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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 06:53

Algérie - Centre commercial et de loisirs de Bab-Ezzouar - Un joyau pour le business et la détente

centre commercial bab ezzouar

 

Le centre commercial et de loisirs de Bab-Ezzouar vient d’ouvrir ses portes au grand public après une attente qui aura duré près de trois ans.

Une semaine après son inauguration, le centre commercial de Bab-Ezzouar est le lieu tendance en ce moment. Réalisé en l’espace de trois ans, il possède une immense surface, permettant aux consommateurs qui s’y rendent de découvrir un nouveau mode de shopping, propre aux pays développés. Le client peut même se permettre d’y prendre un temps de repos et de détente.
Réalisé par le suisse Valartis Group, ce centre s’étend sur 45 000 m2 et compte pas moins de 94 magasins, restaurants et autres activités de loisirs. Les travaux se poursuivent à un rythme effréné pour la réalisation de 1 700 places de parkings intérieur et extérieur.

Dès son ouverture, des milliers de citoyens s’y sont rendus afin d’y faire des achats et découvrir ce nouveau joyau dont on a longtemps parlé.

Le choix de l’emplacement n’est pas fortuit, puisque les concepteurs de ce projet ont pris en considération plusieurs facteurs qui garantiront, sans nul doute, son succès. En effet, ce centre commercial est situé à quelques encablures de l’aéroport Houari-Boumediene, à proximité de l’hôtel Mercure et de l’hôtel Ibis, ainsi que de l’Université des sciences et technologies (Usthb) et de trois cités universitaires. Voyageurs et étudiants pourront ainsi y faire leurs courses en toute tranquillité et profiter d’activités et de loisirs. Les habitants des cités avoisinantes et autres localités d’Alger pourront également s’y rendre sans grande difficulté, tant l’accès y est facilité.

Une virée sur les lieux nous a permis de mesurer l’engouement des visiteurs.

«Le centre ouvre ses portes à 9h du matin pour fermer à 22h. Les gens commencent à y affluer dès l’ouverture, mais à partir de 15h, il est difficile de s’y frayer un passage, tant l’affluence est dense», affirme un agent chargé de l’accueil. Le point noir, car il y en a un, ce sont les travaux de réalisation du parking qui ne sont pas encore finalisés... et l’espace aménagé à l’extérieur du centre à cet effet ne répond pas à la forte demande. Certains clients rebroussent chemin faute de place pour garer leur véhicule. Et cette situation risque de perdurer sinon de s’aggraver durant le ramadan sans compter tous les problèmes de sécurité que cela peut engendrer. Les agents chargés de l’accueil et de la sécurité auront assurément beaucoup de mal à gérer les foules.

En ouvrant ses portes au public dès à présent, et ce avant même l’achèvement des travaux, les responsables du centre ont voulu profiter e l’avènement du mois de ramadan qui sera suivi de l’Aïd... Des périodes de l’année où les Algériens dépensent sans compter, aussi bien en produits de consommation courante qu’en vaisselle, habillement et loisirs...

Il a été, par ailleurs, annoncé que la fin des travaux et la livraison de toutes les infrastructures sont programmées pour avant la rentrée sociale et scolaire, une période de gros achats pour les familles.

Des prix abordables dans le luxe

Les appréhensions quant à une probable cherté des produits écoulés dans le centre commercial et de loisirs de Bab-Ezzouar des citoyens se sont vite dissipées à la vue des prix affichés.

A l’ouverture du centre, la plupart des visiteurs s’y sont rendus beaucoup plus par curiosité ; rares ceux qui avaient au départ l’intention d’acheter. Sur place, ils découvrent alors les prix pratiqués, qui à leur grand étonnement ne sont pas très différents de ceux des magasins de quartier.
Au grand espace (7 200 m2) exploité par la société Numidis, filiale du groupe Cevital, les produits alimentaires de large consommation sont vendus aux mêmes tarifs que dans les épiceries, parfois même quelques dinars de moins pour certains produits, notamment l’huile de table et le lait en poudre.
«Faire des courses dans un espace climatisé et un cadre bien organisé avec ces prix, c’est formidable. Je ne m’attendais guère à cela. Au début, on craignait que ce centre soit seulement réservé aux familles riches, mais on a vite constaté que les prix sont à la portée de tous», affirme une mère de
famille.

Evidemment, dans les magasins de grandes marques de vêtements, montres, parfums… les prix sont quelque peu élevés, mais on voit vite que ce sont les mêmes tarifs appliqués ailleurs.

Prendre son chariot, faire des tournées entre les étals, ranger les achats à l’intérieur, se diriger vers la caisse pour régler et sortir tranquillement du centre commercial..., les consommateurs algériens, plus habitués à commander directement au comptoir, se familiarisent ainsi petit à petit avec cette nouvelle façon de faire ses courses.

La parfaite organisation au niveau de l’installation des étals ainsi que la présence en permanence d’agents commerciaux et d’orientation permettent au client de trouver ce dont il a besoin sans trop de tracas. D’ailleurs, nombreux sont ceux à ne pas tarir pas d’éloges à propos de l’accueil qui leur a été réservé. «Pour une fois, on se sent dans un espace commercial géré par de vrais professionnels. Le client ici est très bien accueilli et respecté. Ça me fait un énorme plaisir de voir une telle culture de commerce arriver en Algérie», se félicite un client, installé en France, venu en vacances à Alger.

La satisfaction se lit clairement sur le visage des clients qui trouvent toutes les facilités pour faire leurs courses en toute sérénité. Les espaces de restauration sont, eux aussi, bondés. Il faut faire la queue pour y trouver une place. Le respect des normes d’hygiène et les prix appliqués constituent les principaux facteurs d’attraction. Dans ce grand centre commercial, le citoyen n’est pas obligé d’emprunter les escaliers pour accéder à l’étage supérieur. Des escaliers mécaniques sont mis à sa disposition, comme en Europe. Ici, tout le monde peut faire ses achats, même les personnes âgées ou handicapées, sans contrainte. Une plus importante affluence des citoyens est prévue durant ce mois de ramadan, d’autant que ce centre ouvre ses portes jusqu’à 4h du matin…

Quand les Algériens se mettent au bowling

Avoir droit à des moments de détente après avoir fait ses courses, c’est désormais possible au centre commercial et de loisirs de Bab-Ezzouar.

Le troisième étage du centre est réservé aux activités ludiques. La nouveauté est sans conteste l’arrivée du bowling (jeu de quilles) dans notre pays. C’est grâce à la société Food and Beverage International (société de droit algérien) que cet outil de divertissement a atterri à Bab-Ezzouar. Le bowling, ce jeu inventé au milieu du XIXe siècle aux Etats-Unis, attire un nombre sans cesse croissant de visiteurs animés surtout par la curiosité au départ, et qui, au fil des essais, réalisent rapidement les bienfaits que cela leur apporte. La boule, lancée sur la piste afin de renverser les quilles, emporte avec elle toute la charge de stress et de pression du lanceur. C’est dire l’engouement pour ce type d’activités. Les personnes rencontrées sur place estiment, à l’unanimité, que ce jeu est des plus déstressants.

