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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 23:15

Algérie - Cheb Khaled, Le 26 août à Tizi Ouzou

Cheb-Khaled.jpg

 

Pour la première fois de sa longue carrière, le king du Raï, Cheb Khaled, se produira sur une scène kabyle.

Il sera à Tizi Ouzou le 26 août prochain dans le cadre du programme des soirées ramadhanesques, élaboré par les directions de wilaya de la culture et de la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou (MCMMTO). Cheb Khaled se produira au niveau du stade Oukil Ramdane, mitoyen à la MCMMTO. Un stade où aura encore à se produire la veille, soit le 25 août, Mohamed Allaoua. En effet l’annonce de cette venue et de ce spectacle a été faite par M. Ould Ali El Hadi, le directeur de la culture de Tizi Ouzou qui a aussi indiqué que le prix du ticket d’accès a été fixé à 300 DA.

Source El Watan Mohamed Rachid

Le Pèlerin

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 06:40

Société - Statistiques sur le corps...

francaises amour toujours

La nourriture met 7 secondes pour aller de la bouche à l’estomac.

Un cheveu humain peut supporter un poids de 3 kg.

Le pénis d'un homme représente- en moyenne - 3 fois la longueur de son pouce.

L' os de la hanche est plus solide que le ciment.

Le cœur d’une femme bat plus vite que celui d' un homme.

Il y a environ mille milliards de bactéries sur chacun des pieds.

Les femmes clignent des yeux 2 fois plus souvent que les hommes.

La peau d’un humain pèse 2 fois plus que son cerveau.

Le corps utilise 300 muscles, juste pour se tenir en équilibre, debout

Les femmes ont déjà fini de lire ce message.

Les hommes sont encore en train de mesurer leur pouce

De la part d’une Dame

Le Pèlerin

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 06:27

Légumes abordables, viande inaccessible

rush ramadhan

 

Une semaine après le début du ramadan, les prix n’ont pas pris leur envolée habituelle. Du moins pour les légumes car les fruits restent inabordables pour beaucoup d’Algériens.

Idem pour la viande rouge et blanche. Le poulet est, en effet, vendu à un prix supérieur à celui promis par les responsables à la veille du ramadan et qui ne devait pas dépasser les 250 DA/kg.

C’est le constat qui a été fait ce matin au marché Clauzel d’Alger. Une virée entre les étals des légumes et fruits permet de constater que les promesses de certains responsables qui avaient assuré avant le mois de ramadan que cette année dérogera à la règle, ne sont que des «paroles vides». En effet, les prix affichés sur les étals donnent le tournis et dissuadent beaucoup de clients venus faire leurs emplettes. Il est 10 h, les gens ne se bousculent pas dans les allées de ce marché vu que les prix affichés sont au-dessus de leur pouvoir d’achat. La tomate, la carotte, la courgette, les concombres et le poivron sont cédés à 50 DA, la salade à 70 DA, les haricots verts à 120 DA, le citron à 80 DA, la pomme de terre à 45 DA, l’oignon à 30 DA et les navets à 100 DA. Le constat est le même pour les fruits dont les prix ont légèrement augmenté. Le prix des bananes est de 120 DA, les pêches entre 120 et 170 selon la qualité, le kg de raisin est cédé entre 110 et 140 DA, le melon est à 80 DA, la pastèque entre 40 et 50 DA alors que les dattes sont pratiquement incoercibles avec leurs prix qui avoisinent avec les 400 DA. Interrogé, le président du marché qui était assis dans son bureau, nous a expliqué que la cherté de ces produits est due au fait que les commerçants travaillant dans ce marché de détail sont approvisionnés par des transporteurs. «Avant d’arriver sur les étals de ce marché les produits passent par deux à trois intermédiaires, ce qui fait systématiquement grimper les prix de ces produits très demandés durant le mois de ramadan». Le prix de la viande ne déroge pas à cette flambée. En effet, le prix du poulet, «censé» être cédé à 250 DA/kg comme l’avait annoncé l’Office national des aliments de bétail (Onab) quelques jours avant le début du ramadan, est de 360 DA. «Au bon vieux temps quand le prix du poulet était abordable, nous remplacions la viande rouge par la viande blanche, mais maintenant tout est cher, même la viande congelée», a dit avec un soupir une dame rencontrée dans l’une des allées du marché. Ce constat est d’ailleurs partagé par plusieurs personnes. Une dame d’un certain âge nous a indiqué : «J’ai ‘’déserté‘’ ce marché depuis longtemps. Moi je m’approvisionne au marché des Trois-Horloges de Bab El-Oued. Je passe juste pour voir les prix affichés… question de comparer !». S’agissant de la viande rouge, le prix varie selon la qualité. Ainsi, le prix de la viande rouge fraîche est entre 650 et 750 DA pour la viande bovine et 900 et 950 DA pour la viande ovine. Le prix du kg de bifteck quant à lui est à 110 DA. Interrogé sur le prix de la viande indienne, un boucher nous a indiqué qu’il ne la vend pas, mais nous propose à sa place une viande congelée «brésilienne» à 600 DA/kg.Un autre nous a informés qu’ils sont très rares ceux qui proposent de la viande indienne aux clients.

