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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 10:32

Algérie - Chirurgie esthétique : Le fantasme devient accessible

chirurgie-esthetique.jpg

 

Une liposuccion à partir de 50 000 DA ou une réduction mammaire à moins de 200 000 DA : désormais, les Algériens partent de moins en moins à l’étranger pour avoir recours à la chirurgie esthétique, les prix locaux étant plus compétitifs. Le 9e Congrès international de médecine et de chirurgie esthétique d’Alger, qui s’est ouvert hier à l’hôtel Sofitel et se tient jusqu’à aujourd’hui, est l’occasion de faire le point sur cette pratique dans la capitale qui commence à rentrer dans les mœurs…

8h30. Au centre laser d’El Qods, Chéraga, Nassima est dans la salle d’attente. Chaque regard qui se pose sur elle la fait douter certes, mais pas assez pour faire marche arrière. Une fois reçue, elle énonce cette phrase d’un trait, comme si chaque seconde amoindrissait son courage et sa capacité à la dire : «Une réduction mammaire docteur, j’ai les seins pendants et trop gros, j’en souffre.» Le docteur Yacine Houfani, chirurgien plasticien, tente d’en savoir le plus possible sur elle et ses motivations. 37 ans, célibataire, agent commercial, souffrant de maux du dos et  gênée par une poitrine trop généreuse.

Le médecin examine, mesure, tâte et discute. La réduction mammaire est une opération lourde qui implique une hospitalisation de 48 heures, une anesthésie générale et des cicatrices qui peuvent s’avérer désagréables. Il s’agit de «consentement éclairé» dicté par l’éthique, précise le médecin. Nassima acquiesce et finit par demander : «Ça me coûtera combien ?» 200 000 DA. Adjugé. Ses économies sont faites. Nassima s’en va, rassurée, mais tout de même encore hésitante. Passera-t-elle réellement à l’acte ? Pas si sûr. On continue de penser aujourd’hui qu’en Algérie, la chirurgie esthétique est encore une pratique isolée, méconnue du grand public et soutenue par une catégorie privilégiée de la société. Ce qui est loin d’être le cas. Dans le cabinet du Dr Houfani, comme ceux de nombreux autres chirurgiens esthétiques, les patients se suivent et ne se ressemblent pas.

Effet marketing

A qui le tour ? Manuel, Portugais installé à Alger. Il n’est pas là pour une consultation, mais une séance de traitement des traces d’acné avec le laser Fraxel, l’un des plus modernes qui soit. Allongé sur une table de lit, Manuel sait exactement ce qui l’attend, il n’a donc pas peur. «C’est la première fois que j’ai recours à un chirurgien plasticien en Algérie, mais j’ai confiance.» Sur ces mots, Dr Houfani commence à appliquer le laser sur les surfaces du visage abîmées. Une légère odeur de brûlé survole la petite pièce blanche pendant que des carrés rouges et brûlants parcourent le visage du patient. Aucune plainte émise. «Liy’hab echbah ma yekoul Ah», célèbre adage algérien que le docteur Houfani tente de traduire à Manuel. «Quand on veut être beau, on a pas le droit de se plaindre.» Manuel est d’accord. Nassima et des centaines d’autres Algériens, de plus en plus nombreux à avoir recours à la chirurgie esthétique, seront certainement d’accord, eux aussi.

Liposuccion, plastie abdominale, réduction et implants mammaires, blépharoplastie, rhinoplastie… autant d’interventions pratiquées régulièrement qui confirment  que l’Algérie est loin d’être une néophyte en matière de chirurgie esthétique. On est encore loin derrière le Brésil, les Etats-Unis, la France, le Liban ou encore la Tunisie et leurs modèles de «bimbos» tout droit sortis de l’écran après un coup de scalpel des chirurgiens de la série américaine Nip/Tuck. Mais en quelques années, un véritable boom esthétique a changé la donne dans la société.

Tabou a la peau dure

La chirurgie esthétique commence à rentrer dans les mœurs et dans les créneaux en vogue. Où en est en Algérie ? Il n’existe pas de chiffres officiels permettant de faire le point sur la situation, mais un tour chez les chirurgiens d’Alger permet de situer la tendance. Il y a de plus en plus de demandes et quelques chirurgies ont plus la cote que d’autres. Pour ne pas faire original, la liposuccion est en tête de liste comme partout ailleurs dans le monde. La réduction mammaire suit de près pour marquer la différence avec les pays occidentaux où les femmes sont plutôt friandes d’implants mammaires. Les Algériennes sont gâtées par la nature sur ce plan au point de… vouloir s’en débarrasser ! Un comble d’ironie pour toutes les femmes du reste du monde qui rêvent de bonnets généreux et n’hésitent pas à avoir recours à la silicone, à défaut.

A la troisième et quatrième place, on retrouve la plastie abdominale (ventre) et la rhinoplastie (nez). Dans ce palmarès des chirurgies esthétiques les plus répandues, le prix de «la chirurgie la plus fantaisiste» revient à l’allongement du pénis dont beaucoup n’osent même pas imaginer l’existence en Algérie. Elle est pratiquée certes… mais en toute discrétion. Tabou oblige. La palme de «la chirurgie de détresse» sera attribuée, quant à elle, sans hésitation à l’hymenoplastie (reconstruction de l’hymen) qui permet à tant de jeunes filles d’échapper à la torture du déshonneur. «Un sujet dont il faut parler avec prudence pour la protection de ces pauvres filles souvent victimes de viol ou d’accident», précisent plusieurs voix qui tiennent à rester anonymes dès que le sujet de cette opération pratiquée par quelques chirurgiens à Alger est abordé. «Si on en parle trop, il est possible que l’on vienne légiférer pour en interdire la pratique», ajoute-t-on.

Si les Algériens commencent à avoir la chirurgie esthétique dans la peau, les tabous eux continuent d’avoir quand même la peau dure. Pour les malmener, une seule méthode efficace, la disponibilité et l’efficacité. Le docteur Houfani explique : «Avec les effets de mondialisation et les nouvelles méthodes d’information, les Algériens se mettent au diapason de ce qui se fait dans le reste du monde. La disponibilité des moyens, des compétences et des produits créent la demande.»

Et ce n’est pas Lamia, 55 ans, ayant eu recours deux fois à la chirurgie esthétique à Alger, qui le contredira. «Il y a de quoi se réjouir de cette disponibilité, j’ai fait un lifting, il y douze ans, suivi d’un implant mammaire quatre années plus tard. Satisfaite du résultat, je m’apprête à refaire mon lifting.» Même si tout acte chirurgical comporte des risques, les chirurgiens algériens assurent prendre assez de précautions et garantissent un suivi digne des procédures dans les pays de référence (Europe, Etats-Unis). Ce qui rassure les patients algériens.

Passage à l’acte

Le docteur Madjoudj, chirurgien esthétique praticien depuis plus de quinze ans, pense qu’en Algérie «les gens sont plus décomplexés par rapport à la chirurgie qu’on veut vous le faire croire. Mes jeunes patientes viennent le plus souvent accompagnées par un parent. Ceci contraste singulièrement avec les pays occidentaux où l’approche est plus solitaire». Amel, 34 ans, rencontrée à l’entrée d’un cabinet de chirurgie esthétique dans la capitale, explique à quel point pour elle le recours à la liposuccion a été salvateur dans sa vie sociale : «J’étais complexée et je me cachais avec des vêtements amples, m’interdisant toute féminité. Maintenant, je me sens belle, harmonieuse et séduisante, ce qui a forcément changé mes  rapports avec les autres.»

Pour elle, comme pour de nombreuses autres personnes torturées par leur image et les mauvais coups de la nature, le bonheur se trouve au bout du scalpel. Il y a seulement quelques années, les Algériens n’avaient pas la possibilité de modifier leur corps avec autant de facilité. Et si elles peuvent le faire aujourd’hui, c’est aussi parce que ces opérations sont possibles à des prix indétrônables. Même s’il est plus indiqué, en médecine, de parler «d’honoraires» sur lesquels d’ailleurs les médecins n’aiment pas trop s’étaler. Il a été possible d’obtenir les fourchettes. Se débarrasser de ses bourrelets de graisse en trop (liposuccion) coûte entre 50 000 et 110 000 DA. Retoucher son nez, entre 45 000  et 70 000 DA.

