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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 08:20

Algérie - Après avoir décidé de ne pas négocier avec les russes sur Djezzy, le gouvernement a-t-il une stratégie ?

djezzy-copie-1.jpg

 

Les autorités algériennes réaffirment qu’elles ne reconnaissent que les Egyptiens comme interlocuteurs sur le dossier Djezzy. Le bras de fer est désormais engagé entre le géant russo-norvégien Vimpelcom, OTH et le gouvernement algérien. De quel plan se prévaut ce dernier pour défendre au mieux les intérêts nationaux ?

L’affaire Djezzy prend des allures de film à suspense. L’entrée en scène des Russes dans cette intrigue politico-économique semble mener à l’impasse. Pendant que le patron du géant russo-norvégien, Vimpelcom, espère tirer les dividendes de sa nouvelle acquisition, le gouvernement algérien se montre intraitable.Le numéro un de la société russe, Alexander Izosimov, a souligné jeudi à l’agence Dow Jones que les autorités algériennes ont la ferme intention de «nationaliser» la filiale locale d’Orascom Telecom Holding (OTH).

Vimpelcom espère tenir lieu de troisième acteur du bras de fer entre le magnat égyptien des télécoms, Naguib Sawiris, et le gouvernement algérien. «Nous avons rencontré tous les principaux décideurs et exprimé notre point de vue, c’est-à-dire que nous aimerions rester et diriger l’entreprise», a expliqué le chef du groupe russo-norvégien.

Il laisse néanmoins ouverte l’éventualité de revendre Djezzy à l’Etat algérien, sans donner, cette fois-ci, un prix exact de la transaction. «Si le gouvernement insiste, nous allons vendre, mais seulement si le prix est juste», a-t-il ajouté. Le patron de Vimpelcom prédit une issue «rapide» des négociations. «Il m’a semblé que le dialogue ne va pas être long», a dit M. Izosimov, refusant de donner une échéance précise.

Des indices portent à croire que l’attitude des managers russes agace grandement Alger. Dans une déclaration à El Watan, reprise vendredi, une source gouvernementale ayant requis l’anonymat souligne qu’«il n’est pas question que l’Algérie négocie le dossier Djezzy avec les Russes, nous (le gouvernement, ndlr) ne parlerons qu’avec les Egyptiens».

Et c’est ce moment précis que la Banque d’Algérie choisit de rendre publique sa demande à Orascom Telecom Algérie (OTA) de compensations financières de l’ordre de 193 millions de dollars pour viol des règles du transfert de devises. La Banque d’Algérie compte, selon l’agence Reuters, entreprendre une action en justice contre Djezzy.

Cette amende viendrait ainsi s’ajouter au redressement de 230 millions de dollars (17 milliards de dinars) qui a été notifié à Djezzy par la Direction des grandes entreprises des impôts (DGE). Dans ce feuilleton à tiroirs, la démarche du  redoutable businessman égyptien, Naguib Sawiris, n’est pas dénuée de calculs tactiques. Il a ainsi affirmé à la presse égyptienne qu’il respectait le vœu du gouvernement algérien de racheter Djezzy et que la Russie est certainement plus habilitée à démêler ce problème que l’Egypte. Il a précisé, dans la foulée, que la revente d’OTA était bien inférieure à sa valeur mais que les «mauvaises conditions» l’ont contraint à accepter ce deal.

Parsemé de complications inattendues, de coups de bluff et d’erreurs tactiques, l’épilogue de cette affaire est une nouvelle fois différé. Les erreurs stratégiques ont été nombreuses et l’Etat algérien s’est manifestement fait piéger. Dans un moment d’égarement, les responsables algériens n’ont pas réagi face aux tractations entre l’ancien patron d’Orascom et Vimpelcom. Si les autorités algériennes étaient en position de force face à un Sawiris criblé de dettes, la situation semble différente avec les investisseurs russes, qui n’ont pas hésité à réclamer 7,8 milliards de dollars pour la cession de leurs actifs.

Les responsables algériens espèrent désormais rectifier le tir. Il est aujourd’hui admis que le président russe a quitté Alger sans avoir de garanties sur l’acquisition d’OTA par Vimpelcom. L’agence Reuters souligne que pendant le voyage vers Moscou, Dmitri Medvedev a souligné avoir déclaré aux autorités algériennes qu’«il y a des préoccupations qui doivent être résolues» en ce qui concerne l’unité Orascom. Dans le but d’éviter un scénario similaire à la cession de la cimenterie Orascom, qui avait bénéficié de financements publics algériens, au groupe français Lafarge, le gouvernement algérien se retrouve dans un imbroglio juridique dont l’issue paraît, pour l’instant, incertaine. 

Source El Watan Amel Blidi

Le Pèlerin

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 08:18

Le désert ne cesse d’avancer. 1% des sols est dégradé annuellement à l’échelle mondiale.

