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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 07:18
Algérie - La fleur enrobée d'épines de Mme Hanoun

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Au cours du point de presse qu'elle a animé la semaine dernière en marge de la réunion du comité central du PT, Louisa Hanoun a réitéré la satisfaction de sa formation pour les mesures instaurées par la loi de finances complémentaire 2009 et s'est félicitée que les autorités aient opté pour instaurer «la préférence nationale» en faveur des entreprises algériennes. Autorités qu'elle a appelé à approfondir par de nouvelles dispositions dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2010, l'option «protectionniste» qu'elles ont fait choix de suivre pour protéger l'économie et la production locales.

Ce satisfecit accordé par elle à l'exécutif gouvernemental n'a pas été toutefois exempt d'acerbes critiques sur d'autres aspects de la gouvernance de cet exécutif. Pour elle, cette gouvernance a l'allure d'une «politique unijambiste» qui met le gouvernement face à ses contradictions. En illustration de ces contradictions qu'elle dénonce, Mme Hanoun a développé le fait que les infrastructures de base et les mégaprojets n'ont pas une incidence notable sur la situation sociale des citoyens, dont le pouvoir d'achat ne leur permet pas «d'en jouir». Un constat qu'elle a résumé par l'interrogation de savoir «pour quel peuple et pour qui ces réalisation sont construites, alors qu'entre 5 et 7 millions d'Algériens vivent de la charité et qu'il y a dans le pays un très large fossé et une fracture sociale profonde».

Bien que Louisa Hanoun et le PT approuvent globalement la politique d'investissements publics à grande échelle initiée par l'exécutif, ils se déclarent néanmoins inquiets de l'absence de visibilité que laisse apparaître la gestion de ces projets et du chevauchement de prérogatives auquel elle donne lieu. D'où l'exigence qu'ils formulent d'une clarification à ces niveaux ; faute de quoi, c'est la porte ouverte à la corruption et à toutes sortes de malversations.

Ce n'est pas une simple coïncidence que Louisa Hanoun ait soulevé la question du contrôle de l'utilisation des colossales enveloppes financières affectées aux programmes de relance et de développement, au moment où le Président donne à voir qu'il assume ce contrôle en auditionnant les ministres en charge de leur mise en œuvre.

C'est peu dire que la patronne du PT n'est guère convaincue de l'efficacité du procédé de contrôle que sont les auditions présidentielles. Ce en quoi elle est en phase avec la majorité des citoyens, qui ne voient pas dans ce mécanisme le barrage susceptible d'annihiler les tentations négatives que ces enveloppes suscitent au niveau de leur gestion. Pour le PT, le contrôle que le Président donne l'impression d'exercer n'est pas d'un effet déterminant tant que «persistent la confusion et les contradictions multiples à tous les échelons du pouvoir».

Au final, pour une fleur qu'elle a lancée à l'exécutif gouvernemental, Louisa Hanoun l'a fait suivre d'une avalanche de critiques qui renseigne sur le peu de confiance qu'elle voue à l'équipe qui le compose. Sa façon à elle de faire savoir au Président qu'il serait bien inspiré de se trouver d'autres exécutants pour son programme et sa politique que ceux qui sont actuellement en place.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 07:14

«Il faut deux péages aux frontières avec la Tunisie et le Maroc »

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L’ambassadeur de Chine en Algérie, son excellence Liu Yuhe, à Liberté

L’ambassadeur de Chine en Algérie revient dans cet entretien sur le “projet du siècle”, l’autoroute Est-Ouest, et la situation du groupement chinois Citic-CRCC qui a en charge la réalisation du lot centre (300 km) et ouest (359 km).

Liberté : C’est en janvier 2010 que l’autoroute Est-Ouest devait être livrée mais plus de huit mois après, les travaux sont toujours en cours. Comment expliquez-vous ce retard ?

Son Excellence l’ambassadeur Liu Yuhe : Pour les délais, le ministre des Travaux publics est le mieux placé pour en parler. Mais il faut savoir que sur les 16 lots octroyés à la Chine, 13 ont été livrés. Il ne reste qu’un tunnel et deux lots que devront être livrés dans les prochains jours. Aussi, faut-il préciser que durant les trois dernières années, il y a eu de nombreux jours avec de fortes pluies et cela a engendré beaucoup de retard sur les chantiers. Il y avait aussi plusieurs endroits où le problème d’expropriation s’est posé à tous et il fallait donc attendre un mois et parfois deux mois même. On a également une vingtaine de nouveaux contrats où on a ajouté beaucoup de ponts qui étaient primordiaux. Avec toutes ces données, il faut donc préciser que tous les tronçons ont été livrés avant terme et tout se terminera avant la fin de l’année. Ce projet de l’autoroute Est-Ouest est un miracle réalisé ensemble, par l’Algérie et la Chine. Je dois aussi indiquer que la qualité de cette autoroute est meilleure que celle qu’on peut trouver en Europe. C’est vraiment un excellent travail qui a été fait et il suffit de circuler sur cette autoroute pour s’en convaincre.

Toutefois, il y a aussi le manque d’infrastructures accompagnant cette autoroute…

Ce n’était pas dans le contrat initial et, en plus, cela a été octroyé à Naftal.

Et pour les péages ?

Cela n’a pas été mentionné aussi dans le contrat. En Chine, le marché du péage est géré par des privés. En Algérie, les gens ne sont pas habitués à payer pour prendre la route, mais en Tunisie si. D’ailleurs, je pense qu’il faut au moins deux péages, l’un aux frontières avec la Tunisie et l’autre aux frontières avec le Maroc.

L’autoroute Est-Ouest s’est aussi “distinguée” par ses affaires de corruption et dans lesquelles les Chinois ont été souvent cités. Comment réagissez-vous à cela ?

Notre gouvernement a toujours encouragé les sociétés chinoises à travailler en respectant les lois des pays dans lesquels elles ont des projets. La Chine est d’ailleurs signataire des conventions d’anticorruption et chez nous, il y a la Cour des comptes qui contrôle tout. Aussi, après tout ce qui a été dit sur ces affaires, on a demandé aux sociétés chinoises des éclaircissements et elles disent qu’elles ont respecté les normes internationales. Évidement, il y a eu des sociétés de consulting et des bureaux d’études et c’est logique qu’on doit les payer. Tout cela s’est fait dans la transparence. Vous savez la corruption c’est comme un cancer et ce genre de problème existe partout.

