Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 07:56

Algérie - Question d’approche

drogue algerie-copie-1

 

Le plus dramatique est que la courbe de la consommation ne cesse de monter d’année en année avec en sus la circulation de drogues dites “hard” comme la cocaïne et le cannabis. Et au train où arrivent les choses à partir de la frontière ouest, l’Algérie sera bientôt au hit-parade des pays qui se “défoncent”, à la recherche de paradis artificiels.

La consommation de la drogue, qui reste pourtant un délit aux yeux de la loi, a atteint un tel niveau de banalisation que son évocation ne choque quasiment plus personne. C’est devenu par la force des choses un phénomène de société, à caractère pathologique, qui n’épargne aucune catégorie sociale, aucune région du pays.
Les saisies opérées régulièrement par les services de police et de gendarmerie, et qui font les premières pages des journaux, en donnent un peu la mesure. Et encore, car ces saisies représentent à peine 10% des quantités qui entrent, selon Abdelmalek Sayah, le directeur de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie.
Mais le plus dramatique est que la courbe de la consommation ne cesse de monter d’année en année avec en sus la circulation de drogues dites “hard” comme la cocaïne et le cannabis. Et au train où arrivent les choses à partir de la frontière ouest, l’Algérie sera bientôt au hit-parade des pays qui se “défoncent”, à la recherche de paradis artificiels.
Abdelmalek Sayah, qui sait de quoi il parle pour avoir été en première ligne depuis des années sur le front de la lutte contre la drogue, tire encore la sonnette d’alarme. En effet, de l’argent a été investi sans compter par l’État pour la mise en place de centres de désintoxication à travers le pays, des campagnes de sensibilisation sont régulièrement lancées, mais force est de constater que ces mesures sont comme cataplasme sur jambe de bois.
Faut-il alors capituler devant la fatalité ? Certainement pas ? Il faut, cependant, une autre approche du phénomène qui doit jouer à la fois sur le levier des répressions, de la prévention et de la sensibilisation. Mais avec d’autres moyens, d’autres méthodes pour plus d’efficacité, avec l’espoir d’inverser à terme la tendance de cette malédiction qui fait des ravages dans notre société en butte à la perte de repères identificatoires.

Source Liberté Omar Ouali

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 07:54

Les relations algéro-françaises à l’heure du Sahel de l’«Iranium»

areva niger otages Areva au Niger

 

Les  histoires d’amour finissent mal, dit une chanson bien gauloise. Entre l’Algérie et la France, s’il en est, c’est tout le refrain, pour ne pas dire toute l’histoire – mal assumée, racontée, reconnue de la colonisation – qui se débat pour faire de notre pays l’hôpital de la charité qui panse les plaies du mal économique français.

Tous les scénarii sont bons pour arriver à cette fin. Il s’agit de la survie du pays des «Lumières». Il s’agit presque d’une dépendance vitale pour la France, et c’est là où les relations d’amour finissent mal, car le crime passionnel est à portée… de cœur. Lequel a des raisons que le Sahel, terre de moult richesses naturelles, n’explique pas par seulement les prises d’otages. Le dossier du Sahel est sous le contrôle de Mme Lagarde où il devra trouver

Une cellule de «crise» est mobilisée. Et la désignation de l’ex-Premier ministre comme M. Algérie porte en elle les conséquences du cheval de Troie et l’empreinte du cadeau empoisonné. Le ton est donné par Mme Idrac : «La prise de conscience de l’importance des interventions chinoises en Afrique a alimenté chez certains le fantasme – quelque peu paradoxal – de velléités «néo-colonialistes» de sa part. «Je crois qu’il faut relativiser ce point de vue, tout en réaffirmant notre vision du monde», dira-t-elle sur son blog. Plus loin, Idrac se contente de 30% d’investissements, avec les Chinois, en Algérie, surtout quand on sait que les héritiers de Confucius vont très vite en sagesse et en savoir-faire pour rafler, aux dépens de la maison Renault, une usine de voitures. C’est trop flagrant pour que la France laisse le beau tapis se dérober sous ses pieds. D’où l’urgence d’une réaction tout aussi rapide qu’efficace. Le «Canard … déchaîné», une voix d’excellence pour certains centres précis de décision, en sera l’instrument le mieux approprié. Aux experts de la DGSE de domestiquer ensuite la Mauritanie et le Mali, les deux pays vulnérables dans la région, sommés l’un et l’autre d’ouvrir toutes grandes les portes à l’ingérence occidentale sous couvert de terrorisme qui, à son tour, constitue l’exutoire d’intentions déguisées. Le sous-sol du Sahel est tellement riche en uranium qu’il faut éviter une autre bombe «Iranium». Clairement, la France joue sa carte économique avec l’Algérie, qui, semble-t-il, a cuvé son «mauvais Bajolet» au Sahel. Le reste n’est qu’une épée de Damoclès, qui risque de pourrir encore les relations algéro-françaises.
Source Le Jeune Indépendant Samir Méhalla

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 23:47

Algérie - Quelles réformes pour les entreprises publiques algériennes?

gaz arzew

 

L'analyse des circonstances desmutations imposées à l'entreprise publique économique algérienne montre avec acuité une particularité qu'on peut résumer par la prédominance de la volonté de changement de l'ordre établi par les pouvoirs publics dont les motivations ne nous appartiennent pas de s'y attarder dans le cadre de cet article , la tendance est sans équivoque aucune, sa mise en désuet, de s'inscrire dans une logique différente de celle qui prévalait depuis l'indépendance, de sortir de l'emprise de la doctrine socialiste, de faire désormais des prescriptions du capitalisme la voie à suivre pour les entreprises publiques; mais si cette volonté ne souffre d'aucune équivoque, il n'en demeure pas moins que les techniques, structures et parfois même les attributs les plus élémentaires de la logique capitaliste ne sont justement pas disponibles pour donner à cette volonté de changement, de concrétisation, les atouts nécessaires. Il serait très prétentieux de vouloir lister tous les manquements, néanmoins en citer certains, donneraient certainement un éclairage de nature à restituer à la réalité du terrain toute sa pertinence.

