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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 23:15

Algérie – Procès des non-jeuneurs - Soulagement

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Les deux non-jeûneurs de Aïn El-Hammam ont été relaxés. Le soulagement de ces deux ouvriers est partagé par beaucoup d'Algériens, parmi lesquels de très nombreux jeûneurs. Il y avait dans cette affaire trop d'excès.
Outre le fait que des poursuites pour «non-respect du ramadhan» heurtent directement le principe constitutionnel qui reconnaît la liberté de croyance, les deux personnes poursuivies n'avaient pas cherché à provoquer ceux qui pratiquent le ramadhan. Ils ont mangé dans un lieu discret où on est allé les chercher pour les interpeller. Il n'y aurait pas eu d'affaire si la mission dévolue aux forces de police de faire respecter l'ordre public ne s'est pas transformée en mission de défense de la morale religieuse. Il est heureux que la justice ait fait prévaloir le droit et
le bon sens.
Le Haut Conseil islamique, qui s'est fendu de manière intempestive d'un communiqué de dénonciation, a été un bien mauvais défenseur de l'Islam dans cette affaire. Il est heureux que cette pression
car c'en est une soit restée sans effet et que les juges aient choisi de s'en tenir au droit. Et à rien d'autre.
De plus, que
gagnent l'Islam et l'Algérie à donner une image d'intolérance qui rime d'ailleurs avec ignorance ? Il n'y avait pas matière à poursuite dans cette affaire. Elle a desservi, une fois de plus, l'image du pays. Il suffit d'aller sur le net et visiter les blogs pour constater que le mauvais procès intenté aux deux «dé-jeûneurs» était en train de tourner au procès de l'Etat algérien et de l'Algérie.
Il y a beaucoup d'Algériens qui observent scrupuleusement le ramadhan, qui se sont sentis fortement perturbés par cette dérive qui veut faire rimer leur religion avec l'intolérance. Que des Algériens croient à autre chose ou choisissent de ne pas observer le jeûne ne constitue pas une menace pour l'Islam. Ce n'est pas non plus une atteinte à l'ordre public. Il ne s'agit que d'exercice de droits reconnus par la
Constitution et la loi.
Pourquoi aller chercher des Algériens qui mangent dans un coin discret pour ne pas froisser les autres ou par égard pour eux, comme s'il s'agissait de criminels ? Les poursuivre pour non-respect d'un précepte de l'Islam est juridiquement intenable. Les Algériens ont le droit de croire à autre chose ou de ne pas croire non plus. La loi fondamentale du pays nous impose de respecter la liberté de croyance. Elle s'impose encore davantage à l'Etat et ses agents dont la mission est de veiller, en toutes circonstances, au respect de la loi. Les convictions personnelles, aussi respectables qu'elles puissent être, ne peuvent servir de grille d'interprétation de la loi. La notion d'ordre public ne peut être fondée sur des appréciations subjectives.
En élargissant les deux dé-jeûneurs, les juges ont rappelé que les fondamentaux doivent être préservés de l'envahissement de la bigoterie. Un bon musulman bien dans sa peau et dans sa tête est capable de côtoyer des gens qui ont des idées et des croyances différentes. C'est élémentaire. C'est ce que les juges ont dit en défendant l'Islam contre ceux qui en ont une vision étriquée et intolérante.

Source Le Quotidien d’Oran K. Selim

Le Pèlerin

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 23:15

Le grand dramaturge français a inspiré abondamment le théâtre algérien et arabe. Et cela continue.

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Molière est sans doute l’auteur français qui a conquis, de manière exceptionnelle, la scène arabe et africaine. Les premiers auteurs connaissaient ses textes et étaient séduits par la veine comique et les thèmes qui leur semblaient familiers. Molière était un modèle idéal pour eux. Aussi, cherchaient-ils à adapter ses pièces en leur donnant un caractère local et en modifiant les noms et en conservant la structure globale. D’ailleurs, la première pièce montée par un Arabe s’inspirait largement de L’Avare, devenue Al Bakhil (An Naqqash, 1848).

En Algérie, la grande majorité des auteurs reprenait des textes du dramaturge français sans citer leur source. Jean-Baptiste Poquelin faisait l’affaire de nombreux acteurs et fascinait le public qui retrouvait un rire libérateur. Il fallut attendre 1940 pour que Mahieddine Bachtarzi monte L’Avare en mentionnant le nom de Molière dans la fiche technique. Mais les traces de son œuvre investissaient la représentation depuis les années 1920. Déjà, dans Djeha de Allalou, jouée en 1926, cette présence est évidente à travers des traces du Médecin malgré lui et du Malade imaginaire.

Djeha devenait médecin malgré lui, obligé de jouer ce rôle auprès du sultan qui lui demandait de soigner son fils, le prince Maïmoun. Mais arrivé au palais, Djeha se rendait vite compte que celui-ci simulait la maladie pour ne pas épouser une femme qu’il ne connaissait pas. La deuxième pièce de Allalou s’inspirait de L’Etourdi (sans oublier l’élément dramatique fondamental tiré des Mille et Une Nuits).

Allalou et Ksentini articulaient leurs représentations autour du comique de situations, du quiproquo, de la farce et de l’étude des mœurs. Leur théâtre était attentif à l’actualité et aux rumeurs et aux bruits de la vie quotidienne. Ils raillaient les hypocrites, les faux dévots et les cadis cupides. Molière était, bien avant eux, «attentif aux problèmes sociaux de son époque, notamment ceux que pose la société bourgeoise», et, dans ce sens, «il placera ceux, dont il veut peindre les travers, les ridicules ou les vices, au milieu de parents et d’amis, eux-mêmes fortement caractérisés, vivants et vrais et dont l’ensemble, autour du héros principal, constituera un milieu social naturel aux aspects divers, où les personnages s’opposeront les uns aux autres et réagiront les uns sur les autres. »

Jusqu’en 1940, Molière fut réutilisé et adapté par de nombreux auteurs qui n’hésitaient pas à reproduire des thèmes, des situations et la structure des pièces de ce grand écrivain français, vite adopté par les Algériens qui se retrouvaient dans sa manière de traiter les questions sociales et les sentiments humains et s’identifiaient rapidement à des personnages en butte avec l’hypocrisie, le mensonge et la lâcheté, sujets d’ailleurs déjà abordés dans les contes et récits de la littérature orale. Le comique attirait le public populaire qui voyait sur scène les «maîtres» ridiculisés et fragilisés par des procédés humoristiques exceptionnels.

De nombreux auteurs traduisirent et/ou adaptèrent des pièces de Molière. Ainsi, L’Avare, Tartuffe, Le Malade imaginaire, Le Bourgeois gentilhomme, Le Médecin malgré lui et Les Fourberies de Scapin sont les textes les plus joués en Algérie. En l’an 2000, au Festival du théâtre d’amateurs de Mostaganem, une jeune troupe de Miliana présenta Le Bourgeois gentilhomme, déjà montée à plusieurs reprises. L’adaptation la plus connue est celle de la Troupe du théâtre populaire (TTP) de Hassan El Hassani, Belgacem el bourgeoisi. Les auteurs modifient souvent les titres : Tartuffe devient Slimane Ellouk (Bachtarzi) ; Le Bourgeois gentilhomme prend le titre de Les nouveaux riches du marché noir (encore Bachtarzi) ; Le Médecin malgré lui apparaît sous un nouvel intitulé, Moul el baraka (Mohamed Errazi), etc.

Les titres choisis correspondent au contexte social de l’époque de l’adaptation et obéissent au discours de l’auteur-acteur qui actualise ainsi le propos de la pièce en lui faisant porter de nouveaux oripeaux, plus conformes aux «traditions» et réalités locales (noms des personnages, coutumes et mœurs, déroulement dans une ville algérienne, costumes…). Certains passages faisant allusion à la religion disparaissent de la version algérienne. Les proverbes, les dictons populaires et le chant peuplent le récit qui obéit parfois à la structure du conte. Les dramaturges prennent de grandes libertés avec le texte originel. Les personnages s’expriment dans une langue où le dialogue est simple, proche du langage quotidien. Bachtarzi, Touri, Gribi ou Errazi enlèvent ou ajoutent des scènes, réécrivent certains passages et neutralisent la structure dramatique originelle. Bachtarzi inaugure son texte El Mech’hah (L’Avare) par un prologue en vers qui apporte une série d’informations sur l’intrigue.

Dans Docteur Allel, adaptation du Médecin malgré lui, il opère de la même manière en présentant au début les personnages et les événements importants.  Le Tunisien Mohamed Aziza explique ainsi l’intérêt porté à l’adaptation des œuvres de Molière : «Partout, dans le monde arabe, on tente de s’approprier l’expérience théâtrale de l’autre. On «libanise», on «arabise», on «syrianise», on «marocanise» un peu tous les auteurs. Mais c’est Molière qui se révèle la providence de tous les adaptateurs parce que ses personnages sont plus ouverts, ses situations plus transposables et ses préoccupations plus partagées.» Les auteurs algériens ne réussirent pas tout à fait à transposer sur scène le génie de Molière.

