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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 05:22

Benchikha, contrairement à la rumeur, ne démissionnera pas et veut continuer l’aventure avec les Verts…Mais avec quelle politique ?

 Abdelhak Benchikha

 

 

Il bénéficie d’un sursis de quelques mois pour tenter de remonter la pente et surtout le moral des supporters de l’EN. Osera-t-il bousculer des statuts et des habitudes jusqu’ici bien ancrés ?

Mis à part ce succès en match amical face aux Emirats arabes unis (un but sur penalty), l’Equipe nationale algérienne est retombée dans ses travers et ne fait plus peur. Elle n’arrive plus à gagner même face à des équipes situées au fin fond du classement de la Fifa, à l’image de la Tanzanie et de la République centrafricaine. Après la déroute de Bangui de dimanche dernier, les langues commencent à se délier. La rumeur enfle et tout le monde y va de sa vision des choses.

Au lendemain de la rencontre, on a parlé d’un départ instantané du sélectionneur national, Abdelhak Benchikha. Ce dernier serait sur le point de déposer sa démission, quelques semaines seulement après son installation à la tête des Verts. On n’en est pas resté là puisqu’on a évoqué un énorme conflit au sein des Verts, qui a effrité le groupe, dont la solidarité faisait la force un certain moment. Selon ce qui se dit çà et là, certains joueurs n’auraient pas accepté le retour de Khaled Lemmouchia, lui qui n’avait pas été tendre envers quelques cadres de l’équipe suite à ses démêlés avec l’ancien entraîneur, Rabah Saâdane, lors de la CAN-2010 en Angola. Des choses plus graves ont été relatées. Certains n’ont pas hésité à accuser les joueurs qui ont participé à la débâcle de Bangui d’avoir tout simplement levé le pied.

Des accusations très graves si cela venait à être vérifié surtout lorsqu’il s’agit de défendre les couleurs d’un pays. Les camarades de Bougherra sont passés d’un statut de stars à celui de joueurs maudits. Le peuple ne reconnaît plus ceux qui faisaient leur fierté il y a peu de temps encore.

Au lendemain de cette cuisante défaite et des rumeurs qui sont nées, les choses commencent cependant à se décanter. Ainsi, il faut savoir que le sélectionneur national n’a aucunement l’intention de jeter l'éponge. Dans une déclaration accordée aux journalistes avant le retour sur Alger, Benchikha a déclaré qu’il «ne baisserait pas les bras. Il reste encore 12 points à prendre, il faut les avoir pour nous qualifier à la Coupe d'Afrique. Maintenant, nous n'avons plus droit à l'erreur. Il faut se battre pour redresser la barre».

De belles paroles qu’il faudra matérialiser sur le terrain. Très déçu par la tournure prise par les événements, Benchikha affirme, toutefois, qu’il était «convaincu que nous avions les moyens de gagner là-bas». Il explique ensuite les raisons de la défaite : «Toutes les conditions du match nous ont été défavorables.

Chaleur, humidité, tempête et vent en deuxième mi-temps, sans oublier bien sûr les nombreuses défections que nous avions enregistrées avant notre départ à Bangui». Ces déclarations montrent clairement que Benchikha n’a pas l’intention de quitter le navire. Il était hier à Rouiba en compagnie du président de la FAF pour assister au match amical des Verts A’ face au Mali. Même un membre du staff technique de l’équipe A’ a révélé qu’il a trouvé Benchikha très serein et que c’est quelqu’un qui ne plie pas facilement. Même Raouraoua ne l'incrimine pas et semble soutenir son coach. Le président de la FAF assure que ce n'était pas sa faute. Nous avons appris que les joueurs sont allés voir le sélectionneur à la fin de la rencontre pour s’excuser après le piètre rendement qu’ils ont offert dimanche dernier. Ils lui ont assuré qu’ils feront le maximum pour se rattraper.

Maintenant qu’il reste presque six mois avant la déterminante rencontre face au Maroc, que va-t-on faire ? Ce n’est certainement pas les deux dates Fifa qui vont permettre à l’équipe algérienne de retrouver sa verve. Il faudra donc injecter un sang neuf à cette sélection et Benchikha connaît bien la piste locale dont certains joueurs sont de loin meilleurs que ceux qu’on ramène d’outre-mer. Il faudra que Benchikha ose, qu'il bouscule des habitudes et des statuts.

Mesbah abattu par sa première sortie africaine

Le sociétaire de Lecce, Djamel Mesbah, était abattu à l’issue de la rencontre face aux Centrafricains. Pour sa première sortie en terre africaine après le Mondial, Mesbah a raté, à l'instar de ses coéquipiers, son match. Mais il reconnaît dans ce contexte que l'équipe centrafricaine les a surpris. «Une défaite reste très difficile à digérer. Les Centrafricains nous ont surpris et ils ont pris le match en main dès le coup d'envoi. Nous avons peiné durant toute la partie. C'est vraiment cruel pour nous, car nous étions absolument déterminés à gagner», dira-t-il tout en affirmant que l'absence de plusieurs titulaires et les conditions difficiles dans lesquelles s'est déroulé le match sont pour quelque chose dans cette défaite. Mesbah estime, par ailleurs, qu’il ne faut surtout pas enterrer les chances de qualification de l'équipe nationale. «Notre situation s'est compliquée, mais nous continuerons à nous battre pour revenir en force. Il va falloir se racheter lors des prochains matches. Nous devons aussi rester soudés.

Fin de mission pour Djelloul et Belhadji

Zohir Djelloul et Hassan Belhadji ne feront plus partie du staff technique de l’équipe nationale. C'est du moins ce qui circule dans l'entourage des Verts. D'après certains échos, Djelloul serait convoité par des clubs du Golfe, mais l'intéressé ne voudrait pas d'une telle expérience. Djelloul songe à retourner au Canada pour exercer dans la Fédération de football de ce pays. Pour Belhadji, rien n'a filtré quant à sa prochaine destination. En remplacement de Djelloul, la FAF pourrait faire appel à un étranger, alors que Kaoua est pressenti pour s’occuper des derniers remparts des Verts.

Source Infosoir Dj.O.

Le Pèlerin

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 23:49

 2.12 31 juillet - Samedi

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Pétanque à Cherchell

 

