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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 23:32

Humour -  Trois sœurs sont de sortie

Trois sœurs se préparent pour sortir.

Au moment de franchir la porte, leur mère leur demande :

- Où allez-vous ?

- Nous sortons avec nos fiancés, maman !

- Qu'allez-vous faire ?

La première répond :

Moi, quand je sors avec Henri, on rit !

La seconde dit :

Moi, quand je sors avec Charles, on parle !

Et la troisième annonce :

 Moi, quand je sors avec Blaise...

Sa mère ne lui laisse pas terminer sa phrase :

Non ! Toi, tu restes ici !

Le Pèlerin

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 11:03

Algérie – du mouvement chez les Walis

bouteflika

Le président de la République, M.  Abdelaziz Bouteflika, a procédé jeudi à un vaste mouvement dans le corps des walis. Sur les 40 touchés par le mouvement onze ont été limogé suivant la formule "appelé à d'autres fonctions", 28 ont été mutés et il a nommé 12 nouveaux.

Les walis limogés sont: 

- HARFOUCHE Noureddine, wali de Tebessa, appelé à exercer une autre  fonction,         

- MELIZI Tahar, wali de Skikda, appelé à exercer une autre fonction,         

- BENTABET Mokhtar, wali de Sidi Bel-Abbès, appelé à exercer une autre  fonction,         

- HAMDI Belkacem, wali de Guelma, appelé à exercer une autre fonction,     

- MALFOUF Ahmed, wali d'Ouargla, appelé à exercer une autre fonction, 

- SEKRANE Tahar, wali d'Oran, appelé à exercer une autre fonction,

- ZIANI Mohamed, wali d'El-Bayadh, appelé à exercer une autre fonction,         

- TIFOUR Boualem, wali d'Illizi, appelé à exercer une autre focntion,         

- SALHI Djamel Eddine, wali de Mila, appelé à exercer une auter fonction,         

- FATMI Rachid, wali de Souk Ahras, appelé à exercer une autre fonction,         

- KANOUNE Hacene, wali d'El-Tarf, appelé à exercer une autre fonction,            

Les mutations concernent :

- MENAA Mohamed-Salah, wali de M'sila, est muté à la wilaya d'Oum El  Bouaghi,         

- Mazouz Hocine, wali de Tizi-Ouzou, est muté à la wilaya de Batna,         

- Hammou Ahmed Touhami, wali de Djelfa, est muté à la wilaya de Béjaia,         

- DJARI Messaoud, wali d'Adrar est muté à la wilaya de Biskra,         

- ZAALENE Abdelghani, wali d'Oum El Bouaghi, est muté à la wilaya de  Béchar,         

- OUCHEN Mohamed, wali de Tipaza, est muté à la wilaya de Blida,         

- BALIOUZ Mabrouk, wali de Khenchela, est muté à la wilaya de Tébéssa,         

- BOUAZGHI Abdelkader, wali de Batna, est muté à la wilaya de Tizi-Ouzou,         

- BEDRICI Ali, wali de Béjaia, est muté à la wilaya de Jijel,         

- ZOUKH Abdelkader, wali de Médéa, est muté à la wilaya de Sétif,         

- BOUDERBALI Mohamed, wali d'Aïn Temouchent, est muté à la wilaya de Skikda.         

- FEHIM Yahia, wali de Ghardaïa, est muté à la wilaya de Sidi Bel-Abbès,         

- MERZOUG Larbi, wali de Mascara, est muté à la wilaya de Guelma,         

- BEDOUI Noureddine, wali de Sétif, est muté à la wilaya de Constantine,         

- MERAD Brahim, wali de Boumerdès, est muté à la wilaya de Médéa,         

- OUADDAH Hocine, wali de Blida, est muté à la wilaya de Mostaganem

- MAASKRI Nacer, wali de Tissemsilt, est muté à la wilaya d'Ouargla,         

- BOUDIAF Abdelmalek, wali de Constantine, est muté à la wilaya d'Oran,         

- BOUBEKEUR Abderrahmane, wali de Tamanrasset, est muté à la wilaya  de Saïda,        

- MECHERI Azzedine, wali de Béchar, est muté à la wilaya de Bordj Bou-Arréridj,         

- BOUKARABILA Djelloul, wali de Relizane, est muté à la wilaya de Khenchela,         

- AGOUDJIL Saâd, wali de Biskra, est muté à la wilaya de Souk Ahras,         

- LAYADI Mostefa, wali d'El Oued, est muté à la wilaya de Tipasa,         

- KADID Abderrahmane, wali de Bordj Bou-Arréridj, est muté à la wilaya  de Mila,         

- MAABED Ahmed, wali de Jijel, est muté à la wilaya d'El Tarf,         

- ZERHOUNI Nouria Yamina, wali de Mostaganem, est mutée à la wilaya  d'Aïn Temouchent,         

- ADLI Ahmed, wali de Laghouat, est muté à la wilaya de Ghardaïa,         

- KADI Abdelkader, wali d'Aïn Defla, est muté à la wilaya de Relizane,           

Les nouveaux promus au rang de wali, issus principalement du corps des walis délégués et des secrétaires généraux de wilaya:       

- OULED SALAH Zitouni, secrétaire généal de la wilaya d'Alger est désigné  en qualité de wali de Mascara,         

- MEZIANE Saïd, wali délégué de la circonscription administrative de  Bab El-Oued est désigné en qualité de wali de Tamanrasset,         

- BOUSSETTA Abou Bakr Seddik, wali délégué de la circonscription administrative  d'Hussein Dey est désigné en qualité de wali de Djelfa,

- BENMANSOUR Abdallah, wali délégué de la circonscription administrative  de Dar El Beïda est désigné en qualité de wali de M'sila,          

- KHELFI Mohamed Laïd, wali délégué de la circonscription administrative  de Sidi M'hamed est désigné en qualité de wali d'Illizi,          

- BESSAIH Hocine, wali délégué de la circonscription administrative  de Draria est désigné en qualité de wali de Tissemsilt,         

- ALAILI Maâmar, wali délégué de la circonscription administrative de  Bir Mourad Raïs est désigné en qualité de wali d'El Oued,         

- DERFOUF Hadjiri, secrétaire général de la wilaya de Saïda - wali par  intérim - est désigné en qualité de wali d'Aïn Defla,         

- SACI Ahmed, secrétaire général de la wilaya de Sétif est dé signé  en qualité de wali d'Adrar,       

- Cherfa Youcef, secrétaire général de la wilaya de Souk Ahras est désigné  en qualité de wilaya de Laghouat,         

- SEMMOUDI Salim, secrétaire général de la wilaya d'Ouargla est désigné  en qualité de wali d'El Bayadh,         

- ABBES Kamel, secrétaire général de la wilaya de Tizi-Ouzou est désigné  en qualité de wali de Boumerdès.

