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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:33

Algérie - Une polémique pas très innocente : Consommer la viande importée d’Inde ? Quelle idée !

viande ramadhan

 

L’homme roule en Marutti ; il possède un réfrigérateur fabriqué en Chine, un téléviseur fabriqué à Taïwan, et un téléphone made in Corée. Mais il a sa dignité, et n’abdiquera jamais sur deux points : il ne mangera jamais de la viande importée d’Inde, et n’ira pas au stade tant que Rabah Saadane est entraîneur de l’équipe nationale de football.

C’est une position irrévocable, assure-t-il. Aussi longtemps qu’il vivra, il n’acceptera pas que la viande importée du pays de Ghandi franchisse le seuil de sa modeste maison. La banane de Colombie, le blé du Canada, les sucreries de Turquie et de Syrie, les pastèques de Tunisie et les oranges du Maroc, ça pouvait aller. Mais de la viande de l’Inde ! Quelle Idée !

C’est une position de principe, assure notre homme. Il jure qu’il n’en démordra jamais. Une position qui ne s’appuie pourtant sur aucune rationalité. Sur le plan religieux, le produit est garanti « halal », conforme au rite musulman, comme en attestent les documents présentés aux clients potentiels. Le ministère des affaires religieuses s’en porte garant.

C’est aussi un produit qui répond aux règles d’hygiène et de conservation imposées pour le transport de produits périssables. Les techniques sont connues, et suffisamment répandues pour être maitrisées. Sur le plan économique, le produit indien est compétitif. Il est même proposé à meilleur prix que la viande importée d’Europe.

La viande importée d’Inde n’est pas non plus rejetée pour une question de qualité. Notre homme n’en connaît pas encore le goût, et ne peut la condamner sur ce terrain. Du reste, assure-t-il, toutes les viandes congelées se ressemblent, par leur absence de gout, prétend-il.

Faut-il, dès lors, voir dans cette attitude le résultat d’une action psychologique menée par quelque puissant lobby, qui aurait patiemment travaillé pour discréditer la viande importée d’Inde en vue d’asseoir sa mainmise sur le marché de la viande congelée ? S’agirait-il d’un complot ourdi quelque part par de puissants réseaux qui veulent à tout prix préserver des intérêts aussi opaques que douteux ?

Peut-être même s’agirait-il d’une opération politique, visant à déstabiliser le gouvernement en maintenant le prix de la viande à un niveau élevé, pendant ce mois de consommation outrancière. Après tout, l’Algérie a vécu un célèbre précédent, il y a vingt ans, avec le fameux mouton d’Australie. Le gouvernement de l’époque avait alors importé des moutons d’Australie pour tenter de casser les prix à la veille de l’Aïd Al-Adha. Mais de puissants réseaux liés à l’e-FIS avaient décrété que ces moutons ne pouvaient être sacrifiés pour l’Aïd, car leur queue n’était pas conforme !

Une enquête approfondie du DRS permettra peut-être un jour d’en savoir plus sur cette attitude qui consiste à boycotter la viande importée d’Inde. Mais pour l’heure, les éléments disponibles montrent que ce boycott est du a des raisons primaires, inavouables. Il est le résultat de préjugés, à la limite du racisme, en vers certains pays et certains peuples.

Cette attitude est affichée par de nombreux Algériens, probablement une majorité. Indiens, forcément affamés, Chinois, mangeurs de chiens et de chats, et surtout noirs africains sont victimes de ce racisme au quotidien, qu’on peut déceler sur les lieux de travail, dans la rue comme dans les stades et à l’université. Un racisme qui s’étend parfois à des Algériens, forcément surnommés Keita ou Amadou parce qu’ils sont noirs. Même la presse n’échappe pas à cette tendance, lorsqu’elle dénonce les «maladies» et les «maux sociaux» qui se propageraient à cause des migrants clandestins africains.

Le racisme est-il «ramadhano-compatible» ? On ne connait pas de fetwa en ce sens. Par contre, il est certain que le racisme est parfaitement compatible avec l’ignorance, qui est même une des conditions nécessaires pour la prolifération du racisme. Sinon, comment expliquer autrement que par l’ignorance ce mépris affiché par les Algériens envers des pays qui font dix pour cent de croissance, qui sont en passe de devenir le centre du monde, et qui ont organisé la coupe du monde de football ?

Source Le Quotidien d’Oran Abed Charef

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:30

Algérie – Football - Le bureau fédéral rend publique la liste des clubs pros Professionnalisme : an I

ballon de football

 

Les anciens pensionnaires de la division nationale une et la super division sont les principaux concernés par cette question. L’Algérie devient ainsi le premier pays arabe et africain qui comptabilise 32 clubs pros.

Le Bureau fédéral élargi aux présidents des ligues régionales s’est réuni hier sous la présidence de Mohamed Raouraoua (président de la FAF) au Sheraton. Le bureau a officiellement adopté le passage au professionnalisme, qui prendra effet à partir de septembre prochain avec le lancement d’un championnat professionnel avec les ligues 1 et 2, composées exclusivement de clubs qui ont présenté des dossiers complets pour le passage au statut de clubs professionnels. Les anciens pensionnaires de la division nationale une et la Superdivision sont les principaux concernés par cette question. L’Algérie compte, depuis hier, 32 clubs professionnels répartis en deux groupes de 16 clubs chacun (ligue 1 et ligue 2). Ainsi, l’Algérie devient le premier pays arabe et africain qui comptabilise 32 clubs pros.

