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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 21:16

La police française a arrêté, hier, douze personnes appartenant à la mouvance islamiste.

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Sur fond de menaces d’attentats terroristes en France - Coup de filet dans les milieux islamistes

Réseau islamiste affirmé ou coup de filet...

Ce coup de filet concerne deux affaires distinctes qui interviennent dans un contexte d’alerte générale aux attentats, lancée en Europe et restée pour l’instant assez vague. Ces opérations interviennent alors que les Etats-Unis ont mis en garde dimanche les Américains voyageant en Europe contre des «risques potentiels d’attentats terroristes» en Europe. Le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux, assure de son côté que les autorités françaises sont «vigilantes»  quant à la menace d’un attentat.

Près de Bordeaux (sud-ouest) et à Marseille (sud), trois hommes ont été interpellés après la découverte de leurs coordonnées dans les affaires d’un présumé islamiste d’origine algérienne arrêté samedi en Italie et dont la France demande l’extradition, ont indiqué des sources proches de l’enquête. Ils ont été arrêtés par les hommes de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, contre-espionnage français). Leurs coordonnées avaient été retrouvées lors de l’interpellation de Ryad Hannouni à Naples, alors qu’il était en possession d’un kit de fabrication d’explosifs.

Des djihadistes d’Afghanistan

Cet homme de 28 ans faisait l’objet d’un mandat d’arrêt diffusé dans l’ensemble des pays européens signataires de la convention de Schengen. Il est recherché par la justice française dans le cadre d’enquêtes sur les filières pakistano-afghane, selon des sources proches du dossier. Il a vécu en France avant de partir dans la zone pakistano-afghane, où de nombreux candidats au jihad sont allés combattre ou suivre des entraînements. De retour des zones tribales où il aurait combattu, il avait été repéré par la police italienne à Naples, où il fréquentait des mosquées locales.

Vigilance

Ces djihadistes, qui entreprennent de rentrer après avoir combattu les forces internationales en Afghanistan, sont la «principale inquiétude» des Européens, selon une source proche des services français. Ils craignent que ces   combattants aguerris ne soient en mesure de fédérer et d’organiser des groupes   pour l’heure informels et atomisés. Une source proche de l’enquête se montrait toutefois prudente, hier, sur le niveau d’implication dans de présumées «filières afghanes» des trois personnes interpellées en France, dont l’âge et la nationalité n’ont pas été précisés.

«C’est peut-être plus limité» que des faits stricts de terrorisme, selon cette source évoquant la piste possible de faux documents administratifs ou d’immigration clandestine. Dans une affaire distincte, hier également, à Marseille et Avignon (sud), 9 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête parisienne sur la mouvance islamiste et des armes ont été saisies, a-t-on appris de sources proches de l’enquête. Elles ont été interpellées sur ordre d’un juge antiterroriste parisien dans le cadre d’une enquête pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste».  «Quelques armes, dont une kalachnikov et un fusil à pompe, ainsi que plusieurs munitions», ont été saisies lors des interpellations, ont indiqué ces sources.
La simultanéité des deux opérations relève d’un «hasard de calendrier», selon une source proche de l’enquête.              

Source El Watan

Le Pèlerin

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 08:29

Ce contrôle portera sur les logements et les véhicules qui constituent un marché juteux des opérations de fraude et de blanchiment d’argent.

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Zoom sur la fortune! Les biens mobiliers et immobiliers seront répertoriés à la lettre. L’Etat compte recenser tous les acquis des citoyens et des sociétés. Ce contrôle portera sur les logements et les véhicules qui constituent un marché juteux dans les opérations de fraude et de blanchiment d’argent. Désormais, l’Etat sera informé sur toutes les acquisitions des citoyens et des entreprises. Les pouvoirs publics semblent avoir trouvé le moyen pour démanteler le secret sur la fortune des citoyens considérée comme territoire inaccessible. Les sociétés et les compagnies d’assurances ou de réassurances seront tenues de transmettre, chaque trimestre, un inventaire détaillé sur leurs clients à l’administration fiscale. En termes plus clairs, l’Etat veut asseoir une police d’assurance pour mieux maîtriser le patrimoine immobilier et mobilier des citoyens. C’est là, l’une des importantes dispositions fiscales contenues dans le projet de loi de finances 2011.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la fraude et la corruption. Le gouvernement, qui fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, diversifie ses outils de travail. Il prévoit, dans ce projet, l’instauration de l’obligation de transmission, par les sociétés et compagnies d’assurances et de réassurances ou tout intervenant en la matière, d’un état des polices d’assurances contractées par les personnes physiques, les personnes morales et les entités administratives au titre de leurs véhicules ou du patrimoine immobilier. L’article 52 du Code de procédures fiscales stipule que «les sociétés ou compagnies d’assurances ou de réassurances, les courtiers en assurance ainsi que tout organisme exerçant habituellement des activités d’assurances de véhicules ou immobilières, sont tenus d’adresser trimestriellement à l’administration fiscale, un état spécial des polices d’assurances souscrites auprès de leurs agences, par les personnes physiques, les personnes morales et par les entités administratives». Rien n’échappera à l’oeil de l’Etat. A travers cette mesure, l’Etat disposera d’un fichier fiscal détaillé sur les biens que possèdent chaque personne et chaque société. Ces derniers n’auront plus à esquiver le Fisc ni même à falsifier leur identité. Indépendamment de leur volonté, les citoyens et les entreprises verront toute leur fortune dévoilée au Fisc. L’administration fiscale promet de jouer au gendarme. Elle exhorte les entreprises à transmettre, sur support informatique ou par voie électronique, toutes les données et dans un délai de 20 jours du mois suivant le trimestre. En cas de non-respect de cette disposition, les sociétés seront exposées à une amende fiscale. L’état spécial des polices doit comporter, comme le précise l’article 52 bis, la désignation, le numéro d’identification fiscale et l’adresse de l’assureur ainsi que les renseignements précis concernant le véhicule ou le bien immobilier. «Ces mesures, indique le projet de loi, ont pour objectif de renforcer les moyens de lutte contre les formes de fraudes fiscales et financières permettant ainsi à l’administration fiscale d’assurer le suivi des mouvements de capitaux et de détecter leur utilisation à travers l’acquisition de biens immobiliers et de véhicules automobiles.» Sachant que le marché de l’immobilier et de l’automobile connaît beaucoup de trafic et de transactions douteuses, l’Etat met le doigt sur la plaie.
Cette disposition signe la fin du laisser-aller et va stopper les dépassements enregistrés dans le secteur de l’habitat. Il n’y aura plus de possibilité d’acquérir plusieurs logements. Les arnaqueurs qui ont acquis plusieurs logements dans le cadre du programme social ou promotionnel ne peuvent plus en tirer profit. Il faut reconnaître qu’en l’absence d’un fichier national, des opportunistes ont bénéficié de deux à trois logements lancés dans le cadre social qu’ils revendent à des prix exorbitants. Cette mesure vient compléter l’arsenal de lois de lutte contre la corruption. Vu que ce phénomène a pris des proportions alarmantes menaçant même la stabilité des institutions, le chef de l’Etat a donné de larges pouvoirs à la Cour des comptes pour contrôler les deniers publics.
Il y a lieu de rappeler que le gouvernement avait tenté d’imposer aux responsables politiques et aux élus la déclaration de patrimoine. En vain. Cette disposition est restée lettre morte.

Source L’expression Nadia Benakli

Le Pèlerin

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 08:24

Environnement- Jean-Louis Borloo estime que la France peut devenir le leader mondial de la géothermie d'ici à 2020...

