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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 06:13

Algérie - Professionnalisme : Vers une modification du système de compétition

ballon de football

 

Alors que l’ensemble des clubs de la première division ont remis leurs dossiers de demande de licences professionnelles, les pensionnaires de la DII sont, pour la plupart, défaillants. Seuls 21 clubs, sur les 42 retenus, ont déposé leurs dossiers à la FAF. Certains  seraient même loin de répondre aux exigences du cahier des charges établi. Pour rappel, la date limite avait été prolongée au 8 août. Tous les dossiers vont être transmis à la commission chargée de l’homologation des demandes de licences professionnelles, constituée le premier juin dernier et présidée par le premier responsable de la FAF Mohamed Raouraoua. Cependant, selon une source proche de la fédération, certaines modifications au niveau du projet initial et du système de compétition seront probablement apportées. Si le problème ne se pose pas pour les clubs de la DI, surtout grâce à la souplesse de la FAF, pour la Division deux, le nombre de clubs sera forcément réduit. Il est fort possible qu’il y aura un seul groupe, de 16 ou 18 équipes. Les autres formations, dont les dossiers seront rejetés ou n’ayant pas respecté les délais, seront relégués au palier inférieur. Il y aura ainsi la création d’une division nationale, qui sera le dernier palier entre les divisions amateurs et le monde du professionnalisme, comme cela se fait partout dans le monde. Par ailleurs, la FAF procédera prochainement à la création d’une ligue professionnelle qui s’occupera de la gestion de la compétition des divisions Une et Deux. Pour rappel, le coup d’envoi du championnat de première division est prévu pour le 24 septembre et celui de la DII pour le 25 du même mois.

Source Horizons Rédha Maouche.

Le Pèlerin

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 06:08

Algérie - Les Algériens attendront, aujourd’hui, dans la soirée le verdict des comités des lunaisons pour savoir si demain, ils jeûneront ou pas.

nuit-du-doute.jpg

 

C’est l’histoire qui se répète,  depuis des siècles, les musulmans malgré  l’existence de calendriers très précis  ou de moyens de calculs sophistiqués  devront   se fonder  sur l’observation du croissant lunaire pour débuter  le mois de Ramadhan  et   encore une nouvelle fois, à l’occasion de la fin de cette période d’abstinence. En  agissant de la sorte, les musulmans ne font que respecter un principe théologique qui  dit «Jeûner à sa vue (le croissant lunaire) et rompez à sa vue», celui-ci annonce, en fait, un nouveau mois du calendrier lunaire musulman. Le mois en question est de 29 ou de  30 jours, ce qui incite dès le 28e jour à l’observation.

Au niveau des mosquées, des instances religieuses, des villages, c’est la règle qui a prévalu. Les  fidèles commencent dès le coucher du soleil à scruter le ciel, un exercice difficile lorsque le temps est  couvert. Les divergences apparaissent  d’un pays à un autre  sur cette observation  ce qui, souvent,  donne lieu à  des débuts  de Ramadhan  en rangs dispersés. Pourtant, la science  a fait des progrès  et l’on est capable de fixer une date par des calculs sophistiqués, ce qui est logique lorsque l’on voit ces calendriers  confectionnés par les entreprises  une année à l’avance. Il n’y a pas de divergences entre la religon et la science  mais l’observer  est «un acte de foi», disent certains théologiens. Chez nous, déjà la polémique enfle entre une association d’astronomes et un chercheur le Dr Bonatiro connu pour ses «polémiques» sur les prédictions sismiques. Alors  que les premiers  avancent on ne peut voir le croissant ce mardi, le professeur  réplique  que «le croissant sera visible dès 19h50 après éloignement de la lune du soleil d’un angle de 9°».

Abd-al-Haqq Guiderdoni, astrophysicien, directeur de l’Institut des hautes études islamiques et vice-président de l’Institut français de civilisation musulmane de Lyon, explique que l’observation du croissant  «n’est pas seulement le moyen de compter le temps mais correspond aussi à un symbole proposé par Dieu, celui du cœur du croyant qui peu à peu s’illumine de la lumière de Dieu, et se prépare à revivre la révélation du Saint Coran». Il nous rappelle  quelques données astronomiques en ce sens  que la  «nouvelle lune» a lieu à chaque cycle lunaire, quand la Lune est au plus près de l’axe Terre-Soleil, et nous montre sa face non éclairée par le Soleil. Il s’agit là d’un événement global, qui vaut pour la Terre entière, et qui est déterminé avec une grande précision par le calcul astronomique. La nuit qui suit la Nouvelle Lune est appelée la «Nuit du doute». Il  faut attendre, suivant les cas, de 12 à 18 heures, pour que la Lune s’écarte suffisamment de cet axe, et commence à montrer une partie très mince de sa face éclairée le croissant ou «hilal». Cette observation est  fonction de la  localisation de l’observateur sur Terre. Les calculs peuvent  définir avec précision où et quand il sera impossible de voir le «hilal» et où et quand il sera facile de le voir.  Toutefois, ajoute l’auteur «un début et une fin de mois aussi  imprévisibles, qui varient d’un endroit à l’autre, empêchent le calendrier islamique d’être utilisé par les sociétés musulmanes dans leur vie quotidienne».

Source Horizons Kaddour D.

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 06:03

La clôture de la 6e édition de la musique andalouse à Cherchell s’est déroulée devant une assistance très nombreuse

kolea - Festival de musique andalouse

C’est un programme de clôture qui a été concocté dans la précipitation, après la défaillance de la chanteuse tunisienne Syrine Benmoussa”, nous déclare Sid-Ahmed Korchi, le président de l’association Errachidia, organisatrice de la manifestation culturelle. “Heureusement que l’animateur nous a donné un coup de main pour nous trouver les 2 artistes chanteurs libres, pour ces moments, car je vous avoue que nous étions embarrassés par ce changement de dernière minute, enchaîne-t-il, mais s’il vous plaît si l’occasion se présente à vous, passez le message quand même à Syrine Benmoussa que nous aimons bien, car nous la respectons beaucoup et nous reconnaissons ses talents vocaux et artistiques. J’ai voulu faire la surprise aux familles qui sont venues chaque soir assister aux spectacles », conclut-il. La clôture de la 6e édition de musique andalouse à Cherchell s’est déroulée devant une assistance très nombreuse. « Les seniors » de l’association culturelle Errachidia, avec leurs vêtements arabo-andalous ont une nouvelle fois fait passer des instants musicaux à la hauteur de leur niveau, généralement perfectionnistes. Les élèves, filles et garçons, s’étaient attelés à donner le tempo dès l’entame de la soirée de clôture pour bercer les familles dans les rythmes andalous et hawzi.

