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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 23:57

Algérie - Le zéro et l’infini

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Blaise pascal auteur du zéro et l’infini

 

C’est un sport national, on adore jouer avec les chiffres. Tout en sachant que derrière les chiffres, il y a des êtres humains qui ont eux-mêmes inventé les chiffres pour compter la réalité quantifiable. Combien ? 200 000 morts pendant la décennie du terrorisme ? Et aujourd’hui, combien de morts depuis le début de l’année ? Combien coûte un kilo de viande de buffle importé d’Inde pour le Ramadhan ? Il faut le demander au buffle. L’Etat va importer 100 000 t de buffle, soit 100 grammes de viande par jour et par personne. Bon calcul. Et la guerre ? Un million d’orphelins, 2 millions de personnes déplacées, 10 000 disparus ? Les chiffres sont fonction de celui qui les énonce, chacun le sait, qu’il soit victime ou bourreau. Sauf que ce n’est pas vrai, il y a forcément une réalité quantifiable.

Mais à force de jouer avec les chiffres des morts, du chômage, de la croissance, le nombre de logements construits, on perd la notion de la réalité et on oublie de demander combien. C’est fait exprès. Comme cette information tombée hier : Farouk Ksentini, avocat officiel du régime, a annoncé que depuis la charte de la réconciliation, 9000 terroristes se sont rendus. 9000 ? On pensait qu’il y avait 500 terroristes — chiffre communiqué par le gouvernement lui-même. 500 terroristes, 9000 repentis ? Ne cherchez pas, cette équation est faussée à la base. Alors, il y a combien de terroristes aujourd’hui ? Il faut demander aux terroristes et pas à Ksentini, qui vous dira qu’il en reste 250 mais que, parmi eux, 2000 vont se rendre. Heureusement, les mathématiciens mystiques ont déjà expliqué que le zéro est la forme parfaite de l’infini. Sauf qu’en terme de communication, le zéro représente surtout un néant chiffré qui, lui-même, symbolise l’attitude des dirigeants qui continuent à vouloir laisser l’information à zéro donnée et la population à zéro connaissance. Et leur pouvoir à l’infini.

Source El Watan Chawki Amari

Le Pèlerin

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 23:31

Algérie - La rue : Le gagne-pain des enfants

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Khadidja, une adolescente de 14 ans, et sa compagne du même âge sillonnent l’autoroute allant de Douaouda vers Alger pour vendre des galettes. Elle a commencé cette activité à l’âge de 9 ans. Elle est contrainte à l’exercer sans pour autant percevoir aucun sou pour la tâche qu’elle doit assumer. « C’est ma mère qui prépare les galettes. Je les vends et je lui remets l’argent. C’est elle qui assure les dépenses », nous dit cette fillette au visage marqué. Au sortir de l’enfance, Khadidja donne l’air d’avoir la trentaine avec son visage creusé, son teint hâlé et son regard pénétrant. Au cours d’une courte discussion, rien n’indique qu’elle n’a que 14 ans.

Sa manière de converser et de raconter sa misère, sa prudence à l’égard des personnes étrangères rendent compte d’une prise de conscience précoce chez cette adolescente qui ne connaît le sens de l’activité ludique que pendant ces quelques moments de pauses, attendant avec ses compagnons l’arrêt d’un véhicule. « On est originaire de Aïn Defla, précisément de la localité de Ouled Ali. Nous avions dû fuir le terrorisme. Mon père est venu s’installer à Douaouda », raconte-t-elle. Depuis cet exode, la famille de Khadidja, composée de 9 personnes, vit dans des conditions sociales des plus lamentables. « Mon père travaille comme agent de nettoyage dans une mosquée. Il touche 3000 DA par mois », fait-elle savoir, précisant que ses trois grands frères ne travaillent pas. Aujourd’hui, Khadidja sacrifie son repos afin d’aider sa famille. Elle voudrait être comme toutes les adolescentes de son âge, se détendre et s’occuper de son apparence physique. Mais la dure réalité de sa famille la prive de toutes ces bonnes choses dont rêve toute adolescente de son âge.

Dure quotidien

Le travail des enfants dans l’informel, comme en témoignent les scènes quotidiennes, démontre le vécu ardu de nombreuses familles algériennes. L’enquête réalisée par les services de l’Inspection du travail en 2008 ne révèle que 0,17% d’enfants qui travaillent. Cette enquête n’a ciblé que le secteur économique. Mais les résultats sont loin de refléter la réalité concernant les enfants exploités, dans la mesure où la quasi totalité de ces jeunes exercent dans l’informel. Et dans la plupart des cas, les parents sont complices. A défaut d’une prise en charge familiale, ces enfants, dont le nombre augmente, se débrouillent comme ils peuvent. Vendre des cigarettes dans leur quartier, des m’hadjeb sur les plages en cette période où les estivants affluent, est une pratique à laquelle recourent ces gosses pour se faire de l’argent. Mais, les images les plus frappantes sont celles de ces enfants qui s’installent au bord de l’autoroute pour vendre des galettes. Ils sont là dès le matin, un panier entre les mains ou déposé à proximité, guettant toute la journée les automobilistes. Il suffit qu’un véhicule s’arrête pour qu’ils se précipitent pour convaincre le conducteur d’acheter leur produit. Au milieu de l’autoroute où les véhicules roulent à vive allure, ces gosses ne songent même pas au danger qu’ils courent.

