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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 09:48

Bernard Kouchner est-il bienvenu à Alger?

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Bernard Kouchner lors d'une précédente visite

 

Que dira-t-il à la génération de l’indépendance qu’il va rencontrer à chaque escale de son déplacement en Algérie?

Après la pluie, est-ce le beau temps? Les relations entre l’Algérie et la France ont essuyé des tempêtes et des orages continus ces deux dernières années. Mais ces derniers jours l’on assiste à un discours tout à fait différent de la part des officiels français.
Un discours qui verse dans le sens du rapprochement entre les deux pays. Mardi, à partir de New York, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a évoqué avec son homologue algérien, Mourad Medelci, son souhait d’effectuer une prochaine visite à Alger.
M.Kouchner a dit son souhait d’effectuer une visite «plus politique» dans les prochaines semaines. Comprendre par l’expression «plus politique», le souhait de Kouchner d’aborder des questions de fond ou même les dossiers qui fâchent. Kouchner ne parlera pas d’économie, une question laissée à la secrétaire d’Etat chargée du Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, qui a fait état, lundi, d’une «nouvelle étape» dans les relations franco-algériennes à l’occasion d’une visite de deux jours à Alger. Elle avait insisté sur la «volonté du gouvernement français et des entreprises françaises de développer les investissements en s’inscrivant complètement dans la logique» de développement et de partenariat définis par le gouvernement algérien.
Le souhait de Kouchner de se rendre à Alger soulève tout de même quelques interrogations. Pourquoi ce subit regain d’intérêt pour notre pays chez un ministre connu pour ses déclarations provocantes à l’égard de l’Algérie. En février, le ministre français des Affaires étrangères, avait expliqué la tension franco-algérienne par la présence au pouvoir de «la génération de l’indépendance». «Ce sera peut-être, selon lui, plus simple après le départ de cette génération», un départ qui ne se fera pas dans quelques semaines, délai fixé par Kouchner pour se rendre à Alger. Que dira Kouchner à la génération de l’indépendance qu’il va rencontrer à chaque escale de son déplacement en Algérie? Les informations en provenance de New York font état de discussions menées entre les deux diplomates (Kouchner et Medelci) autour de la situation au Sahel. La partie française a souligné la forte coopération de l’Algérie. «Nous avons parlé du Sahel», souligne le chef de la diplomatie française, évoquant la volonté des Algériens de «conforter» un état-major déjà existant et constitué des cinq pays du Sahel, qui devrait, selon le ministre français, se réunir dans les prochaines semaines. Selon son porte-parole Bernard Valero, M.Kouchner a évoqué la question sécuritaire et souligné avec M.Medelci «la nécessité de renforcer la coopération régionale».
Il a reconnu «la contribution de l’Algérie à l’effort collectif» dans la région du Sahel. Les deux ministres «se sont accordés à souligner la densité, la qualité et la dynamique de progrès entre les deux pays», et «se sont accordés à travailler ensemble à la poursuite de l’approfondissement de ces relations», selon M.Valero.
La France souhaite l’aide de l’Algérie pour résoudre le problème de ses 5 ressortissants pris en otages au Mali, mais continue de faire la sourde oreille à la demande des autorités algériennes de supprimer le pays de sa liste noire. La réplique de Kouchner fut catégorique et loin d’être diplomatique: «Les Algériens sont choqués, et c’est vrai qu’ils se battent courageusement contre El Qaîda. Mais nous appliquons des règles de sécurité», des règles que Paris n’a pas hésité à transgresser en faisant pression sur le gouvernement malien en février dernier pour la libération de quatre islamistes d’Al Qaîda détenus dans les prisons maliennes. C’était la condition pour que soit libéré Pierre Camatte, otage français détenu depuis fin novembre par l’organisation terroriste. La désignation de Kouchner à la tête de la diplomatie française n’a pas joué en faveur d’un rapprochement entre les deux pays. Des observateurs l’ont pointé du doigt, le mettant en cause dans ce climat électrique qui règne entre les deux pays. Un climat que même la présence du président Abdelaziz Bouteflika au Sommet France-Afrique n’a pu apaiser. Ce coup-ci «le dérapage» a été commis par le président français lui-même. Rappelons que Sarkozy a déclaré quelques heures après la clôture du sommet.
«Dire qu’il suffit que l’Algérie participe au sommet pour que tout s’éclaire dans la relation entre la France et l’Algérie, je ne serais pas aussi optimiste», a-t-il déclaré. Pour lui «il faudra encore du temps. J’ai dû moi-même m’y résoudre». Rappelons enfin que l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a été chargé au début du mois par le président Nicolas Sarkozy de faciliter et de développer le partenariat économique.
Du côté algérien, selon des sources diplomatiques, le choix est fait sur la personne du vice-Premier ministre, M.Yazid Zerhouni, pour gérer ce dossier.

Source L’Expression Achira Mammeri

Le Pèlerin

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 09:47

Il lui a exprimé sa gratitude pour les renseignements fournis dans la lutte antiterroriste

boutelika sarkozy

 

Après avoir sollicité l’aide de l’Algérie au lendemain du rapt, la France a demandé l’assistance de l’armée américaine pour tenter de localiser les sept otages, ont indiqué mardi deux responsables américains.