Source Infosoir Souad Labri

Le Pèlerin

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 06:18

Algérie - Saison estivale ratée à Collo : Un coup dur pour le tourisme local

collo-littoral.jpg

 

A Collo, si, comme d’habitude le début réel de la saison estivale a été constaté à partir du 20 juillet, la clôture de fait a eu lieu dimanche dernier, soit le 8 août.

Du coup, la haute saison s’est limitée à 20 jours au lieu de 30, aggravant la situation de l’économie touristique locale. Mais, le pire est que la tendance au ratage de la saison se confirme d’année en année alors que les responsables de la wilaya avancent le chiffre de 5 millions de touristes en 2009, que toute la Tunisie arrive difficilement à atteindre sur les douze mois de l’année. Ainsi, à Collo, pour la cinquième année consécutive, l’avenue Rouibah et la cité Chetti, où se concentre l’essentiel du parc hôtelier de la ville, étaient toujours en travaux avec gravats et poussières comme pot de réception. Du coup, les touristes, avant d’arriver aux hôtels ou chez les habitants d’accueil, doivent endurer les aléas de ruelles transformées, à coup de bulldozers, en champs de mines. Pour rester dans les mêmes quartiers, le non-nettoyage des berges et du lit de oued Essial est devenu habituel. Un oued qui rejette les déchets à même la plage de la Baie des Jeunes filles ! La seule précaution prise par les autorités locales est cette plaque interdisant la baignade à 50 m de part et d’autre du lit de l’oued. Une bêtise à ciel ouvert car on ne sait toujours pas par quelle méthode cette lisière a été calculée.

Concession et occupation sauvage des plages

Alors qu’ailleurs la concession est en passe de devenir une exception, à Collo, il s’agit d’une mesure imposée depuis le chef-lieu de wilaya et à laquelle touristes et autochtones doivent s’y faire. Ainsi, de fait, la partie ouest de la Baie des Jeunes filles, soit Aïn Eddoula, s’est avérée fermée aux estivants. Du coup, la partie Est a enregistré le maximum de fréquentation. A cet afflux s’est ajoutée la cinquantaine d’exposants et d’agents de sécurité de la foire de Collo, qui n’avaient que ladite plage pour passer leurs nuits et faire leurs besoins. En effet, à l’inverse de toutes les directives, à Collo, les abris de plage se sont transformés en tentes où des familles passaient leurs nuits, que ce soit à la Baie des Jeunes filles ou à la plage de Teléza. Dans un total laisser-aller, des abris de plage ont été alimentés au réseau électrique pour les besoins de nuitées pas toujours innocentes. Une situation qui s’est répercutée sur l’hygiène et la sécurité des plages. Aïn Eddoula n’aura jamais été aussi mal entretenue que durant cette saison, de l’avis de tous les estivants.

La sécurité, une entrave plus qu’une facilitation

Cela nous amène à évoquer la question cruciale de la sécurité. Malheureusement, à Collo, l’irresponsabilité, comme une maladie contagieuse, a touché tous les secteurs engagés dans la préparation et la gestion de la saison estivale. Même sur la plage dite pilote de Aïn Laksseb, aucun commerce ouvert ne dispose de documents commerciaux légaux, sans parler des justificatifs d’occupation des terrains. Le cas de la plage Lebrarek est, lui aussi, édifiant de cette irresponsabilité. La plage, interdite par arrêté du wali à la baignade, est bondée. Ces baigneurs assumeront, certes, leur choix. Sauf que le stationnement de part et d’autre de la route nationale qui lie Collo à Skikda, à hauteur de cette plage, est autorisé alors qu’il est interdit dans plusieurs artères de la ville par mesure sécuritaire. Pire, les commerces informels à Lebrarek et Aïn Lakesab sont reliés au réseau de la Sonelgaz sans que cette dernière ni les services de sécurité ne réagissent pour mettre fin à ce piratage interdit aussi bien par les textes de l’entreprise que par les lois de la République. Au même moment, les sites fréquentés le soir par les familles sont ceux qui sont les moins éclairés tels que le port de pêche et la cité Chetti.