Ce qui compte pour eux c’est de vendre le maximum de galettes. Lors d’une virée hier sur l’autoroute menant de Douaouda vers Alger, il nous a été donné à constater que ces enfants sont livrés à eux-mêmes. Ni leurs parents ni même les autorités concernées ne s’inquiètent de leur sort. Ils sont exposés aux différentes formes d’exploitation, bien qu’ils affirment le contraire. « On ne risque rien. On a l’habitude de travailler ici. On ramène avec nous même les bébés de 2 ans afin qu’ils s’habituent. On est pauvres et on n’a personne pour nous prendre en charge », minimise un adolescent de 16 ans, réalisant que la misère qui les frappe est perpétuelle en l’absence d’une vraie politique de solidarité et d’insertion sociale. En effet, ni le danger de l’autoroute ni la chaleur caniculaire ne retiennent ces enfants de pratiquer leur activité habituelle. La seule chose qui les dérange est la présence des photographes de la presse. Dès qu’ils voient une caméra ou un appareil photo, ces enfants abandonnent leur marchandise et courent dans tous les sens. Certains ont même développé une certaine phobie envers les médias. « Tout le monde vient nous questionner sur notre vécu. Ils ne pourront rien changer de toute façon », a commenté une jeune fille de 14 ans, qu’un adolescent interrompt : « Presque tous les journalistes sont venus ici nous poser les mêmes questions. On ne laisse personne nous prendre en photo. S’ils les publient, tout le monde nous reconnaîtra après. »

Abandon et démission

Bien qu’il n’ait pas eu la possibilité de lire quotidiennement la presse nationale, cet adolescent semble en connaître pratiquement tous les titres. Ils sont fatigués de raconter à chaque fois leur vécu sans qu’ils puissent le changer. De plus, depuis que les médias s’intéressent à leur vécu, aucune organisation étatique ou privée n’a cherché à aider ces gosses qui prennent en charge leurs familles. De prime abord, ces petits débrouillards véhiculent tous la même image, celle qui rend compte d’une vie pénible, d’un sentiment d’abandon et de démission des parents censés faire face à tous les maux ciblant leur progéniture. Cependant, approchés, ces enfants racontent des faits qui semblent dans la plupart des cas dépasser la volonté des parents. La vente de galettes est tellement rentable que les parents ne pensent même pas à l’avenir de leurs enfants. Privés d’activités ludiques, Youcef et Mahdi, âgés respectivement de 12 et 10 ans, sont deux frères qui n’ont pas connu la saveur des vacances depuis quelques années. Ils s’installent durant toute la journée sur la route dans la localité de Staouéli. « Je vends quotidiennement 20 galettes à 25 DA chacune », affirme Mahdi qui a refusé qu’on le prenne en photo.Youcef veut nous convaincre que l’activité qu’il exerce avec son frère depuis quelques années est une initiative personnelle. Mais leur apparence les trahit. Ils portent des vêtements sales en loques, des claquettes déchirées laissent apparaître leurs chétifs pieds couverts de poussière, reflétant l’incommodité de l’endroit où ils s’installent.

Les deux frères essaient tout de même de cacher leur misère. Leurs tristes visages nous font de larges sourires durant notre rencontre. « Dès qu’on vend toutes les galettes, on part à la plage. On passe nos vacances comme tous les autres enfants de notre localité », assure Youcef qui découvrira, dès la rentrée scolaire prochaine, le collège. Contrairement à certains enfants qui se trouvent dans la même situation, ce garçon tient beaucoup à ses études. « Je veux faire des études et devenir policier. Mon but est de lutter contre la déliquescence, la violence à laquelle on assiste quotidiennement dans les rues et les dépassements de certains conducteurs qui ne respectent pas le code de la route », ambitionne-t-il. Conscients du danger de la route, ces deux frères ont opté pour une route nationale, où la circulation est moins rapide que sur l’autoroute.

Source El Watan Djedjiga Rahmani

Le Pèlerin

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 23:12

Algérie - Hammam Melouane : Une nature sublime dans un monde d’incivisme

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«L’appel de Hammam Mélouane ». C’est en ces termes que les anciens expriment leur désir d’aller aux thermes qui se trouvent aux pieds de l’Atlas Blidéen. Les inconditionnels des lieux sont nombreux.

Il y a ceux qui croient au signe imperceptible et «intérieur” de Sidi Slimane, surtout les personnes âgées. Elles viennent tous les ans, soigner leurs rhumatismes, arthroses et les … pressentiments  psychologiques qui les assaillent. La «ziara» devient incontournable.  Hammam Mélouane, les bains en couleurs, les interpellent par le biais de signaux invisibles. C’est ce que confie cette vénérable grand-mère aux cheveux de neige venue de Tipasa. «Il m’appelle tous les ans à cette époque, en été, et quand je repars après mon passage aux thermes, je suis bien pour longtemps ».
Il est 11 heures passées. Le site de Hammam Mélouane où affluent les cars, les taxis et autres voitures particulières connaît en cette journée de samedi une activité des jours fériés. Les familles à la recherche de détente, de relaxation et de répit sont venues de toutes les wilayas avoisinantes. Hammam Mélouane qui «durant la décennie 90 a été déserté, connaît depuis une relance et un regain de visiteurs et de curistes», signale un quadragénaire qui gère également une concession de tentes à louer sur les bords du cours d’eau. Et quand on dit affluence, on dit accroissement de déchets laissés par les touristes en plus de leur incivisme. Les détritus amoncelés la veille sans doute, sont ramassés à mains nues par un  employé de la mairie à l’heure où le soleil commence à chauffer.

