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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:00

Humour – Le Père Noël en Sibérie

pere-noel-en-russie.jpg

Un petit russe écrit au Père Noel :

" Cher Père Noel,

Mes parents sont très pauvres et je sais qu'ils ne pourront pas me faire de cadeau cette année; mais je ne demande pas grand chose, je veux juste pouvoir aller jouer avec mes copains dans la neige. Pour ca, il me faudrait un bonnet, une écharpe et des gants. Je sais que tu es très gentil et je te remercie d'avance cher Papa Noel. "

Il met sa lettre dans une enveloppe sur laquelle il écrit "Pour le Père Noel" et la poste.

La postière, en trillant le courrier, tombe sur cette enveloppe qui l'intrigue et lit la lettre. Toute émue, elle en parle à ses collègues et décide de faire une quête. Mais à la Poste non plus ils ne sont pas très riches. Ils réunissent à peine 200 roubles, tout juste de quoi acheter un bonnet et une écharpe qu'ils enveloppent dans un joli paquet cadeau pour l'envoyer au petit garçon, "de la part du Père Noel".

Quelques semaines plus tard, la postière tombe à nouveau sur une enveloppe du même type :

" Cher Père Noel,

Je te remercie beaucoup pour le bonnet et l'écharpe. Malheureusement, sans gants je n'ai pas pu jouer avec mes copains dans la neige. Mais je ne t'en veux pas cher Papa Noel, je sais bien que ce n'est pas de ta faute. "C'est surement encore ces encules de la Poste qui les ont piqués !!!!"

Le Pèlerin

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 06:48

Algérie - Djezzy : «100 DA = 100 Min»

  Djezzy.jpg

 

Encore du nouveau avec Djezzy : durant ce mois sacré de Ramadan, la nouvelle  promotion Ramadan Djezzy offre des appels gratuits vers OTA de minuit à 18h00 pendants 08 jours !! Cela à partir du 18.08.2010.

Avec une recharge minimum de 100DA l’abonné  bénéficie de 100 minutes de communications gratuites vers le réseau OTA de 00H à 18H valide 24 heures.
Ce n’est pas tout, une tarification exceptionnelle de 7 DA/min de 00H à 18H  vers tout le réseau en national, ainsi que 50 % de remise sur les frais d’accès pour le nouveau client si ce dernier achète sa puce dans l’un de nos CDS.

Cette promotion est simple et facile à utiliser : pour en bénéficier immédiatement, sans attendre, l’abonné doit simplement recharger puis composer *100# et choisir « Promo Control »  valide 24H.

« 100DA  de  frais de souscription à l’option »

Les abonnés Djezzy Control peuvent profiter de tous ces avantages autant de fois qu’ils le souhaitent sans conditions, ni limite pour partager un Ramadhan exceptionnel !

Source Horizons

Le Pèlerin

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 06:27

L’entourage du club égyptien semble, une fois de plus, s’être noyé dans «un verre d’eau» de manière ridicule.

JSK

 

L’empoignade retour prévue le 29 de ce mois au Caire entre le Club égyptien du Ahly et notre représentant en phase des poules de la Champion’s League Africaine, en l’occurrence la JS Kabylie, continue de faire des «vagues» du côté de la capitale égyptienne. Une énième mini- tempête du côté du Nil, née après la dernière déconvenue subie en terre kabyle par le «prestigieux» Ahly du Caire, et dont l’entourage immédiat actuel semble, une fois de plus, tout simplement s’être noyé dans «un verre d’eau» de manière ridicule. Pour preuve, après avoir quitté la ville de Tizi Ouzou en promettant aux Canaris de la JSK de leur faire vivre un véritable «enfer», dans une semaine au Stadium du Caire, voilà que subitement le Club ahlaoui annonce qu’il n’en sera rien. Les Egyptiens qui sont très coutumiers de volte-face, notamment quand les circonstances jouent en leur défaveur, continuent, une fois de plus de «souffler le chaud et le froid», avant l’arrivée prochaine de la JSK au Caire. Mais, apparemment, le fait important qu’ils se sentent aujourd’hui sous la menace sérieuse de la Confédération africaine de Football, serait derrière leur énième changement d’attitude envers le club kabyle. Certains joueurs du Ahly du Caire sont effectivement «exposés» à des sanctions, pour avoir agressé physiquement le juge de touche togolais, qui a signalé une position hors-jeu du joueur du Ahly, qui a inscrit le but à son équipe. Mais le plus malheureux dans toute «cette histoire», les «frères» du Ahly du Caire ont, à leur tour, tenté avec beaucoup de mauvaise foi, de «ternir» à tout prix l’image d’un club algérien, et à travers ce dernier, celui du football algérien. Quand des joueurs, et non des moindres, «se permettent» de dire qu’ils ne remettront plus les pieds en Algérie, alors que les dirigeants de la JSK, à leur tête le président Hannachi, leur ont pratiquement réservé un «accueil royal», il y a de quoi en rire plutôt que d’en pleurer aujourd’hui. Même l’ancien gardien de but des Pharaons et du Ahly, en l’occurrence Ahmed Shoubeir, aujourd’hui commentateur-animateur d’une émission sportive télévisée, a tout simplement demandé au Club ahlaoui d’agir de la sorte, car selon lui, il y va sérieusement cette fois-ci du prestige des deux pays frères et arabes. Et visiblement, aujourd’hui, il est vraiment inconcevable, tant du côté du Nil que celui de la capitale algérienne, de continuer à attiser le feu en permanence entre deux peuples «frères» que tout sépare malheureusement, depuis un certain 12 novembre 2009. Les agissements des frères Hossam Hassan, ainsi que ceux de Samir Zaher, ont sérieusement mis à mal les relations sportives et extra-sportives algéro-égyptiennes. Et apparemment, c’est loin d’être fini, à partir du moment où les dirigeants du Ahly du Caire ont tenté en vain de faire «rejouer le match» JSK-Ahly comme si la CAF était toujours «à leurs ordres». Même le Zamalek a, lui aussi, «emboîté» le pas à son éternel rival voisin ahlaoui, en décidant de se retirer d’une compétition nord-africaine présidée actuellement par l’Algérien Mohamed Raouraoua. Et comme cela ne suffisait pas et pour enfoncer davantage le clou, les Darawiches d’Al Ismaïli auraient, à leur tour, «émis» le voeu sincère de jouer la manche retour, prévue en Algérie face aux Canaris kabyles en septembre prochain, non pas à Tizi Ouzou, mais plutôt au stade du 5-Juillet. Une autre manière de «discréditer» le prestigieux club phare algérien, à un moment où l’on pensait «naïvement» de notre côté, que nos «amis», de longue date du Nil, avaient peut-être enfin compris que la loyauté et la fraternité en football valent plus que n’importe quelle défaite, chez nous en Algérie. En réalité, nos amis du Foot égyptien, se sont toujours noyés dans un verre d’eau, chaque fois qu’ils se sont fait battre «à la régulière», par une équipe de football algérienne.