Certes, ils arrivèrent à toucher le grand public mais ne purent reproduire la dimension poétique et la portée morale et sociologique des textes de Molière. Ces adaptations ne plurent pas à tout le monde, certains chroniqueurs français dénonçaient cette réécriture de textes français.L’aspect satirique et le choix des personnages constituaient les éléments-clés pour transposer deux formes dramatiques dans une sorte d’espace syncrétique. Mais le rire, dans les pièces de l’auteur français, n’est jamais gratuit. Molière devenait, grâce à la force dramaturgique et à la dimension comique, un écrivain «algérien». Le discours des auteurs algériens se caractérise par son caractère didactique et pédagogique. Molière se conformait trop bien à cet objectif.

L’Avare est certainement le texte qui a le plus séduit metteurs en scène, dramaturges, traducteurs et adaptateurs arabes. Plusieurs versions en existent dont la première pièce de théâtre jouée dans un pays arabe. Amin Sidqi, Jalal, Najib Haddad et bien d’autres auteurs adaptèrent ou traduisirent Molière. En Algérie, nous pouvons citer les noms de Mahieddine Bachtarzi, Mohamed Errazi, Mahboub Stambouli, Mohamed Touri, Rédha Houhou, Mohamed Boudia… L’engouement pour ce texte s’expliquerait par deux faits : le thème de l’avarice est souvent traité dans la littérature orale et même écrite avec des écrivains comme El Mas’oudi et El Jahiz. Le Livre des Avares de celui-ci en est la parfaite illustration.

El Mech’hah (L’Avare) de Bachtarzi et Si Kaddour el Mech’hah de Touri empruntent les procédés comiques de Molière, «algérianisent» les noms et le langage, habillent les personnages de costumes locaux et situent les actions dans un cadre algérien. Les textes diffèrent parfois de l’original. Ces auteurs simplifient sérieusement les intrigues en évitant toute allusion à des situations risquant de choquer en terre algérienne. La structure d’ensemble, les grandes séquences et le fonctionnement de certains personnages du texte-source se retrouvent réemployés dans la pièce-cible, avec trop peu d’aménagements et de changements et investissent toute la représentation dramatique, fournissant au texte une certaine cohérence discursive.

Bachtarzi a modifié la structure du texte de Molière, d’abord en réduisant le nombre des actes (de 5 à 3), ensuite en supprimant des scènes, en ajoutant d’autres et en empruntant la forme du conte et de la farce traditionnelle. C’est un récit fermé, conclu par un dénouement heureux et qui transforme radicalement le discours de Molière : H’sayen se délivre en quelque sorte de ses tares, comme par enchantement. Madjid finit par épouser Aïda. Leïla s’en sort à merveille. La fin rétablit la stabilité et l’équilibre initial et donne à H’sayen un autre statut. Il change positivement, cette évolution, tellement rapide, en devient invraisemblable. Trop peu d’éléments indiquent cette transformation. Le personnage subit, en quelque sorte, le diktat de l’auteur qui décide unilatéralement de le libérer de ses défauts et d’homogénéiser l’espace d’intervention et de manifestation des personnages.

Dans L’Avare de Molière, les choses se passent autrement. Harpagon ne change pas et reste prisonnier de ses vices et de ses tares. Cléante et Valère réussissent à déjouer les plans d’Harpagon et à épouser les femmes de leur choix. Leur quête n’a abouti que parce qu’ils possédaient un moyen de chantage : la cassette. Bachtarzi construit un univers homogène, statique, marqué par une certaine cohésion, illustrée essentiellement par l’aboutissement de la quête des personnages. Le conflit dont les soubassements sont alimentés par une question d’argent est résolu à la fin de la pièce.

Tout rentre dans l’ordre. Les personnages voient leurs projets et leurs vœux réalisés. Les deux fins (celles de Bachtarzi et de Molière) sont différentes. Le dénouement de la pièce de Bachtarzi est conforme au ton didactique du travail théâtral de l’auteur. H’sayen est radicalement transformé, il devient, en quelque sorte, un autre personnage. Cette mue subite est illogique. La logique narrative se plie au discours moralisateur de Bachtarzi qui, dans de nombreux cas, évacue les espaces conflictuels et déshumanise ses personnages qui ne peuvent, dans des conditions cohérentes, connaître ce type de transformation.

De négatif, H’sayen va devenir un élément positif. Ce retournement sans transition est caractéristique de la pauvreté dramaturgique du texte et de l’absence d’une étude serrée des personnages. L’intention didactique et morale a pris le-dessus sur les considérations narratives et esthétiques. Les procédés employés par Bachtarzi ne sont nullement nouveaux dans les pays arabes.

De nombreux auteurs reprennent depuis l’indépendance des procédés et des techniques d’écriture de Molière, à commencer par Belhafaoui, Safiri, Rouiched, Hassan El Hassani et d’autres auteurs du moment. La dernière pièce en date est Tartuffe, montée par le TRC. Sid Ahmed Agoumi a également en projet la mise en scène de ce texte. Il faudrait dire que le théâtre en Algérie, redevable à Molière, a adapté et mis en scène plusieurs de ses pièces : Don Juan, adaptée par Belhafaoui et mise en scène par Mustapha Kateb, Le médecin malgré lui se transformant en «comédien malgré lui» chez Safiri et Hadj Omar, Les Fourberies de Scapin se métamorphosant chez Touri en Sellak el wahline (mise en scène de Allel El Mouhib qui montera également une autre adaptation de Touri, Si Kaddour el Mech’hah).

Il est évident que L’Avare de Molière perd énormément de sa force dramaturgique dans cette adaptation. Le choix du style de la farce populaire désarticule le texte initial et donne à voir de nouveaux effets esthétiques qui n’ont pas la même dimension plastique et dramaturgique que dans la pièce originelle. La conception du rire n’est pas la même chez les deux auteurs.

Source El Watan Ahmed Cheneki

Le Pèlerin

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 23:07

Mise en garde de l'ambassade US: Escroquerie à l'émigration

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L'ambassade des Etats-Unis vient de rappeler aux Algériens désireux de participer à la «loterie DV» pour émigrer vers les Etats-Unis, qu'aucuns frais n'est requis, «Les seuls frais à payer en relation avec cette loterie sont les frais de demande de visa qui doivent être payés en personne, le jour de l'entretien à l'ambassade des Etats-Unis à Alger.
Tout autre paiement est une escroquerie », lit-on dans un communiqué de l'ambassade US. Justement et pour parer à d'éventuelles escroqueries, des conseils pratiques et des explications sur les différents aspects et étapes de l'opération sont fournis aux Algériens par le consul. Tout en rappelant que l'inscription pour la «loterie DV-2012» ont débuté hier, le consul signale que les participants peuvent retrouver toutes les instructions sur le site: http://travel.state.gov/visa/immigrants/types/types_1318.html.
Selon le même communiqué, le programme annuel de loterie permet la délivrance de 50.000 visas de résidants permanents par an aux personnes répondants à certaines conditions d'éligibilité simples mais strictes. Les candidats qui sont initialement sélectionnés par tirage au sort, sont nés dans des pays avec des faibles taux d'immigration aux Etats-Unis. Pour l'inscription en ligne, la période s'étend du 05 octobre 2010 à 17h00, au 03 novembre à 18h00. Les participants doivent remplir le formulaire électronique de visa Diversité, DS-5501, disponible uniquement pendant la période d'inscription. Le consul des Etats-Unis indique d'autre part que les participants sélectionnés seront avisés par e-mail envoyé par le Kentucky Consular Center (KCC) à partir du 1er mai 2011. Ils auront aussi plus d'instructions, y compris des informations sur les frais liés à l'immigration aux Etats-Unis. Les personnes non sélectionnées ne recevront aucune notification. «Les informations sur les délais et la procédure de la DV sont disponibles dans la section Selection of applicants» précise le même communiqué.
Le consul met en garde contre les escroqueries en rappelant qu'il y a eu par le passé des sites Internet frauduleux se faisant passer pour des sites officiels du gouvernement des Etats-Unis. Le même diplomate signale que certaines sociétés qui se font passer pour le gouvernement des Etats-Unis exigent un paiement afin de remplir les formulaires d'inscription à la loterie, alors qu'aucun frais n'est exigé. «Le seul moyen de participer à la DV loterie est en se rendant sur le site officiel du département d'Etat au cours de la période d'inscription. Hormis le Kentucky consular, aucune autre organisation ou entreprise privée n'est autorisée par le Département d'Etat à aviser les candidats de la DV loterie de leur sélection ou des prochaines étapes du traitement de leur demande de visa».
Pour savoir si les informations sur les visas américains sont officielles et correctes, les services de visa du Département d'Etat informent le public que seuls les sites Internet s'achevant par «.gov» sont des sites Web officiels du gouvernement pour les bureaux de nos agences situées aux États-Unis. «Nous sommes fiers de compter plus de 200 ambassades et consulats américains à travers le monde. Alors que beaucoup de sites d'ambassades ont un indicateur «gov» sur l'adresse internet, un certain nombre n'en ont pas. Les sites web du Département d'Etat www.state.gov et www.travel.state.gov relient directement à tous les sites Internet des ambassades et consulats américains à l'étranger. Les demandeurs de visa sont invités à faire preuve de prudence dans leurs rapports avec les agences qui prétendent offrir une aide quelconque pour l'obtention des visas américains». «Quel que soit le contenu des autres sites web, le Département des Etats-Unis d'Amérique n'approuve, ne recommande et ne contrôle aucune information ou prestation publiée sur les autres sites web. L'information fournie peut être incorrecte ou pas récente c'est pour cette raison que nous vous suggérons de vérifier l'authenticité de ces informations indépendamment» précise le communiqué. Pour conclure, le consul rappelle qu'il existe de faux sites web qui essayent de tromper les visiteurs et leur faire croire que ce sont des sites officiels. Ces sites web peuvent contenir un drapeau américain, une photo d'une institution officielle gouvernementale ou une célèbre personnalité américaine pour induire les personnes qui visitent leurs sites en erreur et leur faire croire que ce sont des sites sponsorisés par le gouvernement américain alors qu'ils ne le sont pas. Ces sites peuvent vous obliger à payer une somme d'argent pour des prestations telles que les formulaires, ou pour obtenir des informations relatives aux procédures d'immigration qui peuvent être obtenues gratuitement sur les sites du Département d'Etat américain www.state.gov et www.travel. state.gov ou via les sites des ambassades. Les Formulaires et les informations sont également gratuits sur les sites du «Department of Homeland and Security»: www.uscis.gov, www.cbp.gov et www.ice.gov.

