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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:18

Algérie – Dossier Djezzy - Vimpelcom menace le gouvernement algérien de poursuites judiciaires

Djezzy.jpg

Les Russes de Vimpelcom ont menacé samedi le 09 octobre l’Algérie de poursuites judiciaires si celle-ci décidait de nationaliser Djezzy.

Le rebondissement dans cette affaire est intervenu 48 heures après que Vimpelcom ait exigé pas moins de 8 milliards de dollars pour céder Djezzy au gouvernement algérien.

Le patron de Vimpelcom, Alexander Izosimov, a déclaré au Financial Times qu'il pourrait recourir à une action en justice si le prix offert par l’Algérie pour le rachat de Djezzy reste « insuffisant ».

«Si le gouvernement algérien effectue des mouvements ou extrait des actifs – nationaliser et autres –, nous essayerons de défendre nos intérêts», a-t-il encore précisé.

Le géant russe, nouveau propriétaire d’Orascom Telecom, a fixé mercredi dernier à 7,8 milliards de dollars le prix de vente de Djezzy.

"Nous sommes tout à fait ouverts à une vente si l'acquisition se fait à un prix normal, si cela se fait pour un prix équitable", a déclaré dans ce sens le patron du géant russo-norvégien Vimpelcom, Alexander Izosimov.

Le prix équitable, a-t-il dit, "se situe quelque part aux alentours de 8 milliards de dollars".

"C'est 7,8 milliards de dollars", précisément, a-t-il ajouté, selon l'AFP, en marge des entretiens d'hommes d'affaires russes avec les Algériens dans le cadre du forum russo-algérien organisé à l'occasion de la visite d'une journée du président russe Dmitri Medvedev à Alger.

Mais l'Etat Algérien avait refusé de payer une telle somme estimant que Djezzy ne valait pas plus de 3 milliards de Dollars.

Source El Watan Rabah Beldjenna

Le Pèlerin

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:12

Algérie - Une conférence internationale à Tamanrasset et un salon à Alger : L’avenir dans les énergies renouvelables

centrale photovoltaique

 

Deux événements importants sur le thème des énergies renouvelables, rien que pour le mois d’octobre, cela confirme indubitablement la volonté du gouvernement-qui a arrêté un programme avec des objectifs clairs dans ce sens-de maîtriser ce secteur.

Il y a, outre le salon international de maîtrise des énergies renouvelables qui se tiendra demain à Alger avec le soutien de l’Aprue (Agence nationale de rationalisation et de maîtrise de l’énergie), une conférence internationale à Tamanrasset  sur le même thème avec la  participation de nombreux experts algériens et étrangers.

Des interventions des organismes en charge du développement des énergies renouvelables sont au menu. Le programme, en lui-même, affiche des débats intéressants avec les représentants de l’Agence nationale des changements climatiques, la Société algérienne New Energy qui a plusieurs projets dans ce domaine, les centres de recherche et laboratoires impliqués dans la fabrication de silicium, la Fondation nationale du Tassili ainsi que les privés (Cevital) qui se sont lancés dans la production de l’énergie solaire.

Un  potentiel aussi important dans le domaine des énergies renouvelables a poussé les pays du Maghreb à se lancer dans des programmes de développement des énergies nouvelles. Ainsi l’Algérie projette d’investir 317 millions d’euros  pour la période 2017. Une production de 18 000 mégawatts sera destinée au marché local et 6 000 MW pour l’exportation. La part des énergies alternatives dans le bilan électrique national sera de 6% à l’horizon 2017 et de 25% en 2050. L’entreprise Sonelgaz, qui vient de reprendre son unité éclairage de Rouïba, lui a assigné un plan de charges visant à la construction de panneaux solaires à partir de fin 2012. La société publique a engagé un programme d’électrification des zones du Grand Sud algérien par des systèmes photovoltaïques, de près de 10 millions d’euros.

L’expert arabe des questions énergétiques, Nicolas Sarkis, qui a prédit que les pays pétroliers allaient devenir des « exportateurs de l’énergie solaire après le pétrole», a cité onze projets soutenus financièrement par la Banque mondiale (5,5 milliards de dollars) et qui seront réalisés dans cinq pays dont l’Algérie, l’Egypte, le Maroc, la Tunisie et la Jordanie.

M. Sarkis note que le Maroc est décrit comme le pays « le plus ambitieux dans ce domaine » avec  une enveloppe de 9 milliards de dollars. Son objectif, l’installation d’une capacité de 2 GW à l’horizon 2020, soit 14% du total de la capacité de génération électrique du pays à cette date. Cinq  sites ont été retenus pour la réalisation de ce programme, le premier à être opérationnel en 2015. Quant à la Tunisie, et selon une étude de l’Oxford Group, ce pays a pu lancer « un programme de 2,5 milliards d’euros afin de réduire sa dépendance à l’égard de l’énergie provenant des hydrocarbures ». « 40 projets d’énergie renouvelable seront financés par l’Etat, tout en subventionnant les panneaux solaires, de façon à réduire le coût et encourager les citoyens et les entreprises à en installer».

