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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 23:51

Humour et Mots croisés

legume étrange un navet

Cela ressemble à un étrange navet

Dans le métro, deux hommes et une femme, par coïncidence, font les mêmes mots croisés dans le journal du matin. Voyant qu’ils sont tous trois sur les mêmes mots croisés, un des gars lance :

- J’ai beaucoup de difficulté avec le mot du cinq horizontal. Qu’est-ce qui a sept lettres, qui se termine par «ouille» et qui répond à la définition : Se vide lorsque le coup est tiré.

- Moi, dit l’autre gars, j’ai écrit «douille».

- Est-ce que l’un de vous aurait une gomme, dit la femme.

Le Pèlerin

 

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 23:50

Algérie – Oran et la mer - Entre réalité et imaginaire

les-andalouses.jpg 

Les habitants de la ville d’Oran ont une histoire avec la mer qui ne se limite pas à la pêche, à la plongée ou au farniente sur les rivages dorés de la Grande Bleue.

Les Oranais attachent une grande importance à l’oralité populaire qui traite de la mer ainsi qu’aux aspects touristiques, culturels et sociaux où réalité et imaginaire se confondent. L’histoire de Si Abdelkader, connu sous le nom de «taximan de la mer» est encore vivace dans la mémoire des Oranais des quartiers populaires de Sidi Houari, Derb, Sanawbar (ex-Planteurs) et Ras El-Aïn. Ils en font un récit légendaire qu’ils racontent chaque été aux vacanciers et estivants. Les travailleurs du port d’Oran et de la pêcherie se rappellent encore cette personne qui a tant aimé la mer, jusqu’à s’inventer un métier de transporteur maritime en utilisant une embarcation ne dépassant pas les 9 mètres. Au fil des années, l’histoire de cet amoureux de la mer s’est transformée en conte populaire, un peu comme Sindbad le marin, selon les propos d’un vieil Oranais qui se souvient encore des traversées qu’assurait l’emblématique «taximan de la mer», affectueusement surnommé Zemzem. Ce passeur avait assuré, plus de 50 ans durant, le transport de vacanciers, de visiteurs d’El-Bahia et de pêcheurs, de la pêcherie vers la jetée du port d’Oran, les rives de Cueva de Agua et la plage Kristel du littoral Est. Zemzem, qui avait cessé cette activité au début des années 1990 avant de quitter ce bas monde à la fin de la même décennie, était un homme de confiance pour de nombreux pêcheurs amateurs qui l’avaient côtoyé. Il leur fournissait une sorte de bulletin quotidien sur l’état de la mer et des îlots comme il leur racontait d’interminables histoires de gens de la mer. Le «taximan» faisait de sa modeste activité une source de revenu. Une pipe éternellement accrochée aux lèvres, Si Abdelkader était un fin connaisseur des secrets de la Grande Bleue, où il passait tout son temps à voguer dans des va-et-vient incessants. Il aimait le milieu marin à en mourir et trouvait toujours quelque bonne histoire à raconter aux passagers qu’il embarquait. Il faisait ce travail quotidiennement, tranquillement, avec la passion qui va avec, ménageant les passagers et leur prodiguant parfois des conseils, les mettant en garde contre les dangers que cachent la mer et les plages non autorisées à la baignade. La nostalgie de ces moments s’intensifie avec la chaleur de l’été et de nombreux estivants proposent de renouer avec ce moyen de transport par des liaisons maritimes entre le port et la corniche oranaise, ce qui permettrait d’alléger la tension sur la route menant à la côte Ouest d’Oran.

Source de subsistance, remède pour les maux

La mer, chez beaucoup d’Oranais et dans les croyances populaires, est source de subsistance. Si elle inspire les artistes, les poètes et les chanteurs ayant grandi dans les bras de la ville d’El-Bahia, elle a également, dans les milieux populaires, plus de symbolique portant sur les croyances où sont tissés des histoires et des mythes. Certains croient que l’utilisation de l’eau de mer à des moments précis et dans des circonstances précises peuvent faire échec aux malédictions et porter chance, a rapporté un chercheur dans le domaine des croyances populaires, au département de sociologie de l’université d’Es Sénia à Oran. La mer est aussi considérée comme source de guérison de maladies de la peau. Certains ont recours au bain de sable pour traiter des maladies articulaires, surtout en l’absence de stations de thalassothérapie dans les complexes touristiques dans la wilaya, a souligné une estivante de Relizane. Et pour les belles, les plantes marines recueillies sur les plages et les algues qui poussent entre les rochers sont prises comme autant de matières premières pour la fabrication artisanale de produits de beauté et de protection contre les coups de soleil.
La relation des Oranais avec la mer ne se limite pourtant pas aux croyances. Les autres épisodes de cet attachement, on les retrouvera auprès de jeunes «aventuriers» résidant dans les cités mitoyennes des plages et qui croient que dans le mouvement de la mer, il y a une sorte de bénédiction qui en fait une source de subsistance intarissable, y compris et surtout dans le chapitre des... objets trouvés. Dès l’aurore, des jeunes se rendent à la plage Monte Cristo, interdite à la baignade, à la recherche de ce que peuvent rejeter les vagues dans l’espoir de tomber sur des bijoux, des pièces d’or ou d’argent connus sous le nom de Dissiyate, selon un jeune habitué à cette activité, laquelle demeure toutefois rien d’autre qu’un simple passe-temps, dit-il en faisant mine d’y croire. Certains se sont spécialisés dans les fouilles à la recherche de produits marins, notamment les «chevaux de mer», les étoiles de mer et les coquillages qui sont collectés puis vendus aux commerces spécialisés en objets de décoration à des prix respectables, ces objets étant très prisés par les estivants.

En définitive, les contes oranais et les croyances concernant la mer et ses secrets, avec leurs points négatifs et leurs côtés instructifs, restent un legs populaire inspiré de l’amour que l’on voue à la Grande Bleue et qu’il faudra bien préserver de la banalisation ou carrément de l’oubli.

Source Le jeune Indépendant / APS

Le Pèlerin

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 23:44

Algérie - Piscine El Kettani : Un bassin qui draine la grande foule

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Hormis deux ou trois piscines open air gagnées sur le littoral algérois, qui datent de l’époque coloniale, aucune commune de la wilaya d’Alger ayant les pieds dans l’eau n’a jugé bon d’inscrire un tel projet sur un site balnéaire.

