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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 23:55

Du Brésil à l'Arabie saoudite, les projets sont nombreux...

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Les lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV) font des émules aux quatre coins de la planète. Les projets se multiplient du Maroc au Brésil en passant par les Etats-Unis. 

13.000 km de lignes

Le gouvernement américain vient ainsi d’annoncer mardi avoir reçu plus de demandes de subventions pour bâtir les futures lignes du pays que les montants disponibles. La Chine de son côté compte investir quelque 400 milliards d’euros d’ici à 2020 pour construire plus de 20.000 kilomètres de lignes à grande vitesse.

Il existe aujourd’hui près de 13.000 kilomètres de LGV dans le monde, avec des trains circulant à plus de 250km/h. 10.000 kilomètres de lignes sont actuellement en construction et 17.000 dans les cartons, selon l’Union internationale des chemins de fer. D’ici à 2025, le réseau mondial devrait donc être multiplié par quatre.

Environnement

Un engouement qui s’explique avant tout par les nouvelles exigences environnementales. Le rail permet de transporter beaucoup de passagers sur de grandes distances avec une consommation moindre que la route ou l’avion.

20minutes.fr vous propose un tour du monde des principaux réseaux de lignes à grande vitesse. Et des plus gros projets à venir.

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 23:28

Algérie- Valorisation du potentiel en hydrocarbures - Bouteflika : “J’attends un véritable programme d’action”

tipasa-travaux.jpg

 

Lors de la séance d’audition consacrée au secteur de l’énergie, le chef de l’État a insisté sur la poursuite des efforts publics en vue d’améliorer les taux de raccordement des foyers ruraux au réseau électrique et au gaz naturel.

Dans le cadre des auditions annuelles qu’il dirige sur les activités des différents départements ministériels, le chef de l’État a présidé une réunion restreinte d’évaluation consacrée au secteur de l’Énergie et des Mines. Le ministre de l’Énergie et des Mines a présenté, à cette occasion, le bilan des réalisations du secteur pour la période 2000-2009, ainsi que les perspectives de son développement à moyen terme, à travers les programmes pour 2010-2014. Dans son intervention, à l’issue de l’évaluation du secteur, le président de la République a relevé que la récente crise économique et ses effets sur les cours internationaux des hydrocarbures a, de nouveau, mis en évidence la spécificité de notre économie basée essentiellement sur cette ressource naturelle. “Nous devons donc investir davantage d’efforts et de ressources dans la valorisation de nos potentiels en hydrocarbures en intensifiant les efforts de recherches et d’exploration à travers le pays. Le développement des énergies nouvelles et renouvelables doit aussi mobiliser fortement notre attention, et j’en attends la présentation d’un véritable programme d’action, tout en précisant, dès à présent, que les propositions qui en seront retenues bénéficieront d’un appui financier public approprié”, a déclaré le chef de l’État. Le président de la République a, aussi, demandé une réévaluation des projets des industries pétrochimiques en tenant compte de leur capacité à générer une industrie en aval, et de la valorisation la meilleure de la rente gazière disponible, insistant, en outre, sur la poursuite des efforts publics de raccordement des foyers ruraux au réseau électrique et au gaz naturel. Concernant la politique minière, le président de la République a souligné la nécessité “de relancer fortement” la prospection des richesses minières “qui est une mission de service public”. “Nous devons aussi mobiliser des financements nationaux et encourager l’apport de partenaires extérieurs de haut niveau pour l’exploitation de nos importantes réserves de fer et de phosphate, par exemple. En un mot, nous devons exploiter rationnellement notre potentiel minier pour ce qu’il offre comme emploi, ce qu’il générera comme activités en aval, et ce qu’il représentera comme apport à nos exportations”, a ordonné le président de la République. Par ailleurs, le chef de l’État a saisi l’occasion de l’examen de ce secteur économique à forte valeur ajoutée pour instruire les membres du gouvernement de veiller à la valorisation des entreprises publiques ou mixtes chacun dans son domaine de compétence. “Cette responsabilité qui ne saurait souffrir d’aucune exception, nécessite que le développement de l’entreprise et l’usage de ses ressources soient étudiés et agréés par son actionnaire, l’État. De la même manière, la sauvegarde de la viabilité de l’entreprise publique commande que son produit soit rémunéré objectivement pour lui éviter des difficultés financières, et pour repousser les trafics et contrebande nourris par des prix sous-évalués”, a souligné le président de la République.

Le taux d’électrification du pays a atteint 98% et celui du raccordement au gaz naturel plus de 44% des foyers

Les perspectives de développement à moyen terme de l’amont pétrolier montrent que la production nationale d’hydrocarbures connaîtra un rythme de croissance, reflétant l’effort d’optimisation de l’exploitation des gisements. Les capacités de production de l’électricité, qui ont connu une croissance soutenue durant la décennie, enregistreront une forte expansion à moyen terme à travers la réalisation de nouvelles centrales pour une capacité globale de plus de 4 000 mégawatts (MW). Le taux d’électrification du pays a atteint 98% et celui du raccordement au gaz naturel, plus de 44% des foyers. L’expansion significative du réseau national de transport et de distribution de l’électricité et du gaz, durant les dernières années, sera poursuivie sur la période 2010-2014 par la réalisation de 14 000 km par an de lignes d’électricité et de 9 300 km par an de canalisations de gaz naturel.