Vous comptez toujours avoir d’autres marchés en Algérie ?

Bien sûr. Il y a plusieurs projets qui intéressent la Chine. Il faut attendre les appels d’offres pour être fixé. En plus, ce sera plus facile pour tout le monde puisque les équipements sont sur place et le travail pourra débuter rapidement.

Pour la période avril-juin 2010, la Chine a détrôné le Japon et est désormais la seconde puissance mondiale économique. Ça doit être très important pour vous…

Certes on vient de dépasser le Japon qui était deuxième depuis plus de 40 ans mais il ne faut pas se soucier seulement du PIB, il y a le revenu par tête d’habitant. En Chine, il est de 3 800 dollars et donc on est vraiment loin. En Algérie, il est de 5 000 dollars. C’est pour cette raison qu’on doit faire beaucoup d’efforts ; plus de 150 millions de Chinois vivent au-dessous du seuil de pauvreté et il y a encore des régions très arriérées. La Chine reste toujours un pays en voie de développement.

Source Liberté Salim Koudil

Le Pèlerin

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 07:10

Il est en effet très difficile aujourd’hui de prétendre qu’un projet aussi sérieux passera comme une lettre à la poste.

ballon de football

 

Plus de quarante ans après son Indépendance, l’Algérie s’apprête à entrer dans le vaste et exigeant monde footballistique dit professionnel, dès le 24 septembre prochain. Une première dans notre pays, qui concernera pas moins de 32 clubs érigés depuis peu en sociétés par actions (SPA).
Les dés sont bel et bien jetés cette fois, et à l’occasion de la conférence de presse animée avant-hier pour la circonstance, par le président Mohamed Raouraoua, et le responsable à la tête de la Ligue nationale de football, en l’occurrence Mohamed Mecherara, le président de la FAF a été très explicite à l’égard des clubs concernés. En effet, tout au long de son intervention, il a insisté sur le fait important que les clubs qui animeront dès la fin du mois prochain le premier Championnat national de football dit professionnel, seront dorénavant, tenus de répondre à toutes les exigences contenues dans le nouveau cahier des charges.

Dans le cas contraire, les clubs de football qui seront dans l’incapacité de respecter les nouvelles normes propres au football professionnel, seront tout simplement «versés» dans la seconde division habituellement animée par les formations dites amateures. En d’autres termes, les 32 équipes qui évolueront dès cette nouvelle saison 2010-2011 en D1 et en Ligue 2, subiront un premier sérieux test en la matière. Et selon M.Raouraoua, c’est au terme de la prochaine saison footballistique que les choses sérieuses commenceront réellement, et rien ne dit que 32 clubs sur les 36 postulants examinés dernièrement par la FAF, seront partants pour la saison footballistique 2011- 2012. Et pour cause, bien que la mise en place d’un championnat de football dit professionnel est aujourd’hui acquise, et totalement «approuvée» et soutenue concrètement dans un premier temps par l’Etat, il n’en demeure pas moins que du côté de l’ensemble des 32 nouveaux pensionnaires de D1 et de Ligue 2, tout reste à faire en réalité. Il est en effet très difficile aujourd’hui de pretendre qu’un projet aussi sérieux passera comme une lettre à la poste, car la plupart des clubs concernés vont devoir «s’impliquer» à l’avenir en tant qu’entreprises privées nouvellement créées, et non de continuer à fonctionner comme de simples clubs de football amateurs.

La voie du professionnalisme

Le fait d’avoir choisi «volontairement» la voie du professionnalisme en s’érigeant en SPA, n’est pas une fin en soi, selon le président de la FAF, mais plutôt une arme à double tranchant pour tous ces clubs. Preuve en est qu’un club comme le NAHD ne pourra plus jouer dans le stade Zioui, vu que ce dernier ne répond plus aujourd’hui aux normes requises, sur le plan de ses capacités d’accueil du public.

Dorénavant, un stade de football qui ne peut pas «accueillir» pas moins de dix mille spectateurs, «pénalisera» directement le club «domicilié» par le passé à son niveau. Pis, le club en question tenu dorénavant de suivre à la lettre toutes les conditions contenues dans le cahier des charges, risque tout simplement de ne pas figurer parmi les formations qui entameront le championnat professionnel, en septembre 2011.

D’ailleurs, les clubs de l’AS Khroub et de l’USM El Harrach, sociétaires de la D1, ont été officiellement «mis en demeure», via leurs APC respectives, d’augmenter au plus vite les capacités d’accueil de leurs stades de football. Dans le cas contraire, ces deux formations érigées récemment en clubs privés, ne seront pas autorisées à évoluer en championnat dit professionnel.

Les 32 nouveaux pensionnaires de D1 et de Ligue 2 doivent aussi posséder un centre de formation qu’ils sont tenus de construire sur les 20.000 hectares que l’Etat a décidé de leur concéder à un prix symbolique. Toutefois, une importante première mise en garde à l’égard des clubs a été adressée avant-hier par le président Raouraoua, au sujet des sanctions prévues à l’avenir pour tout club privé qui serait tenté de ne pas déclarer officiellement tout joueur recruté, comment étant un véritable salarié appartenant à une entreprise privée.

Sur ce dernier point, Raouraoua a été clair: tous les trois mois, l’administration du club devra fournir à la future Ligue professionnelle de football, les déclarations de cotisations à la Caisse des assurances sociales de tous les joueurs. Faute de quoi, le club subira une défalcation de points en cours de saison, avant d’être rétrogradé en division inférieure dite amateur. Toujours au registre des sanctions, la future ligue professionnelle de football, aura à son niveau une commission de discipline complètement indépendante, composée de juristes n’ayant aucun lien direct avec le monde du football. Une nouvelle commission qui fonctionnera à l’avenir selon les statuts actuels de la FIFA. Les barèmes de sanctions actuels, seront donc remplacés par un autre système de sanctions, comme celui appliqué en France par exemple. Un syndicat national des joueurs professionnels verra le jour prochainement, puisque Mohamed Raouraoua a chargé Ali Fergani, en sa qualité de membre du bureau fédéral, de la création de cette structure ayant pour objectif important de défendre les droits et les intérêts de tout footballeur professionnel.