Les présidents de la FAF, Mohamed Raouraoua, et de la Ligue nationale, Mohamed Mecherara, ont salué lors de cette réunion les efforts consentis par les clubs pour accéder à ce nouveau statut. Le premier responsable du football a réaffirmé sa volonté d’aider tous les clubs pros sur tous les plans, dans la première étape du professionnalisme. Pour rappel, les clubs ont disposé de plusieurs semaines pour répondre aux exigences du cahier des charges. Dès septembre prochain, 32 clubs répartis en deux divisions inaugureront une nouvelle ère. Il y a lieu de souligner que la FAF et la Ligue nationale ont maintenu le principe de la relégation pour les 3 clubs qui ont achevé la saison 2009-2010 aux trois dernières places, à savoir les deux clubs de Batna (CAB et MSPB) et le NAHD qui joueront la saison prochaine en ligue 2 professionnelle.

La Ligue nationale gérera les deux divisions professionnelles ainsi que la division nationale amateurs (DNA). Initialement, cette dernière (division 2) comportait 3 groupes de 14 clubs chacun. Elle était formée en majorité des clubs (24) issus des 3 groupes de la division interrégions plus les 20 clubs de la défunte Superdivision. La division 2 à 3 groupes de 14 clubs a été finalement ramassée en 2 groupes de 14 clubs chacun. Le MO Béjaïa, l’OM Arzew évolueront dans ce palier, le 3e dans la pyramide du système de compétition, au même titre d’ailleurs que deux ou trois autres clubs (on parle de Hadjout, Bentalha et l’USMSétif).

La division nationale amateurs aura un cachet national à travers ses deux groupes (centre-est et centre-ouest). A partir de la saison 2011-2012, ce 3e palier du football national sera géré par la Ligue nationale de football amateurs, présentement la ligue interrégions que dirige Mohamed Boukaroum. Dans un an, la Ligue nationale se transformera en ligue professionnelle et aura pour mission de gérer les compétitions des ligues 1 et 2. Enfin, la division interrégions comportera 4 groupes : 3 avec 14 clubs chacun et un, celui de l’Est, avec 15 clubs.

Les présidents de la FAF et de la Ligue nationale animeront une conférence de presse samedi 21 août à 12 heures au centre de presse de l’OCO. Lors de cette rencontre avec les représentants des médias, Mohamed Raouraoua et Mohamed Mechera s’étaleront sur tous les sujets abordés hier lors de la réunion du Bureau fédéral, notamment le démarrage du premier championnat professionnel, le programme des équipes nationales, la situation du centre technique national de Sidi Moussa et les préparatifs de la rencontre Algérie-Tanzanie prévue pour le 3 septembre, probablement à Blida.

Source El Watan Yazid Ouahib

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:25

Algérie - Football - JSK : Les Canaris préparent le match retour

  JSK

 

Algérie - Après leur brillante victoire face au Ahly, les Canaris reprendront du service ce soir pour préparer le match retour face à cette même équipe du Ahly le 29 août prochain.

En attendant, la formation kabyle a prévu dans son agenda deux matches amicaux face à une seule équipe en aller-retour. En effet, les Kabyles en découdront avec l’Olympic de Médéa drivée par l’ex-Harrachi Khaled Lounici. Et ce sur invitation du président de l’OM chez qui l’équipe dînera avant de rencontrer son équipe en soirée. Ainsi donc, la première rencontre est prévue le 21 août dans la capitale du Titteri alors que la seconde le sera au stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou en soirée le 24 courant. Ainsi le duo Geiger-Bouhellal aura le temps et le loisir de passer en revue son effectif. Un effectif qui aura entre temps récupéré Rial, suspendu, et Asselah, malade, qui étaient absents au dernier match.
L’autre absent de ce match à savoir Farès Hamiti, en raison de l’accident mortel qu’il avait provoqué une semaine avant la rencontre, ne serait plus le bienvenu à Tizi Ouzou. En effet, selon le président du club, dans une déclaration faite à un confrère, il a clairement affiché son intention de le libérer en invitant tous les clubs intéressés à se rapprocher de lui pour racheter son contrat. Et on pense déjà au remplacement de Hamiti. Ainsi, évoque-t-on avec instance le retour de Saïbi actuellement au CRB et Hemani ainsi que l’arrivée de Hanister. Toutefois selon certaines indiscrétions, c’est Hemani qui tiendrait la corde tant des proches de ce dernier auraient été touchés par le concerné pour un conseil.

Départ pour Le Caire le 25 août

Alors qu’ils avaient prévu de prendre le vol le 24 août prochain pour Le Caire, les Canaris ont décidé de reculer leur départ pour le lendemain 25. En fait, ce report est dicté par le report celui du match. Dans un premier temps, la rencontre avait été annoncée pour le 28 avant que les dirigeants du Ahly n’avisent leurs homologue de la JSK en leur signifiant qu’elle aura lieu le dimanche 29 août.

Source Horizons Rachid Hammoutène.

