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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 06:44

Algérie - L’indice de bonheur

supporters algeriens

Les chiffres, à part ceux qui concernent les ressources de l’Etat, ne sont pas très bons. D’accord, mais l’Algérien est-il heureux ? Comment juger l’état d’un peuple ? Au nombre de harraga ou de demandes de visa ? Au nombre de suicides ou d’histoires d’amour ? Au nombre d’espaces de détente, de loisirs ou de prisons ? Pour les statisticiens, l’indice de bonheur n’est pas une donnée subjective ; il est traité sur un classement rationnel dans lequel l’Algérie n’est hélas, une fois de plus, pas bien placée. Mais peut-on trouver d’autres éléments d’appréciation étant donné que l’Algérien, secret, méfiant et superstitieux par nature, est capable de faire semblant d’être malheureux juste pour tromper les statisticiens, l’inspecteur des impôts et l’ensemble de ses voisins ? Quelques indices : les mariages sont en hausse, tout comme le nombre de billets d’avion vendus.

Il y a de l’eau, un peu, du soleil, un peu trop, le train Oran-Béchar est en service et l’autoroute Est-Ouest est bientôt terminée. Mais doit-on être heureux qu’un ministre des autoroutes construise des autoroutes ? Apparemment oui, cela aurait pu être pire ; un ministre de l’Intérieur pourrait ne pas s’intéresser à l’intérieur mais à ses avoirs à l’extérieur. Sauf que le fatalisme national, qui consiste à accepter tous les malheurs pour un hypothétique bonheur après la mort, fausse encore le calcul. Les statisticiens algériens sont malheureux, oui, mais les gouvernants, qui sont aussi algériens même si certains en doutent, sont-ils heureux ? Là, il y a déjà moins de doute. Ils sont riches, leurs enfants sont à l’étranger, ils ont de jolies maîtresses et de belles plages, ils viennent de prendre des vacances et vivent mieux que les gouvernants du monde, puisqu’ils ont l’impunité et ne dépriment pas, ni ne sont remis en cause quand ils font des erreurs. Un slogan pour l’été alors : Etat jouissif, peuple dépressif.

Source El Watan Chawki Amari

Le Pèlerin

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 23:46

Algérie - Achats, plongée, musique...Les nuits d’Alger s’animent

Algerie-attentat.jpg

 

Les premières soirées du mois de ramadan n'étaient pas mouvementées comme c'est le cas ces jours-ci où les rues ne désemplissent pas jusqu'à des heures tardives de la nuit.

Au cours de la première quinzaine du mois sacré, les rues d'Alger étaient presque désertes. A l’exception de quelques moments après les prières surérogatoires (tarawih) où les gens sortaient pour s'offrir des virées plus ou moins brèves, le restant de la soirée était souvent marqué par un calme effrayant bien que la saison soit propice aux veillées tardives. Une ambiance à laquelle les Algérois ont fini par s’habituer voilà déjà plusieurs années.
Les familles ont gardé le régime de l'avant-ramadan, pensent certains, où magasins et commerces baissaient rideau tôt, vers 20h. Les commerçants interrogés sur le manque d’afflux cette année ne s’en étonnent d’ailleurs pas. Ils affirment au contraire que ce sont là les habitudes de la plupart des Algérois au cours du mois sacré.
Les premières semaines sont éprouvantes physiquement et la plupart des jeûneurs n’ont plus alors ni la force ni le courage de sortir se balader ou s’attabler, estiment-ils.
A la mi-ramadan, au grand bonheur des enfants et des commerçants, la tendance s’inverse. Des familles entières envahissent les rues et boulevards d’Alger, Larbi-Ben-M'hidi, Didouche-Mourad, Hassiba-Ben-Bouali où encore du côté de Bab El-Oued, 1er-Mai et Belcourt, à la recherche de moments de détente ou tout simplement pour acheter de nouveaux habits pour les petits comme il est de tradition dans notre pays. Une virée dans certains quartiers et localités de la capitale suffit pour noter que le climat annonce une soirée mouvementée. 21h. Cafés et boutiques sont ouverts, des marchands de jouets étalent leurs produits à même le sol, sur les trottoirs, comme des filets destinés à accrocher les plus indifférents des enfants qui accompagnent leurs parents. Il faut dire que ces jeunes «commerçants » d’un nouveau genre ne manquent pas de flair et savent exactement comment pêcher leurs clients. En début de soirée déjà, ils sont sollicités les premières familles à avoir pointé le nez dehors.
A petits pas, nous poursuivons notre chemin vers Meissonnier avant de descendre vers Hassiba pour atteindre la place du 1er-Mai à 22h 40. Tout ce temps-là pour un si court chemin. Notre évolution a souvent été entravée par d’impressionnantes foules humaines qui longeaient les trottoirs après la prière des tarawih profitant certainement de la fraîcheur du soir après une journée caniculaire. Après une escale imposée par le spectacle offert par le jet d'eau pénétrant la lumière au rond-point, notre balade a continué du côté de Belcourt.
23h. C’est à s’y méprendre. On se croirait le jour. Des étals bordent les rues, de la vente à la criée… toute une animation générée par des dizaines de familles qui effectuent leurs achats, chacune en fonction de ses moyens.

La sécurité au rendez-vous
Durant nos virées nocturnes, que ce soit au niveau d'Alger-centre où dans les autres localités que nous avons visitées, nous avons noté une présence massive des services de sécurité. En plus des barrages fixes, des policiers et gendarmes investissent les rues dès la rupture du jeûne.
«La présence des policiers est toujours rassurante pour les familles que nous sommes, d'autant que parfois de jeunes malfrats sont là à guetter le moindre oubli pour chopper un sac ou voler un portefeuille», estime une grand-mère rencontrée à la place du 1er-Mai. C'est un sentiment que partagent de nombreux Algérois.
Yacine, un jeune de 27 ans, rencontré dans un café à Staouéli, se dit rassuré, après qu'une brigade spéciale de la police ait effectué une descente nocturne au niveau du boulevard Gaci Ammar. Les cafés s'y trouvant sont passés au peigne fin par des éléments de la police accompagnés de leurs chefs respectifs et qui procèdent au contrôle d'identité de plusieurs personnes. «Je n'éprouve aucune gêne quant à de telles opérations.
Au contraire, cela me rassure en tant que citoyen de circuler sans crainte d'être agressé ou devenir victime d’un quelconque attentat terroriste», admet ce jeune venu de Tizi-Ouzou pour passer quelques jours chez ces cousins. Effectivement, le maillage sécuritaire renforcé à la veille du mois de ramadan a aidé grandement dans la lutte antiterroriste, et à instaurer un climat de sécurité.

En bord de mer, une détente bien méritée
Compensation n Après le f'tour, des centaines de familles se rendent à la plage pour se rafraîchir surtout durant ces derniers jours où le mercure a atteint des pics insupportables.

