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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 06:47

Les faux moudjahidines devront rembourser les pensions perçues

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Le ministère des Moudjahidine a déposé plusieurs plaintes, ces derniers mois, contre des citoyens présentant des dossiers composés de documents falsifiés et bénéficiant des pensions allouées pour les moudjahidine et leurs ayants droits, apprend-on d’une source responsable au sein du ministère, ajoutant que ces plaintes ont pour objectif d’obliger les « faux moudjahidine » à rembourser les montants encaissés, à titre de pensions.
Selon la même source, les services du ministère des Moudjahidine examinent périodiquement les dossiers des citoyens qui présentent des faux dossiers afin de bénéficier des pensions et indemnités consacrées par le ministère aux moudjahidine, suite aux blessures et maladies qu’ils ont contractées lors de la Guerre de libération.
Répondant à une question sur le nombre des plaintes enregistrées dont les accusés ont été obligés de rembourser les montants qu’ils ont encaissé, la même source a indiqué que ces plaintes concernent toutes les wilayas du pays et sont toujours en examen au niveau des instances judiciaires.
Il y a lieu de noter que « la catégorie des moudjahidine et leurs ayants droits » bénéficient de pensions dont le montant est deux fois plus que le SNMG, sans compter les avantages et les indemnités, soit l’équivalent d’un budget suffisant pour la création de 3 à 4 millions de postes d’emploi pour les jeunes chômeurs.
Source El Khabar

Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 06:43

L’APN est moins perçue par les citoyens comme une institution de proposition et de contrôle que comme une simple chambre d’enregistrement du pouvoir Exécutif.

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Demain jeudi, les députés sont convoqués pour l'ouverture de la session parlementaire d'automne et ce qui les attend n'est pas réjouissant, du moins pour ceux qui ont encore à cœur leur métier «d'élus du peuple» : lever le plus haut possible les mains en signe d'adoption des dernières ordonnances présidentielles et s'interdire de dire mot sur leur contenu, le débat n'étant possible que lors de l'examen des projets de lois.
La frustration sera à son comble lorsque passera l’ordonnance portant la loi de finances complémentaire 2010 comprenant des dispositions lourdes de conséquences sur le fonctionnement de l'économie et sur les institutions. Ainsi, les députés n'auront pas la possibilité d'exprimer leur opinion sur les «nouveau rôles» dévolus à la Cour des comptes et à la Banque d'Algérie : celles-ci auront-elles la possibilité de retrouver un jour leur autonomie et leur indépendance confisquées par l'Exécutif ? Les parlementaires n'auront également pas l'occasion de faire l'évaluation critique de l'impact du crédit documentaire sur les entreprises nationales. Ces dernières ont eu à affronter une année extrêmement difficile du fait de l'introduction par l'Etat de cet outil de contrôle financier. Seul un léger assouplissement a été introduit lors du récent Conseil des ministres.

Pourquoi cette généralisation du recours aux ordonnances qui signe l’effacement du Parlement de la vie publique ? C'est la volonté du président Bouteflika qui n'a jamais caché son hostilité pour ce type de représentation populaire qu’est le Parlement issu de l'entrée de l'Algérie dans le multipartisme. Ne pouvant la faire disparaître, car c’est un acquis de l’histoire, il a choisi de la dompter et d'en faire un instrument de sa politique, sa préférence allant toujours vers l'Etat jacobin, un pouvoir politique central fort autour d'un seul homme : le président de la République. Bouteflika a tranché dès le départ : il ne peut y avoir d'autre source de pouvoir politique que la sienne. Aucune place n'est à concéder aux contre-pouvoirs sauf celle de donner l'illusion à l'opinion publique internationale que l'Algérie est un pays démocratique. La classe politique a été conduite, du fait du rapport de forces, à se soumettre au diktat présidentiel.

Allégeance totale à l’Exécutif

Le Parlement ne peut avoir d'autre rôle que d'avaliser ses décisions sans l'ombre d'un débat quelque peu critique ou d'un léger amendement aux textes qu'il lui soumet. Après des présentations de programmes tout à fait formelles devant l’institution, le gouvernement ne se sent plus tenu depuis trois ans par l'obligation constitutionnelle de le faire. Les députés n'ont connaissance de l'activité gouvernementale qu'à travers quelques rares projets de lois, des questions orales et à la faveur de la présentation de la loi de finances en fin d'année, généralement présentée en vrac et vite expédiée. L'APN ne sait pas où va l'argent qu'elle débloque en fin d'année et n'a aucune prise sur les ministres en cas de défaillances ou lorsque des scandales éclatent. S'ils osent quelques critiques en privé sur l'abus d'ordonnances, les parlementaires n'ont jamais organisé une quelconque fronde. Mieux, aucune des ordonnances proposées, toutes ces dernières années, n'a été rejetée. La raison ? Certes l'allégeance totale à l'Exécutif, mais aussi la crainte de subir le courroux présidentiel préjudiciable à une carrière dorée au sein de l'institution du boulevard Zighout Youcef.

Les avantages financiers concédés aux députés ont fait un temps scandale, ils ont vite été compris comme étant la contrepartie sonnante et trébuchante à la soumission à l'Exécutif. Les troupes obéissantes se recrutent essentiellement au sein de «l'Alliance présidentielle». Au printemps dernier, le FLN avait tenté d'ouvrir une petite brèche à travers une proposition de loi criminalisant le colonialisme. Initié par 150 députés, ce texte a été superbement ignoré de l'Exécutif, gêné dans sa diplomatie mitigée en direction de la France par ce type de démarche. Pour maintenir le Parlement aux ordres, l'Exécutif dispose d'une pièce maîtresse au sein de l'institution : le bureau et son président.
Lorsque des voix discordantes apparaissent, notamment au sein de l'opposition, ce sont ces deux instances qui, les premières, mettent le holà. Régulièrement sont enregistrées des confrontations avec des élus du RCD, un des rares partis qui se bat encore pour la crédibilité de l'institution.
Conforté par tout ce dispositif et par la culture de la soumission au sein du Parlement, le président de la République n'a jamais jugé utile de recourir à la dissolution, sauf proférer des menaces pour davantage le brider. Pourquoi dissoudre le Parlement, ainsi que le réclame Louisa Hanoune, pour on ne sait quelle raison, alors qu'il lui est totalement acquis ?    