Errachidia fait… école

L’artiste, Mohamed Rebah d’Alger, qui vient pour la 2e fois dans sa carrière se produire dans la ville de Cherchell, était accompagné par des musiciens virtuoses de l’association Errachidia. Il avait alterné son tour de chant « soft » entre le chaâbi, l’andalou et le hawzi, avant de céder sa place à ce jeune chanteur venu de Tlemcen, en l’occurrence, Karim Boughazi, enveloppé de sa djellaba blanche, ainsi que son orchestre. Le chanteur des Zianides a démontré beaucoup de qualités dans ses interprétations. Les applaudissements et les youyous des familles et des jeunes qui surgissaient de nulle part, ont encouragé le chanteur dans son travail sur scène. La « kaâda » de clôture a été appréciée différemment par quelques membres de l’assistance. Même le chanteur Belkacem Dahel, connu sous le nom artistique de “Hadj gros bois » était excité à l’idée de voir les artistes se relayer sur la scène durant une semaine, sans qu’il puisse avoir eu la chance de passer exprimer son talent avec sa guitare ou sa mandoline. Il a été chargé, par les organisateurs de la manifestation, de l’accueil des invités, compte tenu de son amabilité légendaire, connue localement par ailleurs. Avant de donner rendez-vous pour la 7e édition, l’association Errachidia, avec la complicité de l’animateur, a eu la bonne idée d’éditer une « fine » brochure en couleurs, illustrée par des photos et des résumés sur le déroulement des soirées programmées dans le cadre de la 6e édition, une initiative pour immortaliser cet évènement culturel. A l’avenir, les organisateurs doivent se soucier de plus d’efficacité dans l’organisation de cette manifestation culturelle qui continue à attirer les familles, en mettant des moyens matériels conséquents, bien que pour cette année 2010, l’organisation ait bénéficié de moyens humains pour encadrer le public.

Source El Watan M’Hamed

Le Pèlerin

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 05:39

Le mois d'août sera difficile. Il risque d'être plus chaud et plus difficile que la rentrée sociale.

chaleur.jpg

 

Il arrive. Il débarque avec toute sa cour. Au grand complet. Avec lui débarquent les augmentations des prix des fruits et légumes, de la viande, du poulet, et d'autres produits mystérieux dont on ignore l'utilité. Et tout le monde se pose déjà cette question cruciale, qui fera valser les bourses de Tokyo et New-York: quel sera le produit vedette du Ramadhan 2010 ? Est-ce que ce sera l'ail, dont le prix a déjà atteint les sommets en temps normal, ou est-ce que ce sera la salade ? Ne risque-t-on pas une pénurie de lait, dont la subvention est devenue ingérable ?

Avec le Ramadhan débarque aussi ce phénomène cyclique propre à l'Algérie, une sorte de vacance du pouvoir dont le pays a le secret. Les administrations se vident, le pays fonctionne au ralenti, mais tout le monde y trouve son compte, en premier lieu un gouvernement qui trouve dans la frénésie du Ramadhan un formidable dérivatif à ses erreurs.

Le Ramadhan s'annonce aussi par d'autres signes. Comme ce regain de religiosité, qui frise souvent la bigoterie. On parle de taraouih plus que de football, on oublie les plages malgré l'été, et on entre dans de drôles de vacances, durant lesquelles on ne peut ni voyager, ni faire d'effort, encore moins faire la fête. Avec le Ramadhan, les vacances ont d'ailleurs tendance à se déplacer : juillet est, cette année, le mois de congé de ceux qui sont vraiment partis en vacances, alors qu'au mois d'août, ce sont les pères de famille qui aspirent à passer un Ramadhan chez eux qui seront en congé. On ne parle pas des mères de famille: elles seront dans la cuisine, pendant les vacances comme pendant le Ramadhan.

2010 sera une année bénie, car on a même droit à la polémique traditionnelle du Ramadhan. Elle concerne, cette fois-ci, la viande importée de l'Inde, ces pays où la vache est animal sacré. Peut-on consommer de la viande sacrée pendant un mois sacré ? Et, plus simplement, comment fait-on pour importer de la viande en provenance d'un pays dont la population est aussi mal nourrie ? Est-ce halal d'affamer ces gens pour satisfaire notre appétit ? Des questions qui demandent un trop grand effort de réflexion, incompatible avec le Ramadhan.

Les rituels du Ramadhan sont connus, et admis. Y compris les mensonges et les promesses non tenues. Que de ministres ont promis une maîtrise des prix cette année, que de hauts responsables ont juré que les Algériens à revenu modeste ne seront pas lésés ! Seule consolation pour les auteurs de toutes ces promesses : personne ne les a crus, et personne ne leur en tiendra rigueur.

Pour 2010, on va tout de même assister à un petit changement dans le rituel. Cette honte que constitue le couffin du Ramadhan changera d'apparence. On parlera de chèque du Ramadhan. Comment le gérer et en assurer la distribution ? Le revenu ne sera pas le seul critère. Relations, réseaux, copinage et autre formules de passe-droits feront leurs preuves encore une fois comme élément central dans la redistribution du revenu dans le pays.

Mais le chèque du Ramadhan ne sera qu'un sujet de discussion parmi tant d'autres. Car très rapidement, le Ramadhan imposera de nouveau ses thèmes inévitables. Les journaux parleront abondamment de la flambée des prix, même si les prix baissent ; un imam et un ancien officier supérieur viendront parler de la bataille de Badr à la télévision, et d'autres spécialistes évoqueront les bienfaits du jeûne. Un sportif de haut niveau expliquera comment la volonté et la foi compenseront l'absence d'alimentation chez les sportifs.