Malki Gadi, gérant de la société Food and Beverage International, nous a confié que «l’idée d’importer ce moyen de détente est celle des associés algériens qui ont l’intention d’investir dans les loisirs venus d’ailleurs».

Avant le lancement de ce projet, M. Gadi, qui se dit très satisfait du succès qu’a eu le bowling auprès du public, affirme n’avoir eu aucune appréhension au départ car, a-t-il dit, «les Algériens ont un grand cœur et acceptent tout ce qui est nouveau».

«L’intérêt accordé par les visiteurs au bowling est impressionnant. Les gens apprécient… Ils essayent et promettent de revenir… Des familles entières, des jeunes, des vieux, tout le monde veut s’y mettre», s’étonne-t-il.

Un tel succès ne peut que faire suite à l’addition de nombreux facteurs déterminants, entre autres l’accueil, qui, selon les témoignages de clients abordés, est impeccable. Les jeunes employés chargés de cette tâche sont aux petits soins. Ils ne lésinent pas sur l’effort : ils accueillent, orientent et expliquent la manière de jouer avec le sourire. D’ailleurs, M. Malki tient toujours à être présent afin de superviser la manière d’accueillir les clients. «Le bon accueil est une condition très importante pour la réussite de toute activité. Ici, nous encourageons les gens à essayer, nous avons des employés formés pour expliquer comment jouer et c’est cela qui amène les Algériens à s’habituer au bowling», affirme-t-il. Durant le ramadan, le bowling sera ouvert de 9h du matin jusqu’à l’Iftar et reprendra deux heures après l’Iftar pour se poursuivre jusqu’à 4h du matin, précise notre interlocuteur. D’autres activités d’animation seront aussi organisées durant le mois sacré. En sus du bowling, le centre de loisirs compte huit salles de cinéma de 200 places chacune (soit 1 600 places) qui seront ouvertes au grand public avant la fin de l’année en cours. «Nous aurons aussi le 3D et toutes les nouveautés en matière de production cinématographique. Tout ce qui sort en Europe, en Amérique, au Moyen-Orient sera diffusé ici. Les Algériens ne regarderont plus des films en retard», promet le géant du centre. Une salle de fitness sera également ouverte dans trois mois. D’une superficie de 1 200 mètres carrés, cette salle, a-t-il précisé, sera mixte et encadrée par des professionnels. Il y aura, en outre, des solariums, systèmes qui permettront aux gens de bronzer à l’intérieur de la salle. La société Food and Beverage International a créé 300 emplois directs dans ses différents services.

Dépôt de CV : ça se bouscule !

Dès les premières heures de l’ouverture de ce centre commercial et de loisirs, des dizaines de citoyens (hommes et femmes, tout âge et niveau intellectuel confondus) viennent déposer leur candidature pour un éventuel recrutement. Au niveau du principal poste de garde, c’est la ruée ! Selon l’agent de sécurité chargé de recevoir les CV, une moyenne de 120 candidatures déposent quotidiennement leurs dossiers même si les chances d’embauche restent, selon lui, «très minces». Les sociétés, en effet, exerçant au sein du centre avaient déjà recruté leurs employés quelques semaines avant le lancement de leurs activités. Aucune annonce de recrutement n’a été, d’ailleurs, lancée et l’embauche s’est faite essentiellement sur la base de connaissances personnelles. Toutefois, les chômeurs ne perdent pas espoir et tiennent absolument à «tenter leur chance». On y a croisé même des étudiants en quête d’un travail saisonnier dans les restaurants et centres de loisirs. Ces derniers sont orientés directement vers les patrons car dans leur cas le dépôt d’un CV n’est pas indispensable. Les autres candidats au recrutement attendent le lancement des autres activités (parkings, salles de cinéma, agences bancaires, petits kiosques…) pour espérer bénéficier d’un poste d’emploi. Pour l’instant, pas moins de 1 500 postes d’emploi directs ont été créés.

Des tombolas pour booster les ventes

A l’image de ce qui est pratiqué dans les grands centres commerciaux en Europe, des tombolas sont organisées quotidiennement au centre commercial et de loisirs de Bab-Ezzouar. L’objectif de cette technique de marketing est, bien évidemment, de booster les ventes. Les clients mettent ainsi leur billet d’achat dans des boîtes en verre et mettent leurs coordonnées sur la feuille de participation. Les heureux gagnants sont, ensuite, appelés à recevoir leurs «cadeaux» qui vont des petits objets jusqu’à des téléviseurs et des micro-ordinateurs», nous indique l’employée chargée de cette tombola. Une ère de professionnalisation de la pratique commerciale est ainsi arrivée dans notre pays. Une nouveauté bien accueillie par les visiteurs du centre qui ne cachent pas leur satisfaction quant à l’accueil, à l’orientation, à la sécurité et aux prix pratiqués.

Sécurité : au peigne fin !

Ce qui participe à attirer les foules vers ce centre commercial, c’est également la sécurité qui y règne. Le visiteur s’y sent en totale assurance et dans tous les coins. Des centaines d’agents de sécurité sont déployés, certains en uniforme et d’autres pas. On trouve même ceux qui assurent leur tâche avec des chiens renifleurs. Les responsables ont accordé une importance capitale à ce volet pour assurer la sérénité aux clients. Un programme spécial est mis en application durant ce ramadan qui verra, selon des agents de sécurité, le renforcement du dispositif mis en place, notamment les après-midi et les soirées. Même à l’intérieur des espaces commerciaux, des agents en civil veillent au grain. Aucun incident n’a été enregistré pour l’instant, précisent nos interlocuteurs. D’ailleurs, les responsables ont décidé de retarder l’ouverture des parkings automobile car les commandes d’acquisition des machines de contrôle des véhicules n’ont pas encore été satisfaites.

Source Infosoir Ahmed Haniche

Le Pèlerin

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 06:48

Planète. Revoir Alger vêtue de blanc

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L’opération consiste en le nettoyage et le désherbage au niveau des quartiers et cités du chef-lieu de la wilaya par des jeunes, et ce, afin d’aider les collectivités locales à améliorer le cadre de vie des citoyens. Lancée en 2006 par le ministère de la Solidarité nationale, l’opération Blanche Algérie a ciblée, durant la saison estivale, les différentes plages du littoral de la wilaya et vient d’être reconduite au niveau des cités où des jeunes s’attellent, depuis quelques jours, au nettoyage des parties communes ainsi qu’au curage des canalisations.

En plus des actions de ramassage des ordures, des remblais et autres déchets déposés en bas des immeubles par des habitants irrespectueux, les jeunes effectuent également des travaux de désherbage. Cette opération offre la possibilité à des chômeurs de la localité de s’organiser en chantiers de 10 personnes pour le nettoyage, le désherbage, l’entretien et la création d’espaces verts et autres travaux d’embellissement des quartiers et cités, et ce, en contrepartie d’un salaire équivalent au SMIC, sur la base d’un contrat de trois mois renouvelable qui peut déboucher sur la création d’une micro-entreprise. Projet qui ne serait pas un luxe, au vu de l’état désastreux du cadre de vie des villes du pays, en particulier Alger.

