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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:52

Algérie – sombres perspectives sur les exportations de gaz

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La revue  spécialisée Pétrole et gaz arabes n’a pas manqué, dans sa dernière livraison, de souligner les incidences du scandale de corruption qui a affecté Sonatrach sur les performances de la compagnie nationale au regard du bouleversement du marché mondial.

Les premiers impacts du «scandale Sonatrach» sur les affaires de la compagnie commencent à se faire sentir. «Le secteur des hydrocarbures en Algérie a connu un premier semestre 2010 on ne peut plus tumultueux», écrit le magazine spécialisé Pétrole et gaz arabes, dans son édition du mois d’août. Rembobinant le film du scandale de corruption qui a ébranlé l’entreprise Sonatrach, les experts de Pétrole et gaz arabes estiment qu’«un contexte politique et judiciaire aussi délicat – les investigations concernant

Sonatrach devraient se poursuivre pendant de longs mois au moins – ne favorise pas une prise de décision sereine pour les responsables du secteur énergétique» fraîchement désignés pour remettre l’entreprise sur les rails.

L’onde de choc de ce «contexte politique et judiciaire» a affecté l’image de Sonatrach à l’étranger, puisque «le dernier appel d’offres international pour l’exploration n’avait pas été un grand succès avec, au moment de l’ouverture des plis en décembre 2009, seulement trois attributions pour dix permis offerts», écrit Pétrole et gaz arabes. Pour mémoire, les trois permis offerts concernent celui d’Ahnet attribué à Total/Partex, celui du sud-est d’Illizi à Repsol/GDF-Suez/Enel et Hassi Bir Rekaiz à PTTEP/CNOOC. Selon la même source, les prévisions et les projets de l’Algérie dans le domaine du gaz risquent de subir également, à court et à moyen termes, les contrecoups de l’affaire Sonatrach, toujours en instruction. La période récente, lit-on dans le même canard, n’a par ailleurs pas été marquée que par de bonnes nouvelles, puisque l’objectif de 85 milliards de mètres cubes par an pour les exportations gazières du pays «a été repoussé à plusieurs reprises et n’était envisagé dernièrement qu’à partir de 2014 au lieu de 2010 initialement».

Selon des chiffres diffusés récemment par l’agence Cedigaz, il est indiqué que les exportations algériennes de gaz ont connu un recul de 10% en 2009. En volume, l’Algérie a exporté pour 52,67 milliards de mètres cubes contre près de 59 milliards de mètres cubes en 2008. C’est dire que l’objectif d’atteindre les 85 milliards de mètres cubes d’exportation de gaz n’est pas pour demain, alors que le volume était prévu à l’exportation dès 2010. Cette situation est due aux retards accusés dans la réalisation de certains projets gaziers, à l’instar du gazoduc Medgaz qui devrait relier l’Algérie au royaume ibérique via des connexions sous-marines. Prévue pour 2009, la mise en service de ce gazoduc interviendra vers la fin de l’année en cours si le calendrier est maintenu et inchangé. Selon Cedigaz, la production commercialisée de gaz de l’Algérie aurait baissé de 6% durant l’année écoulée, s’établissant à environ 81,2 milliards de mètres cubes seulement. Selon les explications de Pétrole et gaz arabes, le recul de la production et des exportations de l’Algérie en gaz «n’est pas dû à un problème d’offre, mais à l’évolution de la demande».

D’après les prévisions des experts de Pétrole et gaz arabes, appuyées par les estimations d’autres spécialistes des questions énergétiques, l’Algérie ne risque pas de concrétiser sous peu son objectif d’exporter 85 milliards de mètres cubes par an à compter de 2014. «Même repoussée à 2014, l’obtention de l’objectif de 85 milliards de mètres cubes pour les exportations de l’Algérie n’est pas garantie à moyen terme, puisque plusieurs experts estiment que la bulle gazière ne sera pas résorbée avant 2015», lit-on dans le même magazine, très au fait, faut-il le souligner, des développements des marchés pétroliers et gaziers.

Pour ainsi dire, le secteur gazier de l’Algérie fait face à plusieurs défis, alors que l’instruction en cours risque d’atteindre d’autres paliers, jusqu’ici épargnés par l’onde de choc d’un gros scandale de corruption.    

Source El Watan Ali Titouche

Le Pèlerin

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:47

Algérie - Alors que les ménagères peinent à remplir leur couffin - Des tonnes de légumes à la poubelle !

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A cause de la mauvaise gestion et de l’absence de contrôle par l’Etat ainsi que l’appât du gain de certains commerçants, des tonnes de marchandises ne trouvant pas preneur au niveau des marchés de gros sont jetées à la décharge publique. Cela au moment où ces mêmes produits sont vendus à des prix inaccessibles aux marchés de détail.

Le cas du marché de gros des fruits et légumes des Eucalyptus est un exemple édifiant de cette défaillance dans le comportement commercial mais aussi et surtout humain durant ce mois de la rahma. «Environ 10 tonnes de fruits et légumes sont jetées quotidiennement à la décharge faute de preneurs», nous a révélé Mohamed Medjber, président de l’Association des mandataires de ce marché. Deux jours durant en cette première semaine du mois sacré, nous avons jaugé l'ambiance dans ce marché pour essayer de comprendre les raisons de ce dysfonctionnement. Une ambiance marquée par l’agitation incessante des charretiers qui courent dans tous les sens pour livrer la marchandise à ses propriétaires et les klaxons des camions qui acheminent les marchandises de et vers ce marché. Toutefois, une fois à l'intérieur, on découvre une grande animation. Les 80 carreaux que compte le marché sont quasiment remplis de marchandises et les mandataires semblent loin d’être harcelés par des acheteurs, comme c’était le cas les années précédentes durant ce mois. Au fait, l’offre est beaucoup plus importante que la demande, du moins pour la majorité des produits. Il est 10h30, le premier jour, lorsque nous mettons les pieds au carreau n°05 qu’occupe M. Medjber. Le climat est tendu. «Vous voyez ! Le dépôt est plein, toute ma marchandise est là : rien ne se vend», regrette-t-il avant de souligner que, contrairement à ce que disent les pouvoirs publics et les commerçants au détail, les produits arrivent en abondance à ce marché. Ce n'est pas un problème de pénurie», assure-t-il. Notre interlocuteur nous fait observer que les prix sont déjà au plus bas et comme nous sommes en pleine saison de production, «d'ici à quelques jours, les ventes atteindront leur plus bas niveau», a-t-il estimé. La tomate est affichée à 10 DA, la courgette entre 10 DA et 14 DA pour la plus fraîche, la laitue et le poivron à 20 DA, la pomme de terre est cédée à 26 DA. S’agissant des fruits, le prix des poires oscille entre 40 et 80 DA, la pomme est proposée à 30-50 DA pour la variété Hama et de 40 à 80 DA pour la Royal Gala, tandis que les prix des raisins, sont à 35 DA pour la variété Cardinal et 70 DA pour la Sabelle. Des produits à des prix raisonnables, aux yeux de ces mandataires – bien que les prix appliqués au sein du marché des Eucalyptus soient les plus élevés (20%), comparés à ceux du reste des marchés de gros – qui ne parviennent pas à trouver preneurs. Faute de quoi, des caisses entières de tomates, oignons, courgettes et autres fruits et légumes sont entassées devant les carreaux et attendent d’être transférées à la décharge publique de Oued Semmar.