Ces derniers ont toutefois refusé de donner le moindre détail sur l’assistance militaire offerte à l’armée française par les États-Unis, qui pourrait, selon les experts, aller de l’imagerie satellite à l’envoi de drones. Enfin, concernant une éventuelle menace terroriste sur le sol français, des sources diplomatiques indiquent que ce sont les services de renseignement algériens qui auraient informé les Français de l’imminence d’attentats terroristes qui seraient perpétrés au cœur de Paris.
Les services de renseignement algériens ne se sont pas contentés de cette mise en garde, mais auraient, toujours selon nos sources, livré à la DGSE (services de renseignements extérieurs français) les noms des présumés terroristes et les lieux où seraient commis les attentats.
En réaction, le président Nicolas Sarkozy a tenu à remercier, de vive voix, son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika. Selon certaines sources, le message transmis par Nicolas Sarkozy promettait que le peuple français n’allait pas oublier «le geste des amis algériens». Une manière pour le dirigeant français de solder, une fois pour toutes, les malentendus qui empoisonnaient les relations entre les deux pays depuis l’annulation du projet de Traité d’amitié et de coopération du temps de Jacques Chirac 2004.

L’AQMI revendique le rapt des 7 otages au Niger
L’enregistrement sonore, d’un peu plus d’une minute, disponible sur certains sites proches de la mouvance et diffusé mardi par la chaîne de télévision Al-Jazeera démontre que le groupe terroriste n’a pas eu le temps nécessaire pour réaliser un montage vidéo qui authentifierait le rapt. Le groupe Al-Qaïda au Maghreb a fini par revendiquer l’enlèvement des 7 otages enlevés au Niger sur le site de la multinationale française Areva qui exploite un gisement d’uranium à Arlit.
Le groupe est toujours pourchassé par des pisteurs nigériens qui semblent gagner du terrain  sur les ravisseurs, selon une source proche du dossier. Le message laisse entendre qu’il allait faire des «demandes à Paris», tout en précisant que l’enlèvement avait été réalisé sous la direction d’Abdelhamid Abou Zeid qui dirige au Mali le groupe d’AQMI considéré comme responsable de l’assassinat, en 2009, d’un otage britannique et de la mort, en juillet, d’un otage français. «Nous informons le gouvernement français que les moujahidine vont lui transmettre ultérieurement leurs demandes légitimes», a indiqué le porte-parole, identifié par Al Jazeera comme Salah Abi Mohammed. Dans le même temps, AQMI a mis Paris en garde «contre toute autre stupidité» dans une allusion à une éventuelle opération militaire. «Je peux vous dire qu’il n’y a pas de perte en vies humaines parmi les otages. Evitons de propager toutes sortes de rumeurs», se contente d’affirmer le porte-parole.
La revendication par AQMI a été officiellement authentifiée par les services français compétents. Le Quai d’Orsay, qui a annoncé hier que la revendication du rapt par Al-Qaïda au Maghreb islamique a été authentifiée, affirme qu’il a de «bonnes raisons de penser» que les sept personnes enlevées sont toujours vivantes.
Pour sa part, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, avait précisé peu avant l’authentification du message que le groupe terroriste Al-Qaïda au Maghreb «procède toujours de cette façon quand il revendique une prise d’otage ou un attentat. Donc la piste et le moyen d’Al Jazeera permettent de considérer que la revendication est crédible». «Il nous appartient d’attendre les revendications précises que nous n’avons pas», a-t-il ajouté.
Source Le jeune Indépendant Mahmoud Tadjer

Le Pèlerin

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 09:46

«L’Algérie est une nation qui mérite du respect»

jp chevenement

 

Jean-Pierre Chevènement, homme politique français, n’a pas trahi son amitié envers l’Algérie. Il est revenu cette fois pour expliquer en bon optimiste que le futur est l’étape cruciale pour redynamiser davantage ces relations dans le cadre d’un respect souverain des deux côtés.