Je me suis levé à 7h00...Je suis parti déambuler dans Cherchell le cœur gros. Ce matin je me rendais en effet compte que c'était ma derrière journée dans Cherchell et j'avais la boule au ventre. Je suis parti faire un grand tour dans la cité, à l’affût de toute place que je n'avais pas encore visitée. Je filais jusqu'à la porte Ouest et fis un grand tour en revenant par la poste, le port, et revenait par l'escalier qui menait à la place, en passant devant chez Milou. Je fis un dernier tour au marché et là, je postais une derrière carte destinée à mon copain Greg l'Australien; Il était le dernier de mon carnet d'adresses à qui je n’avais pas encore envoyé la moindre carte. Là je refis les rues commerçantes. Je rencontrais Momo qui m'offrit un café. Je lui fis part de mes sensations. Nous avons longuement discuté. Il était si sympa ce brave Momo. J'entrais dans la mairie, j'avais pensé y signer un livre d'or mais n'y trouvais rien. J'achetais mes pâtisseries et filais chez Houria . À 9h45 j'y étais. Après notre petit déjeuner nous avons commencé à grouper nos affaires et avons préparé nos valises car cet après-midi était encore chargée. En effet, nous étions invités tous chez le père à Rachid. A midi, nous y étions et après une longue discussion avec chacun d'entre eux, nous avons eu droit à un fameux couscous royal. Mais le couscous avait été précédé de nombreuses entrées aussi appétissantes les une que les autres. J'ai compris que la maîtresse de maison donnait les directives générales et que la mise en œuvre était assurée par les filles, l'une s'occupant de la cuisine et l'autre du service. Dommage que la mère à Rachid ne possédait pas bien la langue de Molière... Elle le comprenait mais n'avait pas l’audace de le parler...Je lisais dans ses yeux qu'elle en avait le désir, mais dommage. Le père à Rachid, lui, parlait pour deux, et, nous avons eu une conversation très animée pendant tout le repas... Je passe sur les gâteaux, le thé à la menthe toujours délicieux et le reste. Nous avons malheureusement pris congé rapidement car nous devions à nouveau nous rendre à Tipasa. Nous devions, en effet, visiter les derniers lieux, que nombre d'entre nous n'avaient pas visités.  Encore toutes nos félicitations aux parents à Rachid et aux dames qui ont mis la main à la pâte. Nous sommes donc rendus à nouveau sur le caveau de l'arrière grand-père (maire adjoint de Tipasa fin des anées 1900. La dalle avait été briquée, la moisissure avait disparu. Moi qui m’était emmené tout le nécessaire pour le faire la base du caveau était repeinte à la chaux. Notre gardien n'avait pas chômé depuis notre dernier passage. Nous lui laissions quelques dinars supplémentaires et il nous promit de s'occuper de notre caveau toute l'année. Nous nous rendions de nouveau à la mairie, demander encore quelques informations au sujet des restes de notre grand-père; mais nombre des vieux registres avait disparu. Il nous faudra consolider nos informations et écrire au président de l'APC, avec qui nous nous nous sommes longuement entretenus. Ce dernier nous montra à nouveau l'église de Tipasa encore opérationnelle il y a peu de temps. Rien n'avait été détruit et l'église pourrait être opérationnelle très rapidement si le besoin s'en faisait sentir. De retour à Cherchell nous nous sommes rendus chez un marchand de vin qui possédait une somptueuse villa à proximité de la plage et des rochers Il a vécu 40 ans en France et est venu se retirer dans un quartier calme avec son épouse, une Française prénommée Huguette. Il a 2 filles mariées à des Algériens. Il a la Volvo dernier modèle qui a du lui coûter assez cher. Enfin nous sommes en présence d'un bon vivant qui veut profiter de la vie. Il voulait se payer le coupé, mais son épouse lui a fait remarquer son âge et c'est donc presque contrecœur qu'il a opté pour la berline qu'il gare avec grand soin dans un immense garage situé sous la maison..Nous lui avons pris 19 bouteilles de vin car il était fameux. La prochaine fois je me renseignerai pour en ramener plus. Nous retournerons le voir plus longtemps lors de notre prochain passage. Puis nous nous sommes rendus dans la nouvelle maison de Djamel et Houria. C'est une maison sise à un kilomètre du centre de Cherchell. Elle est immense. Elle est bâtie sur 3 niveaux . Le dernier niveau est réservé aux amis de passage. Il nous est d’ores et déjà alloué lorsque nous le désirerons. Djamel a vu les choses en grand . Le tout est d'un goût exquis. Du marbre partout, salle de bain et toilettes à chaque à chaque étage, des pièces immenses, de grandes baies vitrées, une cheminée magnifique (il est actuellement sur un concours de la plus belle cheminée et espère figurer à un rang très honorable); Le soir nous avons été invités par tous nos amis algériens. Nous nous sommes rendus dans une Pizzeria, dont une salle nous était réservée ..Nous avons pu nous lâcher et livrer nos dernières réflexions en toute liberté. Nous avons fait le soir une dernière virée au centre de Cherchell, nous avons pris des glaces et autres rafraîchissements en terrasse, je crois que j'ai fait une cure de thé et de créponé lors de ce séjour à Cherchell (comment ferai-je à Toulouse ? Il me faudra trouver une solution); peut être une sorbetière..je vais me renseigner.. Sur la place il y avait de nombreuses présentations de jeunes acrobates. Tout ce petit monde respirait la joie de vivre. Les femmes ont pris des photos en tenue locale assises prés d'un chameau. Nous devons récupérer les photos. Entre temps, je m'étais faufilé vers la maison de Djamel.. Je trouvais porte close mais rencontrais Braham le frère à Rachid. Braham était ingénieur du génie civil; il avait obtenu son diplôme grâce à une bourse du gouvernement croate.. et c'est en Croatie qu'il a effectué ses études. Nous avons discuté longuement de la situation politique et sociale en Algérie. Nous en aurions discuté encore fort longtemps s'il n'avait pas fallu faire nos derniers préparatifs en vue de notre retour le lendemain matin.

Le Pèlerin

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 09:01

Algérie - Rachat de Djezzy - L’Etat lance la riposte

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Le gouvernement algérien descend dans l’arène ! Après un silence quelque peu inquiétant, les autorités passent à l’offensive, en lançant «un avis d’appel d’offres international restreint», à destination de banques d’affaires et de cabinets d’expertise internationaux spécialisés. Dans quelle optique ? «Le choix d’un partenaire devant l’accompagner dans l’opération d’acquisition, par l’Etat algérien, de la société Orascom Telecom Algérie.»

L’avis a été publié hier par le ministère des Finances sous la forme d’un placard publicitaire, en langues française et anglaise, dans le journal gouvernemental El Moudjahid. Il s’agira donc pour le cabinet d’expertise, dont la candidature sera retenue, de trouver les moyens légaux dont dispose l’Etat afin de faire valoir son droit de préemption et ainsi procéder au rachat de Djezzy, aujourd’hui propriété du russe Vimpelcom. Le cas échéant, l’expert choisi aura la charge d’effectuer l’ensemble des démarches que nécessite cette opération. Cette amorce de procédure sonne comme une riposte aux menaces de poursuites judiciaires brandies par le CEO Alexander Izosimov. En cas d’intransigeance de ce dernier, quant au prix de la filiale algérienne d’Orascom, estimé à 7,8 milliards de dollars, le cabinet d’experts aura la charge de défendre au mieux les intérêts nationaux devant les instances d’arbitrage internationales. Ainsi, le gouvernement vient de lancer la procédure qui consiste à désigner «un professionnel» qui va démarcher pour lui afin de ramener dans le giron de l’Etat l’opérateur Djezzy.

Les soumissionnaires, après avoir retiré le cahier des charges, auront jusqu’à la matinée du 24 novembre prochain pour déposer leur dossier. Quant à l’ouverture des plis, elle s’effectuera quelques heures plus tard, soit le 24 à partir de 13h30, au siège du ministère des Finances. Cette annonce, on ne peut plus formelle, constitue, à plusieurs égards, une première. Car à l’exception de déclarations et autres sorties médiatiques formulées çà et là par différents ministres et commis d’Etat, cet appel d’offres représente la première notification officielle de la ferme volonté de l’Etat de se réapproprier Djezzy.
«Jamais, même au plus fort des crises successives qu’ont connues les deux parties, les responsables d’Orascom Telecom Holding n’ont été destinataires d’un écrit ou d’un engagement officiel quant à l’intention de l’Etat de racheter OTA», affirme une source proche du dossier. Interrogé à ce sujet, un responsable de Djezzy a pour toute réponse : «Sans commentaire !»

Ainsi, alors que les Russes, à plus forte raison les Egyptiens, enchaînent les déclarations et les sorties médiatiques quant au dossier Djezzy, du côté algérien, c’est le silence assourdissant. Pourtant, les questions sont légion. «Il y a des consignes claires. Il a été ordonné à l’ensemble des parties incluses dans ce secteur de ne communiquer sous aucun prétexte», affirme, sous le sceau de l’anonymat, une source proche du dossier.

«Chefferie du gouvernement, ministère des Finances, ministère des Postes et des Télécommunications ou encore ARPT, tous prônent et appliquent l’omerta quant à cet épineux sujet», ajoute celle-ci. Cette stratégie volontaire de non-communication traduit-elle un quelconque revirement ou embarras concernant la position adoptée par le gouvernement ? «Non. Il est vrai que l’heure est aux tractations, aux consultations et à la réflexion. Mais le Premier ministre est inébranlable relativement à cette question», avance-t-on.