Des «cartels puissants»

L’intervention de l’Etat, selon M. Medjber, participe à attiser la spéculation qui augmente la marge bénéficiaire des marchands détaillants.

La marge bénéficiaire nette montre quel bénéfice après impôt (bénéfice net) dégage chaque dinar de chiffre d’affaires. Celle-ci peut atteindre 200% voire 300% sur certains produits, selon le président des mandataires qui a manifesté sa conviction quant à l’échec de la guerre menée par les autorités pour régler le problème. Pour étayer ses propos, il nous donne l'exemple de l'intervention de l'Etat en stockant certains produits pour, semble-t-il, inonder le marché durant le ramadan, mais «qui n’ont apporté aucune solution, au contraire, cela n’a fait que compliquer les choses». «Voyez ce qui s'est passé avec le poulet ! L'Etat en a stocké plus de 2 000, alors que son prix ne dépassait pas 180 DA/kg. A présent, il se vend à 300, voire 400 DA/kg dans certains marchés», se désole-t-il. Idem pour ce qui est des fruits et légumes. M. Medjber estime qu’«à chaque fois que l'Etat intervient, il y a fraude». Il explique que la mesure d'urgence concernant les fruits et légumes, à savoir le plafonnement des prix, ne fera qu'encourager la spéculation qui fera naître les marchés parallèles. En sillonnant le souk, nous avons noté un manque dans l'offre de la pomme de terre, un produit pourtant de large consommation dans notre pays et dont le prix demeure élevé (45 à 50 DA) sur certains marchés de détail. Notre interlocuteur nous dira à ce propos, en haussant les épaules : «Voilà un autre exemple de la contribution du gouvernement dans la spéculation.»

Selon lui, le stockage de ce tubercule afin d'assurer suffisamment l'offre durant le mois sacré n'a guère été bénéfique. «L'année dernière, nous l'avons refusé, car les mauvaises conditions de son stockage en ont fait un produit impropre à la consommation», a-t-il précisé. Quant aux prix appliqués aux marchés de détail, un autre mandataire avoue qu’il ne reconnaît pas sa marchandise vendue le matin au marché des Eucalyptus.

«En faisant un tour dans le marché de détail pour acheter un produit que je préfère acheter quotidiennement en petite quantité, je me demande si les fruits et légumes étalés ne seraient pas importés !», ironise aâmi Mohamed qui se demande comment ces commerçants ont pu se permettre des bénéfices allant jusqu'à 200%, voire 300% sur certains produits que pourtant toute la population devait se permettre. A ce sujet, M. Medjber estime que «la libéralisation des prix que tolèrent les autorités publiques nous a menés vers un marché géré par des cartels, devenus de plus en plus puissants».
Il regrette que ce soit la loi de la jungle qui régisse le marché du détail, alors qu'au niveau du marché de gros, «nous disposons de factures sur lesquelles sont clairement affichés les prix des fruits et légumes avec notre commission qui est de 6% pour les fruits et de 8% pour les légumes». Et de souligner que cette situation ne peut que fragiliser l’agriculteur, le grand perdant après le citoyen qui, lui, paye un lourd tribut.

Selon le président de l’association des mandataires, l’intervention de l’Etat en stockant certains produits a fait augmenter leurs prix. Des prix qui n’ont donc pas baissé malgré une abondance des produits et la baisse de leurs prix aux marchés de gros. Un paradoxe que les mandataires expliquent par l’attitude des commerçants détaillants qui cherchent le gain facile et rapide et gardent leur marge bénéficiaire au plus haut niveau, malgré la disponibilité de la marchandise. «Les marchands détaillants achètent de petites quantités pour simuler la pénurie à leur niveau et garder une plus large marge bénéficiaire. Du coup, la marchandise qui parvient ici ne trouve pas preneur même à des prix très abordables, ce qui nous oblige, en fin de matinée, à la jeter puisqu’elle ne peut être gardée pour le lendemain».

Déchets… pas tout à fait

Un groupe composé de membres de l'UGCAA de Bir-Mourad-Raïs et des bénévoles récupèrent, chaque jour, des centaines de kilos de fruits et légumes jetés aux marchés de gros pour les distribuer aux nécessiteux.

«Chaque jour, deux équipes sont chargées de réaliser deux collectes : une, tôt le matin, et l’autre vers 10h 30», nous ont indiqué les membres de ce groupe au niveau de leur bureau, sis à Birkhadem.

Le groupe, composé de six bénévoles ainsi que des deux membres de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa), dont le délégué de la daïra de Bir-Mourad-Raïs, Larguat Rahmaoui, sillonnent tous les marchés de gros de fruits et légumes de la capitale, voire des wilayas voisines pour tenter de collecter le maximum de produits qui sont distribués le jour même aux familles démunies.

A la fin de la première semaine du mois de ramadan, nous leur avions rendu visite dans leur bureau. C’est Mme Bahidja, l'infatigable volontaire qui venait de rentrer du marché des Eucalyptus, qui nous a accueillis. Les produits collectés occupent presque tout l'espace de son bureau.

