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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 23:18

L’Art est il réservé à une élite.. qui a le temps…de voir et d'écouter

 


Un musicien de rue était debout dans l'entrée de la station L'Enfant  Plaza du métro de Washington DC.
Il a commencé à jouer du violon. C'était un matin froid, en janvier dernier. Il a joué durant quarante-cinq minutes.
Pour commencer, la chaconne de la 2e partita de Bach, puis l'Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et de nouveau Bach.
A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur boulot.
Après trois minutes, un homme d'âge mûr a remarqué qu'un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s'est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant.

Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l'argent dans son petit pot.
Quelques minutes plus tard, un quidam s'est appuyé sur le mur d'en face pour l'écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher..Il était clairement en retard.

Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l'a tiré, pressée mais l'enfant s'est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l'a secoué et agrippé brutalement afin que l'enfant reprenne le pas.
Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien. Cette scène s'est répétée plusieurs fois avec d'autres enfants.

Et les 20 parents, sans exception, les ont forcés à bouger.

Durant les trois quarts d'heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l'écouter un temps. Une vingtaine environ lui a donné de l'argent tout en en continuant leur marche.

Il a récolté 32 dollars.

Quand il a eu fini de jouer, personne ne l'a remarqué. Personne n'a applaudi.

Une seule personne l'a reconnu, sur plus de mille personnes.

Personne ne se doutait que ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs musiciens sur terre. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites, avec un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions de dollars !

Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.

C'est une histoire vraie. Joshua Bell jouant incognito dans une station de métro a été organisé par le « Washington Post » dans le cadre d'une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d'action des gens.

Les questions étaient :

• dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons- nous percevoir la beauté ?
• Nous arrêtons-nous pour l'apprécier ?
• Pouvons-nous reconnaître le talent dans un contexte inattendu ?

Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter l'un des
meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d'autres choses exceptionnelles passons-nous ?

 

De la part d’une Correspondante

 

Le Pèlerin

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 23:00

Toulouse au fil des siècles

Antiquité

 Toulouse fait son apparition au IVe siècle avant Jésus Christ (JC).
Peuplée à l’origine par une tribu celte - les Volques Tectosages -, son climat et sa situation géographique privilégiés en font l’alliée de Rome aux IIe et IIIe siècles (Toulouse est alors la 4e cité de l’empire d’Occident), le centre du royaume Wisigoth au Vesiècle ; au VIe siècle, elle est placée sous l’autorité royale de Clovis.

 C’est au IXe siècle que Toulouse connaît vraiment ses premières heures de gloire grâce aux Raymonds, comtes héréditaires qui donneront à Toulouse l’une des institutions les plus célèbres : un chapitre d’administrateurs, les Capitouls, au nombre de 12 représentants élus par les corporations dès 1141.

 Le Moyen-âge : apparition du catharisme

 Au XIe siècle, le catharisme déferle sur le Languedoc
Le catharisme est une hérésie médiévale qui est apparue en Europe vers la fin du XIe siècle. Ce mouvement chrétien et dissident a connu une très forte pénétration dans le sud de la France, en particulier sur les Terres du comte de Toulouse.

 D’une approche dualiste du monde, les cathares séparaient le matériel du spirituel, le mal du bien. Ils se dénommaient bons chrétiens ou bonshommes. Une distinction était opérée entre ceux qui avaient reçu le Consolamentum, sorte d’ordination, et les simples croyants. Un grand nombre de notables toulousains embrassèrent ainsi la nouvelle doctrine religieuse.

 L’implantation de plus en plus conséquente du catharisme dans le Languedoc commençait fortement à faire de l’ombre aux pouvoirs royal et papal. Le Pape Innocent III ordonna ainsi une croisade en 1209 (ou Croisade des Albigeois), à la suite de l’assassinat de Pierre de Castelnau, son légat.
Les croisés, commandés par Simon de Montfort, saccagèrent Béziers, Carcassonne, et, malgré la protection du comte de Toulouse, Raymond VI, les seigneurs naturels de la région furent vaincus à Muret (1213) et à Toulouse (1218).

 L’hérésie cathare sera éliminée à la fin du XIIIe siècle. L’université est créée pendant cette période, dont la mission consiste à former un clergé instruit pouvant rivaliser avec celui de Paris.

