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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 07:59

3700 familles ont fait la procédure ces dernières années

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Les services du ministère de la Justice affirment que «des terroristes et des familles de harkis ont tenté de changer leur nom».

Est-il facile de changer de nom en Algérie lorsque ce patronyme peut porter des préjudices moraux et psychologiques? La question mérite d’être posée. «Depuis 2006, pas moins de 11 décrets présidentiels comportant 1243 nouveaux noms de famille ont été signés et publiés dans le Journal officiel», selon le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, qui a indiqué que «17 autres décrets présidentiels concernant 1930 nouveaux noms de famille sont prêts et seront soumis prochainement au président de la République pour signature». En plus de ces décrets, les services des juridictions compétentes ont procédé au changement de plus de 3700 noms de famille, des patronymes considérés comme injurieux.

Les services du ministère de la Justice nous informent que les demandes de changement de nom sont en relative baisse ces dernières années. Cependant, les services concernés sont toujours sollicités. Même si cette démarche est consacrée par la loi, il n’en reste pas moins que les contraintes bureaucratiques sont tenaces..Toute personne désirant changer son nom de famille doit impérativement formuler une demande auprès du ministre de la Justice, garde des Sceaux. Mais le processus ne s’arrête pas là. Dans un premier temps, l’intéressé est dans l’obligation de motiver sa demande. Les motifs doivent être sérieux et objectifs, tels que le fait d’avoir un nom ignominieux, obscène ou à consonance étrangère.

L’argumentation peut s’avérer peu efficace dans certains cas. Ce qui revient à dire que la demande de changement de nom peut être rejetée dans le cas où l’intéressé aurait l’intention de dissimuler une identité suspecte. En ce sens, le garde des Sceaux a affirmé, lors d’une séance plénière, il y a de cela quelques mois que «des terroristes et des familles de harkis ont tenté de changer leur nom». A la réception de la convocation concernant sa demande «il (l’intéressé) s’engage devant le magistrat près du tribunal dans le ressort duquel est situé son lieu de résidence, que sa demande de changement de nom ne vise pas à dissimuler une identité suspecte», précise le ministère de la Justice. «Je veux changer mon nom de famille mais comme je n’arrive pas à assez motiver ma demande je me retrouve coincé» confie un citoyen abordé dans le cadre de ce reportage. Le demandeur doit impérativement donner le motif précis qui lui permettra ainsi de changer son nom. Aussi, le changement de patronyme doit obligatoirement, faire l’objet d’une publicité pour vérifier l’éventualité d’une opposition, et ce, dans un délai de six mois.

Le tiers peut, par le biais d’une lettre adressée au ministre de la Justice, garde des Sceaux, former opposition dans un délai de six (06) mois à compter de la date de publication de l’annonce dans les journaux quotidiens. Le site du département de Tayeb Belaïz indique qu’à l’expiration du délai susmentionné, les dossiers complets sont soumis à une commission interministérielle composée de représentants des ministères de la Justice, de l’Intérieur et des Collectivités locales, laquelle commission est chargée aussi d’examiner les oppositions formées par les tiers à l’encontre de l’auteur de la demande. Une fois toutes ces exigences remplies, le changement de nom s’effectuera alors en vertu d’un décret présidentiel promulgué par le Président de la République, et publié au Journal officiel. Cela dans le cas de noms ignominieux, obscènes ou à consonance étrangère. Il y a un autre cas. En effet, la deuxième raison est due aux litiges familiaux.

Dans ce cas précis, la procédure ne sera pas facile pour ne pas dire impossible. Pourtant, au cours de ces dernières années, «les demandes de changement de noms dues aux litiges familiaux sont les plus fréquentes», ont expliqué des agent de l’état civil d’une mairie de la banlieue algéroise. «Le nombre de personnes désirant changer de noms de famille est en diminution ces dernières années», ont fait remarquer ces mêmes services. Il est utile de signaler que ces noms de famille difficiles à porter sont hérités de la période coloniale. Plusieurs familles se sont retrouvées dans cette situation psychologique plus qu’inconfortable. Les requêtes ont été satisfaites dans leur majorité. «Plusieurs familles ont changé leur nom de famille durant la période allant de l’indépendance jusqu’aux années 2000», nous ont affirmé les mêmes sources. Sur le plan de l’épanouissement, les sociologues et les psychologues nous expliquent que les noms jouent un rôle important dans l’évolution de la personnalité. Mettre fin à ce type de calvaire équivaut à une renaissance.

Source L’Expression Smail Dadi

Le Pèlerin

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 07:53

Elle se vend devant les cafés et les mosquées durant le ramadhan

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Aucune ville d’Algérie n’est à l’abri. Les cartels de la drogue tentent de tisser, en vain, de véritables toiles en ce mois de piété pour écouler leur marchandise. À défaut d’alcool et de psychotropes,  les jeunes tentent un autre substitut : le kif traité.

La consommation de drogue fait des ravages pendant le mois de Ramadhan. Aucune ville d’Algérie n’échappe à ce phénomène, à commencer par la capitale et les villes environnantes. En panne d’approvisionnement pendant ce mois béni, les dealers constituent des stocks et ciblent leurs clients devant les mosquées et les cafés populaires.

Les sites de distraction, abandonnés par les estivants, deviennent alors des lieux de prédilection où dealers et consommateurs se donnent rendez-vous après la prière des tarawih. Même si les prix sont revus à la hausse, le cannabis est plus que jamais “désiré” par les jeunes en quête “d’évasion”, sachant que, durant la journée, “ils tiennent le coup”. Difficilement bien sûr. Le plan d’attaque de la Gendarmerie nationale est clair. En sus du maintien du dispositif du plan Delphine, avec 40 000 hommes mobilisés, pour surveiller les sites touristiques, les routes, mais aussi les mosquées, une autre priorité a été inscrite dans ce programme : sensibiliser et convaincre les jeunes à arrêter la consommation de la drogue durant le mois béni, non sans s’attaquer aux noyaux durs de la criminalité qui résistent encore.

Une aubaine pour les victimes de ce fléau dévastateur de faire une cure et, pourquoi pas, d’aller vers une l’ultime solution : la désintoxication. Samedi dernier, deuxième jour du week-end, lors d’une opération coup-de-poing dans la wilaya de Tipasa, les gendarmes ont arrêté six personnes, dont deux pour consommation de drogue sur la corniche du Chenoua. Lieu de rassemblement par excellence des familles et des touristes, cette corniche devient le point de chute des dealers et des consommateurs de stupéfiants.