On glissera ensuite vers les dépenses de l'Aïd, qui vont se confondre, cette année, avec celles de la rentrée. Deux écoles vont alors s'affronter. La première va se lamenter sur le sort des familles pauvres qui devront faire beaucoup de sacrifices pour faire face à toutes ces dépenses en même temps. La seconde affirmera, au contraire, que les dépenses de l'Aïd et de la rentrée vont partiellement se confondre, ce qui permettra d'alléger la facture pour les familles à revenu modeste. La polémique promet d'être épique. Autre face, moins drôle, du Ramadhan : des illuminés croient que c'est le mois idéal pour commettre le plus de meurtres possible, au nom du jihad. L'effet cumulé de la chaleur et du jeûne risque d'augmenter leur folie meurtrière. Ils tenteront donc d'améliorer leur bilan dans ce domaine pendant ce moyen de symboles. Mais ils ne peuvent rien changer. L'Algérie ne sortira pas de sa torpeur, ni pour protester contre un attentat, ni pour défendre la démocratie, ni pour réclamer une amélioration des conditions de vie.

Et ça, ce n'est pas l'effet du Ramadhan.

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 05:37

Le Canada courtise l’élite algérienne

erable-canada.jpg

C’est une lettre circulaire, frappée de la mention « personnel et confidentiel », reçue par maints industriels algériens bien établis. En résumé, voilà le message qu’elle délivre à ses destinataires : « Scotia McLeod, membre du groupe Banque Scotia, en collaboration avec le gouvernement du Canada, aimerait vous intéresser au programme des immigrants investisseurs. Parmi ses nombreux avantages, ce programme permet d’obtenir pour l’investisseur ainsi que sa famille immédiate la citoyenneté canadienne ». Après avoir vanté les mérites de la patrie de l’érable que « les Nations unies classent régulièrement au nombre des trois meilleurs pays du monde pour la qualité de vie », le rédacteur du courrier dévoile ses batteries : « Si vous avez des actifs personnels nets de US$ 700 000 ou plus, permettez-nous de vous démontrer comment l’expérience canadienne peut améliorer votre réussite personnelle et professionnelle. »

Le document précise les modalités un plus loin : « M. X, un des représentants de TIMC Inc. fera prochainement un séjour à Alger. Si vous souhaitez connaître les détails de notre programme, veuillez nous communiquer vos coordonnées afin que nous organisions une rencontre privée en toute confidentialité. »

On savait les Canadiens friands de cadres algériens aux compétences affûtées. Voilà qu’on les découvre courtisant les princes de la finance. Et plutôt deux fois qu’une : l’homme d’affaires, industriel bien connu, qui nous a remis une copie de ce courrier, assure l’avoir reçue à deux reprises… C’est le cas également de beaucoup de ses amis qui opèrent dans divers secteurs de l’économie. De là à déceler une offensive canadienne pour débaucher les capitaines d’industrie algériens, il n’y a qu’un pas qui semble tentant de franchir. Quitte à s’interroger au passage, sur la légitimité d’une démarche menée ainsi en catimini. Sollicités par nos soins, les services de l’ambassade canadienne à Alger (voir l’entretien ci contre) affirment ne rien connaître de cette lettre qui a été envoyée à des investisseurs algériens pour les inviter à s’installer au Canada. Quid de Scotia McLeod ? C’est une division de Scotia Capitaux Inc. Gérant un actif de plus de 280 milliards de dollars, elle représente la filiale spécialisée de la Banque Scotia dans le domaine des services bancaires d’investissement. Nous avons adressé un courriel à son conseiller principal en gestion du patrimoine. Celui-là même qui a signé la missive adressée aux opérateurs algériens, pour savoir s’il a réussi à convaincre plusieurs de nos businessmen de s’installer au Canada. Réponse très diplomatique du courtier. Jugez-en : « Nous aimerions vous informer que notre programme constitue une démarche de développement international, donc un processus très long et nous n’avons pas encore des statistiques prêtes à propos de ce sujet. Nous espérons recevoir des nombres précis d’ici la fin de l’année prochaine qui vont rester sans publication pour des raisons de confidentialité de la clientèle. Merci pour votre compréhension. »

En fait, à l’heure de capter à leur profit la fuite des capitaux et des compétences algériennes, les Canadiens de Scotia McLeod, ou d’autres chapelles financières, jouent sur du velours. Ils sont servis par ce climat de morosité qui plombe le monde des affaires en Algérie, depuis notamment l’introduction du crédit documentaire et des nouvelles dispositions en matière d’importation. Huit mois seulement après l’entrée en vigueur de la LFC 2009, près de 300 entreprises ont dû baisser le rideau. C’est Réda Hamiani, le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) qui l’affirmait tout récemment à l’hebdomadaire Jeune Afrique. Si les investisseurs algériens sont de plus en plus enclins à chercher sous d’autres cieux des lois plus clémentes, la tentation est d’autant plus grande pour des ingénieurs et des informaticiens touchés par le chômage, la marginalisation ou le sous-emploi. Le dernier chiffre fourni par les autorités canadiennes, en octobre 2008, faisait état de 50 000 Algériens établis au Québec. En matière de chiffres, chacun a les siens et ce ne sont pas forcément les mêmes. En 2006, le FCE estimait à 40 000 le nombre de chercheurs ayant quitté l’Algérie durant la décennie rouge.

L’industriel que nous avons rencontré affirme que ses fournisseurs canadiens lui ont déjà « piqué » trois ingénieurs. « Leur formation nous a pris du temps et de l’argent », se désole-t-il. « C’est une grande perte ». Fournisseurs ou prestataires de services, les Canadiens en mission à l’étranger n’oublient jamais de jouer les chasseurs de têtes, les « headhunters » comme ils disent, au profit de leur pays. Ils finissent toujours par repérer les meilleurs éléments dans les entreprises algériennes avec lesquelles ils travaillent. La partie semble gagnée d’avance dans ce challenge où il s’agit de vendre l’exil à des Algériens qui ne demandent qu’à quitter leur pays, y compris en risquant leur vie sur un radeau de fortune.

Source El Watan Djamel Alilat

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 23:26

Blida, la cité des roses et Chréa la magnifique

Nombre d'entre vous sont allés à Chréa; c'était la Station de ski des Algérois. La première fois que je m'y suis rendu, c'était en 1952; j'avais donc dix ans et c'était la première fois que je découvrais la neige..C'était tout bonnement merveilleux. Puis il y eut les évènements que l'on sait et y retourner devenait assez risqué...Certes, certains continuaient à y monter mais fallait-il encore prendre ses précautions.