Des clubs érigés en SPA

Quant aux nouveaux présidents des clubs érigés en SPA, ces derniers seront obligatoirement tenus de laisser le capital de l’entreprise privée à tout actionnaire, comme cela est clairement stipulé par la législation. En clair, cette saison 2010-2011 qui débute le 24 septembre prochain, constituera sans aucun doute une sérieuse et très importante mise à l’essai des 32 nouveaux pensionnaires du premier championnat dit professionnel en Algérie, et que la FIFA entérinera officiellement dans une année. Mais d’ici là, beaucoup de clubs vont devoir rapidement se mettre en conformité avec un nouveau mode de gestion souvent sans concession envers les moins nantis en la matière, et qui s’auto-sanctionneront au sein de l’exigeant et sélectif «monde du privé».

Source L’Expression Bachir Boutebina

Le Pèlerin

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 07:06

Algérie - 12.000 tonnes de dattes exportées en 2009 : L’Algérie entend quintupler ses exportations d’ici 2014

miel de dattes degla

 

L’Algérie entend quintupler ses exportations de dattes d’ici 2014, selon M. Salim Haddoud, président du comité interprofessionnel de la datte, une structure nationale installée depuis le mois de mai dernier. Mais la réalisation de cette performance est conditionnée néanmoins, dit-il, à l’amélioration de la chaîne logistique.

Les exportations algériennes de dattes sont pour l’instant, dit-il, insuffisantes, comparées à celles de ses voisins. Mais elles devraient s’accroître dans les années à venir eu vue des nouvelles mesures engagées sur le terrain par le département de Rachid Benaissa. M. Salim Haddoud  rappelle  que l’Algérie n’avait exporté que 12.000 tonnes de dattes en 2009, soit 2% de sa production globale qui s’élève à 600 000 tonnes.
Affirmant que l’Algérie pourrait exporter 60 000 tonnes d’ici 2014, le président du comité interprofessionnel de la filière de la datte conditionne cependant  la réalisation de cet objectif à l’amélioration de cette chaîne logistique qui va de l’agriculteur à l’embarquement en passant par le conditionnement du produit.
C’est toute la problématique que tente décortiquer, durant l’année 2010, l’agence algérienne de promotion du commerce extérieur (Algex) en termes d’organisation de séminaires et des journées d’informations et formation à l’intention de tous les acteurs concernés par les exportations hors hydrocarbures. Le programme Optimexport va également dans le sens de la vulgarisation de certaines données techniques liées aux exportations et de la formation des agents concernés ainsi que de la sensibilisation des principaux acteurs tels que les douanes et les banques.
Faut-il souligner que la Cagex s’est également impliquée en termes de promotion de l’assurance des produits destinés à l’exportation et de la gestion des risques pour éviter le retour des factures impayées et des désagréments. Et ce dans le cadre d’un programme élaboré spécialement cette année. Mais d’autres mesures  sont encore attendues pour lever les obstacles liés à la chaîne de la logistique notamment. Le ministère de commerce s’implique davantage dans la diversification de l’économie nationale qui reste un enjeu stratégique pour sortir du spectre de la mono-exportation.
C’est pourquoi  des mesures ont été prises récemment comme l’installation d’un «couloir vert» à l’intention des exportateurs potentiels pour leur faciliter la tâche de dédouanement et d’embarquement des marchandises.

Source Horizons Meziane Atmani.

Le Pèlerin

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 07:01

Algérie - Autoroute Est-Ouest  - Le gouvernement cède les 48 stations-service à Naftal

station_naftal.jpg

 

Ainsi, après moult tergiversations, le gouvernement a décidé de concéder à Naftal l'ensemble des stations-service ainsi que les aires de repos devant être installées tout le long de l'autoroute Est-Ouest.

La décision a été entérinée samedi dernier à l'issue d'un Conseil interministériel restreint, présidé par le Premier ministre, et auquel ont pris part les ministres de l'Energie et des Travaux publics. Après avoir fait état des problèmes qui bloquent la réalisation de ces infrastructures, le chef de l'Exécutif a également décidé de confier les travaux de terrassement et de viabilisation aux entreprises publiques, notamment les filiales de Sonatrach ou de Naftal, spécialisées dans le domaine.

Ainsi, le gouvernement vient de revenir sur sa décision de céder ces activités à des entreprises étrangères comme cela avait été annoncé, il y a quelques années. En effet, en 2006, lorsque l'Algérienne de gestion des autoroutes (AGA) a été mise en place pour gérer l'autoroute Est-Ouest, il était question de lancer des avis d'appel d'offres internationaux pour retenir les entreprises intéressées par l'activité. Les correspondances adressées par Naftal à leurs homologues de l'AGA en 2006 pour obtenir la réalisation de quelques stations ont eu des réponses très claires : «Votre demande fera l'objet d'un examen au moment opportun, et ce, dans le cadre de la consultation portant concession conformément à la réglementation.»

En juillet 2009, lors d'un conseil interministériel, le gouvernement a pris la décision de concéder à Naftal douze aires de services, auxquelles deux autres ont été ajoutées, tout en retenant l'option de la concession à moyen terme de 50% des stations. Le cahier des charges est alors signé, obligeant l'AGA à mettre à la disposition de Naftal les 14 sites retenus, terrassés et viabilisés. Depuis rien n'a été entrepris. L'AGA, qui est une entreprise chargée de la gestion des autoroutes, n'a pu entamer les travaux. Les raisons sont multiples et certaines sont d'ordre politique. En effet, des sources bien informées affirment que l'actuel directeur général de l'AGA (placé sous contrôle judiciaire dans le cadre du scandale de l'autoroute Est-Ouest) aurait été nommé à la tête de l'entreprise dans des conditions très controversées, après avoir fait un passage de quelques mois seulement au ministère des Travaux publics. Il est chargé de poursuivre la mise en place des structures de l'entreprise et de son plan de gestion, pour lesquels un budget colossal a été alloué.

Il y a une année, l'AGA a contracté un marché d'appui technique avec une société portugaise (Brisa) de gestion des autoroutes pour l'aider à démarrer la structure. Dépassant les 20 milliards de centimes, l'apport de ce contrat sur le terrain n'est pas du tout visible. Dans une année, la société portugaise pliera bagage et l'AGA se trouve toujours dans une situation difficile n'arrivant même pas à démarrer.

