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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 23:36

Elles ornent les demeures traditionnelles

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A Médéa comme ailleurs, posséder sa propre fontaine est synonyme de prospérité et de bien-être pour bon nombre de familles qui jouissent de ce privilège. Beaucoup de résidences ou de haouchs, érigés à l’intérieur de l’ancien noyau urbain de la ville de Médéa entre le XIXe et le XXe siècles, ou à sa périphérie, disposent d’une fontaine alimentée à partir de sources souterraines dont regorge le sous-sol.

Ornée de faïences ou de mosaïques, la fontaine est considérée comme un élément essentiel dans la vie de ces familles. Plus qu’un simple objet décoratif, les propriétaires voyaient en elle, jusqu’à une date très récente, un signe de distinction sociale. Trônant au milieu de la cour intérieure de la demeure, le fameux Wast ed-dar réunit autour de lui convives et proches à l’occasion des fêtes religieuses, traditionnelles et nuptiales ainsi que durant les longues veillées estivales.

D’autres fontaines, à l’allure plus austère, servent de «refuge» en période de canicule pour les résidents des haouchs éparpillés autour de la ville. Situées le plus souvent à côté de ceps de vignes domestiques (ferana), comme le veut la tradition, elles procurent, l’été venu, fraîcheur et douceur. Côté convivialité, la fontaine est l’endroit indiqué pour siroter un café ou partager un mets traditionnel avec les invités, à l’ombre irremplaçable des feuilles de vigne. En dépit de l’évolution urbanistique qu’a connue Médéa au cours des dernières décennies, cet héritage, qui remonte à l’époque ottomane, a pu résister aux assauts incontrôlés de la modernité et de la sédentarité. Non seulement la fontaine a su garder sa place comme élément décoratif et vecteur social, mais elle a entraîné dans le sillage de cette évolution urbanistique une prolifération de fontaines publiques accessibles à tous. A mesure que la population grandissait, et ses besoins en eau avec, le partage de ce bien entre l’ensemble de la communauté commençait à s’imposer, donnant lieu à une multiplication de ces fontaines d’où pouvait s’alimenter librement le voisinage. Beaucoup de propriétaires ont réalisé des branchements à partir de leur propre puits pour permettre aux citoyens de puiser de cette eau, de jour comme de nuit.

La ville de Médéa et ses environs comptabilisent un nombre impressionnant de sources d’eau surgissant, depuis des lustres, des tréfonds de la terre et mises à profit par les habitants pour leurs propres besoins et pour ceux de la communauté.

Elles sont estimées sommairement à plus de 1 500 sources, dont certaines ont acquis, au fil du temps, une renommée à l’échelle locale grâce à la qualité de leur abondante eau. Beaucoup de quartiers du vieux Médéa portent aujourd’hui le nom de fontaines séculaires qui font partie du patrimoine local, telles que Aïn-Takbou, Aïn-Larais, Tala Aïche, qui sont non seulement une source de vie, mais également source d’une sorte de rituel auquel s’adonnent toutes les personnes ayant pris l’habitude, depuis des années, de faire le plein de leurs jerricans, matin et soir, d’eau fraîche et naturelle. Ce geste si important est souvent l’occasion aussi pour des voisins d’échanger de petites et grandes histoires comme l’ont fait bien avant eux leurs proches et leurs ancêtres.

Source Le  Jeune Indépendant APS

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 23:21

Santé - Brûlures d'estomac : et s'il suffisait de maigrir ?

peniscope

 

Les brûlures d'estomac, qui concernent nombre d'entre nous, seraient fortement liées à notre poids, donnant l'avantage aux plus minces. En effet, plus le poids augmente, plus le risque de souffrir de brûlures d'estomac s'accroît et plus les symptômes sont fréquents.

Brûlures d'estomac et reflux gastroœsophagien

Les brûlures d'estomac ou remontées acides de l'estomac vers l'œsophage, également dénommées reflux gastro-œsophagien (RGO), touchent une grande partie de la population et peuvent provoquer une gêne quotidienne très importante. On estime également que les symptômes du RGO se manifestent au moins une fois par semaine chez 20 à 30% des adultes. Attention, car de telles régurgitations peuvent entraîner une inflammation de l'œsophage. Le plus souvent, les reflux acides sont dus à une hernie hiatale, une partie de l'estomac passant dans le thorax à travers le diaphragme. Les cas les plus graves relèvent de la chirurgie, sinon il existe des traitements médicamenteux et des consignes d'hygiène de vie : éviter les repas copieux, le café et les boissons effervescentes, arrêter le tabac et surélever sa tête de lit, respecter un délai de 3 heures entre le dîner et le moment du coucher, etc.

La fréquence des brûlures d'estomac augmente avec le poids

La réduction pondérale fait également partie des consignes susceptibles d'atténuer les brûlures d'estomac. Une nouvelle étude confirme le lien entre la survenue des symptômes du RGO et le poids, suggérant que toute perte de poids est bénéfique pour atténuer les remontées acides.

Source Le Soir d’Algérie

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 23:07

Tarte aux aubergines, tomates et parmesan

tarte-aubergine.jpg

Pour la pâte : 150 g de farine, 75 g de beurre, 1 fond de verre d'eau, sel, 1 trait d'huile d'olive Pour la garniture : 300 g d'aubergines grillées, 3 tomates coupées en dés (c'est meilleur sans les pépins !), mozzarella coupée en dés, parmesan râpé, huile d'olive
La pâte : mélanger rapidement avec la paume de la main la farine, le sel et l'huile avec le beurre ramolli en pommade. Ajouter un trait d'eau, pour lier et rassembler la pâte en boule (si elle est trop collante, rectifier en ajoutant de la farine), et laisser reposer 1 h si possible. Garniture : étaler la pâte dans un plat fariné, saupoudrer le fond de tarte de parmesan râpé, puis étaler la moitié des aubergines Parsemer de la moitié des tomates et de mozzarella, saler, poivrer, et répéter une fois l'opération. Terminer avec un filet d'huile sur l'ensemble, puis du parmesan. Enfourner pendant 20 min à thermostat 6/7 (200°C), et servir tiède ou froide.

Source Le Soir d’Algérie

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 14:52

L'ancien coureur Laurent Fignon, double vainqueur du Tour de France (1983, 1984), est décédé mardi des suites d'un cancer, a annoncé l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

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"Valérie Fignon son épouse a la douleur d’annoncer le décès de Laurent Fignon aujourd’hui, mardi 31 août 2010 à 12h30 à l’hôpital Pitié-Salpêtrière. Ses obsèques auront lieu dans la plus stricte intimité", a indiqué l'établissement hospitalier dans un communiqué.

Laurent Fignon, 50 ans, avait annoncé dans un livre en juin 2009 qu'il souffrait d'un cancer avancé des voies digestives.

Malgré la maladie, il avait tenu son poste de consultant sur France télévisions lors des Tours de France 2009 et 2010.

Dans son ouvrage intitulé "Nous étions jeunes et insouciants", Laurent Fignon avait également reconnu la prise d'amphétamines et de cortisone durant sa carrière de coureur, mais n'avait pas établi un lien direct avec la maladie.

"Je ne vais pas dire que cela n'a pas joué. Je n'en sais absolument rien. C'est impossible de dire oui ou non. D'après les médecins, apparemment non", avait-il déclaré.

Considéré comme le dernier champion parisien de cyclisme, né dans la capitale le 12 août 1960, Laurent Fignon a incarné la jeunesse triomphante au début des années 1980. Puis le perdant magnifique du Tour 1989, pour 8 secondes, la plus petite marge de l'histoire, face à son rival américain Greg LeMond.

Entre les blessures qui ont affecté sa carrière et les 76 victoires qui figurent à son palmarès, Fignon, champion authentique, a profondément marqué son époque.

Outre ses deux victoires finales dans le Tour de France, Fignon, coureur professionnel de 1982 à 1993, a gagné également un Giro (1989) et plusieurs classiques dont Milan-Sanremo à deux reprises (1988 et 1989).