Le programme à moyen terme d’électricité d’origine renouvelable, d’une capacité globale de près de 200 mégawatts (MW), comprend la réalisation de 3 centrales solaires dont une en voie d’achèvement. En matière de rationalisation de la consommation d’énergie, le secteur prévoit le renforcement du programme de maîtrise de l’énergie, qui comprend notamment une introduction plus significative de la lampe basse consommation (LBC) au niveau des ménages, la promotion du chauffe-eau solaire ainsi que la réalisation de logements à haute performance énergétique.

Source Infosoir

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 23:23

Aller à la ville: un moment d'évasion
Champ de foire Foix 
Champ de foires à Foix
Heure de musique Barbazan
Musique à Barbazan
Jardin Massey Tarbes
Jardin Massey à Tarbes
Thermes de Luchon
Thermes de Luchon

Les pyrénéens sont très attachés à la tradition des foires et des marchés car ce ne sont pas J_j seulement des lieux de transactions, ce sont aussi des points privilégiés de rencontre et d'évasion et ils constituent une occasion exceptionnelle d'entrer en contact avec la vie urbaine.

Des villes éloignées

La ville exerce sur le paysan pyrénéen un attrait incontestable. Plus que le marché ou la foire où l'esprit est accaparé par la vente des produits agricoles, la ville où il se rend pour se distraire et effectuer quelques achats correspond véritablement à un désir d'évasion. Mais comme la grande ville est beaucoup plus éloignée que le petit marché, distant de quelques lieues, où l'on va chaque semaine avec son propre attelage, il faut choisir un moyen de transport adapté au déplacement envisagé.

Au XIXème siècle, les routes carrossables sillonnent la plupart des régions pyrénéennes et atteignent toutes les grandes villes. Mais les voyages en diligence, même s'ils enchantent Vigny, Hugo ou Taine, sont lents et peu pratiques. Il faut de 18 à 20 heures de Bagnères-de-Bigorre pour rallier Toulouse et plus de 32 heures pour rejoindre Bordeaux. Les dernières diligences, qui ne sont plus en service que dans les régions les plus montagneuses, se modifient pour répondre à de nouvelles exigences. Leurs dimensions se réduisent et il ne subsiste que deux ou trois chevaux au lieu de cinq. Les bagages sont déplacés pour abaisser le centre de gravité et améliorer la stabilité. Ainsi, le véhicule court moins le risque de rouler au fond des précipices. Dans les Pyrénées-Orientales, une énorme diligence assure encore en 1901, le service postal vers l'Espagne. Mais le train et l'autobus arrivent un peu partout à grand fracas et vont très vite précipiter la diligence au rang des oubliettes.

À partir de 1850, le réseau ferré français se structure et, dès 1870, les grandes lignes sont terminées et les grandes villes reliées à Paris. Mais, dans les Pyrénées, le rail n'atteint encore à cette date que les villes du piémont : Bagnères-de-Bigorre, Saint-Girons et Prades. Ce n'est qu'en 1900, sous l'impulsion de la troisième République et grâce au plan Freycinet, que le train arrive à Saint-Palais, Mauléon, Laruns, Pierrefitte, Arreau et Ax-les-Thermes. Mais il faut attendre 1912 pour que le chemin de fer relie Bourg-Madame à Villefranche-de-Conflent. Dans les Pyrénées espagnoles, la construction des réseaux routiers et ferrés accuse un retard considérable. Ce n'est qu'après 1900 que des routes carrossables atteignent les hautes vallées de Seo de Urgel ou Puigcerda. Et pour rallier Pampelune, chef-lieu de la province de Navarre, il faut compter, en diligence, pas moins de trois transbordements, dont un à quatre heures du matin, et deux jours de voyagé !

Le Transpyrénéen : un rêve et des grèves

C'est la partie centrale de la chaîne qui présente le plus d'obstacles au franchissement des Pyrénées. Dès.1865, on envisage de passer à travers cette « muraille » de 430 km et, pour ce faire, de percer des tunnels. Mais ce n'est qu'en 1904 qu'aboutissent les pourparlers et qu'une convention fixe les tracés des trois transpyrénéens finalement retenus sur les douze examinés. Le plus important, celui qui doit relier Toulouse à Barcelone, suit la vallée de l'Ariège, passe par une succession de 11 km de tunnels à partir d'Ax-les-Thermes, dont le fameux tunnel de 5 414 m de long, percé sous le col du Puymorens à près de 1500 m d'altitude.

Plusieurs grèves ont lieu sur le chantier du transpyrénéen, notamment en 1909, où l'ordre public est troublé par de violentes manifestations nécessitant l'intervention vigoureuse de la gendarmerie. Une nouvelle grève éclate en 1913. Moins violente, elle dure deux mois et se termine par une augmentation de salaire qui varie de 10 à 20 centimes, selon les catégories.

Les liaisons ferroviaires franco-espagnoles, lentes à se dessiner, manquent de cohérence : la différence d'écartement des rails -1,445 m côté français contre 1,730 m côté espagnol - ne facilite pas les relations. Pendant longtemps, la France et l'Espagne n'ont communiqué par voie ferrée que par Hendaye, côté atlantique, et par Port-Bou, côté méditerranéen.

Source autrefois Les Pyrénées

A suivre

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 23:20

«Papa, je ne veux plus de toi»

 

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L’éclatement de la cellule familiale atteint son paroxysme, quand un parent ayant sacrifié toute sa vie à sa progéniture, se voit considéré à la fin comme la «personne de trop».