Son incapacité à mener à terme les marchés de réalisation des travaux de terrassement et de viabilisation des aires de services au niveau des tronçons achevés en est une preuve flagrante. Il aura fallu attendre l'impromptue sortie médiatique du ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, pour que la réalité de la situation soit mise à nu. Amar Ghoul, faut-il le rappeler, a accusé publiquement Naftal des retards dans le lancement de l'installation des stations-service tout en la sommant d'accélérer les travaux de réalisation. Accusation que le président-directeur général de Naftal, Saïd Akretche, a récusée.

Ce dernier avait clairement expliqué que son entreprise était prête à installer les 14 aires de services, mais que les sites prévus pour celles-ci ne sont ni viabilisés ni terrassés.

«Les 14 sites sont encore à l'état initial, alors que le cahier des charges impose à l'AGA de nous les remettre en état d'accueillir les stations d'essence. Nous n'avons pas cessé de demander aux responsables de l'AGA d'accélérer les travaux pour que nous puissions installer nos infrastructures. Nous avons même proposé des sociétés de réalisation, des filiales de Sonatrach, avec lesquelles nous avons l'habitude de travailler mais aucune réponse ne nous a été donnée. Une station d'essence nécessite six mois pour sa réalisation…», a déclaré le PDG de Naftal. En fait, les propos de Ghoul ont suscité l'incompréhension du patron de Naftal, mais également une réaction rapide du gouvernement.

D'abord à travers une réunion entre les responsables au niveau ministériel, puis un conseil interministériel restreint sous la présidence du Premier ministre. Ce dernier a fini par trancher définitivement dans ce dossier en donnant la totalité des stations-service à Naftal ainsi que les aires de repos, tout en chargeant les entreprises publiques de la viabilisation des sites d'accueil. Une lourde tâche mais aussi un défi pour Naftal, sommée de prouver ses capacités à mettre à disposition des usagers de l'autoroute des aires de services modernes aux normes internationales.

Déjà, pour les aires de repos, Naftal compte faire appel à des professionnels de l'hôtellerie et de la restauration, alors que dans l'immédiat deux stations-service ambulantes seront fin prêtes pour être installées, l'une du côté de Tlemcen et l'autre à Aïn Defla.

Source El Watan Salima Tlemçani

Le Pèlerin

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:56

Economie - Pétrole - Les prix en baisse

petrole et gaz

 

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a reculé de 56 cents à 74,74 dollars. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI), pour livraison en septembre, a perdu 67 cents à 73,76 dollars, renouant avec ses niveau de début juillet. Les cours du brut n'ont pas pu se ressaisir après leur accès de faiblesse de la veille, suite à une série d'indicateurs décevants aux Etats-Unis, montrant un ralentissement de la reprise économique, et peu encourageants pour la demande en énergie. «Les cours sont remontés légèrement dans les échanges asiatiques grâce à une hausse des places boursières, des rumeurs spéculant sur de possible mesures additionnelles de relance en Chine», avant de replonger pâtissant toujours des inquiétudes sur l'économie après les indicateurs de la veille, ont commenté des experts, repris par l’APS.

Les nouvelles inscriptions aux Etats-Unis sont montées à leur plus haut niveau depuis novembre tandis que l'activité de l'industrie de la région de Philadelphie s'est contractée en août pour la première fois depuis juillet 2009. Pour certains analystes, les prix restent autour de 75 dollars, à «un niveau artificiellement haut», en raison d'achats tenaces de la part d'«investisseurs (...) qui n'évaluent pas le pétrole en fonction des fondamentaux du marché, des devises, de la demande». Le marché ne pouvait guère être soutenu par la monnaie américaine qui progressait vivement face à l'euro jeudi.

L'affaiblissement du dollar rafraîchit les cours

Les prix du pétrole rebondissaient nettement hier en début d'échanges européens, aidés par un dollar faible dans un marché toujours inquiet des perspectives de reprise économique après des indicateurs macroéconomiques mitigés.

Les prix de l'or noir bénéficiaient surtout d'un affaiblissement de la devise américaine, susceptible d'encourager les achats de matières premières libellées en dollars pour les investisseurs munis d'autres devises, mais le marché restait cependant sur ses gardes, relevaient les analystes. Dernier indicateur paru, l'indice ZEW, qui reflète les attentes des milieux financiers pour l'économie allemande, s'est ainsi replié en août de 7,2 points à 14,0 points, ressortant très en deçà des attentes des économistes.

De même, l'activité manufacturière de la région de New York en août a moins accéléré que prévu, signe que «la croissance de l'activité reste modérée», a indiqué lundi la branche locale de la Réserve fédérale américaine (Fed). Les chiffres de la croissance nippone avaient montré lundi un net ralentissement au deuxième trimestre (+0,1% en termes réels par rapport au 1er trimestre). Les investisseurs se montraient également attentistes, avant la publication des estimations hebdomadaires de l'association professionnelle API (American Petroleum Institute), première indication sur les stocks de pétrole aux Etats-Unis avant les chiffres du département de l'Energie (DoE) publiés mercredi dernier. Les stocks d'essence, particulièrement surveillés en cette période estivale d'importants trajets en voiture, auraient baissé de 500 000 barils et les distillats (diesel et fioul de chauffage) auraient pour leur part progressé de 700 000 barils.

Source El Watan

Le Pèlerin

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:52

Algérie – sombres perspectives sur les exportations de gaz

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La revue  spécialisée Pétrole et gaz arabes n’a pas manqué, dans sa dernière livraison, de souligner les incidences du scandale de corruption qui a affecté Sonatrach sur les performances de la compagnie nationale au regard du bouleversement du marché mondial.

Les premiers impacts du «scandale Sonatrach» sur les affaires de la compagnie commencent à se faire sentir. «Le secteur des hydrocarbures en Algérie a connu un premier semestre 2010 on ne peut plus tumultueux», écrit le magazine spécialisé Pétrole et gaz arabes, dans son édition du mois d’août. Rembobinant le film du scandale de corruption qui a ébranlé l’entreprise Sonatrach, les experts de Pétrole et gaz arabes estiment qu’«un contexte politique et judiciaire aussi délicat – les investigations concernant

Sonatrach devraient se poursuivre pendant de longs mois au moins – ne favorise pas une prise de décision sereine pour les responsables du secteur énergétique» fraîchement désignés pour remettre l’entreprise sur les rails.

