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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 23:15

    Aout 2004 - Retour en Algérie

 

Cela faisait longtemps que j’envisageais de retourner en Algérie mais sans grande conviction.

Les récents évènements en Algérie avaient étés un freins à ce retour; mais je m’étais toujours promis d’aller faire au moins, un saut au cimetière d’Hussein-dey, afin de me recueillir sur la tombe de mon père.

Le déclencheur fut une vidéo de mon cousin Pierre. Pierre avait séjourné en Algérie il y a deux ans et se déclarait enchanté de son séjour.

J’avais visionné cette vidéo chez ma cousine Jacqueline….

Je pris donc contact avec lui et lui fit part de mon désir de retourner au pays natal, avec Josette et lui dès, la première occasion .

La date fut fixée au 21 juillet et ce jusqu’au 1er août.

Nous étions trois couples, Josette et Pierre, Chantal et Alain, Claudette et moi-même (Henri).

à suivre

Le Pèlerin  

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:39

Cybercompétence et flexibilité

campus_microsoft.jpgCampus Microsoft
«Si tu peux, sois un savant; si tu ne peux pas, sois un lettré; si tu ne peux pas, aime-les; et si tu ne peux pas, ne les méprise pas.» Omar Ibn Abdulaziz (le Premier Calife), «Si l’élève n’a pas appris, c’est que l’enseignant n’a pas enseigné» Engelmann

 

