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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 08:02

Algérie - Politique du football et football de la politique

ballon de football

 

La double qualification de l’équipe nationale de football pour la Coupe d’Afrique et le Mondial avait grisé les Algériens. Il n’y avait pas de place à la parole de ceux qui relativisaient la portée d’un tel succès et encore moins à celle de ceux qui dénonçaient l’usage populiste d’une consécration qui ne traduisait en rien l’état du sport national en général et du football en particulier.

Moins d’une année après la “campagne de la CAN”, de “l’exploit du Caire” et de “l’expédition de Khartoum”, le commentaire est en opposition avec la thèse de l’équipe professionnelle du salut : “La JSK (ou une sélection JSK-ESS) aurait certainement battu le Petit Poucet centrafricain qui nous a humiliés.”

Quand l’équipe nationale a fini par apparaître pour ce qu’elle est un assemblage de circonstances qui ne peut même pas dissimuler indéfiniment la médiocrité du niveau sportif national, on s’est décidé à changer d’entraîneur, pour ne pas changer de politique. Voici donc ce que nous écrivions au lendemain du départ de Rabah Saadane : “On ne sait pas encore si l’équipe nationale a gagné dans ce changement d’entraîneur, mais ce qui est certain, c’est que le football n’y a rien gagné. Et ce, pour la raison simple que le football n’est pas une affaire d’entraîneurs, mais de politiques publiques.”

Jusqu’à quand pensait-on pouvoir compenser l’absence d’une politique sportive par les performances sporadiques d’une formation faite d’un groupe de “pigistes”, comme on dit dans le milieu de la presse, de l’équipe nationale, dont le destin individuel est lié à des clubs professionnels ?

Au-delà de sa responsabilité dans le résultat d’avant-hier, Benchikha fait les frais de cette illusion qui a consisté à se convaincre qu’une sélection nationale pouvait durablement s’affranchir du contexte local. Briller à l’international malgré la misère du sport national : telle est la fonction d’une représentation sportive gavée d’euros. N’est déçu que celui qui a pris la sélection de Saâdane, de Raouraoua et des sponsors pour l’équipe nationale. Le système FAF, n’étant pas une politique, ne pouvait engager le long terme. Il vient de parvenir à ses limites à Bangui. Les joueurs, eux-mêmes, semblaient l’avoir compris et donnaient l’impression de s’étonner déjà d’être encore là. L’intrus dans le dispositif, c’était le nouvel entraîneur. Mieux, il a concouru à la déconfiture : il paie les signes de rupture, avec l’exclusivité “professionnaliste” de l’équipe notamment.

Au lendemain de la démission de Saâdane, nous écrivions ceci aussi : “Submergé par un “sponsorisme” envahissant, l’élite footballistique est, pour une grande part, orientée par l’empressement agissant de ses “bienfaiteurs” et la convoitise des bureaux de communication.” La défaite éclatante du “sponsorisme” de propagande coïncide avec l’introduction du professionnalisme dans le championnat national, professionnalisme lui-même mis en échec par la culture affairiste qui lui préexistait. Dans ce système, les sponsors paient des dirigeants et des joueurs dont l’enrichissement ne dépend pas de leur performance. Il leur est juste demandé de déplacer les foules et de faire vivre le “patriotisme de tifosi”, parce que le pouvoir n’a pas d’autres moyens de susciter les liesses populaires.

Une politique footballistique se conçoit et se gère ; un football politique s’improvise et se finance.

Source Liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr 

Le Pèlerin

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 08:01

Dilem : “Je suis fier d’être Algérien”

dilem-remise-de-medaille.jpg dilem-la-carricature-du-jour.jpg

la carricature du jour

 

 

 

Notre caricaturiste Ali Dilem a reçu, hier, au cours d’une cérémonie organisée à la résidence de l’ambassadeur de France en Algérie, les insignes de Chevalier des Arts et Lettres, des mains de Noëlle Lenoir, ancienne ministre des Affaires européennes. Après une allocution de l’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, Noëlle Lenoir a retracé le parcours du caricaturiste, apporté les salutations de Plantu, tout en faisant ressortir la causticité et les différentes lectures que l’on peut faire au quotidien des dessins de Dilem. Entouré d’amis, notre dessinateur de presse a été très ému surtout quand il a rendu un hommage sincère à son aîné Slim, qui a tenu à être présent.

Ali a tenu à dédier son prix à tous les journalistes assassinés, notamment Saïd Mekbal avec lequel il a fait ses premières armes dans la presse.

Dans son intervention, la ministre a tenu à souligner la “création intelligente” de Dilem et “le tempérament bien trempé du peuple algérien”. Ces insignes de Chevalier des Arts et Lettres, du quota du ministère des Affaires étrangères français, récompensent les personnes qui contribuent, par leur création, au rayonnement culturel, au niveau mondial. Dilem fait désormais partie de ces intellectuels et il est à ce jour le premier Algérien à en être honoré. D’ailleurs, en recevant les insignes, Dilem a lancé à l’assistance, ému : “Je suis fier d’être Algérien.”

