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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 23:48

Le civilisateur et le barbare ou comment l’Ego transfigure son Alter (2e partie et fin)
evianEvian

Il faut détruire l’Emir Abdelkader
La contention cérébrale de ce politique ultracolonialiste lui venait de l’Emir Abdelkader, de ce « Cromwell musulman », comme il l’appelait. « Il ne faut pas désespérer de détruire Abdelkader », et de préciser à ses parlementaires qu’« il n’y a pas un homme de guerre qui se figure que Abdelkader pourra être détruit par la force des armes. » L’Emir, qui avait entrepris de profondes transformations dans les domaines politique, social et militaire, a parfaitement résolu l’épineuse question de fédérer les tribus autochtones, en bousculant les puissantes féodalités traditionnelles et en intégrant sous son autorité les nouveaux territoires alliés. Cet homme, d’une intelligence rare, a mis sur pied, dans des conditions draconiennes, et en très peu de temps, une véritable armée algérienne : des régiments d’infanterie et des bataillons militaires, selon les techniques européennes de l’époque. C’est ce type de politique d’envergure qui a permis à l’Europe actuelle de s’arracher à l’orée du XVe siècle des ténèbres de la féodalité. Tout le système politique de l’Emir avait pour soubassement une fiscalité adéquate, une organisation rationnelle, des ressources vitales et des structures d’approvisionnement éprouvées. Cette œuvre de titan poussa son adversaire jusqu’à avertir : « Il est à craindre que Abdelkader soit en train de fonder un pouvoir centralisé, plus agile, plus fort, plus expérimenté et plus régulier que tous ceux qui se sont succédé depuis des siècles dans cette partie du monde. »
Et de sommer ses pairs : « Il faut s’efforcer de ne pas lui laisser le temps d’achever ce redoutable travail. » (ibid.) Pour contrer cette stratégie de libération nationale, de Tocqueville édicta une série de mesures, dont la nomination du général Louis Juchaut de Lamoricière à la tête des affaires du pays. Il dira à son sujet : « Il a du mépris extrême pour la vie des hommes, de fort grands défauts, de fort grands vices et il faut le surveiller de très près. » Cette observation psychologique était néanmoins valable pour tout officier d’Afrique. Elle est révélatrice de cette profonde perversion de cette ancienne armée d’Afrique. « L’officier d’Afrique y prend l’usage, le goût d’un gouvernement dur, violent, grossier ; c’est là une éducation que je ne me soucie pas de généraliser et de répandre, mais c’est là aussi des façons de penser et d’agir très dangereusement pour un pays libre. » Et de prier pour que « Dieu nous garde de voir la France dirigée par l’un des officiers d’Afrique... et je confesse que ces hommes me font peur. » (ibid.) Pour détruire l’Emir Abdelkader, de Tocqueville conseilla de combiner simultanément le harcèlement militaire et la débauche des tribus qui lui étaient fidèles en leur faisant miroiter promesses et largesses. Cette combinatoire destructrice visait d’abord à délier les faisceaux tissés par l’Emir avec ses tribus et surtout à créer un schisme endémique, seul processus susceptible de phagocyter le système élaboré par Abdelkader. L’objectif recherché était clair : dresser les tribus les unes contre les autres pour les neutraliser et les soumettre collectivement au joug colonial. Mais l’efficacité d’une telle tactique guerrière ne pouvait être productive sans des razzias continues pour s’emparer des hommes sans armes, des femmes et des enfants, des troupeaux et la destruction systématique des agglomérations de populations et des récoltes.
« Il est de la plus haute importance de ne laisser subsister ou s’élever aucune ville dans les domaines de Abdelkader ; et toutes les expéditions qui ont pour objet d’occuper ou de détruire les villes anciennes et les villes naissantes me paraissent utiles. » (Ibid.) A la sacro-sainte trilogie — liberté, égalité, fraternité —, de Tocqueville, partisan d’étudier les barbares les armes à la main, et du choix de « ma mère avant la justice », opposait une burlesque déification du progrès civilisationnel. Il ne cessait de conseiller à ses parlementaires d’éviter de traiter « les sujets musulmans comme s’ils étaient nos concitoyens, nos égaux. » Traitant avec mépris le cri indigène dans la nuit coloniale, il fustigeait ses révoltes (comme des actes de mendiants, espèces de clergé ignorant, qui ont enflammé les esprits des populations et ont amené la guerre ». Ce maître à penser du fait colonial rangeait d’un trait de plume dans une quelconque mauvaise administration le supplice de la servitude coloniale. Celle-ci sera reprise bien plus tard par son épigone, Albert Camus, dans un racisme larvé et bien signifiée par cette phrase sibylline : « Le nationalisme arabe est le fruit des erreurs de l’administration coloniale » (A. Camus, Actuelles III 1958). Albert Camus considérait comme « illégitime » la revendication arabe de l’indépendance, et ce, quoi qu’en disent ses néo-courtisans toujours affiliés à la « métropole ». Ces révisionnistes, qu’un certain idéologue, fils d’immigré très médiatisé actuellement en France pour couvrir d’opprobre ce barbare des temps modernes, l’immigré, taxa de laudateurs au « romantisme dominé ».
Cette polyglossie coloniale, versatile et adultérant la réalité vécue, frise la glossolalie observée chez certains aliénés mentaux. Cette versatilité pathologique, verbeuse dans son expression, est bien insinuée par ce bref lamento que l’on serait tenté de rapprocher naïvement de celui d’Eugène Delacroix sur les massacres de Scio : « La malheureuse petite tribu... qui eut embrassé ardemment notre cause, il (Abdelkader, ndlr) l’a fait égorger. » Emouvante sensiblerie d’Alexis de Tocqueville à la neutralisation par l’Emir des premiers germes du schisme en fermentation. Mais c’est là surtout cet obsessionnel miroir de soi ne reflétant l’autre qu’aveuglément inféodé à nos desiderata. En fait, l’Emir Abdelkader n’avait fait qu’éloigner de sa communauté indigène, pour un temps, la terrible tunique de Nessus, ce centaure de la mythologie grecque, tué par Héraclès pour protéger son épouse Dejanire. En bon chrétien civilisé, Alexis de Tocqueville aurait dû cogiter stoïquement cette dilection de foi de l’apôtre Saint-Jean : « Celui qui prétend aimer Dieu qu’il ne voit pas, et n’aime pas son frère qu’il voit, est un menteur. » Le colonialisme doctrinaire du début du XIXe siècle, en conquérant les peuples dits barbares, par élision physiologique, culturelle, n’avait laissé en somme aucune alternative à une événementielle dialectique mitoyenne de soi et de l’autre, ne serait-ce que par altruisme. Cependant, cet emmurement de soi s’est quelque peu fissuré dès qu’il s’est agi de légitimer l’indignité renégate et délatrice.
Dans cette dramaturgie sociale, maître et renégats avaient uni leurs pulsions pour accélérer l’anéantissement de ce qui restait de l’autre en tant que témoin mémoriel déstabilisant. A posteriori, la culture colonialiste s’apparente dans son essence originaire à un dogme narcissique violent, à une affirmation identitaire forcenée, voire à une discrimination raciale auto-valorisante. Elle s’arc-boute sur ce fonds altéré aussi bien hellénique qu’hellénistique, scolastique et sémitique. Elle participe de ce mode de pensée exclusif, surplombant tout autre forme de pensée et lui conférant surtout une certaine sacralité au plan herméneutique. Mais cette logique cynique de projection de soi en l’autre est sous-jacente à une gesticulation manichéenne, vulgaire, tant elle n’observe en l’autre que ses étranges saillies, c’est-à-dire sa propre négation. Elle se refuse à toute autocritique décapante pour se repenser autrement, dans un décentrement reconstitutif de soi. De toute évidence, elle s’automutile en élidant de la réalité toute dualité.
Cette praxis de soi et de l’autre, de nature fondamentalement organique, porta au XIXe siècle toute la pensée impériale vers les rivages de son centre géoscripturaire, pour reproduire ailleurs son système néoféodal. En fait, tout est dit dans ce cheminement de la pensée occidentale : de la « civilisation qui marche sur la barbarie » à l’abrogation de lois nationales sous la pression sioniste, à la suppression de la matérialité symbolique des mosquées en Suisse, à la menace de l’identité française par la burqa, ce voile biblique porté par quelque 300 femmes musulmanes sur 1500 recensées. Sur ce dernier, la Bible est en effet explicite : lorsque « Rébecca leva les yeux, elle aperçut Isaac, et elle descendit de dessus le chameau ». Puis, elle dit au serviteur : « Qui est cet homme qui marche dans la campagne à notre rencontre. » Et le serviteur de répondre : « C’est mon maître. » Alors, elle prit un voile et s’en couvrit. (Genèse 24 : 64-65). Toute cette hystérie actuelle de l’Occident politique est symptomatique de la profonde crise identitaire de la civilisation technologique. Elle porte en son sein la nouvelle doctrine d’un fascisme endémique, où cette fois-ci la victime expiatoire, l’agneau du péché, n’est plus le Gitan, le Tzigane, le Juif, mais l’Arabe, le musulman, en un sens ce barbare déstabilisant. Hélas, l’histoire est ainsi faite — un éternel recommencement — où s’affirme en permanence cette civilisation ethnocentriste, mue par le mythe de Sisyphe. Ce qui change cependant dans ces idéologies guerrières, c’est leur frénésie pathologique, occultant en cela une misère philosophique d’un Occident en désarroi
Source El Watan Laloui Moussa
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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 23:09
Recette de salade de crevettes