desertification.jpg

Un danger menaçant sérieusement l’humanité compte tenu de la  disparition graduelle du couvert végétal, l’aggravation de la crise alimentaire et surtout l’exode massif des populations.
Invité, jeudi dernier, de Chaine III de la radio nationale, Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies pour  la lutte contre la désertification, a souligné que le continent africain est le plus touché par cette avancée, laissant entendre que les pays affectés peuvent tirer profit de l’expérience de l’Algérie entamée depuis les années 70 par la mise en place du barrage vert.
De grands efforts ont été déployés. La cadence est d’ailleurs maintenue. Outre la réhabilitation du barrage nécessitant une enveloppe financière de 60 milliards de dinars, d’autres politiques se sont succédé. La dernière consiste en la  mise en œuvre de la politique du renouveau rural. Selon l’invité de la rédaction, le renouveau rural devrait servir d’exemple politique à tous les pays concernés.
«Le vrai défi pour mettre en œuvre la convention de l’ONU consiste en son intégration dans la politique publique de développement, de lutte contre la pauvreté et d’accélération de la croissance», a souligné le responsable onusien laissant entendre que la démarche de l’Algérie est conforme aux objectifs que s’est assignés le programme de l’ONU. Selon l’intervenant, la  politique du renouveau rural est basée sur la préservation des sols, sur l’importance des investissements, et la création d’infrastructures au profit des  populations pour les aider à se fixer dans ces zones. 
Il y a quatre programmes dont un principalement  conçu pour les zones les plus sensibles, à l’exemple des régions steppiques situées entre le Nord et le Sahara. M. Gnacadja a souligné que la politique de l’Algérie a donné de bons résultats en freinant la dégradation des terres et en récupérant celles qui le sont déjà. Qualifiant de dynamique le programme algérien, l’invité de la radio rappelle que l’Algérie a révisé en 2008 son programme national de lutte contre la désertification. «Les indicateurs de l’ONU sont pris en compte dans le programme de développement durable de l’Algérie», a-t-il relevé. Pour l’expert onusien, le temps n’est guère à la réflexion. «Il faut agir. L’inaction a un coût énorme ; pauvreté endémique en premier lieu», a-t-il souligné. Il se réfère à la récente rencontre à New York où plusieurs chefs d’Etat ont reconnu que les Objectifs du millénaire en matière de développement ne seront pas atteints. Les risques de dégradation sont énormes. 41% des terres dans le continent africain sont arides et  1/3 de la population mondiale est menacée aujourd’hui.

Source Horizons Safia D.

Le Pèlerin

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 08:15

Tout musulman doit respecter cette loi en France”selon les représentants du culte musulman

nikab

 

Des représentants du culte musulman en France ont affirmé, hier, prendre acte de la validation par le Conseil constitutionnel français de l’interdiction du port du voile intégral (burqa, niqab) par les femmes dans l’espace public de ce pays. “Tout musulman épris de droit et de légalité ne peut qu’appeler au respect de cette loi”, a indiqué à l’APS, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui. Tout en affirmant ne “pas souhaiter que le port d’un tel voile s’installe comme pratique sur le sol français”, M. Moussaoui a indiqué qu’“aucune des quatre écoles juridiques musulmanes (madhahib) ne reconnaît le port du voile intégral, sauf celui laissant apparaître le visage”. La décision du Conseil constitutionnel ouvre la voie à la promulgation de la loi, l’interdiction elle-même ne devant entrer en vigueur qu’au printemps 2011 après six mois de “médiation” et de “pédagogie”. Cette médiation a été une demande “spécifique” du CFCM, a rappelé M. Moussaoui, qui a annoncé que le conseil a déjà entamé un travail de sensibilisation auprès des imams. “Nous avons arrêté un plan d’action qui comporte deux volets. le premier concerne les imams qui auront, à travers leurs prêches, à sensibiliser sur le port du voile, celui connu et reconnu par l’ensemble des théologiens. Le second concernera les femmes qui souhaiteraient s’entretenir avec des imams qui tâcheront de les convaincre sur la nécessité de porter le voile simple”, a-t-il expliqué. La Grande-mosquée de Paris a, par le biais de son porte-parole, souhaité “ne pas s’exprimer encore une fois sur une question vis-à-vis de laquelle sa position est connue”.
“Le port du voile intégral n’est pas une prescription islamique”, a affirmé Slimane Nador, pour qui “il est du devoir du musulman en France d’accompagner le législateur car force est à la loi”. L’avocat à la cour, Me Chems-eddine Hafiz, ne s’explique pas, quant à lui, “l’empressement” du Conseil constitutionnel à valider une loi dont il doute de la “pertinence”. “Cela se passe au moment où des recommandations du Conseil de l’État et du Conseil consultatif des droits de l’homme attendent toujours une suite à donner”, a-t-il regretté. Même s’il reconnaît n’être pas “personnellement” pour le port du voile intégral qui n’est pas, selon lui, “une référence religieuse”, il dit craindre que cette loi ne “heurte les valeurs de la République et les libertés individuelles”. Le Conseil constitutionnel avait validé, jeudi, la loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public, jugeant toutefois qu’elle ne pouvait s’appliquer dans les lieux de culte ouverts au public.

Source Liberté

Le Pèlerin

 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 23:56

Humour – Culture Bio

dopage-cio.jpg

 

Un jardinier d'un grand hôtel découvre que ses rosiers font plus de dix mètres de haut.
Il découvre également des tomates de 10 centimètres de diamètre, des melons de dix kilos...
Il appelle le directeur et lui dit :

Moi, je veux bien que l'hôtel héberge le Tour de France, …..

Mais dites aux coureurs d'arrêter de pisser dans le jardin

Le Pèlerin

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 23:25

Algérie - Les jeunes et le changement

greve enseignants

Intéressé par l'expérience lancée par Ahmed Benbitour sur Facebook, je suis allé «naviguer» sur la page où il invitait les jeunes à s'organiser en Cercles d'Initiatives Citoyennes pour le changement (CICC). Cette visite m'a permis de connaître le regard des jeunes sur leurs problèmes et m'a inspiré ces quelques réflexions.

