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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 23:15

Humour - La crise de la soixantaine

les-vieux.jpg

 

Après 35 ans de mariage, j'ai regardé ma femme et lui ai dit :

- "Chérie, il y a 35 ans, on avait un petit appartement, une vieille voiture, on dormait sur le canapé en regardant une télé en noir et blanc de 41 cm, mais je dormais avec une jeune blonde de 25 ans... Maintenant on a une maison à 500 000 €, une Mercédès à 50 000 € un lit à eau, une télé couleur écran plat de 130 cm, et je dors avec une vieille de 60 ans.

Ma femme qui est très vive d'esprit m'a dit :

- " Tu as juste à te trouver une jeune blonde de 25 ans et mon avocat fera en sorte que tu te retrouves dans un petit appartement, avec une vieille voiture, et que tu dormes sur un canapé en regardant ta télé noir et blanc de 41cm.

Les femmes sont incroyables ! Elles te guérissent vite de ta crise de la soixantaine...

Le Pèlerin

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 07:00

Bouteflika, l’armée et la transition

bouteflika

 

L’ancien chef de gouvernement a mis le doigt sur la plaie lorsqu’il évoquait, hier, l’échec de la transition du pouvoir militaire vers le civil durant le mandat de Bouteflika.Son diagnostic, sans complaisance du système politique algérien, dont il a ajourné toutes les réformes jusqu’à l’émergence des forces démocratiques dans la société, lève le voile sur les tares de la gestion d’un pays qui doit très vite retrouver sa voie.

Abdelaziz Bouteflika a échoué dans l’éloignement des militaires des centres de décision. La transition qui devait commencer en 1999 avec l’arrivée au pouvoir d’un président civil n’a pas abouti. Ce constat est dressé par Redha Malek, ancien chef de gouvernement, dans un volumineux livre, paru à Alger aux éditions Casbah, Guerre de libération et révolution démocratique, écrits d’hier et d’aujourd’hui. «L’élection en 1999 de Abdelaziz Bouteflika – à l’appel encore une fois de l’armée, présenté officieusement comme ‘le candidat le moins mauvais’ – contribua à mettre une sourdine aux interventions de l’institution militaire dans la gestion des affaires gouvernementales. Le nouveau président déclarait à qui voulait l’entendre qu’il refusait d’être qu’’un trois quarts de président’.

Mais les conditions dans lesquelles s’exerçait le pouvoir ne permettaient pas à l’armée de renoncer à ses responsabilités débordant largement du domaine sécuritaire», écrit-il. Il a rappelé que le général de corps d’armée Mohamed Lamari, aujourd’hui à la retraite, avait appelé à un retrait de l’armée de la vie politique. En 2004, Bouteflika, qui venait à peine de succéder à lui-même, avait dit que l’armée était appelée à «retrouver sa place au sein de la société dans le cadre du fonctionnement normal des institutions». Bouteflika ne cachait pas sa volonté d’être le chef de toutes les armées. D’où son refus de nommer un ministre de la Défense avec des prérogatives définies. «La réalité des faits est restée sans changement et plus d’un acteur politique en eut pour ses frais», relève Redha Malek. Autrement dit, toutes les lectures et analyses qui évoquaient, au début du deuxième mandat de Bouteflika, la fin de l’intervention des généraux dans la politique, étaient fausses.

L’hebdomadaire Jeune Afrique, qui n’a pas cessé de faire du marketing pour la gestion de l’actuel locataire du Palais d’El Mouradia, avait même écrit ceci : «Réélu avec près de 85% des suffrages, Abdelaziz Bouteflika est toujours, et plus que jamais, le grand patron. Face à lui ? Rien (…) La presse mise au pas, l’armée reléguée dans ses casernes. Désormais, l’Assemblée populaire nationale (APN) et le Sénat  ‘roulent’ comme un seul homme pour  ‘Boutef’.» Pour l’ancien porte-parole de la délégation algérienne à Evian, le blocage ne viendrait pas de «généraux» accrochés à leurs privilèges.

Cette analyse est simpliste, selon lui. «Un retrait de l’armée de la décision politique provoquerait une vacuité du pouvoir, que la société civile encore fragile et que les partis divisés sur des questions de fond n’arriveraient pas à combler», a-t-il noté, soulignant le risque d’anarchie.  «Le dilemme est clair. La présence de l’armée au cœur du pouvoir n’est pas faite pour favoriser l’ancrage démocratique. D’autre part, son retrait pur et simple n’est pas de nature à favoriser automatiquement une alternative démocratique», a-t-il relevé. Aussi, suggère-t-il une «transition». Comment ? «Simultanément, les forces démocratiques doivent s’organiser afin de se constituer en force sociopolitique consistante, et que l’armée, de son côté, effectue graduellement son retrait de façon planifiée», a-t-il proposé.

«Le temps presse !»

Rencontré hier à la libraire du Tiers-Monde à Alger, à la faveur de la séance dédicace de son livre, Redha Malek a déclaré que cette transition ne sera possible que si la société bouge. «C’est la seule condition pour que les militaires commencent à se retirer petit à petit, surtout qu’ils l’ont dit à plusieurs reprises. Il faut un peu de temps. Mais le temps presse. Cette transition est possible et elle aura lieu», nous a-t-il expliqué. Il ne pense pas être «dur» avec les partis qualifiés pourtant d’être des «appareils du pouvoir»  pour le cas du FLN et du RND. «Je n’attaque personne. Je donne des faits», a-t-il lancé. Les dirigeants du pays doivent, selon lui, prendre leurs responsabilités.  «Dans quelques années, nous serons quarante millions d’habitants. On ne peut plus diriger quarante millions d’Algériens avec des méthodes vétustes !», a appuyé cet ancien ministre des Affaires étrangères. D’après lui, il y a un lien de continuité entre la guerre de Libération nationale et le développement de l’Algérie.

