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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 06:32

Algérie – A l’approche de l’Aïd - Des gâteaux, que des gâteaux !

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Des gâteaux de grand-mère, bien gros et bien consistants, même si certains restent indétrônables.

Plus question de traîner... Les quelques jours qui suivent vont être pleinement remplis entre – toujours ! - les repas, les achats de vêtements et d’ingrédients pour les retardataires et, surtout, la grande aventure du gâteau de l’Aïd ! Et les artistes, ce sont nos jeunes filles et jeunes femmes qui ne se contentent plus des traditionnelles pâtes à makrout-chamia à base de semoule bien sablée ou de pâte à griouèche-samsa-sebiâte el qadi à base de farine, ou encore de ces pâtes de mouskoutchou, cornes de gazelles et différents caâk ! Non !
Nous n’avons plus, au menu de la «fouara», seulement des gâteaux grand-mère, bien gros et bien consistants ! Même si certains restent indétrônables ! Mais toute une panoplie de petites choses. Des préparations ingénieuses et multiformes qu’elles nous découperont amoureusement en carrés, en losanges… qu’elles garniront encore avant de patiemment les placer dans des caissettes multiformes en papier, alliant admirablement couleurs et ingrédients.

Elles mélangent, s’échangent et améliorent les recettes d’où qu’elles soient. Car leurs gâteaux sont polyculturels : elles marient agréablement le miellé aux glaçages et meringues européens, en y incrustant les crèmes étagées russes, sans omettre les noix de coco et autres fruits exotiques des pays tropicaux. Les recettes ? Vous pouvez vous en procurer partout, dans n’importe quel… cercle féminin ! Des cahiers et des carnets personnels sont ainsi soigneusement confectionnés et enrichis d’année en année, devenant de véritables «précis» de gâteaux de fête. Les recettes sont sûres : elles ont été testées bien avant l’Aïd !

De plus, il y en a pour tous les goûts et… pour toutes les bourses, puisqu’un plateau au four peut vous faire obtenir une bonne platée de minuscules choses à déguster et non à engloutir ! Une sorte de passage du gourmand au gourmet, en fait ! La fureur est générale et l’appétit gargantuesque, visible et repérable au niveau de toutes les rues et venelles où une multitude de petits revendeurs s’installent, assurés d’écouler leurs marchandises et aromates auprès des jeunes filles des maisons du coin qui ne peuvent pas trop s’éloigner du logis familial car les heures de la journée sont si courtes et les jours sont comptés ! Des gâteaux, des gâteaux, des gâteaux ! On en aura plein la vue, plein les plateaux, plein l’estomac. Vive l’Aïd et vides les poches ! Car la folie gargantuesque à l’état primaire l’emporte !...      
Source El Watan – Djoullanar

Le Pèlerin

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 06:21

Toulouse - Mais à qui appartient la base aérienne Francazal ?

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En 1937, c'est sur ces Potez 63, que les futurs pilotes étaient formés avant que la base ne soit occupée par l'armée allemande ./Photo DDM

D'ici quelques jours la base aérienne de Francazal quittera le giron de l'armée et alors que la polémique enfle entre une reconversion et une fermeture totale des pistes, la famille Francazal recherche l'acte de donation originel des terrains qui bloquerait tout projet jusqu'en 2030.

L'histoire pourrait remonter à 1484 lorsque les ancêtres du seigneur de Candie cédèrent ce qui deviendra le futur terrain de la base aérienne à un particulier nommé Francazal. Cinq siècles plus tard, en 1930, un descendant Francazal, comte de son état, célibataire et féru d'aviation, aurait à son tour légué dans un acte notarié une grande partie de ces terres à l'aviation militaire pour 100 ans, excluant pour cette durée toute autre activité. Alors qu'élus locaux, Etat et associations s'interrogent actuellement sur le devenir de la base aérienne dont la suppression a été annoncée en juillet 2008 dans le cadre de la nouvelle carte militaire et que le comité de pilotage pour la reconversion du site a décidé d'approfondir le scénario d'un maintien d'une activité aéronautique pendant un à deux ans, un parfum de mystère plane autour de ce document toujours introuvable. Existe-t-il vraiment ? Couvre-t-il bien sur une période de 99 ou 100 ans à l'image d'un bail emphytéotique ? La famille Francazal, l'Association des habitants de Saint-Simon et Portet-sur-Garonne en sont convaincus. Son président, Georges Mazades pour qui la piste de l'aviation civile est inenvisageable et tout projet immobilier serait « catastrophique », a même fait appel à un avocat pour rechercher l'acte de donation originel et « faire valoir le droit pour conserver la base jusqu'à 2030 ».

Un Oncle ou un Grand-Oncle

Pour les Francazal, originaires de Toulouse, l'évocation d'un parent qui aurait protégé la fortune familiale dilapidée par son frère en léguant des terrains à l'armée, a marqué plusieurs générations. « J'ai toujours entendu parler de cette histoire. Quand j'avais 14 ans, une tante faisait déjà des recherches pour prouver notre lien de parenté avec un certain de Francazal, oncle ou grand-oncle de ma mère », témoigne le fils d'Yvette Francazal, descendante prétendue du mystérieux comte donateur. Depuis le mois de juillet, c'est son épouse, Marie-Pierre, qui remonte le fil de l'histoire et épluche la mémoire des archives municipales pour retrouver une trace de cet auguste aïeul et de ses volontés écrites. « On ne peut pas avoir accès aux numéros de parcelle puisque le terrain est militaire. Il faut donc que l'armée retrouve cet acte officiel ou nous donne les numéros de parcelle pour que l'on sache à qui appartenait les terrains.

Nous sommes pratiquement certains que la donation a eu lieu mais nous avons besoin de l'acte où figurent le prénom et la date de naissance de ce Francazal pour savoir si nous sommes ses descendants. Auquel cas nous pourrions être dédommagés si les termes de la donation n'étaient plus respectés ». Si la véracité de ce legs sous condition était établie, les terrains de la base aérienne seraient donc gelés jusqu'en 2030. Repoussant ainsi tout projet sur le site, immobilier ou aéronautique. Un scénario qui semble assez improbable puisque le ministère de la Défense dit n'avoir « aucune trace » de cette donation.