L’onde de choc de ce «contexte politique et judiciaire» a affecté l’image de Sonatrach à l’étranger, puisque «le dernier appel d’offres international pour l’exploration n’avait pas été un grand succès avec, au moment de l’ouverture des plis en décembre 2009, seulement trois attributions pour dix permis offerts», écrit Pétrole et gaz arabes. Pour mémoire, les trois permis offerts concernent celui d’Ahnet attribué à Total/Partex, celui du sud-est d’Illizi à Repsol/GDF-Suez/Enel et Hassi Bir Rekaiz à PTTEP/CNOOC. Selon la même source, les prévisions et les projets de l’Algérie dans le domaine du gaz risquent de subir également, à court et à moyen termes, les contrecoups de l’affaire Sonatrach, toujours en instruction. La période récente, lit-on dans le même canard, n’a par ailleurs pas été marquée que par de bonnes nouvelles, puisque l’objectif de 85 milliards de mètres cubes par an pour les exportations gazières du pays «a été repoussé à plusieurs reprises et n’était envisagé dernièrement qu’à partir de 2014 au lieu de 2010 initialement».

Selon des chiffres diffusés récemment par l’agence Cedigaz, il est indiqué que les exportations algériennes de gaz ont connu un recul de 10% en 2009. En volume, l’Algérie a exporté pour 52,67 milliards de mètres cubes contre près de 59 milliards de mètres cubes en 2008. C’est dire que l’objectif d’atteindre les 85 milliards de mètres cubes d’exportation de gaz n’est pas pour demain, alors que le volume était prévu à l’exportation dès 2010. Cette situation est due aux retards accusés dans la réalisation de certains projets gaziers, à l’instar du gazoduc Medgaz qui devrait relier l’Algérie au royaume ibérique via des connexions sous-marines. Prévue pour 2009, la mise en service de ce gazoduc interviendra vers la fin de l’année en cours si le calendrier est maintenu et inchangé. Selon Cedigaz, la production commercialisée de gaz de l’Algérie aurait baissé de 6% durant l’année écoulée, s’établissant à environ 81,2 milliards de mètres cubes seulement. Selon les explications de Pétrole et gaz arabes, le recul de la production et des exportations de l’Algérie en gaz «n’est pas dû à un problème d’offre, mais à l’évolution de la demande».

D’après les prévisions des experts de Pétrole et gaz arabes, appuyées par les estimations d’autres spécialistes des questions énergétiques, l’Algérie ne risque pas de concrétiser sous peu son objectif d’exporter 85 milliards de mètres cubes par an à compter de 2014. «Même repoussée à 2014, l’obtention de l’objectif de 85 milliards de mètres cubes pour les exportations de l’Algérie n’est pas garantie à moyen terme, puisque plusieurs experts estiment que la bulle gazière ne sera pas résorbée avant 2015», lit-on dans le même magazine, très au fait, faut-il le souligner, des développements des marchés pétroliers et gaziers.

Pour ainsi dire, le secteur gazier de l’Algérie fait face à plusieurs défis, alors que l’instruction en cours risque d’atteindre d’autres paliers, jusqu’ici épargnés par l’onde de choc d’un gros scandale de corruption.    

Source El Watan Ali Titouche

Le Pèlerin

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:47

Algérie - Alors que les ménagères peinent à remplir leur couffin - Des tonnes de légumes à la poubelle !

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A cause de la mauvaise gestion et de l’absence de contrôle par l’Etat ainsi que l’appât du gain de certains commerçants, des tonnes de marchandises ne trouvant pas preneur au niveau des marchés de gros sont jetées à la décharge publique. Cela au moment où ces mêmes produits sont vendus à des prix inaccessibles aux marchés de détail.

Le cas du marché de gros des fruits et légumes des Eucalyptus est un exemple édifiant de cette défaillance dans le comportement commercial mais aussi et surtout humain durant ce mois de la rahma. «Environ 10 tonnes de fruits et légumes sont jetées quotidiennement à la décharge faute de preneurs», nous a révélé Mohamed Medjber, président de l’Association des mandataires de ce marché. Deux jours durant en cette première semaine du mois sacré, nous avons jaugé l'ambiance dans ce marché pour essayer de comprendre les raisons de ce dysfonctionnement. Une ambiance marquée par l’agitation incessante des charretiers qui courent dans tous les sens pour livrer la marchandise à ses propriétaires et les klaxons des camions qui acheminent les marchandises de et vers ce marché. Toutefois, une fois à l'intérieur, on découvre une grande animation. Les 80 carreaux que compte le marché sont quasiment remplis de marchandises et les mandataires semblent loin d’être harcelés par des acheteurs, comme c’était le cas les années précédentes durant ce mois. Au fait, l’offre est beaucoup plus importante que la demande, du moins pour la majorité des produits. Il est 10h30, le premier jour, lorsque nous mettons les pieds au carreau n°05 qu’occupe M. Medjber. Le climat est tendu. «Vous voyez ! Le dépôt est plein, toute ma marchandise est là : rien ne se vend», regrette-t-il avant de souligner que, contrairement à ce que disent les pouvoirs publics et les commerçants au détail, les produits arrivent en abondance à ce marché. Ce n'est pas un problème de pénurie», assure-t-il. Notre interlocuteur nous fait observer que les prix sont déjà au plus bas et comme nous sommes en pleine saison de production, «d'ici à quelques jours, les ventes atteindront leur plus bas niveau», a-t-il estimé. La tomate est affichée à 10 DA, la courgette entre 10 DA et 14 DA pour la plus fraîche, la laitue et le poivron à 20 DA, la pomme de terre est cédée à 26 DA. S’agissant des fruits, le prix des poires oscille entre 40 et 80 DA, la pomme est proposée à 30-50 DA pour la variété Hama et de 40 à 80 DA pour la Royal Gala, tandis que les prix des raisins, sont à 35 DA pour la variété Cardinal et 70 DA pour la Sabelle. Des produits à des prix raisonnables, aux yeux de ces mandataires – bien que les prix appliqués au sein du marché des Eucalyptus soient les plus élevés (20%), comparés à ceux du reste des marchés de gros – qui ne parviennent pas à trouver preneurs. Faute de quoi, des caisses entières de tomates, oignons, courgettes et autres fruits et légumes sont entassées devant les carreaux et attendent d’être transférées à la décharge publique de Oued Semmar.