Les interventions mammaires, d’ajout ou de réduction, se payent entre 50 000 et 200 000 DA. Les liftings, à partir de 100 000 DA… mais l’accessibilité n’exclut pas l’hésitation. 11h.  Dans l’ascenseurs du centre commercial d’El Qods, Nassima qui a flâné de boutique en boutique pendant une heure, le regard dans le vague témoigne : «Il faut que j’y réfléchisse, que j’en parle à ma famille. Tout est flou dans ma tête, le médecin m’inspire confiance, mais j’ignore si j’aurais le courage…»

Source E Watan Fella Bouredji

Le Pèlerin

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 10:22

France - Permis à points : plus de tolérance ?

permis plus de tolerance 

Permis à points : plus de tolérance ?

La commission des lois de l'Assemblée nationale a décidé hier d'assouplir les règles de récupération des points du permis. Cette plus grande tolérance fait débat.

Après des années de tolérance zéro envers les délits routiers, l'heure est à l'assouplissement des règles sur le permis à points. L'Assemblée nationale a décidé hier en commission d'autoriser les automobilistes à récupérer la totalité des points perdus au bout de deux ans sans infractions, contre trois à l'heure actuelle. Mi-septembre, le Sénat était allé plus loin en votant contre l'avis du gouvernement la récupération totale des points dans un délai d'un an. L'Assemblée a donc atténué en partie ces mesures. En revanche, elle s'est alignée sur les propositions de la chambre haute du Parlement en ce qui concerne les infractions entraînant la perte d'un seul point. Les automobilistes pourront ainsi se le voir recréditer au bout de six mois sans nouveau délit, au lieu d'un an aujourd'hui. La commission des lois a également adopté un amendement de plusieurs députés UMP autorisant les conducteurs à réaliser un stage de récupération de points par an, contre un tous les deux ans actuellement. Toutes ces mesures seront intégrées au projet de loi sur la sécurité que l'Assemblée examinera mardi et mercredi prochain. « Il s'agit de privilégier la pédagogie en répondant au double objectif de rester ferme dans la sanction des infractions routières et d'aménager la sévérité du dispositif actuel, qui donne lieu aux dérives de revente de points et de conduite sans permis », précise Philippe Goujon, député UMP de Paris. De son côté, la Prévention routière considère que ces nouvelles dispositions vont encourager les automobilistes à adopter des conduites dangereuses. Le débat ne fait que commencer.

Pour - «Distinguer les chauffards et les étourdis»

Bernard Reynès, Député UMP des Bouches-du-Rhône

Vous avez été l'un des principaux artisans des mesures adoptées hier par la commission des lois de l'Assemblée. Pourquoi ?

Parce que je pense qu'une loi n'est bonne que lorsqu'il y a une graduation. Or, avant les modifications adoptées hier, nous ne faisions pas le distinguo entre les petites et les grosses infractions. Cette absence de progressivité donnait aux Français l'impression d'être harcelés. On assistait à une sorte de stigmatisation générale des automobilistes et il fallait absolument changer cela.

Ne pensez-vous pas qu'en permettant aux automobilistes de récupérer plus facilement leurs points, le nombre de morts sur les routes risque de se multiplier ?

Non, car je ne pense pas que les petites infractions soient à l'origine des morts et des blessés graves sur nos routes. Nous n'allons pas vers plus de laxisme, nous allons vers plus de souplesse. Ce n'est absolument pas la même chose. Il est évident que les infractions graves doivent être durement réprimées, peut-être plus qu'actuellement. Mais on ne peut pas retirer le permis à quelqu'un parce qu'il a commis quelques excès de vitesse inférieurs à 5 ou 10 kilomètres par heure. Ces petites infractions relèvent d'ailleurs plus souvent d'un léger manque d'attention que d'autre chose. En voyant que la loi sait faire la différence entre les chauffards -qui eux sont dangereux- et les étourdis verbalisés pour de petites infractions, je pense que les Français seront amenés à conduire plus prudemment.

Contre - «Le nombre de morts va repartir à la hausse»

Bernard Ladevèze Directeur départemental (31) de la Prévention routière

Que pensez-vous de cet assouplissement des règles sur le permis à points ?

Je désapprouve totalement cette décision, et je trouve ce revirement de politique assez inquiétant. C'est d'ailleurs la position nationale de la Prévention routière. Les conducteurs vont se sentir déresponsabilisés, puisque la peur de se voir retirer le permis, qui les encourageait à respecter le code de la route, va disparaître.

Selon vous, quelles seront les conséquences ?

Depuis des années, il est prouvé que le nombre d'infractions routières diminue lorsque la répression se renforce.

Avec ces nouvelles dispositions qui rendent plus facile la récupération des points, les automobilistes vont donc être encouragés à commettre des délits, et le nombre de morts sur les routes va repartir à la hausse.

Pour autant, trouvez-vous normal qu'un automobiliste puisse perdre son permis suite à plusieurs petits excès de vitesse ?

Il faut commettre beaucoup de petits excès de vitesse pour perdre son permis ! Rappelons qu'en dessous de 20 kilomètres par heure d'excès, il n'y a qu'un seul point retiré. Qui plus est, il existe déjà des dispositifs qui permettent aux automobilistes verbalisés de récupérer leurs points assez rapidement s'ils ne commettent pas d'autres infractions. À eux d'être vigilants et de s'inscrire dans des stages de récupération avant de se faire retirer le permis.

Avec 6 points, les jeunes conducteurs sont particulièrement vulnérables…

Sur ce point, il faut reconnaître que la loi est très sévère. À la moindre alcoolémie, le permis saute. On peut se poser la question du bien-fondé de ces 6 points.

Source La dépêche du Midi

Le Pèlerin

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 23:25
Recette de salada fattouche (Syrie)

proposée par : Annick

salada-fattouche.jpg

Ingrédients :

Laitue coupée en petits morceaux –
Concombres coupés en cubes –
Tomates ébouillantées, pelées, égrenées et coupées en cubes –
Feuilles de thym sauvage frais (à défaut des feuilles de thym cultivé ou de sarriette fraîche) –
Feuilles de menthe émincées –
Quelques feuilles d'estragon frais hachées –
Oignons blancs et oignons verts hachés –
Persil haché –
Aubergines en dés frites dans l'huile d'olive – FATTOUCHE
La quantité des produits utilisés ici est variable en fonction du nombre de convives, des légumes et herbes disponibles sur le marché et de l'importance des autres plats servis au cours de ce repas.
Pain arabe (khobz 'arabeh abyad).
Sauce :
Quelques gousses d'ail écrasées –
Jus de citron –
Huile d'olive –
Menthe séchée écrasée –.
Sel et poivre.

Préparation
• Mélangez tous les éléments solides à l'exception du pain.
• Arrosez d'une vinaigrette composée d'huile d'olive, de jus de citron, de menthe séchée, de sel et de poivre et d'ail écrasé.
Juste avant de servir, mettez sur le dessus de la salade des petits morceaux de pain arabe frits dans l'huile ou grillés au four (plus légers) – Mélangez et servez de suite.

Source : http://www.cuisine-pied-noir.com/recette_964_salada_fattouche_%28Syrie%29.html

Le Pèlerin

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 23:00

Algérie - La jeunesse algérienne entre le désir d’avenir et l’emploi informel

jeunesse kabyle

 Jeunesse désœuvrée

 

L’économie informelle regroupe toutes sortes d’activités diverses et variées, telles que le trafic de drogue, le proxénétisme ou l’emploi non déclaré dans de grandes firmes internationales. En effet, du pourboire que l’on donne aux gardiens de parking improvisés à la corruption, au travail au noir des transports clandestins ou de la petite escroquerie financière au grand banditisme, qu’elle soit licite ou non, l’économie parallèle est présente partout en Algérie.