“Nous avons arrêté les deux personnes en flagrant délit. Les autres, à la vue des gendarmes jettent leurs cigarettes bourrées de kif traité dans la mer pour effacer toute trace. Ici, on consomme tout, drogue, psychotropes, alcool et tout autre produit prohibé. Souvent, les consommateurs ne sont pas seuls. Et c’est là que nous mettons le paquet. D’ailleurs, parmi les six personnes arrêtées, il y en avait trois qui étaient recherchées en vertu de mandats de justice et un agresseur notoire également recherché. C’est pour vous donner une idée, car là où il y a drogue, il y a armes et personnes recherchées. On a même saisi 4 sabres !”, nous explique un officier de la GN de Tipasa. Sur cette corniche dépourvue d’éclairage public, les dealers butent également sur El-Bedj où ils bénéficient de relais et de complicités pour s’approvisionner. Les quantités de drogues saisies étant insignifiantes, l’objectif tracé en ce mois de Ramadhan par la GN est d’aller vers ces jeunes consommateurs non encore engloutis dans le bourbier de la drogue.

En manque d’alcool ou de psychotropes, ces proies faciles deviennent une “véritable machine à sous” pour les dealers et les narcotrafiquants qui tissent, même en ce mois de piété, de vastes toiles pour empoisonner des innocents. “Ces arrestations sont quotidiennes. Notre travail ne s’arrête pas au seul chapitre de réagir aux plaintes. Nous anticipons toujours. Nos barrages fixes et mobiles, en plus du travail de renseignements, ont donné de bons résultats sur le terrain”, conclut cet officier de la GN.

Il faut savoir que 300 personnes sont arrêtées, pendant le mois du Ramadhan, pour consommation de drogue, produit dont il a été saisi des quantités inestimables sur le marché de la consommation.

Source Liberté Farid Belgacem

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 07:47

Algérie - Tipasa : Perturbations dans l'Alimentation en Eau Potable (AEP)

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La réception, en janvier 2010, de l’ensemble de l’opération (réservoirs, station de pompage et dédoublement de la conduite), "mettra définitivement, la commune de Tipasa et ses environs à l’abri de la pénurie ou du déficit en eau potable.

Les perturbations dans l’alimentation en eau potable qu’ont connues, ces derniers jours, plusieurs communes de la wilaya de Tipasa sont prises en charge par les responsables de l’ADE.

Ceux-ci indiquent que la majorité des cas étaient liés aux coupures de l’énergie électrique ou encore à des problèmes techniques sur les réseaux de distribution dans certains quartiers.

Selon le directeur de l’ADE, Zane Belkacem, la situation est "revenue à la normale aussi bien à Cherchell, Sidi Ghilès, Tipasa qu'à Koléa où il a été enregistré une baisse de la pression liée aux coupures inopinées d’électricité, ce qui a poussé les responsables à revoir le planning de distribution de cette précieuse ressource de sorte à satisfaire tout le monde".

Concernant le chef-lieu de wilaya et ses environs, le "problème ne se posera plus, puisque après les essais techniques de rigueur, trois nouveaux réservoirs seront mis en service incessamment", a assuré la même source.

La réception, en janvier 2010, de l’ensemble de l’opération (réservoirs, station de pompage et dédoublement de la conduite), "mettra définitivement, la commune de Tipasa et ses environs à l’abri de la pénurie ou du déficit en eau potable étant donné que celle-ci a bénéficié de l’extension de son réseau de distribution qui passera ainsi de trois à cinq étages et couvrira l’ensemble de la ville y compris ses trois nouveaux POS", assure-t-on encore de même source. Les responsables des services de l’hydraulique qui ont, dans leur schéma : Nouveau plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PDAU), fait des projections à long terme allant jusqu’à 2040, réceptionneront les quatre réservoirs d’une capacité globale de 10.000 m3 (un de 5000 m3, deux de 2000 m3 et le quatrième de 1000 m3), la station de pompage et mettront en service la conduite dédoublée de 14 km (Sidi Moussa /Tipasa) lancés dans le cadre des programmes sectoriels de développement (PSD) du plan quinquennal 2005/2009.

La ville de Tipasa était, jusque-là, alimentée à partir d’un seul réservoir de 1000 m3 qui couvrait à peine les besoins de ses habitants (8000 m3 actuellement) en particulier durant la saison estivale marquée par au moins une multiplication, cinq, des besoins en AEP.

Source Horizons

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 07:42

Economie - Embargo russe sur les exportations des céréales : Vers une énième crise alimentaire

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Faudra-il craindre une nouvelle crise alimentaire comme celle de 2007/08 ? Les perturbations climatiques et environnementales font craindre le pire. Des millions de personnes risquent de souffrir dans les prochains mois de faim chronique. Les chiffres de la production mondiale de blés (dur et tendre) ont nettement chuté par rapport à 2009.

La Russie, troisième producteur mondial de blé,  ravagée par les incendies de forêts, ferme les vannes de son grenier. L’embargo sur les exportations de céréales décidé par le Premier ministre russe, Vladimir Poutine est entré en vigueur hier. Cette mesure d’exception s’appliquera jusqu’au  31 décembre. Elle pourrait être étendu au-delà de cette date en fonction de l’état de la récolte.

La Russie a déjà abaissé à 60-65 millions de tonnes sa prévision de récolte de céréales pour 2010, contre 97 millions de tonnes en 2009. Les feux de forêt qui touchent  le pays ont causé la perte de 25% des 43,6 millions d’hectares de superficie cultivée.  Avec cet embargo, le gouvernement compte assurer son autosuffisance et éviter une envolée des prix. A l’échelle internationale, cette mesure est une véritable source d’inquiétude. L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et les Etats-Unis ont revue, ces dernières semaines, à la baisse la production mondiale de ces « hybrides » tant indispensable à l’alimentation humaine. Le  département américain de l’Agriculture a abaissé de 2,3% ses prévisions mondiales de récoltes de blés. La FAO donne le chiffre de 651 millions tonnes contre 676 millions de tonnes annoncées en juin.