Une plage expérimentale de l’anarchie

Cette année la wilaya de Skikda a voulu créer une plage pilote à Collo. Le choix fut porté sur Aïn Lakssab, distante de la ville de 3 km. Dimanche dernier, à la clôture de fait de la saison, les travaux d’aménagement de cette plage étaient toujours en cours. Aucune tranche n’était livrée. Ainsi, à la place d’une plage pilote, les estivants ont eu droit à une plage expérimentale de l’anarchie et de l’informel. Le tourisme ne se limite pas à la partie hébergement. Cette année, à Collo, les habitants de la cité et les touristes ont eu droit, en guise d’animation, à un tournoi de pétanque. Pour le reste des sports, notamment ceux dits populaires, et pour les soirées artistiques, rien n’a été prévu. Les années précédentes, le manque de moyens financiers était avancé par les élus locaux pour justifier cette disette. Sauf que cette année, l’APC de Collo, qui ne trouve pas de sous pour payer des artistes locaux, a financé, et avec largesse, une partie du tournage d’un feuilleton produit par une boite privée « Antinea ». Le pactole versé à cette boîte suffit pour financer au minimum 30 soirées. Heureusement que la direction de la culture de Skikda a délocalisé 3 activités prévues au chef-lieu de la wilaya. En fait, la saison à Collo a été clôturée par une animation d’un autre genre : les agents de sécurité de la foire, après avoir corrigé à coups de poing un adolescent, porteront de sérieux coups de couteau à l’abdomen d’un commerçant qui cherchait à s’interposer. Les vacanciers sont rentrés chez eux et les séquelles de cette autre saison marqueront encore l’économie touristique de la région, même après le départ des actuels responsables au niveau local et de wilaya. Cette année, même la très réservée chaîne unique de télévision n’a pu donner une image sereine de la préparation de la saison. Les faits étaient tellement criards, que même l’ENTV a fini par donner la vraie image de la préparation de la saison estivale à Collo. Tant mieux pour la ville, car seule la vérité est à même de fouetter les esprits.

Le chiffre des bêtisiers

Dans quelques jours, les services de la wilaya de Skikda publieront les chiffres officiels relatifs à cette saison. Comme d’habitude, la comptabilité des salons essaiera de maquiller la réalité du terrain. En effet, selon les responsables de la wilaya de Skikda, la région avait reçu l’été dernier 5 millions de visiteurs, alors qu’on sait que la saison écoulée s’est étalée du 20 juillet au 20 août, pas plus ; on insinue qu’en l’espace d’un mois, la wilaya a été visitée par des touristes dont le nombre est deux fois supérieur à celui que reçoit la Mecque durant le Hadj, lui aussi limité à un mois. Sauf qu’on ne sait toujours pas par quel miracle cet exploit a été possible à Skikda alors que l’Arabie saoudite s’en sort difficilement malgré les milliards de dollars de dépenses pour une seule campagne, les 20 000 agents de la garde civile, les milliers de tours-hôtels, les axes routiers et le plan de circulation modélisé, les aéroport de Djeddah et de Médine… Heureusement que le ridicule, même chiffré, ne tue pas !

Source El Watan Ahmed Ferhat

Le Pèlerin

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 06:08

Le PDG de Naftal rejette les accusations de Ghoul

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Alors que les travaux sur le tronçon de l’autoroute reliant Constantine à El Tarf sont à l’arrêt depuis plus d’un mois, la réalisation des 42 stations de distribution multiservices, dont 14 confiées à Naftal, se révèle sérieusement compromise. C’est ce qui ressort des propos du ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, accusant Naftal du retard dans la réalisation des stations, qui, elle, lui rejette la balle, en affirmant qu’elle ne peut lancer les travaux avant que les terrains ne soient terrassés et viabilisés par l’Algérienne de gestion des autoroutes (AGA), tel que prévu dans le cahier des charges.

En effet, jeudi dernier, Amar Ghoul avait, lors d’une visite d’inspection de l’échangeur de Meftah à Blida, affirmé qu’une réunion de coordination entre son département et celui de l’Energie a été consacrée à l’état d’avancement des travaux au niveau des stations multiservices confiées à Naftal au cours de laquelle, il « a été demandé » à celle-ci (Naftal) « d’accélérer les travaux de réalisation ». Une manière d’expliquer le retard dans le lancement de ces infrastructures plus que nécessaires pour les automobilistes qui empruntent les tronçons déjà réceptionnés de l’autoroute Est-Ouest. Or, le PDG de Naftal, Saïd Akretche, réfute « catégoriquement » ces accusations en renvoyant la balle à l’AGA, donc le département de Amar Ghoul.

Selon lui, les quatorze assiettes foncières, objet de concessions au profit de Naftal, pour accueillir ces structures ne sont ni terrassées, ni viabilisées, comme prévu dans le cahier des charges. « Aucun de ces terrains n’est prêt à recevoir les stations. Certains sont traversés par des lignes électriques de haute tension, d’autres n’ont pas encore fait l’objet d’expropriation, sans compter ceux où il n’y a ni électricité, ni eau et qui sont carrément accidentés », note M. Akretche. Devant une telle situation, dit-il, « aucune réalisation ne peut être engagée. Que l’AGA nous donne un seul terrain prêt et nous lançons tout de suite les travaux… », déclare le responsable. Il explique que c’est en juin 2009, que « la décision de nous octroyer 30% des stations-services, c’est-à-dire 12 sur 42, a été prise et dont la réalisation était considérée comme immédiate.