Grand puncheur, à la fois offensif et réaliste, Fignon s'illustra sur tous les terrains, dans les classiques et dans les courses par étapes. Il toucha au chef d'oeuvre en gagnant deux années de suite Milan-Sanremo avant d'obtenir justice dans le Giro 1989, cinq ans après avoir été privé injustement de la victoire.

Parti en Italie, après une séparation tendue avec son mentor et associé Cyrille Guimard, cet homme de caractère, ombrageux et provocateur, sincère et attachant, avait raccroché le vélo en août 1993.

Dans sa reconversion, il avait organisé un temps Paris-Nice (vendu en 2002 à ASO) avant de devenir consultant pour France Televisions.

Ses principales victoires:

. Courses d'un jour:

Championnat de France 1984

Milan-Sanremo 1988 et 1989, Flèche Wallonne 1986

A travers le Morbihan 1983, Paris-Camembert 1988

GP des Nations 1989, Trophée Baracchi et GP de Baden-Baden (avec Thierry Marie)

. Courses par étapes:

Critérium international 1982 et 1990, Tour de Sicile 1985, Tour de la CEE 1988, Tour des Pays-Bas 1989, Ruta de Mexico 1993

. Grands tours:

Tour de France: vainqueur en 1983 et 1984. 2e en 1989. 9 étapes (1 en 1983, 5 en 1984, 1 en 1987, 1 en 1989, 1 en 1992). Maillot jaune pendant 22 jours.

Giro: vainqueur en 1989, 2e en 1984. 2 étapes (1 en 1984, 1 en 1989). Meilleur grimpeur en 1984. Maillot rose pendant 15 jours.

Vuelta: 3e en 1987. 2 étapes (1 en 1983, 1 en 1987).

Le duel Fignon - LeMond lors du Tour 1989

Source MSN.fr

Le Pèlerin

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 07:10

Algérie - Construction navale : les rêves pas fous de CNN, l'algérienne

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Elle s'appelle CNN. Elle est algérienne, elle ne fait pas dans l'industrie de l'information mais dans la construction de petits bateaux. La demande existe. Ceux qui ont investi dans CNN (Cartenna Construction Navale) y croient. Ils ne pensent pas s'être embarqués dans une galère mais dans un vrai projet industriel. Rencontre à Ténès avec une petite entreprise qui peut devenir grande.
Abdelkader Mekkakia est de ces jeunes investisseurs algériens qui osent. Après des années à labourer le marché des composants, systèmes et réseaux informatiques, il se lance dans les métiers de la mer avec des associés dans une folle aventure : la construction navale. Et, pour son baptême du feu, il devra assister à la mise à l'eau, moins d'une année après le lancement de son entreprise en 2009, au mois de septembre du premier des cinq bateaux que Cartenna Construction Navale (CNN) a réalisé. C'est une gageure que Mekkakia, natif de la ville côtière de Ténès, dans la wilaya de Chlef, a réalisé. Construire en moins d'une année, malgré la faiblesse des financements, cinq bateaux, dont le premier sera probablement «mis à l'eau durant ce mois de septembre». «Cartenna Construction Navale a vu le jour en 2009, et nous avions pensé, avec mes associés, investir le créneau de la construction de bateaux» dans une région où la demande pour ce genre d'embarcations est très importante. A Ténès, le port de pêche de la ville, mitoyen du port commercial, ne contient actuellement que de vieux bateaux de pêche, presque tous en bois, rarement en fibre de verre. Or, la pêche à Ténès, une ville de plus de 100.000 habitants dispersés sur la ZHUN de Chaarir, le Vieux Ténès et le quartier de «La Cave» , est l'une des principales activités économiques avec l'agriculture, le vignoble et les services.
Sidi Akkacha, ville de champions
Le chantier naval est ainsi implanté dans des ateliers loués par la Sonaric, une entreprise nationale de construction de matériels électroménagers, installée à Sidi Akkacha, à quelques 6 kilomètres à l'Est de Ténès. Et CNN voudrait avoir la «baraka » de Nouredine Morceli, champion olympique en 1996 aux JO d'Atlanta, natif de ce petit village, célèbre pour la qualité de ses raisins de table. Sur le site du chantier, quatre embarcations, mises sur des rails, sont en voie de finition, alors que la coque de la cinquième est en train de prendre forme dans le moule construit par les travailleurs de CNN, des Tunisiens. «Nous avons opté pour des travailleurs tunisiens car ils ont le savoir-faire et la technique de la construction de bateaux de pêche», souligne Abdelkader Mekkakia. Seul problème, en cours de règlement : leur permis de travail tarde à venir, alors que tous «les documents» ont été déposés au niveau de l'inspection du travail de Chlef. Selon des indiscrétions, le gouvernement algérien ne donne plus de permis de travail aux Tunisiens, pour appliquer le sacro-saint principe de la réciprocité. Mais, cela n'empêche pas les travailleurs tunisiens et leurs patrons algériens de faire avancer le chantier, espérant que la solidarité maghrébine finira bien un jour par triompher.
Cinq bateaux ont déjà trouvé preneur
Cartenna Construction Navale, qui a son siège à Ténès, est constituée de trois associés, avec un capital social de 100.000 dinars, comme le veut le règlement. «Dans cette aventure, nous avons investi en fonds propres quelque 10 millions de dinars», affirme M.Mekkakia, qui ajoute qu'un contrat avec une banque publique à Oran a été également signé pour le financement de «notre projet».
Ce financement bancaire, dont il attend l'arrivée pour bientôt «devrait booster le chantier et nos activités», estime encore M.Mekkakia. Même si, pour lui, «la mise à l'eau de notre premier bateau devra décider vraiment de la voilure que prendra notre entreprise». Et puis les nouvelles sont plutôt bonnes pour ces «novices» de la construction navale : les cinq bateaux ont déjà trouvé preneurs, et des avances sur construction ont été engrangées par CNN qui a fait pour 2009 un chiffre d'affaires de 50 millions de dinars. «Aides-toi, le Ciel t'aidera», semblent se dire les associés de cette jeune entreprise. Car le prix de cession d'un bateau est très compétitif par rapport aux prix sur le segment des bateaux de pêche de 14 mètres: 12 millions de dinars pour une embarcation armée, et 10 millions de dinars environ sans armement.
Des prix attractifs
Des prix très attractifs pour le segment des bateaux de pêche d'une envergure de 14 mètres, généralement des sardiniers. «Nous avons un bon carnet de commandes pour le futur, et la mise à l'eau des bateaux en cours de finition devra déterminer le volume des prochaines commandes. Et, pour l'avenir, nous envisageons de construire des bateaux de plaisance, des bateaux de pêche de 11 mètres (sardiniers notamment) et des embarcations rapides (semi-rigides)», se plaît à annoncer M.Mekkakia, gérant d'une entreprise en passe de concrétiser l'adage de «l'appétit vient en mangeant».
En Algérie, il existe en tout et pour tout moins d'une dizaine d'entreprises privées de construction de bateaux de pêche de 14 mètres et 11 mètres, une situation anachronique qui a obligé les armateurs et pêcheurs professionnels à se rabattre sur les marchés espagnols, italiens ou français et marocain. Quant à la production halieutique nationale, elle est avec moins de 20.000 tonnes par an, la plus faible des pays maghrébins.