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:24

Algérie - Ramadan aux quatre coins du pays - Saveurs du terroir

epices-algerie.jpg

 

Le 9e mois du calendrier hégirien est célébré, chaque année, avec faste. Chaque région du pays, riche d’un patrimoine historique spécifique, possède ses propres traditions culinaires et les plats traditionnels de ramadan... Certains diront que les rituels du ramadan ont tendance à disparaître peu à peu avec les générations montantes qui optent pour le moderne, même si certains , des traditionalistes, affirment tenir à ces coutumes venues de loin et qui témoignent du savoir-faire des aînés... D’autres, au contraire, tonneront que les Algériens ne perdront jamais leurs traditions, en particulier culinaires, dont la renommée a fait le tour du monde.

Durant ce mois sacré, toute la famille se regroupe autour d’une même table ou meïda pour partager des mets typiques, avant de faire les prières...

Des épices à base d’herbes et de... lézard de sable

L'arrivée du ramadan a entièrement bouleversé le rythme de vie devenu plus lent et plus calme le jour et volontairement plus mouvementé et animé la nuit.

Au vieux ksour de Hassi El-Gara (Ménéa), on organise la touiza différemment. «Le dernier jour de chaâbane, à la veille du ramadan, on s’attelle à préparer le mardoud collectif, où chacun apporte son petit quelque chose. Qui de la viande pour ceux qui ont sacrifié des moutons, qui de la semoule pour ceux dont les moyens sont limités. Les femmes roulent ensuite el-mardoud, elles-mêmes. Ce jour-là, on dit qu’on fait chaâbane ou tchaâbine.

Les soirées sont organisées entre voisines avec thé et cacahuètes, jusqu’au 27e jour. Samira, professeur d’anglais dans la même localité, nous décrit les préparatifs les plus importants : «Pour l’occasion, on façonne ensemble le zembo, à base de blé gonflé à la vapeur puis asséché et moulu très finement, comme cela se fait à Adrar. Cette farine de blé est ensuite mélangée à des épices à base d’herbes (wazwaza, gartoufa tichirte) et c’est très bénéfique pour la santé sans omettre de parler du bon goût qui nous procure bien du plaisir.

Ensuite, on nettoie avant de partager le poisson de sable dit zelgaga (petit lézard de sable appelé cherchmane dans d’autre régions du Sud) et le uromatix (dab) (animal du désert qui ressemble à un grand lézard, séché et utilisé pour la décoration), sans oublier la viande de gazelle séchée. Le tout est passé sur le feu et moulu. Une fois séché, on lui ajoute des épices et le tout constituera alors la base d’une soupe hsa de zembo ou la harira.

A l’heure du s’hour, on consomme du sfouf à base de dattes sèches et moulues mélangées à du dhane, habet el-halawa, des grains de sésame et du romarin. Le sfouf est un plat quelque peu sec, qu’on accompagne de lait, mais qui satisfait pleinement l’appétit.» «Des dattes sont également disposées sous forme d’un bâton dit kaabouche, du couscous est préparé, c’est la seffa avec des raisins secs, le mardoud, le tout accompagné de lait caillé de chèvre.» «A la veille du 27e jour, toutes les familles doivent passer la nuit à la mosquée pour la lecture jusqu’au matin des versets du Saint Coran. Certains doivent finir les 60 hizb ce soir-là, un 2e khetm.

Un mouton est ensuite sacrifié en vue de la préparation d’un couscous à base de sauce et légumes, qui sera offert dans une gasaâ à la mosquée. Enfin, le jour de l’Aïd, toutes sortes de gâteaux sont préparées, notamment kalb ellouz et baklawa.»

Une fillette d’à peine 8 ans, Inasse, insiste pour nous relater son jeûne : «Je suis de Ménéa et je passe en 3e année primaire. Cette année, je jeûne pour la première fois. A cette occasion, on me donnera du lait et des dattes au f’tour, de la h’rira...» «Et... une bague en or !», l’interrompt la petite Wiaâm de Ouargla : «Quand j’ai jeûné pour la première fois l’année passée, ma famille m’a offert une bague en or dans un verre de lait.»

Ghrayaf, attendu impatiemment à Ferdjioua

Nous avons visité la wilaya de Mila, exactement la région de Ferdjioua, avec Fatima qui nous assure : «Nous avons les mêmes traditions que tous les Algériens. La chorba frik ne doit pas se préparer sans une nouvelle vaisselle bien sûr !» Fatima regrette les soirées qui regroupaient les familles auparavant, lesquelles sont aujourd’hui absorbées par la parabole et le Net. Même constat pour les jeunes. «Ce qui nous différencie peut-être, c’est la préparation de la trida ou chekhchoukha les 15es jours de chaâbane et du ramadan. On échange entre voisins et familles et on donne à manger aux pauvres. Le 15e jour de ramadan dit nsaf ramadan, on ne prépare pas de chorba frik mais plutôt un plat léger la trida ou chekhchoukha. Et ce jour-là, aucune différence entre le pauvre et le riche. C’est tout le monde qui mange le même plat». La veille du 27e jour, d’après Fatima, c’est très spécial côté religieux. «C’est un jour très attendu par toutes les familles de Ferdjioua car on procède à la sadaka à la mosquée. Pour l’Aïd, on prépare le maximum de gâteaux couronnés obligatoirement par le makrout, gâteau frit à base de dattes, et le croquet. La matinée de l’Aïd en plus de «mille trous», l’on attend avec impatience ghrayaf, préparés par la maman ou la femme la plus âgée de la famille au réveil.