Source L’Expression - Bachir Boutebina

Le Pèlerin

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 06:14

 L’énergie en Algérie - Plaidoyer pour une stratégie créatrice de richesses

centrale photovoltaique

 

«Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.» Guillaume d’Orange

«Nous devons investir davantage dans la valorisation de nos potentiels en hydrocarbures en intensifiant les efforts de recherches et d’exploration à travers le pays. J’en attends la présentation d’un véritable programme d’action, tout en précisant, dès à présent, que les propositions qui en seront retenues bénéficieront d’un appui financier public approprié.» Avant de donner un contenu aux orientations du président de la République, faisons un point rapide de la situation mondiale de l’énergie. Chacun sait que la crise actuelle marque l’essoufflement de la civilisation industrielle dont le modèle de développement repose sur l’utilisation débridée, voire le gaspillage des énergies fossiles: d’abord le charbon puis le pétrole et enfin le gaz. Celle-ci a permis de soutenir une croissance économique et démographique jusqu’alors jamais vue, donnant l’illusion que la croissance infinie dans un monde fini était possible. Cependant certains pays émergents étant dans la phase ascensionnelle consomment toujours plus. Ainsi la Chine est devenue le premier pays consommateur d’énergie dans le monde, devançant les Etats-Unis, rapporte le Financial Times dans son édition du 20 juillet. Les Chinois ont consommé en 2009 2 252 milliards de tonnes d’équivalent pétrole, soit environ 4% de plus que les Etats-Unis. Ce record doit être relativisé car de fait, rapporté à la consommation par habitant, l’Américain consomme autour de 7,8 tep/an et le Chinois pour sa part consomme près de 1,5 tep/an. Cette course effrénée est d’autant moins rassurante qu’on apprend que l’Arabie Saoudite, premier producteur mondial de pétrole, aurait mis un terme à la prospection sur son sol afin d’épargner ses richesses et les transmettre aux générations futures, selon une déclaration du roi Abdallah datée du 1er juillet 2010. Le roi Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud, a dit: «Je tenais une réunion de cabinet (...) Je leur ai dit que j’ai ordonné d’interrompre toute exploration pétrolière afin qu’une part de cette richesse soit préservée pour nos fils et nos successeurs, si Dieu le veut.» Pour rappel, en mai 2005, Matthew Simmons publiait Crépuscule dans le Désert, accusait l’Arabie Saoudite de grossièrement surestimer ses réserves d’or noir, de plus la production saoudienne a atteint son maximum, et risque de s’effondrer bientôt, faute de réserves suffisantes. L’Aramco a fourni quelques données précises pour la première fois de son histoire. La principale compagnie pétrolière mondiale (et de loin) a reconnu que les extractions de ses puits déclinent à grande vitesse: entre 5 et 12% par an. Depuis, l’Aramco n’a plus publié le moindre fait consistant sur ses réserves.(1)

C’est donc un fait, il y a déclin des réserves. D’après l’enquête publiée ici, le 23 mars, Glen Sweetnam, responsable de l’analyse économique au sein du DoE, admet qu’ «il existe une chance pour que nous fassions l’expérience d’un déclin» de la production mondiale de carburants liquides entre 2011 et 2015 «si les investissements font défaut». Par ailleurs, le Pentagone défend strictement la même hypothèse d’une «crise énergétique sévère» d’ici à 2015, comme l’indique un rapport de l’Etat-major inter-armées publié en mars.(2)

Il y a un prix à payer pour l’effet de serre induit par la combustion des énergies fossiles. Le réchauffement de la planète est-il devenu une réalité? Des phénomènes climatiques exceptionnels bousculent des pays entiers. En Russie, une canicule inédite a favorisé des incendies majeurs, le Pakistan est dévasté par des pluies diluviennes et au Groenland, c’est un gigantesque morceau de banquise qui a pris le large. Pour Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (Giec) ces phénomènes climatiques extrêmes sont en accord avec les prévisions du Giec sans toutefois pouvoir être reliés avec certitude au réchauffement de la planète. Le Giec s’est exprimé très clairement sur le caractère anthropique du réchauffement de la planète et sur ses conséquences possibles, mais il ne faut pas oublier que l’on reste dans le domaine des statistiques.(3)

Voilà l’état des lieux d’une planète bien abîmée! Quelles sont alors les stratégies mises en oeuvre pour pallier à la fois le manque imminent d’énergie mais aussi pour atténuer les effets des changements climatiques? Le recours aux énergies renouvelables s’avère de plus en plus comme une voie incontournable. Ainsi et comme l’écrit Bertrand d’Armagnac: «Les énergies renouvelables continuent de gagner du terrain dans le monde. Le montant des investissements en faveur des énergies renouvelables dans le monde en 2009 - 162 milliards de dollars - est quatre fois plus élevé que celui affiché en 2004. Sur le premier semestre, 65 milliards de dollars ont été dépensés en faveur des énergies vertes, en croissance de 22% sur la même période de 2009». Près de 50 GW de capacité de génération d’énergie verte ont été créés dans le monde, contre 40 GW en 2008. On apprend aussi que l’Europe envisage de porter de 20 à 30% la part des énergies renouvelables d’ici 2020. De plus, l’UE compte anticiper son objectif à long terme de baisse de 80 à 95% (!) de ses émissions d’ici 2050. Par ailleurs, en 2009, les énergies renouvelables ont fourni 18% de l’électricité consommée dans le monde, d’après REN21. L’évolution des dépenses en recherche, varie selon les régions. Sur les 119 milliards dépensés hors budget de R & D, la Chine a pris la tête du classement mondial avec 33,7 milliards de dollars, en augmentation de 53%. Sur la période 2005-2009, le rapport de REN21 montre que la puissance installée en éolien a progressé de 27% par an.»(4)

Du côté des pays en développement, on apprend l’installation d’une centrale solaire au Maroc de 1 MW dans le cadre du projet solaire initié par l’Allemagne. Pour rappel, ce projet est un projet éco-énergétique de grande envergure. Il s’agit de créer un réseau interconnecté alimenté par des centrales solaires du Maroc à l’Arabie Saoudite (également relié via Gibraltar) et des câbles sous-marins à l’Europe. La surface totale des déserts sur la planète entière fournirait plusieurs centaines de fois l’énergie utilisée actuellement. Couvrir 0,3% des 40 millions de km² de déserts de la planète en centrales thermiques permettrait de couvrir les besoins électriques de la planète en 2009 (18.000 TWh/an). Dans le même ordre, un parc éolien d’une capacité de 140 MW avec 165 aérogénérateurs a été inauguré à Tanger début juillet. Le Maroc a pour ambition d’assurer 42% de sa production énergétique, à raison de 14% par l’éolien, 14% par le solaire et 14% par l’hydraulique. En Tunisie, le ministère de l’Industrie a fixé un objectif de 500.000 m² de panneaux installés d’ici 2011. Dans ce contexte, la Tunisie a élaboré un programme quadriennal couvrant la période 2008-2011 dans l’objectif de réaliser une économie de l’énergie primaire de 20% à l’horizon 2011, soit l’équivalent de 2 millions de tep. Rappelons que la Tunisie a bénéficié avec le concours du Pnud d’un plan pour l’installation de plusieurs milliers de chauffe-eau solaires

Qu’en est-il de l’Algérie?