Lors de la célébration de la Journée mondiale des enseignants, le 5 octobre, au siège de l’Unesco, les activités de la Journée comprendront des initiatives visant à promouvoir l’excellence dans l’enseignement et la façon dont les nouvelles technologies peuvent accélérer le développement des enseignants. Le pilier, le gardien du Temple, est, on le sait, l’enseignant. Qu’est-ce qu’au juste un enseignant? Dans la multitude d’études qui peuvent le définir, le cerner, et lui assigner ses missions, l’analyse de Françoise Appy nous paraît appropriée: «Quel que soit le système, quand l’enseignant est bon, l’élève l’est aussi.» Pour l’élève, on peut parler de réussite scolaire, c’est-à-dire d’atteinte des objectifs définis par les programmes. Autrement dit, qu’est-ce qu’un enseignant efficace? (...) Des très nombreuses études, il est apparu un modèle pédagogique efficace auprès de tous les publics d’élèves, l’enseignement explicite. (...) Ainsi, l’enseignant aura beau faire de son mieux et être très consciencieux dans sa tâche, s’il utilise une méthode inefficace, les élèves n’apprendront pas. On peut en conclure qu’un «bon» enseignant doit être un enseignant efficace et utiliser une méthode pédagogique reconnue comme telle. (...) L’efficacité de l’enseignant n’est pas de l’ordre d’un quelconque charisme personnel, ou d’une personnalité hors du commun, elle est liée directement à son savoir pédagogique. Aborder la question de l’efficacité est souvent mal prise par les enseignants qui se sentent tout de suite mis en cause sur un plan personnel. (..) Il est donc temps, il me semble, d’enfin oser se pencher sur les méthodes pédagogiques et de constater que toutes ne se valent pas. C’est là le coeur du problème.(1)
On le voit, tout tourne autour de la méthode pédagogique et de l’enseignant. Si un des paramètres fait défaut, il n’y aura pas de résultat. Les méthodes pédagogiques ont beaucoup évolué et pratiquement depuis Piaget, ce sont des études de recettes qui sont proposées. De plus, l’enseignant n’est plus maître à bord, il rend compte d’une façon permanente et si son «rendement» n’est pas bon, il est remercié. «Cette logique, écrit Gilles Balbastre inspire les réformes françaises. Le gouvernement tente d’affaiblir le statut des enseignants, un corps traditionnellement revendicatif, en individualisant les carrières. «Dynamique et réactif», «disponible», «grand sens de l’autorité naturelle, alliant fermeté et souplesse», «ouverture d’esprit», «capacité à mener des projets», «capacité à innover». Les exigences des employeurs qui déposaient à la veille de l’été 2010 leurs «fiches de recrutement» sur Internet n’étonnent guère. Plus inhabituelle, cependant, est la catégorie professionnelle à laquelle ils s’adressent: les enseignants. Un bouleversement? Pas vraiment. Depuis une petite dizaine d’années, différents ministres se sont évertués à accommoder le service public de l’Education nationale aux principes du management «moderne», en transformant chaque établissement en petite entreprise autonome».(2)
La maîtrise de l’informatique
Un autre mal ou bien qui préoccupe les parents et les responsables pédagogiques est l’immersion dans l’Internet et la maîtrise de l’informatique. «Il est des périodes, écrit Carole Kéribin, où l’on sent le besoin de s’arrêter et de se poser des questions sur l’évolution du monde. (...) Des moments où on descend ses yeux à hauteur d’homme, où plutôt à la hauteur de ses propres enfants et on se dit que ce sont eux qui continuent le chemin et c’est nous, parents, qui avons le devoir de les guider. Oui mais comment? Nos enfants appartiennent à l’univers de la médiatisation et de l’Internet. Dès leur plus jeune âge, le Web est installé dans leur vie. (...) Nos enfants, eux, ne sont ni séduits ni intéressés par Internet. Ils ont créé la culture du Web, ils y sont nés. L’écriture, au sens littéraire du terme ou la lecture pourrait, si les parents n’y prenaient garde, ne constituer que des sous-activités de cette néoculture. Internet est leur média de communication, de réflexion, d’expression et de création.(...) Pourquoi une telle «révolution»? Internet réunit trois qualités essentielles à ce que souhaite la jeunesse actuelle: il est virtuel, il est instantané et il est anonyme (ou semble l’être). Trois atouts qui corroborent l’individualisme exacerbé des jeunes du XXIe siècle. (...) Aujourd’hui, la communication est virtuelle, elle s’exprime sur Facebook, Twitter ou Myspace. On a des «amis» qui ont les mêmes goûts ou les mêmes affinités mais rien ne nous oblige à les rencontrer ni même à les connaître puisque malgré notre cyberprofil, on reste anonyme, bien au chaud derrière son écran d’ordinateur. On chatte lorsqu’on a envie de se parler, instantanément, avec un langage minimaliste dont on a fixé la sémantique intuitivement, (..) ce qui confère à cette culture une identité communautaire et générationnelle forte.»(3)
Carole Kéribin invite à redimensionner l’éducation: «Face à ce constat, ne faut-il pas repenser notre éducation? Ne sommes-nous pas en décalage face à des jeunes dont les valeurs communautaires sont radicalement différentes des nôtres? (...) Bien entendu, nous en sommes encore à une ère de transition, intergénérationnelle où parents et enfants ont un rapport différent à la culture du Net. (...) Avons-nous les bons outils et la façon adéquate pour mener nos enfants vers le chemin de l’épanouissement? (...) Il est temps de définir avec nos enfants un mode de communication interactif, une éducation partagée où, au lieu de s’opposer, il convient de s’adapter. L’information immédiate et instantanée est séductrice mais ne faut-il pas apprendre à nos enfants à comprendre, comparer, expliciter les faits?»(3)
Devant les dérives de l’Internet, Carole Kérebin écrit: «Il convient à mon sens de leur apprendre à se fabriquer leur propre jugement en puisant dans différentes sources d’informations par exemple. N’est-ce pas là le rempart à la manipulation des esprits? (...) Nous avons la chance d’être témoin du basculement d’un monde à un autre. L’éducation que nous devons dispenser à nos enfants doit absolument intégrer les outils du XXIe siècle, pour transmettre les valeurs que nous savons essentielles à la bonne continuité du monde, grâce à notre expérience, aux leçons de l’histoire et aux témoignages. L’Education nationale a le devoir de se réformer dans ce sens, sous peine de créer des générations de frustrés. Comment peut-on enseigner si l’on est déconnecté du monde de ses élèves? Comment combattre les démons de l’Internet si l’on n’en maîtrise pas les enjeux et les faiblesses? Il devient nécessaire de parler enfin le même langage sans chercher à tout prix à imposer le sien. (...) Il est grand temps d’arrêter d’être aveugles et de laisser nos enfants s’orienter sans boussole dans ce monde qui les a déjà happés.»(3)
En fait, un nouveau monde est né avec cette génération d’enfants nés au XXIe siècle. En fait, le problème est plus complexe. «Pour Pierre Bienvault, les enseignants ont l’impression de ramer à contre-courant avec des enfants qui sont sur une autre planète La «génération Internet» sait se balader sur la Toile, mais pas toujours s’y repérer. Là, comme ailleurs, les enfants qui s’en sortent le mieux sont ceux qui vivent dans des milieux culturellement favorisés La «génération Internet», adepte des nouvelles technologies, reste encore noyée dans le trop plein d’informations diffusées sur la Toile (...) La «génération Y», autre expression utilisée pour désigner les enfants nés quasiment avec une souris dans la main. Toutes les études le prouvent: les jeunes sont aujourd’hui très largement immergés dans les nouvelles technologies. En 2009, on estimait que 94% des 12-17 ans étaient équipés d’un ordinateur à domicile avec, pour 84% d’entre eux, une connexion Internet. (...) Confrontés à ces jeunes «branchés» quasiment en permanence, de plus en plus de parents ou d’enseignants s’interrogent: cet usage intensif des nouvelles technologies modifie-t-il les modes d’apprentissage traditionnels et la relation au savoir? Pour Jean-Michel Fourgous, l’arrivée des technologies de l’information et de la communication (TIC) a, de fait, profondément modifié la société. «L’école n’est plus le lieu unique d’apprentissage et de formation qu’elle était autrefois. L’enseignant n’est plus seul détenteur du savoir. Son autorité est sans cesse remise en cause et l’enseignement unidirectionnel, hiérarchisé et autoritaire, de plus en plus remis en question», (...) Et ils ont un peu de mal avec le modèle classique «descendant» du professeur à l’élève. Quand ils arrivent dans le monde du travail, ils ont aussi parfois du mal avec le système très pyramidal de la hiérarchie, car ils sont plutôt inscrits dans une logique de réseaux sociaux «peer to peer», avec des rapports sur un modèle plus horizontal.»
«Ils ont une manipulation très facile de tous les outils, mais, bien souvent, ils n’en ont qu’une connaissance assez superficielle.(...) Ceux qui s’en sortent le mieux sont les enfants qui ont un bagage familial leur permettant de se repérer sur le Web et d’y développer un esprit critique. Ceux qui n’ont pas la chance d’avoir ce soutien familial peuvent facilement se noyer sur la Toile...»
Face à ce risque d’une «fracture numérique», l’école a évidemment un rôle crucial à jouer. Selon le rapport Fourgous, la France compte 12,5 ordinateurs pour 100 élèves, loin derrière le Danemark (25 pour 100 élèves en primaire, 50 dans le secondaire). Au Danemark, les élèves ont le droit d’accès à l’Internet le jour de l’examen».(4)
On le voit, l’Internet est une nouvelle culture qui, avec son soubassement indispensable l’informatique, va structurer durablement le XXIe siècle. Une lame de fond qui s’empare des systèmes éducatifs dans les pays industrialisés est représentée par la révolution informatique dans l’éducation Un exemple de la puissance de l’informatique? Les attaques récentes du virus Stuxnet contre les systèmes informatiques industriels de l’Iran ont mis en lumière les menaces de la «cyber-guerre», qui n’est plus un mythe. Un «cyber-missile» baptisé Stuxnet a attaqué, en juin dernier, les systèmes de contrôle d’une centrale nucléaire en Iran. La nature et la cible du programme informatique malveillant a d’abord fait envisager le déclenchement de la première guerre électronique mondiale. (...) Tous ces détails suggèrent une conception très sophistiquée qui fait penser à une opération de commando ou d’espionnage effectuée par une agence américaine comme la National Security Agency ou par l’Unité 820 d’Israël.(5)
Et surtout, la guerre électronique mondiale est beaucoup plus silencieuse: les radars syriens ont été neutralisés par un ver israélien afin de faciliter un raid aérien sur une centrale nucléaire, un ver russe introduit dans l’ordinateur d’un «touriste» américain a mis en péril toute l’informatique militaire des États-Unis. La possession d’un arsenal informatique est devenue l’un des piliers de la défense israélienne, les services militaires chargés du renseignement ayant intégré au coeur de leur stratégie des techniques perfectionnées de «hacking». Se défendre contre une attaque informatique ou endommager des réseaux adverses sont les deux aspects d’une même stratégie impliquant des entreprises technologiques, des spécialistes en sécurité informatique et d’anciens militaires.(6)
Où en sommes-nous réellement? Nous sommes des tubes digestifs qui gaspillons paresseusement une rente imméritée en s’en remettant aux étrangers pour gérer à notre place. Avec une production de loin supérieure aux découvertes. Doit-on continuer la bazarisation de l’économie caractérisée par une panne de l’imagination? Ne savons-nous plus rien faire en nous remettant aux autres? Distribuer 280 milliards de dollars sans cap fera qu’à la fin de 2014 nous allons nous retrouver au même point sans avoir avancé dans le développement. Certes, des choses seront faites, mais elles ne pourront pas créer de la richesse. Faire 1000 km d’autoroutes ne crée pas de l’emploi ou si peu pour son entretien et encore ce sont des emplois qui ne créent pas de la richesse. Faire un million de logements qui ne respecte pas les normes d’économie d’énergie, ne crée pas de la richesse. La fausse aisance actuelle est trompeuse, elle n’incite pas à l’effort et à la sueur. Il nous faut une stratégie mobilisatrice dans tous les domaines. Une réévaluation de notre système éducatif dans son ensemble s’impose. Nous devons revoir les méthodes, la formation, introduire l’informatique dans une action coordonnée entre les trois sous-systèmes: éducation nationale, formation professionnelle et enseignement supérieur.
Opération laptop
Le système éducatif que nous devons atteindre n’est pas celui des chiffres mais celui de l’acte pédagogique au quotidien, acte qui se détériore inexorablement. Ce dont nous avons le plus besoin ce n’est pas uniquement de financement mais de morale, d’éthique et de respect de la science ainsi que des compétences. Je propose la mise en place d’une opération visant à revitaliser notre système éducatif par l’achat d’un million de «laptops» (micro-ordinateur pour les écoliers), leur prix est de 50 dollars (40 euros). L’équivalent de 50 millions de dollars (A peine 8 heures de pompage de nos ressources en hydrocarbures).
J’invite le ministre de l’Education à ouvrir le chantier de l’informatique au sein de l’éducation et d’atteindre le seuil de 20 micros par école soit environ pour le premier niveau 500.000 micros (10 micros pour 100). Le ratio devrait être plus important dans le moyen(15) et de 20 micros pour 100 élèves pour le secondaire. C’est au total 1 million de micros à installer d’ici 2014. Des expériences existent, la plus importante est celle développée par le Brésil qui a construit ses propres micros sur la base d’un prototype mis en place au MIT, c’est le cas aussi en Inde, le prix du micro est évalué à 50$. C’est là que la formation professionnelle pourrait donner la mesure de son talent en faisant le montage de ces micros en Algérie. C’est à la fois une formation, une compétence et un savoir-faire accumulées et une réduction de coût; parallèlement et c’est le plus important, il faut constituer des équipes d’universitaires, de psychologues et d’enseignants de l’éducation pour élaborer les programmes par niveau et mettre en place un programme de recrutement ou de recyclage d’enseignants en mettant à profit l’Internet par école et les élèves auront à voir sur écran un cours pré-enregistré. Nous devons commencer sans délai pour rattraper un retard qui risque de nous compromettre définitivement l’avenir de notre système éducatif.
1.Françoise Appy: Qu’est-ce qu’un bon enseignant? http://www.3evoie.org/ 3 03 2010
2.Gilles Balbastre:A quoi sert l’éducation secondaire? Le Monde Diplomatique 10. 2010
3.Caroline Kéribin: La cyberéducation LeMonde.fr 17.09.10
4.Pierre Bienvault: Ces enfants nés avec une souris dans la main La Croix 19.08.2010
5.La «cyber-guerre» n’est plus un mythe. 29 septembre 2010-http://www.letelegramme.com
6.Dan Williams Reuters L’informatique au centre de la stratégie israélienne 28.09.2010.

