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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 23:42

France – Sud-Ouest - Doit-on encore croire aux cèpes ?

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Chez Terrassier, Annie Cousseran rêve d'une belle poussée de têtes de nègres, comme en 1998.

Capitale incontestée des cèpes dans le département, Vaïssac espérait une poussée en ce début d'automne. Seulement voilà ! Le basidiomycète qui a fait la renommée du village ces vingt dernières années n'en fait qu'à sa tête et a tendance à se faire rare, au grand dam du maire, Francis Delmas : « Ca fait quatre ans qu'il n'y a plus de marché aux cèpes à Vaïssac et c'est dommage, car Vaïssac a acquis une certaine notoriété grâce aux cèpes. Malheureusement, les conditions climatiques, très sèches en septembre ne sont pas favorables à la poussée des champignons. La météo nous annonce la pluie pour ce week-end, mais il faudrait qu'il tombe au moins 70 à 80 millimètres d'eau, et il faut au moins 12 à 15 jours pour qu'il y ait une poussée. Je me souviens d'un 15 août exceptionnel en 1998, ou après deux gros orages, il y avait eu une poussée extraordinaire de cèpes. C'est la nature qui commande » explique t-il. Chez Terrassier à Vaïssac, Annie Cousseran, qui en fait sa spécialité espère, elle aussi un bel orage qui ferait pousser le précieux tête-de-nègre, tant apprécié dans l'assiette : « Il s'en est ramassé quelques-unes au printemps, mais depuis quelques années, il faut vraiment les chercher. Il y a eu un peu de pluie sur Caussade et il n'est pas encore trop tard. » souligne t-elle. Amateur de chevaux et grand chercheur de champignons, Michel Delmas de Négrepelisse est lui plutôt pessimiste : « Au printemps il y a eu quelques girolles, mais actuellement, les bois sont très secs et il faudrait d'abord une pluie fine, suivie de beaucoup d'eau, au moins 100 millimètres. Et pour qu'il y ait des cèpes, il faut qu'il continue à faire chaud, car s'il fait froid, il n'y en aura pas. Les cèpes sortent tant que la terre est chaude. L'année dernière j'en ai trouvé jusqu'aux premières gelées » assure-t-il. Pas de pluie pas de cèpes, mais un bel orage pourrait rapidement changer la donne.

Source La Dépêche du Midi

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 23:39

Quand on donne des leçons à la Télé on se doit d’avoir une conduite exemplaire

jean-luc-delarue.jpg 

Certains pensaient que la réunion au sommet prévue à France Télévisions pour statuer sur l'avenir proche de Jean-Luc Delarue allait accoucher d'une décision clémente. Finalement, il n'en est rien puisqu'il a été suspendu d'antenne pour une durée certes "provisoire", mais néanmoins "indéterminée".

Dans une interview que le Président Rémy Pflimlin a accordé au quotidien La Voix Du Nord (daté du samedi 18 septembre), ce dernier a fait savoir que le journaliste était actuellement "dans une spirale qui ne correspond plus à ce que doit être un animateur de la télévision publique… […] Ce qui est arrivé à Jean-Luc Delarue en terme d'image, n'est pas conforme avec l'exemplarité que doit avoir le service public”.
Et M. Pflimlin de bien préciser le fond de sa pensée et celle de ses proches collaborateurs : "On ne peut pas avoir des pratiques addictives et délictueuses et être tous les jours à l'antenne, partager des émotions, donner des leçons aux gens". En revanche, le grand patron de la télé publique n'a pas fermé la porte à Jean-Luc Delarue, dont il a salué le professionalisme et avec qui il se dit prêt à discuter, le moment venu.

Source La Dépêche du Midi

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 23:39

Carla Bruni réagit en "femme de gauche"

La journaliste lui demandait si elle comprenait les réactions "hostiles" de ceux qui estiment qu'elle a "changé de camp" en épousant Nicolas Sarkozy. Oui, Carla Bruni-Sarkozy les comprend, elle l'a dit mercredi lors d'un entretien diffusé sur France Inter. "Je comprends absolument toutes les réactions et c'est en cela que je me sens une femme de gauche, dans la liberté que j'accorde aux autres. Je pensais que c'était cela la gauche".

L'interview a été enregistré au domicile parisien de la chanteuse, dont le troisième album, "Comme si de rien n'était", sortira vendredi. "Si les gens ne l'écoutent pas parce que j'ai épousé le président de la République, je le comprends, si les gens l'écoutent parce que j'ai épousé le président de la République, j'en suis ravie, et si les gens, surtout, l'aiment, c'est ce qui compte pour moi", affirme Carla Bruni.

"En tant que femme indépendante"

"On est en 2008 et bien souvent les femmes, même en se mariant et même avec quelqu'un qui a une fonction aussi importante que celle de mon mari, gardent leur métier", a-t-elle dit, en soulignant qu'elle défendait ce point de vue "pas en tant que femme du chef de l'Etat", mais "en tant que femme tout court, en tant que femme indépendante".

"La femme de Tony Blair, qui (...) est restée avocate tout au long du ministère de son mari au Royaume-Uni, m'a dit qu'il était mal vu pour elle aussi qu'elle soit restée avocate, qu'elle a tout de même plaidé tous les jours, qu'elle a tenu à garder son métier et que ça a été fondamental pour elle", a-t-elle ajouté. 

Source AFP

Le Pèlerin

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 11:06

«Celui qui n’a pas sa nourriture ne détient pas la prise de décision.»

 agriculture

Cette vérité, oubliée ou omise malgré son importance plus que jamais d’actualité, a été rappelée hier par nos spécialistes. Ces derniers proposent trois stratégies pour aboutir à une autonomie alimentaire, seule à même de garantir une totale souveraineté.