Sur les bords de l’oued aux eaux vives, des baigneuses et leurs enfants savourent les joies simples de la baignade tranquille. Des cabines en roseaux ou en toile, louées à 200 DA la journée, sont alignées  le long des  berges. Le site pourtant si agréable, laisse à désirer quant aux mesures d’hygiène. Qu’à cela ne tienne. Les vacanciers du week-end  n’y prêtent guère attention. D’autant que le bonheur des petits est contagieux. Tout de même, il y a absence flagrante de règles d’hygiène, de mesures de préservation et d’aménagement des rives par le respect de certaines normes d’agencement environnemental.
Et pourtant : « Il nous a fallu un mois de travaux de déblaiement du gravier, d’arasement des bords à l’aide de gros engins, afin de préparer l’endroit et installer les petites cabines», affirme un gestionnaire des lieux. Certes, on veut bien le croire mais la manière de faire est en deçà du tourisme écologique de cette région. Des bassins faisant office de piscines ont été érigés, dans le lit  de la rivière à l’aide de sacs de graviers.

En outre la surface exiguë des bords de la rivière ne permet pas la pose d’autant d’abris. Dans l’ensemble rien n’attire sur le site de l’oued, si ce n’est les eaux libres et limpides qui coulent depuis la source.

Le pèlerinage, les visites et les pique-niques constituent une importante source de revenus. particulièrement en été. Alors pourquoi lésiner sur les moyens d’embellissement. Que dire du vieil hôtel des thermes ? Ici également aucun principe d’hygiène n’est respecté. C’est la cohue vers les cabines thermales et le «grand bassin». Le hall est devenu une mini-superette où tout se vend, du pot de yaourt au savon et huiles essentielles. Le va et vient des curistes n’arrange pas la propreté du sol. La peinture des murs de la vieille bâtisse, jaunie par le temps, l’absence d’entretien, le laisser-aller ambiant, la multitude ne garantit pas un effet positif.  Tout le monde mange froid. Pour certains le repas du pique-nique a été préparé à la maison. Pour d’autres, l’achat de victuailles et de produits alimentaires  pour le repas est incontournable. Or, qui peut assurer que ces commerces  sont soumis au  contrôle des pratiques commerciales, notamment de  la  qualité ? D’autant que la  saison chaude est souvent source d’intoxication alimentaire.

Sacrifice et photos souvenirs

On est venu d’Alger, de Bouinane, de Blida, de Boufarik et d’autres régions des wilayas du centre pour se «mettre au vert». Il y a même un homme, à l’allure de marginal, préposé au rite sacrificiel des poulets. Un coq de couleur rouge et noir était sur le point d’être «consacré» pour la guérison d’une dame venue en pèlerinage. Deux adolescents, des collégiens, faisant dans la débrouille offrent une photo souvenir moyennant argent avec un cheval à la robe «bai» et un… paon. Les barèmes des prix sont fixes : 200 DA  avec le poulain et le paon, photo garantie sur le champ. 50 DA la pose quand l’appareil-photo est sien.

La rue centrale de Hamam Mélouane, est la seule, voie marchande à souhait. Etals offrant des objets artisanaux, poteries, chapeaux de paille, vêtements, cages où sont entreposés des volatiles, commerces de fruits et rôtisseries. Tout un monde actif et prospère. Les jeunes, garçons et filles, se sont convertis le temps des vacances en marchands “de pain tadjine”. Et Quand les galettes de pain ne sont pas empilées dans des caisses en plastique, elles sont enveloppées dans des morceaux de tissu qui laissent à désirer.

A la source «El baraka», spéciale femmes, l’entrée pour une douche coûte 50 DA. Erigé en dur depuis seulement quelques années par Boualem, «aouinet el baraka» où un jet d’eau chaude et salée descend en flanc de montagne procurant  un soulagement aux os endoloris connaît aussi l’afflux des visiteurs. On attribue  à cette fontaine naturelle d’autres  effets positifs comme le désenvoûtement et autres actions bienfaisantes au corps et à l’esprit.

On ne quittera pas Hammam Mélouane, les bains en couleurs, sans omettre de parler de Mohamed le gardien des voitures. Enfant de Bab el Oued, avec son sifflet, il régente  la circulation. Le visage émacié, la barbe pas rasée, les cheveux poivre et sel, il a gardé son humour et son accent  de «titi algérois» malgré ses longues années passées à Hammam Mélouane. On lui doit l’accueil gentil et chaleureux, comme d’ailleurs pour tous les habitants de cette localité si généreuse en verdure et espaces boisés.

Source Horizons Leila Nekechtali.