Hier, il y avait foule au Centre culturel français à Alger (CCF), pour assister à la conférence d’un homme politique français pas comme les autres.
Connu pour ses prises de position «humanistes» et défenseur ardent des causes justes, J.-P. Chevènement s’est attardé néanmoins sur un thème qui fait jaser tout le monde. Il s’agit de la république et son lien avec la laïcité dans le cadre de respect des religions.
Selon lui, «la laïcité est compatible avec l’islam car c’est une religion qui vit à la fois le spirituel et le temporel». Dans son exposé, il a démontré que «l’islam de France, qui est la deuxième religion du pays, est mieux organisé et mieux représenté actuellement» contrairement à certaines idées reçues et clichés qui confortent l’idée d’»intégrisme» et de «fondamentalisme». C’est d’ailleurs lui, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, en 1989, qui organisa «le cadre du Conseil du culte musulman en convoquant les personnalités les plus en vue pour représenter dignement cette religion». Mais depuis, beaucoup de choses sont restés murées dans des «incompréhensions» et des tensions qui stigmatisent la communauté musulmane de France.
Mais, pour le sénateur de Belfort, «il ne faut surtout pas aller dans le repli communautaire». «L’islam en France, je lui fais confiance», rétorque-t-il comme pour signifier que rien ne vaut «le respect fondamental de l’identité de chaque peuple». Chevènement défend bec et ongles «le dialogue entre les religions dans le cadre de la laïcité».
S’attachant au principe fondateur de la république qui «garantit d’abord la citoyenneté et la liberté de conscience pour chacun», Chevènement marque pour ainsi dire la différence. «La conception que je défends est celle du respect de la citoyenneté». Liant cette conception à la communauté algérienne, Chevènement estime grandement «le potentiel algérien de la deuxième génération qui a son élite, ses entrepreneurs, ses universitaires et ses chercheurs établis en France». Cela constitue «le meilleur atout pour densifier la coopération entre les deux pays».
Se démarquant des positions de Kouchner, le fondateur du Mouvement pour la République et le citoyen reste convaincu qu’»il faut tenir compte de la réalité des nations». L’Algérie est pour lui «une nation qui doit bénéficier d’un respect sans s’ingérer dans son système politique»;
En homme avisé, J.-P. Chevènement considère que «l’heure est à l’émergence des nations, et l’Algérie peut émerger car elle a son potentiel et ses richesses».
S’exprimant d’ailleurs sur l’Union pour la méditerranée tant prônée par Sarkozy, le conférencier a clairement indiqué que «cette idée est généreuse mais ne se fera pas tant qu’il n’y aura pas de reconnaissance de l’Etat palestinien avec ses propres frontières».
Source Le jeune Indépendant F. Abdelghani

Le Pèlerin

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 09:45

Algérie - Les Taudis éternels

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Dans un entretien accordé l’année dernière à notre journal, un haut responsable du ministère de l’Habitat nous indiquait l’horizon 2010 comme échéance pour l’éradication de l’habitat précaire dans l’Algérois. Ce ne sont pas les 100 jours qui restent pour achever cette année butoir qui suffiront à relever le défi. Il suffit de prendre le train de banlieue vers l’est de la capitale pour constater que les bidonvilles sont toujours là et semblent même s’être développés. Une situation qui ne cesse d’intriguer les observateurs qui ne comprennent pas à qui profitent  les opérations de relogement dont nos canaux officiels sont si fiers. Pourtant, il faut bien le reconnaître, des citoyens bénéficient encore de la générosité de l’Etat, les images de leur accès dans les cités champignons attestant de la véracité de la chose.  On se souvient ainsi des habitants de Diar Echems qu’on croyait désormais pris en charge après les violentes émeutes en guise de S.O.S. Le retour à la protestation de rue ces derniers jours nous laisse croire que tout n’est pas réglé. Que se passe-t-il donc pour que l’Algérie en éternel chantier, forte d’un programme de réalisation de centaines de milliers de logements – dont une bonne proportion promise à l’action sociale – ne se débarrasse pas une bonne fois pour toutes de ces taudis d’un autre âge ?  Certains nous disent que c’est à cause des citoyens qui spéculent  en profitant d’appartements qu’ils revendent pour retourner vers des bidonvilles et se réinscrire parmi les « sinistrés »… Cette thèse circule et n’a jamais été démentie par les officiels à l’heure du fichier national de la CNL, la Caisse nationale du logement. S’il est vrai que les efforts de l’Etat sont contrariés à un tel degré, il ne sert à rien de vouloir résorber l’habitat précaire ni de prétendre améliorer la vie dans nos villes. A moins qu’une importante partie de ces recasements soient détournée de sa vocation. Dans tous les cas, seul le renforcement du contrôle démocratique des attributions de logements pourra nous sortir de l’énigme des gourbis prolifiques. Sans quoi, aucune échéance pour leur éradication ne sera prise au sérieux.
Source Le jeune Indépendant Nordine Mzalla

Le Pèlerin

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 09:43

Tipasa - Ramassage scolaire à Attatba : Les écoliers de Sefrani et Daoudi attendent toujours

Tipasa-Ramassage-scolaire-Attatba.jpg

 

Samedi, deuxième jour du week-end, il n’y a pas classe. Les élèves viennent tout juste de boucler la première semaine de cours après les grands congés d’été.