Intervenant hier lors d’une conférence de presse consacrée à la sécurité alimentaire dans les pays arabes, le président de l'Union nationale des agronomes (UNA), Zane Yahia, a proposé trois stratégies à même de réaliser cet objectif dans les pays arabes. Il s'agit, en premier lieu, de promouvoir l'éducation. «Il faudrait orienter les populations vers d’autres régimes alimentaires, c'est-à-dire échanger notre régime alimentaire basé essentiellement sur la consommation des produits à base de céréales, par un autre régime basé sur la consommation d’autres denrées produites dans les pays arabes.» La deuxième stratégie consiste, selon, M Zane, à promouvoir la productivité, notamment agricole. «Sans le développement et la modernisation de notre agriculture, nous ne pourrons pas atteindre la sécurité alimentaire.» Dans ce contexte, tous les autres intervenants ont mis en exergue la nécessité d'investir dans l'agriculture, premier pilier de la sécurité alimentaire. La troisième stratégie dont a parlé M. Zane, concerne la nécessité de réduire l'exposition à la volatilité du marché par l'amélioration de l'efficience d'approvisionnement et par une utilisation plus efficace des instruments financiers et des couvertures de risques. Rappelons qu’en 2008 la quasi-totalité des pays arabes ont subi un choc alimentaire, suite à la flambée des prix des produits agricoles de large consommation sur le marché international, tels que la poudre de lait, les céréales, les huiles. Ce choc a rappelé à ces pays leur vulnérabilité face à la moindre crise alimentaire. Cette année-là, les experts ont constaté une hausse du taux de pauvreté au sein des populations, vu que les citoyens ne pouvaient plus faire face à la cherté de ces produits. Lors de son intervention, le président d'honneur de l'UNA, M. Seraï, a souligné l'importance de mettre en place des politiques agricoles sur des bases scientifiques, l'amélioration des qualités de semence afin d'avoir de meilleurs rendements, l’investissement dans le développement humain et la formation, le financement des travaux et des centres de recherches œuvrant dans le domaine agricole et, enfin, la réalisation de barrages pour l'irrigation des terres agricoles. Pour sa part, le représentant de l'ambassade du Soudan à Alger a mis en exergue la nécessité d'encourager la production des céréales et le développement du niveau général des échanges entre les pays arabes. «Celui qui n’a pas sa nourriture ne détient pas la prise de décision», a-t-il conclu.
Il faut savoir que 50% des produits que consomment les pays arabes sont importés. Ils sont dépendants de l’importation d’une multitude de produits agricoles, largement consommés dans ces pays, notamment les céréales sur lesquelles est basé le régime alimentaire des populations arabes. Cette dépendance s’accentue de plus en plus, vu la stagnation de l’agriculture dans ces contrées, en plus de l’explosion démographique qui caractérise ces pays.

Source Infosoir M.D

Le Pèlerin

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 11:01

Algérie - Production d’électricité - Le soleil d’Algérie pour éclairer le monde

centrale photovoltaique

 

A l’instar des autres pays, l’Algérie veut profiter du développement de la technologie et de l’avancée que connaissent les énergies renouvelables.

L’Algérie ne veut pas rester dépendante du gaz dans la production de l’électricité. A l’instar des autres pays, l’Algérie veut profiter du développement de la technologie et de l’avancée que connaissent les énergies renouvelables afin de diversifier ses sources d’énergie pour la production de l’électricité.
Les dirigeants du pays ont bien compris la nécessité de faire recours à cette politique afin de ne pas rester «otage» d’une seule source. Car, la production d’électricité en Algérie repose quasi exclusivement sur le gaz, énergie fossile la plus propre. Cette information a été divulguée par le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi.
L’Algérie qui compte augmenter la part des énergies renouvelables «entend recourir de manière déterminée au développement de nouvelles technologies permettant d’assurer la compétitivité des sources d’énergies disponibles», a déclaré le ministre lors d’une table ronde ministérielle, animée dans le cadre des travaux du 21e Congrès mondial de l’énergie qui s’est tenu à Montréal.
Le ministre a réitéré que la réflexion portant sur l’accès à l’énergie figure au coeur des préoccupations publiques car garant de la promotion socioéconomique. «Cette politique résolue en faveur du développement durable s’est traduite par des programmes successifs d’électrification et de distribution du gaz», a-t-il signalé et dont les propos ont été rapportés par l’APS.
L’occasion a été donnée au ministre de rappeler que l’Algérie entend consolider sa position de fournisseur historique d’énergie. En ce qui concerne les atouts de l’Algérie en matière d’investissements, le ministre a indiqué aux membres du panel et aux délégués présents à cette table ronde que l’Algérie possède un énorme potentiel pour de nouvelles découvertes, constitué de 1,6 million km² de bassins sédimentaires largement sous-explorés et d’une surface d’exploration offshore de 100.000 km².
L’Algérie dispose aussi d’autres ressources telles que l’uranium et un énorme potentiel pour le développement de centrales solaires au Sahara qui bénéficient d’un ensoleillement de 3500 heures/an sur de vastes territoires.
Abordant le sujet relatif au gaz, M.Yousfi a rappelé les intentions d’investissements de l’Algérie dans ce domaine. Il a avancé le chiffre de 50 milliards de dollars que la compagnie nationale compte investir pour la période 2010-2014 dans l’amont pétrolier et gazier.
Le ministre est revenu, par la même occasion, sur les réserves de gaz dont dispose l’Algérie et qu’il a qualifiées d’importantes.
Selon le représentant du gouvernement algérien, les pouvoirs publics ne pensent pas s’arrêter à ce niveau, mais continuer à jouer un rôle fondamental dans la satisfaction des besoins des consommateurs, notamment européens à travers des contrats à long terme.
Dans un autre registre, M.Yousfi a plaidé mercredi, lors d’une rencontre avec la vice-Première ministre du Québec,
Mme Nathalie Normandeau, pour une présence accrue des compagnies québécoises en Algérie. Les deux responsables ont évoqué la possibilité, pour le Québec, d’accompagner l’Algérie dans l’opération de numérisation et de mise à jour des cartes géophysiques de tout le territoire national.

Source L’Expression Tahar Fattani

Le Pèlerin

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 10:55

Algérie - Education nationale - Rattraper les lacunes de la réforme

 universite algerie

 

Ils seront près de 10 millions d’élèves, étudiants et stagiaires à s’être présentés cette année au carrefour du savoir.
Un rendez-vous que nous avons tenté de saisir dans ses différentes réalités, entre autres les nouvelles mesures prises dans le cadre de la réforme du système éducatif, dans lequel sont appelés à se réaliser nos enfants.
Quel en est le contenu ? Les objectifs à court et à moyen ter-
mes ? Et quel est le bilan actuel de cette réforme ? Autant de questions qui s’imposent dans un secteur aussi déterminant pour l’avenir du pays.