Source Le Quotidien d’Oran Merouane Korso

Le Pèlerin

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 06:27

Les voitures chinoises envahissent le marché algérien

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Les ventes de voitures chinoises en Algérie ont enregistré, cette année, une nette amélioration, contrairement aux prévisions.
Les importations du concessionnaire automobile chinois «Geely » ont augmenté de 43.91%, au premier semestre de l’année en cours, par rapport à la même période de l’année dernière, selon les statistiques des services des douanes. Le nombre de voitures importées par ce concessionnaire a atteint 1665 voitures en six mois et près de 2000 voitures durant les sept premiers mois de cette année.
Le concessionnaire automobile KIV Foton Motors Algérie, représentant exclusif de la marque chinoise Foton en Algérie, a également enregistré un taux de croissance de 175.35% par l’importation de 1374 voitures.
Quoique le nombre de voitures de ces compagnies et marques ne soit pas trop élevé en Algérie, par rapport aux autres marques Coréennes, Japonaises et européennes, elles ont, toutefois, réalisé un net progrès par rapport à leur récente installation en Algérie.
Source Elkhabar

Le Pèlerin

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 06:19

Coface : l'Algérie sous «surveillance négative»

commerce

 

 Commerce algérien

 

Dans son «Panorama des Risques-Pays» mis en ligne en juillet dernier, la Compagnie française d'assurance-crédit à l'exportation (Coface), a placé l'Algérie sous surveillance négative en raison de la dégradation de l'environnement des affaires.
Cette dégradation est imputée aux dispositions visant à limiter les importations et les sorties de capitaux. Ces mesures pénalisent les opérateurs, en renchérissant et en retardant leurs approvisionnements. Les mesures «protectionnistes» engagées par la LFC de juillet 2009 en direction des investissements étrangers rendent le pays de moins en moins attractif «alors que l'économie en a le plus grand besoin pour créer des emplois et de la croissance».
Selon la Coface, la crise mondiale a affecté l'économie algérienne via ses échanges commerciaux, la demande d'hydrocarbure s'est contractée et s'est combinée à un recul des prix du baril, à partir du second semestre 2008. La croissance en 2009, a été négativement influencée par le recul de la production d'hydrocarbures qui a dû s'ajuster à la demande extérieure et aux quotas décidés par l'OPEP.
Hors pétrole en revanche, l'activité a été robuste, notamment dans la construction et les travaux publics soutenus par une politique contrecyclique. En dépit du recul des recettes pétrolières, les excédents mis en réserves au cours des années précédentes dans le Fonds de Régulation des Recettes (FRR), ont permis de poursuivre un important programme d'investissements infrastructurels et dans l'habitat. Les remarquables performances du secteur agricole, céréalier notamment, ont également contribué à la croissance.
En revanche les mesures prises pour limiter les importations ont pesé sur l'activité du secteur privé et sur l'emploi, et l'interdiction des crédits à la consommation, a contraint les dépenses des ménages.
En 2010, la reprise est portée par le rebond de la production d'hydrocarbure qui s'ajuste à une demande extérieure en hausse progressive. Elle pourrait cependant souffrir d'une demande européenne de gaz, plus faible que prévue. Hors hydrocarbures, l'activité stimulée par les dépenses publiques devrait continuer de progresser à un rythme satisfaisant.
Une situation financière solide
La chute des revenus pétroliers et la politique d'investissements publics ont généré un déficit public en 2009 qui devrait perdurer en 2010, en dépit de la remontée des cours du baril. Pour la Coface, rien d‘inquiétant cependant, «à moins d'un effondrement durable des cours, les réserves du FRR sont suffisantes pour financer ces déficits».
 La Coface constate le très faible endettement public, ce qui confère certaines marges de manœuvre. Malgré la diminution des exportations, la situation financière extérieure reste solide. Une politique active de désendettement extérieur, par l'interdiction faite aux entreprises d'emprunter à l'étranger et par le remboursement anticipé de la dette rééchelonnée, a ramené les ratios à des niveaux très faibles.
 «Au plan des politiques économiques, on assiste à un renforcement de mesures de protectionnisme à l'encontre des investissements étrangers et des importations qui est peu favorable, à court terme, à l'environnement des affaires et, à plus long terme, au développement de l'économie», relève la Coface.
 La fiche de risque Algérie diffusée par la Coface renvoie l'image d'un pays confortablement adossé à la rente pétrolière dont il est trop largement dépendant. L'appréciation générale reste positive en dépit de sérieux bémols sur un climat des affaires défavorablement influencé par la réorientation de politique économique amorcée en 2009.

Source Le Quotidien d’Oran Said Mekki

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 06:13

Algérie - LFC 2010 : retour de l'Etat en pilotage automatique

aeroport alger

 

 

 

 

La loi de finances complémentaire pour 2010 n'a pas encore provoqué de réactions publiques dans les milieux économiques. Les congés du mois d'août et du ramadan n'y sont pas étrangers. Mais pas seulement. Les acteurs économiques algériens et étrangers se sont résignés à regarder les décideurs alourdir la tendance au «patriotisme économique» et au «protectionnisme», alors même que les indicateurs - IDE, importations - tardent à en montrer l'efficience.
La LFC 2010 n'a pas encore fait réagir le patronat algérien. Elle va pourtant «un peu plus loin» que celle de l'été 2009 qui avait provoqué un «choc national» en interdisant le transfert libre dans le règlement des importations, le crédit à la consommation et en rendant obligatoirement majoritaire les partenaires algériens dans tout investissement étranger. Les grandes décisions de la LFC 2009 sont donc renforcées avec l'extension du droit de préemption de l'Etat algérien dans le secteur bancaire, de même que la soumission des nouvelles banques étrangères souhaitant s'établir en Algérie à la disposition des 51%-49%, qui donne la majorité à ses partenaires algériens. En parallèle l'assouplissement du recours exclusif au crédit documentaire dans les importations paraît presque anecdotique. Il concerne certaines catégories de PME dans des importations de pièces de rechange ou des intrants dans la limite de deux millions de dinars par an. Le Forum des chefs d'entreprise (FCE) avait fortement critiqué à la fin de l'année dernière les incidences sur la chaîne d'approvisionnement que provoquait le recours exclusif au crédit documentaire, une situation qui s'est aggravée en 2010 avec l'instauration du visa statistique par wilaya, pour chaque opération d'importation. L'instauration d'une taxe sur l'importation des véhicules lourds et engins de travaux, à l'image de celle appliquée en 2008, sur l'importation des véhicules légers, affiche en revanche, sur un segment en pleine expansion, la volonté du gouvernement de recourir aux barrières tarifaires pour tenter de contenir les importations (37 milliards de dollars en 2009).
«Un malentendu sur le bilan de la LFC 2009»
Les mesures de LFC 2010 qui touchent l'investissement étranger accentuent la tendance du retour de l'Etat comme acteur économique. L'extension du droit de préemption et du 51%-49% au secteur bancaire laisse dubitatifs les quelques spécialistes disponibles sur la place. «Il existe un gros malentendu sur l'interprétation de la première année de règne de la LFC 2009, estime Nabil Rouani, financier. Peut-on dire que c'est un succès pour décider d'en élargir le champ d'application ? A mes yeux, si dans le secteur des assurances la Macif et peut-être bientôt le groupe AXA ont accepté le principe des 51%-49%, c'est sans doute à cause de la spécificité de cette branche au très gros potentiel. Est-ce que cela va être accepté dans le secteur bancaire et financier ? Il faut voir si le principe du 51%-49% a enregistré des arrivées d'investisseurs étrangers dans les secteurs comme l'industrie où la concurrence est mondiale et les besoins de l'Algérie très forts. Pas à ma connaissance». Concrètement, la dernière mesure de la LFC 2009, rendrait nulle une acquisition – à l'ordre du jour début 2009, beaucoup moins aujourd'hui – de la Société Générale par BNP Paribas. En application de la LFC 2010, il y aurait en lieu et place de deux réseaux de banques privées étrangères, une nouvelle banque publique algérienne. L'autre conséquence de la mesure est que la quinzaine de dossiers de demande d'agrément déposés, depuis parfois plusieurs années, auprès du Conseil de la monnaie et du crédit (CMC) de la Banque d'Algérie (BA) est frappée de nullité. «L'Etat veut reprendre la main, mais il n'a pas encore montré comment il en serait capable sur le plan managérial. Ahmed Ouyahia ne propose pas de solution pour exercer le droit de préemption sur Djezzy et n'est pas près d'en trouver. Alors l'extension du droit de préemption va surtout servir à faire fuir les investisseurs» estime un patron de PME de la Mitidja, qui note au passage que la décision de reprendre les actifs cédés préalablement est «unique dans le monde». Cette autre mesure «patriotique» de la LFC paraît, pour d'autres observateurs, cibler directement ArcelorMittal, à El Hadjar depuis que des désaccords stratégiques sont apparus dans la conduite de cette privatisation.
Partenaire national obligatoire dans les travaux publics
La LFC 2010 a donc fait le dos rond face à la conjoncture : rupture d'approvisionnement, graves tensions sur les médicaments de première urgence clinique, baisse des indices de production dans les filières de forte logistique (assemblage), 04 projets seulement d'investissements étrangers agréés en 2009 et très forte détérioration du climat des affaires altérant un peu plus l'image économique du pays auprès de ses partenaires dans le monde. Le gouvernement persiste et espère sans doute « être compris » dans la durée. Une mesure de la LFC dans la batterie des mesures « étatistes » a des chances de lui attirer les grâces des acteurs économiques nationaux. La LFC impose aux soumissionnaires étrangers dans les contrats de travaux publics de prendre obligatoirement un partenaire algérien avec eux. La mesure va plus loin que celle de la loi de finances pour 2010 qui aménageait des avantages de «préférence nationale» dans les marchés publics ouverts à la concurrence étrangère. Elle était attendue de longue date par les organisations patronales. Les prochains appels d'offres de la grande Mosquée d'Alger, de la réalisation des tramways des villes moyennes, de l'extension de la ligne 01 du métro d'Alger et de la pénétrante autoroutière vers Béjaïa, devraient en toute logique impliquer des entreprises nationales dans des consortiums multinationaux.