Source El Watan

Le Pèlerin

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 06:30

Algérie – Football - Défaite des Verts face au Gabon (1-2) : Inquiétant !

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La sélection nationale a raté son premier rendez-vous avec le public depuis le Mondial 2010 en s’inclinant face au Gabon (1-2) dans un match de préparation des éliminatoires de la CAN 2012.

Les Verts ont non seulement été battus, mais n’ont guère été convaincants à moins de trois semaines du premier match face à la Tanzanie. Moins rassurants en défense, même si le joueur Carl Medjani, dont c’est la première titularisation, a tiré son épingle du jeu en première mi-temps. En attaque, l’équipe a montré les mêmes carences. Malgré l’incorporation de trois attaquants de pointe en deuxième période (Ghezzal, Djebbour et Ziaya), l’équipe n’a jamais pu inquiéter la défense gabonaise, bien organisée. L’absence de certains joueurs cadres comme Ziani, Matmour, Halliche et Antar Yahia ne justifie pas, à elle seule, la mièvre production des Verts ayant laissé les quelque 15 000 supporters présents sur leur faim. Ces derniers, qui n’ont pas été convaincus par la prestation des camarades de Bougherra, promu capitaine pour la circonstance, ont jeté leur fiel sur le sélectionneur Rabah Saâdane qui n’arrive toujours pas à trouver de solution au problème de l’attaque. L’unique but des Verts est intervenu dans les cinq dernières minutes de la partie sur une reprise de la tête de Djebbour consécutivement à un centre de Guedioura.

Mercredi 11 août (date FIFA) a été également l’occasion pour les différentes nations engagées à la CAN 2012, de préparer l’entame des éliminatoires, prévues début septembre. En ce qui concerne le groupe D où figure l’Algérie, deux autres pays, la Tanzanie et le Maroc, ont connu des fortunes diverses. La Tanzanie, premier adversaire de l’Algérie, a été tenue en échec à domicile par le Kenya (1-1). Tandis que le Maroc, présenté comme le premier concurrent des Verts pour la qualification à la CAN 2012, a arraché une victoire difficile face à la Guinée équatoriale, pays co-organisateur de la prochaine édition. Les Lions de l’Atlas se sont imposés par 2 à 1. Ils ont été surpris par un but en première période, mais ils ont réussi à renverser la vapeur dans les 20 dernières minutes grâce à un doublé de Hadji.

Source El Watan Slimane M.

Le Pèlerin

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 06:22

Dixit - Me Farouk Ksentini. Président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH)

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Le 14 août 2005, le président Bouteflika annonce le projet de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Elle est approuvée par « voie référendaire » en septembre 2009 et entrée en vigueur en février 2006, mais les dispositions de la charte et son délai d’expiration demeurent, entre autres, sujets à polémique. Le président de la CNCPPDH (officielle) revient sur les points contestés du projet en question.

Quel bilan faites-vous de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, cinq ans après sa publication dans le Journal officiel ?

Je considère que la charte est la plus belle victoire du peuple algérien depuis celle qui nous a fait obtenir l’Indépendance. Tous les démons qui habitaient le peuple algérien ont été exorcisés, et cela à l’initiative du président de la République et sous sa conduite. La réconciliation nationale a consisté à désarmer les extrémistes, les terroristes d’un côté et les éradicateurs d’un autre. La paix civile est de retour, les gens sortent, , n’ont plus peur comme avant, cela veut dire que le terrorisme est terrassé. La charte a réalisé ses objectifs à hauteur de 95%.

Mais nous assistons à des attentats un peu partout dans le pays, notamment en Kabylie…

Je suis d’accord avec vous, il y a toujours des attentats, mais ils sont infiniment inférieurs par rapport à ceux qui existaient dans les années 1990. Vous avez parfaitement raison, il y a malheureusement quelques poches de résistance, parce qu’il est extrêmement difficile de combattre le terrorisme. Le terrorisme est un fléau qui peut toujours renaître de ses cendres. Force est de reconnaître que la paix civile est de retour et que le terrorisme a été vaincu. La charte pour la paix et la réconciliation nationale ont fait que les terroristes se sont eux-mêmes démobilisés. Maintenant, il nous reste à tourner la page définitivement et oublier la décennie noire. La principale fonction de la mémoire de l’homme, c’est d’oublier et non de retenir.

Quelques démons n’ont toujours pas été exorcisés, tels que le dossier des disparus…

Si l’on s’en tient à la charte, nous n’allons plus parler des cas des disparus, le problème a été réglé à l’occasion de la charte. Or, le principe de l’indemnisation, les personnes auxquelles vous faites allusion sont une minorité active, mais la grande majorité des familles des disparus que nous avions pris le soin de consulter (famille par famille en 2004 et 2005) ont opté pour le principe de l’indemnisation. Il y a certaines qui la refusent et demandent autre chose.

Vérité et justice…

Vérité et justice, ce n’est qu’un slogan ! En réalité, comment reconstruire la vérité ? Il n’y a pas d’archives, ni de témoignages. Quant à la justice, ces familles pensent qu’il est concevable que l’Etat algérien entre en procès contre certains de ses agents qui sont auteurs de ces disparitions. Comment les identifier ? Comment prouver à leur encontre les faits qui leur sont imputés ? L’Etat n’a pas besoin de se ridiculiser en se lançant dans des procès qu’il sait impossibles. A mon avis, la réaction de ces familles est une attitude de blocage. Je respecte leur point de vue, mais je ne peux rien faire. Si elles ont une solution, qu’elles me la proposent.

Idem pour les internés du Sud ?

C’est beaucoup plus simple pour cette catégorie. Les internés du Sud ont subi un préjudice et ont été internés injustement, puisque aucun d’entre eux n’a été jugé. Cependant, ils ont droit à une réparation morale et matérielle du préjudice qu’ils ont subi. Ceci est indiscutable. Cette question sera prise en charge et leurs réclamations sont tout à fait légitimes.

Cette charte est-elle limitée dans le temps, comme le stipule la loi (31 août 2006) ?

Je la considère comme un véritable projet de société fondé sur le pardon et la fraternité. Elle finira bien par s’essouffler, rien n’est éternel. C’est vrai qu’en droit, il y a des délais qui ont été fixés impérativement, mais dans l’esprit de la réconciliation nationale, l’Etat n’a pas été très regardant et a admis des cas qui se sont présentés hors délais. Tant mieux !

Si un terroriste décide de se rendre aujourd’hui, alors que le délai a été fixé au 31 août 2006, ceci reste-t-il plausible ?

C’est une bonne question, mais je considère que lorsqu’il y va des intérêts supérieurs de notre pays, il faut savoir fermer les yeux sur certaines dispositions légales et accueillir à bras ouverts le terroriste qui se rend en faisant en sorte qu’il ne se rende pas à nouveau.