Le chiffre : 100

ans de bail. En 1930, un descendant Francazal, comte de son état, célibataire et féru d'aviation, aurait à son tour légué dans un acte notarié une grande partie de ces terres à l'aviation militaire jusqu'en 2030, excluant pour cette durée toute autre activité.

Hier soir, des adieux sans cérémonie

« J'ai roulé le drapeau ». Sobrement, le colonel Le Meur a procédé, hier, à la dissolution définitive du détachement air 101 de Francazal. Aucune cérémonie officielle n'a été organisée, « l'État et le ministère n'ont rien fait », déplorait Philippe Guérin, maire de Cugnaux. Alors, à son initiative, les derniers militaires présents sur le site et une poignée d'élus et « d'amis » se sont retrouvés pour un rendez-vous informel et « convivial » loin de la base. L'acte de donation des terrains était loin des préoccupations. « Je ne sais pas grand-chose de cette affaire, confiait le colonel Le Meur. Je n'ai jamais vu cet acte, on ne m'en a jamais fait part de manière officielle. » Pour lui, cette fermeture correspond en fait à un nouveau chapitre dans l'histoire de Francazal, « un chapitre civil ». « Cet acte, s'il existe, ne changera pas le devenir en janvier 2011 car le terrain reste à vocation aéronautique. Tout y sera mis en œuvre pour une industrialisation qui fonctionne. »

Même son de cloche pour le maire qui, malgré sa « tristesse d'assister à la fermeture », met tous ses « espoirs dans la reconversion et les projets qui vont se développer. » De l'acte de donation, il n'en a « jamais entendu parler. Mais c'est possible. De toute façon, l'activité reste l'aviation, ça ne devrait donc pas poser de problème. »

Hier, alors que le colonel roulait le drapeau, l'A400M faisait des essais sur les pistes de Francazal. Un beau clin d'œil.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 05:15

Algérie - Les femmes actives durant le ramadhan - Entre la popote et le boulot

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Entre reporter son congé annuel au mois de carême ou se lancer dans une véritable course contre la montre tout au long des trente jours, les femmes actives usent de pas mal d’astuces pour pouvoir concilier bureau et cuisine. Elles s’en sortent,
mais à quel prix !

Le mois de Ramadhan est la seule occasion où tous les membres de la famille s’attablent au même moment après de longues heures de privation. Quelles soient actives ou au foyer, les femmes se sentent obligées d’être aux petits soins et faire plaisir aux “jeûneurs” de la famille. Ceci, sans oublier le fait que nombreux sont les hommes dont les exigences culinaires doublent pendant cette période. Si les femmes au foyer n’ont aucune contrainte et établissent leur programme à l’aise et en fonction du temps que nécessite la préparation du f’tour, les femmes actives ne peuvent gérer leur temps vu les obligations professionnelles et surtout l’infernale circulation qui caractérise ce mois, notamment aux heures de pointe. Il est vrai que c’est la course contre la montre pendant toute l’année, mais le facteur temps compte beaucoup et est même primordial pendant le mois de jeûne. Question : comment font les femmes actives pour assumer et leurs engagements professionnels et leurs obligations familiales ? Arrivent-elles réellement à assumer sans faille les deux missions ? Les réponses sont mitigées et chacune gère ses trente jours à sa façon. En fait, “les modes d’emploi” spécial Ramadhan diffèrent d’une famille à l’autre en fonction des caractéristiques et des conditions de chacune. Nos discussions avec les femmes actives lors de diverses sorties ou autres occasions nous ont révélé que le plan d’attaque est concocté par la femme selon le caractère de l’époux, puis le nombre d’enfants et la distance entre le domicile familial et leur lieu de gardiennage. Quand on quitte le boulot à 16 heures et qu’on doit passer presqu’une heure pour récupérer les enfants, la table risque de ne pas être tellement garnie à l’heure pile. Il faut donc faire travailler toutes ses méninges pour pouvoir trouver des astuces à même de faciliter un tant soit peu la tâche. Et chez les femmes actives, ce ne sont pas les artifices qui manquent en ce mois de Ramadhan. Elles se filent les astuces et guettent n’importe quelle nouveauté dans le domaine. Ainsi, entre reporter son congé annuel au mois de carême ou se lancer dans une véritable et épuisante course contre la montre, les femmes travailleuses usent et abusent d’astuces pour pouvoir concilier bureau et foyer.

Le congé est la solution de facilité
En effet, certaines, pour une raison ou une autre, optent pour la solution de facilité et ne cherchent pas midi quatorze heures pour trouver la bonne solution ou la gestion idoine du mois de Ramadhan. “Je ne me casse pas trop la tête pour trouver la solution. Je suis en congé dès le premier jour du mois de carême jusqu’au lendemain de l’Aïd”, répond tout de go Samira, médecin spécialiste et mère de deux enfants. “Sans cela, je ne pourrai jamais m’en sortir. Je n’ai pas d’horaire fixe et, parfois, je suis de garde. Entre mon travail et les enfants, je m’en sors difficilement en temps normal, alors pendant le Ramadhan, c’est l’enfer. J’ai travaillé quand je n’avais pas d’enfants, mais cela fait exactement huit ans que je prends mon congé pendant le Ramadhan.” Même discours tenu par Naïma, informaticienne dans une entreprise publique. “Je ne vois pas pourquoi je m’encombrerai avec mon boulot puisque je peux me permettre de prendre mon congé. Le Ramadhan est le seul mois où je peux me permettre de recevoir et de sortir jusqu’au petit matin en ayant le droit de faire la grasse matinée.” Pour Naïma, l’ambiance du Ramadhan est particulière à Alger, il faut donc en profiter et la vivre pleinement. Ce n’est pas ce que pense sa sœur Lila qui l’accompagnait avec ses enfants au Dream Park. “J’attends avec impatience que les années s’écoulent pour que le Ramadhan ne coïncide plus, du moins pour quelques années, avec les grandes vacances. Je ne peux pas faire carême en restant à la maison.” Lila est enseignante dans un lycée. “Je préfère me plier en quatre pour concilier boulot et maison que de rester cloîtrée à la maison rien que pour faire la cuisine et veiller.”