Mme Bahidja s'est dit satisfaite de sa récolte du matin. «Dieu merci, tant qu'il y a de la volonté, les pauvres n’auront pas faim», a-t-elle lâché toute souriante.

A côté, deux jeunes filles : Amel et Wassila, toutes enthousiastes, trient les légumes et les fruits et préparent les sachets qui seront distribués dans l’heure qui suivra. Pomme de terre, laitue, oignon, poivron, tomate, carotte, courgette et haricots verts sont visiblement des aliments qui ont perdu de leur teneur mais resteront consommables durant les deux jours qui suivront s'ils sont conservés à l'abri de la chaleur. Des produits qui, dans le cas où ils resteraient au marché des Eucalyptus, finiront à la décharge de Oued Semmar… Quel gâchis !

Les consciences de Mme Bahidja et de ses collègues ont dit non à ces dérapages et ont choisi de sensibiliser les mandataires du poids et de l’importance vitale du geste, et qui consiste à mettre les fruits et légumes de côté, afin qu’ils soient distribués au lieu de les jeter.

«Avec deux collectes par jour, 60 familles sont approvisionnées avec des sacs remplis de légumes, fruits et parfois même de semoule et autres produits alimentaires que nous collectons aussi, pour une durée de deux jours au terme desquels, ils peuvent revenir pour encore en bénéficier», se réjouit M. Larguat qui nous a montré des demandes d'aide ciblant des boulangeries et des boucheries. Trois boulangeries ont accepté de leur fournir du pain à partir de ce jour.

Il faut dire que ce groupe de volontaires a réussi ce que leurs hiérarchies respectives de l'Ugcaa n’ont pas pu réaliser. Ils ambitionnent d’intervenir à grande échelle et à travers le territoire national pour récupérer le consommable des déchets en fruits et légumes, déversés par dizaines de tonnes quotidiennement, au moment où des familles entières ne trouvent pas quoi mettre dans leurs marmites.

Des agriculteurs souhaitent vendre eux-mêmes leurs récoltes

Outrés par les pratiques et des mandataires et des détaillants, à savoir des prix exorbitants qui ne leur profitent pas, les agriculteurs de la wilaya de Boumerdès veulent vendre eux-mêmes leurs récoltes. Par la voix de son représentant, Hassan Malaoui, l'organisation des agriculteurs de cette wilaya a annoncé, récemment, vouloir s'engager dans la création de points de vente à travers les communes et daïras de la wilaya pour, «écouler les produits agricoles et garantir une stabilité des prix». Des prix qui connaissent une envolée «incompréhensible» à la veille de chaque mois de ramadan ; ce qui a provoqué la grogne des fellahs qui se sentent étrangers à leurs produits. Ces points de vente, atteste le responsable, barreront la route à la spéculation et freineront les pratiques qui reviennent chaque année. L'organisation des agriculteurs a l’intention d’envoyer une demande d'autorisation au wali et aux autorités locales pour enclencher ce chantier. Selon Hassan Malaoui, cette idée a déjà été appliquée entre les années 1980 et 90 et a même connu un succès avéré. La population a grandement apprécié ces points de vente où l'on pouvait acheter les fruits et légumes à des prix raisonnables. Ce responsable suggère le retour des Cofel à travers le pays, tout en affirmant qu’en l'absence d'organisme modérateur, les commerçants en font à leur guise. «Les agriculteurs sont souvent livrés à eux-mêmes et n'arrivent pas à écouler leurs produits. Ils sont toujours à la merci des gros bonnets.» Ceci explique le diktat de certains grands mandataires qui détiennent le monopole du stockage et livrent le produit selon leur humeur.

A quand des chefs de marché ?

Pour pallier l’anarchie qui sévit dans les marchés de détail, M. Medjber préconise de recourir à la facturation, au bulletin d'achat et d’exiger un coefficient multiplicateur justifiant le bénéfice brut. «Il est inadmissible que le détaillant bénéficie d’une marge dépassant parfois les 200% !», a-t-il fait observer avant de souligner que l'heure est à la réintégration dans leurs fonctions des chefs de marché. «Nul besoin de dépêcher 2 000 contrôleurs pour résoudre le problème... La solution est toute simple, elle a existé et a fait ses preuves : elle consiste à désigner un chef de marché qui aura la charge de vérifier l'ardoise où doivent être inscrits le prix d'achat et celui de vente, et point de tricherie», a-t-il suggéré.

Produit Prix dinar/kg gros Prix dinar/kg marchés de détail

La tomate 10 50

La carotte 20 50

La courgette 10-14 50

Les concombres 15 50

Le poivron 20 50

Laitue 20- 25 60-80

Haricot vert 50-100 120

Citron 40-70 80

Piment 40 60

Pomme de terre 26 45-50

Oignon 12-14 30

Pêche 60-120 120-170

Raisins Cardinal 35-40 100

Raisins la Sabelle 70 140

Melon 40 80

Dattes bonne qualité 260 400

Source Infosoir M. Medjber

Le Pèlerin

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:43

Algérie - À trois semaines de la fête de l’Aïd el-fitr, la mafia du textile se prépare aux frontières

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Des milliers d’effets vestimentaires ont été saisis ces deux dernières semaines. Ce business représente un marché potentiel de dizaines de milliards. Les lots de vêtements sont acheminés et stockés dans des conditions d’hygiène lamentables, colportant, du coup, plusieurs pathologies.

