Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 08:18

Algérie - Dangers de la désertification - Quelques vérités

cycle_eau_fr.jpgdesertification.jpg

Crises alimentaires, guerres, flambée des prix des produits agroalimentaires, insécurité alimentaire, pauvreté sont entre autres les conséquences de la désertification si l’inaction des Etats et des gouvernements persiste. Les Nations unies tirent la sonnette d’alarme : l’homme doit impérativement agir avant qu’il ne soit trop tard.

Quarante et un pour cent des terres dans le monde sont arides, 1/3 de la population mondiale est menacée aujourd’hui par la désertification, ainsi il faudrait impérativement aller vers des actions concrètes et changer la perception sur les zones arides.

Parmi les conséquences directes de la désertification, l’aggravation de la crise alimentaire et l’exode massif des populations. «Aujourd’hui, il faut faire comprendre aux Etats, aux gouvernements et à l’opinion publique le prix de l’inaction», a indiqué ce matin, sur les ondes de la Chaîne III, le secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification Luc Gnacadja. «Quand on ne fait rien, il y a des risques d’insécurité alimentaire. Il a suffi d’une sécheresse en Russie cette année pour que le prix du blé flambe.

L’Organisation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture dit qu’à l’horizon 2030, il faudrait que nous accroissions la production agricole de 50% pour subvenir aux besoins de l’humanité. On n'y parviendra pas si nos ressources sont dégradées. Sur un autre plan, il a indiqué que les crises sont concentrées dans les zones arides. «En 2007, nous avons fait le point et 80% des crises violentes dans le monde ont cours dans les zones arides.

Et ce n’est pas un simple hasard. C’est une compétition de plus en plus exacerbée pour avoir un peu plus de terres fertiles, mais aussi plus d’eau, qui alimente ces crises-là», a expliqué M. Gnacadja. «Si on analyse les crises en Afrique, elles sont dues à quoi ? Les populations nomades sont obligées de migrer, car leur pâturage disparaît, quand elle migre vers des zones où il y a parfois des populations sédentarisées qui font de l’agriculture, nous avons des situations de conflits et des crises», a-t-il ajouté.

«Chaque dinar et chaque dollar investis nous évitent la dégradation des terres, les crises, les guerres et contribuent dans la réduction de la pauvreté et nous font récupérer certaines terres dégradées, en plus d’améliorer la sécurité alimentaire», a souligné M. Gnacadja. Interrogé sur le constat de l’ONU sur ce phénomène, il a indiqué qu'il est très préoccupant. La sécheresse qui a frappé l’Afrique au milieu des années soixante-dix a montré au monde un désastre humanitaire, et c'est à partir de là que les Nations unies ont annoncé un programme spécifique. Ensuite, lors de la conférence des Nations unies à Rio de Janeiro en 1992, les Africains ont porté la dégradation des terres et la désertification comme une exigence de coopération internationale, ce qui a permis d’avoir cette convention des Nations unies sur la désertification.

Source Infosoir M.D.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 08:12

Regard sur le premier bassin laitier et deuxième grenier de l’Algérie

filiere lait algerie

 

Avec le développement accentué qu’elle observe dans les domaines industriel et agricole, la wilaya de Sétif occupe une place stratégique dans l’extension de l’économie hors hydrocarbure en Algérie.

Outre l’industrie qui s’y développe à travers l’implantation de nombreuses entreprises privées parmi les leaders de l’industrie légère et agroalimentaire, c’est le développement du secteur agricole dans cette wilaya des Hauts -Plateaux qui suscite l’intérêt. Avec une production céréalière ayant dépassé l’année dernière les 2,5 millions de quintaux, Sétif se hisse à la deuxième place après Tiaret dans la céréaliculture, tandis qu’elle est leader dans la production laitière avec près de 220 millions de litres produits, dont plus de 41,8 millions de litres collectés durant la saison 2009/2010.

Ce développement accéléré qui s’est exprimé sur le plan économique est accompagné d’une nette croissance démographique avec une population ayant atteint les 1,5 million d’habitants. Sétif se place ainsi à la deuxième place, après Alger, en termes de population. Autant d’indicateurs traduisant une dynamique socioéconomique singulière dans cette wilaya.

Dans le domaine agricole, Sétif joue un rôle prépondérant dans la nouvelle politique prônée ces deux dernières années en termes de renforcement de la sécurité alimentaire de l’Algérie. Dès lors, c’est la question de la maîtrise de l’exploitation des ressources naturelles qui se pose, principalement le patrimoine foncier.

Sur ce volet, le ministre de l’agriculture et du développement rural juge la politique d’aménagement du territoire menée dans cette wilaya d’ «acceptable » avec une complémentarité entre les différents espaces, ruraux, urbains, forestiers et agricoles.

Un aperçu global sur le secteur agricole dans cette wilaya met en évidence une structuration appréciable comparativement aux autres régions du pays. Avec une superficie agricole totale de 560 900 hectares, soit 86% de la surface totale de la wilaya et dont 361 000 ha de superficie agricole utile (SAU), il y a lieu de faire remarquer que, jusque-là, le syndrome de conversion du foncier agricole à d’autres vocations ne s’est pas généralisé à Sétif à l’instar des autres wilayas.

