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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:10

Le carburant du désespoir

harraga.jpgC’est un paradoxe aux conséquences dramatiques qui caractérise une Algérie dont les réserves en devises ont atteint le chiffre record de 150 milliards de dollars.

 

Les jeunes algériens s’ennuient à mourir. La majorité d’entre eux ne songent qu’à fuir. Un contexte aux allures kafkaïennes dans un pays qui regorge de projets de développement dont les objectifs déclarés consistent à assurer un avenir meilleur aux générations futures. Pour cela les pouvoirs publics n’ont pas hésité à mettre la main à la poche: 286 milliards de dollars ont été mis sur le tapis alors que les banques croulent sous le poids de surliquidités dont le montant est estimé à quelque 3000 milliards de dinars. De quoi se plaint le peuple?
En théorie, l’Algérie a de quoi rendre heureux le sien. L’économie nationale bénéficie d’une conjoncture financière inégalée depuis l’Indépendance. Le pays s’est débarrassé du poids contraignant de sa dette extérieure. L’état de ses finances est envié par les pays les plus industrialisés de la planète. Et c’est curieusement vers ces pays que lorgnent les jeunes algériens qui rêvent d’un ailleurs qui pourrait satisfaire leurs rêves les plus fous mais, au demeurant, les plus légitimes: du travail, un logement et des distractions qui correspondent à leur génération et à leur temps.
Des espoirs qui se sont mus en frustrations nées de la pression étouffante d’une société conservatrice qui traduit des comportements liés à un mode de vie équilibré en apparence. Des désirs et des aspirations refoulés. L’interdiction de relations sexuelles avant et hors mariage en est l’exemple le plus édifiant. Logiquement, pour convoler en justes noces, il faut déjà avoir assuré son avenir professionnel et avoir un toit. Sur ce plan, ces deux conditions sont encore loin d’être satisfaites si l’on en juge par l’âge du mariage qui a très fortement reculé et du nombre de tourtereaux qui s’unissent et demeurent sous le toit familial.
L’offre n’arrive pas à satisfaire la demande en logement et l’accès à la propriété privée reste une chimère pour les petites bourses qui constituent la majorité de la population algérienne. C’est pratiquement le noeud gordien de l’équation à résoudre. Un défi que les pouvoirs publics n’ont pas réussi à relever. La jeunesse algérienne avide de voyages et de découverte d’autres cieux comme toutes les jeunesses du monde, n’a qu’un seul projet en tête: fuir, fuir, fuir...et rien d’autre. Ils n’ont qu’un seul objectif: se débarrasser de ces frustrations.
Une espèce de malédiction dont il faut se délivrer. Tous mettent en exergue leur mal- vie, leur sexualité mal assumée, l’absence de lieux de jeux et de divertissements (terrains de sport...), de création et de culture (salles de cinéma, bibliothèque, médiathèque...), le chômage et l’absence de logement. Leur vie ressemble de manière caricaturée à celle des bêtes de somme.
Manger et dormir ou comment renouveler ses forces physiques pour affronter d’autres lendemains. Les cités sont réduites à une seule fonction: assurer le sommeil de leurs habitants.
Livrés à eux-mêmes et sans aucune autre forme de distraction, certains jeunes noient leurs préoccupations dans la consommation de drogue, de psychotropes ou de projets qui entretiennent l’illusion d’un départ définitif de cette terre qui les a vu naître. Une manière sans équivoque de dire leur désamour. Rompre le cordon ombilical. Comble de l’ironie c’est vers les pays occidentaux en proie à une crise qui risque de porter un coup fatal à l’Union européenne que le choix de quelques-uns d’entre eux s’est porté.
«950 Algériens clandestins sont détenus depuis plusieurs mois en Grèce alors que le nombre total d’immigrants qui ont rejoint illégalement ce pays s’élève à plus de 5000», révèle TSA dans une information répercutée sur son site le 15 septembre 2010 et qui s’appuie sur une étude financée par l’Union européenne. Un choix qui peut paraître curieux de prime abord lorsque l’on sait que la crise qui affecte ce pays risque de faire imploser la zone euro.
L’Espagne, une destination très prisée par les Algériens étant en première ligne. 58 immigrés d’origine algérienne ont été interceptés à bord de quatre embarcations, dans la région de Murcie (sud-est), a rapporté il y a 72 heures, une dépêche de l’AFP. «Dix-sept émigrants clandestins algériens ont réussi à atteindre, dimanche 3 octobre, l’île espagnole de Majorque sains et saufs.
Les 17 clandestins étaient partis de Cap Djinet dans la wilaya de Boumerdès à bord d’un chalutier», a déclaré hier à TSA un de ces candidats à l’immigration clandestine dans une conversation téléphonique avec TSA. En l’absence de repères et de prise en charge sérieuse de ses préoccupations, la jeunesse algérienne fout le camp. Peu importe la destination. L’essentiel c’est de fuir.

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:09

Ces bidonvilles qui cernent Alger

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Le commandant du groupement de la Gendarmerie nationale d’Alger, le colonel Mostefa Tayebi, a annoncé l’installation, par les pouvoirs publics, de caméras de surveillance sur l’ensemble du territoire de la capitale, c'est-à-dire de Mazafran jusqu’à Réghaïa.

