Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 09:43

L’Algérie vendra son gaz plus cher à l’Espagne  Sonatrach remporte la guerre des prix

sonatrach

 

L’addition serait salée pour la compagnie espagnole Gas Natural, qui devrait débourser plus d’un milliard de dollars à la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach.

«Le processus d’arbitrage qui a commencé il y a trois ans, se serait achevé en défaveur du groupe espagnol. Le montant que doit toucher Sonatrach, à titre de dédommagements, s’élèverait à plusieurs millions de dollars, selon certaines sources juridiques», peut-on lire sur le site de l’Expansion, journal espagnol, leader dans la diffusion d’informations économiques. Le différend s’est-il transformé en une affaire de gros sous? Cela semble en tous les cas en prendre le chemin. Les montants en jeu qui se sont accumulés pendant des mois ont été estimés à plus d’un milliard de dollars. Soit plus de 760 millions d’euros à taux courants. Le conflit s’est éternisé, et les dédommagements réclamés par Sonatrach se sont accumulés..., révèle l’Expansion. Le jugement du tribunal a été rendu avec un effet rétroactif. L’addition est salée et bien entendu, pas du tout du goût de la compagnie espagnole. Aussitôt la décision connue, cette dernière a rendu public, lundi, un communiqué. «La société étudie cette décision avec laquelle elle n’est pas d’accord afin de faire une évaluation plus détaillée et déterminer les mesures qu’elle peut prendre pour défendre ses droits», a indiqué Gas Natural. Il faut rappeler que les négociations d’une éventuelle hausse du prix du gaz, souhaitée par l’Algérie, ont débuté sous l’ère Chakib Khelil. Elles ont trouvé leur épilogue devant le tribunal arbitral international. Le rideau vient de tomber sur le différend entre l’Algérie et l’Espagne à propos de la révision du prix du gaz naturel vendu par la compagnie nationale des hydrocarbures à ses clients espagnols. L’Espagne paiera plus cher le gaz algérien. Les pourparlers qui ont tourné en eau de boudin, voilà plus de trente-six mois, entre les deux parties se sont transformés en un bras de fer: une bataille juridique qui aura duré pas moins de trois longues années. C’est sur les ondes de la Radio Chaîne III, au mois de mars 2007, que l’ex-ministre de l’Energie et des Mines avait annoncé la décision de renégociation du prix du gaz qui transite à travers le gazoduc Maghreb-Europe (GME) et qui dessert l’Espagne et le Portugal. «Cela concerne les anciens contrats dans lesquels les prix du gaz vendu par Sonatrach à Gas Natural sont plus bas que ceux qui sont pratiqués pour d’autres clients dans la péninsule Ibérique. Nous voudrions ramener ces prix à des niveaux raisonnables qui tiennent compte des augmentations des prix du gaz sur le marché international, tout en tenant compte de l’impact sur le consommateur espagnol», avait déclaré sur un ton qui se voulait rassurant ou du moins conciliant l’ancien président de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (2008). La hausse sur laquelle tablait l’Algérie était de l’ordre de 20% en deux étapes. C’est le chiffre et l’explication fournis par l’ex- ministre de l’Energie et des Mines lors d’une interview accordée au journal espagnol Expansion et que l’on pouvait consulter sur son site Internet. Le premier journal économique d’Espagne avait précisé, par ailleurs à l’époque, que les négociations menées par les deux pays ne concernent que 32% du gaz fourni à l’Espagne. Depuis, plus de trois longues années ont passé.
«L’arbitrage est en cours et devra rendre son verdict cet été, y compris la question des prix. Si l’on veut trouver un accord à l’amiable sur l’aspect des prix ou celui de la compensation, on peut ne laisser à l’arbitrage que la question de l’interprétation de la clause de flexibilité et de celle dite de bouleversement», avait déclaré Chakib Khelil avant de quitter son département lors du dernier remaniement ministériel. Le verdict rendu par le tribunal arbitral international sonne comme une victoire «posthume» pour l’ex- ministre de l’Energie.

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 09:42

Le pire attend les joueurs algériens lors du match retour au Caire.

JSK_preparation.jpg

 

La presse égyptienne parue hier est revenue sur le match de la Ligue des Champions d’Afrique qui a mis aux prises la JS Kabylie et le Ahly. Le ton est à la provocation et la fitna. Le journal gouvernemental El Goumhouria a été le plus virulent. Le quotidien titre sur le «carnage de Tizi Ouzou». Le journaliste affirme que les joueurs égyptiens ont été agressés par les supporters algériens avant, pendant, et après le match. «Notre équipe a été terrorisée par un public survolté. Le bus transportant les joueurs a été attaqué. L’Egypte voulait un match de réconciliation. Ce ne fut pas le cas de l’Algérie.» Le quotidien va encore plus loin en traitant les policiers algériens «de terroristes». El Ghoumhouria a repris une déclaration de l’entraîneur El Badri qui dénigre la JSK en la traitant d’«équipe de quartier», qui ne détient pas de bons joueurs: «Nous avons joué contre une modeste équipe. Cela n’ aurait pas dû nous inquiéter. La JSK confortée par un climat de guerre a réussi à marquer son but.» El Badri enchaîne: «Nous avons mené une bataille et non un match.» El Badri a opté pour un autre ton une fois arrivé au Caire, lui qui a tenu des propos très mesurés et très responsables en Algérie.

Le quotidien El Ahram, pour sa part, a incombé la responsabilité de la défaite à l’arbitre togolais M.Koko et à ses assistants. D’après ce journal, ces derniers ont failli provoquer une catastrophe avec leurs décisions «injustes» qui ont énervé les supporters et les joueurs du Ahly: «Nous avons frisé une véritable catastrophe. M.Koko et ses assistants n’ont pas assumé correctement leur rôle, donnant un tournant grave à la rencontre.» Mais contrairement au journal El Goumhouria, El Ahram a remercié le service d’ordre qui a maitrisé la situation. «L’ordre a été assuré par 14.000 officiers de police, lesquels ont déployé des efforts considérables pour garantir une organisation parfaite.» El Masry nous apprend que Al Ahly prépare un dossier contre la JSK. Le match, d’après lui, s’est joué dans une ambiance électrique: «Il régnait une tension terrible, pendant (..) Nous avons vu des supporters jeter des pierres sur les joueurs. Ces derniers ont été obligés de se réfugier dans les vestiaires du stade jusqu’à trois heures du matin.» Le journal parle d’un deuxième caillassage subi par le bus égyptien qui n’a pu être constaté par le délégué du match. «Le fait que l’équipe soit restée jusqu’à trois heures et demie du matin dans l’enceinte du stade, n’a pas empêché des masses de supporters algériens de harceler et attaquer le bus qui transportait l’équipe. Après ce deuxième caillassage, les responsables du Ahly ont essayé de chercher le délégué du match, en vain, il a disparu dans des circonstances mystérieuses et nous a donné une fausse adresse. Nous avons contacté tous les hôtels de la ville sans suite.»