Les écoliers, comme il fallait s’y attendre,  accueillent diversement la rentrée scolaire. Entre les plus motivés, ceux qui débordent de joie en découvrant leurs nouvelles affaires scolaires, et les autres qui n’arrivent pas encore à se lasser des jeux et du farniente des vacances, il est des écoliers qui appréhendent le chemin de l’école. EL Hadi et ses amis fréquentent l’établissement primaire Melas, situé dans une zone rurale de la commune d’Attatba, wilaya de Tipasa. Ils vivent au sein d’un ancien domaine agricole portant le nom de Daoudi, mais plus connu sous l’appellation El Kherouba.
En les rencontrant sur la CW 141, l’un des axes reliant Tipasa à la wilaya de Blida et donnant sur la RN 67, ils portent difficilement sur leurs dos des cageots remplis de poires. Ils viennent en effet de faire tout le chemin séparant leur douar et l’école Melas où ils prennent banc. A priori, et comble d’ambivalence, les bambins ont choisi cet endroit  pour écouler leurs marchandises. Ce choix, comme l’explique l’un d’eux, n’est pas du tout fortuit. «Cette place à proximité de l’école a l’avantage d’avoir des accotements suffisamment larges, donc appropriée pour le stationnement des automobilistes empruntant cette route. Ce qui augmente le nombre de clients», explique-t-il. De fil en aiguille la discussion tourne autour de l’école. «Je suis en 4e année primaire,  et sincèrement je suis très fatigué de parcourir quotidiennement deux fois le trajet entre mon douar et l’école», lâche El Hadi. Comme lui, les autres écoliers d’El Kherouba, souffrent du même problème. Tout de même, les collégiens et les lycéens de la localité qui poursuivent leur cursus à El Qendouri ou à Attatba- ville, le problème ne se pose pas avec une pareille acuité puisqu’ils bénéficient du transport scolaire. Cela dit, la surcharge dans le bus de ramassage scolaire est devenue d’une banalité «supportable».
Pour revenir aux élèves de l’école Melas, il faut dire qu’ils se recrutent, en majorité, des douars écumant une partie de la plaine de la Mitidja frontalière de la wilaya de Blida. Parmi ceux-ci, le douar Sefrani anciennement appelé Rouxe.  Il est distant d’au moins 2,5 km de l’école Melas. «Si pour les enfants du douar Daoudi, rejoindre l’école est une corvée qu’ils accomplissent quelles que soient les conditions climatiques, que dire alors des écoliers qui viennent depuis Sefrani, eux qui sont obligés de marcher une longue distance avant de rejoindre le CW», explique Meknassi un habitant d’un douar de la région. Le problème du transport scolaire touche également d’autres élèves résidant dans des localités implantées le long de la RN67. C’est le cas des Douars Belkhir et son village voisin. «J’enseigne au CEM Brahim El Aid de Ould Semane (El Qendouri). Faute de transport, mes élèves habitant les douars de la partie ouest de notre localité sont quotidiennement obligés de parcourir deux ou trois kilomètres pour rejoindre les bancs des classes. Lorsqu’ils arrivent, ils sont automatiquement épuisés. Fatalement, ils ne peuvent pas se concentrer sur les cours.
C’est vous dire qu’on ne peut pas s’habituer à la contrainte des longs trajets parcourus à pied», confie-t-il. Selon un élu de l’APC de Attatba, pour résorber complètement le problème du manque de transport scolaire dans la commune d’Attatba, il faut que l’APC dispose, en plus de ceux qui sont déjà en service de deux autres bus scolaires. «Le manque de transport scolaire ne touche pas toutes les localités de la commune. Pour le moment, on couvre la majorité des lignes. Néanmoins, on souhaite qu’il y ait une desserte du douar Ben Nessah jusqu’à Attatba pour les élèves du CEM et les lycéens, ainsi qu’une autre couvrant les petites localités de Haloula et El Qendouri.
Avec ces deux bus, le problème sera réglé définitivement», souhaite l’élu en question. Qu’en est-il des écoliers d’El Kherouba, Sefrani et autres? Pour un parent d’élèves de l’école Melas, la solution idoine est d’élargir la carte pédagogique en érigeant un établissement d’enseignement primaire dans un endroit stratégique capable d’atténuer un tant soit peu les contraintes du trajet

Source Horizons Amirouche Lebbal

Le Pèlerin

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 09:40

Les enjeux d’une saison-test

ballon de football

 

C’est ce vendredi que sera donné le coup d’envoi du premier championnat professionnel de football. Etalée sur deux jours, vendredi et samedi, cette première journée permettra de juger du degré de préparation de nos clubs professionnels.

Certes, pour cette saison 2010-2011, il ne faudra pas s’attendre à des changements majeurs. Les difficultés qu’ont rencontrées les nouvelles sociétés sportives par actions dans leur processus de mise à niveau, que ce soit en matière d’organisation administrative ou de conformité des infrastructures avec le cahier de charges élaboré par les pouvoirs publics, témoignent de l’envergure de la tâche qui attend les gestionnaires et les acteurs du football national. Cette situation était d’ailleurs attendue. Il ne suffit pas de décréter le professionnalisme pour le voir prendre racine, quand bien même les moyens financiers mobilisés par l’Etat pour la réussite de l’opération sont conséquents.  Le chantier est énorme. Quarante-sept ans d’amateurisme ou (et) de professionnalisme marron ont engendré une gabegie et une quasi non-gestion qui ont fait de nos clubs de simples sigles sans assises administratives ni infrastructurelles. Un état des faits qui n’a pas échappé au président de la FAF Mohamed Raouraoua qui soutient que le projet est une œuvre inscrite dans la durée et que l’urgence était de lancer la machine.
C’est en quelque sorte une phase de transition qu’entame le sport roi algérien. Pour cette édition, la FAF et la LNF (cette dernière sera chargée de gérer le championnat pro en attendant la mise en place d’une ligue professionnelle) ont opté pour deux ligues composées chacune de seize clubs.
Le premier palier, ou Ligue 1, regroupe quinze clubs issus de l'ancienne Nationale 1 et le seul promu de l'ex-Nationale 2, le MC Saïda. Les postulants au premier titre professionnel sont nombreux. Aux côtés des traditionnels favoris que sont l’Entente de Sétif, la JS Kabylie ou le Mouloudia d’Alger, des équipes, comme l’USM Alger, l’ASO Chlef et la JSM Béjaia, ont considérablement renforcé leurs effectifs limités par les textes réglementaires à 25 joueurs dont deux étrangers.
Le football n’étant, cependant, pas  une science exacte, il ne serait pas étonnant de voir ces premières joutes professionnelles déboucher sur une surprise. Toujours est-il, il serait très important pour le football algérien de voir ce «tour de chauffe» qu’est  l’exercice 2010-2011, laisser apparaître les prémices d’un football débarrassé de ses travers endémiques et, en phase avec la norme internationale.
Pour ce faire, il faudra que tous les acteurs, gestionnaires, dirigeants, joueurs entraîneurs, arbitres et supporters, prennent conscience de la portée de l’enjeu.