Longtemps cette station fût désertée car elle était devenue le repaire de gens consirés comme indésirables tant et si bien quils furent délogés à l'arme lourde par l'armée algérienne il n'y a que quelques années. De nombreux chalets furent détruits....

Maintenant tout semble redevenu normal, et c'est avec le plus grand plaisir que j'y suis retourné en mai et septembre 2005;  j'y prisquelques photos...

Blida tout d'abord,

Blida est une ville merveilleuse trés riche, au milieu de terrres trés fertiles où foisonnent les orangers, citronniers, oliviers, mimmosas et autres, sur les rives de l'Oued Kebir. La ville est appelée "Orida" ou petite ville rose. C'est une ville trés colorée où l'on y trouve un marché trés fourni et trés coloré.  Si vous y passez n'hésitez pas à visiter la célèbre place et allez faire un saut au Hammam...il est trés réputé et l'on y vient de loin pour y passer des moments délicieux.

Les images de Chrea figurent sur l'article suivant car le message commence à etre lourd et semble ne pas accepter d'images suplémentaires ...à tout de suite donc...

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 07:18

Algérie - Ils subissent l’intolérance et la xénophobie : Le quotidien difficile des étudiants africains

racisme

Les avis des étudiants subsahariens sur les conditions d’accueil en Algérie sont partagés. Certains parlent de racisme et d’intolérance, d’autres expliquent les difficultés rencontrées à cause des différences entre les sociétés que certains n’arrivent pas à transcender. Ces étudiants reconnaissent tout de même et unanimement que l’Algérie leur a offert la possibilité d’avoir un grand diplôme. Ce qui relève, souvent, de l’impossible dans leur propre pays. « Il y a 4 ans, ce n’était pas facile de circuler dans la rue algérienne sans être dérangé. Et quand on voit un étudiants étranger (subsaharien) accompagné d’une Algérienne, on insulte la fille », a regretté Hamidou Konaté, représentant des étudiants étrangers à l’université de Tizi Ouzou. Même si notre interlocuteur reconnaît que depuis quelque temps les mentalités ont beaucoup changé. Surtout à la fac.

Cette catégorie d’étudiants semble être plus ou moins à l’aise dans le milieu universitaire. « Il y a une certaine prise de conscience dans le milieu universitaire », estime H. Konaté. Toutefois ce témoignage rend compte clairement du phénomène de xénophobie qui prend des proportions alarmantes dans la société algérienne cherchant vainement ses repères.

Ainsi, les comportements de certains Algériens rendent le vécu de ces étudiants plus alambiqué et leur intégration s’avère difficile. Ce sont notamment les filles qui subissent quotidiennement des avalanches d’agressions verbales. Propos injurieux à connotation raciale, mots vulgaires, tels que « Sale nègre, kahloucha, etc. ». Des expressions qu’on croyait révolues. Mais, malheureusement, les aveux d’Alexandra, étudiante en biologie rencontrée à Alger dévoilent une image peu reluisante de notre société. « La violence verbale n’est pas typique au Noir. Qu’on soit Noir ou Blanc, en Algérie tout le monde est agressé. On vous taquine pour n’importe quoi », dénonce-t-elle, affirmant que certaines taquineries visent particulièrement les Noirs dans la mesure où elles revêtent un caractère racial. « Quand on vous dit kahloucha, cela ne concerne que les Noires. Ce sont des plaisanteries de mauvais goût à connotation raciste », conclut-elle.

Malheureusement, selon notre interlocutrice, ce genre de comportements est fréquent même dans l’enceinte de l’université, univers cosmopolite où la pensée étroite est en principe chassée de l’esprit des étudiants. « Quant j’étais en troisième année, un jeune étudiant m’avait interpellée au sein même de l’université : Eh la Noire ! J’avais fait semblant de ne rien entendre. Mais il insistait. Alors, je me suis retournée et je lui ai dit : ’’Si tu veux faire ma connaissance tu dois savoir parler d’abord’’. Il s’était excusé banalement et il a poursuivi son chemin », raconte Alexandra estimant que « la moindre des choses quand on est étudiant, c’est de respecter la différence pour apprendre ». L’expérience de Dominique, étudiant en médecine, semble différente, du moins dans le milieu universitaire. L’intégration dans le milieu académique est plus facile que dans d’autres milieux. Selon elle, l’accueil diffère d’une région à une autre. « A Annaba où j’ai séjourné pendant une année, les étudiants sont très accueillants. Ils font tout pour te mettre à l’aise. Par contre à Alger, les gens sont assez froids. C’est l’individualisme qui prime », révèle-t-il. Il est établi en Algérie depuis six ans. Et jusqu’à aujourd’hui, Dominique n’a jamais réussi à se faire inviter par aucun de ses amis qui manifestent pourtant un grand respect à son égard. « Je rentre chez-moi (au Cameroun), sans savoir comment vivent réellement les familles algériennes. Si mes parents, ou mes proches, me demandaient de leur décrire le mode de vie d’une famille algérienne, je serai incapable de le faire », avoue-t-il. En effet, l’accueil des étudiants étrangers nécessite forcément la prise en compte, un tant soit peu, des spécificités culturelles et religieuses. Préparer ces étudiants à s’intégrer aux us et coutumes algériennes et se préparer à les accueillir convenablement sont des détails qui semblent être négligés par les autorités qui manifestent pourtant un intérêt pour la coopération au niveau africain. « Quand on accepte quelqu’un chez soi, on doit forcément accepter sa culture », note Dominique.

