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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 23:00

Tomina aux dattes

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Fais griller deux bols de semoule dans une casserole,

Remuer sans cesse avec une cuillère en bois,

Faire cuire des dattes à la vapeur dans une couscoussière.
Fais fondre le beurre à petit feu ; puis mettre les dattes, la semoule et le beurre dans une jatte

Malaxer le tout du bout des doigts,

Façonner ensuite des boulettes en forme De petits oeufs et enfin présenter le dans une assiette creuse.

Source algerie-dz.com

Le Pèlerin

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 16:24

Humour – Les plaisirs de la plongée sous-marine

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 C'est un plongeur-bouteille qui est en train de contempler la faune  sous-marine. Il est à -15 mètres lorsqu'il remarque un gars à côté de lui, en  apnée... Aucune bouteille d'air  comprimé ou quoi que ce soit d'équipement de plongeur traditionnel!
Le plongeur-bouteille descend alors -20mètres, mais se fait rapidement rejoindre par ce  même gars...
Un peu vexé, celui-ci descend à -30...toujours là...-40... Encore là!!!!!
Enervé, il saisit son écritoire et note :
-Mais que faites-vous si bas sans équipement????
Et l'autre, lui arrache le crayon des mains et écrit :
-Je me noie, Ducon!!!!!....

Le Pèlerin

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 13:15

L’anniversaire fêté en grande pompe à Alger

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«Peugeot Motion and emotion» est le nouveau credo de la marque qui se veut plus que jamais internationale.

Peugeot Algérie vient de célébrer les deux cents ans du Lion à Alger. La date anniversaire a été fêtée sur la grande esplanade de l’hôtel Mouflon d’Or, à Ben Aknoun. Plusieurs centaines de personnes ont été conviées à cet évènement commémoré avec faste. M.Marc Bergeretti à cette occasion à prononcé un discours où il a rappelé les principales dates qui ont fait la saga du constructeur français. Soit deux cents ans d’exigence et d’émotion (1810-2010). Elles sont pas moins de 150 dates charnières dans l’histoire du constructeur français qui aura souvent été leader en technologie et s’est imposé dans les compétitions sportives grâce à ses véhicules performants. En 1810 naquit donc la société Peugeot-Frères. Le Moulin à grains de Sous-Cratet devient une fonderie d’acier: c’est le début de l’ère industrielle pour la famille Peugeot. 1858 apparaît pour la première fois le lion, qui sera à jamais le symbole de la marque. Un lion, faut-il, le rappeler aura connu dernièrement un profond lifting. L’icône de marque, le Lion, a été finalement entièrement passée en 3D avec l’ajout d’un effet métal - pour accentuer les valeurs de qualité et de technologie des produits de la marque. Cette nouvelle signature mondiale du constructeur sochalien est synonyme de véritable mutation et a pour devise: «Peugeot, motion & émotion» en remplacement de «Pour que l’automobile soit toujours un plaisir». Elle définit ce qui rend Peugeot unique et le projette dans l’avenir. Année historique avec la présentation de la première automobile portant le nom de Peugeot: en 1889, c’est Armand Peugeot qui a réalisé un tricycle en collaboration avec le grand spécialiste de la vapeur, Léon Serpollet, qui l’expose, en mai, sous le nom de Serpollet-Peugeot à l’Exposition universelle de Paris. Les usines Peugeot emploient, à cette époque, 1100 salariés. Ce qui attestait déjà de la solidité de l’entreprise. En1890, Armand Peugeot délaisse rapidement la vapeur pour le pétrole et réalise le premir quadricycle à gazoline de la marque Peugeot, la Type2, équipé d’un moteur Daimler. Avec l’avènement de l’année 1892, Peugeot produit 29 voitures et monte les premiers bandages caoutchouc sur un quadricycle à pétrole.
Une maîtrise avérée de la motorisation diesel
Lors de la course Paris-Bordeaux-Paris, Edouard Michelin procède aux essais du premier pneumatique sur l’Eclair. Premier véhicule utilitaire de Peugeot, le Type 13. c’était en1895. En 1896, fondation de la Société des automobiles Peugeot. Mais c’est en 1900 que la production automobile de Peugeot atteint les 500 unités par an. La type 36 est la première Peugeot dotée d’un capot et d’une direction à volant -et non plus d’un guidon- qui voit le jour en 1901. Les premières Peugeot à moteur quatre cylindres sont présentées au Salon de Paris en décembre. 1910, les sociétés automobiles Peugeot et les fils de Peugeot frères fusionnent pour former la Société anonyme des automobiles et cycles Peugeot dont Robert Peugeot prend la direction. Depuis cette date, Peugeot n’aura jamais délaissé les deux roues et ce, sur la base d’une philosophie qui privilégie à ce jour «la mobilité». C’est Jules Goux qui remporte en 1913, les 500 miles d’Indianapolis sur Peugeot. La même année, la L56 s’impose au Grand Prix d’Amiens. En 1901, la 201 fut la première voiture à utiliser la nomenclature à «O» central, encore en vigueur aujourd’hui. Ce modèle restera jusqu’en 1931, la première voiture au monde à être dotée de roues avant indépendantes en série. Cette particularité et son économie de fonctionnement vont lui assurer un large succès. Advint en 1932, le lancement de la 301 qui coïncida avec la victoire de la 201 au Rallye de Monte-Carlo. En mai 1934, apparaît la 601, une six cylindres haut de gamme. Lui succèdera la première voiture à toit escamotable sur châssis 401, l’Eclipse. Le premier million apparaît, sous les traits de la 203, la première voiture Peugeot de grande série.
Le 20 avril 1955, Peugeot dévoile la 403, un véhicule pour lequel et pour la première fois, Peugeot a fait appel au carrossier italien de Turin, Pininfarina qui dessinera plutard en 1961 la fameuse 404. En 1959, Peugeot lance sa première diesel de grande série, la 403. Le modèle à succès 404 bénéficie en 1961 du premier moteur français à injection. Peugeot présente sa première voiture à traction avant, la 204, avec quatre roues indépendantes, freins à disques à l’avant et moteur en alliage léger à arbre à cames en tête. Un coupé 404 diesel monoplace bat 40 records mondiaux sur l’anneau de Monthléry. Ce fut en 1965. Trois années plus tard et en avant-première du Salon de Paris, Peugeot dévoile sa nouvelle berline haut de gamme, la 504.
Une collaboration fructueuse avec Pininfarina
Et c’est en octobre au Salon de Paris, que Peugeot dévoile en 1972, sa petite berline de grande diffusion, la 104, la plus courte 4 portes du monde. La 10.000.000e Peugeot sort des lignes de fabrication en 1976, au même moment Peugeot Lille sort son millionième moteur diesel. Quelques années plus tard, la 505 se révéla au monde, presque conjointement avec la 604 qui fut la première voiture à proposer une motorisation turbo diesel en Europe. Peugeot n’attendra pas longtemps pour lancer la 205. Cette dernière sera l’outil du spectaculaire redressement de la marque au Lion. La 205 GTI, référence de sportivité pour toute une clientèle de passionnés, tirera l’image de la 205 vers le haut, dès l’année suivante. En 1985, la 205 T16 s’impose deux années de suite dans le Championnat du monde des rallyes. Peugeot se tourne vers le rallye-raid et remporte, en 1987, pour sa première participation, le Paris-Dakar avec l’équipage Ari Vatanen-Bernard Giroux sur 205 T16. La vingt millionième Peugeot est produite en 1988. Elle voit l’ouverture du musée de l’Aventure Peugeot à Sochaux. Peugeot fête son centenaire en 1990 et enregistre en janvier de la même année sa quatrième victoire consécutive dans le Paris-Dakar avec l’équipage Vatanen-Berglund sur 405 T16. Entre 1990 et 1991, plus exactement en avril, la Peugeot 905 arrache sa première victoire à Suzuka (Baldi-Alliot). Le même véhicule récidive avec une nouvelle victoire à Magny-Cours. En septembre, lancement de la 106 à Mulhouse. Entre 1992 et 1993 Peugeot s’offre un triplé aux 24 Heures du Mans avec la 905 et lance la 306. A l’orée des années 2000, le coupé cabriolet de Peugeot revient au-devant de la scène, avec la 206 CC. 2001 sonne le lancement de la 307 et marque le déploiement de la norme Blue Box dans les concessions. La 206 est alors la voiture la plus vendue en Europe. La 307 s’octroiera ce même titre en 2002, année où la 206 WRC détiendra le troisième titre consécutif dans le Championnat du monde des rallyes. La 40 millionième Peugeot sort des chaînes de montage en 2003. En 2004 Peugeot ouvre son système d’appellation en dédoublant le «0» central: la 1007 inaugure la série. La 307 WRC succède à la 206 WRC. La 206, s’avère en 2005, la Peugeot la plus vendue de l’histoire de la marque avec 5,4 millions d’unités. Peugeot annonce son retour au Mans avec une motorisation HDi / FAP. Un million de véhicules HDi filtres à particules vendus. La maîtrise du diesel par Peugeot est alors prouvée de plus belle.