Les bidonvilles pullulent dans la capitale. De 40 000, en 2005 et 2006, ils sont passés à plus de 45 000 constructions illicites, en 2008 et 2009, érigés sur des terrains vagues, à proximité des terres agricoles ou des canaux des eaux usées, aux environs des cités et autres quartiers résidentiels menaçant le Grand-Alger, la sécurité publique et le cadre de vie de la vitrine de tout un pays. Triste réalité due, notamment aux années de braise quand l’exode rural n’était que légitime mouvement des populations, elle devient, aujourd’hui, une problématique aux multiples équations. Recensés puis relogés, les “héritiers” des baraques “transmettent” à leur progéniture ce mal pour prendre une ampleur que même la psycho-sociologie ne peut prendre en charge au vu des dégâts qui en résultent. Hier, foyers du terrorisme et abris pour les populations enclavées et menacées de mort, aujourd’hui devenus, par la force des choses, noyaux durs de la criminalité sous toutes ses formes, les bidonvilles poussent comme des champignons pour défigurer une capitale qui reprend ses droits après plus de 15 ans de terrorisme.
À titre indicatif, pas moins de 450 bidonvilles ont été rasés durant l’année 2009. Et l’exemple qui demeure le plus choquant est celui de Gué de Constantine où ces haï bâtis en parpaing et en zinc ont connu une baisse sensible, alors qu’ils étaient plus de 2 000 en 2008. C’est que les gendarmes, agissant sous l’autorité administrative, constatent, informent les autorités compétentes, les accompagnent dans la démolition avec, en toile de fond, un suivi rigoureux.
En vain. Les “bidonvillistes” récidivent et se font recenser ailleurs tout en louant la baraque totalement rasée. La descente, la 46e depuis janvier 2009, organisée par le groupement de la Gendarmerie nationale (GGN) d’Alger, montre on ne peut mieux que les bidonvilles et autres haouch situés à un jet de pierre de zones industrielles et autres villes universitaires sont toujours là pour faire un parallèle entre deux mondes : celui où des citoyens vivent et craignent pour leur sécurité et leurs biens et celui où d’autres subsistent dans des conditions inhumaines. Des conditions qu’ils ne changeraient pas pour tout l’or du monde puisque la grande majorité de la population délinquante vit du racket, de la drogue, des agressions et du meurtre. Et le cas le plus honteux pour la capitale demeure celui d’El-Kerrouche, entre Réghaïa et Rouiba où prolifèrent les associations de malfaiteurs et les agressions quotidiennes des automobilistes.

Alger sous l’emprise des caméras de surveillance
Le commandant du GGN d’Alger, le colonel Mostefa Tayebi, a annoncé l’installation, par les pouvoirs publics, de caméras de surveillance sur l’ensemble du territoire de la capitale, c'est-à-dire de Mazafran jusqu’à Réghaïa. Selon ce responsable, il s’agit d’un ambitieux programme en cours d’exécution et qui connaîtra sa mise en vigueur en 2010. “Il s’agit du programme de télésurveillance. Il existe déjà dans la capitale, mais il sera étendu à toute la périphérie pour toucher notamment les grands axes routiers”, dira le colonel Tayebi qui avoue, en revanche, que “Alger a connu une baisse sensible de la criminalité pour passer à la 4e place à l’échelle nationale. C’est très important pour nous. Notre présence effective et dissuasive a payé et nous sommes prêts à multiplier les moyens pour maintenir la pression sur ces poches où pullule le crime”. Il citera, à ce propos, l’identification, en 2009, de plus de 200 000 personnes, dont 800 ont été arrêtées en vertu des mandats de justice ou recherchées par les services de sécurité. Idem pour le terrorisme routier. Les 12 radars installés ont porté leurs fruits. Jugeons-en : de 2 555 accidents en 2003 (avec un parc de 1 million de voitures), on est passé à 1 112 sinistres en 2009 (avec un parc de 1,3 million de voitures). Un autre chiffre pour résister à l’argumentation des médias : de 23 000 retraits de permis de conduire en 2008, on est passé à 40 000 en 2009 (jusqu’au 20 décembre), sans compter les 625 retraits enregistrés lors de la descente qui a duré 48 heures et qui a touché toutes les localités qui relèvent de la compétence de la Gendarmerie nationale d’Alger. Du coup, la télésurveillance apportera une plus-value au travail du gendarme qui devra être au four et au moulin pour traquer et le criminel et le chauffard. En outre, le colonel Tayebi a salué la décision du gouvernement, à travers la loi de finances complémentaire (LFC-2009), pour avoir suspendu l’exportation des déchets non ferreux. “Je plaide pour sa suppression et non pour sa suspension. Car, depuis la LFC-2009, nous n’avons enregistré aucune plainte ni constaté de vol de cuivre ou de câble téléphonique et électrique”, dira-t-il comme pour souligner l’apport salutaire de cette loi à l’économie nationale.

Réveillon : Alger sous haute surveillance à partir  du 25 décembre
Du reste, notre interlocuteur a annoncé que la capitale sera placée sous haute surveillance à partir du 25 décembre pour permettre aux Algérois d’apprécier, en famille ou en groupe d’amis, les fêtes de fin d’année. “Nous mettrons un dispositif exceptionnel. Pour la descente d’aujourd’hui, nous avons mobilisé plus de 1 000 hommes. Ce dispositif sera renforcé car, comme vous l’avez constaté, en 48 heures seulement, nous avons recensé plus de 40 prises de sang toutes positives. C’est très délicat ! Les Algérois ont le droit de passer des fêtes de fin d’année et non de vivre des sinistres. Pour cela, nous occuperons tout le terrain, surtout les voies routières à partir du 25 décembre prochain. Toutes les unités seront mises à contribution”, clame le colonel Tayebi qui affirme, par ailleurs, que les complexes touristiques comme Sidi Fredj et Zéralda et autres La Pérouse seront hautement surveillés. Mais l’avant-goût de cette opération est déjà donné puisque la descente de dimanche et de lundi aura permis d’identifier 2 556 personnes, dont 2 347 libérées, 180 ayant fait l’objet d’un PV, 29 placées en garde à vue et 8 arrestations pour immigration clandestine.
Les saisies sont aussi importantes aux yeux du colonel Tayebi qui estime que le but est de sécuriser la capitale et d’avantager la prévention sur la répression.