Source Le Quotidien d’Oran Djamel Belaïfa

Le Pèlerin

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 22:20

Usine d’automobile en Algérie - L’engagement de Renault réaffirmé

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Les évènements chez Renault Algérie se suivent mais ne se ressemblent pas. C’est le constat qui a été fait jeudi par les journalistes présents à l’inauguration de la concession de Tizi Ouzou, Racin Auto, dans sa nouvelle configuration. C’est incontestablement une agence d’un nouveau genre avec des prestations inédites dans le réseau Renault en Algérie.
Agrandie, réaménagée, cette agence qui se situe à l’entrée de la ville des Genêts arbore une mutation profonde. L’immense showroom divisé en espace Renault et un autre entièrement dédié à l’autre marque du groupe, Dacia, change de look pour adapter les nouveaux standards de la marque en matière d’aménagement des locaux et d’accueil des clients. Des box modernes permettent désormais aux commerciaux de recevoir leurs clients dans de meilleures conditions. Le service après-vente a fait lui aussi sa mue pour s’élever, comme insistait le patron de l’affaire, à la hauteur des attentes des clients et leur assurer des prestations au niveau des normes européennes et des exigences du constructeur. Il en est ainsi des ateliers d’entretien et de réparation qui font étalage d’un matériel moderne tant au niveau des ponts que celui de l’outillage. A cela s’ajoutent Renault Minute et une nouvelle prestation appelée Renault+ destinée à prendre en charge les véhicules utilitaires. L’ouverture de Racin s’est déroulée en présence de plusieurs invités dont le premier responsable de la zone Euromed au niveau du groupe Renault, Jacques Chauvet, Anne Rennaud, directrice commerciale de la zone, Stephan Galoustian, directeur général de Renault Algérie, et des autorités locales. A l’occasion d’une conférence de presse organisée à l’issue de la cérémonie, M. Chauvet revient sur le projet d’usine de montage des véhicules Renault en Algérie en rappelant «la disponibilité du groupe à reprendre les négociations avec les autorités algériennes», avant d’enchaîner : «Nous continuons à manifester un intérêt particulier pour le marché algérien.» Abordant la question du véhicule électrique dont Renault a fait son cheval de bataille au cours de ce Mondial de l’automobile, il dira que «c’est une option irréversible qui se conforme aux nouvelles préoccupations mondiales concernant le recours aux énergies renouvelables et la protection de l’environnement». Interpellé sur l’arrivée de la nouvelle Latitude, le patron d’Euromed souligne l’importance de l’Algérie dans l’organisation de Renault à l’international, ce qui justifie la décision du groupe de commercialiser ce nouveau haut de gamme en première mondiale en Algérie. De son côté, M. Galoustian est revenu sur les réalisations de la filiale dont le cumul global s’élève à 52 000 véhicules vendus jusqu’au mois de septembre 2010.
Source Le Soir d’Algérie B.B.

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 22:01

Algérie - Rachat d'Orascom par des Russes: La cession de Djezzy à l'Etat algérien n’est pas remise en cause

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Le DG de Vimpelcom fait partie de la délégation qui accompagne le président russe Dmitri Medvedev, aujourd'hui à Alger. Son groupe a signé lundi un contrat de plusieurs milliards de dollars avec Naguib Sawiris, devenant ainsi le cinquième groupe au monde de téléphonie mobile. «Vimpelcom et Weather Investments (la holding de M. Sawiris) ont signé aujourd'hui (lundi) un accord pour fusionner les deux groupes, créant le cinquième plus grand opérateur de téléphonie mobile au monde par le nombre de ses clients», a annoncé le groupe dans un communiqué. «A la fin de la transaction, Vimpelcom Ltd détiendra (...) 51,7% d'Orascom Telecom et 100% de Wind Italie» 2011. L'Algérie, qui avait annoncé au début de l'été 2010 qu'elle exercera son droit de préemption sur OTA, filiale algérienne du groupe de l'Egyptien Naguib Sawiris, affirme qu'elle reste toujours disposée à reprendre Djezzy. Selon le ministre de l'Industrie, de la petite et moyenne Entreprise et de la Promotion de l'investissement, M. Mohamed Benmeradi, «tout changement dans l'actionnariat d'Orascom Telecom Holding (OTH) ne saurait remettre en cause les engagements déjà pris de céder Orascom Telecom Algérie (OTA) à l'Etat algérien». Cité par l'APS, M. Benmeradi a même affirmé que «les négociations en cours entre l'Etat algérien et les propriétaires du groupe OTA n'étaient pas du tout remises en cause». Pour lui, «ce sont deux opérations distinctes. La première concerne une transaction entre deux holdings internationaux et la seconde concerne une procédure de cession de droits d'une société (de droit algérien) officiellement engagée entre les deux parties suite à la décision de l'Etat algérien d'exercer son droit de préemption prévu par la législation nationale sur les cessions d'actions de la société OTA envisagée par la société mère». Les déclarations de M. Benmeradi interviennent au moment où les spéculations vont bon train sur l'avenir d'OTA, et, surtout, sur son éventuel repreneur, après la spectaculaire opération de rachat effectuée par le groupe russo-norvégien. Désormais, le groupe de Télécommunications égyptien Orascom Telecom Holding (OTH) appartient au deuxième opérateur de téléphonie russe, Vimpelcom. L'opération de rachat, signée lundi, à la veille de la visite à Alger du président russe, fait de Vimpelcom le propriétaire de 51,7% des actions d'OTH et de 100% de l'opérateur de télécommunications italien Wind, à travers le fonds d'investissement de Naguib Sawiris, Weather Investments, propriétaire des deux firmes. Côté russe, la confiance est de mise quant à l'acquisition, prochainement, de la filiale algérienne d'OTH, des pourparlers ayant déjà été entamés dans ce sens. «Il a fallu que nous acceptions le risque, mais nous sommes absolument ouverts à un accord avec le gouvernement algérien (...) nous pensons qu'il s'agira d'un processus juste et que nous trouverons une solution», a déclaré lundi soir le directeur général de Vimpelcom, Alexander Izosimov, cité par Reuters Insider Television. M. Izosimov a confirmé qu'il voyagerait en Algérie au sein d'une délégation emmenée par le président Russe Dmitri Medvedev.

Source Le Quotidien d’Oran Yazid Alilat

Le Pèlerin

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 22:00

Algérie - Verdict d’apaisement à Aïn El-Hammam - Les deux non-jeûneurs relaxés

inquisition algerie

 

Le tribunal correctionnel de la ville de Aïn El-Hammam, dans la wilaya de Tizi Ouzou, a rendu hier le verdict dans l’affaire des deux non-jeûneurs, en relaxant Hocine H. et Salem F., interpellés le 12 août dernier par des policiers, alors qu’ils se trouvaient dans un chantier privé, en les accusant d’avoir porté atteinte à l’islam.