Pantalons, chemises, djellabas, chaussures, vestes et autres sous-vêtements en provenance du Maroc et de Tunisie inondent, depuis quelques jours, nos bandes frontalières. À trois semaines de la fête de l’Aïd el-Fitr, la mafia du textile prend le relais et utilise les tuyaux de la grande contrebande pour “importer” des lots de vêtements, dont des ballots de friperie, pour envahir le marché informel. En juillet dernier déjà, cette filière avait annoncé la couleur : plus de 1 700 articles avaient été saisis aux bandes frontalières algéro-marocaines et algéro-tunisiennes par les éléments des gardes frontières, en plus des centaines d’autres produits interceptés sur les voies routières par les gendarmes. Affiliés à la contrebande des produits alimentaires et du carburant, ces gangs utilisent également des véhicules volés et sans numéro de châssis pour acheminer dans des conditions catastrophiques leurs marchandises vers l’Algérie. Plus grave, ces produits colportent plusieurs pathologies, notamment les articles de la friperie dont l’origine est souvent ignorée par le client. C’est que cette mafia cible généralement les marchés des petites et moyennes bourses pour engranger des sommes d’argent colossales et qui se chiffrent en dizaines de milliards, et ce, au détriment de la santé du consommateur et de l’économie nationale. Durant la première dizaine du mois du Ramadhan, les éléments des GGF et les gendarmes en faction ont réussi à saisir des milliers d’articles sur des contrebandiers, dont notamment 5 ballots de friperie, une centaines de djellabas, plus de 500 chemises et 700 autres pantalons, près de 300 paires de chaussures, sans compter les moyens de locomotion abandonnés par les contrebandiers à la vue des dispositifs de sécurité. Au moins douze personnes ont été arrêtées, dont une femme, notamment sur l’axe Maghnia, Tlemcen et Aïn Témouchent. À la frontière est en revanche, des camions et des motocyclettes ont été récupérés par les mêmes services. Selon la cellule de communication de la GN, pas moins de 30 000 litres d’essence et de mazout, en sus des jerricans vides et des réservoirs secondaires, ont été saisis lors des différentes opérations menées par les GGF durant la même période. La fin justifie les moyens, la mafia du textile a usé de tous les subterfuges pour préparer cette grande fête, en vain. En effet, les dispositifs de contrôle et de surveillance, contrairement à ce que pensaient les contrebandiers et les narcotrafiquants, ont été renforcés durant le mois du Ramadhan par la GN qui a redoublé de vigilance au niveau des frontières. Signalons que les GGF de Tébessa et de Souk-Ahras, qui patrouillaient le long du tracé frontalier, ont découvert et saisi quatre véhicules légers, deux moteurs d’occasion pour véhicules légers, 340 paires de lentilles optiques fabriquées aux USA, 100 jerricans d’essence vides et 7 306 litres de carburant, tous abandonnés. Là aussi, un contrebandier a été interpellé.

Source Liberté Farid Belgacem

Le Pèlerin

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:39

Les restos de la rahma approvisionnent les maquis !

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Plus de 12 personnes, chargées d’approvisionner des terroristes du GSPC par des repas des restaurants de la rahma, viennent d’être arrêtées par les services de sécurité de la wilaya de Boumerdès.

Âgés entre 20 et 40 ans, ces individus qui font partie d’un réseau de soutien aux groupes terroristes avaient pour mission de récupérer des repas chauds et autres denrées alimentaires à partir des restaurants de la rahma situés dans les localités de l’est de la wilaya de Boumerdès pour les acheminer ensuite aux terroristes écumant les maquis de la région. Les mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt et écroués pour “adhésion et soutien à un groupe terroriste”. Nos sources affirment qu’un autre groupe, composé d’une dizaine de personnes, chargé de la même tâche, a été également arrêté à Boghni, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Un véhicule de marque Renault, utilisé pour le transport des repas et des denrées alimentaires, a été saisi par les forces de sécurité.

À Réghaïa, trois personnes travaillant pour un groupe terroriste ont été arrêtées au sein même d’un restaurant de la rahma. Ainsi, les terroristes ne reculent devant rien pour approvisionner les maquis en argent et en denrées alimentaires. Les restaurants de la rahma ouverts dans plusieurs localités de la wilaya sont une aubaine pour les terroristes en quête de repas chauds. Et c’est par le biais de leurs acolytes, membres de réseau de soutien, qui généralement leur fournissent des renseignements sur les déplacements des personnes et des forces de sécurité, que les groupes terroristes sont arrivés à piquer les repas des démunis et des nécessiteux. En plus, les mêmes groupes continuent de harceler les habitants de cette ville, notamment les commerçants et les agriculteurs en les obligeant, sous la menace, de s’acquitter du “dû” au profit du “jihad”. Toute personne refusant de payer la somme qui lui est réclamée est menacée d’assassinat, d’enlèvement ou verra ses biens détruits. C’est le cas de cet agriculteur, connu dans la région, qui a vu son fils kidnappé pour avoir refusé de se plier à leurs exigences ou ce propriétaire de la seule station d’essence de la ville, obligé de baisser le rideau que de céder au chantage des terroristes venus lui réclamer 2 milliards. Mais de nombreux fellahs et commerçants ont été contraints de payer des rançons par crainte de représailles mais aussi pour sauver leurs activités. En guise de réponse à la réaction populaire qui a suivi ces enlèvements, les terroristes ont décidé de frapper les esprits en assassinant le maire de la commune. Un acte qui se veut un avertissement à tous ceux qui n’abdiquent pas. Malgré les coups de boutoir qui leur ont été assenés par les forces de sécurité, les groupes terroristes sont arrivés, en un laps de temps, à reconstituer et à réanimer leurs réseaux de soutien considérés comme la pierre angulaire dans la réussite de leurs opérations criminelles. Disséminés au sein de la population, les membres de ces réseaux sont payés cash avec l’argent du racket. Pourtant à Baghlia, la population a été de tout temps contre le terrorisme. Pour preuve, rares sont les terroristes natifs de cette région où les citoyens sont plutôt tournés à l’activité agricole notamment la viticulture et l’arboriculture qui constituent le fer de lance de l’activité agricole de toute la wilaya de Boumerdès. D’ailleurs, les terroristes ont sciemment choisi cette période de récolte pour commettre les attentats  de façon à intimider les agriculteurs afin que ces derniers s’acquittent, sans rouspéter, de la dîme (impôt religieux), soit le un dixième de tout produit vendu.

…Et des villages poubelles, une nouvelle culture !