Dans les économies capitalistes, à titre d'exemple, Le reengineering ou BPR (Business Process Reengineering) constitue la base de nombreux processus de restructuration , source de refonte complète des structures organisationnelles dont l'objectif escompté s'articule principalement sur l'ancrage à l'économie de marché, qui sacralise le gain et l'augmentation de la productivité, et de là, accroître les possibilités concurrentielles dans les environnements caractérisés par la recherche incessante de la performance maximale.

Concernant les entreprises économiques algériennes, l'approche adoptée ne s'apparente nullement à la logique structurant le reengineeering, malgré qu'il fût énormément utilisé dans les économies capitalistes à partir des années 90 et présenté comme permettant la proposition de modèle d'organisation qui doit permettre aux entreprises de faire face aux changements incessants et rapides de leur environnement

(HAMMER et CHAMPY 1993, 1995 1996). Certains spécialistes de management d'entreprises économiques en économie capitaliste attribuent au «reengineering» des vertus avérées et insistent sur le caractère systémique de l'opération de restructuration en incluant même le client qu'il ne faut pas considérer comme élément en dehors des préoccupations managériales;« L'organisation (reconfigurée) devrait donc être structurée autour de processus transversaux focalisés sur les clients (…) un processus est un flux d'activités qui, à partir d'une ou plusieurs entrées - matériel, informations , etc. – (Inputs), produisent ensemble un résultat ayant une valeur ajoutée pour le client, qu'il soit interne ou externe à l'organisation» HAMMER ET CHAMPY.

La reconfiguration d'une entreprise selon le modèle proposé touche à tous les paramètres de configuration, il ne peut y avoir de restructuration sans cette préalable avancée par les promoteurs, car ils sont conscients que l'entreprise dans sa configuration initiale et classique se caractérise souvent par une rigidité, une lourdeur, et qu'elle n'est pas initialement conçue pour affronter la concurrence sans cesse grandissante de l'économie de marché et les incessantes mutations de la technologie; donc ils ont préconisé comme seule issue la refonte radicale (reconfiguration) des structures d'entreprises avec intégration des techniques managériales largement valorisées dans les entreprises capitalistes depuis les années 80; qu'on peut recenser sans être exhaustif comme étant:

Management par projet, équipes de travail transversales, démarches qualité, gestion des compétences, équipes de travail transversales, démarches qualité, gestion des compétences, benchmarking etc.

Le recours à l'application de techniques particulières à l'instar du BPR s'est avéré être une solution importante dans l'entreprise capitaliste, indispensable qui fait de la formation dont ses différentes manifestations l'un des axes clés de ce processus de changement que nombre d'entreprises des pays à économie capitaliste ont emprunté, si ce n'est pas dans leur quasi-totalité. Pourrons-nous dire la même chose en ce qui concerne l'entreprise publique algérienne ?

Il est à préciser dans le cadre de cet-article que le reengineering (BPR) se définit autrement que le downsizing, donc le recours aux licenciements des travailleurs ne figure nullement parmi les prescriptions prônées par les spécialistes qui le préconisent. Pour revenir à l'entreprise algérienne publique économique, les réformes économiques n'ont pas pris en considération, ni de prés ni de loin, ce genre de technique ou procédé, le downsizing, largement utilisé par les managers des entreprises économiques au nom des réformes et exigences des mises à niveaux, n'est vu par les décideurs des entreprises en restructuration , embarqués dans des processus de transition que comme moyen d'intervention de sauvegarde d'urgence , mais en aucun cas comme procédé, comme technique s'inscrivant dans une logique managériale; pour eux , le downsizing ou pour conserver leur langage «le licenciement» n'est rien d'autre qu'un moyen d'allégement des charges du personnel, sans se douter le moins du monde que le personnel peut être justement la ressource qui peut permettre de faire la différence et gagner le bataille de la concurrence.

Pour revenir à la technique du reengineering, il est à signaler que malgré la réalité que cette technique n'est officiellement pas associée au downsizing dans les entreprises s'inscrivant de tradition dans l'économie de marché, il semble que plus d'un cas sur deux des réductions de personnel ont eu lieu dans le cadre de projets de ce type. Cette vérité a été vérifiée par plusieurs enquêtes réalisées; à l'instar de celle faite au Canada, qui a mis en évidence que 44% des entreprises canadiennes ayant entamé un projet de reengineering ont diminué le nombre total de postes et licencié du personnel (BERGERON, LIMAYEN 1995). Cette tendance a été confirmée dans d'autres enquêtes empiriques (ASCARY, ROCK et DUTTA 1995 WILLMOT 1994). Vérité qui interpelle la réalité des entreprises économiques algériennes; les managers se doivent de se positionner donc sur l'usage de ces techniques «importées» de milieux et environnements différents, représentant sans coup férir un référentiel idéologique, technique ou procédé à évaluer concrètement en dehors de tout despotisme intellectuel ou engagement théorique.       Il est vrai que l'appréciation empirique n'est pas à envisager vu que les répercussions négatives ne peuvent être supportées en cas de fourvoiement. Eve Chiapelo en soulignant la pertinence de l'unification de la perspective de politisation et de sociologisation de toute idéologie, il écrivit: « L'idéologie dans sa fonction d'intégration du groupe donne un sens à l'organisation sociale et politique d'une société donnée, à l'ordre social.        Il faut ici concevoir le sens comme un ordre, sans devoir se référer à la hiérarchie ou au pouvoir. L'ordre est en premier lieu celui que produit la division sociale des activités. C'est une forme, un agencement; il faut le penser en termes d'organisation. L'intégration à la société institue cet ordre là et lui confère une acceptation plus restreinte qui met l'accent sur le commandement et la hiérarchie».