«Le rachat des actifs d’OTA est toujours l’unique issue envisagée en haut lieu.»

Toutefois, le différend qui oppose les deux contractants demeure le prix de vente de Djezzy. «L’Etat estime que sa   valeur n’excède pas les 3,5 milliards de dollars. Raison pour laquelle il a rejeté en bloc l’opération d’évaluation de l’entreprise. Le barème de calcul utilisé à l’international et par les Algériens n’est pas similaire», analyse un expert en télécoms. «Lorsque les uns comptent le coût de l’action en elle-même et se basent sur sa valeur brute, les autres évaluent et prennent en considération d’autres éléments internes et externes, ainsi que les perspectives d’expansion», poursuit l’expert en télécommunications. Ce qui n’est pas fait pour faciliter les choses, surtout lorsqu’on sait que le gouvernement argue mordicus que les lois algériennes ont la primauté sur toute considération de finance ou de commerce international.

Wait and see…

Source El Watan Ghania Lassal

Le Pèlerin

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 09:00

Algérie - 30 ans après le séisme d'El Asnam  Les sinistrés à la case départ

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Octobre 1980-octobre 2010, 30 ans. Stand by. Si assurément certaines choses ont changé depuis le séisme qui fait désormais date dans l'histoire contemporaine de l'Algérie, sur plusieurs plans et pour des lectures sérieusement controversées d'ailleurs, il est quasiment certain que beaucoup reste à faire 

en matière de gestion de la période post-séisme qui a vu se greffer à ses stigmates des histoires parfois énigmatiques, souvent symptomatiques d'une appréhension décalée d'une situation pourtant claire qui n'a fait que compliquer la donne et causer… de puissantes répliques comme celle d'il y a presque 3 années qui a mis Chlef à feu et à sang et provoqué le départ du wali, accusé de mauvaise gestion.

Sinon, comment expliquer les quelque  6000 chalets de Chettia, commune surpeuplée, «la plus dense d'Afrique», comme se plaisent à la qualifier ses habitants ? Des chalets encore debout face aux caprices de la nature, où «séjournent» pour l'éternité peut-être des familles qui s'élargissent au fil du temps qui passe à la vitesse de l'éclair. De véritables smalas qui ne cherchent au bout du compte qu'une bouffée d'air pour respirer les senteurs de l'Indépendance «autant de fois déclamée, telle une prose, par ceux-là mêmes qui l'ont détournée». Zoom.

Première escale de notre virée chélifienne en cette journée inhabituellement suffocante d'octobre, les locaux de la direction de l'urbanisme de la wilaya. Aux nombreux services visités après avoir emprunté des corridors vides et mal éclairés, l'on s'affaire à «régler quelques affaires». Des dossiers de logement, LSP, sociaux, habitat précaire ou de quelque autre formule sont le sujet principal des discussions à peine audibles qui nous parviennent des bureaux.

Et en dernier lieu, l'on traite de l'aide à l'autoconstruction, du logement rural dans lesquels sont «recaséese les victimes du tremblement de terre. Ces derniers, propriétaires des parcelles de terrain où sont implantés les chalets que les officiels ont promis d'éradiquer, ou «locataires endettés» en attendant des jours meilleurs, ont eu beaucoup de promesses avant de voir leurs rêves fondre petit à petit comme neige au soleil. On baisse encore le ton lorsque nous rentrons presque sans prévenir.

Ça parle affaires, marchés, contrats. C'est encore d'un air on ne peut plus méfiant que le responsable de la Direction de l'urbanisme de la construction et de l'habitat (Duch) nous toise une fois que nous nous sommes présentés. «Nous sommes venus nous enquérir de la situation des victimes du séisme de 1980», avons-nous expliqué.

«Nous ne nous occupons pas de ce volet», tente de justifier ce responsable avant qu'il n'appelle Mlle Alaoui, une autre responsable qui est venue nous parler des études géotechniques lancées depuis 2000 des plans d'occupation du sol (POS), des PDAU… etc. Un véritable bilan «bureaucratique». Loin, très loin de ce que nous attendions. Notre question était pourtant claire. La solution pour les sinistrés. Le travail qui a été fait pour remédier à une situation intenable qui dure depuis des lustres.

«Oui, les sinistrés sont aussi concernés par des opérations de relogement», admet enfin le premier responsable qui ne fait que rappeler «le cadre légal» de cette opération, oubliant sciemment d'évoquer la gestion catastrophique du «dossier séisme», remisé au placard et ressorti à chaque fois que c'est nécessaire, soutenu par d'autres décisions,

de nouvelles mesures gouvernementales pour la prise en charge des sinistrés, comme c'était le cas au lendemain des émeutes d'avril 2008 où deux ministres se sont déplacés pour y annoncer des mesures : «vous serez maintenus sur vos parcelles avec possibilité d'achat», les a-t-on alors rassurés.

Les sinistrés «recasés» dans…le logement rural

A vrai dire, à Chlef, il n'est pas question de relogement proprement dit, comme c'est le cas à Alger par exemple. La réalité est tout autre, comme vont nous l'expliquer plus bas les habitants de Chettia. 100 millions de centimes sous forme d'aide devaient être accordés à chaque sinistré, (c'est une disposition de la loi de finances 2006, ndlr) et 100 autres millions sous forme de crédit bancaire.

C'était «conséquent» comme somme pour les propriétaires des chalets, bien plus pauvres pour leur majorité pour pouvoir détruire et construire une demeure décente «qui n'agressera pas le paysage» urbain de Chlef avant que l'ex-ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, ne décide de revoir cette «copie» qui plaît pourtant aux concernés.

Une «révision comme pour une liste électorale», nous déclarera avec un mépris à peine voilé un employé de la Direction du logement et des équipements publics (Dlep) ayant requis l'anonymat, lui-même touché par le séisme. Conséquence, la ville de Chlef et ses localités ont été enflammées en avril 2008.

Les sinistrés ne devraient donc bénéficier, avec les conditions requises en sus, que de la modique somme de 700 000 dinars sous forme d'aide à l'autoconstruction avec tous les aléas que cela pose pour des démunis desquels, comme le stipule la réglementation pour ce genre de formule, l'on exige d'abord de «bouffer» le peu d'économies dont ils disposent dans les fondations et la plate-forme avant que ne soit versée la somme de 175 000 dinars comme première tranche.

«L'opération marche bien», s'empressera pourtant d'annoncer le responsable de la Duch qui reconnaît tout de même qu'il y a des réticences pour l'acquisition de cette aide considérée comme «hogra» par les victimes du sinistre. Il s'empressera également, façon de se débarrasser  d'une présence qui risque à la longue d'être beaucoup trop encombrante dans les locaux de la direction, de nous orienter vers la cellule «Préfab» (celle qui s'occupe de la réception des dossiers) pour de plus amples renseignements.

L'agent posté dans le local de la cellule doté d'un ordinateur est, le moins que l'on puisse dire, «choqué» de se retrouver nez à nez avec «les gens de la presse» pourtant venus faire leur travail. Il devait, imaginez bien, appeler le chef de daïra avant de nous donner quelques chiffres sur l'avancement des dossiers de ceux qu'il appelle «s'hab chaliete» (les propriétaires des chalets), comme si ces derniers sont une catégorie à part d'Algériens. La réponse du commis de l'Etat ne s'est pas fait attendre :

niet catégorique. Il n’y a pourtant rien de «compromettant» dans le fait d'annoncer le nombre de dossiers déposés. «Tout ce que je peux vous dire, c'est comment se déroule l'opération du début jusqu'à la fin», dit-il en commençant alors à «réciter» un texte qu'il a du apprendre par cœur.«Nous ne sommes pas des sinistrés», avons-nous interrompu.  «J'en suis un», lâche-t-il d'une voix étouffée par la peur de commettre une erreur grave. Il y a comme un relent de non-dits dans cette histoire.