«Mon fils m’a roué de coups pour avoir donné des vêtements aux pauvres, avant de m’envoyer ici dans une maison pour personnes âgées.» L’aveu de Khalti Zohra est hallucinant. La vieille porte un regard affligé sur Belcourt, un quartier qu’elle a habité depuis sa naissance...et qu’elle quitte contre son gré. Seulement, comme le dit si bien l’adage, «la maman est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon». Malgré l’ingratitude dont a fait preuve son fils unique, la vieille dame, aux souffrances multiples, se contente de dire: «Allah yasmahlou» (Que Dieu lui pardonne). Comment briser l’omerta sur cette triste réalité, étrangère à nos moeurs et valeurs ancestrales? Pas facile dans un pays où ce genre de «largesses» sont permises. Pourquoi la loi incriminant ces êtres sans coeur n’a été adoptée que récemment? Les arguments avancés par les responsables concernés sont vieux comme le monde. Interrogé sur ce retard, Maître Fatma-Zohra Benbraham nous renvoie simplement la question. «Une ancienne loi existe, pourquoi ne pas l’appliquer d’abord?», relève-t-elle. Et d’ajouter: «Subvenir aux besoins de nos parents est une obligation. On doit leur rendre le minimum du maximum.» L’éclatement de la cellule familiale atteint son paroxysme quand un parent ayant sacrifié toute sa vie à sa progéniture, se voit considéré finalement comme «personne de trop.» Sur les hauteurs d’Alger, dans un centre pour personnes âgées où tout n’est pas rose, Hadja Zoulikha, 65 ans, raconte, elle aussi, son calvaire ayant valeur de cri de détresse. Sa vie, comme celle de la Belcourtoise, est une plaie que rien ne semble devoir guérir. Plus profonde celle-ci. Tout se passait à merveille au sein d’une famille composée de cinq membres. Les filles ont trouvé des conjoints tandis que l’un des deux frères est allé en France, mais sans retour depuis les années 1970. Cette peine, conjuguée à la perte de son époux dans un accident de voiture, la native de Annaba la partage avec son fils Mohcin. L’eau était douce et on pouvait «nager» librement.

Les années s’écoulent et Nana Zoulikha ne pouvait pas savoir que son destin allait changer.

Le mariage de son fils est une vraie secousse. Depuis, le sourire, souvent sur les lèvres de la Bônoise, la fuit comme du sable fin entre les mains. Sa bru ne veut pas d’elle. Elle lui rend la vie impossible. Aucune assistance en cas de maladie. Elle a imposé sa loi en exigeant de ne vivre qu’avec son mari. «Elle a une pension, qu’elle paie une fille pour s’occuper d’elle», répond la bru. C’est la déchirure.

Le fils de Zoulikha ne savait plus à quel saint se vouer. Mais, une fois appelé à faire un choix, il a opté pour le mauvais, le pire. C’est l’erreur monumentale de sa vie. Pour satisfaire sa femme, il a «jeté» sa maman dehors, à Dar El Aâdjaza. Venu quatre ans plus tard pour la récupérer, il s’est rendu compte qu’il était trop tard pour lui. Cette fois, c’est la mère qui rejette le fils indigne.

Tout cela, le professeur Mustapha Khiati, président de la Forem, le trouve «anormal», «contre l’éthique» mais également «douloureux». L’Algérie, jadis terre d’humanisme, de dignité, du «nif et de la horma», voit ses vieillards traités par la «hogra», quand ce n’est pas avec infamie.

La maltraitance, c’est d’empêcher son parent de vivre dans son propre domicile, est là, rampante, embusquée dans le huis clos familial. Ne s’achemine-t-on pas vers une famille nucléaire à l’occidentale? Tout porte à le croire. Les témoignages de cette ingratitude coulent à flots.

Certaines sont notamment confrontées à une maltraitance psychologique et financière. Que de pressions pour signer des donations, modifier un testament ou permettre l’accès à un compte bancaire. «Mes deux enfants me harcèlent à longueur de journée pour l’argent. Chacun veut accaparer ma pension en devises», nous dit Ammi L’hocine. «Je ne les prive pas. Mais une fois, je leur ai dit de chercher du travail, ils s’étaient vite mis d’accord pour me jeter dans cette maison de vieux», regrette-t-il.

Cependant, le cas le plus marquant est évoqué par Maître Benbraham, jointe hier par téléphone. Il s’agit des enfants qui optent pour la «curatelle». «On enlève aux parents toutes leurs capacités financières, les rendent inaptes en les déclarant aliénés mentaux devant les tribunaux. Certains juges tombent dans ces combines et c’est une fin terrible qui s’annonce pour ces personnes âgées», explique l’avocate. Les temps sont durs pour ces vieux et ces vieilles abandonnés par une progéniture pour laquelle ils se sont saignés aux quatre veines.

Source L’Expression Fouad Irnatene

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:33

Algérie - Une polémique pas très innocente : Consommer la viande importée d’Inde ? Quelle idée !

viande ramadhan

 

L’homme roule en Marutti ; il possède un réfrigérateur fabriqué en Chine, un téléviseur fabriqué à Taïwan, et un téléphone made in Corée. Mais il a sa dignité, et n’abdiquera jamais sur deux points : il ne mangera jamais de la viande importée d’Inde, et n’ira pas au stade tant que Rabah Saadane est entraîneur de l’équipe nationale de football.

C’est une position irrévocable, assure-t-il. Aussi longtemps qu’il vivra, il n’acceptera pas que la viande importée du pays de Ghandi franchisse le seuil de sa modeste maison. La banane de Colombie, le blé du Canada, les sucreries de Turquie et de Syrie, les pastèques de Tunisie et les oranges du Maroc, ça pouvait aller. Mais de la viande de l’Inde ! Quelle Idée !