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Site géothermique de Soultz sous forêt, exploité par Electricité de Strasbourg, filiale d'EDF.

 

La «révolution géothermique est en marche». Le ministre du Développement Durable Jean-Louis Borloo s’est rendu, lundi 4 octobre, à une réunion du tout nouveau Comité régional de la géothermie, sur le site de l’aéroport d’Orly. Avec 14.000 emplois directs, la France est le premier employeur européen au sein de la filière géothermique.

Elle possède aussi le deuxième parc de production européen, avec une capacité de 16,5 mégawatt électrique (MWe), derrière la Suède. Cette production a augmenté de 66 % ces deux dernières années, grâce notamment au succès des pompes à chaleur. Le nombre de foyers équipés de ce dispositif a été multiplié par 7,5 depuis 2006.

 «565.000 logements en sont équipés aujourd’hui, contre 75.000 début 2007» souligne l’entourage du ministre. L’objectif est de passer à deux millions de foyers d’ici à 2020. Pour l’atteindre, le ministère entend séduire les acheteurs potentiels. «Le crédit d’impôt, jusque-là de 40 % du montant de la pompe à chaleur, a été élargi à l’achat de l’ensemble de l’équipement. Nous pensons aussi que le marché de la rénovation, jusque là peu concerné, peut s’y mettre, notamment grâce à l’éco-prêt à taux 0.» La pompe à chaleur permettrait de «diviser par trois ou quatre» sa facture de chauffage.

La géothermie profonde, utilisée elle pour chauffer les grands ensembles urbains, «fait l’objet d’un fond chaleur renouvelable, doté d’un milliard d’euros pour la période 2009-2011» explique-t-on dans l’entourage du ministre. L’idée est de relancer cette technique, consistant à aller puiser de l’eau à haute température entre 1000 et 2000m, arrêtée en 1985.

«On a roupillé pendant vingt-cinq ans, on va se réveiller»

Le surcoût estimé pour la construction d’un bâtiment BBC serait compris entre «5,5% et 7%» par rapport à un bâtiment normal. «Mais tous les professionnels savent qu’en réalité c’est beaucoup moins cher, assure Jean-Louis Borloo, notamment en raison de la valeur patrimonial que le bâtiment prendra sur un autre non BBC.»

Pour le ministre, la France doit être le «leader mondial de la géothermie.» «Nous l’étions au début du 20è siècle, on a roupillé pendant vingt-cinq ans, on va se réveiller.» Il a même demandé au Comité national de la géothermie que lui soit présenté, dans les quatre mois, un plan permettant non pas de multiplier par six, mais « par dix ou quinze » la production d’ici à 2020. «En terme de géothermie, il y a assez peu de limite, les marges de progression sont considérables.»

Source 20minutes.fr Mickaël Bosredon

Le Pèlerin

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 07:10

Djezzy au cœur des tractations Bouteflika-Medvedev

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Le russe Vimpelcom Ltd, qui vient d’acquérir la majorité des actions d’OTH, devra discuter aujourd’hui avec l’Etat algérien de la suite à réserver à Orascom Telecom Algérie (OTA). Le gouvernement algérien a affiché sa franche volonté de racheter, sinon la totalité, du moins la majorité du capital de Djezzy.  

Djezzy n’est plus égyptienne. Weather Investments, propriétaire majoritaire d’Orascom Telecom Holding (OTH), vient en effet de céder 51,7% de ses actions à l’opérateur russe Vimpelcom Ltd.Naguib Sawiris, chairman d’OTH, en concluant ce marché plus qu’avantageux pour les deux parties, s’extirpe ainsi du «bourbier algérien» d’une manière rêvée. Une entrée à hauteur de 20% dans le groupe russo-norvégien ainsi qu’une somme de 1,8 milliard de dollars.

Les termes de cette fusion-acquisition annoncée dans un communiqué commun, restent toutefois très vagues quant à l’avenir de la propriété algérienne de Sawiris, Orascom Telecom Algérie.  Alors, Djezzy, le nom commercial d’OTA, a-t-il changé de main ? «Si la transaction a été effectuée au niveau de la maison mère, elle inclut ipso facto OTA», affirme Moussa Benhamadi, ministre des Postes et des Télécommunications, qui, se trouvant actuellement en déplacement, avoue cependant ne pas avoir plus d’éléments quant aux derniers développements du  «dossier Djezzy».

Dans une déclaration à l’APS, Mohamed Benmeradi, ministre de l’Industrie de la Petite et Moyenne entreprises et de la Promotion de l’investissement, affirme : «Ce sont deux opérations distinctes.» «La première concerne une transaction entre deux holdings internationaux et la seconde  une procédure de cession de droits d’une société de droit algérien», a-t-il expliqué.
Il semblerait toutefois que le dénouement, assurément très proche, de cette affaire à rebondissements, pourrait connaître l’un de ces trois scénarios possibles.

Primo, l’Etat algérien pourrait ne pas s’opposer à cette transaction, en laissant à Vimpelcom la totalité des actifs d’OTA. Ce qui est d’ailleurs improbable compte tenu de la volonté affichée du gouvernement d’aller jusqu’au bout de la logique de reprise des cette entreprise. Ainsi, la seconde forme que pourrait prendre ce dossier est, comme l’ont à maintes reprises affirmé les ministres algériens, une reprise à 100% des actions d’OTA en vertu du droit de préemption sur toute cession à une tierce partie. Ce que confirme dans sa déclaration M. Benmeradi, qui réitère la volonté de l’Etat de se réapproprier Djezzy. Et rien ne serait en mesure de remettre en cause cette «procédure de cession de droits d’une société de droit algérien officiellement engagée entre les deux parties suite à la décision de l’Etat algérien d’exercer son droit de préemption prévu par la législation nationale sur les cessions d’actions de la société OTA envisagée par la société mère», a expliqué le ministre.

Toutefois, l’on affirme du côté d’OTA que les discussions engagées par le gouvernement et Sawiris n’ont pas connu de suite et que les deux parties n’ont pas communiqué «officiellement» depuis plusieurs semaines. De même, cette nationalisation semble n’être que peu probable, l’opération d’évaluation de la valeur d’OTA ayant été suspendue.

Une nationalisation «hautement improbable», selon Vimpelcom.

«La solution la plus envisageable demeure la préservation par l’Etat de 51% de la société, le reste des actions seront cédées au Russe qui en assurerait aussi le management», analyse une source proche du dossier. D’autant plus que, selon les différents analystes, l’intérêt de Vimpelcom dans cette fusion réside surtout dans l’acquisition de l’italien Wind à une hauteur de 100%. «L’Algérie n’est qu’un bonus, marché prometteur certes, mais dont une possession minoritaire suffirait», croit-on savoir. D’ailleurs, Alexander Izosimov, CEO de Vimpelcom, avoue que le sort de Djezzy, plus grosse source de revenus d’OTH, n’a pas encore été décidé. «Nous avons dû conclure ce deal en ayant intégré le risque Djezzy. Mais nous sommes absolument ouverts à un accord avec le gouvernement algérien et aspirons à résoudre ce problème à l’amiable», a-t-il déclaré à Reuters.

