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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 09:55

Algérie - France : Chevènement optimiste

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Tous ceux qui ont assisté à la prestation de Jean-Pierre Chevènement au CCF d’Oran, en début de soirée du dimanche, sont sortis avec une question pendante : à quelles motivations répond la communication de l’ex ministre de l’Intérieur et de la Défense français ?

Dans quel agenda doit-elle être inscrite ? Vers la fin de son intervention, J.P. Chevènement a déclaré « je ne suis pas là pour m’immiscer dans la politique intérieure algérienne ni de faire de l’anti Sarkozysme ». Intitulée « République, laïcité et Religions », la communication de l’actuel sénateur et maire de Belfort a abordé certaines questions intéressant l’Algérie et la France – et ils sont légion depuis quelques années- par le biais des possibilités de la laïcité et de l’esprit de la République. D’ailleurs, il a été très clair à ce propos « faites confiance aux républicains français pour être les défenseurs du culte de l’Islam » et d’ajouter « la République, c’est l’élévation. Ce n’est pas un hasard que la plus importante institution républicaine soit l’école ». Pour nombreux universitaires, hommes politiques et militants associatifs qui ont suivi l’intervention du président d’honneur du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen)  ; ce dernier est venu pour rassurer sur l’avenir des relations entre les deux pays. « A terme, je suis très confiant sur l’avenir des relations entre les deux peuples ». A terme signifie-til l’après Sarkozy ? Soulignons que J.P. Chevènement a déclaré le 8 septembre, dans une émission animée par Michel Field sur LCI, qu’il serait probablement candidat aux présidentielles de 2012. Où tout bonnement le sénateur du territoire de Belfort, fort du capital sympathie dont il jouit en Algérie, suite à sa démission du poste de ministre de la Défense, lors de la première guerre du Golfe, est investi d’une mission visant à apaiser le climat des relations entre son pays et son ancienne colonie ? C’est entre autres le sentiment qu’a laissé sa communication chez certains de ceux qui l’ont suivie. Au-delà du factuel, l’Algérie et la France finiront par se retrouver et aplanir ce qui les sépare.

Ceux qui soutiennent cette lecture de l’intervention de J.P. Chevènement se réfèrent à ses propos « l’avenir sera plus long que le passé » a-t-il soutenu. « Nous serons côte à côte » a-t-il ajouté. Ou encore « Nous avons remonté un lourd passif avec l’Allemagne  ». Passif historique marqué par les affres de la guerre s’entend. Pour atteindre une telle accalmie dans les relations entre les deux peuples et les deux pays, J.P. Chevènement invite les républicains et les laïcs des deux bords « à éviter les dérapages » qu’il fera l’économie d’énumérer. De même, il préconisera de ne pas sombrer dans « les replis communautaristes  » et surtout « de ne pas emboîter le pas au fondamentalisme chrétien et celui des néoconservateurs américains  ». Pour lui, l’élection de Barack Obama aux USA est une sorte de correctif et de « résurgence » de l’esprit républicain, au niveau de cette grande nation. J.P. Chevènement qui se revendique de Jacques Berque, et le choix n’est pas fortuit puisque cet humaniste appartient aussi bien à l’Algérie où il est né et à la France, souhaite un dialogue entre les deux rives de la Méditerranée dépassant le cadre « de la simple coopération économique ». La référence répétitive à Jacques Berque, présenté par l’orateur comme maître et ami, lui a permis la désertion volontaire des catégories politiques, surtout celles qui fâchent, genre « repentance » et « crimes de guerre ». Il se contentera de dire à ce sujet « il faut que les séquelles du colonialisme soient effacées », comme il reconnaîtra qu’il y a eu « beaucoup de moments heureux entre la France et l’Algérie ». Mais il est clair que pour J.P. Chevènement qui fait sienne l’assertion de Jacques Berque parlant « d’une idée pacifiée de la laïcité contre les intégrismes », ce sont les laïcs et les républicains qui sont en mesure de permettre à la France et à l’Algérie de se retrouver sur des bases sereines et pérennes.

La laïcité dans son entendement signifie le respect de toutes les religions et non leur abolition. D’ailleurs, Chevènement revendiquera plus d’une fois la visibilité dont bénéficie actuellement le culte musulman en France. Il rappellera que c’est lui qui a entamé l’oeuvre d’organisation du culte musulman en France en évoquant son instance représentative le CFCM (Conseil français du culte musulman). Dans ce cadre, il ajoutera qu’actuellement il existe plus de 1.800 lieux de cultes de l’Islam en France. « On ne pratique plus sa prière dans les sous-sols ou les garages » lance t-il.

J.P. Chevènement a tenu à se présenter à son auditoire en tant qu’ami de l’Algérie. Il rappellera son histoire avec l’Algérie qui avait débuté à la fin des années cinquante. Il dira qu’il avait rencontré Houari Boumediene et Ahmed Ben Bella, le 10 juillet 1962, c’està- dire cinq jours après l’accession à l’indépendance. En venant en masse, les Oranais ont, de leur part, essayé d’exprimer leur sympathie à cet homme d’Etat. Probablement que le message a été reçu…..