À l’extérieur du tribunal hier, le jugement a été applaudi par des centaines de personnes, dont des militants de partis politiques ainsi que de nombreux citoyens venus soutenir ce qu’ils considèrent être une cause faisant partie des libertés démocratiques. “Je suis heureux du verdict”, a déclaré M. Hocine à l’AFP. “Dès le premier jour du procès, j’avais demandé que justice soit faite. Justice a été faite”, a ajouté cet ouvrier journalier, qui a indiqué vouloir se consacrer désormais plus sereinement à sa petite fille et sa famille, tout en continuant à militer pour une plus grande liberté religieuse. Il faut savoir que le procureur avait réclamé trois ans de prison ferme. Mais “il n’y a aucun article de loi qui prévoit des poursuites pour ce cas”, avaient souligné les avocats de la défense.
De son côté, le président de l’Église protestante en Algérie, le pasteur Mustapha Krim, a rappelé qu’il s’agissait d’une “étape”, une “bonne étape”, dans un entretien téléphonique avec l’AFP. “Nous allons continuer à exercer des pressions pour défendre les libertés religieuses” en Algérie, a-t-il ajouté. Le Collectif SOS Libertés a rendu hommage aux deux ex-accusés “qui ont assumé leurs convictions (religieuses) avec dignité et courage”. Ce groupe d’Algériens, réunis pour défendre notamment la liberté religieuse dans ce pays quasi musulman, a également appelé dans un communiqué au renforcement de la solidarité avec d’autres accusés prochainement déférés devant la justice. Le 10 octobre, quatre chrétiens seront jugés à Larbâa n’ath Irathen, également en Kabylie, pour création d’un lieu de culte sans autorisation.
Selon un responsable du collectif SOS Libertés, Arezki Aït Larbi, “ils n’ont fait que prier dans la maison de l’un d’entre eux, faute d’avoir pu obtenir un document officiel leur permettant de créer un temple”. Un autre procès est prévu le 8 novembre dans la région d’Akbou. Il s’agit également de non-jeûneurs durant le ramadhan, au nombre de neuf, mais qui ne sont pas chrétiens. Ces hommes avaient été interpellés de “manière musclée” par la police, à en croire le collectif SOS Libertés, alors qu’ils buvaient un café dans un local commercial désaffecté à Ighzer Amokrane (Béjaïa).

Source Liberté / AFP D.M.