Ne pensez-vous pas que le cas du patriote Mohamed Gharbi (condamné à mort pour avoir tué un terroriste de l’AIS amnistié qui le menaçait) est la résultante de la charte ?

En tant qu’avocat, je suis contre la peine de mort. Je n’ai pas compris pourquoi cette personne a été condamnée à mort, bien que je respecte la décision rendue par le juge. Je ne comprends pas non plus comment son pourvoi a été rejeté. Je souhaite que Mohamed Gharbi bénéficie d’une grâce personnelle présidentielle.

Combien de dossiers de terroristes repentis ont été enregistrés à ce jour ?

Je n’ai pas le chiffre exact, mais cela doit être de l’ordre de 9000 cas. La plupart d’entre eux ont été intégrés dans leur poste de travail qu’ils occupaient avant de se rendre au maquis après avoir été entendus.

La Commission nationale de suivi de l’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, existe-t-elle toujours ? A-t-elle publié un bilan ces cinq dernières années ?

Elle n’a rien publié à cet égard. Honnêtement, je ne sais pas.

Combien a coûté la charte ?

Il y a un budget qui a été alloué mais je ne sais pas combien. Moi, j’étais partisan, dès le début, que le projet de la réconciliation nationale avoisinerait le milliard de dollars, car j’estime que c’est une opération très importante sur laquelle l’Etat ne devait pas lésiner. L’Etat algérien ,qui connaît une prospérité économique sans précédent, a les moyens de concrétiser ce projet.

Alors, ce même Etat a le droit de faire des tests ADN et de mener des enquêtes pour faire la lumière sur la question des disparus ?

Bien sûr, mais il n’est pas de notre intérêt d’ajouter des fractures à celles qui existent déjà. Il est de notre intérêt de tourner la page définitivement. Il faut que l’Algérie s’attaque au vrai problème qui est le développement. Pourquoi les familles des victimes du terrorisme ne contestent pas la charte ?

Parce que les auteurs sont des terroristes, justement, et non des agents de l’Etat, n’est-ce pas ?

Je le dis et redis, il faut s’en remettre à la loi et clore le sujet des disparus définitivement.

Bio express

Né le 28 janvier 1941 à Boufarik, dans la wilaya de Blida, maître Farouk Ksentini poursuit ses études universitaires à la faculté de droit d’Alger avant de s’envoler pour la France. Il a prêté serment en 1966. Bâtonnier dans sa wilaya natale de 1987 à 1991, maître F. Ksentini est l’un des fondateurs de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADH) en 1987. Aujourd’hui, il continue d’exercer son métier d’avocat tout en étant à la tête de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) (officielle).

Source El Watan LamiaTagzout

Le Pèlerin

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 23:38

Humour – Soirée de beuverie

beuverie a la biere

Un type se tient debout sur le bord d'une route déserte au milieu d'une très sombre nuit en faisant du stop.

Tout à coup, une terrible tempête se déchaîne.

Les rares voitures qui passent ne s'arrêtent pas.

L'orage est si fort qu'il est impossible de voir à plus de 3 mètres devant soi.

Tout à coup il voit une voiture qui s'approche lentement et qui s'arrête.

Le gars, sans se poser de questions, monte dans la voiture et ferme la
portière.

Lorsqu'il se retourne, il se rend compte qu'il n'y a personne à la place
du conducteur...

La voiture démarre doucement et roule lentement.
Tout à coup, il voit un virage qui approche, effrayé, il commence à
prier.

Juste avant d'arriver au virage, la porte du conducteur s'entrouvre et une main entre pour faire tourner le volant dans le virage !

Paralysé par la peur, il s'accroche de toutes ses forces à son siège.

Terrorisé, il voit que la même chose arrive à chaque fois qu'il y un virage sur la route.

La tempête augmente encore en force, et le gars complètement paniqué, finit par descendre de la voiture et s'enfuit en courant jusqu'au village le plus proche.

Il entre dans un bar, demande deux doubles whiskies et, en tremblant, commence à raconter à tous ce qui lui est arrivé.

Environ une demi-heure plus tard arrivent deux gars complètement trempés, exténués et l'un dit à l'autre :

'Regarde là-bas  au bar, c'est le connard qui est monté dans la voiture
pendant qu'on la poussait !

Le Pèlerin

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 23:17

Algérie - Une nouvelle crise alimentaire pointe

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L'annonce par la Russie, troisième exportateur mondial de blé, de la suspension de ses exportations jusqu'à la fin de l'année, en raison de la canicule qui provoque l'effondrement de ses récoltes, menaçant ainsi son marché intérieur de pénurie et de hausse des prix, a fait s'envoler le boisseau sur le marché international.

D'autres mauvaises nouvelles, avant celle annoncée par la Russie, avaient déjà fait bondir à la hausse le cours du blé, notamment la prévision par les spécialistes que la production mondiale de blé pour 2010 allait être moins forte que les années précédentes.

Pour la FAO, organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, l'interruption par la Russie de ces exportations de céréales crée «une situation sérieuse» sur le marché du blé ; et si la flambée des prix se poursuivait, elle pourrait causer des problèmes de sécurité alimentaire dans les pays pauvres.

Les experts de cette organisation onusienne considèrent que la décision russe a fait «qu'une situation qui n'était pas grave est devenue maintenant sérieuse». Et cela risque d'empirer puisque d'autres pays exportateurs de blé, l'Ukraine et le Kazakhstan par exemple, risquent de voir eux aussi leurs récoltes affectées pour les mêmes raisons qu'en Russie. Néanmoins, la FAO ne fait pas dans l'alarmisme parce qu'elle estime que malgré les baisses de production mondiale de blé pour 2010 en raison de diverses causes, dont celle de la dévastation de la récolte russe, «le marché mondial du blé reste nettement plus équilibré que lors de la crise en 2007-08 et les craintes d'une nouvelle crise alimentaire mondiale ne sont pas justifiées à ce stade».

La précision «à ce stade» indique cependant que la FAO n'exclut pas que la situation pourrait se dégrader. Car il faut compter avec la spéculation à laquelle une telle situation pourrait donner lieu de la part d'autres pays producteurs et exportateurs. Il n'est pas impossible que les pays détenteurs de stocks refusent de les mettre sur le marché pour que la hausse des prix enclenchée se poursuive à l'avantage financier de leurs producteurs nationaux. Ce qui aura pour effet une augmentation des prix qui, dans les pays pauvres et à bas revenu, causera des problèmes graves comme en 2007-2008, quand la flambée des prix des produits alimentaires avait frappé de plein fouet ces pays pauvres, provoquant des émeutes de la faim.

De cet horizon inquiétant, l'Algérie est provisoirement à l'abri. Ces deux dernières années, le pays a en effet eu d'exceptionnelles récoltes de céréales qui le dispensent d'importer à grande échelle ces matières, dont il a été jusque-là l'un des plus importants demandeurs sur le marché mondial.