En complément des dispositifs d’insertion professionnelle que l’Etat développe en direction des jeunes, il nous semble productif d’instituer un dispositif réglementaire afin d’intégrer l’emploi informel dans la sphère économique. Le terme d’économie informelle, qui désigne pour les uns une manière d’arrondir les fins de mois ou d’éviter le fisc, est dans sa réalité une solution de survie pour les autres. Inventé en 1972 par les institutions, en particulier la Banque Mondiale et le BIT (Bureau international du travail), il désigne les activités d’utilité économique et sociale qui se développent en dehors des structures institutionnelles classiques que sont les entreprises ou les administrations par exemple, et à l’écart des règles de l’échange monétaire.

Ainsi, toute activité de production, licite ou illicite, qui ne rentre pas dans les tableaux statistiques de la comptabilité nationale, en l’occurrence le PIB (Produit intérieur brut), fait partie de l’économie informelle. De plus, qu’elle soit permise par la loi ou interdite par cette dernière ou par la morale, l’économie souterraine a touché et touche encore toutes les civilisations, aussi bien à travers le temps que dans l’espace. Ainsi, du troc de nos ancêtres au commerce de rue actuel, il n’y a qu’un pas. Toutefois, l’économie informelle regroupe toutes sortes d’activités diverses et variées, telles que le trafic de drogue, le proxénétisme ou l’emploi non déclaré dans de grandes firmes internationales.

En effet, du pourboire que l’on donne aux gardiens de parking improvisés à la corruption, au travail au noir des transports clandestins ou de la petite escroquerie financière au grand banditisme, qu’elle soit licite ou non, l’économie parallèle est présente partout en Algérie, à un degré ou à un autre, y compris dans les plus grandes firmes qui ne déclarent pas leurs employés comme le reconnaissent les officiels du secteur du travail. L’existence d’un secteur dit informel dans l’économie est connue de tous, de même que son importance quant au nombre de travailleurs et de familles qui en vivent.

Ce phénomène, alternative vitale pour des catégories d’âges diverses, des femmes au foyer, des adultes ayant perdu leur emploi, et même des enfants, est cependant caractéristique de la population juvénile, qui arrive sur le marché de l’emploi. Ceux qui tentent de comprendre pourquoi l’informel existe se disputent, depuis longtemps, les explications variant en fonction des approches. Ainsi, les analystes inspirés par les théories de la modernisation voient dans l’informel une stratégie de survie pour ceux qui ne sont pas encore inscrits dans les circuits formels. Pour ce courant, en effet, les pays en développement doivent s’inspirer du modèle occidental, voie unique à suivre par tous. Même si ces analystes s’émerveillent devant la capacité d’invention des populations qui doivent se débrouiller pour survivre, ils considèrent que l’idéal est d’arriver à formaliser toute l’économie : contrat, respect des lois, présence dans les statistiques, voire organisation syndicale classique.

Par contre, ceux qui s’inspirent du respect des valeurs culturelles soulignent que l’économie informelle est une économie solidaire, issue des traditions communautaires, et qui incarne une forme de résistance à l’uniformisation des relations de travail selon le modèle industriel occidental. Ils argumentent, notamment, leur théorie dans le fait que l’objectif est de créer des emplois et que ceux-ci sont souvent attribués à des parents, des proches... (l’emploi familial qui se développe chez nous et qui consiste à confier les tâches de distribution aux enfants et celles de production aux parents de produits alimentaires ou artisanaux, par exemple). Ils valorisent, dès lors, positivement ce type d’activités, qui devraient être sauvegardées. En effet, un ministre en charge de l’économie a reconnu récemment que ce laisser-faire est utile pour préserver la paix sociale, l’Etat étant incapable de fournir du travail à tous. Dans cet esprit, les manques à gagner fiscaux sont considérés par l’Etat comme des transferts sociaux de fait !

Enfin, un troisième courant présente le secteur informel comme conséquence de l’évolution du système économique qui laisse sur la marge les plus faibles et les moins qualifiés. En Algérie, le travail informel est de grande ampleur. Il peut être considéré comme un palliatif ou même une solution à la chute de l’emploi et du chômage dans le secteur formel, surtout depuis la fin des années 90 (politique d’assainissement de l’économie adoptée à l’occasion de la réunion du gouvernement du 4 décembre 1996, qui a vu des licenciements en masse de travailleurs du secteur économique, et l’instauration du départ à la retraite sans conditions d’âge en 1997, d’où son importance. Il s’est imposé, dès lors, comme une alternative viable en termes de revenus. Durant ces années, le travail informel était considéré comme une menace et un danger pour l’économie nationale. Il était perçu comme un fléau social par les tenants de l’orthodoxie commerciale et économique, d’autant plus que son éradication était une contrainte pour le gouvernement, imposée par le FMI et la Banque mondiale, principaux bailleurs de l’Algérie à l’époque.

A ce sujet, nous avons tous assisté aux campagnes d’éradication du commerce informel menées par les autorités durant les années 90, dans le cadre du slogan de la moralisation de la vie sociale. Depuis, la crise sécuritaire et, récemment, économique sont passées par là ! Actuellement, il s’est imposé comme un secteur contribuant à la richesse nationale. Dans un contexte de crise et dans une conjoncture économique difficile pour l’économie nationale malgré l’embellie financière des années 2000 et les différents plans de relance de l’économie, le travail informel continue de constituer donc un substitut ou un complément, c’est selon, à l’emploi formel.

L’emploi dans ce secteur a connu une évolution remarquable. Ce qui le spécifie, c’est une dynamique d’expansion, de saturation, de prolifération et la mise au travail de catégories vulnérables. Les politiques publiques tentent par des actions spécifiques de domestiquer ce phénomène, notamment par la distribution de locaux aux commerçants non inscrits, la facilitation de l’obtention des micro-crédits ou par la création de petites entreprises (Anseg, Angem...). Cependant, dans l’objectif d’une intégration sociale réussie, les dispositifs existants, étant plus destinés à l’insertion, l’Etat est interpellé à l’effet de maîtriser ce phénomène de l’emploi informel !

Ceci revêt à notre sens une importance capitale pour deux raisons essentielles au moins :

1- à l’échelle de la collectivité

La maîtrise du phénomène, par la conception d’un cadre réglementaire approprié, permet à l’Etat de l’intégrer dans la sphère économique nationale, pour une meilleure lisibilité des indicateurs économiques (taux de chômage effectif, PIB, etc.) Pour ce faire, des mesures d’accompagnement devront êtres mises en place :
 sur le plan fiscal, l’allégement ou exonération par exemple ;
 sur le plan social, le droit à la protection sociale, à la retraite, au logement pour les célibataires par exemple ;
 sur le plan juridique et de la protection sanitaire, statut fixant les droits et obligations, réhabilitation du commerce ambulant, réglementation des espaces, contrôle de conformité, de l’hygiène...

2- A l’échelle de l’individu

L’intégration de l’individu qui s’adonne à la pratique du commerce informel (pouvant donc être illicite ou dangereux), dans un cadre reconnu par la collectivité, participe, à notre sens, au sentiment d’appartenance à cette dernière. Cette reconnaissance sécurisante est déterminante dans la cohésion sociale, dans la mesure où l’individu acquiert ainsi un statut social. Celui-ci se manifeste à travers les droits de l’individu (droit au logement, droit à la sécurité sociale, droit à la retraite...). Il se manifeste aussi à travers ses devoirs (cotisations par l’affiliation aux différentes caisses, sécurité quant à son avenir, ce qui lui permet de faire des projets d’installation matrimoniale ou résidentielle…).