Source Le Quotidien d'Oran

Le Pèlerin

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 08:55

Recette paella - paella aux fruits de mer et au poulet

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Recette paella - paella aux fruits de mer et au poulet proposée par : Christophe Certain

La version vidéo et la version ci-dessous sont légèrement différentes. Les ingrédients de la recette vidéo sont énoncés au début de la vidéo.
Au dernier moment, quand il ne vous reste plus de liquide, le riz qui est tout à fait en surface est peut-être encore un peu craquant. Ce n'est pas grave, il va finir de cuire pendant la période de repos.
Si la paella est parfaitement réussie, la couche de riz qui est au fond est légèrement grillée (mais pas carbonisée) : c'est le meilleur !
En fonction de votre budget et de ce que vous trouvez, vous pouvez bien sûr modifier cette recette : crevettes crues que vous ferez pocher dans le bouillon des coquillages, darnes de chien de mer comme à Cadix, langoustines, vous pouvez également remmplacer une partie du poulet par du lapin, ajouter des escargots, quelques tomates, une poignée de haricots mi-secs, ou de mangetout, des fèves, asperges, artichauts, etc., etc.
Les clous de girofle sont un apport que je tiens de ma grand-mère, qui le tenait elle-même de sa mère, native d'Altea, près d'Alicante. Un grand merci à Nadette pour cette photo !

Ingrédients :

Pour 12 personnes : 1kg de riz rond (très important, pas du riz long), 1,5kg de moules, 500g de coques, 500g de crevettes roses cuites, 700g de petits calamars entiers, 250g de petits pois congelés, 3 poulets entiers, 3 oignons, 1 poivron rouge, 1 poivron vert, 1 tête d'ail, 14 clous de girofle, 20 pistils de safran ou 2 doses de safran en poudre, huile d'olive, sel, 1 C.A.C. de paprika, 4 citrons coupés en quartiers

Préparation :

Nettoyez les calamars, coupez le chapeau en 2. Réservez. Faites ouvrir séparément les moules et les coques. Filtrer le jus et récupérez-le, complétez avec de l'eau pour obtenir 0,5l de liquide. Otez une coquille sur deux pour chaque coquillage. Réservez.
Découpez les poulets; séparez les cuisses en deux (haut de cuisse et pilon), les ailes et les blancs. Réservez.
Broyez grossièrement les carcasses de poulet, mettez-les dans un faitout avec 2,5 litres d'eau, salez légèrement. Portez à ébullition, laissez cuire 1h. Conservez les carcasses pour une autre utilisation (par exemple salade de poulet), réservez le bouillon.
Pilez les clous de girofle.
Pilez le safran s'il n'est pas déjà en poudre.

Si vous faites la paella au barbecue (c'est bien meilleur) préparez le feu au moins 30mn à l'avance. L'idéal est d'avoir un brasero en long (genre demi-tonneau) plus long que le plat à paella, qui vous permet de moduler l'épaisseur des braises en fonction de la chaleur désirée (si le feu est trop chaud on débarrasse une partie des braises à côté et inversement).
Faites chauffer un fond d'huile dans le plat à paella. Faites cuire les morceaux de poulet dans cette huile. Si ça chauffe trop, vous pouvez ajouter du bouillon quand les morceaux de poulet sont biens dorés, et continuer la cuisson de cette manière.
Quand le poulet est cuit, débarrassez les morceaux de poulet dans un saladier et recouvrez d'aluminium pour garder au chaud.
Au besoin, ajoutez de l'huile dans le plat à paella et faites revenir les oignons coupés en demi-lunes avec les poivrons coupés en lanières, salez. Quand les oignons sont dorés et les poivrons ramollis, débarrassez. Faites maintenant revenir les calamars pendant quelques minutes et débarrassez, en vidant le jus éventuel des calamars dans le bouillon réservé.
Faites maintenant revenir le riz avec les petits pois encore congelés. C'est là que commencent les choses sérieuses. Avec une spatule, remuez le riz en permanence jusqu'à ce qu'il devienne transparent. Egalisez le riz sur le plat, et versez les 50cl de bouillon de fruits de mer auxquesl vous ajouterez le safran et les clous de girofle pilés. Enfoncez au milieu du plat la tête d'ail entière débarrassée de la première peau qui entoure les gousses. Disposez sur le riz les calamars, puis les oignons et poivrons réservés et le chorizo. Ajoutez ensuite du bouillon, louche par louche, en attendant que le riz absorbe une louche avant de mettre la suivante, jusqu'à cuisson complète du riz. Goûtez régulièrement pour voir le degré de cuisson. Quand le riz est presque cuit, ajoutez les fruits de mer réservés, les crevettes, puis les morceaux de poulet pour qu'ils aient le temps de réchauffer.
A cuisson du riz, mettez le plat hors du feu, et couvrez de papier alu ou mieux, d'un linge humide. Laissez reposer 5mn.
Servez ensuite sans attendre, en donnant à chacun un quartier de citron
.

Source http://www.cuisine-pied-noir.com/recette_531_paella.html

Site de Christophe Certain

Le Pèlerin

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 23:21

Algérie - Hammam Melouane (Blida) - Un havre de paix pour les Blidéens

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Cette station thermale est devenue, avec la forte canicule qui étouffe la plaine de la Mitidja, une des destinations les plus prisées par la population blidéenne notamment celle désirant éviter les tumultes des plages.