Incontournable tadjine zitoune à Chlef

Pour Halima, Chlef est réputée pour le couscous, la hrira et le tadjine aux olives, le 1er jour de ramadan. Au shour, c’est le couscous avec un bouillon qui est servi et demandé avec du lait caillé. «Pour la soirée, nous invitons nos voisins à siroter un thé et à grignoter des cacahuètes. Pour l’Aïd, on prépare les gâteaux traditionnels comme ghribia et d’autres dans des moules comme halwet tabâa.

La touiza de Hassi El-Gara

A Hassi El-Gara, dans la wilaya de Ghardaïa, selon Naïma (professeur), le rituel de la touiza a lieu chaque soir durant tout le mois sacré de ramadan, juste après la prière des taraouih. «Les femmes se réunissent, à tour de rôle, chez une voisine, une amie ou une proche. Nous passons toute la soirée à discuter, faire des blagues et surtout se taquiner. Et on s’amuse beaucoup entre femmes autour d’un thé ou d’un café ou encore d’un plat salé, selon les moyens de chacune».

Le riz bouilli au lait... principal plat des Touareg

A l’avènement du mois sacré, les femmes s’affairent aux préparatifs de rigueur. Les soirées ramadanesques alors sont organisées entre elles, et sont faites d’histoires et de contes des anciens autour de gâteaux et de thé...

Une Targuie de la région de Ouargla, Minata, nous dit fièrement préserver à ce jour les traditions d’antan. «Pour sidna ramadan, nous avons 4 éléments principaux pour rompre le jeûne : inéli à base de graines sèches, ressemblant à des petites fèves sèches appelées (bechna) que nous réduisons en poudre pour en faire ensuite de la semoule (dchicha) de différents calibres. Cette poudre sera la base pour la préparation de la asida qu’on sert dans des plats profonds en bois, le gdahe (pluriel gadhane). Celle-ci est mixée avec du dhane et de la viande. Nous devons avoir aussi du lait, du thé, des dattes et du riz.» Et de préciser : «Le premier jour, on rompt le jeûne avec du lait et des dattes. On prend du thé juste après la prière du maghreb et ça dure jusqu'à minuit 1 h du matin. Notre plat principal durant tout le mois de ramadan est à base de riz (tafarate). C’est une sorte de bouillie mélangée à du lait et du sucre. Au shour, on se contente de lait et de dattes pour éviter les brûlures d’estomac.» Minata, maman de huit enfants, nous a informé que le ramadan est précédé du sacrifice d’une brebis ou d’une chèvre. «On écrase d’une part la viande et d’autre part le riz que l’on mélange pour obtenir labadja, une sorte de gâteaux qu’on offre à nos invités le jour de l’Aïd. Au repas, on continue à manger encore de la bechna très bonne pour la santé. Hommes et femmes ne mangent pas ensemble sauf s’il s’agit du mari ou du fils. «Nos femmes ne mangent jamais devant les hommes étrangers. Quand il arrive, l’homme se cache le visage avec son chèche (el hrème). Certains, selon elle, consomment d’autres préparations pour ramadan comme tarkit, inéli, oudi. C’est un produit naturel pour l’estomac et qui vous rassasie pour toute la journée. Outre le plat principal, on consomme beaucoup de viande et de foie généralement grillés à la braise juste après la prière du maghreb.» Son frère, Belhat, décrira avec précision les us de la région en matière culinaire : «Les Touareg préparent aussi de la téhéné qui est une sorte de toumina (la téhéné tartaya dasémide doudi) ou tout simplement tamenkit, préparée à base de semoule (éhéte-ésémide) en plus des dattes tahéyni. On la mange 1 jour sur 2 durant le ramadan ou bien la nuit. Un jour on consomme des dattes avec du lait et un autre jour tarkit.» La veille du 27e jour de ramadan, les Touareg égorgent une brebis ou une chèvre pour la sadaka. Minata ajoute que la matinée de l’Aïd, les enfants revêtent des tenues traditionnelles targuies. Les garçons mettent des bazanes et les filles des tiserghnèsse (voile ou hayek). Idem pour les hommes et les femmes. On fabrique nous-mêmes les bkhour à base d’une branche sèche d’un arbre du Sahara (ouddi) ainsi que nos propres beaux parfums (adhoutane) à base de plantes séchées (khoumra). On se pare de izerkane, nos bijoux...»

La seffa est servie au s’hour à Béchar

Les traditions ne diffèrent pas beaucoup de celles du centre selon Ouarda : «Nous avons quasiment les mêmes traditions que le Nord, telle la préparation de tadjine hlou, bourak kefta. Le 1er jour, on doit s’échanger entre voisins et proches la h’rira. On rompt le jeûne avec du lait et des dattes. On se rend à la mosquée pour la prière de l’aïcha. Ensuite, on continue à manger jusqu’à minuit, 2h du matin. Le s’hour se fait avec de la seffa, un couscous sans sauce, du sucre et du lait.»

A la veille d’el-qadri, le couscous est très prisé et est distribué aux voisins et nécessiteux. Des moutons sont sacrifiés et la famille invitée. Des gassaâ de couscous sont servies à la mosquée.

