Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:25

A l’intérieur du chapiteau, les nécessiteux trouvent le cadre familial dont ils sont privés au quotidien.

hamoud-boualem.jpg

 

 «Je suis agréablement surpris par l’ambiance familiale qui règne en ce lieu», avoue Mohamed Salah Kahia, un homme de 35 ans, originaire de Sétif. Il vient de passer deux jours à Alger. Ce soir, il s’apprêtait à repartir dans la ville de Aïn El Fouara. Surtout, il voulait rentrer avant l’appel du muezzin pour la prière du crépuscule. Il lui tenait à coeur de rompre le jeûne parmi les siens. Peine perdue. A la gare routière du Caroubier, l’horaire de départ du bus est décalé. Salah doit attendre la tombée de la nuit pour pouvoir partir. Ses espoirs s’évanouissent. Sur les lieux, 18 voyageurs sont dans la même situation. Les minutes s’égrenant au rythme de l’angoisse qui agite leurs âmes. Le moment de la rupture du jeûne approche. Ces pauvres voyageurs ne savent pas à quel saint se vouer. Leurs espoirs accompagnent le soleil qui décline. Les agents de sécurité viennent de les faire sortir de l’intérieur de la gare.

Ils sont aux abois. «Où vais-je rompre le jeûne?», se demande chacun d’eux.

La faim consume leur corps et l’angoisse leurs cœurs. Soudain, un appel leur parvient comme l’écho d’un espoir qu’ils croyaient effiloché. Une personne leur fait des signes de la main. Il vient de descendre d’un bus. Kara Moulay est chauffeur au ministère de la Solidarité.

Chaque jour et à la même heure, il vient chercher des voyageurs. Il les emmène dans un lieu où le dont de soi est érigé en étendard. «Vous êtes voyageurs?», leur demande-t-il. «Oui», répond l’un d’entre eux. Il les invite à monter dans le bus. Le chauffeur met le moteur en marche et commence alors une odyssée vers le monde merveilleux où la générosité fait loi...

Nous sommes à Ben Aknoun, sur les hauteurs d’Alger. Le temps est brumeux. Le ciel s’est couvert de gros nuages. Des lames luisantes les transpercent de temps à autre. La nature gronde. Elle est en colère... L’hiver s’installe en plein été.

Hamoud Boualem, un label de générosité

Nous prenons la direction du Parc des loisirs, côté Village africain. A l’entrée, nous sommes accueillis par une banderole. «Hamoud Boualem vous souhaite la bienvenue», peut-on lire sur la bannière. A l’intérieur du parc est érigé un immense chapiteau. Il occupe 1500 m². A droite, nous apercevons des sanitaires et des tentes installées pour la prière.

L’Entreprise Hamoud Boualem, le label de la limonaderie algérienne, a mis les moyens pour accueillir les nécessiteux en ce mois de jeûne. «Maïdat Ramadhan» du limonadier est un exemple lumineux de charité et...d’humilité.

Nous pénétrons sous le chapiteau où nous sommes accueillis par Lyamine Lerari, secrétaire général de l’entreprise et directeur des approvisionnements. Affable et disponible à souhait, M.Lerari nous invite à nous installer.

«Nous sommes une entreprise citoyenne», dit-il d’emblée. Ces propos résument toute la philosophie de l’initiative prônée par Hamoud Boualem. Elle consiste à offrir un cadre familial aux nécessiteux. Ce cadre dont ils sont privés au quotidien. Inédite, cette initiative sonne comme un appel aux groupes industriels de s’approcher de cette frange marginalisée de la société. «Nous ne sommes pas des donneurs de leçons, nous voulons juste que de telles initiatives se perpétuent. En ce sens, nous voulons faire des émules pour le bien des citoyens», précise M.Lerari. Pour réussir cette opération, Hamoud Boualem n’a pas lésiné sur les moyens. Un tour d’horizon dans l’immense salle d’accueil du chapiteau. L’intérieur est agréablement décoré. Des dizaines de tables de 8 ou 9 places sont disposées. La salle peut recevoir jusqu’à 750 personnes. Sur les murs sont accrochés huit écrans plats. Ils diffusent les programmes télévisuels. La sonorisation est finement travaillée. L’éclairage impeccable. Sur ce plan, l’entreprise privée Astalavista (celle qui a loué ce chapiteau à Hamoud Boualem) a fait preuve de professionnalisme. Les jeûneurs commencent à affluer...

Ils sont accueillis avec des égards par les employés de l’entreprise.

Des moments de partage inoubliables

L’ambiance est conviviale. Les serveurs sillonnent la salle comme dans une ruche...Ils vont d’une table à l’autre. Ils sont une quarantaine de jeunes, des étudiants pour la plupart, qui travaillent dans le cadre de l’opération «Maïdat Ramadhan». Parmi ces serveurs, Tairi Iman, une jeune coordinatrice dans l’événementiel chez le limonadier, papillonne entre les tables.
Son regard décline une âme tendre et sensible. «Nous servons jusqu’à 750 plats par jour», confie-t-elle sourire aux lèvres. En plus du service à l’intérieur de la salle, pas moins de 750 autres plats sont offerts à des personnes qui viennent les chercher. Il s’agit de nécessiteux, de travailleurs, de quelques familles et de....policiers. En effet, les policiers qui assurent la sécurité routière dans les environs du Parc des loisirs viennent s’assoupir sous le chapiteau. Le service restauration est géré par Hamid Bouloum.

«Nous sommes en train de faire la mise en salle», explique M.Bouloum. De son oeil du lynx, il veille au bon déroulement de l’opération. Iman nous conduit à la cuisine érigée en arrière-plan de la salle.

L’hygiène, le maître mot

Elle ressemble à une véritable ruche. Ils sont trois cuisiniers, et quatre commis de cuisine à préparer le menu du jour. Le tout est supervisé par le chef cuisinier Mohamed Beroudji.

«Pour aujourd’hui, vous aurez droit à de la chorba, un ragout de pomme de terre avec de la viande bovine, une salade variée et des boissons Hamoud Boualem», annonce M.Beroudji, la tête coiffée d’une toque, tablier d’un blanc immaculé et chaussures réglementaires de cuisinier.

La propreté est une règle immuable de «Maïdat Ramadhan». Cela reflète la rigueur qui caractérise l’entreprise Hamoud Boualem. Pour preuve, M.Beroudji nous montre un plat témoin conservé pour le contrôle d’hygiène quotidien. «L’équipe de contrôle passe chaque matin. Il passe tout au peigne fin», révèle Iman. Plats servis, ustensiles, jus, fruits et légumes, tout passe sous l’oeil attentif des contrôleurs. «Cette équipe est constituée de nos experts et des représentants du service d’hygiène de l’APC de Hydra», explique M.Lerari. Les employés mettent du coeur à l’oeuvrage. Ils veulent offrir le meilleur d’eux-mêmes pour servir les nécessiteux. Mme Souad, une cuisinière, a les larmes aux yeux. «Cet élan du coeur nous réconcilie avec nos traditions de solidarité», affirme-t-elle.