Nombreux sont les visiteurs à faire le déplacement, surtout les week-ends, sur ce site à la recherche de ses vertus curatives et récréatives. Même les jours de semaine, la station ne désemplit pas. Et si cette station est réputée pour les vertus curatives et thérapeutiques de ses eaux, la plupart des visiteurs viennent à Hammam Melouane en cette période de l’année pour profiter du cadre agréable et de la verdure qu’offre ce site plus particulièrement Magtaâ Lazreg, un hameau niché sur les hauteurs de la station où beaucoup de familles viennent goûter aux plaisirs de la nature et jouir de quelques moments de repos. Ce grand rush fait évidemment l’affaire de l’entreprise privée de gestion de la station thermale et le bonheur des habitants de la région qui s’adonnent à une multitude de commerces de produits de consommation ou d’artisanat. Aux alentours de la station, des vendeurs jeunes et vieux, hommes et femmes offrent aux visiteurs des produits de la montagne, des fruits, du miel, du fromage de chèvre, de l’huile d’olive, du pain traditionnel khobz ettadjine, des poulets de ferme et autres produits d’artisanat. Si ce rush a incontestablement insufflé une nouvelle dynamique au tourisme familial, il est souvent accompagné en revanche, d’actes de dégradation de la nature et de l’environnement qui prennent un sérieux coup en raison de l’absence de civisme chez de nombreux visiteurs. «Je fréquente ces lieux depuis des lustres, ce site est magnifique, mais les responsables locaux devraient agir au plus vite pour mettre fin à certaines dérives et atteintes à l’environnement», a indiqué un père de famille venu de Blida. Issue de la commune mère de Bougara, la commune de Hammam Melouane est située dans une cuvette, entourée de massifs forestiers et traversée par un cours d’eau qui vient ajouter au charme de ce coin idyllique une curiosité supplémentaire loin de l’agitation et du bruit des grandes cités. Malgré son dénuement apparent et le manque d’infrastructures indispensables à son épanouissement, la commune de Hammam Melouane, dispose d’atouts touristiques indéniables. Sa station thermale qui date de 1920 joue un rôle prépondérant dans le développement socioéconomique de la région. Les vertus curatives de ses eaux lui ont valu une forte notoriété auprès de la population algérienne. Outre sa vocation touristique qui lui promet un bel avenir, si des aménagements appropriés sont entrepris et les équipements nécessaires au développement du tourisme mis en place, la commune de Hammam Melouane dispose également de ressources agricoles non négligeables. Après le retour de la paix et de la sécurité dans la région, la population locale s’est remise au travail de la terre et à l’élevage qui ont toujours constitué ses principales sources de revenus.

Source Infosoir R .L. / APS

Le Pèlerin

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 23:01

Fait en Chine (vous pensez que le "gyproc" est en cause!!!!)

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Oups!....Oui c’est un édifice de 12 étages reposant sur le sol en Chine

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1- On était en train de creuser un garage du côté sud, d'une profondeur de 4.6 mètres

2- La terre enlevée était empilée sur une hauteur de 10 mètres sur le côté nord

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3- Les piliers de l'édifice a subi une pression latérale inégale venant du sud et du nord

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4- Le résultat: la pression de 3,000 tonnes était supérieure à ce qui pouvait être tolérée par les ancrages.

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Ceux-ci on cédé et la bâtisse est tombée vers le sud.

Voici la construction de l'édifice à appartements

On a décidé de creuser pour construire un garage

La terre enlevée a été empilée de l'autre côté de l'édifice

Des pluies diluviennes ont miné le sol en dessous du tas de terre et où on a creusé

L'édifice a commencé à se déplacer et les piliers d'ancrage se sont brisés à cause de la pression latérale inégale

La bâtisse a commencé à pencher

Devenant la huitième merveille du monde!!!!!!!!!!!!

Si l'édifice avait été plus près de l'autre, il y aurait eu un effet domino

  Remarquez les colonnes d'ancrage vides..........sans doute fait pour épargner du ciment qui est plus rare en Chine

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Source Divers Internet

Le Pèlerin

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 20:18

Le discours de Nicolas Sarkozy, court…Un appel en faveur des financements innovants et d'une taxe sur les transactions financières

sarkozy-onu-une-jpg.jpg

 

SOMMET - Nicolas Sarkozy participe au sommet sur les objectifs du millénaire pour le développement à New York…

16h42: Ce discours de Nicolas Sarkozy est terminé,  c'était court. Le chef de l'Etat français a fait un appel en faveur des financements innovants et d'une taxe sur les transactions financières. Il a également annoncé que l'aide française augmenterait de 20% dans les trois prochaines années?

16h41: "L"année qui vient doit être celle des grands changements. La France veut y participer, pas pour faire des discours, ni des leçons", mais pour "entraîner" le monde, vers le financement innovants.