Source L’Expression Pr Chems Eddine Chitour Ecole nationale polytechnique
Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:19

Grand prix du jury du Festival de Cannes 2010, Des Hommes  et des dieux de Xavier Beauvois ne cesse de monter au firmament.

des-hommes-et-des-dieux.jpg

Le casting du film Des Hommes et des dieux, emmené par les acteurs Lambert Wilson, Michel Lonsdale...

Grand prix du jury du Festival de Cannes 2010, Des Hommes  et des dieux de Xavier Beauvois ne cesse de monter au firmament. Il est distribué dans le monde entier, mais  pas  encore en Algérie.

Pourtant, l’histoire du film porte sur un drame humain : l’assassinat de huit moines chrétiens français au village de Tibhirine (Médéa, Algérie), en 1996.Le film Des Hommes et des dieux de Xavier Beauvois, en trois semaines d’exploitation, s’est hissé aux cimes du box office français avec 1 405 922 places vendues, contre toute attente, coiffant au poteau des films comme Resident Evil : Afterlife, Mange, prie, aime, The Town  et Hors-la-loi.Ainsi, la société Mars Distribution vient d’augmenter le nombre de copies de Des Hommes et des dieux. Soit 172écrans supplémentaires contre 252 initialement.

Pour l’Algérie, le distributeur Hachemi Zertal, directeur de Cirta Films, contacté hier, nous indique son appréhension quant à la distribution du film Des Hommes et des dieux de Xavier Beauvois en Algérie : « Je suis entré en contact avec la maison de distribution du film Des hommes et des dieux. Mais on sait que c’est toujours la même histoire avec le ministère de la Culture algérien. Il faut produire le DVD du film pour avoir le visa d’exploitation. Alors, comme on le sait, le DVD du film ne sort qu’après six mois d’exploitation du film dans le monde. Vous savez, actuellement, j’ai deux films qui sont bloqués à l’aéroport d’Alger depuis le 26 avril : Invictus et Esther. Sans parler de Very bad trip qui est bloqué depuis 10 mois.

Le film Esther est jugé comme étant érotique, alors qu’il se vend dans les vidéothèques d’Algérie avec le timbre de l’ONDA. Ainsi, ce blocage est onéreux en matière de frais de magasinage et autres pénalités de retard. Soit 900 000 DA. J’ai été obligé d’acheter de nouvelles copies de ces films à Paris et obligé d’abandonner les anciennes au niveau de l’aéroport. On ne peut pas distribuer de films en Algérie. Cela revient très cher. C’est pour cela qu’il n’y a pas de films dans les salles. Pour vous dire, même si on me donnait gratuitement le film Des Hommes et des dieux, ce serait la même histoire. Il faut le DVD de ce film pour obtenir le visa d’exploitation. Des Hommes et des Dieux vient tout juste de sortir. Donc, je vais me retrouver à acheter le DVD piraté en Algérie alors que j’ai acheté les droits de ce film. Le film Hors-la-loi n’a pas été empêché de sortir en France. Mais, de toute façon les gens vont voir le film Des Hommes et des dieux. Il vont le voir en DVD (piraté)...».