La Tunisie espère ainsi « réduire de 22% la demande pour les sources d’énergie conventionnelles tout en baissant de 1,5 million de tonnes par année les émissions de carbone, d’ici 2016 », ajoute l’étude du cabinet londonien.

L’enjeu des énergies renouvelables n’est plus à démontrer, outre l’aspect environnemental, il y a  par la même occasion des perspectives d’exportation du solaire vers l’Europe. Pour rappel, le programme du consortium allemand Desertec  dont la production débuterait en 2020, veut assurer « 15% de ses besoins en électricité de la région d’ici 2050».

ource Horizons K. Daghefli

Le Pèlerin

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 08:59

La mondialisation est un sport collectif pour lequel l'Algérie ne semble vraisemblablement pas préparée.

algerie - conseil des ministres

L'exemple du  feuilleton algéro-égyptien sur l'opérateur des Telecoms Djezzy est édifiant à plus d'un titre. On est là, en effet, en plein dans ce qu'il est convenu de désigner comme l'archétype de la mondialisation de l'économie. Le capital n'ayant plus de frontières nationales, il se ballade entre les propriétaires de divers pays en passant, par exemple, des mains d'un groupe égyptien à celles d'un russe par le moyen d'une fusion-acquisition sans que les Etats ne puissent jamais les en empêcher.

Ainsi, cette forme de financiarisation de l'économie, qui survole même la souveraineté des Etats, et parfois même par le truchement de certains artifices juridiques, vient de mettre à rude épreuve l'ouverture de notre marché à la participation étrangère. Et c'est à ce prix que l'Algérie découvre à ses dépens justement l'immensité de son impréparation à la mondialisation. L'équipe dirigeante s'est soudainement rendue compte qu'elle s'est fourvoyée dans un élan d'ouverture sans s'être jamais cuirassée contre certains risques encourus sur la sécurité du capital.

Le cas de la cession de la cimenterie Orascom au français Lafarge est un précédent qui ne semble pas avoir donné toutes les leçons au gouvernement algérien. Car la question, aujourd'hui, est de mesurer toute l'efficacité des dernières mesures adoptées par l'Exécutif, notamment le droit de préemption sur «la transhumance» du capital des sociétés étrangères détenu en Algérie, pour empêcher que ce genre de «migration» échappe à toute volonté de l'Etat et se prémunir ainsi contre d'éventuelles mauvaises surprises.

En tout cas, il apparaît nettement que l'affaire Djezzy va montrer la difficulté de l'Etat algérien nouvellement converti au libéralisme à maîtriser les dossiers d'investissement internationaux en ce qu'elle révèle parfois toute leur impuissance dans le maquis du droit international. En un mot comme en mille, il s'agit aujourd'hui de savoir jusqu'où pourra s'étendre la compétence du droit national, afin de ramener Djezzy dans le giron étatique, et à partir de quel seuil les engagements des contractants doivent solliciter un arbitrage international en vue d'une solution ?

Cette situation, en réalité, est le fruit d'une incompétence avérée chez les dirigeants algériens à prévoir ce genre de litiges. Voilà encore une fois un cas d'exemple qui laisse remonter en surface les tares d'une gestion sans partage des affaires les plus importantes du pays. Car s'il est un grief à faire aujourd'hui à nos dirigeants sur la déconfiture dans la conduite des affaires économiques de la nation, c'est d'abord d'avoir l'outrecuidance de pouvoir gérer en solo, sans l'accomplissement des pratiques démocratiques.

Source El Watan Ali Benyahia

Le Pèlerin

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 08:49

La 2e édition des Andaloussiate de Koléa aura été un événement d’une grande mélomanie maghrébine

kolea-culture-andalou.jpg

 

La soirée de clôture s’est achevée très tard dans la nuit, aux premières heures de la journée d’hier (samedi, ndlr).

L’amphithéâtre de l’Ecole nationale des impôts (ENI) de Koléa aura vibré depuis 21h jusqu’à 1h du matin aux rythmes fous de l’andalou et du haouzi.En dépit d’une chaleur étouffante qui régnait à l’intérieur de la grande salle de conférences de l’ENI, les mélomanes se sont entassés pour assister à la clôture de la 2e édition de KoléAndalouse. Un tour de chauffe a été entamé par l’orchestre de Dar El Gharnatia de Koléa dirigé magistralement par le chef et violoniste Saoudi Med Chérif. L’orchestre composé de 22 musiciens et 16 musiciennes ont interprété, sous la direction du maestro durant 50 minutes, la nouba Zemzoum dans la 1re partie de leur récital et l’autre partie a été consacrée aux airs musicaux aâroubi et haouzi.

La jeune artiste Hadji Chahrazed s’est révélée un autre rossignol qui vient de surgir de cet ensemble de musiciens, qui ne cesse d’étonner par son sérieux et sa rigueur dans la recherche du patrimoine andalou. Vêtus de leur traditionnelle tenue marocaine, les virtuoses de l’orchestre «Chabab Al Andalous de Rabat » font leur apparition sur scène pour nous interpréter un échantillon de la musique andalouse sous la direction de Mohamed Amine Debbi, avec son tar. C’est un artiste connu auprès du public de Koléa. Tour à tour, les artistes marocains ont offert des istikhbarates avec la  derbouka, violoncelle, aoûd et violon, pour préparer l’assistance, à l’entrée sur scène du mounchad Sidi Mohamed Hadj Badjdoub. Celui-ci a aussitôt entamé son tour de chant dans un rythme soutenu.