Nous lisons dans un Rapport de la Creg sur les besoins en gaz, aboutir à une conclusion étonnante. «L’Algérie cessera d’exporter du gaz à partir de 2017-2018. Les principaux gisements de gaz, Hassi R’mel, Alrar, Stah, ont été malmenés.» Différentes sources concordantes font état d’une production de gaz en voie d’essoufflement en raison de l’intensification de l’extraction de gaz depuis 2000, non compensée par des découvertes majeures d’hydrocarbures. En effet, dans le rapport de la Creg, intitulé «Programme indicatif d’approvisionnement du marché national en gaz, on peut lire que les besoins domestiques vont passer de 26 milliards de mètres cubes en 2008, 28 milliards de mètres cubes en 2009 (estimation) à 62 milliards de mètres cubes en 2018 dans un scénario fort (54 milliards de mètres cubes dans le scénario moyen). La répartition de la consommation globale sur toute la période dans un scénario moyen montre que près de 52% sont consommés par les clients industriels, 31% par les centrales électriques et seulement 18% par la distribution publique.» En matière de découvertes et d’accumulations de gaz, les résultats sont modestes. «On n’a découvert que de petits et moyens gisements (pendant la décennie 2000)», déclarait dans un entretien à la Tribune l’ex-président aval, Belkacem Boumediène. (...) Il faudra donc inverser la tendance rapidement. En révisant à la baisse le programme pétrochimique de Sonatrach, par l’annulation de certains projets, l’intensification des investissements d’exploration en vue de renouveler les réserves, en menant une politique beaucoup plus ambitieuse d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables.» (5)

Hakim Derbouche, un spécialiste de l’énergie travaillant en Grande-Bretagne abonde dans le même sens et estime que le rythme des découvertes ne compense pas l’épuisement des réserves. Ce que nous avons toujours clamé.: «Les prévisions de la Creg en matière de besoins du marché national en gaz à l’horizon 2017/8, ainsi que sur des déclarations faisant état de «l’essoufflement» de certains gisements gaziers, dont Hassi R’Mel. La politique actuelle d’utilisation du gaz naturel sur le marché national mériterait d’être revue La demande croissante en électricité reflète non seulement la dynamique économique et démographique qu’a enregistrée l’Algérie ces dernières années, mais aussi et surtout le fait que les prix de cette énergie restent artificiellement bas (parmi les plus bas en Méditerranée). (...) Enfin, il me semble qu’il y a énormément de travail à faire pour le développement de nouvelles sources d’énergie, tant nécessaires, qu’elles soient renouvelable ou nucléaire. Le potentiel de l’Algérie est bien connu dans ce domaine. Le plus tôt le gouvernement adoptera une stratégie résolue dans ce domaine, et développera les outils législatifs et réglementaires nécessaires, le mieux ça sera pour l’avenir énergétique et économique de notre pays.(6)

Les énergies renouvelables représentent actuellement moins de 0,1%? De plus, les achats débridés d’appareils électriques bas de gamme donc gros consommateurs, ne sont pas contrôlés du fait que le ministère du Commerce n’a aucun instrument juridique ou législatif interdisant d’acheter par exemple, des climatiseurs ou des frigidaires gros consommateurs d’énergie. Il en est de même, dans un autre registre mais toujours dans le cadre des économies d’énergie, des voitures importées qui, pour la plupart, ne sont pas acceptées en Europe car dépassant la norme de 130 g de C02 par km.
En Algérie, la moyenne des voitures est autour de 150 g de CO2 par km, soit une surconsommation de 15%. A seulement 300 dollars le m3. C’est au total 400 millions de dollars de gagné!! De quoi rénover totalement le système éducatif dans son ensemble. De plus, il est scandaleux que l’Algérie continue à importer pour près de 250 millions de dollars du gasoil alors qu’elle a des quantités importantes de GPL boudées par les consommateurs du fait de la faible différence entre le prix du gasoil et le GPL! Si nous ajoutons à cela que l’énergie est gratuite, qu’elle n’est pas vendue à son juste prix, d’où le gaspillage d’eau (une bouteille d’eau minérale coûte 5 m3 d’eau potable).

Une recharge d’un portable que 1 citoyen gaspille allégrement coûte 500 DA, soit 22 m3 d’essence en Europe, c’est 3,5 litres!). Allez donc parler d’économie d’énergie quand le budget de l’Aprue en charge des économies d’énergie est insignifiant devant celui des opérateurs téléphoniques. En clair, nous n’avons pas de cap!

Imaginons, à Dieu ne plaise, que nous continuons sur la lancée actuelle; gaspillage et production débridée d’hydrocarbures, nous arrivons en 2030: les hydrocarbures ont disparu, 45 millions d’habitants, un système éducatif à l’égyptienne, une pléthore de diplômés sans valeurs, la majorité de la population vivra dans les villes croyant à une meilleure qualité.

Les campagnes sont abandonnées. Pas de récolte significative en 2010, 70% du blé était importé grâce aux barils de pétrole. Nous ne savons plus rien faire, l’Algérie est devenue une zone grise à la somalienne. C’est la guerre de tous contre tous, les ressources provenant des hydrocarbures seront marginales. Nous n’avons plus d’argent du fait que la rente n’est plus au rendez-vous.

Notre consommation d’énergie va chuter brutalement. Nous serons amenés à vendre de vastes étendues à des multinationales qui feront du blé que nous verrons traverser le pays pour aller au port comme cela se fait dans certains pays africains actuellement.

Il n’est pas encore trop tard

Que faut-il faire pour conjurer le sort? Nous avons deux décennies devant nous pour tenter de sauver l’Algérie en démarrant maintenant. Nous voyons de grands pays pétroliers comme l’Arabie Saoudite qui freinent leur production d’énergie et pensent aux générations futures. Imitons-les pour une fois! Imaginons que l’on veuille faire une projection à 2030, la population sera d’environ 45 millions d’habitants en supposant une amélioration du cadre de vie sur la lancée actuelle, on peut penser à une consommation de 2500 kWh /hab contre 1000 actuellement.
Il nous faudra alors 120 TWh, soit l’équivalent de 25.000 MW contre 9000 MW actuellement. Avec quoi elles fonctionneront si on sait que les réserves de gaz au rythme du gaspillage effréné actuel seront épuisées dans 20 ans?

Qu’attendons-nous pour mettre en place un modèle énergétique flexible qui nous indique la marche à suivre. On ne peut pas imaginer toutes les retombées positives d’une stratégie énergétique qui concernerait tous les secteurs (énergie, eau, environnement, transport, agriculture, habitat, éducation nationale et société civile)

L’Université a une responsabilité particulière, elle doit être partie prenante de cette stratégie, revoir les programmes pédagogiques pour former utiles, c’est-à-dire des créateurs de richesse. Ce sont des dizaines de milliers de projets initiés dans le cadre de start-ups de l’énergie, coparrainées par l’industrie et l’Université. Nous produirons alors algérien et consommerons algérien. Le patriotisme économique n’est pas passé de mode. L’utilisation rationnelle de l’énergie, l’investissement à marche forcée dans le renouvelable mais aussi un coup d’arrêt concernant la production débridée d’hydrocarbures sont les plus sûrs garants de la pérennité de l’Algérie.

  1. Matthieu Auzanneau:
  2. Le roi Abdallah annonce l’arrêt de l’exploration pétrolière en Arabie Saoudite http//lepetrole.blog.lemonde.fr. 7 juillet 2010
  3. 2. Matthieu Auzanneau: Choc pétrolier imminent: le département de l’énergie US refuse de commenter sa propre hypothèse 21 avril 2010 http //petrole.blog.Lemonde.fr
  4. 3. «Nous risquons d’être de plus en plus confrontés à des phénomènes climatiques exceptionnels» Le Monde.fr 12.08.10
  5. 4. Bertrand d’Armagnac: Les énergies «vertes», en 2009. Le Monde 15.07.10
  6. 5. Khaled R.: Conséquence de la politique ruineuse de Chakib Khelil: L’Algérie cessera d’exporter du gaz en 2017! Liberté Lundi 26 juillet 2010
  7. 6. Hakim Darbouche: Perspectives d’exportation de gaz de l’Algérie: des défis, certes, mais pas de dernier mot encore.