Un type d’infrastructures qui, pourtant, devait revenir moins cher et résorber le grand rush des estivants, surtout que nos sites balnéaires ont peine à se défaire de la pollution que génèrent et les déchets solides et les eaux usées des foyers. Si l’on excepte celles qui relèvent des hôtels et autres structures sportives, les 18 communes longeant le littoral de la wilaya d’Alger n’ont pas jugé utile d’intégrer dans leur plan de développement communal des piscines au bord de la mer. Si la piscine de l’ex-club Ridja est réservée à une tranche sélective, celle d’El Kettani n’ouvre ses portes au public que l’espace de la saison estivale, le reste de l’année, elle est inopérationnelle.

Fonctionnelle pour cette saison depuis le 1er juin, la piscine El Kettani qui relève de la direction de la jeunesse et des sports de wilaya, dispose de trois bassins et d’une cafétéria, d’une infirmerie, de douches et vestiaires qui drainent la grande foule. Une piscine qui reçoit une moyenne de 800 personnes par jour, nous dit le directeur de la structure, Karim Benhalla. « Avec la mise en place du Plan Azur qui se traduit par la présence d’une police de proximité pour la protection de l’environnement et la sécurisation des sites balnéaires et lieux de loisirs, on enregistre une grande affluence comme chaque saison, notamment les familles pour lesquelles nous sommes disposés à réserver un cadre agréable au sein de notre structure », rassure notre interlocuteur qui tient à conférer une autre image de la piscine qui se résume, selon lui à « offrir des moments d’évasion aux petites gens à un prix presque symbolique ». En effet, le prix affiché pour l’accès à la piscine défie toute concurrence. Il ne dépasse pas 30 DA par personne et 1000 DA/ mois pour les familles qui choisissent l’option carte, et ce, pour une plage horaire allant de 10h à 18h.

Un tarif très abordable par rapport à celui pratiqué dans certaines piscines privées comme Kiffan Club qui affiche un prix de 700 DA/jour, nous dit-il. Ainsi, les enfants de cette localité de Bab El-Oued et des quartiers alentour peuvent s’offrir des moments de farniente et décompresser, l’espace d’une journée dans ces bassins dont l’eau de mer est renouvelée et contrôlée régulièrement par les services compétents, explique-t-il. Côté sécurité, « la réglementation est stricte dans ce lieu », tient à rassurer le responsable de la structure, principalement envers ceux qui s’aventurent à créer des incidents ou déroger aux règles de bienséance. « Notre souci est de conforter le sentiment de quiétude chez les estivants et leur offrir de meilleures commodités, surtout pour les familles auxquelles est réservé un endroit propre et sécurisé », renchérit-il. La Protection civile qui élit ses quartiers dans la plage El Kettani n’est pas en reste, elle a un œil rivé sur cette infrastructure protégée par un enrochement convoité par les pêcheurs à la ligne. « Depuis début juin, nous avons effectué une trentaine d’interventions à des degrés divers sur les plages El Kettani et R’mila, deux sites plus ou moins réaménagés et nettoyés lors de l’opération ‘‘Eboueurs de la mer’’ effectuée le 1er juin.

Dans ces plages mitoyennes qui grouillent de monde – grâce à la station de refoulement des eaux usées qui autorise la baignade –, on ne dénombre pas de cas de décès hormis un seul cas, un jeune épileptique qui a rendu l’âme, dernièrement à la piscine El Kettani », précise un des éléments de la Protection civile. Quant au volet animation, censé meubler les soirées comme lors des dernières années, il est prévu en accord avec la Chaîne El Bahdja des concerts de chaâbi prochainement. Des soirées qui se prolongeront, à l’occasion du mois de Ramadhan. Lors du mois sacré, les bassins de la piscine seront également fonctionnels pour accueillir les enfants. « Nous avons décidé de ne pas léser les gosses qui pourront, éventuellement, profiter chaque jour jusqu’à 19h », conclut-il.

Source El Watan M.Tchoubane

Le Pèlerin

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 23:25

La liberté de pensée

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C’est le titre d’une célèbre chanson de Florent Pagny, c’est aussi le titre d’un traité philosophique de Voltaire en 1760, mais en ce qui me concerne, je la situe dans le contexte universitaire dans lequel j’évolue.

Pascal nous dit que la pensée fait la grandeur de l’homme, car elle lui permet de se représenter ce qu’il est, de se représenter le réel par concepts. Conjuguée à la liberté, elle repousse les limites de notre cerveau à produire de l’intellect. Le processus de mondialisation qui accélère les changements économiques et sociaux devrait s’accompagner de celui du renouvellement des ressources intellectuelles puisées dans les gisements naturels des laboratoires de recherche, des vagues successives de diplômés universitaires, des nouvelles idées qui émanent de débats contradictoires à travers les associations apolitiques et civiles, des découvertes scientifiques et technologiques qui ont un impact réel et positif sur le bien-être de la population. La formation de l’esprit critique doit commencer dès le plus jeune âge, cependant, le but de mon article est de montrer que ce n’est malheureusement pas dans ce sens que l’on le dirige.

Subordonner l’aspect scientifique aux contraintes et procédures administratives caractérisées par la rigidité, la lourdeur bureaucratique, l’arbitraire (parfois) et le manque d’ouverture spirituelle est de nature à briser les élans et les velléités progressistes et prospectives. Il est difficile d’imaginer l’avenir de l’université si la gestion, telle que conçue par certains, laisse peu de latitude aux sous-responsables qui peuvent être évincés plus pour des raisons d’indocilité que d’incompétence, si on n’arrive pas à dissocier le phénomène de valorisation de la recherche de celui des méthodes et balises qui y conduisent, si ceux qui ont à cœur de nous faire sortir de cette inertie n’ont pas droit (ou plutôt voix) au chapitre, et si le flou persiste pour savoir qui est au service de quoi. Dans les pays communistes, les intellectuels sont poursuivis pour leurs opinions bourgeoises dès qu’elles s’écartent de la doctrine du parti et de la propagande officielle, la liberté de penser est réduite par la censure du pouvoir en Iran où la presse est soigneusement muselée. Les pays préfèrent rechercher le profit à court terme en culminant les compétences utiles et rapides à fabriquer, ils renoncent imprudemment à l’investissement à long terme qu’est celui de la formation de base et de la curiosité scientifique nourrie par la capacité d’exercer « librement » son esprit critique, de pouvoir comparer avant de choisir sur la base de critères viables.