«Nous devons bénéficier de l'argent du pétrole»

Ce n'était pas encore aussi clair pour nous pour pouvoir justement éclairer davantage nos lecteurs sur une situation en stand by depuis 30 ans. Les victimes du séisme sont à même, avons-nous jugé, de nous ouvrir leurs cœur, de dire des vérités «vérifiables». Cap sur l'une des plus grandes communes de la wilaya. Chettia, à la veille même de la célébration de ce symbolique 30e anniversaire du tremblement de terre de l'ex-El Asnam.

Un ex-nom qui rime bizarrement avec ruines.  De nombreux habitants que nous avons rencontrés se ruinent pour se reconstruire une vie plus ou moins décente. Une envie folle de s'extirper d'une descente aux enfers qu'ils n'ont à aucun moment souhaitée se lit sur leurs visages. De leurs yeux pétillants se dégagent une amertume, une colère justifiées par les rides trop nombreuses de leurs … âges farouches, comme leur caractère, aux injustices, très austère.

«Oui, il y a des injustices», coupe un jeune du «bas quartier» de Chettia rencontré devant la demeure familiale. Un chalet et un semblant de construction en dur, clôturé par un mur. «Si on nous donne 350 millions de centimes, on peut dire que ça va. On peut achever la construction et démolir alors la baraque qui, de toute façon, au bout de dix ans, présente un risque de maladies», dit-il, avouant que lui et bon nombre d'habitants du quartier «refusent de se leurrer».

Il évoque l'argent du pétrole «qui ne bénéficie qu'aux riches», le refus de quitter les lieux «quoi qu'il arrive». «Nous sommes ici dans la plus grande commune d'Afrique, depuis le séisme», fait-il remarquer, déplorant «les magouilles sur notre dos». Pour lui et son voisin venu se joindre à nous, il n’y a pas l'ombre d'un doute :

«L'ex-wali a voulu nous déloger pour nous mettre dans la cité 2000, une cité dortoir. C'est pour qu'il profite lui et ses amis. Nous devons profiter nous aussi des richesses du pays», estiment les deux compères. Pour eux, l'Etat leur a consacré une énorme enveloppe budgétaire, 200 millions de centimes pour chaque victime. «De l'argent détourné indirectement», affirment-ils, allusion faite à la nouvelle formule dans laquelle ils sont «casés», l'autoconstruction.

«C'est inconcevable que des victimes de la plus grande catastrophe du pays soient classés dans cette catégorie» peste un autre citoyen de Chettia qui fait remarquer que la plupart des habitants sont pauvres. «Il y a même ceux qui n'ont pas encore honoré leurs dettes. Ils sont toujours locataires mais risquent un jour de se faire évincer de leurs terres», note-t-il. A «la cellule préfa» de Chettia  comme on l'appelle ici, l'on rassure que l'Etat a décidé,

«conformément aux directives du président de la République», de faciliter les procédures pour l'acquisition définitive de chalets au nombre de 6000, et terrains pour ceux qui ne l'ont pas encore fait. Le prix du mètre carré est dérisoire selon la  représentante de la cellule. 32 DA le mètre carré. «Non, j'ai payé 110 da/le m2 en 1991» contredit un acquéreur qui estime toutefois que c'est un prix très abordable, précisant que les coûts ont été revus à la hausse.

«Il faut régler ses dettes pour pouvoir bénéficier d'une aide»

 «Pour bénéficier d'une aide, il faut régler ses dettes», une condition sine qua non, selon la jeune fille de la cellule qui révèle que jusqu'à octobre,  286 dossiers ont été déposés dont 150 ont reçu le OK». A l'échelle de la wilaya, l'on dénombre 18 316 chalets selon les statistiques fournies par la Dlep. Seulement 937 dossiers ont été reçus. 825 sont validés alors que des décisions définitives ont été accordées pour 820 dossiers.

Ce peu d'engouement pour l'aide s'explique par plusieurs raisons. «On ne veut pas d'une aide qui n'en est pas une», déclare Mohamed, qui se borne à répéter que «l'Etat nous a accordés 200 millions». «Ce sont au fait 100 millions de centimes au départ en plus d'une autre somme équivalente sous forme de prêt «, confie la jeune femme de la cellule.

«Les gens qui s'empressent de prendre les 70 millions sont connus. Ce sont des gens aisés», ajoute Mohamed. La pauvreté des ménages qui se sont multipliés depuis le séisme, la cherté des matériaux de construction et les conditions exigées pour entamer la construction ou l'extension, sont aussi des facteurs dissuasifs.

«Il y a de la manipulation dans l'air», estime pour sa part une source de la Dlep qui veut garder l'anonymat qui s'exprimait à propos de la colère de 2008. «Certes, l'aide a été revue à la baisse depuis un certain temps mais il faut reconnaître que l'Etat fait tout de même tout pour faciliter la tâche aux sinistrés», dit-il relevant le fait que le prix du mètre carré demeure dérisoire sur les sites des chalets. Il nous confiera quand même que «ce n'est pas de cette manière qu'on réglera un problème aussi complexe».

Un citoyen de Oued Fodda rentre pour se renseigner alors que nous discutions avec le responsable de la Dlep. Il avoue au détour d'une petite conversation que les citoyens recourent souvent au système D. Les chalets sont revendus d'après lui entre 80 000 et 250 000 dinars selon leurs qualités. «Une fois la construction entamée, le chalet est démonté et revendu à des particuliers».

Une chose est sûre. A Chlef, l'on se débrouille comme on peut, des fois l'on habite chez de la famille le temps d'ériger la nouvelle bâtisse, ou «serrés dans celle qui existe déjà» à côté de la baraque en attendant de parachever les travaux, le chalet devant être démoli. Des centaines de familles vivent le calvaire, surtout en hiver avec les pluies diluviennes qui s'abattent régulièrement sur la région, s'infiltrant aisément dans les maisons. «Nous ne cherchons qu'à éviter le pire à nos enfants", dira un autre citoyen.

Le problème de Chlef est beaucoup plus qu'une question de mentalité, d'entêtement. Il va bien au-delà. Si il est vrai que les habitants des chalets, habitués à ces petites parcelles de terre qu'ils cultivent, ne veulent plus aller ailleurs de peur de se retrouver dans l'inconnu, il est aussi vrai qu'ils ne doivent pas vivre éternellement dans la précarité. 30 ans après le séisme dévastateur d'El Asnam, les choses restent presque en l'état alors que l'Etat a dépensé énormément d'argent.  

Source Le temps d’Algérie - Par Saïd Mekla

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 08:45

Ces enfants éloignés de leur langue maternelle

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Ces dernières années, on a constaté que l’usage des langues, française, anglaise et l’arabe littéraire dans les échanges quotidiens a pris une dimension remarquable.