Assis sur sa chaise,  il s’est rapidement imposé sur scène. Une voix très claire et tonique, utilisant ses mains et les agitant aux rythmes de la musique. Il n’a pas mis beaucoup de temps pour réagir «aux ordres» et exécuter les chansons du mounchad. Petits gestes amicaux, sourires furtifs, beaucoup de temps pour saoûler l’assistance.

Le public s’est transformé en un chœur pour lancer au public par cet homme du haut de ses 70 ans. Plus fascinant  encore, son souffle et ses cordes vocales répondaient à chacune des notes musicales produites par les artistes marocains, pour maintenir le tempo, même quand le ténor improvise quelques mots de Ammi Slimane Annani, pour les interpréter en chanson et les dédier à Dar El Gharnatia. Sidi Mohamed Hadj Badjdoub chantait l’amour, la beauté, l’amitié, la paix, la solidarité, les beaux rêves et les larmes d’une séparation entre deux personnes amies.

L’assistance est déjà «ivre», emballée par la résonance des mots chantés par le ténor marocain. Il est déjà minuit. L’amphithéâtre ne désemplit pas. La cerise sur le gâteau, pour cette mémorable soirée, est indéniablement la montée sur scène, pas du tout programmée, du maître incontesté Hadj Ahmed Piro (80 ans), très connu sur la scène mondiale de la musique andalouse. Ce Marocain ami de l’Algérie depuis des lustres, tenant dans sa main sa mandoline, en duo avec Hadj Mohamed Badjdoub a fait un tabac.

Maestro Hadj Badjdoub

Les youyous de femmes fusaient et les applaudissements de l’assistance ne cessaient de chauffer l’ambiance, jusqu’à pousser des hommes à investir le pied de la scène, pour abandonner leurs corps aux rythmes fous imposés par les 2 maîtres ; accompagnés faut-il le souligner par les artistes algériens et marocains ; chacun dans sa tenue traditionnelle, qui se sont fondus pour constituer un orchestre inédit pour la clôture de cette 2e édition de koléAndalous. Maître Hadj Ahmed Piro et son compatriote Hadj Badjdoub avaient réussi à faire tanguer femmes et hommes dans les airs purs de la musique andalouse, d’autant plus que le public s’est amusé à chanter en chœur le récital durant ces moments de rêve.

Le rythme musical et les refrains proposés par les 2 maestros montaient crescendo, entraînant une partie des hommes (Marocains et Algériens) à entrer en transe sous l’effet de la magie des 2 grands artistes. L’association Dar El Gharnatia, à commencer par son président Kherrous Boualem et ses proches collaborateurs arborent des mines de satisfaction à la suite du succès retentissant de leur 2e  koléAndalouse. Il n’en demeure pas moins que s’il y a un heureux plus que les autres au sein de toute cette marée humaine, c’est bien l’Algérien de Fouka, Ali Ouameur, un architecte qui vit à Casablanca depuis 18 ans. Il est l’initiateur de ce rapprochement entre les peuples marocains et algériens à travers la culture, particulièrement par le biais de la musique andalouse, qui continue à démolir et éliminer, tel un jeu d’échecs, les entraves qui se dressent dans le rapprochement entre les familles algériennes et marocaines. 

Depuis les planches de la scène, au milieu des artistes, il s’est contenté de balayer de son regard cette folle atmosphère qui a marqué la fin de la soirée et l’ambiance créée par les grappes humaines mixtes, algéro-marocaines, qui se sont vite constituées après le baisser de rideau. Un pari réussi pour les responsables des associations culturelles. Pour l’anecdote, le docteur Abdellah Chérif Ouazani, président de la fondation Moulay Abdellah Chérif, pour les études et les recherches scientifiques est arrivé le vendredi en provenance de Casablanca. Il avait reporté volontairement  sa participation à la conférence internationale relative au soufisme, comme support de communication et d’initiative entre les différentes religions et les civilisations, qui devait avoir lieu le jour même à Genève (Suisse). Il voulait être présent à Koléa et participer au bonheur des artistes des 2 pays. Un geste hautement apprécié par ses amis de Dar El Ghanatia de Koléa et le public présent.

La soirée de clôture s’est achevée très tard dans la nuit, aux premières heures de la journée d’hier (samedi, ndlr).

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 06:20

Santé - De la vitamine C pour améliorer l’humeur?

Vitamine-C.jpg

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La prise de suppléments de vitamine C pourrait aider à améliorer rapidement l’humeur des patients hospitalisés, selon des chercheurs de l'Hôpital général juif de Montréal et de l'Institut Lady Davis pour la recherche médicale1.