Il juge toutefois que perdre Djezzy à la faveur d’une nationalisation de l’Etat algérien, est un scénario «hautement improbable». Ce même Izosimov fait d’ailleurs partie de la délégation d’hommes d’affaires russes effectuant une visite à Alger, à partir d’aujourd’hui, en compagnie du président Dimitri Medvedev. Et même Sawiris est «sûr que Medvedev va soulever la question et qu’il va essayer de contribuer à améliorer les conditions dans lesquelles opère Djezzy». Et si Sawiris affirme qu’«il respecterait le désir du gouvernement algérien s’il décidait de prendre cette unité», il semblerait plus que cela soit un dernier pied de nez à l’égard d’un pays qu’il considère comme l’ayant poussé vers la sortie. Le «feuilleton» Djezzy va-t-il enfin trouver un épilogue ? Les quelques prochains jours seront certainement décisifs…

Source El Watan Ghania Lassal

Le Pèlerin

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 07:00

Justice - Il va devoir régler 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts, son avocat a fait appel...

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Jérôme Kerviel arrive à l'audience avec son avocat

 

Un souffle parcourt la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Jérôme Kerviel se tient debout face au président Dominique Pauthe, stoïque, sonné tel un boxeur à l’approche d’un K.O. «Jérôme Kerviel a été l’unique concepteur, initiateur et réalisateur du système de fraude ayant provoqué les dommages causés» à la Société générale, en conséquence, la banque «est en droit d’obtenir l’intégralité de la réparation du préjudice», lit distinctement, d’une voix neutre, le magistrat.

L’ex-trader vient d’être condamné à payer 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts à la Socgen, une somme astronomique jamais réclamée à un particulier, et à une peine de cinq ans de prison, dont trois ferme. Il est reconnu coupable de faux et usage de faux, abus de confiance et introduction frauduleuse de données dans un système automatisé. Toujours impassible, l'ex-trader se tord sur sa chaise, semblant écouter distraitement la lecture du jugement, après trois mois de délibéré.

Jérôme Kerviel a «outrepassé le cadre de son mandat», pris «des positions spéculatives dans des proportions gigantesques» et les a masquées «sciemment» par des opérations fictives, relève le président quand l’ancien salarié de la banque a toujours assuré que sa hiérarchie «savait» voire «encourageait» ses actes. Les avocats de la banque, partie civile, cachent à peine leur satisfaction. Logique, le président Pauthe suit pas à pas leur exposé, délivré dans la même salle, au terme de trois semaines d'audiences au mois de juin.

Un système de défense en cause?

Sans concession, Dominique Pauthe fait exploser la défense adoptée lors du procès par Jérôme Kerviel, «qui a rejeté ses responsabilités sur la banque», qui s’est «livré à un renversement des rôles en se positionnant en victime d’un système dont il se dit créature», taclant «une campagne de communication» qui a pris «à témoin l’opinion». A l’issue du jugement, une partie de la salle se vide, suivant les avocats de la banque qui, à l'extérieur de la salle font part de leur satisfaction aux journalistes, celle de voir dans ce jugement, à l'instar de Jean Veil «une espèce de réparation morale» pour la Société Générale qui est «totalement disculpée des fautes volontaires» imputées par la défense du trader. Dans la salle, Jérôme Kerviel reste affaissé sur sa chaise, accablé par les paroles du président. Encadré par quelques gendarmes qui tiennent à l'écart des journalistes, il discute à voix basse avec ses deux avocats. Puis, seul, pianote sur son téléphone portable.
Son conseil, Olivier Metzner, parlera pour lui. Assailli par une nuée de caméras, il annonce qu’il fait appel d’une décision «déraisonnable» et «inacceptable» tandis qu’à quelques pas, les avocats de la banque, le sourire modeste, regardent la scène. «C'est exactement ce qui était prévu dans ce cas de figure, explique à 20minutes.fr Jean Reinhart, autre avocat de la banque. «Jérôme Kerviel a choisi un système de défense qui l'a mis dans une position telle qu'il écope de cette peine aujourd'hui. Sa défense, visiblement, n'a pas convaincu», se délecte-t-il. Kerviel, lui, ne dira pas son sentiment. Il s'est engouffré dans une voiture à la sortie du Palais de justice, sans un mot. A l’image de son attitude durant le procès.

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 23:33

Humour et rapports d’évaluation des employés et-en-plus-c--est-vraii.jpg

 

Les phrases suivantes sont des citations réelles de rapports d'évaluation d'Employés Fédéraux :

1." Travaille bien seulement quand il est sous surveillance constante et qu'il est coince comme un rat dans un piège ".

2." Je ne permettrais pas à cet employé de se reproduire ".

3." Depuis mon dernier rapport, il a atteint le fond et il a commence à creuser ".

4." Elle se fixe des niveaux de performance très bas et ne les atteint pas régulièrement ".

5." Cet employé devrait aller loin et le plus tôt il part, le mieux ce sera ".

6." Cet employé prive un village quelque part, d'un idiot ".

7." Pas le couteau le plus tranchant du tiroir ".

8." Un gros ignorant - 144 fois pire qu'un ignorant ordinaire ".

9." A une mémoire photographique, mais avec le capuchon de la lentille collée dessus ".

10."Aussi clair que l'Alaska en décembre ".

11." Un organisme unicellulaire le bat sur les tests de QI ".

12." A donne son cerveau a la Science avant d'en avoir fini avec ".

13." Est tombe de l'arbre généalogique ".

14." Les barrières sont descendue, les lumières clignotent, mais le train n'arrive pas ".

15." A deux cerveaux : le premier est perdu et l'autre est parti a sa recherche ".

16." Si les cerveaux avaient été taxes, ils obtiendraient un rabais".

17." S'il était plus stupide, il faudrait l'arroser deux fois par semaine ".

18." Si vous lui donniez un penny pour chacune de ses pensées, vous obtiendriez de la monnaie ".

19." Si vous vous placez assez proche de lui, vous pouvez entendre l'océan ".

20." C'est dur de croire qu'il a battu un million de spermatozoïde ".

21." Certains boivent de la fontaine de la connaissance, lui il ne fait que se gargariser " .

Le Pèlerin

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 23:29

Santé - La Citrouille - Une source intéressante en vitamines

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Riche en caroténoïdes, la citrouille est bonne pour les yeux et la prostate et contribue à diminuer le risque de cancer. La citrouille est bien connue chez nous mais malheureusement, elle est peu utilisée en cuisine.

Pourtant, c’est un tort car elle est riche en caroténoïdes et en composés antioxydants. Ces derniers protègent les cellules de votre organisme des dommages engendrés par les radicaux libres, c’est-à-dire qu’ils aident à lutter contre certaines maladies cardiovasculaires, cancers et autres maladies liées au vieillissement. Ses vitamines A apparaissent principalement sous forme de bêta-carotène, participant ainsi à la croissance de vos os et des dents. La citrouille est également une source intéressante en phosphate, en magnésium, en potassium mais aussi en vitamines B et E. Toutes les courges, dont la citrouille, possèdent très peu de calories car quelles que soient leurs variétés, elles sont gorgées d’eau à plus de 92 %. Ce sont de véritables alliés minceurs... La citrouille, comme ses confrères, lutte efficacement contre la paresse intestinale grâce à la présence de fibres. Ne jetez pas les fleurs de citrouille ! Elles sont comestibles et vous feront le plein de vitamines A.
Eliminez les parasites intestinaux :
Récoltez les graines d’une citrouille, passez-les au moulin à café pour bien les moudre, puis ajoutez un peu de miel selon votre goût. Consommez 500 g de cette préparation pour éliminer les parasites.
Luttez contre les inflammations de la vessie :
Récoltez les graines d’une citrouille et faites-les sécher. Mettez-les dans une tasse, couvrez d’eau bouillante et laissez macérer une dizaine de minutes. Cette décoction de citrouille s’est avérée très efficace. Vous pouvez cependant ajouter un peu de sucre ou de miel pour un meilleur goût.