L’un fait chanter les prostituées et l’autre avale du kif devant Melvine
Zéralda, relevant de la compagnie que dirige le commandant Maâlem Farès, a été passée au peigne fin. En compagnie des chefs de brigade de Sidi Abdellah, de Rahmania, de Sidi Fredj et de Staoueli, en l’occurrence MM. El-Miloud Mohamedi, Nabil Zegad, El-Bahi Kerrache et Chérif Azeddine, nous pénétrons deux mondes totalement différents. L’un suburbain et l’autre pro-urbain.
Des saisies de marchandises sans factures et sans contrôle vétérinaire à la chasse aux mineurs sur le littoral et autres abus sur la voie publique, les gendarmes nous ouvrent les portes d’un littoral fait d’un cocktail de crimes et de délits, mais aussi d’une mosaïque de mentalités des populations trop voisines pour sentir la différence. Sur la RN63 et le chemin de wilaya 133, les voitures bâchées – au contrôle technique douteux – font fureur. Pis encore, ni facture ni aménagement de transport, encore moins de garantie sur les conditions d’hygiène des produits alimentaires, les gendarmes ont du pain sur la planche, surtout que cet axe sensible et stratégique débouche sur Blida, Médéa, Douera et Alger. C’est le cas au barrage fixe de Zaâtria, attenant à la station de transfert d’eau de Mazafran, reliant Zéralda à Megtaâ Kheira, autrefois véritable coupe-gorge, où les gendarmes veillent au grain. À Sidi Fredj et Staoueli, le topo est autre : les deux brigades venaient de finir une étape de leur descente mixte. 24 heures après la découverte d’un cadavre sans vie – un nageur aventurier socialement déséquilibré –,  nos interlocuteurs reviennent sur les 30 kg de kif traité “vomis” au large de la même plage de Sidi Fredj. Mais aussi des 11 cas de conduite en état d’ivresse, il y a quelques heures, contrôlés positifs grâce à l’alcootest électronique. L’heure est au changement, nous pénétrons la forêt du Village africain. Autour d’un feu de camp, il est à peine 15h, quand trois jeunes délinquants sont surpris : ils consommaient de la drogue. La preuve ? Aucune, diriez-vous. Pour preuve, l’un des consommateurs avalera, sous le regard des éléments de la SSI (Section de sécurité et d’intervention), un bout de kif alors qu’il venait de terminer un joint, selon ses aveux. Multirécidiviste, repris de justice, il s’adonnera à une “diarrhée verbale” comme pour faire la morale aux gendarmes présents. Mais le littoral, c’est aussi le trafic humain avec tout ce que cela suggère comme détournement de mineurs, prostitution et proxénétisme.
Quelques jours avant la descente, en vertu d’un mandat de perquisition pour violation de domicile, les gendarmes ont surpris un maître chanteur. Et pas n’importe quel maître chanteur ! Le dangereux vicieux filmait ses proies et les faisait chanter contre… la présentation d’autres prostituées de luxe. Avec zéro plainte, le mis en cause sera fouillé de fond en comble avant de trouver sur son téléphone portable des images et des vidéos. Il avouera même devant le procureur de la République que cette manière de faire est “un gagne-pain”. No comment.
À Staoueli, en revanche, ce sont 5 affaires qui ont été élucidées et ayant abouti à l’arrestation de 7 individus pour agression sur l’échangeur de Souidania. Ces derniers s’attaquaient aux commerçants et aux grossistes au moment de leur pause pour les agresser et les délester de leurs biens. De vrais professionnels qui recouraient à des méthodes insoupçonnables. Mais encore une fois, ces malfaiteurs sont issus de quartiers chauds et de bidonvilles attenants à l’autoroute.
Ceinturée par les nombreux baraquements, la capitale reprend, certes, ses droits après les années de terrorisme, mais demeure sous la menace d’une population délinquante récidiviste et criminelle même si la criminalité est poussée dans ses derniers retranchements par les intraitables SSI. Nous quittons tard Zéralda après un point de presse du colonel Tayebi qui promet : “Alger ne sera plus la même, j’en suis sûr. Tous les moyens seront consacrés pour mener une lutte implacable contre le crime, le délit et la mort sur nos routes. Notre détermination est plus forte.”

Source Liberté Farid Belgacem

Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:08

Algérie - Nourreddine Moussa à Sétif -“L’État va sévir contre les constructions inachevées”

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 “Les conditions d’attribution de programmes de logements aux wilayas obéit à plusieurs critères dont la disponibilité des terrains urbanisables ainsi que la répartition équitable des projets à travers toutes les communes de la wilaya.” C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, en marge de sa visite de travail effectuée hier à Sétif. Le ministre, qui s’est dit satisfait des résultats réalisés au niveau de la wilaya de Sétif, a rappelé que son département introduira une nouvelle démarche qualité.
À la faveur de la loi 08/15 relative à la qualité des constructions, cette démarche nécessite beaucoup de travail de sensibilisation des différents corps qui interviendront pour l’application de ladite loi tels les élus locaux, la police d’urbanisme et l’administration. “J’estime que les propriétaires des constructions non achevées sont en train de se préparer et il reste encore trois autres années pour arriver à la fin de l’ultimatum. Tout un chacun doit achever sa villa ou construction”, dira M. Noureddine Moussa. Signalons que le ministre a procédé dans la matinée à l’inauguration du Salon national du bâtiment à la salle d’exposition El-Maâbouda. L’hôte de Sétif a profité de sa virée dans la capitale des Hauts-Plateaux pour poser la première pierre pour la construction de 520 logements pour la résorption de l’habitat précaire à Aïn Trick, et de 800 autres à El-Eulma.