Le Pèlerin

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 21:54

Algérie - Chadli Bendjedid : le hasard et la nécessité

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« Nul individu ne possède une sagesse suffisante pour qu'on lui confie un pouvoir illimité. A moins d'être un saint - même peut-être s'il est un saint - il en abusera ».Bryce James
Lorsque le 6 Avril 1992, le quotidien (du secteur «public») El Massa avait indiqué que l'ex-Président de la République, Chadli Bendjedid, entendait «reprendre ses activités politiques après avoir fait part, dans sa lettre de démission de la Présidence de la République, de son intention de se retirer définitivement de la scène politique», personne n'y avait effectivement cru
malgré la reprise par la très officielle agence de presse APS. En fait, cela paraissait tout simplement comme une sorte de préparation à d'autres «révélations», pour tenter de faire sortir de sa discrétion un bonhomme qu'il n'était pas question, ici ou là, et pour beaucoup, de laisser s'en aller jouir tranquillement d'une retraite assurément trop dorée.
Au départ, certains l'auraient vu circuler le plus normalement du monde du côté de Bou-Sfer et on (toujours El Massa) affirme même l'avoir aperçu attendre - en jogging - son tour chez un boucher.      D'autres affirmaient l'avoir vu s'adonner à son occupation favorite, la chasse. Quant à la rumeur, pour sa part, elle parlait de départ à l'étranger. Kamel Belkacem (Quotidien d'Algérie, 20 Janvier 1992) donnera des précisions afin de couper court à toutes les supputations, les lecteurs connaissant bien la solidité de la source : « L'ancien Chef de l'Etat s'est retiré dans sa résidence de Zéralda avec le même sens de la dignité et de la modestie qu'il affichait à son arrivée au pouvoir». Sans tambours, ni trompettes
Aucun mouvement particulier « vers le large » et « il suit le cours des événements sans rien changer à ses habitudes, avec cependant une pointe d'amertume à l'égard des partis dits démocratiques et de la société civile qui ont brillé par leur absence ».
On sut, par la suite, que l'ex-Président « avait été prié » de quitter la résidence présidentielle oranienne et s'était «replié» du côté de ses beaux-parents. Mais, demeurer dans l'ombre n'était évidemment pas chose aisée en Algérie, surtout pour un ancien Président de la République ayant détenu le pouvoir-presque sans partage- durant plus d'une décennie. La curée n'allait pas tarder, et les observateurs attendaient seulement de quel côté elle allait apparaître. D'abord, d'ex-«amis», certainement pour ne pas déroger aux habitudes humaines et, tout particulièrement des proches. Plus globalement, ce sont, pour emprunter à Hamid Aberkane (El Moudjahid, 15 Mars 1992), tous «les opportunistes
qui diffament pour se donner un brevet de bonne conduite et pour être «Mâa El Ouagaf» les gens qui crachent maintenant dans l'assiette où ils se sont bien nourris» et, naturellement, très inquiets pour leur avenir, leur protecteur ou «parrain» ayant quitté la scène principale. Ainsi, L'Hebdo Libéré annonce la couleur en faisant paraître-en première page-un «drôle» d'éditorial- non signé, et allant presque en sens inverse de celui du Directeur de la publication, publié à l'intérieur du journal-, le 14 Janvier 1992 (n° 42).  Pour l'auteur ( ? ) du «texte», Chadli fait, en quelque sorte, preuve de lâcheté en «kidnappant la Constitution» : «Ce ne sont pas les hommes qui restent au pouvoir qui ont interrompu le processus électoral, mais bien la fuite précipitée de Chadli du pouvoir». Une fuite qui, en vérité, laissait certaines gens sans protection, du moins juste après la démission, avant la mise en place d'un Haut Conseil d'Etat, avec tous les risques que la période transitoire (courte ou longue, nul ne savait) allait engendrer.
 Peut-être même «une guerre civile» qui faciliterait les «règlements de comptes»
avec une polarisation sur la corruption et ses bénéficiaires, tous connaissant, désormais, les faveurs du grand public pour les infos sur «valse des milliards». Il y a, aussi, tous ceux qui ne l'ont jamais porté dans leur cœur, pour une raison ou une autre. Ce fut, tout d'abord, l'ex-Président Ahmed Ben Bella qui ouvrit le feu, le 12 mars, en mettant en cause, lors d'une interview accordée à l'hebdomadaire français Paris-Match et au journal anglo-saoudien El Hayat, puis au quotidien El Watan, l'ex-Président de la République, citant des affaires de corruption. Dix à quinze milliards de dollars auraient été détournés et transférés sur des comptes privés en Belgique et au Vénézuela.     Le tout sans document ou preuve quelconque et, dans le seul but «de provoquer une enquête qui restituerait l'argent détourné à l'Algérie». Chadli Bendjedid ne tardera pas à sortir de sa réserve par une réaction certainement étudiée (remise à l'APS, renforçant ainsi la thèse qu'il aurait reçu, avant sa démission, toutes les assurances (de l'armée) qu'il (ainsi que sa famille) ne sera aucunement inquiété pour tout ce qui touche à sa gestion): Tout d'abord en exprimant sa disponibilité totale à collaborer avec la justice pour «faire la lumière sur tous les faits et attaques dont il fait l'objet» en déclarant que «ses ressources sont facilement contrôlables», en désapprouvant les «tentatives conjoncturelles d'introduire la confusion dans l'esprit des citoyens, de les démobiliser ou d'en faire des opposants à tout pouvoir, et en marquant «son mépris des mises en scène politiciennes et irresponsables qui empêchent le peuple de se confronter aux vrais problèmes en lui jetant en pâture un «dossier» ou un «homme».
Ce fut, ensuite, par le biais du quotidien Le Matin (16 Avril), la veuve de feu Houari Boumediène, décidément de plus en plus active, qui interroge : Où sont passés les cadeaux offerts au défunt Président durant son mandat lors des différents Sommets ?». Pour elle, les cadeaux ne sont pas exposés dans les musées, et elle demande donc qu'une enquête soit ouverte pour
   Au passage, elle fait plus qu'égratigner l'ex-Président de la République qui «porte une lourde responsabilité devant l'Histoire comme il est, pour moi, et je pense exprimer l'avis de beaucoup de gens, fossoyeur de la puissance algérienne; son régime depuis 1979 a mené le pays à la faillite».
Il y eut, enfin, la publication, par le quotidien El Watan en date du 27 Avril (juste après que le journal Essalem eut reçu les «confidences» d'un officier supérieur (Khaled Nezzar ?) qui révélait- entre autres - que, parmi les dossiers de détournements qui seront transmis à la justice militaire figure celui de l'ex-Général Major Belloucif) d'un rapport - datant de 1989 et établi par une commission d'enquête formée de 6 Généraux : Hadjeres, Attaïlia, Lakehal Ayat, Belhouchet, Khaled Nezzar et Benmaâlem-sur les «agissements» du Général-Major Mostefa Belloucif, cet ancien dauphin du Président Chadli et premier Général-Major de l'ANP, malgré son (jeune) âge
On vit, par la suite, le 2 Mai, son placement (ainsi qu'un Colonel, ex-Directeur du budget au MDN et un ex-Directeur de l'Administration Générale à la Présidence de la République) sous mandat de dépôt par le juge d'instruction près le Tribunal militaire de Blida sous les chefs d'inculpation de détournement, complicité et dissipation de biens publics. Tout ce que le grand public retiendra, c'est que Chadli Bendjedid et sa famille sont mis en cause directement d'autant que le premier avocat de l'inculpé principal, Maître Arezki Bouzida, tout en ne remettant pas en cause le contenu du fameux rapport, qualifia, devant la presse, son client de simple «exécutant» des ordres de «son ministre de la Défense», c'est-à-dire Chadli Bendjedid.
Bien sûr, certains hommes politiques n'ont pas raté une si belle occasion. Comme Kasdi Merbah qui, par le biais d'El Khabar et du Matin (31 Mars 1992) porte de nouvelles accusations contre la gestion Chadli en rappelant certains achats et ventes (avion présidentiel, gros porteur Lockheed, deux superjets Falcon, un avion Tristar, un bateau, hélicoptères Puma version présidentielle
) et certains travaux (Riadh El Feth, Hôtel Aurassi, Complexe Club des Pins, Sidi Fredj, ports privés,).
La manipulation était, ici, pour beaucoup d'observateurs, évidente d'autant que l'affaire avait été instruite en 1990 et Mostefa Belloucif avait alors bénéficié, au mois de novembre de la même année, d'une mise en liberté provisoire. La «fuite» du rapport était bel et bien «organisée» par
(on a beaucoup parlé d'un proche d'un ex-Premier Ministre qui aurait transmis au quotidien El Watan les extraits les plus croustillants du rapport). Et, le procès de Belloucif ne devait être, en fait, qu'une belle occasion pour tenter de «couler» l'ex-Président de la République, sa famille et certains membres de son entourage encore bien présents politiquement ou très puissants financièrement. Ou, peut-être, n'était-ce qu'un aspect de la lutte sourde qui se déroulait au sein du pouvoir entre les tenants de la «réconciliation nationale» et ceux du «rassemblement» modèle déposé. Puis, d'un coup, ce fut le silence mis à part un communiqué laconique du ministère de la Défense nationale déclinant «toute responsabilité dans la divulgation et la publication» du rapport classé «secret défense» et des tentatives des quotidiens La Nation (11 mai et 31 mai 1992), proche de Mouloud Hamrouche et El Watan de relancer le dossier de la corruption, mais en axant, cette fois-ci, les attaques contre des cibles moins protégées comme la (belle-) famille et les parents de Tipaza ou de Annaba. Tout ceci s'arrêtera durant l'été, mais reprendra en novembre avec le quotidien Le Journal, un nouveau titre créé en association-disait-on- avec Le Soir d'Algérie, et journal proche, disait-on, de certains membres du HCE par le biais d'une polémique entre Nouredine Benferhat, un proche de Belloucif, disait-on, et Amine Bourokba, le beau-frère oranais de Chadli Bendjedid (10 novembre, puis 26 novembre 1992).
Si la démission de Chadli fut une surprise totale, le départ ne remua que quelques personnes