Les joueurs égyptiens ont rejoint cette campagne contre l’Algérie. L’international Ahmed Hassan a menacé les joueurs algériens du pire lors du match retour. Idem pour Wael Djoumoua qui, rappelons-le, était derrière l’agression d’un policier sur le terrain. Un dossier à suivre.

Source L’Expression Walid Aït Said

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 23:52

Effarant! Plus de 10 millions de femmes sont en âge de procréer. Cela avoisine le tiers de la population estimée à 35,6 millions d’habitants.

Celibataire-femme.jpg 

 

Samia porte en elle l’histoire d’une femme à la recherche d’un foyer abritant l’éden de son bonheur. Elle rêve d’un mari attentionné et d’enfants qui puissent faire d’elle une épouse et une mère heureuse. Elle est belle, instruite et travaille dans le secteur de l’éducation. En somme, elle a tous les atouts d’une femme promise à un avenir radieux. Pourtant, elle est triste. «Il est difficile d’assumer son célibat à un âge aussi avancé que le mien», soupire cette femme. Son âge? Il constitue un tabou que les traditions ont forgé au fil des ans.
Les propos de Samia s’élèvent comme un air triste que renvoient les murs de Bab Jedid. La Casbah reprend sa plainte. L’âme d’Alger pleure ses filles qui, instruites, voient leurs rêves de fonder un foyer se briser à la sortie de l’université. Cette plainte prend une autre tonalité Celle de la misère sociale qui étouffe les garçons en âge de se marier. Cette misère se manifeste à travers les derniers chiffres de l’Office national des statistiques.(ONS). Effarant! Plus de 10 millions de femmes sont en âge de procréer. Cela avoisine le tiers de la population estimée à 35,6 millions d’habitants. Le plus inquiétant est que le taux de nuptialité a subi un effet limité, passant de 9,58 à 9,68 pour mille entre 2008 et 2009, tel que présenté par l’ONS. L’année dernière a enregistré 341.321 mariages. Malgré un accroissement de 3% du nombre des mariages entre 2008 et 2009, le taux de nuptialité reste faible. Cela est dû à des facteurs liés au poids des traditions et à la situation sociale des jeunes en âge de se marier. Entre les femmes instruites et celles qui ne le sont pas, ces derniers hésitent.
«Le choix du partenaire est un véritable casse-tête pour moi. Se marier avec une femme instruite présente des avantages et des inconvénients», estime Farid N. la trentaine entamée, rencontré au Café central, à Bab El Oued. Ses propos provoquent la curiosité de ses trois compagnons avec lesquels il joue aux dominos. Une discussion intéressante est engagée. Elle accompagne les facettes du jeu. «Pour moi, la femme instruite est moins attachée au valeurs ancestrales que celle qui n’a pas fait d’études supérieures», tranche Hakim, un jeune électricien. A 28 ans, il a en charge une famille nombreuse. Il est l’aîné et prend la place d’un père disparu depuis quatre ans. «Je n’épouserai pas une femme qui n’accepte pas de vivre avec ma famille et de m’aider à la prendre en charge», tranche-t-il. Omar, son partenaire l’incite à jouer. La partie reprend. Nous laissons les joueurs de dominos à leur passion. A notre sortie du café, nous sommes accueillis par une vue panoramique.

La mer que caressent les rayons du soleil chante une douce mélodie. Choisir: le mari ou le travail?

Cette vision du paradis est éphémère. Elle s’éclipse dans le regard triste de Fahima, une stagiaire en architecture. Elle vit une situation qui lui impose de faire un choix déchirant entre son fiancé et sa profession.

 «Mon fiancé ne veut pas que je travaille», avoue cette jeune fille d’un air désolé. Son fiancé est commerçant. Il a grandi avec une cuillère d’argent dans la bouche. Ses parents détiennent des biens dans les quartiers chics d’Alger.

Son malheur est celui de beaucoup de ses semblables. Ces situations montrent que l’homme veut toujours garder le monopole sur la gestion financière du foyer familial. Le poids des traditions imbibées de clichés et de préjugés est lourd à porter.

C’est ce qui ressort, de prime abord, des propos de Mme Ghemmour, psychologue. Cela dit, elle reste sceptique par rapport à l’affirmation de cette tendance qui fait de la femme une mineure à vie. «Je constate que les jeunes d’aujourd’hui préfèrent de plus en plus épouser des femmes instruites», nuance-t-elle. Cela veut-il dire que les jeunes en âge de se marier veulent se libérer de la tyrannie des traditions?

Pour Mme Ghemour, le choix d’une universitaire comme épouse relève d’une conception affirmée de la vie conjugale. «Les jeunes d’aujourd’hui veulent avoir des épouses qui puissent subvenir aux besoins de la petite famille, accompagner les enfants dans leur cursus scolaire», constate cette dernière.

Cette lecture trouve sa confirmation dans la situation de Ramdane, informaticien. Il est âgé de 35 ans, marié et père de deux enfants dont l’aîné entrera en classe préparatoire l’année prochaine. Son épouse est enseignante au lycée. «Je l’ai connue à l’université. Ma femme m’apporte beaucoup de bonheur dans ma vie. Elle a une conception moderne de l’éducation des enfants», explique-t-il. Pour Ramdane, l’instruction est l’instrument éducatif qui permet à l’enfant de s’épanouir. Pour cela, il estime que le niveau intellectuel de sa partenaire lui permet de les accompagner dans leur parcours scolaire.

Une société en pleine mutation

L’exemple de Ramdane montre que la société vit de profonds changements.