Source Liberté F. Senoussaoui
Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:07

Les révélations choc de Chadli Bendjedid

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Un document historique et académique algérien a été récemment publié au Japon. Il s’agit d’une longue interview accordée par l’ex-président de la République, Chadli Bendjedid, à deux chercheurs japonais, Kisaichi Masatoshi et Watanabe Shoko. Ces deux derniers travaillent sur l’Algérie depuis plusieurs années et ont déjà publié le premier livre en japonais sur l’Algérie.

Liberté a pu se procurer le document écrit en deux langues, arabe et japonaise. Chadli Bendjedid y aborde, parfois avec une légèreté déconcertante, des sujets aussi sensibles que l’arrêt du processus électoral, l’amazighité et les évènements du 5 octobre. Ses déclarations sont quasiment inédites. Ainsi à la question : le pouvoir algérien devait-il accepter un gouvernement du FIS ?, l’ex-président a eu cette réponse. “oui, c’est vrai. Si le pouvoir avait accepté les résultats des élections, on ne serait pas arrivé à cette dangereuse situation. J’ai voulu que le peuple algérien assume la responsabilité d’avoir choisi ses représentants en toute liberté (…) il aurait fallu que nous respections le choix du peuple algérien et donner une chance au Front islamique du salut (FIS) de constituer son gouvernement.” Se voulant plus explicite, il dira qu’“il fallait juger le FIS par les lois et la constitution qui régissent l’état, et le fait de ne pas avoir respecté le choix du peuple a été une très grande erreur.” Constant dans sa position, il affirma que “la démocratie a donné au peuple algérien le choix des islamistes en toute liberté, exactement comme cela s’est passé en Palestine quand le peuple palestinien a voté pour Hamas”. Sa “lecture” est d’ailleurs anecdotique. Alors qu’il était le président du pays, il a expliqué que c’était un vote sanction “pour se venger des responsables du FLN qui ont commis de grandes erreurs à l’encontre du peuple algérien et dilapidé son argent, c’est ça la vérité”. Sur sa démission du 12 janvier 1992, Chadli a nié avoir été démis de ses fonctions en relatant ce qui s’est passé. “j’étais pour le processus démocratique et comme le peuple algérien avait choisi l’autre camp, nous devions leur donner le pouvoir et la possibilité de gérer le pays, mais les membres du FLN ont eu peur et ils m’ont demandé d’annuler les résultats des élections et de les refaire. j’ai refusé par respect à la constitution et à la promesse que je m’étais donnée quand j’avais juré sur le Coran de respecter la volonté du peuple algérien (…) quelle aurait été la réaction de l’opinion nationale et internationale si je les avais annulées ? Ils auraient pensé que les réformes qu’avait réalisées Chadli n’étaient qu’une manœuvre pour rester au pouvoir et c’est pour cette raison que j’ai décidé de tout quitter. j’ai déposé ma démission par respect au peuple algérien.” D’ailleurs, il insista sur ce point pour affirmer que “celui qui prétend qu’il y a eu un coup d’état se trompe, parce que j’ai démissionné de mon plein gré sans pression d’une quelconque partie”.
Sur la question amazigh, Chadli a exposé un point de vue très réducteur et qui va faire sans doute réagir plus d’un. Ainsi, pour celui qui a présidé aux destinées du pays pendant 12 ans (1980-1992), “l’amazighité est une sorte de tradition et de langue de quelques tribus appartenant à des civilisations et cultures près-islamiques et il reste encore peu de tribus qui tiennent encore à ces origines”. S’improvisant anthropologue, l’ex-président va encore plus loin. “l’amazighité est une langue qui est dépassée par le temps et qui ne pourra pas se développer.” avant d’ajouter : “la langue amazigh a disparu.”
Confirmant l’état d’esprit de nombreux représentants du système algérien, et en revenant sur le printemps berbère de 1980, Chadli n’a pas hésité à relier la question amazigh avec… la France. “je le dis sincèrement, il y avait un plan colonialiste de la part des services secrets français pour alimenter le sentiment d’appartenance à l’amazighité pour gagner la sympathie de ses groupes et les relier à la France afin de créer des problèmes internes dans le but d’exercer des pressions politiques sur le gouvernement algérien. et pour prouver ce que je dis, il faut voir ce que fait la France pour enseigner l’amazighité dans ses universités.” Il ajoutera que les évènements de 1980 étaient “politiques sous le couvert de la question amazigh et on peut dire qu’ils étaient politiques et culturels en même temps”.
Mieux encore, continuant sur la question identitaire, il souligna qu’“il y a pas de spécificité à la nationalité algérienne ; les algériens appartiennent à la civilisation arabo-islamique”. Il soutiendra que, mis à part l’aspect politique, il n’y avait aucune différence entre les algériens, les tunisiens et les marocains. “du côté culturel, on appartient à la même histoire, culture et civilisation, qui est l’arobo-islamique. cette appartenance culturelle et civilisationnelle se prolonge de l’est du monde arabe jusqu’à l’Ouest et tous nous parlons la langue arabe, mais avec des dialectes différents, rien de plus”.
à propos du 5 octobre 1988, l’homme de 91 ans insiste en précisant que “certains membres du FLN” étaient derrière “les évènements”. Selon lui, la cause des manifestations violentes (le bilan officiel était de 110 morts, alors que des sources médicales ont donné le chiffre de 500 morts et plusieurs milliers de blessés) était due au fait que “plusieurs responsables de l’appareil du FLN, et d’autres aussi, étaient contre la démocratie que j’essayais d’appliquer. la démocratie, la liberté de la presse et le fait de permettre au peuple de choisir ses représentants allaient mettre la lumière sur les erreurs des responsables. Tout cela mettrait en danger les avantages qu’ils avaient obtenus grâce au parti unique”.
En plus de se présenter comme un démocrate, Chadli Bendjedid s’est aussi affiché comme un capitaliste convaincu. “je suis celui qui a changé le système du socialisme au capitalisme”, soutient-il, avant de revenir sur son parcours personnel. “À travers les longues expériences que j’ai vécues dans le système communiste de Ben Bella et le système socialiste de Boumediene, qui ont échoué totalement, j’ai eu une idée complète et claire sur la situation de l’Algérie.” Il expliquera sa “thèse” en affirmant que “c’est l’immobilisme qui m’a poussé à décider de changer le système et j’ai réalisé l’importance de léguer le pouvoir au peuple algérien, et ce, dans le cadre d’une véritable démocratie”.
Cette longue interview publiée dans le n°27 du The journal Sophia Asian Studies est l’une des très rares interventions de Chadli Bendjedid depuis qu’il a quitté le pouvoir en janvier 1992. En 18 ans, il a donné deux interviews : en 2006 à l’hebdomadaire algérien Al Mouhakik et en 2007 à El Khabar.
il a également fait une intervention, le 27 novembre 2008, lors du colloque organisé à El-Tarf en hommage au moudjahid Amar Laskri, dit Amara Bouglez, et la dernière remonte au 4 décembre 2008 sur les colonnes de Liberté et d’El-Khabar.