peut-être les femmes et des enfants, sensibles peut-être à son air de «papa gâteau». Tous les politiques et tous les journalistes, dont beaucoup ont chanté jusqu'au dernier instant, et à longueur de colonnes ou d'émissions, les qualités de «père de la démocratie» au «grand cœur» ou de «libéral», se rejoignirent dans une quasi-unanimité gênante, à la limite de l'indécent, les titres allant de «l'itinéraire chaotique» d'Alger Républicain au «bon débarras» du Jeune Indépendant, en passant par la mise en exergue du «machiavélisme» d'El Khabar, et l'ironie d'El Massa : «Il est entré par la porte, il sort par la fenêtre». C'était là, évidemment, une fin peu honorable pour un homme qui, bien que propulsé «accidentellement» et contre son gré, dit-on, au pouvoir suprême, en 1979, après la mort de Houari Boumediène, avait pourtant-avec une stratégie moins capitalistique que le modèle des «industries industrialisantes», prenant en charge les besoins sociaux immédiats (la première mesure, démagogique mais très populaire sur le moment, fut la suppression de la trop fameuse «autorisation de sortie du territoire national»), et par des ruptures successives (rendues en fait nécessaires, surtout à partir de 1986, les caisses de l'Etat se vidant sous les coups de la dégringolade des cours du brut et du dollar et des «grands travaux» de prestige, et l'économie parallèle et la corruption faisant des ravages) souvent imperceptibles - voulu libérer socialement et libéraliser économiquement le pays grâce à une ouverture politique menée au pas de charge, à partir d'Octobre 1988.            Mais, bien maladroitement, d'abord à cause d'une faible conceptualisation et, ensuite, d'oppositions, surtout celles des appareils trop habitués à l'Etat-clan et à l'Etat-arbitraire. Et, à cause, aussi, de la mise à l'écart des opinions publiques générale et, surtout, spécialisées qui, jusqu'à fin 1988, n'ont jamais été effectivement associées aux décisions.
C'est, ici, toute la problématique du pouvoir en Algérie, question que Abdelkader Yefsah a magistralement décortiqué dans un ouvrage édité par l'Enap (Alger, 1990) et «question» dont la société algérienne et les citoyens - trop longtemps «bloqués»-vont subir les effets d'abord enivrants, puis douloureux, après Octobre 1988 et la Constitution de février 1989.
Les gouvernements successifs «utilisés» n'arriveront pas à remettre le pays sur les rails, les efforts étant contrecarrés par les grandes et petites manœuvres de tous ceux que les réformes n'arrangeaient pas ou plus et, surtout, à cause des disparités sociales qui s'avéraient incommensurables. Le pouvoir (le parti du Fln y compris) n'arrivait plus à mobiliser une base sociale désorientée, et dont les plus démunis - de plus en plus nombreux - se tournaient vers tous ceux qui exigeaient le changement, radical et rapide, de la démarche et, surtout, des hommes, de tous les hommes, Chadli en tête.
Les victoires des islamistes du Fis-lors des élections locales de juin 1990 et en décembre 1991 à l'issue du premier tour des élections législatives-allaient pleinement démontrer, sur le terrain, la naissance de cette nouvelle attitude politique chez le (jeune) citoyen algérien.
A la décharge de Chadli Bendjedid, on peut dire que, dans les fonctions de Président de la République, il ne pouvait faire plus que ce que lui permettait sa compétence originelle: Né le 14 Avril 1929 dans une famille de paysans à Bouteldja (Annaba), militaire de carrière après avoir milité très jeune au Ppa et participé au maquis dès le déclenchement de la guerre en terminant avec le grade de Capitaine, avant tout amateur de chasse, de bonne chère et de belote, bon père de famille, sportif, seule la conjugaison du hasard (le décès de Houari Boumediène) et la nécessité (la désignation d'un homme sûr, représentant l'armée, au lieu de «civils» comme Abdelaziz Bouteflika, le «trop libéral» ou Mohamed-Salah Yahiaoui, le «gardien du temple» ou même Bélaïd Abdesselam) avait fait d'un tranquille et discret colonel (Il quitte rarement Oran, transformée en «véritable satrapie», et on savait seulement qu'il tenait tête à Boumediène dont il ne partageait pas les options socialisantes et qu'il entretenait de bonnes et étroites relations avec le monde algérien des affaires. Commandant d'une région militaire sans problèmes- la 2ème, celle d'Oran, après un passage à la 5ème, celle de Constantine, membre du Conseil de la Révolution, il est vrai, et surtout «désigné», après le décès de Houari Boumediène, au poste stratégique de coordinateur de toutes les forces de sécurité), un Chef d'Etat
que beaucoup s'apprêtaient à consommer comme ils l'entendraient. Abdelkader Yefsah rapporte dans son ouvrage que «le principal artisan du choix () fut incontestablement le Lieutenant-colonel Kasdi Merbah, alors Chef de la «Sécurité militaire». Ce choix fut, aussi, appuyé par le Colonel Belhouchet et d'autres dirigeants militaires», réunis à l'Ecole des ingénieurs de Bordj El Bahri (Enita) et, parmi lesquels se trouvait au premier rang un certain Mostefa Belloucif ex-Secrétaire général de l'Etat-major général, lieutenant mais déjà Directeur du personnel, un poste-clé au ministère de la Défense nationaleEt, d'après les différents témoignages, toujours selon A. Yefsah, «Kasdi Merbah aurait menacé les éventuels opposants à son «choix» de rendre public des dossiers gênants les concernant». Les parrains (ils étaient huit selon Chérif Belkacem qui, dans une interview à El Khabar, le 5 août 1992, «révélait» que l'arrivée de Chadli au pouvoir «était l'œuvre des huit frères qui sont restés au Conseil de la Révolution» et, cela sera confirmé par Chadli lui-même lors de sa rencontre avec la presse nationale, le 24 décembre 1991, puisqu'il citera ses «amis du Conseil de la Révolution» dont Mohamed-Salah Yahiaoui et Abdelaziz Bouteflika) ne vont pas tarder à s'apercevoir que le fruit du hasard et de la nécessité était bien encore bien vert et à gros pépins. Après sa désignation par le 4ème Congrès extraordinaire du Fln, fin janvier 1979, comme candidat unique à la Présidence de la République, on pensait, déjà tout bas, dans les coulisses, qu'il n'allait «tenir le coup» que six mois. Durant près de 13 années, jusqu'à sa démission en 1992, grâce à son pragmatisme et à sa ruse bien paysanne et surtout à son sens «bourguibien», de la manœuvre «maquisarde» , faite d'alliances changeantes en fonction des objectifs, ainsi qu'à une utilisation efficace des «pare-chocs» et des «fusibles» (pratique courante chez certains décideurs «boumediéniens» qui surent s'approvisionner dans le «panier à cadres», fabriqué entre autres par le Service national), il va rapidement (avant la fin du premier mandat) consolider son pouvoir, puis imposer son clan et sa famille qui en profiteront tous- avec leurs amis, cela va de soi-largement, imitant en cela et en plus grand ou en plus tapageur leurs prédécesseurs. Durant les premières années, il va-et c'est, peut-être, ce côté qui lui attirera au départ beaucoup de sympathies-rompre avec le style spartiate et la démarche froide et méthodique de Houari Boumediène. Un peu trop rapidement, peut-être, surtout pour le pays «profond», modelé durant plus de 13 années par ce dernier. «Chadli, tout à la fois premier Secrétaire du Parti et Chef de l'Etat, c'était le Japon comme référence, puis l'Urss et la Bulgarie comme modèle de rigueur dans le travail. Un clin d'œil par-ci, un coup de barre politique par-là. Beaucoup d'atermoiements et des hésitations. L'échec de l'homme, c'est l'absence d'un projet. L'histoire retiendra qu'il a été l'initiateur de la démocratie» écrit Mohamed Balhi (Algérie-Actualité, 16-22 Janvier 1992).
Cependant, malgré sa gymnastique qui désoriente l'analyste méthodique, et ses «absences» (mis à part quelques discours qui tranchent comme celui du 19 Septembre 1988, représentatif de son «ras-le-bol», et celui du 10 Octobre 1988, le soir du «Lundi noir» qui a réussi à calmer les esprits grâce à la plus émouvante prestation de sa carrière), il restera incontestablement celui qui a fait voler en éclats le système politique monopartisan, certes agonisant depuis 1986, et ouvrir jusqu'à l'anarchique les portes à l'expression pluraliste. Mais, il restera, aussi, celui qui n'a pas pu ou su ou osé s'élever au-dessus des contingences de l'exercice du pouvoir pour pousser à la conception d'une stratégie nouvelle, porteuse d'expansion économique et de progrès socio-politique et qui, surtout, a régné plus que gouverné, laissant le «clan»; la (belle-) famille, les salons et les appareils, calculer le devenir du pays en fonction de leurs intérêts, de leurs amitiés et de leurs humeurs
se contentant « d'arbitrer» parfois assez tard et souvent, hélas, trop tard. Ceci est surtout vrai vers la fin du premier mandat, l'homme s'étant habitué au pouvoir et éloigné des réalités, acceptant d'être étouffé par les «barons», et à tenir des discours trop orientés ou «censurés» par les «fonctionnaires de la vérité», donc ternes et sans impact, incompréhensibles, sinon pour le seul cercle restreint des initiés, au pouvoir ou dans l'opposition. Il est vrai que «la confrontation directe avec ses ennemis lui répugne, il préfère de loin les amadouer tout en prenant soin de miner le terrain sur lequel ils avancent» (Hebdo Libéré, 11-17 Avril 1992). Heureusement, dans la vie de cet homme «de tous les paradoxes produit d'une histoire, celle d'un pays qui se cherche et cherche son identité» (Aïssa Khelladi, Hebdo Libéré, le 14 Janvier 1992), il y a deux hommes qui lui ont permis de continuer à jouer un grand rôle. D'abord Mouloud Hamrouche, exécuteur ou porteur d'un projet de réformes jusqu'en mai 1991 mais, aussi, et surtout, Larbi Belkheir, sorte de grand «imam caché», même s'il estime qu'on a «trop fabulé sur son compte» (El Watan, 29 Octobre 1991).
Ce dernier, né en 1938 à Frenda, dans la région de Tiaret, a fait une longue carrière militaire avant de se retrouver-après avoir été élevé au grade de Général-Major en juillet 1991-au poste-clé de ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales du gouvernement Ghozali, en octobre 1991, juste avant les élections législatives de décembre 1992. Chef d'Etat-major à la 4ème Région militaire de Ouargla, Commandant de l'Ecole (militaire) nationale des ingénieurs et techniciens d'Algérie, Secrétaire permanent du Haut Conseil de Sécurité, avec rang de conseiller à la Présidence de la République, Directeur du Cabinet du Président à partir de Février 1986 et enfin Secrétaire général de la Présidence en 1989 (les deux fonctions de Directeur de Cabinet et de Secrétaire Général ayant été confondues
avant d'être recréées après son départ), donc un des plus proches et des plus fidèles collaborateurs du Président depuis plus de dix années puisqu'il a fait, aussi, un passage au sein de la 2ème Région militaire d'Oran que Chadli Bendjedid dirigeait. Ses qualités de «grand chambellan», discret de plus, auraient été appréciées en ces moments-là. A 53 ans, Larbi Belkheir est donc un véritable gardien du temple (Mouloud Hamrouche étant une sorte de «milieu de terrain») qui aura traversé sans broncher toutes les crises internes, malgré les nombreuses attaques de l'intérieur comme de l'extérieur. Il est vrai qu'il aurait des pouvoirs «inimaginables». «Légaliste», et «homme d'aucun clan», c'est la personne idoine pour aider à la «continuation» de l'œuvre démocratique après l'échec de Hamrouche, Ghozali, le second «fusible» n'étant qu'un incident de parcours. Son départ de la Présidence de la République, même s'il marque «la fin d'une époque» n'est donc nullement une disgrâce, mais bien une grande marque de confiance car, pour beaucoup, Belkheir fait figure de «complice de Chadli» d'être à l'origine du pourrissement du pays voire-plus tard-de ne pas avoir su éviter l'assassinat de Mohamed Boudiaf, ne serait-ce qu'en tant que Ministre de l'Intérieur aux pouvoirs très étendus sur les services de sécurité. Il s'en défendra à chaque fois (Algérie-Actualité, 14-18 juin 1992), mais les rumeurs algériennes sont terriblement corrosives et les «étiquettes» très collantes.