proposée par : zahia d'alger

salade_de_crevettes_aux_pois_gourmands.jpg

 

 

 

Ingrédients

200g de crevettes décortiqées, 1 oignon, 1 gousse d'ail, quelques feuilles de laitue ,1 petit bulbe de fenouil1 petite tomate pulpeuse,olives noires, persil,vinaigrette, mayonnaise,2oeufs durs moutarde
jus de citron.

Préparation

Faites cuire les crevettes à la vapeur.
Préparez la vinaigrette avec l’huile d’olive, le jus de citron,la moutarde,le sel la gousse d'ail écrasée.
Dans une assiette plate,disposez les feuilles de laitue,le fenouil coupé en lamelles,la tomate en tranches,l'oignon en lamelles fines,parsemez de crevettes et arrosez de vinaigrette.
Ecalez les oeus durs,coupez-les en deux dans le sens de la longueur, mettez de la mayonnaise dessus et plantez une olive noire sur chaque demi oeuf.
En dernier ,parsemez de persil haché.
 

Source http://www.cuisine-pied-noir.com/recette_981_salade_de_crevettes.html

Le Pèlerin

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 11:02

Quand le divorce tend à se banaliser

mariage-algerien.jpg

Selon des estimations, la durée de vie d’un mariage en Algérie est de six mois chez 37% des couples. La fragilité dont font preuve les nouveaux mariés, a largement contribué à l’expansion de ce phénomène. Les causes évoquées sont souvent d’ordre socioéconomique, liées à un défaut de communication, mais aussi à l’éclatement du modèle de famille antérieur. Les altercations entre belle-fille et belle-famille et la demande de la conjointe de vivre seule avec son mari, figurent en tête des arguments avancés. Autant de causes qui ont certes leurs poids. Elles ne sont néanmoins pas les seules à détruire les nouvelles unions. «Les couples en instance de divorce mettent souvent en avant les problèmes d’ordre socio-économique. Les causes liées à la sexualité du couple sont généralement occultées», affirme maître Seddat. Un malaise peu révélé parce que vécu comme tabou, selon elle.

Le mariage d’autrefois en perte de sens
Ils ne sont pas moins de 41 549 couples à avoir divorcé en 2009, soit 52%. Un taux qui témoigne d’une grave expansion du phénomène.