Insomnie
Préparer une infusion de verveine séchée et la boire 30 minutes avant d’aller dormir. On peut y ajouter de la camomille ou du tilleul.

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 23:27

       Premier retour en Algérie – Juillet 2004
2.1     La veille du départ - Mardi 20 juillet
Le stade de l'OHD
 

Nous nous sommes retrouvés, Chantal, Josette, Claudette, Alain,  Pierre et moi à Toulouse aux alentours de 18h.
Le repas fut quelque peu arrosé. Les enfants et petits enfants étaient là.
Valérie, Sandrine, Thierry et Olivier ainsi que leurs enfants.
Nous nous sommes couchés à 12h30...
A 3h15 tout le monde était réveillé.
La nuit avait donc été courte sauf pour Claudette qui ne ferma pas l'œil de la nuit (il faut dire que c'était la première fois qu'elle mettait les pieds en Afrique.et puis on lui avait raconté tellement de choses sur les Algériens que.....)
A 5h00 du matin, nous étions à l'aéroport de Blagnac.
2.2  21 Juillet – Mercredi
Nous avons donc pris l'avion au départ de Toulouse (via Marseille car j'avais exprimé le désir de voyager sur Air France). Cela provoquait quelques inconvénients, mais enfin, je me renseignerai la prochaine fois sur une autre compagnie.
J'en parle car cela me valut quelques gentilles remarques tout au long du séjour (..Ah ces femmes !?.) ou peut être prendrai-je la prochaine fois le bateau, voire la voiture si je peux faire le tour par l'Espagne et le Maroc).
A 6h50 nous décollions à bord d'un Embraer brésilien qui nous conduisit jusqu’à Marseille.
A 11h40 un A320 nous prit en charge pour nous mener  à Maison Blanche (Aéroport Harri Boumediene) que nous avons rejoint vers 13h20.
Le casse-croûte sur Air France fut un peu léger même si nous avons étés gratifiés d'un quart de vin.
Il nous fallut retarder nos montres d'une heure car il y avait une heure de décalage entre Paris et Alger.
Les formalités administratives furent assez brèves. Il nous fallut toutefois assez longtemps pour récupérer nos bagages.
Déjà à l'aéroportus avons eu nos premiers contacts et les premiers messages de sympathie et de bienvenue au pays. Nous étions chez nous.
Je n'avais pas de souvenir suffisamment précis de Maison Blanche..je me souvenais tout juste y avoir été baptisé 61 ans auparavant mais à part le parking, nous n’avons guère eu le temps de visitera le village.
Ce qui surprend de suite c'est l'urbanisation galopante de la région d'Alger.
Djamel et Rachid
nous attendaient ; Chacun avait une Mégane ; mais celle de Djamel était un Break permettant le chargement de plus de bagages et de plus elle était climatisée.
C'était appréciable car il y avait plus de 120km à faire et la température extérieure était de 39°. (Honneur aux dames....)
La conduite automobile des Algériens est un exercice très particulier, voire étonnant pour un Européen, et si Sarkozy exerçait en Algérie, nombre d'Algériens auraient perdu leur permis au bout de 10km. Enfin les conducteurs sont quand même prudents et c'est sans encombre que nous avons pris l'autoroute qui contournait Alger pour reprendre l'ancienne nationale au niveau de Sidi Fredj (Sidi Ferruch).
La circulation était assez intense; puis ce fut Zeralda.
La chaleur étouffante aux alentours d'Alger se fit plus légère à proximité de Tipasa, surtout à proximité de la mer.
Nous avons fait donc halte à Tipasa.
C'est là qu'Alexandre Thoa notre arrière grand-père s'était installé il y a 150 ans, c'est là que notre grand-père Alexis et nos pères Maurice et Lucien étaient nés.
Nous nous sommes arrêtés au Romana, un restaurant 5 étoiles, situé à proximité des ruines de Tipasa. Ce grand restaurant n'était ni plus ni moins que la maison de notre arrière grand-père. Nous avons pris un repas poisson, ( poisson, vin, thé à la menthe). Nous avons pris également quelques photos et sommes repartis sur Cherchell en passant par la route touristique du Chenoua.
Je demandais s'il était possible d'escalader cette montagne, mais le chemin n'était pas encore sécurisé. Il valait mieux être accompagné..Cela sera pour la prochaine fois.
Nous sommes arrivés chez Rachid vers 17h30; Nous avons pris un petit goûter (Thé, limonade, Pâtisseries.)
Après le repas du soir pris chez Rachid vers 21h30 nous sommes allés, Rachid, Alain et moi au bain maure. Les séances de gant doux puis de gant de crin nous ont dopés et nous ont permis de tenir jusqu'au soir. En effet le sommeil commençait à faire défaut et la fatigue était là.
Nous sommes allés, malgré tout, visiter brièvement de l'extérieur les principaux monuments de Cherchell.
La Mosquée, la Mairie, le Musée, la Bibliothèque Municipale, la Place des Martyrs,l
a porte Ouest, le port de pêche pendant un instant perdu dans la brume. Cherchell est truffée de vestiges romains.
Nous nous sommes rendus ensuite dans une école ou se produisait un spectacle de musique andalouse.
Claudette qui n'avait pas dormi la nuit précédente était HS.
Malgré cela nous sommes allés sur les terrasses prendre une glace.
Ensuite les hébergements ont étés partagés à savoir Josette et Pierre chez Rachid, Chantal, Alain, Claudette et moi chez Djamel.
Je crois que nous nous sommes endormis moins d'une minute après nous être couchés.
2.3 22 Juillet - Jeudi
Nous nous sommes réveillés vers 7h45 (heure locale).
Nous avons pris un petit déjeuner copieux qui fut d'autant plus long que nous avons abordé les sujets de la société algérienne. Cela passionne tout le monde.
Puis nous sommes allés visiter:
- la Place du marché très colorée et grouillante d'activité,
- le Port de pêche en cours de réfection (renforcement de la façade nord), les Commerces divers et variés prés du centre à proximité de la place du marché.

Les termes de bienvenue fusaient régulièrement à notre encontre. Visiblement les gens étaient  ravis de voir des Français après une si longue absence et après une trop longue période de terrorisme qui a fait souffrir tout le monde.

Pour moi qui aime le poisson j'étais servi, il était frais et peu onéreux. Nous en avons mangé régulièrement.

Je fis provision de cartes postales afin de les envoyer aux proches le plus tôt possible.

Le soir nous avons donc mangé du poisson ( entre autres des petits rougets comme je les adore) chez Rachid ainsi que des beignets de sardine, des haricots verts, de la viande, des pâtisseries, de la pastèque,ouf).

L'après midi nous nous sommes rendus à Marengo (Hadjout) en espérant retrouver la tombe de notre tante Yvonne.

Nous sommes passés (avant d'arriver à Marengo) devant la cave de notre arrière grand-père qui jouxtait des terres actuellement occupées par la police. Nous avons essayé d’y pénétrer, mais en vain; les responsables étaient absents.

 Nous sommes arrivés finalement au cimetière de Marengo. Le cimetière était fermé.

Nous avons escaladé le mur d'enceinte, mais ce fut en pure perte car malgré un quadrillage du cimetière, nous n'avons pu retrouvé la tombe de notre tante.

Il nous faudra revenir avec plus de renseignements à collecter auprès de Jacqueline et Lucette.