Le cahier des charges oblige l’AGA à livrer les terrains qui sont déjà identifiés, localisés et totalement viabilisés. Un mois plus tard, nous avons lancé l’étude de réalisation. Nous avons mis la pression sur nos fournisseurs, comme AM d’El Eulma, pour l’acquisition de volucompteurs et systèmes de gestion automatisés ou comme CR Métal, pour l’achat de cuves de carburant, mais aussi sur nos partenaires, comme le Centre national des technologies et consulting (CMTC) pour les études d’impact sur l’environnement. Nous avons également lancé le recrutement des agents par le biais des agences d’emploi locales, etc. Naftal est en fait prête à réaliser les stations dès demain, mais lors des visites que nous avons opérées sur les 14 sites, nous avons constaté que ces derniers ne sont ni viabilisés, ni terrassés, ni bornés et certains sont traversés par des lignes de haute et moyenne tensions. Mais de l’autre côté, les travaux peinent à démarrer. Ce qui nous a poussés à proposer à l’AGA, une des filliales de Sonatrach, d’activer le lancement des travaux. En vain ».

Pour le PDG, « la réalisation d’une station multiservices exige une moyenne de six mois ». Ce qui revient à dire que même si l’AGA honore ses engagements en mettant immédiatement à disposition de Naftal des terrains prêts à recevoir ces infrastructures, il faudrait attendre six mois pour les mettre en service. Une situation qui a poussé les autorités à recourir provisoirement aux stations mobiles de distribution de carburant. « Ce sont des stations que nous utilisons en général en cas de situation d’urgence. Nous avons prévu, dans un premier temps, la mise en place de quatre stations installées sur les tronçons où les distributeurs sont assez loin. Mais là aussi, il faut un terrain adéquat, c’est-à-dire viabilisé, avec de l’eau et de l’électricité. Ce qui oblige l’AGA à faire l’effort d’engager les travaux sur les sites retenus. »

En tout état de cause, il est certain aujourd’hui que les stations multiservices ne verront pas le jour de sitôt sur les tronçons de l’autoroute Est-Ouest déjà réalisés, en dépit de l’optimisme du ministre des Travaux publics. Lequel ministre aura du mal à expliquer (demain lors de son audition par le Président), la paralysie totale des travaux de réalisation des tronçons de l’autoroute reliant Constantine à El Tarf, depuis plus d’un mois. En effet, le chantier pris en charge par une entreprise japonaise est à l’arrêt pour des factures impayées, nous dit-on, ce qui va certainement engendrer des surcoûts et surtout des retards considérables dans la livraison.

Source El Watan Salima Tlemçani

Le Pèlerin

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 06:00

L'état des finances de la maison Algérie est globalement positif

43e foire alger

 

Les traditionnelles «auditions» des ministres durant le mois de ramadhan par le président de la République ont débuté dimanche par une réunion consacrée au secteur des Finances.

Les finances de l'Algérie sont, malgré la crise et ses effets sur les recettes, dans un état globalement positif. Les surcouts dans la réalisation des programmes d'investissements restent une source d'inquiétude.

La lecture du compte-rendu officiel de la réunion montre que le ministre des Finances, M. Karim Djoudi, n'avait que de relatives bonnes nouvelles à livrer au chef de l'Etat et aux Algériens. Dans un pays qui peine à trouver les moyens de sortir d'une dépendance totale et dangereuse vis-à-vis des hydrocarbures, le ministre des Finances a pu ainsi faire état d'une croissance hors hydrocarbures de 9,3% contre 6,1% en 2008. Une progression portée par l'excellente performance du secteur agricole ainsi que par les secteurs du Bâtiment, des Travaux publics et des services.

Le niveau d'inflation reste à un taux raisonnable de 5,75%. Le bilan fait également état d'une augmentation importante des crédits à l'économie qui sont passés de 2.615,5 milliards de DA en 2008 à 3.045,2 milliards de DA en 2009, soit une augmentation de 16,4%. Les PME, traditionnellement les parents pauvres du financement alors qu'elles sont un véritable atout pour l'emploi, ont-elles profité de cette augmentation ? C'est le souhait régulièrement exprimé par les opérateurs privés et les experts qui constatent que la question du financement freine le développement normal des PME algériennes et les contraint à voir modeste.