Le moment de la rupture du jeûne approche. La salle d’accueil est archicomble. La plupart des tables sont occupées. Sur les écrans est diffusée la récitation des versets du Coran. Dehors, une pluie torrentielle s’abat, mais, à l’intérieur du chapeau règne une ambiance bon enfant. «Je me sens vraiment à l’aise en ces lieux», confirme une jeune fille, venue en compagnie de sa mère.
Cette dernière abonde dans le même sens. «Nous retrouvons ici le cadre familial qui nous manque tant», affirme-t-elle. Ces propos nous renseignent sur l’importance que revêt l’initiative de Hamoud Boualem pour les nécessiteux. L’appel à la prière fuse. Les présents avalent leur première cuillère de chorba dans la convivialité.

L’opération «Maïdat Ramadhan» est une leçon de solidarité. En plus du groupe Hamoud Boualem, elle a mobilisé l’APC de Hydra et le ministère de la Solidarité. Hamoud Boualem est vraiment «l’entreprise de la famille».

Source L’Expression Mohamed Sadek Loucif

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:19

Quiconque de sensé, ne peut qu’être préoccupé par les obstacles dressés ici et là contre le culte islamique en Occident et contre le culte chrétien dans des pays musulmans.

evangelisation.jpg

 

 

Une récente polémique, rapportée par des journaux nationaux, au sujet de la liberté religieuse et du droit à la différence m’a étonné, et m’amène à revenir sur la question. Je ne pouvais imaginer que l’on puisse dire que la divergence est admise seulement en politique et non pas en religion. C’est contraire au bon sens et aux nobles principes coraniques. Je me doutais bien qu’il y avait un quiproquo, des propos mal rapportés ou mal exprimés. Ces propos étranges ont été rapportés comme venant de notre ministre des Affaires religieuses et des Wakfs. J’ai pris soin de prendre attache avec lui, connaissant bien son souci d’oeuvrer au vivre-ensemble et au respect entre les croyants de différentes religions.

D’emblée, je lui pose amicalement la question: Je ne peux pas croire que ces paroles médiatisées expriment votre pensée, car depuis longtemps vous dites avec sagesse, clarté et justesse que l’Algérie et l’Islam respectent les Gens du Livre, les chrétiens. Bien plus, chacun est libre, croit qui veut, dénie qui veut, nul contrainte en religion. Cette année, vous avez même organisé à Alger un colloque international sur la question de la diversité religieuse et la place des Gens du Livre les non-musulmans dans la société, en présence de représentants d’Eglises chrétiennes.

Un succès pour plusieurs raisons: c’était une première, les échanges ont été libres, sincères et respectueux. Il a été réaffirmé la liberté de conscience et de culte. L’ouverture est incontestable, même si, elle ne va pas sans vigilance et prudence. C’était un premier pas, comme acte de bonne volonté et mesure de confiance. Que se passe t-il? Si ce sont vos propos, cela contredit votre position et la doctrine de la Sunna.

Avec le sourire, il me répond: «Soyez rassuré. Premièrement, me dit-il, ce jour-là ce n’était pas le sujet de mon intervention. Deuxiement, j’ai seulement répondu brièvement à une journaliste qui me demandait mon avis sur la cause des conversions de musulmans vers le christianisme. J’ai voulu dire que parfois c’est une attitude politique, de révolte, ou d’opposition politique qui se transforme, sans justificatif valable, en "conversion" religieuse. En effet, je considère que le désaccord politique, chose naturelle et admissible, ne doit pas conduire à un changement de religion. Il ne faut pas confondre les deux niveaux. Je ne voulais rien dire de plus.» Evidemment, le ministre confirme qu’il défend le droit à la différence religieuse, dans le respect des lois. Rassuré, je l’informe que je vais de nouveau traiter de ce sujet sensible et difficile pour faciliter la compréhension.

La doctrine

Dans mon prochain ouvrage prévu pour octobre, édité chez Barzakh, qui relate ma rencontre inédite avec le pape, j’approfondis la question du dialogue interreligieux. Il faut savoir que, sur le plan des principes, de la doctrine et de la problématique, dans le Coran, Dieu menace franchement, sévèrement et lourdement les apostats, ceux qui quittent l’Islam. L’apostasie est présentée comme une faute grave et un acte foncièrement négatif. Cependant, l’Islam, tout en avertissant sur la gravité de l’acte, laisse les humains libres. Ils seront jugés par le Créateur. Par le texte fondateur et à travers l’Histoire de manière concrète, l’Islam s’est présenté comme avertisseur et libérateur. Il a prouvé que la liberté est le fondement de l’existence. L’acceptation de la liberté religieuse, de conscience et de culte est conforme aux préceptes coraniques et à la pratique du Prophète (Qsssl).
C’est sur cette base que la société musulmane a accueilli et protégé en son sein les autres communautés. Cela est reconnu par les orientalistes et historiens, par-delà des moments de tension. Aujourd’hui, de par le monde, des citoyens de culture musulmane ont perdu la foi, ne pratiquent plus, ou se rattachent à d’autres valeurs. D’un autre côté, des étrangers en grand nombre, se convertissent chaque jour à l’Islam. D’après des statistiques internationales, pour un individu qui quitte l’Islam pour d’autres religions, sept autres adhérent à l’Islam. Les pesanteurs de n’importe quel groupe ou société de toute religion dans le monde, qui désapprouvent les conversions ou pire, qui exercent des pressions, ne respectent pas les valeurs humanistes, les Messages abrahamique et coranique. En conséquence, quiconque de sensé, ne peut qu’être préoccupé par les obstacles dressés ici et là contre le culte islamique en Occident et contre le culte chrétien dans des pays musulmans. Tout en sachant que les obstacles sont le produit de contradictions politiques et non point coraniques ou évangéliques. Depuis des siècles, la cohabitation en rive Sud était et reste une réalité, malgré des écarts possibles entre théorie et pratique. Toute discrimination des croyants dans tel ou tel pays, est inadmissible. Tout croyant et humaniste doit exprimer des sentiments de compassion et de bienveillance sans solidarité exclusive, à l’égard de ceux qui sont agressés dans leur vie religieuse.
Reste que, si le droit de changer de religion et de témoigner de sa foi doit être garanti, par contre il est légitime de vouloir se protéger des pratiques du prosélytisme agressif et manipulateur, notamment en direction de personnes fragiles. Le prosélytisme, avec des méthodes semblables à celles des sectes, à visée de déstabilisation des sociétés, d’exploitation et de domination, est inadmissible. Qu’un propagandiste use de moyens douteux pour répandre sa foi, tirant parti des faiblesses des autres, est inacceptable.
Par détournement du problème, certains réfutent le droit légitime à un Etat de réglementer et de contrôler les activités des cultes, et non point l’intimité, les sentiments et les consciences. Nul ne peut nier que le prosélytisme d’extrémistes chrétiens, qui cherchent à convertir par tous les moyens, sont une campagne de déstabilisation des musulmans avec des soubassements politiciens, économiques et idéologiques. Il ne s’agit pas du droit de témoigner de sa foi, tout comme les musulmans ont le droit de témoigner et d’annoncer le Coran, mais de la tentative inacceptable d’exploiter la détresse, de détourner des personnes fragiles de leur société et de leurs racines. Le principe de la liberté de conscience et de culte n’autorise pas à abuser de l’hospitalité. Ce sont le plus souvent des courants sectaires qui pratiquent ce type de provocations. Leur action est souvent clandestine ou elle opère sous d’autres objets. Tout en reconnaissant que des Evangéliques peuvent avoir une expérience sincère de leur foi et certains d’entre eux ne sont à la solde d’aucun pouvoir politique étranger, mais d’autres, des fanatiques, le sont.