Le recours à l'insistance sur la pertinence de cette dernière citation, nous amène à nous focaliser sur le rôle de la représentation que la société se fait sur une question particulière, sur un sujet déterminé en faisant l'économie de toute représentation de rationalité instrumentale à la solde d'intérêts occultes ou éphémères. Toute décision de manager se doit d'être de l'intérieur, fortement contextualisée, si l'apport et l'influence de ce qui étranger n'est pas à exclure, il se doit d'être consciemment intégré et savamment adapté.

Si les responsables en charge des entreprises algériennes publiques économiques ont abordé les réformes par la prise en considération des techniques managériales en vogue depuis les années 90 du vingtième siècle dans les entreprises d'économie de marché à l'instar du reengineering comme il a été précisé, ces techniques auraient eu des impacts sur la GRH et lui auraient imprimé une voie originale en se combinant avec les spécificités locales ; et comme conséquences prévisibles l'ouverture des domaines dont l'affectation aurait conduit l'entreprise publique économique algérienne à une configuration qui lui aurait permis sûrement ou du moins avec plus de succès l'amarrage aux exigences de l'économie de marché. Parmi les domaines des politiques de GRH susceptibles d'être affectés, on peut citer:

1-Recrutement (révision des critères d'embauche en mettant en place des procédures basées sur des techniques avérées et culture aseptisée de népotisme et clientélisme)

2- Gestion des départs (licenciement - départ volontaire - mise en retraite …)

3- Définition des fonctions / des postes de travail (redéfinition des emplois autour des processus et non plus uniquement des tâches)

4- Evaluation - détermination de nouveaux critères avec objectivité et prise en considération de l'efficience globale aussi bien du travailleur que de l'entreprise.

5- Rémunération (donner la véritable signification aux négociations collectives, faire en sorte que la démarche communément appelée gagnant gagnant soit une réalité au niveau de l'entreprise)

6- Promotion (en faire un véritable levier et élément structurant de motivation)

7- Leadership et participation (avec le changement du statut des travailleurs, l'étiolement du travailleur gestionnaire - leitmotiv de la GSE pendant pratiquement deux décennies - conduit nécessairement à des transformations du rôle que les promoteurs des changements doivent prendre en considération dans le cadre d'une approche minutieusement étudiée et surtout planifiée.

8- Communication (dans le cadre d'une stratégie planifiée de changement, la mise en œuvre d'une politique de communication devient un impératif dont l'objectif détermine le sort de l'entreprise dans sa globalité)

9- Structuration du temps de travail (ce volet s'avère être d'un impact certain autant sur la qualité de travail que sur la vie des travailleurs, le prendre en considération ne peut que conférer à l'entreprise des avantages de différents natures.

10- Relations industrielles (outsourcing, télétravail…), il devient évident que la configuration du travail subit de façon incessante des transformations, s'en imprégner et se préparer à les affronter n'est pas un luxe. Une gestion efficiente des ressources humaines peut aider l'entreprise à atteindre cet objectif.

11- La formation, prise dans son acceptation la plus large et dans ses différentes manifestations constitue un facteur des plus déterminant dans la mise en place des conditions de développement de toute entreprise et encore de façon plus accentuée concernant le sort des réformes; la littérature spécialisée en a souvent fait de la formation l'élément axial, et ce n'est que légitime; alors que l'entreprise publique économique algérienne en s'inscrivant dans la logique de transformation, la préoccupation formation ne figure nullement parmi les préoccupations des dirigeants des entreprises et encore moins chez les promoteurs des dites réformes; il devient donc évident que s'attendre à ce que l'entreprise publique économique algérienne parvienne à des résultats probants et satisfaisants dénote d'un optimisme exagéré et d'une ignorance de la réalité de l'entreprise et des impératifs de management moderne. En effet, la formation à l'instar de celle que préconisée par HAMMER et CHAMPY 1993 - 1995:

« formation technique et théorique qui a pour objectif d'aider le personnel à comprendre le monde des affaires…de lui donner des outils d'analyse économique et financière qui devraient lui permettre de comprendre la nécessité des changements à amorcer» « il faut envisager la formation comme une donnée constante de travail de chacun, comme l'occasion pour tous , formateurs et stagiaires, de renouveler leur attachement aux valeurs de l'entreprise et de vérifier que ces valeurs fonctionnent bien dans la pratique « (1995)

Pour certains spécialistes, l'importance de la formation dans une entreprise reconfigurée, en changement, en transition acquiert une importance particulière, ils parlent moins de formation en termes d'accroissement de l'habilité et de la compétence du salarié que d'éducation-apprentissage de nouveaux comportements. Cette réalité manque de façon flagrante à l'entreprise économique publique algérienne; ou du moins est loin de paraître comme étant un de ces attributs; la majorité des ces entreprises ne conçoivent pas la formation comme facteur de changement, en admettant l'hypothèse qu'elles ont des programmes de formation; ce qui n'est pas le cas malgré l'obligation légale contenue dans le droit de travail algérien. Constat que nombre de chercheurs ont déjà signalé dans leurs comptes-rendus de recherches, à l'instar de Laradj Tahar, qui a conclu dans son travail de recherche intitulé «l'évolution du rapport entreprise-formation» en écrivant: «les enquêtes font apparaître une stagnation dans l'implication des entreprises. En effet, l'effort de formation n'avoisine que rarement les 3% de la masse salariale brute. L'aspect qualité de la formation est également posé. Les entreprises algériennes n'ont pas développé des pratiques spécifiques et organisé l'action de formation. L'essentiel des efforts dans ce domaine prend la seule forme de formation sur le tas».