A Sidi Bel Abbes, hrira, chekhchoukha et tadjine el-berkouk l Mamia de Sidi Bel Abbes nous dit préparer en priorité la h’rira, un plat indispensable à ses yeux, et ce, durant tout le ramadan ; les dattes et le lait aussi. «Au mois de chaâbane, on repeint toute la maison et on renouvelle la vaisselle surtout les ghrafa (plat profond) pour la h’rira, le tadjine hlou et le rougag qu’on sert avec de la sauce, comme la chekhchoukha, mais non découpée en morceaux. On sert la sauce directement sur les grandes feuilles de rougag, le premier jour du ramadan avec de préférence de la viande de poulet. Pour le s’hour, on sert le tadjine el-berkouk et tadjine zitoune.» Le rougag est également confectionné, selon son témoignage, la veille du 27e jour, ainsi que la chamia, kalbellouz, zlabia. Des bougies sont alors allumées pour accompagner les vœux formulés. Pour l’Aïd, toutes sortes de gâteaux sont préparés, surtout les incontournables kaab razal, griouièche, makroute, kaak, msemene. Une partie de ces gâteaux est offerte aux voisins et la seconde à la famille lors des visites. «Les plus âgés de la famille sont prioritaires. Outre les gâteaux, du sucre et du café leur sont également offerts.»

Où est passé le couscous de Larbâa n’Ath Irathène ?

Au Chenoua, un jeune passionné de la mer, sympathique et enthousiaste, venu en solo de Larbâa n’Ath Irathène (Tizi Ouzou) pour changer d’air, regrette les traditions d’antan de la région de Tizi Ouzou.

«Les jeunes veillent jusqu’à des heures tardives dans des hangars transformés en cafés.» «Le couscous reste indispensable tous les jours au ftour et au shour. Les familles sont très conservatrices. Les jeunes filles se rassemblent sur une esplanade pour jouer de la derbouka et chanter des litanies du terroir. Les femmes se rendent mutuellement visite jusqu’à minuit, parfois plus tard. Le petit qui jeûne pour la première fois doit manger ahadour (maârak) avec des œufs durs et des sucreries spécialement préparées pour l’occasion. Les plats modernes s’imposent petit à petit comme ailleurs dans le pays. Et le couscous a tendance à disparaître.»

La m’ketfa et le souhloub de Koléa  A Koléa, une ville réputée pour ses traditions ancestrales inspirées de la longue présence ottomane, Hania, 40 ans, nous narre les rituels du mois sacré qu’elle respecte malgré la disparition récente de sa défunte mère. «Ramadan est sacré chez nous, à Koléa. Il me permet de me retrouver avec mes frères mariés et leurs familles dans la maison où nous avons grandi. Nous ne laissons jamais notre père seul durant ce mois. Il ne peut se passer de la chorba de vermicelles faits main : la m’katfa, du mderbal, de la sfiria, du k’bab, du tadjine, du ham lahlou... Et on passe nos soirées autour d’un bon thé à la menthe du souhloub à base d’herbes et d’épices. Pour l’Aïd, nous préparons kaâk el-akda, la ghribia et le khchaf, surtout.»

Source Infosoir Souad Labri

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:21

Algérie - Les ministres passent au tableau

audition revue de projets

La situation dans le secteur des finances et du budget a été au menu de la première séance d'auditions par le chef de l'Etat des membres de l'exécutif gouvernemental. Pour Karim Djoudi, le ministre en charge du département, l'exercice n'a pas dû être pénible comme il le sera très certainement pour certains de ses collègues qui vont être bien embarrassés pour justifier certains des scabreux dysfonctionnements apparus dans le suivi par leurs administrations respectives de la mise en œuvre des programmes d'investissements qui leur sont alloués. D'autres de scandaleux retards que connaissent les projets dont ils ont la charge ainsi que des opérations ayant fait apparaître qu'elles ont été à l'origine d'opérations délictueuses.

Si Bouteflika a inauguré le cycle des auditions ministérielles par celle de Karim Djoudi c'est assurément pour que le grand argentier du pays lui brosse l'exacte situation en termes financiers des moyens mis à disposition des départements ministériels, qu'il lui exprime son avis sur l'utilisation qui en est faite secteur par secteur et en quoi celle-ci pose problème dans certains d'entre eux.

L'annonce chiffrée du plan de développement 2010-2015 a permis de constater que sur les 386 milliards de dollars qui lui sont consacrés plus de 180 milliards de dollars sont destinés aux restes à réaliser des précédents plans. Somme énorme révélatrice de ce que les retards dans les réalisations coûtent au pays. Retards dont le «rattrapage» implique des réévaluations qui n'auraient pas eu de raison d'être si l'exécutif gouvernemental s'était montré à cheval et très strict en termes de suivi sur des opérations liées aux plans d'investissements initiés par l'Etat.

Dans le dernier remaniement gouvernemental opéré par le chef de l'Etat, les ministères concernés par des défaillances flagrantes et cumulées, ayant entraîné d'inconsidérés retards dans la réalisation de leurs projets sectoriels, ont eu leurs titulaires à qui il a été soit retiré purement et simplement leur portefeuille soit ont fait l'objet d'une affectation à un autre département.