Source Liberté

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 07:55

Djezzy va coûter très cher au contribuable

affaire-djezzy.jpg

 

Le gouvernement algérien veut toujours exercer son droit de préemption sur Djezzy dont le propriétaire OTH est désormais contrôlé par le russe Vimpelcom. Mais personne dans le camp des officiels algériens n’explique la logique économique de cette opération à plusieurs milliards de dollars. Personne, parce qu’il se précise bien, pour les experts,  qu’il s’agit d’un «caprice présidentiel» qui est en train d’enfermer l’Algérie dans une impasse. 

Le ministre algérien des Technologies de l’information et de la Communication (TIC), Moussa Benhamadi, intervenait mercredi dernier à Guadalajara au Mexique devant la conférence de l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Le même jour se discutait à Alger le sort de Djezzy avec le patron de Vimpelcom venu dans le sillage du président russe, Dmitiri Medevedev. Le ministre algérien n’a pas jugé nécessaire de changer son agenda. Un signe clair, le dossier Djezzy est une affaire purement présidentielle. Le point de vue des experts, chargés en sus du secteur des TIC, comme c’est le cas de Moussa Benhamadi, reconnu pour sa parfaite connaissance du business de la téléphonie, n’est pas celui qui prévaut à Alger.

Conséquence, le gouvernement algérien s’est contenté de répéter son point de vue officiel sur la question : pas question que le propriétaire de licence de Djezzy change sans que l’Algérie ne rachète l’actif conformément au droit de préemption qu’elle s’est donné dans toutes les cessions d’actifs étrangers dans le pays. Cependant, le sentiment qui émerge après cette accélération brutale du dossier de la Holding Orascom Telecom passé sous contrôle du second opérateur russe de téléphonie Vimpelcom, est un piège qui vient de se refermer sur le gouvernement algérien. Le patron de Vimpelcom, Alexander Izosimov, a réaffiché le prix de Djezzy, 7,8 milliards de dollars. C’était celui de Naguib Sawiris, jugé irréaliste par les officiels algériens.

«Le rapport de force n’est pas le même face à Vimpelcom»

Le président Bouteflika qui suit très personnellement ce dossier savait-il qu’il se retrouverait face à de nouveaux interlocuteurs embarrassants au sujet du sort de Djezzy ? «A l’évidence non. Le président pensait qu’en faisant tonner son ministre des Finances comme en avril dernier contre le sud-africain MTN, il dissuaderait tout repreneur de OTH d’avancer sans passer d’abord par Alger.

Les Russes n’ont pas eu peur d’acheter d’abord puis de venir négocier ensuite. Dans un timing qui a pris de vitesse l’administration locale. Cela montre qu’ils ont un plan sûr comment traiter le cas Djezzy. Le rapport de force n’est plus le même face à Vimpelcom. La question est donc de savoir si la démarche présidentielle de dévalorisation de Djezzy par les redressements fiscaux et les amendes de la banque d’Algérie peut se poursuivre encore face aux Russes», s’interroge un expert financier algérien, qui a requis l’anonymat.

En effet, la stratégie affichée depuis l’automne dernier par les autorités algériennes est de mettre la pression, sans doute en partie à juste raison, sur les comptes de la filiale algérienne du groupe OTH. Après le redressement fiscal historique de l’automne dernier, assorti d’une amende, culminant à 596,6 millions de dollars, la pression ne s’est pas relâchée en 2010. La direction des grandes entreprises (DGE) vient de notifier un autre redressement de 17 milliards de dinars (230 millions de dollars) sur des exercices suivants, tandis que la Banque d’Algérie exige de OTA, détentrice de Djezzy, une compensation de 193 millions d’euros, sanctionnant, de son point de vue, de fausses déclarations dans les transferts de devises.

Cette démarche de mise sous pression de Djezzy a connu une dramatisation avec l’introduction d’une action dans le pénal contre le PDG de OTA, Thamer El Mahdi, pour infraction à la législation des changes. «Si à la place de Thamer El Mahdi débarque demain un management russe ou international représentant le nouvel actionnaire majoritaire de OTH, la stratégie de harcèlement fiscal et bancaire de Djezzy atteindra vite ses limites. On comprend mieux pourquoi les Algériens ne veulent parler qu’aux Egyptiens sur ce dossier. Ils n’ont pas réfléchi à un plan B. Celui dans lequel les Egyptiens sortent du jeu. Et la vérité, c’est que nous sommes dans ce cas», affirme le même expert.

«Six mois pour faire une offre sur Djezzy, pas sérieux»

Pour une autre source, consultant dans les Télécom, «pourquoi chercher un plan B. Il n’y a jamais eu vraiment de plan A». Au lendemain de la visite de la délégation russe «ma conviction est faite : l’Algérie navigue à vue (…) Nous apprenons que c’est directement le président de la République qui fait stopper le processus d’évaluation de la valeur de Djezzy et que cette opération était conduite par le cabinet algérien Hadj-Ali. Cela ne fait pas très sérieux, car les Egyptiens auraient refusé dans tous les cas l’estimation d’un cabinet algérien et d’ailleurs je me souviens que le ministre des TIC avait annoncé que cette tâche allait être confiée à un grand cabinet international.