Source Horizons Liesse Djeraoud

Le Pèlerin

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 09:31

Il est projeté dans plusieurs salles de cinéma en France

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Avant  même sa sortie mondiale – alors en compétition au Festival de Cannes – le film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb a été l’objet d’une attaque en règle pour ne pas dire d’une «animosité» de certains milieux politiques notamment par le député de l’UMP des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca.

Il avait qualifié Hors-la-loi de film de «négationniste» et «antifrançais» et avait déclaré : «Les jeunes qui verront ce film vont en ressortir avec la haine, convaincus que l’armée française est une armée d’assassins.» Ainsi, lors d’une avant-première du film, lundi dernier, à la Salle Madeleine, à Marseille, une centaine de personnes se sont rassemblés devant le cinéma marseillais. Parmi les manifestants figuraient  des associations des pieds-noirs, des militants d’extrême droite, des harkis et six  élus locaux du Front national. L’on pouvait lire sur les banderoles des slogans qui fustigeaient «un financement français pour un film anti-français». Une soixantaine de CRS a dû être réquisitionnée pour maintenir l’ordre. Cependant, une voix détonnera. Celle  du  vice-président du Conseil régional en charge de la politique culturelle, Patrick Menucci (Parti socialiste), qui a rétorqué aux manifestants qu’il «s’honorait» du financement de Hors-la-loi par la région Paca, affirmant qu’il s’agissait du «film d’un créateur qui raconte sa vision de la guerre d’Algérie».

Les médias français, rendant compte du film Hors-la-loi, souligneront cette  polémique qui ne cesse d’enfler. Le magazine le Point s’interroge : «Le genre retenu par Bouchareb brouille les pistes, porte à l’exagération, à certaines invraisemblances, voire maladresses. À chaque film historique revient le même débat : est-ce juste du cinéma ? Où s’arrête la responsabilité du cinéaste, son devoir d’exactitude, où commence sa liberté d’artiste ? Rachid Bouchareb, qui ne cache pas sa sympathie pour la révolution algérienne, oscille entre une volonté de faire connaître l’histoire…».  Le quotidien le Figaro rapporte les tirs croisés sur  Hors-la-loi et le cinéaste Rachid Bouchareb : «Nouvelle polémique pour le film Hors-la-loi qui sortira sur les écrans mercredi prochain. Après sa sélection en compétition au dernier Festival de Cannes, où il avait suscité les vives protestations du député UMP Lionnel Luca, des harkis et des pieds-noirs qui accusaient le réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb de «falsifier l’histoire», deux scénaristes, Farid Afiri et Philippe Roques, affirment avoir été pillés par ce dernier et ont saisi la justice pour contrefaçon.» 

Le journal Libération signe un article intéressant intitulé Hors-la-loi, un divertissement post-colonial, sous la plume du journaliste Eric : «Quand on sait à quel point le rapport de la France à la colonisation n’est pas réglé, ni celui de certains Français descendants d’anciens colonisés aux «Céfrans», on voit mal comment le film pourrait ne pas soulever la question de la violence politique, que ce soit celle de l’Etat ou celle de ceux qui la subissent (ou estiment la subir) et répliquent en retour. D’autant que la sympathie du spectateur est volontiers entraînée vers Zem et Bouajila en membres du FLN qui passent leur film à égorger et poser des bombes –  la police française n’étant pas non plus mauvaise à ce jeu-là, en particulier à travers la Main rouge, organisation parallèle. Hors-la-loi interroge donc, de biais, les limites et les enjeux de la violence insurrectionnelle, tout en rappelant opportunément que la répression, à la longue, finit toujours par profiter à ceux contre lesquels elle s’exerce. C’est éternellement actuel.». 

Le journal le Monde a publié hier un point de vue interrogatif : «Le film Hors-la-loi va-t-il avoir un avenir juridictionnel ?» L’auteur, Marc Le Roy, docteur en droit public, pose un certain regard sur le film de Rachid Bouchareb : «La présentation à Cannes au printemps du film de Rachid Bouchareb qui évoque notamment le massacre survenu à Sétif (Algérie) le 8 mai 1945 a donné lieu à des réactions d’hostilité de la part d’une partie des habitants de la région cannoise. Des manifestations ont ainsi été organisées, parfois accompagnées par des élus locaux, pour protester contre la représentation artistique des événements historiques développée dans ce film. A la veille de la sortie du film de Rachid Bouchareb, la protestation pourrait être portée jusqu’au prétoire posant de nouveau la question de la représentation artistique de faits historiques.» 