En revanche, des retards considérables sont à relever en matière de développement des périmètres irrigués, car sur cette énorme SAU, l’irrigation ne touche que 26 148 ha, soit 7,24% de la SAU. Ce qui rend les rendements agricoles aléatoires et étroitement dépendants des conditions climatiques. Sur ce plan, le ministre de l’agriculture n’a pas manqué de relever les retards énormes qu’accuse le projet d’extension des périmètres irrigués de 40 000 hectares supplémentaires. Au volet relatif au statut juridique des terres, c’est la propriété privée qui prédomine avec 40 826 exploitations alors que le nombre des exploitations publiques est de moins de 1 500, entre EAC, EAI et fermes pilotes.

En termes de production, outre les céréales et le lait, Sétif a enregistré la saison dernière une production maraichère qui a dépassé 1,4 million de quintaux, dont 652 720 quintaux de pomme de terre, l’arboriculture fruitière a dépassé les 220 000 quintaux, près de 150 000 quintaux d’olives et plus d’un million de quintaux de fourrages. Concernant les productions animales, la direction des services agricoles de la wilaya a fait état de près de155 000 quintaux de viandes rouges et plus de 190 000 quintaux de viandes blanches. Avec des potentialités aussi importantes, le secteur de l’agriculture dans la wilaya de Sétif joue un rôle capital dans la création d’emploi. En conséquence, le maintien des populations rurales, à travers lesquelles s’appuie l’activité agricole dans la région, a nécessité de multiples efforts en termes de développement rural.

Source El Watan

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 23:30

Humour - Attachée sur le lit

 

 

La lecture de la Pin up

Deux amis discutent le lundi matin :
- T'en fais une tête !
- M'en parle pas ! Ma femme veut divorcer
- Qu'est-ce que tu lui as fait ?
- Mais rien, j'y comprends rien ! Figure-toi qu'hier soir, je sors du café du village, pour une fois pas trop tard, je file chez moi. En arrivant, ma femme m'accueille, habillée seulement de sous-vêtements très sexy et elle tenait deux petites cordes en velours... Elle me dit : "Attache-moi, et tu pourras faire tout ce que tu veux après..." Donc, je l'ai attachée... Et je suis retourné prendre une bière avec mes potes...

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 23:27

2.7 -26 juillet - Lundi

J'étais réveillé vers 7 h 30. C'était un plaisir des yeux que de pouvoir contempler la cote algéroise depuis la terrasse de chez Foudil.

C'était visiblement trop tôt pour Anis qui avait souffert des ronflements de chacun d'entres nous et se couvrait la tête d'un second oreiller pour pouvoir bénéficier de quelques instants de sommeil supplémentaires.

Nous avons encore pris un petit déjeuner copieux et sommes partis vers 9h30 pour Hussein-Dey.

Nous passions devant le Cimetière de Saint Eugène ..en effet il semblait que là étaient rassemblés de nombreux registres sur les cimetières d'Algérie. Nous rencontrions de nombreux responsables avec qui nous avons longuement discuté. Je leur faisais part de mon désir de faire construire une tombe. Il me fut proposé un catalogue de tombes musulmanes, mais rien ne me donnait satisfaction.

Nous avons discuté à nouveau longuement avec les responsables. Ceux ci en fait tenaient à nous montrer les efforts consentis par le gouvernement algérien en faveur des cimetières européens.

Je pense qu'il y a une volonté réelle de la part du gouvernement de maintenir ces cimetières..

Mais en fait il y a une grande désespérance des ouvriers affectés à ces taches . En effet ils ne voient jamais personne. Mettez les à contribution et vous serez servis. Les gens sont alors heureux de vous rendre service.. Le sujet est assez sensible. Il y a eu récemment une campagne d'un journal français, en mal de sensation, qui a dénoncé l'état d'abandon de nos cimetières. ne sommes nous pas nous même responsables de cet état de fait ?? Dans le coran il est fait obligation de rendre visite à ses morts; peut être n'y a-t-il rien de semblable dans la religion chrétienne.

Chantal et Annie ont profité de notre absence pour aller visiter le cimetière juif. Nous le croyions en excellent état, ce n'était qu'à moitié vrai.

Nous avons repris le chemin d'Hussein-Dey et sommes arrivés rue Louis Narbonne.

Nous avions esquissé un petit programme, à savoir nous rendre en train à Alger et visiter le centre d'Alger à pied.

C'est ce que nous avons fait:

Nous avons donc pris le train à la Gare d'Hussein-Dey jusqu'à la gare d'Ara prés de la place d'Alger.

La nous avons rejoint le boulevard Baudin puis la Grande Poste.

Nous en avons profité pour envoyer quelques cartes postales.

Nous nous sommes engagés rue d'Isly, il faisait assez chaud aussi nous sommes nous arrêtés pour prendre quelques rafraîchissements et quelque glaces.

Mais le marcheur que je suis comprit vite qu'il ne pourrait pas visiter les lieux qu'il voulait visiter, accompagné du reste des autres visiteurs.