Le français reste sans conteste la langue étrangère la plus pratiquée par les Algériens, aussi bien dans les discussions quotidiennes que les courriers administratifs et personnels. L’anglais et l’arabe littéraire, en revanche, se sont tout récemment invités dans les foyers algériens où ils gagnent progressivement du terrain. L’usage régulier du français est surtout observé dans les centres urbains où cette langue est sur la plus haute marche du podium au sein des familles et sur plusieurs générations. Avec le temps, les petites villes et les hameaux situés à l’intérieur du pays ont fini par voir, parmi leur jeunesse, se répandre l’usage de cette langue au grand dam des aînés. Une progression favorisée par un meilleur niveau d’instruction des jeunes. En effet, contrairement aux années de l’occupation française ou celles post-indépendance où la scolarisation des enfants, en particulier les filles, n’était pas au rendez-vous, la deuxième partie des années 70 a connu un changement notable dans ce domaine. Le taux de scolarisation des enfants ne cesse de s’accroître, notamment chez les filles qui, à partir des années 80 et surtout 90, ont pu intégrer l’université au même titre que les garçons. Ce qui n’a pas été sans conséquence sur la vie conjugale dans notre pays où la plupart des couples disposent d’un certain niveau d’instruction et maîtrisent une langue au moins en plus de la maternelle. Ainsi, dans les familles fondées à partir de la deuxième partie des années 80, la pratique d’une langue étrangère dans les échanges quotidiens relève d’une suite logique de l’enseignement universitaire de cette époque-là. Cet usage d’une langue étrangère a souvent été d’ailleurs d’un grand secours pour les couples qui ne parlent pas le même dialecte ou la même langue maternelle comme dans le cas des couples mixtes. Toutefois, certains parents portent un choix délibéré sur l’usage de cette langue afin de créer «un climat favorable à leur progéniture pour l’apprentissage précoce du français». Un mouvement - ou méthode d’éducation - largement suivi d’autant qu’il est recommandé par les spécialistes en la matière, qui soulignent que l’enfance est sans doute la période la plus favorable à l’apprentissage, des langues en particulier. Toutefois, l’usage exclusif de l’une de ces langues étrangères par certaines familles dans leurs échanges et même au niveau des crèches où vont leurs enfants fait ressortir que ces derniers ne peuvent parler une autre langue que celle pratiquée à la maison ou à la crèche.

Une avancée incontestable

L’apprentissage précoce des langues étrangères a toujours porté ses fruits pour l’enfant une fois scolarisé. De nombreuses enquêtes ont révélé que les enfants dont les membres de la famille pratiquent la langue française dans leurs échanges ont un niveau très appréciable à l’école et un meilleur niveau en la matière par rapport aux enfants qui ne la pratiquent pas chez eux. Ces études ont fait ressortir également que le grand avantage lié à l’éducation bilingue est le fait que le jeune enfant est capable d’entendre et de reproduire à l’identique les sons des autres langues inconnus de sa langue maternelle et qu’il n’en sera plus capable à l’âge de dix ans. Si l’enfant apprend très tôt la langue étrangère dans le cadre d’une éducation bilingue, il n’aura donc pas d’accent et il ne connaîtra pas les blocages qui nuisent à l’apprentissage et aura aussi des avantages certains sur les plans intellectuel et de la personnalité. Aussi ces études ont-elles suggéré l’existence d’un avantage sur le plan intellectuel lié au développement du bilinguisme. Par exemple, Peal et Lambert (1962) qui ont comparé, à Montréal, les résultats à des tests d’intelligence verbale et non verbale, d’enfants bilingues français-anglais et d’enfants monolingues, âgés de dix ans, ont constaté une certaine supériorité intellectuelle des bilingues qu’ils attribuent à une grande «flexibilité cognitive» résultant de l’habitude de passer d’un système de symboles à l’autre. Ces avantages cognitifs liés au développement bilingue sont notables au niveau des tâches créatives, des habiletés métalinguistiques et de la créativité verbale

Pourquoi ce choix ?

Les motivations des parents pour le choix de la langue étrangère dans leurs échanges avec leurs enfants sont multiples et ne se ressemblent pas.

Ce constat est le résultat de notre enquête visant à faire ressortir les motivations qui ont poussé de nombreux chefs de famille à privilégier une ou plusieurs langues étrangères dans leur environnement familial. Nombre d’entre eux disent parler en français avec leurs enfants. Quant au choix de cette langue précisément, ils ont précisé qu’il leur a été dicté par la réalité de l’école algérienne qui, à leurs yeux, «ne permet pas un bon apprentissage des langues étrangères, vu le volume horaire insuffisant qui lui est consacré». Une réalité jugée handicapante pour l’avenir des enfants qui seront appelés à suivre des études supérieures dans une spécialité scientifique ou technique dispensée en langue étrangère. «Je préfère communiquer en langue française avec mes enfants pour leur assurer un bilinguisme parfait. L’arabe est leur langue d’apprentissage à l’école publique. Ainsi, ils auront le choix pour leurs études supérieures», explique Leïla, mère de deux enfants âgés de 3 et 5 ans, rencontrée dans un magasin d’habillement pour enfants, à la rue Hassiba- Ben-Bouali à Alger, et qui d’ailleurs s’est exprimé avec nous en français. Difficile de lui faire prononcer ainsi qu’à ses deux enfants, qui l’accompagnaient, un seul mot en arabe dialectal où en berbère. Lorsque ces petits chérubins n’arrivaient pas à saisir le sens d’un mot ou d’une expression, c’est la maman qui intervenait pour nous expliquer qu’ils n’ont pas tout à fait compris. «Je ne suis pas inquiète, l’arabe dialectal ou littéraire, ils l’apprendront à l’école», assure-t-elle. Tous les parents ne versent pas dans cette logique. Nombre d’entre eux, généralement de milieux favorisés (gérants et cadres d’entreprises…), avouent que leur choix repose sur le fait que ni la langue arabe ni d’ailleurs les dialectes ne sont en mesure d’assurer une mise à niveau de leurs enfants par rapport à l’évolution de la science. Ils estiment qu’étudier tout son cursus en arabe pour, 20 ans plus tard, se trouver confronté à des études dans une autre langue n’est pas ce qu’on peut appeler un plan d’avenir organisé en vue d’une réussite universitaire et professionnelle. C’est là même l’explication donnée à leur choix d’écoles ou instituts privés pour scolariser leurs enfants, le cursus dans ces établissements se faisant en langues arabe et française et où les matières scientifiques sont généralement dispensées en langue française. Poussant plus loin leur argumentation, certains parents, pour légitimer leur choix, évoquent le fait que presque toutes les institutions dans notre pays fonctionnent en langue française.

Vision futuriste

Parmi les parents dont les enfants ne parlent que les langues étrangères, nombreux sont ceux qui justifient leur choix par un projet d’émigration.

Une conception à laquelle les parents, qui destinent leur avenir ainsi que celui de leurs enfants à un autre pays, associent l’intégration qui, à leurs yeux, est la clé de la réussite. Et pour réussir leur intégration, particulièrement celle de leurs enfants, les parents préparent avec soin le terrain sur lequel sera bâtie le culture du futur pays d’accueil. Le vocabulaire est alors rigoureusement élaboré, dans l’attente d’un climat mieux adapté pour une mise en pratique une fois sur le sol du pays de destination. Une conception clairement exprimée par de nombreux parents saisis sur leurs motivations quant au choix exclusif pour la langue étrangère et parfois un mode de vie au gré de leurs convictions, d’Occident ou d’Orient et bien sûr, sans «algérianisme» ! Sabrina est de ceux qui partagent cet avis. Au Centre culturel français d’Alger, lors d’une discussion qui traitait du sujet, Sabrina qui ne manque pas de préciser, dans un français châtié, que sa famille mène une vie à l’occidentale, nous dit que son fils de 5 ans parle exclusivement le français et l’anglais. «A quoi bon perdre du temps à apprendre l’arabe à mon fils, puisque c’est une langue morte que d’ailleurs, ni moi ni son père ne maîtrisons. En outre, nous ne comptons pas passer le reste de notre vie en Algérie, nous allons partir vivre au Canada», a-t-elle estimé. D’un air désolé, elle s’étale sur les raisons de leur choix de quitter le pays. Au vu de leur niveau de vie qui ne cesse de dégringoler, et au vu surtout des longues années d’études supérieures que le couple a suivies, Sabrina affirme qu’elle et son mari préparent «soigneusement» leur intégration une fois au Canada. «Mon fils, je l’ai élevé dans les langues française et anglaise et selon un mode de vie à l’occidentale. Je ne veux pas qu’il reste en Algérie. Ici, il n’y a pas d’avenir». Et d’ajouter : «Nous ne voulons pas subir un autre échec dans notre vie, du moins pour notre enfant. Là-bas au moins, quelqu’un qui parvient à s’intégrer a une vie meilleure.» Pour Sabrina, l’intégration se prépare à l’avance, avant même de mettre un pied dans le pays d’accueil.