Qui, plus que les jeunes, aspirerait au changement. Simple loi de la nature, érigée en exigence politique, chaque fois que le pays entre en crise. Loi confirmée par une lecture du blog d'Ahmed Benbitour lançant son nouveau mot d'ordre, traduit à ma manière : «Avec la force de la jeunesse rien d'impossible».

Il y eut une trentaine de réponses, peut-être plus aujourd'hui, mais je me suis contenté des 30 premiers commentaires. J'ai trouvé qu'il serait intéressant et utile d'en faire une analyse pour mieux comprendre et cerner les lignes de force du discours «jeune» au 21° siècle.

Pour faire simple, j'ai regroupé les trente commentaires en deux grandes catégories, selon l'orientation dominante de leur contenu : réalisme et volontarisme.

1 Le Réalisme

Le slogan, forme suprême de la langue de bois ?

C'est d'abord au niveau de la perception du slogan que s'exprime le réalisme des jeunes. Le premier à ouvrir le feu des réalistes et à mettre tous les politiciens dans le même sac :

Ilyes déclare, péremptoire et sans nuance : «tous pareille !!! Personne ne pense aux intérêts du peuple c'est certain».

Et plus loin

«Vous perdez du temps, il y a rien à changer puisque tout est en place pour ne pas être changé pour changer, le changement aura lieu le jour ou les puits de pétrole seront épuisé»

D'autres le relaient, notamment «Abderahmane Djillali» -(c'est son pseudo)- qui se demande pourquoi Benbitour n'a t-il pas tenu ce langage quand, durant des années, il a servi aux plus hauts postes du gouvernement?

C'est un écueil face auquel sont et seront confrontés tous les hommes politiques qui veulent pour une nouvelle fois, accéder au pouvoir. Toujours est-il qu'un homme politique n'est jamais libre de ses choix et de ses mouvements. Face à un pouvoir totalitaire il ne peut que se soumettre ou se démettre. Ahmed Benbitour, face au viol annoncé de dispositions constitutionnelles, a préféré présenter sa démission.

Farouk et Sid Ali ne veulent pas tomber dans la «sloganite» comme du temps du «FLN, du FIS ou des communistes». Un mot d'ordre étant l'expression d'une tension autour d'un objectif à atteindre, d'une action à entreprendre, ils l'auraient souhaité plus proche du réel et moins porteur de cette langue de bois, mode d'expression favori des partis politiques visant le pouvoir. De ce point de vue, le Collectif central du projet «benbitourien» aurait du innover et non adapter son slogan principal au monde des jeunes. Il aurait ainsi fait, lui-même, preuve de changement.

La démographie

En affirmant que du point de vue démographique (75% de la population ont moins de 30 ans) étant plus nombreux, Berkane conclut très logiquement que le pouvoir devrait revenir aux jeunes. Or la réalité est toute autre, puisque l'un des intervenants, «Algérie Avenir», né en 1962, et se trouvant à l'approche de la retraite, après avoir parcouru le cycle d'une vie bien remplie : des études, du travail, suivi d'une migration à l'étranger où il s'est fait une situation honorable, va revenir, comme Ulysse, «plein d'usage et raison» au pays natal, sans que les dirigeants de 1962, où le système de gouvernance, aient beaucoup changé. Il constate avec étonnement et amertume que rien n'a véritablement évolué de ce point de vue. Alors que dans quelques pays de la «vieille Europe», comme la grande Bretagne, entre autres, les nouveaux dirigeants, au plus haut niveau, ont tout juste, un peu plus de quarante années.

L'immobilisme du système et la caporalisation de la société par le bâillon et la religion, la carotte ou le bâton, du fait d'une gouvernance de type totalitaire, ont eu pour fâcheuses conséquences, la dévitalisation de la vie politique, culturelle et sociale, surtout marquée par la marginalisation des jeunes.

Et «Mossaab» de constater, encore une fois, «Nous sommes détruits moralement de tous les côtés» ; la question «comment se libérer» dans de pareilles circonstances est toujours lancinante pour lui et pour bien d'autres qui ne voient pas le bout du tunnel. Même après le fameux séminaire d'octobre 2007 ayant réuni les membres du gouvernement et les walis, pour définir les contours d'une politique nationale de la jeunesse.

Nora faisant le même constat de marginalisation, regrette que le pouvoir, expert en manipulations ne se serve de la «force jeune» qu'à l'occasion des élections ou autres manifestations similaires. En fait, acheter des voix revient à acheter des consciences en les pervertissant.

Au lieu de leur offrir l'occasion de se former à l'école, le pouvoir a fait de celle-ci, la première institution de conditionnement des esprits et l'étouffoir par excellence, de la démocratie et de l'éducation citoyenne. Un tort qui rejaillira, un jour ou l'autre, sur le pouvoir lui-même. Comme la répression aveugle de toute manifestation; la dernière en date, hautement symbolique, étant celle de la commémoration du 22° anniversaire du 5 octobre 1988.

A bien y réfléchir, tous les constats avancés par les jeunes portent, «en creux», les lignes de force de la rupture et du changement. C'est à ce niveau que les réflexions des Cercles d'Initiatives Citoyennes pour le Changement (CICC) devraient s'exercer, de manière autonome, dans un premier temps ; puis dialectique, en échanges et confrontations inter CICC, dans une seconde étape.