Ne pas sortir des sentiers battus semble être le maître mot que cela soit au niveau pédagogique, scientifique ou managérial. En effet, l’université demeurée au fil des siècles parmi les rares endroits à l’abri des expressions de force, un lieu où des discours qui professent paradoxalement l’ouverture, est en train de glisser vers un mode à la caserne, où le chef, le professeur, l’agent… ont toujours raison, vers une mise au pas (à l’instar de celle de la société) qui fait craindre des lendemains peu reluisants. Les outils aussi bien que les démarches sont de plus en plus imposés, et par conséquent de plus en plus contestés (les protestations font tache d’huile), réduisant la liberté de pensée, et par ricochet, celle d’agir aux plus simples expressions. Privant les jeunes cadres de réaliser des projets novateurs, marginalisant les compétences qui se dressent en opposition, ce dirigisme fatal est en contradiction avec l’ouverture du savoir et l’objectif de produire des citoyens démocrates ; sans conviction, l’aspect exécutoire prime sur le rationnel. Ce système, une fois mis en place, est autoréplicatif, il se reproduit telle une épidémie à tous les niveaux.

L’étudiant se voit disposer d’une série de faits sans avoir la perspicacité de juger, on assiste à des cours magistraux ternes qui n’intéressent plus, on n’y assiste qu’occasionnellement, où les paradoxes peuvent passer sans soulever le moindre étonnement, sans feed-back, sans participation active, et sans questions-réponses. Ceux qui s’aventurent à comprendre ou s’expriment correctement en français sont tels des extraterrestres, taxés de phénomènes étranges, pointés du doigt s’ils ne sont pas carrément écartés. Par leur soif de percer les mystères de la nature, ils dérangent la quiétude des gardiens du temple du conservatisme nationalo-linguistique. Au niveau pédagogique, l’étudiant, une fois ses modules acquis et par la rareté des explorations académiques hors période de travail (avez-vous vu un jeune bouquiner pendant les vacances ?), il a déjà tout oublié ; à la prochaine rentrée universitaire, il aura entre temps « formaté » son cerveau et suivi une cure d’apprentissage à l’envers. Il n’y a pas de mécanisme de construction des connaissances et d’apprentissage qui facilite leur assimilation par couches, ni leur mémorisation à long terme. Le gestionnaire tétanisé se doit d’appliquer à la lettre les instructions venant d’en haut, et l’enseignant, apeuré par un excès de prudence dans l’exercice de ses pensées, est astreint d’appliquer un contenu peu adapté pour ne pas dire caduque dont il n’est pas imprégné et dont il ne fait souvent pas l’effort d’actualiser.

Les copies, les travaux pratiques, les langages de programmation doivent être conformes à ce que veut l’enseignant. Le contenu des programmes a sacrifié les aspects qui stimulaient l’esprit critique au profit de ce qui aide à avoir des bonnes notes, c’est-à-dire des modèles façonnés et des prototypes prêts à l’emploi, et les sujets d’examen deviennent impossibles à traiter dès que les exercices ne sont pas des reproductions - où on a pris le soin de changer les données - des fiches de travaux dirigés. L’absence cruelle d’imagination commence à l’école par la rédaction ou bien l’expression écrite qui est souvent une simple réorganisation des phrases dans le bon ordre. Dans un marasme durable, tout est objet finalement ; pour tout un chacun et parce qu’on lui dit qu’il n’a pas la maturité pour le faire, il se trouve que l’on a décidé pour lui, réfléchi à sa place et résolu son problème sans considération de cette dimension humaine qui fait la différence pour qualifier ses porteurs d’intelligents. Le résultat est désolant : au lieu d’apprendre à convaincre, nous avons appris à être convaincus ! Nos capés, au contact des autres civilisations, ont du mal à avouer leur ignorance, ou pire encore, s’exprimer correctement dans une langue.

L’étudiant algérien (ce n’était pas le cas il y a quelques années) parti poursuivre ses études à l’étranger, a-t-il les prédispositions nécessaires lorsqu’il se retrouve pantois dans un système impitoyable ayant peu de choses communes avec celui qui l’a formé ? Dépourvu de l’essentiel, c’est-à-dire du sens de l’analyse et celui des responsabilités, il aura tardivement et à ses dépens, à travers la vacuité de ses connaissances pratiques et l’impuissance de son argumentation, compris que réussir n’est pas seulement avoir un diplôme. Cette déficience l’empêche ici en Algérie d’intégrer facilement le milieu professionnel pour lequel il est destiné. Avoir un diplôme - prenez l’exemple du bac cette année - ne lui aura pas servi à grand-chose, pas même à avoir un niveau intellectuel correct, quant aux entreprises, elles éprouvent le manque d’initiatives de ses managers comme un sérieux handicap.

Mon père, n’ayant même pas réussi sa sixième du temps de la France, savait quand même rédiger une lettre. Je revois son image des heures durant, plongé dans son journal avec ses grosses lunettes de presbyte, manifestant de temps à autre des signes de désolation. En lisant une de mes étudiantes un jour, les fautes de français qui ont bourré sa copie donnaient à sourire. Le fou rire passé, je me suis dit que ce n’est pas de sa faute ; enfin pas toute à fait. Est-ce la fierté du système éducatif de nous fournir des bacheliers en quantité ne sachant pas trop quoi en faire ? Comment avec des élèves ayant poireauté des mois aux portes des lycées, une dernière place dans les olympiades des mathématiques, et des librairies transformées en pizzerias (le dernier exemple est celui de l’espace Noûn à Alger), interpréter et être fier de ce chiffre de 61% de réussite au bac ? (la rumeur circule déjà que l’an prochain, il sera encore meilleur). Je viens de lire que pour accéder en pharmacie, il faut avoir 15.94 de moyenne, j’ai alors imaginé un amphi plein à craquer de mention « très bien ». C’est très bien, diriez-vous, une situation que nous envierait n’importe quelle université étrangère ! Quelle aubaine pour les profs de pharmacie ! Par quel miracle s’est réveillé le génie qui est en nous ? Les parents ne sont pas dupes, il n’y a pas de quoi s’enorgueillir, ils savent que ce satisfecit est un leurre et qu’on ne fait que retarder l’échéance fatidique. Arrêtons de nous voiler la face !