C’est une position de principe, assure notre homme. Il jure qu’il n’en démordra jamais. Une position qui ne s’appuie pourtant sur aucune rationalité. Sur le plan religieux, le produit est garanti « halal », conforme au rite musulman, comme en attestent les documents présentés aux clients potentiels. Le ministère des affaires religieuses s’en porte garant.

C’est aussi un produit qui répond aux règles d’hygiène et de conservation imposées pour le transport de produits périssables. Les techniques sont connues, et suffisamment répandues pour être maitrisées. Sur le plan économique, le produit indien est compétitif. Il est même proposé à meilleur prix que la viande importée d’Europe.

La viande importée d’Inde n’est pas non plus rejetée pour une question de qualité. Notre homme n’en connaît pas encore le goût, et ne peut la condamner sur ce terrain. Du reste, assure-t-il, toutes les viandes congelées se ressemblent, par leur absence de gout, prétend-il.

Faut-il, dès lors, voir dans cette attitude le résultat d’une action psychologique menée par quelque puissant lobby, qui aurait patiemment travaillé pour discréditer la viande importée d’Inde en vue d’asseoir sa mainmise sur le marché de la viande congelée ? S’agirait-il d’un complot ourdi quelque part par de puissants réseaux qui veulent à tout prix préserver des intérêts aussi opaques que douteux ?

Peut-être même s’agirait-il d’une opération politique, visant à déstabiliser le gouvernement en maintenant le prix de la viande à un niveau élevé, pendant ce mois de consommation outrancière. Après tout, l’Algérie a vécu un célèbre précédent, il y a vingt ans, avec le fameux mouton d’Australie. Le gouvernement de l’époque avait alors importé des moutons d’Australie pour tenter de casser les prix à la veille de l’Aïd Al-Adha. Mais de puissants réseaux liés à l’e-FIS avaient décrété que ces moutons ne pouvaient être sacrifiés pour l’Aïd, car leur queue n’était pas conforme !

Une enquête approfondie du DRS permettra peut-être un jour d’en savoir plus sur cette attitude qui consiste à boycotter la viande importée d’Inde. Mais pour l’heure, les éléments disponibles montrent que ce boycott est du a des raisons primaires, inavouables. Il est le résultat de préjugés, à la limite du racisme, en vers certains pays et certains peuples.

Cette attitude est affichée par de nombreux Algériens, probablement une majorité. Indiens, forcément affamés, Chinois, mangeurs de chiens et de chats, et surtout noirs africains sont victimes de ce racisme au quotidien, qu’on peut déceler sur les lieux de travail, dans la rue comme dans les stades et à l’université. Un racisme qui s’étend parfois à des Algériens, forcément surnommés Keita ou Amadou parce qu’ils sont noirs. Même la presse n’échappe pas à cette tendance, lorsqu’elle dénonce les «maladies» et les «maux sociaux» qui se propageraient à cause des migrants clandestins africains.

Le racisme est-il «ramadhano-compatible» ? On ne connait pas de fetwa en ce sens. Par contre, il est certain que le racisme est parfaitement compatible avec l’ignorance, qui est même une des conditions nécessaires pour la prolifération du racisme. Sinon, comment expliquer autrement que par l’ignorance ce mépris affiché par les Algériens envers des pays qui font dix pour cent de croissance, qui sont en passe de devenir le centre du monde, et qui ont organisé la coupe du monde de football ?

Source Le Quotidien d’Oran Abed Charef

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:30

Algérie – Football - Le bureau fédéral rend publique la liste des clubs pros Professionnalisme : an I

ballon de football

 

Les anciens pensionnaires de la division nationale une et la super division sont les principaux concernés par cette question. L’Algérie devient ainsi le premier pays arabe et africain qui comptabilise 32 clubs pros.

Le Bureau fédéral élargi aux présidents des ligues régionales s’est réuni hier sous la présidence de Mohamed Raouraoua (président de la FAF) au Sheraton. Le bureau a officiellement adopté le passage au professionnalisme, qui prendra effet à partir de septembre prochain avec le lancement d’un championnat professionnel avec les ligues 1 et 2, composées exclusivement de clubs qui ont présenté des dossiers complets pour le passage au statut de clubs professionnels. Les anciens pensionnaires de la division nationale une et la Superdivision sont les principaux concernés par cette question. L’Algérie compte, depuis hier, 32 clubs professionnels répartis en deux groupes de 16 clubs chacun (ligue 1 et ligue 2). Ainsi, l’Algérie devient le premier pays arabe et africain qui comptabilise 32 clubs pros.

Les présidents de la FAF, Mohamed Raouraoua, et de la Ligue nationale, Mohamed Mecherara, ont salué lors de cette réunion les efforts consentis par les clubs pour accéder à ce nouveau statut. Le premier responsable du football a réaffirmé sa volonté d’aider tous les clubs pros sur tous les plans, dans la première étape du professionnalisme. Pour rappel, les clubs ont disposé de plusieurs semaines pour répondre aux exigences du cahier des charges. Dès septembre prochain, 32 clubs répartis en deux divisions inaugureront une nouvelle ère. Il y a lieu de souligner que la FAF et la Ligue nationale ont maintenu le principe de la relégation pour les 3 clubs qui ont achevé la saison 2009-2010 aux trois dernières places, à savoir les deux clubs de Batna (CAB et MSPB) et le NAHD qui joueront la saison prochaine en ligue 2 professionnelle.