16h38: Il va défendre les "financements innovants" lors du sommet africain, en tant que futur président du G20. La "taxation" sur les échanges financiers, "nous pouvons le décider ici", dit-il. "Nous ne serons pas au rendez-vous s'il n'y a pas une avancée majeure sur les financements innovants". "Elle est essentielle et c'est notre crédibilité qui est en jeu", assure-t-il, insistant sur le fait qu'il défendra cette idée lorsque la France présidera le G20. "Nous sommes au 21e siècle, nous ne pouvons pas continuer avec une gouvernance du 20e siècle".

16h37: Il rappelle que 30 enfants seront morts du paludisme en Afrique avant la fin de son discours. "Nous n'avons pas le droit de nous abriter derrière la crise pour faire moins". Des fonds seront alloués pour la lutte contre le paludisme. Il assure qu'il faut des fonds privés pour arriver à atteindre les objectifs.

16h35: Il parle "de sursaut nécessaire". Il annonce une hausse de 20% de l'aide de la France au cours des trois prochaines années. "La crise est sévère dans les pays riches, mais elle a des conséquences bien pire dans les pays pauvres".

16h34: Nicolas Sarkozy prend la parole. Il rappelle les engagements de l'an 2000. "Beaucoup de progrès ont été réalisés, mais le chemin est immense", assure-t-il, ajoutant qu'il reste 5 ans pour atteindre les objectifs.

16h23: Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, a pris la parole en premier, réclamant aux dirigeants du monde à s'engager à nouveau à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) dont l'élément majeur est la réduction de moitié de la pauvreté d'ici 2015. «L'horloge tourne, il y a beaucoup à faire», a-t-il dit en ouverture du sommet. «Nous devons envoyer un puissant message d'espoir», «honorons notre promesse», a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy prend la parole ce lundi après-midi à New York sur les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), le programme phare de l’ONU pour réduire d’ici à 2015 la pauvreté de moitié dans le monde. La conférence dure deux jours, mais le chef de l’Etat français rentrera lundi soir à Paris. Il prendra la parole parmi les premiers et devrait notamment annoncer une hausse de la contribution française au Fonds mondial contre le Sida, le paludisme et la tuberculose, d’après Reuters. Ce geste sera fait alors que l’ONU constate que les objectifs définis en 2000 sont loin d’être atteints.
Dans un document déjà mis au point qui doit être adopté d'ici mercredi, les chefs d'Etat regrettent «profondément de devoir constater que le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté ou touchées par la faim dépasse le milliard et que les inégalités, entre pays comme à l'intérieur des pays, restent un problème majeur». La crise économique a «accru les vulnérabilités, creusé les inégalités et porté atteinte aux progrès accomplis en matière de développement», indique ce document. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a évalué à largement plus de 100 milliards de dollars les financements nécessaires pour atteindre les OMD.

Paris ne tient pas ses promesses

Malgré les annonces de Nicolas Sarkozy, la France est loin de tenir ses engagements. Paris, qui s'était engagé à consacrer 0,5% de son revenu national brut en 2007 et 0,7% en 2012, n'en est qu'à 0,43% actuellement. Et la déclaration finale du sommet, déjà rédigée et fruit d'un compromis onusien, ne comporte aucun engagement chiffré ni calendrier.
Outre la réduction de moitié de la pauvreté extrême dans le monde d'ici à 2015, les OMD, fixés en 2000, consistent à assurer l'éducation primaire pour tous, promouvoir l'égalité des sexes, réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre le sida, le paludisme et d'autres maladies, préserver l'environnement et mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Source 20minutes. M.P. et F.V avec AFP

Le Pèlerin

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 15:57

L'eau d'Ussat est connue, et reconnue, pour ces effets contre le stress.

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Une cure thermale, pour se débarrasser de la dépendance aux médicaments psychotropes : c'est le test thérapeutique qui a débuté ce printemps, à la station thermale d'Ussat-les-Bains.

Depuis des années, la station d'Ussat-les-Bains participe aux recherches scientifiques en thermalisme. Au printemps, Ussat a franchi une nouvelle étape, en prenant part à une expérience nationale sur le sevrage des psychotropes. Valium, Tranxène, Exomyl et autres ont un point commun : ces médicaments libèrent rapidement les patients de l'angoisse ou du stress et… ils créent une dépendance aux substances chimiques qu'ils contiennent. Une dépendance dont il est parfois très difficile de se défaire. D'autant qu'elle arrive très tôt.

« La dépendance s'installe très rapidement, au bout de trois mois à peine, confirme le docteur Christiane Vaugeois, médecin thermal à Ussat. C'est un vrai problème de société et de santé publique : nous sommes les champions pour l'utilisation de ce genre de médicaments. La dépendance concerne environ 15 % de la population ». Et la médecine cherche, évidemment, des protocoles thérapeutiques pour lutter contre ce phénomène.

D'ors et déjà, la station a accueilli, au printemps, un petit groupe d'une dizaine de personnes dépendantes à ces médicaments, toutes volontaires. Elles ont suivi une cure thermale le matin (financée par la Sécurité Sociale, sur prescription médicale), et suivi des ateliers d'éducation à la santé et de groupes de parole, l'après-midi (une prestation offerte par la station thermale, le temps de l'expérimentation). Et les résultats sont là : « Ils sont extraordinaires, assure le docteur Vaugeois. Sur le plan du protocole, ils sont encore à l'étude à l'Inserm de Bordeaux. Mais nous avons senti la forte cohésion du groupe, des réactions très encourageantes des participants ». Les sevrages sont en cours, et il faudra encore attendre quelques semaines avant d'avoir des résultats définitifs. Mais l'espoir est bien là.