Source Le Quotidien d’Oran Samy Injar

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 06:06

Algérie - Saïd Sadi répond à ses détracteurs

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La saison estivale n’aura que très modérément réduit les irruptions médiatiques engendrées par la publication du livre Amirouche, une vie, deux morts, un testament. Si l’on veut être optimiste, on peut en conclure que la profusion des interventions témoigne de la soif des Algériens de comprendre un passé dont ils ont été dépossédés et par lequel on les a soumis. Si l’on s’en tient à la nature de la grande majorité des productions, force est de constater que la plupart des auteurs se sont saisis de la parution du livre qui pour régler des comptes, qui pour jeter l’anathème sur mon initiative en vue de maintenir, d’une manière ou d’une autre, la chape de plomb sur la mémoire algérienne.
Il est pourtant utile de reprendre quelques-unes des dernières sorties car, si elles ne traitent pas de l’objet auquel invite l’ouvrage, elles dévoilent des ressentiments ou des insinuations voire, pour certaines, des aveux qui sont autant d’indices sur l’état de santé morale et politique d’une partie de notre société. J’ai retenu trois commentaires et deux réactions de quotidiens dont l’analyse constitue un éclairage de l’état d’esprit qui anime certaines de nos élites : il s’agit de la querelle lancée par M. Addi Lahouari autour du contrat de Rome, de la plaidoirie de M. Téguia sur le bilan de Boumediène et, par extension, de ses soutiens, de la montée au créneau d’un professeur de médecine à Oran, M. Farouk Mohamed-Brahim et, enfin, des positions des journaux Ech Chourouk et le Quotidien d’Oran. Le boumediénisme monomaniaque de M. Mabroukine n’est pas, en dépit des apparences, ce qu’il y a de plus ubuesque dans cette effervescence politicomédiatique. En déclarant que l’homme du 19 juin était trop grand pour le peuple algérien, qu’il était fondé à se doter d’une armée des frontières pour s’imposer dans l’après-guerre et que cette armée était plus légitime que le GPRA dont elle était supposée dépendre, en décrétant qu’il n’a commis ni coup d’Etat, ni crime, ni abus et que Bencherif a séquestré les dépouilles des colonels Amirouche et Haouès à l’insu de son idole, M. Mabroukine s’inscrit dans une démarche irrationnelle qui n’a pas lieu d’être appréhendée dans un débat politique.
La rancœur comme raison de vivre
Plus problématique est l’intervention de M. Téguia. Massive et compulsive comme le sont souvent les sorties des néocommunistes algériens, l’écrit porte la marque d’un stalinisme «spécifique » qui cumule confusion calculée, brutalité et rancœur. Ceux qui ont trouvé la force de suivre le feuilleton de M. Téguia en furent pour leurs frais. Beaucoup s’interrogent encore sur ses motivations, le sens de son message et ses objectifs. Pour avoir croisé les derniers adeptes du rêve communiste en Algérie, je crois faire partie de ceux qui peuvent encore prétendre décrypter un refoulé qui se révèle épisodiquement chez ces nostalgiques dans des incursions qui prennent prétexte sur ce que disent ou font les autres pour éviter d’avoir à se retourner sur leur passé. Ils ne revendiquent pas, en tout cas ils ne l’assument pas clairement, l’héritage du Parti communiste algérien sur lequel je reviendrai. Véritables autostoppeurs de l’Histoire (il n’y a rien de péjoratif dans mon propos), ils vivent d’occasions que peut offrir l’activité d’un parti ou l’initiative d’un responsable (de préférence de l’opposition démocratique) pour se manifester, juger et, surtout, tenter de faire passer un discours qui ne trouve, par ailleurs, ni opportunité pour se déclarer, ni auditeurs pour s’y intéresser. Nous allons voir par la suite par quels procédés ils opèrent. Mais essayons d’abord de saisir quelles sont les principales idées que M. Téguia a voulu distiller. 1er) Il n’y a pas de place pour la critique ni même l’évaluation du bilan de Boumediène qui n’a commis, nous apprend M. Téguia, que de «minuscules erreurs». Exit les putschs, les assassinats, la corruption d’Etat, encouragée dès lors que le prédateur renonçait à l’action politique, ignorées les fraudes électorales… 2e) L’Algérie qui n’a pas su être digne du MDS, du CCDR et de l’artifice des arouchs paiera chèrement une telle désinvolture. 3e) La solution à la crise algérienne est simple. Il suffit de concevoir un bon mercato politique qui ferait de l’armée une équipe multipartisane où le MDS trouverait une place, fût-ce sur le banc des remplaçants, pour que, du jour au lendemain, notre destin s’accomplisse enfin. 4e) Celui qui a privé la nation de toutes ces lumineuses trouvailles n’est autre que le RCD qui n’a pas su apprécier ni voulu appliquer des préceptes aussi miraculeux. Fort heureusement pour les forces progressistes algériennes, il est arrivé, dans le passé, au mouvement communiste d’avoir des idées et des propositions un peu moins fantaisistes. Analysons maintenant la méthode utilisée pour se poser a priori comme un simple débatteur concerné par un livre sur l’histoire contemporaine de notre pays avant de dériver vers une rumination célébrant son propre panégyrique par la disqualification de l’autre. En se démarquant des attaques des agents du MALG, de trois historiens, de M. Addi Lahouari, de M. Kafi ou des autres hussards de la plume dérangés par le fantôme d’Amirouche, M. Téguia, quoi qu’il prétende au départ, ne leur reproche ni leur sectarisme, ni leur volonté de garder leur monopole sur l’histoire ni même leur antikabylisme. En vérité, il leur en veut de l’avoir précédé dans la besogne et, accessoirement, d’avoir été par trop maladroits dans la charge. Avant lui et sur un autre registre, nous nous souvenons tous de la sortie de M. Belaïd Abdeslam, revenu comme chef du gouvernement, et qui, voulant neutraliser l’intégrisme dans les années 1990, déclarait : c’est nous qui réaliserons la charia. Le problème n’était donc pas le risque que faisait peser sur le pays la théocratie, dénoncée explicitement par le Congrès de la Soummam dont il se réclamait, mais de ne pas être devancé dans la mise en œuvre du chantier. En l’occurrence, il eût fallu selon M. Téguia, le laisser, lui, le néocommuniste, travailler l’affaire avec une approche «rigoureusement scientifique » avertit-il. En effet, il reprend à son compte tous les arguments de ses prédécesseurs en les agrémentant de citations d’auteurs et d’acteurs systématiquement tronquées ou isolées de leur contexte, allant jusqu’à nous suggérer que Ben M’hidi était, en fait, un communiste qui s’ignorait.
La confusion comme méthode
En déplorant le fait que pas un intellectuel, pas un artiste pas un dirigeant politique, pas un homme de religion n’ait condamné la séquestration des ossements d’Amirouche et de Haouès, ce qui, au fond, est au cœur de mon livre, je ne faisais rien d’autre que d’énoncer une évidence tout en estimant qu’une telle démission ne pouvait pas être signifiante d’une santé politique qui protège les sociétés des pires régressions. M. Téguia qui ne nie pas le fait se saisit de mon appréhension pour entamer un interminable monologue où il se pose des questions, donne ses réponses et, quand il n’en a pas assez, s’invente des sénarii pour assouvir ses fantasmes. A sa décharge, M. Addi Lahouari ne fait rien d’autre en refusant de répondre aux sujets sur lesquels l’avait interpellé le député H. Saheb. Mon livre recourt, entre autres, à de nombreux témoins pour établir la biographie d’Amirouche. M. Téguia qui ne daigne rencontrer aucun d’entre eux s’interroge sentencieusement : «Qu’est-ce qui nous dit que ces témoins ne nous mentent pas ?» suggère-t-il, avant d’en déduire : «S’ils nous mentent, nous devons savoir pourquoi. » On ne peut qu’admirer le syllogisme. Avant d’être radicalité politique criminelle, le stalinisme assumé est d’abord une déviance intellectuelle. Je ne résiste pas à l’envie de rapporter ce témoignage de Soljenitsyne où M. Téguia pourrait se reconnaître même si, on l’imagine sans peine, les ouvrages de l’auteur de «L’Archipel du Goulag» ne figurent pas parmi ses lectures préférées. Un juge de l’Union soviétique s’adressant à un citoyen soupçonné d’anticommunisme déclare : «Nous n’avons pas de preuves contre vous. Si nous ne les avons pas trouvées c’est que vous les avez cachées. Si vous les avez cachées c’est que vous êtes coupable.» Connaissant de longue date le conditionnement de nos intellectuels organiques, j’ai veillé, et je l’ai annoncé dans l’avertissement de mon livre, que je n’ai gardé