Source L’Expression Salim Benalia

Le Pèlerin

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 13:06

Ces responsables militaires évalueront la situation sécuritaire de la région.

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Le Sahel aux Africains. Les puissances occidentales doivent observer une trêve après des mois de tractations et de manipulations dans la région. La France et les Etats-Unis attendront donc les résultats du conclave qui regroupera aujourd’hui, les dirigeants militaires des pays du Sahel. Cette réunion, qui semble être le résultat d’un compromis entre les acteurs internes et externes à la région du Sahel, a été annoncée de manière officielle par le ministère de la Défense nationale dans un communiqué. «Dans le cadre de l’évaluation de la situation sécuritaire prévalant dans notre sous-région et dans le sillage des dispositions prises pour la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée au sein du Comité d’état-major opérationnel conjoint, une réunion du Conseil des chefs d’état-major des pays concernés se tiendra le 26 septembre 2010 (aujourd’hui, Ndlr) au niveau du siège du Commandement de la 6e Région militaire à Tamanrasset», a rapporté le communiqué du ministère de la Défense nationale. «Les chefs d’état-major procéderont, à cette occasion, à un échange d’informations et d’analyses à même d’établir un bilan exhaustif des activités et actions effectuées pour la concrétisation d’une stratégie commune de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée», précise le communiqué non sans rappeler que le Conseil des chefs d’état-major des pays concernés est «issu de la réunion des chefs d’état-major de l’Algérie, du Mali, de la Mauritanie et du Niger, tenue à Tamanrasset les 12 et 13 août 2009». Une précision de taille puisqu’elle résume une position de principe défendue par l’Algérie: il n’est pas question de livrer la région à l’ingérence étrangère sous couvert de la lutte contre le terrorisme. La rengaine est connue: on commence par des actions humanitaires puis par l’échange d’informations sécuritaires, du sauvetage de ressortissants pour se retrouver ensuite avec une intervention militaire au sens propre du terme. La réunion d’aujourd’hui n’est donc qu’un juste retour de la situation à ce qu’elle devait être. En d’autres termes, c’est aux pays du Sahel, directement concernés, de décider et de dégager les actions qu’ils jugent utiles et commodes pour assurer leur propre sécurité face aux groupes terroristes d’Al Qaîda et aux réseaux de trafic d’armes et de drogue qui écument la région. Une action militaire étrangère serait périlleuse. La France en a fait les frais, en juillet dernier, lors du coup de force qu’elle a opéré pour libérer Michel Germaneau. L’opération a été un échec total et le ressortissant a été finalement exécuté par Al Qaîda. En conséquence, cette intervention militaire semi-clandestine de la France dans cette région a chamboulé un puzzle géopolitique dont seuls les pays de la région connaissent le complexe agencement. L’idéal aurait été d’établir une coordination avec les services de renseignement et les forces armées des pays de la région, voire une coopération active, ou au minimum de bénéficier des informations de leurs services de renseignement. Incontestablement, c’est l’Algérie qui est le pays le mieux placé dans la région pour ce genre d’actions. Plusieurs arguments plaident en sa faveur. En termes de logistique, l’Algérie s’est dotée d’un matériel et de moyens efficaces à même de traquer les réseaux terroristes et les contrebandiers. Sur le plan du renseignement, ses services maîtrisent parfaitement les mouvements des éléments d’Al Qaîda qu’ils traquent depuis près de dix ans. Enfin, dans le domaine de la lutte sur le terrain, les services de sécurité algériens sont plus aguerris et forts d’une expérience de quinze années de lutte sans relâche contre le terrorisme. Si on ajoute à cela le fait que les Algériens maîtrisent mieux que les Français les us, les traditions, les coutumes et la langue des citoyens au Sahel, il est à se demander pourquoi la France voulait à tout prix se passer d’un pareil capital et s’aventurer dans des opérations glissantes.