Source El Watan avec APS

Le Pèlerin

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 10:53

Toulouse - Tramway: la dernière rame cette semaine

tramway derniere rame

La dernière rame toulousaine au départ de l'usine Alstom d'Aytré

 

La dernière rame du tramway toulousain est partie de l'usine Alstom d'Aytré-La Rochelle, mercredi matin, par la route, pour arriver hier soir dans l'agglomération toulousaine. Elle sera livrée à Tisséo ce matin au centre de maintenance du Garossos. Remorquée par un camion, le convoi exceptionnel est passé par Angoulême, Libourne, Bergerac et Auch avant d'arriver hier soir au Garossos.

C'est la dernière des 24 rames livrées pour la future ligne E de 11 km de long et 18 stations qui sera mise en service le 27 novembre 2010 entre Beauzelle, Blagnac et Toulouse/Arènes. Elle fera l'objet de nombreux contrôles et validations avant d'être testée, comme les autres, sur la ligne, ouverte dans sa totalité à la circulation depuis la rentrée.

Les rames de type Citadis 302 du tramway toulousain (série Tora pour Toulouse, Orléans, Reims et Angers) d'une largeur de 2,40 m pour 32,15 m de long (2,17 m de hauteur intérieure minimale sous plafond) peuvent transporter 212 passagers (48 assis, 164 debout) à la vitesse commerciale moyenne de 20 km/h sur la ligne E. Elles disposent d'un plancher bas pour permettre l'accessibilité des personnes à mobilité réduite et comportent six portes d'accès de chaque côté de la rame. Elles sont entièrement climatisées et disposent de 8 caméras vidéo embarquées.

Source La dépêche du Midi

Le Pèlerin

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 10:49

Contador suspendu après un contrôle anti-dopage

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Alberto Contador à l'arrivée du Tour de France le 25 juillet 2010 sur les Champs Elysées

 

L'Espagnol Alberto Contador a été suspendu jeudi à titre provisoire après la révélation d'un résultat "anormal", des traces très minimes d'un produit interdit, lors d'un contrôle antidopage du Tour de France qu'il a remporté en juillet dernier.

Contador a expliqué par "une contamination alimentaire" ce résultat anormal. Comme le prévoit le règlement, l'Espagnol qui avait déjà mis un terme à sa saison, a été suspendu à titre provisoire par l'Union cycliste internationale (UCI).

L'UCI a confirmé la présence de traces "extrêmement faibles" de clenbutérol, une substance interdite quel que soit le seuil. Si ce contrôle devait être déclaré "positif" par les autorités, une procédure disciplinaire serait ouverte afin de déterminer une éventuelle sanction et, peut-être, la perte du Tour pour Contador.

Pour l'heure, la fédération internationale a déclaré devoir mener, en concertation avec l'Agence mondiale antidopage (AMA), "des investigations scientifiques complémentaires avant qu'une quelconque conclusion puisse être tirée".

"Ces investigations complémentaires prendront encore quelque temps", a souligné l'UCI.

Le contrôle en cause date du 21 juillet, lors de la seconde journée de repos du Tour de France à Pau. Son résultat a été confirmé par l'analyse de l'échantillon "B", a précisé l'UCI.

Contador, qui a enlevé pour la troisième fois la Grande Boucle, a devancé en juillet dernier le Luxembourgeois Andy Schleck. Selon son agent, il a été informé du résultat par l'UCI le 24 août.

"Les experts consultés jusqu'à présent sont d'accord pour considérer que c'est un cas de contamination alimentaire, particulièrement au regard du nombre de tests passés par Contador durant le Tour de France", a déclaré l'agent du coureur en soulignant ce qu'il a qualifié d'absence d'intentionnalité.

Contador, absent du Championnat du monde dimanche en Australie, a annoncé qu'il tiendrait une conférence de presse, jeudi en milieu de journée (12h00 locale), dans sa ville de Pinto, près de Madrid.

Le Castillan n'a plus disputé de course importante depuis la fin du Tour de France. En partance de l'équipe Astana à la fin de l'année, il a signé un contrat de deux ans en faveur de l'équipe Saxo Bank, celle pour laquelle courait jusqu'à présent Andy Schleck. Le "Pistolero" de Pinto, qui est âgé de 27 ans, a gagné à trois reprises le Tour de France (2007, 2009, 2010). Il a aussi remporté en 2008 le Tour d'Italie (Giro) et le Tour d'Espagne (Vuelta).

Le clenbutérol est la substance, interdite en et hors compétition, relevée dans le contrôle positif du coureur chinois Li Fuyu, le 23 mars dernier. Li Fuyu avait déjà expliqué son cas par une contamination et reçu l'appui d'un biochimiste néerlandais, Douwe de Boer, lequel avait déclaré que "les contaminations au clenbuterol existent dans les suppléments alimentaires et dans la viande".

De la classe des bêta-2 agonistes, ce produit est notamment utilisé en médecine pour traiter l'asthme. Administré de façon systématique, il favorise la dilatation des bronches et peut avoir de puissants effets anabolisants.

Le clenbutérol est loin d'être un inconnu pour les spécialistes de la lutte antidopage. L'ancienne championne d'athlétisme Kathryn Krabbe (ex-RDA) a vu sa carrière tourner court dans les années 1990 après un contrôle positif dû au clenbutérol.

Dans le cas de Contador, la concentration trouvée dans ses urines par le laboratoire allemand de Cologne a été estimée "à 50 picogrammes (ou 0,000 000 000 05 grammes par ml), soit 400 fois moins que la concentration que les laboratoires antidopage accrédités par l'AMA doivent pouvoir détecter", selon les précisions de l'UCI.