Comment dans un système où la fraude tente à s’institutionnaliser, où un accès aux formations spécialisées (genre post-graduations) arrive à contourner sans scrupules l’égalité des chances, pouvoir assurer une intégrité et une crédibilité d’un diplôme ? Heureusement, il se trouve toujours quelques brillants étudiants qui s’accrochent aussi bien ici qu’à l’étranger, grâce également au milieu familial duquel ils sont issus, et qui a su préserver leur attachement à la modernité. C’est d’ailleurs pour ce noyau d’étudiants dont la vigilance objectera toujours aux pratiques qui nous font reculer qu’on a plaisir à travailler. Même les productions scientifiques ne sont pas épargnées. Censées apporter du sang neuf dans les perspectives et les retombées de la recherche, elles sont souvent redondantes et peuvent échapper à la logique ou à la rigueur scientifique. En quantité au détriment de la qualité, objets de business, écrites souvent dans le but de soutenir une thèse, elles ne collent pas avec les préoccupations majeures des entreprises économiques, ou les aspirations réelles de la société. Elles ne sont plus l’aboutissement du travail de recherche, elles en deviennent le but. Pourtant dans l’histoire des sciences, beaucoup d’exemples montrent que c’est en réfutant les thèses et les préjugés du moment fussent-ils écrits par les maîtres, que les grandes découvertes ont eu lieu ; ennemis de l’imprimature, les scientifiques refusaient d’admettre une vérité comme étant définitivement absolue. « Ce n’est pas en cherchant à améliorer la bougie qu’on a inventé l’ampoule électrique », écrit E. Brezin. A l’image de la société où la peur et la résignation ont déjà neutralisé la mobilisation citoyenne et syndicale, la disparition de cet esprit « socratique » ayant presque été constatée à toutes les échelles de la formation, l’université plus que jamais fragilisée dans sa vocation universaliste ne récolte que le produit du système.

Elle laisse ainsi la place à la médiocrité qui ne se fait pas prier pour s’installer car elle suggère désormais l’étouffement des voix discordantes, la place à un immobilisme routinier qui plombe le quotidien et bloque l’horloge du développement. Le divorce entre savoir et culture est patent, il ne faut pas s’attendre - sauf si un sursaut révolutionnaire changera notre mode de perception et nos mentalités - à l’émergence d’une génération mue par la volonté d’innover et capable d’accepter la diversité ou discuter les opinions d’autrui. Cloîtrés (dans le sens hermétiques), habitués à la fainéantise et assommés par la langue de bois, - néanmoins bien perméables aux idées noires ou d’un autre âge -, arrivera un jour où nous renoncerons de penser librement même si la démocratie nous sera offerte ! La période du terrorisme nous a suffisamment indiqué pourquoi il est si facile de manier les esprits crédules pour en faire des machines à tuer. Les populations ont dû subir le diktat des émirs autoproclamés. Niant simplement la valeur de la vie, des centaines (ou des milliers) d’adolescents étaient prêts à l’endoctrinement car n’ayant pas cette aptitude de discernement entre le bien et le mal, stigmatisant les effets et les produits du modernisme comme une matérialisation satanique. Afin d’étayer mes propos, voici un extrait typique d’un écrivain contemporain : « Le reste du monde peut faire de la science, et nous musulmans pouvant la découvrir de nouveau dans le Coran ». Au lieu de nous démontrer que les visions modernistes résonnent harmonieusement avec les crédos islamistes d’une approche réformiste qui nous pousse à travailler, on nous dit que rien ne sert de se creuser les méninges, tout a été prévu.

Sous prétexte parfois qu’il y a risque pour la croyance et pour la stabilité du système à investir les lacunes des connaissances scientifiques, cette léthargie généralisée a tué l’imagination créatrice et figé le moule de la réflexion, ainsi elle affecte la régénération des systèmes de pensée, de raisonnement et de preuve logique. Sans vouloir verser dans l’alarmisme, ceux qui malheureusement règnent en force, ce sont les adeptes de « la nature a horreur du changement ». Pour admettre qu’il est difficile de rompre avec les méthodes du passé, il n’a pas bougé depuis trente ans, pourquoi l’APN est grippée, pourquoi on maintient telle personne à son poste, sur quelle base telle autre est primée, ou alors ce qui se passe pour notre équipe de football, comment sélectionner un sélectionneur ; au lieu d’avoir des objectifs plus ambitieux d’aller de l’avant (celui de marquer des buts), on reste sur la défensive. Après tout cela, on se demande pourquoi le pays, avec toutes ses potentialités, n’avance pas ?

Plus grave encore, la prétendue croyance est une autre chape de plomb, un quitus pour accéder à certains privilèges ; ce prurit de vertu enveloppé dans du wahabisme sectaire est servi pour justifier la non -raison. Ne pouvant s’affranchir d’idéologie sous jacente ni éviter de sombrer dans une démonstration mystique ou fondamentaliste, se sont libérés au contraire tous les effluves du rejet qui nourrit la rancune, l’extrémisme et la haine ; le dogme de la pensée unique continue d’inspirer pas mal de décideurs zélés qui sentent le danger d’une dé-pérennisation. Ne pouvant résister à l’ambiance rentière, les autres qui passent leur temps à graviter autour du système clanique en attendant leur désignation portent la responsabilité de former ou gérer l’élite de la nation. « La science n’est pas un tas de faits, comme une maison n’est pas un tas de briques », disait Poincarré ; elle n’est pas un processus mécanique, elle repose sur des intuitions individuelles et des consensus ensemblistes, ce n’est donc pas fortuit si la pensée créative s’est appliquée d’abord à la pensée scientifique avant de s’étendre au domaine artistique.

Quand j’étais jeune, je jouais au legos, ce jeu danois qui stimule la réorganisation des pièces afin de construire et de donner libre cours à son imagination. A quoi jouent nos enfants aujourd’hui ? Au pistolet, au gendarme, aux jeux vidéo interdits pour leurs scènes de violence, des heures à surfer ou chatter sur internet sans la moindre utilité ou enrichissement des connaissances… tout ce qui peut abêtir les jeunes de notre époque est l’unique moyen de se défouler. Il faut rechercher peut-être parmi les causes des accidents, cette attitude de défouloir sur les routes comme l’effet d’une des frustrations vécues par les nouveaux permis notamment les plus jeunes, assimilés à des permis de tuer. Dénués de cet exercice intellectuel indépendant de toute forme de pression, celui à même de provoquer leur esprit et d’éveiller leur potentialité en matière d’intelligence, combien jouent aux échecs et aux mots croisés ? La ferveur autour des discussions ou réunions enrichissantes avec des personnalités du domaine (verrouillage médiatique aidant) décline de manière inexorable, et la jeunesse laquelle aucun ordre ne pouvait satisfaire, a perdu beaucoup de terrain, elle a perdu cette spontanéité, cette confiance en soi, et ce caractère rebelle qui a toujours fait sa personnalité. Aux rares appels à l’ouverture dans toutes ses formes, le système dans une totale indifférence lui répond par une surdité nonchalante.