Modeste recul de la facture des importations

Les plus de 350.000 PME algériennes privées se financent sur fonds propres en général. Les crédits bancaires existent sur 2.700 milliards de crédits à l'économie en 2007, 40 à 45% seraient allés aux PME selon une estimation donnée par Abderrahmane Benkhalfa délégué général de l'Abef mais ils financent les importations et non la production. Il faut espérer en effet, que les efforts accomplis pour la création de nouveaux instruments financiers (sociétés de capital-risque et de leasing) puissent contribuer davantage au financement de l'investissement productif dans le secteur des PME. C'est cela qui pourra contribuer réellement à réduire une facture des importations qui n'a baissé en valeur que d'un modeste 1% en 2009. Les mesures drastiques prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009 (interdiction du crédit à la consommation et obligation du recours au seul crédit documentaire comme mode de règlement des importations) ont un impact limité. C'est bien sur le terrain d'une production nationale portée par les PME qu'un vrai début de substitution à l'importation pourrait être réalisé dans un temps relativement court. Sans surprise, l'impact de la chute sensible du prix du pétrole a entraîné un recul de 40% des recettes d'exportations. L'on tire cependant satisfaction du fait que malgré les effets de la crise financière et économique internationale et son incidence sur le prix du baril de pétrole brut sur le marché mondial, «la balance des paiements a affiché un solde des paiements courants de 520 millions de dollars US pour l'année 2009». Les réserves de change sont toujours confortables avec 147,2 milliards de dollars US à la fin de l'année 2009 contre 143,1 milliards de dollars à la fin décembre 2008. La dette extérieure à moyen et long termes s'est située à 3,92 milliards de dollars US à la fin de l'année 2009.

Attention aux surcouts

La dette publique interne reste stable avec 814 milliards de DA à fin décembre 2009 contre 734 milliards de DA à fin décembre 2008. La dette publique externe était de 480 millions de dollars à fin décembre 2009 contre 460 millions de dollars US à fin décembre 2008. Les opérations du Trésor, arrêtée à fin avril 2010 dégagent un solde global excédentaire de 35 milliards de DA contre un déficit de 65 milliards de DA à fin avril 2009. Le chômage enregistre une légère baisse passant, selon l'office national des statistiques, de 11,3% en 2008 à 10,2% en 2009. Le tableau global suscite la satisfaction du chef de l'Etat qui incite cependant à la «prudence et à l'action prospective». Le programme quinquennal d'investissement 2010-2014 fera l'objet «d'une évaluation annuelle pour tenir compte de la situation de nos finances publiques». Le Président Bouteflika a également exigé que le gouvernement veille à «prévenir les réévaluations coûteuses des projets et à prohiber toutes formes de gaspillage». C'est, avec les suspicions de malversations, le problème aigu posé par le programme d'investissement public. L'équivalent de 130 milliards de dollars est consacré à l'achèvement des grands projets déjà entamés, notamment dans les secteurs du rail, des routes et de l'eau. Ces projets connaissent des surcoûts et des dépassements de délais très pénalisants. Il ressort donc que, d'une manière générale, les finances du pays sont saines et offrent de salutaires marges de manœuvre en ces temps incertains. La crise mondiale que l'on croyait dépassée pointe à nouveau le bout du nez avec des perspectives économiques peu encourageantes aux Etats-Unis. Le maintien d'un cap vertueux fondé sur la création de richesses internes et la résorption du chômage est plus que jamais à l'ordre du jour.

Source Le Quotidien d’Oran M. Saâdoune

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 23:55

Du Brésil à l'Arabie saoudite, les projets sont nombreux...

TGV.jpg

 

Les lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV) font des émules aux quatre coins de la planète. Les projets se multiplient du Maroc au Brésil en passant par les Etats-Unis. 

13.000 km de lignes

Le gouvernement américain vient ainsi d’annoncer mardi avoir reçu plus de demandes de subventions pour bâtir les futures lignes du pays que les montants disponibles. La Chine de son côté compte investir quelque 400 milliards d’euros d’ici à 2020 pour construire plus de 20.000 kilomètres de lignes à grande vitesse.

Il existe aujourd’hui près de 13.000 kilomètres de LGV dans le monde, avec des trains circulant à plus de 250km/h. 10.000 kilomètres de lignes sont actuellement en construction et 17.000 dans les cartons, selon l’Union internationale des chemins de fer. D’ici à 2025, le réseau mondial devrait donc être multiplié par quatre.

Environnement

Un engouement qui s’explique avant tout par les nouvelles exigences environnementales. Le rail permet de transporter beaucoup de passagers sur de grandes distances avec une consommation moindre que la route ou l’avion.

20minutes.fr vous propose un tour du monde des principaux réseaux de lignes à grande vitesse. Et des plus gros projets à venir.