Il y a maintenant près de six mois que l’Algérie a affirmé l’exercice du droit de préemption sur Djezzy lorsque le sud-africain MTN s’apprêtait à racheter Orascom  en avril dernier. Et après tout ce temps, il y a juste un processus d’évaluation à l’arrêt. Moi je dis que le gouvernement ne sait pas où il veut aller et que Russes et Egyptiens l’ont parfaitement compris». Le grand retard dans l’esquisse d’une contre-offre algérienne pour le rachat – en fait la nationalisation - de Djezzy était-il voulu ? C’est le point de vue d’une troisième source, ancien responsable de holding publique :

«Le processus d’évaluation était à mon sens un gain de temps. L’objectif était d’amener OTA à considérer qu’il valait mieux céder à un prix bas que de se retrouver à perdre de l’argent avec la licence algérienne. Les rapatriements de dividendes deviennent impossibles, les redressements fiscaux assèchent la trésorerie. Cela peut rapidement devenir un gouffre financier. Mais cette stratégie a échoué, puisqu’il y a tout de même de nouveaux propriétaires auxquels il faudra bien faire une offre d’achat. Je ne sais pas si nos responsables peuvent poursuivre en 2011 la même politique contre Djezzy pour la dévaloriser et cela sans tenir compte du fait qu’ils affectent d’autres intérêts que ceux des Egyptiens, contre lesquels toute cette histoire a commencé.»

Le rachat de Djezzy signifie une exportation massive de devises

Pour bien comprendre l’impasse dans laquelle se retrouve, dans le dossier Djezzy, le président Bouteflika, grand timonier de la réappropriation des actifs étrangers cédés par lui-même en Algérie au début de ses mandats, le parallèle avec l’affaire BP. Le major britannique, en difficulté financière, veut céder des actifs dans le monde dont ceux qu’il détient en Algérie (principalement gisement d’In Salah). C’est à une joint venture avec le russe TNK que BP a proposé ses parts dans l’amont algérien. L’Algérie veut exercer son droit légal de préemption. Côté BP, vendre directement à Sonatrach est plus intéressant ; dans le cas de la joint venture TNK, elle céderait ses actifs à seulement 50%.

Côté algérien, le pays dispose d’un véhicule d’acquisition, Sonatrach bien sûr, qui retrouve une opportunité de consolider ses réserves propres en gaz naturel, un front devenu tendu ces dernières années. Rien de cela dans le dossier de Djezzy, le véhicule pour se rendre acquéreur de la seconde licence de téléphonie mobile n’existe pas. Aucun officiel n’ose dire que ce sera Algérie Télécom. Le  le Fonds national d’investissement (FNI) est sous-capitalisé pour une telle opération. Et quel serait l’intérêt stratégique de devenir majoritaire dans le tour de table sans expertise internationale d’un management adossé à un grand opérateur de téléphonie ?

A Alger, toutes les chancelleries ont bien en tête que ce feuilleton Djezzy a commencé sur une colère présidentielle, largement affichée dans le discours anti-IDE, du 26 juillet 2008 face aux walis. Le premier ministre, Ahmed Ouyahia, toujours très zélé dans ce type de mission, a tenté de donner une rationalité à la nouvelle  phobie présidentielle vis-à-vis d’Orascom, qu’il avait laissé acquérir de grands marchés – y compris en dehors de ses métiers, jusqu’en 2007. Il a sonné la protection de la balance des paiements algérienne menacée par des rapatriements trop importants de dividendes en 2007, la part du lion revenant à OTA.

Le problème est que l’insistance présidentielle pour racheter vaille que vaille Djezzy – pour en faire quoi ? – signifie dans tous les scénarios une exportation de plusieurs milliards de dollars. Qu’en pensent les Algériens ?

Source El Watan El Kadi Ihsane

Le Pèlerin

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 23:53

Humour et réciprocité

FEMME ET RICARD

 Un gars entre dans un supermarché et demande à la caissière:
- Ou sont les Tampax?...

-          La caissière lui dit: ' 3eme rangée à gauche. '

-          Le même gars repasse 15 minutes plus tard devant la même  caissière, avec 3 kilos d'ouate et 2 mètres de cordelette.

-          La caissière éclate de rire et lui dit: ' Je ne pense pas que ce  soit ça que votre femme voulait !... '

-          Le gars lui dit: ' La semaine passée, je lui ai demandé d'aller  acheter des cigarettes et elle est revenue avec un sachet de tabac et des feuilles.

……………

-          - Alors ses tampax, elle va se les rouler !!

 
Le Pèlerin

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 23:22

L'Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT) vient de recenser plus de 200.000 consommateurs de cannabis en Algérie.

drogue algerie-copie-1

La onsommation de la drogue en Algérie a atteint des proportions inquiétantes. La drogue est présente partout en Algérie, aussi bien en milieu urbain que rural. Elle touche toutes les franges de la société. Le milieu scolaire n'est pas épargné, il est aussi de plus en plus touché par ce phénomène.

