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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:34

Algérie - Projet de gazoduc transsaharien: Alger fait appel aux Indiens

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L'Algérie souhaite une implication des entreprises indiennes dans le grand projet de gazoduc transsaharien (TSGP) entre le Nigeria et l'Algérie via le Niger. « Nous avons besoin de plus de partenaires étrangers hors d'Europe pour ce projet de plus de 4.000 km de long », a indiqué l'ambassadeur d'Algérie en Inde, M. Mohammed Hacene Echarif. L'ambassadeur algérien, qui s'exprimait dans un entretien accordé à l'agence Indo-Asian News Service (IANS), a souhaité que les entreprises indiennes ne se contentent pas de s'intéresser à la seule constitution du capital mais qu'elles participent à la réalisation du projet. Sonatrach est déjà liée par des contrats avec la compagnie publique «Indian Oil Corp». Sonatrach est engagée en Libye avec Oil India LTD (OIL) et Indian Oil Corp (IOC) dans l'exploration de deux blocs dans le bassin de Ghadamès en Libye où une découverte de pétrole avait été enregistrée en 2009. D'où l'appel de l'ambassadeur algérien à un engagement des entreprises indiennes dans le mégaprojet de gazoduc transsaharien pour lequel des entreprises européennes (Gazprom, ENI, Shell, Total) ont manifesté leur intérêt. L'ambassadeur algérien a souhaité au passage que les échanges commerciaux entre l'Algérie et l'Inde passent de deux à 5 milliards de dollars au cours des trois prochaines années et qu'il est crucial d'explorer d'autres domaines que l'énergie. « L'Inde est un très bon partenaire car le niveau de confiance politique entre nous est très élevé. Nous l'avons vu en de nombreuses occasions dans le passé lorsque nous avons eu besoin de l'aide étrangère, l'Europe nous l'a refusée, l'Inde a accepté. C'est une question de confiance».

Relancer le projet

La sollicitation d'une participation indienne, voire chinoise, est sans doute un moyen d'essayer de redonner vie à un projet qui suscite beaucoup d'intérêt mais dont la mise en œuvre tarde. En juillet 2009, un accord intergouvernemental entre l'Algérie, le Nigeria et le Niger, signé à Abuja, a constitué une sorte de « rafraichissement » à un projet qui doit mobiliser la coquette somme de 12 milliards de dollars. D'une longueur de 4.128 kilomètres - 1037 au Nigeria, 841 Niger et 2.250 en Algérie –, le TSGP doit relier, à travers le Niger, les champs gaziers du Nigeria au terminal de Béni Saf en passant par Hassi R'mel. Le Nigeria est classé au 7ème rang en termes de réserves de gaz dans le monde avec 5.200 milliards de m3. Le projet, né en 2002, a été bien accueilli par l'Europe, sur le plan du discours au moins, qui y voit un moyen de réduire sa dépendance à l'égard de la Russie. Il est, en raison de ses retombées économiques et sociales, inscrit parmi les projets prioritaires dans le cadre du Nepad (le nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique). Le projet profitera non seulement au Nigeria mais également au Niger et serait accompagné d'une connexion en fibre optique transafricaine. Pour la question du financement qui pose le plus de problème, on tablait sur l'idée d'adosser l'investissement à des contrats de livraison de 15 ans.

Le problème est que dans l'état actuel du marché gazier, les contrats de livraison à long terme n'ont plus la cote. L'engagement de nouveaux investisseurs, indiens ou chinois, dans ce grand projet pourrait être une solution.

Source Le Quotidien d’Oran Salem Ferdi

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:28

Algérie - Cherchell: Comme au bon vieux temps

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La télévision nationale Canal Algérie fut de la partie, en investissant de gros moyens pour ce gala très particulier au profit de la ville. Il est à noter que l'équipe de Canal Algérie dut rester trois jours durant, compte tenu du temps pluvieux, sachant que ce gala se déroula en plein air. Ainsi ce 10ème jour du Ramadhan fut donc marqué par une animation particulière, notamment du côté inspiration des organisateurs, à travers la mise en œuvre de quatre scènes, où on retrouve M. Bensalah, un archéologue de renom réputé grand connaisseur de l'histoire antique, attaché au musé de Cherchell. Ce dernier expliqua à l'auditoire que Cherchell fut d'abord un comptoir phénicien, pour ensuite devenir la capitale d'un immense royaume numide allant des confins du Constantinois jusqu'aux confins de Tlemcen.

Selon M. Bensalah, Cherchell capitale numide, appelée alors Iol Cesarea, avait pour roi Juba II, élevé par Cesar à Rome et qui fut marié à Cléopâtre Séléné, une transfuge égyptienne fille d'Antoine et de Cléopâtre Reine d'Egypte, elle-même élevée par cet empereur.

Le passionnant récit de M. Bensalah fit remonter le temps à l'assistance en évoquant l'avènement romain, arabe et turc. Un riche passé que M. Bensalah s'évertuait à retracer aux jeunes Cherchellois, intrigués et surpris de savoir que leur lignée et leur histoire furent prestigieuses et de se découvrir une origine proche des descendants de Massinissa.

Il est une heure du matin, la foule, telle des centurions romains dans une arène excitée et survoltée décidant de la mise à mort d'un malheureux gladiateur ayant perdu le combat, demandait plus afin que dure la fête. Ce fut la célèbre troupe de musique andalouse de Errachidia, qui vint brusquement rappeler aux Cherchellois les délices du «stikhbar», de «al maya», en entonnant la première nouba de la soirée et provoquant ainsi de stridents youyous qui enivrèrent ce public raffolant de mouachahates et de noubates qui le transporteront aux siècles fastes de l'Andalousie de Zyriab.

Au fond de l'immense scène située sur la «Place romaine», on peut distinguer une dizaine de femmes habillées en tenues anciennes traditionnelles, s'affairant autour d'une mariée, qui sera ensuite placée sur un cheval blanc pour la transporter vers la maison de son futur époux, cela dans le plus pur style du mariage dit de «Orf Sidi Maamar». Pour cela, la mariée devra observer scrupuleusement le rite, en recevant la dot symbolique de 20 centimes, rite spécifique à la région de Ténès.