Le Pèlerin

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 23:00

Aéronautique - Toulouse aura son musée de l'aviation

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43 avions sont exposés à l'Espace Flight Heritage à Saint-Martin du Touch avant l'ouverture d'Aéroscopia à Blagnac

A deux pas du tarmac de Toulouse-Blagnac, une quarantaine d'avions exposés préfigurent ce que sera le parc de découverte aéronautique Aéroscopia. A découvrir dès le 19 septembre.

Dominés par l'imposant Super Guppy, ancêtre du Béluga, quarante-trois avions civils et militaires trônent majestueux sur 15 000 m2 de terrain goudronné, à quelques centaines de mètres, à vol d'oiseau, de la piste de l'aéroport de Toulouse Blagnac. Cette exposition inédite, proposée par Airbus avec le concours des associations Flight Heritage et Ailes anciennes donne un avant-goût du futur parc de découverte aéronautique Aéroscopia.

Pour les 40 ans d'Airbus

Le 19 septembre, lors de la journée portes ouvertes d'Airbus qui fêtera ses 40 ans, le public pourra découvrir cette installation en avant-première. Il sera toutefois nécessaire d'être invité, ce jour-là, par un membre du personnel de l'entreprise. Le grand public aura tout le loisir de s'y rendre dès le mois d'octobre par le biais d'Airbus Visite.

Cette étonnante collection d'aéronefs donne à voir des pièces rares ou emblématiques comme le mythique Concorde, l'impressionnant Super Guppy, l'élancé Mirage Dassault et un grand nombre d'avions militaires provenant du monde entier.

« Il ne s'agit pas de l'histoire de l'aviation toulousaine mais d'une présentation d'engins français, russes, suédois, américains ou autrichiens », explique Patrick Dabas, de l'association des Ailes anciennes. « Ceux à usage militaire nous ont été donnés par l'armée des pays concernés. Les autres proviennent d'échanges et d'achat parfois. Une collection vaut par sa rareté, son originalité ou par la décoration particulière et inédite de certains engins. »

Dans les entrailles de l'A 300

Pour l'instant, le point fort de l'exposition est la visite de l'A 300 réaménagé. Le tout premier avion de la famille Airbus, lancé en 1972, se visite en transparence. Mieux que dans les chaînes d'assemblage, le public pénètre à l'intérieur d'un aéronef où, du sol ou plafond, toutes les parois ont été remplacées par du plexiglas avec une vue imprenable de l'intérieur des soutes ou du cockpit, notamment. Très prochainement, l'accès au Concorde sera aussi proposé au public sur le site de l'Espace Flight Heritage à Saint-Martin du Touch. Cette exposition sera ensuite transférée dans le nouveau parc de découverte aéronautique Aéroscopia, à l'aube de l'année 2014.

Aéroscopia prend son envol

Capitale européenne de l'aéronautique, berceau de la Caravelle, du Concorde et d'Airbus, Toulouse se devait d'avoir un musée de l'aviation. Après plusieurs années d'attente, le projet porté par le Grand Toulouse, Airbus et les associations Terre d'Envol, Flight Heritage et Ailes Anciennes est sur le point d'aboutir.

« Le financement d'Aéroscopia est bouclé à plus de 80 % », indique Jacques Rocca, directeur d'Airbus Heritage, un département que l'avionneur vient de créer pour la conservation du patrimoine. « Dès que le conseil général aura voté sa subvention, il restera 400 000 € à trouver. Nous avons des pistes liées au mécénat. » Il y a trente ans déjà, La Cité des ailes avait été imaginée par quelques passionnés qui ont ouvert la voie à Aéroscopia. Ils sont aujourd'hui confiants. « J'ai espoir que la première pierre soit posée d'ici la fin de l'année », commente André Rocaché, président de l'aérothèque. « Nous avons obtenu un terrain proche de l'usine Lagardère à Blagnac et les choses avancent bien. » Hier, lors de la présentation du festival Des étoiles et des ailes, Bernard Keller, maire de Blagnac, et président de la commission économique du Grand Toulouse, a annoncé que le projet Aeroscopia serait soumis « au vote du prochain conseil communautaire le 30 septembre, avant l'approbation par le conseil municipal de Blagnac, le 7 octobre prochain », la ville se voyant attribuer la délégation de maîtrise d'ouvrage. Prévu pour une mise en service fin 2013, début 2014, Aéroscopia se développera sur le site de Pinot, près d'Aéroconstellation.

Le chiffre : 13

millions d'Euros> Pour financer Aéroscopia. Le financement du futur parc de découverte aéronautique est pratiquement bouclé. Les fonds proviennent du Grand Toulouse (3,750 millions d'euros), d'Airbus (3,5 millions), du conseil régional (1,875 millions), du conseil général (1,875 millions, pas encore délibéré), du Feder (Europe, 1,5 millions) et de l'aérothèque (100 000 €).

« Pour aller plus vite, nous avons transféré la maîtrise d'œuvre du projet à la ville de Blagnac qui accueillera Aéroscopia. » Alain Fillola, vice-président de la communauté urbaine du Grand Toulouse.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 23:00

Castelnaudary - L'eau providentielle

 

La création du canal du Midi, le 19 mai 1681, reliant l'Atlantique à la Méditerranée, par Pierre Paul Riquet va bouleverser le destin éco­nomique de Castelnaudary, unique port exis­tant entre Toulouse et Sète. La population va i presque quadrupler en l'espace d'un siècle. Sur un plan d'eau de sept hectares aménagé au cœur de la ville, le commerce bat son plein : farine produite dans les plaines du Lauragais, la réputation de grenier à grains du Sud-Ouest se met en place; vins du Bas Languedoc acheminés vers le Tarn ; bois de l'Allège qui pourvoit aux chantiers portuaires de la ville, mais également de Toulouse.