Source La dépêche du Midi

Le Pèlerin

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 10:43

Le Plaisir…C'est dans le cerveau que ça se passe...

cerveau-zones-plaisir.jpg

 

Des chercheurs lyonnais ont découvert que des zones différentes du cerveau sont stimulées par les plaisirs liés au sexe et à l'argent.

Ils cernent mieux les zones du plaisir. Des scientifiques lyonnais ont publié ce mercredi les résultats d’une expérience originale qui leur a permis de localiser non pas un nouveau point G, mais deux zones cérébrales distinctes excitées par le sexe ou par l’argent. Jusqu’ici, un seul mécanisme était connu et supposé responsable dans tous les cas de figure.

Pour parvenir à cette conclusion, l’équipe de chercheurs dirigée par Jean-Claude Dreher du Centre de Neuroscience Cognitive de Lyon ont fait appel à 18 volontaires, invités à participer à un jeu leur permettant de gagner de l’argent, ou de voir des images érotiques. Le tout sous le contrôle d’une IRM cérébrale (imagerie par résonance magnétique).

Coffre fort ou image érotique

«Les volontaires étaient allongés dans l’IRM et nous leur avons projeté des images», raconte à 20minutes.fr Guillaume Sescoussse, qui a participé aux recherches. Par petites séquences de 15 secondes, répétées 200 fois, ils ont dû nommer le plus rapidement possible les formes géométriques présentées. Avant de se voir récompensés par une image de coffre fort signifiant un gain d’argent plus ou moins important, ou une image plus ou moins érotique.

Les volontaires ont également été invités à noter leur degré de satisfaction par rapport à la récompense obtenue. Au total, quarante-cinq minutes d’activité cérébrale ont été enregistrées. Résultat: Tout se passe au niveau du cortex orbitofrontal, mais pas au même endroit. La partie postérieure, la plus ancienne sur l'échelle de l'évolution, est titillée par les images érotiques tandis que sa partie antérieure, plus récente chez l’homme, est chatouillée par les gains d’argent.

Récompenses primaires ou secondaires

«La région stimulée par le gain d’argent est la plus en avant, elle n’existe que chez l’homme», indique Guillaume Sescousse. Tandis que la région en lien avec les images érotiques «est présente chez l’animal». Les scientifiques déduisent de leurs recherches qu’il pourrait exister une dissociation entre les récompenses «primaires» (le sexe, la nourriture) et les récompenses «secondaires» (l'argent ou le pouvoir).

Une découverte qui pourrait, selon eux, éclairer sur les addictions aux jeux d’argent. «Nous ne l’avons pas démontré, mais on peut envisager que ces addictions sont liées à un dysfonctionnement de la zone cérébrale spécifique», indique Guillaume Sescousse. Une piste à explorer.

Source 20minutes.fr Julien Ménielle

Le Pèlerin

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 10:38

La ligne LGV. Bordeaux à 1 heure de Toulouse

LGV-Bordeaux-Toulouse-Pyrenees.jpg

 

A quand un train qui roule à grande vitesse jusqu'au cœur de Toulouse

Le bouclage du financement de ce dossier de 7,2 milliards d'euros pour la simple phase Tours-Bordeaux, auquel il faudra rajouter 4,5 milliards en direction de Toulouse et 5,5 milliards vers l'Espagne, peine à s'effectuer. C'est aussi la première fois que les collectivités locales sont amenées à mettre autant la main à la poche !

Les présidents de Midi-Pyrénées Martin Malvy et d'Aquitaine Alain Rousset insistent donc sur la nécessité absolue et l'urgence de poursuivre cette LGV au-delà de Bordeaux !

«Il ne manque qu'un chouia à caler » disait Jean-Louis Borloo en arrivant à Bordeaux. Cela nécessitera tout de même qu'il se rende dans quelques jours à Toulouse, pour apporter les garanties demandées par Martin Malvy, sur la même longueur d'onde qu'Alain Rousset. «Bordeaux à une heure de Toulouse, c'est une garantie de l'avenir pour le bassin aéronautique des deux villes. C'est aussi un hub pour nos deux aéroports » souligne ce dernier.

Une étude complémentaire

Le ministre de l'écologie, en charge des Transports, a de plus officialisé les fuseaux des 1000 mètres à l'intérieur desquels la LGV sera construite entre Bordeaux et Toulouse et Bordeaux et l'Espagne. Les modifications apportées par le ministère par rapport à la version précédente sont infimes. Il y aura juste une étude complémentaire d'une variante de tracé entre Saint-Jory et Toulouse, celle qui se rapproche de l'autoroute.

A Agen, une étude de comparaison entre le projet de gare nouvelle et l'utilisation de la gare actuelle sera complétée. Enfin, vers l'Espagne, une seule variante concerne la commune de Préchac (Gironde).

Avant cette réunion, Jean-Louis Borloo a inauguré la mise en service de la première tranche des travaux destinés à «faire sauter le bouchon ferroviaire de Bordeaux » : les quatre voies nouvelles du nouveau pont sur la Garonne et leur raccordement à la Gare Saint-Jean, à l'issue de cinq ans de travaux. «C'était une étape indispensable, grâce à laquelle on va pouvoir doubler la circulation des trains, et sans laquelle la LGV n'aurait servi à rien. C'est fait. Bravo, c'est formidable » s'est réjoui le ministre.

Il a aussi participé à la signature de la convention qui lance l'Opération d'Intérêt National Bordeaux-Euratlantique, avec ses 2,5 millions de m3 de logements, commerce et bureaux construits autour de la gare de Bordeaux, en lien avec l'arrivée de la LGV en 2016.

Le chiffre : 4,5

Le ministre de l'écologie, en charge des Transports, Jean-Louis Borloo, est venu hier à Bordeaux donner un coup d'élan au projet de Ligne à Grande Vitesse Tours-Bordeaux et ses prolongements vers Toulouse et l'Espagne, en présidant la réunion du comité de pilotage de ce projet pharaonique.

milliards d'euros> C'est le coût.du prolongement de la LGV de Bordeaux jusqu'à Toulouse. Il faudra rajouter 5 milliards pour atteindre l'Espagne.