Il y a des propositions de supprimer des programmes tout ce qui est jugé « superflu » : c’est-à-dire l’histoire, la géographie, la philosophie, le français,… Le raisonnement est tout simple : « Répétez après moi, répetez… » Puisqu’il s’agit d’apprendre sans comprendre, autant s’en passer. Dans cette logique, on n’a pas besoin de savoir compter puisqu’il y a la calculatrice, nos enfants vont à l’école plus pour nous faire plaisir car l’ingéniosité (ou la qafza) se mesure par la capacité d’user de la fraude pour gravir les échelons ou s’enrichir de manière illicite par des subterfuges qui violent la loi, ils établissent que les normes de la réussite sociale sont presque inversement proportionnels au nombre d’années d’études. Dans un souci d’aller vite en besogne afin d’accroitre le PIB, il faut une élite technologique, avec des connaissances très pointues, des « robots » téléguidés incapables de sortir de la sphère dans laquelle ils ont été conçus. Cela pour dire que le développement ne se résume pas uniquement en l’acquisition et la consommation des produits technologiques, clés en main, s’il nous manque le savoir-vivre, le sens de l’observation, les principes d’éthique, le civisme et le mode d’emploi. De quoi sont faits les cours d’éducation civile ou le contenu des prêches religieux ? Ont-ils une conséquence positive sur l’éducation de nos enfants et nos adultes ?

Axées sur l’enseignement civique et la culture générale en adéquation avec la réalité de l’environnement, au contraire des approches pragmatiques mettent plus l’accent sur l’instruction des relations et la mobilisation des concepts que sur les notions enseignées. Que ce soit en chimie ou dans la théorie des systèmes, les liaisons ont plus de valeur que les composants. Le diamant est fait d’atomes de carbones. La maitrise des liens entre concepts est le seul moyen d’assurer une grande stabilité, d’en intégrer de nouveaux sans faire appel uniquement à la mémoire et au « par-coeurisme » béat. Entre deux étudiants, l’un ayant récité texto sa leçon, et l’autre tenté d’en exprimer le sens, je vous laisse deviner à qui on donne présentement la meilleure note ? « L’imagination est plus importante que les connaissances », dixit A.Einstein. Les priorités de développement évoluant sans cesse, nous avons toujours essayé de les calquer sur les pays européens alors que ni nos besoins ni nos moyens humains et matériels ne sont les mêmes. Cela témoigne du fait que nous avons tendance à tout importer (ou télécharger) : les schémas stéréotypés élaborés ailleurs, les programmes de licence et master, la bureaucratie, l’obscurantisme de certains illuminés véhiculé par des livres subversifs… du bon, du mauvais avec plus de mauvais que de bon.

Des efforts démesurés sont consacrés à cette adaptation (système LMD) de modèles « standards », phénomène de mode oblige, sans une évaluation objective de tous les paramètres, sans y associer tous les acteurs et sans vision à long terme sur le plan socio-économique et des filières sont supprimées sans faire de bilan. Est-ce que nos enseignants, tous paliers confondus sont en mesure d’inculquer aux jeunes générations les bases du véritable progrès ? Avant de le transmettre aux autres, il faut d’abord le discuter, adhérer à ses principes ! Le progrès ne se décrète pas par simple auto satisfaction en dopant les chiffres si choisir n’est qu’une illusion. Les projets louables de promotion de la recherche ne trouveront des échos que si leur finalité devient la quête de qualité, l’exploitation optimale des richesses et vaincre notre isolement scientifique et culturel. A-t-on aujourd’hui, avec tous les moyens qu’on met à la disposition, des laboratoires censés être le vivier de la matière grise, un cadre adéquat et un objectif pour une mentalité de la recherche ? Quel type de chercheur pourrait bâtir l’Algérie de demain si des dispositifs liberticides jalonnent son parcours ? C’est en encourageant en premier lieu le chercheur que l’on saura assoir une politique viable et efficace de la recherche. En somme, orienter le modèle de la pensée qui se retrouve assujettie à un canevas tout dessiné, ou restreindre les déplacements à l’étranger comme vient de le prôner cette nouvelle mesure du ministère constituent des entraves à cette liberté (sujet du thème de cet article) et confortent la thèse d’un autoritarisme gangrénant.

Il ne faut cependant pas confondre liberté et anarchie ; les enseignants sauront faire la part des choses entre une organisation structurée et devant obéir à une charte, et un abus qui s’érige en monopole (même scientifique) et qui va à l’encontre de la mondialisation. Les étudiants sauront faire la distinction entre indiscipline et liberté en respectant les règlements internes et l’avis des autres, différent soit-il. Il est possible, dans la légalité, d’oser bousculer l’ordre établi, de dénoncer sans braver l’interdit, de reconstruire cette solidarité dissoute. Le Coran, loi divine et suprême, utilisé à bon escient, tout en insistant sur le respect de la chose immuable, n’exhorte-t-il pas les croyants à étudier la nature en utilisant un beau privilège spécifique à l’humanité : « la raison » ? C’est par cette même raison, et non en usant de la force qu’il faut convaincre. Contrairement à se réfugier dans le repli et sombrer dans la désuétude, c’est la démarche d’une perpétuelle investigation qui a fait la prospérité des sciences durant l’âge d’or islamique. « Beyt el hikma » ou maison de la sagesse du temps des Abbassides était une sacrée bibliothèque à une époque où les savants étaient estimés à leur juste valeur dans la société. Tout est possible, il suffit de croire au changement afin d’être un de ses artisans. Alors que nous, on veut y retourner, plusieurs pays sont sortis de leur sous-développement grâce à un déclic : « Il ne faut compter que sur soi-même ! ». Le salut c’est d’abord de se donner un but à son existence, et avant de partir le chercher ailleurs, il faut le définir. L’espoir est dans cette jeunesse qui possède cette volonté de relever le défi, j’en suis certain.