L'arrivée de Ghozali à la tête du gouvernement bouleversera la démarche traditionnelle ainsi que les calculs, celui-là laissant apparaître rapidement des ambitions présidentielles, alors que l'on attendait un gestionnaire de la transition et non un moralisateur.
C'est, donc, tout naturellement, que Larbi Belkheir fut projeté au-devant de la scène, de manière bien surprenante, alors qu'il était attendu au ministère de la Défense ou comme Ambassadeur au Maroc
ouLa logique est très simple: Chadli Bendjedid voulait, coûte que coûte, réussir «ses» élections législatives de décembre, annoncées le 15 octobre (alors que certains partis, inquiets, comme le Majd, étaient prêts à le «libérer» de sa promesse), pour sortir de l'image de «Massmar Djeha» que lui avait fabriqué certains partis d'opposition et pour calmer l'armée qui ne voulait plus intervenir une troisième fois. Mais, l'Etat «civil» n'était plus en mesure de les organiser dans la sécurité nécessaire.    C'était donc à l'ANP que revenait le rôle de «laminer» le Fis d'une part, et de redonner courage à la majorité silencieuse. Ce qu'elle fit. Cependant, pour gérer toute la situation, plus que délicate, il fallait un homme à poigne digne de la plus grande confiance comme Larbi Belkheir (sorti des rangs de l'ANP tout récemment avec le grade de Général-Major).       
L'objectif: dégager une «majorité présidentielle», apte à assurer la pérennité du régime en attendant les prochaines élections présidentielles (avec, comme candidats, peut-être Chadli, sinon des proches parmi les «fusibles» habituels : Hamrouche, Ghozali, Mehri entre autres). Cette tendance étant confortée par les déclarations de Abdelhamid Mehri, Secrétaire général du parti du Fln en faveur-l'optimisme aidant-d'un gouvernement de coalition ou d'unité nationale
après les élections
C'est incontestable: «Chadli et Belkheir forment un duo qui s'épaule pour le meilleur et pour le pire» (Le Quotidien d'Algérie, 20 Octobre 1991). Hamrouche parti, Larbi Belkheir représent
ait pour le Président de la République, à partir de 1989, le dernier «pare-choc» disponible (le tout premier ayant été Kasdi Merbah). Il est vrai qu'il en avait grandement besoin, les rangs des fidèles s'étant, au fil des ans, assez rapidement clairsemés, le processus de démocratisation n'étant pas du goût de tout le monde. Il est tout aussi vrai que le style de gouvernement avait commencé à déplaire, surtout à partir de la fin du premier mandat, générant beaucoup plus d'adversaires que de fans sincères et ce, tant au sein du Fln que dans l'Administration et l'ANP. Ainsi, la consommation de cadres et d'hommes politiques durant la période s'est déroulée de façon assez effarante, avec un taux de rotation ultra-rapide (avec une moyenne générale de 24 mois pour un poste de haute responsabilité: 5 premiers Ministres, en 12 ans, entre autres), les évictions ou les limogeages se déroulant bien souvent sans raison apparente, l'application du fameux article 120 n'expliquant pas toutes les éliminations-et, on peut même dire qu'il fut créé pour être utilisé en alibi-sinon celles de ne pas accepter les règles du «jeu», de discuter ou de suspecter un tant soit peu les décisions ou les orientations.     Le premier tour de scrutin des élections législatives de décembre 1992 et les résultats ont été le moment de la grande et fatale rupture, le Président de la République voulant adapter son style de gouvernement aux résultats ce qui, pour les «démocrates», n'arrangeait ni le processus soumis, désormais, aux risques et aux dérapages multiples générés par l'intégrisme religieux, ni l'Armée qui allait se retrouver, dans ce cas de figure, dans le rôle d'un «pompier» perpétuel, rôle qu'il serait difficile de jouer avec, demain, un Président de la République Fis, «Chef suprême des Forces armées de la République».
Le discours «musclé» d'un Président tout à coup optimiste et décidé «à rester jusqu'au bout» et «à veiller à contrer résolument tout dépassement» (Interview APS, 5 Décembre 1992) et prêt à «cohabiter» car il voulait «accomplir son devoir jusqu'au bout, surtout si la menace sur l'unité nationale persiste» (rencontre avec la presse nationale, 24 décembre 1992), tout en sachant par le biais de (derniers) sondages aux résultats tenus secrets, élaborés, dit-on, pour le compte de la Présidence de la République et de l'ANP, que le Fis avait de fortes chances de remporter les élections avec plus de 40 % des voix et qu'il y aurait un fort taux d'abstentions, n'avait pas déjà manqué d'inquiéter. Il n'était pas du tout-l'échec à demi-consommé -partagé par tout ou bonne partie de l'Armée (El Watan, éditorial, 9 Janvier 1992) et des personnalités politiques ou composantes de la mouvance démocratique (PAGS, RCD, UGTA, ministre de la Communication et de la Culture, etc.). L'inquiétude et l'opposition iront grandissant après le 26 décembre, avec le «rapprochement» Fln-Fis, la discussion FFS-FIS et les rumeurs «d'arrangements» FIS-président de la république. Dans un entretien publié par Le Figaro, le 13 Janvier, Rachid Ghanouchi, le leader du Mouvement Islamique Tunisien En Nahda, affirmait que les dirigeants du Fis et le Président Chadli «se seraient entendus, il y a environ une semaine, pour gouverner ensemble l'Algérie
».
Le 11 janvier 1992, Chadli Bendjedid, «se sacrifiant», «convaincu», dit-on, par Larbi Belkheir (chargé par ses pairs de la difficile mission), abandonne le pouvoir, en fait «démissionné» beaucoup plus que démissionnant, car «certains milieux n'étaient pas d'accord» (R. Ghanouchi) sur son entente avec le Fis. Il était évident que ces milieux se situaient d'abord et avant tout au sein de l'Armée, institution qui s'était estimée en droit de réagir face au «processus de disqualification» qui la mettait à l'écart de «concertations» engageant son avenir et celui du pays. Le tout s'est passé dans une certaine indifférence, l'opinion publique s'interrogeant globalement beaucoup plus sur la suite à donner au processus électoral qu'au devenir d'un homme qu'elle n'a porté dans son cœur que les temps des fameux programmes anti-pénuries. Même ses plus proches ne manquèrent pas de l'achever par des phrases assassines pour dénoncer sa «démocratie à la carte»: «On n'a pas fait la démocratie pour la démocratie, mais pour cacher un bilan» (Sid Ahmed Ghozali). Seul, le ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi (interview publiée par le journal libanais El Hayat, 20 janvier 1992) a été serein: «Le Président Bendjedid a démissionné, après une appréciation des données, et après avoir jugé que la poursuite du processus démocratique était porteuse de menace pour le pays
Le Président (et d'autres personnalités) ont réalisé que les élections allaient conduire à une grave scission dans la société algérienne et que, par conséquent, sa démission aura été une tentative de sauvegarder l'unité du pays». Par la suite, «Jeff Chandler», «libre de ses mouvements et tout en ne bénéficiant pas d'une haute protection» (El Watan, 27 Juillet 1992), continuera d'observer en silence le déroulement des événements. Il savait que tout serait fait pour démonter sa politique, tant dénoncée surtout depuis son départ. Rumeurs et «campagnes» de presse abondèrent donc comme pour exorciser un sort ou, pour purifier une conscience tourmentée par la complicité et les silences passés, mais démontrant pourtant que le produit, bien qu'étiqueté d'homme «le plus mal-aimé» d'Algérie, faisait bien vendre ou, alors, inquiétait:
On vit, ainsi, la publication (le 17 Juin 1992) par le quotidien Essalam d'un document administratif présenté comme «authentique», visant à démontrer, «chiffres à l'appui», que le troisième mandat de l'ex-Président était usurpé
et ce, juste après «l'annonce» des présidentielles anticipées pour fin 1992 et de la candidature de Mohamed Boudiaf, présentée comme une hypothèse forte, encore que certains n'y virent qu'une manœuvre contre Kasdi Merbah, alors Chef du gouvernement et, maintenant, futur présidentiable. On eut, aussi, des accusations diverses, tout particulièrement par L'Hebdo Libéré, l'ex-Chef de l'Etat étant, pour lui, «véritable Chef» des fameux «3 F + F» (FLN, FFS, FIS, plus France) ou celui qui a «financé la campagne présidentielle de François Mitterrand». On eut, ensuite, des «départs en exil» et des «fuites à l'étranger» multiples. Enfin, pour couronner le tout, c'est le Secrétaire Général de l'UGTA qui appelle-lors d'un meeting en présence du nouveau responsable de l'exécutif-à la création d'une commission nationale d'évaluation et de contrôle, portant sur la gestion du pays durant la décennie 80 Après le décès de Mohamed Boudiaf, la rupture avec le Chadlisme s'accélère. Elle va même connaître son point final : Sid-Ahmed Ghozali est remplacé par Bélaïd Abdesselam, un opposant notoire au régime, Larbi Belkheir est prié d'aller goûter aux «délices» de la retraite et l'ex-Général Belloucif est incarcéré à la prison militaire de Blida. Seul Chadli est épargné. Mais, dans sa solitude, tout en broyant, certainement, des idées noires sur la vanité du pouvoir et l'ingratitude des hommes, il conservait au moins une satisfaction. Il savait qu'il était quasi-impossible pour tout nouveau pouvoir de déshabituer le peuple des libertés (re-) trouvées à partir d'Octobre 1988, grâce à «sa» démocratie. De ce côté-ci, il restera dans l'histoire, non comme le «père de la démocratie», celle-ci ayant été quasi-complètement ratée et, pire encore, génitrice de heurts sanglants, mais seulement (et, c'est déjà énorme pour l'époque !) comme le «promoteur des libertés démocratiques individuelles» dont le fleuron restera la liberté d'expression si mal utilisée que quelqu'un l'a dénommée «liberté d'explosion».
Cet article est un extrait (très légèrement revu) d'un ouvrage (323 pages) «Chroniques d'une démocratie mal-traitée (octobre 1988-décembre 1992) » publié par l'auteur en 2005 aux éditions Dar El Gharb (Oran)
.et qui n'a connu qu'une diffusion très limitée.
Source Le Quotidien d’Oran Belkacem Ahcene-Djaballah 