La Ligue nationale gérera les deux divisions professionnelles ainsi que la division nationale amateurs (DNA). Initialement, cette dernière (division 2) comportait 3 groupes de 14 clubs chacun. Elle était formée en majorité des clubs (24) issus des 3 groupes de la division interrégions plus les 20 clubs de la défunte Superdivision. La division 2 à 3 groupes de 14 clubs a été finalement ramassée en 2 groupes de 14 clubs chacun. Le MO Béjaïa, l’OM Arzew évolueront dans ce palier, le 3e dans la pyramide du système de compétition, au même titre d’ailleurs que deux ou trois autres clubs (on parle de Hadjout, Bentalha et l’USMSétif).

La division nationale amateurs aura un cachet national à travers ses deux groupes (centre-est et centre-ouest). A partir de la saison 2011-2012, ce 3e palier du football national sera géré par la Ligue nationale de football amateurs, présentement la ligue interrégions que dirige Mohamed Boukaroum. Dans un an, la Ligue nationale se transformera en ligue professionnelle et aura pour mission de gérer les compétitions des ligues 1 et 2. Enfin, la division interrégions comportera 4 groupes : 3 avec 14 clubs chacun et un, celui de l’Est, avec 15 clubs.

Les présidents de la FAF et de la Ligue nationale animeront une conférence de presse samedi 21 août à 12 heures au centre de presse de l’OCO. Lors de cette rencontre avec les représentants des médias, Mohamed Raouraoua et Mohamed Mechera s’étaleront sur tous les sujets abordés hier lors de la réunion du Bureau fédéral, notamment le démarrage du premier championnat professionnel, le programme des équipes nationales, la situation du centre technique national de Sidi Moussa et les préparatifs de la rencontre Algérie-Tanzanie prévue pour le 3 septembre, probablement à Blida.

Source El Watan Yazid Ouahib

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:25

Algérie - Football - JSK : Les Canaris préparent le match retour

  JSK

 

Algérie - Après leur brillante victoire face au Ahly, les Canaris reprendront du service ce soir pour préparer le match retour face à cette même équipe du Ahly le 29 août prochain.

En attendant, la formation kabyle a prévu dans son agenda deux matches amicaux face à une seule équipe en aller-retour. En effet, les Kabyles en découdront avec l’Olympic de Médéa drivée par l’ex-Harrachi Khaled Lounici. Et ce sur invitation du président de l’OM chez qui l’équipe dînera avant de rencontrer son équipe en soirée. Ainsi donc, la première rencontre est prévue le 21 août dans la capitale du Titteri alors que la seconde le sera au stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou en soirée le 24 courant. Ainsi le duo Geiger-Bouhellal aura le temps et le loisir de passer en revue son effectif. Un effectif qui aura entre temps récupéré Rial, suspendu, et Asselah, malade, qui étaient absents au dernier match.
L’autre absent de ce match à savoir Farès Hamiti, en raison de l’accident mortel qu’il avait provoqué une semaine avant la rencontre, ne serait plus le bienvenu à Tizi Ouzou. En effet, selon le président du club, dans une déclaration faite à un confrère, il a clairement affiché son intention de le libérer en invitant tous les clubs intéressés à se rapprocher de lui pour racheter son contrat. Et on pense déjà au remplacement de Hamiti. Ainsi, évoque-t-on avec instance le retour de Saïbi actuellement au CRB et Hemani ainsi que l’arrivée de Hanister. Toutefois selon certaines indiscrétions, c’est Hemani qui tiendrait la corde tant des proches de ce dernier auraient été touchés par le concerné pour un conseil.

Départ pour Le Caire le 25 août

Alors qu’ils avaient prévu de prendre le vol le 24 août prochain pour Le Caire, les Canaris ont décidé de reculer leur départ pour le lendemain 25. En fait, ce report est dicté par le report celui du match. Dans un premier temps, la rencontre avait été annoncée pour le 28 avant que les dirigeants du Ahly n’avisent leurs homologue de la JSK en leur signifiant qu’elle aura lieu le dimanche 29 août.

Source Horizons Rachid Hammoutène.

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:24

Algérie - Ramadan aux quatre coins du pays - Saveurs du terroir

epices-algerie.jpg

 

Le 9e mois du calendrier hégirien est célébré, chaque année, avec faste. Chaque région du pays, riche d’un patrimoine historique spécifique, possède ses propres traditions culinaires et les plats traditionnels de ramadan... Certains diront que les rituels du ramadan ont tendance à disparaître peu à peu avec les générations montantes qui optent pour le moderne, même si certains , des traditionalistes, affirment tenir à ces coutumes venues de loin et qui témoignent du savoir-faire des aînés... D’autres, au contraire, tonneront que les Algériens ne perdront jamais leurs traditions, en particulier culinaires, dont la renommée a fait le tour du monde.

Durant ce mois sacré, toute la famille se regroupe autour d’une même table ou meïda pour partager des mets typiques, avant de faire les prières...

Des épices à base d’herbes et de... lézard de sable

L'arrivée du ramadan a entièrement bouleversé le rythme de vie devenu plus lent et plus calme le jour et volontairement plus mouvementé et animé la nuit.

Au vieux ksour de Hassi El-Gara (Ménéa), on organise la touiza différemment. «Le dernier jour de chaâbane, à la veille du ramadan, on s’attelle à préparer le mardoud collectif, où chacun apporte son petit quelque chose. Qui de la viande pour ceux qui ont sacrifié des moutons, qui de la semoule pour ceux dont les moyens sont limités. Les femmes roulent ensuite el-mardoud, elles-mêmes. Ce jour-là, on dit qu’on fait chaâbane ou tchaâbine.