«L’identité algérienne est estampillée par sa Révolution. L’Algérie s’est faite et se fera elle-même. Cela restera valable pendant des siècles. Nous n’avons pas oublié Jughurta, il n’y pas de raison pour qu’on oublie les Zighout, Boudiaf et Ben M’hidi», a-t-il annoncé.
Une explication donnée après une question sur la déclaration de Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, relative aux relations algéro-françaises qui seraient plus simples après le départ de la génération d’indépendance.  L’ancien ambassadeur d’Algérie en France, en ex-URSS et aux Etats-Unis a noté que son nouveau livre ne peut pas être assimilé à des mémoires. «Il s’agit de textes écrits à chaud, au cœur de l’événement. En les reproduisant aujourd’hui, on reproduit en quelque sorte l’atmosphère dans laquelle nous avions travaillé. C’est même plus que des mémoires en réalité, c’est une démonstration par a+b de ce que nous avions fait. On ne raconte pas des histoires. On donne des pièces de l’époque, des réflexions», a-t-il souligné. Pour lui, certains textes, qui remontent aux années 1950, ne sont pas encore connus des jeunes, d’autres sont des inédits.

Il a cité le dialogue avec l’internationaliste et compagnon de la libération français, Claude Bourdet, publié à la page 637 de l’ouvrage sous le titre : Occident et rationalité. «C’est un entretien que j’ai eu avec lui bien avant sa mort et qui aborde beaucoup de problèmes qui nous concernent», a-t-il précisé. Décédé en 1996, Claude Bourdet est connu surtout pour être un polémiste et un adversaire de  «tous les totalitarismes». Il a, entre autres, publié A qui appartient Paris  et  L’Europe truquée ; supra-nationaliste. Redha Malek écrira-t-il ses mémoires ? «Peut-être ! Mais là, j’en ai profité pour mettre des notes, pour rappeler certaines choses concrètes», a-t-il répondu. Pour lui, l’inconsistance des institutions, le déclin du sentiment national et la perte du sens civique ne permettent pas une  «interprétation sereine» du passé. «Les malheurs indicibles du présent sont automatiquement imputés à la Révolution transformée en boîte de Pandore historique», a-t-il regretté dans la préface du livre. Rédha Malek est auteur d’autres ouvrages tels que L’Algérie à Evian et   Tradition et Révolution.    

Source El Watan Faycal Métaoui

Le Pèlerin

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 06:54

Algérie - Transport à Alger…Et vogue la galère !

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Se déplacer à Alger s’apparente, chaque jour un peu plus, à une épreuve à laquelle ne résistent que des caractères bien trempés, des nerfs à toute épreuve et une santé des plus solides. Manque de moyens de transport, saturation du réseau routier, anarchie… autant de paramètres qui minent au quotidien la santé physique et mentale du citoyen, réduit à courir matin et soir derrière une hypothétique place dans un bus bondé ou un taxi capricieux…

Des dizaines de voyageurs sont «pris en otages» quotidiennement dans les stations de bus de la capitale. Debout, assis sur les quelques sièges disponibles ou sur le bord du trottoir, ou à même le sol, femmes, hommes, vieux et enfants attendent, dans certains cas, plus d’une heure. «Le transport à Alger c’est tout simplement un calvaire», lance une femme rencontrée à la station de bus de Tafourah.
«Non seulement il y a un manque flagrant de bus pour certaines destinations, mais ils enregistrent des retards répétitifs qui pénalisent des dizaines pour ne pas dire des centaines de voyageurs qui attendent impatiemment sous un soleil de plomb en été, ou en plein froid en hiver, dans des stations ne disposant souvent ni d’abribus, ni de toilettes, ni de sièges. Avec la rentrée sociale, les choses ont empiré à Alger. Ni l’Entreprise de transport urbain et suburbain (Etusa) ni les transporteurs privés n’arrivent à faire face au flux humain qui s’amasse quotidiennement aux arrêts et stations de bus des quatre coins de la capitale. L’Etusa a mobilisé plusieurs bus pour certaines lignes, notamment place Audin-Hydra, place Audin-El Mouradia et place Audin-Bir Mourad Raïs, alors que certaines lignes qui connaissent une grande circulation de voyageurs, comme la ligne place Audin-El Biar connaît un flagrant manque de bus. Par conséquent, des dizaines de voyageurs sont bloqués quotidiennement à l’arrêt de bus de l’Etusa de la place Audin à Alger.
«C’est écœurant, injuste et inacceptable de voir des bus «défiler» vers certaines destinations, notamment Hydra et El Mouradia toutes les 15 minutes, alors que les bus reliant Alger à El Biar se font rares et se comptent sur les doigts d’une main.», nous dit une femme en colère rencontrée à l’arrêt de bus de la place Audin, qui connaît ces derniers jours une grande affluence, notamment entre 16 et 18 heures. Outre le manque de bus, certains chauffeurs et receveurs de cette entreprise ont parfois des comportements bizarres ou en tout cas antiprofessionnels.
«J’ai visité au moins quatre pays, je n’ai jamais vu un receveur ou un chauffeur de bus descendre de son véhicule et aller prendre tranquillement son petit-déjeuner dans une cafétéria laissant des voyageurs attendre impatiemment dans le bus !», nous dit hors de lui un vieux à El Biar.
Ceci ne se passe que chez nous. Et si quelqu’un «ose» dire tout haut ce que pensent tout bas les autres voyageurs à bord, une réponse immédiate lui est lancée : «Celui qui n’est pas content, qu’il descende du bus et prenne un taxi.» Heureusement que des chauffeurs et receveurs professionnels existent encore !