que les témoignages des personnes encore en vie. Au lieu de se rapprocher de ces acteurs pour vérifier la teneur de leur propos, M. Téguia s’occupe de savoir pourquoi ils nous mentent ! Plus de trois cents titres de la presse couvrant la période 1950- 1959 consultés, des documents inédits accablants ses mentors n’ont pas ébranlé un seul instant un Téguia muré dans ses certitudes et qui décide que le livre est insuffisamment documenté ! «Qu’est-ce qui nous garantit, assène-t-il, que ces documents ne sont pas des faux ?» Il suffisait pourtant d’aller aux sources où ils sont toujours disponibles. Trop simple. Le but n’est ni de vérifier, ni de compléter une information. Il s’agit de fausser le débat pour délivrer son message. Bardé de son lexique de citations, M. Téguia nous explique qu’il est «scientifiquement» inexact d’accuser de quoi que ce soit Boussouf et Boumediène car devant la marche de l’histoire, qu’en bon marxiste il nous invite à appréhender dans la globalité, la responsabilité des individus n’a pas lieu d’être évoquée. Outre qu’un tel prisme réduit la vision marxiste des choses, M. Téguia ne se gêne pas pour tordre le coup à son sacro-saint principe quand il faut se faire plaisir. Dans la foulée du livre sur Amirouche, M. Djeghaba, ancien responsable du FLN, ayant soutenu le devoir de tout Algérien de témoigner, se fait reprendre sèchement par notre critique qui lui impute le «funeste article 120» sommant, on s’en souvient, les militants communistes d’adhérer au FLN s’il voulait postuler à des postes de direction. Quand les camarades sont touchés, la responsabilité personnelle, au demeurant toute relative de M. Djeghaba à l’époque, est dénoncée sans nuance et au diable «la marche de l’histoire» qui entraîne les individus au-delà de leur volonté. M. Djeghaba, qui a eu l’honnêteté de dire avoir pris du recul sur la vie politique algérienne et même sur son propre parcours, a estimé que la restitution du FLN à la mémoire collective lui apparaissait comme un premier pas pour l’établissement d’une vie publique crédible et apaisée. Beaucoup d’Algériens, parmi lesquels le président Boudiaf auquel s’agrippe M. Téguia, ont dit la même chose que M. Djeghaba. Mais ce dernier a commis l’irréparable. Il a osé soutenir que le citoyen que j’étais avait le droit et même le devoir de parler. Or, pour notre néocommuniste, l’histoire n’est pas un espace commun soumis à éclairage et débat ; c’est un levier que l’on actionne pour essayer de faire basculer des situations contraires. Et les droits et devoirs ne sont énoncés et octroyés que par les détenteurs autoproclamés de la «pensée scientifique». On observera au passage que ledit article 120 ne fut déclaré «funeste» qu’à partir du moment où il mettait au pas les communistes. Jusque-là, les adhérents du PRS, du FFS du MDRA et, plus tard, du MCB étaient marginalisés et broyés sans que les «compagnons de route» du FLN n’aient rien trouvé à redire.
Stalinisme et déni de réalité
Je dois cependant à la vérité de rappeler que d’authentiques communistes avaient, à l’époque, essayé, en vain, d’attirer l’attention de leurs jeunes camarades, récemment convertis, sur une compromission qui était moralement inadmissible et, même, tactiquement dangereuse. Voilà donc Boussouf et Boumediène exonérés de l’étranglement d’Abane, des exécutions des colonels des Aurès, du capitaine Zoubir et du colonel Chabani, des assassinats de Krim Belkacem et de Khider pour ne parler que des crimes les plus connus ; crimes donnés par M. Téguia comme «d’insignifiants détails» justifiés par la «marche de l’histoire». Parallèlement, M. Djeghaba est cloué au pilori en tant qu’auteur de l’article 120. J’insiste à dessein sur le propos de M. Téguia car, plus que d’autres, il montre comment, même à froid, la rancœur et l’aveuglement politiques peuvent amener un homme à couvrir, voire justifier le crime. Il convient de dire, cependant, que cet écrit n’est pas le plus péjoratif pour ce qui est de l’avenir national ; je dirai plus loin pourquoi et reviendrai sur les signaux les plus dangereux pour la perspective algérienne apparus dans cette tornade. Je sais que je n’arriverai pas à amener M. Téguia à prendre de la distance par rapport à tout ce qu’il revendique, explicitement ou implicitement, de l’époque de Boumediène. Mais qu’il accepte seulement d’entendre lui, le féru de citations ampoulées, ces propos d’un Algérien mort pour avoir voulu vivre en tant qu’intellectuel rigoureux et autonome. C’était pendant l’été 1992. Le pays était sous le choc de l’assassinat du président Boudiaf. Nous étions attablés à quatre sur une terrasse d’un café d’Azzefoun. Il y avait avec nous le comédien Fellag qui n’avait pas encore atteint la notoriété internationale qu’on lui connaît aujourd’hui et nous devisions sur ce qui avait pu mener un pays comme l’Algérie à un tel cataclysme. Puis à un moment, de sa voix douce et mesurée, Tahar Djaout, puisque c’est de lui dont il s’agit, resté longtemps silencieux, lâcha : «On peut prendre l’affaire sous tous les angles, on arrivera à la même conclusion : c’est Boumediène qui a miné le terrain. Dans les pays liberticides quand l’école est abandonnée à l’intégrisme, la suite est inévitable. » M. Téguia pourra vérifier ce témoignage auprès de Fellag ou de la quatrième personne, A. T., un enseignant, aujourd’hui conseiller au ministère de l’Education. Mais n’étant pas de sa secte politique, Tahar Djaout, naturellement, ne saurait avoir un avis «scientifique». Sûr de son fait, M. Téguia me fait le reproche d’avoir rapporté en quoi et comment Bourguiba avait pris ses distances avec un Nasser hégémonique, préférant inscrire sa réflexion et son action dans un cadre nord-africain qu’il savait plus homogène historiquement et, estimait-il, plus fiable politiquement. Là encore, M. Téguia ne nie pas les faits. Il m’interdit de les analyser, moi «le social-démocrate, anti-soviétique et antiarabe » vendu aux Américains. Je vais vous aider dans vos récriminations M. Téguia : Bourguiba, en dépit de sa fin de règne délétère, était un homme d’Etat et Boumèdiene —aujourd’hui, même ceux qui l’ont suivi et redouté le confessent — ne fut qu’un homme de pouvoir. J’ai essayé de démontrer dans mon livre en quoi les deux statuts étaient différents et même opposables. Pendant que Boumediène préparait l’armée des frontières pour soumettre le pays après l’indépendance, Bourguiba pensait à l’école et au statut de la femme.
Communisme algérien : un patrimoine à préserver
Nous ne cultivons pas les mêmes valeurs, nous ne partageons pas les mêmes opinions, nous n’avons pas le même vécu et n’aspirons pas au même avenir. Vous me reprochez de vouloir «moraliser la politique». Je plaide coupable. Défendez vos idées et acceptez que j’en fasse autant. En quoi de consacrer l’essentiel de votre énergie à vitupérer contre les uns et les autres ferait-il avancer vos positions dans le pays. Comment osez-vous, aujourd’hui encore, essayer de vous convaincre que «le réalisme du RCD l’a souvent amené à rejoindre, en retard, les solutions utopistes du MDS et du courant qu’il incarne.» Quand un acteur politique en vient à se mentir à lui-même aussi effrontément, c’est qu’il a quitté le royaume de la raison. Au moment où le RCD et «le courant qu’il incarne» se battait pour le pluralisme politique, vous faisiez partie de ceux qui disaient que le multipartisme était «une manœuvre de la réaction qui menace la révolution». Quand nous étions licenciés, emprisonnés et torturés pour avoir dit que l’honneur de notre pays c’était d’assumer son identité pleine et entière, vous demandiez «un châtiment exemplaire contre les diviseurs de la nation, réactionnaires et alliés de l’impérialisme». Quand nous revendiquions la laïcité comme unique bouclier contre la dérive intégriste, vous nous dénonciez en tant que provocateurs qui n’ont pas compris que le FIS «exprimait l’Islam des pauvres». Il n’y a pas de plaisir à le dire mais il faut chercher longtemps dans le catalogue politique algérien pour trouver un parti qui s’est autant fourvoyé. En politique, le problème n’est pas dans l’erreur, il est dans l’égarement. Fort heureusement, les militants et les cadres de l’ex-Pags ont, pour leur grande majorité, tiré des enseignements plus lucides de leur expérience. Aujourd’hui, le dialogue avec eux est intelligible, loyal et fécond. Auparavant, j’avais eu le plaisir d’avoir rencontré des Algériens, militants communistes convaincus et assumés, dont le back-ground s’exprimait par autre chose que les raccourcis, les déclamations sentencieuses