« Tout ce que nous voulons, c'est que ce projet se réalise le plus vite possible.» Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées.

interview : Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, de l'Énergie et du Développement durable et de la Mer « Il faut un projet global »

Où en est précisément le dossier de LGV Tours-Bordeaux-Toulouse après cette réunion de Bordeaux ?

Nous avons arrêté le fuseau de tracé de 1 000 mètres sur la partie au sud de Bordeaux, c'est-à-dire sur Bordeaux-Espagne et sur Bordeaux-Toulouse. Il y a deux points très particuliers où il reste des hypothèses à étudier, mais on avance enfin. Sur le financement, à deux ajustements près, on s'est mis d'accord sur le processus de financement et j'espère qu'on va pouvoir signer la convention définitive avec le concessionnaire d'ici Noël. On a signé il y a quelques mois pour la Bretagne et l'Est, pour Montpellier-Nîmes il y a quelques semaines, et maintenant ça va être Paris-Bordeaux-Toulouse-Méditerranée et Paris-Bordeaux-Espagne.

Martin Malvy demande d'aller vite. Êtes-vous prêt à donner les garanties qu'il demande ?

Il faut aller vite ! Si on n'accélère pas, les 7 milliards à trouver sur le marché obligataire seront difficiles à trouver. Il faut comprendre qu'un simple Paris-Bordeaux n'a pas de sens. C'est un projet global avec un tronc commun et ses deux branches, l'une vers Toulouse et la Méditerranée, l'autre vers l'Espagne. C'est vital pour le pays. Donc, nous allons nous retrouver dans quelques jours à Toulouse, avec Martin Malvy pour finaliser les micro-ajustements qui restent.

Que pensez-vous des fortes oppositions qui se sont manifestées ?

Il faut regarder au cas par cas. Mais pour l'essentiel, on ne peut pas demander moins de camions, plus de transfert modal, plus de fer, plus de TGV et ne pas avancer. Il faut prendre nos responsabilités. Franchement, ça va changer complètement la donne ! C'est un enjeu absolument considérable, un des chantiers les plus vitaux en Europe.

Recueilli par Pierre Sauvey

Quel avenir pour Matabiau ?

Les longs museaux fuselés des TGV ? La gare Matabiau les connaît depuis bien longtemps, puisque ces trains entrent dans la gare toulousaine depuis déjà une vingtaine d'années.

Mais bien entendu, ils y rentrent à petite vitesse.

La question est de savoir si cette gare sera en capacité d'accueillir le TGV en 2 020. Des débats ont eu lieu pour savoir s'il faudrait bâtir une deuxième gare à l'extérieur de Toulouse ou bien si l'on allait utiliser une partie des infrastructures de la gare Raynal, toute proche, pour accueillir la grande vitesse. En principe, on restera sur Matabiau. En juin dernier, le directeur délégué aux TGV-Téoz de la région Midi-Pyrénées, Sébastien Vincent, rappelait que la gare accueille actuellement neuf millions de voyageurs par an, et qu'en 2020, il est prévu qu'elle en absorbe quinze millions !

Une vaste réflexion est lancée entre la SNCF, Réseau Ferré de France, propriétaire des lignes, la préfecture et les collectivités locales sur l'avenir du site. Car compte tenu de ces prévisions, le redimensionnement de la gare va ressembler à un doublement. Cela concernera à la fois les infrastructures mais aussi les services (parking, loueurs de voitures, accueil, etc.)

Une vingtaine d'études sont en cours pour un coût total de 4 millions d'euros. Toutes les pistes sont étudiées : ouverture de la gare sur l'arrière, vers l'extérieur de la ville, déplacement possible de la direction générale (actuellement derrière la gare en face de la médiathèque).

Les études portent aussi sur les connexions avec les autres réseaux : métro, bus, tram, voire tram-train le long du Canal du Midi.

Malvy demande des garanties

Martin Malvy paraissait satisfait à l'issue de la réunion d'hier. Ses conditions pour la participation de la Région au financement de la LGV Tours-Bordeaux, préalable à la liaison Bordeaux-Toulouse, ont apparemment été entendues par le ministre.

« Ce que nous voulons, c'est que ce projet se réalise le plus vite possible. Cela fait des années que l'on se bat pour ça ! Et ce que nous voulons, c'est que quand la LGV Tours-Bordeaux sera achevée, les travaux de Bordeaux-Toulouse soient déjà engagés. Ce que nous demandons au ministre, c'est une garantie sur une partie du financement engagée par Midi-Pyrénées et les collectivités locales de la Région avant le début des travaux. Il y a un certain nombre de clauses qu'il s'est engagé à rédiger mais il s'est aussi engagé à venir à Toulouse pour les signer. »

Jean-Michel Baylet : « La vigilance demeure »

De son côté, Jean-Michel Baylet, président du conseil général de Tarn-et-Garonne estime que « le tronçon est conforme à ce qui était annoncé, à l'exception de l'entrée au sud du Tarn-et-Garonne pour lequel il y a une commande d'études complémentaires susceptibles d'avoir encore des conséquences dans ce secteur. Je suis particulièrement satisfait de constater que la démarche auprès de Jean-Louis Borloo, avec la députée Sylvia Pinel, ait porté ses fruits. Nous avions demandé que les contraintes concernant Auvillar, le Hameau de Bénis à Castelsarrasin, le passage dans la zone Montbeton/Lacourt-Saint-Pierre et Pompignan soient inscrites noir sur blanc. C'est le cas, bien pris en compte. Reste que le combat continue et la vigilance demeure de rigueur pour la défense des biens et la tranquillité des personnes. Toutefois, en écoutant le ministre du Budget annoncer le gel des dotations pour les collectivités pour une durée de 3 ans, je me demande comment va-t-on financer cette ligne à grande vitesse ! »

Finalisation la semaine prochaine à Toulouse

« On se revoit la semaine prochaine à Toulouse ! » Même si la date n'a pas été précisément fixée, Jean-Louis Borloo a clairement annoncé le tempo de la négociation en serrant la main de Martin Malvy, à l'issue de la réunion bordelaise.

Le symbole est là : c'est bien à Toulouse dans quelques jours et non à Bordeaux, hier, que l'accord de financement de la LGV Sud-Europe Atlantique devrait être finalisé.