Source El Watan Hocine Meraïhi Université Mentouri Constantine

Le Pèlerin 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 23:48

Le civilisateur et le barbare ou comment l’Ego transfigure son Alter (2e partie et fin)
evianEvian

Il faut détruire l’Emir Abdelkader
La contention cérébrale de ce politique ultracolonialiste lui venait de l’Emir Abdelkader, de ce « Cromwell musulman », comme il l’appelait. « Il ne faut pas désespérer de détruire Abdelkader », et de préciser à ses parlementaires qu’« il n’y a pas un homme de guerre qui se figure que Abdelkader pourra être détruit par la force des armes. » L’Emir, qui avait entrepris de profondes transformations dans les domaines politique, social et militaire, a parfaitement résolu l’épineuse question de fédérer les tribus autochtones, en bousculant les puissantes féodalités traditionnelles et en intégrant sous son autorité les nouveaux territoires alliés. Cet homme, d’une intelligence rare, a mis sur pied, dans des conditions draconiennes, et en très peu de temps, une véritable armée algérienne : des régiments d’infanterie et des bataillons militaires, selon les techniques européennes de l’époque. C’est ce type de politique d’envergure qui a permis à l’Europe actuelle de s’arracher à l’orée du XVe siècle des ténèbres de la féodalité. Tout le système politique de l’Emir avait pour soubassement une fiscalité adéquate, une organisation rationnelle, des ressources vitales et des structures d’approvisionnement éprouvées. Cette œuvre de titan poussa son adversaire jusqu’à avertir : « Il est à craindre que Abdelkader soit en train de fonder un pouvoir centralisé, plus agile, plus fort, plus expérimenté et plus régulier que tous ceux qui se sont succédé depuis des siècles dans cette partie du monde. »
Et de sommer ses pairs : « Il faut s’efforcer de ne pas lui laisser le temps d’achever ce redoutable travail. » (ibid.) Pour contrer cette stratégie de libération nationale, de Tocqueville édicta une série de mesures, dont la nomination du général Louis Juchaut de Lamoricière à la tête des affaires du pays. Il dira à son sujet : « Il a du mépris extrême pour la vie des hommes, de fort grands défauts, de fort grands vices et il faut le surveiller de très près. » Cette observation psychologique était néanmoins valable pour tout officier d’Afrique. Elle est révélatrice de cette profonde perversion de cette ancienne armée d’Afrique. « L’officier d’Afrique y prend l’usage, le goût d’un gouvernement dur, violent, grossier ; c’est là une éducation que je ne me soucie pas de généraliser et de répandre, mais c’est là aussi des façons de penser et d’agir très dangereusement pour un pays libre. » Et de prier pour que « Dieu nous garde de voir la France dirigée par l’un des officiers d’Afrique... et je confesse que ces hommes me font peur. » (ibid.) Pour détruire l’Emir Abdelkader, de Tocqueville conseilla de combiner simultanément le harcèlement militaire et la débauche des tribus qui lui étaient fidèles en leur faisant miroiter promesses et largesses. Cette combinatoire destructrice visait d’abord à délier les faisceaux tissés par l’Emir avec ses tribus et surtout à créer un schisme endémique, seul processus susceptible de phagocyter le système élaboré par Abdelkader. L’objectif recherché était clair : dresser les tribus les unes contre les autres pour les neutraliser et les soumettre collectivement au joug colonial. Mais l’efficacité d’une telle tactique guerrière ne pouvait être productive sans des razzias continues pour s’emparer des hommes sans armes, des femmes et des enfants, des troupeaux et la destruction systématique des agglomérations de populations et des récoltes.
« Il est de la plus haute importance de ne laisser subsister ou s’élever aucune ville dans les domaines de Abdelkader ; et toutes les expéditions qui ont pour objet d’occuper ou de détruire les villes anciennes et les villes naissantes me paraissent utiles. » (Ibid.) A la sacro-sainte trilogie — liberté, égalité, fraternité —, de Tocqueville, partisan d’étudier les barbares les armes à la main, et du choix de « ma mère avant la justice », opposait une burlesque déification du progrès civilisationnel. Il ne cessait de conseiller à ses parlementaires d’éviter de traiter « les sujets musulmans comme s’ils étaient nos concitoyens, nos égaux. » Traitant avec mépris le cri indigène dans la nuit coloniale, il fustigeait ses révoltes (comme des actes de mendiants, espèces de clergé ignorant, qui ont enflammé les esprits des populations et ont amené la guerre ». Ce maître à penser du fait colonial rangeait d’un trait de plume dans une quelconque mauvaise administration le supplice de la servitude coloniale. Celle-ci sera reprise bien plus tard par son épigone, Albert Camus, dans un racisme larvé et bien signifiée par cette phrase sibylline : « Le nationalisme arabe est le fruit des erreurs de l’administration coloniale » (A. Camus, Actuelles III 1958). Albert Camus considérait comme « illégitime » la revendication arabe de l’indépendance, et ce, quoi qu’en disent ses néo-courtisans toujours affiliés à la « métropole ». Ces révisionnistes, qu’un certain idéologue, fils d’immigré très médiatisé actuellement en France pour couvrir d’opprobre ce barbare des temps modernes, l’immigré, taxa de laudateurs au « romantisme dominé ».
Cette polyglossie coloniale, versatile et adultérant la réalité vécue, frise la glossolalie observée chez certains aliénés mentaux. Cette versatilité pathologique, verbeuse dans son expression, est bien insinuée par ce bref lamento que l’on serait tenté de rapprocher naïvement de celui d’Eugène Delacroix sur les massacres de Scio : « La malheureuse petite tribu... qui eut embrassé ardemment notre cause, il (Abdelkader, ndlr) l’a fait égorger. » Emouvante sensiblerie d’Alexis de Tocqueville à la neutralisation par l’Emir des premiers germes du schisme en fermentation. Mais c’est là surtout cet obsessionnel miroir de soi ne reflétant l’autre qu’aveuglément inféodé à nos desiderata. En fait, l’Emir Abdelkader n’avait fait qu’éloigner de sa communauté indigène, pour un temps, la terrible tunique de Nessus, ce centaure de la mythologie grecque, tué par Héraclès pour protéger son épouse Dejanire. En bon chrétien civilisé, Alexis de Tocqueville aurait dû cogiter stoïquement cette dilection de foi de l’apôtre Saint-Jean : « Celui qui prétend aimer Dieu qu’il ne voit pas, et n’aime pas son frère qu’il voit, est un menteur. » Le colonialisme doctrinaire du début du XIXe siècle, en conquérant les peuples dits barbares, par élision physiologique, culturelle, n’avait laissé en somme aucune alternative à une événementielle dialectique mitoyenne de soi et de l’autre, ne serait-ce que par altruisme. Cependant, cet emmurement de soi s’est quelque peu fissuré dès qu’il s’est agi de légitimer l’indignité renégate et délatrice.
Dans cette dramaturgie sociale, maître et renégats avaient uni leurs pulsions pour accélérer l’anéantissement de ce qui restait de l’autre en tant que témoin mémoriel déstabilisant. A posteriori, la culture colonialiste s’apparente dans son essence originaire à un dogme narcissique violent, à une affirmation identitaire forcenée, voire à une discrimination raciale auto-valorisante. Elle s’arc-boute sur ce fonds altéré aussi bien hellénique qu’hellénistique, scolastique et sémitique. Elle participe de ce mode de pensée exclusif, surplombant tout autre forme de pensée et lui conférant surtout une certaine sacralité au plan herméneutique. Mais cette logique cynique de projection de soi en l’autre est sous-jacente à une gesticulation manichéenne, vulgaire, tant elle n’observe en l’autre que ses étranges saillies, c’est-à-dire sa propre négation. Elle se refuse à toute autocritique décapante pour se repenser autrement, dans un décentrement reconstitutif de soi. De toute évidence, elle s’automutile en élidant de la réalité toute dualité.
Cette praxis de soi et de l’autre, de nature fondamentalement organique, porta au XIXe siècle toute la pensée impériale vers les rivages de son centre géoscripturaire, pour reproduire ailleurs son système néoféodal. En fait, tout est dit dans ce cheminement de la pensée occidentale : de la « civilisation qui marche sur la barbarie » à l’abrogation de lois nationales sous la pression sioniste, à la suppression de la matérialité symbolique des mosquées en Suisse, à la menace de l’identité française par la burqa, ce voile biblique porté par quelque 300 femmes musulmanes sur 1500 recensées. Sur ce dernier, la Bible est en effet explicite : lorsque « Rébecca leva les yeux, elle aperçut Isaac, et elle descendit de dessus le chameau ». Puis, elle dit au serviteur : « Qui est cet homme qui marche dans la campagne à notre rencontre. » Et le serviteur de répondre : « C’est mon maître. » Alors, elle prit un voile et s’en couvrit. (Genèse 24 : 64-65). Toute cette hystérie actuelle de l’Occident politique est symptomatique de la profonde crise identitaire de la civilisation technologique. Elle porte en son sein la nouvelle doctrine d’un fascisme endémique, où cette fois-ci la victime expiatoire, l’agneau du péché, n’est plus le Gitan, le Tzigane, le Juif, mais l’Arabe, le musulman, en un sens ce barbare déstabilisant. Hélas, l’histoire est ainsi faite — un éternel recommencement — où s’affirme en permanence cette civilisation ethnocentriste, mue par le mythe de Sisyphe. Ce qui change cependant dans ces idéologies guerrières, c’est leur frénésie pathologique, occultant en cela une misère philosophique d’un Occident en désarroi
Source El Watan Laloui Moussa
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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 23:09
Recette de salade de crevettes