Divergences autour d’une politique éducative
La rentrée des classes a suscité un grand intérêt aussi bien des parents que des élèves, persuadés que la réussite scolaire est le ciment qui construit l’avenir d’une société.

C’est dans cet esprit que les parents algériens ont accueilli ce rendez-vous. Pour la circonstance, ils n’ont pas hésité à puiser dans leurs économies pour répondre aux besoins les plus infimes de leurs enfants. Le plus important, disent-ils, c’est de voir leur progéniture réussir son cursus scolaire. Et pour la réforme de ce secteur, si certains se fient aux objectifs prêtés au nouveau système éducatif, d’autres, en revanche, campent sur leur pessimisme. Les premiers affirment que les programmes proposés sont riches et modernes et que le seul point noir demeure la charge horaire qui essouffle les élèves. Les seconds, en revanche, estiment que ce n’est que du «replâtrage», considérant que pour faire aboutir une réforme, il faut s’en donner les moyens. L’incompétence des enseignants, qui ont besoin d’un réel recyclage pour maîtriser les nouveaux programmes, est, pour eux, à la tête des nombreux obstacles qui freinent le progrès dans ce secteur. Outre la charge horaire épuisante, ils font également état de l’inadaptation des structures pédagogiques et de la surcharge des classes. Ces avis contradictoires finissent pourtant par converger vers la même conclusion, celle d’une situation globalement peu reluisante. Avec la même conviction, ils avouent avoir pleinement conscience que notre système éducatif est en net décalage avec notre époque. Du côté des officiels, le discours est tout autre. En réformateur convaincu et serein, Aboubaker Benbouzid, ministre de l’Education nationale, n’hésite pas à afficher sa fierté face à la réussite de cette réforme. Son bilan fait état de plus de disponibilité de manuels scolaires, de l’augmentation du nombre de postes budgétaires, ainsi que d’une meilleure formation des enseignants. Cependant, l’indice le plus révélateur de ce succès est le résultat des examens de fin d’année, selon le premier responsable du secteur. Plus particulièrement ceux des épreuves du baccalauréat, argument devenu une arme de défense infaillible pour le ministre contre ses détracteurs. Pour lui, le taux de réussite de 61,23 % au baccalauréat 2010 est la preuve édifiante des effets positifs de cette réforme. Enfin, cette réforme est devenue un sujet tellement controversé que les documents et textes officiels qui s’y rapportent deviennent incontournables pour arriver à se faire une idée claire sur la question. Selon les textes, la nouvelle politique en matière d’éducation nationale vise entre autres à «répondre à une demande sociale qui exige le plus haut niveau de performances et de qualifications de plus en plus élevées». Cette politique doit également préparer les jeunes générations «à vivre dans un monde où toutes les activités seront concernées par les technologies de l’information et de la communication». Théoriquement, ces textes et tout le programme de la réforme sont à même de réhabiliter l’école algérienne. Néanmoins, seuls le temps et le niveau des générations futures permettront de juger de la portée de cette démarche.

Les priorités de Benbouzid
De l’inspection à la généralisation des TIC en passant par l’introduction du système d’indice, Benbouzid met le paquet pour tenter de rattraper les lacunes de la réforme scolaire.

Parmi les nouvelles mesures annoncées pour cette rentrée scolaire, l’installation d’une inspection pédagogique pour les wilayas du Sud. Celle-ci est chargée de contrôler et de suivre le fonctionnement des établissements éducatifs dans cette vaste région du pays. La médiocrité des résultats scolaires obtenus dans cette région comparativement à la moyenne nationale est à l’origine de cette mesure prise lors de la réunion des directeurs de l'Education des wilayas du Sud avec le ministre. Aboubakr Benbouzid les a, dans ce cadre, appelés à davantage de fermeté et de rigueur. Des consignes qui prennent d’ailleurs effet dès cette rentrée avec une restructuration complète du secteur dans les wilayas concernées. L’objectif escompté est de hisser les résultats des différents paliers à un niveau acceptable et d’instaurer plus de discipline, le maillon faible de ces établissements. Le suivi et la mise en œuvre de ce nouveau dispositif seront assurés par deux directeurs centraux qui encadreront le travail d'un groupe composé de dix directeurs régionaux. Des rapports réguliers sur l’évolution de la situation seront régulièrement soumis à la tutelle. Outre cette mesure, on parle de l’installation d'une commission centrale à l'échelle nationale avec pour mission de veiller à la gestion de tous les établissements éducatifs nationaux. Ce mois de septembre connaîtra également la mise en place de la commission mixte dite du «rythme» chargée d'organiser les programmes pédagogiques, les vacances, ainsi que les emplois du temps. Il est question aussi de la généralisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) dans le secteur. Pour rappel, il avait été demandé aux directeurs de l'Education de procéder, à cette rentrée, à des évaluations d'étape quant aux résultats obtenus en langues étrangères. Le but étant d’introduire le système d'indices, une solution qui doit permettre de juguler le problème de la langue dans le système éducatif national. Ces indices sont relatifs à la scolarisation et à l'évaluation ; ils codifient les aspects pédagogiques du rendement éducatif des élèves et définissent les points faibles et les points forts dans toutes les matières au niveau de chaque étape scolaire. Ce système sera soutenu par d’autres dispositifs en vue d'assurer une gestion optimale des différents examens...

Une scolarité loin d’être gratuite
La rentrée des classes engloutirait un quart du budget des ménages. Le primaire ne coûte presque rien, le secondaire est abordable mais le supérieur leur revient très cher...