Le mariage, l’acte social qui permet la pérennisation de la société, est au centre de ces mutations. Seulement, les tendances liées au mariage sont peu connues des spécialistes. «Le milieu sociologique algérien peu étudié cette question. Il y a certes des recherches menées par de jeunes chercheurs universitaires mais, celles-ci restent inexploitées», regrette Mme Boutheina Chriet, sociologue. Seulement, cette dernière émet l’hypothèse que les jeunes qui préfèrent épouser les femmes qui n’ont pas fait d’études supérieures évoluent dans des milieux «traditionalistes qui véhiculent une idéologie conservatrice». Ces tendances conservatrices sont aussi à rechercher au niveau d’une classe arriviste. Cette classe introduit des valeurs foncièrement matérialistes dans la société.

«Cela dit, l’évolution de la société va à l’encontre de ces tendances. Les jeunes d’aujourd’hui définissent petit à petit de nouveaux codes sociaux versés dans la modernité», annonce Mme Chriet.

Les statistiques de l’ONS montrent une société en gestation.

La répartition par âge fait ressortir que les moins de 15 ans constituent 28,2% de la population totale et ceux de moins de 5 ans,10%, ce qui «témoigne de l’augmentation récente de la natalité», selon l’Office. Pour la natalité, l’ONS relève que la progression des naissances se poursuit avec une augmentation de 32.000 naissances vivantes en 2009 par rapport à 2008, soit un total de 849.000 naissances (436.000 garçons et 413.000 filles), soit un rapport de 105 garçons pour 100 filles. L’évolution récente du nombre de naissances indique que la natalité en Algérie «maintient le cap vers un niveau de plus en plus élevé», a commenté l’ONS. Cela montre que le taux brut de natalité n’a pas été très affecté par cette augmentation. Il est passé de 23,62 pour mille à 24,07 pour mille entre 2008 et 2009. La mortalité a été caractérisée en 2009 par une augmentation bien légère de son taux brut qui s’est installé ces dernières années autour de 4,30 pour mille en 2006. Le nombre de décès (159.000) a augmenté en valeur absolue L’espérance de vie à la naissance se stabilise à 75,5 ans, soit 74,7 ans pour les hommes et 76,3 ans pour les femmes. Ces chiffres incitent à l’optimisme. Un optimisme qui se lit sur le visage de Madjid, journaliste. Selon lui, la société s’ouvre sur la modernité. En conséquence, son choix est fait.

«Sans hésiter, je choisirai une femme instruite», martèle-t-il. Madjid est issu d’une famille dont les parents sont instruits. Il pense que l’instruction de la femme joue un rôle important dans l‘épanouissement d’un couple. Pour moi, une relation permet la libération des deux partenaires du joug des traditions obsolètes, affirme-t-il. Cette libération est vécue par Yasmine, employée dans une boîte de communication. «Je vis pleinement ma relation avec mon partenaire. Cette relation se concrétisera par notre mariage prévu prochainement», se félicite cette fille aux traits dédiés à la beauté. Sur son sourire renaît l’espoir d’une société vouée à l’ouverture.

Source L’Expression Mohamed Sadek Loucif

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 23:08

Toulouse – Bon anniversaire Just fontaine


Justo est né le 18 aout 1933 à Marrakech au Maroc.

Nous souhaitons bon anniversaire à ce héros toulousain toujours détenteur du record de buts marqués en coupe du monde ( 1958) avec 13 buts

Biographie


C'est à l'US marocaine de Casablanca qu'il effectue ses débuts professionnels de 1950 à 1953. Puis il est recruté par l'OGC Nice où il inscrit 44 buts en 3 saisons. En 1956, il rejoint le Stade de Reims pour pallier le départ de Raymond Kopa et marque 121 buts en 6 saisons dont une passée à soigner une grave blessure à la jambe.
Au total, Just Fontaine a inscrit 165 buts en 200 matchs de Première division (soit une moyenne de 0,825 but par match) et a terminé à deux reprises meilleur buteur du championnat en 1958 et 1960 (et deux fois second, en 1957 et 59).
Sous le maillot bleu, ses statistiques sont encore plus éloquentes. Ainsi, lors de sa première sélection le 17 décembre 1953, il marque trois buts contre le Luxembourg (8-0). Jusqu'en 1960, il inscrit 30 buts en seulement 21 sélections (1,43 buts par match), avec en point d'orgue l'épopée de la Coupe du monde 1958 en Suède où il termine meilleur buteur avec 13 buts en 6 matchs, dont un quadruplé contre la RFA (6-3) qui conduit l'équipe de France à la troisième place. Cette performance de 13 buts en une seule phase finale reste aujourd'hui un record et pourtant il n'était pas considéré comme titulaire avant l'aventure suédoise : il ne dut ce bonheur qu'à la blessure de René Bliard, attaquant habituellement titulaire aux côtés de ses comparses du Stade de Reims Roger Piantoni et Raymond Kopa.
Just Fontaine dut mettre fin prématurément à sa carrière de joueur suite à une blessure récurrente : il joua son dernier match en juillet 1962, puis sortit major de la promotion des entraîneurs la même année. Il prit ensuite les rênes de l'équipe de France en tant que sélectionneur en 1967 mais fut rapidement remplacé après deux défaites en matchs amicaux. Quatre années durant, il entraîna le Paris-Saint-Germain, le faisant monter en 1re division en 1974. Il fut également entraîneur du Toulouse Football Club durant la saison 1978-79.
Il est le fondateur des magasins Justo Sport et a lancé à l'occasion de la Coupe du monde 2006 son propre blog. Il possède aussi 2 magasins Lacoste situés à Toulouse et Portet-sur-Garonne.
Pour en connaître plus sur sa vie et ses exploits, cliquez sur le lien ci dessous :

http://www.parlonsfoot.com/archives/2006/06/03/le-blog-de-just-fontaine/

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 08:25

La corruption et l’atteinte au patrimoine public seront bannies

Corruption et justice

 

C’est finalement le ministre des Finances, Karim Djoudi, qui a ouvert, dimanche dernier, le bal des réunions ministérielles avec le Président. En jeu : le IIIe plan quinquennal (2010-2014) doté de 280 milliards de dollars qui fera l’objet «d’une évaluation annuelle pour tenir compte de la situation de nos finances publiques», selon le Président.