Les étudiants subsahariens trouvent la société algérienne « difficile ». Ils se sentent constamment « humiliés », notamment par les personnes qu’ils croisent quotidiennement dans la rue. « Les personnes qu’on rencontre dans les rues nous causent beaucoup de gêne, à commencer par leur regard, les grimaces et les commentaires malveillants », fait remarquer Dominique, qui a eu l’occasion de visiter les différentes régions d’Algérie. « A Tizi Ouzou, la vie s’arrête à 17h » L’un des problèmes majeurs entravant l’intégration de ces étudiants est l’interdiction de la mixité dans le milieu universitaire. A Tizi Ouzou (100 km à l’est d’Alger), les étudiants étrangers qui louent des appartements sont constamment surveillés par les propriétaires. « Le propriétaire de l’appartement surveille nos visites et les voisins se plaignent dès qu’ils voient une fille invitée », dénonce le représentant des étudiants étrangers à Tizi Ouzou. Ces interdictions rendent la rencontre de ces ressortissants presque impossible. « On veut bien se regrouper pour retrouver l’ambiance, la chaleur familiale en dégustant un plat de chez-nous. Mais les spécificités culturelles ayant trait à la religion telles que la mixité, nous ont éloignés de nos compatriotes filles », se lamente encore Dominique. Pour Hamidou Konaté, ces comportements « ne peuvent en aucun cas être expliqués par la religion ». « C’est plutôt la mauvaise foi des gens, parce que moi aussi je suis musulman », tranche-t-il. Pour sa part, Alexandra se plaint du rythme de vie que la société algérienne leur impose « Au bout d’une année, j’ai établi des relations, mais le rythme routinier est infernal », se plaint cette Ivoirienne, comparant le mode de vie des étudiants algériens à celui des Ivoiriens. « A Abuja, nous avons un grand campus équivalent à une petite ville estudiantine où toutes les commodités existent. Il y a également des lieux de danse et des activités lucratives. En Algérie, par contre, on ne peut même pas aller au cinéma. A Tizi Ouzou, la vie s’arrête à 17h. Sauf pour ceux qui sont véhiculés », déplore-t-elle. Mais, de l’avis même du représentant des étudiants étrangers à Tizi Ouzou, des actes de racisme sont rares. Réagissant aux déclarations de sa compatriote, cet étudiant juge que même les Algériennes n’échappent pas à ce genre de taquineries dans les rues. « Chez nous, les filles peuvent se promener même après 20h. Ici, les gens conservent certaines valeurs. C’est aux étudiantes africaines de s’adapter. Tu ne peux pas venir imposer ton mode de vie à quelqu’un chez lui », estime-t-il.

Pratiques religieuses

Pour pratiquer leur culte, ces étudiants galèrent quotidiennement. Pourtant, la loi algérienne reconnaît la liberté du culte et de la croyance, du moins pour les étrangers. « J’exerce mon culte à l’église de Tizi Ouzou. Mais, depuis l’incendie qui s’est produit au niveau de cette église, je pratique le culte chrétien à la cité universitaire. Mes parents m’avaient conseillée de ne pas créer de problèmes à cause des pratiques religieuses, d’autant plus qu’on n’est pas chez nous », s’est lamentée Alexandra, insistant sur le fait que la charte internationale n’est que des mots. « Au mois de Ramadhan, je fais l’effort de ne pas manger et quand je vois quelqu’un faire sa prière, je fais aussi l’effort de ne pas parler. Je crois que cela fait partie de la courtoisie », a-t-elle confié. « Notre liberté est conditionnée. Mais, ce n’est pas en me confrontant à des personnes que je peux régler le problème du créationnisme en Algérie », a-t-elle conclu.

Les tentatives d’islamisation n’ont pas épargné ces ressortissants, qui les interprètent comme étant des actes d’intolérance à l’égard des autres religions. « Certains ont essayé de me convertir à l’Islam, en me disant ‘’tu es gentil mais il te manque quelque chose : c’est de devenir musulman’’ », a raconté Dominique. Et de poursuivre : « Tous mes problèmes ont commencé dans l’avion avec Air Algérie, avant même d’atterrir sur le territoire algérien. J’ai eu la malchance d’arriver en plein mois de Ramadhan sans le savoir. Ils nous ont servi le repas avant l’heure de l’appel à rompre le jeûne. J’ai commencé à manger croyant que les autres n’avaient pas faim. A ce moment là, j’ai eu juste droit aux agressions verbales de la part des voyageurs. Mais, c’est en demandant un verre du vin rouge que les voyageurs et l’hôtesse d’Air Algérie m’ont traité de tous les noms (mal éduqué, etc. », a-t-il narré, en reconnaissant que ces incidents, bien que blessants, lui ont appris la maturité d’esprit et la maîtrise de soi, face aux provocations et jugements des autres. Hamidou Konaté, lui, n’a pas vécu cette mésaventure. « Je suis venu de l’un des rares pays où les chrétiens et les musulmans s’entendent. En Côte- d’Ivoire, les mosquées et les églises sont toujours côte à côte », a-t-il précisé, insistant sur le fait que depuis qu’il est représentant des étudiants étrangers à Tizi Ouzou, personne ne lui a signalé l’existence de problèmes d’ordre religieux.

Appréhensions à choisir l’Algérie

L’Algérie n’est pas un choix pour la plupart des étudiants subsahariens. Certains ont fui l’instabilité politique caractérisant leur pays. D’autres soulèvent des difficultés relatives aux conditions d’accès aux études universitaires dans certains pays africains.

« L’accès à la faculté de médecine est un cap très difficile à franchir au Cameroun », note un étudiant camerounais qui a requis l’anonymat. Le système sélectif « numerus clausus » adopté au Cameroun ne leur a pas permis de réaliser leur rêve. Hamidou Konaté, représentant des étudiants étrangers à Tizi Ouzou, abonde dans le même sens. Il déclare qu’en Côte-d’Ivoire, son pays d’origine, les conditions d’accès à l’université sont plus difficiles. « Nous avons une seule université publique à Abuja (capitale de la Côte-d’Ivoire) », fait-il remarquer, insistant sur le manque de moyens et d’effectifs. « Le transport universitaire se fait très rare chez-nous et les enseignants également », relève-t-il. Nombreux sont ceux qui avaient peur de venir en Algérie à cause de ce qu’on leur raconte. « Avant de venir ici, je pensais que c’est tout le monde qui est barbu et que ce sont toutes les femmes qui portent le voile. J’ai tenté le Maroc, la Tunisie et l’Egypte, mais on m’a orienté vers l’Algérie », déclare ce représentant de près de 620 étudiants appartenant à une trentaine de nationalités.