 Source L’expression - Pr Chems Eddine Chitour

Le Pèlerin

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 06:02

Algérie - Auditions des ministres - Le président Bouteflika veut faire des Hauts-Plateaux le grenier agricole de l’Algérie

cereales souk ahras

 

Le président Abdelaziz Bouteflika poursuit l’audition de ses ministres. Il a reçu, mercredi 18 août, celui des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal. Après avoir écouté l’exposé du ministre sur les réalisations et les projets futurs de son secteur, le chef de l’Etat a indiqué que « la politique de mobilisation et d'utilisation des ressources hydriques sera résolument orientée vers le développement et l'extension de l'agriculture irriguée, seule garant de la sécurité alimentaire du pays », selon le compte-rendu officiel.

Le chef de l’Etat a expliqué que « les réalisations des barrages et des grands transferts seront concentrées dans la région des Haut-Plateaux qui constitue l'espace où doit s'opérer le développement agricole et le renouveau rural de l'Algérie ». Dans son exposé, M. Sellal a évoqué le projet transfert des eaux souterraines du nord Sahara vers les hautes plaines sétifiennes avec la réalisation de trois barrages, dont les travaux « avancent à un rythme soutenu ».

Le chef de l'Etat a instruit le gouvernement en vue du renforcement des capacités d'encadrement et de maîtrise d'ouvrage, notamment dans les domaines de management des projets hydrauliques et d'exploitation d'ouvrages et d'infrastructures réalisés au prix d'un grand effort de la Nation. M. Bouteflika a affirmé que « le véritable défi du futur, est celui de l'économie de l'eau ».

Le chef de l’Etats s’est montré satisfait du bilan présenté par le ministre des Ressources en eau. Ce dernier a fait état de la réception et la mise en service en 2010 de nombreuses réalisations et infrastructures, dont sept nouveaux barrages pour une capacité additionnelle de plus d'un milliard de m3, deux grands transferts et de six adductions d'eau potable, deux usines de dessalement d'eau de mer d'une capacité de 300.000 M3/jour à Skikda et à Beni Saf (Ain Temouchent), cinq stations d'épuration dans les villes d'Ain-Turk (Oran), El-Eulma (Sétif), Annaba, Mila et Saida.

Ces projets ont permis de porter à 93% le taux de raccordement aux réseaux d'alimentation en eau potable (AEP) en Algérie, selon M. Sellal. « La dotation quotidienne en eau potable par habitant, est passée à 168 litres distribués quotidiennement dans plus de 70% des chefs-lieux de communes, en même temps que la distribution en continu (H24) commence à devenir une réalité dans plusieurs grandes villes », a-t-il ajouté.

Le ministre a précisé que 86% des foyers sont aujourd'hui raccordés aux réseaux publics de collecte des eaux usées. « Avec une capacité installée en stations d'épuration de 600 millions de m3/an, l'Algérie est actuellement en mesure de traiter 80% des rejets d'eaux usées », a-t-il dit.

Le ministre a indiqué que le grand projet d'alimentation en eau potable de Tamanrasset à partir de la nappe d'In-Salah sera mis en service au premier trimestre 2011 et fait état d’un programme de réalisation de 13 stations de dessalement de l’eau de mer d’une capacité totale de 2,26 millions de m3/j.

Le programme d’investissement 2010-2014 comprend également la réalisation de 19 nouveaux barrages et des études de diagnostic et de travaux de réhabilitation des réseaux d'alimentation en eau potable de 37 villes du pays, la réalisation de 44 stations d'épuration et de 42 stations de lagunage, ainsi que l'achèvement de deux grands projets de protection contre les inondations à Bab El Oued et Ghardaïa.

Source: TSA.

Le Pèlerin

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 05:52

Humour - Les trois Samouraïs...

Samourai-Japon.jpg

C'est trois samouraïs qui veulent mesurer leur adresse au sabre. Ils se choisissent un juge qui sera le gage de l'équité de la joute qui va se dérouler entre les 3 guerriers.

Le juge qui s'y connaît en tournoi de samouraïs leur a apporté de quoi se mesurer: Il ouvre une petite boite dans laquelle il y a une mouche. Le katana du samouraï sort de son fourreau en un éclair, et la mouche retombe sur le sol, coupée en deux!

Le juge est satisfait par cette première performance, et il félicite le premier samouraï. Lorsque le deuxième samouraï est prêt, le juge ouvre une nouvelle boite et laisse s'envoler une autre mouche. Cette fois-ci, le deuxième samouraï donne deux coup de sabre dans l'air, et la mouche retombe, coupée en quatre!

Cette fois, le juge est vraiment impressionné. Et il le dit au deuxième samouraï. Mais il reste un troisième concurrent. Lorsque celui-ci est prêt, le juge ouvre sa troisième boite contenant une troisième mouche... Le samouraï sort son sabre et dessine une arabesque dans l'air, et range son sabre, mais la mouche continue à voler... Le juge dit alors :

- Mais la mouche vit toujours !

- C'est vrai, répond le troisième samouraï, Mais elle ne pourra plus jamais se reproduire.

Le Pèlerin

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 05:45

Algérie - Le président Bouteflika préside une réunion d'évaluation du secteur des Ressources en eau : «Le véritable défi du futur est celui de l'économie de l'eau»

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Dans le cadre des auditions annuelles qu'il dirige sur les activités des différents départements ministériels, M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a présidé une réunion restreinte d'évaluation consacrée au secteur des Ressources en eau.  Au cours de cette audition, M. le ministre des Ressources en eau a présenté une situation d'ensemble du secteur de l'hydraulique comprenant un bilan des réalisations de l'année en cours ainsi qu'un exposé sur le lancement du programme quinquennal de développement 2010-2014.

Au cours de l'année 2010, le secteur a enregistré la réception et la mise en service de nombreuses réalisations et infrastructures, dont les plus importantes sont:

- la mise en service de sept nouveaux barrages pour une capacité additionnelle de plus d'un milliard de m3. Il s'agit des ouvrages de Koudiat Acerdoune (Bouira), Boussiaba (Jijel), Kissir (Jijel), Douéra (Alger), Bougous (El-Tarf), Saf-Saf (Tébessa) et Kerrada (Mostaganem),

- l'entrée en exploitation de deux grands transferts et de six adductions d'eau potable,

- la réception de deux usines de dessalement d'eau de mer d'une capacité de 300.000 M3/jour à Skikda et à Beni Saf (Ain Temouchent), ainsi que de leurs aménagements en aval,

- la mise en service de cinq stations d'épuration dans les villes d'Ain-Turk (Oran), El-Eulma (Sétif), Annaba, Mila et Saida,

- l'achèvement des travaux de protection des villes de Sidi Bel Abbès  et Batna contre les inondations,

- la réalisation et l'équipement de quatre grands périmètres d'irrigation sur une superficie additionnelle de 9.312 hectares.