Des milliers d'écoliers se donnent à la consommation de la drogue, ont souvent révélé des enquêtes établies pas des associations des parents d'élèves.

L'Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT) vient de recenser plus de 200.000 consommateurs de cannabis en Algérie.

Intervenant samedi 10 octobre, lors d'un séminaire régional sur l'application de la loi 04-18 du 25 décembre 2004 relative à la prévention et à la répression de l'usage et du trafic illicites de stupéfiants, le directeur général de l’ONLCDT, M. Abdelmalek Sayeh, a révélé que le cannabis est le stupéfiant le plus consommé dans le pays, notamment par la frange âgée entre 12 et 35 ans.

Selon des statistiques établies par les éléments des services de sécurités, les saisies de drogue en Algérie ont augmenté de 700% en deux ans. Alors qu’elle n’a été que de 12 tonnes en 2007, la quantité de drogue qui a été enregistré en 2009 a atteint les 70 tonnes. M. Sayah ira même jusqu’à révéler il y a quelques semaines que près de 200 tonnes de drogue circulent (en 2010) dans le pays.

C’est dire que le phénomène de la consommation de stupéfiants risque d’être encore plus dramatique.

S'agissant des personnes présentées devant la justice pour des affaires liées à la drogue, M. Sayeh a indiqué qu'entre 16.000 et 22.000 sont jugées annuellement. Il a relevé, en outre, que quelque 7.000 consommateurs de drogue ont bénéficié d'un traitement au niveau des établissements hospitaliers en 2009, soulignant que l'Etat a consacré une enveloppe financière "conséquente" pour lutter contre ce fléau, notamment par la réalisation de 68 centres médicaux pour le traitement et la prise en charge des toxicomanes ainsi que de 185 cellules d'écoute et d'orientation.

Source El Watan Rabah Beldjenna

Le Pèlerin

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 23:17

Algérie - Tlemcen / Gestion des déchets solides urbains - Quel rôle pour la société civile ?

 med-la-ville-de-tlemcen-visoterra-.jpg

J’ai eu l’occasion de me rendre à Tlemcen, récemment ; j’y ai vu une ville propre, préoccupée par la gestion des déchets….

 

Gérer les déchets, c’est développer la conscience civique du citoyen…Et en plus cela peut rapporter des ressources financières à la ville

Je vous livre cet excellent article qui, je l’espère, vous apportera quelques eclaicissement en la matière…

Début de citation

Le professeur Guy Feuer de l'Université de Paris a souligné à ce propos que la société civile se doit d'orienter la population dans l'opération de gestion des déchets.

Dans une communication intitulée «La ville et le développement durable dans les pays en voie de développement», présentée au colloque sur «La gestion et la valorisation des déchets solides urbains dans le cadre du développement durable», ce professeur a insisté sur le respect des règles d'hygiène et des horaires d'enlèvement des ordures en initiant un premier tri des déchets. Il a ajouté, lors de cette rencontre organisée par l’association El-Habbakia et des professeurs de l’université de Tlemcen, que la raison de l'accumulation de ces déchets urbains «est attribuée à plusieurs facteurs, notamment la croissance démographique, l'évolution du niveau de vie et la prolifération de produits qui ne peuvent être réutilisés comme ceux en matière plastique et en papier, surtout dans la ville où la population doit faire preuve de civisme et contribuer à se débarrasser positivement des déchets». Dans sa conférence intitulée «Méthodologie intégrale pour l’élaboration d’un schéma-directeur de gestion des déchets solides urbains», Mora Angel Avila, de la ville de Séville (Espagne), a mis en exergue les techniques et méthodes modernes utilisées, permettant d’éliminer définitive des déchets ménagers et d'éviter, de ce fait, leurs effets négatifs sur la santé et l'environnement en général. Après avoir insisté sur la nécessité de bannir les décharges anarchiques, d'œuvrer à la collecte des ordures par les services compétents et de les entasser dans des décharges mises en place par les autorités publiques, le conférencier a indiqué que certaines techniques modernes telles que l’enfouissement technique exigent le choix d'un site ayant une composante géologique imperméable aux liquides et équipé de matériel adéquat au traitement des déchets. La deuxième méthode consiste, selon cet intervenant, à produire de l'engrais organique, opération biologique par laquelle les déchets organiques sont transformés par des bactéries en sol noir riche en minerais, appelé compostage, qui est un engrais naturel utilisé en agriculture et en horticulture pour renforcer le sol en éléments nutritifs et améliorer la fertilité. La troisième méthode reste l'incinération des déchets par combustion dans des fours spéciaux à une température élevée, a également expliqué le conférencier qui a mis l’accent sur une autre méthode basée sur la récupération des déchets indissolubles, de sorte qu'ils soient recyclés et revalorisés par la technique de réutilisation.