Avec cette canicule de ce mois d'août et depuis le début du ramadan, les plages d’Alger connaissent une grande affluence de visiteurs en quête de distraction et de fraîcheur.
La ruée des familles vers la Grande Bleue ne manque pas de créer une atmosphère festive. Pieds dans l'eau, en foulant le sable ou sur les terrasses des cafés, les familles algéroises et celles des wilayas limitrophes profitent pleinement de la fraîcheur du soir.
Les clients, qui font le plein chaque soir, en majorité des jeunes, sont attirés par la fraîcheur de la mer et la musique populaire qui fuse des cafés. Les nuits du ramadan leur donnent l'occasion de passer du bon temps avec leurs amis. Hors de la ville, le nombre de personnes se promenant en voiture est également en forte augmentation.
A l'Est comme à l'Ouest de la capitale, c’est la même ambiance. Les cités balnéaires renouent avec le bruit et les sonorités dès les premières heures après le f'tour. Pour notre troisième soirée, nous avons opté pour l'Ouest d'Alger.
Il est 22h. Staouéli semble profiter pleinement de ces soirées exceptionnelles du ramadan. Son principal boulevard, Gaci-Ammar, fourmille de monde de tout âge et parfois plusieurs nationalités. Ce soir, ce boulevard est fermé aux automobilistes. On apprend qu’il sera désormais une rue piétonnière. Des terrasses occupées au dernier carré, où amis, familles et jeunes couples dégustent glaces et boissons rafraîchissantes, à l'image de cette famille venue d'El Karia, une localité avoisinante.
«Depuis le début du mois de ramadan, nous y prenons place pour nous rafraîchir la gorge, un moment ensuite nous allons au restaurant d'à côté pour prendre quelques brochettes de viande. Ce n'est que vers une 1h du matin que nous rentrons», déclare Khadidja, maman.
A quelques kilomètres, Sidi Fredj affiche un climat festif. Il est 22h50, des dizaines de familles occupent déjà une grande partie de la plage, tandis que des baigneurs plongent sans hésitation. «La mer n'est pas agitée, tant mieux on va en profiter pour se rafraîchir», annonce un jeune homme, vite rattrapé par sa compagne qui lui rappelle la nécessité de se reposer pour mieux digérer le f'tour.
Du côté du port de plaisance, des familles longent le quai tandis que d'autres, assises, savourent des délices apportés de la maison tout en sirotant du thé servi par des marchands qui s'y trouvent. «Une telle fraîcheur, ça se mérite après la chaleur suffocante de la journée», nous lance el hadja Ouardia, assise à côté de son fils et ses deux filles. «Si aucune visite familiale n'es programmée, nous venons ici pour ne rentrer qu'à une heure tardive de la soirée», précise-t-elle.
Au moment où nous quittions les lieux, une centaine de familles s'y trouvaient encore alors que des dizaines de voitures prises dans un interminable bouchon attendent de rejoindre le parking....

Chacun en fonction de ses moyens

Si certaines familles peuvent se permettre des soirées dans endroits chics de la capitale, d'autres n'ont d’autre choix que d'occuper l'une des places publiques ou carrément rester chez elles. A l'intérieur de sa voiture, un couple et ses deux enfants s'apprêtent à passer leur soirée dans un hôtel de luxe du côté de Sidi Fredj. «C'est notre destination chaque week-end, c'est ici qu'ont se ressource», nous déclare le chef de famille. Sur le prix que leur coûte une telle veillée, une réponse gênée : «Vous savez, cela dépend de nos consommations mais, en moyenne, ça tourne autour de 5 000 DA.» Une somme qui représente un véritable budget pour une autre famille. Belkacem, un homme d'un certain âge, gardien dans une entreprise privée, confie que sa famille passe une seule soirée à l’extérieur chaque semaine. «Une sortie nocturne demande des dépenses alors qu'avec la cherté de la vie, mon salaire arrive à peine à suffire à toute la famille», a-t-il expliqué. Ils sont nombreux ces chefs de famille qui se limitent ou renoncent carrément aux virées nocturnes durant ce mois sacré. Abdelkrim, 42 ans, accompagné de sa femme et leurs trois enfants, nous avoue que c'était leur première sortie depuis le début du mois de jeûne. «Nous sommes sortis juste pour acheter des vêtements et autres besoins pour les enfants à l'occasion de l’approche de l'Aïd et de la rentrée scolaire, sinon, on reste chez nous… Il y a trop de dépenses dehors.»

Une aubaine pour les vendeurs de glaces

La coïncidence du mois de ramadan avec la saison des fortes chaleurs a poussé des familles algéroises à sortir pour fuir l'étouffante chaleur qui sévit dans les foyers. Des sorties qui n'ont pas manqué de faire des heureux parmi les vendeurs du consommable rafraîchissant, notamment les vendeurs de glaces qui font de bonnes recettes. Cornets, boîtes, esquimaux et coupes, tout se vend en cette période de canicule. Les frigos sont installés à même les trottoirs et après le f’tour, ils deviennent comme des aimants attirant le maximum de monde à la recherche de rafraîchissements. Le nombre de consommations a doublé, selon certains vendeurs. Ce qui renseigne sur l'engouement des veilleurs du ramadan pour ces produits. Partout, où nous sommes allés, la même scène s’offrait à nous. Des vendeurs de glace pris d'assaut. «Je vous assure que je prends largement cinq glaces chaque soir depuis le début de ramadan…», avouent certains. «Il fait tellement chaud la journée...», reconnaît une jeune fille qui presse le serveur de prendre sa commande

Honneur aux enfants
Conjoncture n La rentrée scolaire qui interviendra juste après la fête de l'Aïd a poussé de nombreux parents à faire, le soir, les achats nécessaires à leur progéniture.

Au 15e jour du ramadan, nous effectuons une autre virée nocturne, motorisée, qui nous mène cette fois-ci du côté de Kouba.
21h30. Nous arrivons à la place de l'APC de Kouba : des enfants y jouent au football, des hommes de différents âges occupent des bancs sur le bas-côté discutant de tout et de rien. Quelque temps plus tard, nous laissons cette place à ses habitués pour gagner la place La Croix. Une fois sur les lieux, une image saisissante s'offre à nos yeux : une marée humaine se déplaçant dans tous les sens débordant des trottoirs et bloquant carrément la circulation. Prises d'assaut, des boutiques d'habillement pour enfants qui, faute d'espace, refoulent carrément leurs clients. Devant l'une de ses boutiques, une chaîne humaine s'est formée.
Notre curiosité nous invite à y pénétrer. Après le parcours du combattant pour y accéder, nous arrivons à attirer l’attention d’un des nombreux vendeurs submergés de travail. Bien que déjà sollicité par une dizaine de ses clients, Farid prend le temps de s’occuper de nous et demande à son collègue de le seconder pour quelques minutes. «C'est un monde fou ! Chaque jour, c'est la pression ! A partir de 21h, des milliers de personnes visitent notre magasin», a-t-il fait observer.
La boutique pour laquelle travaille Farid est la plus sollicitée dans le secteur et ce, en raison de la «bonne qualité de nos produits, qui sont exclusivement d'importation, et des bons prix que nous pratiquons». «Des milliers de visiteurs par jour, mais seulement quelques centaines passent à la caisse et malgré cela notre boutique demeure la plus demandée dans les environs», s'est-il réjoui.
A notre demande sur le chiffre d'affaires durant ce mois de ramadan, Farid, sans déroger à la règle, ne souffle aucun chiffre même pas approximatif. Il se contente d’affirmer que les affaires vont bien, «essentiellement depuis le début de la deuxième semaine du ramadan», a-t-il souligné.
La sainte Kouba ne perd pas d'un iota son ambiance qui, selon les Koubis, se prolonge jusqu'à des heures tardives de la nuit. Nous nous rendons ensuite à Belcourt, où la même ambiance nous attend. De Hassiba à la place des Martyrs, comme dans le reste de la capitale, des parents en compagnie de leurs enfants procèdent à des achats dans les rues marchandes où certaines boutiques affichent des soldes allant jusqu'à 70%, des jouets comme le veut la tradition et aussi des vêtements qui porteront pour la double occasion de l'Aïd et de la rentrée scolaire.