Ce fut émouvant à voir, car chaque Cherchelloise se remémore le souvenir de son mariage et le cheval obligatoirement blanc qui ramène la dulcinée auprès de son époux. Il est presque 02 heures du matin, plus bas, dans un autre décor, six jeunes filles, toujours en tenue traditionnelle, s'affairaient autour de travaux domestiques en entonnant des chansons provenant du fin fond de leur histoire et de leur passé, charriant d'insoutenables narrations sur l'oppression, le malheur, le mépris et les sacrifices.

Toujours au fond de la scène et juchée sur un imposant piédestal, trône la célèbre «Mnara», un cierge géant symbole de bonne pêche de marins, de réussite et de richesse des gens de la mer. Ce fut Hadj Baghdad qui semble s'ériger en qualité de vénérable protecteur de la «Mnara», à travers le respect dû à son âge octogénaire. Sur le flanc droit de ce cierge, c'est M. Bensalah qui trône par sa fabuleuse érudition sur le passé de Cherchell. Cheikh Aissou Cherchali clôtura ce merveilleux gala en entonnant «Cherchell ya Cherchell» dans le plus pur style de Meskoud auteur de «Ya Dzair ya Assima».

Il est à noter la présence de la riche collection de tableaux picturaux de l'omniprésent artiste peintre Bekhti sous les regards satisfaits et bienheureux des visiteurs dont le maire M. Berouan et les chefs des daïras de Cherchell et de Sidi Amar.

Source Le Quotidien d’Oran Larbi Houari

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:23

Algérie - L'Aïd, les tuniques saoudiennes et l'euro

change euro dinar

 

« L'euro n'a pas quitté la barre des 130 dinars », nous affirme un jeune homme versé dans le commerce avec les pays du Golfe arabique. Pour cet «homme d'affaires», cette devise est restée trop chère tout au long de la saison estivale malgré ses fluctuations sur le marché financier international et surtout l'arrivée des vagues des immigrés. Notre interlocuteur parle bien évidemment du marché informel. Il explique cette cherté par la rareté. «Il faut pratiquement toute une journée, voire plus, pour pouvoir ramasser 500 euros sur le marché de M'dina Djedida», nous lance-t-il. Sollicité d'être plus explicite, il nous fournira quelques comparaisons. «Il n'y a pas si longtemps, on pouvait acquérir des dizaines de milliers de cette devise chez les différents cambistes de la ville. On passait le matin remettre notre «chkara» des dinars et on repasse après pour récupérer la somme requise en devises».

La disponibilité de l'euro sur le marché informel s'est énormément tarie, note-t-il. Notre interlocuteur, formé sur le tas et devenu fin connaisseur du marché financier, avance que le recours de certains gros opérateurs économiques, privés et étrangers, au marché informel est derrière ce tarissement, et donc de cette cherté de la monnaie européenne.

La loi de finances complémentaire 2009 et la charrette des mesures instaurant le Credoc sont directement responsables de cette situation, selon l'argumentaire avancé par ce «beznassi».

L'intérêt de ce jeune homme pour ce genre de questions ne relève pas de la curiosité intellectuelle. Il y va du steak de ses gosses ! Achetant l'euro cher sur le marché informel local, il l'a échangé au plus bas, en raison de la parité de cette monnaie par rapport aux autres sur le marché international, là où il devait se ravitailler, notamment en Arabie Saoudite où il s'est rendu tout récemment pour ramener des «abayas» et autres articles, spécialement pour l'Aïd. Au bout du compte, il estimera que l'Aïd reviendra plus cher cette année.           Plus concret, il lancera «ce qui coûtait entre 600 et 800 DA va coûter jusqu'au double». Cette hausse touchera tous les articles assurés par le commerce dit «du cabas», affirme catégorique notre interlocuteur. Or, ce commerce détient encore des parts non négligeables du marché de certains articles. Il citera le cas de l'habillement de luxe et celui spécialisé. Le cas de la «abaya» saoudienne, de la «djellaba» marocaine... «Un créneau que le commerce du container ne pourra jamais prendre en charge», nous dit-on.  L'on apprendra que la «abaya» saoudienne est labélisée. On nous citera des marques que même les entreprises de textile chinoises refusent de se lancer dans leur contrefaçon, ceci à cause du poids financier et politique des propriétaires de ces labels aux yeux même des entreprises chinoises.          Dans ce sens, l'on apprendra que certains importateurs algériens ont prospecté le marché de la contrefaçon de certains de ces articles. Mais ils ont vite déchanté, parce qu'ils ont constaté le poids de l'aura de certaines marques de abayas saoudiennes.

Source Le Quotidien d’Oran Ziad Salah

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:18

Cette Tanzanie qui fait si peur à Saâdane

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Les supporters algériens, de plus en plus désabusés, ne comprennent toujours pas comment le premier responsable technique d’un mondialiste puisse afficher autant de peur à l’idée d’affronter une équipe comme la Tanzanie, 111e mondiale.

Estimant que l’équipe nationale renferme des joueurs de niveau acceptable, les fans se demandent sur quels critères le coach se base pour craindre autant ce premier adversaire dans la course à une place en coupe d’Afrique des nations prévue en 2012 au Gabon et en Guinée équatoriale. Une compétition qu’elle n’a eu l’occasion de disputer qu’une seule fois, lors de l’édition de 1980 au Nigeria avec un seul petit point récolté face à la Côte-d’Ivoire lors de la dernière journée et après deux défaites face au Nigeria (3-1) et l’Egypte (2-1). Comment ne pas leur donner raison à la lecture de la composante de l’équipe tanzanienne et ses résultats sur les dix derniers matchs.