Le siècle d’Or

Au XVe siècle s’ouvre le siècle d’or de Toulouse : le pastel est commercialisé dans le monde entier, les riches marchands font construire les fameuses demeures de briques roses.
Avec l’arrivée de l’indigo, la ville voit poindre son déclin au moment où commence une longue période de troubles religieux entre huguenots et catholiques.
Suspectés d’être protestants, les Capitouls sont chassés, l’Eglise domine la ville par ses nombreux établissements religieux (21 couvents, 8 séminaires).

Dès le XIIIe siècle, Toulouse est la première université hors Paris. Capitale intellectuelle de tout premier ordre, Toulouse inaugure la deuxième université de France en 1229. En 1323, 7 riches bourgeois fondent l’académie des Jeux Floraux, la plus ancienne d’Europe.

XVII ème siècle : le canal du Midi

L’idée de joindre les deux mers, l’Océan et la mer Méditerranée, afin d’éviter le détour le long des côtes d’Espagne (3 000 km à parcourir), le détroit de Gibraltar, les tempêtes et les périls d’attaques de Barbaresques, est une idée dans l’air bien avant le règne de Louis XIV.

Qu’il s’agisse de Néron, Charlemagne, François ler, Charles IX ou Henri IV, tous ont émis l’ambition de réaliser cet exploit. Chacun d’eux a demandé d’en faire l’étude et bien des projets ont vu le jour, sans pouvoir assurer la faisabilité de cette jonction.

En 1662, Pierre Paul Riquet, né à Beziers, cherche à amener de l’eau à l’endroit culminant du futur Canal, en un point de partage afin qu’elle s’écoule de part et d’autre, versant méditerranéen et versant atlantique. Sa connaissance de la Montagne Noire et de ses cours d’eau l’amène à imaginer un système d’alimentation basé sur le détournement de l’eau par le captage de plusieurs ruisseaux et rivières.

Commencé en 1667, le Canal du Midi fut achevé et inauguré en 1681. Pierre-Paul Riquet, qui meurt le ler Octobre 1680 à Toulouse, ne verra jamais l’achèvement de son œuvre.

XX ème siecle : naissance de l’aéronautique

Avec la première guerre mondiale, la cité accueille les premières entreprises de l’aéronautique, qui devaient se situer le plus loin possible des frontières avec l’Allemagne : Toulouse avait trouvé l’industrie de son avenir.

Toulouse, pionnière de la découverte du ciel

A la différence d’autres métropoles, Toulouse n’a pas connu la Révolution industrielle du XIXe siècle, ce qui lui a évité les difficultés d’une reconversion. Le premier conflit mondial qui impose de trouver des bases arrière pour fabriquer les avions indispensables à la victoire alliée, avec l’installation de la société Latécoère, puis la création de la société Dewoitine, fixera pour l’histoire les bases d’une aventure pérennisée par l’État aux prises avec la nécessité de rééquilibrer le territoire français.
C’est une aventure jalonnée de hauts faits d’armes, comme ceux de l’Aéropostale et de ses pionniers, de Caravelle dans les années 1960, premier succès sur le marché mondial, sans oublier Concorde.

Ce bijou technologique marquera l’histoire de l’aviation civile. Néanmoins, si la technologie était révolutionnaire, et peut-être pour cette raison, l’accueil du marché sera loin d’être à la hauteur des ambitions. A Toulouse ne seront oubliés ni l’échec commercial, ni les avancées technologiques, ferments du succès d’Airbus Industrie.

Source Bienvenue à Toulouse

Le Pèlerin

 

 

 
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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:39

Tipasa (Douar Khlifa Tayeb) : Les habitants se sentent isolés

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Est-ce la fin du calvaire pour les habitants du douar Khlifa Tayeb, commune de Ahmeur El Ain, wilaya de Tipasa ? Eux qui sont quotidiennement contraints à parcourir, à pied, deux kilomètres pour enfin prendre le bus, seul moyen de locomotion qui les relie au reste du monde.

A priori tout porte à le croire. Du moins, l’espoir que laissent entrevoir les autorités locales en prévoyant d’inscrire un projet de réhabilitation du tronçon routier reliant le douar en question à la cité des Cinq martyrs, endroit où ils empruntent d’habitude le bus pour rejoindre leur chef-lieu de commune. En effet, c’est au milieu de la semaine dernière que les habitants de la ferme Khlifa Tayeb avaient reçu, selon quelques uns d’entre eux, la bonne nouvelle qui leur a été annoncée par le chef de daïra et le maire de leur circonscription. Toutefois, avant d’arriver à cet heureux épilogue, des citoyens dudit douar s’étaient rassemblés, durant la matinée de la même journée, à Tipasa devant la direction du transport de la wilaya pour dénoncer l’inexistence de transports en commun desservant leur localité rurale. N’ayant pas été reçus par les responsables du secteur, et sans pour autant baisser les bras, ils avaient ensuite exposé leurs doléances aux autorités de la commune et de la daïra de Ahmeur El Ain, dont ils dépendent administrativement. Le recours à cette seconde solution a porté apparemment ses fruits, puisque dans un futur proche les travaux de réhabilitation de leur route seront entamés, selon des sources apparemment bien informées.