Source L’Expression Brahim Takheroubt

Le Pèlerin

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 12:56

France – Algérie – Sahel - La valse à trois temps

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Paris fait le premier pas en relâchant Hasseni et en envoyant ses sherpas tels que Guéant, Levitte, Idrac et bientôt Raffarin afin de détendre les relations et profiter, au passage, des largesses de la manne algérienne. À cette offensive de charme, si l’on excepte Chevènement, Alger se devait de répondre par la positive.

Paris a poussé un grand ouf de soulagement en écoutant les propos du président de l’APN, Abdelaziz Ziari, qui met fin à une fausse polémique qui a failli dégénérer en affaire d’État. Le projet de loi criminalisant le colonialisme est enterré. Cette affirmation met ainsi un terme à une drôle de valse diplomatique entre Alger et Paris. Une valse à trois temps qui met en scène des chefs d’orchestre rompus, aussi bien à El-Mouradia qu’à l’Élysée.
Premier temps : ce projet surgit dans le cerveau d’un député quasi inconnu qui a eu l’ingénieuse idée de proposer cette loi qui remet en cause les accords d’Évian. Une partie du FLN lui emboîte le pas ainsi que quelques voix de la famille révolutionnaire qui trouvent là une occasion supplémentaire pour provoquer un Sarkozy, partisan de l’anti-repentance. La panique suscitée à Paris est telle que les promoteurs du projet ont fait mouche. Les signaux, de plus en plus sévères, arrivent à Alger, et Bouteflika laisse faire en attendant une décantation naturelle du moment qu’il ne veut pas se mettre à dos les nationalistes historiques et n’a pas dans l’idée de se rendre de sitôt à Paris pour donner du grain à moudre à un Sarkozy qui a avalé de travers ce “cadeau” de mi-mandat de la part de “l’allié” algérien.
Deuxième temps : Paris examine les possibilités de changer de température. Pour le chaud, il y a l’affaire Hasseni qui traîne en longueur et dont le règlement pourrait être le prélude au réchauffement. Accessoirement, il y a l’affaire Mami qui est de l’ordre du symbolique, mais qui peut être interprétée comme un signe de détente. Pour le froid, l’affaire des moines de Tibhirine est devenue comme une épée de Damoclès brandie à chaque début de crise, et pour ne pas être en reste, l’ambassadeur de France à Alger est mis dans une position intenable après les déclarations irrespectueuses de Bernard Kouchner qui évoque la fin biologique des dirigeants algériens issus de l’ALN. Le rythme de cette danse s’accélère au point que, faute de concessions, l’une des deux capitales allait se prendre les pieds dans le tapis.
Troisième temps : paradoxalement, les difficultés internes des deux présidents ouvrent un chapitre d’apaisement. Sarkozy, en proie avec des scandales financiers, débordé par sa droite extrême, veut préparer en mieux 2012, et il est probablement temps de ne pas s’aliéner Alger qui est devenue un centre d’intérêt de ses concurrents, mêmes les socialistes. Bouteflika s’ampute de sa garde rapprochée au sein du gouvernement et tente de faire front à des scandales de corruption à répétition. Paris fait le premier pas en relâchant Hasseni et en envoyant ses sherpas tels que Guéant, Levitte, Idrac et bientôt Raffarin afin de détendre les relations et profiter, au passage, des largesses de la manne algérienne. À cette offensive de charme, si l’on excepte Chevènement, Alger se devait de répondre par la positive. Si le voyage de Bouteflika à Paris est l’arlésienne diplomatique du moment, le président algérien se devait d’apporter sa contribution au réchauffement. Et quoi de plus logique que d’enterrer un projet qui était déjà mort-né.
Fin de la valse entre Paris et Alger en attendant l’autre valse qui s’ouvre au Sahel.

Source Liberté Mounir Boudjema
Le Pèlerin

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 12:14

Alger “pardonne” à Paris !

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Le président de l’APN, Abdelaziz Ziari, ne s’est pas contenté, hier, d’ouvrir le débat sur la révision constitutionnelle
dont les contours restent à préciser, il s’est permis de faire des annonces, pour le moins, déroutantes. à commencer
par sa position tranchée concernant le projet de loi criminalisant le colonialisme.