Certes, l’équipe a un nouveau coach depuis le début d’août avec l’intronisation du Danois Jan Poulsen, mais cela ne change en aucun cas ou de manière insignifiante les forces et surtout les faiblesses de cet obstacle que Saâdane veut ériger en montagne difficile à escalader. Ainsi, sur les dix dernières rencontres, les Taifa Stars n’ont enregistré que deux victoires en décembre 2009 face au Burundi (1-0) et l’Erythrée (4-0) et deux nuls face au Yémen (1-1) et, le 11 août à domicile, avec le Kenya sur le même score d’un but partout. Par contre, les poulains de l’ex-coach Marcio Maximo ont perdu six matches dont contre le Brésil juste avant la coupe du monde, portant ainsi à quatre le nombre de revers : au Rwanda (2-1), à domicile face à la Côte-d’Ivoire (1-0) et contre l’Ouganda (3-2). Une hécatombe freinée par le nul arraché face au Kenya il y a quelques semaines, et ce après avoir été mené à la mi-temps.

Certes, il ne pourrait en être autrement quand on se penche sur la composante de la sélection, composée dans sa majorité de joueurs locaux issus d’un championnat des plus faibles et qui peine à montrer ses forces dans les compétitions intercontinentales des clubs. Un effectif renforcé par trois joueurs expatriés : le défenseur Idrissa Rajabu (Sofapaka, Kenya), le milieu de terrain Nizar Khalfani (Vancouver Whitecaps, Canada) et l’attaquant Danny Mrwanda (DT Long An, Vietnam). Pas de quoi pouvoir rivaliser avec la pléiade de professionnels algériens évoluant dans le Calcio, la Bundesliga et la Premier League, des joueurs qui feraient rêver n’importe quel coach du continent sans compter cette participation au Mondial des plus «instructives sur le haut niveau», selon les propres aveux du coach. Après avoir affronté l’Egypte, le Mali, l’Angola, la Côte-d’Ivoire, le Nigeria, la Serbie, l’Irlande, la Slovénie, l’Angleterre et les Etats-Unis en 2010, la bande à Ziani est loin de devoir se préoccuper d’un adversaire, certes à respecter, mais aussi modeste que la Tanzanie, comme tente de nous en convaincre maladroitement le coach.

Source Le Jeune indépendant Khaled A

Le Pèlerin

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:38

D’après le rapport Anima sur les IDE en Méditerranée

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 Commerce en Algérie

 

En revanche, la baisse du montant moyen des annonces d’IDE se poursuit et s’accélère : 34,6 millions d’euros par projet au premier semestre 2010, contre 55,7 millions d’euros en 2009 et 87,4 millions d’euros lors de l’année record 2006.
Le montant total des annonces d’IDE demeure ainsi relativement stable par rapport à 2009. 13,6 milliards d’euros au premier semestre 2010, contre 29,6 milliards d’euros en 2009, soit -8%. Les partenariats d’entreprises poursuivent pour leur part leur augmentation avec 246 annonces au premier semestre 2010, contre 302 au total pour l’année 2009 (+63%). «L’année 2010 s’inscrit donc dans la continuité des tendances enregistrées en 2009.

La reprise des décisions d’investissement des entreprises étrangères se confirme au gré des prévisions économiques rassurantes pour les pays MED (4% de croissance pour les pays arabes en 2010 d’après le FMI), mais avec des projets plus petits, moins risqués» relève le document d’Anima.
La situation du Maghreb est plus mitigée, avec +29% en nombre d’annonces d’IDE, mais une baisse de 20% des montants au premier semestre 2010 rapportés à l’année 2009. Ce sont au total 1,7 milliard d’euros qui sont annoncés en un semestre, un chiffre historiquement bas en comparaison du montant annuel moyen depuis 2003 qui s’élève à 8,8 milliards d’euros.

La baisse des montants atteint 60 à 80% pour l’Algérie, la Libye et le Maroc, alors que la Tunisie fait figure d’exception avec des annonces multipliées par 3,5 grâce scolaiau méga- projet de l’émirati Gulf Finance House (GFH), qui se lance dans la construction du Port Financier de Tunis après avoir acquis le terrain dédié en 2009. Sans cette annonce (3 milliards de dollars investis dans les 7 ans à venir), la Tunisie enregistrerait toutefois une baisse analogue à celle de ses voisins maghrébins.

La situation est beaucoup plus contrastée en termes de nombre de projets annoncés : la Tunisie est largement en tête (+76%) ; le Maroc enregistre également de bons chiffres (+29%) et c’est le statu quo pour la Libye.

La baisse est notable en Algérie (- 23%), mais elle est entièrement imputable au secteur énergétique, qui représente le tiers de son portefeuille d’IDE, depuis 2003, tandis que les annonces dans les autres secteurs sont stables par rapport à 2009. Contrairement aux pays maghrébins, le Machreq suit une dynamique encourageante avec +40% en nombre de projets d’IDE et 5,7 milliards d’euros annoncés soit +14% par rapport à l’année 2009.

Les plus fortes hausses concernent le Liban, qui attire au premier semestre 2010 le montant total des annonces de 2009, et la Syrie, qui enregistre des annonces de 2,2 milliards d’euros au premier semestre 2010 contre 0,9 milliard d’euros pour toute l’année 2009, notamment grâce à l’investissement du chinois CNPC, qui rachète les actifs syriens de Shell, et de l’émirati Majid Al Futtaim (MAF) qui lance la construction d’un second centre commercial à Damas.

Les partenariats augmentent également signif icativement dans les pays du Machreq, qui rattrapent ainsi leurs voisins du Maghreb, en attirant un bon tiers du total des projets de partenariats au premier semestre 2010. «Un élément nouveau vient modifier les tendances enregistrées en 2009» souligne Anima.

L’origine des projets d’IDE varie significativement, avec l’arrivée des pays émergents comme nouvel acteur incontournable de l’IDE dans les pays MED. Ils apportent 29% des montants annoncés au premier semestre 2010 (soit 3,9 milliards d’euros), contre 11% en moyenne depuis 2003. La Chine arrive en tête de peloton, avec un portefeuille de projets variés (énergie, distribution, BTP, automobile, eau, etc.) bénéficiant à l’Egypte, Israël, la Syrie et la Turquie.

Les pays émergents bousculent ainsi le palmarès habituel, ravissant la deuxième place aux pays du Golfe. Les entreprises européennes, qui fournissent en moyenne plus de 40% des montants annoncés d’IDE dans la région depuis 2003, et qui ont bien résisté en 2009 avec 54% des flux d’IDE vers MED, n’apportent que 4,1 milliards d’euros au premiers semestre 2010 (30% du total).