proposée par : zahia d'alger

salade_de_crevettes_aux_pois_gourmands.jpg

 

 

 

Ingrédients

200g de crevettes décortiqées, 1 oignon, 1 gousse d'ail, quelques feuilles de laitue ,1 petit bulbe de fenouil1 petite tomate pulpeuse,olives noires, persil,vinaigrette, mayonnaise,2oeufs durs moutarde
jus de citron.

Préparation

Faites cuire les crevettes à la vapeur.
Préparez la vinaigrette avec l’huile d’olive, le jus de citron,la moutarde,le sel la gousse d'ail écrasée.
Dans une assiette plate,disposez les feuilles de laitue,le fenouil coupé en lamelles,la tomate en tranches,l'oignon en lamelles fines,parsemez de crevettes et arrosez de vinaigrette.
Ecalez les oeus durs,coupez-les en deux dans le sens de la longueur, mettez de la mayonnaise dessus et plantez une olive noire sur chaque demi oeuf.
En dernier ,parsemez de persil haché.
 

Source http://www.cuisine-pied-noir.com/recette_981_salade_de_crevettes.html

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 11:02

Quand le divorce tend à se banaliser

mariage-algerien.jpg

Selon des estimations, la durée de vie d’un mariage en Algérie est de six mois chez 37% des couples. La fragilité dont font preuve les nouveaux mariés, a largement contribué à l’expansion de ce phénomène. Les causes évoquées sont souvent d’ordre socioéconomique, liées à un défaut de communication, mais aussi à l’éclatement du modèle de famille antérieur. Les altercations entre belle-fille et belle-famille et la demande de la conjointe de vivre seule avec son mari, figurent en tête des arguments avancés. Autant de causes qui ont certes leurs poids. Elles ne sont néanmoins pas les seules à détruire les nouvelles unions. «Les couples en instance de divorce mettent souvent en avant les problèmes d’ordre socio-économique. Les causes liées à la sexualité du couple sont généralement occultées», affirme maître Seddat. Un malaise peu révélé parce que vécu comme tabou, selon elle.

Le mariage d’autrefois en perte de sens
Ils ne sont pas moins de 41 549 couples à avoir divorcé en 2009, soit 52%. Un taux qui témoigne d’une grave expansion du phénomène.

Les affaires liées au divorce enregistrées ces dernières années ont, autant dire, dépassé toutes les prévisions. Les raisons religieuses, politiques, socioculturelles, économiques qui maintenaient autrefois les liens d'une union perdent de leur sens. Il s’agit d’un phénomène sociétal qui risque de bouleverser la structure de la famille algérienne et de la société tout entière. Les dernières statistiques du ministère de la Justice font état de 12 900 divorces prononcés à l’amiable, 20 134 divorces à la demande unilatérale de l’époux contre 4 650 à la demande de l’épouse, et 4 464 par «kholoô». Une réelle évolution dans les mœurs au vu des chiffres cités ci-dessus. Le «kholoô», un droit de divorce accordé à la femme où cette dernière peut racheter sa liberté sans avoir à présenter des preuves d’une quelconque maltraitance conjugale, est un procédé qui semble avoir la cote en Algérie. La valeur de l’indemnité compensatoire versée à l’époux dans ce cas est déterminée par le juge. Loin du cliché traditionnel, les femmes paraissent assumer aujourd’hui pleinement leurs choix, n’hésitant pas à crier haut et fort leur volonté de se séparer de leurs conjoints lorsque la vie de couple devient insupportable. De plus en plus affirmées, elles ne sont plus disposées à subir les abus de leurs belles-familles ou le machisme de leurs maris. Pourtant, non sans conséquence, cette détermination les conduira à faire face, une fois le divorce prononcé, au poids des traditions. En effet, les femmes divorcées se retrouvent, dans la majorité des cas, à vivre dans un climat de suspicion, livrées à une sorte d’interrogatoire social et familial. Sans compter l’image négative faite de sentiments de honte que leur divorce jette sur leurs sœurs célibataires ou globalement sur leurs familles. Une conception archaïque aux conséquences préjudiciables pour nombre d’entre elles, poussées ainsi à endosser seules la responsabilité de leur choix, même si le verdict est en leur faveur. Cela ne s’arrête pas là, notamment pour les mères de famille. «Ce phénomène en constante expansion, pose un réel problème aux mères de famille qui se voient livrées à elles-mêmes après le divorce. Le conjoint est certes tenu d’assurer un logement ou à défaut un loyer à la mère, bénéficiaire de la garde de ou des enfants. Mais le loyer réclamé n’excède pas les 6 000 DA, voire 4 000 DA par mois. Une somme qui ne peut en aucun cas garantir un logement décent à une mère et à ses enfants», déplore maître Seddat. Dans ce contexte, la femme est davantage affectée par, aussi bien, la rupture du lien conjugal que par les lois qui ne protègent pas toujours ses droits. En revanche, contrairement aux idées reçues, l’impact psychologique retentit de la même façon sur les deux conjoints. Dans notre société traditionaliste, l’homme divorcé paraît, pourtant, épargné par les retombées de la rupture du lien conjugal. En apparence seulement, car le chamboulement qui s’ensuit peut le faire plonger dans un état de saturation limite avec ce sentiment de devoir quitter une vie pour se jeter dans l’inconnu...

Logement et pension alimentaire, la pomme de discorde
De nombreux avocats s’accordent à dire que le plus grand problème auquel sont confrontées les femmes après le divorce est le droit à la pension alimentaire et au logement. La valeur de la pension alimentaire, souvent jugée symbolique, est calculée sur la base des ressources du père. Elle reste versée jusqu’à la majorité du garçon et le mariage pour les filles. Quant au logement, un véritable casse-tête pour les mères divorcées, il incombe, selon les lois en vigueur, au père qui, à défaut, doit assurer le versement d’un loyer. Dans la réalité, les choses sont toutes autres et les lois peu respectées. «Il est rarement évalué sur la base des prix pratiqués dans le marché immobilier», atteste maître Seddat. La loi stipule que «l'enfant gardé est maintenu dans le domicile conjugal jusqu'à l'exécution par le père de la décision judiciaire relative au logement». Autrement dit, le père ne se présente pas avec un contrat de location devant le juge censé prononcer le divorce. La mère est ainsi tenue de rester avec ses enfants au domicile conjugal jusqu'à ce que son ex-mari lui trouve un logement. Une situation qui ne convient pas toujours aux femmes divorcées, surtout celles qui sont sujettes à des mauvais traitements, aussi bien de la part de leurs ex-maris que de leurs belles-familles. L’article 72, qui traite de ce problème, ne semble pas avoir réglé la question du logement et de l’exécution par le père de la décision de justice.

Un sentiment d’échec à l’annonce du verdict
Alors que les séances de réconciliation et des verdicts de divorce se suivent au tribunal de Bir Mourad Raïs, anéanties, les femmes concernées cachent difficilement leur sentiment de solitude et de douleur.