Contrairement au Premier ministre, qui avait quand même laissé planer le doute, histoire de sauver les apparences, Abdelaziz Ziari est, lui, catégorique : le projet de loi portant sur la criminalisation du colonialisme “n'est pas inscrit à l'ordre du jour de la session actuelle ni probablement pour la session qui suit”, liant cette décision à des considérations “diplomatiques, internationales et juridiques”. Invité de la Radio nationale, Ziari a souligné, dans ce cadre, qu'un texte juridique relatif à cette question demande “beaucoup de réflexion” et pose également un “certain nombre de problèmes qui doivent être résolus”.
Il a rappelé que l'Algérie reste “ferme sur sa position” et exige du colonisateur français de “reconnaître ses crimes commis dans ses anciennes colonies, en particulier l'Algérie”. On a l’impression que c’est le patron de l’Exécutif qui parle et non le président de l’Assemblée populaire nationale, dont une partie des députés de sa formation, le FLN, a initié le projet de loi.
Il est vrai que, depuis l’annonce de ce projet de loi et des réactions suscitées en France, notamment les dérives de Bernard Kouchner, beaucoup de choses se sont faites, souvent dans la discrétion.
La France a fini par désigner un “Monsieur Algérie” en la personne de l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, mais c’est surtout l’actualité chaude, faite de prise d’otages français dans le Sahel et de toute la stratégie de lutte antiterroriste dont il est question. Paris et Alger ont tout intérêt à coopérer étroitement sur ce dossier, au risque de recevoir, tous les deux, les retours de flammes. Le président de l’APN a également remis au goût du jour la révision de la Constitution. Abdelaziz Ziari a déclaré : “La Constitution a besoin d'une révision car elle était faite dans des conditions de difficultés énormes que le pays a connues”, ajoutant que le président de la République est la seule personne qui peut engager le processus de la révision. Cette sortie du troisième homme dans la hiérarchie du pouvoir algérien n’est ni fortuite ni gratuite. Le président de la chambre basse du Parlement ne parle pas pour sa personne, n’exprime pas un point de vue partisan, même si le FLN de Belkhadem a émis le vœu, lors de la dernière campagne pour la révision constitutionnelle, d’une révision en profondeur de la Constitution après la présidentielle de 2009. Non,  M. Ziari parle en connaissance de cause et a dû recevoir le feu vert, pour ne pas dire instruction, d’en haut, pour en parler dans des médias publics (radio nationale, repris intégralement par l’APS).
C’est, donc, une annonce à prendre très au sérieux, même s’il ne s’agit, présentement, que d’un ballon-sonde. L’on murmure que cette révision serait aussi urgente que celle ayant permis au président Abdelaziz Bouteflika de briguer un troisième mandat. Le projet de révision constitutionnelle, selon certaines indiscrétions, comporterait la suppression du Conseil de la nation. La chambre haute du Parlement n’aurait plus sa raison d’être et le président Bouteflika n’a jamais caché son avis sur ce sujet. Mais il serait, surtout, question de la création d’un poste de vice-président. Ce dernier s’impose présentement, en raison de l’état de santé du chef de l’état. Toutefois, l’on ignore si ce vice-président serait un colistier, c’est-à-dire élu, au même titre que le président, par suffrage universel, ou carrément désigné par le président de la République ou par le Parlement.
Le président de l’APN ne s’est pas contenté de ces deux annonces, puisqu’il a balayé d’un revers de la main l’idée de la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur la corruption, estimant que la lutte contre ce phénomène n’étant pas la mission d’une Assemblée nationale.
“La commission d'enquête sur la corruption c'est quelque chose de très sérieux. Il faut que ça soit voté en plénière, et la commission ne doit pas comprendre les personnes qui ont demandé l'enquête”, a-t-il expliqué. Encore une annonce qui laisse beaucoup de points d’interrogation, d’autant plus que l’APN avait, par le passé, instauré des commissions d’enquête, certes sur commande et certes sans jamais rendre publics leurs résultats, mais ce refus catégorique du président de l’Assemblée ressemble à une sorte de volonté des pouvoirs publics de ne plus vouloir évoquer le terme corruption, comme si le phénomène appartenait au passé.
Il y a comme une impression que l’on veuille calmer le jeu, surtout après la tempête suscitée par le scandale de la Sonatrach, qui n’a toujours pas livré tous ses secrets. On ne veut pas que ça aille plus loin.
En tout état de cause, la sortie médiatique de Abdelaziz Ziari marque la véritable rentrée politique. Les jours à venir vont certainement permettre de clarifier davantage les visées d’une nouvelle révision constitutionnelle.

Source Liberté Azzeddine Bensouiah
Le Pèlerin

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 12:03

Une économie en constante régression

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Le dernier classement sur la compétitivité mondiale 2010-2011 classe l’Algérie à la 86e place. Cette position peu enviable sur l’échelle internationale a été établie sur la base d’une douzaine d’indicateurs incluant, entre autres des données économiques et commerciales, l’innovation, les performances éducatives, le climat des affaires et l’opinion des chefs d’entreprises. Ainsi, en dépit des nombreuses réformes entamées par le gouvernement, l’économie du pays peine à se redresser et ne cesse de régresser. Elle a perdu trois rangs en l’espace de trois ans passant de la 81e place à la 83e pour s’arrêter à la 86e place. Loin derrière la Tunisie, classée 32e, et le Maroc, à la 75e place, l’Algérie malgré sa confortable situation financière demeure à la traîne. Sur les 134 pays touchés par cette enquête, notre pays figure parmi les 50 premiers qui gaspillent le plus d’argent. De ce classement établi par le Forum économique mondial, on retiendra la fragilité de notre système économique et la réalisation mitigée des objectifs annoncés en grande pompe.

Toutes les analyses convergent vers l’inefficacité
La régression socioéconomique du pays se poursuit, le plaçant à une position peu enviable à l’échelle de la planète. Le dernier classement sur la compétitivité mondiale 2010-2011 en est une preuve édifiante.