Ce qui fait qu'il nous semble que les auditions qui seront consacrées ce mois de ramadan à ces secteurs ministériels défaillants seront forcément biaisées, dans la mesure où le ministre qui en fera l'objet n'est pas celui dont la responsabilité est en cause dans les dossiers à problème qu'il vient d'hériter. N'ayant donc pas de compte à rendre sur la gestion de leur précédent département, la conduite à laquelle ils se limiteront au cours de leur audition est celle de «s'engager» à réparer les dégâts commis par leurs prédécesseurs au nouveau poste» en traduisant dans les faits les orientations et instructions présidentielles. Engagement qu'ils n'ont pas pourtant respecté à la tête des précédents départements dont ils furent en charge. Sans pourtant subir quelque coup de foudre qui aurait prouvé à l'opinion publique que l'action gouvernementale et celle de chaque ministre sont jaugées et sanctionnées à l'aune du critère de la performance et de l'obligation de résultat.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:20

Algérie - Boumerdès: Les plages deviennent désertes

boumerdes-rocher-noir.jpg

 

La fréquentation des 25 plages autorisées à la baignade au niveau du littoral de la wilaya de Boumerdès a été revue à la baisse par rapport à la saison estivale 2009. Selon le dernier bilan communiqué par les services de la protection civile de Boumerdès, le nombre de vacanciers ayant préféré la destination des plages de la wilaya s'est élevé jusqu'au 09/08/2010 à près de 6,5 millions alors que ce chiffre est pratiquement considéré comme définitif. La raison est que la période du mois de Ramadhan a obligé les estivants à plier bagage tout en désertant les plages malgré la présence des éléments de la protection civile même si les baigneurs devenaient de plus en plus rares.

Ce même constat est relevé au niveau des établissements hôteliers où l'on a constaté un taux d'occupation des chambres n'excédant pas les 10% à quelques jours de l'entame du mois sacré, ce qui explique une tendance propre aux Algériens selon laquelle ces derniers préfèrent passer ce mois en famille chez eux.

Par ailleurs, si l'on compare les statistiques de cette saison avec celles de l'année écoulée on peut dire que la saison estivale 2010 a été moins appréciée par les amateurs de la grande bleue puisque en 2009 plus de 9 millions de touristes ont choisi la destination Boumerdès. Sur le registre des noyades, cette session a enregistré le décès de 5 personnes dont 4 au niveau de plages non autorisées à la baignade alors que 2.511 baigneurs ont été sauvés in extremis d'une mort certaine.

D'autre part, sur le plan des incendies de forêts, quelque 52 ha de maquis et vergers ont été détruits par les flammes.

Source Le Quotidien d’Oran K.R.

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:00

Des groupes de commandos et des espions en opération depuis l’année dernière.

terrorisme sahel

Dans son édition de lundi dernier, le prestigieux quotidien américain, New York Times, a fait certaines révélations sur la manière avec laquelle les Américains mènent la lutte antiterroriste au Sahel. Le journal a rapporté que les Américains ont opté pour une nouvelle stratégie de lutte contre le terrorisme. Il s’agit du mode furtif qui consiste en des opérations au «scalpel» abandonnant le mode de guerre traditionnel trop coûteux pour l’administration Obama. C’est la CIA qui se charge de cette mission. «Depuis le début de l’année, la CIA multiplie les missions secrètes pour combattre les forces d’Al Qaîda et ses alliés», note le quotidien reprenant un entretien avec le chef de la lutte antiterroriste aux Etats-Unis, John Barnier. Mais la révélation qui a surpris les observateurs est contenue dans le passage qui suit: «Les Etats-Unis frappent où ils soupçonnent pouvoir trouver des factions d’Al Qaîda: au Pakistan, en Somalie, au Kenya et même en Algérie, avec l’aide des services français.» Cette dernière précison «l’aide des services français», laisse perplexe. En effet, comment faire l’impasse sur la collaboration avec les services de renseignement algériens plus aguerris et expérimentés? De ce point de vue, ces propos méritent d’être clarifiés par le département d’Etat. Car une collaboration avec du matériel sophistiqué, des moyens technologiques et avec du renseignement, ne sera que la bienvenue. Depuis dix ans, l’Algérie appelait à cette collaboration dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. L’autre révélation du New York Times, est la présence sur le terrain des commandos américains. Or, les responsables américains en visite à Alger soutiennent le contraire.
Le 26 juillet dernier, le coordonnateur de la lutte antiterroriste au département d’Etat américain, Daniel Benjamin, avait nié toute implication des troupes de son pays dans le raid mené par les commandos français, contre une base d’Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali pour libérer l’otage français Michel Germaneau, dont l’exécution a été confirmée par les autorités françaises. «Les Etats-Unis se sont toujours engagés dans la région du Sahel en termes d’assistance avec d’autres pays mais nous n’avons pas de troupes», a souligné Daniel Benjamin qui a récemment animé une conférence de presse au siège de l’ambassade des Etats-Unis à Alger. «Nous prêtons assistance à ces pays car nous pensons que ce sont eux qui connaissent le terrain, les moeurs et la culture de la région», a insisté le responsable américain. Sur un autre plan, les Américains ne tarissent pas d’éloges sur l’Algérie. Selon le dernier rapport du département d’Etat, l’Algérie n’est plus inquiétée dans la mesure où cette organisation transnationale n’a plus de soutien populaire. «Les succès de la lutte antiterroriste des services de sécurité algériens, combinés avec le refus du terrorisme exprimé par les populations semblent avoir réduit l’efficacité d’Al Qaîda au Maghreb Islamique (Aqmi) durant ces deux dernières années», lit-on dans ce rapport publié avant-hier sur le site du département d’Etat. Avec les mêmes éloges la sous-secrétaire d’Etat adjoint américaine pour le Golfe et le Maghreb, Mme Janet Sanderson, a salué le combat des forces de sécurité algériennes contre le terrorisme en Afrique du Nord et dans la région du Sahel. «L’Algérie fait du bon travail en matière de lutte antiterroriste et ses efforts lui ont permis de contrecarrer le problème du terrorisme», a souligné Mme Sanderson, en juillet dernier, dans un entretien au journal Al-Hayet, au Caire.