Des «cartels puissants»

L’intervention de l’Etat, selon M. Medjber, participe à attiser la spéculation qui augmente la marge bénéficiaire des marchands détaillants.

La marge bénéficiaire nette montre quel bénéfice après impôt (bénéfice net) dégage chaque dinar de chiffre d’affaires. Celle-ci peut atteindre 200% voire 300% sur certains produits, selon le président des mandataires qui a manifesté sa conviction quant à l’échec de la guerre menée par les autorités pour régler le problème. Pour étayer ses propos, il nous donne l'exemple de l'intervention de l'Etat en stockant certains produits pour, semble-t-il, inonder le marché durant le ramadan, mais «qui n’ont apporté aucune solution, au contraire, cela n’a fait que compliquer les choses». «Voyez ce qui s'est passé avec le poulet ! L'Etat en a stocké plus de 2 000, alors que son prix ne dépassait pas 180 DA/kg. A présent, il se vend à 300, voire 400 DA/kg dans certains marchés», se désole-t-il. Idem pour ce qui est des fruits et légumes. M. Medjber estime qu’«à chaque fois que l'Etat intervient, il y a fraude». Il explique que la mesure d'urgence concernant les fruits et légumes, à savoir le plafonnement des prix, ne fera qu'encourager la spéculation qui fera naître les marchés parallèles. En sillonnant le souk, nous avons noté un manque dans l'offre de la pomme de terre, un produit pourtant de large consommation dans notre pays et dont le prix demeure élevé (45 à 50 DA) sur certains marchés de détail. Notre interlocuteur nous dira à ce propos, en haussant les épaules : «Voilà un autre exemple de la contribution du gouvernement dans la spéculation.»

Selon lui, le stockage de ce tubercule afin d'assurer suffisamment l'offre durant le mois sacré n'a guère été bénéfique. «L'année dernière, nous l'avons refusé, car les mauvaises conditions de son stockage en ont fait un produit impropre à la consommation», a-t-il précisé. Quant aux prix appliqués aux marchés de détail, un autre mandataire avoue qu’il ne reconnaît pas sa marchandise vendue le matin au marché des Eucalyptus.

«En faisant un tour dans le marché de détail pour acheter un produit que je préfère acheter quotidiennement en petite quantité, je me demande si les fruits et légumes étalés ne seraient pas importés !», ironise aâmi Mohamed qui se demande comment ces commerçants ont pu se permettre des bénéfices allant jusqu'à 200%, voire 300% sur certains produits que pourtant toute la population devait se permettre. A ce sujet, M. Medjber estime que «la libéralisation des prix que tolèrent les autorités publiques nous a menés vers un marché géré par des cartels, devenus de plus en plus puissants».
Il regrette que ce soit la loi de la jungle qui régisse le marché du détail, alors qu'au niveau du marché de gros, «nous disposons de factures sur lesquelles sont clairement affichés les prix des fruits et légumes avec notre commission qui est de 6% pour les fruits et de 8% pour les légumes». Et de souligner que cette situation ne peut que fragiliser l’agriculteur, le grand perdant après le citoyen qui, lui, paye un lourd tribut.

Selon le président de l’association des mandataires, l’intervention de l’Etat en stockant certains produits a fait augmenter leurs prix. Des prix qui n’ont donc pas baissé malgré une abondance des produits et la baisse de leurs prix aux marchés de gros. Un paradoxe que les mandataires expliquent par l’attitude des commerçants détaillants qui cherchent le gain facile et rapide et gardent leur marge bénéficiaire au plus haut niveau, malgré la disponibilité de la marchandise. «Les marchands détaillants achètent de petites quantités pour simuler la pénurie à leur niveau et garder une plus large marge bénéficiaire. Du coup, la marchandise qui parvient ici ne trouve pas preneur même à des prix très abordables, ce qui nous oblige, en fin de matinée, à la jeter puisqu’elle ne peut être gardée pour le lendemain».

Déchets… pas tout à fait

Un groupe composé de membres de l'UGCAA de Bir-Mourad-Raïs et des bénévoles récupèrent, chaque jour, des centaines de kilos de fruits et légumes jetés aux marchés de gros pour les distribuer aux nécessiteux.

«Chaque jour, deux équipes sont chargées de réaliser deux collectes : une, tôt le matin, et l’autre vers 10h 30», nous ont indiqué les membres de ce groupe au niveau de leur bureau, sis à Birkhadem.

Le groupe, composé de six bénévoles ainsi que des deux membres de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa), dont le délégué de la daïra de Bir-Mourad-Raïs, Larguat Rahmaoui, sillonnent tous les marchés de gros de fruits et légumes de la capitale, voire des wilayas voisines pour tenter de collecter le maximum de produits qui sont distribués le jour même aux familles démunies.

A la fin de la première semaine du mois de ramadan, nous leur avions rendu visite dans leur bureau. C’est Mme Bahidja, l'infatigable volontaire qui venait de rentrer du marché des Eucalyptus, qui nous a accueillis. Les produits collectés occupent presque tout l'espace de son bureau.

Mme Bahidja s'est dit satisfaite de sa récolte du matin. «Dieu merci, tant qu'il y a de la volonté, les pauvres n’auront pas faim», a-t-elle lâché toute souriante.

A côté, deux jeunes filles : Amel et Wassila, toutes enthousiastes, trient les légumes et les fruits et préparent les sachets qui seront distribués dans l’heure qui suivra. Pomme de terre, laitue, oignon, poivron, tomate, carotte, courgette et haricots verts sont visiblement des aliments qui ont perdu de leur teneur mais resteront consommables durant les deux jours qui suivront s'ils sont conservés à l'abri de la chaleur. Des produits qui, dans le cas où ils resteraient au marché des Eucalyptus, finiront à la décharge de Oued Semmar… Quel gâchis !

Les consciences de Mme Bahidja et de ses collègues ont dit non à ces dérapages et ont choisi de sensibiliser les mandataires du poids et de l’importance vitale du geste, et qui consiste à mettre les fruits et légumes de côté, afin qu’ils soient distribués au lieu de les jeter.