Les deux continents qui comptent le plus grand nombre de population payeront le prix fort à cause de ces mesures. Les  ONG internationales mettent  en garde contre  la dégradation constante de la situation alimentaire dans plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest, dont le Niger. Selon les responsables de la représentation régionale à Dakar du Programme alimentaire mondial (PAM), près la moitié de la population du Niger vit dans la pénurie et un enfant sur six, soit 16,7 %, est atteint de malnutrition aiguë. Un chiffre supérieur à celui de 15 % au-dessus duquel l’Onu considère qu’il s’agit d’une situation d’urgence. En Asie, les mêmes craintes sont exprimées. Les dernières inondations qui ont touchées le Pakistan ont plongé toute la région dans une situation chaotique. Des pertes de récolte de 100% ont été déplorées dans de nombreuses zones et près de 700 000 hectares de cultures sur pied sont sous l’eau ou détruites.L’embargo russe sur les céréales est une opportunité pour les Etats-Unis et l’Union européenne  de doubler leurs gains, étant donné que les prix du blé ont augmenté de plus de 50 % depuis juin. L’estimation des exportations européennes de blés est augmentée de près de trois millions de tonnes par rapport au mois de juillet et celle des exportations américaines est revue à la hausse de près de six millions de tonnes. Dans une déclaration mercredi, le secrétaire d’Etat américain à l’Agriculture, Tom Vilsack a affirmé que « c’est une bonne occasion pour nous et que nous allons en profiter ». L’agitation sur les marchés mondiaux de blés démontre, selon la FAO, « la dépendance croissante vis-à-vis de la région de la mer Noire, devenue un important fournisseur de blé sur les marchés mondiaux ».

Certains experts écartent les risques d’une crise alimentaire mondiale. Selon eux « les craintes d’une nouvelle crise alimentaire mondiale ne sont pas justifiées à ce stade ». Les stocks de blé restent élevés en dépit de la hausse des prix  et les facteurs externes, y compris l’environnement macro économique et l’évolution des marchés alimentaires, qui ont été les principaux moteurs de la hausse des prix internationaux en 2007/08, ne sont pas une menace à ce jour.

Source Horizons Rym Boukhalfa

Le Pèlerin

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 07:34

Economistes et chefs d’entreprise réclament plus

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En juillet 2009, l’Algérie a rejoint le club rachitique des pays arabes comme le Koweït, les Emirats arabes unis, Bahreïn, la Syrie et le Qatar, qui ont adopté vendredi et samedi comme journées de repos hebdomadaire.

Une année après, économistes et chefs d’entreprise livrent leur point de vue. Même s’ils affirment, pour certains, que la nouvelle formule a eu un « impact positif » sur l’économie nationale, ils exigent avec insistance toutefois de franchir la dernière étape : adopter le week-end universel. Actuellement, président du conseil d’administration des Nouvelles conserveries algériennes (NCA), Slim Othmani, n’a pas attendu la décision du gouvernement. Aujourd’hui, le temps semble lui donner raison. « C’était pour des raisons économiques et d’efficacité logistique, d’autant plus que nos intrants sont importés d’Europe », a fait savoir M. Othmani, contacté hier par téléphone. Depuis, l’entreprise fonctionne presque au diapason avec ses principaux fournisseurs de matières premières et d’emballage. Pour M. Othmani, la nouvelle formule de repos hebdomadaire arrange sa société. Faut-il aller alors plus loin ?

Notre interlocuteur laisse entendre que l’instauration du week-end universel risque de provoquer la résistance des milieux islamistes. « Le problème se pose, mais on ne veut pas entrer dans cette polémique », dira-t-il. Même son de cloche auprès de Mohamed Naït Abdelaziz. Lui se veut pragmatique à tout-va. « La mise en œuvre du week-end semi-universel a eu un impact positif », se félicite le président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), en estimant qu’il est de la mission des institutions de l’Etat, particulièrement les Douanes algériennes, de quantifier les retombées de l’instauration du nouveau repos hebdomadaire sur l’économie locale. S’il dit tout le bien qu’il pense du repos hebdomadaire actuel pour avoir déjà salué la décision du gouvernement, le président du CNPA réclame plus qu’une « demi-mesure ». « C’est une première étape pour aller vers l’instauration du week-end universel. L’Algérie aura tout à gagner. Si les opérateurs et les banquiers sont d’accord sur cette nécessitée, il ne faut pas hésiter », insiste-t-il.

Pour lui, l’argument religieux brandi par certains milieux pour justifier indéfiniment la maintien du repos le jour saint ne tient pas la route. « œuvrer le vendredi, ne va pas à l’encontre de la religion. Au contraire, l’Islam incite les gens à travailler », tranche-t-il, en plaidant pour que les institutions religieuses puissent sensibiliser la population sur cette question pour dépasser toute forme de polémique. Il faut « réfléchir à un consensus » dans le sens où il doit y avoir une séparation entre la sphère religieuse et l’économique, plaide M. Naït Abdelaziz Interrogé sur le sujet, Mourad Ouchichi, économiste, est plutôt sceptique. « Le week-end semi-universel est une spécificité algérienne. Rien ne justifie ce choix ni sur le plan économique ni religieux, si ce n’est répondre aux besoins d’un jeu d’équilibre », explique-t-il.

« Polémique irrationnelle »

Comprendre l’établissement tacite d’un deal entre les tenants du pouvoir en place et les milieux islamistes. Contrairement aux deux intervenants précédents, M. Ouchichi soutient que l’application du nouveau congé hebdomadaire a eu au contraire des dégâts sur l’économie, les entreprises algériennes et le moral des citoyens. « L’Algérie perd toujours une demi-journée de travail. A l’université comme à l’école, l’absentéisme est palpable durant les séances d’après-midi. Charger les horaires jusqu’à 18h perturbe beaucoup l’assimilation des bacheliers et des élèves », dit-il à titre d’exemple, en qualifiant par ailleurs d’« irrationnelle » la polémique attisée et continuellement entretenue par les adeptes de l’Islam rigoriste qui ne veulent pas travailler ou aller à l’université le vendredi. « Rien ne justifie pourquoi on ne travaille pas pendant cette journée », dénonce-t-il.

Pour conclure, cet économiste souligne que toute démarche d’ordre économique doit s’établir sur la base d’arguments scientifiques. Pour sa part, Salah Mihoubi, docteur en économie, rejoint la réflexion du président de la CNPA. « On est moins coupé du monde », commente-t-il. En instaurant le nouveau week-end en juillet dernier, le gouvernement, selon lui, a coupé la poire en deux entre « les obligations religieuses et économiques ». « L’expérience est concluante. Les gens ont accepté le principe sans problème », observe-t-il, en faisant savoir qu’il est temps de réfléchir à la manière de basculer vers le week-end universel. « Nous devons franchir ce pas, d’autant plus que les pesanteurs ne sont plus celles du passé », conseille cet ancien cadre de la Banque d’Algérie.