L’astuce de la congélation
Les femmes actives, notamment celles dont les époux sont très exigeants, particulièrement lorsqu’ils sont en manque d’excitants, tels que le café et la cigarette, qui ne peuvent se permettre de rompre momentanément la relation de travail, sont sauvées par… leurs congélateurs. En effet, des femmes racontent que la cuisine est leur seule et unique occupation en ce mois. “Dès que j’ai du temps libre, généralement le week-end, je cuisine des plats qui peuvent être congelés, que je mets dans des boîtes avec une étiquette dessus portant le nom du plat que je fais ressortir quand j’arrive en retard à la maison.” C’est par hasard que cette dame a entendu parler de cet artifice. “Je l’avais essayé pour faire face aux retards et avec le temps, j’ai décidé de l’adopter pour la semaine. C’est moins fatiguant et stressant. Je prépare le menu de la semaine et chaque soir, je déplace les boîtes du congélateur au réfrigérateur le lendemain, à quelque deux heures du f’tour, je ne stresse pas, je réchauffe et le tour est joué.” Cette astuce est très répandue dans le milieu des femmes actives, certaines le font pour tout le menu et d’autres pour quelques plats seulement. C’est ce que nous rapporte un groupe de femmes lors d’une discussion à bâtons rompus lors d’une soirée. “Quelques jours avant le début du Ramadhan, je prépare une bonne quantité de boureks avec de la viande fraîche et je garde au congélateur”, nous dit l’une d’elles. Une autre, plus avertie, avoue faire de même pour le bourek, la chorba et le piment. “Je suis la reine de la congélation. Je me suis procuré un livre sur les bonnes méthodes de la congélation et les produits qui peuvent être congelés et ceux qui ne doivent pas l’être. Je fourre dans mon congélateur tout ce dont j’ai besoin pendant ce mois.”
Une troisième nous apprend une nouvelle astuce qui consiste à cuisiner en grande quantité et en garder une partie toujours au congélateur. “De toute façon, pendant le mois de carême, ce sont les mêmes plats qui reviennent. Quand je suis à l’aise, je prépare des plats qu’on ne peut pas garder au congélateur, tels le poisson, le bourek farci au thon, le couscous…” Évidemment, tout se fait à l’insu du mari qui trouverait toujours à redire sur cette méthode, ne serait-ce que pour se défouler sur l’épouse par quelques commentaires. Et quand on sait qu’il existe des femmes soumises que les reproches peuvent rendre malades, on se dit que mieux vaut agir en catimini. Il faut savoir à ce propos que comme il existe des hommes exigeants, il y a des époux qui participent à trouver la solution pour que la femme puisse concilier boulot et cuisine en ce mois.  
La cuisine un jour sur deux ou le f’tour chez la belle-mère
“Ma solution est la cuisine un jour sur deux. Ce qui me permet de ne pas trop stresser tous les jours et de m’occuper d’autres choses à la maison car il n’y a pas que la bouffe en ce mois. Il y a d’autres priorités domestiques auxquelles on ne trouvera jamais le temps si on passe des heures dans la cuisine”, nous dit une fonctionnaire dont le principal inconvénient est la distance entre son lieu de travail et son domicile. “Le jour où la corvée de la cuisine est levée, je récupère mes enfants chez ma mère et quand je suis de corvée, le papa les récupère après le f’tour.” Compréhensif, le mari n’est pas très convaincu que ce mois doit être celui de toutes les gourmandises. “On se contente de plats légers quand je suis vraiment dépassée et on rattrape pendant le week-end. Chez nous, le Ramadhan est semblable aux autres mois de l’année.” Préparer le f’tour du lendemain au courant de la soirée est l’autre solution à laquelle recourent certaines travailleuses. Elles ont à peine fini de laver la vaisselle qu’elles remettent le tablier pour préparer la table du lendemain. “C’est ce que je fais depuis des années. N’étant pas très portée par les sorties nocturnes, je passe mes soirées à la cuisine. Après le f’tour du jour, c’est le f’tour du lendemain qui se prépare. Cela me permet de rentrer à l’aise à la maison et de ne pas trop m’en faire et de m’occuper des enfants et d’autres corvées.” Enfin, il est des femmes qui se la coulent douce pendant ce mois en s’invitant chez la belle-mère ou la maman. C’est selon les rapports qu’entretient le couple avec les deux familles. Pourquoi se compliquer l’existence quand la solution est à portée de main ? pense une autre dame. “J’habite Dar El-Beïda et je travaille à Chéraga. Alors que ma belle-mère, qui garde les enfants, habite Ben Aknoun avec sa fille. Je n’aurai jamais pu faire le crochet pour récupérer les enfants et repartir sur Dar El-Beïda pendant les heures de pointe.” La gentille belle-mère prend le soin de cuisiner pour six personnes au lieu de deux. “Nous passons depuis déjà cinq années le Ramadhan chez ma belle-mère. Les week-ends, je viens à midi et c’est moi qui assure tout. Cela nous rend service et lui fait plaisir.” Avant le mariage des autres filles et garçons, la belle-mère préparait des boîtes que sa belle-fille rapportait en récupérant les enfants. “Mais à l’époque, nous étions en location au 1er-Mai. Et depuis que nous avons emménagé à Dar El-Beïda et elle s’est retrouvée avec sa fille seulement, elle nous a proposé de passer le carême ensemble”, nous raconte la dame. Cela n’a pas été de refus et chacun y  trouve son compte. Voilà une astuce que toutes les femmes ne peuvent pas se permettre car les belles-mères ne se ressemblent pas. Cependant, qu’elles aient pris un congé pour être près de la cuisine ou qu’elles aient travaillé en optant pour mille et un artifices, elles sont à la fin du mois de Ramadhan épuisées. Alors, il mieux vaut faire les deux ou se trouver une belle-mère d’accueil.