Fin de citation

Source Infosoir RL / APS

Le Pèlerin

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 23:16

«Le Nord est la région la plus exposée aux tremblements de terre. Cela est dû au rapprochement des grands continents.»

seisme.jpg

 

Cette affirmation a été faite par le directeur du Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique. Selon le Docteur Abdelkrim Yelles, le séisme «n’est pas un phénomène aléatoire» en Algérie. «C’est un phénomène qui se produit de façon continue puisque nous enregistrons 60 à 80 microsecousses par mois soit une moyenne de 2 par jour. La plupart ne sont pas ressenties par la population», a-t-il souligné. Selon la cartographie que le Craag est en train d’élaborer, l’ensemble des séismes se produit dans la région Nord de la partie marine à la partie continentale jusqu’à la plateforme saharienne. «La partie côtière tellienne est plus exposée par rapport à la partie des Hauts Plateaux ou l’Atlas saharien», précise le Dr Yelles. Suite à ces résultats de nombreuses années de recherche, le Dr Yelles, qui intervenait ce matin sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale, estime que la sismicité de la région Nord du pays doit être prise en compte dans le développement du pays. «Nous avons des projets de développement et il faut à tout prix intégrer cette notion de risque à tous les niveaux. Il faut une application stricte des règles parasismiques. Il faut également réaliser des études de sol avant la réalisation de tout projet. Elles sont très importantes car la stabilité d’un édifice vient à travers des études de sol en conformité avec la réglementation», a-t-il insisté. Ces études de sol permettront, explique le docteur Yelles, de choisir les matériaux adaptés à la construction dans les zones sismiques. «Dans les zones sismiques (nord), on peut réaliser de grands ouvrages mais il faut juste les adapter aux règles parasismiques. Il faut avoir toute la rigueur nécessaire pour réaliser des ouvrages pareils dans des zones sismiques. Il faut connaître la qualité des sols, paramétrer l’ouvrage par rapport à la force sismique générée dans cette zone, et utiliser les techniques de constructions parasismiques qui permettront de supporter la secousse mais il faut également adapter les matériaux. Il faut que tous les maillons de cette chaîne soient pris en compte», a-t-il recommandé. «Il y a toute une succession d’éléments qui vont nous permettre d’avoir un bâti correct par rapport à une zone qui présente des particularités précises», a-t-il expliqué. L’habitat précaire étant le plus vulnérable aux séismes, le directeur du Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique estime qu’il faut l’«éradiquer car cela participe à la réduction du risque». En outre, le Dr Yelles insiste sur la sensibilisation dans les milieux éducatifs

Source Infosoir Brahim Mahdid

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 23:06

2.11 30 juillet - Vendredi

cherchell-vue-aerinne.jpg

 

Je me suis réveillé à 7h30; je n’avais donc guère dormi…Le premier levé, je suis donc allé cherché les croissants et autres pâtisseries, comme chaque matin, pour le petit déjeuner….Je suis parti chercher la djellaba identique à celle d’Alain que le Vendeur m’avait laissé espérer…mais non il n’en avait plus en stock…Je me rabattais sur une seconde djellaba …encore sans grand enthousiasme….Le problème de l’alarme n’était toujours pas réglé mais persuadé que je ne leur serais pas d’un grand secours je laissais Djamel et Alain. Une heure après ils avaient réglé le problème. Nous avons fait une seconde escapade en fourgon et ce pour la journée au ‘Veau Marin’ (en face à la montagne de ‘La Fontaine du Génie’). Nous nous sommes baignés et avons fait des oursins qui ont permis à Chantal de les goûter quelque peu. En fait votre serviteur ayant perdu ses lunettes de piscine, il laissa à Djamel le soin de cueillir ces délicieuses créatures…Nous nous sommes installés à l’ombre des arbres. Rachid fit cuire des cotes d’agneau ainsi que des merguez le tout accompagné de tchouchouka. Quelques pageots grillés, un peu trop secs à mon goût (sans critique on n’avance pas…) ont accompagné le tout; Il ne manquait que l’anisette…..Tout le monde était là. Cela incluait Zorha et Toufik, ainsi que Boualem, un abonné du ‘Veau Marin‘.Nous sommes rentrés vers 17h30 et je me suis douché comme d’habitude chez Milou après avoir échangé de chaleureux propos avec lui. En entrant j’ai vu de nombreux pétanqueurs..Je n’avais jamais vu autant de pétanqueurs maghrébins auparavant.. Le soir nous avons du nous préparer à nouveau car nous étions invités chez Eddine, le frère à Djamel).  J’avais emmené la caméra et filmait abondamment cette magnifique demeure…Mon estomac résistait mieux; aussi fut ce sans difficulté que j’ai ingurgité tous les délicieux plats proposés. Tout était bon et le Mascara aidant, je voyais la vie en rose.. De ce fait j’étais assez loquace, j’espère ne pas avoir trop fait le pitre…Cela fait du bien de se lâcher ainsi de temps en temps. De toute façon, mes félicitations à la cuisinière et au bâtisseur de cette somptueuse demeure. Nous nous sommes couchés vers 12h30 car tout le monde avait sommeil…Alain n’était pas à son aise car il avait ‘la tourista ’. Je lui proposais quelques médicaments…Feront-ils leur effet ?

