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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 19:11

Courbis: «L’Algérie m’intéresse»

courbis

Roland Courbis a affirmé hier à RMC, chaîne pour laquelle il travaille comme consultant, qu’il a été contacté par une personne qui se dit proche de la fédération algérienne, en précisant néanmoins qu’il n’y a rien d’officiel tant que les responsables de la FAF n’ont pas pris langue avec lui.

Contacté par nos soins afin d’avoir plus de détails sur l’éventualité de la venue de Courbis en équipe nationale, celui-ci nous a confirmé l’information parue sur le site de RMC. «Effectivement, une personne s’étant présentant comme proche de la fédération algérienne de football, m’a appelé à trois reprises pour me demander si je suis intéressé à l’idée d’entraîner l’équipe nationale d’Algérie. Je lui ai répondu poliment comme j’ai l’habitude de le faire dans ce genre de situation : pourquoi pas ? Je suis intéressé à l’idée de prendre une sélection», a indiqué l’ancien coach de Montpellier.

Sa réponse ne souffre d’aucune ambigüité, mais notre interlocuteur a beaucoup insisté pour nous dire qu’il ne faut pas tirer de conclusions hâtives tant qu’il n’y a rien de concret. «Je tiens à vous faire savoir qu’il n’y a rien d’officiel avec les responsables de la fédération algérienne pour le moment», a-t-il souligné avant de poursuivre : «Si je dois venir, ce sera évidemment dans un cadre organisé. Je pourrais amener avec moi un entraîneur adjoint, mais je dois être secondé par un coach local. C’est ma manière de travailler et j’estime que c’est la plus approprié pour réussir. Je vous cite l’exemple de Stephan Kovacs lorsqu’il a pris les rênes de l’équipe de France dans les années 70, il a travaillé avec Michel Hidalgo, lequel a volé de ses propres ailes par la suite.»

«Je connais l’Algérie»

Tout en avouant qu’il est emballé à l’idée de driver une équipe nationale, Courbis déclare que s’il vient en Algérie, il ne viendra pas en novice. «Je connais l’Algérie et les joueurs de la sélection algérienne, à l’image de Karim Ziani. Bien que je ne l’aie pas entraîné à l’OM, j’ai eu l’opportunité de le voir à l’œuvre à plusieurs reprises. Je suis un Marseillais et j’ai eu l’occasion de voir à l’œuvre Ziani», confie-t-il. Le coach français ne s’est pas arrêté là puisqu’il ajoute que c’est lui qui a donné le surnom de Zizou à Zinedine Zidane. «Il ne faut pas oublier que c’est moi qui ai emmené Zidane de Cannes à Bordeaux et c’est moi qui lui ai donné le surnom de Zizou», a-t-il tenu à rappeler.

Exerçant comme consultant à RMC, Courbis pense qu’il peut facilement continuer à exercer son métier de consultant tout en drivant une équipe nationale. «Si avec un club, ce ne sera pas facile d’allier les deux métiers, avec une sélection, c’est possible», précise-t-il. Tout en montrant sa disponibilité à succéder au désormais ancien sélectionneur national, Rabah Saâdane, l’entraîneur français a beaucoup insisté pour nous dire que malgré les appels reçus de la personne s’étant présentée comme proche de la FAF, il affirme que pour lui tant que les responsables de la fédération algérienne de football ne l’ont pas contacté, il n’y a rien d’officiel pour lui.

Source: Compétition

Le Pèlerin

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 10:15

Algérie - Le ministre de la Jeunesse et des Sports:

 "L’Etat fera le maximum pour recruter un sélectionneur étranger d’envergure"

algerie CAN 2010

 

 

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, a assuré Mohamed Raouraoua, lors du tête-à-tête qu’il ont eu hier, que l’Etat est prêt à mettre le paquet pour recruter un sélectionneur étranger d’envergure.

La succession de Rabah Saâdane à la tête de l’Equipe nationale de football préoccupe même les hautes autorités du pays. Décidément, le président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, ne veut pas se précipiter dans son choix. Il ne veut, surtout pas, agir seul. Le président de la FAF tente, ainsi, d’impliquer les hauts responsables du sport en Algérie afin de faire un choix judicieux. Pour y parvenir, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar a reçu hier au siège de son département, le président de la FAF, M.Raouraoua. Selon une source très proche des deux hommes, le ministre Djiar et le président Raouraoua ont longuement discuté de l’avenir de la barre technique de l’Equipe nationale. Les deux parties sont revenues, selon la même source, sur les raisons du semi-échec concédé vendredi dernier face à la Tanzanie ainsi que la démission du cheikh Saâdane. Le même vis-à-vis dévoile que le ministre a bien confirmé au président de la FAF que l’Etat est prêt à mettre le paquet. Le ministre a rassuré le président de la FAF que l’Etat continuera à apporter son soutien à l’EN. Loin de cette rencontre, on a appris que la nomination de Abdelhak Benchikha pour assurer l’intérim n’a pas fait l’unanimité. Une autre source proche du dossier a confirmé à L’Expression que l’Etat algérien s’est dit prêt à mettre les moyens nécessaires pour recruter un entraîneur étranger de haut niveau. La même source nous a confié que la piste d’un sélectionneur étranger est, pour l’instant, l’option la plus envisagée. Dans les couloirs de la FAF ainsi que du ministère de la Jeunesse et des Sports, le nom du prochain sélectionneur aurait été déjà retenu. Notre source n’a pas voulu dévoiler l’identité de cet entraîneur, mais elle s’est contentée d’assurer qu’il s’agit d’un entraîneur de haut niveau, capable d’apporter un plus à l’Equipe nationale. Notre source persiste et signe que les Verts ne seront pas dirigés par un autre entraîneur national. En optant pour une piste étrangère, l’Etat ne fera qu’exaucer le rêve des Algériens qui souhaitent voir la sélection dirigée par un grand entraîneur. La rue algérienne n’a pas cessé de demander de mettre fin à la politique du bricolage et faire venir un sélectionneur d’envergure qui pourra donner un autre souffle à cette jeune équipe pour enchaîner avec les bons résultats. Les responsables algériens veulent à tout prix éviter à la sélection nationale un autre coatch de peu d’envergure, comme ce fut le cas en 1986, 1990 et même en 2004, où l’EN se trouvait en pleine traversée du désert. En ce qui concerne le nom de Abdelhak Benchikha que la presse nationale, sportive notamment, évoque avec insistance, la même source affirme que rien n’a été confirmé à présent, tout en n’écartant pas la possibilité de lui confier l’équipe juste pour le prochain match face à la République centrafricaine. Notons que la succession de Rabah Saâdane a occupé le devant de la scène médiatique nationale et même internationale, et ce, juste au lendemain du Mondial sud-africain. La légende du football national, Rabah Madjer, également, ancien sélectionneur national, a été donné favori pour prendre la tête de l’EN. Contre toute attente, Saâdane a décidé de poursuivre son aventure avec les Verts, après que le bureau fédéral de la FAF ait décidé de lui prolonger le contrat. Entre Madjer et Benchikha, l’Etat donne l’avantage, a priori, à la piste étrangère et surtout à un sélectionneur d’envergure.