Le problème dont souffrent les citoyens de Khlifa Tayeb perdure depuis des mois maintenant. Selon un habitant du douar, l’impraticabilité de la route les reliant à la cité des Cinq Martyrs a été et est encore le prétexte des transporteurs pour ne pas assurer des dessertes jusqu’à leur localité. Pire encore, même les élèves sont obligés de parcourir deux kilomètres le matin et autant le soir afin de prendre le bus pour rejoindre leurs établissements scolaires. Cette situation pénalisante est due à la non disponibilité d’un bus de ramassage scolaire.

L’unique moyen qui assurait ce service est actuellement en panne à cause des avaries causées justement par l’état défectueux de la route. Les habitants du douar souhaitent que ce problème soit définitivement réglé, d’autant plus qu’à mesure qu’on s’approche de la période hivernale, ils craignent pour leurs enfants à faire, au cas où la situation demeure telle quelle, quotidiennement un long trajet à pied, surtout le soir. Cet état des lieux participe également à l’enclavement de la région et à l’isolement des citoyens surtout en hiver lorsque les conditions climatiques deviennent rigoureuses. En attendant, ils se résignent à leur sort avec l’espoir d’un lendemain meilleur.

Source Horizons Amirouche Lebbal

Le Pèlerin

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:32

Algérie - L'euro flambe sur le marché parallèle

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Après une brève accalmie qui a duré le temps d'une année, l'euro repart à la hausse et ranime du coup le marché parallèle des devises.

La monnaie européenne a désormais atteint la barre symbolique des 130 dinars l'unité. Une première depuis l'instauration de l'euro comme unique monnaie en Europe. Il faut ainsi près de 130 dinars (129,5 dinars pour être plus précis) pour acheter un seul euro sur le marché parallèle, contre 100,37 DA sur le marché officiel. Le prix d'achat de l'euro, qui était il y a quelques jours, fixé à 126,5 DA a soudainement sauté à 129,5 DA, voire à 130 DA, durant la semaine dernière. La cause de cette nouvelle hausse de la monnaie européenne est l'approche de la saison du Hadj 2010. Les cambistes expliquent cette envolée spectaculaire de l'euro par la hausse de la demande conjuguée à un tarissement des transferts des devises des ressortissants algériens résidant à l'étranger. Les ressortissants algériens résidant en Europe et particulièrement en France, avaient l'habitude d'alimenter régulièrement le marché des devises en Algérie. Nos émigrés recourent rarement aux banques pour transférer leurs argents. Ils préfèrent le marché parallèle pour convertir à un meilleur prix leur argent. Les transferts en devises commencent à souffrir des affres de la récession économique mondiale. Il est ainsi difficile, voire impossible pour nos ressortissants de faire des épargnes dans ces conditions de crise. L'autre facteur de cette envolée historique de l'euro sur le marché parallèle est la hausse des transferts illégaux de devises. Nombreux investisseurs étrangers, acculés par les mesures prises dans le cadre des trois dernières lois de finances, recourent au marché noir pour échanger leurs dinars en euros avant de les transférer illégalement vers l'étranger. Il y a aussi la présence, de plus en plus, importante de travailleurs étrangers, notamment asiatiques. Ces derniers sont généralement rémunérés en dinars. Et pour envoyer des devises à leurs familles restées dans leur pays d'origine, ils reconvertissent les dinars en euros au marché parallèle, loin de tout contrôle de l'Etat. Cette bulle spéculative qui secoue le marché noir de devises n'a pas épargné les autres monnaies à l'exemple du dollar américain, le dinar tunisien et le riyal saoudien. La monnaie saoudienne est proposée à la vente à 203,20 dinars pour un seul riyal, dans les banques publiques, contre 191,50 DA pour l'achat.

Les spéculateurs ont ainsi réussi à imposer leur dictat sur le marché informel de devises. Des milliards de dinars sont convertis à bas prix au vu et au su de tous dans la rue comme au square Port Saïd dans la capitale ou près du consulat d'Espagne à Oran, dans des restaurants ou dans des locaux connus pour cette activité à M'dina Jdida. Les transactions se font à toute heure de la journée sans que ces spéculateurs ne soient inquiétés.