Deux autres groupes sont prévus, avant la fin de cette expérience. Le prochain sera accueilli du 4 au 23 octobre prochain ; le dernier, au printemps 2 011. Ils regrouperont, à chaque fois, une dizaine de personnes. Et, en fonction des résultats, à terme, ce sera à la Sécu de décider si cette cure est intégralement remboursée pour les patients suivants. Ou pas.

Renseignements auprès du domaine thermal d'Ussat-les-Bains, au 05 61 02 20 03.

De l'eau efficace contre le stress !

C'est la spécialité très particulière de la station thermale d'Ussat : la lutte contre le stress. Son efficacité nourrit sa réputation, depuis toujours. Mais, tout récemment, des essais thérapeutiques innovants sont venus en apporter une nouvelle démonstration. Sous le contrôle de la Haute Autorité de Santé (HAS), organisme gouvernemental indépendant d'expertise scientifique, 237 patients ont suivi une cure qui s'est avérée plus bénéfique que la prise de médicaments. Ces patients étaient atteints d'un trouble anxieux généralisé (TAG). La cure suivie s'est également montrée efficace dans le traitement des syndromes dépressifs associés. Plus de renseignements sur le site de la station thermale : http://thermes.ussat.pagesperso-orange.fr/

Le chiffre : 1 100

Mètres ….La profondeur du captage. Réalisé en 1996, ce nouveau forage va chercher l'eau des thermes d'Ussat à 1 100 mètres de profondeur, captant « une eau très pure et préservée de toute forme de pollution éventuelle ».

« Nous sommes les champions pour l'utilisation de ces médicaments. La dépendance concerne 15 % de la population ».

 Source La Dépêche du Midi Dr Christiane Vaugeois

 Le Pèlerin

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 15:53

La secrétaire d’État français au commerce extérieur hier à Alger
“Nous voulons investir sur le long terme en Algérie”

Anne-Marie-Idrac.jpg

 

Mme Anne-Marie Idrac a rappelé que le président Nicolas Sarkozy est venu à deux reprises en Algérie et que “son projet est de construire une relation durable et de confiance”.
“Nous voulons investir en Algérie. Nous voulons investir sur le long terme”, c’est le message que la secrétaire d'État français, chargée du Commerce extérieur, Mme Anne-Marie Idrac, arrivée hier à Alger pour une visite de deux jours, veut véhiculer aux autorités algériennes. Invitée à l’École supérieure des affaires d’Alger, pour parler des priorités de la présidence française G20-G8, Mme Anne-Marie Idrac a indiqué que les projets des entreprises françaises qui l’accompagnent, “sont tout à fait en écho” de ce que dit le gouvernement. Mme Idrac est accompagnée d'une importante délégation économique composée du président de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, d'un représentant du Medef et des responsables des sociétés Total, Lafarge, saint-Gobain, Cristal Union, Sanofi-Aventis et Alstom. “Nos amis du gouvernement algérien nous disent qu’ils veulent diversifier leur économie, réduire la dépendance du marché algérien vis-à-vis des produits importés. C’est tout à fait normal.
C’est tout à fait légitime. Quel meilleur moyen de réduire les importations que de développer sur place les industries de ciment, de pharmaceutique, de matériel de transport, de sucrières, de l’emballage pour les produits agroalimentaire”, souligne la secrétaire d'État français, chargée du Commerce extérieur. “Ce sont des projets sur lesquels nous pensons que nous pouvons faire du gagnant-gagnant”, a estimé Mme Anne-Marie Idrac. “Nous pensons que c’est intéressant de développer un tissu industriel et de profiter, le plus vite possible, des transferts technologiques”, a ajouté Mme Idrac. La secrétaire d’État français, chargée du Commerce extérieur, a rappelé que le président Nicolas Sarkozy est venu à deux reprises en Algérie. “Son projet est de construire une relation durable et de confiance.
Il y a de nombreux partenariats, l’idée est de les faire vivre de manière pragmatique”, a-t-elle affirmé. Mme Anne-Marie Idrac a évoqué aussi les nombreux accords signés par les administrations des finances des deux pays. “Il est question de créer une école du Trésor. Nous avons des coopérations dans le domaine des ports”, a-t-elle indiqué, parlant de la coopération institutionnelle. Sur le plan économique, la secrétaire d'État français chargée du Commerce extérieur a souligné que la France est le premier investisseur hors hydrocarbures en Algérie. La ministre s’est félicitée qu’“environ 400 entreprises françaises activent en Algérie. Et que 35 000 emplois directs et environ 100 000 emplois indirects ont été créés”. Mme Anne-Marie Idrac annonce qu’elle rencontrera aujourd’hui le premier ministre pour évoquer avec lui des projets d’investissements dans différents secteurs.
La secrétaire d'État français chargée du Commerce extérieur a indiqué avoir rencontré les entreprises françaises implantées en Algérie, qui ont exprimé leur souhait d’élargir leurs investissements en Algérie. Mme Anne-Marie Idrac se réjouit aussi de l’engagement de l’Algérie, réitéré par le ministre du commerce, d’adhérer à l’OMC.
Le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, qui a demandé, dans ce cadre, le soutien de l’UE, en particulier la France. La secrétaire d'État français chargée du Commerce extérieur a, dans la foulée, annoncé la tenue, durant le 1er semestre 2011, d’un forum algéro-français.
Questionnée sur les mesures de la loi de finances complémentaire 2009, confirmées dans la loi de finances 2010, Mme Anne-Marie Idrac a répondu qu’elle n’est pas là “pour apprécier la politique économique du gouvernement algérien”.
Source Liberté