Reléguée à la 86e place, distancée par des pays beaucoup plus pauvres en matière de ressources naturelles, l’Algérie de 2010 est plus que jamais à la traîne, à la dernière place dans le classement des pays de l’Afrique du Nord en terme de développement économique, juste devant la Libye. Une situation qui ne semble pas pour autant inquiéter nos responsables, qui, à chacune de leurs apparitions, affichent une satisfaction disproportionnée pour des résultats qui ne demandent qu’à être prouvés sur le terrain.
Les statistiques officielles souvent mises en avant et le développement dont se targuent les pouvoirs publics peinent en tout cas à convaincre les observateurs internationaux. «La position de l’Algérie sur le plan socioéconomique, selon les rapports internationaux, ne s’améliore pas», affirme le Dr Abderrahmane Mebtoul. Pour cet expert international, les deux derniers rapports concernant l’Algérie, parus au début du mois de septembre dernier, «confirment cette tendance lourde». Pour appuyer ses propos, il évoque le rapport 2010 de la Banque africaine de développement, qui classe bon nombre de pays africains sur la liste des pays émergents sinon dans celle des pays potentiellement émergents. L’Algérie ne figure ni sur l’une ni sur l’autre. Outre le rapport du Forum économique mondial présenté ci-dessus, le Dr Mebtoul citera l’analyse de la Deutsche Bank, qui revient sur son évaluation de 2008 et choisit de placer l’Algérie en dernière position dans l’espace nord-africain. «Après avoir estimé dans son rapport de janvier 2007-2008 que l’Algérie est en passe de devenir une puissance dans les domaines énergétique et économique de premier plan dans la région du Maghreb, revoit sa position et déclasse l’Algérie qui occupe désormais la dernière place du classement des pays de l’Afrique du Nord en terme de développement économique.» Les critères qui ont été à l’origine de cette analyse sont divers, mais convergent tous vers une même conclusion. L’inefficacité du système économique en place qui, selon les différents rapports, est vouée à une régression constante à la faveur des dernières mesures prises par le gouvernement. Deutsche Bank a mis en relief notamment la stabilité macroéconomique du pays, la diversité et la solidité du secteur bancaire et financier, le climat des affaires, l’ouverture économique, le cadrage juridique des investissements étrangers et la stabilité sociopolitique. Des points qui semblent faire défaut à l’économie nationale et sur lesquels l’Algérie a été à maintes reprises épinglée. Pour notre expert et professeur d’Université en management stratégique, on ne peut pas continuer à «ignorer ces rapports en invoquant, sous un discours chauviniste, qu’il s’agit d’un complot contre l’Algérie», avant même de s’interroger sur l’utilité des dernières mesures gouvernementales «du retour au tout Etat gestionnaire». Un dispositif qui aura du mal, selon lui, à assurer au pays «un véritable décollage économique».

Les investissements freinés
Selon les différents rapports 2008/2010 émanant d’institutions internationales renommées quant à la situation économique de l’Algérie, les choses vont mal, voire très mal.

Pour une lecture objective et explicite de ces analyses, nous avons fait appel au Dr Abderrahmane Mebtoul qui citera les résultats du rapport de la Compagnie française d’assurance spécialisée dans l’assurance-crédit à l’exportation (Coface), livrés à la fin juillet 2010. La Coface a mis «sous surveillance négative de la note B l’environnement des affaires de l’Algérie», selon notre expert. Les politiques restrictives à l’égard des importations et des investissements directs étrangers (IDE) seraient à l’origine de cette note. La Coface remet en cause notamment les dernières «mesures prises pour limiter les importations et les sorties de capitaux». Ces dispositions vont devoir «pénaliser les opérateurs en renchérissant et en retardant leurs approvisionnements. Elles ont en outre accru le poids d’une bureaucratie déjà trop importante. Le climat des affaires pâtit également des restrictions s’appliquant aux investissements étrangers, ce qui rend le pays de moins en moins attractif, alors que l’économie en a le plus grand besoin pour créer des emplois et de la croissance», explique la compagnie.
L’hebdomadaire financier américain Newsweek a, pour sa part, classé au 15 août dernier, l’Algérie à la 85e position sur les 100 pays concernés par une enquête sur l’environnement des affaires et la performance des économies. Ces anal yses «vont dans le même sens que le rapport établi précédemment par le groupe de la Banque mondiale (BM) (Investing Across Borders 2010)», affirme le Dr Mebtoul, qui rejoint dans son analyse les deux rapports en question. «Les lois trop restrictives ou encore désuètes sont des obstacles aux investissements et leur mise en œuvre peut engendrer des coûts additionnels pour les investisseurs», dit-il avant de rappeler un peu plus loin le sombre tableau que la Banque mondiale a dressé sur l’économie algérienne.
Dans son édition 2010 du Doing Business, la Banque est, en effet, revenue sur le climat des affaires en Algérie qu’elle considère comme très négatif. «L’institution internationale soustrait même deux points à l’Algérie par rapport à 2009, la reléguant à la 136e place sur les 183 évalués dans le cadre du classement des meilleurs élèves dans le domaine des facilités accordées à l’investissement», rappelle notre interlocuteur. Même son de cloche chez FDI Intelligence, une division du groupe britannique de presse.
Les résultats de l’étude du FDI effectuée dans 59 pays africains et publiée en septembre 2009 font état d’une régression de l’Algérie en matière d’attractivité des investissements étrangers (IDE). L’étude souligne aussi l’avance prise par certains pays, dont l’Afrique du Sud, l’Egypte, la Tunisie… dans ce domaine comparativement à l’Algérie. De l’avis de notre expert en économie, ce rapport a mis a nu «la détérioration du climat des affaires dans notre pays qui émet des signaux négatifs et contradictoires, particulièrement en matière de promotion de l’investissement privé national et étranger». Aussi, malgré sa proximité géographique avec l’Europe et ses réserves énergétiques pour attirer davantage de capitaux étrangers, l’Algérie «n’a même pas profité de l’afflux des pétrodollars du Golfe, contrairement à d’autres pays», déplore-t-il.
Selon lui, hormis «le secteur des hydrocarbures et celui des télécommunications, l’Algérie ne semble guère intéresser les investisseurs étrangers». Parmi les entraves aux affaires citées dans les deux rapports figurent la difficulté d’accès aux financements, la bureaucratie d’Etat, la corruption, l’inadéquation de la main-d’œuvre formée, la politique du travail considérée comme restrictive ainsi que le système fiscal…

Education, le maillon faible de la chaîne
Le niveau d’éducation et de santé figurerait parmi les indicateurs clés ayant un impact direct sur les investissements directs étrangers (IDE) dans un pays.