2 - Le Volontarisme

C'est Salima qui, avec pertinence, lucidité et clairvoyance, balise les voies du changement, en faisant une remarque de taille. Qui, parmi la multitude des jeunes, est véritablement concerné par le changement ? La question est ainsi posée en termes de classes, même si ce n'est pas explicitement abordé, par elle, sous cet angle.

La réponse est claire : les mal lotis de la vie et de la société. Les enfants de nantis ne réclament et ne réclameront pas le changement. Vivant dans l'aisance et le luxe, ils ne se sentent nullement concernés par celui-ci ; leurs intérêts résident, au contraire, dans le statu quo. Aujourd'hui, ils sont tous parvenus à faire fructifier les affaires de la famille ou du clan auquel leur famille appartient, grâce aux chippas mirobolantes prélevées sur la rente pétrolière. Le neveu de Chakib Khelil qui a, bien des fois, défrayé la chronique nationale, doit en savoir quelque chose, maintenant que son beurre est fait et que leur rapt est accompli.

Face à l'immobilisme du système et à l'opération de destruction du moral des jeunes, «Moussaab» prend conscience que «le salut est entre nos mains». Tout autant que Salima qui enfonce le clou en affirmant «Arrêtons de râler et de pleurnicher, il faut nous imposer ! A nous de gravir les marches !».

Avec Ilyes, elle prévient «le jour où il n'y aura plus de pétrole, il n'y aura plus de changement.»

Les deux, mettent en évidence l'incurie du système, incapable de concevoir et réaliser un programme crédible et cohérent pour l'après pétrole, indispensable à la survie de la nation. Certainement, aussi, pointent-ils du doigt la politique vorace de l'ancien Ministre de l'énergie loin de penser à sauvegarder les intérêts des générations futures, en conservant en terre, le pétrole et le gaz qui leur auraient été destinés.

En effet, de ce point de vue, les dix dernières années semblent avoir été perdues ; avec un Temmar incapable de relancer le processus d'industrialisation du pays et un Chakib Khelil plus enclin à servir ses maîtres américains. Mieux, il faillit tout leur livrer avec sa loi mortifère de 2005, qui a vu certains décideurs, intervenir en tant que garants des intérêts de la nation et du peuple.

Révolution et «pétrole gris», l'éducation et le métro

Abdeljalil précise la direction des efforts à déployer et des énergies à mobiliser, en écrivant :

«Je crois d´abord il faut faire une nouvelle éducation pour c jeuns parseque l´education c t un investissement et le best investissement c dans l´etre humain a quoi ca sert par exemple un METRO et le peuple ne sait pas la valeur du METRO.»

Juste rappel, au moment où tout le monde constate que la fin des énergies non renouvelables créera de sérieux problèmes, à un pays ayant quitté, depuis longtemps, les voies salutaires du développement planifié. Mais qui, au lendemain de l'indépendance, choisit la voie royale, celle de l'éducation. L'éducation et la formation des enfants et des jeunes, seules pistes capables d'assurer un développement durable au pays, grâce à un «pétrole gris de qualité». Toutefois, Abdeljalil devrait comprendre que l'éducation et le métro ne sont nullement incompatibles. Bien au contraire, ils se tiennent la main. Et, comme hier, certains parlaient de «l'éducation et de l'électricité», on pourrait se doter d'un nouveau mot d'ordre: «l'éducation et le métro».

Aussi convient-il dés à présent de faire la «révolution» – mais la révolution n'est-elle pas un ébranlement global - dans un secteur marqué par près de vingt ans d'immobilisme didactique et pédagogique. Chose inexplicable s'il ne s'agissait d'assurer, coûte que coûte, la pérennité d'un système «à bout de souffle», parce qu'inapte à produire du changement de qualité.

Tout au long de la lecture de ces commentaires, j'ai été plus d'une fois convaincu que les jeunes ne veulent plus de grandes théories ni de textes difficiles à saisir et à traduire en actes. Ils veulent prendre concrètement leur place au soleil d'une société inégalitaire, mais dont la plus grande partie réclame la justice et le droit.

Ils aspirent à des mesures tangibles, prises pas seulement dans l'urgence et sous le poids de la crise, pour faire taire de justes revendications, mais durablement installées dans le temps. Un emploi décent après leurs études ; et pas des années de chômage et d'insupportables attentes, au cours desquelles les acquis scolaires et universitaires se dégradent et se dévalorisent. Les crédits de l'ANSEJ ou de toute autre niche ou institution dispensatrice de micro crédits qui finissent par ne plus être opérationnels tant les délais de traitement des dossiers et les exigences d'une bureaucratie tatillonne, finissent par décourager les meilleures volontés du monde. Ajoutez à cela la prolifération de la culture «chipa», le népotisme, le clanisme, le favoritisme, la vampirisation des crédits et des locaux destinés aux jeunes par les maffias installées, ici ou là, dans les insondables grottes d'une bureaucratie budgétivore, et vous aurez compris le désenchantement qui submerge nos jeunes. Et l'on comprendra aussi leur désir de tout plaquer au risque de leur vie.