Dialogue rompu, et s’étant rendu compte qu’elle n’a rien à attendre d’en « haut », que son avenir a déjà été hypothéqué par une faillite programmée du système économique, endettée jusqu’au cou et malgré elle, elle est obligée rapidement - car le temps qui passe joue en sa défaveur - par une sorte de conscience collective, de se prendre en charge, de se regrouper autour des idéaux républicains, de refuser de se plier aux exigences parce que ceux sont des exigences dictées, de se débarrasser de cette stagnation qui a été longtemps un frein pour son émancipation - en l’occurrence de l’archaïsme et de la négation de l’autre -, de ne plus attendre aux portes de l’histoire mais d’y entrer quitte à le faire sans frapper, de créer des espaces ouverts de communication afin de promouvoir les idées, de chercher à comprendre, d’aller surfer sur les « bons sites » en prenant internet comme plateforme de libre échange intercommunautaire, de zapper sur les « bonnes » émissions TV en écoutant lorsqu’il y a un débat, de ressusciter cet amour pour la lecture que l’école a fait fuir, d’essayer des casses têtes mathématiques et les mots fléchés, de bannir ce copier-coller, de se poser des questions même si on n’a pas encore de réponses, de demander des explications parce qu’il doit y en avoir, d’avoir le courage de dire « non » lorsque tout le monde a dit « oui » (ou le contraire), de redécouvrir que le véritable patriotisme n’est pas seulement de saluer l’hymne ou le drapeau national, de réapprendre les ABC de la démocratie et surtout se sentir libre à développer ses pensées.

(*)Source El Watan Haffaf Hafid

Professeur en informatique. Université d’Oran

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 23:19

Ariège Pyrénées -Fraîcheur garantie

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Comment résister à l'appel de l'eau dans la chaleur de l'été ? Canyons, lacs, torrents, cascades... La nature en montagne se prête à tous les jeux, à tous les sports. Que l'on soit adepte des baignades rafraîchissantes ou des glissades vivifiantes, on se jette à l'eau.

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Avec 400 km de rivières adaptées et 6 dif­férents niveaux de difficulté, en Ariège les sports d'eaux vives se pratiquent à la carte. A condition de savoir nager. Pour des sen­sations très douces, au fil de l'eau, quelques coups de pagaie suffisent. On descend le courant en canoë, on joue les explorateurs sur l'Hers, l'Ariège et le Salât, en glissant sans bruit dans un paysage luxuriant. Familial par excellence, le rafting permet de dévaler les rivières pyrénéennes à bord d'un gros bateau gonflable très stable, qui peut embarquer jusqu'à 8 personnes, guidé par un barreur. On est sûr de s'amuser mais pas de rester au sec... Très vif et maniable, le canoë-kayak se faufile partout et excelle dans les rapides.

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Canoë, Canoë-kayak, nage en eau vive ou «hydrospeed», en lac et en canyon

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 Encore plus grisant ? Sur­fer sur l'écume des torrents dans un kayak gonflable, le Mot Dog. Ceux qui veulent faire corps avec la rivière, tentent la nage en eau vive ou «hydrospeed». Equipé d'une paire de palmes, d'un gilet et d'un casque, on part en solo sur son flotteur, conquérir des vagues ou dompter de gros remous. Pénétrer dans les canyons, c'est vraiment oser l'aventure. Le jeu consiste à descendre des gorges encaissées au fond desquelles roulent des torrents turquoise. On nage dans l'eau vive, on saute dans des vas­ques et des marmites profondes, on glisse sur des toboggans minéraux, on descend en rappel dans les cascades... Aquatique, acrobatique et ludique. Le canyonning se pratique, dans les Vallées du Vicdessos et du Salât, sur une dizaine de sites plus époustouflants les uns que les autres. Le canyon de Moulis est parfait pour débuter.

 Un Paradis pour les pêcheurs d’eau douce

 Pêcheur averti ou pêcheur du dimanche, on est sûr ici de faire de bonnes prises. Avec 2 500 km de cours d'eau dont 80 % classés en 1ère catégorie, l'Ariège est le paradis de la pêche à la mouche et aux carnassiers. On taquine la truite dans les eaux limpides des torrents de montagne ou des lacs d'altitude. On tente aussi sa chance dans les rivières poissonneuses de la plaine où abondent carpes, sandres brochets, aloses... 37 espèces au total ! Pour coller aux besoins et aux envies de chacun, des parcours spécifiques ont été aménagés, pour les personnes à mobilité réduite, pour les moins de 16 ans, pour pêcher la carpe la nuit ou en barque sur le lac de Montbel et des parcours No KHI

Le Rebech

La qualité des instal­lations, de l'encadre­ment et du site naturel du Rebech, aménagé spécialement pour la pratique des sports d'eau vive, fait de Foix une plate forme in­contournable pour les divers champion­nats, mais aussi pour l'entraînement et les stages de perfection­nement. C'est aussi un vivier de jeunes sportifs de haut niveau qui ne manque­ront pas de faire parler d'eux en 2010 ! Foix accueillera alors les championnats du monde junior de canoë-kayak (slalom). Plus d'une quarantaine de nations participeront à la compétition.

 

Amateur de téléski nautique ?

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Glisser sur l'eau, tracté par un câble qui re­produit à l'identique les sensations du ski nautique c'est ce que vous propose le téléski nautique de Tarascon. Surprenant, ludique, idéal à pratiquer en famille, il suffit de se laisser aller en écoutant le clapotis de l'eau et en profitant de cet instant de fraîcheur.

 
Source «  Ariège Pyrénées Magazine »

 

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 15:51

Projet du pôle universitaire de Koléa (Tipasa)  Les Turcs appelés à renforcer leurs moyens

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Normalement, le projet du pôle universitaire de Koléa, du moins ses structures pédagogiques d’une capacité globale de 11.000 places, sera livré au plus tard mai 2011. Ce chantier, dont la société réalisatrice est constituée d’un groupement d’entreprises turques, connaît un retard dans l’avancement de ses travaux. C’est ce qu’a constaté le wali de Tipasa au cours d’une visite d’inspection inopinée effectuée, dernièrement, sur le site en question. Cette situation est, selon le chargé de la communication de la wilaya, le résultat de la mise en veilleuse du chantier et le rejet par les services du CTC du béton utilisé jugé de mauvaise qualité. Ces deux facteurs ont engendré, selon lui, « un glissement de trois mois sur le planning initial ». En outre, durant sa visite sur le site et pour rattraper le retard accumulé, le wali a mis en demeure le groupement d’entreprises turques afin de renforcer le chantier en moyens humains et matériels et partant accélérer la cadence des travaux en lançant toutes les infrastructures simultanément. Pour rappel, le marché détenu par les Turcs est d’une valeur de 51,1 milliards de dinars et son délai de livraison est de 22 mois à partir de la date de lancement des travaux.
A son ouverture, l’université de Koléa qui aura un rang de pôle national d’excellence sera constituée de quatre écoles, en l’occurrence, l’école supérieure du commerce, l’école nationale des statistiques et de l’économie appliquée, l’école nationale du commerce et l’école supérieure de management.