Café El Bahdja - Entre musique chaâbie et air marin

Fête n Une heure à peine après la rupture du jeûne, les gens s'attablent déjà sur la terrasse du café, tandis qu'à l'intérieur aâmi Rabah s’affaire aux derniers préparatifs pour accueillir la troupe musicale.

Au café El Bahdja, c'est comme un rituel qui se pratique chaque soir en ce mois de ramadan et ce, depuis la conversion de ce commerce en café «chantant» en 2004. Appelé également par les habitants de Bab El-Oued «café du chaâbi», ce lieu est d'une symbolique à l'origine lointaine. Avec un sourire accueillant : «Saha f'tourkoum ! Soyez les bienvenus !» nous a lancé aami Rabah. Assis autour d'une table dans la terrasse, le quinquagénaire aux cheveux blancs nous propose de commander quelque chose. Notre choix s’est porté unanimement sur du thé, boisson incontournable pour savourer une «qaâda» digne d'une époque révolue. Il appela alors son frère pour lui transmettre la commande avant d'inviter un homme d'un certain âge à rejoindre notre table et dont nous apprendrons le rôle dans les minutes qui suivent. C'est le non moins Omar Boudjemia, un ancien élève du regretté chantre de la chanson chaâbie, El Hadj Mohamed El Anka. Il prend vite la parole pour nous dire que l'initiative de la création remontait à l'époque du père des frères Assas, Abdelkader Assas, qui gérait ce café et qui voulait, alors, «ressusciter les traditionnelles soirées chaâbies dans les cafés maures de la capitale».
Selon leurs explications, l'histoire qui lie le café El Bahdja au chaâbi est très ancienne et remonterait à bien avant l'Indépendance. De grandes figures de la chanson chaâbie, à l'instar de Hadj Menouar, Guerrouabi, El-Hasnaoui, Chaou, Aziwez Rais et la liste est encore longue, sont passées par là.
Le chaâbi, un genre musical traditionnel, ancré dans la mémoire collective de la société algérienne tient toujours une place un peu particulière ici à Bab El-Oued. «Ici, comme le dit si bien un mélomane, durant le ramadan les gens de tous les âges respirent le chaâbi».
«Pour ce ramadan, chaque nuit, on invite un artiste, un cheikh, pour animer une soirée musicale», annonce aami Rabah. «Aujourd'hui, tous les nostalgiques s'y retrouvent», renchérit Boudjemia. 23h environ. Le son de la mandole commence à retentir, brisant le bruit des voitures qui passent. Ce soir, c'est Hamid El Aïdaoui qui bercera deux ou trois heures durant les dizaines d'âmes qui s'y trouvent.
Le chanteur ouvre la soirée avec les Masrafat, puis enchaîne avec le kacid Ya el ouahdani (Eh toi, solitaire !), pour terminer avec du M'khiles avec Idh Kounta Aâchiq (Si tu es amoureux ) avant de prendre une pause sous les applaudissements de l'assistance. Pour le restant de la soirée, «c'est l'humeur du public qui commandera de ce que nous allons jouer», nous dira Hamid avant d'expliquer que certaines personnes demandent des chansonnettes qui offrent un rythme dansant, c'est d'ailleurs ce qui se passera après la pause. Le chanteur a repris avec une chansonnette qui a drainé des vieux et des jeunes sur la «piste de danse». C'est sur cette note festive que nous quittons, bien malgré nous, cet espace convivial qui ne manquera certainement pas d'enchanter ses hôtes durant les soirées qui nous séparent de l'Aïd.

Source Horizons Mohamed Mahdjane

Le Pèlerin

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 23:45

Production d’huile d’olive : L’Algérie ambitionne d’investir le marché international

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Les autorités algériennes ambitionnent de porter à 500.000 hectares d’ici à 2014 la surface consacrée à la culture de l’olivier. Le secteur est déjà en pleine expansion puisque la superficie consacrée à l’olivier est passée de 165.000 hectares en 2000 à 300.000 aujourd’hui, ce qui représente un tiers de la superficie arboricole.
Cette croissance a permis de passer de 100 plants à l’hectare en 2000 à 400 en 2008. Avec plus de 32 millions d’oliviers répartis sur 100.000 exploitations oléicoles, le pays a produit en moyenne, sur la dernière décennie, 35.000 tonnes d’huile d’olive annuellement, contre 19.000 tonnes en 1999. Il vient même de battre son record lors de la dernière campagne 2008/2009 avec une production de 56.201 tonnes, selon des informations publiées par le ministère de l’Agriculture et de Développement rural et ce, en dépit de nombreux incendies  qui ont ravagé des oliveraies en 2007 et 2008, dans plusieurs wilayas du pays. Mais la production a chuté quelque peu durant la campagne 2009/2010.
L’Algérie se situe en 2009 à la cinquième place au niveau mondial, après l’Espagne, l’Italie, la Grèce et la Tunisie. Les Algériens consomment annuellement 500.000 tonnes d’huile, dont 10% d’huile d’olive. Le soutien à la filière oléicole constitue donc une des  priorités des pouvoirs publics qui visent d’abord à couvrir définitivement les besoins du marché 
local. L’Algérie ambitionne aussi d’exporter, à l’instar de ses voisins tunisiens et marocains qui placent près de 30% de leur production sur le marché mondial.
Mais pour concurrencer les autres producteurs méditerranéens, le pays, qui dispose d’atouts indéniables, devra néanmoins relever un certain nombre de défis, tels que la croissance de sa production et de ses capacités de transformation et de conditionnement, l’amélioration de la qualité de son huile par l’instauration d’un label, une organisation professionnelle de la filière oléicole ainsi qu’une amélioration de son organisation à l’exportation.
La logistique doit connaître en outre, dans le cadre de cette perspective de profondes mutations.  C’est toute la problématique posée au ministère du Commerce qui s’attelle à développer des formules attractives à l’exportation de  ce produit sous forme  de label algérien. L’huile d’olive algérienne déjà exportée en Europe et au Canada, certes en petites quantités, est prisée pour son goût et sa saveur.

Source Horizons Meziane Atmani.

Le Pèlerin

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 23:45

Santé sexuelle - Les aliments stimulants...

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S’il n’y a pas de produit miracle capable de transformer du tout au tout la sexualité, il existe cependant certains aliments et substances qui stimulent le désir et favorisent la venue du plaisir. Voici un aperçu de ces produits qui apporteraient peut-être un petit plus à votre sexualité...

Le chocolat, le café

Tous deux contiennent des substances excitantes qui favorisent la sécrétion d’endorphine hormone du plaisir.

Les épices

Outre cette magie de réveiller le goût d’un plat, on leur prête aussi le pouvoir de réchauffer l’organisme. Ainsi, la moutarde renferme une substance qui stimule l'action des glandes sexuelles. Le piment, riche en vitamine C (vitamine de l’effort), active quant à lui la circulation et possède des propriétés vasodilatatrices et stimulantes du système nerveux. Le safran renforce l’appétit sexuel grâce à une hormone végétale aux vertus stimulantes et tonifiantes. La coriandre, riche en phyto-œstrogènes, est quant à elle plutôt réservée aux femmes sur lesquelles elle exerce une action aphrodisiaque. Enfin le clou de girofle augmente l'afflux sanguin, et assure ainsi une meilleure irrigation des organes, sexuels, notamment.

Les plantes

Les tisanes n'ont pas que des vertus relaxantes ! Bien choisies, elles peuvent réveiller la sexualité. Ainsi, le thym agirait comme un stimulant général et la sarriette aurait un effet sur la libido. Le romarin, quant à lui, activerait la circulation sanguine.