La pédagogie du changement

En outre, je pense qu'il est certes nécessaire et utile de produire des textes balisant et éclairant les voies du changement, mais qu'il faut penser à leurs futurs utilisateurs, pas tous experts en telle ou telle matière, dans tel ou tel secteur. Ils doivent être lus et compris par la plus grande masse et non par une élite. Le véritable changement doit être de nature démocratique, en offrant au débat public, des solutions alternatives, à la portée du plus grand nombre ; alternatives que la pratique et les luttes réelles des citoyennes et citoyens ne manqueront pas d'enrichir ou de bannir, parce que tout ne peut sortir des seuls bureaux ou des laboratoires. La vie et la société inventent, face à des problèmes réels, leurs propres solutions,

Dans cet ordre d'idées, la conception de fiches débats, simples et fournissant les informations essentielles du problème à résoudre, doivent alimenter le débat citoyen. Avec l'aide de tous les CICC, une nouvelle pédagogie du débat démocratique devrait émerger progressivement et nourrir un nouveau type de relations entre le pouvoir et la société. La pédagogie du changement ne consiste pas à reproduire les schémas anciens, mais à créer ses propres modèles. La pédagogie du changement est, elle aussi, à inventer.

Tout ne doit pas descendre du sommet, comme la parole divine, mais se construire par un perpétuel mouvement alternatif entre gouvernés et gouvernants, qui ne doivent jamais oublier qu'ils sont dépositaires de la souveraineté du peuple. C'est ainsi que naîtra une véritable politique nationale de la jeunesse, conçue par les jeunes et pour les jeunes.

Et que l'Etat, qui, au regard de l'article 11 de la Constitution de la RADP, «puise sa légitimité et sa raison d'être dans la volonté du peuple. Sa devise est «Par le Peuple et pour le Peuple», soit réellement «au service exclusif du peuple.»

Puissent tous ceux et toutes celles qui auront, un jour, à accéder à une responsabilité, s'en souvenir, pour toujours !

Source Le Quotidien d’Oran Si Mohamed Baghdadi

Le Pèlerin

 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 23:22

2.8 - 27 juillet - Mardi

daira hussein dey

J’ai fait un brin de gymnastique avant de prendre mon petit déjeuner.

J’ai fait une virée dans Cherchell, Le port, le marché et les rues commerçantes que j’adorais fréquenter.…En accédant au marché je me suis arrêté acheter du poisson à savoir des rougets et des crevettes….mais la prochaine fois je ferai plus attention à ce que j’achète car finalement j’ai trouvé des rascasses et des merlans au milieu de mes rougets…et de plus le prix n’était pas celui escompté…enfin…

Nous avons pris notre déjeuner chez Isma, à savoir des poissons, des briques de crevettes des haricots, du poulet et de la pastèque (c’est un dessert traditionnel).

Je me suis accordé ma première petite sieste chez Houria, car la journée d’Hier me pesait encore.

Après la sieste, nous nous sommes rendus à la plage Mer et Soleil; La mer était secouée un peu.

Je retournais au marché pour chercher quelques vêtements souvenirs pour les petits enfants.

Nous sommes retournés faire le marché avec Rachid …Nous avons mangé quelque Zalabias et quelques Makrouts aimablement offerts par les commerçants.

Il faut dire que Rachid est vraiment connu comme le Loup Blanc.

Puis nous nous sommes rendus avec Rachid nous baigner à la jetée nord du port .

L’eau était plus fraîche mais l’espace était moins fréquenté et cela m’allait très bien …Je me promettais d’y revenir chaque jour.

En passant nous nous sommes arrêtés chez Milou le tenant d’un petit bar. A proximité de son bar il y avait une source qui coulait en permanence à gros débit. Cela me prémunissait des coupures d’eau fréquentes que nous vivions au quotidien.

 Nous avons ensuite visité la maison du frère à Djamel Eddine. Eddine est entrepreneur en bâtiment. Comme son frère. Il a construit une magnifique maison, styles turc, maure, berbère mélangés; le tout était du plus bel effet.

Madame est professeur d’Arabe et de "science islamique".

Nous avons été invités à dîner le jour suivant.. Je m’y rendrai avec la caméra

Le soir nous nous sommes rendus à un Mariage Arabe. Nous étions invités ce qui est un honneur pour nous, car tout le monde ne l’était pas (invité).

C’est l’époque des amandes, époque propice aux mariages ( les amandes coûtent cher et elles sont très consommées lors d’un mariage arabe…) c’est tout un rite et il faudra que je me documente sur le sujet…peut être sur Internet

Il y a le mariage religieux, le mariage civil et la fête et ce n’est que lorsque la fête a eu lieu ( et parfois bien plus tard prés) que le mariage peut être consommé…Il semble que les traditions soient encore respectées. Naturellement la mariée doit être vierge car le cas contraire pourrait entraîner l’annulation du mariage…hors le mariage demande beaucoup d’argent …alors…

La fête à laquelle nous avons participé était une fête entre hommes….La mariée est sortie de chez son père vers 1h00 du matin, toute de blanc vêtue, pour monter sur un cheval blanc spécialement dressé à cet effet…le cheval est capable de courbettes, de marches au pas cadencé….Deux bougies allumées ornaient La tête de la mariée couverte d‘un chapeau très enveloppant. J’abandonnais car il était temps d‘aller au lit…

Quant aux femmes elles s’étaient rendues à un autre mariage arabe, mais à l’occasion d’une fête entre femmes ..je vous le conterai lorsque j’aurai un retour. (Chantal a pris la caméra et Claudette a pris des photos)

Ce que je sais c’est que lorsqu’elles sont rentrées, je dormais profondément.

Le Pèlerin

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 23:00

Santé - Le thé vert : l’anti-cancer par excellence

Quel thé choisir contre le cancer ?

the-vert.jpg

Du thé vert car celui-ci est beaucoup plus riche en catéchines que le thé noir. Ce dernier subit une fermentation, processus qui transforme une partie des catéchines en d'autres flavonoïdes.