La mise en service de ces différentes installations et infrastructures s'est traduite sur le terrain, par une nette amélioration des indicateurs du développement humain en matière de ressources en eau. Ainsi, le taux de raccordement aux réseaux d'alimentation en eau potable (AEP) est actuellement de 93%. La dotation quotidienne en eau potable par habitant, est passée à 168 litres distribués quotidiennement dans plus de 70% des chefs-lieux de communes, en même temps que la distribution en continu (H24) commence à devenir une réalité dans plusieurs grandes villes.

Concernant le volet assainissement, 86% des foyers sont aujourd'hui raccordés aux réseaux publics de collecte des eaux usées. Avec une capacité installée en stations d'épuration de 600 millions de m3/an, l'Algérie est actuellement en mesure de traiter 80% des rejets d'eaux usées.

Une attention particulière a été accordée par M. le président de la République à l'état d'avancement des grands projets, notamment:

- le grand projet d'alimentation en eau potable de Tamanrasset à partir de la nappe d'In-Salah qui doit être mis en service au premier trimestre 2011,

- le projet de transfert vers les hautes plaines sétifiennes avec la réalisation de trois barrages, dont les travaux avancent à un rythme soutenu,

- le programme de dessalement d'eau de mer qui comprend la réalisation de 13 stations et de leurs aménagements en aval pour une production de 2,26 millions de m3/j, a été lancé et connaît un avancement effectif sur le terrain,

- l'extension du système Béni Haroun par la réalisation de l'interconnexion des cinq barrages le composant, et dont les travaux viennent de débuter.

Les composantes du programme quinquennal 2010-2014 du secteur des Ressources en eau ont également été passées en revue. Elles devront contribuer à la consolidation des résultats obtenus par le secteur et asseoir une réelle gestion intégrée de l'eau dans ces différents usages domestique, agricole et industriel.

Les actions majeures du programme de développement 2010-2014 dans le domaine des ressources en eau, sont les suivantes :

- en matière de mobilisation des eaux superficielles, la réalisation de 19 nouveaux barrages. En 2010, quatre barrages ont été lancés en travaux: Béni Slimane (Médéa), Z'hor (Skikda), Saklafa (Laghouat) et Soubella (M'sila) et quatre ont été lancés en appel d'offre au cours de la même année : Djdiouia (Relizane), Taht (Mascara), Souk Tléta (Tizi Ouzou) et Djerda (Souk Ahras),

- les travaux des barrages Kaf Eddir (Tipaza), Ourkiss (Oum El Bouaghi), Tabelout (Bejaia), Draâ Ediss (Sétif), Mehouane (Sétif) et Tagharist (Khenchela), avancent conformément aux délais impartis,

- un programme national d'étude de diagnostic et de travaux de réhabilitation des réseaux d'alimentation en eau potable de 37 villes du pays,
- la réalisation de 44 stations d'épuration et de 42 stations de lagunage, ainsi que l'achèvement de deux grands projets de protection contre les inondations à Bab El Oued et Ghardaïa,

- Les travaux d'aménagement hydro-agricole sur une superficie globale de 40.281 hectares et la réhabilitation de périmètres d'irrigation existants sur une superficie de 19.800 hectares,

- la poursuite de la mise en œuvre des réserves stratégiques régionales des ressources hydriques par la combinaison des ressources superficielles, souterraines et non conventionnelles et la poursuite de l'option de l'interconnexion des grands barrages du pays, identifiés comme noyau régional stratégique (Gargar à l'ouest, Koudiat Acerdoune au centre, et Béni Haroun à l'est),

- en gestion décentralisée, il s'agit de divers projets d'alimentation en eau potable, d'assainissement, de protection contre les inondations, de construction de stations d'épuration, de forages et de retenues collinaires.

Intervenant à la fin de l'évaluation du secteur, le président de la République a relevé les progrès indéniables enregistrés par le pays en matière de mobilisation de la ressource en eau en réponse aux besoins de la population dans ce domaine. Le chef de l'Etat a appelé à la poursuite des efforts menés en la matière, rappelant que "l'eau est le socle de toute entreprise civilisatrice et de développement surtout dans un pays semi-aride comme le notre, soumis, de manière chronique, au stress hydrique et à l'aléa climatique".

Le président de la République a ajouté que "ces résultats probants en matière d'alimentation en eau potable et d'assainissement, sont autant de motifs d'encouragement pour la poursuite de la modernisation et l'extension des réseaux pour offrir à tous les citoyens le même service public de l'eau".  Après avoir mis l'accent sur l'importance du facteur des ressources humaines dans la mise en oeuvre de cet ambitieux programme, le chef de l'Etat a instruit le gouvernement en vue du renforcement des capacités d'encadrement et de maîtrise d'ouvrage, notamment dans les domaines de management des projets hydrauliques et d'exploitation d'ouvrages et d'infrastructures réalisés au prix d'un grand effort de la Nation.

La politique de mobilisation et d'utilisation des ressources hydriques sera résolument orientée vers le développement et l'extension de l'agriculture irriguée, seule garant de la sécurité alimentaire du pays. Les réalisations des barrages et des grands transferts seront concentrées dans la région des Haut-Plateaux qui constitue l'espace où doit s'opérer le développement agricole et le renouveau rural de l'Algérie.

Enfin, le président de la République a affirmé que "le véritable défi du futur, est celui de l'économie de l'eau", soulignant que "si l'Etat a fait du droit à l'eau une réalité pour les Algériennes et les Algériens, les citoyens, de leur côté, doivent adhérer à une démarche solidaire et équitable de l'économie d'une ressource rare et fragile".

Source Horizons

Le Pèlerin

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 05:23

Algérie - Des centaines d’enfants en bénéficient 

Colonies ramadanesques à Tipasa

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Après les enfants d’Illizi dont beaucoup ont vu la mer pour la première fois, 250 enfants démunis de Tipasa, Alger et Blida, orphelins et victimes de la tragédie nationale âgés de 8 à 14 ans, voire 16 ans avec dérogation d’âge, ont bénéficié, du 21 juillet écoulé au 4 du mois en cours, d’un séjour de détente à la résidence Ibtissama (le sourire) de Oued Sebt, Gouraya-Tipasa. Près de 250 autres bénéficieront des mêmes avantages. Mais la spécificité pour cette 3e session, c’est sa concomitance avec le mois de ramadan où les enfants et les encadreurs jeûneront 10 jours avant de rentrer chez eux.

Action de solidarité

Les colonies de vacances pour les enfants issus de milieux défavorisés, en situation d'exclusion, sont une occasion pour sortir de l'isolement et vivre comme les autres, tout en apprenant à être plus autonome...