Source 20minutes.fr

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 23:28

Algérie- Valorisation du potentiel en hydrocarbures - Bouteflika : “J’attends un véritable programme d’action”

tipasa-travaux.jpg

 

Lors de la séance d’audition consacrée au secteur de l’énergie, le chef de l’État a insisté sur la poursuite des efforts publics en vue d’améliorer les taux de raccordement des foyers ruraux au réseau électrique et au gaz naturel.

Dans le cadre des auditions annuelles qu’il dirige sur les activités des différents départements ministériels, le chef de l’État a présidé une réunion restreinte d’évaluation consacrée au secteur de l’Énergie et des Mines. Le ministre de l’Énergie et des Mines a présenté, à cette occasion, le bilan des réalisations du secteur pour la période 2000-2009, ainsi que les perspectives de son développement à moyen terme, à travers les programmes pour 2010-2014. Dans son intervention, à l’issue de l’évaluation du secteur, le président de la République a relevé que la récente crise économique et ses effets sur les cours internationaux des hydrocarbures a, de nouveau, mis en évidence la spécificité de notre économie basée essentiellement sur cette ressource naturelle. “Nous devons donc investir davantage d’efforts et de ressources dans la valorisation de nos potentiels en hydrocarbures en intensifiant les efforts de recherches et d’exploration à travers le pays. Le développement des énergies nouvelles et renouvelables doit aussi mobiliser fortement notre attention, et j’en attends la présentation d’un véritable programme d’action, tout en précisant, dès à présent, que les propositions qui en seront retenues bénéficieront d’un appui financier public approprié”, a déclaré le chef de l’État. Le président de la République a, aussi, demandé une réévaluation des projets des industries pétrochimiques en tenant compte de leur capacité à générer une industrie en aval, et de la valorisation la meilleure de la rente gazière disponible, insistant, en outre, sur la poursuite des efforts publics de raccordement des foyers ruraux au réseau électrique et au gaz naturel. Concernant la politique minière, le président de la République a souligné la nécessité “de relancer fortement” la prospection des richesses minières “qui est une mission de service public”. “Nous devons aussi mobiliser des financements nationaux et encourager l’apport de partenaires extérieurs de haut niveau pour l’exploitation de nos importantes réserves de fer et de phosphate, par exemple. En un mot, nous devons exploiter rationnellement notre potentiel minier pour ce qu’il offre comme emploi, ce qu’il générera comme activités en aval, et ce qu’il représentera comme apport à nos exportations”, a ordonné le président de la République. Par ailleurs, le chef de l’État a saisi l’occasion de l’examen de ce secteur économique à forte valeur ajoutée pour instruire les membres du gouvernement de veiller à la valorisation des entreprises publiques ou mixtes chacun dans son domaine de compétence. “Cette responsabilité qui ne saurait souffrir d’aucune exception, nécessite que le développement de l’entreprise et l’usage de ses ressources soient étudiés et agréés par son actionnaire, l’État. De la même manière, la sauvegarde de la viabilité de l’entreprise publique commande que son produit soit rémunéré objectivement pour lui éviter des difficultés financières, et pour repousser les trafics et contrebande nourris par des prix sous-évalués”, a souligné le président de la République.

Le taux d’électrification du pays a atteint 98% et celui du raccordement au gaz naturel plus de 44% des foyers

Les perspectives de développement à moyen terme de l’amont pétrolier montrent que la production nationale d’hydrocarbures connaîtra un rythme de croissance, reflétant l’effort d’optimisation de l’exploitation des gisements. Les capacités de production de l’électricité, qui ont connu une croissance soutenue durant la décennie, enregistreront une forte expansion à moyen terme à travers la réalisation de nouvelles centrales pour une capacité globale de plus de 4 000 mégawatts (MW). Le taux d’électrification du pays a atteint 98% et celui du raccordement au gaz naturel, plus de 44% des foyers. L’expansion significative du réseau national de transport et de distribution de l’électricité et du gaz, durant les dernières années, sera poursuivie sur la période 2010-2014 par la réalisation de 14 000 km par an de lignes d’électricité et de 9 300 km par an de canalisations de gaz naturel.

Le programme à moyen terme d’électricité d’origine renouvelable, d’une capacité globale de près de 200 mégawatts (MW), comprend la réalisation de 3 centrales solaires dont une en voie d’achèvement. En matière de rationalisation de la consommation d’énergie, le secteur prévoit le renforcement du programme de maîtrise de l’énergie, qui comprend notamment une introduction plus significative de la lampe basse consommation (LBC) au niveau des ménages, la promotion du chauffe-eau solaire ainsi que la réalisation de logements à haute performance énergétique.

Source Infosoir

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 23:23

Aller à la ville: un moment d'évasion
Champ de foire Foix 
Champ de foires à Foix
Heure de musique Barbazan
Musique à Barbazan
Jardin Massey Tarbes
Jardin Massey à Tarbes
Thermes de Luchon
Thermes de Luchon

Les pyrénéens sont très attachés à la tradition des foires et des marchés car ce ne sont pas J_j seulement des lieux de transactions, ce sont aussi des points privilégiés de rencontre et d'évasion et ils constituent une occasion exceptionnelle d'entrer en contact avec la vie urbaine.