Pour ce qui est des transporteurs privés, la situation est pire encore. En effet, ils sont quasi inexistants ceux parmi eux qui respectent la réglementation. Ainsi on voit quotidiennement les minibus s’arrêter en pleine route pour faire monter à leur bord de nouveaux voyageurs ou pour les faire descendre, mettant ainsi leurs vies en danger d’un côté, et bloquant la circulation routière d’un autre. Le confort, par ailleurs, semble être leur dernier souci. Beaucoup de receveurs font monter des voyageurs à bord de leur bus alors que tous les sièges sont occupés et le nombre d’usagers debout permis est largement dépassé ! Outre le manque de bus, le comportement de certains chauffeurs et receveurs est tout simplement scandaleux. Ces personnes censées rendre des services au grand public font ce que «bon leur semble» sans se préoccuper du confort de leurs clients et encore moins des horaires de départ et d’arrivée. Pour ce qui est des taxis, ils demeurent soit inaccessibles, vu les prix pratiqués, pour les taxis compteurs, soit en nombre insuffisant pour les taxis collectifs. Les uns et les autres se soucient peu de la réglementation et travaillent à la tête du client, selon leur humeur choisissant les destinations qui les arrangent.

Se lever aux aurores

Pour éviter tout retard et toute «surprise», beaucoup de travailleurs et étudiants se lèvent très tôt le matin afin de prendre le bus. Si en été, ces lève-tôt ne rencontrent pas de problème vu qu’il fait jour, en hiver, en revanche, les choses sont tout à fait différentes. Froid, brouillard et pluie. Un véritable parcours du combattant, d’autant plus que certaines localités ne disposent pas d’éclairage public ni de voies aménagées. «Il faut prendre ses précautions en hiver. J’ai ma lampe de poche que j’utilise en sortant de chez moi pour voir ou je mets les pieds. Quand il m’arrive de l’oublier chez moi, c’est la pagaille», nous dit un de ces lève-tôt employé à la SNTF.

Source Infosoir M.D.

Le Pèlerin

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 06:51

C’est aujourd’hui à 14h30 que la JSK affrontera le TP Mazembe dans un match au sommet comptant pour les demi-finales de la Ligue des champions d’Afrique.

JSK

 

La confrontation ne sera, de toute évidence, guère facile mais les joueurs du Suisse Geiger restent confiants. Selon les échos qui parviennent de Lubumbashi, les Canaris aborderont ce match crucial au grand complet après le retour du maître à jouer, Saâd Tedjar qui a le feu vert du staff médical pour reprendre du service.
La bonne nouvelle, est que les camarades du Malien Coulibaly sont hyper motivés et très concentrés sur le sujet en se mettant même d’accord sur un seul objectif, réaliser le meilleur résultat possible malgré la difficulté de la tâche.
D’ailleurs, avant le départ vers la capitale congolaise, le coach Geiger affirmait que son équipe jouera à Lubumbashi pour arracher une victoire ou, au pire, un match nul. Un résultat positif qui permettra à son équipe de jouer le match retour avec sérénité et plus de confiance.
Cependant, bien que la JSK ait passé avec brio la phase de poules, il n’en demeure pas moins que l’adversaire d’aujourd’hui est redoutable. Le TP Mazembe est le tenant du titre. Les Congolais qui jouent sur leur terrain et devant leurs supporters ne laisseront sans nul doute pas passer cette occasion pour marquer le plus possible de buts. Seule manière de se préserver des foudres kabyles au match retour au stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou. L’importance de la rencontre est donc dans le résultat de ce premier bras de fer

L’insécurité du stade inquiète les Kabyles

L’équipe algérienne JSK a adressé une correspondance à la Confédération africaine de football pour exprimer son inquiétude sur les conditions de sécurité du stade Kibasa Maliba. La JSK est depuis mercredi à Lubumbashi. On apprend qu’elle a écrit à la Confédération africaine de football (Caf) pour émettre ses réserves quant aux conditions de sécurité du stade Kibasa Maliba où se jouera la rencontre. Celle-ci n’a pas encore répondu à la correspondance algérienne. A noter que la JSK a sûrement été informée des incidents de dimanche dernier à l’issue du match Mazembe - Vita Clubfer.

C’est suffisant pour comprendre que cette confrontation algéro-congolaise sera non seulement très disputée de part et d’autre vu l’importance de l’enjeu, mais aussi, prometteuse et ouverte à toutes les éventualités. Aujourd’hui donc, les Kabyles seront devant une épreuve difficile et compliquée, mais ils ont quand même, les moyens nécessaires pour tenir le choc lors de cette sortie délicate. Les supporters, quant à eux, attendent beaucoup de leurs joueurs en espérant que leur club préféré revienne au pays avec le meilleur résultat possible. Ils commencent même à rêver pour la consécration finale d’autant plus que cette prestigieuse compétition africaine était depuis de longues années, un rêve lointain pour toutes les équipes algériennes. Des supporters qui misent énormément sur la volonté et l’abnégation des Tedjar, Ziti, Coulibaly, Yahia Cherif, Nessakh et compagnie pour relever ce nouveau défi comme le souhaite toute la Kabylie en particulier, et l’Algérie en général.
Pour rappel, les hommes de Geiger avaient bel et bien tenu le choc après l’enfer promis par les Egyptiens du Ahly du Caire après leur défaite logique à Tizi Ouzou (1-0). En effet, la JSK a comme on sait, décroché un excellent 1 à 1 au Cairo Stadium prouvant ainsi que les Algériens, étaient des joueurs de défi qui ne reculaient devant rien.
Cet après-midi sur les terres congolaises, les Canaris sont une nouvelle fois appelés à relever un autre défi de taille en allant croiser le fer avec le TP Mazembe qui n’est autre que le tenant du titre. Ce qui est sûr, est que les partenaires de Douicher Lamara ont bien préparé ce choc des titans et avec des bonnes conditions trouvées sur place à l’exception de la chaleur et du taux élevé de l’humidité.
Il est vrai que les Congolais vont utiliser tous les moyens et ce, à commencer par la pression des supporters, ce qui est d’ailleurs de bonne guère, mais cela n’a pas l’air d’intimider outre mesure les Kabyles qui sont à Lubumbashi en conquérants.