On s'est attardé sur la formation, non pas qu'elle constitue l'élément le plus handicapant pour la mise en place des réformes, mais juste comme exemple, comme un écueil parmi tant d'autres qui interpellent tous les spécialistes et concernés en la matière.

La métamorphose de l'entreprise publique algérienne socialiste en entreprise s'inscrivant dans la logique de l'économie de marché dépasse le seul cadre législatif, la seule volonté, même fortement proclamée, se doit dans un premier temps se confronter avec une réalité dont les spécificités lui imprègnent des parcours tout aussi spécifiques qu'originaux, et dans un second temps de se conforter par l'aboutissement de l'objectif assigné.            Ne pas marquer son altérité jusqu'à n'être qu'une fade copie altérée sans consistance et tout aussi suicidaire que vouloir être à tout prix à l'opposé, à être l'autre qui refuse tout ce qui ne lui est pas intrinsèquement lié. Ceci semble être la devise que les promoteurs des réformes économiques se doivent d'arborer en toutes circonstances. Les potentialités tous azimuts sont énormes, les enjeux et les défis d'importance capitale.

*Maître de conférence université de Mostaganem

Bibiographie

ANDRE DELOBELLE, «La comparaison en sciences humaines : une perspective sémiotique». Ouvrage collectif sous la responsabilité de GUY JUCQUOIS et CHRISTOPHE VIELLE – DE BOECK UNIVERSITE 2000.

AMER YAHIA. H, «Eclairage / Quelle stratégie pour l'ALG2RIE ?»

AMOURA AMAR, «Droit du travail & Droit Social – Guide pratique», EL MARIFA EDITIONS, ALGER 2002.

B. LAIRRE, «Pourquoi et comment la fonction RH peut être un acteur stratégique de la transformation des entreprises», in Personnel, n° 374, novembre 1996.

CYERT & MARCH, « A behavorial theory of the firm – PARIS 1969.

Claude Champaud «Prospective et entreprise », DALLOZ. (1983)

DANIEL FAVRE, «changer de représentation …interaction entre émotion et cognition», cahiers pédagogiques 312.

 EDGAR MORIN «Pour sortir du XX° siècle», Seuil, col. Points

GRAWITZ. M (1990) «Méthodes des sciences sociales» Paris 1990 Dalloz.

Giordano Y, «Communication d'entreprise; faut-il repenser les pratiques Managériales ? Revue de gestion des ressources humaines , n°14, 1994.

HABIB BENBAYER, 2007, «Le nouveau comportement des gestionnaires d'entreprises privatisées» in «Formation et production des compétences - enjeux et perspectives » ouvrage collectif laboratoire de recherche sur les économies EURO- MEDITERRANEENES.

J.P. LOUP, « Gestion Sociale», Les éditions d'Organisation, 1986.

J.P. PERETTI, «Tous les DRH» Editions d'Organisation 2001

Laroche H, « L'approche cognitive de la stratégie de l'entreprise» Revue Française de Gestion , juin – août 1994.

Lemoigne J.L,» Les epistemologies constructivistes, collection Que sais-je ? Paris, PUF, 1995

Madoui M, «Education permanente et validation des acquis professionnels: Enjeu social, défi éducatif », 2002 ducation permanente n°150.

Michel Lalonde, «Comprendre la société, une introduction aux sciences sociales» 1997 DIDACT SOCIOLOGIE

PRZEWORSKY A et TEUNE H, 1970, The logic of comparative Social Inquiry, NEW YORK : WILLEY

Puel, L'économie au service de l'éthique, Cujas Cerf, 1989.

PETER DRUCKER la grande mutation, vers une nouvelle société «Les éditions d'organisations, PARIS 1970

Thévenet, M. «le plaisir de travailler, favoriser l'implication des personnes ». 2000, Editions d'Organisation.

Thierry, D «20,40,60 ans, dessinons le travail de demain». Editions d'Organisation.

SHUMPETER, JOSEPH A. 1983, «Histoire de l'analyse économique, t.3 : l'âge de la science, PARIS.

WALLISER (BERNARD), « Anticipations, Equilibres et Rationalité économique », PARIS, Calmann - Lévy, 1885 Wacheux f, « Le défi de la fonction RH dans un environnement de création de valeur actionnaire », in les défis du management moderne, Editions Liaisons.
Source Le Quotidien d’Oran Ali Tadjine

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 23:32

Humour – Les deux évidemment

C'est un gars qui rend visite à un ami. Le pauvre est paralysé suite à un accident de voiture. Ils papotent un peu dans le salon, et puis au bout d'un moment, celui qui est impotent dit à son pote :

-Dis-moi, tu veux bien monter là-haut pour me chercher mes charentaises ? J'ai oublié de les mettre à mes pieds quand tu es arrivé...

Le gars monte à l'étage sans se faire prier et il tombe sur les deux filles de son ami, deux superbes nanas en peignoir de bain qui venaient juste de prendre leur douche. Dragueur dans l'âme, il attaque à fond :

-Salut les filles. C'est votre papa qui m'envoie pour vous faire l'amour à toutes les deux !