« Il reste quelques points à ajuster pour confirmer notre participation. A partir du moment où la desserte de Toulouse est conditionnée à Tours-Bordeaux, j'ai toujours dit oui à notre participation à ce financement. Mais il faut que nous ayons la confirmation et l'engagement que les travaux démarreront bien en direction de Toulouse en 2016 et pas en 2017» a précisé Martin Malvy pendant la réunion.

« Il ne manque que quelques micro-ajustements. Je n'ai plus aucun doute que l'on va boucler le financement dans quelques jours. On se reverra pour ça à Toulouse », a répondu Jean-Louis Borloo. Le ministre a confirmé que Tours-Bordeaux-Toulouse et Tours-Bordeaux-Espagne sont bien un seul projet : Le Grand Projet du Sud-Ouest.

Confirmation donc dans quelques jours dans la Ville rose. Il n'y a plus qu'à préciser le jour et l'heure !

Source La dépêche du Midi

Le Pèlerin

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 10:32

Algérie - Chirurgie esthétique : Le fantasme devient accessible

chirurgie-esthetique.jpg

 

Une liposuccion à partir de 50 000 DA ou une réduction mammaire à moins de 200 000 DA : désormais, les Algériens partent de moins en moins à l’étranger pour avoir recours à la chirurgie esthétique, les prix locaux étant plus compétitifs. Le 9e Congrès international de médecine et de chirurgie esthétique d’Alger, qui s’est ouvert hier à l’hôtel Sofitel et se tient jusqu’à aujourd’hui, est l’occasion de faire le point sur cette pratique dans la capitale qui commence à rentrer dans les mœurs…

8h30. Au centre laser d’El Qods, Chéraga, Nassima est dans la salle d’attente. Chaque regard qui se pose sur elle la fait douter certes, mais pas assez pour faire marche arrière. Une fois reçue, elle énonce cette phrase d’un trait, comme si chaque seconde amoindrissait son courage et sa capacité à la dire : «Une réduction mammaire docteur, j’ai les seins pendants et trop gros, j’en souffre.» Le docteur Yacine Houfani, chirurgien plasticien, tente d’en savoir le plus possible sur elle et ses motivations. 37 ans, célibataire, agent commercial, souffrant de maux du dos et  gênée par une poitrine trop généreuse.

Le médecin examine, mesure, tâte et discute. La réduction mammaire est une opération lourde qui implique une hospitalisation de 48 heures, une anesthésie générale et des cicatrices qui peuvent s’avérer désagréables. Il s’agit de «consentement éclairé» dicté par l’éthique, précise le médecin. Nassima acquiesce et finit par demander : «Ça me coûtera combien ?» 200 000 DA. Adjugé. Ses économies sont faites. Nassima s’en va, rassurée, mais tout de même encore hésitante. Passera-t-elle réellement à l’acte ? Pas si sûr. On continue de penser aujourd’hui qu’en Algérie, la chirurgie esthétique est encore une pratique isolée, méconnue du grand public et soutenue par une catégorie privilégiée de la société. Ce qui est loin d’être le cas. Dans le cabinet du Dr Houfani, comme ceux de nombreux autres chirurgiens esthétiques, les patients se suivent et ne se ressemblent pas.

Effet marketing

A qui le tour ? Manuel, Portugais installé à Alger. Il n’est pas là pour une consultation, mais une séance de traitement des traces d’acné avec le laser Fraxel, l’un des plus modernes qui soit. Allongé sur une table de lit, Manuel sait exactement ce qui l’attend, il n’a donc pas peur. «C’est la première fois que j’ai recours à un chirurgien plasticien en Algérie, mais j’ai confiance.» Sur ces mots, Dr Houfani commence à appliquer le laser sur les surfaces du visage abîmées. Une légère odeur de brûlé survole la petite pièce blanche pendant que des carrés rouges et brûlants parcourent le visage du patient. Aucune plainte émise. «Liy’hab echbah ma yekoul Ah», célèbre adage algérien que le docteur Houfani tente de traduire à Manuel. «Quand on veut être beau, on a pas le droit de se plaindre.» Manuel est d’accord. Nassima et des centaines d’autres Algériens, de plus en plus nombreux à avoir recours à la chirurgie esthétique, seront certainement d’accord, eux aussi.

Liposuccion, plastie abdominale, réduction et implants mammaires, blépharoplastie, rhinoplastie… autant d’interventions pratiquées régulièrement qui confirment  que l’Algérie est loin d’être une néophyte en matière de chirurgie esthétique. On est encore loin derrière le Brésil, les Etats-Unis, la France, le Liban ou encore la Tunisie et leurs modèles de «bimbos» tout droit sortis de l’écran après un coup de scalpel des chirurgiens de la série américaine Nip/Tuck. Mais en quelques années, un véritable boom esthétique a changé la donne dans la société.

Tabou a la peau dure

La chirurgie esthétique commence à rentrer dans les mœurs et dans les créneaux en vogue. Où en est en Algérie ? Il n’existe pas de chiffres officiels permettant de faire le point sur la situation, mais un tour chez les chirurgiens d’Alger permet de situer la tendance. Il y a de plus en plus de demandes et quelques chirurgies ont plus la cote que d’autres. Pour ne pas faire original, la liposuccion est en tête de liste comme partout ailleurs dans le monde. La réduction mammaire suit de près pour marquer la différence avec les pays occidentaux où les femmes sont plutôt friandes d’implants mammaires. Les Algériennes sont gâtées par la nature sur ce plan au point de… vouloir s’en débarrasser ! Un comble d’ironie pour toutes les femmes du reste du monde qui rêvent de bonnets généreux et n’hésitent pas à avoir recours à la silicone, à défaut.

A la troisième et quatrième place, on retrouve la plastie abdominale (ventre) et la rhinoplastie (nez). Dans ce palmarès des chirurgies esthétiques les plus répandues, le prix de «la chirurgie la plus fantaisiste» revient à l’allongement du pénis dont beaucoup n’osent même pas imaginer l’existence en Algérie. Elle est pratiquée certes… mais en toute discrétion. Tabou oblige. La palme de «la chirurgie de détresse» sera attribuée, quant à elle, sans hésitation à l’hymenoplastie (reconstruction de l’hymen) qui permet à tant de jeunes filles d’échapper à la torture du déshonneur. «Un sujet dont il faut parler avec prudence pour la protection de ces pauvres filles souvent victimes de viol ou d’accident», précisent plusieurs voix qui tiennent à rester anonymes dès que le sujet de cette opération pratiquée par quelques chirurgiens à Alger est abordé. «Si on en parle trop, il est possible que l’on vienne légiférer pour en interdire la pratique», ajoute-t-on.