Le chef de l’Etat a également souligné toute «la détermination des pouvoirs publics à réprimer la corruption et l’atteinte au patrimoine public», et à faire «prévaloir la transparence et le respect de la loi» dans toutes les transactions économiques. Le président Bouteflika a précisé que, outre les diverses mesures prises à cet effet et qui seront bientôt consolidées par d’autres, y compris législatives, « l’avènement graduel d’un environnement économique marqué par la seule règle du droit et par une saine compétition exige la poursuite de la modernisation de nos administrations financières et économiques «.

A cette occasion, le ministre des Finances a exposé au chef de l’Etat la «situation économique et financière du pays et ses perspectives, ainsi que les actions réalisées ou en cours d’exécution dans le cadre de la réforme du secteur bancaire et des administrations relevant du secteur des finances «. A l’issue du débat, le président Bouteflika a relevé que, grâce aux mesures prises au cours des dernières années, notamment la mise sur pied du Fonds de régulation des recettes, le paiement anticipé de la dette extérieure et le renoncement à tout emprunt de l’étranger, «l’Algérie a pu faire face, sans conséquences négatives majeures, aux effets des récentes crises financière puis économique mondiales, et entamer, cette année, un nouveau programme quinquennal massif d’investissements publics». Le chef de l’Etat a, cependant, relevé que cette situation «invite à la prudence et à l’action prospective».

Il a évoqué la nécessité de « dynamiser la diversification de la production économique « du pays pour réduire la dépendance nationale excessive envers les hydrocarbures et relevé les importantes mesures mises en place pour encourager et soutenir « l’épanouissement des entreprises nationales, publiques ou privées «. A cet égard, il a instruit le gouvernement de dynamiser encore l’accès des entreprises au financement par les banques et le marché financier, dans la transparence et le respect des critères universels. «Les dispositifs de garanties des crédits aux entreprises doivent être davantage actifs, la modernisation du système bancaire et financier doit se poursuivre aussi, avec le concours de partenaires dans des fonds mixtes et même, le cas échéant, le recours à l’expertise étrangère à même de participer à l’amélioration de la gestion des banques et établissements financiers publics», a ordonné le chef de l’Etat.

Source Le Jeune indépendant Mahmoud Tadjer

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 08:21

Une décision irréfléchie et calamiteuse

salon du livre alger

 

La décision rapportée par le quotidien L'Expression (9 août 2010) du commissaire du Salon international du Livre d'Alger (Sila) d'en fermer les portes aux écrivains et aux éditeurs égyptiens est dans ses excès à la fois irréfléchie et calamiteuse.