L’ail

Malgré ses petits désagréments, l’ail n’en reste pas moins un excellent stimulant et fortifiant. Il favoriserait aussi la production du sperme.

Le gingembre

Utilisé depuis la nuit des temps, le gingembre a des vertus vaso-dilatatrices, excellentes pour les hommes.

Le ginseng

Cette racine contient des ginsénoïdes, connus pour stimuler les fonctions sexuelles dans certains cas, le ginseng permettrait même de lutter contre l’impuissance.

Les truffes, la vanille

L’odorat joue un rôle très important dans la stimulation sexuelle : la truffe, à la senteur musquée très masculine, et la vanille, au parfum chaleureux, réveilleraient les sens.

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 23:40

La capitale du Djurdjura veut grandir

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On l’appelait “Lbiladj” (village colonial). La ville de Tizi Ouzou est aujourd’hui loin de son ambition première d’animer la métropole de demain. Son développement urbain a connu des excroissances anarchiques qui lui donnent un visage hideux, répulsif à bien des égards. Aujourd’hui, Tizi Ouzou accuse un retard immense en matière de développement.

Même des wilayas, créées lors du dernier découpage administratif en 1984, donnent, de nos jours, une meilleure image urbanistique. Leurs chefs-lieux sont plus accueillants et surtout aérés. En revanche, la ville des Genêts suffoque, du fait de l’accumulation des problèmes, même les travaux d’aménagement urbain lancés dernièrement n’ont fait que camoufler les balafres qui ont “bidonvillisé” vulgairement la capitale du Djurdjura, autrefois havre de paix. Ainsi, en dépit de budgets colossaux consommés dans les travaux de réhabilitation et d’aménagement urbain, le lifting apporté est loin de donner un meilleur look à “Lbiladj”, toujours sans attrait. Alors dire que Tizi n’a aucun atout qui fait d’elle une ville moderne, c’est défoncer des portes ouvertes. La Nouvelle-Ville a été conçue sans aucune structure d’accompagnement. Autant dire une cité-dortoir faite de bâtiments carrés en rang d’oignons qui rappellent une certaine époque socialiste. Son aspect hideux est fait de successifs pachydermes en béton. Ses rares espaces verts sont à présent engloutis par le béton, où des coopératives immobilières ont poussé comme des champignons, amochant un peu plus le cadre de vie, déjà “invivable” et sans aucune esthétique urbanistique. C’est que ce développement anarchique du béton et de la ferraille s’est fait sans aucune vision qui prenne en compte les aspects socioculturels et surtout démographiques de la région. Cet urbanisme agressif ne peut donner qu’un environnement violent dans lequel évoluent les citoyens. La promiscuité achève de ruraliser les quartiers populeux, repaires de fléaux sociaux, en l’absence de loisirs capables de capter une jeunesse sans repères. “À la Zhun de Tizi Ouzou plus connue sous le nom de Nouvelle-Ville, tous les espaces libres ont été livrés à la spéculation foncière et à la promotion immobilière effrénée”, n’a cessé de dénoncer le wali de Tizi Ouzou, Hocine Mazouz, à chacune de ses sorties. Ce n’est qu’après-coup que les autorités se sont rendu compte de ce ratage d’une ville “bidonvillisée”. Le diagnostic de la situation est donc fait. Peu reluisant à tous points de vue…

Un urbanisme agressif
En outre, le retard accusé dans le lancement de certains projets handicape Tizi Ouzou dans sa relance de développement. Le président de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) ne mâche pas ses mots lorsqu’il s’agit de dénoncer une telle situation. “Tizi Ouzou accuse un retard dans tous les domaines. La ville de Tizi Ouzou est clochardisée”, constate d’emblée Mahfoud Belabbas. Son constat est sans appel : le rail accuse un retard de 20 ans, le dédoublement de la RN12 vers Azazga patine, l’environnement demeure le parent pauvre du développement, les gares nodales ne sont pas encore mises en exploitation, l’aménagement urbain est aléatoire, l’insalubrité règne en maîtresse, etc. L’anarchie, qui règne dans les rues de Tizi Ouzou, révulse au plus haut point l’élu du RCD, qui dénonce au passage l’inertie des pouvoirs publics qui se complaisent dans un silence assourdissant. Sur la question de l’écologie, notre interlocuteur a gros sur le cœur. “Nos villes et villages sont devenus des décharges à ciel ouvert. Les eaux usées aussi bien domestiques qu’industrielles se déversent directement dans les cours d’eau. Autant dire que nous risquons une catastrophe écologique”, fera-t-il remarquer, non sans rappeler l’épisode du projet du Pnud bloqué à l’heure actuelle au ministère des Affaires étrangères, avec toute la polémique qui s’en est suivie. M. Belabbas espère que les deux parkings à étages qui seront réalisés au centre-ville de Tizi Ouzou puissent absorber l’anarchie née de l’explosion du trafic automobile. Mais en attendant, le problème demeure posé. Le wali de Tizi Ouzou a beau défendre le bilan de l’administration en noyant ses documents de chiffres qui ne changent rien à la réalité, le fait est que Tizi Ouzou n’a pas l’aspect d’une ville moderne et développée. à titre d’exemple, pour l’année en cours, la wilaya de Tizi Ouzou a bénéficié d’une cagnotte de 30 745 millions de dinars, tous secteurs confondus. Budget colossal ? Belabbas nuance. “Ce n’est même pas le budget de la commune de Béjaïa”, compare-t-il, avant de relever que le montant réservé aux PCD (Plans communaux de développement) reste insignifiant, 2 100 millions de dinars, soit 6,8%. Certes, il y a des choses qui ont été faites, mais cela reste insuffisant ; c’est comme une goutte d’eau dans un océan, selon le mot du P/APW. De plus, la rareté du foncier dans une région à topographie “ingrate” n’a fait que compliquer les choses et retarder, du coup, le développement auquel aspirent légitimement les citoyens. Quelle est donc la solution ?           

“Tighremt n’Tizi”, la panacée
Partant du constat que la ville de Tizi Ouzou souffre d’une urbanisation anarchique, des efforts de réflexion conjugués entre l’administration et l’institution élue ont débouché sur la décision de création d’une ville nouvelle avec toutes les structures d’accompagnement, histoire de décongestionner l’ancien centre-ville et la Nouvelle-Ville. Ce qui permettra à Tizi Ouzou de grandir. Basé sur une nouvelle stratégie d’urbanisation, le projet baptisé “Tighremt n’Tizi” (La Cité moderne de Tizi) est gigantesque. Du moins sur papier. S’étendant sur une superficie de 670 ha, le projet est intégré dans le nouveau Pdau approuvé et adopté le 23 mars 2009. Cet instrument d’urbanisme vise à décongestionner la ville de Tizi Ouzou et faire de celle-ci un pôle urbain régional en conformité avec le Schéma régional d’aménagement du territoire (SRAT), selon les explications du premier magistrat de la wilaya. Si l’on tient compte du manque de l’outil de réalisation, le projet ne verra pas le jour de sitôt. “Tighremt n’Tizi” comprend une ville nouvelle de 14 000 logements et d’un pôle d’excellence. Le nouveau pôle urbain prévoit une gare routière, trois polycliniques, trois bibliothèques, un centre culturel, des établissements scolaires, une salle de cinéma, un théâtre de verdure, un centre de transit, 14 000 logements. C’est un pôle qui sera aéré puisque pas moins de 45 ha seront réservés au parc d’attractions, 40 ha au parc urbain récréatif et plus de 5% des zones urbanisées sont dédiés aux jardins résidentiels. Obéissant à une nouvelle approche qui intègre les normes universelles d’urbanisation, la nouvelle ville d’oued Falli sera érigée sur une superficie de 315 ha. Elle accueillera, une fois réceptionnée, quelque 70 000 habitants. Elle aura à canaliser l’essor démographique et les flux migratoires. Le pôle d’excellence accueillera toutes les infrastructures d’accompagnement d’une ville moderne. S’étalant sur une superficie de 355 ha, il sera organisé autour du nouveau stade de 50 000 places. Les équipements programmés sont un stade olympique, un CHU, un parc d’attractions, une salle de spectacles de 6 000 places, une piscine olympique, un musée, un hypermarché, un centre d’affaires, un hôtel “aquaparc”, une sûreté urbaine, une unité de la Protection civile et une place publique. Une première tranche de 1 milliard de DA est déjà dégagée pour les travaux de viabilisation de ce nouveau pôle urbain. L’analyse urbaine de ce nouveau pôle en devenir contraste avec l’anarchie qui avait caractérisé le lancement de la Zhun de Tizi Ouzou (l’actuelle Nouvelle-Ville).
La création du nouveau pôle urbain participe à la stratégie de redéploiement spatial et fonctionnel et vise l’élaboration d’un nouveau schéma directeur des transports, la délocalisation de la grande distribution et la réhabilitation du centre historique de Tizi Ouzou. Les pouvoirs publics veulent visiblement substituer un urbanisme actif à une urbanisation subie. Ce qui permettra à l’ancien “Lbiladj” de Tizi Ouzou d’entretenir l’espoir d’animer, un jour, la métropole de demain.