Nous sommes allés ensuite visiter le Tombeau de la Chrétienne et ces fausses portes. De là, nous pouvions discerner la ferme de Célestin Thoa. (J’en pris une photo de loin.....on verra bien le résultat)

J'essayais de situer également la ferme de l'oncle Jean Panon, mais sans succès (encore une fois il faudra se renseigner).

Nous avons ensuite effectué un tour dans un centre touristique magnifique privé. C'était un ancien « Club Med » actuellement géré avec difficulté par des Algériens sous le nom de « La Corne d’or ».

Nous avons pris  un thé sous une tente bédouine.

Nous nous rendîmes ensuite à la plage « Mer et Soleil »..La température de l'eau était agréable. La plage grouillait de baigneurs. Dommage que la majeure partie du sable de la plage ait disparu pour permettre la construction de nombreuses maisons...!!!.

Entre temps Rachid et Pierre étaient partis sur Alger; une expédition avec ce tafic routier si intense.

Nous sommes partis avec 2 voitures celle de Toufik ( et Zorha) et celle de Djamel en direction de Berar, là ou nous avions choisi de dîner.; mais Rachid et Pierre, pris dans le trafic n'arrivaient jamais. Qui de plus est, Djamel était tombé en panne avec son fourgon. il avait fait une réparation provisoire et nos le trouvions sur le chemin.

Nous récupérions Rachid et Pierre à plus de minuit trente. Nous sommes partis à la recherche d'un restaurant et ce n'est que vers 1h00  du matin que nous en avons trouvé un. Le propriétaire accepta de nous faire dîner. Tous avions tous l'estomac dans les talons, malgré le sommeil qui nous gagnait de plus en plus.

Finalement nous avons rejoint Cherchell pour filer droit au lit...Nous nous sommes couchés vers 2h30 environ.

 2.4 23 juillet - Vendredi

Nous nous sommes levés vers 8h45.

En fait j'étais réveillé une heure plus tôt et j'en ai profité pour faire une séance de gymnastique (en silence pour ne réveiller personne).

Nous avons pris notre petit déjeuner copieux comme d'habitude.

Nous nous sommes tous retrouvés chez Rachid car nous avions prévu de nous rendre Au "Veau Marin", face à la montagne du Génie, à quelques kilomètres de Cherchell.

Nos hôtes avaient prévu un Méchoui monstre.

Nous nous sommes rendus donc au "Veau Marin" . L'endroit était fort agréable, le rivage était formé de nombreuses criques; mais le lieu grouillait de monde, bien que ce soit un lieu privé. Je me suis longuement baigné et exploré le fond marin. Je râlais de ne pas avoir pris mon nécessaire de plongée. Même là nous étions toujours les bienvenus .Je rencontrais même des baigneurs au large, avec qui j'ai conversé longuement, de manière très chaleureuse.

A 13h00 nous sommes allés manger à l'ombre des pins ( il faut dire que l'espace avait été réservé et nous n'étions pas arrivés trop tard).

Isma et Houria avaient préparé une salade locale fort délicieuse. Puis nous nous sommes attaqués au méchoui.Il me faudra apprendre à manger avec les mains, car c'est une tradition, là-bas, que de manger avec les mains.Quant à moi je ne m'étais pas défait de mes traditions européennes et j'avais sans arrêt les mains pégueuses.

Nous avons terminé par diverses pâtisseries au sucre et au miel.

Il faisait très chaud et j'étais très bien dans l'eau.j'y retournais donc et restais ainsi une bonne heure supplémentaire dans l'eau.  

Nous sommes rentrés heureux d'avoir passé une si belle journée vers 18h00. Nous nous sommes rendus ensuite au bain maure avec Alain. Le Bain Maure est situé juste en face de chez Houria. Nous avons toutefois ménagé notre dos (Alain principalement) car le soleil avait chauffé et notre dos avait quelque peu rougi sous le soleil..

 Le soir, nous nous sommes rendus chez Milou, qui nous a offert le thé à la menthe et nous avons discuté jusqu'à fort tard.

 Finalement nous nous sommes couchés vers 20h30.