Aujourd'hui revisitée à l'aune du tourisme, la vocation touristique du canal s'est affirmée. 1 500 bateaux transitent par le port durant la saison estivale. Des touristes venus du monde entier découvrent la beauté des paysages traversés, les richesses patrimoniales de la ville et des environs. Dans le but d'inciter les vacanciers à prolonger leur séjour, et à mettre pied à terre, l'office fluvial projette la mise en service d'aménagements tels que des bornes d'avitaillement pour les branchements d'eau et d'électricité. L'Office de Tourisme a imaginé des circuits de visites autour du grand bassin, en ville et sur des itinéraires comme la Route du Cassoulet de Castelnaudary®. En élargissant la balade, l'esprit de découverte sera à son affaire devant les vestiges romains de Montferrand, les ports aménagés au fil de l'eau traversant de vieux villages (Labastide d'Anjou, Mas Saintes Puelles, Saint Martin Lalande et ses six écluses). Sans oublier les autres villages plus en retrait : Villeneuve la Comptai, Mireval Lauragais, Souilhanels, Ricaud, Airoux, Fendeille. Riches d'une église classée, d'un pigeonnier, d'un vieux château.

 




ci dessus le port de Castelnaudary

 

 

Terre du Cassoulet

 

La terre d'Issel, village proche de Castelnaudary, région où l'on fabrique des tuiles et des briques depuis la nuit des temps, est aussi célèbre que le cas­soulet, plat mondialement connu pour la saveur de ses haricots condimentés avec du confit de canard, de la saucisse de Toulouse, du porc et des couennes. C'est à partir de cette terre argileuse aux qua­lités exceptionnelles, la résistance aux variations de température, que Von fabrique la cassole. Le récipient, de forme tronconique, évasé vers le haut qui a donné le nom à la recette s'est défi­nitivement imposé dans le paysage gas­tronomique. Henri Moreno, potier dans le centre ville, respecte la tradition de la fabrication à la lettre. La terre est tra­vaillée sur un tour, donnant forme à la cassole, selon la dimension souhaitée. Pour éprouver sa résistance à l'usage du four de la ménagère, on incorpore à la terre normale de la terre chamotée, com­posée de petits grains de terre cuite qui autorise la dilatation.
Tout est mis à sécher durant 2 semaines. Le récipient est ensuite vernissé, du fondement jus­qu'aux rebords, et cuit une dizaine d'heures dans un four. La forme ventrue de la cassole, sa seconde enveloppe, très répandue, bénéficie d'un excellent accueil, auprès des restaurateurs notam­ment, qui la trouvent, peut-être, plus malléable que l'originale. Les amateurs de cassoulet auront bientôt l'occasion d'en vérifier le bien-fondé. Henri Moreno avec le concours de l'Office de Tourisme de Castelnaudary et du Bassin Lauragais ouvre son atelier à des stagiaires. Le temps de fabriquer sa propre cassole pour aller ensuite la remplir dans un des restaurants de la ville qui propose des cours de cuisine "cassoulet" ouverts aux cuisiniers en herbe.

 

Plus d’Information

 

Office de Tourisme Intercommunal de Castelnaudary et du Bassin Lauragais

Place de Verdun - 11400 Castelnaudary

Tel 00 33 (0)4 68 23 05 73

ot@villecastelnaudary.fr

www.castelnaudary-tourisme.com

 

Le Pèlerin

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 10:26

 Société - USA - Le pasteur américain Terry Jones renonce à son projet de brûler le Coran

 Le-pasteur-americain.jpg

 

Le révérend Terry Jones pose devant une affiche annonçant l'intention de son groupe de brûler publiquement un Coran pour commémorer les attentats du 11 septembre 2001, à l'extérieur du Dove World Outreach Center, à Gainesville, en Floride, le 30 août 2010

Il affirme que le projet de mosquée près de Ground Zero a été abandonné, ce que démentent les promoteurs...

Le groupuscule américain qui prévoyait de brûler le Coran fait machine arrière. Le pasteur Terry Jones l'a annoncé lors d'une conférence de presse retransmise par les télévisions américaines, jeudi après-midi.

En revanche, la confusion règne sur le projet de construction d'une mosquée près de Ground Zero, à New York. Le pasteur a affirmé avoir obtenu la promesse des promoteurs du projet que le centre serait déplacé... Ce que ces derniers ont aussitôt démenti. «Nous ne sommes au courant de rien», a déclaré à l'AFP Daisy Khan, l'une des organisatrices du projet de mosquée. «Nous n'allons pas marchander quoi que ce soit», a insisté par communiqué l'Imam Feisal Abdul Rauf, à l'origine du projet de construction du centre islamique controversé. Il affirme ne s'être jamais entretenu avec Terry Jones.

«Un signe de Dieu»

Coup de bluff ou mauvaise communication, le pasteur Jones a déclaré que la décision de déplacer la mosquée new-yorkaise était «un signe de Dieu» qui l'avait convaincu de renoncer à son projet de destruction du livre saint de l'islam.