Et pour que l'Algérie, en cette période favorable pour elle en terme de stocks de céréales dont elle dispose grâce à ses récoltes nationales, n'ait pas à subir les fluctuations spéculatives à l'œuvre sur le marché mondial, il faudrait que nos industriels de la filière céréales et dérivés renvoient l'ascenseur aux pouvoirs publics qui, en optant pour le «patriotisme économique», ont pris des mesures protectionnistes favorables à la production nationale et institué le principe de la préférence nationale face à la concurrence étrangère.

Un retour d'ascenseur sous la forme du renoncement à leur approvisionnement en céréales sur le marché international, et donc acheter, produire et vendre algérien autant que possible.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 08:32

Algérie - Altercations et scènes insolites à Alger

Les premiers effets du Ramadhan

ramadhan-les-bagarres.jpg

Les tensions, voire les bagarres, sont fréquentes....en fin d'après midi...

il y a souvent des manques....

 

«Saha ramdhanek», cette formule remplace les salamalecs d’usage.

«Je ne bougerai pas d’ici. Faites ce que vous voulez», crie un chauffeur, à la corpulence imposante, à la figure de deux policiers. La scène se déroule au pied du Palais du peuple à Alger. Le gaillard a immobilisé sa voiture au milieu de la chaussée. A côté de son véhicule, se trouvait une voiture de la Protection civile. «Ne me touchez pas!», vocifère encore le chauffeur à l’un des policiers qui essayait de le raisonner. Un coup d’oeil sur l’aile droite de la voiture suffit pour comprendre les raisons de la colère de l’homme. Elle a été touchée par le véhicule des pompiers. Et les policiers tentaient d’arranger les choses à l’amiable. Pour ces derniers, l’impératif était d’assurer la fluidité de la circulation. Surtout que l’on se trouvait à proximité d’un immeuble d’Etat.

De son côté, le chauffeur demande d’être rétabli dans ses droits. Les effets du jeûne aidant, l’homme véhiculé est dans tous ses états. Nous sommes au premier jour du Ramadhan. Il est 10h30. Alger baigne sous les rayons du soleil. L’air marin atténue la chaleur de l’été. Cela dit, le taux d’humidité est très élevé. Nous déambulons dans les rues de la capitale. Elles sont relativement calmes. Sur la chaussée, la circulation est fluide. Alger se réveille péniblement d’un sommeil profond. Nous abordons la rue Didouche-Mourad. D’habitue, cette rue ressemble à un fleuve métallique constitué de toutes sortes de véhicules. Deux lignes humaines longent ses deux bords. Le vacarme qui règne dans cette rue est légendaire. Surtout près de la place Maurice-Audin. Aujourd’hui, ces lieux sont plutôt calmes ou...presque. Des cris attirent notre attention. Il s’agit d’une altercation entre deux hommes. «Laisse-moi tranquille s’il te plaît. Ce matin, je n’ai pas pris ma cigarette et ma tasse de café. Alors...», dit Ammi Ahmed, un retraité du port d’Alger, à son vis-à-vis. «Tu crois que tu es seul à observer le jeûne?», fulmine Arezki F, lui même retraité du port éponyme. Ces deux hommes se connaissent depuis trois décennies. Ils sont voisins du même palier, place Audin. Leurs liens se sont forgés au fil des ans.

Ces liens se sont effrités dès les premières heures du jeûne. Le ton monte entre les deux hommes. Des passants s’interposent. Les deux hommes prennent des directions différentes. Nous prenons le chemin de la Grande-Poste. Les cafés, les salons de thé, les pizzerias, les quicks, les restaurants, tous ces établissements ont baissé rideau. Nous arrivons à la placette de la Grande-Poste. Elle abrite deux jardins. L’un en haut et l’autre en contrebas.
Ce dernier est envahi par des vendeurs de livres. «Saha Ramdhanek», dit un client à un vendeur. Cette formule remplace les salamalecs d’usage. Le marchand affiche une grise mine. Il est dur, pour lui, de se départir de son petit-déjeuner habituel. «J’ai des maux de tête terribles», avoue ce quinquagénaire à son interlocuteur. Sous sa barbe grisonnante de trois jours, son visage est pâle. «Ce sont les effets du premier jour. Cela va te passer», le rassure le client. Le vendeur sourit. Mais son sourire ne diminue pas son mal. Le soleil est au zenith. La chaleur a sensiblement augmenté. Nous prenons un taxi pour aller à la place du 1er- Mai. Le taximan est un vieux. «Champ de manoeuvres?», lui demande un jeune qui vient d’arriver. «Oui», répond le vieillard d’une voix éteinte.

«Apparemment vous avez observé le jeûne», lui dit le jeune homme un air moqueur. «Non! Je viens de prendre mon déjeuner. Et je me sens en pleine forme», lui rétorque le chauffeur, agacé. Le jeune prend place.

«Il vaut mieux pour vous rompre le jeûne s’il vous met dans cet état», lance-t-il au taximan. Le vieux n’en peut plus. «Arrête de m’embêter. J’ai l’âge de ton grand-père.» Par cette réflexion, le chauffeur voulait remettre le jeune moqueur à sa place. Ce dernier ne s’avoue pas vaincu.

Le taximan le stoppe net. Pis, il arrête sa voiture et l’invite à descendre. Le jeune client descend en marmonnant des insultes. Le vieillard démarre en trombe. Nous arrivons à la place du 1er-Mai. «Saha Ramdhanek», cette formule fuse de partout. Elle constitue la version ramadhanesque des salutations habituelles.

Source L’Expression Mohamed Sadek Loucif

Le Pèlerin

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 08:24

Climat des affaires en Algérie - La Coface pointe du doigt les restrictions

commerce

 

La Coface a revu à la baisse la note de l’environnement des affaires en Algérie. Dans un panorama des risques, publié le 19 juillet dernier, l’assureur-crédit à l’exportation français, tout en maintenant la note risque pays A4, annonce avoir mis sous surveillance négative la note B, environnement des affaires de l’Algérie.

La Coface indique que “les politiques restrictives à l’égard des importations et des investissements directs étrangers justifient la mise sous surveillance négative de la note B, environnement des affaires”, relevant une dégradation du climat des affaires depuis 2009. La note B veut dire que l’environnement des affaires est moyen. La fiabilité et la disponibilité des bilans d’entreprise sont très variables. Le recouvrement de créances est parfois difficile. Les institutions présentent certaines fragilités. Les entreprises évoluent dans un cadre instable ou peu performant. C’est un facteur de risques à prendre en compte pour les transactions interentreprises. Pour la Coface, les mesures prises pour limiter les importations et les sorties de capitaux pénalisent les opérateurs, en renchérissant et en retardant leurs approvisionnements. Elles ont, en outre, accru le poids d’une bureaucratie déjà trop important.