Les affaires liées au divorce enregistrées ces dernières années ont, autant dire, dépassé toutes les prévisions. Les raisons religieuses, politiques, socioculturelles, économiques qui maintenaient autrefois les liens d'une union perdent de leur sens. Il s’agit d’un phénomène sociétal qui risque de bouleverser la structure de la famille algérienne et de la société tout entière. Les dernières statistiques du ministère de la Justice font état de 12 900 divorces prononcés à l’amiable, 20 134 divorces à la demande unilatérale de l’époux contre 4 650 à la demande de l’épouse, et 4 464 par «kholoô». Une réelle évolution dans les mœurs au vu des chiffres cités ci-dessus. Le «kholoô», un droit de divorce accordé à la femme où cette dernière peut racheter sa liberté sans avoir à présenter des preuves d’une quelconque maltraitance conjugale, est un procédé qui semble avoir la cote en Algérie. La valeur de l’indemnité compensatoire versée à l’époux dans ce cas est déterminée par le juge. Loin du cliché traditionnel, les femmes paraissent assumer aujourd’hui pleinement leurs choix, n’hésitant pas à crier haut et fort leur volonté de se séparer de leurs conjoints lorsque la vie de couple devient insupportable. De plus en plus affirmées, elles ne sont plus disposées à subir les abus de leurs belles-familles ou le machisme de leurs maris. Pourtant, non sans conséquence, cette détermination les conduira à faire face, une fois le divorce prononcé, au poids des traditions. En effet, les femmes divorcées se retrouvent, dans la majorité des cas, à vivre dans un climat de suspicion, livrées à une sorte d’interrogatoire social et familial. Sans compter l’image négative faite de sentiments de honte que leur divorce jette sur leurs sœurs célibataires ou globalement sur leurs familles. Une conception archaïque aux conséquences préjudiciables pour nombre d’entre elles, poussées ainsi à endosser seules la responsabilité de leur choix, même si le verdict est en leur faveur. Cela ne s’arrête pas là, notamment pour les mères de famille. «Ce phénomène en constante expansion, pose un réel problème aux mères de famille qui se voient livrées à elles-mêmes après le divorce. Le conjoint est certes tenu d’assurer un logement ou à défaut un loyer à la mère, bénéficiaire de la garde de ou des enfants. Mais le loyer réclamé n’excède pas les 6 000 DA, voire 4 000 DA par mois. Une somme qui ne peut en aucun cas garantir un logement décent à une mère et à ses enfants», déplore maître Seddat. Dans ce contexte, la femme est davantage affectée par, aussi bien, la rupture du lien conjugal que par les lois qui ne protègent pas toujours ses droits. En revanche, contrairement aux idées reçues, l’impact psychologique retentit de la même façon sur les deux conjoints. Dans notre société traditionaliste, l’homme divorcé paraît, pourtant, épargné par les retombées de la rupture du lien conjugal. En apparence seulement, car le chamboulement qui s’ensuit peut le faire plonger dans un état de saturation limite avec ce sentiment de devoir quitter une vie pour se jeter dans l’inconnu...

Logement et pension alimentaire, la pomme de discorde
De nombreux avocats s’accordent à dire que le plus grand problème auquel sont confrontées les femmes après le divorce est le droit à la pension alimentaire et au logement. La valeur de la pension alimentaire, souvent jugée symbolique, est calculée sur la base des ressources du père. Elle reste versée jusqu’à la majorité du garçon et le mariage pour les filles. Quant au logement, un véritable casse-tête pour les mères divorcées, il incombe, selon les lois en vigueur, au père qui, à défaut, doit assurer le versement d’un loyer. Dans la réalité, les choses sont toutes autres et les lois peu respectées. «Il est rarement évalué sur la base des prix pratiqués dans le marché immobilier», atteste maître Seddat. La loi stipule que «l'enfant gardé est maintenu dans le domicile conjugal jusqu'à l'exécution par le père de la décision judiciaire relative au logement». Autrement dit, le père ne se présente pas avec un contrat de location devant le juge censé prononcer le divorce. La mère est ainsi tenue de rester avec ses enfants au domicile conjugal jusqu'à ce que son ex-mari lui trouve un logement. Une situation qui ne convient pas toujours aux femmes divorcées, surtout celles qui sont sujettes à des mauvais traitements, aussi bien de la part de leurs ex-maris que de leurs belles-familles. L’article 72, qui traite de ce problème, ne semble pas avoir réglé la question du logement et de l’exécution par le père de la décision de justice.

Un sentiment d’échec à l’annonce du verdict
Alors que les séances de réconciliation et des verdicts de divorce se suivent au tribunal de Bir Mourad Raïs, anéanties, les femmes concernées cachent difficilement leur sentiment de solitude et de douleur.

Submergée par cette responsabilité d’élever ces trois enfants toute seule, Naïma, une mère de famille de 45 ans, rencontrée au tribunal de Bir Mourad Raïs, raconte vivre une épreuve insurmontable. Anéantie par la peine à l’annonce du verdict et le sentiment d’échec, elle avoue ne pas savoir par où commencer pour retrouver un semblant de stabilité et de sécurité. Toutes les personnes rencontrées sur place, hommes ou femmes, disent passer de durs moments et avoir beaucoup de mal à faire face. En effet, contrairement aux idées reçues, le sentiment de culpabilité, d’impuissance et de douleur, selon les différents témoignages, envahit les deux conjoints quel que soit celui qui a formulé la demande de divorce. Un psychologue américain, Fitzhugh Dodson, a, dans un chapitre consacré aux personnes nouvellement divorcées, expliqué : «Aussi étonnant que cela paraisse, les deux époux se sentent rejetés par le divorce.» Car en plus «de la destruction de leur façon de vivre, de leur frustration, de leur moi déchiré, une dernière épreuve les attend : la solitude est toujours la plus torturante». Sous l’effet de la peine de et des pensées négatives, les divorcés sont des personnes très fragiles. «Maintenant que personne ne compte dans leur vie, personne à qui s’opposer ou avec qui partager. Toutes ces blessures intérieures font qu’un divorcé doit combattre un sentiment d’inadaptation», poursuit le Dr Dodson qui parle «d’habitudes bouleversées et d’une douleur intense» chez ces personnes. «Votre propre image est bouleversée», précise-t-il en s’adressant aux divorcés. Cette lecture reste cependant peu admise dans notre société, qui ne considère pas dramatique la situation d’un homme qui vient de divorcer. Les traditions patriarcales qui continuent à régir le quotidien lui procurent parfois même une dimension de fierté. «Le divorce a anéanti mes habitudes et a détruit ma carrière professionnelle. Le plus dur reste l’éloignement de mes enfants et toute la pression qu’ils subissent», témoigne Cherif, qui n’a pas vu ses deux fils depuis plus d’un an. La procédure de divorce engagée par son épouse bute sur le refus de celui-ci à divorcer. Cherif espère retrouver bientôt ses enfants après l’ultime séance de réconciliation prévue pour septembre prochain. Dans le cas de Cherif, ils sont des centaines à souffrir de l’absence de leurs enfants. Par vengeance et rancune, la belle-famille n’hésite pas à prendre les enfants en otage tout au long de la procédure judiciaire. N’ayant pas encore obtenu le droit de visite, les pères sont, de ce fait, exclus du paysage de leur propre progéniture.
Un sentiment de frustration que les thérapies les plus en vogue ne peuvent effacer. On peut ainsi affirmer sans exagérer que si le divorce est un drame pour la femme, il en est de même pour l’homme.