Source Le Quotidien d’Oran S.M.

Le Pèlerin

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:28

“Le secteur du tourisme est malade”

le petit fute

 

Lors d’une conférence tenue jeudi à Ghardaïa, regroupant tous les opérateurs du secteur du tourisme, publics et privés de 9 wilayas du Sud (Tamanrasset, Ouargla, Illizi, Adrar, Béchar, Biskra, Tindouf, Laghouat et Ghardaïa), le ministre du Tourisme, a fait un constat alarmant du secteur, affirmant que “celui-ci est malade”, nécessitant de ce fait “une opération chirurgicale  de toute urgence.”

Préconisant de mobiliser toutes les énergies pour faire redémarrer cette activité touristique, créatrice d’emplois et de richesses, il insistera toutefois sur la nécessité d’évaluer d’abord le niveau de préparation de la saison touristique qui vient d’être entamée.

C’était d’ailleurs l’occasion pour le ministre de déclarer officiellement ouverte la saison touristique saharienne pour l’année 2010/2011. Affirmant que l’État a mis tous les moyens pour permettre le redécollage de cette activité, notamment le tourisme saharien avec toutes ses spécificités qui attirent les touristes à haut revenu, mettant en avant la cagnotte de 2 milliards de DA dégagée par le Trésor public pour la réhabilitation de 9 hôtels dans le Sud et la création de 6 villages touristiques sahariens. Une étude approfondie est en cours pour revoir tous les circuits touristiques, notamment ceux à fort rapport, tels la boucle de la Saoura, le T’kout, les balcons de Rhoufi… Par ailleurs , M. Mimoune est persuadé que “pour cibler d’autres marchés porteurs, il y a lieu d’être impérativement présent dans toutes les foires et salons internationaux traitant du tourisme”, ajoutant que “la présence seule n’est pas suffisante, il y a lieu d’être agressif sur le marché international par des opérations marketing de haut niveau”.

À cette occasion, celui-ci annoncera la tenue du Salon international du tourisme à Alger les 8, 9 et 10 décembre 2010. C’est une occasion, selon lui, de valoriser le tourisme national, notamment par la tenue d’une journée d’étude sur le tourisme national et dégager ainsi une réflexion sur les voies et moyens à même d’inciter les nationaux, autant que faire se peut, de passer leurs vacances en Algérie. L’Office national du tourisme (ONT), recevra tous les outils règlementaires pour atteindre ses objectifs, qui seront d’ailleurs précisés dans un plan de développement du tourisme national en cours de confection.

Une rencontre à huis clos s’est ensuite déroulée dans une salle annexe entre le ministre et les opérateurs privés, où il a surtout été question, selon quelques indiscrétions, des nouvelles dispositions en matière d’agrément pour les agences de voyages dont beaucoup redoutent de mettre la clé sous le paillasson. Une visite l’après-midi à l’hôtel Rostémides, débaptisé depuis peu en hôtel M’zab, fermé depuis plus de trois ans après sa restauration pour plus de 52 milliards de centimes, a mis le ministre en rogne, tonnant qu’“il est inadmissible de laisser un bijou pareil en état d’abandon, accentuant ainsi chaque jour davantage sa dégradation”. Chaque partie rejetant sa responsabilité dans cet état de fait généré par une question de réserves non levées, le ministre a ordonné l’envoi dans la semaine d’une commission pour tirer au clair les réelles raisons ayant conduit à cette situation.

Ce fut ensuite le tour du nouveau siège de la direction du tourisme de Ghardaïa à être inauguré avant de visiter le complexe de l’artisanat englobant le centre d’estampillage, le musée de l’artisanat et la maison des artisans. En fin d’après-midi, le ministre s’est rendu dans la daïra de Zelfana, connue pour les vertus thérapeutiques de ses eaux thermales où il a visité deux centres publics de thermalisme, à l’état de dégradation avancé. Il a donné des instructions à l’effet de faire en sorte que ces établissements reprennent des couleurs ou, qu’à la limite, ils soient rétrocédés à l’entreprise de gestion touristique de Ghardaïa.

Source Liberté L. Kachemad

Le Pèlerin

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:25

Le match à ne pas perdre !