« Quant j’étais arrivé à Tizi Ouzou, il y a 4 ans, j’étais étonné de voir des femmes qui circulaient sans voile. C’est le contraire de ce que je pensais. En fait, les médias véhiculent une fausse image de l’Algérie », témoigne encore cet étudiant en 4e année d’architecture. « Le niveau des universités algériennes laisse à désirer » Par ailleurs, certains étudiants trouvent le niveau des universités algériennes « un peu dévalué ». Mais, l’université algérienne leur permet tout de même de suivre le cursus universitaire sans discontinuité et de retourner dans leur pays avec un grand diplôme leur permettant d’accéder à un rang social plus élevé. Loin de remettre en cause les compétences des enseignants universitaires algériens, Alexandra, étudiante en 4e année de biologie, a mis en exergue l’écart existant entre le système éducatif de son pays et celui appliqué en Algérie, qui, selon elle, a fait régresser son niveau. « Quand tu viens en Algérie, ton niveau baisse. Les enseignants n’encouragent pas l’esprit critique », fait-elle remarquer. Alexandra qui a déjà fait une année d’études en médecine à l’université d’Abuja, s’est montrée compréhensive en revenant sur la formation de base des étudiants algériens qui ont suivi leurs études en arabe. C’est ce qui a obligé les enseignants à baisser la barre à défaut de pouvoir hisser le niveau de connaissances des étudiants. « On justifie cette situation par le fait qu’en Algérie les étudiants qui arrivent à la fac ont suivi leur apprentissage en langue arabe. Quand on nous pose des questions ouvertes, les enseignants ne valorisent pas l’apport de l’étudiant dans le débat », regrette-t-elle. Cette constatation est partagée également par son compatriote Hamidou Konaté.

Contrairement à Alexandra, Dominic, étudiant à l’université d’Alger, a insisté sur la qualité de la formation, le sérieux et les compétences des enseignants algériens. « C’est l’Algérie qui aura fait de moi un médecin », s’est-il persuadé. « Je n’aurais jamais pu avoir accès à la faculté de médecine si j’étais resté dans mon pays où la médecine et la pétrochimie sont inaccessibles », reconnaît-il.

Source El Watan Djedjiga Rahmani

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 07:16

Algérie - Partenariat algéro-français : A la recherche d’opportunités d’affaires

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L’Agence française pour le développement international des entreprises (Ubifrance) initiatrice du forum intitulé «Rencontres Algérie 2010», qui se tiennent à Paris, axé sur le débat sur les perspectives de développements des entreprises dans le contexte difficile de la mondialisation, veut centrer les débats autour de la problématique du partenariat algéro-français.

Ces forums ont été une occasion  pour  explorer  les potentialités, décortiquer  les atouts et répertorier les contraintes   rencontrées par les entreprises françaises sur le marché algérien. Il s’agit essentiellement de la vulgarisation du climat d’affaires et la lancinante et récurrente question de la législation régissant les investissements directs étrangers. Les experts algériens ont abordé surtout le volet des exportations hors-hydrocarbures et la diversification de l’économie nationale.

Certains ont fait une dissection de l’économie algérienne et les avantages fiscaux   offerts aux potentiels investisseurs. Ainsi, Abdellatif Benachenhou, ex-ministre des Finances et économiste de renom, a fait état des grandes préoccupations des entreprises algériennes et l’offre française en termes d’équipements et de services. Le vice-président du Conseil national économique et social (CNES), M. Mustapha Mékidèche, a dévoilé les enjeux de la politique nationale de partenariat et de coopération bilatérale. M. Slim Othmani, président-directeur général des Nouvelles conserveries de Rouiba (NCA) et d’autres intervenants ont abordé la question de l’évolution de la distribution de produits alimentaires en Algérie en mettant l’accent sur l’exemple du premier centre commercial et de loisirs de Bab-Ezzouar dont l’inauguration s’est déroulée jeudi dernier.
D’autres points importants ont été soulevés par les intervenants, tels que la franchise en Algérie. Pour sa part, M. Thierry Jacomet, conseiller du cabinet Gide Loyrette Nouel Algérie, a relaté la  problématique de conception et de gestion du partenariat avec les entreprises algériennes. M. Marc Bouteiller, chef du service économique régional de l’ambassade de France à Alger,

a développé quant à lui, une communication sur la défense des intérêts économiques français. Selon l’opérateur économique, Ubifrance, l’Algérie reste pour la France un partenaire commercial de premier plan, proche géographiquement et culturellement. Le montant des échanges entre les deux pays a doublé en 10 ans franchissant pour la première fois le seuil des 10 milliards  d’euros (+ 41%).

La France est le premier fournisseur de l’Algérie avec une part de marché supérieure à 18 % en 2010 et  le premier investisseur étranger (hors hydrocarbures).

L’Algérie demeure le troisième client de la France hors Organisation de commerce et de développement en Europe (OCDE), avec 5 milliards d’euros.

Source Horizons Meziane Atmani.

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 07:11

Algérie - Pétrochimie : Qatar Petroleum rejoint Total

gaz arzew

 

Sonatrach prend 51% du projet d’Arzew Qatar Petroleum (QP), la compagnie d’Etat du Qatar aurait rejoint le projet de vapocraquage d’éthane d’Arzew que le groupe pétrolier français Total avait remporté au cours d’un appel d’offres, selon une information rapportée par Arabian oil and gas, qui cite une source anonyme de Sonatrach.

Selon l’information, « le gouvernement algérien a accepté l’entrée de Qatar Petroleum dans le projet, et détient 10% du projet ». De plus, la source estime le nouveau coût du projet à 5 milliards de dollars, soit 2 milliards de plus que le coût initial prévu en 2007. Le démarrage était programmé pour 2013. Selon la source, « maintenant, l’Algérie et le gouvernement français sont arrivés à un accord permettant à QP d’avoir 10% du projet, Total 39% et Sonatrach 51% ». La source n’a pas expliqué la raison de la cession par Total de 10% de ses parts à QP. Aucune raison n’a été avancée sur l’entrée de QP dans le projet et la source a indiqué que les partenaires reprendront le travail très bientôt, car le gouvernement ne veut plus de retard. Le projet qui, à l’origine, était basé sur la règle de 51% pour Total et 49% pour Sonatrach, n’a pas démarré après que le gouvernement ait édicté de nouvelles règles en matière d’investissement, avec notamment l’obligation pour le partenaire algérien d’avoir un minimum de 51% pour tout projet industriel. La règle des 51-49% est entrée en vigueur à l’occasion de la loi de finances complémentaire 2009.