Aussi décidais je de partir seul avec mon sac à dos et mon appareil de photos.

Je m'enfonçais donc rue d'Isly pour revenir sur le jardin du monument aux morts. L'horloge florale était toujours là mais les aiguilles avaient disparu.

Je poursuivais vers le Monument aux Morts puis m'engageait vers le Forum.

 L'accès au forum était interdit comme il était interdit également de prendre des photos. Je demandais conseil à un ancien et prit quelques photos à la sauvette Tout cela me rappelait tant Mai 1958.

Je filais ensuite vers la rue Michelet en passant sous le tunnel qui y mène ( cela me rappelait le temps des barricades et du putsch d'Alger). Je trouvais la rue Michelet bien longue.. J'ai essayé de trouver le cabinet du Dr Tabar, le dentiste chez qui ma mère travaillait avant l'indépendance, mais sans succès.. Je rejoignais les abords de l'hôpital Mustapha cerné par un marché permanent grouillant de vie et de nombreuses rues commerçantes.

J'arrivais finalement au Champ de Manœuvres, non sans mal, tant il y avait de monde dans ce marché.

Je reprenais la rue qui me ramenait à la gare Ara.

Le train est parti immédiatement; même dans le train j'ai pu discuter avec des gens qui m'ont souhaité la bienvenue.

Arrivé en gare d'Hussein-Dey je me dirigeais à nouveau vers le cimetière. Je voulais en effet me recueillir seul sur la tombe de mon père et prendre les mesures nécessaires à la réalisation de sa tombe.

Je m'y suis rendu donc et communiait un instant avec mon père. Guidé par l'agent de la sécurité je me rendais au carré des Parnet « bienfaiteurs de la ville d'Hussein-Dey »

Ils avaient donné à l'époque l'immense terrain qui devenait plus tard le «Bois Ramel» à la condition expresse qu'il ne fut construit que des maisons basses..!

Je retournais à nouveau rue Louis Narbonne et m'arrêtais boire deux litres de liquide car j'étais complètement déshydraté.

De retour chez Foudil, je rencontrais Youcef , son fils, qui me conduisit chez un marbrier, puis chez un maçon afin que cette tombe soit réalisée dans les délais les plus brefs. Je commandais également un livre en marbre au nom de mon père qui permettrait à chacun de pouvoir identifier sa dernière sépulture.

J'achetais également des fleurs artificielles et le gardien me promit de les rentrer et de les sortir tous les soirs (je n'avais pourtant pas l'impression qu'il y avait des vols..).

Le maçon que nous avons rencontré vivait à 10 mètres de l'immeuble de l'appartement de mon cousin Loulou, au Caroubier.

Il me semblait que ce dernier vivait au second. Là je rencontrais une dame charmante qui nous accueillit les bras ouverts. Elle avait une fille ravissante ( 

Je ne pus m'empêcher de le leur dire). L'appartement avait été complètement refait et maintenu avec goût.

Cette dame me fit comprendre que je me trompais certainement, car les occupants de l'époque s'appelaient Pons et non pas Galatalo.. Qui de plus est les occupants du troisième étaient absents. Nous avons eu droit au goûter et aux rafraîchissements habituels, servis avec la chaleur des gens du pays.

Je pris quelques photos depuis le balcon et pris congé; La dame était désolée de nous voir partir si tôt et nous promit la bienvenue chaque fois que nous désirerions dans le futur. Que ces gens sont charmants. Alors une dame en plus...

Comme je le lui demandais, Youcef me conduisit à l'Hippodrome du Caroubier. J'avais lu sur Internet que l?hippodrome avait été ré-ouvert récemment; j'en ai pris quelques photos.

Je filais ensuite au quartier Trottier.

Je pris donc le chemin que je prenais quatre fois par jour pour aller au cours complémentaire Jules Ferry à savoir:

La Minoterie

La Mosquée  construite sur les lieux de l?ancienne église catholique,

Le Couvent des soeurs encore récemment opérationnel ( du moins me le dit-on),

Les établissements Durafour ( le propriétaire a changé mais il semble que soient toujours produits des éléments métalliques comme par le passé..) et....

Le Marchand de beignets;je tenais à le voir ce marchand de beignets, mais enfin son magasin était en cours de réfection et ne devait ouvrir que la semaine suivante.

 Que je me souviens de ce marchand de beignets!...Nous n?étions pas riches à l'époque et lorsque je pouvais me le permettre je me payais un makrout qui me coûtait alors cinq francs.

 Je regagnais la cité Brossette, cela n'avait guère changé. Je regagnais le quartier Trottier en passant par chez Dolorès . A Trottier je revis mon ancienne école primaire , l?école des filles, l'école maternelle, le magasin de chez Moll.Je pris de nombreuses photos.. Je redescendis la rue Parnet et j'étais souvent accosté pour un message de bienvenue voire un message de protection (avec adresse et n° de téléphone si j'avais besoin d'assistance);il est vrai que là je marchais seul.

Je rejoignais la rue Louis Narbonne en passant devant la poste.