Dans des villages loin et non loin des villes, des décharges anarchiques au bord des routes et même dans des forêts. L’image naturelle du rural est déguisée en couleurs multiples : sachets en plastique, carcasses en ferraille, boîtes de conserve, cartons de toutes les dimensions et déchets ménagers. C’est ce que l’homme constate comme nouvelle vision d’un nouveau village ; ces derniers étaient, il y a quelques années, le symbole de la pureté, du naturel et de la bonne gestion des déchets. Oui, en tant que villageois de 38 ans, je me souviens que chaque foyer avait un endroit à côté de sa maison où ses déchets étaient brûlés de manière régulière ; le reste des légumes et des fruits laissés à l’abandon dans le jardin  étaient transformés avec le temps et devenaient des engrais. Remplir la malle de son véhicule et stationner pour jeter ses déchets ou même les lancer à l’aveuglette dans des terrains d’autrui sont devenus une nouvelle culture. Massacrant l’environnement, le polluant et tuant des espèces animales et végétales causant ainsi des changements climatique visibles !

Chacun de nous a sa part de responsabilité ; celui qui jette ses déchets et celui qui les laisse jeter sans rien dire et rien faire. Les collectivités locales ont aussi la leur dans cette situation. En Algérie, la destruction de la nature par ces déchets est mal gérée ou on ne lui donne pas l’importance voulue. On propose alors des stations de recyclage, des navettes avec des camionnettes poubelles (donnons de nouveaux postes de travail). Sensibiliser les gens même lors des rencontres religieuses des mosquées et pourquoi ne pas annoncer des lois et règlements sévères faisant le procès de chaque personne qui jette et qui abandonne des déchets ainsi que celui des témoins d’un tel fait mais qui restent muets.

Source Liberté Madjid T / Hocine D.

Le Pèlerin

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:34

Algérie - Projet de gazoduc transsaharien: Alger fait appel aux Indiens

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L'Algérie souhaite une implication des entreprises indiennes dans le grand projet de gazoduc transsaharien (TSGP) entre le Nigeria et l'Algérie via le Niger. « Nous avons besoin de plus de partenaires étrangers hors d'Europe pour ce projet de plus de 4.000 km de long », a indiqué l'ambassadeur d'Algérie en Inde, M. Mohammed Hacene Echarif. L'ambassadeur algérien, qui s'exprimait dans un entretien accordé à l'agence Indo-Asian News Service (IANS), a souhaité que les entreprises indiennes ne se contentent pas de s'intéresser à la seule constitution du capital mais qu'elles participent à la réalisation du projet. Sonatrach est déjà liée par des contrats avec la compagnie publique «Indian Oil Corp». Sonatrach est engagée en Libye avec Oil India LTD (OIL) et Indian Oil Corp (IOC) dans l'exploration de deux blocs dans le bassin de Ghadamès en Libye où une découverte de pétrole avait été enregistrée en 2009. D'où l'appel de l'ambassadeur algérien à un engagement des entreprises indiennes dans le mégaprojet de gazoduc transsaharien pour lequel des entreprises européennes (Gazprom, ENI, Shell, Total) ont manifesté leur intérêt. L'ambassadeur algérien a souhaité au passage que les échanges commerciaux entre l'Algérie et l'Inde passent de deux à 5 milliards de dollars au cours des trois prochaines années et qu'il est crucial d'explorer d'autres domaines que l'énergie. « L'Inde est un très bon partenaire car le niveau de confiance politique entre nous est très élevé. Nous l'avons vu en de nombreuses occasions dans le passé lorsque nous avons eu besoin de l'aide étrangère, l'Europe nous l'a refusée, l'Inde a accepté. C'est une question de confiance».

Relancer le projet

La sollicitation d'une participation indienne, voire chinoise, est sans doute un moyen d'essayer de redonner vie à un projet qui suscite beaucoup d'intérêt mais dont la mise en œuvre tarde. En juillet 2009, un accord intergouvernemental entre l'Algérie, le Nigeria et le Niger, signé à Abuja, a constitué une sorte de « rafraichissement » à un projet qui doit mobiliser la coquette somme de 12 milliards de dollars. D'une longueur de 4.128 kilomètres - 1037 au Nigeria, 841 Niger et 2.250 en Algérie –, le TSGP doit relier, à travers le Niger, les champs gaziers du Nigeria au terminal de Béni Saf en passant par Hassi R'mel. Le Nigeria est classé au 7ème rang en termes de réserves de gaz dans le monde avec 5.200 milliards de m3. Le projet, né en 2002, a été bien accueilli par l'Europe, sur le plan du discours au moins, qui y voit un moyen de réduire sa dépendance à l'égard de la Russie. Il est, en raison de ses retombées économiques et sociales, inscrit parmi les projets prioritaires dans le cadre du Nepad (le nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique). Le projet profitera non seulement au Nigeria mais également au Niger et serait accompagné d'une connexion en fibre optique transafricaine. Pour la question du financement qui pose le plus de problème, on tablait sur l'idée d'adosser l'investissement à des contrats de livraison de 15 ans.

Le problème est que dans l'état actuel du marché gazier, les contrats de livraison à long terme n'ont plus la cote. L'engagement de nouveaux investisseurs, indiens ou chinois, dans ce grand projet pourrait être une solution.

Source Le Quotidien d’Oran Salem Ferdi

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:28

Algérie - Cherchell: Comme au bon vieux temps

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La télévision nationale Canal Algérie fut de la partie, en investissant de gros moyens pour ce gala très particulier au profit de la ville. Il est à noter que l'équipe de Canal Algérie dut rester trois jours durant, compte tenu du temps pluvieux, sachant que ce gala se déroula en plein air. Ainsi ce 10ème jour du Ramadhan fut donc marqué par une animation particulière, notamment du côté inspiration des organisateurs, à travers la mise en œuvre de quatre scènes, où on retrouve M. Bensalah, un archéologue de renom réputé grand connaisseur de l'histoire antique, attaché au musé de Cherchell. Ce dernier expliqua à l'auditoire que Cherchell fut d'abord un comptoir phénicien, pour ensuite devenir la capitale d'un immense royaume numide allant des confins du Constantinois jusqu'aux confins de Tlemcen.

Selon M. Bensalah, Cherchell capitale numide, appelée alors Iol Cesarea, avait pour roi Juba II, élevé par Cesar à Rome et qui fut marié à Cléopâtre Séléné, une transfuge égyptienne fille d'Antoine et de Cléopâtre Reine d'Egypte, elle-même élevée par cet empereur.