Source L'Expression Tahar Fattani

Le Pèlerin

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 09:59

Algérie - Football - Merci Monsieur Saâdane

saadane

Saâdane doit avoir aujourd'hui les mêmes pensées que l'Emir Abdelkader à Ghazaouet, Messali à Tlemcen ou Bouteflika partout où il va : «Ce peuple ne mérite pas qu'on lui donne un pays et un cœur ou même des chaussures». Sauf que Saâdane, à la différence, a été élu, choisi, aimé et porté sur les épaules. Et c'est ce qu'on oublie aujourd'hui, partout dans le pays où le corps de l'entraîneur de l'EN est distribué en morceaux pour être mangé cru. Cet Algérien qui a su soulever un peuple sans le manipuler ou le menacer, qui nous a donné les plus grosses joies depuis des décennies, qui nous a unis contre ce qui n'est pas nous, qui nous a redonné une nationalité, un drapeau et une fierté même lorsqu'on n'était pas nés en Algérie, cet homme est aujourd'hui pourchassé partout, insulté et accusé d'avoir dilapidé l'Indépendance. C'est ainsi : nous sommes un peuple extrême et comme tous les peuples, nous avons l'index long et la mémoire courte.
On a demandé à un entraîneur de foot et à une équipe de nous décharger du poids de tout un pays en semi-échec permanent et on a demandé à des matchs de nous faire marcher sur la lune, sans rien réinventer que des hourras pour se propulser dans l'espace. Et lorsque ça n'arrive plus, on accuse. On accuse Saâdane d'être trop payé, de ne pas savoir nous entraîner vers les hauteurs. Dommage : cela a un nom et cela s'appelle l'ingratitude. Certes cet homme aurait dû partir dès la fin du Mondial, mais cela n'excuse en rien les insultes et l'hallali populaire et la lapidation.

Cet homme n'est pas président d'une république. Il est injuste de l'accuser de ce qu'on n'ose pas dire à l'AUTRE et à tout un système. Lui au moins, il nous fait rire et nous a rendu le nez là où tout un Etat nous goinfre avec de la viande importée pour nous expliquer que c'est ça l'indépendance.
On accuse cet homme de ne plus nous porter sur son épaule et de ne pas nous garder dans les airs alors que c'est la mission d'un Etat, de ses institutions de culture et de loisirs, ses élites et ses amuseurs qui doivent en assurer la lévitation collective. Bien que la déception est immense : elle est à la mesure de toutes les déceptions depuis les premiers biens vacants. Et il n'est pas facile de revenir à la terre quand ce n'est plus qu'un sol et une pesanteur. Bien sûr que nous voulons être fiers, heureux et en altitude tout le temps, mais cela il faut le construire et l'exiger d'un pouvoir pas de Saâdane et de sa vieillesse.
Cet homme nous a fait rêver et nous le lui rendons en monnaie de cauchemars. Dommage. Cela fait peur ce genre de gloire cannibale. Il est même trop facile de demander à Saâdane de démissionner, de ne pas se présenter à un 3ème mandat, de partir sous les insultes et laisser place à plus compétent, de nous fabriquer un beau pays au lieu de l'importer, de nous faire rêver, de bien s'entourer et pas de ministres herbivores ou de ne pas trafiquer des élections, frauder des statistiques et nous regarder d'en haut comme si nous étions un peuple en trop sur une terre privée. C'est facile quand il s'agit de Saâdane et pas de l'autre système et de nous tous. Voir cet homme partir sous les semelles alors qu'il nous a donné des ailes, fait de la peine. C'est cet homme pourtant qui a fabriqué la vraie fin de la décennie 90, et seulement avec les pieds et sans référendum. Rappelez-vous, il y a une année, le 18 novembre. Avant vous étiez tous des colonisés de la tristesse nationale.
Source Le Quotidien d'Oran

Kamel Daoud

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 09:28

Hussein-Dey de mes amours, Tu es défigurée..

Un tramway nommé «désert»

Septembre-2010-Rue-de-tripoli-hussein-dey.jpg

La rue de Tripoli à Hussein Dey est transformée en enfer,...

je me suis rendu à Hussein-Dey, hier; il y faisait très chaud...La rue de Tripoli ( ex rue de Constantine) est un immence chantier...La circulation y est très difficile...C'est la galère dans la  poussière...Il faut bien que passe le progrès....Mais une question: Quand est ce que cela va se terminer ?

tout le monde a en tête le syndrome du métro d'lger....30 ans

Le matin même, il y avait un article dans "El Watan" que je livre à vos appéciations et commentaires...

enfin j'ai pu me rendre au cimetière piur saluer mon père qui y est enterré....

Début de citation

La rue de Tripoli à Hussein Dey est transformée en enfer, par le chantier du Tramway, pour les habitants, les automobilistes et les commerçants, 
Qui ne connaît pas la fameuse pièce de Tennessee Williams, Un Tramway nommé désir (adaptée au cinéma par Elia Kazan en 1951, avec un Marlon Brando impérial dans le rôle de Stanley Kowalski).

En visitant le méga chantier du tramway d'Alger, l'on ne peut que faire le constat du peu de «désir» manifesté par les Algérois à l'endroit de ce moyen de transport pittoresque, eux qui se plaignent des désagréments sans fin générés par le chantier en priant ardemment pour que cela ne se transforme pas en un «remake» de l'interminable feuilleton du métro d'Alger.

Certes, «on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs», mais la patience des riverains semble avoir atteint ses limites, agacés qu'ils sont par les proportions d'un chantier qui a donné lieu, déplorent-ils, à un véritable «chaos urbain», et qui n'a de cesse de grignoter sur leur espace de vie depuis son lancement en 2007 jusqu'à transformer leur quotidien en enfer.