Ce repli des européens ne semble cependant pas augurer un désengagement dans la région. Les investisseurs européens sont toujours largement en tête en nombre de projets initiés dans la région, avec 42% du nombre d’annonces d’IDE et la moitié des partenariats au premier semestre 2010.

Les IDE européens sont en moyenne plus modestes que ceux en provenance des pays émergents (22 millions d’euros de montant moyen contre 112 millions d’euros pour les pays émergents au premier semestre 2010), mais offrent un portefeuille plus diversif ié de projets, dont près du quart sont portés par des PME sur la période 2003- 2010, contre moins de 10% pour les pays émergents.

Source Afriquehebdo

Le Pèlerin

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:27

On conserve les olives, le piment, on sèche la tomate, le poivron, l’ail et on congèle les petits pois et les haricots.

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La flambée des prix qui marque les produits alimentaires en cette période de jeûne, conjuguée à un pouvoir d’achat laminé, a contraint les ménages algériens à puiser dans leur imagination pour préserver leurs porte-monnaie.

Comment font alors les familles durant cette période hautement dépensière? «Les petits pois à 200 DA! J’en ai congelé près de 15 kg que je consommerai durant ce mois de Ramadhan», a confié, non sans fierté, Hadja Zhour à sa compagne, en remarquant le prix affiché sur les étals du marché de Bachdjerrah.

«Je savais que les prix allaient flamber et j’ai anticipé» ajoute cette ménagère sans cacher son plaisir d’avoir contourné cette flambée des prix. Les petits pois qui se vendaient au moment de la cueillette au printemps à 15 DA ravissent la vedette à la banane à l’approche du mois de Ramadhan.

De son côté, Fatima, une sexagénaire, raconte avoir garni son congélateur avec pas moins de 6 kg d’haricots verts. «Si je les ai payés à 30 DA le kg, en revanche elles caracolent actuellement à 120 DA en cette période de jeûne», indique-t-elle avec autant d’orgueil elle aussi.

Cela ne peut en être autrement puisqu’elle échappe ainsi à la flambée du prix de ce produit pour tout le Ramadhan.

Sans attendre les mesures du gouvernement pour juguler la flambée des prix durant le Ramadhan, sans attendre l’importation de la viande d’Inde ou de poulet, les Algériens, confrontés à l’envolée des prix, ont recours à la débrouillardise et à leur imagination.

Pour ainsi dire, ils optent pour le système «D». «J’achète une dizaine de kilos de tomate à bas prix et ma femme la fait sécher et on en consomme sans avoir recours au concentré de tomate», indique Hamid, chauffeur de taxi à Alger.

En effet, la conservation concerne également d’autres produits telle la tomate quand elle n’est pas gardée au frigo. D’autres font sécher d’autres aliments comme la viande.

Les pruneaux secs et le blé vert séché et concassé font également partie des habitudes culinaires de ce mois. Certaines familles ont su garder les habitudes gastronomiques d’antan.

On conserve aussi les olives, piments ainsi que multiples épices. Ces astuces traditionnelles et d’autres sont autant de moyens pour contourner la flambée insoutenable des prix. Toutefois, chaque année c’est la même histoire. Alors, il vaut mieux garder ces aliments en réserve pour les consommer pendant le Ramadhan que d’y subir l’inflation galopante.

Certains profitent de la période de sursis donné sur le marché par le bouillonnement des prix pour s’approvisionner en quantité suffisante de légumes, à bon marché qu’ils congèlent ensuite. Achetés à bas prix, ces produits que l’on ressort en période de disette ne peuvent qu’atténuer les dépenses en cette période de jeûne.

D’autant plus que le gouvernement s’avoue incapable de contrôler les marchés. Une augmentation des prix de denrées alimentaires tellement courante à cette période de l’année, qu’elle fait aujourd’hui autant partie du Ramadhan que la chorba traditionnelle de l’Iftar.
Les consommateurs se plaignent en vain, chaque année de la spirale qui tire sans cesse les prix des viandes et des fruits et légumes vers le haut.

Pour neutraliser l’inflation des denrées alimentaires pendant le Ramadhan, le gouvernement a tenté de réguler le marché, sans jamais y parvenir, en adoptant diverses mesures de contrôle.

Malgré quelques efforts déployés, le contrôle et la régulation des marchés sont loin d’être maîtrisés. Comme d’habitude, la spéculation sur les produits de première nécessité devrait donc se poursuivre jusqu’à l’Aïd, la fête qui marque la fin du mois sacré du Ramadhan. «Je ne sais pas ce que je vais faire pour l’Aïd», s’inquiète Rabah Abdelmoumen. Ramadhan vient de commencer et je suis déjà endetté.

Source L’Expression Mohamed Boufatah

Le Pèlerin

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:25

A l’intérieur du chapiteau, les nécessiteux trouvent le cadre familial dont ils sont privés au quotidien.

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 «Je suis agréablement surpris par l’ambiance familiale qui règne en ce lieu», avoue Mohamed Salah Kahia, un homme de 35 ans, originaire de Sétif. Il vient de passer deux jours à Alger. Ce soir, il s’apprêtait à repartir dans la ville de Aïn El Fouara. Surtout, il voulait rentrer avant l’appel du muezzin pour la prière du crépuscule. Il lui tenait à coeur de rompre le jeûne parmi les siens. Peine perdue. A la gare routière du Caroubier, l’horaire de départ du bus est décalé. Salah doit attendre la tombée de la nuit pour pouvoir partir. Ses espoirs s’évanouissent. Sur les lieux, 18 voyageurs sont dans la même situation. Les minutes s’égrenant au rythme de l’angoisse qui agite leurs âmes. Le moment de la rupture du jeûne approche. Ces pauvres voyageurs ne savent pas à quel saint se vouer. Leurs espoirs accompagnent le soleil qui décline. Les agents de sécurité viennent de les faire sortir de l’intérieur de la gare.