Submergée par cette responsabilité d’élever ces trois enfants toute seule, Naïma, une mère de famille de 45 ans, rencontrée au tribunal de Bir Mourad Raïs, raconte vivre une épreuve insurmontable. Anéantie par la peine à l’annonce du verdict et le sentiment d’échec, elle avoue ne pas savoir par où commencer pour retrouver un semblant de stabilité et de sécurité. Toutes les personnes rencontrées sur place, hommes ou femmes, disent passer de durs moments et avoir beaucoup de mal à faire face. En effet, contrairement aux idées reçues, le sentiment de culpabilité, d’impuissance et de douleur, selon les différents témoignages, envahit les deux conjoints quel que soit celui qui a formulé la demande de divorce. Un psychologue américain, Fitzhugh Dodson, a, dans un chapitre consacré aux personnes nouvellement divorcées, expliqué : «Aussi étonnant que cela paraisse, les deux époux se sentent rejetés par le divorce.» Car en plus «de la destruction de leur façon de vivre, de leur frustration, de leur moi déchiré, une dernière épreuve les attend : la solitude est toujours la plus torturante». Sous l’effet de la peine de et des pensées négatives, les divorcés sont des personnes très fragiles. «Maintenant que personne ne compte dans leur vie, personne à qui s’opposer ou avec qui partager. Toutes ces blessures intérieures font qu’un divorcé doit combattre un sentiment d’inadaptation», poursuit le Dr Dodson qui parle «d’habitudes bouleversées et d’une douleur intense» chez ces personnes. «Votre propre image est bouleversée», précise-t-il en s’adressant aux divorcés. Cette lecture reste cependant peu admise dans notre société, qui ne considère pas dramatique la situation d’un homme qui vient de divorcer. Les traditions patriarcales qui continuent à régir le quotidien lui procurent parfois même une dimension de fierté. «Le divorce a anéanti mes habitudes et a détruit ma carrière professionnelle. Le plus dur reste l’éloignement de mes enfants et toute la pression qu’ils subissent», témoigne Cherif, qui n’a pas vu ses deux fils depuis plus d’un an. La procédure de divorce engagée par son épouse bute sur le refus de celui-ci à divorcer. Cherif espère retrouver bientôt ses enfants après l’ultime séance de réconciliation prévue pour septembre prochain. Dans le cas de Cherif, ils sont des centaines à souffrir de l’absence de leurs enfants. Par vengeance et rancune, la belle-famille n’hésite pas à prendre les enfants en otage tout au long de la procédure judiciaire. N’ayant pas encore obtenu le droit de visite, les pères sont, de ce fait, exclus du paysage de leur propre progéniture.
Un sentiment de frustration que les thérapies les plus en vogue ne peuvent effacer. On peut ainsi affirmer sans exagérer que si le divorce est un drame pour la femme, il en est de même pour l’homme.

Mme Nacera Merah* à InfoSoir - «Les couples n’ont pas le temps ni la possibilité de se connaître»
InfoSoir : Six mois de mariage... Cela paraît être un temps record pour une union sacrée, entourée de traditions séculaires. Y a-t-il une explication sociologique à cet phénomène ?
Mme N. Merah : Le terme «sacré» est d’abord inapproprié. Il se rapporte aux mariages célébrés à l’église. Car chez les catholiques, le mariage conclu à l’église est indissoluble. D’ailleurs, le droit au divorce dans plusieurs pays occidentaux est récent.
Chez les musulmans et les Arabes, le divorce se pratique depuis la nuit des temps. Il n’a jamais été interdit et le mariage n’a jamais été sacré. Il a toujours été conclu avec un contrat, même oral parfois, donc sujet à dissolution. Quant aux traditions, elles n’ont pas, n’ont plus, sacralisé l’union. Allez voir du côté des grandes tantes et des grand’mères. Qui dans sa famille n’a pas de parents divorcés. Les divorces précoces ne sont pas un phénomène nouveau. La nouveauté réside dans le fait d’en parler, d’établir des statistiques et de s’interroger. Qui s’intéressait dans le passé aux mutations sociales ? Quels chiffres avions-nous, alors que le mariage était célébré sans aucune inscription à l’état civil ?
Quant à l’augmentation des cas de divorce, l’explication me semble être que les couples n’ont pas le temps ni les possibilités de se connaître. La cohabitation ouvre les yeux sur les différents aspects de la personnalité de l’autre ; surgissent alors une mésentente, les disputes et puis la séparation. On ne peut se faire une idée concrète et précise sur des phénomènes de société qui ne sont ni étudiés ni analysés et dire qu’ils sont nouveaux. A ce jour, des études ont été certes faites mais pas suffisamment approfondies.

La perception du divorce a-t-elle changé au fil du temps ?
Le mariage demeure une institution. Les lois régissant la société sont dictées par un code de la famille qui considère que la base de la société est la famille et non l’individu. Deux aspects qui font que la perception du divorce ne changera pas, d’autant plus que le mari reste dominant dans cette action. La femme divorcée, quant à elle, est prise pour asociale. Le divorce, pour bon nombre de concitoyens, est en effet une répudiation officialisée par le tribunal.

Quelles en sont, à votre avis, les causes réelles ?
Elles sont nombreuses. Je dirais les conditions socio-économiques, l’ambiguïté qui peut émailler les relations hommes-femmes, la violence, les difficultés au quotidien liées à la cohabitation de familles nombreuses dans des logements exigus, le manque de distraction, d’ouverture sur le monde... Franchement, il y a lieu de s’étonner que des couples tiennent encore !

L’indépendance financière de la femme algérienne est de plus en plus mise en cause. Qu’en pensez-vous ?
Cela sous-entend que pour garder une épouse il faut la priver de ressources. Cela s’apparente plus à une subordination. Au contraire, si certains couples tiennent toujours, c’est en partie parce que les femmes subviennent aux besoins de la famille.

Les nouvelles générations ont-elle tendance à calquer le modèle occidental ?
Les nouvelles générations sont loin de ce que vous qualifiez de «modèle occidental». Ces générations ne sont pas francophones, elles sont issues de l’école fondamentale, arabisées, tournées vers le Moyen-Orient et les traditions islamiques et islamistes. Que calquent-elles ? A mon avis, il faut cesser de se braquer sur l’Occident. Le mal vient d’ailleurs...

Source Infosoir Assia Boucetta Sociologue et chercheur à l’université

Le Pèlerin

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 23:52

Belle leçon de vie .........L'âne au fond du puits

ane-et-puits.jpg 

Un jour, l'âne d'un fermier est tombé dans un puits. 
L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures, 
et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il 
a décidé que l'animal était vieux et le puits devait 
disparaître de toute façon, ce n'était pas rentable 
pour lui de récupérer l'âne.
Il a invité tous ses voisins à venir et à l'aider. 
Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à 
enterrer l'âne dans le puits.
Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait et se 
mit à crier terriblement. 
Puis à la stupéfaction de chacun, il s'est tu.
 Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement 
regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce 
qu'il a vu.
 Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, 
l'âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se 
secouait pour enlever la terre de son dos et montait 
dessus.
 
Pendant que les voisins du fermier continuaient à
pelleter sur l'animal, il se secouait et montait dessus.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l'âne soit hors du 
puits et se mit à trotter!' 
La vie va essayer de t'engloutir de toutes sortes 
d'ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se 
secouer pour avancer.
Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de 
progresser. Nous pouvons sortir des puits les plus 
profonds en n'arrêtant jamais. Il ne faut jamais
abandonner!
Secoue-toi et fonce!
Rappelle-toi, les cinq règles simples! À ne jamais oublier, surtout 
dans les moments les plus sombres.
Pour être heureux / heureuse :
1. Libère ton coeur de la haine. 
2. Libère ton esprit des inquiétudes. 
3. Vis simplement.. 
4. Donne plus. 
5. Attends moins . 