Irréfléchie en raison même du caractère officiel de la manifestation qui associe le gouvernement, principal organisateur, en ce qu'elle préjuge fortement de ce que doivent être aujourd'hui les relations d'États entre l'Algérie et l'Égypte. Calamiteuse, car M. Smaïl Ameziane en justifiant cette mesure intempestive par les éprouvants événements qui ont précédé et accompagné les rencontres entre les sélections nationales de football algérienne et égyptienne dans la phase éliminatoire de la Coupe du monde 2010, surinvestit – sans calcul du risque d'exacerber et de renflouer les chauvinismes à l'affût comme on vient de l’observer à Tizi-Ouzou avec le caillassage du bas d’El Ahly — ce qui a été une scène dramatique entre deux pays, longtemps liés par un destin commun. Sans doute ce sentiment de rejet – vengeur et rédempteur — de l'Égypte que le commissaire du Sila partage avec beaucoup d'Algériens, à juste titre excédés par les heurts et malheurs d'une rencontre de football, est bien réel. Cependant, au-delà des mécontentements vivement exprimés par le peuple algérien, il est revenu – et il revient toujours — au seul gouvernement de prendre et d'assumer publiquement les mesures politiques et diplomatiques les plus appropriées dans cette brève et fulgurante escarmouche du football entre l'Algérie et l'Égypte. Et, bien entendu, d'en prévoir les retombées. L'interdiction par le commissaire du Sila du livre égyptien en figurerait-elle nécessairement un signe ou — si elle relève, comme il l'indique, de la convenance personnelle – un inconvenant et inexplicable dérapage ? Ce qui s'est passé, au mois de novembre 2009, autour de la double rencontre de football entre Algériens et Égyptiens au Caire et à Khartoum rentre désormais dans les plus belles pages de l'histoire du football algérien qui sont, depuis la glorieuse équipe du FLN, des pages émouvantes de courage et de dignité. Ce courage et cette dignité ont été ceux de l'Algérie, de ses footballeurs étonnants de grandeur et d'humilité, de son peuple uni derrière son drapeau et de sa presse remarquablement professionnelle dans le défi médiatique que lui imposaient les puissants moyens audiovisuels égyptiens. C'est cela qui doit ressortir dans le bilan de cet inattendu affrontement du football entre l'Algérie et l'Égypte. Le peuple algérien ne doit pas faire du sport – et particulièrement du football – un facteur de guerre et d'hostilité. Cette querelle, sombre et automnale, autour d'une qualification au Mondial sud-africain, malgré ses dommages évidents, appartient au monde du football. Il convient de la lui laisser. Tout en étant solidaires avec les footballeurs et les responsables du football, reconnaissons-leur cette aptitude à défendre avec détermination et sérénité les valeurs du football algérien et aussi celles du pays. Alors même qu'il n'y a jamais eu de rupture politique entre l'Algérie et l'Égypte, la normalisation par le football semble aujourd'hui en bonne marche comme en témoigne la participation de la JSK à la Ligue des champions de la CAF où elle est confrontée dans son groupe à deux équipes égyptiennes. La JSK a fait un premier déplacement en Égypte où elle a été bien accueillie et elle recevra certainement sur son terrain ses adversaires égyptiens avec cette proverbiale hospitalité qui a toujours honoré ce grand club de football algérien en Afrique et dans le monde arabe. Si l'Algérie n'oublie pas cet angoissant 14 novembre 2009 au Caire et le sang étoilé sur le front de ses footballeurs, elle sait aussi regarder le présent. Je trouve qu'il est aujourd'hui indécent, honteux et même ridicule pour M. Smaïl Ameziane de raviver inutilement les blessures de cette querelle du football. Plus précisément au Sila, l'espace public national espéré pour toutes les ouvertures consensuelles. L'interdiction faite au livre égyptien, à ses auteurs et à ses opérateurs d'entrer en Algérie, dans le cadre d'une manifestation parrainée par l'État algérien, ne peut être assimilée qu'à une censure. Et toutes les censures sont dans leur principe indéfendables. Il ne servira à rien pour les Algériens d'ajouter à la querelle – presque apurée – du football une insensée querelle du livre. L'Égypte reste, malgré la décision résolue de M. Ameziane, un grand pays de littérature et sans doute au premier plan de la production des idées dans le monde arabe. Et si matériellement le commissaire du Sila peut empêcher le livre égyptien et ses auteurs d'entrer en Algérie, il lui sera tout à fait illusoire de prétendre en museler les idées et leur circulation, car la mobilité des idées est à la mesure des progrès des savoirs et de leur universalité. Des exemples entre mille ? La culture hellénique a resurgi, ressuscitée dans le Moyen-Âge européen, des bibliothèques d'Alexandrie, marquant l'ineffable parcours des idées qui façonnent le monde. De la France impériale et républicaine de la seconde partie du XIXe siècle à l'État français de Vichy disloqué pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), dans une situation de longue guerre sanglante et ruineuse contre l'ennemi héréditaire germanique, la philosophie allemande - de Kant à Schopenhauer, Hegel et Ludwig Feuerbach, Husserl et Heidegger - régnait sans partage dans les programmes officiels de l'École et de l'Université. Au début du XXe siècle, la révolution formelle du roman de langue allemande, les sublimes œuvres de Thomas Mann, Hermann Hesse et de leurs nombreux disciples n'auraient pas été possibles sans la proximité et l'influence de la culture littéraire française et de la doctrine réaliste du roman français. En Europe, et partout dans le monde, les guerres les plus désastreuses – fussent-elles de Cent ans — ne jetteront jamais d'insurmontables frontières sur les idées et sur leur échange entre les hommes et les nations. M. Smaïl Ameziane, fermement soutenu par Mme la ministre de la Culture, a-t-il la pleine conscience que sa décision d'interdire au Sila non pas comme de coutume une petite maison d'édition locale mais une nation étrangère engage de la manière la plus exécrable le pays ? Las ! Cette interdiction du livre égyptien confirme cette propension à l'inquisition qui a caractérisée les précédents Salons du livre d'Alger, discréditant définitivement ce rendez-vous dans le calendrier des forums littéraires mondiaux. Tardive surenchère dans une guerre avortée du football, elle ne sera au mieux entendue que par la lie de pseudo-supporters incultes et dévoyés qui caillasse les bus en Égypte et met le feu dans les stades en Algérie, qui n'a le souci ni de l'éthique du sport ni des horizons fraternels de la culture. Il est donc temps de se demander quelle peut être la finalité d'un Sila affichant des ambitions de grosse foire commerciale étroitement provinciale, inconséquemment arrimé aux humeurs imprévisibles de son commissaire et singulièrement aux attentes du pouvoir ? Dans son challenge actuel – probablement une indépassable limite de son cahier des charges ? — le Sila ne promeut ni le lectorat algérien, ni la littérature, ni l'idée de littérature. Au lieu de célébrer les hommes et les femmes qui écrivent, leurs œuvres et leurs pays, le Sila de M. Ameziane et de Mme Toumi décline inépuisablement l'opprobre et l'exclusion et même l'irrépressible coup de force : il y a eu une année, assez lointaine, dédiée à Boualem Sansal pour un petit opus méchant et acide qui ne traversera pas la mer, une année 2008 pour Mohamed Benchicou et son œuvre enlevée chez l'imprimeur, une autre 2009 pour Mehdi El Djazaïri dont le stand au Sila est cadenassé par des vigiles, et pour rester dans cette logique mortifère une année 2010 pour l'Égypte, simplement interdite au nom d'un populisme affligeant. Tristes millésimes, sinistres trophées ! L'avenir du livre en Algérie, et plus généralement la liberté des idées qui y est attachée, ne peut-il se ressentir que de ces portes continuellement fermées dans une étrange farandole de censeurs ? Je veux croire que le livre et les idées qu'il diffuse encouragent le rapprochement et la paix : ils sont la plus sûre passerelle pour la rencontre et l'amitié entre les peuples du monde. Sans aucune exception. L'interdiction déclarée du livre égyptien au prochain Sila est une erreur. Elle est plus qu'une censure. Elle exhale déjà ce fumet malsain de l'autodafé. Et sous ses cendres les clameurs de la haine.

Source Le  Soir d’Algérie Abdellali Merdaci*

Le Pèlerin

* Écrivain-universitaire. A publié L'Institution du littéraire dans l'Algérie coloniale, Constantine, Médersa, 2006. Dernier ouvrage paru : Auteurs algériens de langue française de la période coloniale, Paris, L'Harmattan, 2010.

Partager cet article
Repost0
17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 08:15

Algérie - Fausses autorisations d’importation de téléphones mobiles : Six nouveaux mandats de dépôt

fraude-telephonie.jpg

 

C’est le branle-bas de combat au service de la lutte contre la fraude de la direction générale des Douanes. Depuis l’éclatement, il y a quelques semaines, du scandale des fausses autorisations d’importation de téléphones mobiles, le contrôle a posteriori a été renforcé et élargi à une bonne partie des opérations commerciales sur au moins quatre années. Les premiers résultats des enquêtes laissent perplexe. Des centaines d’autorisations délivrées par l’Autorité de régulation des postes et télécommunication (ARPT), de l’Office national des droits d’auteur (ONDA), de l’Office national de métrologie légale (ONML) et des services du commerce se sont avérées fausses.

Des plaintes vont être déposées ces jours-ci contre les auteurs de ces malversations qui sont, dans leur majorité, des personnes morales. C’est ce que nous avons appris auprès du directeur de la lutte contre la fraude, Regue Benamar, qui a déclaré que « cette affaire ne va pas s’arrêter aux dernières opérations d’importation mais touchera toutes celles engagées durant au moins quatre ans ».