En tête des plaignants, les commerçants. On a pu ainsi constater de visu comment des rues entières traversées par le tramway sont devenues littéralement désertes après que la pose des rails du tram eut contraint des dizaines de commerces à baisser rideau. La circulation automobile s'en est trouvée fortement perturbée dans la foulée. Sans parler des incidences urbanistiques du projet.

La rue de Tripoli clochardisée

Nous avons suivi point par point le tracé du tramway qui s'étend de la rue des Fusillés (Ruisseau) à Bordj El Kiffan. Première image qui nous a frappés : l'état de dégradation de la rue de Tripoli. Cette avenue qui structure tout le quartier de Hussein-Dey est complètement défigurée.

«C'est une catastrophe ! Il n'y a rien à dire, c'est une catastrophe !»  martèle, atterré, un jeune pharmacien ayant pignon sur rue au cœur de l'artère commerçante. Comme tous les riverains interrogés, il estime que le chantier signait la mort pure et simple de la rue de Tripoli.

La pharmacie est comme assiégée. De l'officine aux rails, il y a moins de deux mètres. Un grillage sépare les magasins et les habitations de la voie réservée au tram, ne laissant qu'une bande étroite pour les piétons. Sur la rive d'en face, une autre bande, un peu plus large, est laissée aux voitures, tandis que le trottoir se rétrécit comme une peau de chagrin. Le trafic automobile est sérieusement perturbé.

Le stationnement est la hantise des gens du quartier. Notre apothicaire reprend : «L'activité a chuté brutalement, nous avons perdu de la clientèle, et malgré cela, on continue à payer nos impôts.

Les commerçants ont essayé de sensibiliser le fisc sur l'impact négatif du chantier dans l'espoir d'être indemnisés, il n'en fut rien. D'ailleurs, pas mal de commerçants qui louaient sur l'avenue ont préféré ne pas renouveler leur bail» dit-il.

Certains soldent leurs produits à des prix choc à  l'instar de ce vendeur de vêtements pour femmes proposant des prix discount allant jusqu'à 50% de réduction. Il faut dire que l'accès aux boutiques est fort laborieux. Tout au long de la rive droite du grand boulevard (dans le sens Hussein Dey-Belcourt), les immeubles et commerces longeant la rue sont cernés par le chantier.

Ainsi, un immeuble situé au 54, rue de Tripoli, se retrouve dans une situation délicate dans la mesure où sa cage d'escalier donne directement sur les rails. Une avocate tenant cabinet dans ledit immeuble confie : «Depuis que le chantier a démarré, l'accès au cabinet est devenu un enfer.

Le stationnement est une galère quotidienne. Au plus fort des travaux, on ne pouvait pas ouvrir la fenêtre tellement la poussière était omniprésente. Dès que je pénétrais dans le cabinet, je devais prendre le balai et un chiffon pour nettoyer. Quand je quitte mon bureau, il me faut rouler au pas pendant une demi-heure, au milieu d'un embouteillage monstre, avant de pouvoir rejoindre l'autoroute qui est pourtant juste à côté.

Et d'ajouter : «Même pour la pause-déjeuner, c'est un problème. Avant, je mangeais régulièrement dans une pizzeria à côté, maintenant, je n'y vais plus. J'ai peur que la bouffe ne soit contaminée par toute cette pollution.»

Un chantier ralenti par le Ramadhan

Pour sa part, un vendeur de produits électroménagers, relativisant à son tour la pertinence du projet, renchérit : «Ce chantier se passe de tout commentaire. Je n'en vois vraiment pas l'utilité, d'autant plus que le quartier de Hussein-Dey est très bien desservi question transport.

Nous avons déjà une gare ferroviaire, nous avons des bus, des taxis, je ne vois pas où réside l'utilité du tramway sachant que nos rues sont, comme vous le voyez, étroites. Le trottoir a été rétréci de moitié, la route carrossable est amputée. Des canalisations d'égouts ont été éventrées.

Et comme c'est un quartier très peuplé, je me demande comment va être gérée la circulation des voitures et même des personnes quand le tramway sera en marche. En tout cas, bonjour les accidents !»

Même topo à Mohammadia (El Harrach) où la ligne du tram se prolonge, avant de s'enfoncer dans les boyaux de Bab-Ezzouar. A l'avenue Bougara (Belle Vue), près de Belfort, les mêmes récriminations reviennent dans la bouche des riverains. «L'activité a sensiblement chuté.

Parfois, je fais à peine 400 DA de recette par jour, et malgré cela, les services des impôts continuent à nous accabler. Je me suis plaint en arguant une baisse d'activité, mais en vain» déclare le propriétaire d'un garage de mécanique auto collé au chantier du tramway. «Regardez les détritus qui s'amoncellent.

Les camions de ramassage des ordures ne pouvant plus pénétrer comme avant, la collecte des déchets est devenue très compliquée» poursuit-il. Tout au long de l'avenue de l'ALN, la chaussée est scindée en deux moyennant des blocs de béton. Depuis Le Caroubier, la route se contracte et la circulation automobile devient problématique. Les bus qui avaient coutume de faire escale à hauteur de Cinq-Maisons sont désemparés et davantage encore les usagers.

L'accès au cimetière de Belfort est rendu également difficile. «Il faut relever avec insistance la lenteur des travaux» souligne notre mécanicien auto. «Pourquoi ils ne mobilisent pas deux ou trois brigades de manière à accélérer la cadence ?» peste-t-il. Un ralentissement aggravé par les conditions d'un Ramadhan caniculaire particulièrement pénible.

Un jeune revêtant un gilet phosphorescent estampillé Alstom s'autorise un moment de répit à l'ombre d'un petit immeuble. «On fait ce qu'on peut durant le Ramadhan, les horaires de travail sont réaménagés. On travaille de 7h à 14h» dit-il, avant de lancer : «Si le chantier accuse du retard, honnêtement, ça ne peut que m'arranger. Ça me permettrait de conserver mon travail».