Préférer les thés en feuilles et non en sachets car ceux-ci sont remplis avec des résidus de la récolte (feuilles brisées). Comment préparer le thé vert ? Ne pas utiliser de boule à thé (tassées, les feuilles ne sont pas bien réhydratées), laisser les feuilles infuser librement. Laisser les feuilles infuser longtemps, 8 à 10 minutes, afin d'en extraire le maximum de catéchines. Plus on infuse, plus la quantité de catéchines libérées augmente.

Quelle quantité de thé par jour pour prévenir les risques de cancer ?
Trois tasses de thé par jour semblent être une quantité appropriée pour obtenir une activité anti-cancer efficace.

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 13:17

Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi au dissident chinois emprisonné Liu Xiaobo

Liu-Xiaobo--prix-Nobel-de-la-Paix-2010.jpg

Liu Xiaobo, 54 ans, est un intellectuel chinois de renom, emprisonné pour ses convictions démocratiques.

 

Il purge actuellement une peine de 11 ans de prison pour "subversion du pouvoir de l'Etat" après avoir été l'un des auteurs de la "Charte 08", un texte réclamant une Chine démocratique.

Le dissident chinois Liu Xiaobo Nobel de la paix

Dans une interview récente, il gardait espoir dans une démocratisation progressive de la Chine : "Cela va progresser très lentement, mais les demandes de liberté --de la part des gens ordinaires mais aussi des membres du Parti-- ne seront pas faciles à contenir". Liu Xiaobo est marié et n'a pas d'enfants. Pékin s'était officiellement déclaré opposé à l'attribution du Nobel à Liu Xiaobo.

Les habitants de Pékin ont déclaré que le signal de la BBC et de CNN avait été interrompu au moment de la remise du prix. En Chine, les chaînes d'information étrangères sont limitées aux hôtels et complexes résidentiels de luxe.

La chine dénonce un Nobel "obscène"

La Chine a qualifié d'"obscénité" l'attribution, vendredi, du prix Nobel de la paix 2010 à Liu Xiaobo.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a estimé dans un communiqué que la remise de la prestigieuse récompense à cet opposant chinois condamné en décembre dernier à onze ans de prison allait à l'encontre des objectifs du Nobel.

"L'attribution du prix de la paix par le comité à cette personne contredit totalement ses objectifs et constitue une obscénité contre le prix de la paix", déclare le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu, dans un communiqué mis en ligne.

"La volonté de Nobel était que le prix Nobel de la paix soit remis à une personne ayant favorisé la paix entre les peuples, l'amitié internationale et le désarmement", poursuit Ma, rappelant les termes utilisés dans son testament par Alfred Nobel.

Dégradation annoncée des relations Chine-Norvège

Pékin a également assuré que cette distinction décernée par le comité Nobel à Oslo nuirait aux relations sino-norvégiennes. Les deux pays négocient en ce moment un accord commercial bilatéral.

Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Jonas Gahr Stoere, avait pris les devants en estimant auparavant que le prix ne devait pas susciter de réaction hostile de la Chine à l'encontre d'Oslo, soulignant que le comité Nobel prenait ses décisions indépendamment du gouvernement norvégien.

Liu Xiaobo, intellectuel chinois emprisonné pour ses idées démocratiques

Liu Xiaobo, qui s'est vu décerner vendredi le prix Nobel de la paix 2010, est un célèbre intellectuel, vétéran de la dissidence chinoise, emprisonné pour ses convictions démocratiques. Cette ancienne figure de proue du mouvement démocratique de Tian'anmen, bête noire du régime communiste, est aujourd'hui âgé de 54 ans.

Son engagement couvre plusieurs décennies marquées par de longues périodes de détention. Sur les photos prises lors de ses épisodes de liberté --toujours  surveillée-- il apparaît assez maigre, avec des lunettes à monture métallique,  un grand front sous des cheveux ras.

En 1989, de retour des Etats-Unis, où il avait enseigné à la Columbia University de New York, cet enseignant de l'Université Normale de Pékin, plutôt critique des valeurs traditionnelles chinoises prônant obéissance au pouvoir, participe au mouvement démocratique de la place Tian'anmen, déclenché par les étudiants.

Face au durcissement du régime, il entame une grève de la faim sur la célèbre esplanade de Pékin en compagnie du chanteur Hou Dejian et de deux autres  intellectuels, Zhou Duo et Gao Xin. "Nous préférons avoir dix diables qui se contrôlent mutuellement plutôt qu'un ange disposant du pouvoir absolu", écrivent-ils dans une déclaration publique, critiquant également au passage certains des étudiants qui ont oublié les idéaux démocratiques dans leur lutte. Dans la nuit du 3 au 4 juin, lorsque l'armée s'avance pour dégager le lieu, ils tentent une médiation pour obtenir une évacuation pacifique.

Arrêté après la répression du mouvement, l'opposant passera un an et demi en prison sans jamais avoir été condamné. Il a de nouveau des ennuis avec le régime et est envoyé dans un camp de  rééducation "par le travail" entre 1996 et 1999 pour avoir réclamé une réforme  politique et la libération des personnes toujours emprisonnées pour avoir  participé au mouvement de juin 1989.

Exclu de l'université, il devient un des animateurs du Centre indépendant Pen Chine, un regroupement d'écrivains. Il garde un contact étroit avec le monde  intellectuel et, s'il ne peut pas être publié en Chine, ses livres, dont "Le Noble paradis du pouvoir, enfer pour l'humble", sont notamment diffusés à Hong Kong.