et autres chimères auxquelles s’abreuve M. Téguia. Ils ont pour nom Bachir Hadj Ali, Abdelhamid Benzine ou Sadek Hadjeres. Ils ont lutté courageusement contre le colonialisme et souffert de l’intolérance de leurs frères. Ils furent à l’origine de belles réalisations comme Alger républicain. Ils eurent un comportement digne et surent, la mort dans l’âme, admettre les limites de leur engagement et de l’impact de leur doctrine en Algérie. Pour autant, ils n’ont jamais cédé à la rancœur qui vous envahit, M. Téguia. Dignes et humbles, ils ont demandé, souvent en vain, à exister et être entendus. Ils ont fait l’inverse de ce que vous commettez : vouloir se consoler en accablant les autres de ses échecs. La longue diatribe de M. Téguia a pourtant un mérite. L’histoire du communisme en Algérie doit être écrite par celles et ceux qui y ont cru et s’y sont donnés avec dévouement et sincérité. Faute de quoi, elle risque de connaître le sort de l’histoire nationale en général : être confisquée par des néophytes, voire des charlatans, privant le pays d’une partie de sa mémoire politique. Il y a quelques années de cela, je rencontrai Sadek Hadjres en France. Il m’a affirmé vouloir s’employer à écrire ses mémoires et même continuer à donner son avis sur l’évolution nationale. J’espère que la santé ne le trahira pas avant qu’il ait accompli cette ultime et belle tâche.
Aveuglement suicidaire
Opposées en apparence, les attaques de M. Addi Lahouari et celles de M. Téguia sont intellectuellement symétriques. Le premier me dénonce pour ne pas m’être rallié à Sant’Egidio, le second me condamne sans appel pour avoir gâché sa jubilation devant le bilan de Boumediène. M. Addi nous explique que la connaissance de notre peuple est directement proportionnelle à la distance qui vous sépare de lui : plus on s’en éloigne, mieux on le comprend ; M. Téguia annonce que plus on échoue plus on a raison. Tout cela, après la publication d’un livre sur Amirouche ! Dire qu’un autre chemin est possible et refuser d’hiberner dans des niches vécues, à un moment ou un autre de notre histoire ( contrat de Rome pour l’un et charte nationale pour l’autre ), comme «une option irréversible» est en soi inadmissible pour les deux «scientifiques». L’aventure romaine et le pouvoir de Boumediène relèvent déjà du jugement de l’Histoire. Essayer de justifier son engagement pour l’un ou l’autre de ces sujets peut s’entendre. En maquiller les méfaits relèverait d’un jeu compréhensible. Vouloir interdire aux autres, en 2010, d’émettre leur opinion sur ces deux dossiers a quelque chose de pathétique.
Salafisme d’Etat
N’avoir que le RCD à cibler après la publication d’un livre sur le colonel Amirouche témoigne d’une rupture d’intelligence. Au même moment, un débat vital s’engage dans nos villages pour réhabiliter une vie religieuse faite de tolérance et d’humilité et délivrer la collectivité d’un salafisme négateur de l’homme, de la nation et de la patrie. Comme d’habitude, il faudra attendre encore quelques années de lutte avant de voir MM. Téguia et Addi Lahouari découvrir les vertus de l’Islam populaire et se poser ensuite en avant-gardes des grandes luttes engageant les questions sociétales. La précipitation des évènements à Aghribs — qui n’est pas sans liaisons avec la sortie du livre — où dix-sept (17) activistes, puissamment financés d’on ne sait où, ont voulu imposer à 3 500 citoyens une caserne salafiste, a finalement révélé, que pour la seule Kabylie, plus de 110 villages vivent la même provocation. Des informations crédibles font état d’incursions identiques aux Aurès. Il est fort probable que d’autres contrées d’Algérie sont touchées à des degrés divers. Fort de l’expérience de leurs concitoyens d’Aghribs, les hameaux se regroupent, se concertent et organisent la riposte. L’internationale islamiste qui, elle, sait qu’elle joue à cette occasion une partie décisive a mobilisé toutes ses structures et annexes : journaux et partis en Algérie et relais à l’étranger où les chaînes satellitaires comme Al Jazeera ont orchestré la désinformation. Mais dans cette affaire, le plus dérangeant est ailleurs. Pendant deux ans, les pouvoirs publics, alertés par pas moins de 78 plaintes, n’ont pas réagi. Quand on connaît comment, par qui et pourquoi a été créé le journal Ech-Chourouk qui s’abîme dans une propagande digne de l’époque coloniale dans cette opération, on ne peut que vérifier la réalité d’un salafisme d’Etat qui surfe sur les incursions intégristes internationales, s’en accommode, les encourage pour réduire l’influence des partis ou des espaces porteurs d’alternative démocratique, croyant pouvoir intervenir quand les intérêts du pouvoir seront directement menacés. On sait déjà où nous a menés ce genre de calcul. Une fois de plus, c’est le village, le quartier ou, accessoirement, l’émigration qui anticipent et se battent sur un chantier capital face à une démission de ceux qui sont supposés voir et prévenir les périls. J’ai eu l’occasion de dire que nous vivons dans un pays où le niveau du citoyen est supérieur à celui du dirigeant. On peut s’en désoler ou s’en réjouir mais l’histoire vient encore de confirmer le constat. Pas un intellectuel, pas une ONG, exception faite du robinet d’eau tiède ouvert par M. Ksentini. (Il m’a cependant certifié au téléphone n’avoir pas tenu les propos que lui a prêtés le quotidien Liberté), n’a cru utile, ne serait-ce que par curiosité, de s’intéresser à ce qui est pourtant un enjeu vital pour le pays ; car ce qui s’est passé à Aghribs n’est que l’infime partie de l’iceberg salafiste. J’imagine qu’en déplorant ce silence, M. Téguia relancera sa rengaine en me refaisant le procès de celui qui déteste les intellectuels. Une contamination d’Amirouche, sans doute. Si au lieu de ruminer pendant trois mois contre le combat du RCD, MM. Téguia et Addi Lahouari étaient allés sur le terrain pour voir comment vit, agit et réagit leur peuple, ils auraient pu découvrir, analyser et comprendre ce à quoi aspirent leurs concitoyens et ce qui les menace. En l’espace de trois mois, le RCD a mis sur la place publique le traitement de l’histoire dans notre pays, la délicate question des traditions religieuses et de leur place dans la cité et lancé l’idée de la création de sites de partage et d’échange économiques et culturels solidaires pour recréer de la convivialité dans une société rongée par l’arbitraire, la censure et l‘isolement, générateurs de tant de violence et de régression. L’administration, si laxiste devant les appels au meurtre des salafistes, a tout fait pour empêcher, censurer ou perturber les initiatives du Rassemblement. Quand un parti joue son rôle dans un climat politique où le pouvoir ostracise toute initiative de l’opposition, on est en droit d’attendre de ceux dont c’est la mission d’anticiper et de défricher les chemins par leur audace et leur savoir de ne pas toujours se tromper de cible.
Nation algérienne : un projet hypothéqué
Les égarements si fréquents de nos élites expriment avant tout une impuissance. Il convient de les identifier, de les décoder mais ils ne devraient pas nous préoccuper outre mesure. Ils révèlent la lassitude, le dépit ou l’isolement d’une pensée exilée ou enkystée. Faute de revendiquer leur rôle de prospecteur des causes et des responsabilités de l’impasse nationale, ils se défaussent sur ceux qui se battent et qui, de toute façon, ne risquent pas de leur nuire. Plus généralement, ils préfèrent se réfugier dans des généalogies éthérées ou des causes consensuelles. Il est plus facile de se définir comme arabe que de s’assumer en tant qu’Algérien et il est plus commode de se positionner autour des dossiers irakiens ou palestiniens que de s’immerger dans la complexité algérienne. Encore que pour ce qui concerne la question palestinienne, leur relation avec le Fatah est de plus en plus ambiguë pour ne pas indisposer le Hamas. Pendant la crise de Ghaza, je fus le seul responsable à avoir reçu le délégué de l’Autorité palestinienne à Alger et le président Mahmoud Abbas a attendu, en vain, un appel de la présidence algérienne. Cette fuite qui a ses conforts, porte en elle-même ses limites. A qui et à combien peuvent, en effet, parler les diversions polémiques de MM. Addi et Téguia dans une Algérie jeune, fascinée par l’exil et inondée par les chaînes moyenorientales, véritables fléaux pour une Afrique du Nord à la dérive ? Le traitement de ces deux interventions n’a, en vérité, pas d’autre objectif que de rappeler le déphasage des rares observateurs nationaux qui traitent encore