Les deux filles le regardent, interloquées :

-C'est n'importe quoi ! Papa n'aurait jamais dit une chose pareille !

-D'accord, répond l'ami en souriant, on va vérifier...

Alors il se retourne et interpelle son pote au bas de l'escalier :

-Toutes les deux ?

-Ben oui, les deux évidemment !

Le Pèlerin

 

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 23:00

Tomina aux dattes

tomina-aux-dattes.jpg

 

Fais griller deux bols de semoule dans une casserole,

Remuer sans cesse avec une cuillère en bois,

Faire cuire des dattes à la vapeur dans une couscoussière.
Fais fondre le beurre à petit feu ; puis mettre les dattes, la semoule et le beurre dans une jatte

Malaxer le tout du bout des doigts,

Façonner ensuite des boulettes en forme De petits oeufs et enfin présenter le dans une assiette creuse.

Source algerie-dz.com

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 16:24

Humour – Les plaisirs de la plongée sous-marine

plongee-soumarine.jpg

 

 C'est un plongeur-bouteille qui est en train de contempler la faune  sous-marine. Il est à -15 mètres lorsqu'il remarque un gars à côté de lui, en  apnée... Aucune bouteille d'air  comprimé ou quoi que ce soit d'équipement de plongeur traditionnel!
Le plongeur-bouteille descend alors -20mètres, mais se fait rapidement rejoindre par ce  même gars...
Un peu vexé, celui-ci descend à -30...toujours là...-40... Encore là!!!!!
Enervé, il saisit son écritoire et note :
-Mais que faites-vous si bas sans équipement????
Et l'autre, lui arrache le crayon des mains et écrit :
-Je me noie, Ducon!!!!!....

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 13:15

L’anniversaire fêté en grande pompe à Alger

Peugeot3008.jpg

«Peugeot Motion and emotion» est le nouveau credo de la marque qui se veut plus que jamais internationale.