Il a ajouté qu'il se rendrait samedi à New York pour s'entretenir avec l'imam Feisal Abdul Rauf. «Les Américains ne veulent pas voir de mosquée à cet endroit-là et bien entendu les musulmans ne veulent pas que nous brûlions le Coran. L'imam a accepté de déplacer la mosquée, nous avons accepté de renoncer à l'événement que nous avions prévu d'organiser samedi», a-t-il déclaré.

Le secrétaire à la Défense en personne appelle le groupuscule

Un peu plus tôt dans la journée, l'administration Obama a pris contact directement avec le groupe, via Robert Gates, le Secrétaire à la Défense.

«C'est un geste destructeur», avait averti le président américain Barack Obama , estimant que cela serait «le filon rêvé pour recruter des terroristes» pour Al-Qaida. «J'espère» que le pasteur «est conscient qu'il met la vie de nos troupes en danger», a lancé le président.

Se souvenir des victimes du 11 septembre

Sous l’impulsion de son pasteur, Terry Jones, le Dove World Outreach Center (l’église pour atteindre un monde de paix), une église baptiste située à Gainesville, en Floride, avait prévu de brûler en public un exemplaire du Coran, samedi, à l'occasion du neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

 Ce groupe fondamentaliste chrétien, créé en 1986, accuse l'islam, «religion diabolique»

, de chercher à dominer le monde, et a appelé d’autres centres religieux à en faire autant pour se souvenir des victimes des attentats du 11-Septembre.

En raison de débordements systématiques sur ce sujet, cet article est fermé aux commentaires. Merci de votre compréhension.

Source 20minutes.fr / AFP O.R.  

Le Pèlerin

 

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 23:52

Algérie – Son histoire et la richesse de la diversité

septime severe musee louvre

 

C'est peut-être face à la mer que l'on ressent le mieux cet enfermement de l'histoire algérienne dans les interdits immédiats du corps et ses libertés non retrouvées, même après le départ du dernier colon en date. Une intuition trouble, encore floue, difficile à exprimer : celle d'une identité encore plus vaste que les polémiques immédiates, qui enjambe les colonisations, pas pour les nier mais pour dire qu'elles sont aussi mon histoire. Et cela vous revient d'un coup ce qu'est être algérien, face à l'unique trace vivante de notre patrimoine : la Méditerranée. Pas n'importe quelle mer, mais celle-là justement. Et c'est face à celle-là que, brusquement, on réalise que rien ne nous oblige à vivre l'histoire du pays comme simplement une histoire de violences auxquelles répondent des cycles de rejets et des saisons d'armes ou de dénis. D'un coup, on réalise que les immeubles coloniaux, la parenthèse française n'est pas quelque chose qui est venue «totalement d'ailleurs», mais que «c'est à moi aussi», dans l'ordre de mon histoire et du matrimoine. Les immeubles, les architectures, les places publiques, les églises restantes, les synagogues effacées et les noms des rues et la vigne. Elles ne sont «pas françaises», mais aussi «à moi», partie de mon histoire. La colonisation comme la décolonisation sont des actes, les miens, que j'ai subis ou assurés et que j'assume aussi. La colonisation française est une histoire qui fait partie de l'histoire algérienne, et ce qui en est né est à moi. Et du coup, encore face à la Méditerranée, je remonte encore plus sur mes propres traces et je me heurte à cette évidence : si jusqu'à maintenant je n'ai pas retrouvé la Méditerranée, c'est parce que l'autre colonisation, «arabe», m'a interdit aussi de retrouver le corps, et jusqu'au jour d'aujourd'hui.

Le corps, le mien, c'est aussi la seconde trace qui me reste de mon histoire méditerranéenne et africaine : le corps est commun et c'est l'âme qui est une solitude qui cherche la compagnie de l'invisible.

Tout corps d'homme est à vivre à deux.

C'est notre loi. Et, du coup, je retrouve aussi, je revendique, je m'honore, je m'enrichis de ma période ottomane et de ce qui en reste et qui crève les yeux dans nos langues et nos habitudes et qu'on ne voit pas, curieusement. Et ainsi de suite. Jusqu'aux pierres romaines où Albert Camus a cru voir les reste des vrais habitants de ce pays alors qu'ils étaient à ses cotés. D'ailleurs, Camus a vu juste mais a compris faux. Les noces sont possibles dans notre pays, Tipaza est algérienne et sa période romaine est mienne, pas la preuve d'une origine « externe ». Pourquoi un ex-Egyptien se réclame-t-il tout à la fois de l'islamité, de l'arabité, sans cesser de faire commerce avec les ruines de ses pharaons et moi, je dois avoir honte de mes ancêtres romains, des immeubles coloniaux, des expressions ottomanes, des arts culinaires andalous, des murs espagnols, des langues amazigh, de mes oliviers et de mes danses ? Le chroniqueur se souvient de ses manuels scolaires comme on se souvient d'une maladie : une histoire qui nous fait remonter à Okba Ibnou Nafi, puis au vide d'un lot de terrain avant lui où nous étions en attente d'une «activation» religieuse et d'un destin fast-food. Rien de ce qui est en moi de romain, d'amazight, d'ottoman, d'espagnol ou de français et d'arabe. Rien de ce qui fait de moi cette algériannité face à la Méditerranée. Pourquoi dois-je vivre mon histoire comme une maladie de peau ou une préhistoire coupable alors qu'elle est un immense arbre magnifique qui me suffit pour avoir une adresse ?