6 " En espérant que ce texte puisse vous aider "
Merci d'être là..!. 
Ce texte m'a été envoyé, je l'ai trouvé beau, 
je n'ai pas pu le garder pour moi et 
j'ai voulu le partager à mon tour avec toi. 
J'espère que tu feras pareillement

Le Pèlerin

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 23:34

au début de la colonisation
emir-abel-kader.jpg

 

Algérie - Le civilisateur et le barbare ou comment l’Ego transfigure son Alter (1er partie)
En 2001-2002, Jean-Marie Tremblay, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi (Québec), réalisait une intéressante édition électronique sur l’histoire coloniale de l’Algérie de 1837 à 1847 (sitewebhttp://pages.infinit.net/sociojmt).
Celle-ci reprend les lettres et les rapports de l’un des plus farouches partisans de la colonisation de l’Algérie : Charles Alexis Clérel de Tocqueville.
L’un des deux peuples devrait mourir
Ce néophyte, convaincu que la domination coloniale de l’Afrique doit être fermement maintenue et que la guerre d’Afrique « est aujourd’hui une science nouvelle que le maréchal Bugeaud a perfectionnée », se plaisait à répéter que cette science, ou plus précisément ce système de gouvernement indigène reposait sur les généraux français et leurs agents locaux, les officiers des bureaux arabes. Pour être efficace, les maillons d’un tel système devraient s’articuler sur trois principes :
le pouvoir politique, celui qui donne la première impulsion aux affaires, doit être entre les mains des Français ;
la plupart des pouvoirs secondaires doivent au contraire être exercés par les habitants du pays (cf, les officiers des bureaux arabes, ndlr) ;
la maxime de gouvernement : « C’est sur les influences déjà existantes que notre pouvoir doit chercher à s’appuyer ». En fin « stratégiste », Alexis de Tocqueville, historien, magistrat et homme politique français, qui deviendra ministre des Affaires étrangères de son pays en 1849, prédisait sans coup férir dans un de ses rapports aux parlementaires français que « l’Algérie deviendrait tôt ou tard, croyez-le, un champ clos, une arène murée, où les deux peuples devraient combattre sans merci et où l’un des deux devrait mourir ». Acteur engagé dans la tragédie algérienne, il se définissait comme un civilisateur qui « a moins de fanatisme que l’indigène », et, muni hélas des principes et des lumières de la révolution française, mais n’hésitant surtout pas à proposer pour consolider et bien ancrer le joug colonial de faire « marcher ensemble, s’il est possible, la colonisation et la guerre ». Certes, en cela, il ne faisait que conforter cette emphase de Victor Hugo : « C’est la civilisation qui marche sur la barbarie... un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit. Nous sommes les Grecs du monde. C’est à nous d’illuminer le monde. » Décrivant ce qui s’est passé lors de la prise d’Alger et le transfert des Turcs, depuis le dey jusqu’au dernier soldat de sa milice vers la côte d’Asie, de Tocqueville relevait des faits particulièrement significatifs de la nature profonde de cette « civilisation qui marche sur la barbarie ». « Afin de mieux faire disparaître les vestiges... nous avons eu soin précédemment de lacérer ou de brûler la trace de ce qui s’était fait avant nous. » Et d’ajouter : « Nous détruisîmes un grand nombre des rues d’Alger... je pense en vérité que les Chinois, dont je parlais plus haut, n’auraient pu mieux faire. » (A. de Tocqueville, deuxième lettre 1837, op.cit.) Pour le barbare, en l’occurrence l’indigène, le résultat final étant pratiquement le même, le civilisateur conserva pour l’asservir l’usage du bâton et du yatagan, comme moyens de police. Pour Alexis de Tocqueville, en négationniste de l’histoire autochtone, les habitants de l’Algérie, excepté les Kabyles, sont des Arabes venus du Yémen il y a plus de 2000 ans pour coloniser les terres vacantes d’Afrique du Nord. Ils sont gouvernés depuis plus de trois cents ans par la régence turque. Ces peuples ont perdu par conséquent l’habitude de se gouverner eux-mêmes. C’est là une théorie biaisée, mais mieux instillée au sein de l’opinion publique et devenue par force récurrente, une sorte de doxologie officielle. Cette contrevérité est une fallacieuse justification idéologique fondamentale que des cercles du pouvoir politique développèrent pour faire accréditer la gestuelle du coup de l’éventail et mobiliser ainsi les corps constitués autour de la question coloniale. Après la dévastation du système politique beylical, fortement hiérarchisé, et de sa base administrative, de Tocqueville, pris dans son maelstrom colonial, reconnaissait que le rétablissement des confréries maraboutiques a eu un effet certain et rapide sur le gouvernement indigène et qu’il faudrait se servir de cette renaissance de l’aristocratie nationale arabe pour mieux soumettre les populations à la servitude coloniale. « L’Européen a besoin de l’Arabe pour faire valoir ses terres. L’Arabe a besoin de l’Européen pour obtenir un haut salaire. »
C’est la seule reconnaissance que le pouvoir politique français accordait au barbare. Cette dialectique du civilisateur, c’est-à-dire ce rapport social néo-féodal-serf, a dû faire pâlir une fois de plus dans sa tombe ce révolutionnaire français du XVIIIe siècle, Jean Paul Marat. Le ridicule dans l’exaltation de ce magistrat de renom transnational est d’avoir éludé sournoisement l’article premier de la Déclaration française des droits de l’homme, qui dispose : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » Ces « hauts salaires », dont il est question, sont en fait dérisoires par rapport à ceux offerts aux Européens et n’excédèrent guère jusqu’en 1913, 2,50 F la journée pour l’ouvrier indigène non qualifié. Certes, au moment de l’invasion française, le système productif autochtone était caractérisé par une stagnation des forces productives et l’existence d’une bourgeoisie plus spéculatrice que productrice « foncière qu’agraire » et reproduisant des faire-valoir archaïques. Cette bourgeoisie ayant un caractère social largement populaire, conserve par « le jeu d’une coexistence au sein du même groupe familial, des situations socioéconomiques différenciées ». (G. De Villiers, Pouvoir politique et questions agraires en Algérie p. 386, thèse Louvain 1978). Le démantèlement de la structure foncière indigène pour aliéner la force de travail autochtone et extraire le capital terre à son emprise sociale traditionnelle s’avérera crucial pour l’homme politique qu’est Alexis de Tocqueville. « La question vitale pour notre gouvernement, c’est celle des terres. Quels sont en cette matière, notre droit, notre intérêt et notre devoir ? » (A. de Tocqueville deuxième lettre 1837). Traitant du système foncier en Algérie, au moment de la pénétration française, Karl Marx disait : « C’est l’Algérie qui conserve les traces les plus importantes après l’Inde de la formule archaïque de la propriété foncière. La propriété tribale et la familiale indivise y étaient la forme la plus répandue. Des siècles de dominations arabe, turque et enfin française ont été impuissantes, sauf dans la toute dernière période officielle, depuis la loi de 1873, à briser l’organisation foncière fondée sur le sang. » (K. Marx, cité par A. Hersi, in Les mutations des structures agraires en Algérie depuis 1962, p. 31, éd. SNED. 1981).
La béatification du joug colonial
La résistance kabyle à sa désintégration sociale et politique est interprétée comme une loi générale de tout peuple barbare : « Quant aux Kabyles, ils devinrent encore plus inabordables ; la haine naturelle qu’ils avaient des étrangers venant à se combiner avec l’horreur religieuse qu’ils éprouvaient pour les chrétiens dont la langue, les lois et les mœurs, leur étaient inconnues, la chute des Turcs produisit peu d’effets sur eux. » Cette culture de l’aversion et son travestissement par l’idéologie dominante qui béatifie le joug colonial issu d’une « guerre habilement et glorieusement conduite » et diabolise son vis-à-vis en tant que différent historiquement « Abdelkader réduisit à des actes barbares qui attestent plus de son impuissance que de sa cruauté » et que cette guerre n’est pas d’Etat à Etat mais de « race à race », fut glorifiée 175 ans plus tard, un certain 23 février 2005 par un Parlement de lobbies à forte dénotation néocoloniale. Alexis de Tocqueville, en architecte de la politique coloniale, admet néanmoins qu’un peuple qui craint pour sa liberté aime mieux transhumer que de subir la tyrannie d’un despote ; et que la domination coloniale est le produit quotidien « de la force et de la profonde terreur qu’elle inspire. » Il nuança cependant la sienne par cette conjecture : « Un peuple, puissant et civilisé comme le nôtre, exerce par le seul fait de la supériorité de ses lumières une influence presque invincible sur de petites peuplades à peu près barbares. » Ces « lumières » du maréchal Bugeaud et de son acolyte, Alexis de Tocqueville, encensées par le poète Victor Hugo, ne diffèrent pas en fait de celles du Mongol Hulagu, ce roi guerrier de la Haute Asie qui ravagea Baghdad en 1258. C’est ce que la sagesse vernaculaire appelle par euphémisme Hadj Moussa et Moussa El Hadj, ou bonnet blanc et blanc bonnet. Tout cela nous amène à penser que ce système de gouvernement indigène, créé en partie et appliqué par le sanguinaire Bugeaud, donnait au politique sa consubstantialité d’être ou qu’il était l’émanation d’une volition collective, une sorte de catharsis consciente ou non à même d’exorciser les souvenirs terribles de la tragédie algérienne, et ce que de Tocqueville lui-même qualifiait de « naufrage universel ». Après la compression des tribus dans leurs réserves, leur interdiction de faire l’échange économique et le régentement de leur sentiment religieux, Alexis de Tocqueville veut encore ravager le pays tout simplement parce que « le droit de guerre l’y autorise. »
En exhumant de leur sépulcre mes vieilles notes de littérature, jaunies par le temps, mais luxuriantes de vie humaine, ce Montesquieu de mon adolescence m’irradia de ses Lettres persanes. J’ai un long moment oublié mon civilisateur, Alexis de Tocqueville, pour me projeter, moi le fils du barbare, dans ce baron de la Brède. Cent ans séparent les deux hommes, mais surtout deux humanismes, deux intelligences antagoniques culturellement, et pourtant fruits d’une même civilisation qui a donné à l’universalisme son archétype canonique. N’ayant pu prendre possession de l’âme de ces tribus « barbares » de l’époque qui, dit-il, sont de « petites nations complètement organisées » pour les soumettre à la servitude, Alexis de Tocqueville réclamait que la guerre continue à être poussée vivement : « En quoi est-il plus odieux de brûler les moissons et de faire prisonniers les femmes et les enfants, que de bombarder la population inoffensive d’une ville assiégée ? » Et pour justifier cette abomination auschwitzienne, ce civilisateur que rien ne différencie de son alter ego, Heinrich Himmler, déclarait : « Ces actes ne me révoltent pas, ni même autant que plusieurs autres que le droit de guerre autorise évidemment. » (A. de Tocqueville, Travail sur l’Algérie 1841). Malgré ses propositions de créer de petits corps légers ou voltiges capables d’atteindre n’importe quelle portion du territoire conquis, une infanterie de 4000 hommes munie d’une cavalerie en rapport avec leur nombre, des régiments spéciaux à l’Afrique, et ce, tout en consolidant les dispositions des 80 000 soldats chargés de la protection des 20 000 colons, de Tocqueville avouait que cette guerre ne ressemble guère à aucune autre du fait «que nous n’avions pas en face de nous une armée, mais la population elle-même.» (A suivre)
Source El Watan Laloui Moussa
Le Pèlerin