Le climat des affaires pâtit également, indique la Coface, des restrictions s’appliquant aux investissements étrangers, qui rend le pays de moins en moins attractif alors que l’économie en a le plus grand besoin pour créer des emplois et de la croissance. La Coface note que l’Algérie continue sa politique de soutien de la croissance par les dépenses publiques avec un nouveau programme d’investissements public pour la période 2010/2014 de 280 milliards de dollars, prévoyant un taux de croissance de 4,6%, “qui pourrait, cependant, souffrir d’une demande européenne de gaz plus faible que prévu”. En outre, estime l’assureur français, “les politiques restrictives à l’égard des importations pèsent sur l’activité des entreprises et la consommation des ménages”.

La Coface rappelle que la crise mondiale a affecté l’économie algérienne par le canal commercial, se traduisant par une contraction de la demande d’hydrocarbures et une chute des prix du baril à partir du 2e semestre 2008. Ainsi la croissance en 2009 a été contrainte par un recul de la production d’hydrocarbures qui a dû s’ajuster à la demande extérieure et aux quotas décidés par l’Opep. Hors pétrole en revanche, l’activité a été robuste, notamment dans la construction et les travaux publics, soutenue par une politique contracyclique. Malgré la diminution des recettes du pétrole, les revenus pétroliers mis en réserve au cours des années précédentes dans le Fonds de régulation des recettes (FRR) ont permis de poursuivre un vaste programme d’investissements publics (infrastructures et habitat). La Coface indique qu’en 2010, la reprise est portée par le rebond de la production d’hydrocarbures qui s’ajuste à une demande extérieure en hausse progressive.

Hors hydrocarbures, l’activité devrait continuer de progresser à un rythme honorable, soutenue par les dépenses publiques. La Coface indique que la chute des revenus pétroliers et la politique expansionniste ont fait apparaître un déficit public en 2009 qui devrait perdurer en 2010, malgré la remontée des cours du baril. Cependant, affirme le document, à moins d’un effondrement durable des cours, les réserves du FRR sont suffisantes pour financer ces déficits. La Coface affirme que le pays a, par ailleurs, un très faible endettement public, ce qui lui donne une certaine marge de manœuvre.

Malgré la diminution des exportations, la situation financière extérieure reste solide. Une politique active de désendettement extérieur, par l’interdiction faite aux entreprises d’emprunter à l’étranger et par le remboursement anticipé de la dette rééchelonnée, a ramené les ratios à des niveaux très faibles.

Source Liberté Meziane Rabhi

Le Pèlerin

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 08:20

A l’ordre du jour, les projets qui enregistrent d’importants retards

bouteflika code des marches

 

Les ministres viennent d’achever les rapports-bilans de leurs secteurs respectifs en vue de les soumettre pour évaluation au président de la République, dans le cadre des séances d'audition qu'il leur consacre chaque mois de Ramadhan.

Le président Abdelaziz Bouteflika reprendra la semaine prochaine les séances d’audition des membres de son staff gouvernemental, transformées en une tradition permettant au premier responsable de l’état de contrôler et d’évaluer certains projets qui figurent parmi les priorités de son programme. “Les ministres doivent assumer leurs responsabilités dans l’exécution correcte de leur programme”, avait insisté le Président lors des conseils des ministres et des visites de travail à l’intérieur du pays. Ce n’est pas la première fois que Bouteflika procède à ce genre d’auditions pour évaluer les résultats de la gestion de son staff, mais cette fois-ci, l’opération intervient dans un contexte marqué par la lutte contre la corruption et les scandales révélés au grand jour dans la gestion calamiteuse de Sonatrach et de l’autoroute Est-Ouest notamment. Cette année, il faut dire également que le président de la République aura à auditionner quatre nouveaux ministres nouvellement installés à la faveur du dernier remaniement de l’exécutif intervenu en mai dernier, à savoir le ministre de la Poste et des Technologies de la communication et de l’information, celui de la pêche, de la communication ainsi que le ministre de l’énergie. Si ces derniers sont instruits de donner des constats de leur secteur d’autant qu’ils n’ont pris leurs fonctions que depuis trois mois seulement, notre source affirme que le ministre de la Poste et des Technologies de la communication, Moussa Benhamadi, exposerait le projet de loi visant à protéger les jeunes internautes en instaurant des mécanismes permettant aux parents de surveiller leurs enfants contre tout abus ainsi qu’un rapport sur le dossier OTA. De son côté, le ministre de l’énergie devrait présenter un rapport détaillé sur les mesures de contrôle et de gestion prises pour redorer l’image du secteur secoué par le grand scandale Sonatrach qui avait terni l’image du groupe et du pays.

L’autoroute Est-Ouest et le million de logements demeurent les priorités du président de la République. Les ministres concernés ne ménagent aucun effort pour venir à bout des programmes tracés. La rencontre avec le ministre de l’Habitat portera sur le programme additif pour le prochain quinquennat, et le bilan des assiettes de logements, les opérations de relogement initiées dans quelques régions du pays. Le ministre de l’éducation et son collègue de l’Enseignement supérieur exposeront le bilan des activités et un rapport sur la rentrée scolaire et universitaire, surtout que ces deux secteurs ont connu des grèves interminables durant l’année 2009. Seul point positif : le taux de réussite au baccalauréat. Mais la rentrée s’annonce d’ores et déjà perturbée avec le préavis de grève du Cnes et les adjoints d’éducation qui reviennent à la charge avec une grève de deux jours, annoncée pour les 12 et 13 septembre prochain.

Quant à la rencontre du président avec le ministre de la Santé, elle portera sur l’état des hôpitaux et la prise en charge des doléances répétées des médecins d’autant que le secteur a connu une longue série de grèves ces deux dernières années notamment. La séance d’audition du ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Daho Ould Kablia, sera importante. Bouteflika débattra des dossiers sensibles dont celui de la carte d’identité nationale et du passeport biométrique en plus du dossier du code municipal et de wilaya ainsi que le nouveau découpage administratif. La séance sera aussi consacrée pour évaluer la situation sécuritaire en présence du ministre délégué de la Défense, le commandant de la Gendarmerie nationale et le directeur général de la Sûreté nationale qui seront présents aussi à la séance d’audition du ministre des Transports qui s’annonce “chaude”, vu les retards importants dans la réalisation du métro d’Alger et le tramway.

Le ministre des Finances, Karim Djoudi, aura à expliquer les dispositions de la LFC 2010 ainsi que les perspectives financières du pays. De son côté, le nouveau ministre du Commerce aura une tâche difficile, vu que les mécanismes de protection des consommateurs et de lutte contre la spéculation ne fonctionnent pas comme il se doit devant la flambée des prix durant le mois sacré.

La ministre de la Culture, Khalida Toumi, présentera un rapport détaillé sur les préparatifs de la manifestation “Tlemcen capitale de la culture islamique” programmée en 2011. Bouabdallah Ghlamallah, le ministre des Affaires religieuses, sera certainement auditionné sur la mauvaise gestion du hadj, selon le rapport de l’IGF. Tous les ministres seront appelés à donner leur vision au cours de ses séances sur le prochain programme quinquennal doté d’une enveloppe de 286 milliards de dollars. On croit savoir que le vice-Premier ministre, Nourredine Yazid Zerhouni, serait présent à quelques séances, mais rien n’a été confirmé, d’autant que Zerhouni avait lui-même confirmé qu’il ne connaît pas encore ses prérogatives. Ces rendez-vous ne sont pas “de simples rencontres avec le Président”, confient des proches de ministres, mais des véritables “comptes-rendus et interrogatoires”.