Mme Zehira Yahi, chef de cabinet au ministère de la Culture, a déclaré, à propos de l’éventuelle sortie en Algérie du film Des Hommes et des dieux : «S’il y a une demande de distribution, il faudrait formuler une demande à la commission de visionnage pour la délivrance du visa d’exploitation.»

Grâce de Dieu

Le pitch du film ?  Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 1990. Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans.Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s’installe dans la région.L’armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent.
Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes dont ils font l’objet, la décision des moines de rester coûte que coûte se concrétise jour après jour…

Ce film s’inspire librement de la vie des moines cisterciens de Tibhirine, en Algérie, de 1993 jusqu’a leur enlèvement en 1996.
Le comité de sélection du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a désigné le drame Des Hommes et des dieux de Xavier Beauvois pour représenter la France dans la course aux Oscars 2011 du meilleur film en langue étrangère.  L’Académie américaine des arts et sciences du cinéma annoncera les nominations à la 83e cérémonie des Oscars le 25 janvier 2011.
La cérémonie de remise des Oscars aura lieu le 27 février 2010.

Source El Watan K. Smail

Le Pèlerin

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:16

Algérie - M.Tayeb Louh : «La croissance hors hydrocarbures a atteint 9,3% en 2009»

petrole et gaz

 

«Les programmes d’investissement publics destinés à développer les infrastructures de base d’un développement durable se sont traduits par des résultats significatifs, tant sur le plan macro-économique que du point de vue création d’emplois et de la réduction du chômage», a déclaré, hier, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, lors de l’ouverture des travaux du séminaire sur l’intermédiation de l’emploi et son rôle sur le marché du travail, organisé par le ministère du Travail  et le Bureau international du travail (BIT). Le taux de croissance économique hors hydrocarbures s’est maintenu ces dernières, a-t-il dit, autour de  6% et a atteint 9,3% en 2009. Les secteurs grands pourvoyeurs d’emploi, tels que l’agriculture, le bâtiment, les travaux publics et les services, ont retrouvé leur dynamique de création d’emplois, selon M. Louh. Il n’a pas manqué de préciser que la population active, en constante augmentation, est passée de 8,2 millions en 2005 à 9,5 millions en 2009, soit une progression de près de 16%.
Le taux de chômage, dira le ministre, connaît une baisse constante, passant de 30% en 1999 à 10,2% en 2009. Il est attendu à moins de 10% à la fin de l’année en cours, a-t-il ajouté. Le ministre, qui a insisté sur le plan d’action élaboré en juin 2008 en concertation avec l’OIT, a mis l’accent sur la lutte contre le chômage en termes d’encouragement d’investissement productif générateur d’emplois et la valorisation des ressources humaines par la formation pour que les jeunes puissent être recrutés en fonction des exigences actuelles du marché. La mise en place de ce plan d’action permettra, dit-il, de réaliser l’objectif de création de trois millions d’emploi inscrits dans le cadre du plan de développement quinquennal.
Un autre objectif de création de 40.000 micro-entreprises par an d’ici 2014 a été également souligné par M. Louh. Il en est de même pour l’insertion de 300.000 jeunes par an durant la même période.  «Pour ce qui est de l’administration et de la bonne gouvernance, il est attendu de cette rencontre un échange d’expériences sur les pratiques mises en œuvre dans certains pays de manière à en tirer profit afin de faire de la bonne gouvernance un référentiel pour les administrations», a-t-il indiqué.
L’objectif recherché à travers ces échanges de bonne pratique devra porter, selon lui, sur l’appropriation et le développement des méthodes modernes de gestion conformément des instruments internationaux de l’OIT et notamment la convention 150 portant sur l’administration du travail ratifiée par l’Algérie.

Source Horizons Meziane Atmani

Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:15

Nous envisageons une alerte pour les voyages en Europe", a déclaré à l'AFP un responsable américain sous couvert de l'anonymat.

paris-bateau-mouche.jpg

 

Les Etats-Unis envisagent de lancer une mise en garde aux Américains qui voyagent en Europe pour leur demander d'être vigilants, a indiqué samedi un responsable américain à l'AFP, après la publication d'informations sur des projets déjoués d'attentats terroristes dans plusieurs pays.

"Nous envisageons une alerte pour les voyages en Europe", a déclaré à l'AFP ce responsable sous couvert de l'anonymat.

"Il devrait s'agir pour l'essentiel de dire aux Américains de poursuivre leurs voyages, mais d'être vigilants. Cette alerte pourrait être lancée dès demain" dimanche, a-t-il ajouté.

Un autre responsable américain a indiqué à l'AFP que le Département d'Etat prendrait "les mesures qu'il jugera appropriées".

"Nous continuons à être concentrés sur l'intérêt que montre Al-Qaïda à nous attaquer, nous, nos alliés et nos intérêts. Nous ne ménagerons aucun effort pour déjouer les plans terroristes, et prendrons les mesures ultérieures appropriées", a-t-il ajouté.

Selon des informations de presse datant de la semaine dernière, les agences de renseignement ont fait état de projets d'attentats en Grande-Bretagne, France, Allemagne et Etats-Unis.

De tels projets d'attentats en Europe ont été élaborés par le numéro trois du réseau Al-Qaïda, le cheik Younis al-Mauretani, en accord et avec l'appui financier d'Oussama ben Laden, a ainsi affirmé l'hebdomadaire allemand Spiegel.

Le cheik aurait fait part de ses projets d'attentats, notamment en France et en Grande-Bretagne, à un islamiste de nationalité allemande mais d'origine afghane qui est à présent détenu par les forces américaines au camp de Bagram en Afghanistan, selon le magazine.

Ces informations seraient à l'origine d'une récente alerte terroriste en Europe de l'Ouest.

Selon Focus, le niveau d'alerte terroriste a également été relevé en Europe en raison d'interceptions par le centre britannique d'écoutes GCHQ (Government Communications Headquarters) des communications téléphoniques et électroniques de huit Allemands et de deux Britanniques basés à la frontière pakistano-afghane.

Ceux-ci, communiquant avec des personnes en Allemagne et en Grande-Bretagne, auraient discuté de la façon d'obtenir des armes et des matières explosives, ainsi que de la location de lieux sûrs pour se réfugier avant et après un attentat.