Un travail, a-t-il souligné, titanesque qui va « permettre de poursuivre tous ceux qui ont violé la loi ». M. Regue a noté que la prescription en matière de faux est de 15 ans, « cela nous permettra de prendre tout le temps qu’il faut pour tout contrôler ». Le responsable a reconnu que le préjudice engendré « est colossal » avant de révéler que l’affaire Raya Algérie, une société égyptienne dont le patron est actuellement en prison, a quant à elle seule causé une perte de « plus d’une centaine de milliards de centimes ». Des sources aéroportuaires avancent le chiffre de 184 milliards de centimes de pertes sèches liée à l’évasion des droits et taxes douaniers. « La société a payé cash la somme de 34 milliards de centimes, mais a refusé de s’acquitter du reste du montant, arguant qu’elle n’en était pas responsable. La justice a été saisie et c’est à elle de trancher… », a expliqué M. Regue tout en refusant de donner plus de détails sur le dossier. En fait, l’affaire est devant le tribunal de Hussein Dey. Lors des présentations devant le parquet, trois personnes, dont le patron de Raya, un ressortissant égyptien, et le directeur général de Nokia, ont été mises sous mandat de dépôt et sont incarcérées à la prison d’El Harrach, à Alger. Six autres prévenus ont été placés sous contrôle judiciaire, parmi lesquels des actionnaires de Raya et des représentants d’autres sociétés privées. Une décision qui a fait l’objet d’un appel auprès de la chambre d’accusation près la cour d’Alger, l’un introduit par le parquet général et l’autre par les mis en cause. Finalement, ces derniers ont été déboutés. Un mandat de dépôt a été décidé à leur encontre, ce qui les met en situation de recherche par les services de sécurité.

Les faits remontent à juillet dernier, lorsqu’un contrôleur (des douanes) des opérations commerciales au niveau de l’aéroport Houari Boumedienne d’Alger a découvert le pot aux roses en vérifiant les autorisations délivrées par l’ARPT à la société Raya spécialisée dans l’importation de téléphones mobiles. Il a saisi alors les officiers de la police judiciaire du Département de renseignement et de sécurité (DRS). Les vérifications vont dévoiler de nombreuses fausses autorisations scannées, dans le but évident de réduire au minimum les droits et taxes douaniers, et ce, depuis au moins quatre ans, mais également une grande opération de mise sur le marché de produits contrefaits ne répondant pas aux normes requises. Des sources crédibles n’écartent pas d’éventuelles complicités que la société et bien d’autres commerçants ont pu obtenir auprès de certains agents des services des douanes au niveau du fret à l’aéroport d’Alger. Pour l’instant, rien n’a été décelé par les enquêteurs qui se limitent aux actes de faux dont seraient responsables les dirigeants des sociétés incriminées. Ce qui a poussé la direction générale des Douanes à décider dans un premier temps le blocage de toutes les opérations d’importation de téléphones mobiles et de procéder à l’authentification a priori des autorisations délivrées par l’ARPT. Une véritable panique s’est emparée des importateurs et une anarchie indescriptible a gagné les services de fret. Quelques jours plus tard, une note émanant du directeur général fait état de la levée du blocage et d’un contrôle a posteriori des autorisations. Néanmoins, il est important de constater que l’homme par qui l’affaire a éclaté a fini par être suspendu de son poste, faisant l’objet de poursuites judiciaires pour une raison non encore connue. Trop de coïncidences ont marqué cette décision. La première est l’affaire Raya, puisque c’est ce cadre qui a dévoilé les fausses autorisations de l’ARPT. La seconde est cette mystérieuse affaire d’importation de cartes Al Jazeera, dont on ne connaît toujours pas les tenants et les aboutissants.

L’opération d’importation a été engagée par quatre sociétés privées, dont une, spécialisée en produits électroménagers, avait la part du lion. Le même contrôleur avait découvert qu’il y avait non seulement une majoration de valeur, puisque une des sociétés déclarait l’unité à 60 dollars, alors que les autres à 1 dollar, mais aussi une importation frauduleuse (dans des cabas) de cartes, par celle-là même qui avait la part du lion. Toutes les opérations ont été par la suite bloquées pendant quelques semaines seulement. Que s’est-il passé ? On n’en sait rien. Ce qui est certain, c’est que le contrôleur de l’aéroport a été suspendu dans des conditions encore non élucidées. Selon des sources douanières, cette décision serait liée à une affaire de cotation, bien antérieure à cette cascade de scandales, et pour laquelle le douanier aurait été blanchi par l’inspection générale. En tout état de cause, ce qui est désormais appelé l’affaire Raya montre à quel point le marché algérien est devenu un « dépotoir » des marques contrefaites. Parce que les produits importés avec de fausses autorisations proviennent des marchés asiatique, turc et des pays du Golfe, au nez et à la barbe des propriétaires des marques, représentés pourtant en Algérie. En fait, chacune des parties semble trouver son compte dans ce marché juteux de la téléphonie mobile au détriment des intérêts des consommateurs et du Trésor public.

Source El Watan Salima Tlemçani

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 08:10

Algérie – Football - La JSK portée aux anges par sa victoire contre l’équipe égyptienne Al-Ahly

JSK-1--Ahly-0--jpg

 

C’est une victoire qui restera dans les annales de l’Histoire. Les Joueurs de la JSK en sont bien conscients. D’ailleurs, après leur victoire arrachée avec les tripes, dimanche soir, contre la constellation d’étoiles de l’AL-AHLY du Caire, les joueurs et les membres du staff technique de la Jeunesse de Kabylie n’ont guère caché leurs émotions et leur bonheur.

A commencer par le président du JS Kabylie Mohand Cherif Hannachi lequel n’a pas manqué de dédier la victoire de son club face au Ahly du Caire sur le score de 1 à 0 "à tout le peuple algérien venu des quatre coins du pays pour supporter la JSK". "Nous avons joué au football, et nous avons remporté une victoire ne souffrant d’aucune contestation. Maintenant si les Egyptiens ont des réserves à faire qu’ils les fassent ", a affirmé encore Hannachi en réagissant aux réactions indélicates des joueurs égyptiens qui ont tenté d’agresser l’arbitre de touche lequel a invalidé leur but entaché d’un hors-jeu clair et net.

Cette victoire exceptionnelle qui a ouvert pour la première fois les portes des demi-finales de la Champions Ligue Africaine à un club Algérien a également ravi le coach helvétique de la JSK. " Cela fut une victoire de la discipline. Nos joueurs ont respecté durant toute la partie les consignes de jeu qui leur ont été données, ce qui s’est traduit par une victoire, fruit d’une efficacité qui ne sacrifie rien au spectacle ", confie Geiger en assurant que la JSK aura encore son mot à dire pour le match retour qui aura lieu au Caire. "Nous nous préparerons en conséquence pour continuer sur notre lancée. Certes la marge de 05 points que nous avons prise sur le Ahly est sécurisante, mais il nous faut encore aligner au moins une victoire pour garantir définitivement notre qualification aux demi finales", a-t-il relevé, dimanche soir après le match.