Mme Nacera Merah* à InfoSoir - «Les couples n’ont pas le temps ni la possibilité de se connaître»
InfoSoir : Six mois de mariage... Cela paraît être un temps record pour une union sacrée, entourée de traditions séculaires. Y a-t-il une explication sociologique à cet phénomène ?
Mme N. Merah : Le terme «sacré» est d’abord inapproprié. Il se rapporte aux mariages célébrés à l’église. Car chez les catholiques, le mariage conclu à l’église est indissoluble. D’ailleurs, le droit au divorce dans plusieurs pays occidentaux est récent.
Chez les musulmans et les Arabes, le divorce se pratique depuis la nuit des temps. Il n’a jamais été interdit et le mariage n’a jamais été sacré. Il a toujours été conclu avec un contrat, même oral parfois, donc sujet à dissolution. Quant aux traditions, elles n’ont pas, n’ont plus, sacralisé l’union. Allez voir du côté des grandes tantes et des grand’mères. Qui dans sa famille n’a pas de parents divorcés. Les divorces précoces ne sont pas un phénomène nouveau. La nouveauté réside dans le fait d’en parler, d’établir des statistiques et de s’interroger. Qui s’intéressait dans le passé aux mutations sociales ? Quels chiffres avions-nous, alors que le mariage était célébré sans aucune inscription à l’état civil ?
Quant à l’augmentation des cas de divorce, l’explication me semble être que les couples n’ont pas le temps ni les possibilités de se connaître. La cohabitation ouvre les yeux sur les différents aspects de la personnalité de l’autre ; surgissent alors une mésentente, les disputes et puis la séparation. On ne peut se faire une idée concrète et précise sur des phénomènes de société qui ne sont ni étudiés ni analysés et dire qu’ils sont nouveaux. A ce jour, des études ont été certes faites mais pas suffisamment approfondies.

La perception du divorce a-t-elle changé au fil du temps ?
Le mariage demeure une institution. Les lois régissant la société sont dictées par un code de la famille qui considère que la base de la société est la famille et non l’individu. Deux aspects qui font que la perception du divorce ne changera pas, d’autant plus que le mari reste dominant dans cette action. La femme divorcée, quant à elle, est prise pour asociale. Le divorce, pour bon nombre de concitoyens, est en effet une répudiation officialisée par le tribunal.

Quelles en sont, à votre avis, les causes réelles ?
Elles sont nombreuses. Je dirais les conditions socio-économiques, l’ambiguïté qui peut émailler les relations hommes-femmes, la violence, les difficultés au quotidien liées à la cohabitation de familles nombreuses dans des logements exigus, le manque de distraction, d’ouverture sur le monde... Franchement, il y a lieu de s’étonner que des couples tiennent encore !

L’indépendance financière de la femme algérienne est de plus en plus mise en cause. Qu’en pensez-vous ?
Cela sous-entend que pour garder une épouse il faut la priver de ressources. Cela s’apparente plus à une subordination. Au contraire, si certains couples tiennent toujours, c’est en partie parce que les femmes subviennent aux besoins de la famille.

Les nouvelles générations ont-elle tendance à calquer le modèle occidental ?
Les nouvelles générations sont loin de ce que vous qualifiez de «modèle occidental». Ces générations ne sont pas francophones, elles sont issues de l’école fondamentale, arabisées, tournées vers le Moyen-Orient et les traditions islamiques et islamistes. Que calquent-elles ? A mon avis, il faut cesser de se braquer sur l’Occident. Le mal vient d’ailleurs...

Source Infosoir Assia Boucetta Sociologue et chercheur à l’université

Le Pèlerin

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 23:52

Belle leçon de vie .........L'âne au fond du puits

ane-et-puits.jpg 

Un jour, l'âne d'un fermier est tombé dans un puits. 
L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures, 
et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il 
a décidé que l'animal était vieux et le puits devait 
disparaître de toute façon, ce n'était pas rentable 
pour lui de récupérer l'âne.
Il a invité tous ses voisins à venir et à l'aider. 
Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à 
enterrer l'âne dans le puits.
Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait et se 
mit à crier terriblement. 
Puis à la stupéfaction de chacun, il s'est tu.
 Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement 
regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce 
qu'il a vu.
 Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, 
l'âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se 
secouait pour enlever la terre de son dos et montait 
dessus.
 
Pendant que les voisins du fermier continuaient à
pelleter sur l'animal, il se secouait et montait dessus.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l'âne soit hors du 
puits et se mit à trotter!' 
La vie va essayer de t'engloutir de toutes sortes 
d'ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se 
secouer pour avancer.
Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de 
progresser. Nous pouvons sortir des puits les plus 
profonds en n'arrêtant jamais. Il ne faut jamais
abandonner!
Secoue-toi et fonce!
Rappelle-toi, les cinq règles simples! À ne jamais oublier, surtout 
dans les moments les plus sombres.
Pour être heureux / heureuse :
1. Libère ton coeur de la haine. 
2. Libère ton esprit des inquiétudes. 
3. Vis simplement.. 
4. Donne plus. 
5. Attends moins . 