Peugeot Algérie vient de célébrer les deux cents ans du Lion à Alger. La date anniversaire a été fêtée sur la grande esplanade de l’hôtel Mouflon d’Or, à Ben Aknoun. Plusieurs centaines de personnes ont été conviées à cet évènement commémoré avec faste. M.Marc Bergeretti à cette occasion à prononcé un discours où il a rappelé les principales dates qui ont fait la saga du constructeur français. Soit deux cents ans d’exigence et d’émotion (1810-2010). Elles sont pas moins de 150 dates charnières dans l’histoire du constructeur français qui aura souvent été leader en technologie et s’est imposé dans les compétitions sportives grâce à ses véhicules performants. En 1810 naquit donc la société Peugeot-Frères. Le Moulin à grains de Sous-Cratet devient une fonderie d’acier: c’est le début de l’ère industrielle pour la famille Peugeot. 1858 apparaît pour la première fois le lion, qui sera à jamais le symbole de la marque. Un lion, faut-il, le rappeler aura connu dernièrement un profond lifting. L’icône de marque, le Lion, a été finalement entièrement passée en 3D avec l’ajout d’un effet métal - pour accentuer les valeurs de qualité et de technologie des produits de la marque. Cette nouvelle signature mondiale du constructeur sochalien est synonyme de véritable mutation et a pour devise: «Peugeot, motion & émotion» en remplacement de «Pour que l’automobile soit toujours un plaisir». Elle définit ce qui rend Peugeot unique et le projette dans l’avenir. Année historique avec la présentation de la première automobile portant le nom de Peugeot: en 1889, c’est Armand Peugeot qui a réalisé un tricycle en collaboration avec le grand spécialiste de la vapeur, Léon Serpollet, qui l’expose, en mai, sous le nom de Serpollet-Peugeot à l’Exposition universelle de Paris. Les usines Peugeot emploient, à cette époque, 1100 salariés. Ce qui attestait déjà de la solidité de l’entreprise. En1890, Armand Peugeot délaisse rapidement la vapeur pour le pétrole et réalise le premir quadricycle à gazoline de la marque Peugeot, la Type2, équipé d’un moteur Daimler. Avec l’avènement de l’année 1892, Peugeot produit 29 voitures et monte les premiers bandages caoutchouc sur un quadricycle à pétrole.
Une maîtrise avérée de la motorisation diesel
Lors de la course Paris-Bordeaux-Paris, Edouard Michelin procède aux essais du premier pneumatique sur l’Eclair. Premier véhicule utilitaire de Peugeot, le Type 13. c’était en1895. En 1896, fondation de la Société des automobiles Peugeot. Mais c’est en 1900 que la production automobile de Peugeot atteint les 500 unités par an. La type 36 est la première Peugeot dotée d’un capot et d’une direction à volant -et non plus d’un guidon- qui voit le jour en 1901. Les premières Peugeot à moteur quatre cylindres sont présentées au Salon de Paris en décembre. 1910, les sociétés automobiles Peugeot et les fils de Peugeot frères fusionnent pour former la Société anonyme des automobiles et cycles Peugeot dont Robert Peugeot prend la direction. Depuis cette date, Peugeot n’aura jamais délaissé les deux roues et ce, sur la base d’une philosophie qui privilégie à ce jour «la mobilité». C’est Jules Goux qui remporte en 1913, les 500 miles d’Indianapolis sur Peugeot. La même année, la L56 s’impose au Grand Prix d’Amiens. En 1901, la 201 fut la première voiture à utiliser la nomenclature à «O» central, encore en vigueur aujourd’hui. Ce modèle restera jusqu’en 1931, la première voiture au monde à être dotée de roues avant indépendantes en série. Cette particularité et son économie de fonctionnement vont lui assurer un large succès. Advint en 1932, le lancement de la 301 qui coïncida avec la victoire de la 201 au Rallye de Monte-Carlo. En mai 1934, apparaît la 601, une six cylindres haut de gamme. Lui succèdera la première voiture à toit escamotable sur châssis 401, l’Eclipse. Le premier million apparaît, sous les traits de la 203, la première voiture Peugeot de grande série.
Le 20 avril 1955, Peugeot dévoile la 403, un véhicule pour lequel et pour la première fois, Peugeot a fait appel au carrossier italien de Turin, Pininfarina qui dessinera plutard en 1961 la fameuse 404. En 1959, Peugeot lance sa première diesel de grande série, la 403. Le modèle à succès 404 bénéficie en 1961 du premier moteur français à injection. Peugeot présente sa première voiture à traction avant, la 204, avec quatre roues indépendantes, freins à disques à l’avant et moteur en alliage léger à arbre à cames en tête. Un coupé 404 diesel monoplace bat 40 records mondiaux sur l’anneau de Monthléry. Ce fut en 1965. Trois années plus tard et en avant-première du Salon de Paris, Peugeot dévoile sa nouvelle berline haut de gamme, la 504.
Une collaboration fructueuse avec Pininfarina
Et c’est en octobre au Salon de Paris, que Peugeot dévoile en 1972, sa petite berline de grande diffusion, la 104, la plus courte 4 portes du monde. La 10.000.000e Peugeot sort des lignes de fabrication en 1976, au même moment Peugeot Lille sort son millionième moteur diesel. Quelques années plus tard, la 505 se révéla au monde, presque conjointement avec la 604 qui fut la première voiture à proposer une motorisation turbo diesel en Europe. Peugeot n’attendra pas longtemps pour lancer la 205. Cette dernière sera l’outil du spectaculaire redressement de la marque au Lion. La 205 GTI, référence de sportivité pour toute une clientèle de passionnés, tirera l’image de la 205 vers le haut, dès l’année suivante. En 1985, la 205 T16 s’impose deux années de suite dans le Championnat du monde des rallyes. Peugeot se tourne vers le rallye-raid et remporte, en 1987, pour sa première participation, le Paris-Dakar avec l’équipage Ari Vatanen-Bernard Giroux sur 205 T16. La vingt millionième Peugeot est produite en 1988. Elle voit l’ouverture du musée de l’Aventure Peugeot à Sochaux. Peugeot fête son centenaire en 1990 et enregistre en janvier de la même année sa quatrième victoire consécutive dans le Paris-Dakar avec l’équipage Vatanen-Berglund sur 405 T16. Entre 1990 et 1991, plus exactement en avril, la Peugeot 905 arrache sa première victoire à Suzuka (Baldi-Alliot). Le même véhicule récidive avec une nouvelle victoire à Magny-Cours. En septembre, lancement de la 106 à Mulhouse. Entre 1992 et 1993 Peugeot s’offre un triplé aux 24 Heures du Mans avec la 905 et lance la 306. A l’orée des années 2000, le coupé cabriolet de Peugeot revient au-devant de la scène, avec la 206 CC. 2001 sonne le lancement de la 307 et marque le déploiement de la norme Blue Box dans les concessions. La 206 est alors la voiture la plus vendue en Europe. La 307 s’octroiera ce même titre en 2002, année où la 206 WRC détiendra le troisième titre consécutif dans le Championnat du monde des rallyes. La 40 millionième Peugeot sort des chaînes de montage en 2003. En 2004 Peugeot ouvre son système d’appellation en dédoublant le «0» central: la 1007 inaugure la série. La 307 WRC succède à la 206 WRC. La 206, s’avère en 2005, la Peugeot la plus vendue de l’histoire de la marque avec 5,4 millions d’unités. Peugeot annonce son retour au Mans avec une motorisation HDi / FAP. Un million de véhicules HDi filtres à particules vendus. La maîtrise du diesel par Peugeot est alors prouvée de plus belle.

Source L’Expression Salim Benalia

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 13:06

Ces responsables militaires évalueront la situation sécuritaire de la région.