Je n'avais pas le temps de visiter « le Foyer Municipal » comme je me l'étais promis (cela sera pour la prochaine fois)

Je revis Youcef et le chargeais du suivi de la réalisation de la tombe. Plus tard je laissais l'argent demandé à Rachid et je laissais à chacun le soin de surveiller la bonne exécution des travaux, tant sur l'aspect administratif que la réalisation même ( Je laissais à Rachid les coordonnées de Youcef..).

Je fait confiance à chacun d'entre pour la bonne exécution de ce projet.

Nous voici de retour au restaurant de la rue Louis Narbonne. Rachid et Djamel devaient venir nous rechercher pour regagner Cherchell et nous avions convenu de ce lieu de rendez vous. Tout le monde était là. ( Houria, Isma et Anis nous avaient également rejoints)

Après le repas nous sommes allés remercier et dire au-revoir à la famille Benfedda. Tout le monde en avait gros sur le coeur. Nous nous faisions la promesse de nous revoir, esquissions des projets pour l'avenir. Il y a tant de belles choses à voir en Algérie.

Mouloud nous promit de venir nous voir à Maison Blanche avant notre envol pour la France.

Foudil me remit une photo de sa famille ainsi qu'une photo de son bateau qu'il utilisait souvent pour aller à la pêche.

Que d'émotions?.

Puis nous sommes partis vers Cherchell?.

Mais naturellement il nous fallait visiter Sidi Fredj (Sidi Ferruch), ou les Français avaient accosté on 1830 pour la première fois. Le lieu était magnifique et très fréquenté. L'ensemble touristique avait été conçu par le célèbre architecte Fernand Pouillon.

Les touristes algériens étaient nombreux et les boutiques de souvenirs foisonnaient.

Nous avons visité les restes du vivier, ainsi qu'un célèbre et magnifique restaurant traditionnel « Le Corso » ..Nous garderons un souvenir éternel de cet ensemble.

Nous nous sommes arrêtés au bord du port pour manger quelques glaces et boire quelques rafraîchissements..

Mais la fatigue nous gagnait de plus en plus, la plupart d'entres nous dormait à moitié et le retour fut difficile surtout pour les conducteurs. Pendant le reste du voyage sur Cherchell, Rachid entrouvrit sa vitre, je compris que le sommeil le gagnait également; mais nous sommes arrivés à Cherchell sans encombre. Je dormais lorsque nous sommes arrivés à Cherchell.

Je crois que quelques secondes après nous être couchés nous dormions profondément.

Le Pèlerin

 

 

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 23:12

Algérie - Sécurisation des lignes, lutte contre le vol et les agressions...Les défis des hommes du rail

train banlieue

 

Le secteur ferroviaire dans notre pays n’est sûrement pas des plus fiables.

Pour parvenir à une meilleure fluidité dans les déplacements et une plus grande sécurité, il doit être mis fin aux actes de vandalisme...

Les Algériens recourent de plus en plus au train pour se rendre sur leur lieu de travail ou d’études, particulièrement après la modernisation des locomotives et l’amplification des dessertes. Les voyageurs, en effet, cherchent à fuir à tout prix la circulation qui encombre les routes nationales et par la même gagner du temps.

Toutefois, ce choix n’est pas sans risque ! Des jets de pierres, des cas de vols, des explosions de bombe ont été signalés par de nombreux voyageurs qui ajoutent que le train est inconfortable. Pour remédier à cette situation, l’Etat a engagé, via la Société nationale du transport ferroviaire (Sntf), des moyens matériaux et humains pour la sécurisation des trains, des gares et même des lignes ferroviaires.

Cependant, en dépit de tous les moyens engagés, l’insécurité persiste et les actes de vandalisme sont légion. Ces méfaits sont souvent le fait de jeunes délinquants, qui guettent le passage d’un train avant de lancer en sa direction toutes sortes de projectiles, mettant en péril la vie des personnes à bord. Ils dérobent également le matériel des installations techniques aux abords des lignes ferroviaires. Il a même été constaté que ces actes de vandalisme qui freinent sérieusement le développement de ce secteur et affectent sa compétitivité, se sont multipliés depuis que l’Etat à décidé de le moderniser.

En effet, la bonne circulation d’un train dépend totalement de l’état dans lequel se trouve la voie ferrée et du bon fonctionnement du matériel mis en place à cet effet. Si le moindre problème est signalé, le train est sommé de s’arrêter sous peine de faucher des vies humaines. Des responsables de la Sntf tirent la sonnette d’alarme et dénoncent ces pratiques d’un autre temps qui menacent la pérennité de ce réseau.

«Attention, un train en cache un autre !» est la formule la plus usitée parmi ces responsables et elle illustre l’importance d’une vigilance continuelle.

Le signal d’un train arrivant à grande vitesse n’est pas toujours entendu par une personne qui traverse les rails sans prendre ses précautions. Et le pire arrive souvent parce qu’il est trop tard pour se retirer.