Source Liberté Salim Koudil

Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:05

Les salaires en Algérie : paradoxes et injustice sociale

realites-algeriennes.jpg«On ne nous motive pas. Nos salaires restent inchangés et cela même si nous nous investissons à fond», dénoncent les employés du secteur public.

 

On ne peut traiter la question des salaires dans notre pays sans parler des disparités qui existent entre les différents secteurs d’activités. Dans un même secteur, les salaires varient énormément d’un employeur à un autre. C’est cette situation qui est, sans doute, à l’origine de ce sentiment d’injustice éprouvé par bon nombre de salariés. «Je suis mal rémunéré, on ne me paye pas à ma juste valeur !» La phrase est sur toutes les lèvres. Aussi bien employés du secteur public que ceux des entreprises privées se plaignent d’être mal payés. Pourtant, les salaires ont été revus à la hausse, ces derniers mois, sur décision du président de la République. Les grands bénéficiaires ont été, sans conteste, les salariés de la Fonction publique qui ont vu leurs revenus augmenter sensiblement. En dépit de cette amélioration, le mécontentement général demeure tout de même persistant. Des travailleurs du secteur public, dont la rémunération suit une grille des salaires, constatent que leurs efforts ne sont pas considérés. «On ne nous motive pas. Nos salaires restent inchangés et cela même si nous nous investissons à fond», affirment-ils. Du coup, «ils nous poussent à faire semblant de travailler alors qu’ils font semblant de nous payer», poursuivent-ils. Par ailleurs, les salariés du secteur privé dénoncent l’absence d’une grille fixant les rémunérations des uns et des autres. «Les employeurs te paient comme ils le veulent. Ils peuvent ne pas augmenter ton salaire pendant 10 ans si la loi ne les y oblige pas», relèvent-ils. Et d’ajouter : «Parfois, deux employés font le même travail et ont le même nombre d’années d’expérience mais ils ne touchent pas le même salaire.» Globalement, les employeurs privés paient mieux que leurs homologues du secteur public. Ils ont d’ailleurs réussi à attirer les meilleurs cadres et techniciens. Les responsables des administrations et des entreprises publiques ont une marge de manœuvre très étroite en matière de rémunérations dans la mesure où ils sont obligés de se conformer à une grille salariale, ce qui les empêche de concurrencer les opérateurs privés qui, eux, disposent d’une liberté totale pour décider de la valeur du salaire à accorder à tel ou tel employé.

De grands écarts entre les secteurs
Les salaires dans notre pays varient grandement d’un employeur à un autre, d’un secteur à un autre et même d’une région à une autre.

Entre ce que touche un enseignant exerçant dans un lycée à Tindouf ou à Béchar et ce que perçoit un autre travaillant dans une école privée à Boumerdès ou Sétif, il y a un grand écart. Farida, 43 ans, est professeur d’enseignement fondamental dans une école primaire de la wilaya d’Alger depuis bientôt 21 ans. A la faveur des dernières augmentations décidées par le gouvernement au profit des enseignants, son salaire net a été porté à 33 000 dinars. «J’ai aussi une prime de 27 000 dinars que je touche tous les trois mois», précise-t-elle. Dans le secteur privé, les enseignants sont moins bien rémunérés. Les écoles privées, du moins celles implantées à Alger, évitent pour la plupart de recruter des permanents. Elles préfèrent faire appel à des vacataires qu’elles rémunèrent à l’heure. Le tarif appliqué actuellement varie entre 250 et 270 dinars l’heure. Un enseignant qui assure 20 heures de cours par semaine a ainsi droit à un salaire mensuel oscillant entre 20 000 et 21 600 dinars. Egalement, dans un même secteur, les salaires varient d’une région à une autre. A titre d’exemple, un chauffeur touche 30 000 dinars au sein d’une entreprise privée basée à Alger, et ce salaire peut atteindre pour le même poste 60 000 ou 70 000 dinars à Hassi Messaoud, contre seulement 15 000 dinars à Chlef ou dans une autre wilaya de l’intérieur du pays. A dire vrai, ces disparités sont constatées le plus souvent dans le secteur privé. S’il est vrai qu’il existe une fourchette de salaires pour tous les métiers, il n’en reste pas moins qu’il n’y a pas de seuil maximum. Certains opérateurs se tiennent prêts d’ailleurs à payer le prix fort pour retenir des employés qu’ils jugent indispensables pour le bon fonctionnement de leurs entreprises ou recruter des candidats intéressants. «J’ai un comptable à qui je verse 18 millions de centimes chaque mois. Il mérite amplement ce salaire, car c’est quelqu’un d’honnête et de très compétent. Si jamais il exprimait le vœu de partir, je n’hésiterais pas à lui faire une nouvelle offre salariale», nous a confié à ce propos le responsable d’une entreprise spécialisée dans la commercialisation de pièces de rechange, rencontré en marge d’un salon p rofessionnel organisé, en avril dernier, au Palais des expositions, aux Pins-Maritimes, à Alger.