Des villes éloignées

La ville exerce sur le paysan pyrénéen un attrait incontestable. Plus que le marché ou la foire où l'esprit est accaparé par la vente des produits agricoles, la ville où il se rend pour se distraire et effectuer quelques achats correspond véritablement à un désir d'évasion. Mais comme la grande ville est beaucoup plus éloignée que le petit marché, distant de quelques lieues, où l'on va chaque semaine avec son propre attelage, il faut choisir un moyen de transport adapté au déplacement envisagé.

Au XIXème siècle, les routes carrossables sillonnent la plupart des régions pyrénéennes et atteignent toutes les grandes villes. Mais les voyages en diligence, même s'ils enchantent Vigny, Hugo ou Taine, sont lents et peu pratiques. Il faut de 18 à 20 heures de Bagnères-de-Bigorre pour rallier Toulouse et plus de 32 heures pour rejoindre Bordeaux. Les dernières diligences, qui ne sont plus en service que dans les régions les plus montagneuses, se modifient pour répondre à de nouvelles exigences. Leurs dimensions se réduisent et il ne subsiste que deux ou trois chevaux au lieu de cinq. Les bagages sont déplacés pour abaisser le centre de gravité et améliorer la stabilité. Ainsi, le véhicule court moins le risque de rouler au fond des précipices. Dans les Pyrénées-Orientales, une énorme diligence assure encore en 1901, le service postal vers l'Espagne. Mais le train et l'autobus arrivent un peu partout à grand fracas et vont très vite précipiter la diligence au rang des oubliettes.

À partir de 1850, le réseau ferré français se structure et, dès 1870, les grandes lignes sont terminées et les grandes villes reliées à Paris. Mais, dans les Pyrénées, le rail n'atteint encore à cette date que les villes du piémont : Bagnères-de-Bigorre, Saint-Girons et Prades. Ce n'est qu'en 1900, sous l'impulsion de la troisième République et grâce au plan Freycinet, que le train arrive à Saint-Palais, Mauléon, Laruns, Pierrefitte, Arreau et Ax-les-Thermes. Mais il faut attendre 1912 pour que le chemin de fer relie Bourg-Madame à Villefranche-de-Conflent. Dans les Pyrénées espagnoles, la construction des réseaux routiers et ferrés accuse un retard considérable. Ce n'est qu'après 1900 que des routes carrossables atteignent les hautes vallées de Seo de Urgel ou Puigcerda. Et pour rallier Pampelune, chef-lieu de la province de Navarre, il faut compter, en diligence, pas moins de trois transbordements, dont un à quatre heures du matin, et deux jours de voyagé !

Le Transpyrénéen : un rêve et des grèves

C'est la partie centrale de la chaîne qui présente le plus d'obstacles au franchissement des Pyrénées. Dès.1865, on envisage de passer à travers cette « muraille » de 430 km et, pour ce faire, de percer des tunnels. Mais ce n'est qu'en 1904 qu'aboutissent les pourparlers et qu'une convention fixe les tracés des trois transpyrénéens finalement retenus sur les douze examinés. Le plus important, celui qui doit relier Toulouse à Barcelone, suit la vallée de l'Ariège, passe par une succession de 11 km de tunnels à partir d'Ax-les-Thermes, dont le fameux tunnel de 5 414 m de long, percé sous le col du Puymorens à près de 1500 m d'altitude.

Plusieurs grèves ont lieu sur le chantier du transpyrénéen, notamment en 1909, où l'ordre public est troublé par de violentes manifestations nécessitant l'intervention vigoureuse de la gendarmerie. Une nouvelle grève éclate en 1913. Moins violente, elle dure deux mois et se termine par une augmentation de salaire qui varie de 10 à 20 centimes, selon les catégories.

Les liaisons ferroviaires franco-espagnoles, lentes à se dessiner, manquent de cohérence : la différence d'écartement des rails -1,445 m côté français contre 1,730 m côté espagnol - ne facilite pas les relations. Pendant longtemps, la France et l'Espagne n'ont communiqué par voie ferrée que par Hendaye, côté atlantique, et par Port-Bou, côté méditerranéen.

Source autrefois Les Pyrénées

A suivre

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 23:20

«Papa, je ne veux plus de toi»

 

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L’éclatement de la cellule familiale atteint son paroxysme, quand un parent ayant sacrifié toute sa vie à sa progéniture, se voit considéré à la fin comme la «personne de trop».