A l'issue d'une visite d'inspection, le ministre des Transports, Amar Tou, revenant justement sur les retards accusés par le projet (en raison, principalement, de l'épineux dossier des expropriations et aussi de la déviation des réseaux AEP et autres), déclarait en janvier dernier : «Je ne donne pas une date de mise en service, mais j'imagine que la réception du tramway se fera probablement vers la fin de l'année 2010» avant d'ajouter : «Nous souhaitons que la cadence actuelle des travaux se poursuive et que nous pourrions rattraper le retard engendré notamment par les procédures administratives relatives aux déviations des réseaux de gaz naturel, d'électricité, d'eau potable, d'assainissement et de téléphone» (Horizons du 10 janvier 2010)

Le spectre du métro d'Alger

Le tram se prolonge dans la cité des Bananiers avant de s'engouffrer dans le quartier de Bab Ezzouar. Des plaques jaunes annoncent de nouveaux travaux, avec leur lot de nuisances. Aux barrages de police qui n'en finissent pas comme l’insoutenable barrage des Bananiers, il faut compter donc avec les points noirs de ce chantier à ciel ouvert.

Sur l'avenue principale de la cité Rabia Tahar, même chaos organisé. Pour se garer, les automobilistes sont contraints de squatter les trottoirs au grand dam des piétons. Le même spectacle se reproduit à Sorecal et dans les profondeurs du quartier de Fort de L'Eau, point de chute de la «Ligne Est».

Une rame aux couleurs de l'ETUSA effectue des essais aux abords de la gare centrale du tramway (ateliers et dépôts). Aux alentours, des magasins entiers ont périclité. «J'avais moi-même un café-restaurant et j'ai dû mettre la clé sous le paillasson faute de clients» confie un désormais «ex» restaurateur qui habite en même temps à proximité du terminus du tram, au «Domaine Mimoun». «Le tramway est certes une bonne chose, mais si c'est pour subir tous ces désagréments pendant une éternité, ce n'est pas la peine !» maugrée-t-il.

La rue du 1er novembre, au cœur de Bordj El Kiffan, affiche la même désolation. Cette longue artère, qui était très animée avant, est totalement désertée par les chalands. Des magasins arborent la mention «A louer». Pour se frayer un chemin en voiture sur la bande étroite laissée par les rails, c'est quasiment mission impossible.

Des travaux de bitumage sont toutefois entamés sur certains tronçons. «Ils ont simulé des essais face caméra en présence du ministre, mais on attend toujours de le voir à l'œuvre, ce tramway» lance, un rien goguenard, un habitant du coin. Pourvu qu'il ne connaisse pas le sort du métro (l'Arlésienne par excellence des faubourgs d'Alger) soupirent les plus pessimistes…

Fiche technique

Le chantier du tramway d'Alger a démarré officiellement en mars 2007. Toutefois, le contrat du projet a été signé le 29 juin 2006 et la pose de la première pierre a été effectuée le 5 juillet 2006. Chapeauté par l'Entreprise du Métro d'Alger (EMA) en tant que maître d'ouvrage, le contrat de réalisation a été remporté par le groupement Méditerrail qui comprend Alstom (chef de file), le groupe italien Todini, et le groupe ETRHB (Haddad), tandis que l'exploitation du réseau est confiée à la société française Keolis. Le coût global du projet est estimé à 350 millions d'euros. Le délai de réalisation initial était fixé à 36 mois, avec, cependant, une mise en service partielle escomptée au bout de 30 mois. A ce titre, la première ligne devait être opérationnelle dès la fin de l'année en cours, mais au vu des retards accumulés, bien malin qui pourrait donner une date fiable de la mise en route effective du tram.

A noter que la première ligne, dite «Ligne Est», relie les Annassers à Bordj El Kiffan. Cette ligne dessert les quartiers de Hussein Dey, Mohammadia, Cinq Maisons, Les Bananiers, Sorecal, Bordj El Kiffan et Dergana. Au total, ce sont 38 stations prévues pour une population de 500 000 habitants. Lors des prochaines phases du projet, deux autres lignes sont programmées, l'une devant relier la place des Martyrs à Ain Bénian, l'autre Bir Mourad Rais à Chéraga.

Il faut savoir également que le tram n'est pas l'apanage d'Alger et sa banlieue. Plusieurs villes, à l'instar d'Oran, Constantine, Sétif, Batna, ou encore Sidi Belabbès pour ne citer que celles-là, vont aussi bénéficier d'un réseau de tramway. 

Fin de citation
Source El Watan Mustapha Benfodil
Le Pèlerin

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 23:59

L’Algérie, mieux que la Suisse

or algerien 

On a eu plus de 100 000 morts, des milliers de blessés et de handicapés, des milliers de disparus, une trentaine de milliards de dollars de dégâts matériels. Tous les Algériens ne l'ont pas oublié. C'était hier. Il y a bien sur l'autre plateau de la balance. A présent, on a deux petits satellites (qu'on n'osera pas qualifier de gadgets par respect pour nos scientifiques) dans l'espace, des usines de dessalement d'eau de mer, des autoroutes, des barrages et de l'eau dans les robinets, des bananes à longueur d'année, des céréales pour deux ans, n'est-ce pas M. le Dg de l'OAIC (?!), on a du pétrole, du gaz, de l'uranium, de l'or, on a des trains tout neufs et on a le plus grand centre commercial et de loisirs du Maghreb. Avec tout cela, et nous ne sommes pas heureux ! Voyez-vous ça ! C'est qu'on aurait préféré que ce centre commercial imaginé, construit et géré par des Suisses en Algérie, soit imaginé, construit et géré par des Algériens dans un pays dénommé Algérie, meilleur que la Suisse.

Que ce soit un pays où les portes et fenêtres ne soient pas doublées par des quintaux de ferronnerie sécuritaire, que les rues ne soient pas sales et puantes, alors ne parlons pas des toilettes publiques lorsqu'on en trouve. Ne parlons pas des toilettes de certains services publics, même celles de l'aéroport international d'Alger donné en gérance et qui, a-t-on constaté récemment, se sont algérianisées. Que ce soit un pays mieux que la Suisse où l'on est soucieux de la santé publique et où l'on cesse d'accepter que la limonade soit bourrée de sucre contrairement aux normes en vigueur dans les pays où santé publique a un sens. Même les multinationales de la «gazouze» nous fourguent du sucre alors qu'ailleurs elles respectent le taux bas de sucre qui leur est imposé. Continuons dans le désordre.

Que ce soit un pays où l'on nous explique pourquoi tous les Algériens n'ont pas droit à un crédit bancaire sans être importateur de naissance, car ce sont bien des fonds publics qui sont prêtés à ces Algériens improvisés importateurs qui, du jour au lendemain, deviennent des millionnaires. Que ce pays dénommé Algérie soit meilleur que la Suisse qui, que l'on sache, n'a jamais été le théâtre contemporain d'émeutes répétitives. Que les gens n'y meurent pas comme des mouches ; qu'on n'y trouve pas de terrorisme routier ni de terrorisme tout court. Que son parlement soit un vrai Parlement devant lequel le gouvernement rendrait des comptes et engagerait sa responsabilité. Qu'il y ait des compteurs au niveau des pipelines et des gazoducs, histoire de savoir ce qui sort du sous-sol.