Et c'est venu comment ? Dans une plage, face à la Méditerranée interdite au corps par le tabou maladif du religieux et du repli sur de fausses origines. C'est en regardant l'Algérien, femme et homme, malade et gêné par son propre corps que l'on comprend qu'il avait été libre et que, après le départ du dernier colon, c'est son propre corps qu'il n'arrive pas à libérer, à rendre à la nature, à accepter et à retrouver, à affirmer et lancer dans l'orbe de la conquête et du muscle qui s'affirme. Face à la mer, celle-ci et pas une autre, le chroniqueur a compris, obscurément, qu'on est encore malade à cause de l'histoire qui nous vole la terre et le corps. Le corps n'est pas encore algérien, autant que son histoire. Il y a une autre décolonisation à assurer : celle du corps justement. En expliquant que la colonisation n'est pas une histoire venue d'ailleurs, mais aussi une partie de moi. Que mon corps, je n'ai pas à le cacher pour le sauver, ni à le détester pour aimer l'invisible. Et c'est là, dans la confusion, dans une sorte de noces camusiennes à base de parasols et pas de colonnes romaines, que le chroniqueur a compris le cap de ses futurs : retrouver la Méditerranée, le corps et la langue, la vraie. Les trois pistes laissées par nos ancêtres, les vrais.

Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud

Le Pèlerin

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 23:29

La crise du Sahel : Essai d’analyse

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L’espace sahélien a dans le passé été un axe stratégique pour les caravanes qui se déplaçaient entre la mer rouge et l’océan atlantique.  Cet axe disposait de pénétrantes qui le reliaient aussi bien aux pays du Maghreb qu’aux pays de l’Afrique de l’Ouest.  Donc contrairement à ce que laissent prétendre certains « nouveaux spécialistes du Sahel », l’espace sahélien n’est pas une zone tampon ni une barrière entre l’Afrique noire et l’Afrique blanche. Il est bel et bien (il a toujours été) un espace de contact et d’échanges entre l’Afrique de l’Est et l’Afrique de l’Ouest d’une part et l’Afrique noire et l’Afrique blanche d’autre part.

Bien qu’inhospitalière, cette partie du monde n’a jamais été quittée des yeux par certaines puissances.

En effet vers la fin des années 1970 – début des années 1980, les puissances occidentales considéraient l’espace qui allait de la mer rouge (Soudan + Corne d’Afrique) jusqu’à l’océan Atlantique (Mauritanie en passant par le Tchad, le Niger, et le Mali) comme un axe stratégique qui pouvait être utilisé par les forces du pacte de Varsovie pour le contrôle de l’accès à la Méditerranée (Europe occidentale).  Ce ci explique en partie la présence militaire occidentale dans certains pays tels le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et le Maroc.

Dans leur stratégie visant à lutter contre le communisme, les USA ont utilisé l’Arabie Saoudite. Cette dernière  a construit des centres culturels et des mosquées dans la région Sahélo saharienne et a même octroyé des bourses pour la formation des imams en Arabie Saoudite.  Cette démarche arrangea également les dirigeants des pays subsahariens qui voulaient se débarrasser de l’emprise des puissantes confréries dont la Tidjania.

La formation des imams subsahariens en Arabie Saoudite a engendré l’apparition du Wahhabisme dans les pays du Sahel.  Le Wahhabisme est l’islam pratiqué par les salafistes et les djihadistes. Cet islam prône le rejet de toute « bid’â » (innovations jugées contraires au message islamique) et le retour  au Salaf El Salih (les ancêtres éclairés) par une application rigoureuse de la lettre de la chari’â (règles légales de l’Islam). Ce qui se traduit par des préoccupations vestimentaires et par le rejet du « matérialisme occidental ».  L’un des promoteurs de la salafia Abou El Alaë Maoudoudi (1903 – 1979), fondateur indo-pakistanais des « Djamaâtes Islamya », suggère que l’islam doit être imposé à toute l’humanité, la femme doit être recluse et le contrôle des naissances interdit.

Donc l’avènement du wahhabisme au Sahel, l’incapacité des Etats à asseoir leur autorité sur leur territoire (Soudan « guerre civile », Tchad « instabilité du régime et crise du Darfour », Libye « crise avec les voisins », Algérie «crise politique et terrorisme », Niger « rébellion au Nord », Mali « rébellion au Nord » et Mauritanie « instabilité du régime et crise avec les voisins ») et la présence de richesses (sel et or, pétrole, gaz, fer, phosphate, cuivre, étain et uranium ) ont fait que les groupes islamistes terroristes ont trouvé un terrain favorable pour s’y installer.