Source El Watan Ali Bahmane

Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 06:40

Algérie - «Le pays est menacé d’une dislocation sociale» par Mohamed Hennad. Professeur en sciences politiques à l’Université d’Alger

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Le seul fait marquant de la vie politique nationale, depuis quelques mois, est incontestablement les scandales de corruption. Pour le professeur Mohamed Hennad, cette «gangrène» est «forcément consubstantielle au système de gouvernance que subit le pays depuis son indépendance». Avec ses analyses sans concession qu’on lui connaît, Hennad met en garde contre le danger d’une dislocation sociale qui menace l’Algérie, comme conséquence directe de ce fléau. Il fait sienne la célèbre phrase de feu Ferhat Abbas, extraite de sa longue lettre aux députés, justifiant sa démission de la présidence de la Constituante, en 1963 : «Le néocolonialisme ne menace notre pays que si la médiocrité, la paresse et la corruption s’y installent.» Cette lettre demeure d’actualité, estime le professeur Mohamed Hennad.

-Le mal de la corruption qui ronge le pays vous semble-t-il consubstantiel au pouvoir politique en place depuis 1962. C’est-à-dire que la nature du régime inévitablement génère de la corruption ?

En effet ! Ce mal est – comme vous le dites si bien – forcément «consubstantiel» au système de gouvernance que l’Algérie subit depuis son indépendance. De même, les proportions atteintes par cette gangrène ne peuvent être que le fait d’une accumulation qui a, nécessairement, commencé très tôt ! Il va sans dire que la tendance s’est accentuée ces deux dernières décennies à cause des problèmes sécuritaires qui continuent d’avoir un impact dévastateur sur les mœurs politiques dans notre pays.
 

-Quelle serait la genèse de cette «gangrène», justement ?

Pour faire court, je citerai un certain nombre de facteurs, notamment les conditions générales dans lesquelles ont eu lieu l’indépendance du pays et la constitution du nouvel Etat. Suivi d’un vide total laissé à la suite de l’exode des Européens par le fait de l’indépendance elle-même et à cause de l’OAS. Cependant, cet exode répondait, quelque part, au désir de nos dirigeants de l’époque de se débarrasser de ces étrangers pour pouvoir «gouverner à huis clos». L’adoption du «modèle socialiste». Le socialisme a fait – chez nous comme partout ailleurs – le nid de la corruption et de la prédation. Le modèle socialiste algérien ne semble pas avoir été adopté par conviction doctrinale mais plutôt comme expédient politique pour un régime conquérant – même si c’était aussi pour parer au plus pressé suite audit exode.

Ensuite, la dépréciation, dès l’indépendance, de certaines valeurs-clefs, telles que le mérite par l’effort personnel, pour tout concéder à «l’Etat providence» censé satisfaire l’ensemble des aspirations populaires après tant de privations. La rente pétrolière aidant, c’est le sens même qui a été donné aux «valeurs de Novembre». Mais c’est ainsi, aussi, que la culture citoyenne a reçu un sacré coup. Et enfin, la nature rentière de l’Etat algérien. Il devient presque dans l’ordre des choses que ce type d’Etat, en l’absence de mécanismes rigoureux de contrôle, soit dépensier, autoritaire, corrompu et corrupteur. C’est justement pour cette raison que certains estiment que la rente pétrolière (et autres) peut être une véritable malédiction pour le pays. Car lorsqu’un Etat dépend largement, non d’une situation de rente, mais bel et bien des contributions de ses citoyens, il devient, ipso facto, comptable devant la nation quant à la manière dont il prélève ces contributions et l’usage dont il en fait. Le principe est très simple : tout devoir est censé donner lieu à un avoir.

-Quelles seront les conséquences de cette cascade de scandales sur le rapport entre l'Etat et la société ?

Ce qui retient l’attention, depuis quelques années tout particulièrement, c’est la façon dont les deniers publics de la nation sont «gérés», sachant que ces deniers demeurent toujours insuffisants même lorsque le pays est très riche. Tous les jours, la presse nationale, tous titres confondus, fait état de plusieurs scandales à la fois, nous renvoyant l’image du grand égout à ciel ouvert.   Quant aux conséquences de ces scandales sur le rapport de l’Etat et la société comme vous dites, je crains que la première conséquence ne soit la banalisation de ces scandales tant les mœurs politiques chez nous font, de plus en plus, perdre tout sens de la pudeur et de l’honneur. A force de se multiplier, les scandales vont s’insinuer comme «culture nationale» ou régnera la raison du plus fort et du plus malin. Au diable donc toute référence à la notion du bien commun ! Déjà, les choses se passent dans notre pays comme s’il était une tare d’être légaliste ou scrupuleux. Certes, beaucoup de scandales finissent par éclater, donnant lieu à des enquêtes. Sauf que ces enquêtes se terminent assez souvent en queue de poisson et c’est toujours des subalternes qui payent pour leurs supérieurs hiérarchiques.  

Aujourd’hui, le danger qui guette véritablement l’Algérie c’est la dislocation sociale qui ouvre la porte grande ouverte au règne du chaos et de là aux convoitises étrangères toujours trop promptes à se manifester. Bien que nous n’ayons plus peur d’une possible recolonisation, il y a, effectivement, une autre forme de colonisation plus néfaste encore qui nous fera sérieusement courir le risque de tomber sous le joug de puissances étrangères avec leur lot d’entreprises qui, en mal d’enrichissement facile et rapide à nos dépens (nous en avons déjà un avant-goût), feront tout pour accaparer l’activité économique nationale, puis tout le reste, et faire des Algériens une simple main-d’œuvre taillable et corvéable à merci. Et ça sera, à la limite, de bonne guerre si nous n’en prenons pas garde. Mais ce n’est, assurément, pas à coups de «lois de finances complémentaires» à répétition. En 1963 déjà, feu F. Abbas disait, dans sa longue lettre aux députés, justifiant sa démission de la présidence de la Constituante, que «le néocolonialisme ne menace notre pays que si la médiocrité, la paresse et la corruption s’y installent» ! Cette lettre reste, vraiment, d’actualité.
-Comment le système a pu se maintenir en place depuis des décennies alors qu’il a mené le pays vers une impasse historique ?

En fait, vous me posez là une question qui est au cœur de l’analyse du pouvoir politique. Pour expliquer la longévité des régimes politiques corrompus, l’on renvoie, généralement, au fameux binôme de la carotte et du bâton. La carotte symbolise aussi bien la démagogie et le mensonge éhonté que les rapports clientélistes ; tandis que le bâton symbolise la coercition sous ses multiples formes.
Il faut ajouter qu’en Algérie, on continue à utiliser la lutte pour la décolonisation comme légitimité «originelle» du politique, si bien que toutes les autres légitimités sont tenues en l’état – ce qui a conduit à «l’impasse historique» que vous mentionnez à juste titre.
-Qu’en est-il des forces sociales et politiques qui militent pour le changement ? S’avèrent-elles incapables d’influer sur le cours des choses ?