Le Pèlerin

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 15:45

Se sentant lésés par les nouvelles mesures contenues dans la LFC 2010
Paris et Berlin grincent des dents

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Deux sorties médiatiques pour un même sujet. S’agit-il d’un tir groupé qui somme Alger de faire marche arrière? C’est une hypothèse à ne pas écarter.
Les deux puissances économiques de l’Union européenne n’ont pas attendu le round d’observation pour dégainer. Le doigt sur la gâchette, l’Allemagne et la France ne tirent pas mais expriment franchement leur irritation sur les nouvelles mesures contenues dans la loi de finances complémentaire. C’est l’ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt qui, dans une rencontre restreinte avec deux de nos confrères, Liberté et Le Soir d’Algérie, a ouvert le bal en relevant la difficulté de la mise en oeuvre de cette loi de finances. «Le tissu industriel n’est pas très dense.
Le nombre d’entreprises dynamiques qui ont des capitaux à même d’investir avec des partenaires étrangers n’est pas considérable», a déclaré M.Driencourt, évoquant la mesure qui oblige les investisseurs étrangers qui décrochent des marchés de prendre un partenaire algérien. L’ambassadeur français a parlé de «difficultés et de blocages» qui se dressent devant les entreprises françaises en Algérie. Plus encore, il explicite avec une franchise qui tranche avec les habituelles tournures diplomatiques: «J’ai lu les articles qui se rapportent à la loi de finances complémentaire 2010. Je dois dire que cette LFC est compliquée.
J’ai constaté qu’il y a un certain nombre d’aménagements sur le crédit documentaire. En fait, tout ceci se situe dans le prolongement de la LFC 2009. Il n’y a pas de bouleversement complet.» Cependant, il se ressaisit en rappelant que «des entreprises françaises sont conscientes qu’elles travaillent dans ce cadre et qu’il faut s’y adapter (...) Les entreprises françaises sont là sur le long terme sinon elles seraient découragées depuis longtemps. Le marché algérien est un marché important et les entreprises françaises s’inscrivent en Algérie dans le long terme quelles que soient les étapes».
Le même jour, c’est la ministre déléguée de l’Economie, de l’Industrie, des Transports et des Technologies de Bavière, Katja Hessel, en visite à Alger, qui donne écho aux propos du diplomate français. Deux sorties médiatiques pour un même sujet.
S’agit-il d’un tir groupé qui somme Alger de faire marche arrière? C’est une hypothèse à ne pas écarter. «La nouvelle loi n’a pas amélioré le cadre institutionnel des investissements, c’est une problématique que je compte évoquer surtout avec le ministre de l’Industrie qui est plus responsable de ce volet» a déclaré la ministre allemande avant d’enfoncer le clou: «Il y a des conséquences parfois négatives de la loi de finances complémentaire 2010 sur les investissements des entreprises allemandes déjà présentes en Algérie. Des entreprises qui veulent investir et entrer en partenariat avec des entreprises algériennes mais à cause des problèmes dans cette loi de finances complémentaire, elles sont réservées.»
Déjà en 2009, lors d’une visite à Alger, la responsable allemande a soulevé les inquiétudes des entreprises allemandes quant à l’application des mesures contenues dans la loi de finances complémentaire 2009. Secoué par les propos du diplomate français et de la ministre allemande, le ministre des Finances, Karim Djoudi, a été obligé de monter au créneau hier, pour répliquer à ces critiques.
«Par ces mesures nous voulons protéger notre économie», a déclaré M.Djoudi hier, qui s’exprimait sur les ondes de la Radio nationale Chaîne III. Le 25 août dernier, le Conseil des ministres a adopté cette LFC et a approuvé, au cours de la même réunion, un projet d’ordonnance portant amendement de la loi sur la monnaie et le crédit, des mesures qui n’ont pas été du goût de l’Allemagne et de la France. L’une des plus importantes mesures de cette LFC a été l’institution d’une obligation pour les soumissionnaires étrangers décrochant des contrats dans le cadre de marchés publics, de s’engager à investir en partenariat en Algérie.
La LFC 2010 décide également, par mesure de réciprocité, l’instauration d’«un prélèvement applicable aux entreprises étrangères d’égal montant à celui applicable par l’Etat étranger aux entreprises algériennes». Ce sont, entre autres, des mesures qui font de cette LFC une loi de discorde et un bras de fer qui ne dit pas son nom, mais semble engagé entre l’Algérie face à la France et l’Allemagne.
Source L’Expression

Le Pèlerin

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 14:11

Coupe d’Afrique des nations 2012 (qualifications) Centrafrique- Algérie

L’entraîneur de l’équipe algérienne de football Abdelhak Benchikha a dévoilé la liste des vingt-trois joueurs convoqués…..