A l'occasion du 60e anniversaire de la déclaration des droits de l'Homme, il est l'un des auteurs de la "Charte 2008", un texte qui appelle au respect des droits de l'Homme et de la liberté d'expression et à l'instauration d'élections pour un "pays libre, démocratique et constitutionnel". Cela lui vaut d'être condamné, le jour de Noël 2009, à 11 ans de prison pour "subversion du pouvoir de l'Etat". La sentence sera confirmée ensuite en appel.

Selon Liu Xiaobo, qui ne nie pas des avancées dans la société chinoise depuis 1989, le Parti communiste sera obligé de s'ouvrir de plus en plus, sous la pression de la population, fatiguée des mensonges officiels. Il a toujours refusé d'écrire sous un pseudonyme.

Plus de 120 universitaires, écrivains, et avocats, majoritairement chinois, avaient lancé un appel sur l'internet pour que le prix Nobel lui soit décerné. Pékin s'était officiellement déclaré opposé à une telle récompense, en affirmant que M. Liu, qui est marié sans enfant, avait "violé les lois chinoises". La pétition a circulé après un appel en ce sens émanant de l'ancien président tchèque Vaclav Havel et d'autres leaders de la "révolution de velours" de 1989.

La charte 08 s'inspirait de la "Charte 77", manifeste signé en 1977 par quelque 240 intellectuels, dont M. Havel, pour la démocratisation de la Tchécoslovaquie communiste. Ces dernières années les Etats-Unis et l'Union européenne n'ont cessé de réclamer la libération de M. Liu.

Source FR2.fr Sébastien Blanc (AFP)

Le Pèlerin

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 11:01

Les Cabannes. La pomme pressée d'être à la fête

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La fête de la pomme, c'est avant tout une manifestation familiale où chacun peut prendre part aux festivités, les petits comme les grands

Rendez-vous demain, sur la place des Platanes, pour célébrer tous ensemble la fête de la pomme. Au programme de cette neuvième édition, toute une série d'animations originales et variées qui viendront jalonner la journée pour satisfaire le plus grand nombre. Après les premiers préparatifs effectués par les organisateurs dès 8 heures, les festivités seront ouvertes au public à partir de 10 heures avec la mise en route des pressoirs et des fouloirs de l'alambic qui, l'an dernier, avait pressé près de 1000 l du précieux nectar. Pour compléter la fabrication du jus et la multitude de spécialités culinaires à base de pommes, plusieurs stands sont prévus tels que l'exposition de vieilles voitures et motos, de vieux métiers et autres objets de l'ancien temps (vannier, rémouleur, piqueur de faux, chaisier…), des ateliers de jeux en bois insolites et anciens pour les petits et les grands (boules carrées, quilles…) ainsi qu'un concours de pêche à la truite pour les enfants. En plus du repas servi à partir de 12 h 30, diverses animations de rue viendront se joindre aux douces mélodies des chants irlandais pour accompagner les nombreux visiteurs et donner du baume au cœur aux vaillants bénévoles du Club des loisirs

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 10:35

Apprendre à vivre ensemble  sous le pont Mirabeau

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Le laboratoire d’anthropologie sociale de l’Ecole des hautes études sociales de Paris vient d’ouvrir un chantier de recherches et d’échanges entre universitaires de France, du Liban, du Soudan et d’Algérie autour du rôle dévolu à la politique, l’anthropologie et le droit dans l’élaboration et la mise en œuvre des processus de réconciliation dans les pays de l’ère arabo-musulmane.