 Le Pèlerin

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 23:04

Algérie – pénurie de lait en sachets

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La filière lait en Algérie vit-elle une énième crise ? La question est au centre de toutes les discussions, depuis qu’une certaine tension est ressentie sur le lait en sachet. Chez les professionnels du secteur, on impute cette situation au «déficit» en poudre de lait. L’Office national interprofessionnel du lait (Onil) est de nouveau pointé du doigt.

Les propriétaires des laiteries privées invoquent de nouveau la question de «restriction » en approvisionnement en lait de poudre. Si bien qu’un bon nombre de laiteries de l'ouest, du centre et de l'est du pays auraient épuisé tout leur stock de poudre de lait. Certaines sont même à l'arrêt depuis quelques jours, ce qui a induit vraisemblablement la tension sur le lait en sachet ces jours-ci. Certains opérateurs ne cachent pas leur pessimisme quant au risque de voir le problème s'accentuer à l'avenir si l'approvisionnement ne se fait pas d'une manière régulière. Ces derniers tirent la sonnette d'alarme et estiment que la situation n'a pas changé d'un iota. Un état de fait que le ministère de tutelle rejette. Selon un responsable du département du commerce, «l’Onil dispose de quantités suffisantes de poudre de lait». Ce dernier a rappelé que l’Onil avait décidé en 2008 de réduire de 50 % les quotas accordés à certaines laiteries. Décision qui a ramené certaines laiteries privées à fonctionner au ralenti et d’autres à arrêter la production. L’Onil a importé 145 000 t de poudre de lait en 2008 contre 120 000 t en 2009, soit une baisse de 25 000 t. La facture globale de lait et produits laitiers s’est établie à 862,76 millions de dollars en 2009, contre 1,28 milliard de dollars en 2008, soit une réduction de 32,9%, selon des chiffres officiels. L’instauration d’un système de quotas, souligne-t-on, au profit des producteurs visait essentiellement la réduction des importations massives de la poudre de lait et davantage d’intégration du lait cru dans la production nationale. Au cœur de cette politique, la subvention accordée par l’Etat, évaluée à 12 milliards de dinars en 2009, se répartit à hauteur de 12 DA/litre à l’éleveur, de 5 DA/litre au collecteur, et de 4 DA/litre à l’intégration du lait cru dans la production du lait en sachet subventionné à 25 DA/litre. Les besoins du marché sont estimés à 1,5 milliard de litres. La production de lait cru est passée de 2,23 milliards de litres en 2008 à 2,45 milliards de litres en 2009. De 18% en 2009, soit une production de 400 millions de litres, il est prévu un taux d’intégration du lait cru de 35 % en 2010, soit une production de 550 millions de litres. En 2009, l’Algérie a baissé ses importations de poudre de lait de 40 000 t, soit un gain de près de 100 millions de dollars. Cela dit, la problématique semble aujourd’hui se poser en termes de quantité de lait en poudre. Wait and see.

Source Le Soir d’Algérie Abder Bettache

youcefabder@hotmail.com

Le Pèlerin

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 08:14

Algérie - 10 octobre 1980 - 10 octobre 2010  Il y a 30 ans, le séisme d’El-Asnam

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10 octobre 1980. Ce vendredi restera longtemps inscrit dans la mémoire des Asnamis en souvenir de ce terrible tremblement de terre qui avait ébranlé toute la région de la plaine du Cheliff.

La ville d’El-Asnam a connu deux tremblements de terre majeurs, le premier le 9 septembre 1954, bilan 1 340 morts et 5 000 blessés, et le second le 10 octobre 1980 qui a détruit la ville à 80%. Suite à ce dernier tremblement de terre, la ville reprend le nom de Chlef. Ce récit fait à partir de quelques témoignages de l’époque, rappelle l’ampleur de la catastrophe du séisme meurtrier de 1980 :

Il était 13 h 27 quand une large couche grisâtre, anormale et effrayante qui ne ressemblait pas à un nuage couvrit subitement le ciel de toute la région d’El-Asnam, Chlef aujourd’hui. Un vent violent inhabituel et momentané se leva et on entendit ensuite comme un grand bruit de tonnerre qui a fait vibrer toute la région. C’est alors que chacun réalisa que pour El-Asnam c’était la plus grande catastrophe du siècle. C’était le 10 octobre 1980.

Ce tremblement de terre, d’une magnitude de 7,5 sur l’échelle de Richter, était extrêmement violent et a ravagé la totalité de la région qui comptait alors plus de 150 000 âmes. Le bilan de cette catastrophe fut terrible et lourd : plus de 3 000 victimes, des habitations et des locaux administratifs et commerciaux en ruine, des immeubles effondrés, des cadavres sous les décombres, des milliers de personnes disparues et beaucoup d’autres sans-abri. La tragédie a frappé fort, le séisme était ravageur. De nombreuses familles comptent leurs morts. Et tout ce qui, des années durant, avait été bâti et édifié a été entièrement détruit en un instant. Des familles entières sans abri passèrent des nuits au froid cruel et aux intempéries insupportables et difficiles livrées à une terrible angoisse. Des enfants, des femmes et des personnes âgées étaient exposées à diverses maladies et épidémies. Les moments qui suivirent cette catastrophe furent encore pénibles, ardus, invivables et difficiles à supporter.