Suite à la camisole de force imposée par l’état d’urgence décrété en 1992 et qu’on prolonge cyniquement, le champ politique ne cesse de se rétrécir comme une peau de chagrin. La vie politique est, aujourd’hui, tellement accaparée par une nébuleuse dénommée «alliance présidentielle»  – une alliance hétéroclite en tout sauf par rapport à l’essentiel, c’est-à-dire le pouvoir et les privilèges qui en découlent – que nous risquons, à terme, de tomber sous la coupe d’un régime franchement corrupteur et crûment policier ! La plupart des partis ont déjà perdu leur âme si bien qu’ils ne demandent que leur part du butin qu’est devenue l’Algérie. La Constitution, elle-même, comme fondement de l’Etat de droit, continue d’être traitée avec une légèreté incroyable ; et dire qu’elle devrait être notre deuxième texte sacré ! On a même l’impression que l’emblème national est de moins en moins considéré, à telle enseigne qu’on l’a vu tout récemment utilisé comme argument publicitaire pour une marque déposée locale de boissons gazeuses !

Quant à la société, force est d’admettre qu’elle est, aujourd’hui, livrée à elle-même. Elle se débrouille comme elle peut, voire comme elle veut, faisant souvent n’importe quoi et ne trouvant mieux que d’avancer vers l’avenir à reculons en sombrant dans un pharisaïsme des temps modernes. Une jeunesse prête, faute de mieux aussi, à l’émeute et à la casse à tout moment et dont une grande partie ne pensent qu’à la harga pour fuir la hogra à tout prix. En même temps, un véritable processus de «décérébration» de la nation continue de priver le pays de ses compétences. Des milliers d’Algériens, hautement qualifiés, continuent – n’en déplaise à la «famille révolutionnaire» – de quitter le pays pour aller travailler sous des cieux plus cléments après avoir été formés ici ! C’est, hélas, comme dit l’adage populaire, «le pain est fait à la maison pour être mangé par l’étranger» ! Pendant ce temps, on s’égosille à propos des moyens à trouver pour faire revenir, au pays, notre diaspora qualifiée. Or, il s’agit moins de faire revenir cette diaspora que d’œuvrer, d’abord, pour retenir ceux qui sont toujours là.

-Face à ce sombre tableau, comment voyez-vous l’avenir du pays ?

Sincèrement, je ne sais quoi dire sauf que ma modeste personne a beaucoup de soucis à propos de l’avenir de notre pays ! Je suis tenté de dire que, finalement, notre pays n’a pas de chance. Car si les malheurs qu’il a connus, depuis la lointaine antiquité jusqu’à la fin de la colonisation française, ont été le fait d’étrangers, ceux qu’il connaît, aujourd’hui, sont, par contre, le fait d’une partie de nous-mêmes ! Que des malheurs nous soient infligés par nos propres frères (et sœurs, sans doute), c’est là le comble de l’Histoire ! Finalement, n’est-on pas en droit de se poser des questions quant au sens à donner à cette indépendance pour laquelle notre peuple a versé tant de larmes et de sang, et dont il garde trop de stigmates dont seuls de vrais hommes d’Etat, bien de notre veine, sauront en faire les prémisses d’une vision d’avenir au lieu de s’entêter à mener la population en laisse en l’infantilisant et à imputer tous nos propres échecs à la France. Cette France de laquelle on s’obstine, plutôt cyniquement, à exiger une «repentance» en bonne et due forme. L’histoire retiendra, malheureusement, que «la génération de Novembre» a lamentablement échoué politiquement. Cet échec est d’autant plus patent que cette génération a écrasé, de par sa nature rustre et égocentrique, celle qui vient après, plus cultivée et ouverte sur le monde. Dès lors, on peut dire que la longévité politique de «la génération de Novembre» n’a pas permis la soudure générationnelle nécessaire. C’est ce qui pourrait expliquer la violence chez nous

-Quelle serait donc la solution ?

La solution devrait exister, mais il faut qu’elle s’attaque à l’essentiel : la réduction systématique de ce que l’on peut appeler «le système FLN» qui a éreinté le pays. Cette réduction devrait se traduire par un processus de délégitimation-relégitimation de la vie politique nationale sur la base d’un contrat social d’avenir. Bien sûr, il faut espérer qu’un sursaut d’honneur de la «génération de Novembre» la fera coopérer, sincèrement, pour le bien du pays. Sinon, il faut dire que si nous avons pu triompher de la colonisation et de ses injustices après «seulement» sept ans et demi de lutte armée (mais pas uniquement), jusqu’à quand allons-nous continuer à subir ledit système après presque un demi-siècle d’indépendance ? Car, comme dit un penseur français du XVIe siècle, Etienne de La Boétie, la servitude est toujours volontaire !    

Source El Watan Hacen Ouali

Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 06:33

Les nouvelles dispositions de la loi de finances pour 2010, dans la continuité de celle de 2009, marquent un pas supplémentaire dans la reprise en main des leviers de l’économie nationale.

palais bouteflika

Elles esquissent les jalons d’un protectionnisme légitime.

On a commencé d’abord par confirmer la préférence pour le promoteur national à travers un régime préférentiel dans l’octroi des marchés publics et la nécessité pour tout investisseur étranger de devoir s’associer avec ce dernier. Le plus significatif dans la nouvelle démarche, c’est la décision de reprendre les actifs de toute entreprise privatisée au cas où le repreneur « ne s’acquitte pas de ses engagements notamment le paiement des actifs cédés », est-il rappelé dans le texte adopté lors du dernier conseil des ministres.
Cette mesure marque déjà un renforcement du dispositif de reprise en main des secteurs de l’économie notamment les sociétés publiques qui ont été cédées à des investisseurs étrangers et qui n’ont pu honorer les engagements contenus dans le cahier des charges. Bien qu’il n’y ait aucune allusion directe à tel ou tel  entreprise, l’on peut cependant voir en filigrane, la résolution ferme du gouvernement de se défaire de certains projets qui ne fonctionnent pas bien. Aussi bien les syndicalistes que la classe politique, y compris au niveau des instances élues (APN) ont toujours demandé « un bilan sur la privatisation » que le gouvernement avait lancée début 90 dans le cadre de la libéralisation de l’économie et le désir de relancer des secteurs dont l’outil de production était frappé d’obsolescence nécessitant des investissements lourds et coûteux. La situation peu reluisante dans certains secteurs comme la sidérurgie où a eu lieu la cession du fleuron de l’industrie algérienne, dans la téléphonie mobile, dans le ciment où persiste une spéculation inquiétante y compris le gaz industriel (cédé à des Allemands)  sujet à des pénuries, donne au gouvernement toutes  les raisons de hausser le ton.
La garantie de l’état
Le gouvernement a commencé à tirer les enseignements qu’il faut il y a deux années avec l’adoption de la nouvelle stratégie industrielle qui est en fait une réhabilitation d’un secteur public fort et qui valide ’hypothèse selon laquelle seules les entreprises nationales   dites stratégiques sont  capables de relancer l’économie. Des entreprises telles la SNVI (industrie mécanique), Eniem (électroménager), Saïda (médicament), Air Algérie vont bénéficier d’une attention particulière via un assainissement de leur portefeuille.
Ces entreprises et d’autres encore vont même avoir droit, à travers une autre disposition de la loi de finances complémentaire pour 2010, « à une garantie de l’Etat » pour la couverture de leurs crédits d’investissements.La contestation sociale, qui est un indice de l’incapacité du partenaire étranger à honorer ses engagements gagne, y compris les entreprises qui ont eu des  contrats de gestion tel le port de Dubaï. L’Algérie qui a opté pour la privatisation pour obtenir une mise à niveau de ses entreprises a introduit la gestion déléguée (au profit des entreprise des secteurs de l’eau, l’aéroport) ou la cession de parts dans le capital. Mais le bilan reste mitigé. Le tiers seulement des entreprises a pu changer de main durant ces dernières années. Les exemples d’une privatisation réussie sont rares, si l’on exclut celles qui ont déjà de l’expérience dans plusieurs pays comme Henkel, certains repreneurs se sont avérés des hommes d’affaires mus beaucoup plus par la spéculation. On a vu plusieurs cas de cession d’actifs, de titres miniers sur le marché international   qui n’avaient d’autre objectif que la spéculation. L’approche consiste à revendre le projet avec des dividendes mirobolants une fois consommées les périodes d’exonération. Des pratiques qui ont incité le gouvernement à décréter son droit de préemption sur tout cession à un investisseur étranger.
L’Algérie a, tout compte fait, bien fait de tempérer sur la privatisation de certains secteurs comme les  banques (l’épisode CPA), es assurances ou  les télécommunications (Algérie Télécom) …