A quoi servent les diplômes ?
Pour ne pas chômer, de plus en plus de diplômés universitaires acceptent des emplois mal rémunérés. A dire vrai, ce sont surtout les jeunes filles qui consentent à travailler pour des salaires qui ne correspondent pas à leur statut universitaire. «On n’a pas vraiment le choix», affirment-elles pour la plupart. Ce qu’il y a lieu de signaler, c’est que la loi ne fixe aucun seuil pour les rémunérations à l’exception du Snmg. En effet, les employeurs ne sont pas tenus de verser un salaire minimal obligatoire aux diplômés universitaires. Les licenciés payés au Snmg sont d’ailleurs très nombreux. Les diplômes qu’ils ont obtenus après plusieurs années d’études ne leur sont pas d’une grande utilité dans le monde impitoyable du travail.

Combien touchent les hauts fonctionnaires de l’Etat ? Sont-ils vraiment les mieux payés en Algérie ? Sont-ils assez bien rémunérés au vu des responsabilités qu’ils assument ?

Les salaires d’un président de la République, Premier ministre, ministres et députés ne sont plus un «secret d’Etat»... Ils sont fixés selon des textes de loi qui peuvent être consultés. Concrètement, le Premier ministre touche quelque 50 millions de centimes par mois. Un salaire qui s’élevait, il y a quelques années à 30 millions de centimes environ. Ce qui était considéré comme une «rémunération dérisoire» pour un poste pareil. Pour leur part, les membres du gouvernement ont vu leurs salaires croître sensiblement sur instruction du président de la République en septembre 2008. Alors qu’ils percevaient jusque-là entre 12 et 14 millions de centimes, ils ont été «augmentés» jusqu’à 35 millions pour certains. Pour les autres, la rémunération a été portée à 33 millions de centimes. Il faut savoir que le salaire d’un ministre est déterminé suivant l’importance de son département. De leur côté, les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) perçoivent, depuis deux ans, des salaires de plus de 30 millions de centimes. Auparavant, ils avaient droit à une rémunération mensuelle de 10 millions de centimes. Partant de là, l’on peut dire que les hauts fonctionnaires de l’Etat ne sont pas les mieux payés en Algérie. En effet, des cadres d’entreprises privées et étrangères ainsi que des entraîneurs de football perçoivent des salaires plus conséquents. Toujours est-il que par rapport à la majorité des employés, les ministres et les députés ne sont pas à plaindre dans la mesure où ils touchent 20 fois le Salaire national minimum garanti (Snmg). Par ailleurs, les élus locaux ont droit, eux, à des indemnités parfois insignifiantes. Sur ce registre, il y a lieu de citer le cas de ce président d’une Assemblée populaire communale (APC) de la wilaya de Tizi Ouzou qui perçoit mensuellement 14 000 dinars ! «Ce n’est pas une blague, c’est ce que je touche réellement»,insiste-t-il. Comment cela est-il possible ? «Avant d’être élu, j’étais commerçant. J’avais un gain net de 76 000 dinars/mois. Quand j’ai présenté ma déclaration d’impôts aux services chargés de la rémunération des élus, on m’a dit qu’il faut plutôt présenter une fiche de paie. Comment leur présenter un tel document alors que je ne suis pas un salarié ? Depuis, on me verse une indemnité mensuelle de 14 000 dinars», explique le maire qui a heureusement toujours son commerce qui lui permet de vivre dignement.

Les maçons mieux rétribués que les médecins et les enseignants
Aussi surprenant que cela puisse paraître, les maçons gagnent mieux leur vie que les médecins exerçant dans le secteur public et les enseignants. A la faveur du lancement de nombreux projets dans différents secteurs, la cote de ces artisans a sensiblement augmenté ces dernières années. Ils sont sollicités de toutes parts. Certains entrepreneurs ne lésinent pas sur l’argent quand il s’agit de recruter les plus compétents. Globalement, ces maçons sont bien payés. Dans les wilayas du Centre par exemple, ils sont payés à raison de 1 500 dinars/jour en moyenne, soit 45 000 dinars/mois. Mieux encore, certains touchent jusqu’à 2 000 dinars/jour, soit 60 000 dinars/mois. Qui a dit que la maçonnerie ne faisait pas vivre son homme ?

Source Infosoir Kamel Imarazène

Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:04

La Chambre basse plaide une augmentation de 100% de la pension, soit 6000 DA /mois

retraites-algeriens.jpg

 

L’avant-projet de loi portant protection des personnes âgées, élaboré par le ministère de la Solidarité nationale, a été hier au centre des débats d’une séance plénière de l’APN.