Source Liberté Neïla B.

Le Pèlerin

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 07:29

Algérie - Les journées de jeûne seront longues 

Le mois de Ramadhan en été

canicule.jpg

 

Le mois de ramadan coïncide cette année avec l’été. Cela ne risque-t-il pas de perturber l’ambiance qui caractérise d’habitude ce mois sacré ainsi que les pratiques ancestrales héritées depuis plusieurs générations ?

Habitués à des températures clémentes pendant le mois de jeûne, les Algériens seront confrontés, cette année, à un ramadan plutôt chaud. Sont-ils prêts à jeûner dans des conditions différentes ? L’ambiance de ce mois sacré ne risque-t-elle pas de changer ? «Certes, le mois sacré aura lieu dans des conditions différentes, mais les Algériens s’y adapteront et jeûneront comme ils le font chaque année», estime Ahmed, fonctionnaire à Alger. Un avis partagé par la quasi-totalité des personnes interrogées sur ce sujet. Outre la chaleur accablante, le mois de ramadan coïncide, cette année, avec la période des vacances.

Beaucoup de travailleurs ont dû, en effet, agencer la période de leur congé en fonction de tous ces critères. La plupart ont, en effet, avancé la date de leur départ en congé pour le mois de juillet au lieu du mois d’août pour pouvoir ainsi se reposer et profiter de journées au bord de l’eau avant le carême. D’autres, en revanche, ont choisi une autre option : vivre l’ambiance de l’été pendant le ramadan et l’ambiance du mois de ramadan en été. Il s’agit de personnes résidant sur le front de mer. «Pas trop compliqué, il suffit juste d’inverser les tendances», explique ce jeune rencontré en fin de journée à la plage d’El-Kettani. «Je veille souvent jusqu’à l’aube entre les qaâdas en famille, la mosquée et à la plage pour prendre l’air en compagnie de mes amis ou à la terrasse des caféterias. Je prends ensuite mon s’hour et je me mets alors au lit. Je me réveille tard, généralement à 12h, voire 13h et ainsi de suite», a-t-il ajouté.

Tout le monde ne peut adopter ce style de vie pendant un ramadan en été. Cela concerne surtout les jeunes au chômage ou les personnes en arrêt de travail. En effet, ils sont des millions à travailler durant ce mois afin de veiller au bon fonctionnement des différents secteurs.
Ali redoute surtout la longueur des journées de ramadan cette année, où le jeûne durera en moyenne 16 heures, ainsi que les fortes chaleurs. «Enfin, que le mois de ramadan arrive en été, en hiver, au printemps ou en automne, les musulmans jeûneront comme l’ont fait leurs ancêtres», s’est-il repris. «Qui sait ? La récompense du jeûne en été est peut-être plus importante...», a-t-il remarqué. «Il faut suivre l’exemple des premiers Compagnons du Prophète. L’un d’eux a dit un jour que parmi les trois choses qu’il aimait le plus faire pour satisfaire Allah, c’est de jeûner en été.» Quoi qu’il en soit, le caractère sacré du mois de ramadan demeurera inchangé, vu que ce devoir religieux est l’un des piliers de l’islam, qui compte quelque 1 milliard 300 000 adeptes à travers la planète

Des prières des tarawih écourtées

Nombreux sont les musulmans, fervents pratiquants, qui recherchent chaque année, à l’approche du ramadan, les horaires des prières des tarawih, prière rituelle de ce mois sacré qui s’effectue le soir entre la prière d’el i’cha et celle d’el asr. Durant l’accomplissement de cette prière, qui est une tradition ramadanesque ancestrale, le Coran est récité dans son intégralité jusqu’au 27e jour du mois.
Cette année, des orientations ont été données aux imams en vue d’alléger la prière des tarawih, suivant les recommandations du ministre des Affaires religieuses et du Wakf, M. Ghlamallah.

Les vieux et les malades ne seront plus dans l’obligation de rester debout pendant de longues heures.
En effet, chaque année, plusieurs personnes, ignorées d’ailleurs de tous, se plaignent du fait que leur état de santé ne leur permet plus les génuflexions et la station immobile pendant de longues heures. Le phénomène est devenu alors tellement pénalisant pour les croyants que le ministre a décidé d’intervenir pour mettre fin à cette situation. Pendant cette prière collective, nombreux, en effet, sont ceux qui ne peuvent se tenir debout de longues heures ou tout simplement plier les genoux.

C’est plutôt les jeunes, selon certains fidèles, qui sont les plus aptes pour ce genre de rituels religieux.
La nuit, de nombreuses femmes âgées ainsi que des jeunes filles apprécient ces moments de recueillement de la prière des tarawih, qui n’est nullement obligatoire et ne figure pas parmi les cinq prières quotidiennes, mais est considérée davantage comme un acte des plus méritoires.
Durant le ramadan, on note un engouement particulier et un empressement à fréquenter les lieux de culte que sont les mosquées, et ce, par des femmes, des jeunes et des moins jeunes.

L’installation et la généralisation des climatiseurs et ventilateurs devraient permettre un bon déroulement de ces prières et une finalisation de la lecture des versets du Coran dans de bonnes conditions.

Une première pour les jeunes

Expérience n Le ramadan en été sera une première pour de nombreux jeûneurs de la nouvelle génération, contrairement à leurs parents qui, eux, en savent déjà quelque chose.

Jeûner en plein été ne sera pas une sinécure. Avec la chaleur accablante et des journées de plus de 15 heures, les conditions de jeûne risquent d’être plus difficiles à supporter. Certains, pourtant ayant l’habitude de jeûner, avouent la difficulté qu’ils éprouvent à assumer cet acte religieux durant la période de fortes chaleurs. D’autres, en revanche, confient avec une assurance inébranlable que «même si la tâche s’avère pénible, ils n’ont pas eu de mal à jeûner sous une chaleur accablante, car la souffrance et la force d’y faire face font partie de l’essence même du ramadan».

C’est le mois de toutes les privations et durant lequel les musulmans doivent aussi se consacrer aux prières qui accompagnent ce rendez-vous religieux annuel sans toutefois ignorer les obligations de la vie quotidienne.

Les jeunes générations, qui n’ont pas encore fait l’expérience du jeûne dans ces conditions, n’hésitent pas à faire part de leurs inquiétudes et appréhensions. Ils ne s’imaginent pas jeûner sous une chaleur aussi accablante, avec toute la souffrance qui en découle. Des craintes fortement «soutenues» par un thermomètre loin de revoir ses prétentions à la baisse à la veille même du jour «j».
Les anciens, eux, tiennent un tout autre discours, néanmoins sous réserve. A la question de savoir si elle préfère jeûner en Algérie ou en France, une jeune émigrée nous a répondu qu’elle n’a jamais tenté l’expérience du jeûne au «bled», encore moins en été. «cette année, j’aurai la chance de jeûner au bled, vu que je compte passer une semaine du mois de ramadan ici», nous a-t-elle déclaré.
«Personnellement, je préfère passer le mois de ramadan en France, car il fait moins chaud. Mais l’ambiance est beaucoup plus forte ici en Algérie, surtout le jour de l’Aïd», nous a confié, pour sa part, une vieille dame résidant en France.