La 3e session de la colonie de vacances coïncide cette année avec les 10 premiers jours du mois sacré de ramadan au niveau des 5 résidences de solidarité de la wilaya de Tipasa. Les programmes quotidiens sont maintenus et les enfants profitent des bienfaits de la plage et des soirées plutôt «ramadanesques» tout au long de leur séjour. «Cette session a été maintenue et a lieu le plus normalement possible», nous a assuré le Directeur de l’action sociale (Das) de Tipasa, Abdelkrim Barima, organisateur de cette colonie. Dans ce lieu privilégié, les enfants peuvent pratiquer des loisirs sur de nouveaux espaces, développer le sens de l'autonomie et de la responsabilité, se valoriser... Ils sont accueillis du 6 au 20 du mois en cours et cela n’engendre aucun changement au niveau des activités de la résidence sauf le décalage de certains programmes, selon notre interlocuteur. Selon lui, ramadan n’est pas une contrainte pour l’organisation de colonies de vacances au profit des enfants. «Nous avons déjà vécu cette expérience il y a près de 30 ans», nous a-t-il précisé. Partageant le même avis, l’ex-inspecteur de colonies de vacances de l’éducation nationale, Ammar Khorsi, rencontré à cette résidence, a souligné : «Le mois sacré de ramadan n’a jamais été un empêchement pour nous. L’expérience de la jeunesse et des sports en 1979 nous avait beaucoup marqués. Nous avions passé de très bons séjours avec les enfants dans des colonies de vacances durant le ramadan justement. En outre, ce mois a son charme dans une colonie de vacances.»

M. Khorsi se souvient de son expérience de 1979 en tant que directeur stagiaire d’une colonie de vacances à l’époque au niveau de Staouéli (Alger). «A cette époque, la session durait 21 jours. On suivait les mêmes programmes que ceux suivis durant les jours ordinaires notamment pour les enfants qui prenaient leurs repas et goûters le plus normalement durant la journée.» Selon le directeur de l’action sociale de Tipasa, Abdelkrim Barima, cette expérience est une première après 30 ans : «On a confectionné un programme spécial ramadan. Les enfants jeûneurs sont sous une constante surveillance et les veillées sont plus longues.» Pour la précédente session (la 2e), la même résidence Ibtissama de Oued Sebt avait accueilli 250 enfants entre 8 et 14 ans, voire 16 ans avec dérogation d’âge, venus des wilayas de Tipasa, d’Alger et de Blida qui ont, dès leur arrivée à l’entrée principale de la résidence, été reçus avec une grande ibtissama du staff d’encadrement, dont le directeur Lazhar Bouali, dit le général, dans une ambiace musicale au rythme de chants de bienvenue, chapeautés par le Dj Abdelghani Khorchi. Le Das qualifie de «réussite» l’expérience de ce type de résidence de solidarité, lancée l’année dernière.

A la découverte de nouvelles régions

16 enfants de hay Oued Sebt, où se trouve la résidence de solidarité, ont été intégrés dans cette colonie pour bénéficier des mêmes avantages que les colons venus d’autres régions. Ils ont été accueillis comme ces derniers munis de leurs dossiers complets y compris la couverture sociale et leurs matelas. «Nous avons, à de nombreuses occasions, noté la curiosité des enfants des quartiers avoisinant nos centres de vacances qui venaient suivre nos activités à travers les grillages et les portes d’entrée, notamment durant les soirées», nous a révélé le directeur de l’action sociale. Ainsi, pour permettre à tous les enfants de la wilaya de Tipasa de profiter de la plage, notamment ceux des zones les plus déshéritées, en l’occurrence les communes montagneuses et rurales, le DAS leur offre un séjour de vacances. Pour la réalisation de cette action une manne financière de 1 million de dinars (frais de repas, encadrement et assurance), selon le DAS de la wilaya, entre dans le cadre du plan bleu lancé l’année dernière. En effet, une centaine d’enfants bénéficient quotidiennement de sorties en mer, selon M. Barima au niveau de Chenoua plage.

A Tipasa, plus de 3 000 enfants – même ceux habitant à proximité de la mer – ont été concernés ...

De petits nationalistes

13h15, un calme absolu règne dans la résidence. Les enfants font la sieste avant le goûter de 16h et la sortie pour la préparation de la veillée. «La sieste n’est pas vraiment obligatoire, mais nous avons convaincu les colons des bienfaits de ce repos afin qu’ils soient en forme pour les activités de l’après-midi et la préparation de la veillée », nous explique le directeur de la colonie, le général Lazhar. A la question de savoir quelles sont les activités que les enfants préfèrent, les encadreurs nous ont répondu : «On leur inculque certains programmes sur la citoyenneté. Ils sont déjà prêts. Ils adorent chanter l’Algérie et les chansons des Verts. Saâdane et l’équipe nationale ont beaucoup fait dans ce sens et nos colonies sont sur la même lignée à travers nos activités quotidiennes mais tout en les dépaysant du climat de l’école bien sûr !»

3 366 enfants en vacances cet été à Tipasa

Les départs familiaux sont souvent inaccessibles aux personnes démunies et celles qui perçoivent de petits salaires.

La direction de l’action sociale de Tipasa organise depuis le début de la saison estivale, 5 résidences de solidarité au profit de 3 366 enfants démunis, handicapés et victimes de la tragédie nationale venus en particulier des wilayas de l’intérieur et du Sud. Ces colonies sont réparties au niveau de Douaouda, El Hamdania (Cherchell), Messelmoun, Oued Sebt et Gouraya. Après la prise en charge de quelque 250 enfants démunis de la wilaya de Illizi du 5 au 19 juillet écoulé, dont beaucoup ont vu la mer pour la première fois, la 2e session a regroupé, du 21 juillet au 4 du mois en cours, 250 autres enfants dont des démunis, des orphelins et des victimes de la tragédie nationale. La résidence Ibtissama est encadrée par une équipe pédagogique de 29 universitaires - licenciés et magistères - dont 19 femmes et une psychologue. Selon le «général», la résidence n’a eu aucun problème avec ces enfants ni avec les encadreurs. La 2e session a vu l’implication de certaines associations à caractère social. Ce qui est nouveau cette année c’est que le ministère de la Solidarité a permis, selon le directeur de l’action sociale, aux associations aux objectifs sociaux de s’intégrer dans les colonies de vacances, à l’image de l’association Kefil el yatim, Djazaïrouna et Les enfants des moudjahidine. Ces résidences, selon notre interlocuteur, suivent des programmes de détente couronnés de leçons sur la citoyenneté (chants nationaux, l’hymne national.) et d’éducation. «Ces derniers temps, les enfants semblent de plus en plus avoir cet esprit de citoyenneté et d’amour du pays et de l’emblème national», a-t-il soutenu. Ahmed, directeur pédagogique, note que ces enfants ont davantage besoin d’affection. «Nous avons procédé à la sélection des chansons et des activités. Par exemple, les chansons qui rappellent la mère ne passent pas car nous avons des orphelins de mère. Nous avons sélectionné un programme pédagogique spécial, dont des soirées culturelles, la belle maison et autres», nous a-t-il précisé. Pour le mois de jeûne, «on a prévu un programme spécial ramadan où le style religieux s’impose. Les enfants qui ne jeûnent pas activent le plus normalement possible et ont leurs repas ; les jeûneurs mangent avec nous.»

A propos des contraintes rencontrées, le «général» a tenu à rappeler le manque de moyens de transport de solidarité «tadamoun». Afin de permettre aux enfants de profiter au maximum de leur séjour et des déplacements tout en découvrant d’autres plages et d’autres lieux touristiques et historiques, comme le musée du Moudjahid d’Alger, un bus doit être mis à leur disposition durant tout le séjour. Il a applaudi, par ailleurs, l’initiative d’un citoyen d’Oued Sebt qui a permis l’acheminement de l’eau au niveau de la résidence directement du château d’eau. «Le volet hygiène, sécurité et santé est assuré dans notre résidence», s’est-il félicité. Le DAS a émis le vœu de voir, un jour, son secteur détenir ses propres centres de vacances. L’organisation d’une colonie au sein d’une école primaire, cela ne permet pas à l’enfant de se dépayser, selon notre interlocuteur. «Il sent toujours qu’il est dans une école et pas dans un centre de vacances. La classe est alors transformée en chambre...».