A cette époque, les deux groupes n’avaient pas encore signé le contrat de réalisation du projet. Un accord-cadre avait été signé entre Sonatrach et le groupe Total le 5 décembre 2007, à l’occasion de la visite du président français Nicolas Sarkozy à Alger, et avait été signé par Christophe de Margerie, directeur général de Total, et Mohamed Meziane, ex-PDG de Sonatrach. L’accord avait confirmé l’obtention du projet en juillet 2007 par Total. Le groupe français avait remporté, en juillet 2007, lors d’une ouverture publique des plis des offres commerciales, le projet du complexe de vapocraquage d’éthane d’Arzew. Total a remporté le projet devant la compagnie saoudienne Sabic après avoir fait la meilleure offre. Le coût du projet était estimé à 3 milliards de dollars. Le complexe, d’une capacité de 1,4 million de tonnes d’éthane par an, doit produire 800 000 t de polyéthylène, 450 000 t de LLDPE, 350 000 t de HDPE et 410 000 t d’éthylène glycol, qui seront destinés aussi bien au marché national qu’à l’exportation. L’éthane serait extrait à partir des complexes d’ Arzew. Au mois d’août 2008, la Commission européenne avait donné son feu vert à Sonatrach et Total en autorisant une alliance entre les deux groupes pour la construction d’un complexe pétrochimique à Arzew, projet réalisé en joint venture entre ces deux compagnies. Pour éviter la création de situation de monopole, tout projet de joint venture impliquant une société européenne est soumis généralement à l’approbation de la Commission à travers ses services de la concurrence. Après la LFC 2009, le projet devait subir des changements puisque le gouvernement avait introduit la règle de 51% au minimum pour le partenaire algérien dans tout projet d’investissement industriel.

Des études de faisabilité ont été menées pour la localisation du site et la capacité des unités de production. Deux opérations qui devaient permettre de lancer des appels d’offres pour la réalisation de l’usine et le choix de la technologie. En janvier 2010, le patron du groupe Total, Christophe de Margerie, s’est déplacé à Alger pour assister à la cérémonie de signature des contrats du deuxième avis d’appel d’offres pour l’exploration, vu l’importance du projet gazier de l’Ahnet que Total avait obtenu. Dans une déclaration faite à El Watan, il avait indiqué qu’il devait aussi avoir des discussions pour finaliser, avec Sonatrach, le projet pétrochimique. L’information donnée par Arabian oil and gas comporte plusieurs détails nouveaux dans le projet. Sollicitée hier, Sonatrach n’a ni confirmé ni infirmé l’information.

Source El Watan Liès Sahar

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 07:05

193 000 hectares en feu: La Russie sous les cendres

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La fumée des incendies naturels qui font rage en Russie européenne depuis plusieurs semaines, s’étend sur 3000 km, de l’Oural aux frontières occidentales du pays, et a atteint la stratosphère (12 km d’altitude). Selon des données fournies au début de la semaine par les satellites américains Terra et Aqua, la fumée peut en effet se déplacer, à cette altitude, à une grande vitesse et détériorer la qualité de l’air loin des foyers d’incendie. « Les pyrocumulus et la fumée dans la stratosphère témoignent de la grande intensité des feux. Seuls les volcans sont habituellement capables de cracher la fumée à cette altitude », lit-on dans un communiqué de la NASA.

Durant la journée d’hier, 193 500 ha étaient encore en feu. Les autorités russes font par ailleurs état de 52 personnes tuées dans les incendies qui ont dévasté des villages entiers. L’on dénombre aussi 4000 sans-abri. Les feux de forêt et de tourbière ont ravagé 22 des 83 régions russes. Le président russe, Dmitri Medvedev, a décrété l’état d’urgence dans 7 régions, dont celle de Moscou. Avec près de 50 incendies autour de Moscou, dont 14 feux de tourbière, la capitale russe est plongée depuis plusieurs jours dans un épais brouillard cendré. La fumée persistante fait d’ailleurs planer de fortes inquiétudes sur la santé publique à Moscou. Les bâtiments de la capitale russe restaient totalement invisibles à quelque distance et l’air pollué irrespirable de ces derniers jours ne se dissipait aucunement.

Des automobilistes circulaient tous phares allumés en plein jour. De nombreux Moscovites se couvrent le visage avec des masques pour ne pas inhaler du monoxyde de carbone, qui a atteint un niveau 6,6 fois supérieur à la normale. Pour permettre aux habitants les plus sensibles de « reprendre leur souffle », les autorités moscovites ont aménagé 123 centres anti-fumée : des salles climatisées, le plus souvent dans des hôpitaux et des bâtiments publics. Certains Moscovites cherchent même à fuir la Russie. L’AFP rapporte que de nombreuses agences de voyage ont ainsi très vite affiché complet pour des séjours organisés ce week-end en Egypte, au Monténégro et en Turquie. « Au cours de la semaine écoulée, la demande pour des billets au départ de Moscou vendus en ligne a augmenté de 20% », a indiqué à la radio Echo de Moscou Irina Tourina, porte-parole de l’Union russe des tour-opérateurs. Selon les services météorologiques russes, la fumée ne se dissipera pas avant mercredi. Des responsables de la santé publique continuent de conseiller aux personnes fragiles de rester chez elles. Le ministère des Situations d’urgence a indiqué que les incendies continuaient à se propager dans le centre du pays, les météorologues n’ayant prévu aucun répit dans les prochains jours pour la canicule sans précédent qui frappe la Russie depuis plus d’un mois.

La catastrophe a provoqué aussi le retard de dizaines de vols. L’agence ITAR-TASS indique, à ce propos, que de sérieuses perturbations ont particulièrement affecté l’aéroport international Domodedovo, où quelque 2000 passagers sont actuellement bloqués. « Les passagers doivent être prévenus que des retards sont inévitables », a déclaré à la télévision Sergueï Izvolski de la commission nationale de l’aviation Rosaviatsia, précisant que ces retards peuvent varier de 30 minutes à plusieurs heures. Un autre aéroport international, celui de Vnoukovo à l’est de Moscou, était lui aussi confronté à des retards, bien que l’impact du smog y semblait moins important. A signaler qu’hier encore, les secouristes étaient engagés sur plus de 550 foyers d’incendie. Au total, 162 000 personnes sont déjà mobilisées pour combattre les feux qui embrasent le pays. La Russie est, rappelle-t-on, ravagée actuellement par les pires incendies depuis près de quarante ans.