Abdelhak Benchikha

 

C’est aujourd’hui dimanche aux environs de 16h50 que nous connaîtrons le premier résultat du nouveau sélectionneur national  à la tête des Verts, Abdelhak Benchikha. C’est à ce même horaire aussi que nous saurons à Bangui si l’équipe nationale a retrouvé son punch ou pas à l’issue d’une rencontre qui s’annonce décisive, cruciale ou plus qu’importante face à la République centrafricaine pour le compte de la seconde journée des éliminatoires de la CAN 2012.

En effet, le stade de 20 000 places de Bangui accueillera cet après-midi à partir de 15h la rencontre entre Centrafricains et Algériens, ex aequo dans leur groupe D pour les qualifications à la prochaine CAN coorganisée par le Gabon et la Guinée équatoriale. Une tâche difficile attend nos Verts pour la course au fameux sésame surtout après le semi-échec de la première journée face à la Tanzanie à Blida. Pour cet après midi, la tâche des coéquipiers du solide Madjid Bougherra sera difficile pour plusieurs raisons. La première, c’est le changement d’homme à la tête de la barre technique avec le remplacement du “cheikh” Rabah Saâdane par le “général” Abdelhak Benchikha. Le nouvel homme fort des Verts espère marquer de son empreinte son ère surtout après une période faste avec Saâdane et une qualification historique en Coupe du monde. Seconde raison, la blessure de plusieurs éléments-clés du groupe vert. En effet, pas moins de cinq joueurs et non des moindres, à l’image de Ziani, Matmour, Chadli, Boudebouz ou Guedioura ont déclaré forfait pour cette rencontre. Une situation qui a mis dans l’embarras le nouveau sélectionneur qui a dû appeler en renfort les deux milieux de terrain de l’ESS, Khaled Lemmouchia et Lazhar Hadj-Aïssa. Avec le forfait de tous ces joueurs, le nouveau plan de bataille sera changé et Benchikha pense déjà à remanier son effectif pour battre la Centrafrique et son entraîneur français, Accorsi.
Troisième raison qui pourrait compliquer la tâche des Verts, la météo à Bangui et le taux d’humidité très élevé dans la capitale centrafricaine. Vu que le match se jouera à 15h, les coéquipiers de Medhi Lacen souffriront certainement de la chaleur et de l’humidité. Un scénario qui nous rappelle le premier match des Verts lors de la CAN angolaise et la débacle face au Malawi (0-3).

Espérons, cette fois-ci, que le défi sera relevé par nos capés afin qu’ils puissent revenir au classement général et ainsi se rapprocher une fois de plus du billet qualificatif pour la prochaine CAN même si l’adversaire d’aujourd’hui demeure des plus inconnus. L’Algérie n’a jamais joué face à la République centrafricaine et la seule rencontre entre des représentants des deux pays à Bangui a été jouée en 1994 entre le MCO et un club centrafricain pour le compte de la Coupe d’Afrique des clubs. Un match qui s’est soldé par la victoire des Hamraoua sur un doublé de Hafid Tasfaout, actuel manager des Verts. L’ancien goleador des Verts sera-t-il le porte-bonheur de la sélection qui veut refaire le coup de la Zambie ?

Source Liberté Seddiki A. Moez

Le Pèlerin

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:18

Algérie – Dossier Djezzy - Vimpelcom menace le gouvernement algérien de poursuites judiciaires

Djezzy.jpg

Les Russes de Vimpelcom ont menacé samedi le 09 octobre l’Algérie de poursuites judiciaires si celle-ci décidait de nationaliser Djezzy.

Le rebondissement dans cette affaire est intervenu 48 heures après que Vimpelcom ait exigé pas moins de 8 milliards de dollars pour céder Djezzy au gouvernement algérien.

Le patron de Vimpelcom, Alexander Izosimov, a déclaré au Financial Times qu'il pourrait recourir à une action en justice si le prix offert par l’Algérie pour le rachat de Djezzy reste « insuffisant ».

«Si le gouvernement algérien effectue des mouvements ou extrait des actifs – nationaliser et autres –, nous essayerons de défendre nos intérêts», a-t-il encore précisé.

Le géant russe, nouveau propriétaire d’Orascom Telecom, a fixé mercredi dernier à 7,8 milliards de dollars le prix de vente de Djezzy.

"Nous sommes tout à fait ouverts à une vente si l'acquisition se fait à un prix normal, si cela se fait pour un prix équitable", a déclaré dans ce sens le patron du géant russo-norvégien Vimpelcom, Alexander Izosimov.

Le prix équitable, a-t-il dit, "se situe quelque part aux alentours de 8 milliards de dollars".