Des attentats simultanés, du style du raid sanglant qui avait fait 166 morts dans la ville indienne de Bombay en 2008, étaient prévus à Londres et dans de grandes villes françaises et allemandes, mais le projet aurait été découvert à un stade préliminaire, ont affirmé les chaînes britanniques Sky News et la BBC citant des sources internes aux services de renseignements.

Source AFP

Le Pèlerin

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:13

Santé - Le rire pour vous guérir

interdit

Le rire est une manifestation biologique d'un état de plaisir absolument essentielle pour rester en bonne santé. Il est en effet prouvé aujourd'hui que le rire est souverain non seulement pour prévenir de nombreux troubles et maladies, mais également pour aider à en guérir un grand nombre.
Ne manquez donc jamais une occasion de rire en recherchant systématiquement les personnes, les livres, les dessins, les films, les spectacles, les émissions et, maintenant, les sites internet (très nombreux) susceptibles de le provoquer. Alors, dès demain, pour être bien ou mieux «dans votre peau», riez au quotidien sans restriction, retenue ou tabou. Souvenez-vous qu'il vaut mieux rire de tout plutôt que d'en pleurer... Le rire est une véritable thérapeutique naturelle. C'est le tranquillisant parfait car agréable à prendre, gratuit, d'une parfaite innocuité même à très forte dose, sans contre-indication, ni effets secondaires fâcheux, non allergisant, sans date de péremption et utilisable à tous les âges... Il est recommandé donc d'en user sans aucune modération pour vivre heureux, plus vieux et en bonne — ou meilleure — santé.

Source Le Soir d’Algérie
Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:10

Le carburant du désespoir

harraga.jpgC’est un paradoxe aux conséquences dramatiques qui caractérise une Algérie dont les réserves en devises ont atteint le chiffre record de 150 milliards de dollars.

 

Les jeunes algériens s’ennuient à mourir. La majorité d’entre eux ne songent qu’à fuir. Un contexte aux allures kafkaïennes dans un pays qui regorge de projets de développement dont les objectifs déclarés consistent à assurer un avenir meilleur aux générations futures. Pour cela les pouvoirs publics n’ont pas hésité à mettre la main à la poche: 286 milliards de dollars ont été mis sur le tapis alors que les banques croulent sous le poids de surliquidités dont le montant est estimé à quelque 3000 milliards de dinars. De quoi se plaint le peuple?
En théorie, l’Algérie a de quoi rendre heureux le sien. L’économie nationale bénéficie d’une conjoncture financière inégalée depuis l’Indépendance. Le pays s’est débarrassé du poids contraignant de sa dette extérieure. L’état de ses finances est envié par les pays les plus industrialisés de la planète. Et c’est curieusement vers ces pays que lorgnent les jeunes algériens qui rêvent d’un ailleurs qui pourrait satisfaire leurs rêves les plus fous mais, au demeurant, les plus légitimes: du travail, un logement et des distractions qui correspondent à leur génération et à leur temps.
Des espoirs qui se sont mus en frustrations nées de la pression étouffante d’une société conservatrice qui traduit des comportements liés à un mode de vie équilibré en apparence. Des désirs et des aspirations refoulés. L’interdiction de relations sexuelles avant et hors mariage en est l’exemple le plus édifiant. Logiquement, pour convoler en justes noces, il faut déjà avoir assuré son avenir professionnel et avoir un toit. Sur ce plan, ces deux conditions sont encore loin d’être satisfaites si l’on en juge par l’âge du mariage qui a très fortement reculé et du nombre de tourtereaux qui s’unissent et demeurent sous le toit familial.
L’offre n’arrive pas à satisfaire la demande en logement et l’accès à la propriété privée reste une chimère pour les petites bourses qui constituent la majorité de la population algérienne. C’est pratiquement le noeud gordien de l’équation à résoudre. Un défi que les pouvoirs publics n’ont pas réussi à relever. La jeunesse algérienne avide de voyages et de découverte d’autres cieux comme toutes les jeunesses du monde, n’a qu’un seul projet en tête: fuir, fuir, fuir...et rien d’autre. Ils n’ont qu’un seul objectif: se débarrasser de ces frustrations.
Une espèce de malédiction dont il faut se délivrer. Tous mettent en exergue leur mal- vie, leur sexualité mal assumée, l’absence de lieux de jeux et de divertissements (terrains de sport...), de création et de culture (salles de cinéma, bibliothèque, médiathèque...), le chômage et l’absence de logement. Leur vie ressemble de manière caricaturée à celle des bêtes de somme.
Manger et dormir ou comment renouveler ses forces physiques pour affronter d’autres lendemains. Les cités sont réduites à une seule fonction: assurer le sommeil de leurs habitants.
Livrés à eux-mêmes et sans aucune autre forme de distraction, certains jeunes noient leurs préoccupations dans la consommation de drogue, de psychotropes ou de projets qui entretiennent l’illusion d’un départ définitif de cette terre qui les a vu naître. Une manière sans équivoque de dire leur désamour. Rompre le cordon ombilical. Comble de l’ironie c’est vers les pays occidentaux en proie à une crise qui risque de porter un coup fatal à l’Union européenne que le choix de quelques-uns d’entre eux s’est porté.
«950 Algériens clandestins sont détenus depuis plusieurs mois en Grèce alors que le nombre total d’immigrants qui ont rejoint illégalement ce pays s’élève à plus de 5000», révèle TSA dans une information répercutée sur son site le 15 septembre 2010 et qui s’appuie sur une étude financée par l’Union européenne. Un choix qui peut paraître curieux de prime abord lorsque l’on sait que la crise qui affecte ce pays risque de faire imploser la zone euro.
L’Espagne, une destination très prisée par les Algériens étant en première ligne. 58 immigrés d’origine algérienne ont été interceptés à bord de quatre embarcations, dans la région de Murcie (sud-est), a rapporté il y a 72 heures, une dépêche de l’AFP. «Dix-sept émigrants clandestins algériens ont réussi à atteindre, dimanche 3 octobre, l’île espagnole de Majorque sains et saufs.
Les 17 clandestins étaient partis de Cap Djinet dans la wilaya de Boumerdès à bord d’un chalutier», a déclaré hier à TSA un de ces candidats à l’immigration clandestine dans une conversation téléphonique avec TSA. En l’absence de repères et de prise en charge sérieuse de ses préoccupations, la jeunesse algérienne fout le camp. Peu importe la destination. L’essentiel c’est de fuir.