Journaliste indépendant, Ancien Dg de l'ANEP et de l'APS, ancien membre (désigné) du Conseil supérieur de l'Information (CSI).

Le Pèlerin

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 21:39

La Tunisie, l’Allemagne, la Chine et la France en force

Le coup d’envoi de la 4e édition du Salon international du véhicule industriel (SNVI) a été donné hier au Palais des expositions par Mohamed Baïri, président de l’Association des concessionnaires.
Après un bref point de presse improvisé à la demande des journalistes présents, le président de l’Association des concessionnaires, accompagné du directeur de la Société algérienne des foires et exportations (Safex), a visité les stands réservés à plusieurs concessionnaires dont ceux de la Tunisie, de l’Allemagne et de la France. Le nombre des exposants a augmenté cette année par rapport à la troisième édition, selon M. Baïri. Les sites réservés à l’exposition, le Pavillon de la concorde et extérieurs, d’une surperficie de 16 000 m2 ont accueilli 50 exposants, soit 44 nationaux et 6 étrangers. Le SNVI est né de la nécessité de donner un espace spécifique aux véhicules industriels, thématique qui était, par le passé, prise en charge par le Salon international de l’automobile d’Alger. Aussi, dans une Algérie en plein essor économique où l’activité des transports a connu une explosion formidable, la demande en véhicules industriels, pour répondre à ces projets colossaux de développement, est non seulement très importante, mais requiert, à travers un évènement tel que le SIVI, une orientation des choix d’utilisation et une saine concurrence pour que les concernés puissent donner le meilleur d’eux-mêmes aux professionnels algériens. Le président de l’Association des concessionnaires a donné rendez-vous aux gens de la presse le 11 octobre prochain pour présenter le bilan de cette quatrième édition. Enfin, le SNVI est devenu un rendez- vous à ne pas manquer, un excellent forum où s’échangent les idées et les expériences. Il est aussi une plate-forme d’affaires qui a toujours valu le détour. Les horaires du Salon sont de 11 à 18h.
Source Le Soir d’Algérie Mohamed Djadi

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 21:34

Algérie - Khalef Mahieddine - «La JSK ira en finale»

JSK

 

En dépit de ses critiques au coach Geiger, l’ancien entraîneur des Canaris estime que le représentant algérien dans cette compétition a tous les moyens pour surclasser le TP Mazembe.

Mahieddine Khalef ne voit pas la JSK éliminée des demi-finales de la Ligue des champions d’Afrique.
Dans son intervention avant-hier soir sur Nessma TV, l’ancien coach de la JSK et de l’Equipe nationale estime que les Canaris gardent leurs chances intactes et ils ont tous les moyens pour se racheter à Tizi Ouzou et arracher le billet qualificatif à la finale. «La JSK ira en finale», a-t-il dit.
Dans une brève prévision sur le match retour qui opposera, dans deux semaines à Tizi Ouzou, la JSK au club congolais de TP Mazembe, l’entraîneur qui a marqué l’histoire du football algérien, déclare que rien n’est joué pour les Lions du Djurdjura, en dépit de leur défaite en match aller sur un score de 3 à 1.
Les raisons sont simples, estime t-il. «La défense de l’équipe adverse est très prenable. Avec Yahia Cherif et Aoudia en forme au match retour, les Kabyles peuvent inscrire plus de deux buts. On a bien vu que la JSK avait la possibilité de gagner au Congo, n’était-ce le manque de concentration de sa ligne d’attaque. L’équipe s’était créée au moins quatre occasions nettes de marquer», a-t-il dit.
Revenant sur les raisons de la défaite, Khalef évoque, d’abord, le manque flagrant de concentration des poulains d’Alain Geiger. «Les joueurs n’étaient pas bien concentrés. Ils ne sont pas bien, d’ailleurs, rentrés dans le match. C’est ce qui leur a coûté un but dès les premières minutes de la rencontre.»
Poursuivant son analyse, il évoque en deuxième lieu, les mauvais changements effectués par l’entraîneur suisse de la JSK. Il lui reproche le fait de ne pas avoir joué pour conserver le score de parité et surtout le fait de faire rentrer Tedjar qui revient d’une blessure et qui manque de compétition. «Les joueurs n’étaient pas très affectés après le premier but des Congolais. La preuve, ils ont réussi à revenir dans le score. Mais l’erreur fatale était de ne pas jouer pour conserver cet acquis.
L’entraîneur devait demander à son équipe de bien gérer le dernier quart d’heure de la rencontre. Mais, l’incorporation de Tedjar et de Douichèr n’était pas judicieuse à mon avis», a-t-il précisé. Mieux encore, Khalef s’est étonné du fait que le coach kabyle ait effectué les trois changements 15 minutes avant la fin du match. «Dans une rencontre d’un importance capitale on ne devait pas consommer les trois changements pour faire face à toute éventualité. Supposons qu’un joueur se blesse. Et si le gardien était blessé? Ça aurait été une catastrophe», a-t-il reproché. L’autre faille du coaching évoquée par Mahieddine Khalef est due au fait que le staff technique kabyle n’ait pas pris en compte les attaques foudroyantes menées par l’adversaire sur le flanc droit.
«Les Congolais ont axé leur attaques sur le couloir droit, c’est-à-dire sur le flanc gauche de la JSK occupé par Oussalah. On a bien remarqué cette façon de jouer des Congolais lors de la phase des poules. C’était le cas face à l’ES Sétif et l’ES Tunis. On aurait dû, donc, faire attention à cela.»
Avant de conclure, Khalef a rappelé aux autres consultants présents sur le plateau un autre détail qui mérite d’être inclus dans leur analyse. «Il ne faut pas oublier que la JSK est une équipe constituée de jeunes joueurs qui n’ont pas d’expérience et qui n’ont jamais joué un compétition de ce niveau.» Malgré ces critiques, Khalef s’est montré confiant en ce que la JSK disputera sa première finale de la Ligue des champions d’Afrique dans sa nouvelle version.

Source L’Expression Tahar Fattani

Le Pèlerin

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 21:24

La facture salée de l’import

alger barcelone

 

La gestion des enceintes portuaires demeure inquiétante. Des témoignages de plusieurs opérateurs soulignent que la corruption reste le seul passeport permettant d’accélérer les opérations d’enlèvement des marchandises. Un phénomène qui touche de façon sensible trois administrations au moins au cœur des opérations du commerce extérieur : la douane, les services du commerce et des impôts.
Conséquence : les signes de richesse indûment acquise par des agents de l’État s’affichent dans la capitale sans aucune réaction des pouvoirs publics.
Il faudra attendre, si on suit le discours officiel,   l’installation de l’organe de lutte contre la corruption, seul à même, selon une telle démarche, de dissuader de telles pratiques. Un signe de la mauvaise volonté politique ? Quatre ans n’ont pas suffi en tout cas à nos gouvernants à rendre la  structure opérationnelle.
Au chapitre politique générale, il faut reconnaître, cependant, que certaines mesures gouvernementales décidées ces dernières années s’avèrent positives. Elles permettent d’assainir le commerce extérieur. Mais revers de la médaille, elles ont entraîné une moindre fluidité dans le commerce extérieur. On n’a pas finalement séparé le bon grain de l’ivraie. Les opérateurs honnêtes subissent, eux aussi, la situation de méfiance à l’égard des importateurs. De la lettre de crédit documentaire aux contrôles de qualité, au dédouanement et à l’enlèvement de la marchandise, c’est un véritable parcours du combattant imposé aux opérateurs. Résultat, en Afrique du Nord, l’Algérie se classe parmi les derniers en termes de rapidité des opérations du commerce extérieur.
Pareille situation ne semble pas inquiéter pour autant nos gouvernants. En ce sens, relevons une décision cocasse. L’État oblige les importateurs à délocaliser les marchandises non conteneurisées pour que  le président de la République ne puisse voir cette image récurrente de bateaux en rade à Alger. Que le problème soit transposé à Béjaïa, ou Mostaganem, peu importe, l’essentiel est d’épargner au chef de l’État cette vision en direct de l’anarchie qui règne au port d’Alger.
Dans cette logique, on ne prend pas suffisamment conscience que l’absence d’investissements dans de nouveaux ports depuis l’Indépendance pénalise lourdement l’économie nationale.
 On pointe du doigt, en conséquence, un effet de dysfonctionnement de la chaîne logistique : des surcoûts qui se chiffrent annuellement à plusieurs milliards de dollars, correspondant à l’argent des surestaries, de la corruption et des séjours longs des marchandises dans les ports.
Qui paiera la facture ? C’est évidemment le consommateur. On estime à 20% le niveau supplémentaire de hausse des prix dus aux surcoûts du commerce extérieur. Cette inflation endogène ne semble pas bien cernée par notre outil statistique. Du coup, les pertes du pouvoir d’achat ne sont pas susceptibles d’être quantifiées en fonction des réalités du marché. 
La solution est donc éminemment politique. Au regard de ces forces d’inertie, on peut se demander, au  final, si nos gouvernants défendent véritablement les intérêts de la majorité des gouvernés.

Source Liberté / Khaled R.

Le Pèlerin

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