Il faut signaler ce pendant que ces derniers, agissant sous le label « AQMI » ne représentent qu’une infime partie des forces anarchiques qui règnent dans l’espace « Sahel ».  En effet le trafic d’armes, de drogues, des déchets, des médicaments, des cigarettes et l’immigration clandestine génèrent annuellement un « revenu » de plus de deux milliards de dollars qui sont partagés entre les forces précitées. A cette situation « chaotique», il faut ajouter les ingérences de certaines puissances qui cherchent à s’assurer le contrôle des richesses de cette région (l'or, le pétrole, le gaz, le fer, le phosphate, le cuivre, l’étain et l’uranium).  L’agressivité de certaines puissances étrangères à l’égard de quelques pays de l’espace sahélien dont notamment celle des USA à l’égard du régime soudanais s’inscrit dans le cadre d’une stratégie des occidentaux visant à contrer la poussée géopolitique chinoise en Afrique.

L’AQMI (Al Qaida au Maghreb Islamique) n’est en fin de compte que l’arbre qui cache la forêt. Sa sur médiatisation n’est qu’un coup d’épée dans l’eau ou répond à des desseins qui méritent d’être décryptés. L’envoi des troupes et de matériel high-tech ainsi que les réunions des chefs d’Etats major des armées ne sont que de simples gesticulations car la solution aux problèmes de l’espace sahélien n’est pas militaire. 

Belkacem.dz 

 

Le Pèlerin 


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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 23:11

Cuisine Pied Noir - Osso Bucco

osso-bucco.jpg

 Ingrédients :

4 tranches de jarret de veau, 800g de tomates concassées en boîte, le zeste d'1/2 citron non traité, 2 branches de céleri, 2 oignons, 1 carotte (facutatif), 2 filets d'anchois à l'huile, 1 sucre, 20cl de bouillon (fond de veau), huile d'olive, sel, poivre, farine

Préparation

Farinez les tranches de veau, tapotez pour enlever l'excédent et faites-les revenir dans une sauteuse ou une cocotte. Quand les tranches sont bien dorées des deux côtés, ôtez-les et faites revenir les oignons hachés, et le céleri et la carotte découpés en julienne (petits cubes). Laissez revenir environ 15mn. Les oignons doivent être bien transparents. Ajoutez alors les morceaux de viande, la tomate concassée, le sucre, le zeste, les anchois et le bouillon. Salez modérément (les anchois sont déjà salés), poivrez. Faites cuire à feu doux à couvert pendant 1h. Au bout de ce temps laissez découvert et cuisez encore 30mn de façon à ce que la sauce réduise.
Découpez le zeste en fines lamelles avant de servir.
Servez en accompagnement des spaghettis ou un risotto à la milanaise.

On peut apporter de nombreuses variantes à cette recette. Pour ma part, il m'arrive de remplacer les anchois par des cèpes secs réhydratés que je fais revenir avec les légumes. On peut également ajouter un peu de vin. J'ajoute personnellement un piment d'Espelette entier, même si ce n'est pas très orthodoxe. Personne ne s'en est plaint jusque là

http://www.cuisine-pied-noir.com

Le Pèlerin

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 23:06

Humour – La communication dans nos campagnes

fécules etrangement sexy

 

Dans un endroit recule, a la campagne, un couple vit péniblement avec ses huit enfants. Un jour, la femme dit a son mari :

- Albert, dis-moi, j'ai deux mois de retard.

- Deux mois d'retard ! T'en es bien sure?

- Oui, j'en suis sure !

- Faut pas qu'on en parle, faut pas qu'on en parle, OK ?

- Pas d'problème, j'en parle a personne, je t'y promet.

Puis l'homme part travailler aux champs.

Un peu plus tard, dans la matinée, un employé du gaz et de l'électricité sonne a la porte. La femme lui ouvre.

- Bonjour madame, c'est l'employé du gaz et de l'électricité,

- Bonjour monsieur,

- Je viens pour relever les compteurs.

- C'est par ici

 Apres avoir regarde ses papiers, l'homme déclare :

- Mais dites-moi, vous avez 2 mois de retard !

La femme très troublée lui répond

- Mais comment qu'vous le savez ? C'est mon mari qui vous en a parle ?

- C'est inscrit sur mon papier, faudra dire à votre mari qu'il passe nous voir au bureau a la ville le plus tôt possible.

- Ok, j'lui dirai, répond-elle très inquiète.

Le soir, quand le mari rentre, la femme lui raconte la visite de l'employé du gaz et son mari lui assure qu'il n'en a parle a personne. Le lendemain matin, il prend la route de la ville et se rend au bureau du gaz et de l'électricité.

- Bonjour madame

- Bonjour monsieur, lui répond une jeune femme derrière un bureau

- J'viens ici car y parait que j'ai deux mois de retard !

- Quel est votre nom ?

L'homme donne son nom. La jeune femme lui répond :

- Ah oui, effectivement, vous avez deux mois de retard

- Mais comment qu'vous le savez ?

- C'est l'ordinateur qui me le confirme !

- Mais qu'est ce que je dois faire        

- Il faut l'acquitter répond la jeune femme impassible.

  Mais je ne peux pas la quitter, c'est impossible

- Si vous ne l'acquittez pas, on vous la coupe !

- Mais c'est impossible, répond l'homme de plus en plus inquiet,

- vous pouvez pas m'la couper !

Si, si, répond la jeune femme, ca arrive souvent vous savez !

- Mais si vous m'la coupez, comment que j'vais faire ?

-Avec une bougie, comme tout le monde !

Le Pèlerin

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