Ils ont soumis 32 patients hospitalisés pour des soins de courte durée à un essai clinique au cours duquel ils se voyaient administrer au hasard, sur une période de 7 à 10 jours, de la vitamine C ou D.

Quinze patients ont pris quotidiennement 1 000 mg de vitamine C. Les autres participants ont pris 2 000 UI de vitamine D. En moins de 10 jours, les participants ayant pris des suppléments de vitamine C ont affiché une amélioration de leur humeur de l’ordre de 34 %.

Aucune amélioration significative n’a été obtenue chez les patients prenant de la vitamine D, ce qui exclut, selon les auteurs de l’étude, un possible effet placebo.

Le fait que la vitamine C améliore l’humeur des patients peut paraître surprenant, mais pas dénudé de sens, soutiennent les chercheurs. La vitamine C est impliquée dans la transmission neuronale et le métabolisme des neurotransmetteurs. Sa concentration dans le fluide céphalo-rachidien y est environ 3 fois plus importante que dans le plasma sanguin. Si une concentration anormale de vitamine C dans le fluide influe sur les fonctions cérébrales, elle pourrait donc jouer un rôle sur l’humeur, avancent-ils.

Bien que l’étude n’ait pu compter que sur un petit nombre de patients, le pharmacien Jean-Yves Dionne affirme qu’elle est prometteuse. « C’est un exploit de convaincre 32 personnes malades, stressées et inquiètes, de participer à des travaux de recherche. On est en présence de résultats significatifs très intéressants qui vont mener à d’autres études, plus importantes sur le nombre de participants, sur les bienfaits de la vitamine C sur des personnes hospitalisées », affirme-t-il.

Carence en vitamine C

Dans la présente étude, 63 % des participants souffraient d’une carence en vitamine C et 81 %, en vitamine D. Une autre étude menée récemment à l’Hôpital général juif de Montréal a montré qu’environ 1 patient sur 5 accuse une teneur sanguine de vitamine C avoisinant celle du scorbut.

Ainsi, un traitement à la vitamine C est sécuritaire et abordable et il pourrait avoir un effet important sur la pratique clinique, croient les chercheurs montréalais.

Un avis que partage le pharmacien Jean-Yves Dionne. « Le dogme qui prévaut est celui de ne pas prescrire de vitamines, car on retrouve tout ce qu’il faut dans la nourriture. Or, malgré le battage publicitaire des gouvernements, les gens ne mangent pas suffisamment de fruits et de légumes frais et ils souffrent souvent de grosses carences en vitamine C », déplore-t-il.

La vitamine C est surtout connue pour son rôle dans plusieurs processus comme la cicatrisation et la production du collagène. Elle est aussi reconnue pour ses propriétés antioxydantes qui protègent les cellules contre les effets des radicaux libres liés au développement de maladies chroniques comme le cancer et les maladies du cœur.

Source PasseportSanté.net Louis Gagné

Le Pèlerin

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 23:58

Humour - Réveil difficile

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Après une longue nuit d'amour, le mec se tourne sur le côté et aperçoit la photo d'un autre homme sur la table de nuit...

Bien sûr le mec est un peu inquiet :

- C'est ton mari ? Demande-t-il un tantinet nerveux.

- Mais non, idiot ! Lui répond-t-elle en se blottissant contre lui.

Il insiste : ton petit ami ?

- Mais non ! Pas du tout... Dit-elle en lui mordillant l'oreille.

- Bon, mais alors c'est qui ? Fait le gars un peu déconcerté.

Calmement et très doucement, elle lui murmure :

C'était moi... Avant l'opération.

Le Pèlerin

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 23:31

 2.9 28 juillet - Mercredi

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Claudette et Rachid à Cherchell

 

Je me suis levé aux environ de 7h15. Chantal, Alain et Pierre se rendaient à Alger, Hussein-Dey et Maison carrée. Je suis à nouveau allé visiter la zone du marché…J’avais acheté la veille des fleurs artificielles à faire déposer sur la tombe de mon père. Chantal désirait quelque chose de similaire, mais je n’ai rien trouvé. Je me suis mis à filmer Cherchell ..Il fallait bien justifier le transport de la caméra que j’avais trimbalée depuis Toulouse. Je visitais les diverses boutiques du marché et achetait une serviette dont j’avais besoin au bain maure et à la plage (ces Algériens sont si pudiques…) Nous décidions de partir, Josette Claudette et moi sur Tipasa. Houria devant se rendre à Alger, se proposait de nous y conduire. Finalement nous rencontrions Anis qui est en fait Chercellois d’origine qui nous conduisait dans une 206 à injection toute neuve…Il était accompagné de son cousin Azziz qui bûchait l’informatique pendant que son cousin faisait la fête. Nous nous sommes rendus à la mairie de Tipasa et nous avons eu droit à une visite complète de la mairie. Les bureaux étaient très fonctionnels et très confortables, que ce soit le bureau du maire ou celui du conseil municipal. Au bureau des archives, je récupérais un acte de naissance de mon père…L’accueil était très chaleureux. Puis nous avons visité l’église dont il nous a été fait un bref historique et enfin les ruines ( du moins une partie d’entre elles car les ruines , à proximité de la mer, reposent sur un territoire immense et il nous aurait fallu beaucoup de temps pour les visiter ( encore un lieu à visiter pour la prochaine fois). Je vais essayer d’en savoir plus sur Internet pour mieux préparer cette visite. Nous avons visité le cimetière de Tipasa, là ou est inhumé mon arrière grand-père  ainsi que 3 de ses enfants.. A proximité se trouvait un caveau au nom de la famille Roux de Monte Bello. Comme ma grand-mère était une fille Roux de Monte Bello, il s’agit certainement de membres de sa famille. Je donnais quelque sous au gardien qui nous promis de prendre soin de la tombe de notre arrière grand-père.  Nous avons enfin visité le port avant de nous rendre dans un restaurant ou nous avons pris un déjeuner excellent. Une seule ombre au tableau, nous n’avions pas trouvé la tombe de notre grand-père Alexis…Il nous faudra nous renseigner au préalable un peu plus. Nous étions de retour à Cherchell aux environs de 17h00. J’en ai profité pour me baigner à la jetée nord du port …une eau toujours de cristal, un peu plus chaude que la veille…J’en profitais pour me doucher chez Milou…un gars vraiment sympa.