Abdelhak Benchikha 

 

En vue du match contre la Centrafrique prévu le 10 octobre prochain à Bangui, pour le compte de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2012.

L’Algérie évolue dans le groupe «D» en compagnie de la Tanzanie, du Maroc et de la République Centrafricaine.
Le nouveau dans cette liste, c’est la convocation du milieu de terrain de l’ES Sétif, Abdelmoumen Djabou, ce jeune footballeur qui évolue cette saison sous les couleurs du vice-champion de la saison écoulée en l’occurrence l’ES Sétif. Son nom a été coché par le sélectionneur national après avoir montré un visage séduisant la saison dernière il a fait une saison explosive sous les couleurs de l’USM Harrach. À signaler que cette convocation permettra à Djabou de vivre avec l’effectif pro de l’équipe nationale, de faire son apprentissage et surtout il doit marquer sa place au sein de l’équipe. Benchikha a décidé d’écarter le latéral droit de Charleroi (D1 belge), Mohamed Chakouri. A noter que Mohamed Chakouri a été appelé, pour la première fois, par Rabah Saâdane dans sa liste, publiée lundi 16 août 2010, afin d’affronter la Tanzanie pour un match comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique 2012. Voilà le retour de Medhi Lacen après avoir raté le premier match face à la Tanzanie (1-1), disputé le 3 septembre courant, ce milieu de terrain du Real Santander (Liga espagnole), a raté le match qui s’est tenu au stade Tchaker de Blida, a cause d’une blessure.

Alors pour le défenseur du FC Valenciennes (Ligue 1 française), Fouad Kadir a déclaré forfait pour ce match en raison d’une grave blessure contractée avec son équipe Valenciennes, cette blessure pourrait l’éloigner des terrains pour une longue durée.
Même chose pour le milieu de VFL Wolfsburg (Bundesliga), Karim Ziani, également blessé, même si son nom figure sur la liste des convoqués.
L’équipe nationale va entamer un stage bloqué à l’Hôtel militaire de Beni-Messous le 4 octobre prochain juste avant son départ pour Bangui le 8 octobre.
Source Midi libre Shiraz Benomar

Le Pèlerin

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 23:49

Algérie  - Cadre de vie à Médéa : Virée estivale à Ouzera

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Où sont ces lambeaux humides aux couleurs rousses et éternelles qui couvraient jadis les falaises escarpées, les plateaux aplatis et les crêtes pointues qui cadraient de partout les localités relevant de la daïra d’Ouzera.

Cette région, qui se trouve à une quarantaine de kilomètres à vol d’oiseau de la Méditerranée, offre au regard des paysages pittoresques aux contrastes vigoureux. Ici, les frissons qui donnent la chair de poule se ressentent à partir de la mi-août, où la roche matinale se fait tôt de se couvrir d’humidité annonçant l’arrivée galopante de l’automne, dès le début du mois de septembre. Les temps brumeux, les averses successives, des neiges abondantes qui peuvent parfois s’étendre jusqu’à la fin du mois de mai. En juin, la région peut encore avoir droit à quelques épaisses enveloppes de brouillard, mais les belles éclaircies s’imposent parfois au plus fort de l’hiver. Les espaces clairsemés dominent l’horizon immédiat. Jouxtant la RN1, cette commune offre, à perte de vue, des milliers d’hectares d’arbres fruitiers, de vignobles, de collines verdoyantes et de vastes domaines de pâturage. Au-delà de ces aires à herbes, vers le nord, les hautes montagnes, datant du miocène et des pliocènes (deux âges géologiques), dressent une véritable barrière boisée et rocailleuse. Les crêtes s’étalent sur un horizon d’une centaine de kilomètres à la transversale. Une toponymie, à la phonétique majoritairement berbère, donne son nom à la plupart des lieux confinés au fond des massifs. Tizi’Ntga, Koudiet Gueroumène majestueuse, culminant à presque 1700m d’altitude, Djebel Thabourth, kram Akchich, Takrina…encadrent dans une ambiance sereine les bourgades d’Ouzera. Des points d’observation plongent, par temps dégagé, sur les imposants reliefs des massifs du Djurdjura, de l’Ouarsenis et par l’entrefaille de Hammam Melouane, le bleu de la méditerranée parfaitement visible.