Source Horizons Kaddour D.

Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 06:30

Algérie - Revalorisation des pensions : 20.000 retraités seront rétablis dans leurs droits

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La nouvelle mesure prise par le conseil des ministres ayant trait à l’extension, selon un barème progressif, de l’exonération d’impôt sur le revenu au bénéfice des retraités profitera non seulement à plus de 100 000 retraités qui perçoivent plus de 20.000 DA par mois mais surtout aux 20 000 retraites qui n’ont pas bénéficié  des deux dernières revalorisations des pensions, 5% et 7%, décidées, respectivement, en 2009 et 2010.
Ces augmentations ont été bloquées pour cette catégorie des retraités pour la simple raison qu’elle percevait une pension avoisinant les 20 000 DA. Il convient de noter dans ce cadre que les retraités percevant une pension inférieure à 20 000 DA sont exonérés d’impôt. « La FNTR a préféré bloquer les augmentations pour éviter aux retraités concernés de payer l’impôt sur leur revenu car dans ce cas, ils se retrouveront en dessous du seuil de leur pension », nous a expliqué M. Allaouchiche, président de la FNTR lors d’une entrevue accordé dans son bureau. Plus explicite, il a fait savoir qu’un retraité qui a une pension de 19 000 DA, s’il avait touché les augmentations de 5 et 7%, il aurait subi l’imposition d’impôt dont le seuil dépasse tout entendement.
Cependant, avec la révision des seuils d’impôt, cette catégorie de retraités sera rétablie dans ses droits. Mieux encore, elle bénéficiera des deux revalorisations avec des rappels depuis leur application.  Selon M. Allaouchiche, le nouveau tableau des seuils sera publié ce jeudi dans le journal officiel et c’est à partir de là que chaque catégorie sera fixée selon la pension qu’elle perçoit. D’après des échos, la FNTR estime qu’il y aura un rabaissement de 80% d’impôt pour la catégorie dont la pension se situe entre 20 000 et 25 000 DA, soulignant que le nombre des retraités classés dans cette catégorie ne dépasse pas les 10 000.  Notre interlocuteur a ajouté que cette catégorie devra, après l’application de la nouvelle mesure, s’acquitter d’une taxe beaucoup plus inférieure à celle appliquée actuellement estimée à plus de 1000 DA. Pour les retraités dont la pension oscille entre 25 000 et 30 000 DA, ils bénéficieront d’une baisse de 60% sur les impôts. Celle-ci va surtout au profit des 190 000 moudjahidine dont la plupart perçoit une retraite de 30 000 DA.

Source Horizons Wassila Ould Hamouda.

Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 05:30

Algérie - Tipasa, rentrée scolaire - 134 212 élèves attendus

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134 212 élèves, tous paliers confondus, sont attendus pour la rentrée scolaire 2010-2011 dans la wilaya de Tipasa, qui réceptionne de nouveaux établissements avec l’ouverture de 11 cantines scolaires, 4 demi-pensions et un internat de 200 lits.
C’est lors des tournées d’inspection des chantiers des nouvelles infrastructures scolaires au niveau de toutes les daïras de la wilaya, d’est en ouest, que le wali de Tipasa, Mohamed Ouchen, s’est assuré de l’état d’avancement des travaux en cours. Ces infrastructures doivent être prêtes pour cette rentrée 2010-2011.
Un conseil de l’exécutif a d’ailleurs été consacré à ce volet pour accueillir dans de bonnes conditions les 134 212 élèves dans les différents niveaux et alléger la charge dans certains établissements scolaires. A l’ouest de la wilaya, trois établissements d’enseignement moyen seront ouverts aux élèves de Gouraya, Sidi Ghilès et Cherchell.
Le chef de l’exécutif a, d’autre part, supervisé 4 établissements secondaires d’une capacité d’accueil globale de 3800 nouvelles places pédagogiques, réceptionnés à Chaïba (800 places), Bou-Ismaïl (1000 places), Fouka (1000 places) et Merad (1000 places).
Cette dernière ville s’est dotée pour la 1re fois de son propre lycée, évitant ainsi aux jeunes lycéens les lourds déplacements vers Hadjout. Pour le primaire, 6 nouvelles écoles accueilleront leurs élèves à Bourkika, Koléa, Douaouda, Chaïba, Gouraya et Bou Ismaïl, en plus de 19 classes dans le cadre de l’extension au niveau des communes de la wilaya, pour réduire la surcharge des classes et surtout en finir avec le système de double vacation qui a fatigué les élèves autant que les enseignants.
Dans le volet restauration et hébergement, le wali a annoncé l’ouverture d’un internat de 200 lits au profit des élèves des douars relevant de la commune montagneuse et rurale de Sidi Semiane (Cherchell) et 11 nouvelles cantines scolaires, ainsi que 4 demi-pensions réparties sur les localités de Ahmeur El-Aïn, Sidi Amar, Hadjout et Aghbal.
La wilaya de Tipasa sera également dotée de 11 nouvelles salles et 4 terrains de sport pour préparer le terrain aux candidats des épreuves de l’éducation physique devenue obligatoire pour les examens de fin d’année des cycles moyen et secondaire.