" C’est désolant de s’en prendre à l’arbitre"

Pour sa part, Kamel Bouhallal, entraîneur adjoint, a tenu surtout à féliciter les joueurs de la JSK pour " avoir su garder leur calme et éviter de répondre aux provocations fomentées par des éléments de l’équipe adverse ". Et à ce propos, il a estimé que " c’est désolant de s’en prendre à l’arbitre de cette manière exagérée et irrespectueuse, alors que le hors jeu était plus que manifeste. Nous espérons qu’ils ont réagi sous la pression de l’enjeu du match. Mais nous les laissons à leur conscience, pour découvrir à tête reposée et en visionnant l’action contestée (hors jeu) qu’ils avaient tort de réagir comme ils l’avaient fait ".

Enfin, les traits de la joie et de l’exultation ont été surtout visibles sur les visages des joueurs de la JSK. Jeunes et inexpérimentés pour la plupart d’entre eux, ils ont bien savouré cet exploit accompli avec l’Art et la Manière. « C’est le plus beau jour de ma carrière de footballeur, si ce n’est de ma vie. Je suis doublement comblé, parce que nous avons, grâce à notre esprit de groupe et de solidarité, triomphé d’une constellation d’étoiles. Mais mon ravissement s’explique aussi par le bonheur qu’a procuré cette victoire au merveilleux public qui nous a soutenu de bout en bout. Nous lui promettons d’autres victoires et nous assurons nos fans que nous irons en Egypte pour gagner ", a conclu le défenseur malien, tout gonflé d’optimisme, sur un ton jubilatoire.

Source El Watan Abderrahmane Semmar

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 08:09

Ligue des champions. JSK 1 - Ahly 0: Ziti enflamme Tizi

JSK-1-Ahly-0.jpg

 

Les Kabyles ont réussi à mater l’équipe du Ahly. Ils ont surtout fait un match de haute facture, particulièrement en première période. Il faut dire qu’ils ont remporté la bataille du milieu grâce au dispositif mis en place.

En évoluant en 4-5-1, les Canaris ont verrouillé le dispositif ahlaoui. Avec un Coulibaly impérial dans l’axe et bien couvert par Belkalem, les Egyptiens avaient tenté de contourner la défense kabyle par les ailes, surtout la gauche, mais sans résultat. Mieux, Berrefane, le portier remplaçant de Asselah, forfait à la dernière minute suite à une angine, a réussi lui aussi à tirer son épingle du jeu. Quant à Oussalah et Ziti, ils ne se sont pas contentés de défendre, ils ont porté le danger dans cette défense du Ahly. Mieux, Ziti a été l’auteur de l’unique but de la partie en reprenant à la 24’ un coup franc fuyant de Tedjar au second poteau.

Le dispositif mis en place par Geiger et Bouhellal avait contraint le coach, El Badry, à revoir sa copie. Ainsi au retour des vestiaires, il fera sortir Jédo, puis 10 mn plus tard, Aboutrika, sur lesquels ils avaient basé leur dispositif offensif. Deux changements qui ont été porteurs sur le plan du volume de jeu de leur équipe, mais point au tableau d’affichage. Les Cairotes étaient plus présents.

Les Egyptiens pensaient avoir tenu le bon bout à la 88’ lorsque la balle avait franchi la ligne de Berrafane. Mais c’était sans compter sur le bon jugement de l’arbitre assistant qui invalida le but pour position d’hors-jeu. C’était suffisant pour les Egyptiens pour transformer leur impuissance sur le terrain à dominer la JSK en une mêlée générale en s’attaquant à tout ce qui se trouve sur leur chemin. A Commencer par les arbitres, puis les policiers en survêtement en charge de la protection du trio togolais avant de s’en prendre aussi au public et au coach, Geiger, qui est resté stoïque devant leurs provocations. Des provocations qui ont courroucé le public qui s’en est pris à eux-mêmes en dehors du terrain.

La partie avait été ainsi arrêtée pendant au moins 6 mn avant qu’elle ne reprenne mais sans Hossam Ghali, expulsé par l’arbitre. Par désespoir, les Ahlaouis se sont jetés corps et âme dans la bataille par de longues balles dans l’axe kabyle, mais c’était sans résultat puisque le staff kabyle avait cadenassé sa défense par l’incorporation de Berchiche, El Orfi et Remache venus renforcer l’axe défensif. La JSK avait bien tenu le match et sa victoire lui ouvre grandes les portes de la qualification aux demi-finales.

Fiche technique :

Stade du 1er Novembre (Tizi Ouzou)

Arbitres : Koko, Jakouri, Mathias (Togo)

But : Ziti (23’) (JSK)

Averts : Hossam Achour, Gomaâ, Hossam Ghali, Ahmed Fathi (Al Ahly)

Expuls : Hossam Ghali (90’) (Al Ahly)

JSK : Berrefane, Oussalah, Ziti, Coulibaly, Belkalem, Naïli, Douicher (El Orfi 80’), Yahia-Cherif (Berchiche 90’+6), Tedjar (Remache 80’), Nessakh, Aoudia
Entr : Geiger

Ahly : Akram, Abdelfadil, Barakat, Al Sayad, Gedou (Talaât 46’), Moawad, Hossam, Aboutrika (Hassan 52’), Fathi, Achour, Gomâa

Entr : Badri

Echos de Tizi :

Les services de l’ADE ont servi des sachets d’eau à profusion à tous les fans. Que ce soit hors de l’enceinte ou à l’intérieur, l’eau coulait à flots si bien que parfois elle se retrouvait sur la pelouse comme projectiles.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, a dépêché son conseiller, Saïd Bouamra, pour le représenter dans cette rencontre JSK-Ahly. C’est d’ailleurs lui qui avait salué les deux équipes en présence du wali et de l’ambassadeur d’Egypte en Algérie.

Ni la FAF ni la LNF n’ont daigné envoyer, à défaut de leurs présidents respectifs MM. Raouraroua et Mechrara, ne serait-ce qu’un seul délégué pour les représenter dans cette joute internationale. Une absence remarquée et des interrogations qui n’ont pas cessé de fuser.