Source El Watan Hocine Lamriben

Le Pèlerin

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 19:24

Bonjour mes lecteurs,

11-mars-2007--17-.jpg

Vous trouverez ci-dessous un message d’over-blog au sujet du blog www.algeriepyrenees.com

Début de citation

Bonjour,

Avez-vous regardé le classement des "Top blogs" ce matin ? Votre blog www.algeriepyrenees.com figure en 32ème position ! Félicitations ! Il est donc visible sur le portail d'OverBlog, au moins jusqu'au prochain classement, dans 15 jours, sur ces pages :

http://www.over-blog.com/top.html

Encore bravo pour votre travail ! Bonne continuation,

L'équipe d'OverBlog

Début de citation

Actuellement malgré les défections des vacanciers, le blog tourne à plus de 3000 visiteurs par jour

Il est à noter que ce classement se situe parmi les plus de 2 000 000 de blogs d’Over-blog

Cordialement,

Le Pèlerin

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 10:09

Algérie - Ramadhan - Comment manger sain et équilibré

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Par quoi faut-il «casser» le jeûne ? Les traditions culinaires des Algériens, durant le mois de Ramadan, diffèrent selon les régions, les habitudes ou même le rang social. Certains commencent le f’tour par une chorba, djari ou hrira et d’autres continuent à maintenir la sunna en rompant le jeûne avec quelques dattes et un verre de lait ou de l’ben (petit-lait). Mais l’avis des spécialistes peut être différent.

Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Comme recommandé pour tous les jours de l’année, l’alimentation durant le mois de Ramadan doit être qualitativement et quantitativement équilibrée. Elle doit être riche en protides, glucides et lipides sans oublier l’apport en vitamines et sels minéraux.

Quel est l’idéal pour la rupture du jeûne ?

Après une journée d’abstinence de nourriture et de boissons, il est préférable de rompre le jeûne avec des légumes. Des aliments qui facilitent la digestion grâce aux fibres qu’ils contiennent. C’est ce qu’explique Yasmina Hamri, diététicienne. «L’idéal est de commencer son f’tour par une salade de légumes. La chorba ou la h’rira viendront après», dit-elle. Le lait accompagné de quelques dattes, comme le dicte la sunna, peut également constituer une bonne «entrée». Toutefois, tout ce qui est sucré est conseillé de le consommer à la fin du repas.

Manger «sain» et «équilibré»

Les protides sont indispensables pour l’organisme. Ils proviennent de la viande et de ses dérivés. «Durant le Ramadan, il n’y a pas mieux que de consommer la viande bovine. La viande ovine contient un taux élevé de cholestérol», dira la diététicienne. S’agissant du poulet, elle précise qu’il faut opter pour le blanc. «Les autres parties sont riches en cholestérol car elles sont en contact avec la chair». Les poissons, eux, sont très recommandés. Outre leur richesse en protéines et iode, ils contiennent des oméga 3 — bons pour cœur — surtout la sardine. Pour une alimentation saine, la spécialiste conseille de consommer des lipides d’origine végétale tels que l’huile d’olive et l’huile de maïs. Aussi, les repas doivent contenir des glucides. Riches en sucres lents, ceux-ci procurent de l’énergie. Après de longues heures de jeûne, l’organisme a besoin d’énergie. «La chorba faite à base de frik ou de vermicelles a son apport en glucides», souligne-t-elle. Les repas doivent contenir également au moins un produit laitier : lait, yaourt, fromage ou l’ben. Pour ce dernier, «il ne faut jamais le prendre au début du f’tour», précise-t-elle. Réputées pour leur grande consommation du pain, les familles algériennes «abusent durant le Ramadan de cet aliment. Avec toutes les variétés qui sont proposées durant ce mois, qu’elles soient industrielles ou domestiques, les spécialistes sont unanimes. Le pain complet est «irremplaçable ». «Le son est riche en fibres qui permettent d’accélérer le transit, de faciliter la digestion et de ralentir l’absorption des glucides», dira la diététicienne.

Comment boire au f’tour ?

Selon les modalités diététiques, il faut boire de l’eau 30 minutes avant le repas ou bien 2 heures après. Comme cette année, le Ramadan coïncide avec le mois d’août, une période connue pour ses températures caniculaires, la soif sera certainement au rendez-vous. «Il faut s’abstenir de boire de l’eau tout au début du repas. Le lait pourrait la remplacer. Outre le fait de rafraîchir, il est riche en calcium et en protéines», précise la spécialiste. Par contre, le lait caillé, riche en ferments lactiques, est déconseillé.

Les desserts

Les desserts idéaux sont les fruits, telles les pommes, poires, pêches et fraises. La banane, riche en glucides, notamment en fructose, est, quant à elle, déconseillée, surtout pour les diabétiques. Les pastèques et melons, rafraîchissants par leur grande contenance en eau, doivent être consommés mais avec modération pour éviter les ballonnements. Quant aux sucreries et les gâteaux orientaux, tant prisés durant les veillées de Ramadan, les spécialistes recommandent de ne pas en abuser. «Pour ceux qui font la prière de tarawih, il est recommandé de consommer une part de zalabia, de qalbelouz ou de baqlawa juste avant d’aller à la mosquée. Les efforts fournis durant cette pratique religieuse aident à dépenser l’excès de sucre», explique la diététicienne.

Qu’en est-il du s’hour ?

Tout comme le f’tour, le s’hour ne doit pas être négligé. Il doit être aussi équilibré et complet en contenant une part de légumes, de fruits et de laitages. Chez nous, le s’hour est synonyme de mesfouf bezbib bel l’ben. «Ce plat traditionnel peut constituer un repas complet à condition qu’il soit accompagné d’un fruit à la fin», précise la spécialiste, avant d’ajouter que «le s’hour doit être pris le plus tard possible, au moins 30 mn avant el-imsak».

Ce qu’il faut éliminer de nos repas

Les spécialistes recommandent d’éviter les fritures. A titre d’exemple, «au lieu de frire les boureks, il est préférable de les cuire au four», dit-elle. Elle conseille également de réduire la consommation de pomme terre, riche en glucides. Elle propose de remplacer la farce des boureks, constituée de purée de patate, avec d’autres légumes tels que les épinards, les carottes ou les courgettes. Les graisses animales sont également à supprimer à cause de leur richesse en acides gras saturés. De même pour les excès de sucreries. «Durant le Ramadan, seule la répartition des repas change. Il faut opter pour une consommation équilibrée comme les autres jours de l’année », répète-t-elle, encore.
Quelques conseils

A cause de la chaleur, il est recommandé de boire beaucoup d’eau, des jus de fruits naturels et d’éviter les sodas et les boissons gazeuses. Pour les personnes malades, elles doivent éviter le gras, les fritures, les acides comme la tomate ainsi que les boissons gazeuses.

Source Le Soir d’Algérie – R.N.