Source Infosoir Souad Labri
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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 05:24

Conformité aux normes de l’aviation civile dans l’espace de l’UE - Bouabdallah : “Air Algérie ne sera pas sur la liste noire”

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Dans cet entretien, le P-DG d’Air Algérie, Wahid Bouabdallah, revient sur les recommandations de l’UE et affirme que la situation est bien prise en charge même s’il déplore un certain laxisme dans l’application des procédures au quotidien.

Liberté : Air Algérie risque d’être interdite de vol dans l’espace européen, selon l’UE. Qu’est-il réellement reproché à la compagnie et comment  est-on arrivé à cette situation ? 
Wahid Bouabdallah : L’UE n’a jamais proféré une telle menace. Pour plus de précisions sur le sujet, il suffit de consulter le règlement du 5 juillet 2010 de la Commission européenne paru dans le Journal officiel de l’Union européenne. Ce texte officiel demande aux autorités algériennes “d’assurer un contrôle continu des performances en matière de sécurité du transport aérien”. Parallèlement, il invite les États membres de l’UE à “intensifier le nombre d’inspections d’Air Algérie et de constituer la base nécessaire à une réévaluation de ce dossier lors de la prochaine réunion du comité de la sécurité aérienne qui doit avoir lieu en novembre 2010”. Pour expliquer ce qui est reproché à Air Algérie, je dois au préalable exposer en quoi consistent les contrôles ayant entraîné cette situation. Depuis 1996, il existe en Europe un programme de contrôle des avions étrangers appelé Security Assesment of Foreign Aircraft (SAFA). Il s’agit d’un programme établi par la Conférence européenne de l'aviation civile (CEAC) qui comprend 42 États. Les principes du programme SAFA sont simples : dans chaque État membre de la CEAC, des avions (CEAC ou non-CEAC) sont inspectés. Les inspections suivent une procédure commune à tous les États membres et sont reportées sur un format commun. Si une inspection identifie une irrégularité, celle-ci est transmise à l’opérateur et à son autorité de surveillance. Si des irrégularités ont un impact sur la sécurité, l’inspecteur peut demander une action corrective immédiate avant que l’avion ne décolle. Tous les rapports d’inspection sont centralisés dans une base de données électronique mise en place par les Joint Aviation Authorities (JAA). Cette base de données contient aussi des informations supplémentaires, comme les actions correctives, suite aux inspections. L’information de la base de données est régulièrement revue par les JAA afin d’identifier les domaines d’intérêts. Il faut préciser que les inspections SAFA sont limitées à une évaluation par sondage et ne peuvent pas substituer à la surveillance de l’autorité réglementaire appropriée. Les inspections sur l’aire de stationnement servent comme indicateur, mais ne peuvent pas garantir la navigabilité de l’avion inspecté. En effet, ces contrôles n’ont pas les caractéristiques d’une inspection complète dans la mesure où il incombe en principe à chaque autorité aéronautique d’exercer la surveillance effective de ses compagnies nationales en procédant à des inspections et à des audits en profondeur. L’autorité de surveillance de l’État membre CEAC choisit l’avion à inspecter. Certaines autorités effectuent des inspections aléatoires, tandis que d’autres visent un avion ou un opérateur qu’elles suspectent de ne pas être conforme aux standards de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) dont fait partie l’Algérie. Dans les deux cas seulement une petite portion d’avions étrangers opérant dans chaque État est inspectée. Dépendant du volume de trafic des vols étrangers et de la disponibilité d’inspecteurs dans chaque État membre, le nombre d’inspections peut varier dans de grandes proportions.
Les éléments contrôlés sont :
- les licences de pilotes ;
- les procédures et manuels à bord de l'aéronef ;
- les équipements de sécurité dans le cockpit et dans la cabine ;
- le fret à bord de l’avion ;
- l’état apparent de l’avion.
Pour effectuer son contrôle, l’inspecteur SAFA dispose d’une liste de 54 articles d’inspection. Vu que le temps séparant l’arrivée de l’avion de son départ, seulement quelques points peuvent être inspectés. Les principes de SAFA ne sont pas de retarder l’avion, excepté pour des raisons majeures de sécurité immédiate.
Si plusieurs irrégularités sérieuses sont trouvées, l’autorité de surveillance de l’État membre, qui a effectué le contrôle, contactera son homologue dans l’État de l’opérateur, transmet les résultats et demande des actions correctives, si nécessaire. Plus il est relevé d’irrégularités chez une compagnie, plus nombreuses sont programmées les inspections la concernant. Cet effet d’accélération autoentretenu prend encore plus d’ampleur lorsque l’autorité de surveillance de la compagnie en question ne coopère pas ou lorsqu’il y a un défaut de communication entre les deux instances. Dans le cas d’Air Algérie, un seuil d’alerte avait été atteint en fin d’année 2009, mais la communication entre la Commission européenne et l’administration de l’aviation civile algérienne n’avait pas été celle souhaitée. De ces deux faits, les contrôles sont devenus plus fréquents et plus tatillons que d’ordinaire. Ce n’est que lors de la réunion du 9 juin 2010 entre la Commission européenne et les représentants de l’Algérie que la clarification a été établie. Mais la procédure était déjà lancée du côté européen.

Un peu plus de deux mois seulement nous sépare de la date butoir fixée par l’Union européenne pour se conformer, notamment aux règles de sécurité requises en la matière. Estimez-vous être prêts à répondre positivement aux exigences ?
 À l’échéance du mois de novembre sera évaluée l’évolution de la situation depuis 2009. Les performances d’Air Algérie seront-elles stationnaires, en évolution favorable ou défavorable ? À la date d’aujourd’hui, notre performance en la matière s’est considérablement améliorée grâce à un intense effort de sensibilisation du personnel concerné par ces aspects de l’exploitation. Car, il faut le souligner, les causes des irrégularités constatées ne résident ni dans le sous-équipement des aéronefs, ni dans la maintenance de leurs constituants essentiels. Dans la très grande majorité des cas, il s’agit d’écarts tels que le mauvais état des sièges ou de la moquette, l’omission d’un document de bord, l’omission du report par écrit d’un constat de défectuosité, la présence de bagages de passagers devant une issue de secours, la non-conformité de la répartition des passagers dans la cabine avec le plan de chargement de l’avion etc. qui sont tous dus à un facteur humain. C’est une culture du détail dont notre personnel doit être profondément imprégné. Nous nous sommes attelés à cette tâche et les travailleurs sont prêts à relever ce défi. Nous serons au rendez-vous.