Quelques bien-pensants repus nous diront qu'on ne peut pas tout avoir d'un coup. Ou que les Algériens ne sont pas mûrs pour la démocratie. Ou, tout bêtement, que tous ceux qui actuellement grognent, critiquent ou contestent se sont trompés de société. Hé bien, non! Mesdames et messieurs les bien-pensants repus, cette société, en cruel déficit de libertés démocratiques, rongée par «la salafia ilmiya» ou «salafisme scientifique», si vous préférez, ne mérite pas ce qui lui arrive. Elle mérite un pays meilleur que la Suisse.

Source L’Expression Oualid Ammar

Le Pèlerin

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 23:41

Toulouse - Savez-vous parler toulousain ?

claude-nougaro.jpg 

Chaque ville a son parler. À Toulouse, les touristes ont parfois l'impression de débarquer en terre étrangère. Un site internet a répertorié quelques termes locaux en un « vocabulaire toulousain de survie », mini guide précieux pour ne pas mourir pec (idiot). Toulouse, on se traite de con à peine qu'on se traite. Depuis que Nougaro a indiqué dans son « Ô Toulouse » qu'ici, même les mémés aiment la castagne (la chataigne en occitan, c'est-à-dire la bagarre), le parler toulousain a droit de cité dans toute la France. Des livres ont été consacrés au français parlé à Toulouse et même un dictionnaire régional (1). Ici, on parle de « poche » pour un sac en plastique, qu'on met dans la malle (pour le coffre de la voiture) quand on ramène les commissions (les courses). Avec peut-être quelques chocolatines (pains au chocolat), oreillettes (merveilles ou beignets) ou patanes (patates) au fond. Tout termine parfois dans la bedoucette (du nom du maire toulousain Bedouce qui a institué la poubelle dans la Ville rose comme le préfet de la Seine, Poubelle, à Paris). Un parler toulousain qui trouve ses racines dans l'occitan qu'on parlait (et qu'on parle encore dans les calendrettes et ailleurs, dans le métro toulousain notamment) de Clermont-Ferrand à Marseille et de Toulouse à Valence.

Une liste de mots sur internet...

Mais qui évolue aussi avec des mots plus modernes issus de l'anglais (comme destroï, détruit) ou de divers argots (comme biture, d'étymologie marine, ou gore, de l'anglais gory, du basque gorri ou de l'occitan orre). Le site internet occitanet.free.fr/tolosan a dressé une liste de mots de français parlé à Toulouse et uniquement à Toulouse, un « vocabulaire toulousain de survie » en quelque sorte. Petit exemple avec cette scénette que nous avons imaginée pour vous (pour la traduction voir ci-dessous) : « Eh Oh ! Jan-mi, il est tignous quand il tcharre. Avec sa sœur, la tataragne, qui arrête pas de bader les corneilles, ils vont me faire venir chèvre. Il arrête pas de me raconter des craques. L'autre jour, ce pec avait tellement la connerie qu'il m'a gavé, il s'est pris une bouffe, un cachou quoi, un patac, qui l'a ensuqué, et il s'est esplaterné. Il avait les yeux plein de bimbarolles. Pour se retaper, il s'est avalé un platras de pâtes, qu'est-ce qu'il a pu tchapper (gnaqué), avec quelques pichets. Il s'est pris une murge, avec le cagnas qu'il faisait, il a tchuqué comme une outre. Sa sœur, la pitchoune, quelle papatch, elle a voulu le porter à l'hôpital mais elle s'est empéguée le mur et elle a escagassé la voiture. Il avait la cagagne, le gafet ! ».

« Tous hilh de Sicre ? »

Claude Sicre, le pape d'Arnaud-Bernard, milite pour la défense de l'occitan comme l'une des centaines de langues du monde, « libres et égales entre elles » suivant la Déclaration universelle des droits des langues qu'il aimerait bien faire reconnaître. Il est aussi, avec son compère Ange B., un fier défenseur du parler toulousain qu'il intègre, mélangé d'expressions venues d'autres horizons (États-Unis, Brésil, rap) aux chansons des Fabulous Trobadors, des Fouteuses de Ouaï (encore un mot toulousain) ou des Bombes 2 Bal. Consulté, avec notre collaborateur l'écrivain Yves Rouquette, par le site occitanet pour dresser son mini-lexique, l'inventeur des repas de quartier et du Forum des langues, des duels de tchatche, du rapatois et de la Linha imaginot, a même dressé un hommage en chanson à l'accent, dont nous ne résistons pas à publier cet extrait : « Le tien c'est le tien et le mien c'est le mien, l'accent/Tu l'écoutes et vois qu'il est bien/Chacun au début possède le sien/Le français parlé par les Toulousains suit un certain destin/Le mien provient du languedocien/Il vient de loin et c'est un lien contemporain avec l'âge moyen/Ce qu'il devient nous appartient ».

Le chiffre : 10

mots> Pour dire «coup».à Toulouse, on aime vraiment la castagne, on bataille et on s'escane, on s'envoie bouffe, cachou, patac, pain, gnac, une branlée, on se passe une buffée (engueulée), et on en revient avec un cocard, destroï.

Les touristes n'y comprennent rien

Savez-vous ce que sont les cluques ? Le père de famille hésite : «Euh... des épinards? des clous ?» Les Bellier et leurs deux enfants viennent de Marquiou, dans le Nord-Pas-de Calais. «Pour désigner les lunettes, nous aurions dit des «lorgnettes».» Chaque région a ses petites perles idiomatiques. «Pour nous, une chocolatine, c'est une dragée enrobée de chocolat.» Monsieur et Madame Decroix, sont originaires de Verdun, la capitale du petit bonbon à l'amande. « Parler de chocolatine au lieu de pain au chocolat est une faute de français.» Et pourtant, le mot vient tout juste de faire son entrée dans les éditions 2011 des petits Larousse et Robert.