Chaque année à la même époque, on voit des parents se ruer sur les rayons des fournitures scolaires pour faire le plein pour leurs petits chérubins, mais souvent les bourses ne suivent pas.
Certains d’entre eux ont, patiemment, attendu la fameuse nomenclature au moment où d’autres, par souci de prévoyance, ont commencé à acheter le nécessaire, du moins l’idée qu’ils s’en font, longtemps à l’avance, dans le but justement d’éviter la ruée traditionnelle vers les centres commerciaux et les librairies à cette date. La rentrée scolaire est cependant un moment dans l’année où les dépenses deviennent incontournables que l’on fasse ses courses avant ou après la date fatidique.
Surtout cette année, où cette date a fait suite au mois de ramadan et à la fête de l’Aïd El Fitr, avec les dépenses que l’on connaît lors de ces deux occasions. La note a forcément pesé lourd et ce, quel que soit le budget réservé. D’ailleurs, en dépit de toute la patience dont ont fait preuve les ménages, beaucoup ont peiné à joindre les deux bouts. Pour faire face à ces trois rendez-vous, l’endettement a été le seul recours pour les nombreux foyers pour qui financer la scolarité des enfants est une priorité.
A chaque rentrée, les enseignes des magasins spécialisés affichent des prix qui varient selon la qualité et l’origine du produit ; des prix qui ne semblent pas choquer. Les parents, impuissants face à cette situation, adhèrent sans la moindre objection. Une seule chose les obsède : préparer coûte que coûte les enfants à la reprise scolaire. Vêtements, chaussures, cartables, blouses, livres... et la liste est longue.
«En fait, nous n’avons pas eu vraiment le choix. Les prix étaient les mêmes partout. De toute façon, nous avons été obligés d’acheter d’autant plus que les enfants sont de plus en plus exigeants. Et les commerçants en sont conscients», témoigne un père de famille rencontré dans ce magasin spécialisé à Larbi Ben M’hidi.
Les articles proposés telles les blouses ont été cédés entre 500 DA pour ce qui est de la production locale et 700 DA pour les blouses importées. Pour ce qui est des cartables, le prix oscillait entre 1350 DA à 2200 DA. Les trousses étaient, quant à elles, proposées selon les modèles à 60 DA, 100 DA, voire 150 DA. Les cahiers ont été, pour leur part, cédés à 125 DA pour ceux de 96 pages et à 135 DA pour celui de 200 pages. A noter que cette année encore la production chinoise a inondé le marché de produits différents. C’est que le commun des parents confrontés à des dépenses chaque année plus faramineuses a réalisé que même si la qualité de cette production chinoise laisse souvent à désirer, elle lui a permis tout de même de subvenir aux besoins de sa progéniture sans se ruiner.

Le livre enfin disponible ?
Sur les 8 100 000 élèves scolarisés, 3 900 000, soit près de 4 millions issus de familles démunies ont bénéficié, cette année, de livres gratuits. Cette catégorie devait également recevoir une prime de 3000 DA distribuée dans la semaine qui a suivi la rentrée des classes.
Toujours en matière de livres, le ministère s’est voulu rassurant. Il a indiqué que pas moins de 60 millions de manuels scolaires ont été édités cette année, dont 10% constitueront un stock de réserve.
Un chiffre qui laisse supposer que l’époque du manque de livres scolaires est révolue. Le ministère reconnaît toutefois, au vu des réalités du terrain, que le problème de distribution demeure d’actualité.
Pour palier ce dysfonctionnement, des instructions ont été données pour la distribution de la plus grande quantité de livres dans les deux jours qui ont suivi la date de la rentrée, selon le ministère.

Parer à la surcharge des classes
Le secteur de l’éducation s’est doté de 246 nouvelles écoles primaires, de 221 nouveaux collèges d'enseignement moyen (CEM) et de 123 lycées. Pour le premier et le deuxième cycles, les structures réceptionnées devaient suffire pour faire face à la surcharge des classes. Cependant, l’enseignement moyen continuera à subir cette contrainte pour les quelques années à venir, d’où la nécessité de réaliser davantage de lycées.
Le nombre important des élèves de l'enseignement moyen à passer au secondaire nécessite la réalisation d’au moins 900 lycées, selon le ministère. Ainsi, pour parer à cette surcharge des classes dans l'ensemble des lycées à travers le territoire national, il est prévu la réalisation de 500 nouveaux lycées, outre 400 autres en cours de réalisation dans le cadre du plan quinquennal.

Gare à l’absentéisme et aux téléphones portables !
Le ministre a tenu pour cette rentrée des classes à mettre en garde les enseignants contre l'absentéisme. Les classes concernées par cette mesure sont notamment la 3e année secondaire, la 4e année moyenne et la 5e année du cycle primaire. Idem pour les élèves qui manqueraient les cours sans raison valable. Ils sont passibles d’une exclusion à la troisième absence et une sanction en cas d'utilisation du téléphone portable à l'intérieur de la classe.