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:09

Ces bidonvilles qui cernent Alger

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Le commandant du groupement de la Gendarmerie nationale d’Alger, le colonel Mostefa Tayebi, a annoncé l’installation, par les pouvoirs publics, de caméras de surveillance sur l’ensemble du territoire de la capitale, c'est-à-dire de Mazafran jusqu’à Réghaïa.

Les bidonvilles pullulent dans la capitale. De 40 000, en 2005 et 2006, ils sont passés à plus de 45 000 constructions illicites, en 2008 et 2009, érigés sur des terrains vagues, à proximité des terres agricoles ou des canaux des eaux usées, aux environs des cités et autres quartiers résidentiels menaçant le Grand-Alger, la sécurité publique et le cadre de vie de la vitrine de tout un pays. Triste réalité due, notamment aux années de braise quand l’exode rural n’était que légitime mouvement des populations, elle devient, aujourd’hui, une problématique aux multiples équations. Recensés puis relogés, les “héritiers” des baraques “transmettent” à leur progéniture ce mal pour prendre une ampleur que même la psycho-sociologie ne peut prendre en charge au vu des dégâts qui en résultent. Hier, foyers du terrorisme et abris pour les populations enclavées et menacées de mort, aujourd’hui devenus, par la force des choses, noyaux durs de la criminalité sous toutes ses formes, les bidonvilles poussent comme des champignons pour défigurer une capitale qui reprend ses droits après plus de 15 ans de terrorisme.
À titre indicatif, pas moins de 450 bidonvilles ont été rasés durant l’année 2009. Et l’exemple qui demeure le plus choquant est celui de Gué de Constantine où ces haï bâtis en parpaing et en zinc ont connu une baisse sensible, alors qu’ils étaient plus de 2 000 en 2008. C’est que les gendarmes, agissant sous l’autorité administrative, constatent, informent les autorités compétentes, les accompagnent dans la démolition avec, en toile de fond, un suivi rigoureux.
En vain. Les “bidonvillistes” récidivent et se font recenser ailleurs tout en louant la baraque totalement rasée. La descente, la 46e depuis janvier 2009, organisée par le groupement de la Gendarmerie nationale (GGN) d’Alger, montre on ne peut mieux que les bidonvilles et autres haouch situés à un jet de pierre de zones industrielles et autres villes universitaires sont toujours là pour faire un parallèle entre deux mondes : celui où des citoyens vivent et craignent pour leur sécurité et leurs biens et celui où d’autres subsistent dans des conditions inhumaines. Des conditions qu’ils ne changeraient pas pour tout l’or du monde puisque la grande majorité de la population délinquante vit du racket, de la drogue, des agressions et du meurtre. Et le cas le plus honteux pour la capitale demeure celui d’El-Kerrouche, entre Réghaïa et Rouiba où prolifèrent les associations de malfaiteurs et les agressions quotidiennes des automobilistes.

Alger sous l’emprise des caméras de surveillance
Le commandant du GGN d’Alger, le colonel Mostefa Tayebi, a annoncé l’installation, par les pouvoirs publics, de caméras de surveillance sur l’ensemble du territoire de la capitale, c'est-à-dire de Mazafran jusqu’à Réghaïa. Selon ce responsable, il s’agit d’un ambitieux programme en cours d’exécution et qui connaîtra sa mise en vigueur en 2010. “Il s’agit du programme de télésurveillance. Il existe déjà dans la capitale, mais il sera étendu à toute la périphérie pour toucher notamment les grands axes routiers”, dira le colonel Tayebi qui avoue, en revanche, que “Alger a connu une baisse sensible de la criminalité pour passer à la 4e place à l’échelle nationale. C’est très important pour nous. Notre présence effective et dissuasive a payé et nous sommes prêts à multiplier les moyens pour maintenir la pression sur ces poches où pullule le crime”. Il citera, à ce propos, l’identification, en 2009, de plus de 200 000 personnes, dont 800 ont été arrêtées en vertu des mandats de justice ou recherchées par les services de sécurité. Idem pour le terrorisme routier. Les 12 radars installés ont porté leurs fruits. Jugeons-en : de 2 555 accidents en 2003 (avec un parc de 1 million de voitures), on est passé à 1 112 sinistres en 2009 (avec un parc de 1,3 million de voitures). Un autre chiffre pour résister à l’argumentation des médias : de 23 000 retraits de permis de conduire en 2008, on est passé à 40 000 en 2009 (jusqu’au 20 décembre), sans compter les 625 retraits enregistrés lors de la descente qui a duré 48 heures et qui a touché toutes les localités qui relèvent de la compétence de la Gendarmerie nationale d’Alger. Du coup, la télésurveillance apportera une plus-value au travail du gendarme qui devra être au four et au moulin pour traquer et le criminel et le chauffard. En outre, le colonel Tayebi a salué la décision du gouvernement, à travers la loi de finances complémentaire (LFC-2009), pour avoir suspendu l’exportation des déchets non ferreux. “Je plaide pour sa suppression et non pour sa suspension. Car, depuis la LFC-2009, nous n’avons enregistré aucune plainte ni constaté de vol de cuivre ou de câble téléphonique et électrique”, dira-t-il comme pour souligner l’apport salutaire de cette loi à l’économie nationale.

Réveillon : Alger sous haute surveillance à partir  du 25 décembre
Du reste, notre interlocuteur a annoncé que la capitale sera placée sous haute surveillance à partir du 25 décembre pour permettre aux Algérois d’apprécier, en famille ou en groupe d’amis, les fêtes de fin d’année. “Nous mettrons un dispositif exceptionnel. Pour la descente d’aujourd’hui, nous avons mobilisé plus de 1 000 hommes. Ce dispositif sera renforcé car, comme vous l’avez constaté, en 48 heures seulement, nous avons recensé plus de 40 prises de sang toutes positives. C’est très délicat ! Les Algérois ont le droit de passer des fêtes de fin d’année et non de vivre des sinistres. Pour cela, nous occuperons tout le terrain, surtout les voies routières à partir du 25 décembre prochain. Toutes les unités seront mises à contribution”, clame le colonel Tayebi qui affirme, par ailleurs, que les complexes touristiques comme Sidi Fredj et Zéralda et autres La Pérouse seront hautement surveillés. Mais l’avant-goût de cette opération est déjà donné puisque la descente de dimanche et de lundi aura permis d’identifier 2 556 personnes, dont 2 347 libérées, 180 ayant fait l’objet d’un PV, 29 placées en garde à vue et 8 arrestations pour immigration clandestine.
Les saisies sont aussi importantes aux yeux du colonel Tayebi qui estime que le but est de sécuriser la capitale et d’avantager la prévention sur la répression.