2.5  24 juillet Samedi
Je me suis réveillé à 6h45 (je marchais encore à l'heure française). Après une brève toilette, je me suis dirigé vers le Marché. Le marché était très coloré.
i attendu l'ouverture de la poste à 8h00. Il y avait énormément de monde .il semble que les gens venaient chercher leur paye (un 25?).
La poste ouvrait finalement à 8h15. J'achetais 20 timbres de 30 dinars (21+3+3+3) Je n'en finissais plus de coller des timbres sur mes enveloppes. J'étais de retour chez Houria vers 8h45. J'ai pris mon petit déjeuner en vitesse. Après un complément de toilette, nous avons pris 2 voitures pour filer vers Hussein-Dey en passant par Kouba, Le Ruisseau et enfin rue de Constantine (rue de Tripoli).
Le central Hôtel que nous croyions avoir réservé était complet .En fait nous n'avions pas confirmé notre réservation..Alors...
Nous étions rue Louis Narbonne; Je me suis tout de suite rendu à l'immeuble dans lequel nous avions vécu les quelques mois avant l'indépendance. Je suis monté au second, là ou nous vivions, mais les occupants étaient absents. A proximité de l'immeuble il y a maintenant un commissariat. Je prenais quelques photos de l'immeuble, mais je compris que cela n'était pas apprécié par les occupants du commissariat. Je leur expliquais et put ainsi terminer ma série de photos.
e parc Louis Narbonne n'existe plus en tant que tel; c'est maintenant un lycée.
Tout est grouillant de vie et presque tout a énormément changé.
La nouvelle poste, elle, n'a pas changé, l'ancienne poste est devenue une église que je n'ai pas eu le temps de visiter (ce sera pour la prochaine fois).L'ancienne église d'Hussein-Dey n'existe plus. Sur le même lieu a été construit la mosquée principale d'Hussein-Dey, dont j'ai pris plusieurs photos.
Nous avons essayé de trouver Mouloud un collègue à Pierre ( lors de sa dernière virée il y a 2 ans), mais en vain. Boualem nous a emmené prés de Leveilley ( cité militaire/cartographie).
Là nous avons trouvé deux jeunes qui se sont proposés de nous conduire sur l'Algérois. Nous avons de suite fraternisé avec eux car ils étaient vraiment sympa.
Si Anis avait une Fiat très correcte, Kamel avait une vieille guimbarde qui avait du en voir de toutes les couleurs (une Volkswagen / Passat qui ne nous inspirait guère confiance).
Enfin nous voilà partis dans la Fiat d'Anis. Nous n'avions pas fait 300 mètres que nous étions heurtés par le véhicule de Kamel;en fait le pauvre malheureux avait lui même été heurté par une plus grosse voiture qui le projeta sur notre véhicule. La voiture de Kamel avait souffert; l'arrière était sérieusement enfoncé; enfin tout s'est réglé sans constat, presque avec gentillesse. Les assurances sont paraît il si longues à réagir...
Je m'arrêtais devant chez moi à l'angle de la rue Parnet et de la rue Charcot . Beaucoup de choses avaient changé. Le jardin de notre petite villa avait disparu. Une battisse y avait été construite, dans la continuation de notre maison. Le tout était occupé maintenant par une Pizzeria et 3 grosses enseignes, au nom de la Pizzeria, prônaient sur chacun de nos 3 balcons.
Partout le moindre espace avait été bâti et là ou cela était possible les maisons avaient été surélevées.
Je pris quelques photos et descendit la rue Charcot quelque peu.
Je posais des questions . Nous étions partout les bienvenus.
Un homme âgé m'indiqua la maison des Messili, des amis de toujours, prés de chez les Perez et les Vuidart.
J'entrais chez eux; en fait je tombais sur la sur aînée des Messili (et son mari) qui me a fait entrer sans hésiter. Ils nous ont offert rafraîchissements et des pâtisseries.
Nous discutâmes longuement de façon très chaleureuse,  mais nous étions déjà en retard et rendez vous fut pris pour l'après midi 17h30, heure à laquelle Mohamed Messli, un ami de toujours devait être là.
Notre hôte nous montra tout de même les photos de ses quatre frères.
L'aîné, récemment décédé, un lieutenant colonel de l'armée française, marié à une Française, Rabah, Mohamed et Samson.
Nous sommes partis précipitamment et sommes arrivés à nouveau rue Louis Narbonne, pour prendre  un repas à proximité du central hôtel.
Nous avons pris contact avec Foudil (un ami de Mouloud) qui nous accueillit spontanément, nous a offert à boire et nous aproposé l'hospitalité dans une grande maison située Pointe Pescade, si jamais le besoin s'en faisait sentir. Nous retenions ses coordonnées à toutes fins utiles.
Nous gardions encore quelque espoir d'avoir 3 chambres à l'hôtel mais à 11h30 il nous fut confirmé que l'hôtel était complet.
Nous essayâmes un autre hôtel au quartier  Lafarge mais lui aussi était complet.
Nous nous sommes dirigés vers le Sofitel d'Alger mais il nous fut demandé des sommes folles ( entre 220 et 250 euros par chambre la nuit).
Nous avons re-contacté Foudil qui nous a proposé de nous héberger ..Nous étions sauvés de ce coté là.
Qui de plus est,  Foudil nous assurait le couvert ...Que pouvait on espérer mieux ?.
La prochaine destination était le cimetière d'Hussein-Dey.
Nous sommes passés à Belcourt (il faudra que j'y revienne) puis devant « le Collège Technique » dont je pris quelque photos avec Anis. En haut trônait l'imposant Monuments des Martyrs. Je me proposais de le visiter la prochaine fois.
En fait, Il me tardait de me recueillir sur la tombe de mon père; encore fallait-il la trouver ?
Arrivés au cimetière, le gardien nous a ouvert et nous a réservé le meilleur accueil.
Mon père était enterré carré O, mais le numéro était mal identifié.
Nous avons cherché longuement sans succès; de plus il faisait une chaleur étouffante; aussi décidions de laisser faire le gardien chercher plus longuement et de revenir le lendemain pour affiner cette recherche si nécessaire.
Anis m'accompagna en voiture à l'école Trottier, chez Dolorès, cité Brossette, et au Caroubier car j'avais promis à mon cousin de prendre quelque photos de l'immeuble, ce qui fut fait..
17h00,  j'étais chez les Messili comme convenu.
Là nous avons été reçus comme des princes. Samson (Si Ahmed), le frère cadet était là. Il m'a remémoré nos matchs de foot et  m'avait  rappelé mon surnom « Déléo tête d'or » il est vrai que je n'étais pas très mauvais de la tête; c'était là bien ma seule qualité car j'étais trop individuel pour réussir au foot.
Je récupérai l'adresse du site Internet de L'AEHD  et je me promettais d'adhérer à l'Amicale dès mon retour en France. Mohamed est arrivé enfin et ce fut une discussion sans fin ( nous avions vécu prés de quinze ans dans le même quartier)
Lui avait fait carrière dans la police et était maintenant à la retraite.
Nous aurions pu discuter des heures voire des journées entières?
Madame Debbar (sœur Messili) nous servit le thé, les rafraîchissements et les pâtisseries ?.  Nous étions comblés. 
Nous  avons discuté de tous les voisins, Vuidart, Cano, Reig, Bourgeois, Catala, Brotons, Dolorès, Ségarra, Pierrel, Delpech, Paya, Zair, Cangémi, Moll et j'en oublie?
C'est au comble de l'émotion que nous avons pris  congé; nous nous sommes promis de nous revoir le plus tôt possible. L'accueil avait été formidable et je me promettais de revenir.
De retour rue Louis Narbonne,  Nous nous sommes rendus chez les Mimouni qui avaient pris possession (avec leur accord) de la maison du Docteur Carnet. Ils en avaient pris bien soin... C'est là que je me rendais lorsque j'étais malade.
profitais de quelques instants pour filer avec Anis et visiter La Place d'Hussein-Dey, le Cours Complémentaire Jules Ferry, la Daria, Le Dispensaire, le Stade avec sa piste en tartan, le cinéma « Le Royal ».
00 nous étions de retour chez Foudil qui nous fit servir un couscous somptueux.
Les discussions fusaient de toutes part.. Ces gens sont formidables. Nous étions accueillis comme des frères.
Nous avons ensuite filé Pointe Pescade dans la seconde maison de Foudil. Le lieu était magnifique:
Une très grande bâtisse récemment construite, des terrasses à chacun des trois niveaux, une vue directe sur l'ouest de la Pointe Pescade, en parcourant 50 mètres dans la propriété, nous avions une vue plongeante sur le port de la Pointe Pescade et toute la baie d'Alger.
Ali le frère à Foudil nous présenta sa villa, avec également une vue dominante  sur toute la Baie d'Alger. es discussions animées fusaient de tout cotés, comme si nous nous connaissions depuis de nombreuses années.
La soirée se termina par une partie de dominos suivie d'une discussion qui ne s'est achevée  vers minuit trente.
La journée avait été harassante mais nous étions comblés.
Nous avons esquissé un programme pour le lendemain car cette journée promettait d'être également chargée.
Le Pèlerin

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 23:25

Algérie - L’école et les chiffres !

universite algerie

 