Source Infosoir Assia Boucetta
Le Pèlerin

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 10:50

Pourquoi l'APN rejette la requête d'une commission d'enquête

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Pas folle la guêpe ! L'Assemblée populaire nationale  a rejetté la requête initiée par 25 députés de tendances diverses, de créer une commission d'enquête parlementaire sur la corruption, annonce El-Watan. Enquête sur la corruption ? Vous n'y pensez pas ! Dans un courrier daté du 7 septembre, le président de l'APN, Abdelaziz Ziari, a opposé une fin de non-recevoir à cette idée saugrenue. Même s'il s'attendait à un tel sort, l'initiateur de l'idée, Ali Brahimi, n'en exprime pas moins sa profonde indignation.
Le fait est, explique le député, que même les commissions devant traiter d'affaires précises sont bloquées sous d'autres prétextes. «Entre manœuvre politique du gouvernement et arguties juridiques du bureau de l'APN, le sort réservé à la demande d'enquête parlementaire sur la corruption confirme la conception que se font les dirigeants de la gestion des deniers et autres charges publiques et de la fonction parlementaire : la première doit relever exclusivement du droit régalien des tenants du pouvoir tandis qu'ils vouent la seconde à approuver leurs desiderata. Ce n'est pas la faute des députés signataires si ce fléau se généralise et se décline sous de multiples formes. Le rejet du bureau de l'APN veut en vérité étouffer dans l'œuf l'une des rares initiatives qui aurait réhabilité, aux yeux des citoyens, l'institution parlementaire», souligne Ali Brahimi, cité par El-Watan.
Dans l'esprit de ses initiateurs, la commission sur la corruption aurait planché sur les organes défaillants dans le contrôle de l'argent public ainsi que les problèmes de notre panoplie juridique.
C'eût été trop beau !
Le député Brahimi n'a pas compris que les "enquêtes sur la corruption" doivent être téléguidées par le pouvoir afin de les "neutraliser" et de les faire oublier.
Rappelons-nous qu'en 2006, une loi avait été adoptée dans le but de créer une instance nationale pour la prévention de la corruption, mais qu'est-elle devenue ?  Le décret présidentiel n°06/413 du 22 novembre 2006 avait pourtant fixé la composition cette l'organe de prévention et de lutte contre la corruption, son organisation et son fonctionnement, mais ses membres n'ont toujours pas été désignés. C'est ainsi que travaille Bouteflika : par la force de l'inertie. Il fait oublier...
Ainsi, pour consoler le député Brahimi, on lui rappelle que l’Assemblée populaire nationale (APN) n'est toujours pas apte à user de ses prérogatives constitutionnelles, notamment celles relatives aux missions de contrôle des dépenses publiques. En effet, comme le rappelle Liberté, le gouvernement n’a pas encore élaboré et soumis le projet de loi portant règlement budgétaire aux députés. Les députés, qui ont longtemps revendiqué ce projet de loi qui leur donne le droit de passer au peigne fin les dépenses effectuées sur le budget de l’État durant une année d’exercice, doivent patienter encore. Encore et toujours...
C'est ainsi que travaille Bouteflika;
Pourquoi La principale raison pour laquelle Bouteflika a bloqué la requête des 25 députés de créer une commission d'enquête parlementaire sur la corruption, est que son entourage direct est corrompu et qu'il a le devoir, en qualité de parrain, de les protéger. C'est la définition même d'une République bananière : elle est dirigée par un dictateur et une bande de copains de tous bords soumis et corrompus, le temps de mandats pour s'enrichir rapidement sans scrupules sur le dos du peuple. En l’absence de contre-pouvoirs efficaces et en raison des pouvoirs discrétionnaires dont il dispose, un gouvernement autoritaire devient plus vulnérable à la corruption. Sous Bouteflika, c’est le règne de la ploutocratie, un système de gouvernement où l'argent constitue la base principale du pouvoir.  « Bouteflika a voulu s’emparer de tous les postes, celui de ministre comme celui de député ou celui de maire. C’est pour cela qu’il n’y a plus aujourd’hui d’autorité nulle part, celle de l’Etat, celle du maire ou celle du ministre… Il faudra résoudre ce problème d’autorité après le départ de Bouteflika. Le problème qui est majeur pour moi, c’est que, depuis l’indépendance, nous ne sommes pas en face d’un pouvoir personnel ou d’une dictature, éclairée ou non, mais d’un pouvoir débridé»,  nous disait feu Chérif Belkacem.
L’Etat néopatrimonial est une sorte d’Etat avorté et la corruption lui est consubstantielle. Il repose sur le pouvoir personnel. .A trop vouloir substituer une société en éveil par une société asservie, à vouloir étouffer l’élan populaire et les institutions de contrôle, il a fait le lit de la corruption. Profitant de la décapitation des contre-pouvoirs par Bouteflika, de la déconsidération de l’Etat, vidé de son autorité, ils ont poussé comme des plantes vénéneuses.
L’opinion nationale n’en revient pas : les délinquants sont à l’intérieur de l’appareil de l’Etat !
Qui est cette  "bande de copains de tous bords soumis et corrompus, le temps de mandats pour s'enrichir rapidement sans scrupules sur le dos du peuple" que Bouteflika a le devoir, en qualité de parrain, de protéger ?
Chakib Khelil, bien sûr, au coeur du scandale Sonatrach. Saïd Barkat, ancien ministre de l’Agriculture (ancien ministre de l'agriculture puis de la Santé), et qui aurait détourné 70% des aides agricoles destinées à 14 départements du Sud algérien, rapporte El Watan du 21 janvier. Sans être inquiété. En outre, selon El Watan, citant des sources proches du dossier de l'autoroute est-ouest, plusieurs personnalités importantes ont été citées, parmi elles Mohamed Bedjaoui (ancien ministre des Affaires étrangères), Chakib Khelil (ministre de l’Énergie), Abdellatif Benachenhou (ex-ministre des Finances), des officiers supérieurs des services de sécurité comme le colonel Khaled (conseiller du ministre de la Justice), deux autres colonels et un général à la retraite. Et… Pierre Falcone, qui serait intervenu en faveur des entreprises chinoises auprès de ses « amis » algériens.
Et il y a des gens dont on ne parle pas, ou dont on ne parle plus. Qui sont-ils ? Des hommes liés à Bouteflika et protégés par lui.
Prenons trois exemples : Mohamed Rédha Hemche, ex-directeur de cabinet du PDG de Sonatrach, considéré comme le chef d’orchestre de la magouille révélée en janvier 2010 ;  Amar Saïdani, ancien président de l’Assemblée nationale algérienne ;
Mohamed Bouricha, wali de Blida.
Les trois ont un privilège commun : ce sont des proches du président.
Mohamed Rédha Hemche, est le neveu de Chakib Khelil ministre de l’Énergie, mais surtout natif du même village que le père de Bouteflika ! Il a été ramené par Chakib Khelil à la Sonatrach en 2001.
Amar Saïdani est  l’ancien président du comité national de soutien au candidat Bouteflika lors de l’élection présidentielle de 1999 et de 2004. Sa société-écran s’appelle Al Karama, allusion à la formule du Président !
Mohamed Bouricha, originaire de Tlemcen, c'est-à-dire de la région chérie par la famille Bouteflika, fut l’un des principaux animateurs des comités de soutien au candidat Bouteflika lors de l’élection présidentielle de 1999 et 2004,. A ce titre, il a d’ailleurs mené une hystérique campagne pour le président-candidat aux élections de 2004 et n’a jamais manqué de lui manifester son allégeance.
Tous les trois ont commis de lourds délits.
Hemche est considéré comme le chef d’orchestre de la magouille révélée en janvier 2010. Le cerveau des plans de détournement de l’argent de Sonatrach et des contrats douteux. Il fut au centre du scandale de la tour Chabani, achetée dix fois son prix par Sonatrach, D’autres sources citent précisément les 4 milliards versés par Sonatrach par son intermédiaire pour l’achèvement de la dite tour et les 73 milliards de dinars distribués aux associations fidèles au Président, quand il était chargé du sponsoring à Sonatrach (un département qui n’existe pas dans l’organigramme). Toujours selon la presse, l’implantation des sociétés turques en Algérie devraient beaucoup à sa seconde femme, turque (la première était française). Hemche aurait dépensé jusqu’à 8 millions d’euros en thalasso, hôtels et restos avec Khelil et Meziane entre la France, Genève et les USA, signé une convention avec une clinique suisse pour tous les hauts cadres de Sonatrach, etc. Seule certitude : son nom figure dans les dossiers transmis au juge d’instruction. Reste à savoir, qui, cette fois, le protègera de la justice.
L’ancien président de l’Assemblée nationale, Amar Saâdani, est entendu par un juge de Djelfa pour avoir détourné des fonds publics, pendant qu’il était au perchoir, à l’aide de sociétés écrans ! L’affaire porte sur plus de 300 millions d’euros du programme de soutien à l’agriculture..
Le préfet Bouricha « revendait » pour son compte des terres agricoles appartenant à l’Etat et traitait de manière frauduleuse avec quatre hommes d’affaires qu’il faisait bénéficier de terrains et de marchés douteux en contrepartie de commissions en espèces et en nature. Il a notamment fait acheter par l’hôpital psychiatrique de Blida, et par cinq communes relevant de son territoire, des marchandises surfacturées par son complice Boukrid, un trafiquant de voitures qui, en retour, l’a gratifié de généreuses ristournes. La gendarmerie a établi que Boukrid s’adonnait à la contrebande de voitures avec le propre fils du wali qui, bien entendu, agissait sous la couverture de papa. Avec son autre acolyte El-Hadj, un promoteur immobilier, Mohamed Bouricha a passé un marché encore plus juteux : l’octroi d’un terrain de l'Etat, incessible, en échange de deux somptueuses villas à Alger et d’une limousine au volant de laquelle le très fantasque préfet avait même l’impudence de s’afficher publiquement ! Bouricha avait aussi, selon les journaux, bénéficié d’une maison à Paris offerte par un riche industriel à qui il aurait facilité l’acquisition d’une usine textile.
La solidarité des proches de la famille Bouteflika, les trois en savent le sens caché : la prison n'est pas faite pour les amis?