Source la dépêche du Midi

Le Pèlerin

 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 23:27

Algérie - Alger, un lieu, une histoire - Le Palais des raïs (Bastion 23)

le-bastion-23.jpg

 

En passant par le boulevard Amara-Rachid, impossible de rater ce monument historique séculaire : un complexe de trois magnifiques palais et des maisons plus modestes appelées «maisons des pêcheurs».

Le Bastion 23, ou Palais des raïs, est un monument historique témoin de la Régence turque. Situé sur le front de mer, entre la place des Martyrs et Bab El-Oued, il a miraculeusement échappé à la démolition entreprise par l’administration coloniale française dans les années 1930. Parmi les plans de réaménagement prévus dans ce quartier, figurait la construction, sur ce terrain d’assiette, une fois le Bastion 23 rasé, d’un casino dont les plans ont été dessinés par l’architecte français Redon. Jouxtant l’amirauté et descendant en pente vers la mer, le Bastion 23 est constitué de trois palais et d’une dizaine de maisons de pêcheurs. Les palais de style mauresque appartenaient à des raïs de la flotte algérienne.

Bordj-Ezzoubia

Au départ, l’emplacement était celui d’un fort de défense connu sous le nom de Bordj-Ezzoubia (fort des ordures) à cause de la présence d’un dépôt d’immondices. Ce fort a été construit en 1576 sur ordre de Ramdhan et Mustapha Pacha. Par la suite, il fut transformé en quartier d’habitation, mais il garda des batteries de canon à l’ouest de la forteresse de l’Amirauté.

Palais des raïs

Agencées de manière harmonieuse, les maisons des pêcheurs sont de petits palais d’un style architectural traditionnel. Outre le palais n°23 qui se distingue par son «Sabbat el-hout» (Ruelle du poisson) à l’architecture originale, le palais n°17 force l’admiration par la richesse de ses décorations artistiques ainsi que sa vue imprenable sur la mer et le port. Quant au palais n°18, il fut bâti en 1750 par raïs Arnout Mami et achevé en 1798 par le dey Baba Mustapha. Ce palais servit de résidence au consul des Etats-Unis d’Amérique. Entre 1856 et 1861, c’est le duc d’Aumale qui y habite, puis ce palais abrita la bibliothèque municipale et le Musée d’Alger. Durant la période coloniale française, ces trois palais servirent de résidence à des officiers français.

Réhabilitation

Au début des années 1990, ce complexe d’habitation a connu des travaux de restauration et de réhabilitation réalisés par une équipe italienne assistée par de jeunes architectes algériens. Doté de salles de conférences, bibliothèque et salles d’exposition, le Bastion 23 est consacré aujourd’hui aux activités culturelles.

Source Le Soir d’Algérie Sabrinal sabrinal_lesoir@yahoo.fr

Le Pèlerin

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 23:23

Algérie - Les Algériens courtisés: La Tunisie lance le tourisme du Ramadhan

carthage3.jpg

  Carthage

 

La Tunisie craint un effondrement de ses recettes touristiques, le pic de la saison estivale coïncidant cette année avec le début du Ramadan.

Ce pays a dès lors pris une salve de mesures pour sauver la saison touristique. Objectif phare: attirer la clientèle algérienne et libyenne réputée comme un potentiel gisement pourvoyeur de devises.

Pour booster son tourisme pendant le Ramadhan, le ministère tunisien du Tourisme a concocté un plan de sauvetage de la saison touristique, rapportent les médias tunisiens.

Parmi les dispositions prises, toute une panoplie de décisions est destinée à encourager le tourisme maghrébin. Première recommandation: les services hôteliers sont appelés à s'adapter aux besoins spécifiques des touristes pendant le Ramadan. Le transport public et privé sera assuré dans les zones touristiques jusqu'à l'aube, dans le but de faciliter les déplacements vers les monuments historiques et les festivals mais aussi vers les mosquées. Des tentes seront installées au sein des établissements hôteliers pour accueillir les iftars de rupture du jeûne. Pour les touristes maghrébins, les hôteliers ont prévu d'autres prestations adaptées. Outre des buffets spéciaux, sont aussi prévus des spectacles nocturnes animés par des troupes traditionnelles et même des animations ramadhaniennes telles les «bouqalate», prisées par les touristes algériens. Il faut dire que ce plan n'est pas fortuit.

L'année 2009 a été en effet sauvée par les touristes maghrébins. Les Algériens et les Libyens ont atténué l'impact de la crise économique et financière internationale sur le tourisme tunisien.

En 2009, le total des entrées touristiques en Tunisie a régressé de 2,1% (6.901.406 contre 7.048.999 en 2008), avec une chute des entrées des Européens de 8,8%. En revanche, les entrées maghrébines ont progressé de 7,9% (2.999.100 personnes), selon le portail tunisien BabNet, 40% des touristes sont des Libyens et des Algériens. Un responsable du tourisme dans la ville historique de Kairouan affirme qu' «environ 76 000 Algériens ont passé le Ramadan en Tunisie; et que 80% d'entre eux se trouvaient à Kairouan où ils ont accompli la prière des Tarawih dans l'ancienne mosquée Oqba Ben Nafe». «Les visiteurs européens ont un préjugé sur le tourisme au cours du Ramadan», soutient Mohamed Berguaoui, spécialiste du tourisme, cité dans la presse tunisienne. «La majorité croit que les magasins sont fermés. Mais ceci est faux. Les services publics et les magasins sont bel et bien ouverts». Les services du tourisme mettent en avant «l'attractivité des médinas où les touristes pourront s'imprégner des traditions tunisiennes pendant le mois sacré».

Pour attirer les visiteurs pendant le Ramadan, le ministère tunisien du Tourisme table sur les soirées musicales, ouverture des boutiques et des restaurants, mise à disposition de voitures de location dans les lieux fréquentés par les touristes, mise en place de navettes en circulation entre les hôtels et les mosquées pour les prières des Tarawih.

Un magazine consacré au tourisme en Tunisie suggère de mettre en valeur les attractions religieuses. «Pourquoi ne pas inviter les touristes non-musulmans au jeûne, même pour un seul jour ? Pourquoi ne pas encourager les Tunisiens à accueillir ces visiteurs dans leurs foyers pour qu'ils en apprennent davantage sur notre culture, nos traditions culinaires durant ce mois ? C'est là l'essence du dialogue culturel», soutient un des éditorialistes.

Le tourisme est le secteur le plus grand générateur de devises dans le pays, représentant environ 7% du PIB et génère près de 400 000 emplois directs.

Source Le Quotidien d’Oran Amine L.