Au tempo du littéraire

Le non-usage de la langue maternelle n’est pas seulement le fait de l’apparition des langues française et anglaise mais aussi de l’arabe littéraire. Généralement utilisée par des milieux islamistes, cette langue pourtant enseignée à l’école algérienne n’a pas manqué de gagner certaines familles algériennes pour remplacer l’arabe dialectal où le dialecte en usage. Connus pour leur rejet des langues étrangères pour les valeurs qu’elles véhiculent qui sont contraires aux préceptes de l’islam, des chefs de famille relevant de cette catégorie ont choisi l’usage exclusif de cette langue. Un choix qu’ils attribuent à leurs convictions religieuses. Abdellah, la quarantaine environ, est père de 4 enfants avec qui il ne communique qu’en arabe littéraire. «Chez moi, la communication se fait exclusivement en arabe littéraire, c’est la langue du Prophète (QSSSL)» «Soubhan Allah !» «C’est une langue propre», signifie-t-il. Pour ce qui est de la dernière partie de sa déclaration, nous avons demandé des explications à Abdellah concernant le qualificatif qu’il a choisi pour faire part des motivations de son choix. «L’arabe dialectal est souillé par des mots qui ne lui sont pas propres. Ce sont des mots français ou anglais qui sont des langues de koufar (mécréants) et moi, je ne veux pas de ça dans ma maison», répond-il. Interrogé sur l’école où sont scolarisés ses enfants, ce père de famille nous fait savoir que faute de moyens financiers, il n’a eu d’autre choix que de les inscrire à l’école publique. «Si j’avais les moyens, je les aurais inscrits à l’école saoudienne. Et si Dieu le veut, à savoir que ma situation financière s’améliore, je n’hésiterai pas à les transférer dans cette école», souligne-t-il.

Mme Asselah Rahal Safia* à Infosoir «En Algérie, le statut du français reste ambigu»

InfoSoir : De plus en plus de parents optent pour l’usage exclusif d’une ou plusieurs langues étrangères avec leurs enfants. Quelle explication donnez-vous à cela ?

Mme Asselah Rahal Safia : Attention, il ne faut pas généraliser. Ce que vous avez constaté existe sans doute dans certains milieux socioprofessionnels et socioculturels. Je ne crois pas que de nombreux parents utilisent une langue étrangère au détriment de la langue maternelle. On ne peut pas avancer une telle affirmation sans avoir fait au préalable de sérieuses enquêtes sur le terrain. De plus, je pense que lorsque vous parlez de langues étrangères, il s'agit principalement du français. Si cette langue existe dans le paysage linguistique algérien, son statut reste néanmoins ambigu.

Ce phénomène observé surtout dans les centres urbains gagne les petites villes...

J’insiste pour dire qu'il faut d'abord faire des enquêtes de terrain. Est-ce là votre constat ? Je doute que des parents qui ne parlent que l'arabe dit algérien ou le kabyle recourent au français, même si cette langue est fortement ancrée dans la société algérienne, ou bien l'anglais pour communiquer.

Quel impact peut avoir un tel engagement sur le modèle sociétal algérien dans les années à venir ?

Je n’ai pas de réponse à votre question. A l’heure actuelle, nous nous intéressons de plus en plus aux langues de «départ» et aux compétences plurilingues pré-acquises des apprenants dans leur contexte familial et social, car celles-ci doivent jouer un rôle essentiel dans l'appropriation d'une autre langue en milieu scolaire.

Peut-on parler de l’existence de «sociétés dans la société» ?

On peut parler de sociétés plurilingues et pluriculturelles. Pour nous, il est fondamental de dialoguer avec les parents et la société en général pour arriver à faire admettre la pertinence d'une nouvelle éducation à la pluralité linguistique et culturelle.

* Professeur au Département de français à l’Université d’Alger et Chercheur au CREDILIF (Centre de recherche sur la diversité linguistique et littéraire de la francophonie) à l’université Rennes 2.

Source Infosoir Mohamed Mahdjane

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 08:30

Algérie - Tipasa - Formation professionnelle

Un maillon important du développement

formation tipasa

 

La direction de la formation professionnelle fait état du lancement de nouvelles spécialités de l’informatique option réseaux et systèmes informatiques à l’institut de Hadjout, électronique auto au CFPA de Hadjout, exploitation système AOP et approvisionnement en eau potable dans la même ville, métier de l’agent pépiniériste au centre d’Attatba.

Toujours à Attatba, il sera question en 2010 de lancer des formations en broderie et coiffure. Quant à Messlmoun, les nouveaux inscrits pourront désormais suivre des cours de couture.

À quelques jours de la première session de la rentrée 2010 de l’enseignement et de la formation professionnels fixée pour le 17 octobre, les services de la direction dudit secteur dans la wilaya de Tipasa ne lésinent sur aucun moyen pour convaincre les jeunes de la région n’ayant pas achevé leur cursus scolaire ou bien dépourvus d’un métier d’opter pour la formation professionnelle afin de mieux affronter le monde du travail. En effet, les inscriptions ont été ouvertes depuis le 11 juillet dernier à travers l’ensemble des établissements et structures du secteur. Aussi, pour susciter l’engouement notamment chez la frange juvénile, la direction de la formation professionnelle organise, depuis et régulièrement, des portes ouvertes sur le secteur, des campagnes d’informations de proximité sur les opportunités existantes en terme d’apprentissage et de formation, des rencontres avec les représentants locaux des médias, entre autres, dans le cadre des émissions radiophoniques et le défilement de caravanes de sensibilisation dans les zones reculées et enclavées du territoire de la wilaya.

Le recours à différents types de sensibilisation et d’information, s’inscrit, selon un responsable de la direction, dans le cadre d’un dispositif nouveau, englobant des mesures organisationnelles et fonctionnelles, dont l’objectif essentiel est de permettre à partir de la prochaine rentrée, non seulement la continuation de l’accroissement quantitatif des offres de formations, mais aussi de son élargissement qualitatif et ce, en vue d’une prise en charge effective de la demande de la formation exprimée par les différentes catégories des jeunes.

Pour résumer, ces mesures s’articulent autours de cinq axes, notamment, la promotion des métiers de l’artisanat correspondant à la vocation socioéconomique de la wilaya, d’une part, et de l’autre les métiers manuels particulièrement dans le BTP et ce, par rapport aux  besoins pressants exprimés, compte tenu des chantiers ouverts et des projets de développement en matière de réalisation d’infrastructures de base sur le plan local.

Outre ces deux points, le dispositif préconise également une utilisation optimale des capacités d’hébergement qui sont passées, à la faveur de l’ouverture de deux nouveaux établissements (Meurad et Ahmeur El Ain) de 522 lits en 2009 à 702 lits en 2010.

À ceux-ci, s’ajoutent la mise en œuvre d’un système d’information sur l’ensemble des lieux publics ainsi que l’animation d’émissions radiophoniques pendant toute la durée des inscriptions, avec l’ouverture de bureaux d’accueil, d’information et d’orientation dans l’ensemble des établissements du secteur, et enfin la prise en charge des recalés du système scolaire (4 e moyenne et 3e année secondaire) dans le cadre de la commission d’orientation mixte avec l’éducation nationale.

Cela étant dit, les 18 structures de formation de la wilaya de Tipasa ouvriront pour la rentrée prochaine 9874 postes de formation. 2035 nouveaux inscrits suivront des formations résidentielles.

Les structures dispensant des formations par apprentissage pourront accueillir jusqu’à 3826 apprentis, dont 1593 nouveaux. Les autres modes de formation, en l’occurrence les cours du soir et la formation femme au foyer accueilleront successivement 465 et 1400 nouveaux inscrits.