Mathias Ayéna, le second assistant, est journaliste sportif de profession. En effet, il est chef du département des sports de la Radio nationale du Togo et correspondant sportif de la BBC. L’autre assistant, Biagui, est professeur alors que les deux frères Kokou sont l’un (arbitre central) cadre au niveau d’un ministère et l’autre (4e arbitre) est avocat.

A l’issue de la rencontre, le président de la JSK a déclaré qu’au cas où son équipe reviendrait avec le nul du Caire, l’entrée au stade pour la rencontre JSK-Ismaïly sera gratuite.

« On se croirait à Omdurman », nous dira un confrère ayant vécu l’ambiance de Khartoum en voyant tous les drapeaux aux couleurs nationales agités dans les gradins. Il faut dire que pour beaucoup, c’est un remake du 18 novembre 2009. Preuve en est que le but victorieux des Algériens a été inscrit par un défenseur.

Les Egyptiens refusent toute déclaration à la presse algérienne. Mauvais perdant qu’ils sont, ils n’ont parlé qu’aux envoyés spéciaux ramenés dans leurs bagages.

Malgré toute l’attention dont ils avaient joui tout au long de leur séjour à Tizi Ouzou, certains joueurs et leur coach du Ahly ont promis l’enfer à la JSK.

Source El Watan Mohamed Rachid

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 08:02

Algérie - Rapport du CNIS pour le premier semestre 2010 : Diminution des importations de 5,82%

port alger commerce

 

Le volume des importations enregistré par le commerce extérieur algérien au cours du premier semestre 2010 est de 19,71 milliards de dollars, soit une diminution de 5,82% par rapport aux résultats du premier semestre 2009, selon le rapport du Centre national de l’information et des statistiques (CNIS).

Les importations réalisées ont été financées essentiellement cash à raison de 58,52%, soit près de 11,53 milliards de dollars, enregistrant ainsi une diminution de 31,52% par rapport au premier semestre 2009. Les lignes de crédit ont financé 30,55% du volume global des importations, soit une importante hausse de près de 130% qui s’explique par la mise en œuvre de la mesure du crédit documentaire introduite dans la loi de finances complémentaire, depuis une année, note le rapport du CNIS. Le reste des importations est réalisé par le recours aux comptes de devises propres et aux autres transferts financiers à raison de 10,93%, soit en valeur absolue de 2,15 milliards de dollars. Une baisse des importations est ainsi signalée sur les principaux groupes de produits, en l’occurrence les biens d’équipement qui est de 5,58% par rapport à la même période de 2009.

Soit une baisse de plus de 458 millions de dollars en valeur absolue. Les baisses ont aussi concerné les biens alimentaires 10,88%, les biens de consommation non alimentaires avec 4,42% et les biens destinés à l’outil de production avec 4,11%. Le groupe des « biens alimentaires » vient en troisième position dans la structure des importations réalisées durant le premier semestre 2010 avec 2,99 milliards de dollars, soit 15,17% du volume global. En valeur absolue, les importations de ce groupe ont diminué de 365 millions de dollars. Les céréales, semoule, farine et viandes ont connu une baisse respectivement de 34,13% et 24,47%, alors que le lait et les produits laitiers enregistrent une diminution de 16,73%. Les sucres et les sucreries ont quant à eux augmenté de 20%. Le groupe des « biens de consommation non alimentaires » occupe le dernier rang dans la structure de nos importations avec la quote part de 15,15% et un volume de 2,98 milliards de dollars dont les médicaments avec une baisse de 23,74%, les véhicules de tourisme 17%.

Les pays de l’Union européenne restent toujours les principaux partenaires de l’Algérie durant ce 1er semestre 2010, avec les proportions respectives de 51,55% des importations et de 47,34% des exportations. Par rapport au premier semestre 2009, les importations en provenance de l’UE ont enregistré une baisse de l’ordre de 10,91%, passant de 11,41 milliards de dollars au premier semestre 2009 à près de 10,16 milliards de dollars pour la même période 2010. Par contre, les exportations de l’Algérie vers ces pays ont augmenté de 980 millions de dollars, soit 8,56%. « A l’intérieur de cette région économique, on peut relever que notre principal client est l’Italie qui absorbe près de 13,78% de nos ventes à l’étranger, suivi de l’Espagne, 10,80%, et la France, 8,83% », précise le CNIS. Pour les principaux fournisseurs, la France occupe le premier rang avec plus de 16,57%, suivie de l’Italie et de l’Allemagne avec les proportions respectives de 9,06% et 6,47% dans les importations de l’Algérie au courant du premier semestre 2010. Le volume des échanges avec les pays du Maghreb (UMA) a enregistré une augmentation de 59,1% par rapport au premier semestre 2009 en passant de 467 millions de dollars à 743 millions de dollars.

Les pays arabes (hors UMA) ont, quant à eux, enregistré une baisse de 2,03% par rapport au premier semestre 2009, puisque le volume global des échanges commerciaux avec ces pays est passé de 838 millions de dollars à 821 millions de dollars. Le CNIS a, par ailleurs, souligné que le volume global des exportations est de 26,25 milliards de dollars, ce qui s’est traduit, selon lui, par un excédent de la balance commerciale au premier semestre 2010 de l’ordre de 6,53 milliards de dollars contre un déficit de 1,17 milliard de dollars pour la même période 2009. Les hydrocarbures continuent à représenter l’essentiel de nos ventes à l’étranger durant le premier semestre 2010 avec une part de 96,99%. Les exportations hors hydrocarbures demeurent toujours marginales, avec seulement 3,01% du volume global des exportations, soit une valeur de 790 millions de dollars. Elles ont enregistré aussi une augmentation appréciable plus de 64% par rapport au premier semestre 2009. Les principaux « produits hors hydrocarbures » exportés sont constitués essentiellement par le groupe « demi-produits » qui représente une part de 2,11% du volume global des exportations, soit l’équivalent de 554 millions de dollars. Le groupe « biens alimentaires » vient en seconde position avec une part de 0,42%, soit 109 millions de dollars suivi des groupes « produits bruts » et « biens de consommation non alimentaires » avec les parts respectives de 0,39% et 0,05%, soit en valeurs absolues respectives 102 et 14 millions de dollars US et enfin le groupe « biens d’équipement industriels » avec une part de 0,04%.

Source El Watan Djamila Kourta

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0