tamanrasset-coucher-de-soleil-a-assekrem.jpg

Le Sahel aux Africains. Les puissances occidentales doivent observer une trêve après des mois de tractations et de manipulations dans la région. La France et les Etats-Unis attendront donc les résultats du conclave qui regroupera aujourd’hui, les dirigeants militaires des pays du Sahel. Cette réunion, qui semble être le résultat d’un compromis entre les acteurs internes et externes à la région du Sahel, a été annoncée de manière officielle par le ministère de la Défense nationale dans un communiqué. «Dans le cadre de l’évaluation de la situation sécuritaire prévalant dans notre sous-région et dans le sillage des dispositions prises pour la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée au sein du Comité d’état-major opérationnel conjoint, une réunion du Conseil des chefs d’état-major des pays concernés se tiendra le 26 septembre 2010 (aujourd’hui, Ndlr) au niveau du siège du Commandement de la 6e Région militaire à Tamanrasset», a rapporté le communiqué du ministère de la Défense nationale. «Les chefs d’état-major procéderont, à cette occasion, à un échange d’informations et d’analyses à même d’établir un bilan exhaustif des activités et actions effectuées pour la concrétisation d’une stratégie commune de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée», précise le communiqué non sans rappeler que le Conseil des chefs d’état-major des pays concernés est «issu de la réunion des chefs d’état-major de l’Algérie, du Mali, de la Mauritanie et du Niger, tenue à Tamanrasset les 12 et 13 août 2009». Une précision de taille puisqu’elle résume une position de principe défendue par l’Algérie: il n’est pas question de livrer la région à l’ingérence étrangère sous couvert de la lutte contre le terrorisme. La rengaine est connue: on commence par des actions humanitaires puis par l’échange d’informations sécuritaires, du sauvetage de ressortissants pour se retrouver ensuite avec une intervention militaire au sens propre du terme. La réunion d’aujourd’hui n’est donc qu’un juste retour de la situation à ce qu’elle devait être. En d’autres termes, c’est aux pays du Sahel, directement concernés, de décider et de dégager les actions qu’ils jugent utiles et commodes pour assurer leur propre sécurité face aux groupes terroristes d’Al Qaîda et aux réseaux de trafic d’armes et de drogue qui écument la région. Une action militaire étrangère serait périlleuse. La France en a fait les frais, en juillet dernier, lors du coup de force qu’elle a opéré pour libérer Michel Germaneau. L’opération a été un échec total et le ressortissant a été finalement exécuté par Al Qaîda. En conséquence, cette intervention militaire semi-clandestine de la France dans cette région a chamboulé un puzzle géopolitique dont seuls les pays de la région connaissent le complexe agencement. L’idéal aurait été d’établir une coordination avec les services de renseignement et les forces armées des pays de la région, voire une coopération active, ou au minimum de bénéficier des informations de leurs services de renseignement. Incontestablement, c’est l’Algérie qui est le pays le mieux placé dans la région pour ce genre d’actions. Plusieurs arguments plaident en sa faveur. En termes de logistique, l’Algérie s’est dotée d’un matériel et de moyens efficaces à même de traquer les réseaux terroristes et les contrebandiers. Sur le plan du renseignement, ses services maîtrisent parfaitement les mouvements des éléments d’Al Qaîda qu’ils traquent depuis près de dix ans. Enfin, dans le domaine de la lutte sur le terrain, les services de sécurité algériens sont plus aguerris et forts d’une expérience de quinze années de lutte sans relâche contre le terrorisme. Si on ajoute à cela le fait que les Algériens maîtrisent mieux que les Français les us, les traditions, les coutumes et la langue des citoyens au Sahel, il est à se demander pourquoi la France voulait à tout prix se passer d’un pareil capital et s’aventurer dans des opérations glissantes.

Source L’Expression Brahim Takheroubt

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 12:56

France – Algérie – Sahel - La valse à trois temps

sarkozy-bouteflika.jpg

 

Paris fait le premier pas en relâchant Hasseni et en envoyant ses sherpas tels que Guéant, Levitte, Idrac et bientôt Raffarin afin de détendre les relations et profiter, au passage, des largesses de la manne algérienne. À cette offensive de charme, si l’on excepte Chevènement, Alger se devait de répondre par la positive.

Paris a poussé un grand ouf de soulagement en écoutant les propos du président de l’APN, Abdelaziz Ziari, qui met fin à une fausse polémique qui a failli dégénérer en affaire d’État. Le projet de loi criminalisant le colonialisme est enterré. Cette affirmation met ainsi un terme à une drôle de valse diplomatique entre Alger et Paris. Une valse à trois temps qui met en scène des chefs d’orchestre rompus, aussi bien à El-Mouradia qu’à l’Élysée.
Premier temps : ce projet surgit dans le cerveau d’un député quasi inconnu qui a eu l’ingénieuse idée de proposer cette loi qui remet en cause les accords d’Évian. Une partie du FLN lui emboîte le pas ainsi que quelques voix de la famille révolutionnaire qui trouvent là une occasion supplémentaire pour provoquer un Sarkozy, partisan de l’anti-repentance. La panique suscitée à Paris est telle que les promoteurs du projet ont fait mouche. Les signaux, de plus en plus sévères, arrivent à Alger, et Bouteflika laisse faire en attendant une décantation naturelle du moment qu’il ne veut pas se mettre à dos les nationalistes historiques et n’a pas dans l’idée de se rendre de sitôt à Paris pour donner du grain à moudre à un Sarkozy qui a avalé de travers ce “cadeau” de mi-mandat de la part de “l’allié” algérien.
Deuxième temps : Paris examine les possibilités de changer de température. Pour le chaud, il y a l’affaire Hasseni qui traîne en longueur et dont le règlement pourrait être le prélude au réchauffement. Accessoirement, il y a l’affaire Mami qui est de l’ordre du symbolique, mais qui peut être interprétée comme un signe de détente. Pour le froid, l’affaire des moines de Tibhirine est devenue comme une épée de Damoclès brandie à chaque début de crise, et pour ne pas être en reste, l’ambassadeur de France à Alger est mis dans une position intenable après les déclarations irrespectueuses de Bernard Kouchner qui évoque la fin biologique des dirigeants algériens issus de l’ALN. Le rythme de cette danse s’accélère au point que, faute de concessions, l’une des deux capitales allait se prendre les pieds dans le tapis.
Troisième temps : paradoxalement, les difficultés internes des deux présidents ouvrent un chapitre d’apaisement. Sarkozy, en proie avec des scandales financiers, débordé par sa droite extrême, veut préparer en mieux 2012, et il est probablement temps de ne pas s’aliéner Alger qui est devenue un centre d’intérêt de ses concurrents, mêmes les socialistes. Bouteflika s’ampute de sa garde rapprochée au sein du gouvernement et tente de faire front à des scandales de corruption à répétition. Paris fait le premier pas en relâchant Hasseni et en envoyant ses sherpas tels que Guéant, Levitte, Idrac et bientôt Raffarin afin de détendre les relations et profiter, au passage, des largesses de la manne algérienne. À cette offensive de charme, si l’on excepte Chevènement, Alger se devait de répondre par la positive. Si le voyage de Bouteflika à Paris est l’arlésienne diplomatique du moment, le président algérien se devait d’apporter sa contribution au réchauffement. Et quoi de plus logique que d’enterrer un projet qui était déjà mort-né.
Fin de la valse entre Paris et Alger en attendant l’autre valse qui s’ouvre au Sahel.