On a également signalé le passage d’individus au moment où la circulation est strictement interdite aux cheminots sauf ceux autorisés. Ces personnes s’amusent à briser les murs de clôture aux alentours de la gare pour éviter d’emprunter la passerelle réservée à cet effet, pensant réduire le chemin à parcourir sans réelle mesure du danger encouru. Les différents agents d la Sntf  relèvent un autre comportement «inconscient» de la part des citoyens : le non-respect du passage à niveau, qui est le croisement sur un même niveau entre une voie ferrée et une route. En effet, seules les zones qui enregistrent une grande fréquentation par les automobilistes sont gardées. Combien d’accidents sont survenus à cause de conducteurs qui s’entêtent à passer au moment où le train arrive. L’on se souvient d’ailleurs du cas ce transporteur de Boukadir à Chlef qui a provoqué un grave accident ayant coûté la vie à plusieurs personnes.

Boudouaou, Corso : des gares sans surveillance

Si le contrôle des voyageurs et de leurs bagages est rigoureusement suivi dans les gares d’Alger, de l’Agha et de Boumerdès, les failles du système de sécurité sur le reste du réseau ferroviaire ne manquent pas. C’est le cas des gares de Boudouaou et de Corso. Dans ces deux zones situées à quelques kilomètres seulement de Boumerdès, les voyageurs accèdent au quai sans subir le moindre contrôle. Sans clôture, ni agent de sécurité, l’accès est libre et à... tous. Pas besoin d’être un voyageur pour passer. «Déjà que les gares sont connues pour les vols et les agressions... Et la gare de Boudouaou, sans bordure, ni agent de la Sntf me fait particulièrement peur», nous confie une jeune femme. L’absence de contrôleurs à l’intérieur des trains est un point que déplore la majorité de nos interlocuteurs. Interrogés sur le taux de la sécurisation des trains, ces derniers affirment avoir constaté que les agents de sécurité censés assister au voyage sont rarement à leurs postes. «Regardez donc, durant tout le voyage je n’ai vu aucun agent de sécurité. Alors qu’ils sont censés assurer notre sécurité», tonne une quinquagénaire dans une desserte reliant Boumerdès à Alger. «Et même la vérification des billets de voyage s’effectue sur les quais à l’arrivée», ajoute-t-elle, excédée. Par ailleurs, des éléments de la gendarmerie effectuent des fouilles de temps à autre à l’intérieur des trains, avons-nous appris de ces clients de la Sntf.

Alger-Thénia archicomble

Le train constitue «le meilleur moyen de transport» pour se rendre sur son lieu de travail.

A la gare de Boumerdès, les wagons de la deuxième desserte de la journée reliant Thénia à Alger sont archicombles. Une foule de voyageurs attend son arrivée, prévue pour 6h 20. A Corso puis à Boudouaou, on peut aisément circuler à l’intérieur des wagons, mais dès que les portières s’ouvrent à la gare de Réghaïa, des dizaines de personnes affluent rendant l’atmosphère irrespirable.

Les voyageurs malchanceux qui n’ont pas réussi à se faufiler au milieu de la cohue sont restés sur le quai. A chaque escale, ceux qui montent sont plus nombreux. Très vite, les places debout se réduisent et les bousculades se multiplient.

Une habituée de cette ligne avance : «Tous les jours, je dois me battre pour monter à l’intérieur du train et cela juste pour avoir une place debout.» Sans manquer de préciser que l’affluence diminue au cours de la journée. «Effectivement, c’est aux heures de pointe que les usagers sont les plus nombreux.» Mais en dépit de son ras-le-bol, notre interlocutrice affirme : «De toute manière, je suis plus rassurée quand il y a du monde ! Quand le train est vide, des voyous en profitent pour voler les femmes seules.»
A la question de savoir pourquoi son choix s’est porté sur le train, alors que les bus sont disponibles, elle répond : «Voyager par bus, c’est moins rassurant !» Cette employée dans une administration à Alger, assure que le train constitue pour elle «le meilleur moyen de transport» pour se rendre sur son lieu de travail et que les retards enregistrés de temps à autre sont loin d’être un inconvénient comparé à une circulation automobile de plus en plus dense. Un quinquagénaire, un habitué de la ligne Alger-Thénia, atteste que le déplacement par train ne cesse de gagner du terrain surtout après la multiplication des navettes. «Pour les voyages en banlieue, le meilleur moyen de transport est le train. On ne cherche pas vraiment le confort mais surtout le gain de temps», signale-t-il.

Le calme qui régnait dans ce train contrastait avec le manque d’espace libre suite à la ruée des voyageurs, qui d’ailleurs ont vite fait d’oublier ce désagrément, habitués sans doute, ou résignés, à de telles conditions. Un calme parfait, chacun perdu dans ses pensées...

Il y avait de tout dans ce train : un cadre de ministère, des administrateurs, des étudiants, des chômeurs et aussi des mendiants qui rejoignent tôt la capitale dans l’espoir de bien gagner leur journée. Les seuls absents sont les contrôleurs et les agents de sécurité.

Pas un seul n’a fait son apparition. Pourtant, la présence de ces derniers et des éléments de la Gendarmerie nationale semble rassurer les voyageurs...

Abdelwahab Aktouche* à InfoSoir  «Le vandalisme influe sur notre compétitivité»

InfoSoir : A l’heure où la Sntf œuvre à la modernisation de son réseau, les actes de vandalisme ne cessent de se multiplier. Quel constat faites-vous de la situation ?