Le site nucléaire de Snejinsk menacé

En plus du désastre causé par les flammes, la Russie risque également de vivre une catastrophe nucléaire. Des incendies se sont déclarés, en effet, autour d’un centre nucléaire à Snejinsk, dans l’Oural russe, situé à 1500 km à l’est de la capitale Moscou.

Lors d’une réunion avec les régions touchées par les feux de forêt, le ministre russe des Situations d’urgence, Sergueï Choïgou, a indiqué avoir demandé à ses services de travailler 24 heures sur 24 pour éteindre ces incendies qui touchent sept hectares autour du centre nucléaire à Snejinsk. « Quant à Snejinsk, je vous demanderai de travailler aussi la nuit », a-t-il déclaré, en s’adressant aux services du site. « Il vous reste sept hectares, ce n’est pas une surface énorme, j’espère que vous arriverez à éteindre ce foyer », a-t-il encore ajouté. Des inquiétudes persistent aussi quant à la possibilité de voir les flammes atteindre le principal site de recherche nucléaire à Sarov, une ville fermée aux étrangers et enclavée dans la forêt dans la région de Nijni Novgorod (350 km à l’est de Moscou). Néanmoins, des responsables russes affirment que la situation est sous contrôle et que des soldats déployés là-bas allaient être dépêchés ailleurs. La radio Echo Moskvy rapporte que l’armée a creusé un canal pour empêcher les flammes de progresser en direction des installations d’armement nucléaire. Selon le ministère des Situations d’urgence, la situation à Sarov est « stabilisée ».

Sarov est la ville la plus proche du site nucléaire qui a produit la première bombe atomique soviétique, en 1949, et qui reste le principal centre de conception et de fabrication d’armes nucléaires de Russie. Le président Dmitri Medvedev a néanmoins ordonné de renforcer la protection des sites stratégiques après l’incendie d’une base logistique militaire près de la capitale. Sur l’ensemble du pays, « on a constaté, au cours des dernières 24 heures, une baisse du nombre d’incendies, pas assez importante toutefois pour que l’on puisse se réjouir », a déclaré le ministre des Situations d’urgence, Sergueï Choïgou. La situation s’est en revanche aggravée dans le Sud-Ouest, a observé M. Choïgou. Le ministre a dit craindre que les incendies ne se propagent à une région dont le sol et les végétaux avaient été irradiés lors de l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986. « Nous surveillons attentivement la situation dans la région de Briansk », à la frontière avec l’Ukraine et la Biélorussie, car « si un incendie s’y déclarait, des substances radioactives pourraient s’envoler avec la fumée et une nouvelle zone polluée apparaîtrait », a-t-il averti. Par ailleurs, en raison de la sécheresse, le Premier ministre, Vladimir Poutine, a interdit les exportations de céréales jusqu’à la fin de l’année, une décision qui pourrait être révisée en fonction des récoltes. La Russie est le troisième exportateur mondial de céréales, et les difficultés de son agriculture ont déjà contribué à une flambée des cours du blé sur les marchés mondiaux.

Catastrophes

Moscou est asphyxiée. Elle est plongée dans un nuage de cendres rendant l’air irrespirable. Les Moscovites portent des masques, se réfugient dans des centres antifumée ou fuient la ville où la concentration de CO2 a triplé. La fumée des tourbières, combustible végétal naturel, a envahi la cité autour de laquelle on dénombrait, hier, 200 000 hectares en feu. Le reste de l’Europe redoute les retombées de particules radioactives provenant des sols pollués en feu près de Tchernobyl. La catastrophe a fait 50 morts, 300 blessés et détruit 2000 maisons. Elle a pour origine une canicule exceptionnelle dont on ne connaît pas de précédent depuis 130 ans. Le Premier ministre pakistanais a lancé, samedi, un appel à l’aide internationale. La mousson la plus dévastatrice depuis 80 ans a fait au moins 1600 morts et 1,5 million de sinistrés. Des villages ont été emportés avec leurs cultures et les stocks de nourriture. 500 000 personnes ont été déplacées. Le Premier ministre chinois s’est rendu hier dans la province de Gansu, où des fortes pluies ont provoqué des glissements de terrain et des torrents de boue. Au moins 127 personnes ont trouvé la mort alors qu’on dénombre plus de 2000 disparus. Plus près de nous, au Niger voisin, après une sécheresse comparable à celle des années soixante-dix, le fleuve Niger connaît sa plus forte crue depuis 1929. Les inondations ont fait plus de 5000 sinistrés dans la capitale, Niamey, envahie par les eaux.

Dérèglements climatiques ou phénomènes naturels amplifiés par l’homme et mis en évidence par la mondialisation, comme le pensent les climato-sceptiques ? Les arguments ne manquent pas pour chaque camp. En attendant de faire la lumière sur la relation entre les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique, les catastrophes observées sont exceptionnelles par leur fréquence, leur intensité et les effets sur les populations sont les plus dramatiques. Même si les pays pollueurs s’entêtent à faire partager la responsabilité à toute la planète, il y a urgence car ce sont la paix et la sécurité mondiale qui sont menacées. Et comme le rappelait à Copenhague le ministre de l’Environnement du Bengladesh, lors du naufrage du Titanic, les première et seconde classes ont aussi coulé avec la troisième. A Berlin, vendredi, prenait fin une réunion où des négociateurs de l’ONU tentaient d’arracher un ultime accord pour des taux d’émission qui assureraient un maximum de 2°C de hausse en 2050. Les experts, qui préparent une suite au Protocole de Kyoto, n’ont pas caché leur amertume. Il y a même une reculade par rapport aux engagements de Copenhague. La semaine dernière, à Kampala, les chefs d’Etat africains, sans réelle portée internationale pour cause de mauvaise gouvernance, sans crainte du ridicule, continuaient d’exiger le respect des engagements des conventions-cadres et des protocoles.

Source El Watan Aniss Z./ Slim Sadki

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