Le Pèlerin

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 23:20

Humour – Pauvres diables… !!!

Monnaie canadienne (2)

 Un homme va acheter un jouet à sa fille et demande à la vendeuse :

Combien coûte la Barbie de votre vitrine ?

D'un air condescendant, la vendeuse lui répond :

- Laquelle ?

- Nous avons :

- Barbie au fitness pour 19,95 euros,

- Barbie joue au volley Ball, pour 19,95 euros,

- Barbie fait des courses, pour 19,95 euros,

- Barbie va au travail, pour 19,95 euros,

- Barbie va danser, pour 19,95 euros,

- Barbie divorcée, pour 265,95 euros.

Tout étonné, l'homme demande:

- Pourquoi la Barbie divorcée vaut-elle 265,95 euros alors que toutes les autres ne valent que 19,95 euros pièce?

La vendeuse, avec un air d'autosuffisance, lui répond:

- Monsieur, la Barbie divorcée est vendue avec:

- La voiture de Ken,

- La maison de Ken,

- Le bateau de Ken,

- Les meubles de Ken,

- L'ordinateur de Ken,

- Et un ami de Ken...

.......... Quelle salope cette Barbie...... !!!

Le Pèlerin

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 23:20

La conquête de l’Algérie a commencé un 14 juin 1830… par une nuit sans lune !....

conquete-algerie.jpg

 

En 1827, le consul français Deval, lors d’une énième audience officielle consacrée au règlement des créances dues par la France à l’Algérie, va provoquer le Dey Hussein. Ce dernier, après plusieurs rappels restés sans suite, s’était plaint directement à Charles X de ce que son gouvernement tardait à s’acquitter de ses dettes.

N’ayant reçu aucune réponse, le Dey en fit la remarque au consul qui lui répondit sur un ton hautain que le Roi de France ne pouvait, sans compromettre sa dignité, correspondre avec un chef de pirates et de barbares. Offensé, le Dey, en colère fit un geste malencontreux envers le consul, de la main qui tenait un éventail en plumes de paon. Prenant la mouche, M. Deval quitte Alger pour Paris. M. de Villèle, chef du gouvernement va, pour soi-disant venger une « insulte » faite à son consul, donner le signal de la guerre. Une escadre est envoyée pour y faire le blocus d’Alger sans résultat. Elle perdra l’un de ses plus grands chefs, l’amiral Collet.

En France, la Restauration était arrivée au bout du rouleau. Le ministère de Polignac fait face à une violente impopularité, et dans l’espoir de détourner l’attention publique française des affaires intérieures, il va déployer la plus grande activité pour préparer l’expédition contre Alger sous prétexte de venger l’affront reçu, de défendre la dignité nationale, l’honneur du pavillon et les intérêts du commerce français. Busnach et Bacri, banquiers de la Régence d’Alger, avaient fait, de 1793 à 1798, pour les armées françaises d’Italie et pour l’expédition d’Egypte, des approvisionnements pour un montant évalué en 1816 à 14 milliards de francs, réduit par la convention du 28 octobre 1819 à 7 milliards… et jamais honoré. Le montant des anciennes dettes commerciales et financières françaises envers l’Algérie s’élèverait sans les intérêts, en 1975, à 350 milliards de francs (1).

Napoléon Bonaparte avait déjà pensé monter une expédition contre Alger. Le 18 avril 1808, il écrivait de Bayonne à son ministre de la Marine : « Monsieur Decrès, méditez l’expédition d’Alger ». C’est ainsi que Vincent Yves Boutin, chef de bataillon du génie « homme de tact et de talent, un peu officier de marine, un peu ingénieur de terre », surtout espion, allait, du 9 mai au 18 septembre 1808, se rendre en civil en Algérie et établir un rapport de trente-neuf pages avec treize dessins dans lequel il concluait de façon formelle que c’était à Sidi Ferruch que devrait avoir lieu le débarquement du corps expéditionnaire.

Saisissant le prétexte du « coup d’éventail », le duc de Clermont Tonnerre, ministre de la Guerre de Charles X, va exhumer le rapport Boutin et les préparatifs de l’expédition vont durer trois ans ! Le 27 avril 1830 arrive à Toulon le général de Bourmont à qui fut confié le commandement de l’expédition. Il assiste à plusieurs répétitions de débarquement et le 18 mai, la veille de l’embarquement, il adresse à l’armée son premier ordre du jour « …la cause de la France est celle de l’Humanité ».

En fait, le véritable but de l’expédition, ordonnée par Charles X et camouflé sous le fallacieux prétexte de « préserver à jamais l’Europe du triple fléau de l’esclavage des chrétiens, de la piraterie et le l’exigence pécuniaire des deys », était de permettre à la France de ne pas payer ses dettes et de faire main basse sur le trésor d’Alger… et sur l’Algérie. La flotte française n’appareillera que le 25 mai de Toulon et les 26 et 27 mai des îles d’Hyère pour rallier d’abord Palma, ensuite Sidi Ferruch. Cette flotte comprenait 11 vaisseaux, 24 frégates, 14 corvettes, 25 bricks, 9 galabres, 8 bombardes, 4 goëlettes, 7 bateaux à vapeur… en tout 100 bâtiments de guerre et 357 transports dont 238 étrangers pour 37 573 hommes, 112 canons, 5 000 000 de cartouches, 556 voitures d’artillerie, d’affûts et même une imprimerie qui servira à imprimer le 25 juin 1830 le premier journal colonial, L’Estafette d’Alger.

Le 13 juin, jour de la fête Dieu, l’armada française mouille dans la baie de Sidi Ferruch. Le 14 juin 1830 à 3 h du matin par une nuit sans lune, le général Berthezène débarque ses troupes. Personne en face pour les accueillir. Ce qui fit dire à ce général : « L’ignorance et l’incurie de l’ennemi nous servirent au-delà de toute espérance… deux ou trois mille bons tireurs, appuyés de quelques pièces nous eût fait éprouver des pertes considérables … qui peut dire alors ce que serait devenue l’expédition ? »

A sept heures du soir, trente-deux mille envahisseurs foulent le sol algérien. Le commandement des troupes algériennes avait été confié par le Dey Hussein à l’un de ses proches, l’Agha Ibrahim qui s’avéra d’une incompétence totale et qui, d’ailleurs, désertera le champ de bataille. La résistance va plus ou moins s’organiser et les combats vont opposer les deux armées le 19 juin à Staouéli, le 24 à Sidi Khalef et le 28 à Sidi Abderrahmane Bou Naga. Harcelées, les troupes françaises mieux équipées mettront 21 jours pour parvenir au fort Sultan Khalassi au fort de l’Empereur, en référence à Charles Quint qui avait conduit l’expédition de 1541 qui tourna au désastre.