Les chercheurs ayant participé à une étude financée par l’Union européenne en juillet 2010 ont énuméré un certain nombre de facteurs déterminants dans l’attractivité des IDE. Il s’agit essentiellement de l’espérance et de la qualité de vie et d’un niveau d’éducation élevé.
«Cela laisse penser que les investissements de santé et d’éducation contribueraient à accroître le capital humain et, par conséquent, le niveau d’exportations des pays méditerranéens se verrait, lui aussi, augmenter», souligne l’étude. Bien qu’elle soit confirmée scientifiquement, cette réalité peine à trouver preneur dans notre pays. Pour preuve, l’Algérie a perdu 4 places en matière d’indices du développement humain, passant de la 100e place, en 2008, à la 104e en 2009, selon le rapport du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) de 2010. Ce classement implique un total de 182 pays, répartis selon le niveau du développement humain (très élevé, élevé, moyen et faible).
En termes d’éducation, «les enquêtes sur le terrain montrent clairement l’effritement du niveau scolaire», relève le Dr Mebtoul. Les étudiants ont, selon lui, «plus de chance d’être chômeurs au fur et à mesure qu’ils avancent dans leurs études». Outre le sureffectif dans les classes et amphithéâtres, les déperditions croissantes du primaire, secondaire au supérieur, il relève «la gestion défectueuse des établissements scolaires avec des bâtiments délabrés et un environnement sans âme». Le Dr Mebtoul mettra également en avant le problème de la mensualité des professeurs et maîtres de conférences qui se retrouvent, en fin de carrière, à toucher approximativement un tiers du salaire de leurs collègues marocains et tunisiens. «Avec les nouvelles augmentations de 2008, moins d’un tiers par rapport au salaire d’un simple député ou sénateur et 80% de ce montant à la retraite, sans compter les conditions de travail bien meilleures et surtout la considération», s’indigne l’intervenant qui citera au passage les enseignants du primaire et du secondaire dont la situation, dit-il, «est encore plus dérisoire». La lecture de notre expert est confortée par plusieurs rapports internationaux dont le plus récent remonte à juillet 2010. Dans une enquête minutieuse consacrée aux pays les plus vulnérables au monde, la revue américaine Foreign Policy a classé l’Algérie parmi les plus vulnérables avec une note de 8,6 sur 10. Cette note s’explique par le fait que le pays connaît, depuis quelque temps, une importante fuite de son élite. Il s’agit «d’une des notes les plus mauvaises du monde», tient-il à préciser. La revue revient notamment sur «les conditions de vie déplorables des cadres et cerveaux algériens, les très bas salaires et l’environnement politique défavorable». Autant d’éléments qui «hypothèquent l’avenir de l’Algérie qui risque de se retrouver sans son intelligentsia pour construire son avenir», peut-on lire dans cette analyse.
Le constat dans le secteur de la santé est similaire si ce n’est pire que celui de l’Education. Dans ce domaine, «l’Algérie n’est pas mieux lotie et l’on assiste malgré des investissements colossaux à une dégradation du milieu sanitaire», précise le Dr Mebtoul. C’est ce qui explique, selon lui, «la disparition de la couche moyenne productive, pilier de tout développement».

Un haut degré de corruption
L’organisation internationale Transparency International, dans son rapport annuel paru le 17 novembre 2009, constate que l’Algérie est un pays qui connaît «un haut degré de corruption avec un score déplorable de 2,8 sur 10 et se retrouve à la 111 place sur 180 pays», note le Dr Mebtoul. «Les auteurs de l’IPC considèrent qu’une note inférieure à 3 signifie l’existence d’un haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat et que des affaires saines à même d’induire un développement durable ne peuvent avoir lieu, cette corruption favorisant surtout les activités spéculatives», explique-t-il. L’Algérie est passée, à la faveur de ce rapport, de la note de 3,2 en 2008 à 2,8 en 2009, soit 20 places de moins. «Ce qui la ramène à l’année 2005 où elle avait obtenu une note de 2,8 sur 10», rappelle notre économiste. Et la situation n’est pas près de s’améliorer, selon lui, puisqu’une récente étude datant de mars 2010, réalisée par la Global Financial Integrity (GFI) et publiée à Washington DC (USA), a classé l’Algérie «au troisième rang au niveau continental des pays ayant un haut débit de sortie financière illicite». Le rapport a été basé essentiellement sur «les sorties illicites d’une seule source, soit une mauvaise évaluation des prix du commerce» L’étude réalisée sur la période allant de 1970 à 2008 a classé l’Algérie à la troisième position après l’Egypte. Le rapport indique que l’Algérie a fait sortir 25,7 milliards de dollars vers d’autres pays. Des opérations largement facilitées par «les paradis fiscaux, territoires à secrets, les sociétés déguisées, les comptes anonymes et des fondations fictives», estime le rapport. De toute évidence, cette sortie de fonds n’est pas sans conséquence. Elle serait très néfaste pour les réserves en devises, accroît l’inflation, réduit les rentrées fiscales et limite l’investissement productif, selon le Dr Mebtoul.

Prévisions de la Banque mondiale

Selon les prévisions de la Banque mondiale, le classement de 2011 devrait favoriser «encore moins l’Algérie». La BM appelle l’Algérie à améliorer sa compétitivité du point de vue de la sophistication des affaires, volet qui occupe la 128e place des 183 pays évalués. La prise en charge de l’efficience du marché du travail, à qui revient la 127e place, fait aussi partie des recommandations de la banque, qui épingle l’Algérie dans le domaine du développement technologique (123e place), des institutions (115e place) de l’innovation (114e place), ainsi que de l’enseignement supérieur et de la formation (102e place).