Source L’Expression Brahim Takheroubt

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 10:11

Société - Statistiques sur le corps...

legume étrange un navet Etrange navet...!!!

La nourriture met 7 secondes pour aller de la bouche à l’estomac.

Un cheveu humain peut supporter un poids de 3 kg.

Le pénis d'un homme représente- en moyenne - 3 fois la longueur de son pouce.

L' os de la hanche est plus solide que le ciment.

Le cœur d’une femme bat plus vite que celui d' un homme.

Il y a environ mille milliards de bactéries sur chacun des pieds.

Les femmes clignent des yeux 2 fois plus souvent que les hommes.

La peau d’un humain pèse 2 fois plus que son cerveau.

Le corps utilise 300 muscles, juste pour se tenir en équilibre, debout

Les femmes ont déjà fini de lire ce message.

Les hommes sont encore en train de mesurer leur pouce

De la part d’une Dame

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 10:04

Algérie - Électricité et carburants Vers une hausse des tarifs

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Les pouvoirs publics envisagent-ils la révision des tarifs de l’électricité et des carburants ? Un questionnement permis à la lecture du communiqué sanctionnant la réunion d’évaluation du secteur de l’énergie et des mines dont le premier responsable a été reçu lundi par le président de la République.

Ainsi, le chef de l’Etat estime que «la sauvegarde de la viabilité de l'entreprise publique commande que son produit soit rémunéré objectivement pour lui éviter des difficultés financières, et pour repousser les trafics et contrebande nourris par des prix sous-évalués». En prônant une rémunération objective du produit de l’entreprise publique, M. Bouteflika donne-t-il l’aval à une révision des tarifs de l’électricité ? Une révision longtemps formulée vainement par la Société nationale de l’électricité et du gaz, Sonelgaz, non citée au demeurant dans le communiqué, engagée dans des investissements colossaux mais en butte aux contraintes de financement. Et en appelant à repousser les trafics et contrebande, des phénomènes nourris par des prix sous-évalués et dont pâtit la société nationale de commercialisation des produits pétroliers Naftal, non citée également, le président de la République laisse- t-il entendre une révision des prix des carburants ? Et d’autant que le chef de l’Etat considère que «l’Etat doit étudier et agréer le développement des entreprises du secteur et l’usage de ses ressources». En ce sens, M. Bouteflika a instruit le gouvernement de veiller à la valorisation des entreprises publiques ou mixtes, «une responsabilité qui ne saurait souffrir aucune exception», relève-t-il. En notant dans ce contexte que les capacités de production enregistreront, indique le communiqué, «une forte expansion à moyen terme, à travers la réalisation de nouvelles centrales pour une capacité globale de plus de 4 000 mégawatts, à l’effet de répondre à la hausse de la demande nationale avec une réserve adéquate de capacité sur la période». En outre, le communiqué relève que «l’expansion significative du réseau national de transport et de distribution de l'électricité et du gaz durant les dernières années sera poursuivie sur la période 2010- 2014, par la réalisation de 14 000 km par an de lignes d'électricité et de 9 300 km par an de canalisations de gaz naturel».

Développement des énergies nouvelles et renouvelables

Quid du nucléaire ?

Le développement des énergies nouvelles et renouvelables est incontournable, selon le chef de l’Etat qui a demandé l’élaboration d’un «véritable programme d’action» dans ce domaine. «J’en attends la présentation d'un véritable programme d'action, tout en précisant, dès à présent, que les propositions qui en seront retenues bénéficieront d'un appui financier public approprié», affirme le président de la République. Certes, l'Etat poursuit la mise en place des moyens institutionnels et financiers, relève le communiqué. Voire, un programme à moyen terme d'électricité d'origine renouvelable, d'une capacité globale de près de 200 mégawatts (MW), est lancé, comprenant la réalisation de 3 centrales solaires, dont une en voie d'achèvement. Néanmoins, aucune allusion n’a été faite concernant le développement de l’électronucléaire. En rappelant qu’un projet de loi est en cours de maturation depuis des mois dans le domaine de l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins civiles. Par ailleurs, les pouvoirs publics misent sur le renforcement de l’efficacité énergétique et la rationalisation de la consommation d’énergie. Selon le communiqué, «le secteur prévoit le renforcement du programme de maîtrise de l'énergie, qui comprend notamment une introduction plus significative de la lampe basse consommation (LBC) au niveau des ménages, la promotion du chauffe-eau solaire, ainsi que la réalisation de logements à haute performance énergétique».

Industries Pétrochimiques

Bouteflika appelle à réévaluer les projets

Le président de la République demande «une réévaluation des projets d’industries pétrochimiques, en tenant compte de leur capacité à générer une industrie en aval, et de la valorisation la meilleure de la rente gazière disponible». D’autant, indique le communiqué final, que «le secteur a poursuivi la réalisation de grands projets de pétrochimie de base, d'unités de liquéfaction, ainsi que la réhabilitation de l'outil de raffinage et son expansion afin de répondre en particulier à la demande du marché intérieur en carburants». Et que «l'activité aval connaîtra un réel déploiement durant les prochaines années, à travers notamment la réalisation de nouvelles unités».