Certains étrangers se drapent dans le noble principe de la liberté de conscience pour agresser des peuples. Dans le monde entier, il y a une offensive des extrémistes d’organisations - chrétiennes - protestante. Ce sont souvent des sectes américaines très riches qui cherchent à endoctriner et convertir superficiellement le plus grand nombre de personnes possible par des procédés odieux. Ils sont liés au néo-conservatisme, à la propagande fumeuse du choc des civilisations et à l’ambition d’hégémonie sur le monde entier. En Amérique du Sud, en Afrique, au Maghreb, partout, ils sévissent.

Le prosélytisme est inadmissible, surtout lorsqu’il vise à tromper, diviser des familles, une société et des communautés. Etant donné la vulnérabilité actuelle des pays arabes et les tentatives d’hégémonie qui s’exercent contre eux dans l’objectif de les dominer et de les recoloniser sous d’autres formes, il est logique de faire de la lutte contre le prosélytisme, un élément de la stratégie de défense globale, de manière intelligente et sans excès.

Se convertir au sens de se tourner vers une autre direction, passer d’un état à un autre, avec le sens de changer de croyance est admis par la raison, si on se situe dans une position pacifique, de respect de ses origines et non de dénigrement. La conversion ne doit pas devenir instrument politique et une aversion aveugle pour son passé. On assiste aujourd’hui à des conversions-aversions extrêmes.

Cas rare, dans un livre intitulé Aspects intérieurs de l’Islam, un converti, Jean Abdeljalil, dont le parrain de baptême fut Louis Massignon, n’a eu de cesse d’aider les chrétiens à mieux respecter et connaître l’Islam de l’intérieur. Il existe des chrétiens et des musulmans qui rêvent d’une Eglise non pas contre l’Islam et les musulmans, mais en lien spirituel avec eux, sachant que le Mystère de «Dieu» au coeur des consciences exige un respect mutuel.

Dialoguer et non pas convertir

Aux yeux de tout musulman, l’Islam est la religion finale et parfaite qui, de surcroit, reconnaît les autres prophètes; mais Dieu guide à Sa lumière qui Il veut, et demande dans la vigilance, de respecter la différence, qui est une épreuve. On doit discerner, avec clarté que, contrairement à la dérive sectaire «d’ évangéliques» qui mettent à profit l’indigence de familles et groupes désorientés et qui, sous couvert d’actions de bienfaisance, s’adonnent à des activités de prosélytisme qui créent de la souffrance, visant même des mineurs, les catholiques, et même des protestants, qui vivent en terre musulmane, comme en Algérie, sont serviteurs, humbles et pacifiques. Ils ne font pas de prosélytisme et respectent le peuple musulman. Leur conduite vertueuse est un message qui impose le respect.

Dans notre pays, l’amitié islamo-chrétienne est une réalité ancienne, malgré des inquiétudes passagères, faute parfois de communication suffisante et de concertation, liée à la réaction légitime des autorités pour faire face aux activités clandestines et au prosélytisme des évangéliques. Reste à se mettre à l’écoute des doléances des chrétiens et régler leurs éventuels soucis. L’Eglise d’Algérie contemporaine avait pris fait et cause pour l’Indépendance de l’Algérie et le vivre-ensemble. Dans le monde entier, dialoguons, dans le souci de rendre possibles les espaces de convivialité, de construire des ponts et non d’édifier des murs. Nous sommes, à l’échelle du monde, dans une période d’accusation, de peur fabriquée et amplifiée, pour les Occidentaux, et de colère et de ressentiment pour les Orientaux. Les deux réactions étant mauvaises conseillères, elles inspirent la contre-fraternité.

La majorité des citoyens dans le monde sait qu’il n’y a pas d’alternative au dialogue et au vivre-ensemble. La désinformation et l’inimitié ne peuvent pas triompher. Vivre ensemble, dans le respect de la différence et la liberté responsable, en assumant les difficultés du dialogue, en dépassant les formes d’adversité, est notre horizon commun. L’Algérie, dont l’islamité constitue l’âme du peuple et son identité profonde, n’est pas une terre antichrétienne. La pédagogie du discernement doit être transmise.

Source L’Expression Mustapha Cherif Philosophe

www.mustapha-cherif.com

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:09

Le premier championnat d’Algérie professionnel sera géré par l’actuelle Ligue nationale, en attendant la mise en place prochaine d’une Ligue professionnelle.

ballon de football

 

Lors de la conférence de presse que le président de Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, a animée hier conjointement avec Mohamed Mecherara, en sa qualité de président de la Ligue nationale, l’actuel patron de la FAF a donné les grands axes sur lesquels il compte s’appuyer, pour mettre en place le premier championnat de football dit professionnel, prévu officiellement dès le mois prochain. Un championnat de football qui concernera pas moins de 32 équipes. C’est donc le 24 septembre prochain que sera entamée la saison footballistique 2010-2011, avec une première en Algérie, une division constituée de 16 formations, et autant au niveau de la Ligue 2, ex-D2. Selon donc Mohamed Raouraoua, cette saison 2010-2011 permettra dans un premier temps aux clubs qui seront dorénavant gérés comme de véritables sociétés privées, de se mettre progressivement au diapason des conditions contenues dans le cahier des charges élaborés pour la circonstance.