Bouteflika organise l'impunité. 
Hemche a été exfiltré d’Algérie dès l’éclatement du scandale. Sa nouvelle résidence : Montreux, en Suisse. Officiellement, nous apprend un site spécialisé , il s’agit d’une mise en retraite doublée d’un parachute doré de 8 millions de dinars en tant qu’allocation de fin de carrière – somme habituellement réservée à de très anciens cadres du groupe – et d’un placard doré puisqu’il aurait été envoyé dans la filiale Sonatrach International Holding Corporation filiale (Samco) à Lugano. Officieusement, le ministre de l’Energie aurait voulu mettre son protégé à l’abri des éventuelles retombées des malversations dans lesquelles il aurait trempé à l’époque où il était directeur de cabinet.

Bouricha, confondu au début de l’année 2005 de corruption, de dilapidation de deniers publics, d’usage de fonds étatiques à des fins personnelles, de trafic de terres agricoles et d’abus de pouvoir, a joui d’une incroyable impunité pour des délits impardonnables et avérés. Bref, ce fut un préfet très débrouillard et très riche qui fut démis de ses fonctions en mai 2005, placé sous contrôle judiciaire un an plus tard mais jamais incarcéré. Son fils, après un court séjour en prison, fut libéré en catimini, sans jamais avoir été jugé. Pour des délits dix fois moins graves, les Algériens anonymes ont passé cinq années d’enfermement !
Saâdani n’a jamais été jugé.

Hemche, Bouricha et Saâdani, ce sont les prototype de kleptocrates venus dans le sillage de Bouteflika.  
Il serait faux d’affirmer que Bouteflika a créé la kleptocratie algérienne. Elle existait avant lui. Mais pas de cette ampleur. Bouteflika a renouvelé la kleptocratie sur des bases solides, en lui préparant le terrain, en la débarrassant des contre-pouvoirs, en vidant les institutions de leur autorité et en organisant l’impunité.

En dépit de ces affaires qui les éclaboussent, ni Amar Ghoul ni son collègue de l’Énergie, Chakib Khelil, n’ont démissionné de leurs postes. Au Parlement (Assemblée nationale populaire et Sénat) les ministres en question n’ont même pas été interpellés par les députés.

L’attitude du ministre Chakib Khalil et patron réel de Sonatrach s’offusquant de l’opportunité d’une enquête sur la gestion de Sonatrach, unique revenu de l’Algérie, est d’ailleurs édifiante : il en parle comme d’une entreprise privée ou familiale. Il oublie qu’il a une responsabilité au moins politique dans un scandale qui ébranle la douzième compagnie pétrolière mondiale et que lui-même n’ a reçu une autorité déléguée par le peuple que pour veiller à la bonne gestion d’un porte feuille public pour une période déterminée. Sans plus ni moins.
 Pire, face à l’énormité du scandale,  ces derniers n’ont même pas jugé utile d’initier une commission d’enquête. Quant au premier ministre Ahmed Ouyahia, il  s’est borné à botter en touche estimant qu’ « existe une notion appelée la présomption d’innocence. Une fois les verdicts rendus, on pourra dès lors parler de responsabilité politique. Mais, je rappelle que ce n’est pas le cas» . Fermez le ban! Quant à la présidence de la République, c’est silence radio sur toute la ligne.