Ils sont aux abois. «Où vais-je rompre le jeûne?», se demande chacun d’eux.

La faim consume leur corps et l’angoisse leurs cœurs. Soudain, un appel leur parvient comme l’écho d’un espoir qu’ils croyaient effiloché. Une personne leur fait des signes de la main. Il vient de descendre d’un bus. Kara Moulay est chauffeur au ministère de la Solidarité.

Chaque jour et à la même heure, il vient chercher des voyageurs. Il les emmène dans un lieu où le dont de soi est érigé en étendard. «Vous êtes voyageurs?», leur demande-t-il. «Oui», répond l’un d’entre eux. Il les invite à monter dans le bus. Le chauffeur met le moteur en marche et commence alors une odyssée vers le monde merveilleux où la générosité fait loi...

Nous sommes à Ben Aknoun, sur les hauteurs d’Alger. Le temps est brumeux. Le ciel s’est couvert de gros nuages. Des lames luisantes les transpercent de temps à autre. La nature gronde. Elle est en colère... L’hiver s’installe en plein été.

Hamoud Boualem, un label de générosité

Nous prenons la direction du Parc des loisirs, côté Village africain. A l’entrée, nous sommes accueillis par une banderole. «Hamoud Boualem vous souhaite la bienvenue», peut-on lire sur la bannière. A l’intérieur du parc est érigé un immense chapiteau. Il occupe 1500 m². A droite, nous apercevons des sanitaires et des tentes installées pour la prière.

L’Entreprise Hamoud Boualem, le label de la limonaderie algérienne, a mis les moyens pour accueillir les nécessiteux en ce mois de jeûne. «Maïdat Ramadhan» du limonadier est un exemple lumineux de charité et...d’humilité.

Nous pénétrons sous le chapiteau où nous sommes accueillis par Lyamine Lerari, secrétaire général de l’entreprise et directeur des approvisionnements. Affable et disponible à souhait, M.Lerari nous invite à nous installer.

«Nous sommes une entreprise citoyenne», dit-il d’emblée. Ces propos résument toute la philosophie de l’initiative prônée par Hamoud Boualem. Elle consiste à offrir un cadre familial aux nécessiteux. Ce cadre dont ils sont privés au quotidien. Inédite, cette initiative sonne comme un appel aux groupes industriels de s’approcher de cette frange marginalisée de la société. «Nous ne sommes pas des donneurs de leçons, nous voulons juste que de telles initiatives se perpétuent. En ce sens, nous voulons faire des émules pour le bien des citoyens», précise M.Lerari. Pour réussir cette opération, Hamoud Boualem n’a pas lésiné sur les moyens. Un tour d’horizon dans l’immense salle d’accueil du chapiteau. L’intérieur est agréablement décoré. Des dizaines de tables de 8 ou 9 places sont disposées. La salle peut recevoir jusqu’à 750 personnes. Sur les murs sont accrochés huit écrans plats. Ils diffusent les programmes télévisuels. La sonorisation est finement travaillée. L’éclairage impeccable. Sur ce plan, l’entreprise privée Astalavista (celle qui a loué ce chapiteau à Hamoud Boualem) a fait preuve de professionnalisme. Les jeûneurs commencent à affluer...

Ils sont accueillis avec des égards par les employés de l’entreprise.

Des moments de partage inoubliables

L’ambiance est conviviale. Les serveurs sillonnent la salle comme dans une ruche...Ils vont d’une table à l’autre. Ils sont une quarantaine de jeunes, des étudiants pour la plupart, qui travaillent dans le cadre de l’opération «Maïdat Ramadhan». Parmi ces serveurs, Tairi Iman, une jeune coordinatrice dans l’événementiel chez le limonadier, papillonne entre les tables.
Son regard décline une âme tendre et sensible. «Nous servons jusqu’à 750 plats par jour», confie-t-elle sourire aux lèvres. En plus du service à l’intérieur de la salle, pas moins de 750 autres plats sont offerts à des personnes qui viennent les chercher. Il s’agit de nécessiteux, de travailleurs, de quelques familles et de....policiers. En effet, les policiers qui assurent la sécurité routière dans les environs du Parc des loisirs viennent s’assoupir sous le chapiteau. Le service restauration est géré par Hamid Bouloum.

«Nous sommes en train de faire la mise en salle», explique M.Bouloum. De son oeil du lynx, il veille au bon déroulement de l’opération. Iman nous conduit à la cuisine érigée en arrière-plan de la salle.

L’hygiène, le maître mot

Elle ressemble à une véritable ruche. Ils sont trois cuisiniers, et quatre commis de cuisine à préparer le menu du jour. Le tout est supervisé par le chef cuisinier Mohamed Beroudji.

«Pour aujourd’hui, vous aurez droit à de la chorba, un ragout de pomme de terre avec de la viande bovine, une salade variée et des boissons Hamoud Boualem», annonce M.Beroudji, la tête coiffée d’une toque, tablier d’un blanc immaculé et chaussures réglementaires de cuisinier.

La propreté est une règle immuable de «Maïdat Ramadhan». Cela reflète la rigueur qui caractérise l’entreprise Hamoud Boualem. Pour preuve, M.Beroudji nous montre un plat témoin conservé pour le contrôle d’hygiène quotidien. «L’équipe de contrôle passe chaque matin. Il passe tout au peigne fin», révèle Iman. Plats servis, ustensiles, jus, fruits et légumes, tout passe sous l’oeil attentif des contrôleurs. «Cette équipe est constituée de nos experts et des représentants du service d’hygiène de l’APC de Hydra», explique M.Lerari. Les employés mettent du coeur à l’oeuvrage. Ils veulent offrir le meilleur d’eux-mêmes pour servir les nécessiteux. Mme Souad, une cuisinière, a les larmes aux yeux. «Cet élan du coeur nous réconcilie avec nos traditions de solidarité», affirme-t-elle.