Ne pas rater la pomme soufflée du chef !

du ramadan, nous avons voulu partager le déjeuner des enfants à Oud Sebt. Au menu, le chef Benghachia Mohamed, cuisinier dans une grande société pétrolière étatique et au niveau des colonies depuis 1981 nous a préparé, ce jour-là, des spaghettis à la sauce tomate et du merlan entier accompagné d’un hors-d’œuvre varié. Le menu de la semaine, selon notre chef cuisinier, est très équilibré. «Les enfants adorent la pomme soufflée à base de pâte à chou et de pomme de terre et œufs», lance l’aide cuisinier, Bouarfettine Mohamed, professeur de mathématiques au CEM Larhat (Damous).

Hamid, un jeune de 23 ans, le 2e aide-cuisinier de Messelmoun n’arrêtait pas de rire. «Il est cuisinier diplômé et gagne sa croûte dans des fêtes familiales.»

C’est très passionnant de travailler avec des enfants et de leur préparer ce qu’ils aiment.» Après le petit déjeuner et la levée des couleurs, les enfants se préparent à faire des plongées fantastiques, gymnastiques et artistiques pour fasciner leurs amis à la plage de Oued Sebt, à quelques mètres de leur résidence. Tout cela, après avoir fait leur lit pour avoir un plus dans le cadre d’un petit concours «La Belle Maison» organisé au niveau de la colonie. Ce jour-là, la mer trop agitée, les enfants se sont uniquement mouillés sous l’œil très attentif des encadreurs et du surveillant de baignade, Arbia Salah, qui nous assure : «Aux deux précédentes sessions heureusement, aucune noyade n’a été déplorée, mais tout de même cette plage est dangereuse du fait de la profondeur de ses eaux et du manque de surviellance, pourtant mitoyenne à la résidence. Ces enfants ont besoin de plus d’activités, notamment au niveau de la plage... Une colonie de vacances dans l’esprit d’un enfant équivaut à la plage... Et surtout une mer où il peut nager sans souci.»

Après le dessablage, les colons s’installent directement sur leur lit pour un repos de 10 à 20 mn, une sorte de cure de santé avant le repas, selon M. Foudil, l’un des encadreurs.

A quand le retour des colonies de l’Education nationale ?

Ammar Khorsi, ex-inspecteur chargé du contrôle des colonies de vacances des œuvres sociales de l’éducation nationale de passage au centre de vacances Ibtissama de Oued Sebt, se désole, fort de ses 8 ans d’expérience dans le domaine du contrôle des colonies, de la disparition depuis 3 ans des colonies de vacances au profit des enfants de l’éducation nationale, lancées pour la première fois en 1995. Il appelle en tant qu’organisateur et cadre au niveau de l’Ugta à la relance dans les plus brefs délais de ces séjours pour enfants. «Pourtant, nous avons les moyens matériels et les ressources humaines, sachant que plus de 15 000 encadreurs ont été formés à cet effet. Ils étaient tous issus de l’éducation nationale. Les centres d’accueil des enfants ou dans les établissements scolaires ne manquent pas non plus.» En 2007, par exemple, nous avions fait bénéficier quelque 4 000 enfants d’un séjour, notamment les enfants du Sud et de l’extrême-sud, des régions où les températures atteignent parfois les 50° à l’ombre. «On les prenait en charge par avion aller-retour et par bus pour les régions plus proches.»

Un encadreur appelé «elmarihe»

Le grand sourire ne quittant pas son visage, à 63 ans, Guettaf Mohamed, vice-directeur du centre, est également ce poète grand «fan» de l’équipe nationale de foot. On l’appelle «elmarihe» car il a le sourire quelles que soient les circonstances : «Je garde le sourire car je suis en face d’une catégorie très spéciale qui attend de nous un sourire et une affection. Ce sourire, je le donne à longueur d’année à mes 11 enfants», nous a-t-il dit les larmes aux yeux. Ce retraité de l’éducation nationale à Ghardaïa efface rapidement ses larmes cachées sous son chapeau pour crier haut et fort : «J’aime les enfants et que vive l’Algérie !!! 1, 2,3 viva l’Algérie !!» Le chef de Moustfaoui, nous parle des veillées et des activités organisées à tout prix pour faire rire les enfants. «Ils sont comme nos enfants et nous sommes là pour leur offrir tout notre amour et tout notre savoir-faire en matière d’éducation et de comportement dans la vie quotidienne ainsi que les loisirs.» Le médecin de la résidence, lui, n’a eu de cesse de dire : «Je suis là au service de ces enfants.» Médecin de santé publique à Gouraya, le Dr Hasnaoui est bénévole au camp de Oued Sebt. Le jour de la visite médicale des enfants, il a trouvé un enfant de 11 ans sous traitement par dépakine (anticonvulsif ou épilepsie) qui n’avait pas été signalé par ses parents, juste par l’enfant lors de l’interrogatoire de routine lors d’une consultation. «C’est désolant de voir ces cas qui sont incompatibles avec les colonies de vacances à cause de leurs maladies. Les animateurs ne peuvent pas le savoir et ne peuvent les surveiller durant tout le séjour car ils ont d’autres obligations avec tout un groupe d’enfants. L’enfant peut convulser pendant la baignade ou durant le sommeil.» Ce médecin lance un appel aux parents : «Soyez tout de même vigilants. N’envoyez pas vos enfants malades dans des colonies sans le signaler au médecin. On peut dans des ce cas exceptionnels les surveiller par des organisateurs qui seront informés à l’avance.»

Source Infosoir Souad Labr i

Le Pèlerin

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 05:22

Algérie - Le Cercle des économistes arabes : L’Algérie, nouvel Eldorado pour les investisseurs ?

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L’Algérie sera-t-elle le prochain Eldorado pour les investisseurs étrangers ? c’est la question que se posaient des économistes lors d’une rencontre-débat organisée par le Cercle des économistes arabes, un club formé de personnalités, chercheurs, d’experts en questions économiques et financières qui agitent le monde.

Tout d’abord, pour  les auteurs Abdelajalil Bouzidi et Amine Benaicha, «l’Algérie dispose  d’une économie financièrement saine», le tout appuyé  d’une «volonté de l’Etat de relancer le développement», deux éléments décisifs même si  la situation actuelle  peut être dépassée, à terme, par «le relèvement de la qualité de la croissance, la  construction d’une meilleure attractivité et l’injection   d’investissements productifs».

La réflexion passe en revue la situation du pays de 2005 à 2009, en s’arrêtant plus longuement sur les quatre moteurs de la croissance que sont la consommation, la dépense publique,  les investissements, les  exportations. Pour les exportations, on le sait, ce sont les hydrocarbures qui en portent le poids avec 98% des recettes, pour les investissements, la primauté est à l’investissement public qui tire la locomotive et qui s’adjuge ainsi les 84 %, suivi du privé 15% et enfin des investissements  directs étrangers  1%. Ce sont des données émanant de la Banque mondiale et du FMI, que les analystes ont disséquées, en sus de ceux de l’Agence nationale d’investissement (ANDI).
Les  experts estiment que l’évolution de l’économie algérienne se «confond avec son taux de change». Celui-ci avait enregistré après une période de dévaluation  entre 1988 et 2000, une  stabilisation. Pour ce qui est de l’Eldorado en  question, on cite deux secteurs phares :  l’industrie du médicament et les assurances.