Nous sommes retournés au marché, Rachid, Yanis et moi. Yanis voulait une grosse pastèque. Celle que nous avons achetée pelait plus de 13 kg..!. Nous avons dîné chez Isma, un dîner poisson excellent comme toujours et avons discuté longuement jusqu’à 22h30. Puis nous sommes descendus au port, chez Milou plus précisément. Nous y avons pris le thé jusqu’à 2h00 du matin. Nous avons attendu en vain, l’arrivée des bateaux de pêche, mais , il était trop tôt. Nous avons bien essayé de prendre un ‘Créponé’ mais tous les magasins étaient fermés. Nous nous sommes couchés vers 2h30 du matin environ.  L ‘après midi, Chantal, Alain et Pierre s’étaient rendus à Alger, à l’ambassade de France ou Pierre devait contacter Norbert Dolon, une connaissance faite par le biais d’Internet, puis à Hussein-Dey ou ils ont longuement poireauté afin d’avoir des renseignements sur la localisation de la tombe de leur grand-père…En fait le prénom de leur grand-père était erroné, ce qui a retardé les recherches…Maintenant les recherches peuvent reprendre sur le bon rail.  Ils ont obtenus du service de l’état civil un acte de mariage de mes parents, ainsi qu’un acte de décès de mon père…Ces papiers pourraient s’avérer nécessaires si l’on me demandait une autorisation administrative pour faire construire la tombe de mon père. Pierre s’est rendu avec Youcef à la mairie d’Hussein-Dey ainsi qu’au cimetière ou il lui a été précisé qu’aucune autorisation administrative n’était nécessaire.

Le Pèlerin

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 08:48

L'élite d’Oran se prépare

tlemceny.jpg

 

L’université d’Oran se prépare pour une participation de qualité à la manifestation "Tlemcen capitale de la culture islamique 2011", a indiqué le recteur de cet établissement de l’enseignement supérieur. M. Larbi Chahed a ajouté que les préparatifs vont bon train à plusieurs niveaux à l’université d’Oran, pour mieux participer à cette manifestation culturelle internationale avec un programme scientifique et culturel. Une élite d’universitaires et de chercheurs de cet établissement sont invités à animer des séminaires, des forums et des tables rondes sur différents sujets abordant la place de Tlemcen et son rôle historique dans l’activation de la culture islamique dans le monde arabe, ainsi que ses sites et ses ulémas, a-t-il souligné. Il a été décidé également que l’université d’Oran abrite une partie du programme officiel scientifique et culturel élaboré à l’occasion de cette manifestation, sur la base d’un accord conclu par l’administration de l’université avec les ministères de la Culture et des Affaires religieuses et des Wakfs, a-t-il ajouté. L’université d’Oran compte, a révélé M. Chahed, un nombre important de professeurs d’histoire spécialisés en culture islamique et des chercheurs ayant contribué à enrichir les parcours de Tlemcen, à travers leurs travaux de recherche, qui ont permis de lever le voile sur le legs historique, culturel et islamique que recèle cette vieille Cité de l’ouest du pays. La contribution de l’université d’Oran consiste, a-t-il dit, également en la fourniture de livres et de publications scientifiques traitant du rayonnement de Tlemcen et son impact sur la culture islamique, ainsi que des études de recherche et des manuscrits.