El-Asnam, cette charmante petite ville, connaît un sort sombre, noir de souffrance et de deuil, de jour comme de nuit. Personne n’oubliera cependant la formidable entraide nationale et même internationale qui s’en est suivie et qui restera éternellement gravée dans les mémoires. En effet, l’assistance arrivait de partout pour panser les plaies, soulager les douleurs, apporter du réconfort et donner aux populations malheureuses et éprouvées un peu de cette chaleur humaine ô combien indispensable dans pareils moments. Des opérations massives de secours ont été montées pour dégager des décombres les survivants ensevelis et donner éventuellement aux morts une sépulture digne. Après avoir perdu leurs chers parents, leurs proches et la trace même de leurs domiciles carrément rayés de la carte, des enfants, même en bas âge, ont été recueillis en nombre dans des hôpitaux mobiles installés à travers plusieurs sites de la wilaya, déclarée sinistrée par les pouvoirs publics de l’époque. Au fur et à mesure, des camps de toile ont été installés pour les sans-abri dont le nombre était très important, ce qui rendait difficile, voire compliquée et délicate la mission des responsables alors chargés de redresser la situation.

Un plan d’urgence de 1 400 milliards de centimes

L’évolution de Chlef est marquée par une urbanisation formée d’une succession de plans d’urgence entrepris lors de séismes successifs.

Au lendemain de cette catastrophe naturelle, l’Etat a dégagé d’importants moyens financiers pour les premières opérations de secours qui ont permis, quelques mois plus tard, de normaliser les conditions matérielles, psychologiques, sociales des personnes sinistrées. Hélas, lorsque la reconstruction d’El-Asnam-ville a été confiée aux autorités locales, rien ou presque rien n’a été fait dans ce sens. Dès le 10 octobre 1980, le président de la République déclarait devant le monde que la ville d’El-Asnam revivrait et serait reconstruite, annonçant ainsi le plan national d’urgence destiné à liquider les séquelles et les stigmates du séisme et à réhabiliter toute la zone sinistrée. Environ 1 400 milliards de centimes ont été dégagés pour la réalisation de ces opérations. En somme, et schématiquement, le plan d’intervention pour la reconstruction de toute la région s’est développé en trois grandes phases.La première, qui s’étend du 10 octobre 1980 à la fin janvier 1982, a consisté en l’organisation des services, l’évacuation des blessés, l’installation d’une couverture sanitaire ainsi que le recensement et la prise en charge des 20 042 sinistrés vivant sous les tentes.

La deuxième phase, qui a démarré dès la fin janvier 1982, s’est articulée autour de quatre priorités. La première rassemble 21 000 logements ruraux et plus de 20 042 logements préfabriqués urbains, 1 706 classes d’enseignement primaire, 132 cantines scolaires, 41 CEM, 1 024 logements d’accompagnement, 8 lycées, 8 hôpitaux, 47 centres de santé, 18 polycliniques, 3 écoles paramédicales et 9 grandes surfaces commerciales. La deuxième priorité rassemble 74 logements de fonction des P et T, 18 Cfpa, 1 600 magasins de petit commerce de détail, 2 salles de cinéma polyvalentes, 1 unité principale de la Protection civile, 13 postes avancés de la Protection civile et 6 grandes surfaces de stockage. La troisième rassemble un Cfpa à Chlef et un autre à El-Attaf, un Cosp, 5 technicums, un Creps, un lycée, 32 logements d’accompagnement à Ténès et 300 autres à Chlef, un lycée à Miliana et un hôtel de 60 chambres à Chlef. Et, enfin, la quatrième priorité porte sur 22 bureaux de poste avec logements de fonction, 14 agences postales avec logements, 101 classes d’enseignement primaire, 134 logements d’accompagnement, un centre régional de diffusion et de documentation pédagogique généralisée, 12 CEM, 216 logements d’accompagnement, 11 maisons de jeunes, 4 polycliniques urbaines, une brigade de douane à Ténès et 5 centres de santé avec une maternité rurale.

Toujours le préfabriqué !

Malédiction n La ville a connu en 1954 et en 1980 deux tremblements de terre qui ont fait un grand nombre de victimes. A cause de l'association du nom d'El-Asnam avec ces terribles séismes, le nom de la ville fut officiellement modifié pour devenir Chlef en 1981.

Après le séisme qui a frappé la ville en 1984, les autorités ont décidé de changer le nom d’El-Asnam et de le remplacer par Chlef. Ce qui, à l’époque déjà, n’était pas du goût de la majorité des Asnamis. Aujourd’hui, ils souhaitent que leur ville retrouve son nom initial. Selon de nombreux citoyens qui contestent toujours cette appellation, le nom de Chlef n’a pas, pour autant, «porté bonheur à la population de la région» et «le changement de nom n’arrêtera jamais les catastrophes naturelles». Dans le monde entier, «les villes touchées par des tremblements de terre, les inondations ou autres désastres ont gardé leur appellation initiale, à l’exception d’El-Asnam».
Quant au programme de reconstruction de la ville de Chlef, qui a débuté en 1985 dans le cadre d’un plan d’urgence, il n’a été ni clair ni mis en évidence. A ce jour, il n’a pas encore été achevé. Pourtant, il était prévu que durant cette phase toute la ville soit reconstruite en dur et suivant les normes parasismiques internationales. Les habitations en préfabriqué, installées il y a 30 ans, ne répondent plus au minimum de confort et connaissent aujourd’hui de sérieuses dégradations à tous les niveaux, à l’origine de maladies qui affectent leurs occupants.