Si les Algériens commencent à avoir la chirurgie esthétique dans la peau, les tabous eux continuent d’avoir quand même la peau dure. Pour les malmener, une seule méthode efficace, la disponibilité et l’efficacité. Le docteur Houfani explique : «Avec les effets de mondialisation et les nouvelles méthodes d’information, les Algériens se mettent au diapason de ce qui se fait dans le reste du monde. La disponibilité des moyens, des compétences et des produits créent la demande.»

Et ce n’est pas Lamia, 55 ans, ayant eu recours deux fois à la chirurgie esthétique à Alger, qui le contredira. «Il y a de quoi se réjouir de cette disponibilité, j’ai fait un lifting, il y douze ans, suivi d’un implant mammaire quatre années plus tard. Satisfaite du résultat, je m’apprête à refaire mon lifting.» Même si tout acte chirurgical comporte des risques, les chirurgiens algériens assurent prendre assez de précautions et garantissent un suivi digne des procédures dans les pays de référence (Europe, Etats-Unis). Ce qui rassure les patients algériens.

Passage à l’acte

Le docteur Madjoudj, chirurgien esthétique praticien depuis plus de quinze ans, pense qu’en Algérie «les gens sont plus décomplexés par rapport à la chirurgie qu’on veut vous le faire croire. Mes jeunes patientes viennent le plus souvent accompagnées par un parent. Ceci contraste singulièrement avec les pays occidentaux où l’approche est plus solitaire». Amel, 34 ans, rencontrée à l’entrée d’un cabinet de chirurgie esthétique dans la capitale, explique à quel point pour elle le recours à la liposuccion a été salvateur dans sa vie sociale : «J’étais complexée et je me cachais avec des vêtements amples, m’interdisant toute féminité. Maintenant, je me sens belle, harmonieuse et séduisante, ce qui a forcément changé mes  rapports avec les autres.»

Pour elle, comme pour de nombreuses autres personnes torturées par leur image et les mauvais coups de la nature, le bonheur se trouve au bout du scalpel. Il y a seulement quelques années, les Algériens n’avaient pas la possibilité de modifier leur corps avec autant de facilité. Et si elles peuvent le faire aujourd’hui, c’est aussi parce que ces opérations sont possibles à des prix indétrônables. Même s’il est plus indiqué, en médecine, de parler «d’honoraires» sur lesquels d’ailleurs les médecins n’aiment pas trop s’étaler. Il a été possible d’obtenir les fourchettes. Se débarrasser de ses bourrelets de graisse en trop (liposuccion) coûte entre 50 000 et 110 000 DA. Retoucher son nez, entre 45 000  et 70 000 DA.

Les interventions mammaires, d’ajout ou de réduction, se payent entre 50 000 et 200 000 DA. Les liftings, à partir de 100 000 DA… mais l’accessibilité n’exclut pas l’hésitation. 11h.  Dans l’ascenseurs du centre commercial d’El Qods, Nassima qui a flâné de boutique en boutique pendant une heure, le regard dans le vague témoigne : «Il faut que j’y réfléchisse, que j’en parle à ma famille. Tout est flou dans ma tête, le médecin m’inspire confiance, mais j’ignore si j’aurais le courage…»

Source E Watan Fella Bouredji

Le Pèlerin

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 10:22

France - Permis à points : plus de tolérance ?

permis plus de tolerance 

Permis à points : plus de tolérance ?

La commission des lois de l'Assemblée nationale a décidé hier d'assouplir les règles de récupération des points du permis. Cette plus grande tolérance fait débat.

Après des années de tolérance zéro envers les délits routiers, l'heure est à l'assouplissement des règles sur le permis à points. L'Assemblée nationale a décidé hier en commission d'autoriser les automobilistes à récupérer la totalité des points perdus au bout de deux ans sans infractions, contre trois à l'heure actuelle. Mi-septembre, le Sénat était allé plus loin en votant contre l'avis du gouvernement la récupération totale des points dans un délai d'un an. L'Assemblée a donc atténué en partie ces mesures. En revanche, elle s'est alignée sur les propositions de la chambre haute du Parlement en ce qui concerne les infractions entraînant la perte d'un seul point. Les automobilistes pourront ainsi se le voir recréditer au bout de six mois sans nouveau délit, au lieu d'un an aujourd'hui. La commission des lois a également adopté un amendement de plusieurs députés UMP autorisant les conducteurs à réaliser un stage de récupération de points par an, contre un tous les deux ans actuellement. Toutes ces mesures seront intégrées au projet de loi sur la sécurité que l'Assemblée examinera mardi et mercredi prochain. « Il s'agit de privilégier la pédagogie en répondant au double objectif de rester ferme dans la sanction des infractions routières et d'aménager la sévérité du dispositif actuel, qui donne lieu aux dérives de revente de points et de conduite sans permis », précise Philippe Goujon, député UMP de Paris. De son côté, la Prévention routière considère que ces nouvelles dispositions vont encourager les automobilistes à adopter des conduites dangereuses. Le débat ne fait que commencer.

Pour - «Distinguer les chauffards et les étourdis»

Bernard Reynès, Député UMP des Bouches-du-Rhône

Vous avez été l'un des principaux artisans des mesures adoptées hier par la commission des lois de l'Assemblée. Pourquoi ?

Parce que je pense qu'une loi n'est bonne que lorsqu'il y a une graduation. Or, avant les modifications adoptées hier, nous ne faisions pas le distinguo entre les petites et les grosses infractions. Cette absence de progressivité donnait aux Français l'impression d'être harcelés. On assistait à une sorte de stigmatisation générale des automobilistes et il fallait absolument changer cela.

Ne pensez-vous pas qu'en permettant aux automobilistes de récupérer plus facilement leurs points, le nombre de morts sur les routes risque de se multiplier ?