«La professionnalisation de notre football est irréversible aujourd’hui», a insisté l’actuel patron de la FAF dans ses propos tenus hier face à la presse nationale. Raouraoua a surtout beaucoup insisté, sur le fait que les clubs qui ne seront pas capables de répondre aux exigences contenues dans le cahier des charges, seront automatiquement rétrogradés pour évoluer en championnat dit amateur. Et dès septembre 2012, soit dans une année, la durée des contrats qui lieront les joueurs à leurs clubs employeurs, seront d’une durée de trois ans au minimum. Cela permettra ainsi aux footballeurs, ainsi qu’aux clubs de ne pas se retrouver dans des situations souvent sans issue, et que la FAF a toujours réglé à son niveau, afin d’éviter que la FIFA ne sanctionne les équipes concernées. La création prochaine d’un fonds d’aide au développement du football professionnel au niveau de chaque club, est prévue par le ministère de la Jeunesse et des Sports, ainsi que par la Fédération algérienne de football. Un fonds d’aide prévu par la FAF par le biais du sponsoring, notamment dans un premier temps.

Les clubs concernés auront donc toute une saison pour se mettre en conformité avec les statuts propres à la gestion du football professionnel, et que compte d’ailleurs adopter prochainement à son tour la Fédération algérienne de football. Une direction nationale chargée du contrôle général des clubs (Dncg), sera donc prochainement installée au niveau de la FAF. Toujours selon Mohamed Raouraoua, plusieurs séminaires seront organisés par la FAF et la LNF, afin de permettre aux différents acteurs du football, sur le point d’opter pour le système professionnel, de mieux comprendre le fonctionnement futur de leurs clubs respectifs. Un nouveau type de gestion interne qui ne doit souffrir à l’avenir d’aucune contestation de la part des présidents à la tête des équipes érigées dernièrement en SPA, d’après Raouraoua. Concernant la saison footballistique 2010-2011, cette dernière va connaître une première trêve du 15 janvier 2011 au 15 février, et s’achèvera le 17 juin 2011. Quant à la Coupe d’Algérie, son coup d’envoi est prévu le 31 décembre 2010, alors que la finale est programmée pour le 1er mai 2011.

Les 32es de finale auront lieu entre le 31 décembre 2010 et le 1er janvier 2011. Les 1/16es de finale auront lieu le 4 mars, alors que les 1/8es de finale sont prévus pour le 22 du même mois. Les quarts de finale se joueront le 8 avril, tandis que les demi-finales sont programmées pour le 19 avril. Concernant la finale de la Coupe d’Algérie, la FAF souhaite faire jouer la rencontre le samedi 1er mai 2011. Concernant le système de compétition, la FAF a voulu préserver le même que celui de la précédente édition, en donnant l’occasion au premier club tiré au sort de jouer à domicile. De plus, un club comme la JS Kabylie engagé aujourd’hui en compétition africaine, doit pouvoir bénéficier de la part de la FAF, d’une dérogation lui permettant de renforcer son effectif avec le recrutement de deux joueurs africains supplémentaires.

Quant aux clubs évoluant en D1 et Ligue 2, ils ne pourront aligner qu’un seul joueur étranger par match. Autre point important sur lequel a beaucoup insisté, hier, Raouraoua, concerne les clubs comme par exemple le MOB et le MOC, et qui doivent absolument indemniser totalement les joueurs concernés, et cela au plus tard le 31 décembre 2010.

Dans le cas contraire, leur maintien en championnat dit professionnel sera impossible, selon les statuts mêmes de la FIFA.

Source L’Expression Bachir Boutebina

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:07

Algérie - D’Hussein Dey à Londres - Halliche à Fulham pour 3 ans

halliche-enfant-de-hussein-dey.jpg

 

C’est officiel! Rafik Halliche a signé un contrat de trois ans avec le club londonien de Fulham. Le défenseur international algérien formé au Nahd Hussein Dey va ainsi rejoindre la Première League anglaise, après 2 ans et demi passés du côté de la Liga Sagres, au Portugal. Même si le site officiel du club n’a pas annoncé d’une manière officielle le recrutement de l’enfant de Bachdjarrah, le joueur, lui même, ainsi que son manager ont confirmé l’information. Halliche a signé son contrat vendredi matin au siège de son nouveau club. A présent, il n’a pas été présenté à la presse, car d’autres modalités restent à régler entre la direction de Fulham et son ancien club portugais, Benfica. Dans ses déclarations à la presse sportive nationale, Rafik Halliche, s’est dit «heureux et content» de rejoindre le club londonien. Le même sentiment de soulagement a été exprimé par son manager. Le défenseur algérien poursuit ses entraînements avec son nouveau club, mais il ne pourra pas disputer son premier match officiel de sitôt, pour la simple raison qu’on ne lui a pas encore établi son visa de travail. Le joueur rejoindra Alger pour passer quelques jours avec sa famille avant de s’installer à Londres. Il est fort possible qu’il disputera son premier match face à Wolverhampton où évolue son coéquipier en équipe nationale, Adlène Guedioura. En décrochant un contrat professionnel dans le meilleur championnat du monde, Halliche vient ainsi ressusciter les joueurs locaux. Depuis l’époque de Moussa Saïb, aucun joueur local, n’a réussi à décrocher un contrat dans le championnat anglais. La signature de Halliche à Fulham, finaliste de la dernière édition de l’Europa League, est loin d’être une surprise pour un joueur qui a confirmé son talent, aussi bien avec son ancienne équipe, Madeira, qu’avec l’Equipe nationale avec laquelle il s’est illustré depuis sa sélection.

Source L’Expression Wahib Aït Ouakli

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:00

Humour – Le Père Noël en Sibérie

pere-noel-en-russie.jpg

Un petit russe écrit au Père Noel :

" Cher Père Noel,

Mes parents sont très pauvres et je sais qu'ils ne pourront pas me faire de cadeau cette année; mais je ne demande pas grand chose, je veux juste pouvoir aller jouer avec mes copains dans la neige. Pour ca, il me faudrait un bonnet, une écharpe et des gants. Je sais que tu es très gentil et je te remercie d'avance cher Papa Noel. "

Il met sa lettre dans une enveloppe sur laquelle il écrit "Pour le Père Noel" et la poste.

La postière, en trillant le courrier, tombe sur cette enveloppe qui l'intrigue et lit la lettre. Toute émue, elle en parle à ses collègues et décide de faire une quête. Mais à la Poste non plus ils ne sont pas très riches. Ils réunissent à peine 200 roubles, tout juste de quoi acheter un bonnet et une écharpe qu'ils enveloppent dans un joli paquet cadeau pour l'envoyer au petit garçon, "de la part du Père Noel".