Le Pèlerin

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 10:00

Elles suscitent de plus en plus d’engouement

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Alors que la chirurgie reste hors de la portée des bourses moyennes, les cures d’amaigrissement semblent constituer le remède le plus adéquat à l’obésité. Un phénomène des temps modernes considéré plus comme une maladie que comme un élément perturbateur de l’image que l’on veut donner de soi, sachant qu’être bien en chair est, dans l’imaginaire collectif, révélateur d’une certaine aisance financière, voire un statut social.

La sédentarité et le fait que la société algérienne soit encline à la consommation des produits de restauration rapide expliquent en grande partie l’ampleur prise par l’obésité en Algérie, insistent, d’une seule voix, de nombreux spécialistes rencontrés par l’APS.

Ces mêmes spécialistes n’hésitent pas à dire que cette pathologie, longtemps ignorée, peut, si elle n’est pas prise en charge comme il se doit, représenter dans les années à venir un véritable problème de santé publique.

«Les pathologies artérielles, les accidents vasculaires cérébraux, les coronaropathies et le diabète sont les complications les plus fréquentes du surpoids», rappelle le Dr Hafidha Terkmane, déplorant au passage le fait que les gens «ne savent pas bien s’alimenter».

Pour cette spécialiste, qui dirige depuis bientôt deux ans un cabinet de cures d’amaigrissement à Blida, après avoir suivi une formation de deux ans en France, «il faut absolument que la personne désireuse de perdre du poids sache quoi manger, avec des aliments dont la teneur en calories doit se situer entre 1 400 et 1 600 calories».

Le Dr Terkmane fait savoir que la cure d’amaigrissement qu’elle propose associe le régime alimentaire à l’exercice physique.

«Un gène de l’obésité a certes été découvert il n’y a pas longtemps par les scientifiques, faisant état de familles d’obèses, mais le contrôle de la façon de s’alimenter reste d’une extrême importance», tient-elle à mettre en évidence, ajoutant qu’un régime que l’on donnerait à une Européenne diffère de celui destiné aux Algériennes, ces dernières ayant des spécificités propres à elles, notamment une alimentation particulièrement grasse.

Pour elle, il est impératif que la personne désireuse de perdre du poids accepte les privations en matière d’alimentation.

«Bien avant d’entamer la cure, nous faisons un travail psychologique à l’adresse du patient, lui expliquant que la patience, la volonté de se surpasser et le désir de bien faire pour son propre confort peuvent s’avérer déterminants», insiste-t-elle.

Elle explique que lors de la cure, l’accent est mis sur la diététique et la façon dont la personne doit s’alimenter. «C’est toute une rééducation alimentaire», affirme-t-elle, ajoutant que le patient apprend à connaître les valeurs – en termes de calories – de tous les aliments qu’il achète.

Elle fait remarquer, concernant le volet relatif à l’exercice physique, que le sport n’est pas bien ancré dans les mœurs des gens, et estime que pour les personnes faisant l’objet d’une cure d’amaigrissement, la gymnastique et la natation sont les sports les plus appropriés, dans la mesure où chaque muscle y est sollicité. «Très souvent, les gens optent pour l’aérobic, mais ils ignorent certainement que cet exercice développe la cellulite (amas graisseux avec congestion d’eau)», tient-elle à souligner.

Afin de potentialiser l’effet de perte de poids, cette spécialiste propose aux éventuels clients l’acupuncture, des massages et la lipodissolution.

Cette dernière, très fréquente en Europe, consiste, selon le Dr Terkmane, à dissoudre la graisse avec un cocktail d’acides aminés et de vitamines qu’on injecte dans l’amas graisseux afin de faire dissoudre la graisse et de l’évacuer par un drainage lymphatique. En outre, cette spécialiste pratique la mésodissolution, une technique française qui aurait donné de «très bons résultats» dans la mesure où les personnes qui perdent des kilos ne les récupèrent pas.

Pour les personnes dont le poids dépasse 130 kg, une liposuccion (réduction de la graisse dans un bloc opératoire) est nécessaire avant de faire l’objet d’une cure d’amaigrissement, insiste le Dr Terkmane.

Enfin, et s’agissant de l’engouement dont fait l’objet cette technique, ce praticien assure que toutes les couches sociales s’y intéressent, particulièrement les femmes. Elle précise toutefois que «cela ne veut nullement dire que les hommes s’y montrent indifférents».

Source Le Jeune indépendant / APS

Le Pèlerin

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 08:22

Algérie - L’offre touristique reste dérisoire : Côte cherche hôtels désespérément

Bateau enmtv

Tipasa, Chenoua, El Beldj, Cherchell, Sidi Ghiless, Hadjrat Enouss, Messelmoune, Gouraya, Sidi Brahim, Larhat, Damous, Beni Haoua, Boucheghal, Ténès. Voilà un parcours côtier que nous ne saurions que vous recommander, même si c’est le Ramadhan et que le mois sacré n’est pas très propice, il est vrai, aux grandes vadrouilles. Un chapelet de plages et de villes côtières que nous eûmes le plaisir de sillonner au début du mois d’août et qui nous ont émerveillés par leurs paysages édéniques, leurs plages orgiaques et leurs petits villages coloniaux, sans oublier la qualité humaine de leurs habitants.

Ceci pour le côté « idyllique ». Mais il faut dire aussi – et on ne le répétera jamais assez – qu’au-delà de l’aspect « carte postale », du côté « exotique » du pack « soleil, mer et montagne », le constat est régulièrement le même : celui d’un ratage total question biens et services, précisément au chapitre hébergement et restauration. Et c’est décidément le même sentiment de gâchis qui s’empare de nous chaque fois que l’on se propose une escapade à travers nos côtes, nos plaines, notre Sahara ou nos montagnes, en voyant un tel potentiel livré à la gabegie et au néant. Ce tronçon de littoral en particulier se présente comme un véritable no man’s land d’une ampleur telle que, passés les complexes touristiques de Tipasa (CET, la Corne d’or, Matarès ou encore Le Grand-Bleu de Chenoua), c’est le vide total. Même une ville aussi prestigieuse que Cherchell accuse un déficit flagrant en établissements hôteliers. Son joyau, le Césarée, ébranlé par les séismes de 1980 et de 1989, a été cédé à la DGSN et transformé en…commissariat. Sinon, « walou à l’horizon », comme dirait Slim, jusqu’à Ténès. 120 km de disette. Ni hôtel, ni station balnéaire, ni centre de villégiature, ni pas même une petite auberge pour passer la nuit. Rien. Que des camps de toile dans le meilleur des cas, obligeant ainsi les estivants désireux de profiter de la beauté de ces sites à passer leurs vacances sous une tente surchauffée, parfois sans la moindre commodité. Et ces paradis tant vantés de se transformer en enfer au moindre besoin que le vacancier lambda serait tenté d’exprimer. Survivances phéniciennes de l’antique Cartenae Après une journée entière à sauter de bus en bus, nous arrivons enfin à Ténès. L’ancienne Cartenae de son nom phénicien (ou Carthenas, d’où a probablement dérivé le nom actuel de Ténès) est située à 208 km d’Alger et à 50 km du chef-lieu de wilaya, Chlef. Ville fort prisée pour son cachet pittoresque, fortement colonial et pour ses nombreux vestiges comme l’attestent son musée municipal ou ses fameux « tombeaux phéniciens » ou encore la mosquée Maïza, l’une des plus anciennes du pays, nous dit-on, et trônant au milieu de la casbah du Vieux-Ténès, Cartenae s’impose comme une cité à l’identité bien marquée. Parmi ses hôtes les plus célèbres, citons Isabelle Eberhardt qui y vécut au tout début du siècle dernier.