«Mon fils m’a roué de coups pour avoir donné des vêtements aux pauvres, avant de m’envoyer ici dans une maison pour personnes âgées.» L’aveu de Khalti Zohra est hallucinant. La vieille porte un regard affligé sur Belcourt, un quartier qu’elle a habité depuis sa naissance...et qu’elle quitte contre son gré. Seulement, comme le dit si bien l’adage, «la maman est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon». Malgré l’ingratitude dont a fait preuve son fils unique, la vieille dame, aux souffrances multiples, se contente de dire: «Allah yasmahlou» (Que Dieu lui pardonne). Comment briser l’omerta sur cette triste réalité, étrangère à nos moeurs et valeurs ancestrales? Pas facile dans un pays où ce genre de «largesses» sont permises. Pourquoi la loi incriminant ces êtres sans coeur n’a été adoptée que récemment? Les arguments avancés par les responsables concernés sont vieux comme le monde. Interrogé sur ce retard, Maître Fatma-Zohra Benbraham nous renvoie simplement la question. «Une ancienne loi existe, pourquoi ne pas l’appliquer d’abord?», relève-t-elle. Et d’ajouter: «Subvenir aux besoins de nos parents est une obligation. On doit leur rendre le minimum du maximum.» L’éclatement de la cellule familiale atteint son paroxysme quand un parent ayant sacrifié toute sa vie à sa progéniture, se voit considéré finalement comme «personne de trop.» Sur les hauteurs d’Alger, dans un centre pour personnes âgées où tout n’est pas rose, Hadja Zoulikha, 65 ans, raconte, elle aussi, son calvaire ayant valeur de cri de détresse. Sa vie, comme celle de la Belcourtoise, est une plaie que rien ne semble devoir guérir. Plus profonde celle-ci. Tout se passait à merveille au sein d’une famille composée de cinq membres. Les filles ont trouvé des conjoints tandis que l’un des deux frères est allé en France, mais sans retour depuis les années 1970. Cette peine, conjuguée à la perte de son époux dans un accident de voiture, la native de Annaba la partage avec son fils Mohcin. L’eau était douce et on pouvait «nager» librement.

Les années s’écoulent et Nana Zoulikha ne pouvait pas savoir que son destin allait changer.

Le mariage de son fils est une vraie secousse. Depuis, le sourire, souvent sur les lèvres de la Bônoise, la fuit comme du sable fin entre les mains. Sa bru ne veut pas d’elle. Elle lui rend la vie impossible. Aucune assistance en cas de maladie. Elle a imposé sa loi en exigeant de ne vivre qu’avec son mari. «Elle a une pension, qu’elle paie une fille pour s’occuper d’elle», répond la bru. C’est la déchirure.

Le fils de Zoulikha ne savait plus à quel saint se vouer. Mais, une fois appelé à faire un choix, il a opté pour le mauvais, le pire. C’est l’erreur monumentale de sa vie. Pour satisfaire sa femme, il a «jeté» sa maman dehors, à Dar El Aâdjaza. Venu quatre ans plus tard pour la récupérer, il s’est rendu compte qu’il était trop tard pour lui. Cette fois, c’est la mère qui rejette le fils indigne.

Tout cela, le professeur Mustapha Khiati, président de la Forem, le trouve «anormal», «contre l’éthique» mais également «douloureux». L’Algérie, jadis terre d’humanisme, de dignité, du «nif et de la horma», voit ses vieillards traités par la «hogra», quand ce n’est pas avec infamie.

La maltraitance, c’est d’empêcher son parent de vivre dans son propre domicile, est là, rampante, embusquée dans le huis clos familial. Ne s’achemine-t-on pas vers une famille nucléaire à l’occidentale? Tout porte à le croire. Les témoignages de cette ingratitude coulent à flots.

Certaines sont notamment confrontées à une maltraitance psychologique et financière. Que de pressions pour signer des donations, modifier un testament ou permettre l’accès à un compte bancaire. «Mes deux enfants me harcèlent à longueur de journée pour l’argent. Chacun veut accaparer ma pension en devises», nous dit Ammi L’hocine. «Je ne les prive pas. Mais une fois, je leur ai dit de chercher du travail, ils s’étaient vite mis d’accord pour me jeter dans cette maison de vieux», regrette-t-il.

Cependant, le cas le plus marquant est évoqué par Maître Benbraham, jointe hier par téléphone. Il s’agit des enfants qui optent pour la «curatelle». «On enlève aux parents toutes leurs capacités financières, les rendent inaptes en les déclarant aliénés mentaux devant les tribunaux. Certains juges tombent dans ces combines et c’est une fin terrible qui s’annonce pour ces personnes âgées», explique l’avocate. Les temps sont durs pour ces vieux et ces vieilles abandonnés par une progéniture pour laquelle ils se sont saignés aux quatre veines.

Source L’Expression Fouad Irnatene

Le Pèlerin

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