Quelques semaines plus tard, la postière tombe à nouveau sur une enveloppe du même type :

" Cher Père Noel,

Je te remercie beaucoup pour le bonnet et l'écharpe. Malheureusement, sans gants je n'ai pas pu jouer avec mes copains dans la neige. Mais je ne t'en veux pas cher Papa Noel, je sais bien que ce n'est pas de ta faute. "C'est surement encore ces encules de la Poste qui les ont piqués !!!!"

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 06:48

Algérie - Djezzy : «100 DA = 100 Min»

  Djezzy.jpg

 

Encore du nouveau avec Djezzy : durant ce mois sacré de Ramadan, la nouvelle  promotion Ramadan Djezzy offre des appels gratuits vers OTA de minuit à 18h00 pendants 08 jours !! Cela à partir du 18.08.2010.

Avec une recharge minimum de 100DA l’abonné  bénéficie de 100 minutes de communications gratuites vers le réseau OTA de 00H à 18H valide 24 heures.
Ce n’est pas tout, une tarification exceptionnelle de 7 DA/min de 00H à 18H  vers tout le réseau en national, ainsi que 50 % de remise sur les frais d’accès pour le nouveau client si ce dernier achète sa puce dans l’un de nos CDS.

Cette promotion est simple et facile à utiliser : pour en bénéficier immédiatement, sans attendre, l’abonné doit simplement recharger puis composer *100# et choisir « Promo Control »  valide 24H.

« 100DA  de  frais de souscription à l’option »

Les abonnés Djezzy Control peuvent profiter de tous ces avantages autant de fois qu’ils le souhaitent sans conditions, ni limite pour partager un Ramadhan exceptionnel !

Source Horizons

Le Pèlerin

 

Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 06:27

L’entourage du club égyptien semble, une fois de plus, s’être noyé dans «un verre d’eau» de manière ridicule.

JSK

 

L’empoignade retour prévue le 29 de ce mois au Caire entre le Club égyptien du Ahly et notre représentant en phase des poules de la Champion’s League Africaine, en l’occurrence la JS Kabylie, continue de faire des «vagues» du côté de la capitale égyptienne. Une énième mini- tempête du côté du Nil, née après la dernière déconvenue subie en terre kabyle par le «prestigieux» Ahly du Caire, et dont l’entourage immédiat actuel semble, une fois de plus, tout simplement s’être noyé dans «un verre d’eau» de manière ridicule. Pour preuve, après avoir quitté la ville de Tizi Ouzou en promettant aux Canaris de la JSK de leur faire vivre un véritable «enfer», dans une semaine au Stadium du Caire, voilà que subitement le Club ahlaoui annonce qu’il n’en sera rien. Les Egyptiens qui sont très coutumiers de volte-face, notamment quand les circonstances jouent en leur défaveur, continuent, une fois de plus de «souffler le chaud et le froid», avant l’arrivée prochaine de la JSK au Caire. Mais, apparemment, le fait important qu’ils se sentent aujourd’hui sous la menace sérieuse de la Confédération africaine de Football, serait derrière leur énième changement d’attitude envers le club kabyle. Certains joueurs du Ahly du Caire sont effectivement «exposés» à des sanctions, pour avoir agressé physiquement le juge de touche togolais, qui a signalé une position hors-jeu du joueur du Ahly, qui a inscrit le but à son équipe. Mais le plus malheureux dans toute «cette histoire», les «frères» du Ahly du Caire ont, à leur tour, tenté avec beaucoup de mauvaise foi, de «ternir» à tout prix l’image d’un club algérien, et à travers ce dernier, celui du football algérien. Quand des joueurs, et non des moindres, «se permettent» de dire qu’ils ne remettront plus les pieds en Algérie, alors que les dirigeants de la JSK, à leur tête le président Hannachi, leur ont pratiquement réservé un «accueil royal», il y a de quoi en rire plutôt que d’en pleurer aujourd’hui. Même l’ancien gardien de but des Pharaons et du Ahly, en l’occurrence Ahmed Shoubeir, aujourd’hui commentateur-animateur d’une émission sportive télévisée, a tout simplement demandé au Club ahlaoui d’agir de la sorte, car selon lui, il y va sérieusement cette fois-ci du prestige des deux pays frères et arabes. Et visiblement, aujourd’hui, il est vraiment inconcevable, tant du côté du Nil que celui de la capitale algérienne, de continuer à attiser le feu en permanence entre deux peuples «frères» que tout sépare malheureusement, depuis un certain 12 novembre 2009. Les agissements des frères Hossam Hassan, ainsi que ceux de Samir Zaher, ont sérieusement mis à mal les relations sportives et extra-sportives algéro-égyptiennes. Et apparemment, c’est loin d’être fini, à partir du moment où les dirigeants du Ahly du Caire ont tenté en vain de faire «rejouer le match» JSK-Ahly comme si la CAF était toujours «à leurs ordres». Même le Zamalek a, lui aussi, «emboîté» le pas à son éternel rival voisin ahlaoui, en décidant de se retirer d’une compétition nord-africaine présidée actuellement par l’Algérien Mohamed Raouraoua. Et comme cela ne suffisait pas et pour enfoncer davantage le clou, les Darawiches d’Al Ismaïli auraient, à leur tour, «émis» le voeu sincère de jouer la manche retour, prévue en Algérie face aux Canaris kabyles en septembre prochain, non pas à Tizi Ouzou, mais plutôt au stade du 5-Juillet. Une autre manière de «discréditer» le prestigieux club phare algérien, à un moment où l’on pensait «naïvement» de notre côté, que nos «amis», de longue date du Nil, avaient peut-être enfin compris que la loyauté et la fraternité en football valent plus que n’importe quelle défaite, chez nous en Algérie. En réalité, nos amis du Foot égyptien, se sont toujours noyés dans un verre d’eau, chaque fois qu’ils se sont fait battre «à la régulière», par une équipe de football algérienne.