Le pitch du film Hors-la-loi ? Chassés de leur terre algérienne, leur humus natal, à Sétif en 1925, trois frères et leur mère sont séparés. Messaoud s’engage en Indochine. A Paris, Abdelkader prend la tête du mouvement pour l’indépendance de l’Algérie, et Saïd fait fortune dans les bouges et les clubs de boxe de Pigalle. Leur destin, scellé autour de l’amour d’une mère, se mêlera inexorablement à celui d’une nation en lutte pour sa liberté… Une histoire filiale d’une fratrie d’armes. Un film qui fait office de suite d’Indigènes, dont le scénario est de Rachid Bouchareb et Olivier Lorelle.

Dans un entretien donné, hier, au magazine l’Express, le réalisateur de Hors-la-loi, Rachid Bouchareb répond : «Qu’on ne s’y trompe pas : le thème central de Hors-la-loi, c’est l’injustice. L’histoire d’une famille algérienne chassée de ses terres en 1925 et qui traverse trente-cinq ans du XXe siècle, entre la guerre d’Indochine et celle de la libération algérienne. Cette famille essaie de rester unie. De résister. L’injustice est un thème que l’on trouve dans des centaines d’histoires…La colonisation algérienne a durée cent trente-deux ans. A un moment donné, des hommes et des femmes ont voulu prendre leur destin en main. Je ne vois pas qui peut le leur reprocher. La liberté est le combat permanent de l’humanité. Mais ce combat impose souvent une violence politique…».                             

Source El Watan K. Smail

Le Pèlerin

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 23:42

La face cachée de l’art de bâtir

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D’Alger et d’ailleurs est le titre du corpus de Lâmouri Boulefaâ, paru aux éditions Dalimen, un auteur qui se surprend à prendre la mesure du temps dans l’ancienne médina, à remonter le temps au prix de minutieuses, intéressantes et passionnantes fouilles dans le dédale de cet espace séculaire.

Un travail de bénédictin auquel s’attelle l’architecte chercheur à dévoiler un pan de mystique dans le bâti traditionnel de la ville d’El Djazaïr Ibn Mezghenna. L’espace de cinq ans, il s’est employé à décrypter le sens que délivrent les nombreux messages de chacun des signes greffés dans les éléments architectoniques qui composent l’habitat casbadji ancestral. « Rien n’est gratuit ni aléatoire dans ce qu’on voit dans le bâti de La Casbah d’Alger, dont la pierre, le signe, le volume, la décoration s’inscrivent dans un langage architectural particulier qui obéit à une réflexion bien au-delà de l’aspect économique, technique, esthétique ou sociologique », soutient l’auteur de l’ouvrage, qui s’est inspiré de la réflexion du philosophe allemand, Martin Heidegger, autour de l’architecture sur des questions précieuses et soucieuses que sont : « Qu’est-ce donc habiter » et « Que veut dire bâtir ». S’il est vrai que chaque pierre parle, convoque les réminiscences et raconte les fragrances d’autrefois, elle ne met pas moins en avant la charge émotionnelle dans le bâti qui se cache ou se dérobe sous nos yeux de profanes : l’accent soufi ou mystique qui sert de soubassement au type d’habitation casbadji est mis en avant. Par extension, celui-ci régule l’espace, voire se veut un rappel permanent qui invite à la méditation transcendantale.

L’auteur avec qui nous avons eu une qaâda autour de son ouvrage - passé sous silence - édité lors du Panaf 2009, nous plonge dans ce patrimoine dont le volet matériel (les murs, le beyt, le qboû, la colonne torsadée, la voûte ogivale, le patio, la composition florale, la terrasse, etc.) renvoie à une évidence loin d’être niaise ou fortuite, sinon conditionnée par cette valeur puisée aux sources du sacré : l’amnios religieux. Il serait réducteur, laisse-t-il entendre, de voir dans les éléments architecturaux de simples images qui procèdent du technique, de l’esthétisme ou de la fonctionnalité dans l’espace, car chaque élément est chargé de sens qui ranime le cœur et l’esprit dans une dimension verticale, cette ascension vers les cieux. A l’image du beyt dont le volume rappelle la tombe qui s’ouvre sur le patio revêtu de marbre immaculé représentant de par sa forme, la qaâba et en soulignant dans le fond la blancheur de la terre du Jour de la Résurrection (ardh el mahchar). Au fil des chapitres, l’auteur compulse une bibliographie non sans fureter dans les textes coraniques pour mettre en relief cette parfaite harmonie dans le bâti et cette osmose rythmée entre ciel et terre. Si l’Occident avait le souci du technique, l’Orient obéissait à l’éthique, rappelait à juste propos le penseur Malek Bennabi. Ainsi, le lecteur est invité à faire des haltes dans un livre de 185 pages riches d’une foule de questionnements et d’illustrations parfaites, qui remet « l’architecture, au sens le plus large, au cœur du débat de société qu’elle n’aurait jamais dû quitter », avertit l’auteur qui rappelle, toutefois, que sa contribution n’a guère cette « prétention de l’exhaustivité, ni l’arrogance de la certitude » quand bien même « l’hypothèse - mise en exergue - se pare d’attraits de vérité ». La réflexion de l’auteur s’affranchit de toute extrapolation. La recherche somme toute passionnée et passionnante que nous livre l’auteur se veut « un ru qui rassemble mille gouttes ; un écrit qui rassemble mille histoires souvent parallèles, mais aux connexions multiples et aux convergences certaines ». En clair, un brin d’éclairage au service de la mémoire collective qu’il ne s’agit pas d’occulter, dira notre interlocuteur. Et de conclure : « Si on ne donne pas le sens à l’enfant concernant les éléments architecturaux du bâti, celui-ci ne s’emballera guère à prendre soin de son patrimoine, voire son capital ». Soulignons que l’auteur a présenté, il y a une dizaine d’années, une étude sur l’exutoire naturel de la place des Martyrs. Son hypothèse – publiée récemment dans Vies de villes – conforte les récentes découvertes – révélées en août 2009, lors de la fouille sondage entreprise par une équipe composée d’archéologues algériens et de l’Inrap (France).