Source Liberté Mounir Boudjema
Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 12:14

Alger “pardonne” à Paris !

upm2.jpg

 

Le président de l’APN, Abdelaziz Ziari, ne s’est pas contenté, hier, d’ouvrir le débat sur la révision constitutionnelle
dont les contours restent à préciser, il s’est permis de faire des annonces, pour le moins, déroutantes. à commencer
par sa position tranchée concernant le projet de loi criminalisant le colonialisme.

Contrairement au Premier ministre, qui avait quand même laissé planer le doute, histoire de sauver les apparences, Abdelaziz Ziari est, lui, catégorique : le projet de loi portant sur la criminalisation du colonialisme “n'est pas inscrit à l'ordre du jour de la session actuelle ni probablement pour la session qui suit”, liant cette décision à des considérations “diplomatiques, internationales et juridiques”. Invité de la Radio nationale, Ziari a souligné, dans ce cadre, qu'un texte juridique relatif à cette question demande “beaucoup de réflexion” et pose également un “certain nombre de problèmes qui doivent être résolus”.
Il a rappelé que l'Algérie reste “ferme sur sa position” et exige du colonisateur français de “reconnaître ses crimes commis dans ses anciennes colonies, en particulier l'Algérie”. On a l’impression que c’est le patron de l’Exécutif qui parle et non le président de l’Assemblée populaire nationale, dont une partie des députés de sa formation, le FLN, a initié le projet de loi.
Il est vrai que, depuis l’annonce de ce projet de loi et des réactions suscitées en France, notamment les dérives de Bernard Kouchner, beaucoup de choses se sont faites, souvent dans la discrétion.
La France a fini par désigner un “Monsieur Algérie” en la personne de l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, mais c’est surtout l’actualité chaude, faite de prise d’otages français dans le Sahel et de toute la stratégie de lutte antiterroriste dont il est question. Paris et Alger ont tout intérêt à coopérer étroitement sur ce dossier, au risque de recevoir, tous les deux, les retours de flammes. Le président de l’APN a également remis au goût du jour la révision de la Constitution. Abdelaziz Ziari a déclaré : “La Constitution a besoin d'une révision car elle était faite dans des conditions de difficultés énormes que le pays a connues”, ajoutant que le président de la République est la seule personne qui peut engager le processus de la révision. Cette sortie du troisième homme dans la hiérarchie du pouvoir algérien n’est ni fortuite ni gratuite. Le président de la chambre basse du Parlement ne parle pas pour sa personne, n’exprime pas un point de vue partisan, même si le FLN de Belkhadem a émis le vœu, lors de la dernière campagne pour la révision constitutionnelle, d’une révision en profondeur de la Constitution après la présidentielle de 2009. Non,  M. Ziari parle en connaissance de cause et a dû recevoir le feu vert, pour ne pas dire instruction, d’en haut, pour en parler dans des médias publics (radio nationale, repris intégralement par l’APS).
C’est, donc, une annonce à prendre très au sérieux, même s’il ne s’agit, présentement, que d’un ballon-sonde. L’on murmure que cette révision serait aussi urgente que celle ayant permis au président Abdelaziz Bouteflika de briguer un troisième mandat. Le projet de révision constitutionnelle, selon certaines indiscrétions, comporterait la suppression du Conseil de la nation. La chambre haute du Parlement n’aurait plus sa raison d’être et le président Bouteflika n’a jamais caché son avis sur ce sujet. Mais il serait, surtout, question de la création d’un poste de vice-président. Ce dernier s’impose présentement, en raison de l’état de santé du chef de l’état. Toutefois, l’on ignore si ce vice-président serait un colistier, c’est-à-dire élu, au même titre que le président, par suffrage universel, ou carrément désigné par le président de la République ou par le Parlement.
Le président de l’APN ne s’est pas contenté de ces deux annonces, puisqu’il a balayé d’un revers de la main l’idée de la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur la corruption, estimant que la lutte contre ce phénomène n’étant pas la mission d’une Assemblée nationale.
“La commission d'enquête sur la corruption c'est quelque chose de très sérieux. Il faut que ça soit voté en plénière, et la commission ne doit pas comprendre les personnes qui ont demandé l'enquête”, a-t-il expliqué. Encore une annonce qui laisse beaucoup de points d’interrogation, d’autant plus que l’APN avait, par le passé, instauré des commissions d’enquête, certes sur commande et certes sans jamais rendre publics leurs résultats, mais ce refus catégorique du président de l’Assemblée ressemble à une sorte de volonté des pouvoirs publics de ne plus vouloir évoquer le terme corruption, comme si le phénomène appartenait au passé.
Il y a comme une impression que l’on veuille calmer le jeu, surtout après la tempête suscitée par le scandale de la Sonatrach, qui n’a toujours pas livré tous ses secrets. On ne veut pas que ça aille plus loin.
En tout état de cause, la sortie médiatique de Abdelaziz Ziari marque la véritable rentrée politique. Les jours à venir vont certainement permettre de clarifier davantage les visées d’une nouvelle révision constitutionnelle.

Source Liberté Azzeddine Bensouiah
Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0