Source Midi Libre

Le Pèlerin

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 08:45

J-1 du match République centrafricaine-Algérie  Benchikha rappellera-t-il Saâdane ?

saadane 3

 

Les Verts se sont déplacés hier en Centrafrique où ils passeront demain, à Bangui, leur deuxième examen de ces éliminatoires de la CAN-2012. Une expédition qui ne s’est pas faite dans les meilleures conditions possibles.
Côté effectif, notamment. Le nouvel entraîneur de l’EN a dû recourir au replâtrage pour pouvoir assurer la plus solide opposition possible ce dimanche face aux modestes Centrafricains. C’est son premier examen à lui, et il doit le réussir. Absolument. Au risque de se faire éjecter de la barre technique pour insuffisance de résultats. Comme Saâdane. Jeudi, le nouveau sélectionneur a dû mettre fin à ses dernières illusions d’emmener avec lui, à Bangui, le très fin Ryad Boudebouz. Arrivé en retard à Alger, sur le lieu du regroupement, le Sochalien n’a pu terminer mercredi sa séance, la première et la seule durant ce stage, en raison, spéculaient certains, de problèmes d’adducteurs. Le diagnostic était faux, puisque le lendemain, le staff médical de l’EN a décelé une tendinopathie provoquant tout simplement le forfait du lutin du club phare du département de Doubs. Le FC Sochaux qui s’était excusé, auprès de la FAF, de ne pouvoir livrer son meneur de jeu aux Verts dans les temps impartis, expliquant ce contretemps par un travail spécifique collectif élaboré par M. Gillot, l’entraîneur en chef, juste après la dernière sortie de l’équipe en championnat contre le RC Lens, a donc récupéré son employé qu’il doit soigner d’une blessure vicieuse, selon la plupart des spécialistes. Ces derniers préconisent des mesures préventives afin de ne pas aggraver le cas des sportifs victimes d’une telle pathologie. A défaut, le billard (et donc une très longue indisponibilité) pour patient-sportif sera indispensable. Inévitable. Si le FC Sochaux a le temps, et les moyens, de retaper son génie, l’EN d’Algérie perd son quatrième élément du compartiment médian depuis l’avènement de Benchikha. Il n’y aucun parallèle à faire entre la prise de fonction de Benchikha et les forfaits consécutifs de Ziani, Amri et Guedioura. Car, sous l’ère Saâdane, les Verts n’étaient pas non plus bénis à ce sujet. Matmour (toujours convalescent), Kadir et autres Meghni et Bezzaz ont terriblement manqué à l’échiquier du Cheikh «remercié » le 4 septembre dernier malgré ses hauts faits d’armes à Dakar, Blida, Chililabombwe, Omdourman, Cabinda ou à Cape Town, réussis, rappelons-nous, avec une composante «ensanglantée et déchirée». Au Soudan, et avant au Caire, les Verts ont livré des batailles alors que des joueurs comme Bougherra, Yahia, Ziani et Yebda dansaient sur une seule jambe. Il fallait le faire… Aujourd’hui, Benchikha n’a pas la même mission, celle de qualifier l’Algérie au Mondial, la consécration pour tout footballeur de même que pour n’importe quel entraîneur, mais fait face aux mêmes difficultés. Doit-il à ce titre rappeler Saâdane ? Le Grand Monsieur, rompu aux défis, pourrait être d’une grande utilité à l’équipe. Benchikha et la FAF ne doivent pas y voir d’inconvénients, eux qui ont fait revenir Lemouchia puis Hadj Aïssa, bannis du temps de Saâdane, pour «l’intérêt national ». L’Algérie a besoin de tous ses enfants. Tous ses génies.

Source Le Soir d’Algérie B.M.

Le Pèlerin

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 08:40

Algérie-UE: Impasse politique ?

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L'Algérie et l'Union européenne se sont dit, mercredi et jeudi, sans complaisance, des vérités sur l'état de leur coopération.

L'Algérie a annoncé, devant le Parlement européen, sa ferme décision de revoir les termes de l'Accord d'association, entré en vigueur en septembre 2005. L'Europe hésite. L'impasse politique est inévitable sans un réel effort des deux parties. A l'occasion de la dixième rencontre interparlementaire entre l'Union européenne et l'Algérie, qui s'est déroulée mercredi et jeudi, au siège du Parlement européen (PE) à Bruxelles, les deux partenaires se son livrés à une franche explication sur l'état de leur coopération, en particulier sur le bilan de l'Accord d'association UE- Algérie. Le débat a été rude, direct et sans concessions.

Le ton a été donné dès le départ par Mme Leïla Ettayeb, sénatrice et présidente de la Commission de l'éducation et qui présidait la délégation algérienne: «8 ans après la signature de l'Accord d'association qui nous lie, notre industrie est encore faible, nos exportations vers l'UE sont, hors hydrocarbures, nulles et les facilités de déplacement, promises par l'Accord, à nos ressortissants vers l'Europe inexistantes» a-t-elle lancé, avant de préciser: «les parlementaires algériens demandent la révision et la rectification des termes de l'Accord d'association pour être dans un système de coopération de gagnant- gagnant.»    Elle n'omettra pas de faire un bref résumé sur la montée des «peurs» en Europe et le développement, à travers les médias, de discours stigmatisant l'immigration qui alimentent les amalgames entre islam, terrorisme, arabes etc.