Le moment de la rupture du jeûne approche. La salle d’accueil est archicomble. La plupart des tables sont occupées. Sur les écrans est diffusée la récitation des versets du Coran. Dehors, une pluie torrentielle s’abat, mais, à l’intérieur du chapeau règne une ambiance bon enfant. «Je me sens vraiment à l’aise en ces lieux», confirme une jeune fille, venue en compagnie de sa mère.
Cette dernière abonde dans le même sens. «Nous retrouvons ici le cadre familial qui nous manque tant», affirme-t-elle. Ces propos nous renseignent sur l’importance que revêt l’initiative de Hamoud Boualem pour les nécessiteux. L’appel à la prière fuse. Les présents avalent leur première cuillère de chorba dans la convivialité.

L’opération «Maïdat Ramadhan» est une leçon de solidarité. En plus du groupe Hamoud Boualem, elle a mobilisé l’APC de Hydra et le ministère de la Solidarité. Hamoud Boualem est vraiment «l’entreprise de la famille».

Source L’Expression Mohamed Sadek Loucif

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:19

Quiconque de sensé, ne peut qu’être préoccupé par les obstacles dressés ici et là contre le culte islamique en Occident et contre le culte chrétien dans des pays musulmans.

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Une récente polémique, rapportée par des journaux nationaux, au sujet de la liberté religieuse et du droit à la différence m’a étonné, et m’amène à revenir sur la question. Je ne pouvais imaginer que l’on puisse dire que la divergence est admise seulement en politique et non pas en religion. C’est contraire au bon sens et aux nobles principes coraniques. Je me doutais bien qu’il y avait un quiproquo, des propos mal rapportés ou mal exprimés. Ces propos étranges ont été rapportés comme venant de notre ministre des Affaires religieuses et des Wakfs. J’ai pris soin de prendre attache avec lui, connaissant bien son souci d’oeuvrer au vivre-ensemble et au respect entre les croyants de différentes religions.

D’emblée, je lui pose amicalement la question: Je ne peux pas croire que ces paroles médiatisées expriment votre pensée, car depuis longtemps vous dites avec sagesse, clarté et justesse que l’Algérie et l’Islam respectent les Gens du Livre, les chrétiens. Bien plus, chacun est libre, croit qui veut, dénie qui veut, nul contrainte en religion. Cette année, vous avez même organisé à Alger un colloque international sur la question de la diversité religieuse et la place des Gens du Livre les non-musulmans dans la société, en présence de représentants d’Eglises chrétiennes.

Un succès pour plusieurs raisons: c’était une première, les échanges ont été libres, sincères et respectueux. Il a été réaffirmé la liberté de conscience et de culte. L’ouverture est incontestable, même si, elle ne va pas sans vigilance et prudence. C’était un premier pas, comme acte de bonne volonté et mesure de confiance. Que se passe t-il? Si ce sont vos propos, cela contredit votre position et la doctrine de la Sunna.

Avec le sourire, il me répond: «Soyez rassuré. Premièrement, me dit-il, ce jour-là ce n’était pas le sujet de mon intervention. Deuxiement, j’ai seulement répondu brièvement à une journaliste qui me demandait mon avis sur la cause des conversions de musulmans vers le christianisme. J’ai voulu dire que parfois c’est une attitude politique, de révolte, ou d’opposition politique qui se transforme, sans justificatif valable, en "conversion" religieuse. En effet, je considère que le désaccord politique, chose naturelle et admissible, ne doit pas conduire à un changement de religion. Il ne faut pas confondre les deux niveaux. Je ne voulais rien dire de plus.» Evidemment, le ministre confirme qu’il défend le droit à la différence religieuse, dans le respect des lois. Rassuré, je l’informe que je vais de nouveau traiter de ce sujet sensible et difficile pour faciliter la compréhension.

La doctrine

Dans mon prochain ouvrage prévu pour octobre, édité chez Barzakh, qui relate ma rencontre inédite avec le pape, j’approfondis la question du dialogue interreligieux. Il faut savoir que, sur le plan des principes, de la doctrine et de la problématique, dans le Coran, Dieu menace franchement, sévèrement et lourdement les apostats, ceux qui quittent l’Islam. L’apostasie est présentée comme une faute grave et un acte foncièrement négatif. Cependant, l’Islam, tout en avertissant sur la gravité de l’acte, laisse les humains libres. Ils seront jugés par le Créateur. Par le texte fondateur et à travers l’Histoire de manière concrète, l’Islam s’est présenté comme avertisseur et libérateur. Il a prouvé que la liberté est le fondement de l’existence. L’acceptation de la liberté religieuse, de conscience et de culte est conforme aux préceptes coraniques et à la pratique du Prophète (Qsssl).
C’est sur cette base que la société musulmane a accueilli et protégé en son sein les autres communautés. Cela est reconnu par les orientalistes et historiens, par-delà des moments de tension. Aujourd’hui, de par le monde, des citoyens de culture musulmane ont perdu la foi, ne pratiquent plus, ou se rattachent à d’autres valeurs. D’un autre côté, des étrangers en grand nombre, se convertissent chaque jour à l’Islam. D’après des statistiques internationales, pour un individu qui quitte l’Islam pour d’autres religions, sept autres adhérent à l’Islam. Les pesanteurs de n’importe quel groupe ou société de toute religion dans le monde, qui désapprouvent les conversions ou pire, qui exercent des pressions, ne respectent pas les valeurs humanistes, les Messages abrahamique et coranique. En conséquence, quiconque de sensé, ne peut qu’être préoccupé par les obstacles dressés ici et là contre le culte islamique en Occident et contre le culte chrétien dans des pays musulmans. Tout en sachant que les obstacles sont le produit de contradictions politiques et non point coraniques ou évangéliques. Depuis des siècles, la cohabitation en rive Sud était et reste une réalité, malgré des écarts possibles entre théorie et pratique. Toute discrimination des croyants dans tel ou tel pays, est inadmissible. Tout croyant et humaniste doit exprimer des sentiments de compassion et de bienveillance sans solidarité exclusive, à l’égard de ceux qui sont agressés dans leur vie religieuse.
Reste que, si le droit de changer de religion et de témoigner de sa foi doit être garanti, par contre il est légitime de vouloir se protéger des pratiques du prosélytisme agressif et manipulateur, notamment en direction de personnes fragiles. Le prosélytisme, avec des méthodes semblables à celles des sectes, à visée de déstabilisation des sociétés, d’exploitation et de domination, est inadmissible. Qu’un propagandiste use de moyens douteux pour répandre sa foi, tirant parti des faiblesses des autres, est inacceptable.
Par détournement du problème, certains réfutent le droit légitime à un Etat de réglementer et de contrôler les activités des cultes, et non point l’intimité, les sentiments et les consciences. Nul ne peut nier que le prosélytisme d’extrémistes chrétiens, qui cherchent à convertir par tous les moyens, sont une campagne de déstabilisation des musulmans avec des soubassements politiciens, économiques et idéologiques. Il ne s’agit pas du droit de témoigner de sa foi, tout comme les musulmans ont le droit de témoigner et d’annoncer le Coran, mais de la tentative inacceptable d’exploiter la détresse, de détourner des personnes fragiles de leur société et de leurs racines. Le principe de la liberté de conscience et de culte n’autorise pas à abuser de l’hospitalité. Ce sont le plus souvent des courants sectaires qui pratiquent ce type de provocations. Leur action est souvent clandestine ou elle opère sous d’autres objets. Tout en reconnaissant que des Evangéliques peuvent avoir une expérience sincère de leur foi et certains d’entre eux ne sont à la solde d’aucun pouvoir politique étranger, mais d’autres, des fanatiques, le sont.