6 " En espérant que ce texte puisse vous aider "
Merci d'être là..!. 
Ce texte m'a été envoyé, je l'ai trouvé beau, 
je n'ai pas pu le garder pour moi et 
j'ai voulu le partager à mon tour avec toi. 
J'espère que tu feras pareillement

Le Pèlerin

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 23:34

au début de la colonisation
emir-abel-kader.jpg

 

Algérie - Le civilisateur et le barbare ou comment l’Ego transfigure son Alter (1er partie)
En 2001-2002, Jean-Marie Tremblay, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi (Québec), réalisait une intéressante édition électronique sur l’histoire coloniale de l’Algérie de 1837 à 1847 (sitewebhttp://pages.infinit.net/sociojmt).
Celle-ci reprend les lettres et les rapports de l’un des plus farouches partisans de la colonisation de l’Algérie : Charles Alexis Clérel de Tocqueville.
L’un des deux peuples devrait mourir
Ce néophyte, convaincu que la domination coloniale de l’Afrique doit être fermement maintenue et que la guerre d’Afrique « est aujourd’hui une science nouvelle que le maréchal Bugeaud a perfectionnée », se plaisait à répéter que cette science, ou plus précisément ce système de gouvernement indigène reposait sur les généraux français et leurs agents locaux, les officiers des bureaux arabes. Pour être efficace, les maillons d’un tel système devraient s’articuler sur trois principes :
le pouvoir politique, celui qui donne la première impulsion aux affaires, doit être entre les mains des Français ;
la plupart des pouvoirs secondaires doivent au contraire être exercés par les habitants du pays (cf, les officiers des bureaux arabes, ndlr) ;
la maxime de gouvernement : « C’est sur les influences déjà existantes que notre pouvoir doit chercher à s’appuyer ». En fin « stratégiste », Alexis de Tocqueville, historien, magistrat et homme politique français, qui deviendra ministre des Affaires étrangères de son pays en 1849, prédisait sans coup férir dans un de ses rapports aux parlementaires français que « l’Algérie deviendrait tôt ou tard, croyez-le, un champ clos, une arène murée, où les deux peuples devraient combattre sans merci et où l’un des deux devrait mourir ». Acteur engagé dans la tragédie algérienne, il se définissait comme un civilisateur qui « a moins de fanatisme que l’indigène », et, muni hélas des principes et des lumières de la révolution française, mais n’hésitant surtout pas à proposer pour consolider et bien ancrer le joug colonial de faire « marcher ensemble, s’il est possible, la colonisation et la guerre ». Certes, en cela, il ne faisait que conforter cette emphase de Victor Hugo : « C’est la civilisation qui marche sur la barbarie... un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit. Nous sommes les Grecs du monde. C’est à nous d’illuminer le monde. » Décrivant ce qui s’est passé lors de la prise d’Alger et le transfert des Turcs, depuis le dey jusqu’au dernier soldat de sa milice vers la côte d’Asie, de Tocqueville relevait des faits particulièrement significatifs de la nature profonde de cette « civilisation qui marche sur la barbarie ». « Afin de mieux faire disparaître les vestiges... nous avons eu soin précédemment de lacérer ou de brûler la trace de ce qui s’était fait avant nous. » Et d’ajouter : « Nous détruisîmes un grand nombre des rues d’Alger... je pense en vérité que les Chinois, dont je parlais plus haut, n’auraient pu mieux faire. » (A. de Tocqueville, deuxième lettre 1837, op.cit.) Pour le barbare, en l’occurrence l’indigène, le résultat final étant pratiquement le même, le civilisateur conserva pour l’asservir l’usage du bâton et du yatagan, comme moyens de police. Pour Alexis de Tocqueville, en négationniste de l’histoire autochtone, les habitants de l’Algérie, excepté les Kabyles, sont des Arabes venus du Yémen il y a plus de 2000 ans pour coloniser les terres vacantes d’Afrique du Nord. Ils sont gouvernés depuis plus de trois cents ans par la régence turque. Ces peuples ont perdu par conséquent l’habitude de se gouverner eux-mêmes. C’est là une théorie biaisée, mais mieux instillée au sein de l’opinion publique et devenue par force récurrente, une sorte de doxologie officielle. Cette contrevérité est une fallacieuse justification idéologique fondamentale que des cercles du pouvoir politique développèrent pour faire accréditer la gestuelle du coup de l’éventail et mobiliser ainsi les corps constitués autour de la question coloniale. Après la dévastation du système politique beylical, fortement hiérarchisé, et de sa base administrative, de Tocqueville, pris dans son maelstrom colonial, reconnaissait que le rétablissement des confréries maraboutiques a eu un effet certain et rapide sur le gouvernement indigène et qu’il faudrait se servir de cette renaissance de l’aristocratie nationale arabe pour mieux soumettre les populations à la servitude coloniale. « L’Européen a besoin de l’Arabe pour faire valoir ses terres. L’Arabe a besoin de l’Européen pour obtenir un haut salaire. »
C’est la seule reconnaissance que le pouvoir politique français accordait au barbare. Cette dialectique du civilisateur, c’est-à-dire ce rapport social néo-féodal-serf, a dû faire pâlir une fois de plus dans sa tombe ce révolutionnaire français du XVIIIe siècle, Jean Paul Marat. Le ridicule dans l’exaltation de ce magistrat de renom transnational est d’avoir éludé sournoisement l’article premier de la Déclaration française des droits de l’homme, qui dispose : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » Ces « hauts salaires », dont il est question, sont en fait dérisoires par rapport à ceux offerts aux Européens et n’excédèrent guère jusqu’en 1913, 2,50 F la journée pour l’ouvrier indigène non qualifié. Certes, au moment de l’invasion française, le système productif autochtone était caractérisé par une stagnation des forces productives et l’existence d’une bourgeoisie plus spéculatrice que productrice « foncière qu’agraire » et reproduisant des faire-valoir archaïques. Cette bourgeoisie ayant un caractère social largement populaire, conserve par « le jeu d’une coexistence au sein du même groupe familial, des situations socioéconomiques différenciées ». (G. De Villiers, Pouvoir politique et questions agraires en Algérie p. 386, thèse Louvain 1978). Le démantèlement de la structure foncière indigène pour aliéner la force de travail autochtone et extraire le capital terre à son emprise sociale traditionnelle s’avérera crucial pour l’homme politique qu’est Alexis de Tocqueville. « La question vitale pour notre gouvernement, c’est celle des terres. Quels sont en cette matière, notre droit, notre intérêt et notre devoir ? » (A. de Tocqueville deuxième lettre 1837). Traitant du système foncier en Algérie, au moment de la pénétration française, Karl Marx disait : « C’est l’Algérie qui conserve les traces les plus importantes après l’Inde de la formule archaïque de la propriété foncière. La propriété tribale et la familiale indivise y étaient la forme la plus répandue. Des siècles de dominations arabe, turque et enfin française ont été impuissantes, sauf dans la toute dernière période officielle, depuis la loi de 1873, à briser l’organisation foncière fondée sur le sang. » (K. Marx, cité par A. Hersi, in Les mutations des structures agraires en Algérie depuis 1962, p. 31, éd. SNED. 1981).
La béatification du joug colonial
La résistance kabyle à sa désintégration sociale et politique est interprétée comme une loi générale de tout peuple barbare : « Quant aux Kabyles, ils devinrent encore plus inabordables ; la haine naturelle qu’ils avaient des étrangers venant à se combiner avec l’horreur religieuse qu’ils éprouvaient pour les chrétiens dont la langue, les lois et les mœurs, leur étaient inconnues, la chute des Turcs produisit peu d’effets sur eux. » Cette culture de l’aversion et son travestissement par l’idéologie dominante qui béatifie le joug colonial issu d’une « guerre habilement et glorieusement conduite » et diabolise son vis-à-vis en tant que différent historiquement « Abdelkader réduisit à des actes barbares qui attestent plus de son impuissance que de sa cruauté » et que cette guerre n’est pas d’Etat à Etat mais de « race à race », fut glorifiée 175 ans plus tard, un certain 23 février 2005 par un Parlement de lobbies à forte dénotation néocoloniale. Alexis de Tocqueville, en architecte de la politique coloniale, admet néanmoins qu’un peuple qui craint pour sa liberté aime mieux transhumer que de subir la tyrannie d’un despote ; et que la domination coloniale est le produit quotidien « de la force et de la profonde terreur qu’elle inspire. » Il nuança cependant la sienne par cette conjecture : « Un peuple, puissant et civilisé comme le nôtre, exerce par le seul fait de la supériorité de ses lumières une influence presque invincible sur de petites peuplades à peu près barbares. » Ces « lumières » du maréchal Bugeaud et de son acolyte, Alexis de Tocqueville, encensées par le poète Victor Hugo, ne diffèrent pas en fait de celles du Mongol Hulagu, ce roi guerrier de la Haute Asie qui ravagea Baghdad en 1258. C’est ce que la sagesse vernaculaire appelle par euphémisme Hadj Moussa et Moussa El Hadj, ou bonnet blanc et blanc bonnet. Tout cela nous amène à penser que ce système de gouvernement indigène, créé en partie et appliqué par le sanguinaire Bugeaud, donnait au politique sa consubstantialité d’être ou qu’il était l’émanation d’une volition collective, une sorte de catharsis consciente ou non à même d’exorciser les souvenirs terribles de la tragédie algérienne, et ce que de Tocqueville lui-même qualifiait de « naufrage universel ». Après la compression des tribus dans leurs réserves, leur interdiction de faire l’échange économique et le régentement de leur sentiment religieux, Alexis de Tocqueville veut encore ravager le pays tout simplement parce que « le droit de guerre l’y autorise. »
En exhumant de leur sépulcre mes vieilles notes de littérature, jaunies par le temps, mais luxuriantes de vie humaine, ce Montesquieu de mon adolescence m’irradia de ses Lettres persanes. J’ai un long moment oublié mon civilisateur, Alexis de Tocqueville, pour me projeter, moi le fils du barbare, dans ce baron de la Brède. Cent ans séparent les deux hommes, mais surtout deux humanismes, deux intelligences antagoniques culturellement, et pourtant fruits d’une même civilisation qui a donné à l’universalisme son archétype canonique. N’ayant pu prendre possession de l’âme de ces tribus « barbares » de l’époque qui, dit-il, sont de « petites nations complètement organisées » pour les soumettre à la servitude, Alexis de Tocqueville réclamait que la guerre continue à être poussée vivement : « En quoi est-il plus odieux de brûler les moissons et de faire prisonniers les femmes et les enfants, que de bombarder la population inoffensive d’une ville assiégée ? » Et pour justifier cette abomination auschwitzienne, ce civilisateur que rien ne différencie de son alter ego, Heinrich Himmler, déclarait : « Ces actes ne me révoltent pas, ni même autant que plusieurs autres que le droit de guerre autorise évidemment. » (A. de Tocqueville, Travail sur l’Algérie 1841). Malgré ses propositions de créer de petits corps légers ou voltiges capables d’atteindre n’importe quelle portion du territoire conquis, une infanterie de 4000 hommes munie d’une cavalerie en rapport avec leur nombre, des régiments spéciaux à l’Afrique, et ce, tout en consolidant les dispositions des 80 000 soldats chargés de la protection des 20 000 colons, de Tocqueville avouait que cette guerre ne ressemble guère à aucune autre du fait «que nous n’avions pas en face de nous une armée, mais la population elle-même.» (A suivre)
Source El Watan Laloui Moussa
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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 23:00