Le risque d’être inscrit sur la liste noire de l’UE en matière de sécurité aérienne est en soi un très mauvais point pour Air Algérie. Comment en est-on arrivé là ? Cela vous pousse-t-il à revoir votre copie en matière de gestion ?
Comme je l’ai expliqué, le spectre de la liste noire est une vue de l’esprit. Il n’en a jamais été question et il n’en sera jamais question. Le problème n’est pas celui que vous supposez. Les procédures correctes existent mais, dans leur application quotidienne, nous reconnaissons qu’il existe une certaine nonchalance, voire un certain laxisme que nous combattons.

D’énormes moyens sont consentis par la compagnie consacrés à un plan de développement. Où en est-on avec ce programme et pensez-vous que l’investissement est suffisant pour prétendre, à l’avenir, devenir une compagnie performante capable de faire face à la concurrence ?
Jusque-là Air Algérie n’a pas encore engagé de plan de développement. Aujourd’hui, nous exploitons un nombre d’avions inférieur à celui que nous utilisions en 2000. Pourtant, nous desservons un réseau plus étendu. C’est dire que nous connaissons une tension de flotte qui commence seulement à être résorbée à la faveur des nouveaux achats (4 avions ATR72 entrés en services et 7 avions Boeing B737-800 qui seront livrés entre septembre 2010 et juillet 2011). Notre plan de développement comporte une rationalisation de la flotte et de son adaptation au réseau et un volet conséquent de formation et de recyclage.

Source Liberté Nabila Saïdoun
Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 05:09

La croissance s’établira à 4%, contre 4,6% initialement. Hors hydrocarbures, la croissance économique se situerait, en 2010, à 6%, contre 5,5% dans la loi de finances initiale.

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Le gouvernement a révisé à la baisse les prévisions de la croissance en 2010. La note de présentation de la loi de finances complémentaire 2010 (LFC), publiée sur le site de la direction générale de la prévision et des politiques du ministère des Finances, indique que “la croissance économique baissera légèrement par rapport aux prévisions de la loi de finances initiale, elle s’établira à 4%, contre 4,6% initialement, dans un contexte qui restera marqué par une baisse de la demande de gaz sur le marché international”. Hors hydrocarbures, la croissance économique se situerait, en 2010, à 6%, contre 5,5% dans la loi de finances initiale. La construction de l’avant-projet de la loi de finances complémentaire pour 2010 est assise sur le prix de référence fiscal du baril de pétrole brut maintenu à 37 dollars ; par contre, le prix du marché du baril de pétrole brut est révisé à la hausse. Il passe de 50 dollars le baril dans la loi de finances initiale pour 2010 à 60 dollars le baril dans la loi de finances complémentaire pour 2010. Selon le document du ministère des Finances, le prix moyen d’exportation, à fin mai 2010, s’est positionné à 77,97 dollars le baril.
“Compte tenu de la crise budgétaire dans la zone euro et ses risques de répercussion sur la croissance économique mondiale et sur la demande énergétique, le prix projeté sur les 5 derniers mois de l’année 2010 est de 50 dollars, d’où un prix moyen d’exportation sur l’année 2010 aux alentours de 60 dollars le baril”, souligne la note de présentation. “Cette prudence dans la prévision du prix moyen d’exportation est nécessaire pour éviter une surévaluation des produits de la fiscalité pétrolière et une exagération de la ressource publique”, explique-t-on. Le ministère des Finances relève que “le marché pétrolier mondial se situe dans une conjoncture favorable”. En moyenne, sur les 5 premiers mois de l’année 2010, le prix d’exportation du pétrole brut algérien s’est situé à 77,97 dollars le baril, contre 49 dollars le baril en moyenne, sur la même période de 2009. Cette situation s’est traduite par une progression de 40% du chiffre d’affaires hydrocarbures, qui est passé de 16,4 milliards de dollars, à fin mai 2009, à 23,1 milliards de dollars à fin mai 2010.
Conséquemment à cette variation du chiffre d’affaires à l’exportation d’hydrocarbures, les produits de la fiscalité pétrolière, à fin avril 2010, sont en croissance de l’ordre de 16%, passant d’une moyenne mensuelle de 219 milliards de DA à 255 milliards de DA, sur les périodes considérées. Les recouvrements, à fin avril 2010, des produits de la fiscalité, hors pétrolière, ont affiché une progression de 13%, passant de 385 milliards de DA, à fin avril 2009, à 435 milliards de DA à la fin de la même période de 2010. Les flux à l’importation, exprimés en dollar courant, ont baissé de l’ordre de -5,8%, à fin juin 2010, comparativement à fin juin 2009. Par groupe d’utilisation, la baisse de 10,9% constatée a concerné les produits alimentaires, et ce en relation avec la bonne saison agricole.
Les biens d’équipement industriels et les demi-produits ont régressé respectivement de 6,5% et de 7,24%. Les biens de consommation ont baissé de 4,4%. “Cette tendance devrait se poursuivre sur toute l’année 2010”, projette le ministère des Finances. Les importations de céréales devraient baisser du fait de la performance de la production de céréales en 2009 et des bonnes perspectives agricoles pour l’année 2010. Les importations d’équipement liées aux programmes d’investissements publics devraient se ralentir du fait que le programme 2005-2009 est dans sa phase finale en termes d’équipement et que le programme d’investissement de 2010 est, essentiellement, constitué d’un portefeuille d’études de maturation des projets ; donc, sans impact sur les importations d’équipement. En plus de la mise en œuvre, en année pleine, des dispositions de la loi de finances complémentaire pour 2009, portant sur la régulation des importations de marchandises.

Les réserves officielles de changes devraient varier positivement

Selon la note de présentation de la LFC 2010, les réserves officielles de changes se sont positionnées, à fin avril 2010, à 147 milliards de  dollars. “Elles devraient varier positivement, en raison d’une meilleure position extérieure en 2010, comparativement à 2009, dans l’hypothèse de la poursuite de la conjoncture observée du marché pétrolier mondial”, prévoit le document.
Les disponibilités du Fond de régulation des recettes (FRR) sont actuellement à 4 316 milliards de DA. Il sera crédité d’un montant de l’ordre de 560 milliards de DA en 2010 (sur la base d’un prix du marché de 60 dollars le baril et d’un prix de référence fiscal de 37 dollars le baril). La poursuite de la politique d’internalisation du financement de l’économie devrait conduire à la réduction de l’encours de la dette publique extérieure qui devrait passer d’un encours de 483 millions de dollars, à fin 2009, à 457 millions de dollars, à fin 2010.
La dette publique interne s’était située à 814 milliards de DA, à fin décembre 2009 (y compris rachat par le Trésor de la dette des agriculteurs et assainissement des entreprises publiques). “Cet encours devrait s’aggraver, à fin décembre 2010, si l’on se base sur le déficit prévisionnel du Trésor qui atteindrait 3 600 milliards de DA”, avertit le ministère des Finances. Cependant, indique le document, ce déficit sera financé par prélèvement sur le FRR à hauteur de 1 200 milliards de DA, ce qui ramènerait l’encours du FRR, à fin 2010, à 3 680 milliards de DA, par le recours à une mobilisation de ressources de 500 milliards de DA, à partir du circuit Trésor et, enfin, par le recours au marché pour la mobilisation de 1 900 milliards de DA.
Du coup, reconnaît le ministère des Finances, “la dette publique interne augmentera son ratio par rapport au PIB, passant de 8% en 2009 à 24% en 2010”. “Les conséquences budgétaires de cette augmentation de la dette publique seront lisibles au niveau des charges de fonctionnement, au titre de l’amortissement de cette dette. La tension sur l’allocation de ressources entre État et sphère économique pouvant se traduire par une hausse des taux d’intérêt et un renchérissement des coûts de l’investissement et de la production”, souligne le document.