Source L’Expression Kamel Boudjadi

Le Pèlerin

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 06:32

Algérie - Le ministre de l’intérieur au Soir d’Algérie : «Les futurs chefs de daïra auront entre 35 et 40 ans»

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En marge de la réunion de l’Association des anciens du MALG, dont il est le président, Daho Ould Kablia a bien voulu répondre à quelques questions du Soir d’Algérie.
Le soir d’Algérie : Dans quel cadre inscrivez- vous Monsieur le Ministre, ce mouvement dans les corps des walis et des secrétaires généraux de wilaya ?
Daho Ould Kablia : C’est un mouvement normal. Il s’inscrit dans le cadre de l’activité de l’administration publique. Jusque-là, il y a eu des mouvements partiels dans le cadre d’échéances précises. Mais pour cette fois-ci, il s’agit d’un mouvement bien encadré qui répond à des critères bien précis. Deux paramètres l’ont déterminé : il y a d’abord le plan quinquennal, puis les échéances de 2012. Ces changements interviennent également pour donner du sang neuf à l’administration publique.
Concrètement, quelles sont vos attentes en votre qualité du premier responsable du département de l’intérieur ?
Je veux la rupture. La rupture avec un certain mode de travail jusque-là instauré dans certaines wilayas. Il faut casser la routine et donner plus de dynamisme. Vous savez lorsqu’on reste longtemps dans un endroit, la routine s’installe d’elle-même. Nous avons nommé des jeunes à des postes de responsabilité. Certaines wilayas ont, en outre, connu des changements spécifiques.
Des wilayas avec un statut particulier ?
Non, pas du tout. Je peux vous citer le cas des wilayas du sud du pays, où nous avons nommé des jeunes dynamiques et plus actifs à des postes de responsabilité importants. D’ailleurs, nous sommes en train d’évaluer des listes de noms de jeunes diplômés universitaires pour les installer à la tête des daïras. L’âge des futurs chefs de daïra variera entre 35 et 40 ans.
Il y aura un suivi direct de votre part ?
Absolument. Chaque année, il y aura une réunion d’évaluation des bilans de chaque wilaya. Et là, je le dis publiquement celui qui ne répond pas aux attentes, il n’a qu’à partir.
Un commentaire sur la situation sécuritaire du pays ?
Tous les services de sécurité sont concernés et impliqués dans la lutte antiterroriste. Je peux me prononcer encore davantage sur le corps dont j’assume la responsabilité, en l’occurrence la Sûreté nationale. Le nouveau directeur général de la Sûreté nationale travaille avec beaucoup de rigueur et de concentration avec ses responsables hiérarchiques et ses collaborateurs. La lutte contre la criminalité sous toutes ses formes se poursuivra poursuivra sans relâche.
A combien estimez-vous le nombre des terroristes actuellement en activité ?
Je n’ai pas de chiffres à vous communiquer. Mais ce qui est certain, c’est que tant que leur nombre est réduit, il sera difficile de les localiser et les neutraliser. Je sais également que les forces de sécurité poursuivront leur lutte contre toutes les formes de criminalité.
Aujourd’hui, vous présidez la réunion de l’Association des anciens du MALG. Une autre responsabilité importante que vous assumez …
Le MALG est une association apolitique. Ses membres défendent les valeurs de la république pour lesquelles ils se sont mobilisés durant la guerre de Libération nationale et tentent de les perpétuer. Le MALG est une école de formation. Au lendemain de l’indépendance, ses membres ont assumé des postes de responsabilité importants. Ils étaient des walis, des responsables de police, des douaniers, des ambassadeurs. Je vous informe également que ces anciens du MALG n’ont jamais été poursuivis dans des affaires de corruption ou de malversation. En somme, les anciens du MALG n’ont jamais voulu jouer un rôle politique. Ils se sont contentés d’assumer des missions qui leur ont été confiées au lendemain de l’indépendance.
Source Le Soir d’Algérie

Entretien réalisé par Abder Bettache

Le Pèlerin

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 06:23

Ghardaïa, capitale de la culture amazighe

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La deuxième édition du Festival culturel local de la chanson et de la musique du M’zab, une manifestation institutionnalisée en 2008, se déroule à Ghardaïa du 30 septembre au 5 octobre 2010, sous le haut patronage de Khalida Toumi, ministre de la Culture, et avec la contribution de la wilaya de Ghardaïa.
Ce festival se tient sous le thème «Pour la découverte de nouveaux talents et la promotion de la musique locale». Le coup d'envoi de cette deuxième édition du festival devait être donné dans l’après- midi du 30 septembre par un défilé au centre-ville de Ghardaïa. Les spectacles se dérouleront dans la salle de cinéma le M'zab. Un caractère national a été donné à cette manifestation à travers la présence de la chanson kabyle (groupe Tagrawla), de la chanson chaoui (groupe Kounouz, lauréat du Festival national de la chanson amazigh en 2009) et du groupe Touarègue du Tassili N’ajer. Un hommage sera rendu au compositeur arrangeur et chef d’orchestre Djamel Bafdel, un enfant de Ghardaïa, membre du jury de la première édition du festival.D’autres hommages seront rendus au groupe Otchiden à travers son fondateur Djamel Izli, célèbre par la chanson Lachi, lachi et, à titre posthume, à Yahia Benachar, percussionniste batteur et membre de l’orchestre de la Télévision algérienne. Par ailleurs, un jury a été désigné pour suivre et évaluer la prestation sur scène de 15 jeunes chanteurs (3 prix seront décernés aux lauréats de ce festival). En outre, un concours de poésie est ouvert aux jeunes poètes de la région. Le programme du festival comporte également des soirées poétiques qui serviront de passerelles entre les différentes tendances de la poésie en mozabite (engagée, moderne, traditionnelle…). Les organisateurs ont, par ailleurs, prévu une journée d'étude sur l'instrumentation, l’orchestration et les arrangements dans la musique du M'zab. Enfin, une exposition sur le patrimoine matériel et immatériel de Ghardaïa et du Tassili N’ajer, deux régions inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, se tient, en marge du festival, au niveau du CIAJ (Centre d’information et d’animation des jeunes) de la ville de Ghardaïa.