Le passionnant récit de M. Bensalah fit remonter le temps à l'assistance en évoquant l'avènement romain, arabe et turc. Un riche passé que M. Bensalah s'évertuait à retracer aux jeunes Cherchellois, intrigués et surpris de savoir que leur lignée et leur histoire furent prestigieuses et de se découvrir une origine proche des descendants de Massinissa.

Il est une heure du matin, la foule, telle des centurions romains dans une arène excitée et survoltée décidant de la mise à mort d'un malheureux gladiateur ayant perdu le combat, demandait plus afin que dure la fête. Ce fut la célèbre troupe de musique andalouse de Errachidia, qui vint brusquement rappeler aux Cherchellois les délices du «stikhbar», de «al maya», en entonnant la première nouba de la soirée et provoquant ainsi de stridents youyous qui enivrèrent ce public raffolant de mouachahates et de noubates qui le transporteront aux siècles fastes de l'Andalousie de Zyriab.

Au fond de l'immense scène située sur la «Place romaine», on peut distinguer une dizaine de femmes habillées en tenues anciennes traditionnelles, s'affairant autour d'une mariée, qui sera ensuite placée sur un cheval blanc pour la transporter vers la maison de son futur époux, cela dans le plus pur style du mariage dit de «Orf Sidi Maamar». Pour cela, la mariée devra observer scrupuleusement le rite, en recevant la dot symbolique de 20 centimes, rite spécifique à la région de Ténès.

Ce fut émouvant à voir, car chaque Cherchelloise se remémore le souvenir de son mariage et le cheval obligatoirement blanc qui ramène la dulcinée auprès de son époux. Il est presque 02 heures du matin, plus bas, dans un autre décor, six jeunes filles, toujours en tenue traditionnelle, s'affairaient autour de travaux domestiques en entonnant des chansons provenant du fin fond de leur histoire et de leur passé, charriant d'insoutenables narrations sur l'oppression, le malheur, le mépris et les sacrifices.

Toujours au fond de la scène et juchée sur un imposant piédestal, trône la célèbre «Mnara», un cierge géant symbole de bonne pêche de marins, de réussite et de richesse des gens de la mer. Ce fut Hadj Baghdad qui semble s'ériger en qualité de vénérable protecteur de la «Mnara», à travers le respect dû à son âge octogénaire. Sur le flanc droit de ce cierge, c'est M. Bensalah qui trône par sa fabuleuse érudition sur le passé de Cherchell. Cheikh Aissou Cherchali clôtura ce merveilleux gala en entonnant «Cherchell ya Cherchell» dans le plus pur style de Meskoud auteur de «Ya Dzair ya Assima».

Il est à noter la présence de la riche collection de tableaux picturaux de l'omniprésent artiste peintre Bekhti sous les regards satisfaits et bienheureux des visiteurs dont le maire M. Berouan et les chefs des daïras de Cherchell et de Sidi Amar.

Source Le Quotidien d’Oran Larbi Houari

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:23

Algérie - L'Aïd, les tuniques saoudiennes et l'euro

change euro dinar

 

« L'euro n'a pas quitté la barre des 130 dinars », nous affirme un jeune homme versé dans le commerce avec les pays du Golfe arabique. Pour cet «homme d'affaires», cette devise est restée trop chère tout au long de la saison estivale malgré ses fluctuations sur le marché financier international et surtout l'arrivée des vagues des immigrés. Notre interlocuteur parle bien évidemment du marché informel. Il explique cette cherté par la rareté. «Il faut pratiquement toute une journée, voire plus, pour pouvoir ramasser 500 euros sur le marché de M'dina Djedida», nous lance-t-il. Sollicité d'être plus explicite, il nous fournira quelques comparaisons. «Il n'y a pas si longtemps, on pouvait acquérir des dizaines de milliers de cette devise chez les différents cambistes de la ville. On passait le matin remettre notre «chkara» des dinars et on repasse après pour récupérer la somme requise en devises».

La disponibilité de l'euro sur le marché informel s'est énormément tarie, note-t-il. Notre interlocuteur, formé sur le tas et devenu fin connaisseur du marché financier, avance que le recours de certains gros opérateurs économiques, privés et étrangers, au marché informel est derrière ce tarissement, et donc de cette cherté de la monnaie européenne.

La loi de finances complémentaire 2009 et la charrette des mesures instaurant le Credoc sont directement responsables de cette situation, selon l'argumentaire avancé par ce «beznassi».

L'intérêt de ce jeune homme pour ce genre de questions ne relève pas de la curiosité intellectuelle. Il y va du steak de ses gosses ! Achetant l'euro cher sur le marché informel local, il l'a échangé au plus bas, en raison de la parité de cette monnaie par rapport aux autres sur le marché international, là où il devait se ravitailler, notamment en Arabie Saoudite où il s'est rendu tout récemment pour ramener des «abayas» et autres articles, spécialement pour l'Aïd. Au bout du compte, il estimera que l'Aïd reviendra plus cher cette année.           Plus concret, il lancera «ce qui coûtait entre 600 et 800 DA va coûter jusqu'au double». Cette hausse touchera tous les articles assurés par le commerce dit «du cabas», affirme catégorique notre interlocuteur. Or, ce commerce détient encore des parts non négligeables du marché de certains articles. Il citera le cas de l'habillement de luxe et celui spécialisé. Le cas de la «abaya» saoudienne, de la «djellaba» marocaine... «Un créneau que le commerce du container ne pourra jamais prendre en charge», nous dit-on.  L'on apprendra que la «abaya» saoudienne est labélisée. On nous citera des marques que même les entreprises de textile chinoises refusent de se lancer dans leur contrefaçon, ceci à cause du poids financier et politique des propriétaires de ces labels aux yeux même des entreprises chinoises.          Dans ce sens, l'on apprendra que certains importateurs algériens ont prospecté le marché de la contrefaçon de certains de ces articles. Mais ils ont vite déchanté, parce qu'ils ont constaté le poids de l'aura de certaines marques de abayas saoudiennes.