Non, car je ne pense pas que les petites infractions soient à l'origine des morts et des blessés graves sur nos routes. Nous n'allons pas vers plus de laxisme, nous allons vers plus de souplesse. Ce n'est absolument pas la même chose. Il est évident que les infractions graves doivent être durement réprimées, peut-être plus qu'actuellement. Mais on ne peut pas retirer le permis à quelqu'un parce qu'il a commis quelques excès de vitesse inférieurs à 5 ou 10 kilomètres par heure. Ces petites infractions relèvent d'ailleurs plus souvent d'un léger manque d'attention que d'autre chose. En voyant que la loi sait faire la différence entre les chauffards -qui eux sont dangereux- et les étourdis verbalisés pour de petites infractions, je pense que les Français seront amenés à conduire plus prudemment.

Contre - «Le nombre de morts va repartir à la hausse»

Bernard Ladevèze Directeur départemental (31) de la Prévention routière

Que pensez-vous de cet assouplissement des règles sur le permis à points ?

Je désapprouve totalement cette décision, et je trouve ce revirement de politique assez inquiétant. C'est d'ailleurs la position nationale de la Prévention routière. Les conducteurs vont se sentir déresponsabilisés, puisque la peur de se voir retirer le permis, qui les encourageait à respecter le code de la route, va disparaître.

Selon vous, quelles seront les conséquences ?

Depuis des années, il est prouvé que le nombre d'infractions routières diminue lorsque la répression se renforce.

Avec ces nouvelles dispositions qui rendent plus facile la récupération des points, les automobilistes vont donc être encouragés à commettre des délits, et le nombre de morts sur les routes va repartir à la hausse.

Pour autant, trouvez-vous normal qu'un automobiliste puisse perdre son permis suite à plusieurs petits excès de vitesse ?

Il faut commettre beaucoup de petits excès de vitesse pour perdre son permis ! Rappelons qu'en dessous de 20 kilomètres par heure d'excès, il n'y a qu'un seul point retiré. Qui plus est, il existe déjà des dispositifs qui permettent aux automobilistes verbalisés de récupérer leurs points assez rapidement s'ils ne commettent pas d'autres infractions. À eux d'être vigilants et de s'inscrire dans des stages de récupération avant de se faire retirer le permis.

Avec 6 points, les jeunes conducteurs sont particulièrement vulnérables…

Sur ce point, il faut reconnaître que la loi est très sévère. À la moindre alcoolémie, le permis saute. On peut se poser la question du bien-fondé de ces 6 points.

Source La dépêche du Midi

Le Pèlerin

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 23:25
Recette de salada fattouche (Syrie)

proposée par : Annick

salada-fattouche.jpg

Ingrédients :

Laitue coupée en petits morceaux –
Concombres coupés en cubes –
Tomates ébouillantées, pelées, égrenées et coupées en cubes –
Feuilles de thym sauvage frais (à défaut des feuilles de thym cultivé ou de sarriette fraîche) –
Feuilles de menthe émincées –
Quelques feuilles d'estragon frais hachées –
Oignons blancs et oignons verts hachés –
Persil haché –
Aubergines en dés frites dans l'huile d'olive – FATTOUCHE
La quantité des produits utilisés ici est variable en fonction du nombre de convives, des légumes et herbes disponibles sur le marché et de l'importance des autres plats servis au cours de ce repas.
Pain arabe (khobz 'arabeh abyad).
Sauce :
Quelques gousses d'ail écrasées –
Jus de citron –
Huile d'olive –
Menthe séchée écrasée –.
Sel et poivre.

Préparation
• Mélangez tous les éléments solides à l'exception du pain.
• Arrosez d'une vinaigrette composée d'huile d'olive, de jus de citron, de menthe séchée, de sel et de poivre et d'ail écrasé.
Juste avant de servir, mettez sur le dessus de la salade des petits morceaux de pain arabe frits dans l'huile ou grillés au four (plus légers) – Mélangez et servez de suite.

Source : http://www.cuisine-pied-noir.com/recette_964_salada_fattouche_%28Syrie%29.html

Le Pèlerin

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 23:00

Algérie - La jeunesse algérienne entre le désir d’avenir et l’emploi informel

jeunesse kabyle

 Jeunesse désœuvrée

 

L’économie informelle regroupe toutes sortes d’activités diverses et variées, telles que le trafic de drogue, le proxénétisme ou l’emploi non déclaré dans de grandes firmes internationales. En effet, du pourboire que l’on donne aux gardiens de parking improvisés à la corruption, au travail au noir des transports clandestins ou de la petite escroquerie financière au grand banditisme, qu’elle soit licite ou non, l’économie parallèle est présente partout en Algérie.

En complément des dispositifs d’insertion professionnelle que l’Etat développe en direction des jeunes, il nous semble productif d’instituer un dispositif réglementaire afin d’intégrer l’emploi informel dans la sphère économique. Le terme d’économie informelle, qui désigne pour les uns une manière d’arrondir les fins de mois ou d’éviter le fisc, est dans sa réalité une solution de survie pour les autres. Inventé en 1972 par les institutions, en particulier la Banque Mondiale et le BIT (Bureau international du travail), il désigne les activités d’utilité économique et sociale qui se développent en dehors des structures institutionnelles classiques que sont les entreprises ou les administrations par exemple, et à l’écart des règles de l’échange monétaire.

Ainsi, toute activité de production, licite ou illicite, qui ne rentre pas dans les tableaux statistiques de la comptabilité nationale, en l’occurrence le PIB (Produit intérieur brut), fait partie de l’économie informelle. De plus, qu’elle soit permise par la loi ou interdite par cette dernière ou par la morale, l’économie souterraine a touché et touche encore toutes les civilisations, aussi bien à travers le temps que dans l’espace. Ainsi, du troc de nos ancêtres au commerce de rue actuel, il n’y a qu’un pas. Toutefois, l’économie informelle regroupe toutes sortes d’activités diverses et variées, telles que le trafic de drogue, le proxénétisme ou l’emploi non déclaré dans de grandes firmes internationales.