«Avec deux collectes par jour, 60 familles sont approvisionnées avec des sacs remplis de légumes, fruits et parfois même de semoule et autres produits alimentaires que nous collectons aussi, pour une durée de deux jours au terme desquels, ils peuvent revenir pour encore en bénéficier», se réjouit M. Larguat qui nous a montré des demandes d'aide ciblant des boulangeries et des boucheries. Trois boulangeries ont accepté de leur fournir du pain à partir de ce jour.

Il faut dire que ce groupe de volontaires a réussi ce que leurs hiérarchies respectives de l'Ugcaa n’ont pas pu réaliser. Ils ambitionnent d’intervenir à grande échelle et à travers le territoire national pour récupérer le consommable des déchets en fruits et légumes, déversés par dizaines de tonnes quotidiennement, au moment où des familles entières ne trouvent pas quoi mettre dans leurs marmites.

Des agriculteurs souhaitent vendre eux-mêmes leurs récoltes

Outrés par les pratiques et des mandataires et des détaillants, à savoir des prix exorbitants qui ne leur profitent pas, les agriculteurs de la wilaya de Boumerdès veulent vendre eux-mêmes leurs récoltes. Par la voix de son représentant, Hassan Malaoui, l'organisation des agriculteurs de cette wilaya a annoncé, récemment, vouloir s'engager dans la création de points de vente à travers les communes et daïras de la wilaya pour, «écouler les produits agricoles et garantir une stabilité des prix». Des prix qui connaissent une envolée «incompréhensible» à la veille de chaque mois de ramadan ; ce qui a provoqué la grogne des fellahs qui se sentent étrangers à leurs produits. Ces points de vente, atteste le responsable, barreront la route à la spéculation et freineront les pratiques qui reviennent chaque année. L'organisation des agriculteurs a l’intention d’envoyer une demande d'autorisation au wali et aux autorités locales pour enclencher ce chantier. Selon Hassan Malaoui, cette idée a déjà été appliquée entre les années 1980 et 90 et a même connu un succès avéré. La population a grandement apprécié ces points de vente où l'on pouvait acheter les fruits et légumes à des prix raisonnables. Ce responsable suggère le retour des Cofel à travers le pays, tout en affirmant qu’en l'absence d'organisme modérateur, les commerçants en font à leur guise. «Les agriculteurs sont souvent livrés à eux-mêmes et n'arrivent pas à écouler leurs produits. Ils sont toujours à la merci des gros bonnets.» Ceci explique le diktat de certains grands mandataires qui détiennent le monopole du stockage et livrent le produit selon leur humeur.

A quand des chefs de marché ?

Pour pallier l’anarchie qui sévit dans les marchés de détail, M. Medjber préconise de recourir à la facturation, au bulletin d'achat et d’exiger un coefficient multiplicateur justifiant le bénéfice brut. «Il est inadmissible que le détaillant bénéficie d’une marge dépassant parfois les 200% !», a-t-il fait observer avant de souligner que l'heure est à la réintégration dans leurs fonctions des chefs de marché. «Nul besoin de dépêcher 2 000 contrôleurs pour résoudre le problème... La solution est toute simple, elle a existé et a fait ses preuves : elle consiste à désigner un chef de marché qui aura la charge de vérifier l'ardoise où doivent être inscrits le prix d'achat et celui de vente, et point de tricherie», a-t-il suggéré.

Produit Prix dinar/kg gros Prix dinar/kg marchés de détail

La tomate 10 50

La carotte 20 50

La courgette 10-14 50

Les concombres 15 50

Le poivron 20 50

Laitue 20- 25 60-80

Haricot vert 50-100 120

Citron 40-70 80

Piment 40 60

Pomme de terre 26 45-50

Oignon 12-14 30

Pêche 60-120 120-170

Raisins Cardinal 35-40 100

Raisins la Sabelle 70 140

Melon 40 80

Dattes bonne qualité 260 400

Source Infosoir M. Medjber

Le Pèlerin

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:43

Algérie - À trois semaines de la fête de l’Aïd el-fitr, la mafia du textile se prépare aux frontières

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Des milliers d’effets vestimentaires ont été saisis ces deux dernières semaines. Ce business représente un marché potentiel de dizaines de milliards. Les lots de vêtements sont acheminés et stockés dans des conditions d’hygiène lamentables, colportant, du coup, plusieurs pathologies.

Pantalons, chemises, djellabas, chaussures, vestes et autres sous-vêtements en provenance du Maroc et de Tunisie inondent, depuis quelques jours, nos bandes frontalières. À trois semaines de la fête de l’Aïd el-Fitr, la mafia du textile prend le relais et utilise les tuyaux de la grande contrebande pour “importer” des lots de vêtements, dont des ballots de friperie, pour envahir le marché informel. En juillet dernier déjà, cette filière avait annoncé la couleur : plus de 1 700 articles avaient été saisis aux bandes frontalières algéro-marocaines et algéro-tunisiennes par les éléments des gardes frontières, en plus des centaines d’autres produits interceptés sur les voies routières par les gendarmes. Affiliés à la contrebande des produits alimentaires et du carburant, ces gangs utilisent également des véhicules volés et sans numéro de châssis pour acheminer dans des conditions catastrophiques leurs marchandises vers l’Algérie. Plus grave, ces produits colportent plusieurs pathologies, notamment les articles de la friperie dont l’origine est souvent ignorée par le client. C’est que cette mafia cible généralement les marchés des petites et moyennes bourses pour engranger des sommes d’argent colossales et qui se chiffrent en dizaines de milliards, et ce, au détriment de la santé du consommateur et de l’économie nationale. Durant la première dizaine du mois du Ramadhan, les éléments des GGF et les gendarmes en faction ont réussi à saisir des milliers d’articles sur des contrebandiers, dont notamment 5 ballots de friperie, une centaines de djellabas, plus de 500 chemises et 700 autres pantalons, près de 300 paires de chaussures, sans compter les moyens de locomotion abandonnés par les contrebandiers à la vue des dispositifs de sécurité. Au moins douze personnes ont été arrêtées, dont une femme, notamment sur l’axe Maghnia, Tlemcen et Aïn Témouchent. À la frontière est en revanche, des camions et des motocyclettes ont été récupérés par les mêmes services. Selon la cellule de communication de la GN, pas moins de 30 000 litres d’essence et de mazout, en sus des jerricans vides et des réservoirs secondaires, ont été saisis lors des différentes opérations menées par les GGF durant la même période. La fin justifie les moyens, la mafia du textile a usé de tous les subterfuges pour préparer cette grande fête, en vain. En effet, les dispositifs de contrôle et de surveillance, contrairement à ce que pensaient les contrebandiers et les narcotrafiquants, ont été renforcés durant le mois du Ramadhan par la GN qui a redoublé de vigilance au niveau des frontières. Signalons que les GGF de Tébessa et de Souk-Ahras, qui patrouillaient le long du tracé frontalier, ont découvert et saisi quatre véhicules légers, deux moteurs d’occasion pour véhicules légers, 340 paires de lentilles optiques fabriquées aux USA, 100 jerricans d’essence vides et 7 306 litres de carburant, tous abandonnés. Là aussi, un contrebandier a été interpellé.