Les députés, dans leur majorité, ont centré leurs interventions sur la nécessité de revoir à la hausse la pension que perçoit cette catégorie de la société, fixée actuellement à 3000 DA par mois. Si les représentants du peuple à la Chambre basse plaident une augmentation de 100% de la pension, soit 6000 DA /mois pendant que les députés du PT espèrent, eux, voir la pension atteindre le Snmg (15.000 DA). Sans le dire clairement, le ministre Saïd Barkat qui s’est prononcé à ce propos en marge de la séance, a laissé entendre que la pension actuelle des personnes âgées devrait être revue à la hausse.
Devant les députés, le représentant du gouvernement a souligné que 12 milliards DA  destinés aux 278 364 bénéficiaires sont dépensés annuellement.
Said Barkat a fait savoir que l’objectif «phare» du projet n’est point de revoir à la hausse la pension mais de garder ces personnes âgées chez les leurs, «au lieu de les envoyer dans des centres d’accueil par leurs progénitures», dit-il. A cet égard, le ministre qui souligne «la nouveauté du phénomène» dans la société algérienne, dira que le nombre de personnes âgées se trouvant dans des centres d’accueil est de 2107 dont 508 femmes, soit 0,078% de la population algérienne. Pour les centres d’accueil, il dira qu’ils sont au nombre de 32 et que seuls 3 nouveaux centres sont prévus dans le prochain quinquennat alors qu’au cours du précédent, 7 centres avaient été construits : «Nous n’encourageons pas le transfert de nos vieux vers ces centres, notre politique a pour objectif de les maintenir chez eux». D’ailleurs, sur plan juridique, une amende de 50.000 DA et une peine de prison allant jusqu’à  5 ans peuvent être infligées à l’égard de celui qui délaisse une personne âgée, prévoit l’article 31 du projet en question.
Pour la prise en charge, le ministre souligne l’installation de 220 cellules de proximité chargées de les assister. La totalité des personnes dépassant les 65 ans au pays s’élève actuellement à 2,7 millions, note le ministre. La création d’une carte nationale pour les personnes âgées, faciliter les procédures administratives du pèlerinage pour cette catégorie précise et la mise en place des services de gériatrie (médecine des personnes âgées» dans des hôpitaux, sont entre autres les propositions formulées par les députés. Notons que le projet

Source Horizons M. Kechad

Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:02

Après que les pouvoirs publics aient concrétisé l’opération d’éradication des marchés informels, les vendeurs à la sauvette ne savent plus à quel saint se vouer.

Marches-paralleles.jpg

 

Très fréquenté, le marché informel de la rue de la Lyre a retrouvé sa vocation initiale. Squatté depuis plus de vingt ans par les vendeurs à la sauvette, cette artère respire enfin. Si les habitants de ce quartier retrouvent la quiétude, par contre, ce sont les revendeurs qui semblent désemparés.
Un dispositif sécuritaire a été renforcé sur les lieux pour éviter que ces derniers ne reviennent à la charge. Pour ce faire, quelques-uns ont pris le risque de revenir sur les lieux. Equipés de leurs sacs remplis de pacotilles, ils se cachent derrière les véhicules stationnés pour proposer leurs produits. Tel le marchand de «dioul» qui n’hésite pas à faire appel à ses anciens clients pour écouler sa marchandise. « Nous sommes perdus », dira-t-il. Et d’ajouter : « aucun responsable n’est venu nous voir ou nous orienter pour nous installer quelque part ». Tel est le constat de plusieurs revendeurs rencontrés au niveau de cette artère. D’autres ont squatté les cages d’escaliers des immeubles de la rue de Charte pour vendre leurs marchandises. C’est le cas de Mourad, un vendeur de robes d’intérieur. « De la sorte je suis caché », ironise t-il. Et de poursuivre : « c’est la seule façon de gagner ma vie en attendant qu’on nous prenne en charge ». Selon lui, personne n’aurait cru qu’un jour ce marché parallèle disparaîtra.
Les personnes versées dans ces activités informelles sont dans la plupart des cas des jeunes sans emploi. C’est le cas de Mohamed, père de cinq enfants, ancien vendeur au marché parallèle de la Casbah. Depuis que la campagne de lutte contre le marché informel a été lancée, la vie de ce quinquagénaire a basculé. « C’est mon gagne-pain », dira-t-il les larmes aux yeux.
Mohamed comptait exclusivement sur les revenus de son étal pour subvenir aux besoins de sa famille. Selon son voisin, « Mohamed consacrait une partie de son revenu pour parer sa fille qui doit convoler en justes noces. Depuis que son commerce a été déchu, celui-ci n’arrive plus à joindre les deux bouts.
Il vit aujourd’hui de l’aumône de quelques âmes charitables». En dépit des descentes régulières des policiers, les vendeurs à la sauvette semblent jouer au chat et à la souris avec les agents de l’ordre public, continuant ainsi à occuper des lieux mais moins exposés. Même scénario pour les gardiens de parkings sauvages. Ces derniers sont également concernés par cette opération. Si l’un d’eux se fait attraper par les policiers, il écopera d’une peine de prison. Ne sachant plus où donner de la tête ni à qui s’adresser, les jeunes qui vivaient de ces petits boulots se retrouvent désorientés face à une telle décision. Qu’allons-nous faire ? Telle est la question qui revient chez tous les jeunes ayant fait de l’informel leur source de revenu. 

Source Horizons Rym Harhoura

Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:01

Un homme se réclamant d'un groupe d'extrême droite a été arrêté mercredi à Saint-Raphaël

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Un homme se réclamant d'un groupe d'extrême droite a été arrêté mercredi à Saint-Raphaël, dans le sud-est de la France, après avoir menacé de commettre des attentats contre les cinémas projetant le film controversé "Hors la loi"

En France, le film "Hors la loi" provoque toujours des vagues de protestation et un déferlement de sentiments hostiles. Et la tension a failli  dégénérer lorsqu’un homme se réclamant d'un groupe d'extrême  droite a été arrêté mercredi à Saint-Raphaël, dans le sud-est de la France,  après avoir menacé de commettre des attentats contre les cinémas projetant ce film controversé.   