Nos universités sont hors classement
L’Université de Shanghai 2009, The Academic Ranking of World Universities, a publié en août 2010 le top 500 du classement des 6 000 meilleures universités en compétition au niveau mondial. L’Algérie comme on peut s’en douter est hors classement. Ainsi apprend-on que l’université de Sidi Bel Abbes occupe la 4 116e place, celle de Tlemcen est reléguée à la 5 143e place et celle de Batna à la 5 548e place. Les autres universités sont cependant hors classement, éliminées de la sélection. Il s’agit de l’université de Constantine (6 766e place), de l’université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (7 008e), Abdelhamid-Ben-Badis de Mostaganem (7 205e), l’université d’Alger (7 849e), l’École nationale de l’informatique (8 960e) et l’université Mohamed-Boudiaf d’Oran (9 004e).
Un palmarès peu reluisant qui appelle de nombreuses interrogations, de l’avis du Dr Mebtoul. «N’est-il pas démagogique et utopique de vouloir créer une université par wilaya et faire revenir les émigrés lorsque l’on dévalorise ceux qui sont restés sur place ?» s’interroge-t-il
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Source Infosoir Assia Boucetta
Le Pèlerin

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 12:00

Tipasa - Secteur de la formation professionnelle : Un nouvel enjeu pour cette rentrée

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En prévision de la rentrée 2010-2011, fixée pour le 17 octobre prochain, la direction de la formation et de l’enseignement professionnels de la wilaya de Tipasa semble mettre les bouchées doubles.

Ainsi, la dynamique que connaît le secteur cette année est consécutive à la mise en application d’un nouveau dispositif  comprenant  des mesures organisationnelles et fonctionnelles, dont l’objectif essentiel est de permettre, selon un responsable du secteur,  à partir de cette  rentrée,
«non seulement la continuation de l’accroissement quantitatif des offres de formation, mais aussi de son élargissement qualitatif et ce, en vue d’une prise en charge effective de la demande de la formation exprimée par les différentes catégories des jeunes».
Donc,  l’enjeu principal du dispositif en question est de mettre au diapason et d’une manière effective les capacités structurelles et les potentialités de formation professionnelle de la wilaya avec l’orientation nationale nouvelle du secteur et les impératifs du développement local, notamment en enrichissant le marché de l’emploi local par une main-d’œuvre suffisante et surtout qualifiée.
Selon toujours  le même interlocuteur,  cette nouvelle approche se décline sur cinq axes, dont on peut citer, la promotion, d’une part, des métiers de l’artisanat correspondant à la vocation socioéconomique de la wilaya et de l’autre les métiers manuels,  particulièrement dans le BTP et ce, par rapport aux  besoins pressant exprimés, compte tenu des chantiers ouverts et des projets de développement en matière de réalisation d’infrastructures de base sur le plan local. En plus de ces deux points le dispositif préconise aussi une utilisation optimale des capacités d’hébergement qui sont passées, à la faveur de l’ouverture de deux nouveaux établissements (Meurad et Ahmeur El Aïn) de 522 lits en 2009 à 702 lits en 2010.
 Toujours sur le registre de la rentrée prochaine, 18 structures de formation disposant de 9874 postes de formation ouvriront leurs portes. Parmi ceux-ci, 4183 postes, dont 2035 pour les nouveaux inscrits, suivront des formations résidentielles. Les structures spécialisées dans les formations par apprentissage pourront accueillir jusqu’à 3826 apprentis, dont 1593 nouveaux. Pour ce qui est des autres modes de formation,  en l’occurrence les cours du soir et la formation femme au foyer, ils accueilleront successivement 465 et 1400 nouveaux inscrits. Concernant les nouvelles spécialités de formation et métiers prévus pour cette rentrée, un document de la direction fait état du lancement des spécialités de l’informatique, option réseau et système informatique, à l’institut de Hadjout, électronique auto au CFPA de Hadjout, exploitation système AOP et approvisionnement en eau potable dans la même ville, métier de l’agent pépiniériste au centre de Attatba. Toujours à Attatba, il sera question en 2010 de lancement des formations en broderies et coiffure. Quant à Messlmoun, les nouveaux inscrits pourront désormais suivre des cours de couture.

Source Horizons - Amirouche Lebbal

Le Pèlerin

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 11:54

Chez nous, c’est la cacophonie

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Salon du livre d'Ager vu par Dilem

 

C'est une véritable cacophonie qui entoure la participation des auteurs et autres éditeurs égyptiens au Salon international du livre d'Alger (SILA). L'Union des éditeurs arabes décide de boycotter le Salon en signe de solidarité avec leurs homologues égyptiens interdits d'y participer.         

Au lieu de désamorcer la crise, de revenir à de bons sentiments, dissiper ce climat vicié, voire délétère, l’on persiste à entretenir cette «crise» pour une certaine bipolarisation algéro-égyptienne.Ainsi, en signe de protestation, pour ne pas dire de «rétorsion» à l’endroit des organisateurs du SILA – ayant exclu les éditeurs et auteurs égyptiens du Salon du livre 2010 et qui depuis s’est rétracté quant à cette décision –, les membres du conseil d’administration de l’Union des éditeurs arabes ont décidé, vendredi, à Amman (Jordanie), en marge du 13e Salon international du livre de Amman, inauguré mercredi, de boycotter le SILA 2010 et tout autre salon du livre interdisant à un pays arabe d’y participer. «Cette décision intervient après que le Salon du livre d’Alger, qui se tiendra le 26 octobre, ait invité tous les éditeurs arabes, à l’exception des Egyptiens. Alors que le 15e SILA est un forum accrédité par l’Union des éditeurs arabes.» De front, l’Union des éditeurs arabes a appelé la direction du Salon d’Alger à rectifier le tir avec les éditeurs égyptiens et à traiter avec eux au même titre que l’ensemble des éditeurs arabes invités au salon. Deux jours, auparavant, la Bibliothèque d’Alexandrie (Egypte) a confirmé sa participation au 15e SILA.