Les vacances sont finies, c’est la rentrée scolaire. 8 176 700 élèves ont rejoint l’école pour cette rentrée. Environ 1 300 000 étudiants ont rejoint l’université algérienne.
Ce qui représente 1/3 de notre population. Comme chaque rentrée, les chiffres de réalisation sont à foison.
Reflètent-ils la réalité ? Une société est à l’image de son école, disent les spécialistes. Elle produit des nouveaux citoyens qui organisent leur espace, qui intègrent le temps dans leur démarche au quotidien, qui développent leur intelligence et qui préparent un avenir enraciné dans les valeurs nationales et universelles. L’école algérienne souffre de terribles lacunes, qui ont désorienté notre société devenue un vrai capharnaüm ! Souvent dans mes discussions avec des amis l’école prédomine tous les maux de la société et tous nos espoirs se convergent et se concentrent en celle-ci. Les sujets qui émergent concernant l’école ce sont souvent l’identité nationale, la question de la langue et enfin la pédagogie, cette dernière préoccupe moins certaines de nos élites. L’école n’est pas uniquement un lieu de savoir, mais elle est le lieu de citoyenneté par excellence.
Le ministre de l’Education nationale(1), qui s’approche de la vingtaine d’années à ce poste, a répondu aux questions du quotidien L’expression où il a mis en avant quelques chiffres élogieux à son encontre. Ces chiffres reflètent-ils réellement la réalité de notre école, en l’occurrence le niveau scolaire de nos élèves ? Peut-on prendre comme critère uniquement les réalisations et les taux de réussite au Bac et au BEM ? Y a-t-il d’autres moyens pour évaluer objectivement ce que l’école algérienne utilise : les méthodes utilisées, les contenus proposés dans les livres, etc. ? Il y a tant d’interrogations qui restent sans réponses dans l’entretien que monsieur le Ministre a exposé.
L’être humain est né pour apprendre et selon Jean Piaget nous avons tous les mêmes mécanismes pour acquérir la connaissance. Ce qui signifie qu’au niveau cérébral, nous avons les mêmes circuits qui traitent l’information. Les neurosciences à ce sujet nous ont apporté beaucoup de réponses concernant le système d’apprentissage. Il existe des réseaux pour traiter une information visuelle, auditive, etc. De plus, sur le plan cognitif, il existe ce que nous appelons dans le domaine de la psychologie cognitive, des schémas, qui déterminent et analysent l’information que nous avons reçue, selon notre subjectivité. Qui, rappelons-le, naît des bases culturelles (morale, religieuse, langagière), éducatives, des expériences et des présupposés (celle-ci façonne notre subjectivité et/ou forge notre conscience morale). Autrement dit, la subjectivité est la manière de comprendre et d’interpréter l’information et le sens qu’on lui donne. Cela nous ramène à la question des différentes types de motivations qui interviennent en situation d’apprentissage : la motivation par sécurisation, à l’origine du plaisir lors de la réalisation de tâches maîtrisées, ou lorsque l’élève reçoit de l’affection ou de la reconnaissance ; la motivation d’innovation qui procure du plaisir lorsque l’élève se sent progresser, ou en phase de découverte ; et enfin la motivation d’addiction, foncièrement négative, qui pousse l’élève à satisfaire des jugements qui ont été émis sur lui (il rate son devoir de mathématiques, car il a toujours entendu qu’il était mauvais en mathématiques, ou il cherche à avoir de bonnes notes en français car on lui dit qu’il est excellent en français)(2).
Rappelons quelques notions fondamentales en lien avec l’apprentissage, exposées ici en bref, il s’agit des grandes capacités que le cerveau humain développe dès l’enfance. Elles sont : la capacité d’initiative, d’attention, de représentation, de planification, de régulation des émotions et de flexibilité mentale. Toutes ces capacités sont composées au niveau du lobe frontal. Les capacités d’initiative et d’attention qui sont en lien avec la relation de l’enfant avec son espace. La première confère à l’élève la capacité de déclencher une suite de gestes pour résoudre une tâche donnée. Les neurobiologistes distinguent deux sortes de mouvements : hétérodéterminés (c’est d’obéir à une consigne) et autodéterminés.
La seconde fonction spatiale, l’attention, c’est la capacité du sujet à diriger et à maintenir durablement son attention lors de la formation et de la réalisation d’un projet. Cette capacité est nécessaire pour planifier les actes, et les exécuter en conformité avec des intentions ordonnées. Elle joue également un rôle primordial dans le processus de mémorisation (encodage-stockage-récupération) particulièrement dans l’encodage. La capacité de représentation mentale, qui est la capacité d’évocation de ce qui n’est pas présent. La permanence des perceptions sensorielles en absence de stimulus est la condition nécessaire pour disposer de représentations durables du monde et du soi. La planification c’est la capacité de se représenter l’avenir, de former un projet ou de construire un programme d’action et de vérifier son exécution. La régulation des émotions, il s’agit de notre liberté d’action et de pensée qui résident dans la possibilité de ne pas obéir à l’impulsivité. Cela suppose d’avoir le choix entre laisser aller à un débordement émotionnel ou, au contraire, le moduler ou même l’inhiber selon nos projets. Enfin, la flexibilité mentale, il s’agit de la capacité d’abandonner une règle, une manière de résoudre un problème, une représentation ou un comportement, pertinents à un moment donné, mais qui ne correspondent plus aux exigences d’une situation nouvelle.
Rappelons que, d’après le principe d’assimilation et d’accommodation de Piaget, l’élève doit pouvoir se séparer d’anciennes représentations pour les faire évoluer face au problème à résoudre. L’assimilation est quand l’individu perçoit un objet (qui peut être physique ou une idée), il essaie de l’assimiler. Si cette assimilation, c’est-à-dire l’intégration de l’objet à un schème psychologique préexistant échoue, alors commence un processus d’accommodation. En d’autres termes l’assimilation est un mécanisme consistant à intégrer un nouvel objet ou une nouvelle situation à un ensemble d’objets ou à une situation pour lesquels il existe déjà un schème, alors que l’accommodation est un mécanisme consistant à modifier un schème existant afin de pouvoir intégrer un nouvel objet ou une nouvelle situation. L’équilibration est l’autorégulation entre assimilation et accommodation. C’est un processus qui permet de passer d’un état d’équilibre psychologique à un autre, qualitativement différent, en passant par de multiples déséquilibres et rééquilibrations(3).
Ces capacités peuvent être dysfonctionnelles par des lésions cérébrales et par des distorsions psycho-éducatives et sociales. Ces dysfonctionnements peuvent enfanter des pathologies d’ordre comportemental et des déficits d’acquisitions, qui ont des retombées sur la société.
Ces déficits peuvent être pris en charge par l’intervention du psychologue, en particulier le neuropsychologue, qui a des outils pour dépister ces déficits à l’âge précoce. Ainsi, les pathologies telles que la dyslexie, la dyscalculie, des troubles de déficits de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH), etc., peuvent être dépistées dès le jardin d’enfants et au spécialiste d’élaborer des prises en charge adéquates. En l’état actuel, l’université algérienne, comme nous l’avons signalé à plusieurs reprises, ne forme pas des compétences en la matière, qui peuvent faire face à ces pathologies. De plus, il existe peu de laboratoires dans nos universités, qui réalisent des études scientifiques sur la question. Il est temps, à mon avis, que les autorités concernées prennent des mesures urgentes pour former une nouvelle génération de psychologues et des neuropsychologues, en ouvrant par exemple un Master 2 en neuropsychologie.
Comme nous l’avons signalé plus haut, les chiffres, que le ministre d’Eduction a présentés, reflètent-ils réellement la réalité de notre école ? Car si les taux de scolarisation ont fortement crû, les objectifs de l’enseignement en Algérie n’ont jamais été pédagogiques. Aussi se sont-ils trouvés résumés par la gestion de flux démographiques toujours pensée en termes économiques et financiers, là où une formule générale tenait lieu de programme : « le développement national économique, social et culturel »(4). Il est primordial de repenser ce fonctionnement en instaurant des moyens d’évaluation des méthodes pédagogiques qui existent. Il existe des organismes internationaux qui font des évaluations sur la lecture, le niveau des mathématiques, l’état motivationnel des élèves, la capacité de l’élève de faire une synthèse et d’acquérir l’esprit critique, etc. Tout ce travail devrait se faire au niveau national par des institutions et des laboratoires indépendants. De plus, on devrait travailler au niveau régional, c’est-à-dire des pays de l’Afrique de Nord, en comparant les capacités des élèves dans chaque domaine, pour savoir quels sont les points forts et faibles de notre système éducatif. Ainsi, on va sortir de la spéculation stérile sur la langue à utiliser, les méthodes pédagogiques à adapter, etc. Il est urgent d’agir.
Notre système scolaire subit des menaces importantes au niveau idéologique, quand on sait que parmi 460 0005 enseignants des écoles, il y a 300 000 enseignants affiliés à un parti islamiste, c’est-à-dire 65,21% de l’effectif global des enseignants, ceci peut poser un grave conflit à l’avenir, concernant le projet de la société à projeter dans le futur. Cette situation nous rappelle une situation vécue dans les années 90 où 40,62% des enseignants du primaire étaient des présidents d’APC d’un parti islamiste. Il est temps de tirer des leçons de tout ce que la nation a subi. Un autre exemple est flagrant, c’est l’enseignement de la philosophie qui a subi une régression impressionnante. Dans une étude publiée dans NAQD N°(5), le chercheur Omar Lardjane « a montré qu’on trouve le Kitab/88 une inclination vers la démarche caractérisant le manuel égyptien de philosophie. Alors qu’on percevait dans le manuel algérien de 1968 une connivence avec le spiritualisme français, on relève dans celui de 1988 une forte attirance pour les méthodologies et le logicisme anglo-saxon. Il est peut-être intéressant de noter ce déplacement de l’inspiration des auteurs de manuel algérien passant du modèle français au modèle égyptien et vécu sous le signe d’un « retour aux sources », n’est en réalité qu’un déplacement au sein même de la culture européenne, entre le pôle continental (France, Allemagne, etc.) où la philosophie a acquis une position dominante dans le champ du savoir depuis le XVIIIe siècle, et le pôle anglo-saxon (Angleterre, Amérique, …) où empirisme et pragmatisme font bon ménage avec le féodalisme. De cette entreprise, écrivait Omar Lardjane, de synthèse entre açala et mo’çara, entre Islam et Occident, on a vu ce qu’il en résulte : un discours théoriquement instable, qui tend à expulser la philosophie et la figure de sujet ». Ainsi, ces individus produits par ce système de pensée fonctionnent socialement comme des sujets empiriques, c’est-à-dire comme des sujets économiques, des sujets politiques, des sujets juridiques, etc. Ce genre d’études nous éclaire sur le fonctionnement de notre école et elles devraient se multiplier. Notre souhait est que nos responsables prennent conscience de l’enjeu de l’école. Le dogmatisme que nos enfants subissent et l’appauvrissement intellectuel que le système scolaire contribue à son institution mènent forcement à une société intolérante et enfermée sur elle-même.
Notes:
1 Cf. L’expression du 12/09/2010.
2 Cf. Cerveau et psycho, N°41, septembre-octobre 2010.
3 http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Piaget
4 Fatma Oussedik, à la recherche d’un état endormi, in Diogène n°226, 2009.
5 Cf. TSA 10/08/2010 et Le soir d’Algérie du 16/08/2010.