Ténès est l’exemple type de la ville balnéaire ayant tout pour être heureuse, et qui, pourtant, manque cruellement d’équipements de plaisance. C’est d’ailleurs le premier constat que font ses habitants : la faiblesse de l’investissement touristique dans la région. Une carence que résume l’état de l’ancien complexe Cartenae érigé sur une magnifique plateforme surplombant la ville et dont ne subsiste qu’une carcasse en ruine. Sinon, en tout et pour tout, il n’y a que trois établissements hôteliers : deux en intra- muros, à savoir l’hôtel Fellag (aucun lien avec l’humoriste) et l’hôtel des Arts, ajouté à un troisième hôtel à Oued El Ksseb, une plage située à quelques kilomètres de Ténès sur la route de Mostaganem. « Le problème numéro 1 de Ténès, c’est son enclavement », analyse Maâmar Ibri, secrétaire général de la section UGTA de Ténès (qui compte 9300 adhérents), avant d’ajouter : « Ténès est desservie par deux routes nationales seulement, et qui sont toutes deux étroites et dans un piètre état sur certains tronçons : la RN 11 qui relie Ténès à Alger et à Mostaganem, et la RN 19 qui la relie à Chlef. On parle d’un projet pour la raccorder à Tissemssilt par la nouvelle autoroute, mais on attend de voir. » De fait, en joignant Ténès par la RN11, il nous a été donné de constater l’état de délabrement de certains tronçons, notamment celui reliant Damous à Beni Haoua, ou encore à la hauteur de la plage de Boucheghal, dont les gorges rétrécissent considérablement la voie. « L’autre grand problème de Ténès, c’est le manque d’infrastructures. Rien n’est fait pour encourager l’investissement touristique dans la région. Figurez-vous que sur 120 km de côtes entre Tipasa et Ténès, il n’y a pas la moindre infrastructure. Ce n’est pas normal ! » poursuit M. Ibri.

« L’arbre de Guerouabi »

Les conséquences de cette situation sur l’économie de la région sont fatales, souligne notre interlocuteur : « Le taux de chômage à Ténès est sûrement l’un des plus élevés sur le territoire national. Il dépasserait facilement les 60% », affirme Maâmar Ibri. Le tableau économique dressé par la section UGTA de Ténès fait ressortir que seules quelques entreprises, dont l’Entreprise du port de Ténès (EPT) et l’usine de céramique de Sidi Akkacha permettent de répondre à la forte demande d’emploi des quelque 40 000 habitants de Ténès. « 80% de la population vit de la pêche. La situation des pêcheurs est dans une totale précarité », indique le SG qui déplore dans la foulée le manque de certaines prestations élémentaires pour une daïra aussi importante : « Figurez-vous que nous n’avons même pas de gynécologue et nous peinons souvent à affronter nos urgences obstétriques. Malgré l’étendue de cette ville, nous n’avons pas de centre universitaire, et accusons une insuffisance en lycées dans certaines circonscriptions. » Un libraire se désole pour sa part du sort réservé à certains monuments historiques de la ville de Noureddine Morceli. Faisant défiler une liasse de cartes postales renvoyant pour l’essentiel au Ténès colonial, il s’arrête devant l’une d’elles et s’écrie : « Même les portes antiques de Ténès, ils les ont détruites, vous vous rendez compte ! » Aujourd’hui, Ténès semble se languir dans son passé glorieux en se pâmant devant un miroir déformant qui ne lui renvoie décidément que ses défauts. Les Ténésiens les plus outrés n’hésitent pas à brandir le slogan « Ténès wilaya ! » en revendiquant un meilleur management de leur patrimoine. « Les gens de Ténès, les vrais, sont des citadins. Ils sont proches des Marseillais. Ce sont des Méditerranéens, ils ont un savoir-vivre éprouvé comme en témoigne le boulodrome », lance Maâmar Ibri, lui-même natif du Vieux-Ténès, « l’âme de Ténès », en suggérant que le problème, à la base, est sûrement d’ordre culturel et trahirait une incompatibilité d’humeur entre la cité antique et ceux qui en gèrent le destin. « El Hachemi Guerouabi, Allah yerhamou, à l’instar de tous les grands maîtres du chaâbi, ne décampait pas de Ténès. Il avait même un arbre sous lequel il aimait se reposer et que nous avons fini par baptiser "chadjrate El Hachemi " », se rappelle Maâmar Ibri.

Ramadhan et « été hallal »

L’offre touristique, nous le disions, est structurellement chétive. L’hôtel Fellag, qui compte 29 chambres, affichait complet à notre passage, de même que son voisin, l’hôtel des Arts. « Mais avec le Ramadhan, tout le monde rentre chez lui et nous allons chômer jusqu’à l’été prochain », dit un réceptionniste. Pourtant, l’établissement propose des prix compétitifs : entre 1500 et 3500 DA la chambre. Mais même avec des tarifs aussi alléchants, les gérants du Fellag ne sont pas sûrs de garder leur clientèle pour le Ramadhan. « Cette année, la saison a été vraiment courte. Elle n’a démarré qu’en juillet, après le bac et la Coupe du monde, et elle s’achève avec le début du Ramadhan, les Algériens préférant passer le Ramadhan chez eux. En hiver, c’est complètement mort. Je pense que c’est un problème de mentalité », dit le réceptionniste en chef. En grimpant sur les hauteurs de Sidi Merouane, une vue imprenable nous est offerte sur la baie de Ténès, son cap vertigineux, son port commercial et surtout son phare majestueux. Les plages de la ville, la Plage centrale aussi bien que la Marina, sont prises d’assaut, de même que la plage Anglaise, légèrement excentrée. Le front de mer est bondé. L’avenue connaît une forte affluence de flâneurs. Les gens viennent de toutes les wilayas limitrophes pour profiter des derniers jours où la mer est encore « hallal ». Durant le Ramadhan, c’est la nuit que les plages s’animent. Une rangée de gargotes et autres restos font le plein. « Nous allons tester la première semaine du Ramadhan et on va voir si la clientèle suit », confie un restaurateur, qui propose des grillades sur la plage. Des saisonniers tiennent des tables de baby-foot au bord de la Marina. « Ça marche très fort auprès des jeunes, et même pendant le Ramadhan, ça cartonne, surtout le soir », pavoisent-ils. Une aubaine pour eux, contrairement à leurs « homologues » qui louent parasols et pergolas et qui doivent décamper la mort dans l’âme pour laisser la place au mois des abstinences.