Source Liberté Meziane Rabhi
Le Pèlerin

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 04:32

Algérie - Les préparatifs ont commencé - Ça sent déjà l’Aïd

Ramadan 2010

 

C’est bien connu : à peine passé les deux premières semaines du Ramadan que l’on pense déjà à l’Aïd. Dans les artères de la capitale, le ton est déjà donné : les familles prennent d’assaut les magasins d’habits et les marchands de dioul commencent leur reconversion pour proposer le nécessaire pour les gâteaux.
Nawal Imès - Alger (Le Soir)- Le décor est planté : les préparatifs ont bel et bien commencé et ça «sent» déjà l’Aïd. Il suffit de sillonner les artères de la capitale pour s’en convaincre. Les fortes chaleurs ont cependant forcé les familles à changer leurs habitudes. Seuls les plus téméraires s’aventurent la journée. Ceux qui le font disent n’avoir pas tellement le choix car ne disposant pas de véhicules et craignant de ne pas trouver assez de transport en commun en soirée. Sous un soleil de plomb, accompagnés de leur progéniture, les parents battent le pavé pendant des heures à la recherche de la tenue vestimentaire qui leur semble la mieux indiquée pour les fêtes et qui corresponde un tant soit peu au budget qu’ils ont prévu pour l’occasion. Les magasins climatisés constituent une véritable oasis dans cette quête effrénée du plus bel atour. Les familles s’y attardent le temps de se rafraîchir et de repartir à la conquête. Les boutiques de prêtà- porter ne sont pas les seules à être ciblées, beaucoup de familles leur préfèrent les marchés où les prix sont nettement plus abordables. Ceux de Belcourt ou de la place des Martyrs sont les plus fréquentés. Les bourses modestes peuvent y trouver de quoi habiller les enfants avec un petit budget même si la qualité n’y est pas. Particularité de cette année, les Algérois ont une nouvelle destination pour faire du shopping : le centre commercial de Bab Ezzouar. L’affluence y est toujours aussi importante. Les familles ciblent les grandes enseignes ou des marques un peu moins connues. Elles semblent y trouver leur bonheur puisque certains magasins ont vu leurs étals dévalisés et sont en rupture de stock. Mais la tendance cette année plus que les autres, ce sont les sorties nocturnes. La canicule oblige beaucoup de personnes à différer leurs sorties. Et même s’il ne fait pas frais en soirée, les sorties sont nettement moins pénibles puisqu’on peut au moins se désaltérer. Tout juste la vaisselle du f’tour lavée, femmes et enfants prennent d’assaut les artères de la capitale à tel point qu’il y a plus d’embouteillages le soir qu’en journée. A la rue Didouche-Mourad ou à la rue Ben M’hidi, il est pratiquement impossible de circuler en voiture. Les automobilistes en quête d’une place de stationnement peinent avant de pouvoir en trouver une. Ensuite, c’est la ruée, surtout que les magasins jouent le jeu. Sur les grandes artères, ils restent ouverts jusqu’à deux heures du matin. Le shopping nocturne a de plus en plus d’adeptes et les magasins s’y adaptent. La majorité d’entre eux n’ouvrent qu’aux alentours de onze heures du matin et restent ouverts jusqu’au petit matin. Les sorties nocturnes semblent allier l’utile à l’agréable : on fait du shopping, on déguste des glaces, au grand bonheur des petits et des grands. A mesure qu’approche la date fatidique, les sorties s’intensifient. Une véritable course contre la montre est engagée afin d’habiller de pied en cap les enfants. L’ordre des priorités est alors revu : la préparation du f’tour qui occupait essentiellement le temps et l’esprit est relégué au second plan. Les tables sont moins garnies et personne ne s’en plaint puisque «ça sent» déjà la fin du Ramadan.

Pas de long week-end en perspective. L’association Sirius affirme que l’Aïd El Fitr sera célébré le vendredi 10 septembre.

Toutes les données astronomiques plaident pour cette hypothèse, à moins que le ministère des Affaires religieuses n’en décide autrement…
Le président de l’association Sirius d’astronomie, le Pr Mimouni, est formel : l’Aïd ne peut être célébré que vendredi. «La situation astronomique est connue. Les données sont très claires. Si le croissant n’était pas visible à la veille du Ramadan, cette fois-ci, il sera doublement invisible.» Explications du Pr Mimouni : «Le mercredi au soir, la lune se couchera avant le coucher du soleil. Donc, astronomiquement parlant, il n’y aura absolument rien à voir aussi bien en Algérie que dans tous les pays arabes. Personne ne pourra prétendre avoir vu le croissant car nul ne peut voir au-delà de l’horizon. Il y a un consensus autour de ces données. La communauté astronomique les a validées.» A dix jours de la fin du Ramadan, les pronostics ont bel et bien commencé. Les travailleurs ne cachent pas leur préférence pour le jeudi, histoire de profiter d’un long week-end. Si les données de l’association Sirius se confirment, ils devront faire leur deuil des trois jours de congé et se contenter du vendredi et du samedi. Il faudra cependant attendre le verdict du comité du ministère des Affaires religieuses qui se réunira mercredi. La traditionnelle réunion des imams retransmise en direct sur la chaîne de télévision nationale semble faire partie des constantes. En dépit des avancées scientifiques et de l’existence de moyens pour calculer avec exactitude la position de la lune, le ministère des Affaires religieuses reste attaché à ce qui s’apparente à une cérémonie folklorique à laquelle même les Algériens ont fini par s’habituer. La nuit du doute a fini par devenir incontournable. Mercredi prochain, le journal télévisé sera interrompu pour entrer en liaison avec les imams qui, comme le veut la tradition, maintiendront le suspense un moment avant de lire enfin le très officiel communiqué annonçant la fin du Ramadan.

Source Le Soir d’Algérie N.I.