Source Le Quotidien d’Oran Ziad Salah

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 06:18

Cette Tanzanie qui fait si peur à Saâdane

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Les supporters algériens, de plus en plus désabusés, ne comprennent toujours pas comment le premier responsable technique d’un mondialiste puisse afficher autant de peur à l’idée d’affronter une équipe comme la Tanzanie, 111e mondiale.

Estimant que l’équipe nationale renferme des joueurs de niveau acceptable, les fans se demandent sur quels critères le coach se base pour craindre autant ce premier adversaire dans la course à une place en coupe d’Afrique des nations prévue en 2012 au Gabon et en Guinée équatoriale. Une compétition qu’elle n’a eu l’occasion de disputer qu’une seule fois, lors de l’édition de 1980 au Nigeria avec un seul petit point récolté face à la Côte-d’Ivoire lors de la dernière journée et après deux défaites face au Nigeria (3-1) et l’Egypte (2-1). Comment ne pas leur donner raison à la lecture de la composante de l’équipe tanzanienne et ses résultats sur les dix derniers matchs.

Certes, l’équipe a un nouveau coach depuis le début d’août avec l’intronisation du Danois Jan Poulsen, mais cela ne change en aucun cas ou de manière insignifiante les forces et surtout les faiblesses de cet obstacle que Saâdane veut ériger en montagne difficile à escalader. Ainsi, sur les dix dernières rencontres, les Taifa Stars n’ont enregistré que deux victoires en décembre 2009 face au Burundi (1-0) et l’Erythrée (4-0) et deux nuls face au Yémen (1-1) et, le 11 août à domicile, avec le Kenya sur le même score d’un but partout. Par contre, les poulains de l’ex-coach Marcio Maximo ont perdu six matches dont contre le Brésil juste avant la coupe du monde, portant ainsi à quatre le nombre de revers : au Rwanda (2-1), à domicile face à la Côte-d’Ivoire (1-0) et contre l’Ouganda (3-2). Une hécatombe freinée par le nul arraché face au Kenya il y a quelques semaines, et ce après avoir été mené à la mi-temps.

Certes, il ne pourrait en être autrement quand on se penche sur la composante de la sélection, composée dans sa majorité de joueurs locaux issus d’un championnat des plus faibles et qui peine à montrer ses forces dans les compétitions intercontinentales des clubs. Un effectif renforcé par trois joueurs expatriés : le défenseur Idrissa Rajabu (Sofapaka, Kenya), le milieu de terrain Nizar Khalfani (Vancouver Whitecaps, Canada) et l’attaquant Danny Mrwanda (DT Long An, Vietnam). Pas de quoi pouvoir rivaliser avec la pléiade de professionnels algériens évoluant dans le Calcio, la Bundesliga et la Premier League, des joueurs qui feraient rêver n’importe quel coach du continent sans compter cette participation au Mondial des plus «instructives sur le haut niveau», selon les propres aveux du coach. Après avoir affronté l’Egypte, le Mali, l’Angola, la Côte-d’Ivoire, le Nigeria, la Serbie, l’Irlande, la Slovénie, l’Angleterre et les Etats-Unis en 2010, la bande à Ziani est loin de devoir se préoccuper d’un adversaire, certes à respecter, mais aussi modeste que la Tanzanie, comme tente de nous en convaincre maladroitement le coach.

Source Le Jeune indépendant Khaled A

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:38

D’après le rapport Anima sur les IDE en Méditerranée

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 Commerce en Algérie

 

En revanche, la baisse du montant moyen des annonces d’IDE se poursuit et s’accélère : 34,6 millions d’euros par projet au premier semestre 2010, contre 55,7 millions d’euros en 2009 et 87,4 millions d’euros lors de l’année record 2006.
Le montant total des annonces d’IDE demeure ainsi relativement stable par rapport à 2009. 13,6 milliards d’euros au premier semestre 2010, contre 29,6 milliards d’euros en 2009, soit -8%. Les partenariats d’entreprises poursuivent pour leur part leur augmentation avec 246 annonces au premier semestre 2010, contre 302 au total pour l’année 2009 (+63%). «L’année 2010 s’inscrit donc dans la continuité des tendances enregistrées en 2009.

La reprise des décisions d’investissement des entreprises étrangères se confirme au gré des prévisions économiques rassurantes pour les pays MED (4% de croissance pour les pays arabes en 2010 d’après le FMI), mais avec des projets plus petits, moins risqués» relève le document d’Anima.
La situation du Maghreb est plus mitigée, avec +29% en nombre d’annonces d’IDE, mais une baisse de 20% des montants au premier semestre 2010 rapportés à l’année 2009. Ce sont au total 1,7 milliard d’euros qui sont annoncés en un semestre, un chiffre historiquement bas en comparaison du montant annuel moyen depuis 2003 qui s’élève à 8,8 milliards d’euros.

La baisse des montants atteint 60 à 80% pour l’Algérie, la Libye et le Maroc, alors que la Tunisie fait figure d’exception avec des annonces multipliées par 3,5 grâce scolaiau méga- projet de l’émirati Gulf Finance House (GFH), qui se lance dans la construction du Port Financier de Tunis après avoir acquis le terrain dédié en 2009. Sans cette annonce (3 milliards de dollars investis dans les 7 ans à venir), la Tunisie enregistrerait toutefois une baisse analogue à celle de ses voisins maghrébins.

La situation est beaucoup plus contrastée en termes de nombre de projets annoncés : la Tunisie est largement en tête (+76%) ; le Maroc enregistre également de bons chiffres (+29%) et c’est le statu quo pour la Libye.

La baisse est notable en Algérie (- 23%), mais elle est entièrement imputable au secteur énergétique, qui représente le tiers de son portefeuille d’IDE, depuis 2003, tandis que les annonces dans les autres secteurs sont stables par rapport à 2009. Contrairement aux pays maghrébins, le Machreq suit une dynamique encourageante avec +40% en nombre de projets d’IDE et 5,7 milliards d’euros annoncés soit +14% par rapport à l’année 2009.