Source El Watan Mustapha Benfodil

Le Pèlerin

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 08:20

Algérie - Beni Haoua : Un été morose à l’ombre de Mama Binette

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Beni Haoua. 160 km à l’ouest d’Alger. Avec Ténès dont elle est distante d’une quarantaine de kilomètres, Beni Haoua est l’autre grosse attraction du littoral de la wilaya de Chlef.

Sur la plage principale, une splendide grève de 2 km bordée d’une belle montagne, des grappes d’estivants se dorent au soleil. Parmi eux, Bilel, 22 ans, jeune campeur originaire de Blida qui est venu passer ses vacances avec ses potes. Lunettes de soleil, chapeau noir et mèches rebelles, il a quelque chose de Micheal Jackson. « Nous sommes ici depuis trois semaines. Nous sommes venus camper ici, car c’est vraiment beau et tranquille, et les gens sont très gentils », dit-il. « Nous resterons encore quelques jours, jusqu’à ce que nous ayons épuisé toutes nos économies et nous reviendrons la dernière semaine du Ramadhan », confie Bilel.

S’il apprécie la majesté du site, notre jeune campeur n’en déplore pas moins le peu de commodités que propose la plage. « Makach ettaouil. Il n’y a même pas de toilettes, pas de douches, pas d’électricité, même pas une buvette. Il faut aller dans la nature, à des distances parfois impossibles, pour faire ses besoins. Pour une bouteille d’eau fraîche, il faut remonter jusqu’en ville. Je ne comprends pas pourquoi ils n’ont pas loué la plage à des prestataires de services. Tout le monde y aurait trouvé son compte », s’interroge-t-il. Seul un poste de la Protection civile donne un semblant de solennité au site. Sinon, le camping sauvage paraît être la règle. D’ailleurs, nos jeunes vacanciers ont posé leurs baluchons sans demander l’avis de personne. Les traditionnels rabatteurs qui écument les plages pour proposer parasols, transats et autres accessoires de baignade sont invisibles. Il faut tout ramener avec soi. Voilà qui résume l’état d’abandon auquel est livrée une bonne partie de notre littoral. Même l’eau potable fait défaut. Comme à Ténès, des camions sillonnent la ville de Beni Haoua et proposent de l’eau douce, l’eau du robinet étant saumâtre (quand on la trouve). Et c’est 1000 DA la citerne de 1000 l. En termes d’infrastructures, Beni Haoua ne dispose que de quelques bungalows, patrimoine de la commune pour une partie d’entre eux, et d’un camp de toile loué « à vie » à Sonatrach pour un montant annuel de 60 millions de centimes.

Avec l’été et le Ramadhan qui se chevauchent, c’est l’économie de la ville qui prend un coup. A la plage du centre-ville aussi bien que celle de Tighza qui est aussi une dépendance de la commune de Beni Haoua, les estivants se sont massivement volatilisés avec l’arrivée du mois du jeûne. « Les vacanciers sont partis passer le Ramadhan chez eux, alors, le commerce périclite. On ne travaille plus qu’avec les locaux », dit un épicier. Une situation que la ville partage, au demeurant, avec nombre de bourgades côtières qui ne travaillent que trois mois sur douze. Beaucoup de légendes ont été tissées à propos de Beni Haoua et son histoire. Sa population, majoritairement berbérophone, ne jure que par une femme pieuse, une Hollandaise convertie à l’Islam, nommée affectueusement Mama Binette, et à qui l’on attribue une certaine baraka. « Son bateau avait chaviré dans la région. Elle a été repêchée, s’est convertie à l’Islam et est devenue une sainte, une waliya dont les gens viennent à ce jour quérir la baraka », explique un habitant de la ville. Son mausolée est perché à flanc de colline et domine la grande plage de Beni Haoua. Nous lui avons rendu une « ziara » mais le mausolée était, hélas, cadenassé. « A la mémoire de quelques femmes dites hollandaises, rescapées du naufrage du Banel, dans la baie des Souahlias en 1802 », décline une plaque commémorative posée par l’ambassadeur des Pays-Bas, Henk Revis, en 2008. L’ambassade de Hollande avait, de fait, financé la restauration du mausolée. Puisse Mama Binette veiller sur les trésors cachés de Beni Haoua en attendant un sauveur sous l’apparat d’un preux capitaine d’industrie…

Abdelkader Lardjane. Vice-président de l’APC de Beni Haoua : « Nous continuons de subir les séquelles du terrorisme »

Abdelkader Lardjane est un élu RCD et vice-président de l’APC de Beni Haoua.

Dressant un état des lieux de l’investissement touristique dans une région plaisancière de premier plan comme Beni Haoua, il ne pouvait que faire un constat de carence en la matière : « Notre région ne dispose toujours pas d’infrastructures touristiques d’envergure. Il y a deux projets en cours, réalisés par des privés. Le premier consiste en la construction de 59 bungalows sur terrain propre dans la ZET de Beni Haoua. Le projet est fini à 90%. L’autre promet un centre de thalassothérapie, mais les travaux sont encore à leurs balbutiements », dit-il avant d’ajouter : « Il y a quelque 8 investisseurs qui ont manifesté un vif intérêt pour notre région. Nous avons émis un avis favorable, mais ils sont bloqués à Alger et attendent l’aval de l’Agence nationale de développement du tourisme (ANDT). » M.Lardjane indique, par ailleurs, que la commune dispose de quelque 60 bungalows, dont 40 ont été vendus. Concernant les deux plages relevant du territoire de la commune, à savoir la plage du centre-ville et celle de Tighaza, et qui ont passé un été à « blanc » en ce sens qu’aucune concession n’y a été autorisée, le vice-président de l’APC précisera : « Ce n’est pas nous qui avons interdit les concessions, cela s’est décidé au niveau de la wilaya. »