Source Horizons Amirouche Lebbal

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 08:20

Algérie - Football - Benchikha : le ratage

Abdelhak Benchikha 

«La République centrafricaine n’est pas le Brésil» ; «Nous irons à Bangui pour vaincre», ce sont là les propos du sélectionneur national avant le départ vers la capitale centrafricaine où finalement ses poulains ont été balayés avec l’art et la manière par une équipe classée pourtant 175e mondial. Une déroute qui en dit long sur le malaise que vit l’EN et la difficulté pour le successeur de Saâdane de remonter la pente après une chute aussi vertigineuse.

Le nouveau sélectionneur national a surtout reproduit une très mauvaise copie après la prestation hier de son équipe contre la République centrafricaine. Avec son prédécesseur, on savait à quoi s'en tenir, avec sa tactique prudente, ses schémas classiques et sa gestion du groupe. Avec Benchikha, qui n'est pas, bien évidemment, un dieu ni un Mourinho pour reformater une équipe en l'espace de trois jours, il faut dire qu'on s'attendait tout de même à mieux. Du moins une petite touche «révolutionnaire», même s'il faut admettre qu'il n'avait pas beaucoup d'atouts entre les mains : plusieurs titulaires blessés et donc absents, un temps très réduit pour préparer la rencontre et des conditions de match plus ou moins défavorables. En voulant trop bien faire, Benchikha a tout raté en faisant d'abord confiance au même groupe de joueurs, alors que du sang neuf il en avait avec l'équipe des A', dont plusieurs éléments auraient mieux réagi que les joueurs alignés hier. Benchikha a aligné un onze 100% composé de joueurs professionnels, avec un dispositif peu inspiré (4-5-1) qui n'a pas réussi à exploiter les capacités de ces joueurs, qui donnaient l'air d'être perdus sur le terrain face au 172e du classement FIFA. Quand on voit avec quel coup de rein, Audin Boutou a pris toute la défense algérienne à défaut et de marquer le premier but, on comprend les approximations d'une défense aux abois qui aurait pu concéder quatre ou cinq autres buts, n'étaient la naïveté et l'excès de précipitation des Centrafricains. «Notre adversaire n'est pas le Brésil», déclarait Benchikha, lors de la conférence de presse expéditive qu'il a animée avant son départ pour Bangui, ou bien «Nous irons pour gagner», rajoutait-il. Au bout, nous n'avons rien vu et le «Général» s'est révélé un petit caporal qui a manqué d'audace et d'innovation. Certaines mauvaises langues disent que ce n'est même pas lui qui a convoqué les 23 joueurs pour ce match, ou bien qu'il exécute tout ce qu'on lui dicte d'en «haut». Aujourd'hui, certains organes l'annoncent sur le départ, voire associé à un technicien étranger de renom. D'ailleurs, ce ne sera pas si mal ou pire que ce nous avons vu et vécu hier avec cette humiliation face à la République centrafricaine qui restera dans les annales et laissera des traces certaines. L'Equipe nationale n'est pas un club, encore moins l'équipe actuelle composée à 90% de joueurs venus d'Europe et dont la gestion nécessite une approche tout à fait différente, professionnellement parlant. Evidemment, on ne va pas faire porter le chapeau à Benchikha qui n'aura pas été l'homme de la situation, cela aurait été trop beau s'il avait débloqué la mécanique. Malheureusement, il n'avait ni le temps, ni les ingrédients et ce n'est pas avec joueurs qui ont la tête ailleurs qu'il va changer quelque chose à la donne. De plus, le fait de se murer dans un silence incompréhensible, au lieu d'affronter – l'amère – réalité n'est pas pour arranger la situation chez les Verts. Il a dirigé le groupe, il a vu, il a analysé, il doit rendre compte aux Algériens de la réalité de son équipe pour que des solutions soient apportées. Et le plus vite sera le mieux.

Source Infosoir A. S.-B.

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 08:07

Algérie - Tramway d’Alger - Le tram traîne toujours

Septembre 2010 Rue-de-tripoli-hussein-dey

Censé régler le problème du transport dans la banlieue Est de la capitale, le tramway d’Alger tarde toujours à arriver. Même si les essais dynamiques se poursuivent d’une manière quasi quotidienne, sur un tronçon d’environ 2 km, à Bordj-El-Kiffan, le projet ne fait, pour le moment, qu’étouffer davantage la circulation routière. Le chantier s’étale et n’en finit pas. Une lenteur qui, semble-t-il, remet en cause son efficacité vis-à-vis des citoyens, de plus en plus pessimistes.

Programmé pour desservir les quartiers Est d’Alger, depuis le carrefour des Fusillés (Hussein-Dey) jusqu’au centre de Dergana dans la banlieue, sur une ligne de 23 km, le tramway d’Alger demeure pour le citoyen un «éternel» chantier. Les essais dynamiques pour tester le matériel roulant sur la voie, lancés en mai dernier, sont quasi quotidiens. Parallèlement, l’avancement des travaux de terrassement, de mise en place des rails et de construction des 38 stations est très lent. A Bordj-El-Kiffan, le chantier longe le long de la rue Colonel-Amirouche allant jusqu’à Bab-Ezzouar. La chaussée rétrécit et les déviations improvisées exacerbent la circulation automobile. Sur tout le tracé du projet, c’est le même décor et les riverains commencent à se lasser de ces travaux qui «n’ont que trop duré». Rencontré à proximité de la cité du 8-Mai-1945 (Sorecal) à Bordj-El-Kiffan, un groupe de jeunes ne dissimulent pas leur mécontentement quant aux désagréments causés par les travaux du tramway. Pour Sid Ali, ce projet a rendu la circulation routière plus difficile qu’elle ne l’était. «Avant le lancement du tramway, il y avait moins d’embouteillages dans le quartier. Dès l’ouverture du chantier, la route est bouchée tout au long de la journée et l’accès à la cité est devenu difficile», explique-t-il. Il estime qu’une fois opérationnel, le tramway ne sera pas aussi utile qu’on le prétend. «Pour me rendre à Alger, je n’ai pas à faire l’escale à Ruisseau pour ensuite prendre un autre moyen de transport, bus, train ou taxi, afin d’atteindre le centre de la capitale.» Non moins pessimiste, son ami Abderrahmane, étudiant à l’USTHB, juge que «nous ne sommes pas encore à la hauteur de la culture du tramway. Il faut d’abord commencer par aménager les routes avant de penser plus haut».

Le projet de tous les désagréments

Qualifiant le chantier d’«éternel», les commerçants de la région affichent, eux aussi, leur «ras-le-bol». Les travaux enferment les lieux depuis des mois et rendent inaccessible, disent-ils, l’accès à leurs boutiques. Mourad, gérant d’un cybercafé, raconte les quotidiennes coupures d’électricité. «Depuis trois mois, on ne cesse d’enregistrer des coupures d’électricité dans la cité du 8-Mai-1945 et les commerces limitrophes, cafétérias, cybercafés, prêt-à-porter. Il arrive même qu’on nous prive d’eau potable ou de gaz quand les canalisations sont endommagées par les travaux», dit-il, avant d’ajouter : «Ce projet a carrément tué nos commerces. Nous demandons à ce qu’on soit indemnisés. » Tout autant furieux par tous les désagréments causés par ce chantier, un autre citoyen peste : «Ce projet n’est que de la poudre jetée aux yeux du peuple. Il ne réglera jamais le problème du transport urbain !» Pour lui, désengorger la capitale ne passe pas par la mise en place d’un tramway ou d’un métro. «Il faut penser d’abord à augmenter le parc d’autobus, élargir les routes existantes et créer de nouvelles voies de circulation», dit-il. Quant aux retards enregistrés dans l’avancement des travaux, les jeunes de la cité du 8-Mai-1945 ont leur mot à dire. Ils pointent du doigt les sociétés sous-traitantes. «Les sous-traitants travaillent comme des bricoleurs. Les retards s’accumulent suite à la mauvaise gestion et au gaspillage des matériaux utilisés qui règnent sur les lieux. A l’entrée de notre cité, un tronçon de 20 m en béton a été refait 4 à 5 fois. Ce sont des centaines de mètres cubes de béton qui ont été gaspillés», assurent-ils. Le volet écologique, selon eux, a été complètement ignoré par les responsables du chantier. «Des arbres, dont des ficus et des platanes, datant de l’époque coloniale, plantés tout au long de la rue Colonel-Amirouche ont été rasés dès le lancement du projet», déplorent-ils. Face à cette cité, des bâtisses en enfilade. Au rez-de-chaussée, des magasins font face au chantier du tramway. Le trottoir entièrement abîmé, les propriétaires se plaignent de l’étroitesse des lieux pour le stationnement réservé à leurs clients. Pourtant, dans avec un tel décor, certains citoyens restent tout de même optimistes. Deux gérants d’un magasin d’habillement pour homme affirment que la mise en marche du tramway va certainement réduire la pression sur les routes et débloquer les encombrements. «Ce moyen de transport public nous permettra de gagner du temps lors de nos déplacements sur Alger», dira l’un d’entre eux. Son ami d’enchaîner : «C’est un ancien projet qui refait surface des décennies plus tard et je pense qu’il facilitera aux citoyens de la région leur déplacement en banlieue. »