Les journées d’études récemment organisées au Collège de France nourrissent l’espoir que soit dépassée ou mise à jour l’ancienne vision classique de l’anthropologie du monde musulman, avec pour thèmes classiques la violence, la vengeance et l’honneur. Les anciens travaux ont mis plus l’accent sur la logique de défis et de riposte ou les échanges de violence attachés à l’honneur que sur les pratiques complémentaires de réconciliation (solh ou musalah en arabe) et de «compensation » ou réparation (diya en arabe, souvent traduit par «prix du sang», diyith dans les langues berbères ou diyeh en turc). Ces pratiques ont été négligées dans les études du monde musulman et du pourtour méditerranéen. Dans le cas algérien, elles remontent aux premières crises du mouvement national – le Congrès de la Soummam lui a redonné l’impulsion nécessaire en recentrant les compromis, pas toujours respectés, autour de la primauté de l’intérieur sur l’extérieur et du politique sur le militaire. Les moments de dialogue ne sont pas rares et suivent généralement des vagues de violence ou d’émeutes, avec pour toile de fond les revendications démocratique ou sociale. Les premières ébauches de réconciliation nationale de l’Algérie indépendante datent de la crise de 1962. Elles s’articulent autour des tractations entre le FLN, tenté par l’absolutisme du parti unique, et le FFS (né officiellement le 29 septembre 1963) soucieux de contenir «les excès totalitaires des putschistes des frontières et le prolongement de la crise de 1962». Une victoire militaire étant impossible, les deux parties en conflit consentent d’entamer une «négociation globale ». Les premières tractations débutent entre janvier et février 1965, et se concluent par des accords qui prévoyaient «la libération de tous les détenus politiques» et «l’intégration des militants du FFS dans la vie active». Autre moment fort du dialogue national, l’après-octobre 1988. Un texte fort méconnu incarne ce moment : la loi 90- 19 du 19 août 1990 portant amnistie. Ce texte admet au bénéfice de l’amnistie «les nationaux condamnés, poursuivis ou susceptibles de l’être pour avoir participé antérieurement au 23 février 1989, à une action ou à un mouvement subversifs ou dans un but d’opposition à l’autorité de l’Etat » (art. 3). Opposition et contre-pouvoirs entrent en scène. La signature, le 29 juin dernier, de l’accord entre deux communautés religieuses dans la région de Berriane inaugure un nouveau type de compromis. L’accord porte la signature des représentants des huit fractions (Achirate) ibadite et huit fractions malékites, qui constituent le tissu sociologique de la région de Berriane marquée par des affrontements sporadiques entre jeunes, occasionnant des pertes humaines et la destruction de biens. On peut considérer les trois premiers accords comme des moments forts du triomphe de la voie pacifique pour la mise en œuvre de la revendication démocratique et de la tolérance. Depuis l’interruption du processus électoral en juin 1991 et la constitution des groupes terroristes armés, le processus de dialogue-réconciliation a connu trois grands moments, signalisés et balisés par des constructions juridiques particulières qui nous paraissent indiquer une lente maturation et une cohérence de fond bien souvent passée sous silence : l'ordonnance n° 95-12 du 25 Ramadan 1415 correspondant au 25 février 1995 portant mesures de clémence ; la loi 99-08 du 13 juillet 1999 relative au rétablissement de la concorde civile ; la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. «Les premiers résultats des analyses font apparaître que ces politiques de réconciliation nationale ont a priori davantage permis de légitimer les gouvernements post-conflits que de consacrer effectivement et durablement la réconciliation, en particulier celle des mémoires. Comme dans de nombreux autres cas d’aménagement de la sortie de la violence, elles semblent relever en premier lieu ou du moins dans un premier temps de la logique amnistiante.» Une logique souvent associée à une sorte d’amnésie paralysante qui empêche de faire la lumière sur les événements vécus et de rendre justice hors de toute impunité. A l’expérience rien n’est moins sûr : les pays d’Afrique subsaharienne qui ont choisi la voie de la «vérité» à la fin des règnes des partis uniques dans les années 1990 ont souvent vu leurs «déballages» se muer en guerres civiles La bonne question serait alors : si les questions de vérité et de justice sont porteuses de risques de dérapages, pourquoi les intermèdes de compromis, de paix et de réconciliation n’aboutissent ou ne durent généralement pas ? Le contrat anticolonial a abouti à une indépendance formelle instable. De là à recouvrir une dimension de projet national, il lui reste toute une maturation inachevée, il lui reste à parcourir tout un chemin semé d’embûches que tous les artisans du mouvement national sont unanimes à souligner (en termes de confiscation, de détournement, de dévoiement). Il reste notamment à construire un cadre pérenne et négocié d’expression de la nation souveraine que deux facteurs objectifs, indissociables, concourent à différer sans cesse l’’extraversion économique et l’autoritarisme politique.

Objectivement, nous subissons une logique de comptoirs : l’extraversion économique, la corruption, les fuites de capitaux et de cerveaux (200 000 algériens de rang doctoral ont fui le pays, ce qui représente une perte de 400 milliards de dollars pour la collectivité), la fraude fiscale (l’économie informelle est évaluée à 40 % du produit intérieur brut) sont la manifestation de cette incapacité à doter la nation de moyens économiques de production et de reproduction durables. Pendant ce temps, la gestion des ports (émiratis) et les aéroports (ADP, JC Decaux), la distribution de l’eau (le français Suez Environnement, à qui avait été confiée en 2006 pour six ans la gestion de cette ressource à Alger) est donnée aux étrangers. L’accumulation organique du capital s’opère au détriment de la communauté nationale et obéit à des centres d’intérêts issus pour la plupart de l’ancienne puissance coloniale. Sous le pont Mirabeau coule le pétrole ...

«Que deviennent les ministres et les hauts responsables de l’Etat algérien une fois écartés des responsabilités officielles ?», s’interrogeait récemment le journal en ligne TSA. Quand ils ne sont plus aux commandes, les hauts cadres de l’Etat algérien préfèrent majoritairement s’exiler et vivre à l’étranger, en Europe et dans les pays arabes. Selon les données d’un rapport officiel réalisé en Algérie et dont TSA a eu connaissance, sur près de 700 anciens ministres et premiers ministres qui se sont succédé aux différents gouvernements depuis l’indépendance, au moins 500 vivent à l’étranger. «Le même phénomène touche les hauts cadres de l’Etat : anciens gouverneurs de la Banque que deviennent les ministres et les hauts responsables de l’Etat algérien une fois écartés des responsabilités officielles ?», s’interrogeait récemment le journal en ligne TSA. Quand ils ne sont plus aux commandes, les hauts cadres d’Algérie, anciens PDG et vice-présidents de Sonatrach, des généraux à la retraite… A l’étranger, ces anciens hauts responsables algériens exercent comme consultants, enseignants, cadres dans des entreprises, etc. Mais on les retrouve également dans des métiers plus surprenants comme le commerce, l’hôtellerie, la restauration et même la boucherie hallal», commente la même source. En termes de pouvoir, le pays subit une alternance occulte qui témoigne plus intimement d’institutions nationales, aux lieux et places de coteries associées, pour l’essentiel, à des intérêts étrangers. Dans ces conditions aucun simulacre de constitution ne peut durablement survivre à ses rédacteurs successifs, institutionnalisant ce que le professeur M. Boussoumah appelle «un constitutionnalisme de crise» ?

Source Le Soir d'Algérie A.B.

Le Pèlerin

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