Source Horizons -  Amirouche Lebbal

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 15:36

Chapeau bas, Mister Geiger !

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Alain Geiger, ce nom sera certainement inscrit en lettres d’or dans la mémoire des fans de la JSK. Le coach suisse est aujourd’hui le technicien étranger le plus populaire en Algérie. 

Cette affection que lui vouent les supporters Algériens se mérite bel et bien au vu des performances que la JSK est en train de collectionner  depuis les premiers matchs de la Ligue des Champions d’Afrique.  

La touche de Geiger est majestueusement déposée sur le jeu de la JSK qui se retrouve depuis l’arrivée de ce technicien, très apprécié en Suisse, tiré vers l’excellence avec une circulation du ballon très fluide et une discipline tactique qui fait même défaut à l’Equipe Nationale ! 

Dans ces propos, il ne s’agit nullement de distribuer des éloges à un coach qui a déjà fait ses preuves à la tête de Grasshopper,  l’un  des clubs les plus prestigieux en Suisse, mais de mettre en exergue le rôle important d’un coach dans les exploits sportifs d’un club. 

Avec les deux matchs livrés contre l’Al-Ahly, la JSK a fait preuve d’une maturité tactique et technique qui lui manquait depuis des années. Maitrisant correctement le 4-4-2, Geiger a renforcé le volume  du jeu au milieu de terrain composé essentiellement de jeunes joueurs inexpérimentés. Avec le pressing haut et les percussions sur le couloir, Geiger a imprimé aussi à son équipe un style de jeu moderne digne du haut niveau. 

Certes, la JSK manque cruellement d’animation offensive, les enchaînements entres les attaquants sont encore maladroits, mais la volonté et l’esprit de sacrifice que cet entraîneur a inculqué à sa jeune équipe ont donné naissance à un collectif bien soudé. Un groupe au mental d’acier qui respecte à la lettre les consignes de son coach. 

Et le résultat ne s’est pas fait attendre. Victoire après victoire, la JSK décroche avec brio les demi-finales. Le coup de génie de Geiger y est pour beaucoup et lors du match contre l’Ismaïli, les choix tactiques du coach suisse ont mené les Canaris vers un quatrième succès.

En plaçant dans le couloir droit Coulibaly et en maintenant deux attaquants en pointe, Aoudia et Azuka, tout en fermant l’entrejeu avec Remache, Geiger a pris beaucoup de risques dans les dernières minutes de la rencontre de vendredi soir. Mais lorsque la vaillance se conjugue avec l’intelligence, le résultat est toujours là. Geiger vient encore de le prouver.

Et la FAF dans tout cela ? A la recherche d’un nouveau sélectionneur pour les Verts, elle devrait bien faire un tour du côté de Tizi-Ouzou. Elle trouvera un horloger suisse capable de remettre les pendules des Fennecs à l'heure... 

Source El Watan Abderrahmane Semmar

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 15:30

De l’utilité de la loi en Algérie

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«Il vaut mieux savoir où l'on est sans savoir où l'on va, que savoir où l'on va sans savoir où l'on est.» Un marin breton

Les derniers événements que la presse nationale a rapportés me poussent à m'interroger sur le modèle républicain que nos dirigeants souhaitent : une république des citoyens ou une république des croyants ? Il s'agit des déclarations du ministre des Affaires religieuses à propos de la construction d'une mosquée dans le village d'Aghribs, à Tizi Ouzou, ainsi que des procès contre les non-jeûneurs. Ces deux événements révèlent l'impuissance des autorités publiques à s'imposer (ou leur complicité tacite !) dans l'espace public. Cependant, ils la cèdent volontiers à l'autorité religieuse. En fait, on assiste à une prédominance du religieux sur le civique. Plusieurs événements le confirment. L'autorité de l'Etat s'atrophie devant l'autorité du religieux et dans l'espace public, les valeurs citoyennes cèdent leur place à la morale religieuse. Les représentants de l'Etat, désormais, négocient l'espace public avec les représentants religieux. Depuis quand un imam intervient-il dans les affaires politiques ? Qu'un imam joue le rôle d'un président d'APC n'est qu'un symptôme du délaissement et de la démission des représentants de l'Etat. Ainsi, ils ont mis en danger les valeurs républicaines ! Nos politiques n'ont pas réussi à établir des institutions stables, en outre ils n'ont guère réussi à transmettre les valeurs républicaines aux générations futures.
Il suffit de relire la Déclaration du 1er Novembre 1954 pour se rendre compte que notre idéal républicain est confisqué par ces mêmes personnes qui prétendent protéger cette déclaration. En février 2009, le ministre des Affaires religieuses «estime que les imams sont des héritiers des moudjahidine et des chouhada (martyrs)1». Un an après, certains parmi eux jugent qu’il n'est pas utile de se lever à l'hymne national ! Alors Monsieur le ministre, sont-ils des héritiers des moudjahidine et des martyrs, qui ont donné leur vie pour que ce drapeau soit levé et cet hymne soit chanté dans une Algérie indépendante ? De plus, ce même ministre déclare que «la liberté est assurée en Algérie. Seulement, cette liberté ne concerne que le politique et non la religion2». Cette déclaration est en contradiction avec celle du 1er Novembre 1954, acte fondateur de notre République, qui stipule que «le but est l'indépendance nationale par : 1) - La restauration de l'Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques. 2) - Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions3». A vrai dire, selon les propos de ce ministre, on peut agréer un parti communiste sans que ses adhérents soient communistes ! Dans le même ordre d'idées, les écrivains, les intellectuels et les citoyens algériens non musulmans n'ont pas le droit d'exister dans une République algérienne. En ce cas, il serait intéressant de savoir quelle conception a-t-il de la République ?
Concernant les non-jeûneurs présentés à la justice, leur seul tort était de ne pas être pratiquants. Les policiers, dans leur zèle ramadhanesque, veulent faire respecter la loi ; ils se sont précipités à les mettre sous les verrous pour non-respect du culte musulman. Que dit-elle cette loi ? Il s'agit de l'article 144 bis du code pénal qui dispose, notamment, que «tout individu qui porte atteinte aux préceptes de l'Islam par des écrits, des dessins ou tout autre moyen est passible de 3 à 5 ans de prison…» Les non-jeûneurs n'ont pas porté atteinte aux préceptes de l'Islam ni par écrit, ni par dessin ni par aucun autre moyen, ils ont seulement exercé leur droit de liberté de conscience, comme le garantit la Constitution algérienne. Qu'en est-il de la corruption, du vol des deniers publics, qui portent atteinte aux valeurs morales de l'Islam ?
Finalement, comme l'a bien dit Mohand Issad : «Nos institutions sont excellentes dans le texte. Nous avons des lois conformes aux standards internationaux. Ce qui boite dans ce pays, c'est leur application, c'est-à-dire les hommes qui les appliquent.» Il poursuit en souhaitant que «nous réussissions à faire fonctionner nos institutions comme elles fonctionnent ailleurs». C'est notre souhait à tous…
Source El Watan Yazid Haddar