Source Liberté Malika Ben
Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 23:34

Société - Pourquoi il faut savoir dire NON à ses enfants

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Aimer ses enfants et les aider à grandir en harmonie, c'est le vœu de tous les parents. Et vouloir leur donner tout ce dont ils ont besoin pour les voir s'épanouir, c'est sain. Oui, mais leur donner aussi des limites en sachant dire non est tout aussi important.

Pourquoi faut-il savoir dire non à ses enfants ?

Dire non à un enfant, c'est tout d'abord lui apprendre à se différencier. Quand on lui dit non, c'est que l'on est différent de lui, que l'on est une autre personne. Il peut alors s'individualiser, sentir qu'il a sa propre personnalité. Cela lui évite de rester dans la fusion avec ses parents, de partager exactement toutes leurs émotions. Lui dire non, c'est l'aider à s'autonomiser naturellement.

Et si les parents disent toujours oui à tout ?

Si ses parents disent oui à tout, qu'ils veulent trop plaire à leur enfant, ils rendent son autonomisation difficile. Et puis, en disant oui à tout, ils laissent leur enfant sous la pression de son émotion du moment. L'enfant, voyant tous ses désirs satisfaits, en devient esclave. Il perd sa liberté de choix. Ce qui va faire autorité pour lui, c'est son état émotionnel du moment. Il veut tout et tout de suite, n'apprend pas que son désir peut être différé, ou carrément transformé. De ce fait, il devient prisonnier de répétitions et il perd sa liberté de choix. Par exemple, s'il ne veut manger que des pizzas, que les parents ne disent pas non, il devient prisonnier de son désir. Il ne découvre pas d'autres aliments, d'autres saveurs. Il risque, par la suite, de devenir un adulte qui ne sait pas accepter les limites que la vie lui impose. Il aura alors tendance à exprimer plus de colère, de violence, ou à souffrir de dépression. Et puis, l'enfant à qui l'on ne dit jamais non ne devient pas seulement prisonnier de ses désirs, mais aussi de ses peurs. Car souvent quand il veut quelque chose, c'est qu'il a peur de faire autrement. Ainsi, en disant oui à tout, les parents alimentent et renforcent les peurs de l'enfant. Les enfants les plus anxieux à qui l'on ne dit pas non sont ainsi abandonnés à leurs peurs. Prenons l'exemple de l'école. Beaucoup d'enfants ont peur au début d'aller à l'école, de laisser leurs parents, d'être confrontés aux autres enfants. Pourtant, les parents tiennent bon, disent «Non, tu ne peux pas rester à la maison» et les enfants s'épanouissent à l'école maternelle en général.

Il faut que les parents soient certains d'avoir raison de dire non

Bien sûr. C'est la conviction des parents d'être dans leur rôle d'éducateur qui leur permet d'exprimer un non franc et non négociable. S'ils restent au niveau où ils pensent : «J'ai du mal à dire non, car j'ai peur que mon enfant ne m'aime plus», ils ne sont pas dans leur rôle de parent. Il faut avoir confiance en l'amour de ses enfants pour qu'ils aient confiance en l'amour que nous leur portons. La possibilité de dire non existe aussi grâce à la confiance que l'enfant ressent envers ses parents. Cette confiance lui permet de supporter la contrariété. Il se sait aimé, donc il peut supporter ce non, sachant que cela ne remet nullement en cause l'affection que les parents lui portent. Et c'est important à apprendre. On peut vous dire non même si l'on vous apprécie. Il deviendra un adulte capable de supporter les non des autres adultes sans croire qu'il est remis en cause personnellement ou rejeté par les autres.

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 23:26

Le développement d’activités socio-culturelles est à même de booster le retour à la vie dans ces zones désertées.

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L’ambiance campagnarde, dans les zones sud du massif de Chréa, reprend progressivement ses droit. Kerrach, Amchach, Oued Medjbour, autant de toponymie qui a souvent rimé avec vergers de grenadiers, figuiers, et fruits et légumes bio de haute qualité ramenés sur dos de mulets jusqu’à la placette de Chréa où algérois, blidéens et autres visiteurs des wilayas limitrophes se montraient particulièrement friands de ces produits du terroir. Les périmètres sécurisés, dans la région de Chréa, contournent des dizaines de sites abritant les vestiges de bourgades abandonnés. Cela permet des visites périodiques des vieux agriculteurs qui, depuis quelques années, s’affairent à faire rejaillir la verdure d’antan et nettoyer les vergers envahis par les broussailles.

Le mouvement est fréquent surtout pendant la saison estivale et en automne, période de récolte. Aux pas alertes des fellahs vient s’ajouter l’ambiance joyeuse des randonneurs qui commencent à se rendre par centaines dans ces zones, qui étaient, il n’y a pas longtemps, inaccessibles. « Chréa c’est dans le sang. Nous organisons chaque année trois à quatre randonnées pédestres en ciblant le sud, l’est et l’ouest du massif forestier. Le nombre de participants va crescendo. De 2008 à 2010, nous sommes passés de 150 à plus de 350 randonneurs, notamment en ce mois de juillet », affirme Sidi Moussa Lyès, membre de l’association Ski Club Chréa. Notre interlocuteur est d’autant plus optimiste et confiant à la vue de la splendeur de cette biodiversité.

« Kerrach, était le bassin de l’agriculture de montagne dans cette région. On y pratiquait l’apiculture, l’arboriculture, le maraîchage et on pouvait facilement, dans ces oueds alimentés par les eaux des résurgences, pêcher des poissons dépassant les dizaines de kilogrammes par espèce », ajoute t-il. Un autre randonneur, qui s’exprime au nom de l’association Cèdre de Chréa, met en avant la menace des incendies qui ont, lors des trois dernières années, calciné des milliers d’hectares, menaçant même la cédraie de Chréa. « Si nous espérons le retour progressif des villageois et l’essor des activités dans cette zone montagneuse, il faudra protéger le paysage avec sa faune et sa flore.