Source Liberté Yahia Arkat

Le Pèlerin

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 23:38

Tizi ouzou : la ville abandonnée

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De mémoire de Tizi- Ouzien, jamais la ville des Genêts n’aura atteint un tel niveau de clochardisation et de dégradation du cadre de vie. Une sorte de fatalité s’abat depuis quelques années sur la ville à un tel point que les années passent et se ressemblent hideusement dans une “ville-dépotoir” qui croupit sous les saletés et les immondices en tous genres et s’arcboute sous le poids des vices, de la délinquance et de l’insécurité.

Cela fait belle lurette que l’on a déjà touché le fond de l’abîme mais voilà que “l’on continue de creuser encore” comme pour reprendre l’humour bien connu de notre Fellag national, digne fils de Tizi Ouzou, lui, l’ancien Gavroche du quartier populeux des Genêts qui a grandi au milieu des jardins fleuris de lilas et de chrysanthèmes, des courts de tennis et du boulodrome du stade tout proche et qui avait bien du mal à reconnaître sa “houma” comme il aime bien le marteler, lui qui a tenu à venir se ressourcer tout récemment parmi les siens, dans son décor juvénile d’autrefois pour se retrouver, l’air hagard et hébété, au milieu d’un bazar à ciel ouvert où le marché informel et le béton anarchique ont tout simplement enlaidi ce qui était considéré jadis comme un quartier résidentiel à Tizi Ouzou. La Grand’rue, jadis colonne vertébrale et centre névralgique du tout-Tizi, a été complètement défigurée. La Vieille-Ville péniblement adossée à Sidi-Belloua  — ou du moins ce qu’il en reste —  a été  complètement défoncée et dénaturée alors qu’elle aurait dû être préservée, restaurée et classée comme site historique avec tout ce qu’elle comprend comme vestiges turcs et berbères du 18e siècle, des écoles indigènes et des mosquées du 19e siècle. Et comble de misère, ce que l’on ose appeler pompeusement la  Nouvelle-Ville est, en fait, une véritable cité-dortoir sans décor ni relief, ni le moindre espace vert ou une quelconque infrastructure sportive ou culturelle, et ce, à la charge de tous les responsables et des décideurs qui ont défilé — depuis trois ou quatre décennies au moins — à tous les niveaux de planification, de décision et de gestion qu’ils relèvent de la wilaya, de la daïra et surtout de la commune. Fatalité, malédiction, démission des élus, incompétence de l’administration ou échec programmé en haut lieu contre une “ville rebelle” et un éternel “bastion de la revendication berbère”, les supputations les plus invraisemblables s’entremêlent ici et là selon les tendances politiques des uns et des autres mais une chose est sûre, c’est que Tizi a perdu de sa superbe et de sa coquetterie d’antan.

Pourquoi Tizi a-t-elle perdu de son lustre d’antan ?

Les cinémas Djurdjura, Algeria, Mondial et Studio qui ont donné tant d’évasion et de rêve aux nombreux cinéphiles de la région sont en ruines depuis des décennies à tel point qu’on les a honteusement emmurés, les jardins publics du centre-ville constituent de véritables repaires pour les délinquants et les receleurs en tous genres, le Café de la jeunesse, le Café de France, le Nadi El-Moudjahid ou encore le Novelty qui servaient eux de repères pour les Tizi-Ouziens appartiennent désormais à un passé lointain et révolu alors que la fameuse rue de la Paix n’a plus rien de paisible tant les vendeurs à la sauvette et les voleurs à la tire sont légion. Certes, un grand chantier de rénovation de la ville a été entamé tout récemment mais les Tizi-Ouziens devraient prendre leur mal en patience car tout est pratiquement à refaire, les trottoirs, la chaussée et surtout les espaces verts. Le plus grand mal de la cité réside dans le ramassage des ordures ménagères et le nettoyage de la voie publique qui sont loin d’être parfaits. Hormis le centre-ville et plus particulièrement autour de la wilaya, de l’APC et du… palais de justice où la toilette est à peu près quotidienne, les quartiers de la vieille-ville, ceux de la Nouvelle-Ville et les différents lotissements de la ville sont carrément mis aux oubliettes en matière de nettoyage et d’embellissement. À défaut de gérer une cité pour laquelle ils ont pourtant prêté serment, les nombreux élus communaux se cherchent encore depuis le verdict des urnes et jouent au “pousse-toi que je m’y mette !” en multipliant les alliances contre nature et les motions de confiance et de défiance selon l’humeur et les intérêts des uns et des autres encore que ce carrousel de mauvais goût n’est pas propre à l’actuelle Assemblée communale du fait qu’elle n’a fait qu’hériter de ses devancières tout ce tournis implacable qui a fait que Tizi aura connu la bagatelle de… quinze maires et autres DEC en l’espace de… quinze ans toutes tendances politiques confondues et à peu près le même nombre de SG communaux, ce qui a toujours privilégié la case départ et la “gestion à la ronde”. Le service de l’état civil est devenu une véritable fourmilière et un vrai supplice pour les citoyens et les administrés car la décentralisation n’a jamais suivi dans une ville qui comptait à peine vingt-mille habitants en 1962 et qui en compte aujourd’hui dix fois plus. Avec sa nouvelle vocation régionale et hospitalo-universitaire, l’hôpital Nédir-Mohamed qui date bien des années 50 étouffe de jour en jour car outre la population de Tizi Ouzou qui a donc décuplé ces dernières années, les malades viennent des quatre coins des wilayas de Tizi Ouzou, Bouira, Boumerdès, Béjaïa voire même de certaines wilayas du sud du pays. N’est-ce pas que la ville de Tizi, tout comme le reste de la wilaya, ont le droit de sortir de leur léthargie et de leur sous-développement pour se mettre au diapason des nombreuses autres wilayas qui ont connu une véritable mue et un tout autre visage ces dernières années.

Un déclic lors du prochain Plan quinquennal ?