Le premier point  est illustré par la taille du marché  qui a atteint en 2009, le chiffre de 2,7 milliards de dollars soit «le plus important de la région Moyen- Orient/Afrique du Nord».

La demande connaîtra  une croissance de 17 % de 2004-2008 et l’on s’attend à un taux évolutif autour de 23% jusqu’en 2012. Les producteurs sont amenés, soulignent les auteurs, à renforcer leurs investissements du fait de «l’interdiction d’importation de certains produits fabriqués localement».

Enfin, le chapitre assurances est tout aussi dynamique, dit-on. «Les assurances ont connu une croissance de 18 % ces quatre dernières années». Avec la démographie, la bancassurance, il  y a donc autant de «facteurs concrets» de développement et un «potentiel de rattrapage avéré», souligne-t-on.Après une lecture des dernières mesures vis-à-vis de l’investissement étranger, plus particulièrement, les dispositions de la loi de finances complémentaires pour 2009 sur la  majorité de capital, le crédit documentaire, le droit de préemption, on arrive à une conclusion toute simple :  «On est à face à un marché attrayant mais complexe». L’optimisme vient du fait que «les indicateurs  macroéconomiques sont au vert», «il y a un marché domestique soutenu et une croissance économique hors hydrocarbures attrayante ».

Quant à la complexité qui alimente ce que les auteurs appellent «une méfiance vis-à-vis de l’investissement étranger», elle ne serait que la «conséquence d’une transition économique non achevée».

Source Horizons Kaddour D.

Le Pèlerin

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 06:37

Algérie - Confessions de convertis - Algérien chrétien, et après ?

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Vivre sa foi autrement, avec ou contre sa famille, son village, ses amis. Rabah, Abderahmane et Hamid ont accepté de raconter leur histoire à El Watan Week-end. Au nom d’une liberté de culte de plus en plus menacée. Alors qu’Amnesty International et Human Rights Watch estiment que l’Algérie ne respecte pas ses obligations en matière de droit international des droits de l’homme. Témoignages.
Rabah B.  : «C’est Dieu qui m’a sauvé, je l’ai attendu toute ma vie»

«Jésus m’a trouvé. Il m’a cherché toute ma vie… Chaque conversion est un miracle, c’est lui qui m’a ouvert les yeux…» Rabah, la soixantaine, comptable à la retraite, vit à Béjaïa. Il passe beaucoup de temps auprès de la communauté chrétienne de sa ville, pour laquelle il s’investit à l’Eglise protestante. Marié et père de six enfants, Rabah a décidé de confier librement son cheminement spirituel qui l’a mené vers le christianisme. Il me reçoit à l’Eglise protestante, située au cinquième étage d’un ensemble d’immeubles modernes, où petits commerces et terrasses de cafés se côtoient.

Les yeux pétillants, le crâne légèrement dégarni et grisonnant, le nez grec, Rabah sourit souvent lors de notre conversation. Aussitôt la porte ouverte, des chants liturgiques accompagnés à la guitare sèche se font entendre, ajoutant ainsi un peu de folklore à l’image qu’on peut se faire d’une Eglise protestante. «Je suis issu d’une famille ouvrière, très tolérante, et d’un milieu qui n’est pas vraiment religieux. Ma famille ascendante était musulmane par héritage, de culture», et «parce qu’on était venu leur dire qu’ils étaient ainsi musulmans», rajoute Rabah. Chez lui, ses proches se montrent très tolérants. Sa femme et ses enfants ont parfaitement accepté sa conversion, et, deux de ses enfants sont chrétiens. Seuls sa sœur et ses neveux ont, semble-t-il, mal accepté sa nouvelle foi.
En 1993, il fait la connaissance d’une personne, venue à lui d’une manière très simple, qui lui parla de Dieu, du seigneur, sans parler directement de Jésus.

C’est pour lui une véritable révélation, lui qui avait toujours cru en Dieu, mais n’avait jamais accepté les dogmes de la religion musulmane. Il n’avait jamais entendu parler de Dieu de cette manière, et c’est ce qui l’a séduit et ému. Au début de la décennie noire, alors âgé de 46 ans, Rabah voit sa vie changer lorsqu’on lui parle de ce Dieu. Il ne savait pas que cette personne était chrétienne, et le saura après leur conversation. Il a la certitude d’être sauvé, que Jésus reviendra, qu’il l’emmènera, et «c’est merveilleux», s’extasie-t-il. Jusqu’au jour où on lui a parlé de Dieu, de Jésus, auquel il ne cesse aujourd’hui de se référer, il ne s’était jamais «vraiment senti musulman».

Après avoir perdu de vue cette personne, il commence à vivre sa foi de manière solitaire pendant un peu plus d’une année. Ensuite, une autre personne le met en contact avec d’autres coreligionnaires, et deux ans après, il rejoint «le troupeau de Dieu», se souvient-il dans un ton ému. Son choix pour l’Eglise protestante ? «Je sais qu’il existe d’autres Eglises, réformées, catholiques, méthodistes, etc., mais mon choix s’est naturellement tourné vers ce qui est accessible ici, à Béjaïa.» Mais bien avant cela, Rabah lisait la bible et priait chez lui, le plus normalement du monde. «J’ai pratiqué tout de suite ma religion, de manière presque innée, et bien avant d’avoir été en contact avec d’autres chrétiens.»

Lorsque Rabah évoque sa foi, il raconte la paix qu’il éprouve avec «ses frères en Christ». Ensemble, ils se rassemblent «tout simplement pour adorer Dieu. Je ne peux exprimer par des mots le bonheur que je ressens lorsque je suis en communion avec mes frères». Des obstacles dans la pratique de sa foi, il reconnaît, à titre personnel, ne pas en avoir et se sentir complètement libre, quelles qu’en soient les contraintes. Il avoue de manière claire que «même si toutes les églises étaient fermées, cela ne m’empêcherait pas de pratiquer librement ma religion». La communauté à laquelle il appartient, à Béjaïa, n’a jamais rencontré de problèmes, depuis sa fondation en 1982. Les fidèles disent se réunir en paix sans être inquiétés.

Le caractère kabyle des conversions au christianisme, souvent évoqué dans le débat, est, selon lui, «tout à fait surfait». «Je connais des Arabes, des Mozabites, des Chaouis, tous chrétiens, tout comme il existe des chrétiens en Arabie Saoudite, au Qatar et en Egypte.» En Kabylie, dit-il, «si personne ne vient attiser le feu, tout va très bien». En revanche, lorsque je commence à aborder l’ordonnance n° 06-03 du 28 février 2006, fixant les conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulman, il s’anime. «Une épée de Damoclès pèse sur chaque chrétien en Algérie. Si je devais un jour parler à quelqu’un dans la rue de ma foi, je risque d’aller en prison.» Aujourd’hui, Rabah affirme vivre en harmonie avec son voisinage, en bon Algérien. «Les chrétiens n’ont jamais été des provocateurs, conclut-il. Jésus était un homme de paix…»

Source El Watan Kamel Boudjemil

Le Pèlerin

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