de leur société. Ce prurit intellectuel qui prive le pays de débats à la mesure des enjeux n’est malheureusement pas ce qu’il y a de pire pour l’avenir. Des discours autrement plus toxiques, émanant de cadres qui s’expriment sans contraintes ou des positions de médias créés et/ ou sponsorisés par divers clans du régime posent crument la problématique de la réalité et de la viabilité du projet national algérien. Il en est ainsi de l’intervention livrée par le Quotidien d’Oran le 5 juin, sous la plume de M. Farouk Mohamed-Brahim, professeur de médecine exerçant dans la capitale de l’Ouest. Son texte est une sorte de concentré des travers de tous les autres. Il se résume à deux choses : un antikabylisme pathologique et une injonction me sommant de rester dans le sillon du combat et de laisser les projections et la gestion du destin algérien à ceux dont le pouvoir est la fonction naturelle. Le professeur Farouk Mohamed-Brahim me reproche d’avoir trop parlé de la Kabylie en traitant de la Wilaya III ! J’ai, selon lui, aggravé mon cas en donnant des citations en Kabyle dans mon livre; Amirouche, tout le monde le sait, parlant en javanais antique dans sa wilaya. Pire que tout, note mon censeur, il m’est arrivé de parler de «chef kabyle» en nommant le colonel Amirouche. Auparavant, j’avais évoqué le «chef aurésien» s’agissant de Ben Boulaïd, le «responsable constantinois» pour Zighout sans que ces termes n’aient choqué mon honorable confrère. Il y a une terrifiante logique dans cette fixation. Pour M. Farouk Mohamed- Brahim, les mots Kabyle ou Kabylie ne désignent pas un habitant ou une région de son pays. Chez lui, ces termes n’ont qu’une seule et unique résonance et elle est anti-arabe. Dès lors qu’il s’estime menacé, il doit se défendre et, face à l’ennemi, toutes les «contre-attaques» sont légitimes. C’est bien connu, le racisme le plus grégaire puise sa violence dans la peur de l’autre. Et pour corser le tout, Le quotidien d’Oran qui avait publié une douzaine d’interventions, toutes hostiles au livre, refusa le point de vue d’un journaliste, S. Chekri, qui, ne voulant pas abuser des colonnes de son journal, adressa une réponse où il soulevait les contradictions et les aberrations d’un homme qui officiait comme enseignant hospitalouniversitaire. Le journal justifia son rejet, arguant qu’il revenait à celui qui avait été ciblé de réagir. On ne saisit pas, selon cette logique, pourquoi M. Farouk Mohamed- Brahim, volant au secours de Ben Bella ou d’autres, avait été publié. Ce titre ne peut pourtant pas être tenu pour un organe fondamentaliste. Mais le code régionaliste crypte les pensées les plus audacieuses. Et cette donnée, mille et une fois vérifiée, pose une vraie question : que signifie et que représente aujourd’hui, pour ces élites, l’idée de conscience nationale ? De toutes les agressions, de toutes les outrances qui ont suivi mon livre, le contenu de l’écrit de M. Farouk Mohamed- Brahim et les réactions du Quotidien d’Oran et de Ech- Chourouk furent les évènements qui interpellent le plus, s’agissant de notre avenir collectif. Pour ce titre francophone, les courageuses tribunes de Kamel Daoud ne suffisent hélas pas à rattraper les dérives chroniques du journal de l’Ouest algérien. Les furies récurrentes du quotidien arabophone, qui ne manque jamais de stigmatiser la Kabylie en y amplifiant, et à l’occasion en y inventant, des sujets désignant cette région comme un danger national imminent, participent de cette intime conviction que combattre «le péril kabyle» serait à la fois une urgence, une nécessité et un devoir. Qu’un jeune Kabyle rompe le carême et c’est l’alerte. Que d’autres jeunes brûlent le Coran ou le drapeau ailleurs, Ech- Chourouk, qui tout d’un coup ne voit plus rien, ne peut s’interroger sur les raisons qui ont poussé des Algériens à se rebeller contre des symboles d’une matrice à laquelle ils rattachent tous leurs malheurs. Et pourtant. Dans un cas, nous avons à faire à un universitaire, dans un autre à deux médias créés avec la bénédiction des «décideurs». Aujourd’hui, il serait irresponsable de continuer à faire l’autruche et d’ignorer que l’idée nationale est sujette à caution.
Une fois de plus la jeunesse
Dans cette avalanche de défoulement et de haine sur fond de conservatisme, il y eut des voix de braves qui se sont élevées. Elles sont, le plus souvent, venues d’hommes qui ont connu et servi sous les ordres du colonel Amirouche. Ils ont parlé pour essayer de dissoudre un demi-siècle d’opprobre déversé sur celui qui les avait protégés, guidés et souvent précédés devant les risques et les privations. Ils ont surtout dit leur douleur et leur indignation face à une forfaiture qu’aucun autre dirigeant algérien — et beaucoup ne furent pas, loin s’en faut, des enfants de chœur — n’a osé commettre : la séquestration des restes de deux héros. Ces réactions, pour généreuses, dignes et salutaires qu’elles soient, ne furent pas les seules. Les jeunes dont on pouvait estimer qu’ils sont définitivement aliénés par une éducation nationale rétrograde, la censure et la désinformation ont manifesté, dans ce débat, un intérêt, une énergie et une intelligence qui sont à la fois l’espoir de l’Algérie et l’échec le plus patent du régime. J’ai reçu des mails laborieusement écrits qui appellent à plus de courage, plus de lumière et plus d’échanges. J’ai discuté avec des jeunes tentés ou revenus de la harga. Ils vivent leur aventure non pas, comme on le dit souvent, une initiative de désespoir mais un refus d’abdiquer et une volonté de vivre dans des normes et des valeurs de leur temps. Au mois de juillet, j’ai assisté à Tigzirt à deux regroupements rassemblant des étudiants du RCD originaires de 22 universités. Garçons et filles étaient venus pour se rencontrer, se connaître et s’apprécier malgré un enseignement qui les avait enfermés dans le sectarisme, la bigoterie et l’obscurantisme. Quand certains m’ont demandé de leur dédicacer mon livre, j’ai voulu m’enquérir sur leur capacité à lire et comprendre un ouvrage écrit en français, sachant que la plupart de nos étudiants entament leur cursus universitaire sans vraiment maîtriser cette langue. J’ai appris que des groupes se sont formés en dehors des ateliers pour faire des lectures collectives afin de mieux saisir le sens du récit. Que ces artisans de l’espérance se rassurent, la traduction du livre en arabe devrait être disponible avant le premier novembre. Pendant que le quotidien Ech- Chourouk et Al Jazeera s’adonnaient aux appels au meurtre contre les «ennemis de Dieu» dans l’affaire de la mosquée d’Aghribs, j’ai vu, dans ce village, 600 jeunes, chômeurs pour la plupart, revêtus d’un t-shirt frappé du nom du saint de leur localité, accueillir et servir le repas de bienvenue à 16 000 fidèles venus des quatre coins du pays assister à l’inauguration de la mosquée restaurée de leurs ancêtres. «C’est notre manière de répondre au journal Ech- Chourouk», criera à la foule Mohand, un commerçant de 26 ans. Dans la polémique menée par l’internationale islamiste et ses relais algériens après l’inauguration de cette mosquée, ce sont les jeunes qui ont spontanément investi la toile pour dénoncer la désinformation et, images à l’appui, offrir aux observateurs du monde entier la ferveur populaire et l’adhésion de milliers de villageois à l’initiative de réhabilitation de leur culte. Nous nous rappelons tous de la formidable mobilisation des jeunes dans la rue et sur le net qui a suivi l’agression de l’équipe nationale de football au Caire pendant que le pouvoir et sa diplomatie, escomptant un miracle sportif, s’employaient à conditionner les esprits pour aligner la nation derrière «le petit père des peuples». C’est bien la jeunesse, segment social le plus ciblé par les instruments de déculturation du régime, qui s’avère y être la plus réfractaire et qui se mobilise pour se tracer des perspectives en dehors et, bien souvent, contre le système. «Mettez la révolution dans la rue et vous la verrez reprise par tout le peuple algérien. » C’est au moment où tout semblait perdu que, miraculeusement, la prophétie de Ben M’hidi se perpétue à travers le groupe social le plus fragilisé. De même qu’Amirouche, issu des catégories historiquement déclassées, orphelin et privé de grandes études, s’est avéré être un dirigeant d’exception, il se vérifie, une fois de plus dans l’histoire de notre pays, que ce sont les jeunes, exclus socialement et déclarés inéligibles aux débats, qui ouvrent la voie à l’espoir et… aux élites. Oui, il y a bien un miracle algérien.