Pour lui, c’est un manque à gagner assez substantiel. « C’est un sérieux handicap pour nous. Nous ne percevons aucune recette alors que c’est nous qui nettoyons et entretenons ces plages. Nous aurions voulu fructifier ce potentiel en permettant aux prestataires de services d’y installer parasols et tentes, mais la direction du tourisme s’y est opposée. » Les retombées de cette mauvaise exploitation des ressources de la région ont eu des répercussions directes sur l’emploi. M. Lardjane affirme à ce propos que « le taux de chômage à Beni Haoua caracole à 65% ». « Les seules sources de subsistance des gens sont l’agriculture sous serre et l’arboriculture fruitière. Il y a également la pêche. Nous avons un abri de pêche dérisoire qui compte 50 barques, dont 10 sardiniers. Or, une ville comme Beni Haoua a besoin d’un vrai port de pêche », plaide M. Lardjane. Et de souligner que « la région continue de subir les séquelles du terrorisme ». « L’une de ses conséquences a été l’exode massif des villageois des douars enclavés en haute montagne. C’est ainsi que nous avons accueilli 1200 villageois issus de la commune de Breira », confie l’élu du RCD. Commentant l’impact du Ramadhan sur la saison estivale, il dira : « Cet été, avec le Ramadhan, l’affluence a baissé d’au moins 50%. »

 

Un projet 5 étoiles torpillé à Tipasa - : Investir en Algérie : mission impossible ?

Tout porte à le croire quand on considère le parcours du combattant de nos investisseurs. Cela explique, en partie, la faiblesse de l’investissement touristique sur nos côtes.

Le docteur Sabrina Rahmani Lahlou l’a appris à ses dépens. Médecin de formation, spécialisée en médecine ophtalmologique, elle est revenue en Algérie après vingt ans passés en Tunisie, avec, dans ses bagages, un ambitieux projet d’investissement touristique. Désirant transposer dans son pays une partie du savoir-faire observé chez nos voisins, Dr Sabrina Rahmani (aucun lien de parenté avec le ministre Chérif Rahmani) s’est lancée en 2003 dans un projet audacieux qui s’inscrit dans le tourisme de santé. Baptisé « Thalassa Tipasa Resort & SPA », le projet, estimé à 50 millions d’euros, comprend un centre de thalassothérapie d’une capacité de 100 à 120 curistes par jour, un ensemble hôtelier haut de gamme d’une capacité de 400 lits et, enfin, une vingtaine de villas « afin de diversifier l’offre en matière d’hébergement », indique Dr Rahmani. Cerise sur le gâteau : l’investissement incluait également une école de formation en « hydrologie médicale pour former des hydrothérapeutes ».

Le Thalassa Tipasa devait créer 200 emplois permanents. « J’ai passé 20 ans en Tunisie. C’est d’ailleurs là-bas que j’ai fait mes études de médecine. Et pour avoir été témoin de l’essor vertigineux du tourisme de santé chez nos voisins au point où la Tunisie est devenue la deuxième destination au monde en thalassothérapie avec plus de 40 établissements spécialisés, j’ai souhaité lancer quelque chose dans ce sens en Algérie après avoir constaté le manque cruel d’établissements de balnéothérapie dans notre pays, alors que nous disposons d’un littoral extraordinaire. Les centres tunisiens de thalasso sont assaillis par les Algériens même hors saisonnalité », explique Sabrina Rahmani. Et de souligner : « Il faut commencer par créer des produits forts pour créer la destination. Mon souci était simplement d’offrir un produit répondant aux standards internationaux les plus pointus et respectant les spécificités de notre culture. » Le projet devait s’implanter dans la ZET (Zone d’expansion touristique) du CET, à Tipasa, précisément à hauteur de l’anse Kouali. Dès 2003, « une demande de concession a été introduite auprès du ministère du Tourisme qui, par le biais de la commission des investissements, dans sa session des 25 et 26 octobre 2004, a donné le plein accord à ce projet », explique Mme Rahmani Lahlou dans une lettre adressée au président de la République. Après plusieurs rounds et réunions ministérielles, le cabinet du ministère du Tourisme adresse à l’intéressée un courrier daté du 24 janvier 2007 dans lequel il confirme le visa de la commission de suivi des investissements touristiques assorti de quelques recommandations.

L’énigmatique argument « zone sensible »

Forte de ce OK de principe, notre promotrice s’investit avec entrain pour peaufiner son business plan, démarcher les grandes chaînes hôtelières, convaincre des associés, monter un site internet, le tout, en s’initiant aux arcanes de l’industrie hôtelière. Rien n’est laissé au hasard. Pour la partie architecturale, le projet a été confié à un illustre architecte tunisien, Ayed Sriha, très connu pour ses interventions sur des sites fort semblables à celui de Tipasa, notamment le site romain de Carthage. Il est surtout connu pour avoir conçu l’imposante mosquée El Abidine de Carthage. Mais voilà qu’en plein montage financier du projet, en pleine euphorie entrepreneuriale, les autorités administratives brisent brutalement cet élan. Dans un courrier laconique (n°280/DDI/SDAT/Matet/2008) daté du 26 mars 2008, il est signifié à la promotrice une fin de non-recevoir : « J’ai l’honneur de vous informer que les espaces littoraux intégrés à la ZET de CET, où votre projet est situé, ont été classés "zone sensible" et que par conséquent toute construction y est désormais interdite. » Fin de citation. Sabrina Rahmani aurait sans doute souhaité une notification autrement plus argumentée pour expliquer ce soudain revirement. Peine perdue. Cinq années de démarches intensives balayées d’une chiquenaude. On ne fit pas même l’effort de lui suggérer un autre site d’implantation pour ne pas gâcher une telle opportunité d’investissement.

Sabrina Rahmani subodore toutefois que par « zone sensible », les autorités mettraient en avant des réserves de type écologique. Un aspect scrupuleusement pris en charge par l’investisseur, insiste-t-elle, en précisant qu’elle a pris attache avec un leader en la matière, en l’occurrence le bureau d’études 3 E (Energy and Environment Engineering) pour l’audit énergétique et environnemental du projet. « Ce bureau devait nous accompagner à la fois dans l’étape étude, réalisation et exploitation du projet et nous assister pour obtenir la certification LEED (Leadership Environment and Energy Design) », affirme la promotrice du Thalassa Tipasa Resort & SPA, en spécifiant qu’« aucun aménagement sur le littoral ne sera effectué ». Et d’ajouter que 50% de la surface impartie sera affectée aux espaces verts avec, à la clé, la création d’un jardin botanique. Loin de se laisser décourager, Sabrina Rahmani a résolu de saisir les plus hautes autorités du pays pour donner corps à son rêve. Elle attend toujours une réponse. Favorable de préférence…

Source El Watan Mustapha Benfodil

Le Pèlerin

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