L’un fait chanter les prostituées et l’autre avale du kif devant Melvine
Zéralda, relevant de la compagnie que dirige le commandant Maâlem Farès, a été passée au peigne fin. En compagnie des chefs de brigade de Sidi Abdellah, de Rahmania, de Sidi Fredj et de Staoueli, en l’occurrence MM. El-Miloud Mohamedi, Nabil Zegad, El-Bahi Kerrache et Chérif Azeddine, nous pénétrons deux mondes totalement différents. L’un suburbain et l’autre pro-urbain.
Des saisies de marchandises sans factures et sans contrôle vétérinaire à la chasse aux mineurs sur le littoral et autres abus sur la voie publique, les gendarmes nous ouvrent les portes d’un littoral fait d’un cocktail de crimes et de délits, mais aussi d’une mosaïque de mentalités des populations trop voisines pour sentir la différence. Sur la RN63 et le chemin de wilaya 133, les voitures bâchées – au contrôle technique douteux – font fureur. Pis encore, ni facture ni aménagement de transport, encore moins de garantie sur les conditions d’hygiène des produits alimentaires, les gendarmes ont du pain sur la planche, surtout que cet axe sensible et stratégique débouche sur Blida, Médéa, Douera et Alger. C’est le cas au barrage fixe de Zaâtria, attenant à la station de transfert d’eau de Mazafran, reliant Zéralda à Megtaâ Kheira, autrefois véritable coupe-gorge, où les gendarmes veillent au grain. À Sidi Fredj et Staoueli, le topo est autre : les deux brigades venaient de finir une étape de leur descente mixte. 24 heures après la découverte d’un cadavre sans vie – un nageur aventurier socialement déséquilibré –,  nos interlocuteurs reviennent sur les 30 kg de kif traité “vomis” au large de la même plage de Sidi Fredj. Mais aussi des 11 cas de conduite en état d’ivresse, il y a quelques heures, contrôlés positifs grâce à l’alcootest électronique. L’heure est au changement, nous pénétrons la forêt du Village africain. Autour d’un feu de camp, il est à peine 15h, quand trois jeunes délinquants sont surpris : ils consommaient de la drogue. La preuve ? Aucune, diriez-vous. Pour preuve, l’un des consommateurs avalera, sous le regard des éléments de la SSI (Section de sécurité et d’intervention), un bout de kif alors qu’il venait de terminer un joint, selon ses aveux. Multirécidiviste, repris de justice, il s’adonnera à une “diarrhée verbale” comme pour faire la morale aux gendarmes présents. Mais le littoral, c’est aussi le trafic humain avec tout ce que cela suggère comme détournement de mineurs, prostitution et proxénétisme.
Quelques jours avant la descente, en vertu d’un mandat de perquisition pour violation de domicile, les gendarmes ont surpris un maître chanteur. Et pas n’importe quel maître chanteur ! Le dangereux vicieux filmait ses proies et les faisait chanter contre… la présentation d’autres prostituées de luxe. Avec zéro plainte, le mis en cause sera fouillé de fond en comble avant de trouver sur son téléphone portable des images et des vidéos. Il avouera même devant le procureur de la République que cette manière de faire est “un gagne-pain”. No comment.
À Staoueli, en revanche, ce sont 5 affaires qui ont été élucidées et ayant abouti à l’arrestation de 7 individus pour agression sur l’échangeur de Souidania. Ces derniers s’attaquaient aux commerçants et aux grossistes au moment de leur pause pour les agresser et les délester de leurs biens. De vrais professionnels qui recouraient à des méthodes insoupçonnables. Mais encore une fois, ces malfaiteurs sont issus de quartiers chauds et de bidonvilles attenants à l’autoroute.
Ceinturée par les nombreux baraquements, la capitale reprend, certes, ses droits après les années de terrorisme, mais demeure sous la menace d’une population délinquante récidiviste et criminelle même si la criminalité est poussée dans ses derniers retranchements par les intraitables SSI. Nous quittons tard Zéralda après un point de presse du colonel Tayebi qui promet : “Alger ne sera plus la même, j’en suis sûr. Tous les moyens seront consacrés pour mener une lutte implacable contre le crime, le délit et la mort sur nos routes. Notre détermination est plus forte.”

Source Liberté Farid Belgacem

Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:08

Algérie - Nourreddine Moussa à Sétif -“L’État va sévir contre les constructions inachevées”

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 “Les conditions d’attribution de programmes de logements aux wilayas obéit à plusieurs critères dont la disponibilité des terrains urbanisables ainsi que la répartition équitable des projets à travers toutes les communes de la wilaya.” C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, en marge de sa visite de travail effectuée hier à Sétif. Le ministre, qui s’est dit satisfait des résultats réalisés au niveau de la wilaya de Sétif, a rappelé que son département introduira une nouvelle démarche qualité.
À la faveur de la loi 08/15 relative à la qualité des constructions, cette démarche nécessite beaucoup de travail de sensibilisation des différents corps qui interviendront pour l’application de ladite loi tels les élus locaux, la police d’urbanisme et l’administration. “J’estime que les propriétaires des constructions non achevées sont en train de se préparer et il reste encore trois autres années pour arriver à la fin de l’ultimatum. Tout un chacun doit achever sa villa ou construction”, dira M. Noureddine Moussa. Signalons que le ministre a procédé dans la matinée à l’inauguration du Salon national du bâtiment à la salle d’exposition El-Maâbouda. L’hôte de Sétif a profité de sa virée dans la capitale des Hauts-Plateaux pour poser la première pierre pour la construction de 520 logements pour la résorption de l’habitat précaire à Aïn Trick, et de 800 autres à El-Eulma.

Source Liberté F. Senoussaoui
Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:07

Les révélations choc de Chadli Bendjedid

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Un document historique et académique algérien a été récemment publié au Japon. Il s’agit d’une longue interview accordée par l’ex-président de la République, Chadli Bendjedid, à deux chercheurs japonais, Kisaichi Masatoshi et Watanabe Shoko. Ces deux derniers travaillent sur l’Algérie depuis plusieurs années et ont déjà publié le premier livre en japonais sur l’Algérie.