La semaine dernière, le wali de Tizi Ouzou et ses différents directeurs exécutifs ont présenté les contours du Plan quinquennal 2010/2014 qui propose un budget colossal de 265 milliards de dinars pour la wilaya sans compter les 110 milliards de DA qui restent des programmes en cours, le tout pour réaliser d’autres barrages hydrauliques, des routes et des autoroutes vers Azazga, Béjaïa, Alger et Draâ El-Mizan avec une pénétrante sur la fameuse autoroute Est-Ouest, des ponts et des échangeurs, un nouveau stade de football de 50 000 places, quatre nouveaux hôpitaux, une université élargie aussi à 50 000 places pédagogiques, des campus universitaires avec une capacité d’accueil de quarante mille lits, une annexe de la bibliothèque nationale et l’extension du réseau de gaz de ville dans les villes et les villages de montagne. De telles esquisses font certainement rêver plus d’un mais encore faut-il espérer que tous ces grands projets puissent être réalisés dans les délais dans une wilaya où le foncier se rétrécit d’année en année, où la bureaucratie d’une part et l’opposition souvent zélée des pseudo-propriétaires terriens d’autre part freinent souvent le développement local ? Par ailleurs, faut-il trouver des outils de réalisation fiables et performants dans une wilaya qui a vu un bon nombre de ses entreprises opter pour une délocalisation massive et fort inquiétante en raison de multiples blocages de l’administration locale, de l’insécurité et des kidnappings des gens fortunés sans oublier l’énorme fardeau de la fiscalité qui pèse comme un véritable couperet sur les entrepreneurs, les industriels et les commerçants de la région visiblement harcelés par les impôts et les redressements en tous genres ?
C’est dire qu’avec toute l’embellie financière que connaît le pays depuis quelques années, la population de Tizi Ouzou a logiquement droit à sa part de développement, d’emploi, d’éducation, de sécurité et de bien-être social. C’est certainement l’occasion ou jamais d’amorcer le décollage tant attendu pour une wilaya qui a réellement besoin d’un véritable “Plan Marshall” pour sortir de son misérabilisme et de cette ghettoïsation dans laquelle on a voulu l’enfermer.

Source Liberté Mohamed Haouchine

Le Pèlerin

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 23:25
Parlons sexe, sans tabous


Le sexe s'est peut-être introduit dans le moindre foyer en envahissant les écrans de télévision et d'ordinateurs, parler sans tabous de sexe, et a fortiori de sexualité, reste délicat. L'expérience se déroule en terrasse, au centre ville. Nous nous y sommes installés avec Nadine Ryckwaert, une sexologue toulousaine pour une discussion à bâtons rompus aux effets amusants sur les tables voisines. De la surprise au raidissement un peu outré en passant par l'écoute attentive, les réactions divergent.

Parler de sexe reste-t-il tabou, Nadine ?

« Tout dépend de quoi on parle. Aimer le sexe, ça, c'est consensuel. Dire « je ne baise pas depuis 10 ans, non ». A la table de gauche, une oreille s'est tendue et la discussion des deux jeunes filles sirotant leur Perrier-tranche se fait immédiatement plus chuchotante. « Tout est question de conventions. Ce qui est consensuel l'est en fonction du groupe social », poursuit Nadine Ryckwaert.

Prendre du plaisir et en donner


qui serait tabou ne serait donc pas tant de parler de sexe mais de sexualité anormale… « Il peut y avoir curiosité, mais aussi jugement de valeur. Un tabou concerne par exemple le fait de prendre du plaisir à la sexualité en dehors du couple ». Les deux quinquagénaires installées autour de la table de droite se sentent-elles concernées ? Toujours est-il que l'une s'est très nettement contractée. Sa copine se penche vers elle, lui murmure quelques mots inaudibles ponctués d'un mouvement de menton dans notre direction… Curiosité et jugement de valeur… en plein dans le mille. D'autant que nous parlons maintenant du plaisir et de la jouissance. « Ce qui fait jouir c'est utiliser l'autre ou être utilisé par l'autre. Et cela, ce n'est pas avouable », émet la sexologue avant que nous n'évoquions le plaisir comme revendication : « Aujourd'hui le sexe doit nous procurer du plaisir. Il y a injonction sociale. Les femmes veulent jouir, les hommes veulent des érections plus longues, des éjaculations plus tardives ; revendiquent aussi que leurs femmes jouissent plus »… Au silence interloqué à droite répond un début de fou rire nerveux à gauche qui, à peine maîtrisé, repart de plus belle quand jaillissent les termes « lubrification », « vaginisme », « orgasme » ou « point G masculin ».
Un autre Perrier, s'il vous plaît ; le café, ça m'excite