Certains étrangers se drapent dans le noble principe de la liberté de conscience pour agresser des peuples. Dans le monde entier, il y a une offensive des extrémistes d’organisations - chrétiennes - protestante. Ce sont souvent des sectes américaines très riches qui cherchent à endoctriner et convertir superficiellement le plus grand nombre de personnes possible par des procédés odieux. Ils sont liés au néo-conservatisme, à la propagande fumeuse du choc des civilisations et à l’ambition d’hégémonie sur le monde entier. En Amérique du Sud, en Afrique, au Maghreb, partout, ils sévissent.

Le prosélytisme est inadmissible, surtout lorsqu’il vise à tromper, diviser des familles, une société et des communautés. Etant donné la vulnérabilité actuelle des pays arabes et les tentatives d’hégémonie qui s’exercent contre eux dans l’objectif de les dominer et de les recoloniser sous d’autres formes, il est logique de faire de la lutte contre le prosélytisme, un élément de la stratégie de défense globale, de manière intelligente et sans excès.

Se convertir au sens de se tourner vers une autre direction, passer d’un état à un autre, avec le sens de changer de croyance est admis par la raison, si on se situe dans une position pacifique, de respect de ses origines et non de dénigrement. La conversion ne doit pas devenir instrument politique et une aversion aveugle pour son passé. On assiste aujourd’hui à des conversions-aversions extrêmes.

Cas rare, dans un livre intitulé Aspects intérieurs de l’Islam, un converti, Jean Abdeljalil, dont le parrain de baptême fut Louis Massignon, n’a eu de cesse d’aider les chrétiens à mieux respecter et connaître l’Islam de l’intérieur. Il existe des chrétiens et des musulmans qui rêvent d’une Eglise non pas contre l’Islam et les musulmans, mais en lien spirituel avec eux, sachant que le Mystère de «Dieu» au coeur des consciences exige un respect mutuel.

Dialoguer et non pas convertir

Aux yeux de tout musulman, l’Islam est la religion finale et parfaite qui, de surcroit, reconnaît les autres prophètes; mais Dieu guide à Sa lumière qui Il veut, et demande dans la vigilance, de respecter la différence, qui est une épreuve. On doit discerner, avec clarté que, contrairement à la dérive sectaire «d’ évangéliques» qui mettent à profit l’indigence de familles et groupes désorientés et qui, sous couvert d’actions de bienfaisance, s’adonnent à des activités de prosélytisme qui créent de la souffrance, visant même des mineurs, les catholiques, et même des protestants, qui vivent en terre musulmane, comme en Algérie, sont serviteurs, humbles et pacifiques. Ils ne font pas de prosélytisme et respectent le peuple musulman. Leur conduite vertueuse est un message qui impose le respect.

Dans notre pays, l’amitié islamo-chrétienne est une réalité ancienne, malgré des inquiétudes passagères, faute parfois de communication suffisante et de concertation, liée à la réaction légitime des autorités pour faire face aux activités clandestines et au prosélytisme des évangéliques. Reste à se mettre à l’écoute des doléances des chrétiens et régler leurs éventuels soucis. L’Eglise d’Algérie contemporaine avait pris fait et cause pour l’Indépendance de l’Algérie et le vivre-ensemble. Dans le monde entier, dialoguons, dans le souci de rendre possibles les espaces de convivialité, de construire des ponts et non d’édifier des murs. Nous sommes, à l’échelle du monde, dans une période d’accusation, de peur fabriquée et amplifiée, pour les Occidentaux, et de colère et de ressentiment pour les Orientaux. Les deux réactions étant mauvaises conseillères, elles inspirent la contre-fraternité.

La majorité des citoyens dans le monde sait qu’il n’y a pas d’alternative au dialogue et au vivre-ensemble. La désinformation et l’inimitié ne peuvent pas triompher. Vivre ensemble, dans le respect de la différence et la liberté responsable, en assumant les difficultés du dialogue, en dépassant les formes d’adversité, est notre horizon commun. L’Algérie, dont l’islamité constitue l’âme du peuple et son identité profonde, n’est pas une terre antichrétienne. La pédagogie du discernement doit être transmise.

Source L’Expression Mustapha Cherif Philosophe

www.mustapha-cherif.com

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:09

Le premier championnat d’Algérie professionnel sera géré par l’actuelle Ligue nationale, en attendant la mise en place prochaine d’une Ligue professionnelle.

ballon de football

 

Lors de la conférence de presse que le président de Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, a animée hier conjointement avec Mohamed Mecherara, en sa qualité de président de la Ligue nationale, l’actuel patron de la FAF a donné les grands axes sur lesquels il compte s’appuyer, pour mettre en place le premier championnat de football dit professionnel, prévu officiellement dès le mois prochain. Un championnat de football qui concernera pas moins de 32 équipes. C’est donc le 24 septembre prochain que sera entamée la saison footballistique 2010-2011, avec une première en Algérie, une division constituée de 16 formations, et autant au niveau de la Ligue 2, ex-D2. Selon donc Mohamed Raouraoua, cette saison 2010-2011 permettra dans un premier temps aux clubs qui seront dorénavant gérés comme de véritables sociétés privées, de se mettre progressivement au diapason des conditions contenues dans le cahier des charges élaborés pour la circonstance.