Hydrocarbures

Bouteflika appelle à intensifier la recherche et l’exploration

Les efforts dans la recherche et l’exploration des hydrocarbures à travers le pays doivent être intensifiés selon le président de la République. En ce sens, M. Bouteflika appelle à «investir davantage d'efforts et de ressources dans la valorisation de nos potentiels en hydrocarbures ». Et d’autant que les perspectives de développement à moyen terme de l'amont pétrolier montrent que la production nationale d'hydrocarbures connaîtra un rythme de croissance, reflétant l'effort d'optimisation de l'exploitation des gisements. Cette croissance de la production primaire d'hydrocarbures sera accompagnée, relève le communiqué, par le confortement et l'expansion des grandes canalisations de transport, notamment du gaz naturel, pour répondre à la forte hausse attendue de la demande intérieure et à l'augmentation des capacités d'exportation.

Exploitation des réserves de fer et de phosphate

Bienvenue à l’apport des partenaires étrangers

L’apport de partenaires extérieurs de haut niveau est le bienvenu pour l’exploitation des importantes réserves de fer et de phosphate, dont une forte croissance de la production est attendue. C’est ce que recommande le chef de l’Etat qui estime que «nous devons relancer fortement la prospection des richesses minières qui est une mission de service public». Ainsi, il appelle à mobiliser des financements nationaux et encourager l’apport de partenaires extérieurs. Et d’ordonner l’exploitation rationnelle du potentiel minier «pour ce qu'il offre comme emploi, ce qu'il générera comme activités en aval, et ce qu'il représentera comme apport à nos exportations ». En relevant, lors de la réunion d’évaluation, les progrès accomplis ces dernières années, dans la mise en place d'un groupe national d'exploitation minière et la création d'un établissement supérieur de formation minière.

Source Le Soir d’Algérie Chérif Bennaceur

Le Pèlerin

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 09:45

Algérie - Tipasa: Les locaux pour jeunes font jaser

ruines romaines tipasa

 

Z. Ahmed, L.Mohammed, S.Hamid et T. Saïd sont quelques jeunes voulant s'enquérir à propos de leurs candidatures pour les 54 locaux professionnels sis à la cité Kaid Youcef de la ville de Cherchell. Ces jeunes âgés entre 22 et 32 ans étaient déçus de manière poignante de ne pas voir leurs noms figurer sur la liste des bénéficiaires de ces locaux.

M. Z.Ahmed est éloquent à ce sujet: «Les responsables au niveau de l'APC et de la daïra de Cherchell ont élaboré des listes de bénéficiaires où nos noms ne figurent pas. La plupart des bénéficiaires ont des profils très discutables, parfois non conformes». T.Saïd va plus loin dans ses arguments: «On a l'impression que ces responsables ne tiennent pas compte de notre savoir-faire et de nos situations familiales. La preuve, on se retrouve systématiquement écartés de toutes les listes».

A Cherchell, le mouvement de réprobation de ces jeunes pour l'attribution de ces locaux est d'une violence intrigante. Ces jeunes gens menacent de devenir de futur harraga. «On est rejetés par notre pays, on ira ailleurs même à la force des rames», clame violement S.Hamid.

Rappelons que le wali de Tipasa lors de sa visite sur le site de Kaid Youcef, avait été interpellé par un groupe de mécontents de cette situation. En ce qui concerne la liste présentée par l'APC, le wali avait donné instruction d'élaborer «une liste régulière et conforme à la loi et aux préoccupations des jeunes, avec toute la transparence voulue».

Lors de ces manifestations de mécontentement, les jeunes avaient contenu difficilement leur colère devant ce qu'ils estiment être des «injustices criardes». Rappelons qu'à ce titre, plusieurs jeunes ont sollicité par requête verbale les responsables locaux notamment le président de l'APC de Cherchell, à qui ils demandèrent «une enquête sur le respect de la loi en matière d'attribution de locaux professionnels».

Les responsables concernés, interrogés sur ces plaintes, estiment que «ces accusations sont gratuites et sans fondement et que l'ensemble des dossiers sont légaux et conformes à la loi». Cependant, il est inquiétant de savoir que la distribution des 100 locaux par commune connaît quand même des aléas, sachant que sur les 2.800 locaux construits au niveau des 28 communes de la wilaya de Tipasa, la majorité d'entre eux a été réceptionnée par les responsables locaux, mais certains de ces locaux ne sont pas opérationnels. A Sidi Moussa, Nadhor, Cherchell, on retrouve des locaux d'une beauté très convoitée, fermés et toujours attendus notamment par ces jeunes de Cherchell, à l'instar de Z. Ahmed, L.Mohammed, S.Hamid et T.Saïd. Faut-il encore rappeler que lors de ses tournées d'inspection dans le territoire de la wilaya, le wali de Tipasa n'a cessé de haranguer les entreprises chargées de finaliser ces locaux et avait instruit les élus locaux pour procéder à l'affectation de ces derniers dans la plus grande transparence.

Source L’Expression Larbi Houari

Le Pèlerin

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