Les soirées sont organisées entre voisines avec thé et cacahuètes, jusqu’au 27e jour. Samira, professeur d’anglais dans la même localité, nous décrit les préparatifs les plus importants : «Pour l’occasion, on façonne ensemble le zembo, à base de blé gonflé à la vapeur puis asséché et moulu très finement, comme cela se fait à Adrar. Cette farine de blé est ensuite mélangée à des épices à base d’herbes (wazwaza, gartoufa tichirte) et c’est très bénéfique pour la santé sans omettre de parler du bon goût qui nous procure bien du plaisir.

Ensuite, on nettoie avant de partager le poisson de sable dit zelgaga (petit lézard de sable appelé cherchmane dans d’autre régions du Sud) et le uromatix (dab) (animal du désert qui ressemble à un grand lézard, séché et utilisé pour la décoration), sans oublier la viande de gazelle séchée. Le tout est passé sur le feu et moulu. Une fois séché, on lui ajoute des épices et le tout constituera alors la base d’une soupe hsa de zembo ou la harira.

A l’heure du s’hour, on consomme du sfouf à base de dattes sèches et moulues mélangées à du dhane, habet el-halawa, des grains de sésame et du romarin. Le sfouf est un plat quelque peu sec, qu’on accompagne de lait, mais qui satisfait pleinement l’appétit.» «Des dattes sont également disposées sous forme d’un bâton dit kaabouche, du couscous est préparé, c’est la seffa avec des raisins secs, le mardoud, le tout accompagné de lait caillé de chèvre.» «A la veille du 27e jour, toutes les familles doivent passer la nuit à la mosquée pour la lecture jusqu’au matin des versets du Saint Coran. Certains doivent finir les 60 hizb ce soir-là, un 2e khetm.

Un mouton est ensuite sacrifié en vue de la préparation d’un couscous à base de sauce et légumes, qui sera offert dans une gasaâ à la mosquée. Enfin, le jour de l’Aïd, toutes sortes de gâteaux sont préparées, notamment kalb ellouz et baklawa.»

Une fillette d’à peine 8 ans, Inasse, insiste pour nous relater son jeûne : «Je suis de Ménéa et je passe en 3e année primaire. Cette année, je jeûne pour la première fois. A cette occasion, on me donnera du lait et des dattes au f’tour, de la h’rira...» «Et... une bague en or !», l’interrompt la petite Wiaâm de Ouargla : «Quand j’ai jeûné pour la première fois l’année passée, ma famille m’a offert une bague en or dans un verre de lait.»

Ghrayaf, attendu impatiemment à Ferdjioua

Nous avons visité la wilaya de Mila, exactement la région de Ferdjioua, avec Fatima qui nous assure : «Nous avons les mêmes traditions que tous les Algériens. La chorba frik ne doit pas se préparer sans une nouvelle vaisselle bien sûr !» Fatima regrette les soirées qui regroupaient les familles auparavant, lesquelles sont aujourd’hui absorbées par la parabole et le Net. Même constat pour les jeunes. «Ce qui nous différencie peut-être, c’est la préparation de la trida ou chekhchoukha les 15es jours de chaâbane et du ramadan. On échange entre voisins et familles et on donne à manger aux pauvres. Le 15e jour de ramadan dit nsaf ramadan, on ne prépare pas de chorba frik mais plutôt un plat léger la trida ou chekhchoukha. Et ce jour-là, aucune différence entre le pauvre et le riche. C’est tout le monde qui mange le même plat». La veille du 27e jour, d’après Fatima, c’est très spécial côté religieux. «C’est un jour très attendu par toutes les familles de Ferdjioua car on procède à la sadaka à la mosquée. Pour l’Aïd, on prépare le maximum de gâteaux couronnés obligatoirement par le makrout, gâteau frit à base de dattes, et le croquet. La matinée de l’Aïd en plus de «mille trous», l’on attend avec impatience ghrayaf, préparés par la maman ou la femme la plus âgée de la famille au réveil.

Incontournable tadjine zitoune à Chlef

Pour Halima, Chlef est réputée pour le couscous, la hrira et le tadjine aux olives, le 1er jour de ramadan. Au shour, c’est le couscous avec un bouillon qui est servi et demandé avec du lait caillé. «Pour la soirée, nous invitons nos voisins à siroter un thé et à grignoter des cacahuètes. Pour l’Aïd, on prépare les gâteaux traditionnels comme ghribia et d’autres dans des moules comme halwet tabâa.

La touiza de Hassi El-Gara

A Hassi El-Gara, dans la wilaya de Ghardaïa, selon Naïma (professeur), le rituel de la touiza a lieu chaque soir durant tout le mois sacré de ramadan, juste après la prière des taraouih. «Les femmes se réunissent, à tour de rôle, chez une voisine, une amie ou une proche. Nous passons toute la soirée à discuter, faire des blagues et surtout se taquiner. Et on s’amuse beaucoup entre femmes autour d’un thé ou d’un café ou encore d’un plat salé, selon les moyens de chacune».

Le riz bouilli au lait... principal plat des Touareg

A l’avènement du mois sacré, les femmes s’affairent aux préparatifs de rigueur. Les soirées ramadanesques alors sont organisées entre elles, et sont faites d’histoires et de contes des anciens autour de gâteaux et de thé...