Elle a appelé, dans ce sens, les élus européens à s'impliquer et à intervenir dans les médias pour clarifier les choses et endiguer ces discours et clichés destructeurs qui minent les relations euromaghrébines et d'une manière générale les relations entre l'Europe et les pays du Sud. Prenant la parole, le directeur du commerce, en charge de la Méditerranée à la Commission européenne, le Français Delahousse a axé son intervention sur « la rigidité de l'économie algérienne » et a opéré une attaque en règle sur les dernières décisions du gouvernement algérien, en particulier les lois de finances de 2009 et 2010.

Selon lui, ces mesures « sont une violation de l'Accord d'association ». Il a qualifié l'Accord de « léger, basé spécialement sur des aspects commerciaux ». Tout en critiquant les décisions algériennes, il ajoutera que les investissements européens en Algérie ont progressé de 90 % depuis l'entrée en application de l'Accord d'association en 2005.

Il relèvera la faible diversification de l'économie algérienne et sa forte dépendance des hydrocarbures. Il fera part des « inquiétudes des entreprises européennes et informera qu'il va se rendre à la tête d'une délégation, la semaine prochaine en Algérie, pour faire part au gouvernement algérien des « inquiétudes européennes ». Enfin, il fera un parallèle avec les Accords de nos voisins maghrébins, le Maroc et la Tunisie, avec lesquels « des statuts de partenaires privilégiés » sont en négociation.

La particularité algérienne

C'est avec la même franchise et la même fermeté que le député (RND) Abdelkrim Harchaoui, par ailleurs ex- ministre des Finances en 1999, répondra aux griefs du responsable européen. « L'Algérie a respecté les termes de l'Accord d'association entre 2005, date de son entrée en application, et 2009.

Les exportations européennes vers l'Algérie ont doublé, y compris dans le secteur des services. Par contre, c'est l'UE qui n'a pas respecté ses engagements » a-t-il affirmé. Il fera part des « inquiétudes » algériennes à son tour. « Depuis la levée progressive des barrières douanières, l'Algérie a fermé plus d'un million d'entreprises et licencié plus de 400.000 travailleurs » précisera-t-il, avant de s'interroger sur le pourquoi de ces ratés : « l'ouverture de notre marché a été brutale. Nous attendions des investissements - productifs- des Européens. Malheureusement, ils sont absents et l'Algérie est considérée comme un simple marché de consommations importées » dira-t-il en substance. Il reconnaîtra les faiblesses de la diversification de l'économie algérienne et sa faible compétitivité. Mais, l'aide et l'accompagnement de l'UE, attendus sur ces plans, ont manqué rappela-t-il. « Il faut comprendre l'angoisse des responsables algériens face une telle situation » dira-t-il. Répliquant au parallèle fait avec nos voisins marocains et tunisiens, M. Harchaoui tentera d'expliquer la « spécificité » algérienne. Il partira de la situation catastrophique héritée au lendemain de l'indépendance en 1962 en termes de pauvreté en ressources humaines (analphabétisme notamment) et une économie exsangue, pour finir avec les conséquences de la décennie rouge et les affres du terrorisme, en passant par la crise des années 1986 due à l'effondrement des cours du prix qui mettra l'Algérie en situation de cessation de paiement. « Mon pays a été abandonné, isolé durant plus de 10 ans par l'UE et l'Occident d'une manière générale » dira-t-il, avant de signaler que « les marchés financiers nous ont été fermés, malgré les recommandations du directeur général du FMI de l'époque M. Michel Camdessus ». L'orateur insistera sur le caractère social de l'Etat algérien pour des raisons historiques objectives. « Savez-vous que seul le budget de l'Etat assure les équilibres en Algérie ? Et que cette année par exemple, nous avons assuré la rentrée scolaire pour plus de huit millions d'élèves et de 1,3 million autres pour le cycle universitaire. L'Algérie qui n'avait qu'une seule université en 1962, dispose aujourd'hui de 47 universités » dira-t-il. Il rappellera que la santé comme l'éducation sont gratuites pour tous les Algériens. Ce sont ces « spécificités » algériennes qui font que l'Etat a un devoir de protection sociale et de premier responsable financier de construction des grandes infrastructures de base. C'est pourquoi l'Etat algérien souhaite, que pour son intégration à l'économe mondiale et la concurrence des marchés que l'UE tienne compte de ces aspects particuliers. C'est dans ce même ordre d'idée que le député (FLN) Mohamed Nadir Hamimid, ex-ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, a abondé. Il fera part de la volonté algérienne de s'engager fermement dans une modernisation tous azimuts. Il rappellera les volumes financiers des plans quinquennaux, notamment celui de 2O10 – 2014 avec plus de 286 milliards de dollars. « L'Algérie a besoin des entreprises et de l'expertise européennes » expliquera-t-il, mais avec quelques garanties et surtout un vrai engagement des Européens dans des investissements productifs. Ne pas se contenter du seul aspect du commerce et de la consommation en quelque sorte. Le débat ne s'est pas limité aux seuls aspects économiques.

Les questions politiques et diplomatiques ont été abordées, parce qu'elles sont le vecteur d'encadrement de la coopération d'une manière générale.