Source Le Quotidien d’Oran Yazid Haddar Neuropsychologue et auteur
Le Pèlerin

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 23:18

Tourisme saharien : une saison morte annoncée

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Le Sahara algérien, qui commençait à redevenir la destination la plus prisée des touristes étrangers risque fort de faire les frais du regain de terrorisme enregistré dans la région sahélo-saharienne depuis juillet dernier. Plusieurs gouvernements étrangers recommandent à leurs ressortissants d'éviter ou de ne pas se rendre dans cette zone, et les tour-opérateurs abondent, en général, dans le même sens.
L'assassinat en juillet dernier de 11 gardes frontières algériens à Tinzaouatine, dans la wilaya de Tamanrasset, près de la frontière algéro-malienne, était déjà un signe de l'existence d'un risque sécuritaire. Revendiqué par le groupe terroriste de l'ex-GSPC, rebaptisé depuis 2007 «Al Qaïda au Maghreb islamique» (Aqmi), cet assassinat a créé un climat d'incertitude qui s'aggrave maintenant avec l'enlèvement depuis quelques semaines, au Niger voisin, de sept étrangers. La tournure prise par les évènements a fini par faire baisser les bras des opérateurs parmi les plus résistants à l'image de «Point Afrique». La société présidée par Maurice Freund a été à l'avant-garde de la relance du tourisme saharien après notamment le kidnapping de 32 touristes étrangers en 2003. La destination «Sahara algérien» avait alors complètement chuté.
«Point Afrique» renonce
La prise en main du secteur du tourisme par Chérif Rahmani avait alors donné un coup de fouet à l'activité. Le tourisme saharien a été inscrit comme une priorité dans le cadre du Schéma Directeur d'Aménagement Touristique (SDAT). Le sud du pays a été divisé en quatre centres régionaux du tourisme : Tamanrasset, Djanet, Timimoun et Ghardaïa. De grands projets adaptés au Sahara ont été retenus, dont la modernisation de neuf hôtels et la réhabilitation de la boucle dite des Oasis. Dans le même temps, avec le concours d'Air Algérie, du ministère algérien du Tourisme, «Point Afrique» spécialisée dans le tourisme solidaire s'est impliqué dans l'organisation de circuit à des prix abordables pour des touristes venant notamment de France à partir notamment de Paris ou de Marseille. Ni «Point Afrique», ni les services algériens du tourisme n'ont, pour le moment, évalué numériquement et économiquement ce flux touristique. Après l'enlèvement de sept étrangers au Niger le mois dernier, Point Afrique a annoncé qu'il se voyait «contraint de stopper complètement son activité (vols et circuits) en Algérie, dans le nord Niger (Agadez) et le nord Mali». Il ne maintient que des vols sur Mopti (Mali) et de l'activité touristique en pays dogon (Mali) mais il «suspend ses vols vers la Mauritanie jusqu'à Noël». Motif de ces décisions qui mettent en péril l'existence même de «Point Afrique» : «la récente dégradation des conditions de sécurité dans le Sahara central». S'exprimant sur son site, le président de «Point Afrique» se confie : «voici quelques mois, nous nous battions pour rester présents dans ces zones fragiles et déshéritées... Notre stratégie reposait sur une forte conviction: le tourisme peut être une arme pour la paix!». Aujourd'hui, Maurice Freund est dépité : «Inutile de vous décrire ma profonde révolte et l'impuissance de Point-Afrique à faire face à la situation actuelle. Nous avons perdu une bataille contre Aqmi».
«Le risque Aqmi»
De l'aveu même de Maurice Freund, il existe encore une demande pour la destination Sahara. D'ailleurs d'autres tour-opérateurs étrangers n'ont pas renoncé à la promouvoir pour cette saison 2010 qui commence. Personne ne sait si la demande résistera à ce que certains opérateurs appellent «le risque Aqmi». Pour le moment, hormis Point Afrique, il y a une offre d'autres voyagistes en Europe, dont le sort pourrait se jouer en fonction de l'évolution de l'affaire des sept otages, de sa forte médiatisation et de ses effets sur l'opinion publique.
Si l'on en juge par les informations, diffusées notamment par Internet, selon lesquelles les groupes terroristes labellisés «Al Qaïda» seraient plus nombreux et qu'ils se déplacent aisément à travers les déserts mauritanien, nigérien, malien et algérien, cela n'incite pas à la randonnée pédestre au Sahara ! A priori, c'est une saison touristique morte qui s'annonce au détriment de la vie économique de milliers de personnes, touchées directement ou indirectement dans toute la zone sahélo-saharienne.
En 2009, le «nombre d'arrivées de touristes en Algérie a atteint près de 2 millions de touristes», a indiqué récemment à Alger, Smaïl Mimoun, le ministre du Tourisme et de l'Artisanat. Il a ajouté que les recettes du tourisme sont estimées à 330 millions de dollars. Le ministre n'a pas fourni de précisions au sujet de la nature des touristes accueillis, ni leur destination finale, ni sur la durée de leurs séjours. Mais selon des sources informées, il s'agit en majorité de personnes venues en Algérie pour du tourisme d'affaires dont le séjour relativement court se déroule généralement dans le nord urbain du pays.

Source Le Quotidien d’Oran Driss Oulis

Le Pèlerin

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