Abdelwahab Aktouche : Effectivement, les nombreux actes de malveillance signalés ont un réel impact négatif sur la ponctualité des trains. Et ce sont les usagers qui en subissent les conséquences. On enregistre, par exemple, des vols sans arrêt sur une journée de voyage, ce qui oblige le train à marquer des temps d’arrêt qui n’étaient pas prévus. Et le train ne s’arrête que dans une situation extrême qui viendrait perturber son fonctionnement.

On a également noté des actes de vol au niveau du système de signalisation, en particulier les câbles électriques...

Là aussi le train s’arrête pour ne pas percuter un autre train. Les vols sont récurrents et nous sommes dans l’impossibilité de surveiller l’intégralité du réseau. On constate aussi le vol de matériels de la voie, surtout par des vendeurs de ferraille. Et le jet de pierres vient clôturer la panoplie de ces actes de vandalisme que certains qualifient de phénomène de société... A mes yeux, c’est incompréhensible de voir des gens trouver un malin plaisir à jeter des pierres sur un train. Les chiffres relevés démontrent clairement que le phénomène est en nette progression. Ainsi, en 2009, le nombre de jets était de 210, ce qui a causé 24 blessés parmi les agents et 26 parmi les voyageurs, contre 157 jets en 2008 qui ont causé 23 blessés parmi les agents et 28 parmi les voyageurs. Et ce n’est pas tout. Des malfaiteurs s’amusent même à placer des objets sur la voie ferrée, comme un tronc d’arbre et de grosses pierres pour provoquer une déviation de la locomotive...

Comment la Sntf prévoit-elle la sécurisation de son matériel et de ses clients ?

La Sntf dispose de toute une direction de la protection du patrimoine qui prend en charge la sécurisation des passagers au niveau des gares. Les gares sont équipées de portiques détecteurs et des agents sont sur les lieux pour garantir la sécurité. Nous comptons généraliser graduellement ce système de détection, qui coûte très cher. Pour une clôture efficace des gares, qui sont nombreuses à en manquer sur le territoire national, l’Etat a lancé un programme dans ce sens. Une agence a été d’ailleurs engagée pour la réalisation de ces ouvrages sur des centaines de kilomètres. Toutes les gares à travers le pays seront donc clôturées mais à terme. Néanmoins, d’autres types de difficultés émergent. En effet, de nouvelles cités apparaissent à proximité des gares, et la Sntf doit prendre de pareils éléments en considération lors de l’élaboration de ses plans. Quant à la présence d’agents de sécurité, c’est sur les grandes lignes qu’elle est le plus constatée. Nous comptons au total 562 agents accompagnateurs dont ceux qui s’occupent du gardiennage au niveau des gares. L’Etat a même décidé d’engager la Gendarmerie nationale pour protéger les voyageurs et le matériel. La gendarmerie est notamment présente dans la banlieue d’Alger qui compte, à elle seule, 1 000 trains. Compte-tenu de la recrudescence des actes de violence et de vandalisme, nous essayons de procéder à une surveillance accrue surtout aux heures où il y a le plus de risques.

* Responsable central des infrastructures à la Sntf

Source Infosoir Mina Adel

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 23:06

Toulouse – Télévision - "Des racines et des ailes" à Toulouse le 13 octobre

le-pont-neuf.jpg

 

L'émission de France 3 « Des racines et des ailes » consacrée à la Ville rose a été enregistrée hier soir place du Capitole. Toulouse a beaucoup séduit l'équipe de Louis Laforge, le présentateur, et la diffusion est prévue.

L'équipe de France 3, a enregistré hier soir place du Capitole l'émission « Des racines et des ailes », pour une diffusion prévue le 13 octobre. La place la plus célèbre de la ville a donc pris des airs de vaste plateau en plein air. Entre câbles, fils et autres machines sophistiquées, la caméra grue juchée sur un long bras balaye la façade du Capitole. Face à lui, le présentateur Louis Laforge, à l'aise, annonce le générique de l'émission : « Des racines et des ailes ». Après le Rhône, c'est au tour de la Garonne d'être visitée par cette émission culte qui, depuis treize ans, fait découvrir des villes emblématiques. « Toulouse et la Garonne, c'est une union sacrée, note Jean-Luc Orabona, le réalisateur. La Ville rose est la cité phare de ce fleuve. Comment raconter la Garonne sans elle ? ».

Près de lui, Isabelle Richard, la rédactrice de l'émission est « tombée sous le charme de cette ville attachante, différente des autres villes du sud. Entre raffinement italien et rébellion espagnole. Un autre sud ». Durant cette émission, deux personnalités de Toulouse vont raconter leur ville. Il y a Philippe Terrancle, des Éditions Privat et Corinne Clément, co auteur du livre « Toulouse, secrète et insolite ». « Le premier nous expliquera entre autre comment les Toulousains se sont réappropriés le fleuve au fil du temps et la seconde revisitera l'architecture et les rues de cette ville écrin », précise Isabelle Richard. Quand à Louis Laforge, ravi du bon début de saison en rugby de Toulouse, il « rêve de voir un match de foot au Stadium ».