En finir avec les ampoules 

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Les ampoules peuvent être évitées si l'on prend les précautions nécessaires.


Les randonneurs estivaux sont les proies de prédilection de ces petites brûlures douloureuses mais sans gravité. Revue de petits gestes simples qui permettent d'éviter les ampoules
 
 
Qui n'a jamais vu une journée de marche ou de shopping gâchée par les ampoules ? Dues à des frottements répétés qui provoquent un décollement de la partie superficielle de la peau (épiderme), les ampoules, ou phlyctènes, sont le cauchemar des marcheurs, aguerris ou débutants. Si les pieds sont leur zone de prédilection, elles peuvent apparaître n'importe où du moment qu'il y a frottement : sur les mains pour les tennismen et rameurs, ou même sur les fesses pour les cyclistes.
Pour éviter les ampoules, le plus logique reste encire de limiter les frottements, sachant également que les conditions atmosphériques jouent un rôle prépondérant dans l'apparition des ampoules. Plus il fait chaud, plus l'on transpire et donc plus ça frotte : c'est le cercle vicieux des ampoules. Parfois, l'explication est beaucoup simple : des mauvaises ou des nouvelles.
10 conseils aux marcheurs occasionnels pour prévenir leur apparition :
 
A l'achat, choisissez vos chaussures en fin de journée : le pied est alors bien gonflé comme c'est le cas après une journée de marche.
Prendre les chaussures avec une taille ou deux
de plus pour anticiper la prise de volume pédestre après une journée de marche sous le cagnard.
Le choix
des chaussures est primordial pour éviter les ampoules. Faites vous conseiller par un vendeur qui saura ce dont vous avez besoin selon votre profil et les activités prévues.
Veiller à "faire" les chaussures avant de les utiliser.
Les étrenner le premier jour de marche est le meilleur moyen de se faire des ampoules.
Porter des chaussettes adaptées
, bien épaisses. Avant, on conseillait systématique des chaussettes en coton ou en laine, mais aujourd'hui, il est possible de trouver des chaussettes "spécial rando". Généralement renforcées au niveau des zones vulnérables, elles sont faites dans des matières synthétiques étudiées pour diminuer la transpiration et les frottements. Dans tous les cas, éviter les petites socquettes d'été, même s'il fait trop chaud.
Protéger les zones exposées
(orteils, talons, etc.) par un sparadrap hypoallergique ou un pansement "seconde peau". Egalement appelé pansement colloïdal, il protège tout en laissant respirer la peau. Ils se présentent dans différentes tailles ou formes qui s'adaptent quelle que soit la zone à protéger : talon, orteil, etc.
Mettre du talc dans les chaussettes
ou sur les mains pour éviter l'humidité et les frottements.
8» Le spray anti-transpirantdans les chaussures peut également s'avérer bien pratique pour éviter la macération et la prolifération des bactéries.

Masser les zones vulnérables avec une pommade grasse avant l'effort.
10»Couper les ongles de pieds à ras, en évitant de laisser des saillies.
 
Une fois ouvertes, les ampoules peuvent s'infecter et là c'est le drame : les germes en profitent pour s'y incruster.
L'alcool est d'ailleurs à éviter pour désinfecter. Préférer l'éosine ou la bétadine.

Coureurs professionnels, randonneurs et rameurs
 
Ces personnes doivent avoir une hygiène pédestre, ou manuelle pour les rameurs, irréprochable. Cela passe notamment par :
»Ne pas prendre de bains de pieds prolongés et chaud qui fragilisent la peau.
»Se nettoyer régulièrement
et à fond les zones vulnérables : entre les orteils, les talons, etc.
»Appliquer de la crème anti-frottements en massages réguliers sur tout le pied, en insistant sur les zones vulnérables.

»Tanner la peau : ça n'est pas pour faire un joli sac à partir de votre peau, simplement l'endurcir, la rendre plus épaisse pour diminuer le risque d'apparition d'ampoules. Le pédicure ou podologue prescrira une solution tannique, le plus souvent à base de jus de citron et de camphre, à badigeonner sur les pieds, que l'on hydratera avec attention après. Ces opérations, tannage-hydratation, doivent être faites tous les jours pendant environ un mois pour être vraiment efficaces.
Tanner la peau
Pour les personnes sujettes aux ampoules à répétition, un tannage de la peau des pieds peut être préconisé. Une version maison du tannage peut être pratiquée en appliquant chaque matin le jus d'un demi-citron sur les pieds. Veiller à bien hydrater après cela car cette opération a tendance à assécher la peau. Attention, le tannage ne peut être effectué que sur une peau vierge de toute plaie.
 
Source Internaute Santé
 
Le Pèlerin

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 23:00

Marrakech parmi les destinations les plus attrayantes au monde  

La Place Jemma el Fna

La Koutoubia

Marrakech c'est la  ville préférée  de nombreux Touristes….Au Maroc, il y a certes aussi Casablanca et les villes impériales mais Marrakech reste dans le cœur de tous les touristes

Le journal britannique, The Independent, a choisi, dans son supplément des voyages du week-end, la ville impériale de Marrakech parmi les destinations touristiques les plus attrayantes au monde.
Marrakech occupe ainsi une place de choix parmi des destinations aussi prestigieuses que Séville, Cordoue et Grenade (Espagne), Florence et Rome (Italie), Prague, Vienne, Budapest, Berlin et Paris ou encore le Canada et l’Afrique du sud.
Dans sa présentation de la ville ocre, The Independent souligne que le Maroc, qui reste un carrefour entre les cultures européenne, asiatique et africaine, offre aux visiteurs une expérience unique.

Le Tombeau des Saadiens

Les Souks

Avec son paysage diversifié, ses senteurs et ses couleurs, le Maroc ne cesse de capturer l’imagination de ceux qui le visitent. De l’atmosphère romantique de Marrakech, pleine de mythe et de mystère, au paysage splendide des montagnes de l’Atlas, le Maroc mène ses visiteurs dans un voyage des sens.

Histoire de Marrakech 

Simple camp de caravaniers pendant des siècles, la naissance de Marrakech a lieu en 1062 sous l’impulsion de Youssef Ibn Tachfine, 1er souverain de la dynastie Almoravide. 

Devenue capitale du royaume, de nombreuses mosquées et médersas (écoles de théologie coranique) sont construites. Marrakech grandit rapidement et devient un centre culturel et religieux influent ainsi qu'un centre commercial pour le Maghreb et l’Afrique noire. Des remparts sont édifiés pour protéger la ville. 

Cette enceinte n’empêcha pas les Almohades de s’emparer de la ville en 1147. Après avoir exterminé les derniers Almoravides et rasé la quasi-totalité des monuments, ces partisans d’un islam pur et dur édifièrent, à leur tour, palais et édifices religieux. La célèbre mosquée de la Koutoubia, symbole de Marrakech, fut construite à cette époque sur les ruines du palais almoravide. Le système d’irrigation de la ville fut perfectionné pour alimenter la palmeraie et les grands jardins. Le rayonnement culturel de Marrakech attira de nombreux artistes et écrivains, venus notamment d’Andalousie. 

En 1269, le clan des nomades mérinides s’empare de Marrakech aux dépends des derniers Almohades. L'avènement de la dynastie Mérinide sonne le déclin de Marrakech qui perd son statut de capitale au profit de sa rivale, Fès. La ville tombe alors dans une certaine léthargie. 

Au début du XVIe siècle, une nouvelle dynastie s’impose au Maroc. Le sultan Saadien, Mohammed El Mahdi, réinstalle la capitale du royaume à Marrakech. La ville renaît et atteint rapidement son apogée. La fabuleuse richesse amassée par les sultans permet d’embellir Marrakech. Des monuments en ruine sont restaurés et de somptueux palais sont édifiés. 