Source Le Soir d’Algérie K.B.

Le Pèlerin

 

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 05:58

Algérie - Mariage, logement, santé: Le chômage tue les familles

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Les politiques publiques à l'égard de la famille trouvent leur genèse dans un contexte socio-économique radicalement différent du contexte actuel.
Un des principaux éléments de changement est constitué par les transformations de la société salariale, ce qu'on a pu appeler une crise ou un effritement de la société salariale. De telles transformations se manifestent notamment par des rapports à l'emploi et aux protections sociales qui lui sont attachées plus incertains.
L'ampleur du phénomène amène logiquement à considérer que la question de la famille et des politiques publiques à mettre en œuvre en la matière ne sauraient plus désormais être traitées comme elles pouvaient l'être dans une période de croissance économique, c'est-à-dire indépendamment des effets du chômage et de la précarité sociale que celui-ci est susceptible de produire. Le problème de l'insertion au travail ne saurait plus être traité comme un phénomène susceptible de faire l'objet de politiques publiques sans lien avec la question de la famille, comme s'il devait rester à la marge de ce que celle-ci doit représenter en soi pour la société algérienne ainsi qu'on pouvait le penser à l'origine. Tout comme l'engagement des femmes dans une activité professionnelle salariée marque un changement irréversible et constitue un fait majoritaire obligeant à penser politiquement la famille autrement, le chômage tel qu'il est et les effets qu'il est susceptible d'avoir sur les familles contraignent à prendre en considération son existence dans toute politique publique à l'égard de la famille. Il doit conduire à envisager de renoncer à ce qu'on ose considérer comme une socialisation rampante des politiques familiales et pour concevoir des politiques publiques témoignant d'une prise en compte maîtrisée de la nouvelle nature des problèmes sociaux qui pèsent sur la famille. Une telle redéfinition s'impose d'autant plus que l'évolution vers un poids croissant de l'économique sur la famille converge avec celle des mutations de la famille elle-même intervenues depuis qu'ont été conçues les grandes lignes de ce qu'on appelle la politique familiale. En effet, comme on le sait, les inégalités de ressources (notamment en terme de statut social lié au niveau socioprofessionnel et aux formes d'insertion professionnelle) exposent davantage certains individus et certaines familles à ces mutations, au point que l'accroissement des risques familiaux peut se transformer pour eux en risques sociaux.
Une stratégie de travail des pouvoirs publics doit refléter une évolution des politiques publiques en la matière par l'établissement d'un diagnostic concernant les relations ou plutôt les interrelations possibles entre chômage et famille.
La définition du phénomène
Au départ de toute réflexion, on doit s'interroger sur la pertinence d'un choix consistant à isoler le chômage comme événement susceptible d'avoir des effets sur la famille par rapport au phénomène plus général de la précarité sociale dont le chômage ne représente qu'un des facteurs possibles. En effet, des recherches ont montré qu'il est difficile de distinguer, dans les phénomènes de fragilisation familiale, ce qui tient strictement à la situation de chômage vécue par certaines familles, via l'un ou plusieurs de leurs membres, de ce qui tient plus généralement à des situations de précarité sociale. Celles-ci résultent non seulement du chômage lui-même, mais aussi d'une précarisation salariale où la précarisation de l'emploi s'alimente de sa flexibilisation croissante et s'accompagne d'un affaiblissement des droits sociaux correspondants.
Au-delà de la difficulté d'isoler les facteurs socio-économiques susceptibles d'agir sur la famille, les chercheurs se sont également trouvés confrontés au problème de la causalité que suggère le fait d'associer chômage et famille, et ceci à deux niveaux :
 - si l'on admet une relation causale entre les deux termes, il reste à déterminer le sens de la relation et il résulte qu'elle n'est pas toujours évidente. En effet, si le chômage peut avoir des effets perturbateurs sur la constitution et le fonctionnement de la famille, inversement des situations de déstructuration familiale peuvent entraîner pour certaines personnes des perturbations dans leur rapport au travail pouvant conduire jusqu'au chômage. Il est dans ce cas préférable de parler d'une interaction entre les deux termes ;
 - le fait de poser le problème en terme de relation causale peut-être réducteur. En effet il existe des relations extrêmement complexes entre des facteurs socio-économiques et diverses manifestations de la vie familiale, entre précarisation salariale et sociale et précarisation familiale. Cette relation ne peut alors être observée à un instant donné mais dans la durée. Les interrelations multiples entre la précarité des ressources économiques, la détérioration ou la dissolution des liens qui constituent le système de parenté, la mobilité des formes de vie familiale, les problèmes de santé et de logement, suggèrent alors plus une analyse en terme de système interactif qu'en terme de relation causale entre deux facteurs abusivement isolés.
Si les spécialistes ont néanmoins persévéré dans leur choix initial de s'en tenir à l'analyse de la relation entre chômage et famille, c'est finalement en considérant que le chômage en soi constituait un phénomène d'une telle ampleur, que ses effets spécifiques sur la famille méritaient d'être pris en compte dans la perspective d'une politique publique en la matière ou d'aménagements des politiques publiques existantes ayant des impacts directs ou indirects sur la famille. Ceci n'exclut pas, qu'à moyen ou à long terme, des moyens d'observation soient mis en œuvre permettant de concevoir de nouvelles formes d'intervention publique sur une connaissance maîtrisée des processus d'interactions entre précarité sociale et précarité familiale.
Au stade actuel des connaissances, les chercheurs se sont efforcés de mobiliser au mieux des données de type quantitatif et de type qualitatif, les unes susceptibles de fournir des garanties de représentativité sur la nature du phénomène chômage-famille, son ampleur et ses manifestations, les autres suggérant, à partir d'études approfondies de cas évidemment non représentatifs, des pistes d'observation et d'analyse renouvelées sur les formes susceptibles d'être prises par la relation entre précarité sociale, dont le chômage peut être un des facteurs, et précarité familiale.
 La difficulté de l'exercice auquel a tenté de se livrer ces spécialistes, conscients des enjeux en termes de politiques publiques, apparaît déjà si l'on s'en tient effectivement à l'analyse de la stricte relation entre chômage et famille. En effet, c'est d'abord un constat de carence qui a été fait en la matière. Il n'existe pas au départ de traitement statistique du chômage en relation avec la famille. Le chômage est généralement comptabilisé de manière individuelle, de même que ses conséquences sont mesurées, le plus souvent, sur les individus pris isolément sans tenir compte de l'environnement familial. On peut voir là le double effet d'une vision économiste, où seul l'individu est l'unité de compte, et d'une vision universaliste de la famille suivant laquelle la famille est une réalité en soi, hors des contingences économiques et sociales.