Source L’Expression - Bachir Boutebina

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 06:14

 L’énergie en Algérie - Plaidoyer pour une stratégie créatrice de richesses

centrale photovoltaique

 

«Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.» Guillaume d’Orange

«Nous devons investir davantage dans la valorisation de nos potentiels en hydrocarbures en intensifiant les efforts de recherches et d’exploration à travers le pays. J’en attends la présentation d’un véritable programme d’action, tout en précisant, dès à présent, que les propositions qui en seront retenues bénéficieront d’un appui financier public approprié.» Avant de donner un contenu aux orientations du président de la République, faisons un point rapide de la situation mondiale de l’énergie. Chacun sait que la crise actuelle marque l’essoufflement de la civilisation industrielle dont le modèle de développement repose sur l’utilisation débridée, voire le gaspillage des énergies fossiles: d’abord le charbon puis le pétrole et enfin le gaz. Celle-ci a permis de soutenir une croissance économique et démographique jusqu’alors jamais vue, donnant l’illusion que la croissance infinie dans un monde fini était possible. Cependant certains pays émergents étant dans la phase ascensionnelle consomment toujours plus. Ainsi la Chine est devenue le premier pays consommateur d’énergie dans le monde, devançant les Etats-Unis, rapporte le Financial Times dans son édition du 20 juillet. Les Chinois ont consommé en 2009 2 252 milliards de tonnes d’équivalent pétrole, soit environ 4% de plus que les Etats-Unis. Ce record doit être relativisé car de fait, rapporté à la consommation par habitant, l’Américain consomme autour de 7,8 tep/an et le Chinois pour sa part consomme près de 1,5 tep/an. Cette course effrénée est d’autant moins rassurante qu’on apprend que l’Arabie Saoudite, premier producteur mondial de pétrole, aurait mis un terme à la prospection sur son sol afin d’épargner ses richesses et les transmettre aux générations futures, selon une déclaration du roi Abdallah datée du 1er juillet 2010. Le roi Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud, a dit: «Je tenais une réunion de cabinet (...) Je leur ai dit que j’ai ordonné d’interrompre toute exploration pétrolière afin qu’une part de cette richesse soit préservée pour nos fils et nos successeurs, si Dieu le veut.» Pour rappel, en mai 2005, Matthew Simmons publiait Crépuscule dans le Désert, accusait l’Arabie Saoudite de grossièrement surestimer ses réserves d’or noir, de plus la production saoudienne a atteint son maximum, et risque de s’effondrer bientôt, faute de réserves suffisantes. L’Aramco a fourni quelques données précises pour la première fois de son histoire. La principale compagnie pétrolière mondiale (et de loin) a reconnu que les extractions de ses puits déclinent à grande vitesse: entre 5 et 12% par an. Depuis, l’Aramco n’a plus publié le moindre fait consistant sur ses réserves.(1)

C’est donc un fait, il y a déclin des réserves. D’après l’enquête publiée ici, le 23 mars, Glen Sweetnam, responsable de l’analyse économique au sein du DoE, admet qu’ «il existe une chance pour que nous fassions l’expérience d’un déclin» de la production mondiale de carburants liquides entre 2011 et 2015 «si les investissements font défaut». Par ailleurs, le Pentagone défend strictement la même hypothèse d’une «crise énergétique sévère» d’ici à 2015, comme l’indique un rapport de l’Etat-major inter-armées publié en mars.(2)

Il y a un prix à payer pour l’effet de serre induit par la combustion des énergies fossiles. Le réchauffement de la planète est-il devenu une réalité? Des phénomènes climatiques exceptionnels bousculent des pays entiers. En Russie, une canicule inédite a favorisé des incendies majeurs, le Pakistan est dévasté par des pluies diluviennes et au Groenland, c’est un gigantesque morceau de banquise qui a pris le large. Pour Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (Giec) ces phénomènes climatiques extrêmes sont en accord avec les prévisions du Giec sans toutefois pouvoir être reliés avec certitude au réchauffement de la planète. Le Giec s’est exprimé très clairement sur le caractère anthropique du réchauffement de la planète et sur ses conséquences possibles, mais il ne faut pas oublier que l’on reste dans le domaine des statistiques.(3)

Voilà l’état des lieux d’une planète bien abîmée! Quelles sont alors les stratégies mises en oeuvre pour pallier à la fois le manque imminent d’énergie mais aussi pour atténuer les effets des changements climatiques? Le recours aux énergies renouvelables s’avère de plus en plus comme une voie incontournable. Ainsi et comme l’écrit Bertrand d’Armagnac: «Les énergies renouvelables continuent de gagner du terrain dans le monde. Le montant des investissements en faveur des énergies renouvelables dans le monde en 2009 - 162 milliards de dollars - est quatre fois plus élevé que celui affiché en 2004. Sur le premier semestre, 65 milliards de dollars ont été dépensés en faveur des énergies vertes, en croissance de 22% sur la même période de 2009». Près de 50 GW de capacité de génération d’énergie verte ont été créés dans le monde, contre 40 GW en 2008. On apprend aussi que l’Europe envisage de porter de 20 à 30% la part des énergies renouvelables d’ici 2020. De plus, l’UE compte anticiper son objectif à long terme de baisse de 80 à 95% (!) de ses émissions d’ici 2050. Par ailleurs, en 2009, les énergies renouvelables ont fourni 18% de l’électricité consommée dans le monde, d’après REN21. L’évolution des dépenses en recherche, varie selon les régions. Sur les 119 milliards dépensés hors budget de R & D, la Chine a pris la tête du classement mondial avec 33,7 milliards de dollars, en augmentation de 53%. Sur la période 2005-2009, le rapport de REN21 montre que la puissance installée en éolien a progressé de 27% par an.»(4)

Du côté des pays en développement, on apprend l’installation d’une centrale solaire au Maroc de 1 MW dans le cadre du projet solaire initié par l’Allemagne. Pour rappel, ce projet est un projet éco-énergétique de grande envergure. Il s’agit de créer un réseau interconnecté alimenté par des centrales solaires du Maroc à l’Arabie Saoudite (également relié via Gibraltar) et des câbles sous-marins à l’Europe. La surface totale des déserts sur la planète entière fournirait plusieurs centaines de fois l’énergie utilisée actuellement. Couvrir 0,3% des 40 millions de km² de déserts de la planète en centrales thermiques permettrait de couvrir les besoins électriques de la planète en 2009 (18.000 TWh/an). Dans le même ordre, un parc éolien d’une capacité de 140 MW avec 165 aérogénérateurs a été inauguré à Tanger début juillet. Le Maroc a pour ambition d’assurer 42% de sa production énergétique, à raison de 14% par l’éolien, 14% par le solaire et 14% par l’hydraulique. En Tunisie, le ministère de l’Industrie a fixé un objectif de 500.000 m² de panneaux installés d’ici 2011. Dans ce contexte, la Tunisie a élaboré un programme quadriennal couvrant la période 2008-2011 dans l’objectif de réaliser une économie de l’énergie primaire de 20% à l’horizon 2011, soit l’équivalent de 2 millions de tep. Rappelons que la Tunisie a bénéficié avec le concours du Pnud d’un plan pour l’installation de plusieurs milliers de chauffe-eau solaires

Qu’en est-il de l’Algérie?