L'impunité a commencé avec l'affaire Khalifa. Ainsi, si les responsables des caisses de retraite ont été condamnés, le secrétaire de la centrale syndicale algérienne UGTA, Sidi Saïd, et le ministre du Travail de l’époque, l’islamiste Bouguerra Soltani, tous deux coresponsables de la gestion de ces caisses des œuvres sociales, n’ont pas été inculpés. Il en est de même de plusieurs ministres en fonction, tel Mourad Medelci, qui ont comparu comme témoins au procès. Quant à Abdelghani Bouteflika, frère du chef de l’Etat, et qui était l’avocat du groupe Khalifa, son nom ne figurait même pas dans le dossier d’instruction. Ni celui de tous ceux qui ont profité des largesses du golden-boy, cités par la justice ou par l’Inspection générale des finances, c'est-à-dire, en plus du frère du président, son chef de cabinet,  son responsable du protocole, l’ancien président de l’Assemblée nationale Saâdani, les ministres Chekib Khelil, Belaïz et Toumi, le syndicaliste du pouvoir Sidi Saïd, et quelques dizaines d'autres.

Pour étouffer les noms des notables impliqués, et sans se soucier des retombées internationales, le pouvoir politique entreprend de liquider le groupe Khalifa dès 2003 alors qu’il aurait été plus judicieux de le nationaliser, de nommer un administrateur, d’assainir les comptes du groupe à l’instar de ce qu’avait fait l’Etat français dans les années 80 concernant le Crédit Lyonnais, et, partant, opter entre deux solutions: en faire un groupe public ou chercher un acquéreur privé national ou étranger. Et sauver ainsi des dizaines de milliers d’emplois.

Source Le Matin.Dz L.M.

Le Pèlerin

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 09:11

 

Ligue des champions africaine de football - La JSK a vécu l’enfer à Owerri

 

 

JSK

La délégation de la JSK et celle des journalistes ont accompagnée lors de son déplacement en terre nigériane.

Pour le dernier match de Ligue des champions africaine,

ils ont vécu l'enfer à Owerri dans nuit de jeudi à vendredi.

Le plus dur s'est déroulé sur un axe routier où venait de se dérouler un accrochage armé. Le cauchemar a débuté jeudi en fin de journée, avec le retard occasionné dans l'acheminement de la délégation qui prendra son envol à destination de Port Harcourt à 19h avec deux heures de retard. Arrivée sur le tarmac de l'aéroport de Port Harcourt après 4h30 de vol, les ennuis commencent. Personne parmi les responsables de Heartland n'était à l'accueil de la délégation et l'accès à l'aéroport ne sera pas donc autorisé. La délégation kabyle attendra plus d'une demi-heure sur le tarmac avec le bruit assourdissant des réacteurs avant d'être autorisée à entrer à l'aéroport et c'est ensuite le parcours du combattant pour les formalités douanières malgré les interventions du chargé d'affaires de notre représentation diplomatique, M. Mouloud Amrani.

 C'est à ce moment qu'un policier proposa de nous faciliter la tâche en contre-partie du versement d'une somme de 600 euros. Face à l'indignation des responsables de la délégation de la JSK et du représentant de notre ambassade, les agents douaniers prendront tout leur temps pour les formalités d’usage. Il était déjà presque 2h du matin quand la délégation de la JSK et ses accompagnateurs sortent enfin du maudit aérodrome, mais les ennuis ne faisaient que commencer, puisqu’un problème de transport surgit. Les dirigeants de Heartland n'ont délégué qu'un bus d'une vingtaine de places et une voiture pour une délégation de 48 personnes. Une demi-heure plus tard, après s’être vue contrainte de louer des taxis, la délégation quitta enfin l'aéroport en direction de Owerri, distante d'environ 100 km. Un trajet infernal sur un semblant de route, parsemé de frayeurs qui débutera par un arrêt brusque du cortège dès les premiers kilomètres.

En effet, 15 minutes après avoir quitté l'aéroport, le cortège sera immobilisé en pleine brousse pendant près d'une demi-heure dans une obscurité totale. Le chauffeur de taxi, terrifié, nous expliquera qu'il s'agissait d'un accrochage entre les forces de sécurité et des rebelles dans la région. Et on sera édifié sur ce qui venait de se passer en voyant des gens fuir, surgissant des deux côtés de la route, ce qui ajoutera encore plus d'angoisse aux membres de la délégation éreintée par toutes ces tracasseries malgré la présence d'une escorte policière, très réduite du reste (une seule voiture). La peur s'estompe quelque peu quand le cortège reprendra son chemin, même si les deux heures de route seront très éprouvantes sur le plan psychologique avec la présence d'une vingtaine de barrages policiers et militaires qu'on a dû passer, faisant craindre le pire en aval. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le véhicule transportant Ouakked, le chef de la délégation, Doudène (président de section), Rachid Azouaou et le représentant de notre ambassade, a failli avoir un grave accident après l'explosion d’une de ses roues.

Au même moment, un des taxis transportant un groupe de journalistes tombe aussi en panne. Heureusement que l'hôtel n'était pas loin. Ils seront récupérés quelques minutes plus tard par un autre véhicule militaire. Arrivée enfin à l'hôtel Lynx aux environs de 4h du matin, c'est une autre surprise qui attendra la délégation. Un hôtel miteux et pas assez de chambres, sans compter que les chambres doubles ne comptaient qu'un seul lit. Ereinté et à bout de nerfs par cette arnaque au sens propre du mot des responsables de Heartland, ceux de la JSK décidèrent d’aller à la recherche d’un autre hôtel. Accompagnés d'Azuka qui servira de traducteur, ils sillonnèrent les rues de la petite bourgade à 5h du matin et comme par hasard un hôtel digne de ce nom est vite trouvé à quelques centaines de mètres. L'hôtel Concorde, celui où les deux formations égyptiennes étaient hébergées lors de leur venue à Owerri. L’enfer a duré jusqu’à hier à 16h30.

 

Source El Watan Tarek Aït Sellamet

Le Pèlerin

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 23:56

Humour – Un ordinateur c’est masculin ou féminin ?

bill_gates.jpg

 

 

"Deux groupes d'experts, l'un constitue de femmes, l'autre d'hommes, se sont penches sur la question...

Chaque groupe devait trouver quatre raisons pour justifier le genre féminin ou masculin d'un ordinateur.

Le groupe de femmes conclut que l'ordinateur était du genre masculin parce que:

-pour capter son attention, il faut d'abord l'allumer,

-il a plein d'informations mais aucune imagination,

-il est supposé vous aider mais la moitie du temps il est "le" problème,

-des que vous vous engagez avec l’un d’eux, vous réalisez que si vous aviez attendu un peu plus longtemps, vous auriez eu un modèle plus performant.