Le péril, ce sont les feux de forêt et l’incivisme de certains visiteurs », dit-il. La dernière randonnée organisée récemment, qui a regroupé des dizaines d’associations d’Alger et de Blida et plus de 350 randonneurs, a été perçue comme un signe précurseur de la redynamisation, par la sensibilisation et l’éducation, de l’économie rurale dans cette zone touristique. Toutefois, pour rendre pérenne cette ambiance champêtre avec l’appui des mouvements associatifs, assure un responsable d’une association, l’aide des acteurs socio-économiques de la région et aussi des autorités sont nécessaires. « Nous comptons développer d’autres activités dans les sports de montagne, à l’exemple du ski de fond, le VTT et l’escalade, mais, pour ce dernier nous n’avons pas de sites aménagés.

La roche de Chréa est principalement constituée d’ardoise, une roche friable qui ne permet pas la fixation des pitons d’escalade. Nous avons sollicité les autorités par écrit et nous espérons du concret. Le développement des activités socioculturelles est à même de booster le retour à la vie dans ces zones désertées » déclare-t-il enthousiaste .

Source El Watan Mohamed  Abdelli

Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 23:03

Humour - La véritable définition du barbecue

barbecue.jpg On ne fait pas des barbecues n'importe où

 

Voici la définition du barbecue d'été :

- C'est le seul type de cuisine qu'un "vrai" homme va faire. Lorsqu'un homme se porte volontaire pour faire ce type de cuisine, la chaîne d'événements suivante est enclenchée.

1. La femme va au magasin.

2. La femme arrange la salade, les légumes et fait le dessert.

3. La femme prépare la viande pour la cuisson, la place sur un plateau près des ustensiles nécessaires à la cuisson et les apporte à l'homme, qui se tient à côté du grill, une bière à la main.

4. L'homme place la viande sur le grill.

5. La femme va à l'intérieur de la maison, pour mettre la table et vérifier les légumes.

6. La femme sort pour dire à l'homme que la viande brûle.

7. L'homme retire la viande du grill et la tend à la femme.

8. La femme prépare les assiettes et les apporte à la table.

9. Après avoir mangé, la femme nettoie la table et lave la vaisselle.

10. L'homme demande à la femme comment elle a apprécié son "congé de cuisine". Constatant sa réaction un peu ennuyée, il en tire la conclusion qu'elle n'est jamais satisfaite.

Nota : J’ai diffusé ce ci pour faire plaisir à ces dames car chez moi, je suis l’esclave et cela ne se passe pas comme cela du tout..Pauvre de moi… !!!

Cordialement,

Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 06:47

Les faux moudjahidines devront rembourser les pensions perçues

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Le ministère des Moudjahidine a déposé plusieurs plaintes, ces derniers mois, contre des citoyens présentant des dossiers composés de documents falsifiés et bénéficiant des pensions allouées pour les moudjahidine et leurs ayants droits, apprend-on d’une source responsable au sein du ministère, ajoutant que ces plaintes ont pour objectif d’obliger les « faux moudjahidine » à rembourser les montants encaissés, à titre de pensions.
Selon la même source, les services du ministère des Moudjahidine examinent périodiquement les dossiers des citoyens qui présentent des faux dossiers afin de bénéficier des pensions et indemnités consacrées par le ministère aux moudjahidine, suite aux blessures et maladies qu’ils ont contractées lors de la Guerre de libération.
Répondant à une question sur le nombre des plaintes enregistrées dont les accusés ont été obligés de rembourser les montants qu’ils ont encaissé, la même source a indiqué que ces plaintes concernent toutes les wilayas du pays et sont toujours en examen au niveau des instances judiciaires.
Il y a lieu de noter que « la catégorie des moudjahidine et leurs ayants droits » bénéficient de pensions dont le montant est deux fois plus que le SNMG, sans compter les avantages et les indemnités, soit l’équivalent d’un budget suffisant pour la création de 3 à 4 millions de postes d’emploi pour les jeunes chômeurs.
Source El Khabar

Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 06:43

L’APN est moins perçue par les citoyens comme une institution de proposition et de contrôle que comme une simple chambre d’enregistrement du pouvoir Exécutif.

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Demain jeudi, les députés sont convoqués pour l'ouverture de la session parlementaire d'automne et ce qui les attend n'est pas réjouissant, du moins pour ceux qui ont encore à cœur leur métier «d'élus du peuple» : lever le plus haut possible les mains en signe d'adoption des dernières ordonnances présidentielles et s'interdire de dire mot sur leur contenu, le débat n'étant possible que lors de l'examen des projets de lois.
La frustration sera à son comble lorsque passera l’ordonnance portant la loi de finances complémentaire 2010 comprenant des dispositions lourdes de conséquences sur le fonctionnement de l'économie et sur les institutions. Ainsi, les députés n'auront pas la possibilité d'exprimer leur opinion sur les «nouveau rôles» dévolus à la Cour des comptes et à la Banque d'Algérie : celles-ci auront-elles la possibilité de retrouver un jour leur autonomie et leur indépendance confisquées par l'Exécutif ? Les parlementaires n'auront également pas l'occasion de faire l'évaluation critique de l'impact du crédit documentaire sur les entreprises nationales. Ces dernières ont eu à affronter une année extrêmement difficile du fait de l'introduction par l'Etat de cet outil de contrôle financier. Seul un léger assouplissement a été introduit lors du récent Conseil des ministres.

Pourquoi cette généralisation du recours aux ordonnances qui signe l’effacement du Parlement de la vie publique ? C'est la volonté du président Bouteflika qui n'a jamais caché son hostilité pour ce type de représentation populaire qu’est le Parlement issu de l'entrée de l'Algérie dans le multipartisme. Ne pouvant la faire disparaître, car c’est un acquis de l’histoire, il a choisi de la dompter et d'en faire un instrument de sa politique, sa préférence allant toujours vers l'Etat jacobin, un pouvoir politique central fort autour d'un seul homme : le président de la République. Bouteflika a tranché dès le départ : il ne peut y avoir d'autre source de pouvoir politique que la sienne. Aucune place n'est à concéder aux contre-pouvoirs sauf celle de donner l'illusion à l'opinion publique internationale que l'Algérie est un pays démocratique. La classe politique a été conduite, du fait du rapport de forces, à se soumettre au diktat présidentiel.