L'ampleur du phénomène
L'événement constitué par le chômage survenant dans une famille via l'un ou plusieurs de ses membres n'est en rien un phénomène marginal. Sa fréquence le rend constitutif de la vie de famille, à la fois dans sa réalité, dans sa probabilité et dans les représentations qu'il produit chez les intéressés en terme de risque ou de menace réels ou virtuels. Il y a dix ans, le nombre de ménages comprenant au moins un chômeur représentait environ 10 % des ménages, cette proportion est d'environ 15 % des ménages actuellement. Si l'on se situe dans une perspective dynamique et non plus seulement à un moment précis, c'est-à-dire si l'on observe la survenance possible du chômage dans un ménage sur une période déterminée, il est probable que c'est une proportion sensiblement plus importante de ménages qui risque d'être concernée.
Les effets du chômage sur la famille
Le chômage est susceptible de marquer toutes les phases du cycle de vie familiale, et ceci dès la constitution du couple ou la formation plus tardive de celui-ci, aux difficultés d'insertion professionnelle et à la situation de chômage vécue par un nombre croissant de jeunes. Ces évolutions sont bien entendu à mettre en relation avec l'augmentation du temps consacré à l'éducation et à la formation mais certainement aussi avec la proportion importante d'expériences du chômage vécues par les jeunes. Or ce sont précisément les jeunes vivant une expérience de travail précaire qui cohabitent plus longtemps avec leurs parents que ceux ayant un emploi stable Des observations de nature qualitative fournissent la clef d'une telle relation : l'incertitude pour beaucoup de jeunes de leur destin social (marquée par les difficultés d'insertion professionnelle mais aussi par la précarité de leur statut lorsqu'ils travaillent) ne leur permet pas de se projeter dans l'avenir pour ce qui concerne l'organisation de leur univers privé, notamment par le mariage et la constitution d'une famille.
On pourrait dire qu'il existe une incompatibilité entre un rapport à l'emploi incertain, sinon impossible dans certains cas, et le projet de mise en œuvre et de bon fonctionnement de son propre univers familial. C'est ce que traduit certainement le fait que la probabilité de se marier, est plus forte pour un chômeur que pour une personne ayant un emploi surtout avec le risque d'instabilité professionnelle et de chômage. La relation entre isolement et chômage est ainsi particulièrement forte.
Les risques de pauvreté
Bien entendu, l'événement constitué par le chômage est susceptible d'avoir des effets sur les conditions de vie de la famille et le bien-être de ses membres. D'abord, parce que la relation est forte entre chômage et situation de pauvreté. De même, les ménages qui comprennent au moins un chômeur sont situés au bas de l'échelle des revenus. De ces situations financières plus dures des ménages comprenant des chômeurs peuvent découler des logiques de gestion et d'organisation de l'économie familiale particulières. Il s'agit de régler en priorité au début du mois les dépenses incompressibles (loyer, eau, gaz, téléphone, et autres). Après, on vit avec ce qui reste. Le moindre aléa signifie alors privation au niveau des dépenses quotidiennes (vêtements, nourriture), et report à plus tard d'achats nécessaires ou de soins. Les enquêtes permanentes sur les conditions de vie des ménages révèlent également que les familles touchées par le chômage déclarent plus souvent que la moyenne des ménages être confrontées à des conditions d'habitation désagréables, à la fois en terme de confort du logement, du nombre et de la qualité des équipements.
Les études sur les consommations des ménages confirment le poids du chômage sur les conditions de vie des familles. Ainsi, une analyse portant sur les budgets ouvriers souligne la relation entre des situations où l'homme est au chômage et la femme au foyer, ou encore celles où les deux conjoints sont en recherche d'emploi et des consommations qui sont inférieures de plus de 40 % aux consommations correspondantes de ménages sans chômeurs.
Les bouleversements dans l'économie des relations familiales et sociales
Bien entendu, l'irruption du chômage dans les familles ne produit pas que des problèmes matériels. Elle agit sur ce que nous appellerons l'économie des relations familiales. Celle-ci peut être d'abord affectée par les perturbations psychologiques auxquelles la victime du chômage mais aussi son conjoint ou ses enfants sont susceptibles d'être exposée. De même, ce sont les statuts et les rôles de chacun des membres de la famille qui risquent d'être bouleversés. Rien ne le montre mieux que les travaux faisant apparaître que la mise en chômage ébranle à la fois une communauté structurée par le travail et par le statut que ce dernier confère à l'individu dans la sphère privée, par rapport à son conjoint et à ses enfants. Le brouillage des rôles sociaux et familiaux s'accompagne alors d'une remise en cause des statuts, notamment ceux des parents par rapport à leurs enfants, ceci à la mesure de l'incapacité dans laquelle se trouvent les premiers de justifier plus avant des modèles de socialisation et de transmission fondés sur le travail jusqu'au point de se trouver éventuellement en situation de disqualification par rapport à leurs enfants. Ces bouleversements dans l'économie des relations familiales peuvent eux-mêmes s'inscrire dans un bouleversement plus large de l'économie des relations sociales. L'exclusion du marché du travail suscite, en effet, une tendance au retrait ou à l'isolement vis-à-vis de la parenté et de l'environnement social. La fréquence des relations du chômeur avec les membres de sa parenté tend à se restreindre pour être sensiblement inférieure à celle des actifs. Cette tendance à l'isolement se manifeste également vis-à-vis des réseaux sociaux (voisins et amis). Il est probablement significatif que l'isolement de la famille qui accompagne l'exclusion du marché du travail concerne aussi les femmes au foyer confirmant ainsi que le chômage d'un individu est susceptible de répercuter ses effets objectifs et subjectifs sur les membres de sa famille.
Les problèmes de santé
Les conditions de vie des familles sont susceptibles d'être affectées par le chômage dans leurs aspects matériels, financiers, culturels, de sociabilité interne et externe, mais encore proprement physiques si l'on se réfère aux problèmes de santé dont le constat est également fait dans un tel contexte. Les résultats des différentes études convergent en la matière pour souligner la fréquence plus grande et la spécificité des pathologies chez les personnes privées d'emploi, exposées au risque de perte d'emploi ou encore ayant subi une perte d'emploi que chez les actifs. A cet égard, il est significatif que les chômeurs de longue durée annoncent des consommations de médicaments importantes et qu'un quart d'entre eux considèrent qu'ils ont des problèmes de santé mal soignés, cette proportion s'accroissant fortement quand les revenus sont bas. La question est alors posée de savoir dans quelle mesure ces troubles, en agissant sur l'individu directement exposé, ont également des répercussions sur les autres membres de la famille concernée. En effet, dans la mesure où la santé du salarié ou de l'ex-salarié n'est plus protégé par un statut, les problèmes de santé sont entièrement reportés et gérés dans la sphère privée et familiale qui doit les prendre en charge concrètement et psychologiquement, générant du même coup de nouvelles formes de fragilisation familiale.