"C'est 7,8 milliards de dollars", précisément, a-t-il ajouté, selon l'AFP, en marge des entretiens d'hommes d'affaires russes avec les Algériens dans le cadre du forum russo-algérien organisé à l'occasion de la visite d'une journée du président russe Dmitri Medvedev à Alger.

Mais l'Etat Algérien avait refusé de payer une telle somme estimant que Djezzy ne valait pas plus de 3 milliards de Dollars.

Source El Watan Rabah Beldjenna

Le Pèlerin

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:12

Algérie - Une conférence internationale à Tamanrasset et un salon à Alger : L’avenir dans les énergies renouvelables

centrale photovoltaique

 

Deux événements importants sur le thème des énergies renouvelables, rien que pour le mois d’octobre, cela confirme indubitablement la volonté du gouvernement-qui a arrêté un programme avec des objectifs clairs dans ce sens-de maîtriser ce secteur.

Il y a, outre le salon international de maîtrise des énergies renouvelables qui se tiendra demain à Alger avec le soutien de l’Aprue (Agence nationale de rationalisation et de maîtrise de l’énergie), une conférence internationale à Tamanrasset  sur le même thème avec la  participation de nombreux experts algériens et étrangers.

Des interventions des organismes en charge du développement des énergies renouvelables sont au menu. Le programme, en lui-même, affiche des débats intéressants avec les représentants de l’Agence nationale des changements climatiques, la Société algérienne New Energy qui a plusieurs projets dans ce domaine, les centres de recherche et laboratoires impliqués dans la fabrication de silicium, la Fondation nationale du Tassili ainsi que les privés (Cevital) qui se sont lancés dans la production de l’énergie solaire.

Un  potentiel aussi important dans le domaine des énergies renouvelables a poussé les pays du Maghreb à se lancer dans des programmes de développement des énergies nouvelles. Ainsi l’Algérie projette d’investir 317 millions d’euros  pour la période 2017. Une production de 18 000 mégawatts sera destinée au marché local et 6 000 MW pour l’exportation. La part des énergies alternatives dans le bilan électrique national sera de 6% à l’horizon 2017 et de 25% en 2050. L’entreprise Sonelgaz, qui vient de reprendre son unité éclairage de Rouïba, lui a assigné un plan de charges visant à la construction de panneaux solaires à partir de fin 2012. La société publique a engagé un programme d’électrification des zones du Grand Sud algérien par des systèmes photovoltaïques, de près de 10 millions d’euros.

L’expert arabe des questions énergétiques, Nicolas Sarkis, qui a prédit que les pays pétroliers allaient devenir des « exportateurs de l’énergie solaire après le pétrole», a cité onze projets soutenus financièrement par la Banque mondiale (5,5 milliards de dollars) et qui seront réalisés dans cinq pays dont l’Algérie, l’Egypte, le Maroc, la Tunisie et la Jordanie.

M. Sarkis note que le Maroc est décrit comme le pays « le plus ambitieux dans ce domaine » avec  une enveloppe de 9 milliards de dollars. Son objectif, l’installation d’une capacité de 2 GW à l’horizon 2020, soit 14% du total de la capacité de génération électrique du pays à cette date. Cinq  sites ont été retenus pour la réalisation de ce programme, le premier à être opérationnel en 2015. Quant à la Tunisie, et selon une étude de l’Oxford Group, ce pays a pu lancer « un programme de 2,5 milliards d’euros afin de réduire sa dépendance à l’égard de l’énergie provenant des hydrocarbures ». « 40 projets d’énergie renouvelable seront financés par l’Etat, tout en subventionnant les panneaux solaires, de façon à réduire le coût et encourager les citoyens et les entreprises à en installer».

La Tunisie espère ainsi « réduire de 22% la demande pour les sources d’énergie conventionnelles tout en baissant de 1,5 million de tonnes par année les émissions de carbone, d’ici 2016 », ajoute l’étude du cabinet londonien.

