faut reconnaître que les grandes failles sont en mer. «Il y a à peine quelques années, on connaissait mal le réseau de failles sous-marin. On commence à avoir un tableau beaucoup plus détaillé des failles marines, depuis la région d’Oran jusqu’à celle d’Annaba, en passant par la région d’Alger», a souligné cet expert, soulignant qu’un grand travail est mené actuellement pour tenter de rassembler toutes les informations avec toutes les méthodes géophysiques. La mission n’est pas encore achevée mais les sismologues maîtrisent mieux les réseaux de failles.

L’expert français reconnaît que l’Algérie est une zone à forte sismicité mais pas autant que certains pays comme  le Chili. «Mais comme elle est une zone côtière, il faut tenir compte de l’amélioration des connaissances», a-t-il relevé. 

Source Horizons

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 04:55

Algérie - Les importations estimées à 1,2 million de tonnes: Les céréaliers français prêts à couvrir le déficit de l’Algérie

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Les céréaliers français sont prêts à couvrir le déficit de l’Algérie en matière de céréales, et ce «malgré la situation du marché» caractérisée par des incertitudes, a déclaré l’ambassadeur français à Alger, hier, lors des rencontres céréalières algéro-françaises qui se tiennent chaque année en Algérie.

On parle de 1 à 1,2 million de tonnes de blé dur que notre pays s’apprête à importer, un chiffre approximatif car «les données sur les stocks sont difficiles à obtenir», reconnaissent les représentants des céréaliers français. Une chose est sûre, l’on sait déjà que la récolte est en recul par rapport à l’an dernier. Elle a atteint 45 millions de quintaux contre 61 millions en 2009. Les Français gros exportateurs avec 11,5 millions de tonnes veulent placer les 30% de ce volume en  Algérie, ce qui parait du domaine du possible avec l’absence des Russes qui viennent de décréter un embargo sur les exportations de blé en raison de la sécheresse alors que les Américains et les Canadiens, seules offres concurrentes, bénéficient «du handicap de la logistique pour pouvoir leur ravir ce marché», disent-ils. D’ailleurs, il y a déjà «une baisse de stocks» aux USA. Pourtant, les Français ont eu à leur tour une mauvaise saison avec 35,5 millions de tonnes contre 36,5 il y a une année, le déficit a été compensé par «une hausse des surfaces». Il reste le prix parce que les céréaliculteurs de ce pays mettent en avant le coût en hausse de la production avec le prix de l’azote qui augmente de 150%, les caprices de la nouvelle politique agricole commune européenne (PAC) qui ne subventionne plus qu’à l’hectare et non au regard du volume de la production. De plus, il y a depuis peu de «nouvelles contraintes environnementales» introduites qui vont rogner sur les marges, s’indigne un céréalier français.

Les relations économiques « repartent de plus belle»

En tout état de cause, cette rencontre qui a réuni plus de 200 professionnels dont des meuniers a été encouragée par l’ambassadeur français, M. Xavier Driancourt qui s’est attardé sur les relations algéro-françaises dont le domaine de l’économie qui «repartent de plus belle» avec des visites de ministres de part et d’autre.

Les relations sont dans «une nouvelle étape» depuis quelques semaines fondées sur «des projets concrets» à l’image de celui lancé avec la SAA (Société algérienne d’assurance) et AXXA, ou le partenariat dans le domaine du médicament avec le groupe Aventis, le projet de raffinerie de sucre avec un privé algérien.

Ce sont au total une «dizaine de projets qui vont créer 5000 nouveaux emplois directs et 30.000 indirects», dit-il  Pour l’ambassadeur français, «l’heure est à l’approfondissement et à la diversification» du partenariat entre les deux pays.

Côté exportations, les chiffres sont encourageants, selon lui et ce «malgré la parité de l’euro qui freine les exportations et les mesures règlementaires» (allusion au crédit documentaire) introduites par l’Algérie. Durant les huit premiers mois, les exportations ont atteint 3, 8 milliards d’euros, soit «le chiffre de l’année écoulée en entier», a-t-il ajouté. Il a ajouté que la France a montré sa détermination à relancer un partenariat stratégique avec l’Algérie, avec comme preuve, la désignation de l’ancien Premier ministre, M. Raffarin dit l’homme des «grands dossiers» comme coordinateur de ce projet, a t-il conclu.

Source Horizons K. Daghefli

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 04:47

Algérie - Tipasa / Agriculture - Aprés la mineuse, la noctuelle

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Les services de l’agriculture de la wilaya s’apprêtent à lancer une campagne de sensibilisation et de lutte contre la noctuelle, une chenille/papillon nocturne qui ravage les légumes.

Après la Tutta Absoluta, plus connue sous l’appellation de la mineuse de la tomate, qui a fait l’objet d’une campagne de lutte au niveau national, c'est au tour de la noctuelle, un autre «prédateur» des légumes et des céréales, de se manifester car observée ces derniers jours dans des exploitations agricoles de la wilaya de Tipasa.

La direction des services agricoles (DSA) a expliqué que les animateurs de la Chambre de l’agriculture de la wilaya (CAW) vont mettre à profit la journée mondiale de l’alimentation, célébrée chaque année le 16 octobre, pour proposer une journée technique et d’information sur ce «prédateur» qui, à l’état larvaire, peut provoquer des dégâts énormes en particulier sur le feuillage des plantes dont il raffole.