Ismaïl Siraj Eddine, directeur de la célèbre bibliothèque égyptienne, a affirmé qu’il se félicitait de l’invitation qui lui a été adressée par le ministère algérien de la Culture pour participer au Salon international du livre d’Alger 2010.
La Bibliothèque d’Alexandrie avait accueilli l’Algérie comme invité d’honneur lors de la sixième édition de la Foire internationale du livre de la Bibliothèque d’Alexandrie en 2008, d’ailleurs la ministre de la Culture, Khalida Toumi, avait assisté à la cérémonie d’ouverture ainsi que plusieurs hommes de culture et intellectuels algériens. Par ailleurs, le commissaire du SILA 2010, Smaïn Ameziane, a annoncé, hier à l’AFP, que les livres égyptiens seront présents au Salon du livre d’Alger : «C’est fait. Bien sûr, ils seront là», a déclaré Smaïn Ameziane, en précisant  qu’«en concertation avec les Egyptiens, il a été décidé de restreindre» à 100 m2 le stand des éditeurs égyptiens dont la Bibliothèque d’Alexandrie.

Les quelque 70 éditeurs égyptiens bénéficiaient de 1000 m2 lors des précédents salons, sur un espace total de 8000 m2. Cependant, il a démenti l’interdiction de la présence égyptienne au prochain SILA. Alors qu’au mois d’août 2010, il avait créé une polémique de par une déclaration à la hussarde portant sur l’exclusion de l’Egypte du SILA 2010, et ce, en justifiant la non-invitation des éditeurs égyptiens par les réactions hostiles à l’Algérie d’intellectuels égyptiens… après les incidents qui avaient émaillé le match de football entre les deux pays pour la qualification au Mondial-2010, le 14 novembre 2009 au Caire. Ce qui, aussitôt, avait soulevé un tollé général. Aussi, plusieurs intellectuels algériens, résidant en Algérie, en Europe et en Amérique du Nord, ont signé une pétition appelant à «la levée de l’interdiction d’exposition des livres égyptiens au SILA».

Les signataires avaient  trouvé «aberrante cette tentative unilatérale de punir la littérature égyptienne et le lectorat algérien, alors qu’on continue à jouer au football, source initiale de tout ce scandale, avec des équipes égyptiennes» et ont demandé «aux autorités concernées d’y mettre un terme en levant l’interdiction faite aux livres égyptiens».
C’est le monde…foot de la balle ronde qui déteint sur le un sport…cérébral, la lecture, la littérature, les belles lettres… ouvertes d’amour, fraternité et tolérance. Heureusement que le ridicule ne tue pas. La bêtise humaine  et l’hérésie se «livrent» en Algérie.
             

Source El Watan K.Smaïl

Le Pèlerin

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 23:46

Algérie - Bordj Bou-Arréridj - Bordj Zemmoura, l'enchanteresse

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Bordj Zemmoura, surnommée «la ville de la montagne dominante» est un site touristique et religieux, la cité a connu des transformations urbaines et des avancées socioéconomiques qui ont mis à profit le caractère montagneux et forestier de la région.

Nichée à flanc de montagne dans le prolongement de la chaîne des Bibans, exposée en plein sud et se repaissant des rayons du soleil, Bordj Zemmoura aurait été baptisée par les Turcs lorsqu’ils s’y installèrent en 1560.
Ce village reste mystérieux, s’agissant de la date exacte de sa création. L'on suppose que ce fut une cité antique datant du Xe siècle, construite à flanc de montagne autour de la mosquée et d'une fontaine d'eau. Trois quartiers de Zemmoura rappellent trois époques distinctes de l’Histoire de cette petite ville pittoresque.
La période berbère, d’abord, grâce à ses maisons basses à toiture en tuile, comme l'on en voit dans toutes les régions de la Kabylie. Il y a ensuite le quartier turc ou Souiga. C’est une sorte de «mini-casbah» quadrillée de ruelles étroites comme celles que l’on retrouve à Alger ou à Constantine et, enfin, le quartier européen avec quelques immeubles cossus de deux ou trois étages.
Malheureusement, son isolement, jusqu’à une période encore récente, l’absence de grandes voies de communication, ont fait perdre à cette cité antique sa dimension touristique, toutefois les autorités tentent maintenant, par des actions de développement, de mettre sur les rails la région en y introduisant le gaz naturel et en y réhabilitant, surtout, les routes qui mènent d'ailleurs vers les villes de Béjaïa et de Sétif par le nord de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj. Zemmoura était un passage obligé pour les caravanes venant du Sud, de M'sila et de Boussaâda, pour remonter vers la vallée de la Soummam et le port de Béjaïa d’où, sans doute, le choix des Turcs pour s'y installer et contrôler le trafic commercial. Mais ce ne sont pas les Turcs qui ont urbanisé le village. Les musulmans sont les premiers à y avoir rayonné en y diffusant la culture arabe et musulmane en construisant, notamment, la zaouïa d'El-Goléa vers 1350. Celle-ci est bâtie au creux d'une vallée et protégée par la montagne où il est ardu de pénétrer. Aujourd’hui encore, l’on ne peut y accéder que par une seule piste abrupte pour atteindre, en premier lieu, le village d'El-Goléa à l'architecture berbère et ressemblant étrangement, aussi, à une petite casbah construite en briques d'argile (toub). Il y a aussi la mosquée Ben Hidous, superbe lieu du culte musulman, restauré grâce à des dons de fidèles. Construite en pierre, trônant sur un léger promontoire au centre du village, elle fait partie du paysage et attire naturellement le regard de quiconque pénètre pour la première foi à Zemmoura. Les autorités locales assurent que le secteur du tourisme, dans cette région est «bien placé pour s'imposer et se développer durablement» car elle fait l’objet d'un effort considérable d'amélioration des conditions de vie. Zemmoura est «faite pour être découverte et aimée».

Source Infosoir R.L. / APS.

Le Pèlerin

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