Le Pèlerin

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 23:55

Multimédias - Free fait de la résistance face à Hadopi

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Selon les infor­ma­tions de PCinpact, Free serait le seul acteur majeur parmi les four­nis­seurs d’accès à inter­net (23% du mar­ché Français, au coude à coude avec SFR) à main­te­nir son inten­tion de fac­tu­rer au prix fort l’obtention des iden­ti­tés des inter­nautes à par­tir des adresses IP four­nies à l’Hadopi par les ayants droits. L’information devrait sor­tir demain est publiée dans La Tribune.

Free n’a jamais caché son hos­ti­lité au projet Hadopi, même si sa com­mu­ni­ca­tion s’est faite sub­tile à ce sujet. Les choses sont (un peu) plus claire désor­mais, car entre les décla­ra­tions faites par Christine Albanel lors d’une assem­blée géné­rale de Orange sur le «cout infi­ni­té­si­mal» d’Hadopi et la non signa­ture par SFR d’une lettre com­mune des four­nis­seurs d’accès deman­dant une fois de plus au minis­tère de la Culture des éclair­cis­se­ments sur les dédom­ma­ge­ments envi­sa­gés, l’opérateur pré­féré des geeks est désor­mais seul à oppo­ser une résis­tance à la sur­veillance des internautes.

Outre que cela pour­rait orien­ter, pour des rai­sons écono­miques, l’Hadopi à cibler en prio­rité les inter­nautes abon­nés à Orange et SFR/9, cela pour­rait égale­ment pro­voquer une migra­tion conséquente d’abonnés vers l’opérateur Free. Les inter­nautes ayant là un moyen clair d’afficher leur opi­nion avec leur porte mon­naie. Free pour­rait égale­ment atti­rer à lui les inter­nautes sou­cieux de pré­ser­ver le plus pos­sible leur vie pri­vée de la sur­veillance de l’Etat, en se tour­nant vers un opé­ra­teur qui met visi­ble­ment de la mau­vaise volonté à col­la­bo­rer avec Hadopi.

Vers une grande migration ?

Changer d’opérateur n’est pas bien com­plexe, pour peu que le contrat qui vous lie à lui ne vous ai pas ver­rouillé pour une longue période, et les long délais d’attente qui étaient cou­rants il y a encore quelques années sont plus rares aujourd’hui.

Free pro­pose par ailleurs avec sa Freebox une solu­tion hideuse mais très inno­vante, dont le manque d’ergonomie et le coté ines­thé­tique des boi­tiers est vite oublié face aux capa­ci­tés offertes par la célèbre Freebox. Ses abon­nés étant nom­breux, il assez facile de trou­ver des bornes FreeWifi auquel tout abonné peut se connec­ter facilement.

Il ne serait pas éton­nant de voir une solu­tion d’assistance des­ti­née aux nou­veaux clients sou­hai­tant trans­fé­rer leur abon­ne­ment Orange ou SFR/9 vers Free dans les semaines qui viennent, car même si Free ne pourra pas pour autant mettre ses abon­nés à l’abri de la sur­veillance, son oppo­si­tion affi­chée ne manquera pas de pro­voquer des migra­tions d’abonnements.

Du gra­tuit vers la liberté : une marque au coeur des valeurs d’internet

Lancé durant la décen­nie 90 comme syno­nyme de «gra­tuit», la marque Free a su évoluer vers le concept de liberté de façon assez natu­relle. Le fait que contrai­re­ment à ses prin­ci­paux concur­rents, Free ne soit pas inté­gré «ver­ti­ca­le­ment» avec un acteur du monde des conte­nus, comme SFR/9 dont l’actionnaire est Vivendi, ou Orange qui inves­tit lour­de­ment dans le sec­teur, fait que l’opérateur lancé par Xavier Niels a beau­coup plus à perdre que les autres si des concepts comme la Net Neutralité venaient à être aban­don­nés en France.

Free, à en croire cer­tains de ses repré­sen­tants sur Twitter, se montre par ailleurs très réti­cent à la mise en place de Deep Packet Inspection sur son réseau (pro­ba­ble­ment parce que ceux qui s’expriment à ce sujet savent de quoi ils parlent). Un gage de plus de sa volonté à ne pas faire n’importe quoi en matière de sur­veillance et de s’en tenir au mini­mum légal.

Dans l’hypothèse où cette tech­no­lo­gie serait mise en place sur les réseaux de cer­tains opé­ra­teurs (et où cela fonc­tionne sans catas­trophes), Free serait qui plus est en mau­vaise pos­ture pour pro­po­ser une vaste gamme de for­faits inter­net qui titre­raient parti de cette tech­no­lo­gie. Elle per­met en effet de créer des abon­ne­ments plus variés que l’illimité, seule offre actuel­le­ment sur le mar­ché (un peu à l’image de ce que l’on trouve dans les for­faits pour mobiles), or le mar­ke­ting n’a jamais été le fort de Free, et il se mur­mure que son CRM est des plus rudi­men­taires, contrai­re­ment, là encore, à ses concur­rents (d’où ses prix compétitifs).

Geek friendly

Free est aujourd’hui tota­le­ment domi­nant en terme d’opérateur chez les geeks, où il est fré­quent que les Freenautes repré­sentent une écra­sante majo­rité au sein de ras­sem­ble­ments regrou­pant les mor­dus de tech­no­lo­gie, et il ne serait pas éton­nant de voir ces der­niers assis­ter leur entou­rage immé­diat et moins tech­no­phile à la recherche d’une aide pour les accom­pa­gner dans un chan­ge­ment d’opérateur internet.

La culture de l’entreprise est par ailleurs très par­ti­cu­lière, et très proche de la culture geek. Là où SFR a toujours eu une culture d’école de com­merce, et où Orange subit une mue qui le fait pas­ser dou­lou­reu­se­ment d’une culture d’ingénieurs à celle d’école de com­merce, Free s’est construit sur une «culture du fer à sou­der», et a toujours mon­tré une créa­ti­vité, notam­ment avec les com­po­sants maté­riels de son offre, qui l’a rapi­de­ment rendu sym­pa­thique auprès des geeks et des hackers. Ces der­niers étant entre temps deve­nus des pres­crip­teurs incon­tour­nables pour tout ce qui est tech­no­lo­gique, il n’est pas impos­sible qu’ils se montrent désor­mais soli­daires et pres­crivent mas­si­ve­ment Free à leur entou­rage qui, même s’il n’est pas par­ti­cu­liè­re­ment concerné par Hadopi, com­mence à avoir un sen­ti­ment d’insécurité face à la sur­veillance qui se met en place, comme le révé­lait le son­dage biaisé com­man­dité récem­ment par Hadopi le SNEP.

Free comme rem­part à l’insécurité née de la sur­veillance de l’Etat sur les réseaux, c’est un peu tordu comme mar­ke­ting, mais ça pour­rait tout a fait marcher.

Source readwriteweb.com

Le Pèlerin

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