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 23:11

Cherchell : l’antique Caesarea met le cap sur le développement
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Cherchell, antique Caesarea, berceau de la civilisation, ancienne capitale de la Maurétanie ville magnifique où s’allient mer et montagnes qui se drapent d’une verdure chatoyante et d’où se détache le bleu azur du ciel et de la Méditerranée, qui a connu durant  plusieurs  siècles  un brassage de cultures qui lui ont permis,  à cette époque, un essor considérable.
Très connue et prisée par un flux touristique qui ne cesse d’augmenter et cela  grâce à ses nombreux sites et monuments archéologiques et historiques qui font d’elle une destination de choix.
Cherchell, c’est aussi déambuler dans ses rues étroites qui gardent jusqu’à nos jour un cachet particulier, et ce, malgré l’usure du temps. Sa belle place ornée de colonnes de marbre et de Statues qui ornent la fontaine en plus de ses arbres centenaires qui épousent le décor en lui donnant ainsi une empreinte qui permet au visiteur de s’évader quelques instants dans l’histoire.
Cherchell, c’est aussi l’hospitalité légendaire de ses habitants qui sont fières de leur cite et s’apprêtent volontiers à vous faire connaître les sites et monuments ainsi que le musée qui abrite d’importantes mozaiques.  Durant les années 1970, cette ville jouissait d’une station balnéaire «mer et soleil» et d’un hôtel «le cesaré»  qui connaît, actuellement, des travaux d’aménagement.
Le chef-lieu de daïra est  dans une situation de vétusté avancée ce qui n’a pas permis à son évolution en plus d’un espace très réduit en l’absence d’un plan de restructuration qui n’a commencé à se dessiner que l’année passée. Cherchell, ville côtière par excellence, donne le dos à la montagne ce qui rend difficile son extension avec une population de  69 967 habitants et s’étale sur une superficie de 230,64 km. Elle compte trois communes à savoir : Sidi Ghiles, Hadjret Ennous et Sidi Semiane perchée sur un piton rocheux. A vocation essentiellement touristique et de pêche, l’agriculture, elle, se fait dans les montagnes et les lits d’oued.
C’est pour corriger et améliorer ces lacunes que M. Mohamed Ouchen, wali de Tipasa, a entamé une visite d’inspection et de travail en présence des membres de l’exécutif et bien sur les autorités locales pour s’enquérir de la situation et  de l’état d’avancement des 40 projets de développement local qui ont été lancés en ouvrage et inscrits au menu du wali. Certains programmes ont été introduits en dehors du périmètre citadin loin de tous réseaux  d’accessibilités ce qui a engendré une perte d’énergie et des surcoûts importants et grever ainsi le prix du m2.
Cette condition s’est amplement entrecoupée à l’équivoque des contraintes reliées à la protection des vestiges historiques et à une devanture maritime qui ne lui ont pas permis une expansion vers en le nord.
 A titre d’exemple, la construction du CFPA, inscrite depuis 1985, n’a pu être lancée qu’en 2005.
Il a fallu résoudre par l’autorité de wilaya le problème du manque de terrains à même de recevoir cette réalisation et pour remédier au  manque de sites qu’il y a eu une nouvelle recomposition  du tissu urbain, après cooptation du PDAU de la ville de Cherchell qui prend, en même temps, le plan de préservation de l’antique cité.  Ainsi, un nouveau bandeau  d’aménagement a été créé pour le futur tissu urbain, situé au niveau de l’ex-DAS Habbouche ce qui a autorisé le dégagement d’assiettes de terrains destinées à la réalisation du CFPA dont les sueurs ont été déclenchées en 2005 et ouvrira ces portes lors de la prochaine année scolaire. Sur le même site, il est prévu la réalisation de 803 logements toutes formules confondues en plus des 500 logements formule CNEP/IMMO dans le cadre de programme national des 65 000 logements location-vente. A ces programmes, viendront se greffer  386 logements LSP au lieudit cap Rouge et 116 logements sociaux locatifs à Sidi M’hamed-Lemghith. Cette nouvelle reconstitution urbaine a confirmé le déclenchement de plus de
1 841 logements en deux ans pour toutes les franges de la population. D’autres projets d’équipements sont pareillement attendus pour Cherchell avec la réhabilitation et le confortement de  l’hôtel cesarae pour protéger son empreinte architecturale et patrimoniale, la réalisation d’un stade semi-olympique sur une assiette de terrain de 5 ha et le projet d’aménagement du site cap rouge  qui constitue un nouveau  pôle de croissance à travers la création d’espaces  récréatifs de détente et de loisirs. En outre, il a été réalisé une démarche d’aménagement et d’agencement de l’ex-SAWEK au centre ville pour un montant de 14 millions de dinars en prévisions de stabiliser le négoce inorganisé et d’assainir les abords de l’ancien marché. La délégation s’est, par la suite, renseigné de l’état d’avancement des travaux d’extension du port de Cherchell afin d’augmenter la capacité de la flottille en vue d’améliorer la production halieutique qui passera de
5 000 tonnes/an à 12 000 tonnes/an dès que le bassin d’eau existant atteindra les 60 000m2 en surface et le doublement du quai qui est actuellement de 580 mètres linéaires. Cette opération  est menée par un grappe de trois entreprises pour une enveloppe financière de
1 600 000 DA. Par la même occasion, le wali a inspecté la réalisation d’une antenne de pêche et l’aménagement d’un nouveau cimetière.
La municipalité de Sidi Semiane, qui est une zone à promouvoir, a bénéficié d’un programme spécial après l’aménagement et le revêtement des pistes pour relier les bourgades de Oued Larbaâ, Chebli, Ikhider et Ghardous ainsi que la consolidation du maillage routier pour garantir aux utilisateurs la liaison directe de Sidi Semiane avec les villages de Menacer et Cherchell sur un tronçon de 22 km sans qu’ils aient à emprunter la RN11. Le plan d’occupation du sol (POS) de Sidi Semiane  vient d’être admis. ce dispositif d’urbanisme consentira à cette commune de jouir d’équipements publics à la faveur de la création de deux pôles secondaires à savoir : Gherdous et Tifas qui prendront en charge les zones disséminées. Ce POS est d’une grande nécessité  dans la mesure où les terrains fonciers dans cette zone escarpée sont très exceptionnels du fait que les terres sont dans l’indivision. A signaler qu’un programme de 236 logements ruraux est en cours de réalisation, ainsi qu’une salle de lecture et du revêtement d’un tronçon routier unifiant CW103 au douar Djoumer pour un montant de 5,1 millions de dinars. Durant cette tournée, le wali a également supervisé à Sidi Ghiles les travaux de réalisation d’un lycée de 800 places pédagogiques, une bibliothèque communale, du programme des 100 logements ruraux qui seront achevés en deux tranches et 527 logements sociaux urbains locatifs et sociaux participatifs. S’agissant de la protection des eaux pluviales en vue de la préserver un système de protection a été mis en place pour un coût de 32 millions de dinars. La commune de Hadjret Ennous, en bordure du littoral, dernière étape de la visite du chef de l’exécutif, a bénéficié de plusieurs projets une salle de lecture, 20 logements sociaux locatifs, une auberge de jeunes de 50 places, la réfection d’une salle de soins et la réalisation de 18 locaux commerciaux à usage professionnels
.
Source La Nouvelle république
Le Pèlerin

 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 23:00

Recette de couscous de ma grand-mère : le couscous à l'agneau authentique !

Proposée par : Christophe Certain

Ingrédients : pour 8 personnes
16 morceaux d'agneau, répartis entre collier, épaule et gigot.
Légumes : 4 carottes, 4 ou 5 navets, 2 gros artichauts ou 6 petits, 3 ou 4 petits poireaux, 3 courgettes, une poignée ou plus de haricots mi-secs (en saison), 1 poivron rouge et un vert, 1 boîte de pois chiches en conserve
1 kg de semoule de couscous grain moyen
paprika, cumin, ras el hanout, harissa, sel, poivre, huile d'olive, huile d'arachide, 50g de beurre, 1 citron
Ustensiles :
1 couscoussier ,1 bassine en plastique ou émail destinée à brasser la semoule du couscous et réservée à cet effet.
De l'huile de coude en bonne quantité !

Pour manger le couscous à 13 heures :

Préparation

9 heures

Epluchez les carottes, les navets, rincez-les et découpez-les en morceaux assez gros. Rincez les poivrons, ôtez le pédoncule, coupez-les en deux dans le sens de la longueur, ôtez les graines et les côtes, puis coupez en lamelles d'un cm de large dans le sens de la hauteur.
Nettoyez les poireaux, coupez en laissant un peu de vert. Fendez-les ensuite en 4 dans le sens de la longueur, en laissant la moitié inférieure du blanc intacte afin qu'ils ne se défassent pas à la cuisson.

Tournez les artichauts avec un couteau. (Cela consiste à coupez les feuilles extérieures de l'artichaut en le tournant, jusqu'à ce qu'apparaisse le fond. Coupez les feuilles à 1cm au dessus du fond s'il s'agit de petits artichauts, à raz s'ils sont gros. Coupez ensuite les fonds en 4 ou en 8 suivant la taille. Enlevez le foin. Frottez les cœurs d'artichaut avec un demi-citron pour éviter qu'ils noircissent.

10 heures

Faites chauffer une grande casserole d'eau. Pendant que l'eau chauffe, faites revenir les morceaux de viande dans le couscoussier à l'huile d'arachide (très important, il faut de l'arachide et non de l'olive pour cette partie de la recette). Une fois dorés, Egouttez et réservez les morceaux de viande.
Faites revenir ensuite les poireaux, les carottes et les poivrons, en plusieurs fois si nécessaire. Jetez ensuite éventuellement le surplus d'huile, ajoutez la viande réservée, recouvrez d'eau chaude, puis ajoutez encore 3 louches d'eau chaude.
Salez, poivrez, ajoutez une c.a.s. de paprika pour donner un peu de couleur à la semoule, une de ras el hanout (ou 2 de paprika si vous n'avez pas de ras el hanout). Il est 10 h 30, vous pouvez souffler un peu.