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 23:00

En finir avec les ampoules 

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Les ampoules peuvent être évitées si l'on prend les précautions nécessaires.


Les randonneurs estivaux sont les proies de prédilection de ces petites brûlures douloureuses mais sans gravité. Revue de petits gestes simples qui permettent d'éviter les ampoules
 
 
Qui n'a jamais vu une journée de marche ou de shopping gâchée par les ampoules ? Dues à des frottements répétés qui provoquent un décollement de la partie superficielle de la peau (épiderme), les ampoules, ou phlyctènes, sont le cauchemar des marcheurs, aguerris ou débutants. Si les pieds sont leur zone de prédilection, elles peuvent apparaître n'importe où du moment qu'il y a frottement : sur les mains pour les tennismen et rameurs, ou même sur les fesses pour les cyclistes.
Pour éviter les ampoules, le plus logique reste encire de limiter les frottements, sachant également que les conditions atmosphériques jouent un rôle prépondérant dans l'apparition des ampoules. Plus il fait chaud, plus l'on transpire et donc plus ça frotte : c'est le cercle vicieux des ampoules. Parfois, l'explication est beaucoup simple : des mauvaises ou des nouvelles.
10 conseils aux marcheurs occasionnels pour prévenir leur apparition :
 
A l'achat, choisissez vos chaussures en fin de journée : le pied est alors bien gonflé comme c'est le cas après une journée de marche.
Prendre les chaussures avec une taille ou deux
de plus pour anticiper la prise de volume pédestre après une journée de marche sous le cagnard.
Le choix
des chaussures est primordial pour éviter les ampoules. Faites vous conseiller par un vendeur qui saura ce dont vous avez besoin selon votre profil et les activités prévues.
Veiller à "faire" les chaussures avant de les utiliser.
Les étrenner le premier jour de marche est le meilleur moyen de se faire des ampoules.
Porter des chaussettes adaptées
, bien épaisses. Avant, on conseillait systématique des chaussettes en coton ou en laine, mais aujourd'hui, il est possible de trouver des chaussettes "spécial rando". Généralement renforcées au niveau des zones vulnérables, elles sont faites dans des matières synthétiques étudiées pour diminuer la transpiration et les frottements. Dans tous les cas, éviter les petites socquettes d'été, même s'il fait trop chaud.
Protéger les zones exposées
(orteils, talons, etc.) par un sparadrap hypoallergique ou un pansement "seconde peau". Egalement appelé pansement colloïdal, il protège tout en laissant respirer la peau. Ils se présentent dans différentes tailles ou formes qui s'adaptent quelle que soit la zone à protéger : talon, orteil, etc.
Mettre du talc dans les chaussettes
ou sur les mains pour éviter l'humidité et les frottements.
8» Le spray anti-transpirantdans les chaussures peut également s'avérer bien pratique pour éviter la macération et la prolifération des bactéries.

Masser les zones vulnérables avec une pommade grasse avant l'effort.
10»Couper les ongles de pieds à ras, en évitant de laisser des saillies.
 
Une fois ouvertes, les ampoules peuvent s'infecter et là c'est le drame : les germes en profitent pour s'y incruster.
L'alcool est d'ailleurs à éviter pour désinfecter. Préférer l'éosine ou la bétadine.

Coureurs professionnels, randonneurs et rameurs
 
Ces personnes doivent avoir une hygiène pédestre, ou manuelle pour les rameurs, irréprochable. Cela passe notamment par :
»Ne pas prendre de bains de pieds prolongés et chaud qui fragilisent la peau.
»Se nettoyer régulièrement
et à fond les zones vulnérables : entre les orteils, les talons, etc.
»Appliquer de la crème anti-frottements en massages réguliers sur tout le pied, en insistant sur les zones vulnérables.

»Tanner la peau : ça n'est pas pour faire un joli sac à partir de votre peau, simplement l'endurcir, la rendre plus épaisse pour diminuer le risque d'apparition d'ampoules. Le pédicure ou podologue prescrira une solution tannique, le plus souvent à base de jus de citron et de camphre, à badigeonner sur les pieds, que l'on hydratera avec attention après. Ces opérations, tannage-hydratation, doivent être faites tous les jours pendant environ un mois pour être vraiment efficaces.
Tanner la peau
Pour les personnes sujettes aux ampoules à répétition, un tannage de la peau des pieds peut être préconisé. Une version maison du tannage peut être pratiquée en appliquant chaque matin le jus d'un demi-citron sur les pieds. Veiller à bien hydrater après cela car cette opération a tendance à assécher la peau. Attention, le tannage ne peut être effectué que sur une peau vierge de toute plaie.
 
Source Internaute Santé
 
Le Pèlerin

 

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