Une Targuie de la région de Ouargla, Minata, nous dit fièrement préserver à ce jour les traditions d’antan. «Pour sidna ramadan, nous avons 4 éléments principaux pour rompre le jeûne : inéli à base de graines sèches, ressemblant à des petites fèves sèches appelées (bechna) que nous réduisons en poudre pour en faire ensuite de la semoule (dchicha) de différents calibres. Cette poudre sera la base pour la préparation de la asida qu’on sert dans des plats profonds en bois, le gdahe (pluriel gadhane). Celle-ci est mixée avec du dhane et de la viande. Nous devons avoir aussi du lait, du thé, des dattes et du riz.» Et de préciser : «Le premier jour, on rompt le jeûne avec du lait et des dattes. On prend du thé juste après la prière du maghreb et ça dure jusqu'à minuit 1 h du matin. Notre plat principal durant tout le mois de ramadan est à base de riz (tafarate). C’est une sorte de bouillie mélangée à du lait et du sucre. Au shour, on se contente de lait et de dattes pour éviter les brûlures d’estomac.» Minata, maman de huit enfants, nous a informé que le ramadan est précédé du sacrifice d’une brebis ou d’une chèvre. «On écrase d’une part la viande et d’autre part le riz que l’on mélange pour obtenir labadja, une sorte de gâteaux qu’on offre à nos invités le jour de l’Aïd. Au repas, on continue à manger encore de la bechna très bonne pour la santé. Hommes et femmes ne mangent pas ensemble sauf s’il s’agit du mari ou du fils. «Nos femmes ne mangent jamais devant les hommes étrangers. Quand il arrive, l’homme se cache le visage avec son chèche (el hrème). Certains, selon elle, consomment d’autres préparations pour ramadan comme tarkit, inéli, oudi. C’est un produit naturel pour l’estomac et qui vous rassasie pour toute la journée. Outre le plat principal, on consomme beaucoup de viande et de foie généralement grillés à la braise juste après la prière du maghreb.» Son frère, Belhat, décrira avec précision les us de la région en matière culinaire : «Les Touareg préparent aussi de la téhéné qui est une sorte de toumina (la téhéné tartaya dasémide doudi) ou tout simplement tamenkit, préparée à base de semoule (éhéte-ésémide) en plus des dattes tahéyni. On la mange 1 jour sur 2 durant le ramadan ou bien la nuit. Un jour on consomme des dattes avec du lait et un autre jour tarkit.» La veille du 27e jour de ramadan, les Touareg égorgent une brebis ou une chèvre pour la sadaka. Minata ajoute que la matinée de l’Aïd, les enfants revêtent des tenues traditionnelles targuies. Les garçons mettent des bazanes et les filles des tiserghnèsse (voile ou hayek). Idem pour les hommes et les femmes. On fabrique nous-mêmes les bkhour à base d’une branche sèche d’un arbre du Sahara (ouddi) ainsi que nos propres beaux parfums (adhoutane) à base de plantes séchées (khoumra). On se pare de izerkane, nos bijoux...»

La seffa est servie au s’hour à Béchar

Les traditions ne diffèrent pas beaucoup de celles du centre selon Ouarda : «Nous avons quasiment les mêmes traditions que le Nord, telle la préparation de tadjine hlou, bourak kefta. Le 1er jour, on doit s’échanger entre voisins et proches la h’rira. On rompt le jeûne avec du lait et des dattes. On se rend à la mosquée pour la prière de l’aïcha. Ensuite, on continue à manger jusqu’à minuit, 2h du matin. Le s’hour se fait avec de la seffa, un couscous sans sauce, du sucre et du lait.»

A la veille d’el-qadri, le couscous est très prisé et est distribué aux voisins et nécessiteux. Des moutons sont sacrifiés et la famille invitée. Des gassaâ de couscous sont servies à la mosquée.

A Sidi Bel Abbes, hrira, chekhchoukha et tadjine el-berkouk l Mamia de Sidi Bel Abbes nous dit préparer en priorité la h’rira, un plat indispensable à ses yeux, et ce, durant tout le ramadan ; les dattes et le lait aussi. «Au mois de chaâbane, on repeint toute la maison et on renouvelle la vaisselle surtout les ghrafa (plat profond) pour la h’rira, le tadjine hlou et le rougag qu’on sert avec de la sauce, comme la chekhchoukha, mais non découpée en morceaux. On sert la sauce directement sur les grandes feuilles de rougag, le premier jour du ramadan avec de préférence de la viande de poulet. Pour le s’hour, on sert le tadjine el-berkouk et tadjine zitoune.» Le rougag est également confectionné, selon son témoignage, la veille du 27e jour, ainsi que la chamia, kalbellouz, zlabia. Des bougies sont alors allumées pour accompagner les vœux formulés. Pour l’Aïd, toutes sortes de gâteaux sont préparés, surtout les incontournables kaab razal, griouièche, makroute, kaak, msemene. Une partie de ces gâteaux est offerte aux voisins et la seconde à la famille lors des visites. «Les plus âgés de la famille sont prioritaires. Outre les gâteaux, du sucre et du café leur sont également offerts.»

Où est passé le couscous de Larbâa n’Ath Irathène ?

Au Chenoua, un jeune passionné de la mer, sympathique et enthousiaste, venu en solo de Larbâa n’Ath Irathène (Tizi Ouzou) pour changer d’air, regrette les traditions d’antan de la région de Tizi Ouzou.

«Les jeunes veillent jusqu’à des heures tardives dans des hangars transformés en cafés.» «Le couscous reste indispensable tous les jours au ftour et au shour. Les familles sont très conservatrices. Les jeunes filles se rassemblent sur une esplanade pour jouer de la derbouka et chanter des litanies du terroir. Les femmes se rendent mutuellement visite jusqu’à minuit, parfois plus tard. Le petit qui jeûne pour la première fois doit manger ahadour (maârak) avec des œufs durs et des sucreries spécialement préparées pour l’occasion. Les plats modernes s’imposent petit à petit comme ailleurs dans le pays. Et le couscous a tendance à disparaître.»