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 15:22

Aimez Dieu, aimez les dé-jeûneurs !

inquisition algerie

 

L'idée c'est d'écrire sur le procès, prévu hier, des dix non-jeûneurs, à Akbou.Dix Algériens, qui rappellent un peu tous les autres, qui sont arrêtés par la police de la république (c'est-à-dire pas la police du Fis ou du califat attendu), un peu à chaque Ramadhan dans le pays depuis que le pays devient islamiste et pas musulman comme il l'a été. L'idée est de dire que la police algérienne a mieux à faire durant ce mois où on prie Dieu énormément mais où on vole énormément et on agresse énormément et on fraude énormément. L'idée est donc de dénoncer cette dérive d'une police et d'une Justice qui prend une année pour juger un Khalifa et use de deux jours pour détruire la vie de cinq ou dix «coupables» de «non respect des préceptes de l'Islam».
L'idée était de rappeler que lorsqu'on condamne un homme pour ce genre «d'infraction» dans un pays auto-talibanisé, on peut le relaxer, comme on l'a fait pour les «inculpés» de Biskra il y a deux ans, la vie du «condamné» sera condamnée : perte d'estime sociale, d'emploi, d'épouse et énorme lapidation de l'environnement qui va durer toute une vie. L'idée était de dire qu'il fallait être prudent et ne pas se faire passer pour Dieu pour condamner les hommes et ne pas confondre religion et intolérance. L'idée était de dénoncer cette grave dérive de la police et de la Justice qui ont mieux à faire que de surveiller des casse-croûte et de rappeler que chacun est comptable de ses actes et de sa foi devant Dieu seul et pas devant des policiers oisifs et un Etat qui veut se faire passer à la fois pour Boumediene, une zaouïa nationale, le Fis domestiqué, la république et Dieu et son Prophète.
L'idée était de rappeler que cela ne se faisait pas à l'époque où l'Algérie visait à se développer et pas à prier seulement, ni au temps de gloire historique des empires musulmans, ni avant, ni longtemps après. L'idée était de rire de ce drame et d'en pleurer et de dénoncer cette atteinte à l'image du pays, déjà confondu avec une sorte d'Afghanistan muni d'une autoroute et d'un président sans barbe, avec une TV unique et un peuple dispersé, mais aussi une atteinte à l'image de l'Islam, de la liberté, de la tolérance et de la géographie. C'était l'idée et pas seulement une idée mais une urgence.
Il se trouve, cependant, que ce n'est pas facile à faire admettre sauf dans les cercles isolés des derniers laïcs et de quelques religieux atteint vraiment par la grâce et l'esprit. Car chez nous, autant qu'on a confondu le Fis, un parti politique, avec toute une religion, on confond aujourd'hui Islam et islamisme. Est-ce cependant de l'islamisme ? «Non» répondra un jour l'éminent Houari Addi, interrogé par le chroniqueur. «C'est un repli vers l'archaïsme sous couvert du religieux. L'islamisme, c'est autre chose». Oui. Il n'y a qu'à voir le modèle turc par exemple pour comprendre que l'islamisme peut ne pas être fourbe et bête. Qu'est-ce donc cette chasse aux dé-jeûneurs qui persiste depuis quelques années en Algérie? C'est de l'extrémisme. De l'intolérance. Nos ancêtres n'étaient pas moins musulmans que les Algériens d'aujourd'hui mais on peinera à trouver des comportements de ce genre il y a seulement quelques décennies.
En Algérie, il existe des dizaines de milliers d'étrangers qu'un pays converti au bigotisme oblige à manger en cachette, en clandestin. Même dans les aéroports, les restaurants sont fermés avec le message qu'un étranger en visite chez nous doit se faire musulman ou ne pas venir. On oublie que ce pays a été une terre pour les juifs, les chrétiens, les musulmans et les gens libres d'aller vers Dieu sans l'aide de personne. Il n'en reste aujourd'hui qu'un profond irrespect et une réduction de l'Islam à une chasse des casse-croûte. Il n'en reste rien.
Dans le cas des dé-jeûneurs qui ont été jugés hier à Akbou, une solidarité est de mise. Pas celle des laïcs, des élites ou des intellectuels de «gauche» ou progressistes, mais surtout la solidarité des vrais religieux, des vrais musulmans. Au nom de l'Islam justement et au nom de l'effort à faire pour donner au religieux un visage d'homme et pas la forme d'une matraque et d'une liste de punitions. Ces gens ont été arrêtés dans un magasin fermé, sur dénonciation, dit-on, de voisins qui dénonçaient «des odeurs de viandes grillées». Cela rappelle l'essentiel : énormément d'Algériens, aujourd'hui, ne vous diront rien si vous déracinez un arbre, cassez une vitre d'école, volez une autoroute ou fraudez une élection, mais ils seront vos pires ennemis si vous tenez une femme par la main en public. C'est ainsi. En Algérie, on a même inventé la fatwa du «dé-jeûneur» étranger qui peut gêner le jeûneur national par son comportement. Il suffit pourtant à l'intolérant type d'obtenir un visa pour le voir passer son Ramadhan à Paris ou Madrid sans songer à demander à l'Occident de fermer ses restaurants le temps de son séjour. Peut-on être un vrai musulman en étant solidaire avec un «dé-jeûneur» présumé ? Oui. Demandez à des gens comme Ibn Arabi, Ibn Roumi, l'Emir Abdelkader, Ibn Rochd. Ne le demandez pas aux gens du Fis ni aux chouyoukhs des satellites.
Source Le Quotidien d'Oran Kamel Daoud

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 23:57

Humour - De la relativité sur l’odorat

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Le bouc d'une paysanne est malade. Elle fait venir le vétérinaire, qui lui dit :

- C'est pas bien grave, votre bouc manque d'affection...

- Ouf, me voilà rassurée, fait la paysanne. Je vais le mettre dans mon lit.

- Mais enfin, vous n'y pensez pas ! Et l'odeur ?

- Que voulez-vous que j'vous dise ? Il faudra bien qu'il s'y fasse...

Le Pèlerin

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