Source Le Soir d’Algérie Saïd Sadi

Le Pèlerin

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 06:01

Hausse de la fiscalité pétrolière au 1er semestre 2010

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Les recettes fiscales pétrolières de l’Algérie ont atteint 1 500,4 milliards (mds) de DA (environ 20,5 mds de dollars) au 1er semestre 2010 contre 1 238,7 mds de DA durant la même période 2009, soit une évolution de 21%, indique hier la Direction générale des impôts (DGI).
Cette progression s’explique par l’appréciation des prix du pétrole sur les marchés internationaux ainsi que par la régularisation des soldes de liquidation de la Taxe sur les revenus pétroliers et l’Impôt sur la rémunération des associés de Sonatrach de l’année 2009, commentent des responsables de la DGI cité par l’APS.
Concernant le Fonds de régulation de recettes (FRR), il n’a pas été alimenté au premier semestre car le montant prévisionnel des recettes fiscales pétrolières, fixé par la loi de finances 2010 à 1 836 mds de DA, n’a pas encore été atteint durant cette période.
Selon les estimations de la DGI, l’alimentation du FRR devra intervenir à partir du mois en cours.
Pour la fiscalité ordinaire, elle s’est chiffrée à 704,6 mds de DA de janvier à fin juin contre 644,06 mds de DA, soit une évolution de 9% et un taux de réalisation des objectifs durant cette période de 129%.
Ainsi, le recouvrement fiscal global de l’Etat durant le premier semestre a atteint 2205,06 mds de DA, contre 1882,8 mds de DA au 1er semestre 2009, soit une progression de 17%. Dans la catégorie de la fiscalité ordinaire, les contributions directes (IRG, IBS...) se sont chiffrées à 344,05 mds de DA contre 286,5 mds de DA, ce qui représente une augmentation de 20% et un taux de réalisation des objectifs de 187%. Le recouvrement sur l’IRG salariés a atteint 112,8 mds de DA contre 41,5 mds de DA pour l’IRG non salariés, alors que l’IBS s’inscrivait en hausse de 12% à 186,08 mds de DA au premier semestre.
Toujours dans la fiscalité ordinaire, l’impôt sur l’enregistrement et celui des timbres ont engrangé respectivement 8,9 mds de DA et 12,1 mds de DA.
Quant aux impôts sur les affaires, ils ont atteint 240,9 mds de DA et se composent essentiellement de 5,4 mds de DA pour la TVA sur les produits pétroliers vendus par Naftal, de 98,4 mds de DA pour la TVA intérieure, de 118,5 mds de DA pour la TVA à l’importation, de 15,6 mds de DA pour la Taxe intérieure de consommation (TIC), dont 13,07 mds de DA des taxes sur le tabac, de 2,7 mds de DA pour les TIC à l’importation.
De janvier à fin juin 2010, les contributions indirectes (prélèvements sur les droits d’essai et de garanties et pénalités) se sont établies à 705 millions de DA.
Durant la même période, les produits des douanes ont atteint 84,05 mds de DA alors que les recettes domaniales se sont chiffrées à 8,9 mds de DA.

Source L’Expression R.N.
Le Pèlerin

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