Liberté a pu se procurer le document écrit en deux langues, arabe et japonaise. Chadli Bendjedid y aborde, parfois avec une légèreté déconcertante, des sujets aussi sensibles que l’arrêt du processus électoral, l’amazighité et les évènements du 5 octobre. Ses déclarations sont quasiment inédites. Ainsi à la question : le pouvoir algérien devait-il accepter un gouvernement du FIS ?, l’ex-président a eu cette réponse. “oui, c’est vrai. Si le pouvoir avait accepté les résultats des élections, on ne serait pas arrivé à cette dangereuse situation. J’ai voulu que le peuple algérien assume la responsabilité d’avoir choisi ses représentants en toute liberté (…) il aurait fallu que nous respections le choix du peuple algérien et donner une chance au Front islamique du salut (FIS) de constituer son gouvernement.” Se voulant plus explicite, il dira qu’“il fallait juger le FIS par les lois et la constitution qui régissent l’état, et le fait de ne pas avoir respecté le choix du peuple a été une très grande erreur.” Constant dans sa position, il affirma que “la démocratie a donné au peuple algérien le choix des islamistes en toute liberté, exactement comme cela s’est passé en Palestine quand le peuple palestinien a voté pour Hamas”. Sa “lecture” est d’ailleurs anecdotique. Alors qu’il était le président du pays, il a expliqué que c’était un vote sanction “pour se venger des responsables du FLN qui ont commis de grandes erreurs à l’encontre du peuple algérien et dilapidé son argent, c’est ça la vérité”. Sur sa démission du 12 janvier 1992, Chadli a nié avoir été démis de ses fonctions en relatant ce qui s’est passé. “j’étais pour le processus démocratique et comme le peuple algérien avait choisi l’autre camp, nous devions leur donner le pouvoir et la possibilité de gérer le pays, mais les membres du FLN ont eu peur et ils m’ont demandé d’annuler les résultats des élections et de les refaire. j’ai refusé par respect à la constitution et à la promesse que je m’étais donnée quand j’avais juré sur le Coran de respecter la volonté du peuple algérien (…) quelle aurait été la réaction de l’opinion nationale et internationale si je les avais annulées ? Ils auraient pensé que les réformes qu’avait réalisées Chadli n’étaient qu’une manœuvre pour rester au pouvoir et c’est pour cette raison que j’ai décidé de tout quitter. j’ai déposé ma démission par respect au peuple algérien.” D’ailleurs, il insista sur ce point pour affirmer que “celui qui prétend qu’il y a eu un coup d’état se trompe, parce que j’ai démissionné de mon plein gré sans pression d’une quelconque partie”.
Sur la question amazigh, Chadli a exposé un point de vue très réducteur et qui va faire sans doute réagir plus d’un. Ainsi, pour celui qui a présidé aux destinées du pays pendant 12 ans (1980-1992), “l’amazighité est une sorte de tradition et de langue de quelques tribus appartenant à des civilisations et cultures près-islamiques et il reste encore peu de tribus qui tiennent encore à ces origines”. S’improvisant anthropologue, l’ex-président va encore plus loin. “l’amazighité est une langue qui est dépassée par le temps et qui ne pourra pas se développer.” avant d’ajouter : “la langue amazigh a disparu.”
Confirmant l’état d’esprit de nombreux représentants du système algérien, et en revenant sur le printemps berbère de 1980, Chadli n’a pas hésité à relier la question amazigh avec… la France. “je le dis sincèrement, il y avait un plan colonialiste de la part des services secrets français pour alimenter le sentiment d’appartenance à l’amazighité pour gagner la sympathie de ses groupes et les relier à la France afin de créer des problèmes internes dans le but d’exercer des pressions politiques sur le gouvernement algérien. et pour prouver ce que je dis, il faut voir ce que fait la France pour enseigner l’amazighité dans ses universités.” Il ajoutera que les évènements de 1980 étaient “politiques sous le couvert de la question amazigh et on peut dire qu’ils étaient politiques et culturels en même temps”.
Mieux encore, continuant sur la question identitaire, il souligna qu’“il y a pas de spécificité à la nationalité algérienne ; les algériens appartiennent à la civilisation arabo-islamique”. Il soutiendra que, mis à part l’aspect politique, il n’y avait aucune différence entre les algériens, les tunisiens et les marocains. “du côté culturel, on appartient à la même histoire, culture et civilisation, qui est l’arobo-islamique. cette appartenance culturelle et civilisationnelle se prolonge de l’est du monde arabe jusqu’à l’Ouest et tous nous parlons la langue arabe, mais avec des dialectes différents, rien de plus”.
à propos du 5 octobre 1988, l’homme de 91 ans insiste en précisant que “certains membres du FLN” étaient derrière “les évènements”. Selon lui, la cause des manifestations violentes (le bilan officiel était de 110 morts, alors que des sources médicales ont donné le chiffre de 500 morts et plusieurs milliers de blessés) était due au fait que “plusieurs responsables de l’appareil du FLN, et d’autres aussi, étaient contre la démocratie que j’essayais d’appliquer. la démocratie, la liberté de la presse et le fait de permettre au peuple de choisir ses représentants allaient mettre la lumière sur les erreurs des responsables. Tout cela mettrait en danger les avantages qu’ils avaient obtenus grâce au parti unique”.
En plus de se présenter comme un démocrate, Chadli Bendjedid s’est aussi affiché comme un capitaliste convaincu. “je suis celui qui a changé le système du socialisme au capitalisme”, soutient-il, avant de revenir sur son parcours personnel. “À travers les longues expériences que j’ai vécues dans le système communiste de Ben Bella et le système socialiste de Boumediene, qui ont échoué totalement, j’ai eu une idée complète et claire sur la situation de l’Algérie.” Il expliquera sa “thèse” en affirmant que “c’est l’immobilisme qui m’a poussé à décider de changer le système et j’ai réalisé l’importance de léguer le pouvoir au peuple algérien, et ce, dans le cadre d’une véritable démocratie”.
Cette longue interview publiée dans le n°27 du The journal Sophia Asian Studies est l’une des très rares interventions de Chadli Bendjedid depuis qu’il a quitté le pouvoir en janvier 1992. En 18 ans, il a donné deux interviews : en 2006 à l’hebdomadaire algérien Al Mouhakik et en 2007 à El Khabar.
il a également fait une intervention, le 27 novembre 2008, lors du colloque organisé à El-Tarf en hommage au moudjahid Amar Laskri, dit Amara Bouglez, et la dernière remonte au 4 décembre 2008 sur les colonnes de Liberté et d’El-Khabar.

Source Liberté Salim Koudil

Le Pèlerin

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