Aujourd’hui, après des années de souffrance et de misère, les autorités ont enfin décidé de l’éradication de ce genre de constructions. Mais de quelle manière ? La démolition du préfabriqué des infrastructures publiques, établissements scolaires, de formation, sanitaires et autres administrations, sera entièrement prise en charge par l’Etat. Quant aux chalets ou baraques, les solutions quant à leur éradication n’ont pas encore été trouvées.

Les pouvoirs publics avec, à leur tête, le président de la République, lors des visites effectuées à Chlef, ont, en effet, réagi pour une éradication définitive de ces baraques. Malheureusement, l’aide financière, estimée à 700 000 DA, qui a été alors accordée, à titre de prêt, à chacun des occupants de ces «logements» afin de procéder au remplacement du préfabriqué en question par de nouvelles constructions en dur, n’a pas été du goût des sinistrés dont la majorité a totalement rejeté cette formule.

«Sur les 18 000 familles recensées par l’administration compétente comme étant sinistrées occupant toujours des logements en préfabriqué, moins de 3 000 ont donné leur accord pour ladite proposition. Et si cette aide financière est totalement rejetée par la majorité absolue des familles concernées qui demandent plus, c’est parce qu’elle est jugée très insuffisante en comparaison avec les prix excessivement élevés des matériaux de construction. En attendant de trouver d’autres solutions à ce phénomène, chacune des deux parties campe sur ses positions»,annonce-t-on auprès de plusieurs services administratifs.

Les dégâts par les chiffres

Le taux de destruction des édifices et des constructions était de 71% à Chlef, 19% à El-Abadia, 16% à Oued-Fodda, 2% à Sendjas, à El-Karimia, à Boukadir, à Zeboudja, à Aïn-Defla et 1% à Ouled Ben Abdelkader. Le nombre d’édifices détruits était de 212 publics alors entièrement ravagés et 785 partiellement endommagés, 29 747 logements totalement détruits contre 24 609 partiellement touchés, 196 locaux commerciaux à moitié démolis. Quant aux réseaux de communication endommagés, la catastrophe a éventré deux routes nationales qui ont été carrément déplacées de leur topographie. Il s’agit des RN4 et 19. Sans compter les ponts de Oued Cheliff, de Oued Chorfa et de Oued Boukali qui ont été littéralement arrachés de leurs socles.

« Un autre séisme se produira»

Contrairement à certains préfabriqués qui connaissent de sérieuses détériorations à différents niveaux, d’autres sont toujours habitables, bien entretenus et même aménagés par leurs propriétaires qui trouvent que ce genre de logements est parfaitement convenable pour une zone à forte sismicité comme la région de Chlef. «En aucun cas, je ne changerai mon chalet contre une construction en dur. Une baraque ou un chalet, c’est fragile ! Ce sont des constructions qui peuvent être endommagées au fil des années. Mais avec un entretien permanent et un suivi régulier, ça peut tenir longtemps. Il faut juste en prendre soin et réparer les dégradations en temps opportun. En tout cas, un logement en préfabriqué vaut mieux qu’une bâtisse qui me tombe sur la tête en cas de tremblement de terre. J’ai vécu les deux séismes d’El-Asnam, en 1954 et en 1980. Je connais donc l’ampleur de la catastrophe. Et si un autre séisme se produisait ?», s’interroge aâmi Merzoug, un octogénaire qui habite hay Lala-Aouda.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres

Des actes de vandalisme et d’agressions physiques ont fait suite au séisme d’El-Asnam. Vols, cambriolages, viols, violations multiples et en tous genres ont été commis par des bandes de malfrats venues des différentes régions du pays et qui se faisaient passer pour des secouristes. Ces actes odieux ont provoqué une onde de choc parmi la population sinistrée. S’infiltrant parmi les honnêtes et courageux sauveteurs, ils ont trouvé le moyen de faire fortune grâce aux bijoux qu’ils ont carrément arrachés du cou et des mains des femmes mourantes et des cadavres, et ce, en pénétrant dans des demeures en ruine. Le bilan des services de sécurité de l’époque avait permis d’établir une longue liste d’individus qui se prétendaient honnêtes et dignes de confiance et qui ont été surpris en flagrant délit de vol... Aujourd’hui, encore, l’opinion publique continue à condamner ceux, connus de tous, qui se sont embourgeoisés grâce à leurs actes ignominieux qu’ils ont perpétrés il y a exactement 30 ans ! Sans aucune gêne, combien sont-ils à vivre du sang des malheureuses victimes de cette date mémorable du 10 octobre 1980 ?

Source Infosoir A. Hakim

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