L’enjeu des énergies renouvelables n’est plus à démontrer, outre l’aspect environnemental, il y a  par la même occasion des perspectives d’exportation du solaire vers l’Europe. Pour rappel, le programme du consortium allemand Desertec  dont la production débuterait en 2020, veut assurer « 15% de ses besoins en électricité de la région d’ici 2050».

ource Horizons K. Daghefli

Le Pèlerin

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 08:59

La mondialisation est un sport collectif pour lequel l'Algérie ne semble vraisemblablement pas préparée.

algerie - conseil des ministres

L'exemple du  feuilleton algéro-égyptien sur l'opérateur des Telecoms Djezzy est édifiant à plus d'un titre. On est là, en effet, en plein dans ce qu'il est convenu de désigner comme l'archétype de la mondialisation de l'économie. Le capital n'ayant plus de frontières nationales, il se ballade entre les propriétaires de divers pays en passant, par exemple, des mains d'un groupe égyptien à celles d'un russe par le moyen d'une fusion-acquisition sans que les Etats ne puissent jamais les en empêcher.

Ainsi, cette forme de financiarisation de l'économie, qui survole même la souveraineté des Etats, et parfois même par le truchement de certains artifices juridiques, vient de mettre à rude épreuve l'ouverture de notre marché à la participation étrangère. Et c'est à ce prix que l'Algérie découvre à ses dépens justement l'immensité de son impréparation à la mondialisation. L'équipe dirigeante s'est soudainement rendue compte qu'elle s'est fourvoyée dans un élan d'ouverture sans s'être jamais cuirassée contre certains risques encourus sur la sécurité du capital.

Le cas de la cession de la cimenterie Orascom au français Lafarge est un précédent qui ne semble pas avoir donné toutes les leçons au gouvernement algérien. Car la question, aujourd'hui, est de mesurer toute l'efficacité des dernières mesures adoptées par l'Exécutif, notamment le droit de préemption sur «la transhumance» du capital des sociétés étrangères détenu en Algérie, pour empêcher que ce genre de «migration» échappe à toute volonté de l'Etat et se prémunir ainsi contre d'éventuelles mauvaises surprises.

En tout cas, il apparaît nettement que l'affaire Djezzy va montrer la difficulté de l'Etat algérien nouvellement converti au libéralisme à maîtriser les dossiers d'investissement internationaux en ce qu'elle révèle parfois toute leur impuissance dans le maquis du droit international. En un mot comme en mille, il s'agit aujourd'hui de savoir jusqu'où pourra s'étendre la compétence du droit national, afin de ramener Djezzy dans le giron étatique, et à partir de quel seuil les engagements des contractants doivent solliciter un arbitrage international en vue d'une solution ?

Cette situation, en réalité, est le fruit d'une incompétence avérée chez les dirigeants algériens à prévoir ce genre de litiges. Voilà encore une fois un cas d'exemple qui laisse remonter en surface les tares d'une gestion sans partage des affaires les plus importantes du pays. Car s'il est un grief à faire aujourd'hui à nos dirigeants sur la déconfiture dans la conduite des affaires économiques de la nation, c'est d'abord d'avoir l'outrecuidance de pouvoir gérer en solo, sans l'accomplissement des pratiques démocratiques.

Source El Watan Ali Benyahia

Le Pèlerin

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 08:49

La 2e édition des Andaloussiate de Koléa aura été un événement d’une grande mélomanie maghrébine

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La soirée de clôture s’est achevée très tard dans la nuit, aux premières heures de la journée d’hier (samedi, ndlr).

L’amphithéâtre de l’Ecole nationale des impôts (ENI) de Koléa aura vibré depuis 21h jusqu’à 1h du matin aux rythmes fous de l’andalou et du haouzi.En dépit d’une chaleur étouffante qui régnait à l’intérieur de la grande salle de conférences de l’ENI, les mélomanes se sont entassés pour assister à la clôture de la 2e édition de KoléAndalouse. Un tour de chauffe a été entamé par l’orchestre de Dar El Gharnatia de Koléa dirigé magistralement par le chef et violoniste Saoudi Med Chérif. L’orchestre composé de 22 musiciens et 16 musiciennes ont interprété, sous la direction du maestro durant 50 minutes, la nouba Zemzoum dans la 1re partie de leur récital et l’autre partie a été consacrée aux airs musicaux aâroubi et haouzi.

La jeune artiste Hadji Chahrazed s’est révélée un autre rossignol qui vient de surgir de cet ensemble de musiciens, qui ne cesse d’étonner par son sérieux et sa rigueur dans la recherche du patrimoine andalou. Vêtus de leur traditionnelle tenue marocaine, les virtuoses de l’orchestre «Chabab Al Andalous de Rabat » font leur apparition sur scène pour nous interpréter un échantillon de la musique andalouse sous la direction de Mohamed Amine Debbi, avec son tar. C’est un artiste connu auprès du public de Koléa. Tour à tour, les artistes marocains ont offert des istikhbarates avec la  derbouka, violoncelle, aoûd et violon, pour préparer l’assistance, à l’entrée sur scène du mounchad Sidi Mohamed Hadj Badjdoub. Celui-ci a aussitôt entamé son tour de chant dans un rythme soutenu.