Les plus fortes hausses concernent le Liban, qui attire au premier semestre 2010 le montant total des annonces de 2009, et la Syrie, qui enregistre des annonces de 2,2 milliards d’euros au premier semestre 2010 contre 0,9 milliard d’euros pour toute l’année 2009, notamment grâce à l’investissement du chinois CNPC, qui rachète les actifs syriens de Shell, et de l’émirati Majid Al Futtaim (MAF) qui lance la construction d’un second centre commercial à Damas.

Les partenariats augmentent également signif icativement dans les pays du Machreq, qui rattrapent ainsi leurs voisins du Maghreb, en attirant un bon tiers du total des projets de partenariats au premier semestre 2010. «Un élément nouveau vient modifier les tendances enregistrées en 2009» souligne Anima.

L’origine des projets d’IDE varie significativement, avec l’arrivée des pays émergents comme nouvel acteur incontournable de l’IDE dans les pays MED. Ils apportent 29% des montants annoncés au premier semestre 2010 (soit 3,9 milliards d’euros), contre 11% en moyenne depuis 2003. La Chine arrive en tête de peloton, avec un portefeuille de projets variés (énergie, distribution, BTP, automobile, eau, etc.) bénéficiant à l’Egypte, Israël, la Syrie et la Turquie.

Les pays émergents bousculent ainsi le palmarès habituel, ravissant la deuxième place aux pays du Golfe. Les entreprises européennes, qui fournissent en moyenne plus de 40% des montants annoncés d’IDE dans la région depuis 2003, et qui ont bien résisté en 2009 avec 54% des flux d’IDE vers MED, n’apportent que 4,1 milliards d’euros au premiers semestre 2010 (30% du total).

Ce repli des européens ne semble cependant pas augurer un désengagement dans la région. Les investisseurs européens sont toujours largement en tête en nombre de projets initiés dans la région, avec 42% du nombre d’annonces d’IDE et la moitié des partenariats au premier semestre 2010.

Les IDE européens sont en moyenne plus modestes que ceux en provenance des pays émergents (22 millions d’euros de montant moyen contre 112 millions d’euros pour les pays émergents au premier semestre 2010), mais offrent un portefeuille plus diversif ié de projets, dont près du quart sont portés par des PME sur la période 2003- 2010, contre moins de 10% pour les pays émergents.

Source Afriquehebdo

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:27

On conserve les olives, le piment, on sèche la tomate, le poivron, l’ail et on congèle les petits pois et les haricots.

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La flambée des prix qui marque les produits alimentaires en cette période de jeûne, conjuguée à un pouvoir d’achat laminé, a contraint les ménages algériens à puiser dans leur imagination pour préserver leurs porte-monnaie.

Comment font alors les familles durant cette période hautement dépensière? «Les petits pois à 200 DA! J’en ai congelé près de 15 kg que je consommerai durant ce mois de Ramadhan», a confié, non sans fierté, Hadja Zhour à sa compagne, en remarquant le prix affiché sur les étals du marché de Bachdjerrah.

«Je savais que les prix allaient flamber et j’ai anticipé» ajoute cette ménagère sans cacher son plaisir d’avoir contourné cette flambée des prix. Les petits pois qui se vendaient au moment de la cueillette au printemps à 15 DA ravissent la vedette à la banane à l’approche du mois de Ramadhan.

De son côté, Fatima, une sexagénaire, raconte avoir garni son congélateur avec pas moins de 6 kg d’haricots verts. «Si je les ai payés à 30 DA le kg, en revanche elles caracolent actuellement à 120 DA en cette période de jeûne», indique-t-elle avec autant d’orgueil elle aussi.

Cela ne peut en être autrement puisqu’elle échappe ainsi à la flambée du prix de ce produit pour tout le Ramadhan.

Sans attendre les mesures du gouvernement pour juguler la flambée des prix durant le Ramadhan, sans attendre l’importation de la viande d’Inde ou de poulet, les Algériens, confrontés à l’envolée des prix, ont recours à la débrouillardise et à leur imagination.

Pour ainsi dire, ils optent pour le système «D». «J’achète une dizaine de kilos de tomate à bas prix et ma femme la fait sécher et on en consomme sans avoir recours au concentré de tomate», indique Hamid, chauffeur de taxi à Alger.

En effet, la conservation concerne également d’autres produits telle la tomate quand elle n’est pas gardée au frigo. D’autres font sécher d’autres aliments comme la viande.

Les pruneaux secs et le blé vert séché et concassé font également partie des habitudes culinaires de ce mois. Certaines familles ont su garder les habitudes gastronomiques d’antan.

On conserve aussi les olives, piments ainsi que multiples épices. Ces astuces traditionnelles et d’autres sont autant de moyens pour contourner la flambée insoutenable des prix. Toutefois, chaque année c’est la même histoire. Alors, il vaut mieux garder ces aliments en réserve pour les consommer pendant le Ramadhan que d’y subir l’inflation galopante.

Certains profitent de la période de sursis donné sur le marché par le bouillonnement des prix pour s’approvisionner en quantité suffisante de légumes, à bon marché qu’ils congèlent ensuite. Achetés à bas prix, ces produits que l’on ressort en période de disette ne peuvent qu’atténuer les dépenses en cette période de jeûne.

D’autant plus que le gouvernement s’avoue incapable de contrôler les marchés. Une augmentation des prix de denrées alimentaires tellement courante à cette période de l’année, qu’elle fait aujourd’hui autant partie du Ramadhan que la chorba traditionnelle de l’Iftar.
Les consommateurs se plaignent en vain, chaque année de la spirale qui tire sans cesse les prix des viandes et des fruits et légumes vers le haut.

Pour neutraliser l’inflation des denrées alimentaires pendant le Ramadhan, le gouvernement a tenté de réguler le marché, sans jamais y parvenir, en adoptant diverses mesures de contrôle.

Malgré quelques efforts déployés, le contrôle et la régulation des marchés sont loin d’être maîtrisés. Comme d’habitude, la spéculation sur les produits de première nécessité devrait donc se poursuivre jusqu’à l’Aïd, la fête qui marque la fin du mois sacré du Ramadhan. «Je ne sais pas ce que je vais faire pour l’Aïd», s’inquiète Rabah Abdelmoumen. Ramadhan vient de commencer et je suis déjà endetté.

Source L’Expression Mohamed Boufatah

Le Pèlerin

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