Source Liberté Farid Belgacem

Le Pèlerin

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:39

Les restos de la rahma approvisionnent les maquis !

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Plus de 12 personnes, chargées d’approvisionner des terroristes du GSPC par des repas des restaurants de la rahma, viennent d’être arrêtées par les services de sécurité de la wilaya de Boumerdès.

Âgés entre 20 et 40 ans, ces individus qui font partie d’un réseau de soutien aux groupes terroristes avaient pour mission de récupérer des repas chauds et autres denrées alimentaires à partir des restaurants de la rahma situés dans les localités de l’est de la wilaya de Boumerdès pour les acheminer ensuite aux terroristes écumant les maquis de la région. Les mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt et écroués pour “adhésion et soutien à un groupe terroriste”. Nos sources affirment qu’un autre groupe, composé d’une dizaine de personnes, chargé de la même tâche, a été également arrêté à Boghni, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Un véhicule de marque Renault, utilisé pour le transport des repas et des denrées alimentaires, a été saisi par les forces de sécurité.

À Réghaïa, trois personnes travaillant pour un groupe terroriste ont été arrêtées au sein même d’un restaurant de la rahma. Ainsi, les terroristes ne reculent devant rien pour approvisionner les maquis en argent et en denrées alimentaires. Les restaurants de la rahma ouverts dans plusieurs localités de la wilaya sont une aubaine pour les terroristes en quête de repas chauds. Et c’est par le biais de leurs acolytes, membres de réseau de soutien, qui généralement leur fournissent des renseignements sur les déplacements des personnes et des forces de sécurité, que les groupes terroristes sont arrivés à piquer les repas des démunis et des nécessiteux. En plus, les mêmes groupes continuent de harceler les habitants de cette ville, notamment les commerçants et les agriculteurs en les obligeant, sous la menace, de s’acquitter du “dû” au profit du “jihad”. Toute personne refusant de payer la somme qui lui est réclamée est menacée d’assassinat, d’enlèvement ou verra ses biens détruits. C’est le cas de cet agriculteur, connu dans la région, qui a vu son fils kidnappé pour avoir refusé de se plier à leurs exigences ou ce propriétaire de la seule station d’essence de la ville, obligé de baisser le rideau que de céder au chantage des terroristes venus lui réclamer 2 milliards. Mais de nombreux fellahs et commerçants ont été contraints de payer des rançons par crainte de représailles mais aussi pour sauver leurs activités. En guise de réponse à la réaction populaire qui a suivi ces enlèvements, les terroristes ont décidé de frapper les esprits en assassinant le maire de la commune. Un acte qui se veut un avertissement à tous ceux qui n’abdiquent pas. Malgré les coups de boutoir qui leur ont été assenés par les forces de sécurité, les groupes terroristes sont arrivés, en un laps de temps, à reconstituer et à réanimer leurs réseaux de soutien considérés comme la pierre angulaire dans la réussite de leurs opérations criminelles. Disséminés au sein de la population, les membres de ces réseaux sont payés cash avec l’argent du racket. Pourtant à Baghlia, la population a été de tout temps contre le terrorisme. Pour preuve, rares sont les terroristes natifs de cette région où les citoyens sont plutôt tournés à l’activité agricole notamment la viticulture et l’arboriculture qui constituent le fer de lance de l’activité agricole de toute la wilaya de Boumerdès. D’ailleurs, les terroristes ont sciemment choisi cette période de récolte pour commettre les attentats  de façon à intimider les agriculteurs afin que ces derniers s’acquittent, sans rouspéter, de la dîme (impôt religieux), soit le un dixième de tout produit vendu.

…Et des villages poubelles, une nouvelle culture !

Dans des villages loin et non loin des villes, des décharges anarchiques au bord des routes et même dans des forêts. L’image naturelle du rural est déguisée en couleurs multiples : sachets en plastique, carcasses en ferraille, boîtes de conserve, cartons de toutes les dimensions et déchets ménagers. C’est ce que l’homme constate comme nouvelle vision d’un nouveau village ; ces derniers étaient, il y a quelques années, le symbole de la pureté, du naturel et de la bonne gestion des déchets. Oui, en tant que villageois de 38 ans, je me souviens que chaque foyer avait un endroit à côté de sa maison où ses déchets étaient brûlés de manière régulière ; le reste des légumes et des fruits laissés à l’abandon dans le jardin  étaient transformés avec le temps et devenaient des engrais. Remplir la malle de son véhicule et stationner pour jeter ses déchets ou même les lancer à l’aveuglette dans des terrains d’autrui sont devenus une nouvelle culture. Massacrant l’environnement, le polluant et tuant des espèces animales et végétales causant ainsi des changements climatique visibles !

Chacun de nous a sa part de responsabilité ; celui qui jette ses déchets et celui qui les laisse jeter sans rien dire et rien faire. Les collectivités locales ont aussi la leur dans cette situation. En Algérie, la destruction de la nature par ces déchets est mal gérée ou on ne lui donne pas l’importance voulue. On propose alors des stations de recyclage, des navettes avec des camionnettes poubelles (donnons de nouveaux postes de travail). Sensibiliser les gens même lors des rencontres religieuses des mosquées et pourquoi ne pas annoncer des lois et règlements sévères faisant le procès de chaque personne qui jette et qui abandonne des déchets ainsi que celui des témoins d’un tel fait mais qui restent muets.

Source Liberté Madjid T / Hocine D.

Le Pèlerin

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