Allégeance totale à l’Exécutif

Le Parlement ne peut avoir d'autre rôle que d'avaliser ses décisions sans l'ombre d'un débat quelque peu critique ou d'un léger amendement aux textes qu'il lui soumet. Après des présentations de programmes tout à fait formelles devant l’institution, le gouvernement ne se sent plus tenu depuis trois ans par l'obligation constitutionnelle de le faire. Les députés n'ont connaissance de l'activité gouvernementale qu'à travers quelques rares projets de lois, des questions orales et à la faveur de la présentation de la loi de finances en fin d'année, généralement présentée en vrac et vite expédiée. L'APN ne sait pas où va l'argent qu'elle débloque en fin d'année et n'a aucune prise sur les ministres en cas de défaillances ou lorsque des scandales éclatent. S'ils osent quelques critiques en privé sur l'abus d'ordonnances, les parlementaires n'ont jamais organisé une quelconque fronde. Mieux, aucune des ordonnances proposées, toutes ces dernières années, n'a été rejetée. La raison ? Certes l'allégeance totale à l'Exécutif, mais aussi la crainte de subir le courroux présidentiel préjudiciable à une carrière dorée au sein de l'institution du boulevard Zighout Youcef.

Les avantages financiers concédés aux députés ont fait un temps scandale, ils ont vite été compris comme étant la contrepartie sonnante et trébuchante à la soumission à l'Exécutif. Les troupes obéissantes se recrutent essentiellement au sein de «l'Alliance présidentielle». Au printemps dernier, le FLN avait tenté d'ouvrir une petite brèche à travers une proposition de loi criminalisant le colonialisme. Initié par 150 députés, ce texte a été superbement ignoré de l'Exécutif, gêné dans sa diplomatie mitigée en direction de la France par ce type de démarche. Pour maintenir le Parlement aux ordres, l'Exécutif dispose d'une pièce maîtresse au sein de l'institution : le bureau et son président.
Lorsque des voix discordantes apparaissent, notamment au sein de l'opposition, ce sont ces deux instances qui, les premières, mettent le holà. Régulièrement sont enregistrées des confrontations avec des élus du RCD, un des rares partis qui se bat encore pour la crédibilité de l'institution.
Conforté par tout ce dispositif et par la culture de la soumission au sein du Parlement, le président de la République n'a jamais jugé utile de recourir à la dissolution, sauf proférer des menaces pour davantage le brider. Pourquoi dissoudre le Parlement, ainsi que le réclame Louisa Hanoune, pour on ne sait quelle raison, alors qu'il lui est totalement acquis ?    

Source El Watan Ali Bahmane

Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 06:40

Algérie - «Le pays est menacé d’une dislocation sociale» par Mohamed Hennad. Professeur en sciences politiques à l’Université d’Alger

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Le seul fait marquant de la vie politique nationale, depuis quelques mois, est incontestablement les scandales de corruption. Pour le professeur Mohamed Hennad, cette «gangrène» est «forcément consubstantielle au système de gouvernance que subit le pays depuis son indépendance». Avec ses analyses sans concession qu’on lui connaît, Hennad met en garde contre le danger d’une dislocation sociale qui menace l’Algérie, comme conséquence directe de ce fléau. Il fait sienne la célèbre phrase de feu Ferhat Abbas, extraite de sa longue lettre aux députés, justifiant sa démission de la présidence de la Constituante, en 1963 : «Le néocolonialisme ne menace notre pays que si la médiocrité, la paresse et la corruption s’y installent.» Cette lettre demeure d’actualité, estime le professeur Mohamed Hennad.

-Le mal de la corruption qui ronge le pays vous semble-t-il consubstantiel au pouvoir politique en place depuis 1962. C’est-à-dire que la nature du régime inévitablement génère de la corruption ?

En effet ! Ce mal est – comme vous le dites si bien – forcément «consubstantiel» au système de gouvernance que l’Algérie subit depuis son indépendance. De même, les proportions atteintes par cette gangrène ne peuvent être que le fait d’une accumulation qui a, nécessairement, commencé très tôt ! Il va sans dire que la tendance s’est accentuée ces deux dernières décennies à cause des problèmes sécuritaires qui continuent d’avoir un impact dévastateur sur les mœurs politiques dans notre pays.
 

-Quelle serait la genèse de cette «gangrène», justement ?

Pour faire court, je citerai un certain nombre de facteurs, notamment les conditions générales dans lesquelles ont eu lieu l’indépendance du pays et la constitution du nouvel Etat. Suivi d’un vide total laissé à la suite de l’exode des Européens par le fait de l’indépendance elle-même et à cause de l’OAS. Cependant, cet exode répondait, quelque part, au désir de nos dirigeants de l’époque de se débarrasser de ces étrangers pour pouvoir «gouverner à huis clos». L’adoption du «modèle socialiste». Le socialisme a fait – chez nous comme partout ailleurs – le nid de la corruption et de la prédation. Le modèle socialiste algérien ne semble pas avoir été adopté par conviction doctrinale mais plutôt comme expédient politique pour un régime conquérant – même si c’était aussi pour parer au plus pressé suite audit exode.

Ensuite, la dépréciation, dès l’indépendance, de certaines valeurs-clefs, telles que le mérite par l’effort personnel, pour tout concéder à «l’Etat providence» censé satisfaire l’ensemble des aspirations populaires après tant de privations. La rente pétrolière aidant, c’est le sens même qui a été donné aux «valeurs de Novembre». Mais c’est ainsi, aussi, que la culture citoyenne a reçu un sacré coup. Et enfin, la nature rentière de l’Etat algérien. Il devient presque dans l’ordre des choses que ce type d’Etat, en l’absence de mécanismes rigoureux de contrôle, soit dépensier, autoritaire, corrompu et corrupteur. C’est justement pour cette raison que certains estiment que la rente pétrolière (et autres) peut être une véritable malédiction pour le pays. Car lorsqu’un Etat dépend largement, non d’une situation de rente, mais bel et bien des contributions de ses citoyens, il devient, ipso facto, comptable devant la nation quant à la manière dont il prélève ces contributions et l’usage dont il en fait. Le principe est très simple : tout devoir est censé donner lieu à un avoir.