Assis sur sa chaise,  il s’est rapidement imposé sur scène. Une voix très claire et tonique, utilisant ses mains et les agitant aux rythmes de la musique. Il n’a pas mis beaucoup de temps pour réagir «aux ordres» et exécuter les chansons du mounchad. Petits gestes amicaux, sourires furtifs, beaucoup de temps pour saoûler l’assistance.

Le public s’est transformé en un chœur pour lancer au public par cet homme du haut de ses 70 ans. Plus fascinant  encore, son souffle et ses cordes vocales répondaient à chacune des notes musicales produites par les artistes marocains, pour maintenir le tempo, même quand le ténor improvise quelques mots de Ammi Slimane Annani, pour les interpréter en chanson et les dédier à Dar El Gharnatia. Sidi Mohamed Hadj Badjdoub chantait l’amour, la beauté, l’amitié, la paix, la solidarité, les beaux rêves et les larmes d’une séparation entre deux personnes amies.

L’assistance est déjà «ivre», emballée par la résonance des mots chantés par le ténor marocain. Il est déjà minuit. L’amphithéâtre ne désemplit pas. La cerise sur le gâteau, pour cette mémorable soirée, est indéniablement la montée sur scène, pas du tout programmée, du maître incontesté Hadj Ahmed Piro (80 ans), très connu sur la scène mondiale de la musique andalouse. Ce Marocain ami de l’Algérie depuis des lustres, tenant dans sa main sa mandoline, en duo avec Hadj Mohamed Badjdoub a fait un tabac.

Maestro Hadj Badjdoub

Les youyous de femmes fusaient et les applaudissements de l’assistance ne cessaient de chauffer l’ambiance, jusqu’à pousser des hommes à investir le pied de la scène, pour abandonner leurs corps aux rythmes fous imposés par les 2 maîtres ; accompagnés faut-il le souligner par les artistes algériens et marocains ; chacun dans sa tenue traditionnelle, qui se sont fondus pour constituer un orchestre inédit pour la clôture de cette 2e édition de koléAndalous. Maître Hadj Ahmed Piro et son compatriote Hadj Badjdoub avaient réussi à faire tanguer femmes et hommes dans les airs purs de la musique andalouse, d’autant plus que le public s’est amusé à chanter en chœur le récital durant ces moments de rêve.

Le rythme musical et les refrains proposés par les 2 maestros montaient crescendo, entraînant une partie des hommes (Marocains et Algériens) à entrer en transe sous l’effet de la magie des 2 grands artistes. L’association Dar El Gharnatia, à commencer par son président Kherrous Boualem et ses proches collaborateurs arborent des mines de satisfaction à la suite du succès retentissant de leur 2e  koléAndalouse. Il n’en demeure pas moins que s’il y a un heureux plus que les autres au sein de toute cette marée humaine, c’est bien l’Algérien de Fouka, Ali Ouameur, un architecte qui vit à Casablanca depuis 18 ans. Il est l’initiateur de ce rapprochement entre les peuples marocains et algériens à travers la culture, particulièrement par le biais de la musique andalouse, qui continue à démolir et éliminer, tel un jeu d’échecs, les entraves qui se dressent dans le rapprochement entre les familles algériennes et marocaines. 

Depuis les planches de la scène, au milieu des artistes, il s’est contenté de balayer de son regard cette folle atmosphère qui a marqué la fin de la soirée et l’ambiance créée par les grappes humaines mixtes, algéro-marocaines, qui se sont vite constituées après le baisser de rideau. Un pari réussi pour les responsables des associations culturelles. Pour l’anecdote, le docteur Abdellah Chérif Ouazani, président de la fondation Moulay Abdellah Chérif, pour les études et les recherches scientifiques est arrivé le vendredi en provenance de Casablanca. Il avait reporté volontairement  sa participation à la conférence internationale relative au soufisme, comme support de communication et d’initiative entre les différentes religions et les civilisations, qui devait avoir lieu le jour même à Genève (Suisse). Il voulait être présent à Koléa et participer au bonheur des artistes des 2 pays. Un geste hautement apprécié par ses amis de Dar El Ghanatia de Koléa et le public présent.

La soirée de clôture s’est achevée très tard dans la nuit, aux premières heures de la journée d’hier (samedi, ndlr).

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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