Le tramway, mais à quel prix ?

Le prix du ticket du tramway qui n’est toujours pas fixé obsède les citoyens. «Nous avons entendu dire que le ticket sera cher, chose qui n’arrangera pas toutes les catégories sociales», dira Mohamed, un habitant de Bordj-El- Kiffan. Il se rend quotidiennement à Alger, lieu de son travail. Mohamed affirme que si le prix du billet était accessible ou au même tarif que celui du bus, il préférerait emprunter le tramway. Mais dans le cas contraire, «je continuerai à opter pour le bus». Serrant la main de son fils pour traverser la route, Wahiba, mère de quatre enfants, estime que le tramway contribuera à éviter les pertes de temps. «Jusqu’à 40 DA comme prix du ticket, je suis pour ce moyen de transport. Il m’évitera les embouteillages et me permettra d’arriver à temps. Actuellement, je me déplace en taxi, je paye cher et je n’arrive jamais à l’heure», dit-elle.

Source Le Soir d’Algérie Rym Nasri

Le Pèlerin

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 08:06

Alger reliée à la frontière algéro-marocaine…toujours fermée… !!!

autoroute alger oran

La livraison de la partie ouest de l’autoroute Est-Ouest revêt une importance stratégique de premier ordre sur le plan maghrébin. Mieux, elle envoie un signal fort de l’affermissement de la coopération algéro-chinoise. C’est ce qui ressort des déclarations de l’ambassadeur de la République populaire de Chine en Algerie, Liu Yuhe. «Cette réalisation revêt une importance particulière pour la politique de développement adoptée par l’Algérie. Aussi, elle encourage la multiplication des échanges régionaux», a-t-il déclaré lors de l’inauguration du dernier tronçon ouest de l’autoroute. Cette inauguration à été effectuée par Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, en présence de Abdelmalek Sellal, ancien responsable du secteur et actuellement ministre des Ressources en eau.

Le diplomate a souhaité que cette réalisation ouvre de nouveaux horizons d’échanges économiques entre la Chine et l’Algérie. La deuxième puissance économique mondiale se montre de plus en plus intéressée par le marché algérien. L’entreprise chinoise Citic a eu la part du lion dans le projet de l’autoroute Est-Ouest.

La partie ouest s’étend sur 868 km. Elle relie Alger à la frontière algéro-marocaine. Le dernier tronçon qui va de Tlemcen à la frontière est long de 53 km. Sa livraison signifie que la partie ouest de ce mégaprojet est achevée. «Cela traduit la concrétisation des projets énoncés par le président de la République», s’est félicité M.Ghoul, durant la cérémonie d’inauguration organisée à Maghnia. M. Ghoul a souligné que d’autres projets sont programmés dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014. Il s’agit de routes devant relier l’autoroute Est-Ouest à tous les ports. Aussi, il a décliné les grands axes du projet d’amélioration du réseau routier national qui comprend l’autoroute des Hauts-Plateaux et plusieurs voies express à travers le pays. «Ces infrastructures permettront d’engager une dynamique économique nationale», a soutenu le ministre. A ce titre, il a annoncé que l’autoroute Est-Ouest sera dotée de centaines d’installations. «Ces installations permettront la création de postes d’emploi», a insisté M.Ghoul. Ce dernier a mis l’accent sur la multiplication des campagnes de reboisement concernant différents secteurs de part et d’autre de l’autoroute et la création d’aires de repos.

Abdelmalek Sellal a, de son côté, souligné l’importance historique de cette inauguration. «Cette réalisation est a inscrire au registre des victoires historiques de notre pays», a signalé M.Sellal.

Source L’Expression Mohamed Sadek Loucif

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 08:04

Algérie – Football - Aux grands maux, le coup de balai !

centrafrique algerie

 

Pendant quatre-vingt-dix minutes, les camarades du lamentable Belhadj (il symbolise le naufrage) ont été baladés, malmenés, écrasés puis enfin humiliés par les lutins de la Centrafrique qui n’en revenaient d’avoir la partie si facile face à une bande de cabotins, d’invalides comparables à des zombies sans âme et sans orgueil.

Les quarante millions d’Algériens, qui attendaient dimanche un sursaut de nif de la part des Verts, décidément pas mûrs, ont bu devant leur petit écran le calice de l’humiliation jusqu’à la lie. Leur rage et leur frustration, ô combien légitimes, sont à la mesure des espoirs nourris par les déclarations euphorisantes d’avant match de Benchikha et les engagements des joueurs à mouiller leur maillot pour revenir de Bangui avec les trois points de la victoire. Au final, que dalle, sinon la désillusion.

Non seulement on a perdu face à une équipe de centrafrique classée 172e sur l’échelle Fifa, autant dire inexistante sur la planète foot, mais de quelle manière ! Car il y a des défaites acceptables, honorables. Mais pas celle de Bangui. Pendant quatre-vingt-dix minutes, les camarades du lamentable Belhadj (il symbolise le naufrage) ont été baladés, malmenés, écrasés puis enfin humiliés par les lutins de la centrafrique qui n’en revenaient d’avoir la partie si facile face à une bande de cabotins, d’invalides comparables à des zombies sans âme et sans orgueil.

Pourtant, après notre qualification en coupe du monde, même si la participation était un gros bide, on croyait que le football algérien avait fini de manger son pain noir, que l’heure était au renouveau, à la renaissance, au retour des Verts sur la scène footballistique internationale. Visiblement, ce n’est qu’une illusion d’optique au point de se dire aujourd’hui est-ce que, objectivement, on avait notre place en Afrique du sud ? Est-ce que notre ticket n’était pas un accident de parcours ?

Mais au-delà de ces questions, qui sont l’expression de notre colère vis-à-vis de joueurs qu’on a aimés, adorés, et sublimés, c’est de se demander de quoi sera fait demain. Et demain, c’est dans cinq mois. Ce sera face au Maroc pour une double confrontation dont la portée ira au-delà du résultat technique. C’est une question de leadership dans la région.

Mais au regard de ce qu’on a vu dimanche et même des sorties précédentes des nôtres, nous avons la faiblesse de penser que les lions de l’Atlas ne feraient qu’une seule petite bouchée des Fennecs. En tout cas, Benchikha, Raouraoua et tous les autres responsables du football national sont avertis et surtout ils ont relativement assez de temps jusqu’au mois de mars pour faire le grand ménage et monter une équipe composée de joueurs qui se battront corps et âme sans se soucier des primes en euros.

Source Liberté Omar Ouali

Le Pèlerin

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