Nous lisons dans un Rapport de la Creg sur les besoins en gaz, aboutir à une conclusion étonnante. «L’Algérie cessera d’exporter du gaz à partir de 2017-2018. Les principaux gisements de gaz, Hassi R’mel, Alrar, Stah, ont été malmenés.» Différentes sources concordantes font état d’une production de gaz en voie d’essoufflement en raison de l’intensification de l’extraction de gaz depuis 2000, non compensée par des découvertes majeures d’hydrocarbures. En effet, dans le rapport de la Creg, intitulé «Programme indicatif d’approvisionnement du marché national en gaz, on peut lire que les besoins domestiques vont passer de 26 milliards de mètres cubes en 2008, 28 milliards de mètres cubes en 2009 (estimation) à 62 milliards de mètres cubes en 2018 dans un scénario fort (54 milliards de mètres cubes dans le scénario moyen). La répartition de la consommation globale sur toute la période dans un scénario moyen montre que près de 52% sont consommés par les clients industriels, 31% par les centrales électriques et seulement 18% par la distribution publique.» En matière de découvertes et d’accumulations de gaz, les résultats sont modestes. «On n’a découvert que de petits et moyens gisements (pendant la décennie 2000)», déclarait dans un entretien à la Tribune l’ex-président aval, Belkacem Boumediène. (...) Il faudra donc inverser la tendance rapidement. En révisant à la baisse le programme pétrochimique de Sonatrach, par l’annulation de certains projets, l’intensification des investissements d’exploration en vue de renouveler les réserves, en menant une politique beaucoup plus ambitieuse d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables.» (5)

Hakim Derbouche, un spécialiste de l’énergie travaillant en Grande-Bretagne abonde dans le même sens et estime que le rythme des découvertes ne compense pas l’épuisement des réserves. Ce que nous avons toujours clamé.: «Les prévisions de la Creg en matière de besoins du marché national en gaz à l’horizon 2017/8, ainsi que sur des déclarations faisant état de «l’essoufflement» de certains gisements gaziers, dont Hassi R’Mel. La politique actuelle d’utilisation du gaz naturel sur le marché national mériterait d’être revue La demande croissante en électricité reflète non seulement la dynamique économique et démographique qu’a enregistrée l’Algérie ces dernières années, mais aussi et surtout le fait que les prix de cette énergie restent artificiellement bas (parmi les plus bas en Méditerranée). (...) Enfin, il me semble qu’il y a énormément de travail à faire pour le développement de nouvelles sources d’énergie, tant nécessaires, qu’elles soient renouvelable ou nucléaire. Le potentiel de l’Algérie est bien connu dans ce domaine. Le plus tôt le gouvernement adoptera une stratégie résolue dans ce domaine, et développera les outils législatifs et réglementaires nécessaires, le mieux ça sera pour l’avenir énergétique et économique de notre pays.(6)

Les énergies renouvelables représentent actuellement moins de 0,1%? De plus, les achats débridés d’appareils électriques bas de gamme donc gros consommateurs, ne sont pas contrôlés du fait que le ministère du Commerce n’a aucun instrument juridique ou législatif interdisant d’acheter par exemple, des climatiseurs ou des frigidaires gros consommateurs d’énergie. Il en est de même, dans un autre registre mais toujours dans le cadre des économies d’énergie, des voitures importées qui, pour la plupart, ne sont pas acceptées en Europe car dépassant la norme de 130 g de C02 par km.
En Algérie, la moyenne des voitures est autour de 150 g de CO2 par km, soit une surconsommation de 15%. A seulement 300 dollars le m3. C’est au total 400 millions de dollars de gagné!! De quoi rénover totalement le système éducatif dans son ensemble. De plus, il est scandaleux que l’Algérie continue à importer pour près de 250 millions de dollars du gasoil alors qu’elle a des quantités importantes de GPL boudées par les consommateurs du fait de la faible différence entre le prix du gasoil et le GPL! Si nous ajoutons à cela que l’énergie est gratuite, qu’elle n’est pas vendue à son juste prix, d’où le gaspillage d’eau (une bouteille d’eau minérale coûte 5 m3 d’eau potable).

Une recharge d’un portable que 1 citoyen gaspille allégrement coûte 500 DA, soit 22 m3 d’essence en Europe, c’est 3,5 litres!). Allez donc parler d’économie d’énergie quand le budget de l’Aprue en charge des économies d’énergie est insignifiant devant celui des opérateurs téléphoniques. En clair, nous n’avons pas de cap!

Imaginons, à Dieu ne plaise, que nous continuons sur la lancée actuelle; gaspillage et production débridée d’hydrocarbures, nous arrivons en 2030: les hydrocarbures ont disparu, 45 millions d’habitants, un système éducatif à l’égyptienne, une pléthore de diplômés sans valeurs, la majorité de la population vivra dans les villes croyant à une meilleure qualité.

Les campagnes sont abandonnées. Pas de récolte significative en 2010, 70% du blé était importé grâce aux barils de pétrole. Nous ne savons plus rien faire, l’Algérie est devenue une zone grise à la somalienne. C’est la guerre de tous contre tous, les ressources provenant des hydrocarbures seront marginales. Nous n’avons plus d’argent du fait que la rente n’est plus au rendez-vous.

Notre consommation d’énergie va chuter brutalement. Nous serons amenés à vendre de vastes étendues à des multinationales qui feront du blé que nous verrons traverser le pays pour aller au port comme cela se fait dans certains pays africains actuellement.

Il n’est pas encore trop tard

Que faut-il faire pour conjurer le sort? Nous avons deux décennies devant nous pour tenter de sauver l’Algérie en démarrant maintenant. Nous voyons de grands pays pétroliers comme l’Arabie Saoudite qui freinent leur production d’énergie et pensent aux générations futures. Imitons-les pour une fois! Imaginons que l’on veuille faire une projection à 2030, la population sera d’environ 45 millions d’habitants en supposant une amélioration du cadre de vie sur la lancée actuelle, on peut penser à une consommation de 2500 kWh /hab contre 1000 actuellement.
Il nous faudra alors 120 TWh, soit l’équivalent de 25.000 MW contre 9000 MW actuellement. Avec quoi elles fonctionneront si on sait que les réserves de gaz au rythme du gaspillage effréné actuel seront épuisées dans 20 ans?