Les risques de rupture conjugale
Source de difficultés diverses pour la famille, le chômage est susceptible ainsi d'être source de tensions au sein de la famille... jusqu'à la déstructuration de cette dernière. Rien ne le montre mieux que des approches qualitatives sur les familles confrontées aux différentes formes de précarisation et dont les membres doivent à la fois gérer les incertitudes de leur existence et les réorganisations éventuelles des rôles sociaux ou familiaux, ce qui implique bien souvent des renoncements. Bien sûr, l'indicateur le plus visible de ces tensions est la rupture du couple conjugal. Dans une recherche, il est établi que le chômage augmente directement le risque de rupture du mariage : un chômeur a 2 à 3 fois plus de chances de divorcer dans l'année suivant son inscription autant que demandeur d'emploi qu'une personne n'ayant jamais connu le chômage. Dans une autre étude, il est avancé que les couples de chômeurs ont 3 à 5 fois plus de risques de connaître une séparation allant à un divorce que les couples sans chômeur.
L'Incertitude
Tous ces constats sur les effets possibles du chômage sur la famille ne sauraient pourtant reposer exclusivement sur des indicateurs dont on doit rappeler la fragilité : en terme de fiabilité et de fidélité (au sens où aucun événement familial enregistré par la statistique et mis en rapport avec le chômage ne saurait à lui seul rendre compte de ce qui est, en la circonstance, susceptible, dans toute sa profondeur, de se vivre dans une famille). Cette prudence dont nous devons faire preuve dans l'énoncé des constats à partir d'indicateurs déterminés (prudence qui ne doit cependant pas justifier l'inaction, tant du point de vue des connaissances à approfondir en la matière que des politiques publiques à mettre en œuvre), nous est particulièrement suggérée par des approches de type qualitatif soulignant la complexité des bouleversements que le chômage est susceptible de produire dans une famille (qu'il s'agisse de chômage de longue durée ou de chômage récurrent): de façon concrète bien sûr mais également en agissant sur les esprits, sur leur vision d'eux-mêmes, de leurs proches, de la société, que peuvent avoir les individus concernés, directement ou indirectement, sur leurs rapports aux autres et à la société en général. Dans une des recherches, il est question de systèmes d'incertitude, c'est-à-dire de contextes dans lesquels toutes les fragilités subies par les intéressés (en terme d'emploi, de santé, de relations familiales et sociales, etc.) sont susceptibles d'entrer en synergie négative. Ce moindre incident peut alors bloquer l'organisation de la survie familiale et menacer l'équilibre fragile temporaire instauré. Cela peut conduire l'individu à construire une image incertaine, menacée, de sa place dans le monde social.
La mise en relation du chômage avec la famille est ainsi à analyser dans ses manifestations concrètes, mais aussi dans ses effets de sens et dans les représentations qu'il est susceptible de provoquer, chez l'individu et parmi les membres de son univers familial. La fermeture de l'horizon temporel due à l'impossibilité d'anticiper l'avenir, pèse, de façon indissociable, sur les membres de l'univers familial, leurs relations internes et leurs représentations du rapport à la vie sociale et à la vie professionnelle.
En un mot, on pourrait dire que ce que les études peuvent difficilement restituer dans toute sa réalité mais qu'elles laissent entrevoir, c'est, pour les individus inscrits dans un système familial et social et touchés par le chômage, non seulement une façon de vivre découlant des difficultés matérielles mais aussi une façon d'être inspirée par l'incertitude et l'angoisse qu'elle provoque et marquée par les obstacles à concevoir et à mettre en œuvre les moyens d'une réalisation de soi et de celle de ses proches dans son univers privé et dans la société.
Propositions et recommandations
De façon générale, l'ampleur du phénomène des familles touchées par le chômage exige une attention particulière dans le cadre des politiques publiques à destination de la famille. C'est ainsi :
 - qu'une réorganisation des modalités de l'aide sociale devrait être envisagée. Au système actuel d'aides verticales, souvent liées, d'une extrême complexité, qui peut donner le sentiment chez les bénéficiaires d'un morcellement et d'une inefficacité (même si les efforts pouvoirs publics sont importants), il conviendrait de substituer un système globalisé d'actions coordonnées, respectant l'unité de la personne, sa trajectoire de vie, les spécificités de la configuration familiale dans laquelle elle se trouve et les expressions multiformes des difficultés auxquelles elle est confrontée (en terme financier, de logement, de santé, d'emploi, etc.).
Pour les familles exposées à des difficultés diverses en relation avec le chômage, le problème ne se pose pas exclusivement en terme de prestations financières. Les familles concernées devraient pouvoir bénéficier de mesures spécifiques de soutien pour faciliter le meilleur accomplissement possible des rôles familiaux notamment des rôles parentaux. Des dispositifs devraient être également envisagés en vue de favoriser la préservation de leur insertion dans le tissu social environnant loin de toute solution temporaire précaire.
La personne touchée par le chômage de même que les membres de sa famille devraient pouvoir bénéficier d'un suivi médical particulier.
- qu'au-delà des aspects sociaux de la politique proprement familiale, un bilan systématique concernant le principe et les formes de la prise en compte de la dimension familiale dans les politiques sociales en général devrait être dressé.
La connaissance des effets éventuels du chômage sur la famille devrait être améliorée et approfondie par l'adoption des mesures suivantes :
- renforcement de la problématique famille et notamment des enquêtes sur la complexité des ménages dans les enquêtes - Emploi et Conditions de vie - et de façon générale développement des études sur les différents aspects du thème famille.
- réalisation de travaux d'études et de recherche sur les interrelations entre précarité, chômage vie professionnelle et vie familiale notamment dans une perspective longitudinale permettant de prendre en compte les trajectoires des familles, les histoires de vie des membres qui les composent, etc. De même, il serait utile d'effectuer de nouveaux travaux sur les difficultés dans lesquelles se trouvent les diverses institutions en charge des familles confrontées à des difficultés sociales et sur les possibilités de pratiques de soutien et d'accompagnement que ces institutions seraient susceptibles de développer auprès des familles concernées.