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 09:12

Airbus dépasse encore Boeing

airbus-boeing-2009.jpg

 

Le constructeur aéronautique européen a devancé son rival Boeing sur les neuf premiers mois de l'année, avec 328 commandes nettes d'avions, contre seulement 288 pour l'Américain, selon des chiffres officiels disponibles hier.

La filiale du groupe EADS a enregistré 379 commandes brutes, soit 328 nettes après les annulations. Son concurrent Boeing a pour sa part pris 361 commandes brutes et enregistré 73 annulations, selon son bilan, arrêté au 28 septembre, disponible sur son site internet.

Nerf de la guerre, les livraisons ont atteint au 30 septembre 380 avions pour Airbus, dont quatorze très gros porteurs A380. L'objectif est d'en livrer vingt exemplaires cette année mais cet objectif pourrait être dépassé.

Le bilan de livraison de Boeing à fin septembre n'est pas encore disponible sur son site. Toutefois, fin août, le constructeur américain avait remis 308 appareils aux compagnies aériennes avec une écrasante majorité de son avion vedette le 737.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 08:45

Algérie - Prix - Dilem, Chevalier des arts et des lettres

Algerie_reconciliee__selon_Dilem_1.jpg

 

Ali Dilem sera décoré des insignes de Chevalier des arts et des lettres au cours d’une cérémonie spéciale prévue lundi à Alger. Cette décoration française lui sera remise des mains de Madame Noëlle Lenoir, ancien ministre des Affaires européennes, en présence, notamment, de Monsieur Xavier Driencourt, ambassadeur de France à Alger, Haut représentant de la République française.

Né à Alger en 1967, Ali Dilem est, actuellement, dessinateur de presse (ou caricaturiste) au quotidien «Liberté». Il participe, également, à l’émission de télévision Kiosque de TV5 Monde, sur la chaîne francophone TV5. Il a déjà reçu prés d’une vingtaine de prix internationaux, dont le Prix international du dessin de presse en 2000. Il a également reçu, en 2005, le Trophée de la liberté de la presse, décerné par le Club de la presse du Limousin et Reporters Sans Frontières, ainsi que le Cartoonist Right Network Award for Courage in Editorial Cartooning (Prix du courage en caricature), décerné à Denver aux Etats-Unis, en 2006. Après des études à l’Ecole nationale des Beaux-arts d’Alger, la carrière journalistique de Dilem a démarré en 1989 au quotidien (qui paraît quand il peut) Alger Républicain. A partir de 1991, il anime «Le Dilem du jour» au quotidien Le Matin, avant de passer en 1996 à Liberté. Il a fait l’objet de plusieurs procès en diffamation. En 2001, son nom a été attribué à des amendements au code pénal (amendements Dilem). Ali Dilem a publié les ouvrages «Taiwan, two, tri, viva l’Algiri» et «Boutef, président». Il est aussi membre de la fondation Cartooning for Peace, créée sur l’initiative de l’ONU, en réponse à l’affaire des caricatures danoises. Institué en 1957, l’Ordre des arts et des lettres est une décoration honorifique française. Gérée par le ministère de la Culture, elle récompense «les personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire, ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde».

Source Le Soir d’Algérie Kader Bakou

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 08:36

Economie - La Grèce, point d’entrée chinois en Europe

grece.jpg

 

 

’est tout un symbole et peut-être même un événement qui fera date dans l’histoire de la mondialisation. En visite en Grèce en début de semaine, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a annoncé que des armateurs grecs vont acheter des navires construits par des chantiers navals de son pays. Six bateaux sont déjà en commande, dont deux cargos et un tanker. De plus, Pékin prévoit aussi la création d’un fonds de 5 milliards de dollars pour offrir des facilités de paiement à ces mêmes armateurs. Un contrat comme les autres ? Pas si sûr…

Une première qui fera date

Pour bien comprendre la portée politique de cet accord commercial, il ne faut pas oublier que la Grèce est loin d’être tirée d’affaire sur le plan financier. Avec une situation budgétaire précaire, un front social tendu en raison de l’austérité imposée par le gouvernement et cela, en plus d’une économie qui tarde à redémarrer, ce pays n’est pas à l’abri de nouvelles difficultés pour rembourser sa dette. Pour de nombreux économistes, la Grèce demeure d’ailleurs le maillon faible de la zone euro, même si l’attention se porte actuellement sur l’Espagne (le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz vient de conseiller au gouvernement Zapatero de préparer la sortie de son pays de l’union monétaire…).

Alors que l’Union européenne continue à faire preuve d’une extrême dureté à l’égard d’Athènes en contrepartie de son aide financière, le geste chinois qui consiste à offrir des crédits pour les armateurs grecs est loin d’être neutre. La Chine se pose ainsi en alternative, voire en ultime recours en matière de financement. Du coup, cela fait même écho aux rumeurs datant du début de cette année qui annonçaient que le gouvernement Papendréou avait lancé un appel d’urgence à Pékin pour obtenir un prêt de plusieurs milliards de dollars afin de pouvoir rembourser sa dette extérieure. On ne sait pas si la Chine va renflouer les caisses grecques mais il est certain que ce pays entend profiter de la situation pour mettre un pied dans un secteur stratégique de la zone euro, à savoir le transport maritime.