De nouveau, Marrakech va perdre son statut de capitale. A la fin du XVIIe siècle, l'actuelle dynastie Alaouite succède aux Saadiens. Le sultan Moulay Ismaïl, contemporain de Louis XIV, rêve d’une « Versailles » marocaine. Le trône est successivement transféré à Fès puis à Meknès, nouvelle ville impériale. 

Au début du XXe siècle, la ville connaît quelques années de guerres civiles. En 1912, l'instauration du protectorat français au Maroc met fin à cette anarchie. En 1956, le retour d’exil du roi Mohammed V sera fêté à Marrakech comme dans le reste du pays.  

 

Source: « The Independant » et diverses autres, informations relayée par:   

Le Pèlerin  
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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 23:52

La fin de l’anarchie?

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Les quartiers de la Casbah, Bachdjerrah et Diar Echems sonnent-ils les clairons de la protestation sociale?

Alger est sur une poudrière sociale qui risque d’exploser dans les prochains jours. Deux étincelles peuvent raviver le brasier: le démantèlement des marchés illicites et le relogement des familles nécessiteuses. Ces sept derniers jours ont vu s’installer des foyers de tension dans trois quartiers populaires connus pour être des zones sensibles au niveau de la capitale. Il s’agit de la Casbah, Bachdjerrah, Diar Echems qui sont autant de quartiers populaires ou couve une colère sociale grandissante.
Les marchés illicites sont interdits. Les autorités procèdent à leur éradication. Ces opérations provoquent la colère des milliers de jeunes vendeurs. Ils sont plus d’un million à exercer dans le marché parallèle, à l’échelle nationale. Ce chiffre avoisine celui des commerçants qui activent dans la légalité et qui est de 1,2 million. Les observateurs s’interrogent sur les capacités de l’Etat à aller au bout de cette procédure.
Les autorités sont-elles capables de fermer les marchés de Boumati et surtout celui du Hamiz? Ce dernier constitue une démonstration du marché parallèle institutionnalisé, selon les mêmes observateurs. De plus, les marchés de proximité instaurés semblent en deçà des aspirations des vendeurs. «Cette démarche est étonnante dans la mesure où la réalisation de ces marchés souffre de l’absence d’une expertise fiable», a fait remarquer, Kamel, un employé de la Fonction publique. Ainsi, l’alternative proposée par les autorités est en deçà des aspirations des jeunes. En plus, la rapidité et la sévérité avec laquelle les forces de l’ordre évacuent les marchés suscitent chez les jeunes vendeurs un sentiment de hogra. C’est à ce niveau que réside le danger d’embrasement de la situation, estiment les observateurs. Le plus inquiètant est que la réalité du terrain confirme leurs appréhensions.
Des affrontements violents ont opposé des jeunes vendeurs de la Casbah aux policiers. Cela s’est passé le 25 septembre à l’ex-rue de la Lyre. Les policiers ont sévi vers 13h. «Ils ont procédé à l’arrestation de plusieurs jeunes. Cela a provoqué une bagarre générale», a regretté S.B., l’un des jeunes vendeurs. En quelques instants ce marché informel s’est mu en théâtre d’affrontements d’une violence inouïe. Désormais, les vendeurs n’étaleront plus leurs marchandises sur les deux côtes de la voie publique. Tout simplement, les autorités ont supprimé ce bazar à ciel ouvert.
L’opération de démantèlement de ces marchés qui étouffent les rues d’Alger a été lancée le 21 septembre. Et c’est le marché de Bachdjarah, l’un des plus grands de la capitale, qui en a fait les frais. Cette opération s’est déroulée dans des conditions relativement calmes. Seulement, les observateurs craignent une recrudescence de la délinquance sur les lieux. «Depuis la suppression du marché, des actes d’agressions se multiplient», témoigne un homme qui a requis l’anonymat. Autrement dit, ce calme précède une tempête contestataire. Le marché de proximité construit par les autorités propose 500 places alors que l’ancien marché abritait 1200 vendeurs.
Par ailleurs, un autre foyer de tension s’est déclenché à Diar Echems le 22 septembre. Des jeunes de cette cité ont renoué avec l’émeute après sept mois d’accalmie. Pour rappel, 307 familles de cette localité ont été relogées dans des appartements à Djenane Sfari dans la commune de Birkhadem.
La cité compte 1150 familles vivant dans des F1 et des F2. Cela démontre encore une fois que les solutions proposées par l’Etat ne sont pas à la mesure du malaise profond que vit la société.

Source L’Expression Mohamed Sadek Loucif

Le Pèlerin

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 23:50

Humour - Tante Brigitte

Une blonde rentre chez elle après avoir fait du shopping et elle entend des bruits bizarres venant de la chambre à coucher. Elle se précipite en haut et trouve son mari tout nu, allongé sur le lit, en sueur et tout essoufflé.

- Mais qu'est-ce qui se passe ?

- Je suis en pleine crise cardiaque.

La blonde se précipite en bas pour appeler les S.A.M.U., mais au moment de faire le numéro, son fils de 4 ans arrive et dit : "Maman, Maman, Tante Brigitte se cache dans ton armoire et elle est toute nue.

La blonde raccroche brutalement et monte en vitesse dans la chambre, ouvre la porte de l'armoire violemment et, pour sûr, y trouve sa sœur, complètement nue et recroquevillée par terre.

- Salope! Mon mari est en train d'avoir une crise cardiaque et tu joues à cache-cache avec les enfants.

Le Pèlerin

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 23:42
Le Thon mariné …facile et excellent
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Pour 4 personnes
Une tranche de thon, huile d’olive, 2 citrons, 1 brin de thym, 1 brin de romarin, 1 oignon, sel, poivre concassé.
Saler et poivrer le thon, arroser d'huile et de jus de citron, parsemer de thym, de romarin et d'oignon émincé. Laisser mariner 2 h. Égoutter la tranche de thon et la placer sous le gril du four. Cuire 3 à 4 mn de chaque côté selon l'épaisseur. Servir avec du riz et de la tomate concassée.
Source Le Soir d’Algérie
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