-Quelles seront les conséquences de cette cascade de scandales sur le rapport entre l'Etat et la société ?

Ce qui retient l’attention, depuis quelques années tout particulièrement, c’est la façon dont les deniers publics de la nation sont «gérés», sachant que ces deniers demeurent toujours insuffisants même lorsque le pays est très riche. Tous les jours, la presse nationale, tous titres confondus, fait état de plusieurs scandales à la fois, nous renvoyant l’image du grand égout à ciel ouvert.   Quant aux conséquences de ces scandales sur le rapport de l’Etat et la société comme vous dites, je crains que la première conséquence ne soit la banalisation de ces scandales tant les mœurs politiques chez nous font, de plus en plus, perdre tout sens de la pudeur et de l’honneur. A force de se multiplier, les scandales vont s’insinuer comme «culture nationale» ou régnera la raison du plus fort et du plus malin. Au diable donc toute référence à la notion du bien commun ! Déjà, les choses se passent dans notre pays comme s’il était une tare d’être légaliste ou scrupuleux. Certes, beaucoup de scandales finissent par éclater, donnant lieu à des enquêtes. Sauf que ces enquêtes se terminent assez souvent en queue de poisson et c’est toujours des subalternes qui payent pour leurs supérieurs hiérarchiques.  

Aujourd’hui, le danger qui guette véritablement l’Algérie c’est la dislocation sociale qui ouvre la porte grande ouverte au règne du chaos et de là aux convoitises étrangères toujours trop promptes à se manifester. Bien que nous n’ayons plus peur d’une possible recolonisation, il y a, effectivement, une autre forme de colonisation plus néfaste encore qui nous fera sérieusement courir le risque de tomber sous le joug de puissances étrangères avec leur lot d’entreprises qui, en mal d’enrichissement facile et rapide à nos dépens (nous en avons déjà un avant-goût), feront tout pour accaparer l’activité économique nationale, puis tout le reste, et faire des Algériens une simple main-d’œuvre taillable et corvéable à merci. Et ça sera, à la limite, de bonne guerre si nous n’en prenons pas garde. Mais ce n’est, assurément, pas à coups de «lois de finances complémentaires» à répétition. En 1963 déjà, feu F. Abbas disait, dans sa longue lettre aux députés, justifiant sa démission de la présidence de la Constituante, que «le néocolonialisme ne menace notre pays que si la médiocrité, la paresse et la corruption s’y installent» ! Cette lettre reste, vraiment, d’actualité.
-Comment le système a pu se maintenir en place depuis des décennies alors qu’il a mené le pays vers une impasse historique ?

En fait, vous me posez là une question qui est au cœur de l’analyse du pouvoir politique. Pour expliquer la longévité des régimes politiques corrompus, l’on renvoie, généralement, au fameux binôme de la carotte et du bâton. La carotte symbolise aussi bien la démagogie et le mensonge éhonté que les rapports clientélistes ; tandis que le bâton symbolise la coercition sous ses multiples formes.
Il faut ajouter qu’en Algérie, on continue à utiliser la lutte pour la décolonisation comme légitimité «originelle» du politique, si bien que toutes les autres légitimités sont tenues en l’état – ce qui a conduit à «l’impasse historique» que vous mentionnez à juste titre.
-Qu’en est-il des forces sociales et politiques qui militent pour le changement ? S’avèrent-elles incapables d’influer sur le cours des choses ?

Suite à la camisole de force imposée par l’état d’urgence décrété en 1992 et qu’on prolonge cyniquement, le champ politique ne cesse de se rétrécir comme une peau de chagrin. La vie politique est, aujourd’hui, tellement accaparée par une nébuleuse dénommée «alliance présidentielle»  – une alliance hétéroclite en tout sauf par rapport à l’essentiel, c’est-à-dire le pouvoir et les privilèges qui en découlent – que nous risquons, à terme, de tomber sous la coupe d’un régime franchement corrupteur et crûment policier ! La plupart des partis ont déjà perdu leur âme si bien qu’ils ne demandent que leur part du butin qu’est devenue l’Algérie. La Constitution, elle-même, comme fondement de l’Etat de droit, continue d’être traitée avec une légèreté incroyable ; et dire qu’elle devrait être notre deuxième texte sacré ! On a même l’impression que l’emblème national est de moins en moins considéré, à telle enseigne qu’on l’a vu tout récemment utilisé comme argument publicitaire pour une marque déposée locale de boissons gazeuses !

Quant à la société, force est d’admettre qu’elle est, aujourd’hui, livrée à elle-même. Elle se débrouille comme elle peut, voire comme elle veut, faisant souvent n’importe quoi et ne trouvant mieux que d’avancer vers l’avenir à reculons en sombrant dans un pharisaïsme des temps modernes. Une jeunesse prête, faute de mieux aussi, à l’émeute et à la casse à tout moment et dont une grande partie ne pensent qu’à la harga pour fuir la hogra à tout prix. En même temps, un véritable processus de «décérébration» de la nation continue de priver le pays de ses compétences. Des milliers d’Algériens, hautement qualifiés, continuent – n’en déplaise à la «famille révolutionnaire» – de quitter le pays pour aller travailler sous des cieux plus cléments après avoir été formés ici ! C’est, hélas, comme dit l’adage populaire, «le pain est fait à la maison pour être mangé par l’étranger» ! Pendant ce temps, on s’égosille à propos des moyens à trouver pour faire revenir, au pays, notre diaspora qualifiée. Or, il s’agit moins de faire revenir cette diaspora que d’œuvrer, d’abord, pour retenir ceux qui sont toujours là.

-Face à ce sombre tableau, comment voyez-vous l’avenir du pays ?