Le groupe d'hommes arriva à la conclusion que l'ordinateur était du genre féminin pour des raisons différentes:

-personne, sauf son créateur, ne comprend sa logique interne,

-le langage natif qu'il utilise pour dialoguer avec un autre ordinateur est incompréhensible de tous

-la moindre erreur est stockée en mémoire pour être ressortie au moment le plus inopportun, dès que vous vous engagez avec l’un d’eux, vous découvrez que vous devez dépenser la moitie de votre salaire en accessoires."

Le Pèlerin

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 23:01

Algérie - Béjaïa. Cascade de Kefrida : Fraîcheur, suavité et exotisme

cascade-de-kefrida.jpg

 

Samedi 17 juillet. La journée est très chaude. Nous quittons la ville de Béjaïa en empruntant la RN 9, qui mène vers Sétif. Après 40 minutes d’une circulation pas très fluide, nous abordons la dernière ligne droite de l’agglomération de Darguina, et nous virons tout de suite à droite. Près de 500 mètres plus haut, nous arrivons à bon port.

L’une des plus belles merveilles que compte l’Algérie : l’eau qui dévale ici, est celle de la cascade de Kefrida. Un très long jet d’eau se projette du haut de la roche. Les lieux sont pris d’assaut par les visiteurs venus admirer un spectacle impressionnant : L’eau coule de source, régénère et se projette du haut de 44 mètres sur un petit bassin façonné par les roches. De là prend naissance un ruisseau qui serpente entre les pierres. Tout autour de cet amas de roches brisées dominent des plantes lacustres : roseau, fougère et surtout el araâr, (excellente plante médicinale). « C’est agréable », déclare, subjugué, un père de famille venu de M’sila. La suavité de la végétation sauvage et la fraîcheur des pierres confèrent à ces lieux une fragrance exotique. L’eau chute verticalement depuis l’interruption du flot d’un cours d’eau par un dénivelé. Un flux se précipite dans le vide avec un bruit retentissant et des projections d’eau et d’embruns. « C’est la première fois que je viens à cet endroit. Je suis ici en vacances à Béjaïa. On m’a conseillé de venir voir ces cascades. Je trouve que ce site mérite bien sa bonne réputation », lâche Mohamed, quinquagénaire venu de Laghouat. Cette chute provient d’une géologie qui a apporté des dénivelés très marqués et qui croisent le flot d’une rivière. Les eaux ont creusé un cours profond, aux flancs pratiquement verticaux. Certains adolescents s’aventurent à escalader le haut lit de la chute.

Affluence de visiteurs

Dans cette zone tempérée, la chute est plus impressionnante au printemps, quand le flot des eaux est alimenté par la fonte des neiges. Bien qu’elle ne soit pas particulièrement haute, ni très large d’ailleurs, la chute de Kefrida est renommée pour sa beauté. Cette merveille naturelle est un haut-lieu du tourisme, dont tire profit la petite et très modeste commune de Taskeryouts. En été, l’afflux des visiteurs est impressionnant. On y vient pour admirer le spectacle de la cascade. La chute peut être admirée en contrebas, en empruntant des sentiers de randonnées. Des sentiers qui y mènent par des escaliers de pierres aménagés par Dame nature. Les marches descendent jusqu’à un point situé sous les chutes. Les flots proviennent des monts Igoulalen, Isensag, Taberyets et Agni Sidi Djaber. Ces flots empruntent alors un exutoire passant par un escarpement de regard qu’ils érodent en gorges. La partie inférieure de l’escarpement est composée de roches montagneuses. Son dénivelé représente environ le tiers supérieur de la hauteur de la chute. Cette couche s’érodant plus rapidement, la rivière a contourné de part et d’autre l’éminence rocheuse dure, qu’elle a creusée. Submergée sous la rivière, dans la vallée inférieure, à l’abri des regards, se situe la formation de composés de schistes et de grès fins. A l’origine, les habitants de cette région se prénomment les Aït Idris, une tribu kabyle. « Contrairement à beaucoup d’autres cascades dont le nom est généralement tiré d’une légende, le mot ’’Kefrida’’ est d’origine romaine, qui veut dire fontaine fraîche. C’est le nom d’un village éponyme perché sur le mont d’Igoulalen », explique un fonctionnaire de l’APC de Taskryouts. Les sentiers escarpés offrent également des circuits tout autour du site offrant une vue sur la chute. Mais d’aucuns estiment que ce site gagnerait beaucoup avec l’aménagement d’un téléphérique qui permettrait aux visiteurs d’avoir une vue aérienne du tourbillon de la chute. Le bruit des eaux se mêle aux incessants clic-clacs des appareils photos. Ici tout le monde ou presque en est muni. Un jeune prend la pose avec un paon et se fait volontiers « mitraillé » par les flashes d’un photographe.

Préserver ce site

Histoire d’immortaliser ce moment privilégié. Les petits métiers pullulent. Et on se débrouille comme on peut. Un jeune vous proposera de vous apposer un tatouage sur votre bras moyennant 50 DA. Une galerie de boutiques d’objets traditionnels et de souvenirs serpente les lieux donnant accès à la cascade. Ça marche ? « Oui, ça va hamdoulah », dit un jeune artiste tout absorbé par son sujet : apposer un écriteau « Souvenir de Béjaïa, cascade de kefrida » sur un coffre à bijoux, qu’il vient de vendre à une cliente. De part et d’autre, des restaurants et des cafés pullulent tels des champignons. Naouel, trouve que « l’air est pur et l’eau est fraîche », mais la jeune femme relève deux bémols : « Le site est exigu. Nous avons eu du mal à trouver une place pour s’asseoir à l’ombre. » Aussi, donne-t-elle une mauvaise note pour l’hygiène. «Le lieu est magnifique et hamdoulah, il est préservé et épargné du béton», dit Belkacem, étudiant à Ouargla, venu en famille. La préservation de ce site est, en effet, un grand défi écologique.

Source El Watan Cherif Lahdiri

Le Pèlerin

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