La m’ketfa et le souhloub de Koléa  A Koléa, une ville réputée pour ses traditions ancestrales inspirées de la longue présence ottomane, Hania, 40 ans, nous narre les rituels du mois sacré qu’elle respecte malgré la disparition récente de sa défunte mère. «Ramadan est sacré chez nous, à Koléa. Il me permet de me retrouver avec mes frères mariés et leurs familles dans la maison où nous avons grandi. Nous ne laissons jamais notre père seul durant ce mois. Il ne peut se passer de la chorba de vermicelles faits main : la m’katfa, du mderbal, de la sfiria, du k’bab, du tadjine, du ham lahlou... Et on passe nos soirées autour d’un bon thé à la menthe du souhloub à base d’herbes et d’épices. Pour l’Aïd, nous préparons kaâk el-akda, la ghribia et le khchaf, surtout.»

Source Infosoir Souad Labri

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:21

Algérie - Les ministres passent au tableau

audition revue de projets

La situation dans le secteur des finances et du budget a été au menu de la première séance d'auditions par le chef de l'Etat des membres de l'exécutif gouvernemental. Pour Karim Djoudi, le ministre en charge du département, l'exercice n'a pas dû être pénible comme il le sera très certainement pour certains de ses collègues qui vont être bien embarrassés pour justifier certains des scabreux dysfonctionnements apparus dans le suivi par leurs administrations respectives de la mise en œuvre des programmes d'investissements qui leur sont alloués. D'autres de scandaleux retards que connaissent les projets dont ils ont la charge ainsi que des opérations ayant fait apparaître qu'elles ont été à l'origine d'opérations délictueuses.

Si Bouteflika a inauguré le cycle des auditions ministérielles par celle de Karim Djoudi c'est assurément pour que le grand argentier du pays lui brosse l'exacte situation en termes financiers des moyens mis à disposition des départements ministériels, qu'il lui exprime son avis sur l'utilisation qui en est faite secteur par secteur et en quoi celle-ci pose problème dans certains d'entre eux.

L'annonce chiffrée du plan de développement 2010-2015 a permis de constater que sur les 386 milliards de dollars qui lui sont consacrés plus de 180 milliards de dollars sont destinés aux restes à réaliser des précédents plans. Somme énorme révélatrice de ce que les retards dans les réalisations coûtent au pays. Retards dont le «rattrapage» implique des réévaluations qui n'auraient pas eu de raison d'être si l'exécutif gouvernemental s'était montré à cheval et très strict en termes de suivi sur des opérations liées aux plans d'investissements initiés par l'Etat.

Dans le dernier remaniement gouvernemental opéré par le chef de l'Etat, les ministères concernés par des défaillances flagrantes et cumulées, ayant entraîné d'inconsidérés retards dans la réalisation de leurs projets sectoriels, ont eu leurs titulaires à qui il a été soit retiré purement et simplement leur portefeuille soit ont fait l'objet d'une affectation à un autre département.

Ce qui fait qu'il nous semble que les auditions qui seront consacrées ce mois de ramadan à ces secteurs ministériels défaillants seront forcément biaisées, dans la mesure où le ministre qui en fera l'objet n'est pas celui dont la responsabilité est en cause dans les dossiers à problème qu'il vient d'hériter. N'ayant donc pas de compte à rendre sur la gestion de leur précédent département, la conduite à laquelle ils se limiteront au cours de leur audition est celle de «s'engager» à réparer les dégâts commis par leurs prédécesseurs au nouveau poste» en traduisant dans les faits les orientations et instructions présidentielles. Engagement qu'ils n'ont pas pourtant respecté à la tête des précédents départements dont ils furent en charge. Sans pourtant subir quelque coup de foudre qui aurait prouvé à l'opinion publique que l'action gouvernementale et celle de chaque ministre sont jaugées et sanctionnées à l'aune du critère de la performance et de l'obligation de résultat.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:20

Algérie - Boumerdès: Les plages deviennent désertes

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La fréquentation des 25 plages autorisées à la baignade au niveau du littoral de la wilaya de Boumerdès a été revue à la baisse par rapport à la saison estivale 2009. Selon le dernier bilan communiqué par les services de la protection civile de Boumerdès, le nombre de vacanciers ayant préféré la destination des plages de la wilaya s'est élevé jusqu'au 09/08/2010 à près de 6,5 millions alors que ce chiffre est pratiquement considéré comme définitif. La raison est que la période du mois de Ramadhan a obligé les estivants à plier bagage tout en désertant les plages malgré la présence des éléments de la protection civile même si les baigneurs devenaient de plus en plus rares.

Ce même constat est relevé au niveau des établissements hôteliers où l'on a constaté un taux d'occupation des chambres n'excédant pas les 10% à quelques jours de l'entame du mois sacré, ce qui explique une tendance propre aux Algériens selon laquelle ces derniers préfèrent passer ce mois en famille chez eux.

Par ailleurs, si l'on compare les statistiques de cette saison avec celles de l'année écoulée on peut dire que la saison estivale 2010 a été moins appréciée par les amateurs de la grande bleue puisque en 2009 plus de 9 millions de touristes ont choisi la destination Boumerdès. Sur le registre des noyades, cette session a enregistré le décès de 5 personnes dont 4 au niveau de plages non autorisées à la baignade alors que 2.511 baigneurs ont été sauvés in extremis d'une mort certaine.

D'autre part, sur le plan des incendies de forêts, quelque 52 ha de maquis et vergers ont été détruits par les flammes.

Source Le Quotidien d’Oran K.R.

Le Pèlerin

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