Urgences pour le Sahara occidental et la Palestine

La délégation algérienne s'est dite consciente qu'une coopération euro-méditerranéenne ne peut avoir de sens ou réussir sans que la résolution des questions du Sahara occidental et de la Palestine. Et pour tout dire, l'Algérie n'est pas en droit d'abandonner un principe sacré, universellement admis et acté par le droit international, à savoir, le principe d'autodétermination des peuples dans le choix de leur avenir. « L'Algérie, s'est appliquée, à elle-même, le principe d'un vote d'autodétermination en juillet 1962. Elle a soutenu ce droit pour le Timor oriental chrétien, contre l'Indonésie musulmane » a déclaré Mme Leïla Ettayeb lors de son intervention. Elle a expliqué, qu'au delà des « relations cordiales et de fraternité avec le Maroc », l'Algérie ne peut se défaire de son principe de soutien au peuple sahraoui à son droit à se prononcer sur son avenir. Le député Abdelkader Bounekraf (FLN) a tenu à clarifier la position algérienne : « l'Algérie respectera la volonté des Sahraouis quelle qu'elle soit. Si les Sahraouis décident, par vote de rejoindre le Maroc, ce sera ainsi. Nous ne dictons pas le choix aux Sahraouis. » Les intervenants algériens ont insisté sur le lien entre la construction et le développement d'une authentique Union du Maghreb et la fin du conflit au Sahara occidental. C'est, pareil pour la mise en place d'une zone de libre échange dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée (UPM).

Sans la solution des questions sahraouie et palestinienne, l'avenir d'une coopération juste et profitable pour l'Europe comme pour le sud méditerranée est lourdement hypothéqué.

Les députés et sénateurs algériens ont appelé à une plus grande implication politique et diplomatique de l'UE dans ces dossiers, et surtout à parler d'une même voix pour aider à résoudre ces deux conflits. Pour ce faisant, le cadre existe, c'est celui du droit international, de la justice que, par ailleurs les Nations unies ont mis en évidence et voté à travers diverses résolutions, notamment celles du Conseil de sécurité.

 Les problématiques sécuritaires, notamment celle du terrorisme international, ont été passées en revue. Le Coordinateur de la lute anti-terroriste de l'UE, le Belge Giles de Kerchove, a exposé la stratégie de l'UE en matière de lutte antiterroriste et a déclaré que le prochain Conseil des ministres des Affaires étrangères prévu le 25 octobre se penchera sur le renforcement de la « stratégie de lutte antiterroriste de l'UE. » Pour lui, El Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a fait jonction avec les réseaux maffieux activant dans la bande du Sahel. Plus, l'AQMI tente de nouer des rapports avec les mouvements subversifs dans le delta du Nigéria, autant qu'avec des sectes d'inspiration religieuse au nord du pays. C'est toute l'Afrique de l'Ouest qui est menacée. Le responsable européen s'est interrogé sur l'absence d'un cadre de concertation entre les pays du Maghreb sur ces questions éminemment stratégiques.

L'orateur a estimé que le nombre des terroristes dans l'arc du Sahel ne dépasse pas deux katibates (compagnies), soit entre 200 et 240 éléments. Par contre ils bénéficient d'une superficie gigantesque et difficile d'accès. M. Giles de Kerchove s'est dit « conscient que l'expertise algérienne est capitale dans l'élaboration d'une stratégie commune de lutte antiterroriste. Et l'Europe est prête à développer sa coopération avec les services de renseignements algériens. Enfin, tout en reconnaissant le travail fourni par le Centre africain d'études et de recherche anti terroriste d'Alger, ainsi que la toute nouvelle installation du Centre de renseignement conjoint qui regroupe l'Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie, M. Giles de Kerchove, a estimé que les accords de l'Algérie et de la Libye concernant les « Touareg » sont mal appliqués et ne poussent pas les Touareg à leur adhésion.

Car, selon lui, la coopération des populations touareg est primordiale dans toute stratégie de lutte dans les pays du Sahel. Dans le débat, la délégation algérienne a dénoncé l'absence, justement, d'une stratégie commune de l'UE dans la lutte antiterroriste. L'exemple du paiement des rançons pour la libération des otages européens pose un vrai problème. S'il est normal de vouloir sauver des vies humaines aux mains des terroristes quitte à payer des rançons, il faut aussi comprendre que ce n'est pas la solution à l'éradication du crime et du phénomène terroriste. Sans porter un jugement moral sur la méthode, la délégation algérienne a appelé l'UE à réfléchir comment sortir de la spirale dans laquelle veut l'entrainer l'AQMI et le crime organisé dans la région du Sahel. C'est l'argent des rançons payées par les Européens, et dont le montant a été estimé à 50 millions d'euros à ce jour par le Coordonateur de l'UE, qui permet l'achat des armes et des bombes qui tuent en Europe et ailleurs, ont fait remarquer les délégués algériens. Cette rencontre entre parlementaires européens et algériens a permis de lever les nombreuses incompréhensions et, surtout, de se dire des vérités, aussi difficiles et crues soient-elles. C'est le prix pour du rêve partagé d'une zone de paix et de prospérité tant souhaitée au Nord comme au Sud.

Source Le Quotidien d’Oran M'hammedi Bouzina Med

Le Pèlerin

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