En effet, du pourboire que l’on donne aux gardiens de parking improvisés à la corruption, au travail au noir des transports clandestins ou de la petite escroquerie financière au grand banditisme, qu’elle soit licite ou non, l’économie parallèle est présente partout en Algérie, à un degré ou à un autre, y compris dans les plus grandes firmes qui ne déclarent pas leurs employés comme le reconnaissent les officiels du secteur du travail. L’existence d’un secteur dit informel dans l’économie est connue de tous, de même que son importance quant au nombre de travailleurs et de familles qui en vivent.

Ce phénomène, alternative vitale pour des catégories d’âges diverses, des femmes au foyer, des adultes ayant perdu leur emploi, et même des enfants, est cependant caractéristique de la population juvénile, qui arrive sur le marché de l’emploi. Ceux qui tentent de comprendre pourquoi l’informel existe se disputent, depuis longtemps, les explications variant en fonction des approches. Ainsi, les analystes inspirés par les théories de la modernisation voient dans l’informel une stratégie de survie pour ceux qui ne sont pas encore inscrits dans les circuits formels. Pour ce courant, en effet, les pays en développement doivent s’inspirer du modèle occidental, voie unique à suivre par tous. Même si ces analystes s’émerveillent devant la capacité d’invention des populations qui doivent se débrouiller pour survivre, ils considèrent que l’idéal est d’arriver à formaliser toute l’économie : contrat, respect des lois, présence dans les statistiques, voire organisation syndicale classique.

Par contre, ceux qui s’inspirent du respect des valeurs culturelles soulignent que l’économie informelle est une économie solidaire, issue des traditions communautaires, et qui incarne une forme de résistance à l’uniformisation des relations de travail selon le modèle industriel occidental. Ils argumentent, notamment, leur théorie dans le fait que l’objectif est de créer des emplois et que ceux-ci sont souvent attribués à des parents, des proches... (l’emploi familial qui se développe chez nous et qui consiste à confier les tâches de distribution aux enfants et celles de production aux parents de produits alimentaires ou artisanaux, par exemple). Ils valorisent, dès lors, positivement ce type d’activités, qui devraient être sauvegardées. En effet, un ministre en charge de l’économie a reconnu récemment que ce laisser-faire est utile pour préserver la paix sociale, l’Etat étant incapable de fournir du travail à tous. Dans cet esprit, les manques à gagner fiscaux sont considérés par l’Etat comme des transferts sociaux de fait !

Enfin, un troisième courant présente le secteur informel comme conséquence de l’évolution du système économique qui laisse sur la marge les plus faibles et les moins qualifiés. En Algérie, le travail informel est de grande ampleur. Il peut être considéré comme un palliatif ou même une solution à la chute de l’emploi et du chômage dans le secteur formel, surtout depuis la fin des années 90 (politique d’assainissement de l’économie adoptée à l’occasion de la réunion du gouvernement du 4 décembre 1996, qui a vu des licenciements en masse de travailleurs du secteur économique, et l’instauration du départ à la retraite sans conditions d’âge en 1997, d’où son importance. Il s’est imposé, dès lors, comme une alternative viable en termes de revenus. Durant ces années, le travail informel était considéré comme une menace et un danger pour l’économie nationale. Il était perçu comme un fléau social par les tenants de l’orthodoxie commerciale et économique, d’autant plus que son éradication était une contrainte pour le gouvernement, imposée par le FMI et la Banque mondiale, principaux bailleurs de l’Algérie à l’époque.

A ce sujet, nous avons tous assisté aux campagnes d’éradication du commerce informel menées par les autorités durant les années 90, dans le cadre du slogan de la moralisation de la vie sociale. Depuis, la crise sécuritaire et, récemment, économique sont passées par là ! Actuellement, il s’est imposé comme un secteur contribuant à la richesse nationale. Dans un contexte de crise et dans une conjoncture économique difficile pour l’économie nationale malgré l’embellie financière des années 2000 et les différents plans de relance de l’économie, le travail informel continue de constituer donc un substitut ou un complément, c’est selon, à l’emploi formel.

L’emploi dans ce secteur a connu une évolution remarquable. Ce qui le spécifie, c’est une dynamique d’expansion, de saturation, de prolifération et la mise au travail de catégories vulnérables. Les politiques publiques tentent par des actions spécifiques de domestiquer ce phénomène, notamment par la distribution de locaux aux commerçants non inscrits, la facilitation de l’obtention des micro-crédits ou par la création de petites entreprises (Anseg, Angem...). Cependant, dans l’objectif d’une intégration sociale réussie, les dispositifs existants, étant plus destinés à l’insertion, l’Etat est interpellé à l’effet de maîtriser ce phénomène de l’emploi informel !

Ceci revêt à notre sens une importance capitale pour deux raisons essentielles au moins :

1- à l’échelle de la collectivité

La maîtrise du phénomène, par la conception d’un cadre réglementaire approprié, permet à l’Etat de l’intégrer dans la sphère économique nationale, pour une meilleure lisibilité des indicateurs économiques (taux de chômage effectif, PIB, etc.) Pour ce faire, des mesures d’accompagnement devront êtres mises en place :
 sur le plan fiscal, l’allégement ou exonération par exemple ;
 sur le plan social, le droit à la protection sociale, à la retraite, au logement pour les célibataires par exemple ;
 sur le plan juridique et de la protection sanitaire, statut fixant les droits et obligations, réhabilitation du commerce ambulant, réglementation des espaces, contrôle de conformité, de l’hygiène...

2- A l’échelle de l’individu

L’intégration de l’individu qui s’adonne à la pratique du commerce informel (pouvant donc être illicite ou dangereux), dans un cadre reconnu par la collectivité, participe, à notre sens, au sentiment d’appartenance à cette dernière. Cette reconnaissance sécurisante est déterminante dans la cohésion sociale, dans la mesure où l’individu acquiert ainsi un statut social. Celui-ci se manifeste à travers les droits de l’individu (droit au logement, droit à la sécurité sociale, droit à la retraite...). Il se manifeste aussi à travers ses devoirs (cotisations par l’affiliation aux différentes caisses, sécurité quant à son avenir, ce qui lui permet de faire des projets d’installation matrimoniale ou résidentielle…).

Source El Watan Hocine Meraïhi Université Mentouri Constantine

Le Pèlerin 

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