La plupart des personnes interrogées pensent qu’il est plus difficile de faire le ramadan au «bled», vu qu’il fait beaucoup plus chaud qu’en France où se trouve la plus grande communauté algérienne d’Europe. La chaleur suffocante de ces derniers jours est sans doute la raison essentielle qui a motivé le retour des émigrés dans leur pays d’accueil.

Selon un responsable de la compagnie aérienne, Aigle Azur, les dates de retour se sont multipliées cette année. «Cet été, les vagues de départ en vacances ont commencé au début du mois de juin, alors que normalement, c’est plutôt vers les 23-25 juin.
Le pic de retour se situe entre le 8 et le 10 août», a-t-il constaté, en rappelant que l’an dernier, le ramadan avait amené à avancer les dates de retour de vacances, mais cette année le phénomène s’est amplifié. C’est là un avis partagé par le personnel de la Société nationale maritime Corse Méditerranée (Sncm) qui dessert la Tunisie et l’Algérie. Cette dernière enregistre de «gros retours vers les 7-8 août, contrairement aux années précédentes».

Au péril de sa vie ?

Le Pr Aïssa Boudiba, chef de service de diabétologie au CHU Mustapha-Pacha, a indiqué récemment à Alger que 60% des diabétiques mettent leur vie en danger en observant le jeûne durant le mois sacré de ramadan. Lors d’une journée de sensibilisation au diabète, organisée par le quotidien El Moudjahid, il a tenu à préciser qu’«un nombre important de diabétiques ne suivent pas les conseils de leur médecin traitant et observent quand même le jeûne». «Les médecins tentent, par différents moyens, de dissuader leurs patients à jeûner durant le ramadan, mais la majorité ne respecte pas leurs conseils, ce qui donne lieu à des complications et une aggravation de leur état de santé», a-t-il ajouté.

L'ancien ministre des Affaires religieuses, le Pr Mohamed Beredouane, a relevé, quant à lui, le manque de sensibilisation à ce sujet, tout en soulignant la divergence des avis au sein d'une même famille concernant les questions de fiqh.

Le corps paramédical a également un rôle à jouer aux côtés des médecins en vue de sensibiliser les personnes souffrant de maladies chroniques aux dangers du jeûne. De son côté, le président de la Fédération algérienne des associations des diabétiques (Faad), Noureddine Boucetta, a affirmé que de nombreux diabétiques ont trouvé la mort en observant le jeûne. Les spécialistes leur ont recommandé de consulter un médecin avant le début du mois sacré de ramadan afin de ne pas s’exposer au danger.

Mme Tafiani Souhila, Nutritionniste diététicienne à InfoSoir :«Il faut manger léger»

InfoSoir : Jeûner en été pourrait-il avoir des conséquences négatives sur le corps ?

Mme Tafiani : Les fortes chaleurs et les horaires très longs de jeûne rendent le ramadan difficile à supporter pour certaines personnes. Même si cela représente une épreuve pour l’organisme, il est tout à fait possible de bien vivre son ramadan pour une personne en bonne santé, à condition de maintenir des repas bien équilibrés et d’adapter son rythme de vie.

Quels sont les aliments à favoriser à la rupture du jeûne ?

L’heure du f’tour étant déjà tardive, il est préférable de rompre le jeûne avec un dîner léger, après s'être réhydraté par petites gorgées. Il faut éviter de faire des excès le soir, sous peine de se sentir mal par la suite et de ressentir alors des douleurs d'estomac et des ballonnements, de mal dormir, de se couper l'appétit durant la soirée. Il est important également de varier tous les jours ses aliments pour diversifier les apports alimentaires et éviter les carences. On recommande de prendre un bol de h’rira ou une soupe préparée à base de légumes. Si vous avez toujours une sensation de faim, une bonne salade bien riche en légumes fera l’affaire. Trente minutes après, vous pouvez continuer à manger en prenant un plat consistant à base de protéines. Il est précisé qu'il faut se contenter d’une seule portion de viande : veau, agneau, poisson ou poulet. Et ne pas oublier de consommer un fruit, s'il y a encore de la place.

Boire beaucoup d’eau à la rupture du jeûne peut-il nuire à la santé ?
Ramadan correspond, sur le plan nutritionnel, à un jeûne diurne qui, cette année, poursuit le cycle des ramadans d’été, caractérisé par une longue période de jeûne dans un environnement favorisant la déshydratation. Il faut bien boire pour réhydrater le corps et, dans ce cas, il n’y a pas mieux que l'eau. On commence par boire un verre d’eau peu ou pas sucrée avec quelques gouttes de citron. Le citron a un effet antiseptique, il redonne de l'énergie et permet au corps de se débarrasser des déchets et des toxines accumulés depuis la veille. Ou traditionnellement 1 à 3 dattes avec un peu de lait.

Quels conseils donnez-vous aux jeûneurs ?

Je leur conseille de boire suffisamment d’eau en dehors des repas : 1,5 à 2 litres par jour et de consommer avec modération les produits trop sucrés, d’éviter les préparations trop grasses telles que les sauces et les fritures. Les Algériens consomment beaucoup de sucreries pendant le mois de ramadan, que ce soit la zlabia, le qalb el-louz, la halwat et tork et autres, sans oublier les boissons sucrées et gazeuses. Des excès se font également dans les sauces et les fritures, rendant la digestion des plus difficiles. En revanche, il est recommandé de consommer beaucoup de légumes et de fruits crus ou cuits car ils sont riches en eau, vitamines, sels minéraux et fibres alimentaires pour éviter les problèmes de constipation qui augmentent pendant ce mois. Pour les fruits, on recommande 2 à 3 fruits crus ou cuits. Au lieu de prendre un f'tour trop copieux optez plutôt pour trois à quatre repas de petit e quantité. Ne bannissez pas le s’hour car il donne au corps l’énergie nécessaire pour parer à toute fatigue ou sensation de faim pendant la journée de jeûne.

Qu’avez-vous à dire aux personnes fragiles, âgées, ou celles souffrant de maladies chroniques ?

Cette catégorie n’est pas censée observer le jeûne, mais nombreux sont ceux à vouloir malgré tout le respecter. Or, le jeûne entraîne une fragilisation de l’organisme malade et de nombreuses personnes sous traitement finissent alors par ne pas respecter les délais de leurs prises médicamenteuses. Ces personnes nécessitent une prise en charge spécifique avec notamment une adaptation des schémas et posologies de traitement ainsi que des conseils pratiques de prévention pour limiter la morbidité.

Source Infosoir Madjid Dahoumane

Le Pèlerin

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