Depuis une vingtaine de jours, les agriculteurs des communes de Tipasa, Fouka et Aïn Tagouraït ont découvert ce prédateur qui s’installe sur et dans le sol et peut ravager en un laps de temps très court la récolte qu’il mine de l’intérieur, puisque la larve (une sorte de chenille) s’enfouit profondément dans le sol qu’il faut traiter en profondeur pour l’éradiquer.

En effet, à la fin de l’été, nombre de fellahs ont découvert avec effarement que leur production en légumes pouvait être dévorée par des chenilles d’une étonnante voracité et qui, une fois adultes, se transforment en papillons de nuit, quelquefois multicolores, selon l’espèce.

La chenille signe son passage par la création d’un orifice près du pédoncule, très souvent invisible, avant la cueillette.

Une fois découvert, il est déjà trop tard car la chenille a profondément creusé dans la chair, laissé de nombreux excréments, quand elle n'est pas sortie pour attaquer la parcelle voisine.

Cette noctuelle, qui compte plus de 250 000 espèces dont les plus connues sont les noctuelles terricoles et les défoliatrices, dévore avec une «voracité incroyable» le feuillage de nombreux légumes (choux, salades, tomates, aubergines, poivrons, etc.) ainsi que les céréales qu’elle attaque par les racines et de l’intérieur, selon les responsables de la Chambre de l'agriculture.

Comme souvent chez ces ravageurs de récoltes, la «fécondité est impressionnante», puisque la femelle noctuelle peut pondre de 800 à 1 200 œufs, d’où la nécessité de les «combattre le plus vite possible» par diverses méthodes, dont le traitement phytosanitaire s'avère «très efficace» quant il est utilisé à temps et à bon escient, expliquent encore les spécialistes.

Source El Watan R.L. / APS

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 04:25

La liberté conditionnelle lui a été refusée hier

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La nouvelle ne surprend que les profanes en matière de fonctionnement de la justice française et ceux qui ont cru en les assurances d’un avocat qui semble confondre audience et conférence de presse ; le juge d’application des peines de Melun a rejeté la demande de libération conditionnelle de Cheb Mami, condamné le 3 juillet 2009 à 5 ans de prison pour tentative d’avortement forcé d’une ex-compagne parisienne. Le chanteur avait fait une demande de libération conditionnelle parentale concernant son fils de deux ans. L’enfant est né quand Mami avait trompé la justice française qui l’avait remis en liberté sous caution de 200 000 euros. Placé sous contrôle judiciaire, il avait pris la fuite croyant que sa notoriété valait impunité.

Il avait dû se rendre à l’évidence et se présenter ensuite à son procès... Le juge d’application des peines de Melun, ville de la région parisienne où il est incarcéré, a donc rejeté la demande de libération parentale car son enfant ne vit pas en France mais en Algérie. La libération conditionnelle est une mesure strictement encadrée par la loi. Même accordée, elle n’aurait pas permis à Mami de quitter la France avant un certain délai. Comme il ne peut pas ainsi rejoindre son fils resté en Algérie, elle est sans objet. Autre obstacle : pour bénéficier de la faveur, le requérant doit démontrer que sa sortie de prison va permettre de procurer à l’enfant ses moyens de subsistance. Or, la fortune de Mami est connue du plus commun des Algériens... Par ailleurs, en omettant d’avoir une pensée pour sa fille non désirée, née de sa liaison avec la photographe, il ne semble pas avoir convaincu le tribunal par ses sentiments de paternité. Le dossier était donc mal emmanché et il ne faut surtout pas espérer une grâce présidentielle comme le fait croire son avocat. Le président de la République, qui dispose de ce droit, ne l’exerce pas sans discernement. Dans le cas de Mami, sa renommée aurait dû l’inciter à un comportement exemplaire. Toutefois, le procureur de la République de Melun, Bruno Dalles, a expliqué que Mami “sera éligible à une mesure de libération conditionnelle normale fin février 2011. C’est une faveur accordée à tout détenu qui a effectué la moitié de sa peine en détention. D’ici là, il pourrait bénéficier de mesures de permission de sortie”.

Mami a été condamné le 3 juillet 2009, notamment pour des “violences” avec circonstances aggravantes en 2005 à l’encontre d’une photographe de presse de 43 ans, avec laquelle il entretenait une liaison. En août 2005, celle-ci affirme avoir été amenée de force dans une villa à Alger après qu’elle eut annoncé sa grossesse au chanteur à laquelle il était opposé. Elle dit y avoir été droguée et séquestrée, affirmant que deux femmes et un homme ont tenté de lui faire un curetage. Elle a finalement donné naissance à une fillette aujourd’hui âgée de quatre ans. Le chanteur, après deux ans de fuite en Algérie, avait décidé de se présenter devant la justice, alors que par ailleurs sa carrière semblait au point mort. Lors de son procès, Cheb Mami avait demandé pardon à la photographe. “Je regrette tout ce qui s’est passé. Je lui demande pardon, je regrette”, avait-il dit, invitant son ex-imprésario, aussi impliqué dans l’affaire, à en faire de même. S’il avait reconnu sa responsabilité, le chanteur avait néanmoins affirmé avoir été “piégé” par son entourage. Pourtant, dans ses dernières déclarations, il continue de se dire victime d’une injustice. C’est le délire d’une star qui se croit au-dessus des lois...

Source Liberté A.Ouali

Le Pèlerin

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