Qu’attendons-nous pour mettre en place un modèle énergétique flexible qui nous indique la marche à suivre. On ne peut pas imaginer toutes les retombées positives d’une stratégie énergétique qui concernerait tous les secteurs (énergie, eau, environnement, transport, agriculture, habitat, éducation nationale et société civile)

L’Université a une responsabilité particulière, elle doit être partie prenante de cette stratégie, revoir les programmes pédagogiques pour former utiles, c’est-à-dire des créateurs de richesse. Ce sont des dizaines de milliers de projets initiés dans le cadre de start-ups de l’énergie, coparrainées par l’industrie et l’Université. Nous produirons alors algérien et consommerons algérien. Le patriotisme économique n’est pas passé de mode. L’utilisation rationnelle de l’énergie, l’investissement à marche forcée dans le renouvelable mais aussi un coup d’arrêt concernant la production débridée d’hydrocarbures sont les plus sûrs garants de la pérennité de l’Algérie.

  1. Matthieu Auzanneau:
  2. Le roi Abdallah annonce l’arrêt de l’exploration pétrolière en Arabie Saoudite http//lepetrole.blog.lemonde.fr. 7 juillet 2010
  3. 2. Matthieu Auzanneau: Choc pétrolier imminent: le département de l’énergie US refuse de commenter sa propre hypothèse 21 avril 2010 http //petrole.blog.Lemonde.fr
  4. 3. «Nous risquons d’être de plus en plus confrontés à des phénomènes climatiques exceptionnels» Le Monde.fr 12.08.10
  5. 4. Bertrand d’Armagnac: Les énergies «vertes», en 2009. Le Monde 15.07.10
  6. 5. Khaled R.: Conséquence de la politique ruineuse de Chakib Khelil: L’Algérie cessera d’exporter du gaz en 2017! Liberté Lundi 26 juillet 2010
  7. 6. Hakim Darbouche: Perspectives d’exportation de gaz de l’Algérie: des défis, certes, mais pas de dernier mot encore.

 Source L’expression - Pr Chems Eddine Chitour

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 06:02

Algérie - Auditions des ministres - Le président Bouteflika veut faire des Hauts-Plateaux le grenier agricole de l’Algérie

cereales souk ahras

 

Le président Abdelaziz Bouteflika poursuit l’audition de ses ministres. Il a reçu, mercredi 18 août, celui des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal. Après avoir écouté l’exposé du ministre sur les réalisations et les projets futurs de son secteur, le chef de l’Etat a indiqué que « la politique de mobilisation et d'utilisation des ressources hydriques sera résolument orientée vers le développement et l'extension de l'agriculture irriguée, seule garant de la sécurité alimentaire du pays », selon le compte-rendu officiel.

Le chef de l’Etat a expliqué que « les réalisations des barrages et des grands transferts seront concentrées dans la région des Haut-Plateaux qui constitue l'espace où doit s'opérer le développement agricole et le renouveau rural de l'Algérie ». Dans son exposé, M. Sellal a évoqué le projet transfert des eaux souterraines du nord Sahara vers les hautes plaines sétifiennes avec la réalisation de trois barrages, dont les travaux « avancent à un rythme soutenu ».

Le chef de l'Etat a instruit le gouvernement en vue du renforcement des capacités d'encadrement et de maîtrise d'ouvrage, notamment dans les domaines de management des projets hydrauliques et d'exploitation d'ouvrages et d'infrastructures réalisés au prix d'un grand effort de la Nation. M. Bouteflika a affirmé que « le véritable défi du futur, est celui de l'économie de l'eau ».

Le chef de l’Etats s’est montré satisfait du bilan présenté par le ministre des Ressources en eau. Ce dernier a fait état de la réception et la mise en service en 2010 de nombreuses réalisations et infrastructures, dont sept nouveaux barrages pour une capacité additionnelle de plus d'un milliard de m3, deux grands transferts et de six adductions d'eau potable, deux usines de dessalement d'eau de mer d'une capacité de 300.000 M3/jour à Skikda et à Beni Saf (Ain Temouchent), cinq stations d'épuration dans les villes d'Ain-Turk (Oran), El-Eulma (Sétif), Annaba, Mila et Saida.

Ces projets ont permis de porter à 93% le taux de raccordement aux réseaux d'alimentation en eau potable (AEP) en Algérie, selon M. Sellal. « La dotation quotidienne en eau potable par habitant, est passée à 168 litres distribués quotidiennement dans plus de 70% des chefs-lieux de communes, en même temps que la distribution en continu (H24) commence à devenir une réalité dans plusieurs grandes villes », a-t-il ajouté.

Le ministre a précisé que 86% des foyers sont aujourd'hui raccordés aux réseaux publics de collecte des eaux usées. « Avec une capacité installée en stations d'épuration de 600 millions de m3/an, l'Algérie est actuellement en mesure de traiter 80% des rejets d'eaux usées », a-t-il dit.

Le ministre a indiqué que le grand projet d'alimentation en eau potable de Tamanrasset à partir de la nappe d'In-Salah sera mis en service au premier trimestre 2011 et fait état d’un programme de réalisation de 13 stations de dessalement de l’eau de mer d’une capacité totale de 2,26 millions de m3/j.

Le programme d’investissement 2010-2014 comprend également la réalisation de 19 nouveaux barrages et des études de diagnostic et de travaux de réhabilitation des réseaux d'alimentation en eau potable de 37 villes du pays, la réalisation de 44 stations d'épuration et de 42 stations de lagunage, ainsi que l'achèvement de deux grands projets de protection contre les inondations à Bab El Oued et Ghardaïa.

Source: TSA.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 05:52

Humour - Les trois Samouraïs...

Samourai-Japon.jpg

C'est trois samouraïs qui veulent mesurer leur adresse au sabre. Ils se choisissent un juge qui sera le gage de l'équité de la joute qui va se dérouler entre les 3 guerriers.

Le juge qui s'y connaît en tournoi de samouraïs leur a apporté de quoi se mesurer: Il ouvre une petite boite dans laquelle il y a une mouche. Le katana du samouraï sort de son fourreau en un éclair, et la mouche retombe sur le sol, coupée en deux!

Le juge est satisfait par cette première performance, et il félicite le premier samouraï. Lorsque le deuxième samouraï est prêt, le juge ouvre une nouvelle boite et laisse s'envoler une autre mouche. Cette fois-ci, le deuxième samouraï donne deux coup de sabre dans l'air, et la mouche retombe, coupée en quatre!

Cette fois, le juge est vraiment impressionné. Et il le dit au deuxième samouraï. Mais il reste un troisième concurrent. Lorsque celui-ci est prêt, le juge ouvre sa troisième boite contenant une troisième mouche... Le samouraï sort son sabre et dessine une arabesque dans l'air, et range son sabre, mais la mouche continue à voler... Le juge dit alors :

- Mais la mouche vit toujours !

- C'est vrai, répond le troisième samouraï, Mais elle ne pourra plus jamais se reproduire.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0