Source El Watan  M. Tchoubane

Le Pèlerin

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 23:23

Sondage : c'est le Sud-ouest qu'ils préfèrent

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Les villes du Sud sont attractives. Selon un sondage Ipsos, réalisé recemment, Montpellier, Toulouse et Bordeaux sont les trois villes préférées des Français. On savait que le bonheur était dans le pré. Il est aussi à la terrasse ensoleillée de la place de la Comédie à Montpellier. La capitale du Languedoc-Roussillon arrive en tête du palmarès.

Le trio des cités les plus peuplées, Paris-Lyon-Marseille, est relégué en fin de classement. Les grandes métropoles n'ont plus la cote. La pollution et l'insécurité y sont redoutées.

L'institut Ipsos a pris en compte dix paramètres : l'offre culturelle, l'environnement, l'emploi, l'architecture, le tourisme, l'ambiance, la sécurité, le coût de la vie, les transports et le climat.

Le soleil, donc, ne fait pas tout. Marseille et Nice, du reste, ne sont pas jugées comme des villes « où il fait bon vivre ». La vie est jugée trop chère sur la Côte d'Azur, et la cité phocéenne ne serait pas assez « sûre », selon les personnes interrogées.

Pour trouver du travail, Paris et Lyon restent les meilleurs bassins d'emploi ; mais Toulouse arrive en troisième position, même si l'aéronautique connaît quelques turbulences.

La palme de la convivialité, ou le prix de la camaraderie, revient à Lille. Le film « Bienvenue chez les Ch'tis » est passé par là. Le seul critère de la sympathie ne suffit pas pour rendre la cité du Nord attractive. Lille est la dernière des dix villes où les Français voudraient s'installer…

À l'Est, la ville de Strasbourg et l'Alsace sont plébiscitées pour l'architecture. À l'Ouest, la ville de Nantes a l'image d'une ville saine, qui prend soin de son environnement.

Paris reste la capitale culturelle du pays. Ce n'est pas à Toulouse que l'on peut voir la grande exposition Turner. Mais avec l'orchestre du Capitole, ses théâtres et ses salles de spectacles, la Ville rose offre de belles affiches à ses habitants. Les Toulousains aiment le spectacle : les cinémas y ont enregistré un million de plus de spectateurs que les salles bordelaises en 2009.

Montpellier plébiscitée pour son climat, Toulouse pour son ambiance et l'emploi, Bordeaux pour le tourisme et la sécurité : les trois villes du Sud ont donc une très bonne image en France. Toulouse a, en plus, bonne presse auprès… des Bordelais ou des Montpelliérains. Selon le sondage Ipsos, 73 % des habitants du Sud-Ouest classent Toulouse parmi les trois villes de France où ils aimeraient vivre.

La réputation n'est donc pas usurpée.

L'attrait de la Ville rose

Dans dix ans, Toulouse pourrait dépasser Lyon et devenir la troisième ville de France en terme de démographie. Selon l'Insee, l'Institut national des études statistiques, Toulouse gagne 6 100 habitants de plus chaque année : c'est une ville très attractive.

La population toulousaine était en 2007 de 439 453 habitants. En 2020, Toulouse devrait donc dépasser le demi-million d'habitants.

La couronne toulousaine, en revanche, reste loin derrière les agglomérations de Paris, de Marseille ou de Lyon.

«Toulouse est une ville pour moi. J'ai une passion pour le flamenco et l'accent du soleil».

Maurane, chanteuse belge, en concert à Toulouse les 27 et 28 avril.

Le chiffre : 73

%/Un plébiscite. Dans le sondage Ipsos, la Ville rose a la cote auprès des Français, mais aussi auprès des habitants de la région, dont 73% citent Toulouse dans le palmarès de tête des villes .

Montpellier, Toulouse, Bordeaux : le trio de tête

La bonne réputation de nos trois villes du Sud-Ouest elle justifiée ? La réponse avec un restaurateur toulousain, un guide bordelais et un climatologue languedocien.