Sincèrement, je ne sais quoi dire sauf que ma modeste personne a beaucoup de soucis à propos de l’avenir de notre pays ! Je suis tenté de dire que, finalement, notre pays n’a pas de chance. Car si les malheurs qu’il a connus, depuis la lointaine antiquité jusqu’à la fin de la colonisation française, ont été le fait d’étrangers, ceux qu’il connaît, aujourd’hui, sont, par contre, le fait d’une partie de nous-mêmes ! Que des malheurs nous soient infligés par nos propres frères (et sœurs, sans doute), c’est là le comble de l’Histoire ! Finalement, n’est-on pas en droit de se poser des questions quant au sens à donner à cette indépendance pour laquelle notre peuple a versé tant de larmes et de sang, et dont il garde trop de stigmates dont seuls de vrais hommes d’Etat, bien de notre veine, sauront en faire les prémisses d’une vision d’avenir au lieu de s’entêter à mener la population en laisse en l’infantilisant et à imputer tous nos propres échecs à la France. Cette France de laquelle on s’obstine, plutôt cyniquement, à exiger une «repentance» en bonne et due forme. L’histoire retiendra, malheureusement, que «la génération de Novembre» a lamentablement échoué politiquement. Cet échec est d’autant plus patent que cette génération a écrasé, de par sa nature rustre et égocentrique, celle qui vient après, plus cultivée et ouverte sur le monde. Dès lors, on peut dire que la longévité politique de «la génération de Novembre» n’a pas permis la soudure générationnelle nécessaire. C’est ce qui pourrait expliquer la violence chez nous

-Quelle serait donc la solution ?

La solution devrait exister, mais il faut qu’elle s’attaque à l’essentiel : la réduction systématique de ce que l’on peut appeler «le système FLN» qui a éreinté le pays. Cette réduction devrait se traduire par un processus de délégitimation-relégitimation de la vie politique nationale sur la base d’un contrat social d’avenir. Bien sûr, il faut espérer qu’un sursaut d’honneur de la «génération de Novembre» la fera coopérer, sincèrement, pour le bien du pays. Sinon, il faut dire que si nous avons pu triompher de la colonisation et de ses injustices après «seulement» sept ans et demi de lutte armée (mais pas uniquement), jusqu’à quand allons-nous continuer à subir ledit système après presque un demi-siècle d’indépendance ? Car, comme dit un penseur français du XVIe siècle, Etienne de La Boétie, la servitude est toujours volontaire !    

Source El Watan Hacen Ouali

Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 06:33

Les nouvelles dispositions de la loi de finances pour 2010, dans la continuité de celle de 2009, marquent un pas supplémentaire dans la reprise en main des leviers de l’économie nationale.

palais bouteflika

Elles esquissent les jalons d’un protectionnisme légitime.

On a commencé d’abord par confirmer la préférence pour le promoteur national à travers un régime préférentiel dans l’octroi des marchés publics et la nécessité pour tout investisseur étranger de devoir s’associer avec ce dernier. Le plus significatif dans la nouvelle démarche, c’est la décision de reprendre les actifs de toute entreprise privatisée au cas où le repreneur « ne s’acquitte pas de ses engagements notamment le paiement des actifs cédés », est-il rappelé dans le texte adopté lors du dernier conseil des ministres.
Cette mesure marque déjà un renforcement du dispositif de reprise en main des secteurs de l’économie notamment les sociétés publiques qui ont été cédées à des investisseurs étrangers et qui n’ont pu honorer les engagements contenus dans le cahier des charges. Bien qu’il n’y ait aucune allusion directe à tel ou tel  entreprise, l’on peut cependant voir en filigrane, la résolution ferme du gouvernement de se défaire de certains projets qui ne fonctionnent pas bien. Aussi bien les syndicalistes que la classe politique, y compris au niveau des instances élues (APN) ont toujours demandé « un bilan sur la privatisation » que le gouvernement avait lancée début 90 dans le cadre de la libéralisation de l’économie et le désir de relancer des secteurs dont l’outil de production était frappé d’obsolescence nécessitant des investissements lourds et coûteux. La situation peu reluisante dans certains secteurs comme la sidérurgie où a eu lieu la cession du fleuron de l’industrie algérienne, dans la téléphonie mobile, dans le ciment où persiste une spéculation inquiétante y compris le gaz industriel (cédé à des Allemands)  sujet à des pénuries, donne au gouvernement toutes  les raisons de hausser le ton.
La garantie de l’état
Le gouvernement a commencé à tirer les enseignements qu’il faut il y a deux années avec l’adoption de la nouvelle stratégie industrielle qui est en fait une réhabilitation d’un secteur public fort et qui valide ’hypothèse selon laquelle seules les entreprises nationales   dites stratégiques sont  capables de relancer l’économie. Des entreprises telles la SNVI (industrie mécanique), Eniem (électroménager), Saïda (médicament), Air Algérie vont bénéficier d’une attention particulière via un assainissement de leur portefeuille.
Ces entreprises et d’autres encore vont même avoir droit, à travers une autre disposition de la loi de finances complémentaire pour 2010, « à une garantie de l’Etat » pour la couverture de leurs crédits d’investissements.La contestation sociale, qui est un indice de l’incapacité du partenaire étranger à honorer ses engagements gagne, y compris les entreprises qui ont eu des  contrats de gestion tel le port de Dubaï. L’Algérie qui a opté pour la privatisation pour obtenir une mise à niveau de ses entreprises a introduit la gestion déléguée (au profit des entreprise des secteurs de l’eau, l’aéroport) ou la cession de parts dans le capital. Mais le bilan reste mitigé. Le tiers seulement des entreprises a pu changer de main durant ces dernières années. Les exemples d’une privatisation réussie sont rares, si l’on exclut celles qui ont déjà de l’expérience dans plusieurs pays comme Henkel, certains repreneurs se sont avérés des hommes d’affaires mus beaucoup plus par la spéculation. On a vu plusieurs cas de cession d’actifs, de titres miniers sur le marché international   qui n’avaient d’autre objectif que la spéculation. L’approche consiste à revendre le projet avec des dividendes mirobolants une fois consommées les périodes d’exonération. Des pratiques qui ont incité le gouvernement à décréter son droit de préemption sur tout cession à un investisseur étranger.
L’Algérie a, tout compte fait, bien fait de tempérer sur la privatisation de certains secteurs comme les  banques (l’épisode CPA), es assurances ou  les télécommunications (Algérie Télécom) …

Source Horizons Kaddour D.

Le Pèlerin

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