Des potentialités à exploiter

L’oued Bouhnache, qui joint en aval l’oued Chiffa, trace la ligne de démarcation entre deux topographies distinctes. C’est entre les massifs dominant du côté nord et une espèce de topographie en plateaux cisaillés en escaliers du côté sud, que se trouve encastrée la commune d’Ouzera. Les exploitations agricoles collectives et individuelles (EAC et EAI), issues de la restructuration du secteur agricole, dominent les sommets limoneux et plats. Culture de la vigne, arbres fruitiers et, le cas échéant, des restes de forêts de chêne vert clairsemées qu’accompagnent des touffes de broussailles occupant les faîtes de l’Estrade, Elkaf, Masconi, relevant de la commune de Ben Chicao. Cette commune, bien connue jadis par son intense activité d’élevage bovin, voit dépérir son cheptel qui n’a plus l’engouement des fellahs. Si la forêt n’a jamais été autant prise d’assaut que durant ces dernières années, la strate herbacée n’a pas pris une seule ride, témoignant encore de l’identité de l’étage bioclimatique de la région. Sur ces aires de l’adret de l’Atlas blidéen, le promeneur solitaire ou accompagné peut toujours s’enivrer des parfums des résineux, de la thuya, des coquelicots, qui renseignent sur ce que fut la forêt sur ces lopins de terre.

Pour le chasseur avisé, le gibier, quoique en moindre proportion, est omniprésent. Une fois l’herbe jaunie par les dards du soleil d’été et au-delà du temps de l’exubérance de l’herbe drue du printemps, le paysage des collines verdoyantes n’est qu’une éphémère réalité. Désormais, sous le soleil torride de l’été méditerranéen, rutilent des paysages lunaires, des landes comme épluchées de leur « pelage » végétal, des terres de couleur rouge brique et des falaises rocailleuses, désert de chaos, de roches friables, et, plus bas, sur les prés voisins, des ravins profondément taillés en gorges pelées par la fougue des eaux de pluie en furie. Qu’il s’agisse de la partie sud d’Ouzera, la partie est ou la partie ouest, le bout des plateaux se termine souvent par des chênaies qui retiennent encore leur souffle vert et gardent, non sans peine, leur bouffée d’oxygène. Les contreforts de Chréa, au nord, atteints de calvitie, présentent de vastes étendues de forêts, clairières, lugubres témoins des séquelles d’une sinistre décennie, vestiges des derniers incendies dévastateurs en 1995, 1996, 1997, 2004 et août 2007. Plus près du chef-lieu de la commune d’Ouzera, végètent misérablement quelques semblants de forêts, qui, récalcitrantes à « l’insulte » de la hache et sans cesse harcelées par l’homme et son troupeau, évoluent à pas de tortue.

« Pourvu qu’on la laisse tranquille, la nature aura toujours raison de l’homme », nous dit un vieux berger, accroupi sous l’ombre d’un chêne. Formant comme une assise dorsale évoluant jusqu’au petit hameau de Boussena, qui surplombe dans son prolongement les localités d’Ouzera, Ben Haddou et Béni Aïch, une basse végétation commence, après les années de braise, à couvrir progressivement les pentes raides et rocailleuses des terrains en forte déclivité et gravement empâtés par la solifluxion à cause du phénomène d’érosion. Pourtant, cette image d’Epinal du bonheur montagnard fut, un temps tout proche, un sanctuaire incontesté de la richesse faunistique et floristique. « Les sources coulaient de partout, au plus fort de l’auguste mois d’août, on sentait les frissons et la fraîcheur vivifiante sous ces ombrages touffus de ce qui reste de la chênaie d’Ouzera. Le lièvre y était à profusion », témoigne un vieux briscard de la région. L’autre fresque subjuguant les regards, quand le soleil se couche, d’où qu’erre votre regard, vous verrez des kyrielles de vagues successives de troupeaux, suivant des attelages de bœufs, mais surtout de chèvres et de moutons évoluant à travers forêts, champs ou des sentiers, minces filets aux abords rocailleux, étroits et drôlement pentus, serpentant sournoisement les falaises frileuses.

Une population livrée à elle-même

Tout retentit sur tout. Partant de ce principe, les premiers méfaits de la disparition du couvert végétal et du dépérissement de l’ex-chênaie surplombant la localité d’Ouzera, sont déjà assez notables du fait de la géologie de l’endroit, qui est constituée d’un matériel assez tendre, voire très tendre. Les tronçons routiers reliant Ouzera, chef-lieu de daïra, à ses différentes localités payent déjà les pots cassés. Effondrements successifs, glissements par pans entiers de terrains, et il faut s’attendre déjà au pire à l’approche de la saison d’automne. Des millions de tonnes de terres calcinées par le soleil de l’été vont partir à jamais, emportées par les premières pluies de la saison d’automne. Cette situation a accentué l’isolement des bourgades relevant de cette commune.

Le manque des commodités les plus élémentaires et la dégradation des conditions de vie des populations, a eu l’effet de cumul qui a déclenché, ces derniers jours, un mouvement de protestation. Des gens continuent à se déplacer à dos d’âne ou à pied pour atteindre, en une quarantaine de minutes, voire une plus d’une heure, un point desservi par un ancien tacot faisant office de transport public. Si un responsable de l’APC d’Ouzera a fait savoir que sa commune est sans ressources conséquentes à même de booster le développement local, il n’en demeure pas moins que, selon l’avis de plus d’un, ni la proximité de cette localité de la RN1, ni les potentialités climatiques, ni la fertilité des terres, et la beauté du cadre paysager, des atouts somme toute majeurs, n’ont pas été rentabilisés à bon escient.

Source El Watan Mohamed Abdelli

Le Pèlerin

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