Car, pour la Chine, la mondialisation, ce sont aussi des ports et des navires. Là où ses intérêts commerciaux sont en jeu, ce pays met toujours en place une stratégie qui consiste à contrôler des ports afin de veiller à ce que le flux de ses marchandises exportées ou importées ne soit pas perturbé. C’est le cas par exemple dans l’Asie du Sud-est où l’expansion chinoise est allée de pair avec la construction de nouveaux ports ou la modernisation d’installations existantes.

En Grèce, la Chine a déjà obtenu l’exploitation de deux quais du port du Pirée pour une durée de trente-cinq ans. Elle vient maintenant de convaincre les armateurs grecs de lui acheter ses bateaux. La conclusion est évidente : la Grèce sera probablement l’un des points d’entrée maritime chinois en Méditerranée et dans le Sud-est de l’Europe.

Et au sud de la Méditerranée ?

On peut se demander quels seront les ports d’Afrique du Nord qui joueront un rôle comparable. Pour mémoire, la Méditerranée n’est qu’une mer de passage pour la presque totalité des bateaux qui transitent par le canal de Suez. Dans ce flux, une place est à prendre pour jouer le rôle de relais et de point de débarquement de marchandises destinées à être transportées par des navires plus petits qui caboteront le long des côtes de la Méditerranée du nord. Dans cette perspective, le port de Tanger marque des points, même si la concurrence d’Algesiras est rude. Quant aux ports algériens, ils demeurent hors course malgré un positionnement régional stratégique.

Source Le Quotidien d’Oran Akram Belkaid, Paris

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 08:30

Algérie – Affaire Djezzy - L'ultime entourloupe du milliardaire égyptien Naguib Sawiris

djezzy

 

Ce n'est pas incidemment que Naguib Sawaris, patron d'Orascom Télécom Holding (OTA), en délicatesse avec les autorités algériennes sur le dossier Djezzy Algérie, a annoncé le rachat à hauteur de 51% de son groupe par l'opérateur russe Vimpelcom LTD peu avant que le Président russe, Dimitri Medvedev, n'effectue sa visite officielle en Algérie.

C'était sa façon de signifier que la tractation a eu l'aval du Kremlin, ou du moins ne lui a pas déplu, et que Medvedev ne manquera d'essayer d'en faire accepter au Président Bouteflika la conséquence qui en découle pour Djezzy Algérie, à savoir que celle-ci passe de facto sous contrôle russe.

Les deux hommes d'Etat n'éluderont certainement pas la discussion sur cet épineux dossier. Mais quels que soient les arguments que Medvedev emploiera pour tenter de faire fléchir le Président algérien sur le principe récemment adopté par l'Algérie de faire valoir son droit de préemption concernant le rachat d'entreprises de droit algérien, il n'est pas acquis qu'il y parvienne. En se rendant aux arguments de son interlocuteur russe, Bouteflika ne ferait que confirmer pour ceux qui le pensent que l'affaire Djezzy résulte de considérations liées à un conflit personnel entre lui et le patron d'Orascom, et subsidiairement à la nationalité égyptienne de ce dernier. Ce serait aussi faire la démonstration que l'Etat algérien renie allègrement une réglementation nationale dont l'encre n'a pas fini de sécher.

Le nouveau propriétaire d'OTH, le directeur général de Vimplecom LTD, Alexander Izosimov, qui est compris dans la délégation accompagnant le Président russe, semble lui avoir compris que les autorités algériennes ne sont pas en disposition de se laisser manœuvrer, même si l'opérateur majoritaire appelé à contrôler Djezzy Algérie vient du pays ami qu'est la Russie. D'où ses propos très conciliants à leur égard faisant état de «l'ouverture absolue de Vimpelcom à un accord avec le gouvernement algérien».

Officiellement, le gouvernement algérien reste déterminé à acheter la totalité des actions de la filiale algérienne d'OTA. Tout ce que Medvedev pourra arracher à Bouteflika, c'est que l'Algérie ne procède par à la nationalisation pure et simple de Djezzy en réaction à la transaction passée entre OTA et Vimpelcom LTD, qui a été perçue à Alger comme un fait accompli dont l'acceptation, en ce qu'il implique pour l'entreprise algérienne, déroge à son tout nouveau droit de préemption. En tout cas, en bradant à chaque fois leurs avoirs en Algérie sans consultation préalable des autorités nationales, Naguib Sawaris et son groupe OTH ont fait preuve du plus profond mépris de la souveraineté nationale du pays et heureusement fait prendre conscience, ce faisant, aux autorités de la nécessité de mettre des garde-fous sur leur territoire aux agissements du capital transnational. Vimpelcom est peut-être animé de la bonne intention de s'implanter sur le marché porteur qu'est l'Algérie, mais fonctionne mû par la même logique mercantile dont a fait preuve OTH. Il vaut mieux par conséquent pour l'Algérie qu'elle fasse savoir, et de façon irrévocable, qu'elle est intransigeante en matière de sa souveraineté nationale.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0