Montpellier : la prime du climat.

Montpellier est une ville très ensoleillée : 2 618 heures par an contre 2 043 heures à Toulouse et 2 083 heures à Bordeaux. « Mais, explique Roland Mazurie, le directeur du centre météo de Montpellier-Fréjorgues, elle n'est pas la plus ensoleillée de Méditerranée. Toulon culmine à 2 895 heures, Marseille à 2 835 heures et Nice à 2 694 heures. Montpellier est aussi très abritée : 71 jours de vent, 114 à Avignon et 127 à Perpignan. Seulement 45 à Toulouse. Montpellier jouit d'une très bonne image climatique, peut-être même meilleure que Marseille, ville pourtant plus ensoleillée ». La température moyenne est plutôt élevée : 14,7°. À la belle saison, Montpellier enregistre en moyenne 95 journées à plus de 25° avec seulement soixante jours de pluie (101 jours à Toulouse). La réputation climatique de Montpellier n'est pas du tout usurpée.

Toulouse festive et conviviale.

Dans le palmarès, la Ville rose arrive en tête pour son ambiance et la convivialité de ses habitants. « La culture du Sud-Ouest, c'est celle des grands rassemblements. Oui, on aime faire la fête, se rassembler pour un match de rugby ou une corrida. Se retrouver, bien boire, bien manger. Mais cet esprit se cultive », avertit Denis Méliet, restaurateur à Toulouse. Au fourneau et un peu agacé : « Dimanche, c'était jour de fête à Toulouse avec le quart de finale de rugby. Eh bien, beaucoup de cafés étaient fermés, et nous qui avons voulu servir à manger, nous avons subi une panne d'électricité. Il ne faudrait pas que Toulouse s'endorme sur ses lauriers… ». Ce mouvement d'humeur mis à part, Denis Méliet dirige avec bonheur deux établissements gastronomiques à Toulouse, le Pâtegrain et le J'Go. Sa sœur Cathy s'occupe de la table du « Bon vivre ». Originaires du Gers, les Méliet conjuguent l'amour du terroir, le sens de l'accueil et les bons produits.

Bordeaux : quelle classe !

Pourquoi Bordeaux est-elle la ville française la plus appréciée du point de vue touristique ? La réponse est évidente pour Yves Simone, le guide le plus célèbre du port de la Lune. « Nous avons la plus belle ville XVIIIe d'Europe. Il y a dix ans, il fallait expliquer pourquoi c'était beau, parce qu'on ne voyait rien : tout était noir, on ne pouvait pas s'approcher de la Garonne et il y avait des voitures partout. Aujourd'hui on voit tout » constate-t-il. « Les hangars et les grilles rouillées des quais ont été remplacés par une immense promenade en bordure du fleuve, il y a des jardins, un ravalement continu des immeubles et on a la plus longue façade XVIIIe d'Europe. De plus la place des voitures a reculé dans la ville », explique-t-il.

Les monuments historiques ont bien sûr aussi leur part. Sans oublier l'environnement, le bassin d'Arcachon, les vignobles et les châteaux : Bordeaux, Saint-Emilion et Blaye, ces trois sites sont classés au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco.

L'expert

Jean-François Doridot, directeur général d'Ipsos Public Affairs France.

L'attrait du soleil fonctionne toujours ?

L'attirance pour le soleil, le sud, joue bien sûr. Mais pas seulement. Dans notre enquête, nous demandons aux Français quelle est la ville la plus attractive. Les personnes interrogées ne connaissent pas toutes les villes ; elles ont donc des idées préconçues, des images sur telle ou telle cité. Marseille, au sud, a été à la mode ces derniers temps, avec l'arrivée du TGV, mais conserve une très mauvaise image.

L'emploi est-il le critère dominant ?

Ce n'est pas le plus discriminant. L'environnement, l'ambiance, la sécurité, le climat comptent également dans l'image que l'on se fait d'une ville.

Qu'est-ce qui vous a surpris dans cette enquête ?

La solidité de Toulouse notamment dans le palmarès. Je pensais que le côté innovateur, high-tech, datait des années 1980-1990. Mais la Ville rose ne se résume pas à l'aéronautique et au spatial. Toulouse bénéficie de l'image conviviale, festive du Sud-Ouest. Plus que sa voisine Bordeaux

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 23:12

Aéronautique - Airbus veut lancer un nouvel A320

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Le monocouloir est l'avion le plus vendu de la gamme

« Si nous remotorisons l'avion, nous donnons à l'appareil encore dix ans à vivre. » C'est en ces termes que Fabrice Brégier, le directeur général d'Airbus, a évoqué la modernisation du best-seller de l'avionneur, l'A320. Airbus serait en effet proche d'un accord avec ses fournisseurs pour lancer une version remaniée de l'A320. La firme de Blagnac s'apprêterait à dévoiler cette version plus économe en carburant dès le mois prochain.

3 000 à 4 000 avions de plus à vendre

Airbus table sur 3 000 à 4 000 avions de plus à vendre avec ce nouveau modèle. L'investissement pour la mise au point de ces nouveaux moteurs serait de 1,5 milliard d'euros, bien moins cher que le développement d'un avion 100 % nouveau (10 milliards).

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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