Source Le Quotidien d’Oran Hamiani Mohammed Toufik

Le Pèlerin

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 05:55

L'euro perd la bataille de la monnaie faible

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La monnaie unique atteint un plus haut depuis mars face au dollar, à 1,37 dollar. Le Japon, le Royaume-Uni et les Etats-Unis se battent pour affaiblir leur monnaie afin de favoriser la reprise.
Alors que les grands pays se battent pour faire baisser leur monnaie, l'euro grimpe. La devise européenne a dépassé ce vendredi le seuil de 1,37 dollar pour la première fois depuis mars. En dépit des mauvaises nouvelles en provenance d'Irlande, l'euro se raffermit depuis quelques jours sur le marché des changes. La publication de l'indice avancé d'activité économique ISM vendredi après-midi, légèrement inférieur aux attentes,n'a pas changé la donne. L'euro cotait à 1,3740 dollar vers 16h40.
La tendance de fond de l'euro face au dollar, toutefois, doit plus à la faiblesse du billet vert qu'à la force de la monnaie unique. Les investisseurs s'attendent en effet à ce que la Banque centrale américaine, la Fed, cherche à nouveau à soutenir une reprise chancelante en lançant une vague de rachats massifs d'obligations d'Etat.
Des signaux en ce sens ont été émis vers les marchés par des membres de la Fed ces derniers temps. Pour mener cette politique, la Fed devrait faire fonctionner à plein la planche à billet, ce qui affaiblirait le dollar. In fine, cela soutiendrait les exportations.
La Fed n'est pas la seule à jouer contre sa monnaie. Ces dernières semaines, les décisions et les déclarations se sont succédées, les grandes puissances économiques s'étant lancées dans une «guerre des devises», selon l'expression du ministre des Finances brésilien. Une guerre dont le but est d'affaiblir sa propre monnaie.
L'inaction de la Banque centrale européenne
Ces dernières semaines, la Banque du Japon (BOJ) est intervenue sur les marchés pour faire baisser un yen jugé trop fort. La Chine rechigne, pour sa part, à laisser le yuan se réévaluer. Un membre de la Banque centrale d'Angleterre a indiqué qu'il pensait nécessaire un nouvel assouplissement de la politique monétaire pour faire baisser la livre.
L'euro pour sa part est désarmé. «La Banque centrale européenne n'a pas pris le départ de cette course au plus faible», remarquent les analystes de Barclays Capital. «Elle s'est refusée jusqu'à présent à faire la moindre mention d'un assouplissement de sa politique monétaire». L'inaction de la BCE, associée à une reprise plus vigoureuse qu'attendue, ne peut que raffermir la valeur de l'euro au sein du grand désordre des monnaies.
La remontée de l'euro pourrait toutefois ne pas durer éternellement. «Nous nous attendons à ce que l'euro teste rapidement la barre de 1,40 dollar, puis rechute sous 1,30 dollar durant le premier semestre 2011», avancent les analystes de Société générale CIB. En effet, si l'euro continue à se raffermir, les exportations européennes, et surtout celles des pays périphériques à la peine comme l'Espagne, devraient souffrir. Pour les analystes de Barclays Capital, l'affaire est entendue: «Les niveaux actuels ne sont pas soutenables».
Source : lefigaro.fr Guillaume Guichard

Le Pèlerin

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 23:36

 MM Desroches, Trimoulet, Jacky Duplat, Merlhe et votre Serviteur qui mesure...les autres ..le trou..

Le Pèlerin

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 23:27

Humour – Quand on veut on peut

Un type est devant une banque...Il se cagoule sort son flingue et entre pour agresser la standardiste. Il lui dit :

Mène-moi au coffre sinon je te tue !

Elle s'exécute, lui ouvre le coffre et voilà, ce sont des éprouvettes de sperme.

Vous voyez ce sont des éprouvettes de sperme.

Il lui répond :

je m'en fous BOIT!!!

Elle, paniquée bois une puis deux puis trois. Au bout d'un certain nombre elle s'exclame :

Mais ayez pitié, laissez moi tranquille. Pourquoi faites vous ça ?
Et lui enlève sa cagoule et lui dit :

Tu vois  chérie quand tu veux tu peux !!!

Le Pèlerin

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