«La professionnalisation de notre football est irréversible aujourd’hui», a insisté l’actuel patron de la FAF dans ses propos tenus hier face à la presse nationale. Raouraoua a surtout beaucoup insisté, sur le fait que les clubs qui ne seront pas capables de répondre aux exigences contenues dans le cahier des charges, seront automatiquement rétrogradés pour évoluer en championnat dit amateur. Et dès septembre 2012, soit dans une année, la durée des contrats qui lieront les joueurs à leurs clubs employeurs, seront d’une durée de trois ans au minimum. Cela permettra ainsi aux footballeurs, ainsi qu’aux clubs de ne pas se retrouver dans des situations souvent sans issue, et que la FAF a toujours réglé à son niveau, afin d’éviter que la FIFA ne sanctionne les équipes concernées. La création prochaine d’un fonds d’aide au développement du football professionnel au niveau de chaque club, est prévue par le ministère de la Jeunesse et des Sports, ainsi que par la Fédération algérienne de football. Un fonds d’aide prévu par la FAF par le biais du sponsoring, notamment dans un premier temps.

Les clubs concernés auront donc toute une saison pour se mettre en conformité avec les statuts propres à la gestion du football professionnel, et que compte d’ailleurs adopter prochainement à son tour la Fédération algérienne de football. Une direction nationale chargée du contrôle général des clubs (Dncg), sera donc prochainement installée au niveau de la FAF. Toujours selon Mohamed Raouraoua, plusieurs séminaires seront organisés par la FAF et la LNF, afin de permettre aux différents acteurs du football, sur le point d’opter pour le système professionnel, de mieux comprendre le fonctionnement futur de leurs clubs respectifs. Un nouveau type de gestion interne qui ne doit souffrir à l’avenir d’aucune contestation de la part des présidents à la tête des équipes érigées dernièrement en SPA, d’après Raouraoua. Concernant la saison footballistique 2010-2011, cette dernière va connaître une première trêve du 15 janvier 2011 au 15 février, et s’achèvera le 17 juin 2011. Quant à la Coupe d’Algérie, son coup d’envoi est prévu le 31 décembre 2010, alors que la finale est programmée pour le 1er mai 2011.

Les 32es de finale auront lieu entre le 31 décembre 2010 et le 1er janvier 2011. Les 1/16es de finale auront lieu le 4 mars, alors que les 1/8es de finale sont prévus pour le 22 du même mois. Les quarts de finale se joueront le 8 avril, tandis que les demi-finales sont programmées pour le 19 avril. Concernant la finale de la Coupe d’Algérie, la FAF souhaite faire jouer la rencontre le samedi 1er mai 2011. Concernant le système de compétition, la FAF a voulu préserver le même que celui de la précédente édition, en donnant l’occasion au premier club tiré au sort de jouer à domicile. De plus, un club comme la JS Kabylie engagé aujourd’hui en compétition africaine, doit pouvoir bénéficier de la part de la FAF, d’une dérogation lui permettant de renforcer son effectif avec le recrutement de deux joueurs africains supplémentaires.

Quant aux clubs évoluant en D1 et Ligue 2, ils ne pourront aligner qu’un seul joueur étranger par match. Autre point important sur lequel a beaucoup insisté, hier, Raouraoua, concerne les clubs comme par exemple le MOB et le MOC, et qui doivent absolument indemniser totalement les joueurs concernés, et cela au plus tard le 31 décembre 2010.

Dans le cas contraire, leur maintien en championnat dit professionnel sera impossible, selon les statuts mêmes de la FIFA.

Source L’Expression Bachir Boutebina

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:07

Algérie - D’Hussein Dey à Londres - Halliche à Fulham pour 3 ans

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C’est officiel! Rafik Halliche a signé un contrat de trois ans avec le club londonien de Fulham. Le défenseur international algérien formé au Nahd Hussein Dey va ainsi rejoindre la Première League anglaise, après 2 ans et demi passés du côté de la Liga Sagres, au Portugal. Même si le site officiel du club n’a pas annoncé d’une manière officielle le recrutement de l’enfant de Bachdjarrah, le joueur, lui même, ainsi que son manager ont confirmé l’information. Halliche a signé son contrat vendredi matin au siège de son nouveau club. A présent, il n’a pas été présenté à la presse, car d’autres modalités restent à régler entre la direction de Fulham et son ancien club portugais, Benfica. Dans ses déclarations à la presse sportive nationale, Rafik Halliche, s’est dit «heureux et content» de rejoindre le club londonien. Le même sentiment de soulagement a été exprimé par son manager. Le défenseur algérien poursuit ses entraînements avec son nouveau club, mais il ne pourra pas disputer son premier match officiel de sitôt, pour la simple raison qu’on ne lui a pas encore établi son visa de travail. Le joueur rejoindra Alger pour passer quelques jours avec sa famille avant de s’installer à Londres. Il est fort possible qu’il disputera son premier match face à Wolverhampton où évolue son coéquipier en équipe nationale, Adlène Guedioura. En décrochant un contrat professionnel dans le meilleur championnat du monde, Halliche vient ainsi ressusciter les joueurs locaux. Depuis l’époque de Moussa Saïb, aucun joueur local, n’a réussi à décrocher un contrat dans le championnat anglais. La signature de Halliche à Fulham, finaliste de la dernière édition de l’Europa League, est loin d’être une surprise pour un joueur qui a confirmé son talent, aussi bien avec son ancienne équipe, Madeira, qu’avec l’Equipe nationale avec laquelle il s’est illustré depuis sa sélection.

Source L’Expression Wahib Aït Ouakli

Le Pèlerin

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