Le 4 juillet, dès quatre heures du matin, toutes les batteries françaises terrestres et maritimes déverseront un déluge de boulets et d’obus sur les forts l’Empereur, Bab Azzoun et La Casbah. Craignant plus pour sa personne, les siens et ses biens, le Dey Hussein va capituler. Les conditions de la reddition seront négociées par Hassen Ben Othmane Khodja et Ahmed Bouderbah qui avait longtemps vécu à Marseille et qui présidera le premier conseil municipal d’Alger. La convention entre le général en chef de l’armée française et s. a. le Dey d’Alger stipulait que :

1)- Le fort de La Casbah, tous les autres forts qui dépendent d’Alger, et les portes de la ville seront remis aux troupes françaises ce matin à dix heures.

2)- Le général de l’armée française s’engage envers s. a. le Dey d’Alger à lui laisser la libre possession de toutes ses richesses personnelles.

3)- Le Dey sera libre de se retirer avec sa famille et ses richesses, dans le lieu qu’il fixera et tant qu’il restera à Alger, il sera lui et toute sa famille sous la protection du général en chef de l’armée française ; une garde garantira la sûreté de sa personne et celle de sa famille.

4)- Le général en chef assure à tous les membres de la milice les mêmes avantages et la même protection.

5)- L’exercice de la religion mahométane restera libre ; la liberté de toutes les classes d’habitants, leur religion, leurs propriétés, leur commerce et leur industrie ne recevront aucune atteinte ; leurs femmes seront respectées ; le général en chef en prend l’engagement sur l’honneur.

6)- L’échange de cette convention sera fait avant dix heures du matin, et les troupes françaises entreront aussitôt après dans La Casbah et s’établiront dans les forts de la ville et de la Marine. Lorsque la nouvelle de la prise d’Alger parviendra à Charles X, ce dernier se rendra à la cathédrale de Notre Dame à Paris pour « remercier Dieu et lui rendre grâce de la grande victoire remportée par la Chrétienté sur l’Islam ».

Cette convention ne sera jamais respectée par les Français, elle sera bafouée avant l’entrée de de Bourmont dans Alger le 5 juillet 1830 après 12 heures. Plusieurs officiers et leurs hommes entrèrent avant 10 heures dans Alger par Bab Djedid (Porte Neuve) et Bab Bhar (Porte de la Marine). Un pillage et une mise à sac d’Alger vont s’en suivre. E. Pelissier de Reynaud rapportera que : « Jamais peut-être une occupation ne s’est faite avec autant de désordre administratif que celle d’Alger même dans les siècles les plus barbares. Les hordes du Nord qui s’arrachèrent les débris de l’Empire romain se conduisirent avec plus de sagesse et de raison... ce qui était d’autant plus choquant que la ville d’Alger était peut-être le point du globe où la police était le mieux faite. Les vols naguère presque inconnus se multiplièrent dans des proportions effrayantes et les indigènes en furent encore plus souvent les victimes. Le général Loverdo... a tellement pillé que six mulets ont été chargés de ses vols » (lettre d’Aubry de Bailleul au journaliste Augustin Jal).

Le général de Bourmont, entré après 12 heures, se préoccupera davantage du trésor de la Régence. Une commission de trois membres, formée de l’intendant en chef Denniée, du payeur général Firino et du chef d’état-major, commandant la place d’Alger, le général Tholozé, était chargée de faire l’inventaire du trésor. « Les portes de l’hôtel des Monnaies qu’on ne songera à occuper qu’au bout de deux ou trois jours se trouvèrent enfoncées ; toutes les valeurs avait été enlevées... » Ce qui restait du trésor fut pesé et non compté. Le poids d’un million en or équivalait à 666 livres et le poids d’un million en argent à 10 000 livres, l’inventaire des fonds aurait été estimé à 47 millions de francs (180 millions selon le capitaine de frégate Matterer), indépendamment de la prise de 1500 canons, de 12 bâtiments navals, d’immeubles considérables et de la mise à sac de la ville jamais évaluée.

Quant à l’expédition, elle avait été estimée à 25 millions de francs ! Le trésor fut chargé sur 5 navires : l’or sur le Marengo et le Duquesne, l’argent sur le Scipion, le Nestor et la Vénus. L’officier-interprète t. i. Urbain, dans son Histoire de l’Algérie écrira que : « Les édifices publics, les riches villas des environs d’Alger furent saccagés par les soldats qui détruisaient pour le plaisir de détruire.... sans que les chefs opposent la moindre résistance à ce vandalisme ». L’intendant Raynal évoquant les Algérois, « ces prétendus barbares », rapporte un fait qui lui paraît décisif en faveur de l’opinion qu’il a conscience de la civilisation des Maures. « Il existe, écrit-il, à Alger un grand nombre d’écoles où l’on suit un mode d’instruction fort analogue à notre enseignement mutuel. Elles sont fréquentées par tous les enfants maures ou koulouglis, et je ne crois pas trop m’avancer en affirmant que l’instruction est plus répandue dans cet ancien repaire de pirates que dans beaucoup de villes de France. » Alger comptait à la veille de l’occupation française plus de trente mille habitants.

En juin 1731, le philosophe géodésien et naturaliste La Condamine écrit qu’« Alger est une ville fort peuplée, les rues y fourmillent de monde... Il y a à Alger des lieux de commodités, et on ne jette pas comme à Toulon les ordures dans les rues... » A propos de la sécurité, il ajoute : « On m’avait assuré que mes instruments n’y couraient aucun risque et qu’il était inouï qu’on y volât dans les maisons... Effectivement, toutes mes affaires sont restées à la discrétion des voisins et on n’a touché à rien. La promptitude, la sévérité et le peu de formalité de la justice procurent cette sécurité. »Une question nous taraude aujourd’hui l’esprit : l’Algérie est-elle en droit de réclamer à la France le remboursement de ses dettes d’avant 1830 et la restitution du trésor d’Alger ?

Y. F. : Fondateur d’Algérie Actualité, Auteur de Doulce France, ed. Dahlab1) Dufour, France-pays arabes. Avril 1975.

Source El Watan  Youcef Ferhi

Le Pèlerin

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