Depuis sa présentation à Cannes en Sélection officielle en mai dernier, le film "Hors la Loi" de Rachid Bouchareb ne cesse de susciter d'énormes controverses, principalement autour de l'évocation des massacres de Sétif, le 8 mai 1945. Jusqu'à aujourd'hui, des pans entiers de l'opinion publique française ne veut pas assumer cette page noire de l'histoire de son pays. 

Une histoire qui créé encore des remous à chaque fois qu'un débat est enclenché sur les crimes perpétrés par la France coloniale. Et c'est dans ce contexte qu'un appel anonyme avait été passé à un média, le 22 septembre, "par un homme  qui menaçait de commettre des attentats contre les salles projetant "Hors la  loi", nous apprend vendredi l'AFP. 

"La police a identifié la cabine téléphonique utilisée pour l'appel anonyme   et les services techniques ont permis d'identifier un suspect, un retraité de   68 ans qui a reconnu les faits.     Au cours d'une garde à vue de trois jours, il a expliqué avoir agi parce   qu'il aurait voulu que ce film soit interdit", souligne encore l'agence française.     

Selon cette même agence de presse, l'homme en question s'était "présenté au nom du groupe Charles Martel, du nom du noble  franc qui avait repoussé les Arabes à Poitiers en 732". Or, ce groupe extrémiste avait commis auparavant une vingtaine d'attentats, principalement contre des ressortissants ou des intérêts algériens en France,  entre le 14 décembre 1973 et le 20 juin 1991.

C'est dire donc que la menace n'est vraiment pas de la rigolade. En plus, ces attentats avaient fait durant cette époque six morts, dont le prince Jean de Broglie, artisan des accords d'Evian qui avaient mis fin à la guerre en 1962, et plusieurs dizaines de blessés.     

Le film de Rachid Bouchareb vient donc de ranimer la flamme de la haine de plusieurs groupes radicaux et racistes qui cherchent la moindre opportunité pour lancer des actions d'hostilités à l'encontre des minorités d'immigrés en France, notamment la communauté maghrébine.

Alors l'Extrême Droite a-t-elle encore de beaux jours devant elle en France ? Malheureusement, beaucoup diront que oui... 

Source El Watan Abderrahmane Semmar

Le Pèlerin

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 03:59

La JSK a fini par encaisser deux buts dans les cinq dernières minutes...

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La JSK a fini par encaisser deux buts dans les cinq dernières minutes de la rencontre 

La JSK a raté le coche. En encaissant trois buts à Lubumbashi face au TP Mazembe, les Lions du Djurdjura se sont sérieusement compliqués la tâche pour le match retour qui aura lieu à Tizi-Ouzou. 

Après avoir majestueusement égalisé en deuxième période, les Kabyles se sont laissés bêtement surprendre dans les dix dernières minutes. Résultat des courses : une défaite amère sur le score de 3 à 1 !

Il faut dire que la JSK a mal débuté la rencontre en encaissant un but tout bête des 5’ de jeu par l’attaquant Kaluyituka.

 Mais la JSK n'a pas été découragée pour autant. Les Lions du Djurdjura se sont procurés de nombreuses occasions pour égaliser et revenir au score. Yahia Chérif a raté à la demie heure du jeu un but tout fait lorsqu'il a manqué une reprise sur un ballon parfait servi par Aoudia. Ce dernier a lui aussi raté une très belle occasion de but avec une tête magistrale qui a mis le ballon sur la barre transversale. 

En deuxième période, les "Corbeaux" de Mazembe repartent à l’attaque, mais leurs assauts sont bien contenus par la défense de la JSK. Jusque là bien organisés dans l’axe, les Kabyles ont bien tenu le choc.

Petit à petit, le milieu de la JSK commençait à récupérer des ballons pour les distribuer dans la surface de réparation de l’adversaire. La possession penche durant la première demi-heure de la deuxième m-temps en faveur de la JSK et les Kabyles se montrent de plus en plus dangereux. 

Leurs efforts ont fini par payer lorsque Yalaoui réussit à tromper le gardien congolais avec une superbe frappe qui place directement le ballon dans les filets à la 69’. La JSK égalise et tous les espoirs sont permis.  

Durant plusieurs séquences de jeu, la JSK s’est montrée supérieure par rapport à son adversaire du jour en sauvegardant bien le ballon grâce à une bonne circulation dans les couloirs. Techniquement, les Kabyles se sont distingués par de beaux gestes. Des dribbles, des talonnades, des belles passes, mais surtout des occasions gâchées à cause d'un manque de concentration inexplicable. 

Et finalement tout a basculé dans les cinq dernières minutes de la rencontre. La JSK a fait preuve d’un manque d’attention terrifiant. Laissant des espaces à leurs adversaires, le jeune prodige Kasongo profite pour se jouer de la défense Kabyle en inscrivant deux buts à la 85ème  et 89ème minutes. 

Pour le match retour, les Canaris devront surtout revoir leur dispositif du jeu s'ils veulent arracher cette qualification historique. Il faut surtout bannir le manque de concentration et le relâchement en défense si la JSK veut créer l'exploit. Et comme tout n'est pas encore perdu, les poulains de Geiger ont encore leur avenir entre leur "pieds"... 

Source El Watan Abderrahmane Semmar

Le Pèlerin

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 23:48

Les mêmes au cours d'une autre partie.

Votre Serviteur était un peu plus léger qu'aujoud'hui et fumait déjà énormément de "Bastos"

Le Pèlerin

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