Laissez cuire à petit bouillon jusqu'à 11 h. Ajoutez les mi-secs si vous en avez. À 11h 30 ajoutez les courgettes.
A midi,
 

Disposez la semoule dans la bassine réservée à cet effet. Arrosez-la d'un verre d'eau salée. Brassez et laissez gonfler 15mn. Au bout de ce temps, brassez la semoule en cassant les grumeaux. Arrosez d'un filet d'huile d'olive et brassez à nouveau. Mettez le deuxième étage sur le couscoussier. Enroulez un torchon humide sur lui-même et faites un noeud avec le torchon entre les deux étages du couscoussier, afin que la vapeur ne s'échappe pas. Versez la semoule dans la partie haute du couscoussier. Couvrez et laissez cuire 15mn. Au bout de ce temps, sortez la semoule et versez-la dans la bassine. Brassez le couscous avec une fourchette en bois (c'est chaud) puis à la main, en éliminant les grumeaux. Ajoutez une louche de bouillon, Brassez à nouveau, jusqu'à ce que la semoule ait bien absorbé le bouillon. .
Ajoutez une c.a.s. de cumin bien pleine dans le bouillon et brassez.
Remettez la semoule dans la partie supérieure du couscoussier pour un quart d'heure. Versez à nouveau dans la bassine. Brassez, supprimez les grumeaux, ajoutez une nouvelle louche de bouillon, voire deux, salez la semoule et goûtez-la pour le sel. Remettez une dernière fois la semoule dans le haut du couscoussier pour 15mn. Pendant ce temps, égouttez et rincez les pois chiches.
Quand le temps est écoulé, versez la semoule pour la dernière fois dans la bassine, éliminez les grumeaux s'il en reste. Goûtez la semoule et salez-la au besoin. Ajoutez un filet d'huile d'olive, 50g de beurre et brassez bien. Couvrez d'un torchon en attendant de passer à table. Goûtez le bouillon et relevez-le au besoin en sel, cumin. Ajoutez les pois chiches. Préparez la sauce piquante en délayant 2 c.a.s. de harissa (ou plus !) dans un petit bol de bouillon.
Servez la semoule dans un plat, la viande dans un second et les légumes et le bouillon dans un troisième.
Bon appétit, le couscous est prêt, vous avez bien mérité un coup de rosé bien frais !

Cette recette de couscous est à une nuance près celle de ma regrettée grand-mère Marcelle, telle qu'elle figure dans mon livre. Eh, mais vous ne connaissez pas le couscous de ma tante Georgette, aux boulettes et à la marjolaine ? Et bien vous la trouverez dans le livre.

Nota : pour débutez prenez de la semoule moyenne, qui fait moins de grumeaux. Ensuite, si ça vous chante, essayez la semoule fine qui est plus délicate à préparer. Quant à moi, je préfère la texture de la semoule de couscous moyenne. A vous de voir

Source : http://www.cuisine-pied-noir.com/recette_79_couscous_de_ma_grand-mere_:_le_couscous_a_l_agneau_authentique_%21.html

 

Le Pèlerin

 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 07:12

Algérie - La main-d'œuvre qualifiée pose toujours problème

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La lutte contre le chômage, la viabilité des micro-entreprises, le programme d'investissement public 2010-2014, la formation, la lutte contre la fraude, le pacte économique et social, etc., sont autant de sujets sur lesquels s'est étalé le président de la République, à l'issue de l'audience accordée au ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale.
A ce titre, Bouteflika a indiqué que la lutte contre le chômage doit être menée avec une détermination encore plus forte durant les prochaines années. Il s'agira également de veiller à permettre aux micro-entreprises créées dans le cadre des dispositifs gérés par l'ANSEJ et la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC), de disposer de plans de charge permettant d'assurer leur viabilité et leur développement.
Le chef de l'Etat a, par ailleurs, mis en exergue « l'importance des moyens prévus par le programme d'investissement public 2010-2014, consacrés pour l'essentiel à des secteurs à fort potentiel d'emplois », pour la réalisation de l'objectif de création de 3.000.000 d'emplois à l'horizon 2014. Le président a en outre rappelé qu'il est impératif que les efforts en matière de mise en adéquation du produit de la formation avec les besoins du marché du travail soient poursuivis de manière à pouvoir disposer d'une main-d'œuvre qualifiée maîtrisant les technologies les plus récentes et répondant aux exigences de qualité et de performance qu'impose un environnement caractérisé par la concurrence et la compétition. Il convient, également, a précisé le président de la République, de veiller, notamment, à « l'insertion systématique des clauses de formation de la main-d'œuvre qualifiée dans le cadre des contrats de réalisation des grands projets confiés aux grandes entreprises étrangères, afin de faire bénéficier les cadres et les travailleurs du savoir-faire et de la maîtrise de la technologie».
 En ce qui concerne les organes de contrôle, le chef de l'Etat a rappelé la nécessité de leur adaptation aux nouvelles réalités économiques et sociales afin de prendre en charge plus efficacement la poursuite de la lutte contre les différentes formes de fraude et d'atteinte à l'économie nationale. Abordant le volet du dialogue social, le président de la République a insisté sur «la nécessité de poursuivre sa promotion dans l'intérêt du développement économique et social à travers, notamment, l'enrichissement du pacte national économique et social».
Au cours de son audition, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale a indiqué que les principaux résultats de la mise en oeuvre des politiques du gouvernement pour la promotion de l'emploi ainsi que les perspectives pour la période quinquennale 2010-2014 se sont traduits entre autres par un accroissement de la population occupée qui est passée de 8.200.000 en 2005 à près de 9.500.000 en 2009, soit une progression de près de 16%, et la poursuite de la baisse du taux de chômage, qui est passé de 15,3% de la population active en 2005 à 10,2% en 2009. Les résultats appréciables enregistrés en matière de création d'emplois et de réduction de chômage, sont principalement dus à l'importance du taux de croissance hors hydrocarbures qui a été supérieur à 6%, aux investissements publics, notamment dans des secteurs tels que l'habitat, les travaux publics, l'hydraulique, le transport et les services, à l'effort financier important, consacré à la mise en oeuvre des dispositifs publics de promotion de l'emploi, et au renforcement du dispositif de soutien à la création d'activités.
En matière d'intermédiation sur le marché du travail, les efforts ont porté sur la poursuite du programme de réhabilitation et de modernisation de l'Agence nationale de l'emploi (ANEM) qui s'est traduit par une densification du réseau qui est passé de 150 agences en 2006 à 205 agences en 2009 parallèlement à l'informatisation de leur gestion. Quant aux perspectives en matière d'emploi, l'objectif retenu pour la période 2010-2014 est la création de 3.000.000 d'emplois, dont 1,5 million au titre des emplois d'attente par le renforcement des mesures incitatives dans le cadre de la consolidation des acquis et de la politique de soutien à l'emploi.
Enfin, et s'agissant du renforcement et de la modernisation des organes de contrôle relevant du secteur, il a été procédé à la poursuite du programme de la réalisation d'infrastructures de l'inspection du travail, de la valorisation de la ressource humaine et de l'intensification de la lutte contre les infractions à la législation du travail, ainsi plus de 126.000 visites d'inspection ont été effectuées en 2009, et la consolidation du dialogue et la concertation sociale dans le cadre de la tripartite.
Concernant la préservation du pouvoir d'achat des travailleurs, des mesures de valorisation des salaires avaient été mises en oeuvre, notamment : le relèvement du salaire nationale minimum garanti (SNMG), la mise en oeuvre de la nouvelle grille des salaires de la fonction publique, la promulgation de 38 statuts particuliers des différents corps de la fonction publique et le début de la mise en oeuvre du nouveau régime indemnitaire, et enfin la conclusion, à fin 2009, de 190 conventions et accords de branches dans le secteur économique public et privé et la révision de 15 conventions collectives de branche en 2010.

Source Le Quotidien d’Oran Djamel Belaïfa

Le Pèlerin

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